SPEAKER_01

Je prends beaucoup de plaisir dans le crossfit, mais moi je fais du crossfit aussi parce que j'ai envie de faire du crossfit toute ma vie. C'est-à-dire que vraiment, moi j'espère un jour, je serai en 60+, et je ferai des compétitions. Comment faire finalement pour faire son sport toute la vie

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Le but, c'est de faire ça pendant 50 ans.

SPEAKER_02

Hello, hello, c'est Loïc Blanchard, le créateur et host du podcast indépendant Les Frappés. Je suis un ancien sportif de haut niveau, aujourd'hui reconverti en sportif aventureux, mais aussi entrepreneur, coach et préparateur mental certifié. Passionné d'outdoor et de défis en tout genre, j'ai voulu créer une communauté autour des valeurs de résilience, de dépassement de soi et de détermination, en vous offrant chaque semaine des conversations inspirantes avec des invités incroyables issus d'univers très variés. J'ai reçu aussi bien des athlètes olympiques que des entrepreneurs à succès, des aventurières professionnelles ou encore des anciens des forces spéciales. Leur point commun, la passion pour leur projet et l'audace de se lancer. Alors fonçons ensemble découvrir mon invité de la semaine. Excellente écoute à vous les frappés

UNKNOWN

!

SPEAKER_02

bienvenue Hugo sur le podcast merci à toi de m'avoir invité avec grand grand plaisir merci beaucoup à Diane pour la mise en relation Diane que j'ai eu le plaisir d'accueillir sur un épisode il y a peu de temps d'hécatlonienne non hétathlète qui est en train de se reconvertir sur du rugby féminin donc c'est juste génial de voir qu'il y a des frappés qui en rapportent d'autres et écoute Hugo je suis impatient que tu nous expliques un petit peu ton parcours Moi, j'ai eu la chance d'échanger avec toi en off, donc j'ai pu mesurer un peu l'étendue de tout ce que tu fais. Et il y a beaucoup de choses. Donc peut-être que ce serait ma première question. Comment est-ce que toi, tu expliques ce que tu fais de manière synthétique

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Ça ressemble à quoi du

SPEAKER_01

coup

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Alors, c'est une très bonne question. De manière synthétique, si effectivement, pour expliquer avec des mots simples, je dirais que j'essaye de donner du sens à ma vie. Alors, ça peut paraître un peu utopique, mais je pense que c'est important en tout cas dans la société actuelle de donner du sens dans ce qu'on fait, dans les choses qu'on entreprend. Et en tout cas, en ce qui me concerne, moi j'essaye de faire ça au quotidien. Donc effectivement, c'est un état d'esprit, c'est aussi une prise de conscience qui a mûri dans le temps. Je ne me suis pas réveillé un jour en me disant« il faut que je donne du sens à tout ce que je fais», voilà maintenant aujourd'hui j'ai 36 ans j'ai eu 36 ans il n'y a pas longtemps c'était fin décembre et voilà si je prends un peu de recul effectivement depuis depuis une dizaine d'années j'essaye que ce soit dans le milieu professionnel ou même dans le milieu personnel d'être cohérent en tout cas avec moi même avec mes convictions et d'essayer de l'être avec aussi également en fait le monde qui m'entoure et quand je dis le monde qui m'entoure c'est les amis la famille effectivement et aussi la nature, c'est-à-dire l'environnement. C'est-à-dire que moi, en tant qu'être humain sur cette planète, comment je me positionne par rapport à tout ça et ce que m'offre la nature et le peu de temps que je vais rester vraiment sur Terre, puisque finalement, à l'échelle humaine, ce n'est pas grand-chose. L'espérance de vie en bonne santé, elle est aux alentours de 85 ans aujourd'hui. C'est un clin d'œil dans l'humanité dans l'univers donc voilà comment on donne du sens à tout ça et moi c'est un peu ma raison d'être

SPEAKER_02

aujourd'hui voilà comment je résumerais ça excellent excellent et alors sur les différents projets que tu mènes si tu peux nous faire peut-être un balayage rapide de concrètement tes engagements à quoi ils ressemblent ça donne

