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328. Le récit de mes 5 premiers accouchements à l'hôpital

Anne-Laure Schneider Episode 328

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Partager ses récits d’accouchements, raconter la naissance de ses enfants, c’est quelque chose que l’on fait souvent entre amies lorsque les unes et les autres deviennent jeunes mamans. Mais peu de femmes accouchent 6 fois ! C’est pourquoi je me suis dit qu’il serait intéressant que je vous raconte comment se sont passées mes expériences d’accouchements, qui ont tous été différentes, malgré parfois des similarités. Certains accouchements sans péridurale, d’autres avec, certains plutôt naturels, d’autres plutôt médicalisés par l’hôpital, certains faciles et rapides, d’autres longs et difficiles… Bref, les montagnes russes !

J’espère que ce témoignage vous aidera à vous préparer vous-même à accoucher, peut-être à rédiger votre projet de naissance, ou alors à relire votre propre expérience d’accouchement.

Et comme j’ai récemment accouché une sixième fois mais que cette naissance a été très, très différente des autres, je vous réserve ce récit pour un prochain épisode ;-)

Liens évoqués pendant l'épisode :

Podcast 303 : J’ai demandé mes dossiers médicaux d’accouchement

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Accueil Et Naissance De Colomban

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Bienvenue sur le podcast des Montessori 7, Montessori à la maison. Je suis Anne-Laure Schneider, formatrice Montessori et maman de 5 enfants instruits en famille. Ma mission, c'est d'aider les parents, les assistantes maternelles, bref, tous ceux que dans notre communauté nous appelons des souris 7, à mettre en pratique la philosophie Montessori chez eux, avec leurs enfants ou les enfants qu'ils gardent. Dans ce podcast, nous parlerons donc de pédagogie Montessori, mais aussi de discipline positive, d'instruction en famille, ce que l'on appelle aussi l'école à la maison, de co-schooling et de bien d'autres choses. j'ai une excellente nouvelle à vous annoncer nous avons eu la joie d'accueillir un petit colomban au mois de février et pour beaucoup d'entre vous j'espère que c'est quelque chose qui est passé un petit peu inaperçu nous avons volontairement gardé cet événement dans l'intimité et c'est mon assistante Anne-Sophie qui a tout géré en mon absence donc si vous n'êtes pas dans notre communauté vraiment de l'accompagnement des Montessori 7 c'est à elle que vous avez eu à faire très probablement puisqu'elle m'a totalement remplacée mais mais j'avais envie de vous l'annoncer, maintenant qu'il a trois mois, et que nous avons bien profité de cette première rencontre avec lui, de cette poursuite de la rencontre pour moi, puisque je l'ai porté quand même pendant neuf mois. Et c'était un accouchement un petit peu à part, mais ça je vous en reparlerai une autre fois. Aujourd'hui, j'avais envie de revenir sur mes cinq accouchements précédents. Je vous ai raconté dans un épisode précédent, l'épisode 303, comment j'avais demandé mes dossiers médicaux Et ça m'a aidée à me rappeler mes accouchements. Ça m'a rappelé beaucoup de souvenirs. Et... Partager ces récits d'accouchement, c'est un petit peu un récit initiatique. C'est quelque chose qu'on fait souvent quand on a des sœurs, des belles-sœurs, des copines qui ont accouché il

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Pourquoi Tisser Des Récits D’accouchement

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y a peu de temps et que nous-mêmes on est enceintes ou qu'on vient d'accoucher. On partage ces récits. Quelqu'un me parlait du tissage du récit d'accouchement et c'est vraiment quelque chose comme ça, de l'ordre du tissage. On vient y associer des souvenirs, on vient faire émerger les choses qui nous ont marquées, on vient soigner les choses qui nous ont fait souffrir. Et confronter nos récits d'accouchement les unes aux autres, c'est toujours une expérience incroyablement enrichissante. Malheureusement, on n'a pas toujours des femmes qui ont accouché récemment ou il y a quelques années de notre entourage et parfois on ne peut pas vraiment faire cette expérience-là. Et puis la plupart des femmes aujourd'hui ont un, deux, peut-être trois enfants. Et c'est très rare d'avoir en face de soi quelqu'un qui a eu six accouchements avec six naissances. Je me suis dit que c'était intéressant pour vous peut-être de vous partager mes accouchements, certains avec péridurale, certains sans péridurale, certains plutôt naturels, certains plutôt médicalisés par l'hôpital, certains courts et rapides, d'autres plutôt longs et difficiles. Donc mes petites montagnes russes d'accouchement. Sachant qu'évidemment, on ne vit pas toutes les expériences. Je n'ai jamais vécu de césarienne, par exemple. Et je n'ai jamais eu de bébé mort-né. Ou je n'ai jamais eu d'accouchement prématuré. Donc évidemment, n'hésitez pas à confronter aussi votre expérience à celle de récits autres que les miens aussi. Ça ne fera qu'enrichir votre vision de l'accouchement. Peut-être que ça vous aidera à vous préparer à l'accouchement, si vous-même vous êtes enceinte. Peut-être à rédiger un projet de naissance, si c'est votre désir. Ou alors tout simplement à relire et à tisser votre propre récit d'accouchement. Je parle volontairement de mon cas et de femmes qui ont accouché dans les dernières années parce que l'expérience de nos mères et de nos grands-mères, même si elle est très intéressante et très riche, ne peut pas vraiment être comparée directement à la nôtre. La médecine a évolué, les conseils ont évolué, la prise en charge a évolué. On ne peut pas s'attendre aujourd'hui à vivre un accouchement comme celui de nos mères ou de nos grands-mères. grand-mère la plupart du temps. L'autre point aussi qui est assez... rare aujourd'hui dans notre famille, c'est que je vais vous raconter cinq accouchements, et puis bientôt le sixième accouchement. Cinq accouchements avec la même mère, et puis bon aussi avec le même père, mais on va être franc, c'est quand même pas lui qui accouche. Donc ce n'est pas lui le personnage le plus important dans l'accouchement, c'est le bébé et la maman. Alors c'est parti pour le récit de ces cinq accouchements, à commencer par François, qui est en 2010. Avec François, c'était donc notre aîné, j'ai suivi une préparation à la naissance classique. J'avais l'intention d'accoucher sans péridurale, sauf s'il y avait des circonstances particulières. J'étais quand même prête à ce que la péridurale ne soit pas l'idéal. Deux jours avant le terme, vous voyez vraiment à terme en fait, j'ai commencé à ressentir des contractions qui étaient compliquées à évaluer. C'est-à-dire qu'elles

