Montessori avec les Montessouricettes, pour les parents et les pros
Vous voulez mettre en pratique la pédagogie Montessori, que ce soit à la maison, en structure, en cabinet ou à l'école ? Bienvenue ! Je suis Anne-Laure Schneider, formatrice Montessori et maman de 5 enfants instruits en famille. Ici, nous parlons de pédagogie Montessori, mais aussi de discipline positive, d'instruction en famille (école à la maison), de coschooling et de bien d'autres choses encore...
Montessori avec les Montessouricettes, pour les parents et les pros
343. Comment aider son enfant à se faire des amis ?
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En cette période de rentrée, il est légitime de s’inquiéter en tant que parent : est-ce que mon enfant va se faire des amis, à l’école, au club de sport, à la musique, au centre aéré… ?
Que l’on soit plutôt maman poule ou totalement détendue, la question se pose. Et que peut-on faire pour l’aider à aller vers les autres ?
On peut être tenté d’intervenir, parfois avec nos gros sabots, pour “sauver” notre enfant de l’isolement et de la solitude, mais vous allez voir dans le podcast d’aujourd’hui que nos interventions sont parfois contre-productives.
Comment alors donner de véritables stratégies à notre enfant pour se faire des amis, sans pour autant le surprotéger ? Restez à l’écoute et vous repartirez avec un plan solide.
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Bienvenue sur le podcast des Montessori 7, Montessori à la maison. Je suis Anne-Laure Schneider, formatrice Montessori et maman de 5 enfants instruits en famille. Ma mission, c'est d'aider les parents, les assistantes maternelles, bref, tous ceux que dans notre communauté nous appelons des souris 7, à mettre en pratique la philosophie Montessori chez eux, avec leurs enfants ou les enfants qu'ils gardent. Dans ce podcast, nous parlerons donc de pédagogie Montessori, mais aussi de discipline positive, d'instruction en famille, ce que l'on appelle aussi l'école à la maison, de co-schooling et de bien d'autres choses. Je réponds aujourd'hui à une question qui m'a été posée par Layla, une sourisette, et qui est parfaitement adaptée à cette période de rentrée. durant laquelle il est assez légitime de s'inquiéter en tant que parent. Est-ce que mon enfant va se faire des amis à l'école, au club de sport, à la musique, au centre aéré
UNKNOWN?
SPEAKER_00Même si on n'est pas trop maman poule et qu'on est plutôt détendu, la question se pose et nous avons bien raison de nous la poser. Alors que peut-on faire pour aider notre enfant à aller vers les autres
UNKNOWN?
SPEAKER_00On peut être tenté d'intervenir, un peu avec nos gros sabots, pour sauver notre enfant de l'isolement, de la solitude. C'est une tendance naturelle, mais je pense qu'il vaut mieux éviter parce que vous allez voir dans le podcast d'aujourd'hui que nos interventions de parents sont le plus souvent contre-productives. En revanche, il existe de véritables stratégies que l'on peut transmettre à notre enfant pour se faire des amis sans pour autant le surprotéger. Donc c'est ce qu'on va voir aujourd'hui. Mais avant tout, il faut comprendre comment naissent les amitiés chez l'enfant et bien faire la différence avec la façon dont elles naissent entre adultes. Parce que ce n'est pas du tout la même chose. Ce n'est pas une amitié d'adulte en miniature. Chez les plus petits, l'amitié, elle naît dans le jeu et dans l'activité que l'on partage. On n'a pas forcément besoin d'une présentation formelle. Deux enfants peuvent se retrouver à jouer ensemble pendant des heures sans même connaître leur prénom. Ça m'est arrivé très souvent d'observer mon enfant jouer au parc ou ailleurs avec quelqu'un et de lui demander ensuite, mais alors, comment elle s'appelait
UNKNOWN?
SPEAKER_00Comment il s'appelait
UNKNOWN?
SPEAKER_00aucune idée. Mais en revanche, ils ont joué, ils ont créé des liens très forts, ils étaient en pleine action, mais sans forcément connaître leur prénom. Et puis, les amitiés chez les plus jeunes... En général, ça veut simplement dire qu'on aime jouer avec l'autre personne. Donc, on peut dire c'est mon copain, c'est ma copine, simplement parce qu'on aime jouer. Parfois, c'est mon copain du parc, c'est mon copain de l'école, c'est ma copine du centre aéré. Il y a souvent un contexte à ces amitiés. Ou alors, c'est ma copine avec qui on joue au barbie. Ou c'est mon copain du foot. Oui, je sais, je prends des exemples très genrés, mais c'est pour vous donner une image des contextes que l'on peut avoir à ces amitiés. Et puis petit à petit, les amitiés, ce ne sont plus seulement des histoires de jouer ensemble, mais on peut avoir des intérêts communs, on a une confiance qui se crée, on se fait des confidences, on a le sentiment d'être compris par l'autre. Il y a une forme de réciprocité aussi qui se joue dans les échanges, une proximité affective. Ça recouvre quelque chose de beaucoup plus large que simplement jouer ensemble. Alors, qu'est-ce qui fait qu'une amitié peut se développer
UNKNOWN?
