Montessori avec les Montessouricettes, pour les parents et les pros
Vous voulez mettre en pratique la pédagogie Montessori, que ce soit à la maison, en structure, en cabinet ou à l'école ? Bienvenue ! Je suis Anne-Laure Schneider, formatrice Montessori et maman de 5 enfants instruits en famille. Ici, nous parlons de pédagogie Montessori, mais aussi de discipline positive, d'instruction en famille (école à la maison), de coschooling et de bien d'autres choses encore...
Montessori avec les Montessouricettes, pour les parents et les pros
334. Méthode Kumon et pédagogie Montessori
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On m’a interrogée sur la méthode Kumon et sa compatibilité ou ses liens avec la pédagogie Montessori. Comme il s’agit d’une méthode japonaise assez peu connue en France, mais qui s’y développe petit à petit, j’ai décidé d’y consacrer l’épisode d’aujourd’hui !
Quels en sont les grands principes ? Peut-on l’associer à la pédagogie Montessori et si oui, de quelle façon ? Je vous dis tout !
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Podcasts évoqués pendant l'épisode :
Épisode 12 : Mélanger Montessori et d'autres pédagogies
Épisode 56 : Le matériel de calcul Montessori, Lubienska, Cuisenaire et Singapour
Épisode 254 : Montessori et la méthode de Singapour
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Bienvenue Et Sujet Du Jour
SPEAKER_00Bienvenue sur le podcast des Montessori 7, Montessori à la maison. Je suis Anne-Laure Schneider, formatrice Montessori et maman de 5 enfants instruits en famille. Ma mission, c'est d'aider les parents, les assistantes maternelles, bref, tous ceux que dans notre communauté nous appelons des souris 7, à mettre en pratique la philosophie Montessori chez eux, avec leurs enfants ou les enfants qu'ils gardent. Dans ce podcast, nous parlerons donc de pédagogie Montessori, mais aussi de discipline positive, d'instruction en famille, ce que l'on appelle aussi l'école à la maison, de co-schooling et de bien d'autres choses. On m'a interrogé il y a quelques temps sur la méthode Kumon et sa compatibilité ou non, ou ses liens avec la pédagogie Montessori. Alors comme il s'agit d'une méthode japonaise assez peu connue en France mais qui s'y développe petit à petit, je me suis dit que c'était le bon moment d'y consacrer un épisode avant l'été. Parce que peut-être que vous allez voir passer les fameux cahiers Kumon ou les workbooks Kumon et que vous allez être intrigués. Alors quels en sont les grands principes
UNKNOWN?
SPEAKER_00Est-ce qu'on peut, oui ou non, à ce associer cette méthode à la pédagogie Montessori
UNKNOWN?
SPEAKER_00Et si oui, de quelle façon
UNKNOWN?
SPEAKER_00Je vous dis tout sur cette méthode. Il faut savoir déjà que, comme je vous le disais, il s'agit d'une méthode japonaise qui a été fondée par un professeur de mathématiques, Tori Kumon, dans 1954 à peu près, on trouve parfois 1955, en tout cas dans ces années-là,
UNKNOWN? ? ? ? ? ?
Origines Et Objectif De Kumon
SPEAKER_00tout simplement parce qu'il voulait aider son propre fils à faire des progrès en calcul mental, qui était un domaine dans lequel il avait de grosses difficultés. Donc il a développé des fiches d'exercice très progressives et il a perfectionné sa technique et sa méthode jusqu'à fonder en 1958 le Kumon Institute of Education. Le siège est à Osaka aujourd'hui encore mais c'est une méthode qui s'est répandue un peu à travers le monde avec plus de 3,5 millions d'élèves. Donc c'est l'un des plus grands réseaux mondiaux de centres de soutien scolaire. En France, c'est un réseau qui est beaucoup moins connu, beaucoup moins développé. Il est davantage développé en Allemagne par exemple, nous avons uniquement 20 centres en France, donc on est bien loin d'Academia, de Complétudes, de toutes ces grandes entités du soutien scolaire que vous connaissez sans doute beaucoup mieux. La méthode Coumon repose donc sur plusieurs principes fondamentaux. Voilà comment ça fonctionne. Un élève arrive dans un centre et est mis en contact avec un éducateur coumone qui va lui proposer une évaluation individuelle pour voir son niveau actuel. L'âge de l'enfant n'a aucune importance dans les centres coumones, donc on est très loin du système scolaire à la française où à tel âge on est en CP, à tel âge on est en CE1, etc. On s'intéresse précisément au niveau de l'enfant. À partir de là, on prend l'enfant là où il en est et on va lui proposer et des fiches ou des cahiers progressifs pour l'aider à progresser par toutes petites étapes quotidiennes. L'idée est vraiment de faire un travail très régulier, très répétitif, à base de fiches où d'une fiche à l'autre, on ne va avoir qu'une toute petite augmentation de la difficulté. Donc à ça, on retrouve un petit peu l'isolation de la difficulté que l'on retrouve en Montessori. Et donc, petit à petit, à travers cette pratique quotidienne, à travers la répétition, l'enfant parvient à l'automatisation des compétences, par exemple en calcul mental, où c'est tout à fait approprié. Et... Durant toutes les étapes, l'enfant travaille de façon autonome. Il est seul devant sa fiche qu'il peut autocorriger. C'est une méthode qui a démarré par l'apprentissage des mathématiques et qui s'est un petit peu étendue à la