François Et La Cascade D’interventions

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étaient rapprochées toutes les 5 à 10 minutes lorsque j'étais debout. En revanche, dès que je m'asseyais, elles devenaient un petit peu irrégulières. On m'avait dit d'aller à l'hôpital dès que les contractions seraient espacées de 5 minutes. Les contractions étaient donc espacées de 5 minutes. Quand j'étais debout, c'est le choix que j'ai fait, je suis allée à l'hôpital à la maternité. Là, on m'a conseillé, on m'a dit que le travail était en cours, on m'a dit d'aller marcher autour de l'hôpital. Donc j'ai marché, j'ai monté des escaliers, j'ai descendu des escaliers. J'ai passé toute la nuit. Et puis, ça a avancé un peu le travail. Ça a avancé, ça a avancé. Je vous préviens tout de suite, le travail a fini par durer 23 heures. Donc en fait, on est parti sur quelque chose de très long. J'avais demandé à la maternité à avoir un monitoring mobile pour pouvoir continuer à marcher. On m'a dit que ça n'était pas possible. Donc je me suis retrouvée une heure bloquée sur un lit. Ça a été très douloureux. Parce que quand on peut marcher, le corps s'adapte aux contractions. On peut respirer plus facilement. On peut faire des mouvements du dos, etc. qui permettent de soulager les contractions. Quand on est bloqué sur un lit en position semi-allongée ou allongée, c'est extrêmement douloureux. Bon, j'en fais mon monito, tout va bien, c'est toujours en cours. Je continue à marcher, à monter les escaliers. Et au final, j'arrive à 7 cm de dilatation. Et puis là, un plateau. Un plateau... la dilatation stagne, on m'a parlé d'acupuncture, et puis au final, la sage-femme qui me suivait change, et la nouvelle sage-femme balaye totalement l'idée de l'acupuncture. Elle me propose une rupture de la poche des os, ce qu'elle fait, et puis, enfin elle me dit d'ailleurs, plutôt que proposer, elle me dit qu'il faut faire une rupture de la poche des os, que ça va accélérer le travail, et puis comme le travail continue à stagner, j'ai une perfusion de synthocin, de l'ocytocine de synthèse, au bout de 15 heures de travail. Parce que, encore une fois, ça stagne. À ce moment-là, je sais que le synthocynone va me provoquer des contractions beaucoup plus intenses, beaucoup plus fortes, et beaucoup plus rapprochées, qui ne sont pas similaires aux contractions de travail. Les synthocynones, ce sont des contractions artificielles qui sont assez violentes pour le corps. Et là, du coup, je demande la péridurale, parce que je sais que ça va être très très dur. Et effectivement, sur le monitoring, je vois l'ampleur des contractions, qui est bien supérieure à celle des contractions naturelles que je pouvais ressentir avant. Avec la péridurale, je ne sens plus rien. Parfois, on arrive à la doser de façon à continuer à avoir des sensations. Là, je ne sens plus rien. Et puis honnêtement, vu les courbes sur le monitoring, c'est peut-être pas plus mal. Comme je ne sens plus rien, au fur et à mesure, une fois que la dilatation a été complète, ça prend du temps déjà de mettre une péridurale, d'avoir la perfusion de synthocinone, donc ça a encore pris quelques heures. quelques heures encore pour finir la dilatation. C'est pour ça qu'on est arrivé à 23 heures de travail au total. Au final, arrivé au moment de pousser, je ne sens rien, donc je pousse au moment on me le dit. Il n'y a aucun respect de la physiologie.

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Euh...