SPEAKER_00Premièrement, simplement la proximité. Le fait d'être régulièrement avec les mêmes enfants, d'être au contact de ces mêmes enfants. Avec quelque chose qui se répète. La répétition est indispensable pour que la relation puisse se construire. Ensuite, et c'est là où c'est très différent d'une amitié d'adulte qui passe en général par la conversation, là, il va falloir qu'il y ait une activité commune. Ça peut être de jouer, ça peut être de travailler aussi, surtout dans la pédagogie Montessori qui facilite les échanges et les relations entre les enfants. Ça peut être de faire du sport, de construire quelque chose, de créer, de faire des loisirs créatifs, etc. C'est encore mieux s'il y a des intérêts communs et du temps libre avec du jeu spontané plutôt que des activités organisées par les adultes qui, en général, limitent les interactions et les relations. C'est vraiment le jeu libre, le jeu spontané qui les favorise. Et puis... plus l'enfant est petit d'ailleurs, plus c'est important, la possibilité de se retrouver en petit groupe ou à deux. C'est vraiment idéal pour commencer à créer une relation. C'est la première chose que l'on peut faire, nous, en tant que parents, c'est de permettre à notre enfant d'être en proximité avec d'autres enfants, de façon répétée, autour d'une activité commune. Ça peut simplement être au parc, avec du jeu libre, du jeu spontané et la possibilité de se retrouver en petit groupe. Comme dans toute la pédagogie Montessori, on commence par adapter l'environnement plutôt que d'aller intervenir directement. Est-ce que mon environnement est propice
UNKNOWN?
SPEAKER_00développe de belles amitiés avec d'autres enfants. Alors nous, adultes, c'est vrai que nous faisons souvent quelques erreurs. Par exemple, on s'imagine que pour qu'un enfant se fasse des amis, il faudrait qu'il aille vers l'autre en tendant la main et en disant « Bonjour, je m'appelle Léa, comment t'appelles-tu
UNKNOWN?
SPEAKER_00» Non, aucun enfant ne fait ça. Et ça n'est pas du tout nécessaire pour créer une amitié. À l'inverse, un enfant va peut-être débarquer et dire « Coucou, tu veux jouer au Pokémon
UNKNOWN?
SPEAKER_00» ou « Tiens, on grimpe à l'arbre
UNKNOWN?
SPEAKER_00» Voilà. Ça, C'est comme ça qu'une relation démarre entre deux enfants. Donc on n'a absolument pas besoin de faire des présentations, de rentrer dans une logique de courtoisie avec des règles de politesse. Les enfants ne sont pas du tout dans cet état d'esprit. Une autre erreur que l'on commet souvent, c'est qu'on a parfois tendance à vouloir intervenir et à intervenir trop tôt, trop rapidement, alors que ça n'est pas nécessaire. Il faut bien prendre conscience qu'un enfant qui joue seul, et en particulier si c'est un jeune enfant, n'est pas forcément malheureux. Ça peut être quelque chose de très naturel et il peut se sentir très bien dans son jeu solitaire. Ce qu'on peut regarder, c'est est-ce qu'il est vraiment isolé
UNKNOWN?
SPEAKER_00Est-ce qu'il aimerait rejoindre les autres
UNKNOWN?
SPEAKER_00Est-ce qu'on voit qu'il est à la lisière d'un groupe et qu'il n'arrive pas à s'y intégrer
UNKNOWN?
SPEAKER_00Ou est-ce qu'il est simplement occupé à sa tâche, à son jeu et qu'il est très heureux comme ça
UNKNOWN?
SPEAKER_00Vraiment, le critère numéro un, c'est est-ce qu'il souffre
UNKNOWN?
SPEAKER_00Il n'a pas forcément besoin d'avoir beaucoup d'amis. Mais est-ce qu'il a l'air de souffrir
UNKNOWN?
SPEAKER_00de sa position dans le groupe social. Est-ce qu'il a l'air de souffrir de son isolement
UNKNOWN?
SPEAKER_00Est-ce qu'il a l'air de souffrir d'être mis à l'écart d'un groupe
UNKNOWN?
SPEAKER_00Là, on peut peut-être intervenir et lui proposer de l'aide. Deux autres erreurs que l'on commet très régulièrement en tant qu'adulte. La première, c'est de vouloir sélectionner les amis pour son enfant. Souvent, nous, on accroche avec des enfants. On aimerait que nos enfants soient amis avec ceux-là en particulier parce que qu'ils sont bien élevés, qu'ils sont adorables, drôles ou sympathique, peu importe. Nous, on accroche avec eux pour toutes sortes de raisons. Ça ne veut pas dire que notre enfant va accrocher avec cet enfant. Notre enfant n'accrochera pas non plus forcément avec les enfants de nos amis. Ça peut. D'ailleurs, ça arrive quand même souvent parce qu'il y a de la proximité, parce qu'il y a de la répétition, parce que les enfants ont des occasions de faire du jeu libre régulièrement ensemble. Donc, oui, ça arrive fréquemment, mais ça n'est pas toujours le cas. Et là, il faut l'accepter, nos enfants n'ont pas les mêmes goûts, les mêmes affinités que nous. Et la dernière erreur, c'est de s'imaginer que si l'on a beaucoup d'amis, alors c'est qu'on est quelqu'un de social et de particulièrement bien intégré. Alors oui, souvent c'est le cas, Mais on peut très bien avoir un seul ami très proche et avoir une vie sociale qui soit parfaitement satisfaisante. Tous les enfants n'ont pas besoin d'avoir beaucoup d'amis. Donc, il faut vraiment sortir de cette logique quantitative et vraiment voir la logique qualitative. Est-ce que mon enfant est heureux
UNKNOWN?