Fonctionnement Et Principes Clés
SPEAKER_00lecture dans certaines langues, essentiellement en anglais, et selon les pays, à l'apprentissage des langues. Par exemple, au Japon, c'est une méthode qui est aussi pratiquée pour l'apprentissage de l'anglais. Dans le cadre de cette méthode, en mathématiques, on va travailler de 3 à 5 ans, surtout la reconnaissance des nombres, le comptage, la comptine numérique essentiellement, les premières écritures de chiffres, par exemple, en repassant sur des pointillés ou en reliant des points entre eux pour tracer les nombres. Ce qui n'est pas idéal, les graphopédagogues vous diront que ce n'est pas formidable parce qu'au lieu de travailler un geste d'écriture, l'enfant fait des petits traits pour relier point après point On n'est pas forcément très fan de ça dans le milieu des graphopédagogues qui ont pour but justement d'éduquer ou de rééduquer à l'écriture. Et puis au niveau de la lecture, chez les tout-petits, vers les 3-5 ans, on va commencer par de la lecture de base, mais c'est vraiment une lecture en mode reconnaissance de mots, lecture globale. Ce qui peut être, ma foi, une façon de faire pour l'apprentissage de l'anglais, mais qui n'est pas vraiment appropriée pour l'apprentissage du français. J'ai déjà beaucoup parlé dans d'autres podcasts, dans des webinaires, de l'apprentissage global ou semi-global de la lecture. Je ne vais pas y revenir. Pour résumer, c'est mal. C'est très mauvais pour l'apprentissage de la lecture chez les enfants. Donc, ce n'est pas très étonnant que ce soit une méthode qui n'ait pas vraiment été adaptée pour l'apprentissage du français. C'est-à-dire que même dans les centres coumones français, on ne propose pas cet apprentissage. On propose uniquement les mathématiques et l'anglais. Chez les 6-10 ans, qui est vraiment plutôt le cœur du public auquel la méthode Kumon est destinée. Vous allez trouver l'automatisation des quatre opérations, beaucoup de calcul mental rapide, des petits problèmes simples à résoudre et puis la fluidité de lecture en anglais par exemple. Plus tard, pour le collège, on aborde les fractions, les équations, l'algèbre, toujours avec le but de développer une vitesse de calcul élevée et puis éventuellement la compréhension de textes un peu plus abstraits pour les langues. L'objectif est vraiment de développer une grande rapidité et une grande fluidité, bref une automatisation Alors, ça fonctionne. On ne va pas s'en dire, ça fonctionne très bien pour justement l'amélioration de la fluidité en calcul. Les enfants, les élèves deviennent beaucoup plus rapides et efficaces en calcul mental pour tout ce qui nécessite du calcul ou de la résolution d'équations, du développement, de la factorisation. Ils deviennent très efficaces. Ça leur permet aussi de développer une grande autonomie dans leur travail, des capacités de travail aussi avec une discipline puisqu'il faut travailler tous les jours, régulièrement Sachant que l'idée est de reposer sur le plaisir de finir sa fiche. La fiche n'est jamais difficile puisqu'on a réussi la fiche précédente qui était à peine plus simple. Donc la suivante est juste un peu plus compliquée. Donc normalement, ça n'est pas difficile pour l'enfant et il a plaisir à finir sa fiche. Et donc, chez certains enfants en difficulté, ça peut aussi les aider à gagner en confiance en eux puisqu'ils réussissent puisqu'on leur propose justement quelque chose qui est à leur niveau et d'augmenter un tout petit peu la difficulté pour les faire progresser. Maintenant, ça reste quand même une méthode qui a des limites. C'est quelque chose d'extrêmement répétitif. Je disais que ça pouvait redonner confiance en eux à certains élèves. Typiquement, pour des élèves à haut potentiel, l'effet peut être inverse. on peut obtenir un effet positif, tout comme on peut obtenir un effet très négatif par ce côté très répétitif. C'est quelque chose qu'en général, les élèves à haut potentiel détestent par-dessus tout. Donc, j'utiliserai ça avec beaucoup, beaucoup de précaution chez ce type de profil. Évidemment, on ne cherche pas spécialement à favoriser
Contenus Par Âge Et Points Sensibles