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Et puis, parce que c'est la pratique à ce moment-là, on me fait une épisotomie. Alors, pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas l'épisotomie, c'est-à-dire qu'on coupe le périnée, on fait une incision dans le périnée pour l'ouvrir davantage, pour laisser passer le bébé normalement plus facilement. C'est une procédure qui était de routine dans beaucoup d'hôpitaux, qui ne l'est plus en général, fort heureusement, parce qu'en fait, l'épisotomie fragilise le périnée. souvent entraîne des déchirures qui sont beaucoup plus importantes qu'elles ne l'auraient été si on avait laissé simplement le périnée se déchirer naturellement. Imaginez une feuille de papier. Si vous commencez à couper un coup de ciseau sur le côté et que vous tirez sur les deux côtés de la feuille de papier, elle va se déchirer entièrement. Alors que si vous tirez tout simplement sur les deux côtés de la feuille de papier sans avoir fait de coupure, elle est beaucoup plus résistante, il faut y aller beaucoup plus fort pour lancer une déchirure. Donc on a maintenant Maintenant, davantage ces connaissances, ce retour sur l'épisiotomie. Mais malheureusement, c'est ce que j'ai subi à cette époque-là. Donc une épisiotomie, j'ai effectivement eu plusieurs points ensuite pour recoudre tout ça. Lorsque François est né, encore une fois, il n'y a eu aucun respect de la physiologie. J'ai poussé de façon artificielle. J'ai poussé au moment on m'a dit de le faire. C'était donc une poussée très dirigée. François est avec un tour de cordon autour du cou, ce qui en soi n'est pas significatif, vous allez le voir avec Elisabeth. Mais je pense qu'il a en plus été assez comprimé dans mon bassin par ses poussées intenses. Il a un peu été forcé à sortir, avec en plus auparavant le synthocydon qui a provoqué des contractions très fortes. Et il a eu besoin d'aspiration, de ventilation. Son score d'Abgar était de 3 seulement à 1 minute. Et puis grâce à tout ça, il est passé à 8 à 5 minutes. Le score d'Abgar, encore, si vous ne le savez pas, c'est Et... Une note, si vous voulez, qu'on donne à l'état général du bébé en regardant la couleur de sa peau, sa façon de respirer, etc. Et qui peut aller de 0 à 8. Pardon, de 0 à 10. On évalue 5 critères de 0 à 2. Là, vous voyez, il était à 3 sur 10 au départ, ce qui est trop faible. Et ensuite à 8 sur 10, ce qui est très bien. On ne s'attend pas forcément à 10 sur 10 pour le score d'Abgar. Ça permet en fait à l'équipe médicale d'évaluer l'état du bébé et de faire tout de suite des gestes comme la ventilation ou l'aspiration, pour l'aider à aller mieux dès le départ. Ensuite, il a eu la délivrance du placenta. Ça a été une délivrance naturelle complète. C'est-à-dire que normalement, on fait une perfusion de synthocinon à la maman au moment l'épaule du bébé sort. Là, ça n'a pas été le cas. Je ne suis pas sûre exactement de la raison, mais je pense que c'est parce que j'étais déjà sous synthocinon auparavant et que simplement ils ont poursuivre la perfusion de synthocinon à ce moment-là. Et donc voilà, la délivrance s'est faite comme ça. Délivrance complète, ça veut dire qu'il n'y a aucun morceau de placenta qui serait resté coincé, ce qui peut être problématique. Il faut savoir que On s'inquiétait beaucoup de la taille qu'allait faire François pendant ma grossesse. On me prédisait un bébé macrosome, c'est-à-dire un bébé de plus de 4 kg. J'avais même fait des échographies supplémentaires, une radio du bassin, etc. Ça ne se fait plus aujourd'hui, les radios du bassin. Pour vérifier que mon bassin pourrait laisser passer un gros bébé. Aujourd'hui, ça ne se fait plus parce qu'on sait que le bassin s'élargit, que les ligaments s'assouplissent, etc. Mais à ce moment-là, en tout cas, on s'inquiétait. Au final, il faisait simplement 3,6 kg. Ça restait un gros bébé, mais rien de dramatique en fait pour cet âge-là, au contraire. Et il se trouve même que ça a été le plus petit de mes bébés. Mais en fait, on ne s'en est pas inquiétés les autres fois. Donc si jamais on vous fait peur avec un bébé macrosome, détendez-vous, fouillez un petit peu plus la question. 9 fois sur 10, il n'y a aucune raison de s'inquiéter. Et alors l'accouchement, je précise quand même que je ne suis pas une profession médicale, je ne suis pas sage-femme, je ne suis pas médecin, donc je ne donnerai aucun conseil médical dans cet épisode. Je vous conseille toujours simplement de vous informer et de prendre toutes les informations pour prendre des décisions sereines. Et ça, je pense que c'est un conseil que n'importe quel professionnel de santé pourra approuver. Cet accouchement avec François, pour moi, c'est l'exemple même d'une cascade d'intervention. il y a une influenceuse autour de la naissance. Il y a des pratiques qu'elle fait que je n'aime pas beaucoup, mais il y a deux expressions que j'aime beaucoup dans ce qu'elle dit. C'est l'idée d'un toboggan des procédures médicales. Et une autre dont je vous parlerai plus tard. Et ce toboggan des procédures médicales, c'est vraiment ce qui s'est passé là. Si je relis cet accouchement, qu'est-ce qui s'est Merci. Je suis allée probablement trop tôt à l'hôpital, vous allez le comprendre lorsque je vous parlerai de mon cinquième accouchement. On m'a fait marcher, monter les escaliers pour essayer d'accélérer le travail. Ça ne fonctionnait pas. On a accéléré un petit peu artificiellement le début, mais à un moment ça a stagné parce que mon corps n'était pas prêt. Et là, ça s'est enchaîné. Rupture de la poche des os, rupture artificielle de la poche des os, ça n'a pas suffi, donc oxytocine de synthèse. Comme il y a eu l'oxytocine de synthèse, moi j'ai ressenti le besoin d'avoir une péridurale. La péridurale a entraîné des poussées dirigées. Il y a eu une épisiotomie qui s'est rajoutée là. Les poussées dirigées ont sans doute fait souffrir mon bébé, qui a eu besoin d'aspiration et de ventilation avec son tour de cordon autour du cou, etc. Alors, heureusement, tout s'est bien passé. Mais en fait, il y a quand même beaucoup de choses qu'on aurait pu éviter. Encore une fois, rendez-vous au cinquième accouchement, vous allez comprendre. Pour ma deuxième, Elisabeth, qui est née en 2011, les choses ont été assez différentes. Alors, je précise parce que 2010-2011, on peut se dire « Waouh » En fait, notre fils est en début d'année, notre fille en toute fin d'année. Donc il y avait 20 mois d'écart entre les deux accouchements. Pour ma fille, 10 jours avant terme, je ressens des contractions qui sont franchement claires, nettes et rapprochées. Donc là, pas de souci. Je pars quand les contractions sont espacées cette fois-ci de 10 minutes, parce qu'on n'habite pas juste à côté de la maternité déjà,

