The CWB Association Welding Podcast

Série Compétences Canada - Saison 4 - Épisode 4 avec Logan Poisson & Mathieu Poisson

Kevin Roy

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L’Association CWB est fière de poursuivre sa collaboration avec Skills/Compétences Canada dans le cadre de cette série spéciale de balados, où nous mettrons en lumière la formation, la passion et le dévouement qui caractérisent le parcours vers Équipe Canada WorldSkills à travers les témoignages des concurrents, des formateurs, des experts et de toutes les personnes impliquées, alors qu’ils se préparent à participer au Mondial des métiers à Shanghai, en Chine, du 22 au 27 septembre 2026.

Pour Logan Poisson, représenter le Canada dans la catégorie « Aménagement paysager » au Mondial des métiers de Shanghai en 2026 est bien plus qu’une simple compétition. C’est un héritage familial. Dans cet épisode, Logan raconte son parcours, depuis ses débuts au sein de l’entreprise familiale d’aménagement paysager à Sherbrooke, au Québec, jusqu’à sa sélection au sein d’Équipe Canada. Il évoque sa passion pour le travail en plein air, la créativité inhérente à l’aménagement paysager et l’enthousiasme que lui procure la préparation à cette compétition internationale. Il est accompagné de son entraîneur et père, Mathieu Poisson, dont le parcours au sein de WorldSkills a débuté en 2011 et qui a notamment encadré plusieurs concurrents en préparation au Mondial des métiers. Ensemble, ils reviennent sur l’expérience unique que représente la préparation à cette compétition en tant qu’équipe père-fils, sur les leçons qu’ils ont apprises l’un de l’autre et sur le rôle que joue le mentorat dans le développement de la prochaine génération de professionnels des métiers spécialisés.
 
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Road To WorldSkills Shanghai

SPEAKER_02

We are too much collaboration with Skills Competence Canada in the case of this special Balado where we made a luminary on the formation, laction, and the développement of the parcours with the Canadian témoignage of concurrents, designateurs, experts, and of the person implicated. Alors qu'ils se préparent to render au Concours mondial des métiers à Shanghai en Chine. Aujourd'hui, nous avons une conversation passionnante sur l'aménagement paysager avec père et fils Mathieu et Logan Poisson. Bienvenue.

SPEAKER_01

Bonjour.

SPEAKER_02

Fait que Mathieu, pour les

Mathieu’s Career And Coaching Journey

SPEAKER_02

auditeurs, parle-moi un peu de vous.

SPEAKER_00

Dans le fond, moi, je suis enseignant d'aménagement paysager, mais avant d'être enseignant, je suis paysagiste. J'ai fait ma formation dans le domaine, j'ai fait un changement de carrière. Je suis devenu paysagiste. J'ai adoré ça. En 2008, mes enseignants, mes anciens enseignants m'ont contacté, m'ont dit Hey, ça ne te tenterait pas de venir enseigner avec nous autres ! Fait que j'ai embarqué dans l'aventure. J'ai gardé ma business. Parallèlement, je faisais le business et l'enseignement. En 2011, mes collègues me disent Hey, cette année, il y a des compétitions d'aménagement paysager, ça te tenterait-tu d'être le coach? Eux autres, les compétitions, ce n'était pas quelque chose qui les passionnait tant que ça. Puis moi, j'ai un petit côté compétitif. J'ai embarqué là-dedans sans savoir complètement ce que c'était. On a essayé de s'entraîner avec ce que je pensais qui pourrait aider les élèves. Puis la passion est partie. Je me suis mis à aimer ça, les compétitions. Je suis arrivé à Québec, j'ai vu ce que c'en était. À partir de 2011, j'ai tout le temps gardé ce petit bébé-là de mon bord pour être le coach. Puis j'ai eu la chance d'avoir des super bonnes équipes qu'on a pu avancer. Donc, j'ai le business, je veux enseigner, je donne des conférences aussi dans le domaine un peu partout au Québec, puis je suis coach pour l'école. Wow! Tu fais beaucoup!

SPEAKER_02

Fait que Logan, ayant grandi dans le milieu de l'aménagement paysager, c'était quoi le parcours professionnel que tu pensais

Logan’s Path Into Landscaping

SPEAKER_02

entrer quand tu étais petit?