SPEAKER_00la créativité, la résolution de problèmes complexes. Là, on est vraiment dans de l'automatisme. Maintenant, ça a sa place en mathématiques, par exemple. C'est vrai que si on est bloqué sur sa vitesse de calcul, sur ses compétences en calcul mental ou en résolution d'équation, on est limité aussi dans la résolution de problèmes complexes. Donc, pourquoi pas Une critique qui est souvent faite aussi à cette méthode, mais qui... est un petit peu globale à toutes ces méthodes issues, je dirais, du monde asiatique en général et plus particulièrement du Japon, de la Corée du Sud. Ce sont des cultures où la réussite académique est fondamentale et où les élèves passent déjà beaucoup de temps à l'école, mais encore beaucoup plus de temps dans les centres scolaires, les centres extrascolaires, les centres de soutien scolaire le soir avec des enfants qui étudient très très tard, qui n'ont plus tellement de loisirs. Il y a une pression très forte qui peut être mise sur les élèves et je trouverais dommage que l'on cherche à importer ça en France pour le coup. Donc, il faut vraiment que ce soit fait de la part des parents avec l'idée de petites séances courtes. D'ailleurs, c'est une façon de fonctionner avec la méthode Coumon, qui est tout à fait valable, par séance très courte, de 10 à 20 minutes maximum, dans le but d'engranger des automatismes. L'idée n'est absolument pas d'y passer des heures et des heures et de mettre cette pression sur les enfants. Alors, qu'en pensez-vous vous avez déjà eu un petit peu un aperçu, il y a du bon, il y a du moins bon. Quelque part, on développe une efficacité dans le travail, une efficacité scolaire, académique. Et cette automatisation de certains processus, elle est formidable pour libérer la mémoire de travail. Quand vous pouvez sortir comme ça que le carré de 8 est 64, ça vous aide pour plein de choses. Et puis ça va vous aider à reconnaître que dans l'équation x² égale 64, les solutions ce sera 8 et moins 8. Ça vous permettrait de résoudre des choses plus complexes derrière. L'automatisation, elle est importante. Maintenant, la grande limite, c'est que ça ne développe pas forcément le sens de ce que l'on fait. Ça ne développe pas non plus la pensée critique, la créativité et la pensée complexe. Par ailleurs, l'apprentissage peut être trop mécanique pour certains enfants. Ça risque de les dégoûter, certains apprentissages. Alors, quelle place lui donner Je pense que c'est une place qui peut être utile pour... certaines compétences qui nécessitent justement de la répétition et de l'automatisation. Et je pense que ça peut être complémentaire de la pédagogie Montessori. Dans la pédagogie Montessori, on cherche au contraire avant tout à donner du sens. On va introduire les nombres par des objets concrets. La petite perle qui représente une unité. La barre qui représente la dizaine. La plaque carrée qui représente la centaine. Et le cube qui représente le millier. Voilà comment on va introduire les nombres. On ne va pas les introduire par la comptine numérique. 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, etc. Ce qui est plutôt l'approche Coumon. Donc on peut très bien se dire qu'on va utiliser la pédagogie Montessori pour donner du sens, pour construire les apprentissages. Et ensuite... proposer à un enfant des fiches ou des cahiers, coumones, juste pour automatiser les choses. Après tout, en Montessori, justement, on cherche aussi à automatiser, par exemple, l'apprentissage des tables de multiplication. Pourquoi pas utiliser ces fiches Elles sont progressives, elles isolent la difficulté puisqu'il n'y a qu'une toute petite étape qui est franchie fiche après fiche. Donc là-dessus, on retrouve des principes qui sont compatibles avec la pédagogie Montessori. Donc en mathématiques, ça peut avoir sa place comme exercice d'application. Maintenant, en français,
Ce Que Kumon Apporte Et Ses Limites
SPEAKER_00encore une fois, ça fonctionnerait plutôt en mode méthode globale ou semi-globale. Donc, c'est quelque chose que je ne recommande pas. Pourquoi pas en anglais, dans le but d'acquérir du vocabulaire L'anglais est une langue... tellement complexe au niveau phonologique que l'apprentissage global peut avoir du sens. En revanche, de toute façon, vous ne trouverez pas d'apprentissage common pour le français, en tout cas à ma connaissance. En tout cas, ça n'est pas proposé par les centres officiels du Common Institute of Education en France. Et puis, vous avez un autre type d'activité dont je n'ai pas parlé pour les tout-petits. On trouvait, il y a encore quelques années, peut-être qu'ils le reproposeront un jour, je l'ignore, des cahiers. Je découpe, je « je colle », « je colorie » à la librairie des écoles. On les retrouve encore en anglais, par exemple sur