Élisabeth Entre Naturel Et Violence

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et parce que c'est un deuxième accouchement et qu'en général c'est un petit peu plus rapide. Et là, je tombe sur un homme sage-femme. On peut aussi dire mailloticien, mais je vais parler d'homme sage-femme. J'ai un projet de naissance cette fois-ci, ce que je n'avais pas pour mon premier accouchement. Mais il y a six femmes qui accouchent cette nuit-là dans la maternité. Et en fait, on se retrouve à accoucher deux à deux. C'est-à-dire qu'il y en a deux qui accouchent en même temps, deux autres qui accouchent en même temps et encore deux autres en même temps. C'est comme ça. Je pense que ceux qui pratiquent en hôpital doivent avoir l'habitude de nuits un petit peu compliquées comme celle-ci. Et la femme qui a accouché en même temps que moi s'est retrouvée en difficulté, donc vous allez voir que ça a de l'importance pour la suite. Cette fois-ci, grâce à mon projet de naissance, entre autres, j'obtiens d'avoir un monitoring ambulatoire, donc je peux marcher, je peux me déplacer, et en particulier je peux faire du ballon, je peux me suspendre, les draps suspendus ont vraiment été mon meilleur ami. Et je gère mon travail seule, parce que l'homme sache-femme est occupé. En fait, d'ailleurs, il a vu que j'ai un projet de naissance, et il le prend. Il me dit, bon, je vois que vous voulez un accouchement plutôt nature, donc je vous fais le pack nature, en gros. Et puis, s'il y a quelque chose qui ne vous va pas, vous me le dites. Moi, ça me va très bien. Oui, il n'a même pas le temps de le lire en détail. Il est extrêmement pris cette nuit-là. Donc, je suis juste tranquille avec mon mari, dans une salle nature, sur le ballon, avec des draps suspendus. Je respire beaucoup. Et puis, cette fois-ci, j'avais fait une préparation à la naissance par l'haptonomie. L'haptonomie, je referai peut-être un épisode épisode dessus un jour parce que c'est passionnant. Et ça consiste à, par le toucher, essayer d'entrer en contact avec son bébé. La maman entre en contact avec son bébé, mais le papa aussi. On a vécu de très belles choses dans ses préparations à la naissance par l'autonomie. Et puis, même chose, au moment de l'accouchement, le mari peut aider... Par le toucher, à aider le bébé à descendre, la respiration toujours. Bref, je gère le travail tranquillement. Honnêtement, la douleur est très supportable et je ne voyais même pas l'intérêt d'une péridurale. Donc je poursuis et puis à un moment donné, mon mari est en face de moi et je lui dis de surtout pas rester là. Moi je suis assise sur le lit, lui il est assis en face. Je lui dis de se déplacer, de se décaler. Et effectivement, j'ai la poche des os qui éclate. Alors, il est quand même un peu éclaboussé. Et là, je ressens tout de suite les contractions avec le besoin de pousser. Ça y est, on est dans la dernière ligne droite. C'est le sprint final. Donc, on appelle l'homme sage-femme. On lui dit, mon mari dit, ma femme est en train d'accoucher. Sauf qu'il est trop occupé avec l'autre maman qui est en difficulté. Il ose me dire qu'elle se retienne. Alors bon, je pense qu'il est en panique, qu'il a trop de... de maman qui accouche en même temps, sauf que en fait, quand on a un accouchement naturel, c'est-à-dire sans péridural, et qu'on ressent les poussées d'accouchement, les poussées, les contractions de finale, on ne peut pas se retenir de pousser. Ça n'est pas possible, c'est physiologiquement incroyablement difficile. Tout le corps veut accoucher. En plus, ça pourrait être dangereux de se retenir d'accoucher. Heureusement, il finit par venir, et en catastrophe, Jaco dans la salle de travail. On n'a pas le temps du tout de me transférer dans une salle de naissance. Donc, j'accouche là. Il m'empêche de prendre la position que je voudrais pour accoucher naturellement. Je lui dis, est-ce que je peux me mettre comme si Il me dit, je voulais me mettre sur le côté, une jambe relevée, etc. Il me dit, essayez. J'ai le temps d'essayer sur une contraction. Il me dit, non, on n'a pas le temps, repassez sur le dos. Bref, je n'ai pas la possibilité de prendre la position que je voulez. Bon, heureusement, l'accouchement est rapide. Donc même si la position n'est pas physiologique, je me retrouve à accoucher en position gynéco, sur le dos, les jambes relevées, dans les étriers. Au moins, ça se passe vite. Il n'y a même pas le temps pour une épisiotomie, donc au moins, ouf, la question ne se pose pas. Ma fille sort, il y a une légère déchirure. Et là, vous voyez, elle avait deux tours de cordon autour du cou. Deux, alors que mon fils n'en avait qu'un. Mais là, il n'y avait aucune conséquence. Pourquoi Probablement parce qu'elle n'a pas eu toutes ses poussées, elle n'a pas été Et donc, elle n'a pas du tout souffert de ces deux tours de cordon. Elle a un score d'Abgar de 10 tout de suite. Et tout se passe tranquillement pour elle. Au final, j'ai eu seulement 6 heures de travail. Et c'est un bébé de 3,7 kg. Vous voyez pourtant, un plus gros bébé que mon fils aîné. La délivrance a été encore naturelle et complète. Tout simplement parce qu'il n'y a pas eu le temps pour une perfusion de synthocydon. Le placenta est sorti tout de suite. En revanche, comme je n'ai pas eu de péridurale, j'ai été recousue à vif. Parce qu'il y a eu une petite déchirure. Il n'y a pas d'anesthésie pour ça, juste une petite anesthésie locale qui ne fonctionne pas toujours. Pour moi, elle n'a pas vraiment marché, l'anesthésie locale. Et étonnamment, ça a été le moment le plus douloureux de l'accouchement pour moi. Vous voyez, ça peut être paradoxal, ça n'a pas été l'accouchement, la sortie du bébé, mais vraiment le... de la façon dont j'ai été recousue. Alors plus tard, parce qu'au départ, on est évidemment un petit peu sensible de toute façon, donc on se dit que c'est normal. Plus tard, je découvrirai qu'il y a eu un point du mari pendant qu'on m'a recousue. Alors un point du mari, qu'est-ce que c'est C'est lorsque la personne qui vous recoue fait un point supplémentaire. Donc évidemment... le vagin s'est distendu pour laisser passer le bébé. Et donc, on vous recoue normalement simplement pour recoller les bords du vagin lorsqu'il y a eu une déchirure. Là, on fait un point en plus pour resserrer encore davantage dans l'objectif d'augmenter le plaisir du mari pendant les rapports sexuels. Voilà, ça c'est ce qu'on appelle un point du mari. Honnêtement, c'est une pratique totalement barbare. On pourrait croire que ça n'existe pas en France. Que ça n'existe plus. Malheureusement, c'est le cas. Moi, je l'ai subi en 2011. Et je sais que ça existe malheureusement encore parfois. Je ne veux pas vous faire peur. Mais ça existe encore parfois. Et je ne peux pas m'empêcher... Est-ce que c'était volontaire Est-ce que c'était réellement un point du mari Mais j'ai été recousue plus serrée que nécessaire. Ça m'a été confirmé ensuite par les sages-femmes qui m'ont examinée. Parce que je me plaignais de douleur effectivement à cet endroit-là. Et puis au moment de la rééducation du périnée, ça s'est vu qu'il y avait un gros point en trop. Alors déjà, c'est une pratique totalement inutile parce que de toute façon, le vagin va se resserrer après l'accouchement, mais il faut lui laisser le temps. Et c'est barbare parce qu'en général, ça entraîne des douleurs chez la femme puisque c'est un point. Ça peut d'ailleurs créer une adhérence, quelque chose de douloureux. Et malgré des massages, effectivement, ça a été très douloureux pour moi pendant très longtemps. Alors peut-être que c'était volontaire et un point du mari. Le fait que c'était un homme sage-femme avait quand même un certain... Manque de connaissances sur la physiologie, qui me demandait de me retenir au moment des poussées, des choses comme ça. Bon, peut-être que c'était effectivement un point du marié volontaire, peut-être que c'était tout simplement de l'incompétence. Et quelqu'un qui m'a recousue trop vite, trop mal, parce qu'il était pressé entre deux accouchements qui se succédaient. Je ne le saurais jamais. Ce que je sais en tout cas, c'est que j'ai été recousue beaucoup trop serrée à ce moment-là. Et heureusement qu'Elisabeth n'a pas été ma dernière enfant. Parce qu'en fait, pendant les trois années qui ont suivi. J'ai eu des douleurs. J'ai eu des douleurs pendant les rapports sexuels en particulier. Et donc, vous pouvez imaginer qu'on peut ficher en l'air la vie sexuelle d'une femme juste par un point de suture en trop. Parce que malheureusement, on m'a dit qu'il n'y avait pas grand-chose d'autre à faire. Alors peut-être que si ça avait duré, peut-être que j'aurais pu obtenir de recouper à cet endroit-là, je ne sais pas. En tout cas, à cette époque-là, de 2011 à 2014, on m'a dit qu'il n'y avait rien d'autre à faire que des massages pour essayer d'assouplir cette zone. C'est quelque chose que je ne vous souhaite pas, mais en tout cas, n'hésitez pas à Si c'est une peur chez vous, n'hésitez pas à le mentionner, pour être sûr d'être recousu comme il le faut, soigneusement. Heureusement, j'ai eu un troisième enfant qui a perforé ce point du mari, qui était le plus gros de nos enfants, et qui heureusement a rouvert le périnée, et donc j'ai été recousu correctement. Alors Stanislas, qui est donc en 2014, mon troisième accouchement, on l'a attendu. On l'a attendu parce qu'il devait naître le 27 décembre, juste après Noël. Et donc, comme vous l'imaginez, on espérait vraiment beaucoup qu'il naîtrait avant et qu'on puisse fêter Noël avec lui. Au final, ça n'a pas été le cas. Et le 30 décembre, on l'attendait, je suis partie à la maternité, avec des contractions, comme pour François,