SPEAKER_00Est-ce qu'il a au moins un ami ou une amie
UNKNOWN?
SPEAKER_00Est-ce que la relation entre les deux est belle, équilibrée et saine
UNKNOWN?
SPEAKER_00C'est tout ce qui compte. Est-ce que mon enfant est heureux
UNKNOWN?
SPEAKER_00Alors maintenant, Concrètement, comment est-ce qu'on peut faire quand même pour aider son enfant
UNKNOWN?
SPEAKER_00Surtout s'il a des difficultés justement à rentrer en relation. Alors là, c'est vraiment une question d'âge. On va commencer par... la tranche d'âge autour de la maternelle, les 3-6 ans. Avant 3 ans, on n'a pas spécialement besoin d'intervenir. L'enfant ne se fait pas vraiment des amis avant 3 ans. On a surtout besoin de lui apprendre des règles de comportement social général. Par exemple, ne pas taper, mais utiliser sa main avec douceur. Ne pas mordre, la bouche est faite pour manger. Donc on est plutôt dans ce genre d'apprentissage que dans l'apprentissage de l'amitié. En revanche, vers 3-6 ans, la maternelle... L'idée est... de donner peut-être un petit coup de main à notre enfant pour apprendre à rentrer dans un jeu. Et s'il y a un groupe d'enfants qui est déjà en train de jouer, comment est-ce que je peux m'y intégrer
UNKNOWN?
SPEAKER_00Donc là, on peut faire des petits jeux de rôle, c'est ce qu'on appelle les leçons de grâce et courtoisie en Montessori, et on peut lui donner quelques stratégies. Peut-être que tu peux commencer par observer ce que font les autres. Ah, ils jouent au ballon, ou ils sont en train de construire quelque chose, ils sont en train de brosser les cheveux d'une poupée. Ensuite, on peut s'approcher. Si les autres enfants ne font rien on peut proposer un jeu. Sinon, on peut proposer de rejoindre ou de compléter le jeu qui existe. Et puis là, on peut apprendre à demander une place dans le jeu. C'est là qu'on peut faire des petits jeux de rôle à base de... Dis, tu veux jouer à la cuisine avec moi
UNKNOWN?
SPEAKER_00Donc là, on propose un jeu. Ou si on voit que des enfants jouent déjà dans... à un jeu de famille, est-ce que je peux être le papa dans la famille
UNKNOWN?
SPEAKER_00Ou est-ce que je peux être le grand frère
UNKNOWN?
SPEAKER_00Super. Simplement d'apprendre à demander, est-ce que je peux jouer avec vous
UNKNOWN?
SPEAKER_00Ou est-ce que tu veux construire un château avec moi
UNKNOWN?
SPEAKER_00Et si les enfants en face acceptent, on a tout gagné. Encore une fois, le but n'est pas non plus d'en faire quelque chose de très rigide. Le meilleur apprentissage, c'est tout simplement le jeu réel et puis la confrontation avec des enfants de la vraie vie qui jouent à des jeux dans la vraie vie. Si on voit que l'enfant a besoin d'un petit coup de pouce, ces petits jeux de rôle de grâce et courtoisie peuvent vraiment aider à débloquer la situation. En ce qui concerne les enfants d'âge plutôt primaire, 6-12 ans, là, la difficulté souvent, c'est de rentrer dans un groupe, qui n'est d'ailleurs pas forcément en train de jouer, puisque les enfants ont commencé à constituer des groupes. C'est l'âge où on a ce type de socialisation. Donc, on peut apprendre à notre enfant à observer que fait ce groupe, qu'est-ce qu'ils sont en train de faire.
UNKNOWNEt puis,
SPEAKER_00S'appuyer sur ce qu'ils sont en train de faire pour poser peut-être une question. Ah, à quoi vous jouez
UNKNOWN?
SPEAKER_00C'est quoi la règle
UNKNOWN?
SPEAKER_00Je ne connais pas ce jeu. Et de proposer petit à petit de participer. Est-ce que je peux jouer avec vous
UNKNOWN?
SPEAKER_00Est-ce que je peux faire partie de ton équipe
UNKNOWN?
SPEAKER_00Qu'est-ce que je peux faire pour jouer avec vous
UNKNOWN?
SPEAKER_00C'est encore mieux si l'enfant peut apporter quelque chose au jeu. Par exemple, on m'a appris une règle en plus pour ce jeu. Je vous la partage
UNKNOWN?
SPEAKER_00Je vous la dis
UNKNOWN?