SPEAKER_03

Ben, quand j'ai. Depuis que je suis petit à la business. J'ai toujours vu ça, j'ai toujours reçu aidé, vu dans le cours ce qui se passait. C'est toujours des quoi qui m'a intéressé. Puis de plus en plus en vieillissant, j'ai travaillé, puis je me suis impliqué de plus en plus dans l'entreprise. OK.

SPEAKER_02

Fait que ton père joue un rôle important dans ton parcours professionnel en préparation pour cette compétition. Comment s'est passée cette expérience d'apprentissage comme être côté-côté avec ton père?

SPEAKER_03

Ben, j'ai trouvé ça le fun parce que ça fait que j'avais quelqu'un que je connaissais et que je savais qu'il y avait les compétences, les connaissances, parce que j'ai vu les projets qu'il a réalisés. Puis ça m'a permis aussi d'en voir plus que certains en cours en cours réguliers.

SPEAKER_02

Oui. Est-ce que des fois, c'est pas le fun de travailler avec ton père? J'ai pas eu ce problème-là. Non. Puis toi, Mathieu, est-ce que c'est frustrant des fois?

SPEAKER_00

Bien, je suis vraiment chanceux. Je vais toucher du bois. Je connais plusieurs entrepreneurs que ce n'est pas nécessairement facile de travailler avec la famille, de travailler directement avec ses enfants. Avec mon gars, Logan, c'est super fluide, on se comprend. Il a développé la passion. Moi, ça, c'est quelque chose qui était hyper important. Quand à un moment donné, je l'ai rencontré et j'ai dit, tu sais, moi, le business, je l'ai bâti pour moi. Si ça tente d'embarquer là-dedans, si l'aménagement, ça devient ton métier, ça devient ta passion, ça va me faire plaisir, mais je ne voulais pas qu'il fasse ça pour moi. Aujourd'hui, en 2026, il y a tellement d'ouverture à tout. Choisis ton métier qui va te faire triper, qui va te passionner, puis c'est ça qui est le plus important. Puis il m'a dit non, ça m'intéresse. Je l'ai vu d'année en année son intérêt grandir. Aujourd'hui, il m'a envoyé des vidéos qu'il voit sur différentes chaînes et il suit ça, il fait des recherches. Non, il est très impliqué dans le domaine. Je trouve ça merveilleux. Fait que, non, de l'avoir à mes côtés tous les jours, je trouve ça super le fun comme travail père-fils.

Training For Precision And Teamwork

SPEAKER_00

Cool.

SPEAKER_02

Fait que quelle sorte d'entraînement est-ce que vous faites ensemble? Pas juste aller au travail et bâtir quelque chose, mais est-ce qu'il y a quelque chose de spécial que vous faites?

SPEAKER_03

Bien, pendant l'hiver, les crypto- nous ont alloué trois jours, semaines pour aller s'entraîner. Des fois, on pratiquait juste certains éléments. Fait que mettons juste une construction de bois, un muret, un pavé, avec toute la précision nécessaire qu'on va avoir besoin aux mondiaux. Des fois, on faisait des projets complets. Mais là, vu que la saison a recommencé pour travailler, ça a pas mal. Ça diminue. Mais on en fait quand même un petit peu comme la semaine passée ou l'autre avant. On était à Laval pour faire un entraînement avec l'équipe qui va aller au Canadien cette année. On va aller le lendemain. Fait que ça diminue un peu, mais on travaille encore dans le domaine. Ça ressemble quand même. C'est pas la même chose, mais c'est similaire.

SPEAKER_02

OK.

SPEAKER_01

Fait que être dans l'aménagement, c'est un c'est une équipe, c'est un duo. Oui.

SPEAKER_02

Fait que comment est-ce que tu peux t'entraîner avec quelqu'un d'autre? Est-ce que tu vis dans la même ville que ton partenaire?

SPEAKER_03

Au début, il y a les compétitions régionales, après Kiméno Provincial. Fait que ça fait que les équipes sont quand même rapprochées en général par les locales. Fait que c'est quand même pas aussi pire pour le distance.

SPEAKER_00

Puis la co qui, dans le fond, le gagne est en équipe avec Charlie Virano. Elle est de Quaticook. Nous, on est Sherbrooke, mais c'est tout proche l'un de l'autre. C'est une demi-heure de distance. Puis l'école est à Quatikook. Donc ça se fait très bien.