Stanislas Long Travail Péridurale

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difficiles à évaluer. Donc je pars plus tard quand même que pour François, mais je finis quand même par partir à la maternité avec ces contractions qui restent irrégulières lorsque je suis assise et très rapprochées lorsque je suis debout. encore, j'y vais avec mon projet de naissance, que j'avais complété en disant bien que je préférais déchirer qu'avoir une épisotomie, et que j'avais eu un point du mari et que je ne voulais surtout pas avoir quelque chose de similaire.

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Comme pour François, le travail progresse très lentement et je marche beaucoup. C'est vraiment un accouchement, vous le verrez, qui a beaucoup de similarités. À un moment, comme ça n'a pas l'air d'avancer, on me fait passer d'une salle de travail à une chambre simple. Et en fait, on me dit que ça a l'air de bien se passer et qu'on n'est même pas sûr que je sois en travail. En fait, ce qui se passe, c'est que lorsque j'étais en salle de travail, j'avais tout qui m'aidait à très bien gérer la douleur. J'avais le ballon, j'avais les draps suspendus, je respirais tranquillement, j'avais la place pour circuler, pour marcher. Et donc, extérieurement, je n'avais pas l'air d'avoir des contractions très douloureuses. Et ça, c'est un gros problème dans l'évaluation de la douleur dans les hôpitaux, c'est que on sait très mal l'évaluer. Donc, on a eu l'impression que mes contractions n'étaient pas intenses. Elles l'étaient pourtant. La preuve, lorsque je suis arrivée dans une chambre ordinaire, une chambre simple, donc sans aucun défi, les outils qui pouvaient aider pour le travail. Je désespère. Franchement, je désespère, je pleure. Et je rappelle à la sage-femme, c'est pas possible, j'ai plus rien pour gérer. Je peux pas me suspendre, je peux pas faire de ballon. Et elle comprend qu'en fait, j'avais des vraies contractions. Et donc, je finis par revenir en salle de travail. J'ai quand même passé quelques heures, je crois, dans cette chambre. Au final, c'est un petit peu la même chose qui se passe. Il y a un plateau. Je suis épuisée de passer mon temps à marcher. Et... Et je demande la péridurale. on en est déjà à 19 heures de travail. 19 heures de travail pendant lesquelles, comme pour François d'ailleurs, on m'a dit de ne pas boire et de ne pas manger. Ce qui est horrible. On est en train de faire un marathon et on nous interdit de boire et de manger quoi que ce soit. C'est n'importe quoi. Toujours est-il que j'ai la péridurale, à nouveau je n'ai plus de sensation, le travail est toujours ralenti et donc on me fait encore une fois une perfusion de synthocine, donc d'ocytocine de synthèse. Et puis au final, Stanislas finit par arriver, donc toujours avec des poussées dirigées évidemment, puisque je n'ai plus de sensation. Et là, je fais une déchirure simple, pas d'épisiotomie, j'avais demandé donc à ne pas en avoir. Et c'est un bébé qui pourtant fait 4,3 kg, donc pour le coup, un vrai bébé macrosome. Mais heureusement qu'on ne m'a pas fait d'épisiotomie pour le laisser passer, parce que je serais risquée d'avoir une énorme déchirure dans ce cas-là. Comme je vous le disais, ce sera le plus gros de nos enfants, même s'il y en a un qui n'est pas arrivé très très loin. Au moins, cette déchirure aura rompu le point du mari et je n'aurai plus jamais de douleur ensuite. Qu'est-ce qui se serait passé si Elisabeth avait été ma dernière enfant Ça, c'est quelque chose qui me trotte toujours dans la tête. Je me dis que quand même, il y a des gens qui ne mesurent pas la responsabilité qu'ils prennent. En tout cas, Stanislas va bien. Il a un abgar de 10 tout de suite. Et là, on a une délivrance dirigée complète. C'est-à-dire que là, pour le coup, il y a une perfusion de synthocinon aussi pour la délivrance. Et tout se passe bien au niveau du placenta. En gros, l'accouchement de Stanislas aura été plus ou moins le même que pour François, à l'exception des pisiotomies. Et puis, voilà, ce moment on m'a demandé de quitter la salle de travail et qui était terrible pour moi. Quatrième accouchement, Aliénor, en 2017. Je précise d'ailleurs que ces accouchements ont eu lieu au total dans trois maternités différentes. Et que mon sixième accouchement a encore eu lieu dans sa quatrième contexte. Alors pour Aliénor, quelques jours avant terme, je sens de l'humidité dans ma culotte. Il faut dire qu'il fait très chaud. très chaud, on est en plein été, on est à Toulon. Donc, ça pourrait passer pour de la transpiration. Je vais à la maternité, pour en être sûre. Effectivement, quand j'arrive,