Amazon ou proposés par la librairie Kumon. Sachant que ce sont des compétences qui ne nécessitent pas le langage « je découpe », « je colle », « je colorie », c'est tout à fait possible de les utiliser en anglais avec des jeunes enfants. Donc ce sont des cahiers qui ont pour but de développer ces compétences de base, généralement dans le but de préparer à l'écriture plus Le but de découper, c'est de développer cette motricité fine qui préparera la main plus tard à l'écriture. Même chose pour le coloriage, c'est l'idée de développer la tenue du crayon en apprenant à colorier sans dépasser. Et là encore, les fiches proposées sont très progressives. La différence avec la pédagogie Montessori, je dirais que c'est tout repose sur un cahier, des fiches papier. Là où dans la pédagogie Montessori, ces compétences vont être travaillées à travers des activités de vie pratique ou des activités purement artistiques. On ne propose pas de coloriage en Montessori, par exemple. On propose de l'art, et dans le cadre de l'art, on peut proposer l'utilisation de crayons de couleur, mais on ne cherche pas à développer spécialement cette compétence de colorier sans dépasser. Parce qu'en fait, ça n'est pas forcément une compétence qui se transfèrent tellement à l'apprentissage de l'écriture. En revanche, on fait travailler effectivement le découpage et le collage. Mais pas de façon déconnectée. On les fait travailler pour que l'enfant soit capable dans sa vie de tous les jours de découper et de coller. Parce que c'est une compétence fondamentale que tout adulte devrait posséder. On a besoin de savoir utiliser des ciseaux et de la colle. Donc c'est quelque chose qui s'ancre normalement dans la vie pratique ou dans, évidemment, De même, on ne cherche pas à préparer l'écriture par des activités artificielles sur fichiers. On va plutôt faire des activités de la vie quotidienne qui ont du sens en elles-mêmes et qui ont comme
Kumon Face À Montessori En Pratique
SPEAKER_00conséquence secondaire de développer la motricité fine et toutes les... toutes les compétences dont la main va avoir besoin pour écrire plus tard. Par exemple, on va apprendre à laver une table. Et en lavant une table, on va le faire d'une certaine façon qui va permettre à l'enfant de développer sa vision spatiale de la feuille. Le fait que l'on écrive de gauche à droite et ligne après ligne que l'on écrive de haut en bas. Le fait de savoir faire des boucles dans un certain sens. Tout ça, on va le travailler à travers l'activité laver une table en vie pratique Montessori. On va aussi apprendre à ramasser de petits objets avec la pince à trois doigts, pouce index majeur, qui est la pince de l'écriture. Donc on va développer cette pince à travers toutes sortes d'activités. Mais si on apprend à ramasser des petites choses, c'est par exemple parce qu'on a fait tomber des choses sur son plateau et donc on apprend à les ramasser. Ça n'est pas pour le plaisir de travailler uniquement la pince, c'est aussi pour travailler le fait que quand on fait tomber quelque chose, on le ramasse. C'est quelque chose de la vie quotidienne, tout simplement. Donc voilà un petit peu ce que je conclurai de la méthode Koumon et de ses liens ou non avec la pédagogie Montessori. Il y a quelques points communs. Le fait de s'adapter totalement au niveau de l'élève, le fait d'isoler la difficulté, le fait de travailler l'apprentissage autonome, de développer la discipline personnelle de l'enfant, la régularité, etc. La répétition aussi, parce qu'on a la pédagogie Montessori, on trouve aussi une répétition, sauf que lorsque l'enfant est un peu rétif à cette répétition, on va lui faire répéter le geste ou la compétence, mais dans un contexte différent, qui va renouveler son intérêt pour la compétence. Donc on évite un petit peu cet écueil qu'il y a dans la méthode Coumon, où là pour le coup on fait fiche après fiche après fiche. Donc quand même un certain nombre de points communs, mais une utilisation je trouve Très limité. de cette méthode Kumon, qu'à mon avis, il faut vraiment réserver à l'acquisition des automatismes, plus particulièrement en calcul et en algèbre, en mathématiques. Voilà, j'espère que ça vous aura éclairé, que ça vous aura peut-être envie de découvrir un peu plus cette méthode japonaise, d'en savoir plus sur les autres pédagogies qui peuvent exister, parce que j'aime beaucoup proposer justement des parallèles avec d'autres pédagogies, par rapport à la pédagogie Montessori, et donc je Je vous renverrai dans la note de cet épisode vers quelques autres épisodes que j'ai pu faire sur ce type de sujet si ça vous intéresse. C'est tout pour aujourd'hui. Je vous dis à très bientôt. Votre petite souris 7.
UNKNOWNAnne-Laure.