SPEAKER_02

Aller à une compétition mondiale comme ça, ça doit. Tu dois sentir de la pression.

SPEAKER_01

Comment tu gères ça?

SPEAKER_03

Ben, on dirait qu'en poursuite, pas tant que ça, je voudrais que je vais plus le voir quand je vais être là.

SPEAKER_00

Depuis le début, quand moi, je ne suis pas supposé d'entraîner cette année, j'avais décidé de prendre ma retraite. Puis quand le gang est venu me voir, il me dit Hey, moi j'aimerais ça ! Puis je voudrais que ce soit tout le coach. Bon, OK, parfait. On va embarquer dans l'aventure, puis je vais aller jusqu'où que vous êtes capable de vous rendre. Bon, ils sont rats jusqu'aux mondiaux. Je suis quand même très content. Mais dès le départ, je l'aurais mentionné à toutes les deux, peu importe que ce soit

Pressure, Mindset, And Mental Prep

SPEAKER_00

Charlie ou Legan, je l'aurais mentionné, ce n'est pas juste de faire la compétition, c'est aussi toute la préparation, tout le minding, tous les moments vous allez vous remettre en question. Toutes les fois vous allez vous dire Hey, ça me tenterait, moi, d'aller avec mes chats à ma place ! Ça me tenterait de ne pas rentrer demain matin à l'école. J'ai pu, j'ai fini mon cours, mais non, il va falloir que vous soyez là. Il va falloir que vous vous dépassiez. On s'en va au mondial. On ne s'en va pas jouer une game de pétanque au coin de la rue. Il faut donner son 100 %. Puis même quand vous allez être brûlé, que vous allez penser l'avoir donné, bien, ça ne sera pas assez. Il va falloir aller chercher l'énergie qui reste, puis la pousser pour aller encore plus loin pour se dépasser. Fait que comment on fait pour se préparer? Mon doux, j'aimerais ça le savoir. Avec l'expérience, bien, on a développé certains trucs. On est chanceux ici au Québec, on a Compétence Québec qui nous appuie énormément. Marianne Côté, entre autres, qui nous donne des rencontres, tout ce que là, bien, on a certains coachs qui viennent aussi donner de l'expertise. Ils ont fait de la méditation, ils ont des rencontres aussi avec un coach sportif. C'est vraiment de pousser le côté technique, mais aussi de garder en tête tout ce qui va être avec. Puis de garder en tête une chose, c'est que quand on va revenir de la Chine, on le souhaite. On souhaite se rendre le plus loin possible. Mais ce qui est important, c'est de s'être dépasser et d'être fier de ce qu'il va réaliser.

SPEAKER_02

Fait que, Logan, quelle a été ta réaction quand tu as appris que tu représentais le Canada à World Skills à Shanghai?

SPEAKER_03

Bien, je l'ai comme su un peu d'avance que ça n'aurait pas vraiment le choix parce qu'aux mondiaux, il y a une limite d'âge. Fait que quand tu es arrivé au Canadien, on s'est comme tout assis, tous les compétiteurs. On l'a bien vu qu'on était les seuls qui étaient en limite d'âge. Fait que ça m'a comme. J'étais content, mais ça a comme donné comme déjà une idée que tu n'aurais pas le choix.

SPEAKER_00

Ouais. Malgré tout, il faut garder en tête qu'ils sont arrivés premiers. Fait qu'effectivement, oui, il y a une question d'âge, mais Charlie et Logan ont très bien performé à Régina en mai dernier. Ils peuvent être fiers de leur réussite. Puis quand on regarde les pointages, peu importe l'âge, c'est eux autres qui sont arrivés premiers.

How Landscaping Tech Has Evolved

SPEAKER_01

Oui, bien bonne job.

SPEAKER_02

Une autre question, Mathieu, comment est-ce que l'aménagement a évolué sur le côté technologie?