Aliénor Soutien Fort Déchirure Interne

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la sage-femme me dit qu'elle en a vu déjà cinq des femmes ce jour-là qui s'inquiétaient d'une fissure de la poche des os et qu'en fait, pour toutes ces femmes, c'était de la transpiration et que tout allait bien. Donc, elle m'examine, il y a un petit test qui permet de savoir si le liquide est du liquide amniotique ou de la transpiration. En fait, il se trouve que pour moi, c'est bien une fissure de la poche des os. Donc, j'ai bien fait d'aller à la maternité à ce moment-là. Mais je ne ressens pas encore de contraction. Donc là, je suis surveillée, je passe la nuit à la maternité. Et le lendemain, très tôt, je sens le début des contractions. Alors, je pars en salle nature. encore, je vis le travail avec l'autonomie, très tranquillement. Et je suis avec une sage-femme qui est à fond sur mon projet de naissance. Elle est hyper soutenante. Elle m'encourage. Je n'ai pas de péridurale, mais je me sens extrêmement soutenue par cette femme. Et après 9 heures de travail, bien gérée, comme ça, avec l'autonomie, la respiration, les draps suspendus, tout ça, je ressens les contractions de poussée. Et là, je commence à accoucher debout. Et puis, je ressens une douleur qui est vraiment intense et fulgurante. Sauf que, de toute façon, c'est trop tard pour une anesthésie. Donc, sa femme m'encourage. Et je pense qu'elle ne réalise pas ce qui se passe à ce moment-là et que je ne saurais que plus tard. Je pense qu'elle se dit que c'est simplement les douleurs de l'accouchement en lui-même. Mais l'accouchement sans péridural, je l'ai déjà vécu pour Elisabeth. Et je sens que ce n'est pas la même chose là. J'ai vraiment cette douleur fulgurante. De toute façon, il faut y aller. Donc elle me soutient à fond, elle m'encourage. Et j'accouche d'Aliénor. Elle me propose de la rattraper, mais comme je suis debout, qu'il y a du carrelage, j'ai trop peur de la laisser glisser, de la laisser tomber sur le carrelage. Donc c'est elle qui la récupère dans les mains. Et notre petite Aliénor fait donc 3,8 kg à la naissance. Et j'ai simplement une petite déchirure. rien de dramatique et son score d'Abgar est de 10 tout de suite elle va super bien on a une délivrance dirigée complète parce que même si l'accouchement s'est déroulé sans péridural, le protocole veut qu'on fasse une perfusion de synthocynon à l'épaule au moment l'épaule du bébé sort pour faciliter la délivrance du placenta. Et plus tard, au moment de la rééducation périnéale, c'est une rééducation manuelle, donc la sage-femme place son doigt pour évaluer le périnée, etc. Et j'ai des douleurs encore fulgurantes quand elle appuie. En fait, je découvre que j'ai fait une déchirure interne du périnée ce qui a expliqué cette douleur au moment la tête passait à l'intérieur et ensuite le temps que tout le corps du bébé passe ça a été très très douloureux et quelque part c'est plus douloureux qu'une déchirure externe parce que la déchirure externe c'est simplement au moment de la tête et des épaules toutes les poussées qui faisaient descendre dans le vagin continuaient à appuyer sur cette déchirure interne qui a mis plus de temps à cicatriser derrière Mais bon, globalement, tout s'est bien passé quand même pour Aliénor. Et dernier accouchement, Étienne, en 2019, que franchement, je qualifierais d'accouchement de rêve. C'est l'accouchement que je souhaite à toutes les femmes, vraiment. J'ai eu, paradoxalement, deux jours et demi de travail, cette fois-ci. Je vous rappelle, 23 pour mon aîné.

UNKNOWN

Euh...

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6h pour Elisabeth, 25h pour Stanislas, 9h pour Aliénor, et là, 2 jours et demi de travail. Et les contractions sont très similaires à celles de François et Stanislas.

