World War COVID Guerre mondiale: From WeaponWorld to PeaceWorld; Learner, begin... De la terre en armes au monde paisible ; Apprenti, débute

Je veillerai tantôt dans le noir

mark Season 28 Episode 8

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Poème  sur onze septembre 2001

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LEARNER full text (2024)

PeaceWorld or death

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APPRENTI texte integral (2024)

Le monde paisible ou la mort



 COVID GUERRE MONDIALE

Poèmes des miens et des leurs  

Je dédie ce poème à Robert Fisk, auteur de La guerre pour la civilisation, Lamenter la nation, et La voie du guerrier. Humaniste passionné, lanceur d'alertes et journaliste expert, l'un des Derniers des Justes. Il sonne le ton rare de bon sens dans le désert médiatique de mensonges, de gaspillages et de terreur. Il dénonce l'hypocrisie de la terre en armes et le fanatisme de ses collaborateurs dans leur guerre pérenne d’indulgence aux entreprises commerciales.  

Je veillerai tantôt dans le noir 


Un autre Boeing s’affale vers sa demeure, 

D’un pas de soulard, face a la tempête 

Ses yeux en ambre pâlissent cette Gange de nuit, 

Son cri de tigre éclate ma rêverie.    


Comment ces oies grasses ont-elles pût darder des repères anodins ?

Les jeter dans nos bras comme des copains mourants,  

Saignant flammes, fumerolles et cendres, 

Pleurant des corps humains en larmes trop bien pesantes.  


Monstres, victimes et héros de même :   

Sans biais, les décombres les ont tous ensevelis. 

L’on dût creuser une pyramide en gradins au négatif 

Afin de les dégager, les emporter tendrement 

Jurant revanche sacrée.  


A bout de souffle de volontariat forcé pour dégager les morts :

Apparentés de sang, d’amitié, comme secouristes péris, 

Ou comme simple chair innocente de victimes inconnues.  


La cendre de ces décombres, 

Mixte de je ne sais quoi ; 

Ces porteurs costauds au torse trapu, 

Cette poussière infernale les a bouffés, pour 

Trop tôt rejoindre les fantômes qu’ils ont assoupis au repos. 

 

Les riches on érigé un beau monument pour se célébrer

Et ont arraché les tristes poutres blanches emblématiques

Fanions déchirés par-dessus une bataille perdue

Et balayé toute preuve de la scène du crime.

 

 Ces âpres aubes de l’arrière-saison nous remettront-elles au chaud :

Ravivés du grand gèle d’hiver, comme prédit ? 

Et les douces brises de mai soulageront-elles des tempes enfiévrées 

Cinq fois par jour, comme aux dévotions ?  


Pour que tous puissent se tenir droit, 

Surtout les enfants, la tête haute, 

Le petit sourire aux lèvres, peut-être, 

Les yeux luisants et le cœur épanoui ?  


Je veillerai tantôt dans le noir 

Et ferai sagement mon lit, 

Ainsi qu’un agent plongé dans la nuit 

Replierait son parachute de nuit 

En attente vigilante d'ombres amies.  


EN ANGLAIS  

..  

COMMENTAIRE ? markmulligan@comcast.net