SPEAKER_00

Oui, c'est fou comment ça a évolué. Moi, je suis rentré dans le domaine en 2004. Juste les pavés, comment ça a changé. Tout ce qui vient avec. Aujourd'hui, l'éclairage paysager. On contrôle ça avec nos cellulaires. Avant ça, il fallait faire une programmation sur le transformateur. Aujourd'hui, on a de la domotique là-dedans, au niveau de l'éclairage, au niveau de l'irrigation, les ventouses pour poser le pavé, pour simplifier le travail. La job reste la même, mais c'est tous les outils, tous les accessoires qui ont énormément évolué, puis ce qui fait qu'aujourd'hui, je ne veux pas dire que la job est plus facile, mais est moins dure physiquement. Puis elle nous permet d'aller beaucoup plus loin justement grâce à ça, grâce à tous les pavés, l'évolution des pavés. On n'est plus juste avec un petit pavé standard en forme de trèfle pour faire des entrées de cours. Aujourd'hui, il y a tellement de possibilités de finis, de textures, de couleurs, puis de mix qu'on peut faire. J'ai hâte de voir dans un autre 20 ans jusqu'où on va pouvoir se rendre. On dirait que je me dis qu'on a tellement évolué en 20 ans, mais hier restera toujours à faire. Fait que oui, beaucoup d'évolution. Comme je te dis, la domotique, les accessoires, des outils. 20 ans, les paysagistes utilisaient des tracteurs avec des bacs en grande majorité. Aujourd'hui, on est tous rendus avec des pelles mécaniques, des skid steers, des loaders. Une belle évolution.

SPEAKER_02

Oui, quelque chose qui est plus quoi, c'est comme tu as dit, pas facile, mais c'est plus bon pour ton corps.

SPEAKER_00

Tant plein ça, beaucoup plus ergonomique, puis beaucoup plus professionnel. Malheureusement, il y en aura toujours des Joe Pacup, mais l'industrie n'est plus là. Tant qu'à moi, on est vraiment rendu une vraie industrie des professionnels. On peut être fiers dans toutes les provinces du Québec, pas du Québec, mais du Canada. L'évolution, ça s'est faite, les associations qui sont créées. Nous autres ici au Québec, l'Association des paysagistes professionnels du Québec, font énormément pour pousser notre métier, pour faire avancer ça, c'est super.

SPEAKER_02

Fait que Logan, à quoi ressemble une semaine pour toi quand tu t'entraînes?

SPEAKER_03

Mettons, pendant l'hiver, j'étais trois jours au Cripa. Là, c'est ainsi, je suis plus sur le. C'est comme plus des entraînements les fins de semaine ou mettons, comme on va aller à Hollande, se pratiquer avec leur équipe nationale, puis je pense qu'il y a d'autres pays qui ont été invités. Fait que ça varie quand même pas mal. Pendant l'hiver, c'était plus stable parce qu'on ne travaillait pas en même temps. Mais là, il y a comme la job qui rentre en même temps.

SPEAKER_02

Est-ce qu'il y a une compétence que tu as améliorée pendant la dernière année?

SPEAKER_03

Je pense beaucoup à mon travail du bois. Avec mon père, on a aussi acheté une entreprise de menuiserie. Fait que tu ne veux pas que j'ai travaillé gros avec le bois, j'ai vu gros des vidéos, c'est de quoi qui m'intéresse vraiment. Je pense que mon travail du bois, j'ai quand même.

SPEAKER_02

Fait que est-ce que tu connais c'est quoi que tu vas bâtir quand tu vas à WorldSkills?

SPEAKER_03

Ils vont nous dévoiler le plan la veille. Entre-temps, ils vont nous envoyer comme de l'inspiration, mais c'est vraiment abstrait. On va vraiment le savoir quand

Trades, School Advice, And Career Changes

SPEAKER_03

la veille, quand ils vont nous dévoiler le plan.

SPEAKER_02

Fait que Logan, que dirais-tu aux jeunes qui ne savent pas quoi faire avec leur vie? Ou ils veulent s'impliquer au métier, mais ils ne savent pas comment le faire.

SPEAKER_03

Bien souvent, le DEP, on dirait que c'est comme on pense moins bien de ça. C'est toujours on dirait qu'il faut aller au CGE, il faut aller au CGP, puis c'est ça gros qu'ils nous disent au secondaire. Mais moi, je ne vois pas de différence entre. Si tu vas au CGEP ou si tu vas au DEP, tant que ça te mène au métier que tu aimes, je pense que c'est plus ça qui compte que d'avoir un diplôme de l'un ou l'autre. C'est quoi un fallback en français?

SPEAKER_02

Je peux demander ça? Une seconde option. Fait que les métiers, c'est pas une seconde option. C'est quelque chose qui est vraiment important pour tout le monde, pour notre monde. Qu'est-ce que tu penses que la société doit changer pour que les métiers soient plus élevés?