SPEAKER_00Ou j'ai une autre idée aussi. pour construire ce château
UNKNOWN?
SPEAKER_00Qu'est-ce que vous diriez de faire ça
UNKNOWN?
SPEAKER_00Alors, le but, ce n'est pas de venir envahir le jeu et imposer ses règles. C'est quelque chose d'assez délicat. à faire de façon équilibrée, mais ça peut être justement quand même d'apporter quelque chose pour montrer qu'on a quelque chose à apporter, qu'on est quelqu'un d'intéressant pour le jeu. Et puis souvent c'est un peu difficile d'intégrer un grand groupe constitué, donc le mieux c'est de choisir un enfant à qui on va s'adresser, qui va servir un peu de porte d'entrée dans le groupe plus global. Et de demander à cet enfant en particulier, tiens, est-ce que je peux jouer avec toi
UNKNOWN?
SPEAKER_00Est-ce que je peux jouer avec vous
UNKNOWN?
SPEAKER_00Ou même, est-ce que je peux jouer avec vous
UNKNOWN?
SPEAKER_00Mais en s'adressant à un enfant. Et souvent on arrive à repérer un enfant qui serait peut-être plus ouvert, qui est peut-être plus tourné encore vers l'extérieur et qui peut servir de sas d'entrée dans un groupe plus important. Ensuite, un petit code dans le langage qu'on peut apprendre à nos enfants, c'est comment mener une conversation. Alors souvent, on apprend aux enfants à poser des questions. C'est très bien, mais parfois les questions donnent des conversations assez déséquilibrées. Un enfant pose une question, par exemple, est-ce que tu fais du judo
UNKNOWN?
SPEAKER_00Parce qu'on voit que l'enfant est en kimono, par exemple. Sauf que l'enfant d'en face, qui est en kimono, va peut-être juste répondre oui. Et là, on est bien embêté parce qu'on n'a pas eu de répondant, on n'a pas eu oui, j'en fais tous les mardis, oui, j'en fais au dojo qui est là-bas. Oui, et mon prof, il est super sympa. Bref, on n'a pas de quoi rebondir là. On a juste un oui. Donc, il faut apprendre à notre enfant comment rebondir. Moi, je fais du karaté, par exemple, ou moi, je fais du foot. Tu en fais depuis longtemps
UNKNOWN?
SPEAKER_00Et puis, on commence à rentrer dans la conversation. Qu'est-ce que tu aimes dans le judo
UNKNOWN?
SPEAKER_00Moi, j'aime ceci, j'aime cela, etc. Donc, l'idée n'est pas d'apprendre des phrases un peu artificielles pour mener une conversation avec un déroulé bien établi. Ce n'est pas du tout l'idée. Mais c'est d'avoir quelques principes de base dans une conversation. On peut commencer par poser une question, faire un parallèle avec sa propre expérience, et puis rebondir sur l'expérience de l'autre pour montrer qu'on s'intéresse et qu'on aimerait en savoir plus. Voilà un peu les deux grandes pistes pour les enfants de 3 à 6 ans, d'âge en gros maternel, pardon, de 6 à 12 ans, d'âge en gros primaire, excusez-moi, avec la façon de rentrer dans un jeu et aussi la façon de rentrer en conversation avec un enfant, ce qui en général n'a pas tellement lieu entre 3 et 6 ans où on est vraiment purement dans le jeu. Et puis on arrive aux ados. Alors, chez les ados, je vais commencer par l'âge du collège, parce qu'il y a quand même des différences entre l'âge des collégiens et l'âge des lycéens. Au collège, les codes sont déjà un petit peu plus complexes. Chez les adolescents, il y a des groupes qui ont des habitudes, qui ont des références, des private jokes, comme on dit, qui ont des conversations habituelles, qui ont des codes implicites, etc. Donc, ça peut être compliqué de rentrer dans ces groupes. Souvent, la meilleure façon, c'est de commencer par un centre d'intérêt commun. On peut peut-être repérer quel est le centre d'intérêt du petit groupe auquel j'aimerais m'intégrer. Est-ce que je sais qu'il y en a qui font beaucoup de sport
UNKNOWN?
SPEAKER_00Est-ce qu'ils s'intéressent aux jeux vidéo
UNKNOWN?
SPEAKER_00Est-ce qu'ils s'intéressent à la musique, à des séries, à des mangas
UNKNOWN?
SPEAKER_00Tout ça, ce sont des centres d'intérêt assez communs chez les ados. Peut-être à des livres
UNKNOWN?
SPEAKER_00Peut-être que je peux rentrer par l'humour. Ils ont l'air de faire des blagues. Peut-être qu'ils partagent une activité extrascolaire, qu'ils font tous de l'escalade ou du modern jazz ou des choses comme ça ensemble. Et moi aussi, j'aimerais en faire. C'est une façon de m'intégrer au groupe. Donc, de repérer ces centres d'intérêt, puis de commencer par des petites interactions très simples. Par exemple, si on a repéré que le groupe était fan de foot, « Ah, est-ce que t'as regardé le match d'hier
UNKNOWN?
