World War COVID Guerre mondiale: From WeaponWorld to PeaceWorld; Learner, begin... De la terre en armes au monde paisible ; Apprenti, débute

Atlantide globale : Non seulement une ville annelée, les continents annelés de villes noyées

learnermarkv Season 28 Episode 258

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All or nothing, PeaceWorld or death

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APPRENTI texte integral (2024) et chapitres

Tout ou rien, Le monde paisible ou la mort



COVID GUERRE MONDIALE
Poèmes des miens et des leurs 

Atlantide globale 

Je rôde ce monde insensible,
Evoquant les aurores revenants de glaciers intérieurs
Et la fonte de glace spectrale de tsunamis continentaux 
Qui culminent des kilomètres dans les cieux. 

J’erre à travers le talus poussièreux d’Atlantide.
Vieille terre de miel et de lait,
Sa stratosphère un brouillard lacté de glace,
Ses mers chauffées au sang par des Gulf Stream endurants 
Et de tels roulants plus extensifs. 

 Lève tes yeux au ciel le soir, noirci par nos lumières
Quelques étoiles sur leur trajet, qu’un peu difformes.
Le ciel rayonnait alors de prismes et d’aurores glacés :
Des vidéos numériques plutôt que nos analogues en noir de lampe. 

La lune et le soleil furent plus beaux alors,
D'incandescence kaléidoscopique parfois jumelée en miroir.
Au-delà de l’horizon de nuit. le ciel cristallin luit,
Tassé dans de nombreux jet streams,

 Des spectacles au laser projetés sur la Lune,  agréables à la vue
Le tout imprégné des coloris complémentaires du Sol.
Jamais pareil pour bien longtemps,
Brillance momentanée ou scintillement pour toute l’année. 

 La fragrance d’iode de l’air résonnait comme du bon cristal.
Frais, brumeux et calme ; aux brises de sècheresse tonique.
Le chaud soutenue sur ces rives : 
Sous-tropicale le jour, rafraîchissante de nuit. 

 Les oiseaux s’attroupent sur rives et forêts vierges, 
Ils emplissent l'air de leur chant
En résonance avec l’écume argentée des bancs de poissons
Et le jade d'arbres à perte de vu. 

,,,

Mais attends ! Ça va mal !
Les oiseaux sautent au ciel ; les chiens hurlent.
La terre, longtemps figée sous des massifs de glace,
Gémit, frémit et fléchit.              

Une dizaine de Laques Supérieures tonnent en bas,
En torrents garnis d'icebergs. 
Des lacs frigides profonds de kilomètre, 
Et des centaines quarrés d'étendu, 
Congelés aux cimes continentales,
L’une de dizaines de telles, centaines peut-être.  

Quand ce barrage de glace se dégèle et croule,
De grande ou de petite envergure selon sa fréquence,
Une falaise d'eau se dévale vers la mer.
Elle inonde les passes alpines interposées,
Se rue en bas de partages et de vallées,

Comme une bonne cavalerie trotte son parcours rugueux,
Puis charge, cette fois dans l'océan.  

Tous les quelques milliers d’années, plus ou moins,
De la glace fondue roule des grandes hauteurs
Au talus continental et au large dans la mer.  

Parcours une carte pour de hauts massifs
Laisse une larme rouler de leur cœur.
Hausse la mer, petit à petit, entre des âges glacières
Trace des lignes sur ces continents 
Le long d’épines dorsales et lignes de partage. 
Ces intersections peuvent lâcher des larmes de glace.  

 A partir de ces cimes centrales,
Assez d’eau glacée pour rafraîchir l’océan.
Et noyer des plateaux marins à sec depuis longtemps
En vagues supplétives jusqu’à notre niveau de mer.
Des hausses de mètres ? Des centaines ? Cela importe ? 

Du haut d'affluents puissants,
Hurlant en bas des vallées, récurant la plaine,
Dépassant les cols comme des bosses anti-vitesse, 
Ce mur d’eau s’étale vers la droite et la gauche,
Vomit de son déversoir des jours de suite. 