SPEAKER_03

Bien, moi, je pense que ça passe par l'école et les parents. À l'école, quand je faisais mon secondaire, j'ai rarement entendu du EP. C'était souvent le Cégep, le Cégep, le Cégep, mais à mon avis, l'un ou l'autre, ça revient quand même tant que ça te mène ce que tu veux.

SPEAKER_02

Fait que, Mathieu, qu'est-ce que tu faisais avant l'aménagement paysager?

SPEAKER_00

Bien, moi, quand j'ai sorti du secondaire, je me suis dit, je dois aller au CGEP. Je ne savais pas trop en quoi aller. Finalement, ça ne m'a pas rejoint. Je suis rentré dans l'armée. J'étais déjà dans la réserve. Je me suis dit, je vais transférer dans régulière. J'étais technicien médical dans l'armée. Pendant cinq ans, c'est ce que j'ai fait. Je me suis promené à Québec et en Ontario à Borden. Sur ces cinq années-là, j'ai été avec le troisième 22, j'ai été avec la clinique de physiothérapie, la bâtisse de 10, plusieurs différents emplois, mais en tant que technicien médical. Quand j'ai quitté l'armée, j'avais plus ou moins dans quoi me réorienter. Ma formation de technicien médical n'était pas reconnue dans le civil. Mais pendant que j'étais dans l'armée, je donnais des cours aussi de RCR et de premiers soins. Ma conjointe du temps était au Nunavik. On a vu une offre d'emploi pour un enseignant dans la RCR, premiers soins. J'ai postulé. C'était supposé être un contrat d'un mois. Finalement, ça a été renouvelé à tous les mois pendant un an de temps. Ça m'a permis de réfléchir tout en travaillant. Puis là, j'ai trouvé l'aménagement paysager. Je voulais créer quelque chose qui était visuel, qui était tangible, que je pouvais avoir les mains dedans. J'ai adoré le côté médical, mais le ressenti de l'être humain. Je te fais un test, je vérifie ton amplitude au niveau de ton genou est parfait. Ça se peut que tu me dises encore que tu as de la douleur. Mais pourtant, non. Tous les tests disent que c'est correct. Je voulais quelque chose qui était concret. De construire la construction. Puis le côté un peu plus design, un peu plus de beauté. Ça a tout le temps été quelque chose qui m'a accroché. Quand j'ai trouvé ça, ça a été ma passion.

SPEAKER_02

Fait que, Mathieu, qu'est-ce que tu dirais aux jeunes? Comme la même question que j'ai demandée à Logan, qu'est-ce que tu dirais aux jeunes qui veulent commencer dans un métier? C'est vraiment de trouver c'est quoi qui vous accroche.

SPEAKER_00

Tu sais, de voir pas nécessairement c'est quoi le métier, mais c'est quoi tes passions. Toi, là, tu tripes à faire du dessin. Bien, en aménagement paysager, on en fait. On fait des croquis, on fait de la conception, on fait des plans 2D, des plans 3D. Fait que ta passion qui était le dessin, ça se peut qu'elle puisse t'emmener à faire un métier. Puis as-tu de l'intérêt aussi pour faire la construction? Oui, bon, super. Non, bon, va-t'en vers un autre métier. Tu tripes mécaniques, mais as-tu le goût de faire de la mécanique tout le temps? Nous autres, ça arrive en tant que paysagiste qu'on a réparé ça. Sinon, il y a des mécaniciens d'anger de chantier, il y a un mécanicien diesel, il y a des mécaniciens automobile, de petits moteurs. C'est vraiment de trouver, de trouver le métier que t'aimes, tu sais que c'est difficile, mais de trouver c'est quoi que tu aimes, tes passions, tes intérêts. Puis là, à partir de là, peu importe, que ce soit un DEP, que ce soit un CGE, une université, à partir de ton intérêt, trouve quel métier qui t'offre ça. Est-ce que tu vas aimer toutes les parties du métier? Bien non, il y a des fois. Dans chacun des métiers, il y a des bouts qui sont moins agréables, mais c'est de trouver celui-là qui en a le moins pour que tous les matins, tu te lèves et tu te dises Hey, je m'en vais trahir, ça, c'est le fun. C'est vraiment de chercher les points de vos intérêts. Moi, c'est ce que je dirais aux jeunes.

unknown

Oui.