SPEAKER_00Comment t'as trouvé ça
UNKNOWN?
SPEAKER_00Moi, j'ai bien aimé quand machin a fait ceci. » Je ne suis pas fan de foot du tout, donc je serais bien incapable de vous donner un exemple précis, mais vous avez compris l'idée. Ou alors, si on voit quelqu'un qui lit, « Ah tiens, qu'est-ce que tu lis
UNKNOWN?
SPEAKER_00Ah, mais il est sorti tout récemment, celui-là. » je ne connaissais pas du tout cette série, qu'est-ce que tu en penses, est-ce que tu aimes bien, etc. Ou alors, même si ça peut paraître un peu rébarbatif parfois, pour ceux à qui on s'adresse, ça peut être de démarrer par des questions autour de ce qu'on partage au collège. Par exemple, est-ce que tu as compris le devoir de maths
UNKNOWN?
SPEAKER_00Moi, je ne suis pas trop sûre de ce qu'il faut faire. Tiens, tu as choisi quoi, toi, comme sujet d'exposé en histoire-géo
UNKNOWN?
SPEAKER_00Ça peut être une façon de démarrer, mais disons qu'à l'adolescence, il faut un peu éviter de rester uniquement sur le sujet des profs et des devoirs parce qu'en général, ça peut être un peu rébarbatif pour les adolescents. Ce n'est pas forcément ce qui attire le plus les autres à soi. Ça va être très important aussi de réellement s'intéresser aux autres. C'est déjà le cas chez les 6-12 ans en primaire, mais là encore plus. C'est-à-dire qu'un adolescent a besoin de voir qu'on s'intéresse à lui et que la personne en face de soi n'est pas seulement en train de parler d'elle et qu'il y a quelque chose de réciproque. Une autre façon de rentrer en communication, ça peut être de proposer une activité concrète. Ça vous dit de faire un foot
UNKNOWN?
SPEAKER_00Ça te dit de faire une partie d'échec
UNKNOWN?
SPEAKER_00Ça te dit qu'on fasse tel exposé ensemble
UNKNOWN?
SPEAKER_00Ça, c'est une très bonne façon aussi de rentrer en lien avec quelqu'un et autour des conversations scolaires, autour de l'exposé, de créer un lien plus personnel. Ah, est-ce que vous voulez jouer en ligne ce soir
UNKNOWN?
SPEAKER_00On peut peut-être se retrouver chez moi ou chez toi. Est-ce que ça vous dit de venir chez moi samedi et puis on va faire du vélo
UNKNOWN? Enfin, voilà.
SPEAKER_00Ça peut être des petites touches, comme ça. Et on n'a pas... Disons que les relations vont mettre plus de temps à se construire. Autant deux enfants de 4 ans peuvent devenir meilleurs amis après avoir passé une après-midi à jouer dans le bac à sable ou au parc, autant au collège... les amitiés peuvent prendre un peu plus de temps et se construire petit à petit. Alors tout ce que j'ai dit là va rester valable au lycée, sauf que souvent au lycée, on développe des amitiés peut-être un peu plus profondes, un peu plus individuelles aussi, et que parfois on arrive à conserver toute sa vie. Je sais que mon mari est toujours ami avec tout un groupe qui s'est formé autour du lycée et qui ont continué à se voir, à rester en lien des années des années après qui se sont retrouvés à leur mariage à des vacances partagées etc donc Le lycée est vraiment un âge où c'est important de construire des amitiés aussi individuelles et de se demander avec qui j'ai envie de construire une relation individuelle. On peut commencer par repérer des personnes avec lesquelles on partage quelque chose. Ça peut être un centre d'intérêt pour un sport, un art, pour la mode, pour un type de lecture, peu importe. Avec qui est-ce que je partage quelque chose
UNKNOWN?
SPEAKER_00Et accepter que la relation se construise progressivement à travers ces centres d'intérêt partagés, à travers du temps passé ensemble, un peu plus comme des adultes. Déjà chez les lycéens, on observe des relations qui sont plus proches socialement des adultes. On peut commencer à s'inviter aussi, proposer des moments en dehors du contexte scolaire. Et... C'est très important, nous, en tant que parents, je dirais, d'encourager ces moments de sociabilité en dehors du lycée, en dehors aussi de la maison. Par exemple, en fin d'année scolaire, l'année dernière, mon fils a demandé s'il pouvait aller prendre un burger avec ses copains pour fêter la fin de l'année. Très bien, formidable. Aucun souci à ça. C'est typiquement le mode de sociabilité des adolescents. Ils aiment peut-être se retrouver aussi pour faire des jeux vidéo, ils aiment se retrouver pour faire du sport. C'est C'est parfait, voilà. Et c'est important qu'il y ait des moments en dehors du contexte scolaire pour renforcer la relation. Et parfois, on a l'impression que les jeunes sont juste côte à côte, surtout avec les téléphones. C'est un peu un drame des relations, surtout à l'adolescence, les smartphones. C'est intéressant d'observer si l'usage des smartphones reste en partie collectif. C'est-à-dire, est-ce qu'on montre une vidéo à quelqu'un
UNKNOWN?