 Une dizaine de barrages Assouan éclatent à la fois.
L'orage pyroclastique les couronne
Barattant icebergs, arbres massifs et roches grondantes,
Des coulés de lave, des arcs de foudre et le tonnerre de fin du monde. 
Son onde de choc fauche la forêt sur son trajet.
Rien ne s’échappe de son flot central. 

La masse bétonnière  de lahar pèse tant, elle salve des volcans sur son chemin,
Elle déboucle la terre, secoue d'un coup sec les lignes de faille. 
Le tectonisme global se ranime de sa somme congelée,
La terre rock and roll, elle sonne comme tubular bells, 
La lave rampe, la roche incandescente se racle au mégatonne.   

Une larme de glace roule vers l'océan.
Cela importe d’où ?
En touchant la côte, elle s’étend à droite et à gauche, 
Puis peigne la rive d’en face.  

Parfois, un continent mijote tout seul, (comme en Afrique ?)
D'un seul coup, il déverse sa glace rare. 
D'autres déversent les leurs au hasard : 
Chaque larme versée à une certaine fréquence solaire ? 

Ces flots se déplient sur des glaciers en aval
Qui absorbent leurs entailles et regelent ensuite.
Ces glaciers, en repli ou en avance successifs,
Ne laissent aucune trace de la catastrophe.  

La mer emplie, l’ancienne histoire finit et la nôtre s'entame.
Tant d'eau de glace déversée en mer tropique :
De quoi briser le climat planétaire. 
Quarante jours de pluie ? Non une fois, mais beaucoup plus souvent
Non pas en une seule région mais sur maints littoraux.  

Quand  les terres basses sont mises à sec,
Puisque d’épais glaciers essorent l’eau des nues
Et la gele entre ses seins rocheux
Quelles villes les ornaient ? 
Raffinées, cosmopolites, écosensibles, 
Des meilleurs amants de liberté et d’égalité que nous ?  

Quelles histoires partagées, avant d’être récurées à rien
Et leurs habitudes, oubliés ?
De quoi chantaient-ils avec passion ?
De ce qui suit ou de meilleurs ?  

Leurs villages bien rangés, leurs villes de balise : 
Ports d’origine d’une civilisation nautique et globale. 
Doués d’artisanat, d’art  et de commerce subtile,
Bien plus de rires enfantins que de pleurs parentaux.  

Des villes-perle enfilées sur de grandes fleuves argentées,
Détenant des paroisses aux métiers baroques et fruits saisonniers,
Enchâssées sur des deltas non encore mappés
Du Ganges/Mékong ? Du Mississippi/Orénoque ?  De la Seine/Tamise/Rhin ?
Et des affluents moindres mais non moins nobles.   

Les continents se tenait proches jadis,
Au bord de mers de quasi-traverse à pied,
Telle fut l’abondance des poissons.
Des récifs de barrière brodent chaque rive accueillante
De fruits de mer incandescents.
D'hectares d’algues savoureuses et douces. 

 La mer tranquille en bonne saison
Aux mini moussons faciles à naviguer.
Des îles sur nos bas profonds, des montagnes sur nos îles.
On s’y abrite de tempêtes plus dramatiques que périlleuses,
Leurs marées et vents de douceur relative.  

Nos littoraux et champs alluviaux inférieurs aux leurs.
Du terroir bas, pour la plupart grossi de fertilité 
Exposant parfois une faite pittoresque. 
Beaucoup de ports souriants 
Endossés de sol noir qui supplique labourage.  

Biodiversité de prodigalité amazonienne.
Bien plus de biomasse que la nôtre ?
Des grandes forêts d'arbres exquis :
Du teck par hectare, du bois de rose au kilomètre carré.
Des écologies entières dont nous ne sachons rien,
Noyées, ensevelies et oubliées :
 Une terre inédite, comparée à celle-ci  

Scellés pour ballast : fruits, noix et baies à l’amphore ;
Des liqueurs incroyables,  
De l’affût au-delà des rêves du chasseur,
 Du terrain sauvage à la plupart des débarcadères.
De bonnes sitse Feng Chui choisies pour une nouvelle ville. 