SPEAKER_02

Puis c'est pas trop tard de le changer si tu n'aimes pas ça.

SPEAKER_00

Non. Il y a des études qui disent que maintenant, avec la longévité que les gens vont vivre, qu'ils vont travailler, ils vont avoir généralement trois carrières dans leur vie. Ce n'est pas parce que tu as fait des études que tu travailles là-dedans deux, trois ans, que tu es pris là. Il n'y a personne qui est pris. Tu as une hypothèque, gère tes affaires pour être capable après ça de retourner aux études. Mets-toi-en de côté, ça a toi un petit peu plus la ceinture, retourne, prends des présées et bourses, il y a des formations qui sont rémunérées. Il y a tout le temps moyen. Mais il n'y a aucune raison qui fait que quelqu'un peut se dire je reste à ce job-là parce que je n'ai pas le choix.

SPEAKER_02

Fait que Logan, est-ce qu'il y a des jours, des fois que tu ne veux pas le faire, tu n'as pas l'intérêt d'aller te pratiquer ou quelque chose? Ben, pas vraiment.

SPEAKER_03

Pendant l'hiver, c'est ça que je faisais, ce que j'avais le temps, je m'arrangeais. Ça ne m'est pas vraiment arrivé qu'il y ait un jour je me dis Ah, un matin, ça me tente pas, tu sais, des fois, je suis remarque, je me lève, ça sonne déjà. Mais à part ça, pas vraiment.

SPEAKER_02

OK. Il faut vraiment. C'est comme ton père a dit, il faut vraiment être passionné quand tu fais quelque chose comme ça. Est-ce que tu as un gros système autour de toi qui t'aide? Tu as ton partenaire, tu as ton entraîneur, tu as ton père. Est-ce qu'il y a d'autres personnes?

SPEAKER_03

Comme mon père a mentionné, il y a Compétence Québec. Ils nous fournissent des préparateurs mentales. Ça aide aussi du côté à gérer le stress et comme tout ça. On a aussi un expert que c'est avec lui, c'est lui qui organise comme les pratiques avec les autres pays parce qu'il y a des contacts. Fait qu'on est bien entouré pour ça, oui.

SPEAKER_02

Est-ce que tu connais d'autres personnes qui sont impliquées dans Skills Competence Canada? Est-ce que tu as des amis là-dedans aussi?

SPEAKER_03

Bien, je me suis fait des amis par après avec ceux qui ont comme ceux qu'on a compétitionnés, ceux qui sont rendus sur Team Canada. Avant, je ne connaissais pas, je ne connaissais pas personne vraiment à part mon projet. Qui était là-dedans. Je n'avais entendu parler de certaines personnes des années précédentes qui étaient allées, mais pour ça, pas plus.

SPEAKER_02

Est-ce que tu as une histoire ou une expérience que tu pourrais partager avec nous qui

Competition Memories And Handling Mistakes

SPEAKER_02

reste avec toi, que ce soit positif ou négatif? Est-ce qu'il y a quelque chose qui est arrivé à une compétition une fois, puis tu n'as pas aimé ça ou tu as vraiment aimé ça?

SPEAKER_03

Ben, comme aux provinciaux, à la fin de la journée, quand je me suis relevé les yeux, j'étais concentré sur ce que je faisais, je ne voyais pas le monde autour, je ne regardais pas autour. Quand je me suis levé les yeux, il y avait comme un méton chaque espace. Devant l'espace je travaillais, il y avait tout le monde qui regardait, puis parce qu'il n'y avait pas vraiment personne qui regardait les autres, ça c'est de quoi qui m'avait marqué quand même.

SPEAKER_02

Il y avait quelque chose de spécial à propos de ce que tu faisais. Oui. Oui. Puis toi, Mathieu, est-ce qu'il y a une expérience que tu pourrais partager?