SPEAKER_00Est-ce qu'on est en train... Par exemple, on peut très bien faire une partie d'échec en simultané avec quelqu'un. Donc, être chacun sur son téléphone, mais en fait, être en train de jouer ensemble aux échecs. On peut très bien écouter ensemble ou regarder ensemble une vidéo musicale. Tout ça, ça reste quelque chose de social. On n'est pas en train de s'isoler avec le téléphone. Donc, faire attention quand même à cet usage du smartphone et vérifier que c'est ça favorise la sociabilité et que ça ne l'empêche pas. Petit à petit, on peut encourager notre enfant, notre lycéen, à avoir des conversations plus personnelles aussi, à oser se confier parce que quand on ouvre son cœur, quand on se confie à quelqu'un, naturellement, on crée chez l'autre une bonne volonté et un lien qui est plus fort. Ça, c'est quelque chose de prouvé en psychologie. Donc, se dévoiler un petit peu, ça permet à l'autre de se rapprocher de nous. Et donc, on va s'intéresser réellement à l'avis de l'autre en dévoiler un peu plus de soi-même montrer un peu plus sa personnalité chercher à être sincère honnête même si c'est pas forcément évident et ça veut dire aussi qu'on va pas forcément chercher à intégrer le groupe populaire mais le groupe qui nous ressemble le plus voilà les interactions ça peut être quelque chose comme j'ai bien aimé notre conversation d'aujourd'hui est-ce que ça te dit qu'on mange ensemble demain au self ou alors ah tu m'as parlé de ce groupe de musique bah j'ai écouté hier soir, j'ai trouvé ça génial, ça m'a fait penser à tel autre groupe, est-ce que tu connais
UNKNOWN?
SPEAKER_00Voilà, ce genre d'interaction, très simple. Et il faut bien avoir en tête que la mémoire des petites choses que l'autre nous a racontées, ça peut devenir... un très puissant lien, un outil de lien entre des jeunes et des enfants. Là, on parle plus de jeunes comme on parle de lycéens. Alors, tout ce que je vous ai dit est commun à peu près à tous les enfants. Mais je voudrais quand même... Apporter des précisions si vous avez un enfant neuroatypique. Un enfant neuroatypique, ça peut être un enfant qui a un haut potentiel intellectuel, un enfant qui présente un trouble du spectre autistique, un enfant qui peut avoir des troubles dys... Bon... En tout cas, et plus particulièrement, je dirais un enfant avec un trouble du spectre autistique ou au potentiel intellectuel, qui ont souvent des difficultés relationnelles. Alors, la première chose, j'aimerais inviter à un renversement des tendances. C'est-à-dire qu'on a tendance à considérer que c'est à un enfant autiste ou c'est à un enfant HPI de s'adapter à la majorité. Et ça paraît, en soi... assez cohérent en disant « c'est à la minorité de s'adapter à la majorité ». Sauf que, et je vais revenir en particulier sur les enfants présentant un trouble du spectre autistique, pour ces enfants, s'adapter demande un effort phénoménal. Alors que s'adapter demande très peu d'effort à des enfants neurotypiques. Donc, dans cette dynamique-là, même s'ils représentent la majorité, est-ce que ça ne serait pas plutôt aux enfants neurotypiques de s'adapter aux enfants neuroatypiques
UNKNOWN?
SPEAKER_00Plutôt que d'imposer à ces derniers de faire des efforts phénoménaux pour se conformer à des règles sociales qui ne leur sont pas du tout naturelles, qui les épuisent mentalement et physiquement, et qui rendent difficile l'établissement de relations sociales avec des enfants neurotypiques. Donc je vous invite à garder ça en tête, et si vos enfants sont neurotypiques, justement, à les encourager à leur parler de ce qu'est l'OTI leur parler de ce qu'est le haut potentiel intellectuel et de ce qu'on peut retrouver comme comportements qui peuvent paraître un peu étranges, de leur parler de la grande diversité qu'il y a chez les enfants et à être peut-être plus ouvert d'esprit. Maintenant, pour un enfant autiste en particulier, il est très clair que beaucoup de règles sociales qui sont implicites pour la plupart des gens ne seront pas évidentes pour lui, voire vont lui paraître stupides. Donc, c'est important de rendre explicite ce qui va être implicite pour les autres. On peut faire donc tout un tas de jeux de rôle, tous les jeux de grâce et courtoisie Montessori s'y prête très bien. Par exemple, pour apprendre qu'un groupe est disponible ou que dans un groupe, quelqu'un est ouvert sur l'extérieur et est disponible pour qu'on rende entre dans le groupe. Comment on peut entrer dans une conversation sans sortir ses gros sabots
UNKNOWN?
SPEAKER_00Comment est-ce qu'on peut demander à participer à un jeu, une activité
UNKNOWN?
SPEAKER_00Comment savoir si l'autre est intéressé par ce qu'on raconte
UNKNOWN?
SPEAKER_00Surtout avec des enfants qui ont un trouble du spectre autistique et qui ont tendance à beaucoup parler de leurs intérêts spécifiques. Comment repérer que l'autre commence à perdre de l'intérêt et à ce moment-là renvoyer la balle vers l'autre pour qu'il parle lui de ce qui l'intéresse
UNKNOWN?