Étienne Accouchement De Rêve

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Elles sont très irrégulières. Sauf que là, la grande différence, c'est que je m'écoute. J'appelle ma sage-femme, qui vient vérifier. C'est-à-dire que j'ai déjà passé une nuit avec ces contractions très irrégulières. Le lendemain matin, elle vient vérifier. Elle me dit qu'effectivement, je suis en travail, que le col travaille. Alors, quand on est un cinquième à coucher Franchement, on n'a pas le col qui s'efface puis qui se dilate. Tout se fait un petit peu en même temps, donc il est en train de remonter, de se dilater. Et elle me dit de continuer. Parfois, les contractions sont espacées de 5 minutes, en particulier quand je suis debout, voire de 4 minutes. Et parfois d'une heure et quart quand je suis assise. Donc au final, je me repose, je reste essentiellement assise ou allongée sur le canapé en regardant des séries. Je dors entre deux contractions. Quand on a une heure et quart entre deux contractions, on peut dormir. Et bref, je continue comme ça, un petit peu d'homme de chemin, tranquillement, avec ces contractions. Et ce n'est qu'au bout de deux jours et deux nuits que je pars à la maternité. À un moment les contractions sont vraiment très rapprochées. Alors je précise que j'avais toujours la poche des os intacte, et que je sentais bien mon bébé bouger, qu'il n'y avait pas d'inquiétude à avoir, et puis la sage-femme avait vérifié que tout allait bien aussi. À l'arrivée à la maternité, je suis dilatée à 4 cm. Alors vous allez me dire, punaise, deux jours et deux nuit, tout ça pour en arriver à 4 cm, c'est quand même, enfin, deux nuits et deux jours, pour être plus exacte, c'est quand même pas énorme ou quoi. Honnêtement, les contractions, elles ont été très faciles à vivre. Je vous dis, j'ai passé deux jours à regarder des séries, en fait, tranquillement, sur mon canapé. Je me suis mise sur mon canapé pour ne pas réveiller mon mari, pour être tranquille, pour être libre de regarder mes séries, même la nuit, de bouger dans tous les sens quand j'avais des contractions, pour pouvoir respirer sans me sentir gênée d'avoir mon mari à côté Alors vous me direz, il aurait pu aller sur le canapé, c'est vrai aussi, mais ça s'est fait comme ça. J'étais mieux, je pouvais aller à la cuisine, me servir un verre d'eau, je me sentais plus libre comme ça. Donc j'arrive à la maternité dilatée à 4 cm avec un beau projet de naissance. Et là, on me fait couler un bain parce qu'il y a une salle nature avec une baignoire. une baignoire de travail, on n'était pas censé accoucher dedans. Et manque de bol, il y a des problèmes de tuyauterie, donc il faut la remplir avec un tuyau. Elle se remplit donc moins vite que d'habitude et ça prend un petit peu de temps, ça prend à peu près une heure pour la remplir complètement. C'est une baignoire qui est très haute pour couvrir jusqu'au-dessus du ventre, qui est quand même imposant à ce stade-là de la grossesse. C'est très tranquille, les lumières sont tamisées, c'est très serein. Moi, je suis vraiment dans ma bulle, à respirer. Il y avait donc une sage-femme, une étudiante sage-femme à côté. Et puis au bout d'une heure, la sage-femme me dit qu'elle va quand même m'examiner. Et elle s'aperçoit que je suis dilatée à 9 cm. En une heure, je suis passée de 4 à 9. Ça a été extrêmement rapide. Donc là, on me fait passer express en salle de naissance. Et j'accouche en 3 poussées. Mais vraiment en 3 poussées, très sereinement, sans hurlement. Vous voyez, juste avec le bruit qu'on peut faire dans un effort intense, comme quand des athlètes peuvent soulever des poids, vraiment de la pousser. Mais sans les hurlements qu'on peut voir dans les films l'accouchement est dépeint de façon... totalement caricaturale. Et l'étudiante sage-femme m'a dit après qu'elle n'avait jamais vu encore un accouchement aussi paisible. Ça a vraiment été tout tranquille. Je ne suis même pas sûre qu'Étienne ait crié à ce moment-là. Parce que les bébés ne crient pas forcément à la naissance. Ils prennent leur première respiration, ils font du bruit, mais ils n'ont pas forcément à crier. En tout cas, tout de suite. Il avait un score d'Abgar de 10. Mais avec un accouchement très calme, très serein, alors qu'il s'agissait pourtant d'un bébé de 4,1 kg. Mais encore un gros bébé. Et cette fois-ci, comme on voyait que c'était un gros bébé et que... ça a été très très rapide, le passage en salle de naissance. J'ai accouché sur le dos avec les jambes très relevées, avec les sages-femmes qui poussaient sur les pieds, ce qui est une façon de rendre la position gynécologique plus physiologique, en particulier pour un gros bébé. Mais vous voyez, il n'y a aucun souci. Je n'ai pas eu de déchirure, je crois, en plus, pour cet accouchement-là. Vous voyez, on peut ne pas avoir de déchirure pour un enfant de 4,1 kg. Et de l'ivrance dirigée qu'on complète comme pour la plupart. Mais vraiment, un accouchement de rêve. Deux nuits, deux jours chez soi, sur le canapé, tranquille à vivre sa vie. Une heure dans un bain, trois poussées et bébé dans vos bras. C'est vraiment ce que je vous souhaite. Alors, quelle conclusion tirer de ces récits Qu'est-ce que moi j'en tire comme conclusion Déjà que je suis heureuse de m'être enfin écoutée pour la naissance d'Étienne. Il faut savoir qu'il m'aura fallu, à moi, 5 accouchements pour oser. Et 3 accouchements de garçons pour comprendre comment je fonctionnais. Alors je pense qu'il y a quelque chose qui est lié au sexe là-dedans, parce que petit spoiler, je vous divulgache la fin. Pour mon quatrième garçon, ça aura été le même mécanisme. Un travail très long avec ses contractions irrégulières. Sauf qu'évidemment, reconnaître