 Sur des fleuves aussi nobles que le Nil, 
Jamais vu par l'homme auparavant, 
Jusqu'aux rapides en cascade de cols de froid poudreux.
Une nouvelle ville posée au pied des rapides,
Sa ville-sœur de balise à la bouche riveraine.  

 Entourée de flottilles de pêche aux coloris vifs,
A une journée à voile le long de littoraux vides.
Centres autarciques d'artisanat et d'apprentissage,
Fiers de leur partage de culture paisible globale.  

Des barques nouveau-venus et leurs équipages bienvenus.
Le maire déclare la fête en partage d'actualités mondiales, 
Et commerce de rares épices, parfums et œuvres-maitre.

Leur sagesse récitée en poésie sacrée : 
Drames, histoires, mythes et légendes vieux et inédits. 
L’écriture bornée à la comptabilité, aux inventaires, aux calendriers et tels ?
Les mauvaises histoires oubliées.

 Tout ça en paix et abondance relatives, 
Vénérant la déesse de la générosité et du désastre. 
Peut-être mieux peuplé que nos milliards,
De la sagesse d’âge d'or, qui aurait dû nous appartenir.

Cette sagesse enfouie au fond de nos boyaux et âmes.
Admettons au moins ça.
Cette sagesse que nous avons laissée tomber,
Noyée pour autant que cette vie antérieure. 

Imagine ces citoyens sortant pour une soirée de fête, 
Dans l’humble opulence de leur sécurité,
 Leurs portes déverrouillées comme d’habitude, 
Au prochain crépuscule parfait, quand l’horreur débute.  

 Alerte ! Surgit le raz de marée d’un kilomètre de haut !
Non pas de la mer, mais de l'intérieur !
Elle nivèle l’aspérité des crêtes à l’horizon,
Trop énorme pour admettre,
Personne ne le saisit entièrement.  

Oubli les villes en amont ; celles de balise inondées.
L’océan monte des mètres pour bonne mesure. 
Seulement quelques survivants griffent leur chemin aux collines.
Les marécages sont submergés, puis les plaines.
Les îles de balise se rendent en bas-fonds. 

Repli tes villes dans les collines, puis en amont.
Evacue les villes de balise  aux cols,
Abandonne des champs et prés précieux. 
La frange forestière périt dans l’empreinte du sel. 

 Imagine qu’ils aient compris leur destin,
Que des explorateurs fouillèrent des glaciers an amont,
Surveillèrent leur étendu, firent leurs calculs et se tirèrent la barbe,
Publièrent mornes quand leurs maths aboutirent en ruine. 

Cette falaise d'eau – trop culminante pour exister – 
Une fois que son passage effaça tout, 
La superconscience collective, en désespoir de s’en remettre,
L'oublia, le décrut a un degré admissible.  

Le conte d’un vieux picoleur nommé Noah, l’Elu de Dieu ;
Ou de Gilgamesh balayé au loin ;
D'une arche de réfugiés, d’une flottille d’anciens héros ;
D’avertissements écoutés par les rares mais non par les restants. 
De quinzaines torrentielles, quand tous les autres disparurent.  

Ce déluge dût découler de quelque part,
Peut-être des boyaux de la terre
Dits sceller une dizaine d’Atlantiques en roche incandescente.
Des volcans éjaculèrent-ils de la vapeur surchauffée
Qui monta dans la troposphère pour y refroidir
Et pleuvoir et pleuvoir et pleuvoir ?


Nous perchons sur les hautes terres globales. 
Nos talus continentaux sont inondés.
Le peu que nous percevons doit exister ; le reste, jamais. 
Ici aux hauteurs où l'air est épars,
Et le monde, bien moins vert :
Moins d'oxygène que le nécessaire pour de meilleurs rêves.   