SPEAKER_00Comment manifester son intérêt envers ce que raconte l'autre
UNKNOWN?
SPEAKER_00Surtout quand on est un un trouble du spectre autistique et qu'on a du mal à soutenir le regard, par exemple, parce que le contact visuel est un élément très fort qui marque son intérêt. Comment changer de sujet si on a envie d'aborder un nouveau sujet qui nous intéresse davantage
UNKNOWN?
SPEAKER_00Comment interpréter le refus de l'autre si l'autre ne veut pas faire un jeu ou ne veut pas parler de quelque chose
UNKNOWN?
SPEAKER_00Peut-être qu'il n'a pas envie d'avoir une relation avec nous, ou peut-être simplement que le sujet ne l'intéresse pas. Donc, essayez de décrypter un peu les comportements de l'autre. Comment proposer une activité de façon naturelle, spontanée
UNKNOWN?
SPEAKER_00Comment entretenir une relation privilégiée avec quelqu'un et développer ainsi une amitié
UNKNOWN?
SPEAKER_00Tout ça, ce sont des stratégies qu'un enfant neuroatypique peut apprendre. Mais encore une fois, souvent... On peut aussi apprendre aux enfants neurotypiques et aux adultes qui entourent comment interagir avec un enfant qui a un trouble du spectre autistique ou un trouble du neurodéveloppement. Par exemple, si on a un enfant autiste qui ne sait pas entrer dans un jeu de foot, il voudrait faire une partie avec d'autres enfants de son âge qui ont l'air sympas. Alors on peut, nous, lui apprendre une stratégie. On peut l'entraîner, faire un petit jeu de rôle pour qu'il l'apprenne à rentrer dans le jeu et dire « Coucou, est-ce que je peux jouer avec vous
UNKNOWN? »
SPEAKER_00en regardant dans les yeux, etc. Mais ça va lui demander de gros efforts. On peut aussi apprendre aux autres enfants à regarder autour de vous. Vous voyez, il y a quelqu'un là qui vous regarde attentivement. Peut-être que cet enfant a envie de jouer avec vous. Et si vous alliez l'intégrer
UNKNOWN?
SPEAKER_00Vous voyez, les stratégies sociales, elles fonctionnent dans les deux sens. On peut les apprendre dans les deux sens. Comment rentrer dans un groupe, mais aussi quand on est dans un groupe, comment intégrer des enfants qui sont autour. Et ça, c'est quand même beaucoup plus inclusif. Et c'est quelque chose qui devrait vraiment être développer, je trouve, dans les écoles, en particulier les écoles hors contrat, qui souvent cherchent à avoir de belles relations sociales entre les enfants. C'est le cas aussi dans plein d'autres environnements, mais ce sont des petites écoles et des petits effectifs. Donc, c'est une belle façon d'inclure tout le monde. Et puis, souvent, dans les écoles hors contrat, on a beaucoup d'enfants avec des profils très particuliers, dont des enfants avec des troubles du spectre autistique ou autre. Alors, pour les plus grands, on peut vraiment développer toute une boîte à outils sociale, pour les enfants neuro- typiques, et leur apprendre de façon explicite comment on rentre dans un groupe, comment on manifeste son intérêt dans une conversation ou pour un jeu, comment on propose une activité qui nous, nous plaît, comment est-ce qu'on peut créer une occasion de se revoir, tiens, est-ce que tu veux qu'on refasse ça ensemble demain, comment est-ce qu'on réagit quand l'autre refuse en disant, ok, pas de problème. Donc tout ça, on peut le faire sous forme de jeu de rôle, de façon explicite, et il y a d'ailleurs des programmes vraiment très structurés qui ont été créés pour des adolescents autistes. Alors, c'est compliqué de savoir le résultat de ces interventions, mais c'est plutôt très encourageant, donc ça mérite d'être exploré. Et puis, je voudrais terminer sur la question de l'intervention de l'adulte. Quand, nous, adultes, devons-nous intervenir
UNKNOWN?
SPEAKER_00Et je voudrais vous inviter à imaginer un système de feu vert, feu orange et feu rouge.
UNKNOWNEuh...
SPEAKER_00Le feu est vert. On peut croiser que le feu est vert si notre enfant peut jouer seul, mais qu'il semble heureux. Pas besoin d'intervenir. Peut-être qu'il a peu d'amis, mais ses relations sont satisfaisantes. Il peut avoir des relations fluctuantes, ça n'est pas gênant. Peut-être qu'il préfère avoir un ou deux amis, mais il a un ou deux amis. Tout ça, ce sont des feux verts. On n'a pas besoin d'intervenir.
UNKNOWNEuh...