Leçons Projet De Naissance Puissance

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des schémas de fonctionnement, ça n'est pas possible quand on accouche qu'une ou deux fois. Donc on est obligé de suivre le protocole général qui est valable pour tout le monde, puisqu'on ne connaît pas encore son fonctionnement propre à soi. Aujourd'hui, si je devais réaccoucher d'un garçon, je saurais comment je fonctionne. Et si je devais réaccoucher d'une fille, je saurais aussi comment je fonctionne. Parce que voilà, je pense que mon corps fonctionne de cette façon-là. Le problème quand on n'a pas cette connaissance justement de son fonctionnement, ce qui est le cas au premier accouchement, même au deuxième, c'est qu'on suit un protocole général qui est valable pour toutes les femmes et qu'on risque un toboggan de procédures ou un effet cascade de procédures médicales, ce qui est souvent moins bon pour la mère et pour l'enfant. Et c'est il y a une autre expression de l'influenceuse dont je vous parlais, qui parle de... l'énergie de la petite fille. Et c'est quelque chose que j'ai vraiment ressenti ou l'énergie de la bonne patiente. C'est très présent chez les femmes en plus de vouloir être la bonne élève, celle qui obéit bien, celle qui est sage, celle qui dit oui, celle qui suit la procédure. Et cette énergie de la petite fille, c'est celle qui a fait que je n'ai pas pu refuser une épisotomie à mon premier accouchement, etc. Et j'en suis sortie pour ce cinquième accouchement et j'en suis très heureuse. Alors juste au passage si vous retrouvez ces termes de toboggan des procédures ou d'énergie de la petite fille et que donc vous reconnaissez l'influenceuse naissance en question c'est vrai que je ne donnerai pas son nom parce qu'il y a des choses qui me gênent autour d'elle et de ses pratiques donc ça n'est pas du tout une façon de lui faire de la publicité ou de la recommander euh Au final, sur mes accouchements, sur ces cinq premiers, j'en ai donc eu deux avec péridurale, essentiellement à cause de l'ocytocine de synthèse et d'un travail qui durait beaucoup trop longtemps. Et puis, trois accouchements sans péridurale. Alors, il faut bien se dire que parfois, on se prépare à un accouchement sans péridural et que les circonstances vont nous faire changer d'avis. C'était le cas pour François, mon premier. Donc, il faut accepter de rester humble là-dessus. Mais de toute façon, ça n'est pas une médaille d'accoucher sans péridural. Si je vous en parle, c'est simplement que c'est pour vous éclairer et vous dire que oui, c'est tout à fait possible et que par exemple, pour Étienne, à quoi m'aurait servi la péridural, honnêtement Même chose pour Élisabeth, c'était extrêmement supportable. Pour Alénor, ça m'aurait vite les souffrances de la déchirure interne, mais ça, on ne pouvait pas le prévoir. Autre conclusion que j'en tire, c'est que parfois, le travail se passe bien, mais l'accouchement n'est pas idéal. C'est ce qui s'est passé pour Elisabeth, je me suis retrouvée un peu pressée, en position gynéco, avec quelqu'un qui ne respectait pas vraiment la physiologie et qui m'a fait un point du mari. Parfois, on a beau savoir, on répète les mêmes erreurs. J'ai recommencé avec Stanislas les mêmes erreurs que pour François. Parfois, le travail est hyper physiologique, on est hyper soutenu par une sage-femme et ça n'empêche pas de ressentir une énorme douleur qui était non prévue. C'est ce qui est arrivé avec Aliénor. Parfois, un travail très long peut ne pas être pénible et préparer un accouchement très paisible. Ça, c'était Étienne Et ce que je remarquerais simplement, c'est qu'aucun de mes accouchements, de ces cinq accouchements, n'a été totalement physiologique. Je n'ai quasiment jamais eu la liberté de position pour accoucher. Et pour les accouchements qui ont été les plus physiologiques, la délivrance a été dirigée. Une dernière remarque, tout ça ce sont juste des remarques, des constats. Et une dernière remarque, qui vous intéressera peut-être aussi, et qui en surprendra peut-être surtout les vieilles générations, je n'ai jamais vu le moindre gynéco pendant mes accouchements, mais toujours des sages-femmes. Et même pendant le suivi de mes grossesses, je pourrais vous en reparler, il n'y a que pour mon dernier accouchement j'ai vu une gynéco, pour mon sixième accouchement donc, mais sinon je n'ai pas vu d'accouchement, pardon, pas vu de gynéco entre l'annonce de la naissance de François et la fois j'ai eu un rendez-vous avec une gynéco pendant mon dernier suivi de grossesse. Et encore après, je n'ai pas revu de gynéco. Alors je vous en reparlerai peut-être un jour aussi, mais je trouve ça intéressant de se dire que les sages-femmes ont un rôle passionnant à jouer dans le suivi des femmes et qu'on a besoin d'un gynécologue quand on est malade. Le gynécologue est le professionnel de la pathologie et la sage-femme est la professionnelle de la physiologie. Donc ça, c'est quelque chose d'important à garder en tête, je pense, pour toutes les femmes, si vous avez une grossesse physiologique et que vous souhaitez un accouchement physiologique, appuyez-vous sur les sages-femmes. Ce sont elles les gardiennes de la physiologie. Les gynécologues, eux, ils sont pour traiter la pathologie et heureusement qu'ils sont parce qu'ils sauvent des vies dans les cas de la pathologie. Donc voilà, ces cinq accouchements, ces cinq récits. Et je vous encourage à partager vos histoires d'accouchement, à partager nos récits de naissance. Évidemment, non pas comme des histoires d'horreur, je ne veux pas vous faire peur. Ça n'est pas non plus pour frimer, encore une fois, il n'y a pas de médaille à accoucher sans péridurale, il n'y a pas de médaille à vivre un accouchement douloureux ou à en vivre un non douloureux. Ce sont des récits, des constats, des expériences partagées. Et il est fondamental de se rappeler que chaque future mère est différente. Et que même pour chaque future mère, chaque naissance est différente. Et je pense vous l'avoir bien montré aujourd'hui. En tout cas, pour moi, les accouchements et le travail ne s'est jamais aussi bien passé que lorsque j'étais pleinement mère, que je me suis vraiment écoutée et que j'étais soutenue par une ou plusieurs autres femmes Soutenu sans être forcé à faire des choses. Ou alors quand j'étais complètement oubliée et que je me prenais en charge. J'étais complètement oubliée par l'homme sage-femme pour mon accouchement d'Elisabeth. Mais le travail du coup s'est merveilleusement bien passé parce que j'étais dans ma bulle. Et je gérais moi-même, seule, en m'écoutant. cette expérience du travail. Ça ne s'est jamais aussi bien passé que lorsque j'ai été respectée, quand j'ai été traitée comme une femme qui a porté la vie pendant neuf mois, qui va la donner pendant l'accouchement et qui va être pleinement responsable d'élever un enfant par la suite. Et je pense que c'est important de redonner aux mères ce sentiment, cette sensation d'être des mères, d'être puissantes, Et de ne pas être des petites filles qui doivent subir les choses. Par exemple, je déteste lorsqu'un professionnel de santé dit qu'il a accouché une femme. Non, vous ne l'avez pas accouchée. C'est elle qui a accouché. Et pitié, les hommes, les maris, ne dites pas non plus « nous avons accouché ».

UNKNOWN

Non.

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Non, non, vous n'avez pas accouché. Vous avez assisté à un accouchement, mais vous n'avez pas accouché. Vous avez pu aider la maman de votre enfant, mais vous n'avez pas accouché. Il n'y a qu'une mère qui accouche. Bon, voilà. J'espère ne pas vous avoir fait peur. J'espère que ça aura été enrichissant pour vous. Et puis rendez-vous dans les semaines à venir pour vous parler de la naissance de notre petit dernier que j'ai volontairement mise à part parce que vous allez le voir, elle a été très différente de celle de ses frères et sœurs. Mais je ne vais pas vous en dire plus pour l'instant. Alors à très bientôt. Votre petite souris 7.

UNKNOWN

Anne-Laure.