Les rapides des hautes terres interdirent le commerce facile 
Du bord de la mer aux dizaines de Nils, de Danubes et d’Amazones.
L’abondance sur les plaines et côtes en contrebas, 
Fut bornée aux anciennes fleuves et rives.  

En amont, seulement le rare berger et chasseur alpin. 
Prends ton choix de l’abondance en aval
Sinon cet étendu sauvage et brutal. 

Le sel de Jéricho et l’obsidienne de Catal Huyuk :
Des exports de luxe depuis des trappeurs montagnards 
Depuis des comptoirs minuscules et solitaires, balayées par le vent, 
Occupés seulement par des fanatiques ignorants.
Les restants préfèrent la splendeur en contrebas.  

 Y eurent-ils des refuges de ce désastre ?
Accroupis derrière des remparts alpins
Perchées assez en amont pour refouler le déluge,
Nichés dans des vallées rendues affreuses,
Qui laissa quelques survivants ruinés ?  

 Braudel indiqua des asiles sur la Méditerranée,
De fermes perchés des centaines de mètres par-dessus la mer. 
D’autres ont tracé la source des Védas aux pieds des Himalaya.

Sinon des pirates en galère lâchés par la catastrophe,
Qui stérilisèrent les côtes, comme d’habitude,
Les rendirent « préhistoriques » pour des centenaires à venir,
Débarquant de l’infanterie affamée pour dévaster et s'en aller? 

Des yougas, des ères et des époques écoulés,
Les survivants portèrent des calices de Veda a l’abri,
Leur sagesse scrupuleusement mémorisée. 
Ces lampes de sagesse crachotèrent-elles leur luminance 
Dans l’âge sombre à suivre, le nôtre ?  

Et nous, fourbes qui nous prétendons exceptionnels,
Sans aïeul supérieur
Que des parias montagnards ébréchant du silex ? 
Quoique des sages subtils dorment sous les vagues ?   

Leurs villes délavées sous la mer et la vase,
Sous des éboulements marins de sable et de roche ;
Non trouvées : le ciment, le pisé ou la roche indigène ; 
Mais des dépôts d'or, d’argent, de cuivre, de bronze, et de fer, purs à la tonne. 

Assez de métal pour animer nos compteurs, 
Alors que l’architecture simple 
Gît enfouie sous l'éboulement marin, 
Sans parler de la mer du pourpre du vin.  

 Quoi d’autre ces ruines nous révéleraient-elles ?  Assez d’énergie aux époques glaciaires pour décaler des continents ?
Pour puiser un peu d’océan et l'amonceler en glace aux amonts. 
Ces déluges auraient-ils fragmenté la Pangée en ses continents filiaux ? 

Tumulte suffisante pour  raturer une civilisation ou trois,
Les inonder, noyer et délaver en mer,
Jusqu’à ce que des survivants n'aient réappris à lire,
Ayant oublié un monde insolite mais très humain.  

Le tintamarre et le cliquetis de plaques tectoniques,
La casse de la verrerie fondue en lave. 
Comme un plongeur les tasse après une nuit exténuante.
Échancrés, empilés et tassés ensemble
Comme des pelés de peinture et des tuiles de boue
Sur l’inondable plaine craquelée de New Orleans ?  

 Est-ce le sort qui nous attend ? Une dernière larme coulée
Des pics du Groenland ou d’une crevasse antarctique ?
Par la frappe avenante de comète ou d'astéroïde
En méandre vers le Sol pour nous balayer ? 
Sinon le réchauffement global aux crocs de l'espèce dominante,
Chaque fois encore plus stupide ? 


Evoquer la plainte du vieux berger :
De victimes délirantes qui balbutient en agonie
D'un âge d'or disparu, de villes atlantides en anneaux.

IN ENGLISH

COMMENTAIRE?  markmulligan@comcast.net