SPEAKER_00

Bien, c'est sûr qu'effectivement, si on pense juste à l'équipe de Charlie et Logan, au niveau du Québécois comme du Canadien, toutes les deux, il y avait une chimie incroyable. Il y avait une rapidité d'exécution qui se démarquait des autres. Moi, pendant ces compétitions-là, je suis à l'extérieur. Je ne peux pas être avec eux autres. Je ne peux presque pas leur parler à part sur le temps de midi ou le soir. Ils sont vraiment laissés à eux. Puis effectivement, la foule se rabassait devant leur boxe, autant au Québécois qu'au Canadien. Moi, j'entendais tout le monde. Effectivement, le fait de leur rapidité d'exécution, de leur efficacité, le dispatch qu'on avait décidé faisait qu'ils se sont démarqués énormément. C'est sûr que ça, c'est un très beau souvenir comme le gang mentionné.

SPEAKER_02

Oui. Puis l'autre côté de ça, est-ce qu'il y a quelque chose qui est quelque chose de mal qui est arrivé ou tu as fait une erreur ou quelque chose? Comment tu as réparé ton erreur ou continué après d'avoir fait une erreur?

SPEAKER_03

C'est sûr que j'ai pas le choix, c'est sûr qu'il va en avoir des erreurs dans ce que je fais, mais ça reste un jeu. C'est l'équipe qui fait le moins d'erreurs. Fait que si je fais une erreur là, des fois, ça se peut que j'ai le temps de le corriger ou que je m'en rende compte, mais ça se peut que je ne me rende pas compte et que je n'avais pas le temps aussi. Fait que c'est juste de faire moins d'erreurs que les autres.

SPEAKER_02

À cause que ça peut être le point cinq d'un point qui fait la différence entre première place et deuxième place. C'est ça. Par point cinq ou par 3, ça reste que tu as gagné.

Growing Visibility And Where To Follow

SPEAKER_02

Oui, c'est ça. Qu'est-ce que tu dirais au monde qui ne savait pas c'est quoi les Skills Competence Canada?

SPEAKER_00

Moi, j'ai envie de dire, il faudrait, dans le meilleur des mondes, que les médias n'en parlent encore plus. On ne pourra jamais n'en parler assez. Mais je trouve ça tellement triste de voir l'énergie, peu importe le métier que c'est, de ces jeunes-là, comment ils se dépassent, puis qu'on revient chez nous, on parle de ça au monde, puis tout le monde est surpris. Ah, il y a des compétitions de métier, personne ne connaît ça. Puis pourtant, les Jeux olympiques qui reviennent aux quatre ans, que ce soit d'hiver ou d'été, l'engouement est là, les postes passent ça, 24 sur 24, c'est non-stop. Mais nous autres, c'est à peine si on arrive à avoir une petite pause à la chaîne locale. Si le monde pouvait en parler plus, d'essayer d'aller voir ça, les compétitions sont ouvertes au monde. Bon, là, c'est sûr que je comprends que c'est un peu difficile de se rendre à Shanghai, mais sinon, ça va être diffusé sur YouTube par Skill Canada. Mais c'est ça. Si tout le monde pouvait s'intéresser à ça, d'en parler, les profs au secondaire qui pourraient en parler aussi, après ça, ce qui est important, c'est ça. C'est de mettre nos jeunes en premier plan, puis qu'ils se trouvent un métier qui les passionne. Vraiment d'en parler, que chaque personne en parle à leur famille. Hey, en fin de semaine, il y avait une compétition. Plus qu'on en parlait, plus qu'on va faire connaître nos métiers, plus qu'on va faire connaître ces compétitions-là, puis on va pouvoir rayonner encore plus.

SPEAKER_02

Fait que c'est qui qui est responsable pour faire ça? Est-ce que c'est le gouvernement ou c'est local, c'est Canada? Comment on peut changer ça pour mettre plus de yeux sur Skills Competence?