SPEAKER_00Pas besoin d'intervenir non plus, notre enfant ne se fait pas d'amis forcément là tout de suite, dès la rentrée. Il a du temps, ce n'est pas grave, ce n'est pas un motif d'intervention. Donc on peut simplement observer si notre enfant a l'air bien. Là, feu vert. Feu orange, peut-être que ça nécessite une intervention, si notre enfant aimerait avoir des amis, mais que on voit qu'il ne sait pas trop comment s'y prendre. Il reste à l'écart d'un groupe, un peu en périphérie, sans oser rentrer, intervenir, parler à quelqu'un. Donc là, ça mérite de s'interroger. Peut-être qu'on pourrait enseigner des stratégies. Peut-être qu'il ne comprend pas pourquoi les autres ne répondent jamais à ses propositions. Peut-être qu'il y a quelque chose qui est maladroit dans sa façon de le faire. Encore une fois, petit jeu de rôle. Peut-être qu'il se fait régulièrement exclure, ou qu'il il revient un peu triste et frustré. Donc là, on peut peut-être organiser des occasions de rencontre avec des enfants dont on sait qu'ils sont ouverts, sympathiques. Ou peut-être qu'on sent une difficulté, qu'on le sent revenir vraiment triste de l'école et que là, on peut aller parler avec l'enseignant pour lui demander d'observer un peu ce qui se passe dans la cour de récré et lui demander un peu plus d'informations. En tout cas là, on peut enseigner des stratégies de façon explicite, ce sera toujours intéressant pour notre enfant. Et puis vraiment là, le feu rouge, là où il faut absolument intervenir, c'est si on observe du harcèlement. Un rejet systématique, là il faut vraiment travailler là-dessus, avec l'enfant mais aussi peut-être avec l'enseignant si c'est à l'école, avec le moniteur de sport si c'est dans un club de sport, etc. Si il y a un rejet systématique, il faut vraiment aller chercher pourquoi, donner des stratégies et aussi en parler avec les responsables du groupe si c'est à l'extérieur. Si on est témoin ou on entend parler d'humiliation, de menaces, d'un isolement systématique organisé par un groupe, là il faut absolument intervenir aussi. Si on a un enfant qui clairement est en souffrance, par exemple qui ne veut plus aller à l'école, là il ne faut absolument pas laisser la situation se dégrader davantage. Si on voit qu'il perd beaucoup en estime de lui, en revenant surtout de l'école, en revenant d'un groupe, ça n'est pas normal. Un bon groupe, un groupe sain vient au contraire renforcer notre estime de nous. Donc là il y a quelque chose à aller fouiller. Ou si on observe des relations très déséquilibrées, quelqu'un qui exploite notre enfant, qui lui demande de faire ses devoirs, par exemple, ou autre, là, il y a quelque chose de malsain. Donc là, la question n'est plus d'apprendre à notre enfant à se faire des amis, mais vraiment de faire cesser une situation qui est en train de lui faire du mal. Là, il faut vraiment intervenir, et c'est le rôle de l'adulte d'intervenir. Concernant le harcèlement, je reviendrai dessus à l'automne, mais il y a des outils spécifiques qui existent aussi pour donner du pouvoir à l'enfant, mais il faut absolument que les adultes transmettent ces outils. Donc, grosso modo, la première étape, c'est d'aménager l'environnement, si l'on veut, de donner aux enfants des occasions de se rencontrer avec du temps, du jeu libre, des activités partagées en petits groupes, des occasions d'inviter des amis à la maison, etc. Ensuite, si on observe que ça ne suffit pas, on peut proposer des outils, des stratégies, faire des petites leçons de grâce et courtoisie, des jeux de rôle, donner des stratégies et laisser l'enfant les appliquer. Et puis, le dernier niveau, et là il faut faire très attention, c'est vraiment de protéger l'enfant quand il y a un véritable problème. Alors attention mon enfant a du mal à se faire des amis, ce n'est pas forcément un gros problème à résoudre. Là, on peut rester au niveau de l'environnement et des outils. En revanche, s'il y a une vraie souffrance de l'enfant, l'adulte doit absolument intervenir. J'ajouterais aussi que notre rôle, encore une fois, n'est pas de choisir les amis de nos enfants. On ne sera peut-être pas d'accord ou déçu du choix d'amis de nos enfants. On ne peut pas non plus leur apprendre à être aimé. On peut simplement ensuite susciter des occasions et leur donner des outils pour sociabiliser. Et puis, on peut aussi, évidemment, leur apporter la sécurité affective dans nos relations avec eux pour construire des relations avec d'autres. Voilà, j'espère vous avoir donné quelques éléments pour identifier quand et comment on peut intervenir pour aider son enfant à se faire des amis, en particulier en cette période de rentrée. Rentrée scolaire, évidemment, mais ça va aussi être la rentrée de toutes les activités extrascolaires. On va passer probablement plus de temps au parc, à la sortie d'école aussi, avec les plus jeunes. Les adolescents vont davantage se retrouver. Il y en a peut-être qui étaient en vacances, peut-être qui étaient en garde alternée chez l'un, chez l'autre. Bref, la rentrée est une magnifique occasion de renforcer des amitiés existantes et d'en créer de nouvelles. Et j'espère là vous avoir donné tous les outils pour aider votre enfant à le faire. C'est tout pour aujourd'hui. Je vous souhaite une excellente semaine. A très bientôt.
UNKNOWNVotre petite souris 7. Anne-Laure.