SPEAKER_00

Comment on peut changer ça? C'est une très bonne question. Comme on a déjà mentionné, ici au Québec, on a Compétence Québec qui travaille très fort. Je le sais, je lui ai parlé avec eux autres, puis ils essayent énormément. Nous autres, notre centre Aquaticook, le CRIPA, ils croient en ça, ils investissent énormément, ils essayent, ils poussent beaucoup, mais Marc-Laure-David, qui est aux communications pour nous autres, elle nous le dit : j'envoie tout le temps des communiqués de presse aux médias. Et la problématique, c'est que nous, on fait notre job, mais si eux autres ne sont pas intéressés, ils vont préférer des situations qui se passent dans les médias plutôt qu'une belle réussite comme ça. Il faut vraiment que ça vienne du public, qu'il y ait un engouement, qu'il y ait un intérêt. Puis là, bien, évidemment, les médias vont suivre ce que les gens veulent. D'avoir un podcast comme ça, plus que le monde va repartager ça, que ça va être entendu. Les médias sociaux, nous autres, on fait beaucoup de publications sur les Olympiades, des métiers, des différentes années qu'on a faites. Plus que le monde repartage ça, que c'est vu, bien, un moment donné, il vient qu'il y ait un engouement, puis là, bien, les médias suivront. C'est de repartager, d'en parler. À chaque fois qu'on est capable d'en parler, c'est de le mentionner. À un moment donné, le monde va venir qu'à s'en souvenir. Il y en a qui c'est juste parce qu'ils l'oublient. Ah oui, c'est vrai, j'ai déjà entendu ça, mais la plupart, c'est parce qu'ils n'ont jamais entendu. C'est à travers tout le Canada. Il y a 31 compétiteurs présentement, mais à travers tout le Canada, c'est minime. C'est difficile de pouvoir avoir une vue incroyable.

SPEAKER_01

Mais quand on s'en va au mondiaux, c'est hot, là. Oui.

SPEAKER_02

Clogan, c'est quoi ton plan quand tu reviens de World Skills?

SPEAKER_01

Je dirais que j'ai pas vraiment encore pensé à ça. Oui.

SPEAKER_03

Peut-être relaxer un petit peu. C'est sûr que je vais prendre quelque temps pour me reposer, puis après commencer à travailler.

SPEAKER_02

Fait que est-ce que tu vas poursuivre l'aménagement paysager pour ton métier? Ça, c'est sûr, oui. Ouais.

SPEAKER_00

La suite de Shanghai, de tous les mondiaux, ce que les concurrents nous disent tout le temps, c'est. c'est un gros deuil. Parce qu'ils vont s'entraîner pendant un an, un an et demi. Comme là, Charlie Logan a raison d'environ plus ou moins trois jours, semaine, se sont entraînés. Durant l'été, l'année passée, ils ont travaillé dans le domaine. Ils travaillent encore dans le domaine cet été. On est tout le temps là-dedans. On a des rencontres avec Skill Canada, avec Compétence Québec. Ils ont des teams aussi avec les préparateurs mentales. Donc, ils sont vraiment dans une bulle on parle de ça, on fait ça, on a des rencontres, on se fait inviter par les députés. Puis là, après septembre, quand ils vont être de retour, il va y avoir quelques entrevues si on se fait aux dernières années. Après ça, rien.

SPEAKER_02

Il y a un entraînement. Oui, c'est ça, Fait Logan. Est-ce que tu penses que tu aimerais devenir un expert ou un entraîneur pour la prochaine génération?

SPEAKER_03

L'enseignement, c'est pas de quoi que j'ai revenu de mon père. Non. Non, c'est. On dirait que. Je ne sais pas. C'est. Je pense. Moment, c'est pas de quoi qui m'intéresserait. Non. OK. Merci.

SPEAKER_02

Bon, ben, est-ce que vous avez quelque chose à me demander ou à dire aux auditeurs avant qu'on part?

SPEAKER_00

Pas pour moi. C'est ça. Moi, je les inviterais à suivre les médias sociaux de Skill Canada, Compétences Québec, Le CRIFA de Quatikook, Centre Formation Professionnelle de Quatikook. Sur ces plateformes-là, ils vont être capables de voir, ça va être posté régulièrement les Skill Canada et Compétences Québec pour tous les métiers. Nous autres, à Quatikook, on va poster évidemment l'avancement de Charlie et Logan. Plus qu'ils vont pouvoir voir ça, plus qu'ils vont repartager le tout, plus ça va donner la visibilité et ça va faire un beau rayonnement pour le métier d'aménagement paysager. On est très fiers de voir nos jeunes de l'esprit qui s'en vont au mondiaux.

SPEAKER_02

Merci d'avoir écouté le balado ou le podcast sur Sudage de l'association CWB et notre série special en collaboration avec Skills Competence Canada. Nous souhaitons bonne chance à l'équipe canadienne et nous vous encourageons de tout cœur. N'oubliez pas de suivre le balado ou le podcast on va platformer preféré, alors que nous continuons de vous présenter les personnes exceptionnels who represent the Canada sur la scène of the world skills.