SPEAKER_01

quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

alors il faut commencer par la base moi je travaille déjà je suis fonctionnaire territorial je suis chef de projet dans une grosse collectivité territoriale dans le sud de la France, qui est la région Titanie, je peux la nommer. Donc déjà, je suis très attaché au sens du service public. Je pense qu'il faut commencer par là en ce qui me concerne, puisque c'est quand même fondamental pour moi. Donc mon objectif dans mon métier, même si je suis dans le domaine de l'informatique, donc ce n'est pas quelque chose qui est palpable par le commun d'Aide Mortelle directement, mais pour autant, ma mission, c'est d'œuvrer effectivement pour le service public, c'est-à-dire pour la population de la région et donc pour lui donner accès à des ressources en matière de données géographiques, c'est-à-dire pour caler des renseignements sur les transports, sur les lycées, comment s'inscrire, auxquels aides je peux prétendre. Voilà toute une sorte d'indicateur que je vais mettre en place dans le cadre de mon travail pour justement servir cette population. Donc ça, c'est le premier point. Le deuxième point, c'est qu'au-delà de mon environnement, Moi, ce qui m'intéressait aussi, c'est d'avoir une démarche personnelle pour apporter ma contribution autrement. Et quand je dis autrement, c'est dans un autre cadre que le cadre professionnel. Et donc, bien avant d'ailleurs de travailler dans les collectivités publiques, puisque je travaillais dans le privé avant, j'avais commencé à écrire via un blog qui s'appelait déjà InnoSweetRust à l'époque, en 2011. j'écrivais sur le rôle de l'alimentation dans l'optimisation de sa santé, dans la santé du sportif, avec les préjugés que la société civile peut avoir sur ce genre de régime alimentaire. C'est-à-dire que le sportif, pour améliorer ses performances et améliorer sa santé, il va composer enfin il va comment dire il va optimiser on va dire son régime alimentaire pour justement performer et essayer en fait d'améliorer sa santé et donc je trouvais intéressant en fait de donner ce sentiment cette position en tout cas à la société civile pour leur montrer que finalement au delà des préjugés c'était pas du tout la réalité et donc j'écrivais des petits billets comme ça j'en avais écrit une dizaine mais je faisais ça vraiment en perso et de manière très aléatoire. Il n'y avait pas de périodicité particulière ni rien. Et quand je suis descendu dans le sud de la France pour travailler à Montpellier, j'ai rencontré mon ami aujourd'hui, Benjamin Boirin, qui lui est ingénieur agronome de formation. Il m'a dit, c'est génial ce que tu fais et tout, on pourrait mettre nos compétences en commun et essayer un peu de professionnaliser tout ça. Et c'est là en fait qui est né vraiment InnoSweetRust tel qu'on le connaît aujourd'hui, c'est-à-dire la convergence finalement d'un point de départ d'une idée avec avec des compétences de Ben pour justement essayer finalement de donner des clés de lecture aux consommateurs, à la société civile pour vraiment décrypter les messages alimentaires et les messages marketing des marques qui vont proposer effectivement des solutions de complémentation alimentaire entre autres et justement pour dire aux gens que c'est peut-être pas forcément ça la réalité derrière le message marketing il y a une autre réalité en fait et

SPEAKER_00

nous

SPEAKER_01

on s'attachait justement L'enjeu, c'était vraiment de décrypter ces produits sur l'ensemble de la chaîne de valeur des produits. Et quand je dis l'ensemble de la chaîne de valeur des produits, c'est effectivement du champ jusqu'à l'assiette. C'est-à-dire qu'on s'intéresse à partir de comment la matière première est produite, comment elle est récoltée, comment elle est transformée, comment ensuite elle va être effectivement mise en bouteille ou dans d'autres contenants, etc. Comment ensuite eux-mêmes sont recyclés, etc. Voilà, on s'intéresse à la fin de vie du produit. Et ensuite, est-ce qu'il y a des additifs dedans

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Est-ce que c'est correctement calibré selon les préconisations des autorités sanitaires, etc. Et c'est ça qu'on essaye de transmettre aux gens. En fait, on lit les étiquettes pour eux et on essaye de leur faire comprendre que l'achat, leur choix de produit, c'est un choix qui doit être responsable parce que d'une part, il doit être pertinent par rapport à sa santé. C'est-à-dire qu'on se complémente, même qu'on a des velléités d'améliorer sa santé ou sa performance ou son bien-être plus largement et d'autre part il doit être cohérent et responsable par rapport à l'environnement c'est quand même très paradoxal d'acheter un produit pour améliorer sa santé mais qui de l'autre côté pourrait détruire en fait l'environnement voilà et donc on essaye d'amener cette sorte de cette cohérence en tout cas pour justement renseigner donner des clés de lecture aux gens et c'est un processus d'acculturation en C'est-à-dire que vraiment, nous, on ne se positionne pas en tant que sachant. C'est-à-dire qu'on donne notre avis, en tout cas, on essaye de donner notre avis de manière totalement objective. Et ensuite, les gens font ce qu'ils veulent, mais au moins, ils savent après à quoi s'en tenir. C'est ça vraiment le fil rouge de notre

SPEAKER_02

concept. Ce qui est super, parce que quand on avait commencé à échanger, j'étais allé fouiller un petit peu les différentes tribunes, les articles sur InNutsWeTrust. C'est InNutsWeTrust.fr, d'ailleurs, s'il y en a qui veulent aller regarder ça. Et ce que j'avais trouvé génial, c'est qu'au final, les articles, ils sont hyper... Enfin, c'est quand même relativement synthétique. Ce n'est pas des articles, comme tu dis, scientifiques, difficilement digérables, etc. Non, c'est de la vulgarisation. Et effectivement, j'ai l'impression que... Enfin, tu vois, c'est des données qui sont très facilement compréhensibles. mais

SPEAKER_01

par contre oui je disais non tu as tout à fait raison c'est une volonté de notre part en fait d'une part de vulgariser le discours pour qu'il soit compréhensible par même des gens qui sont non initiés qui n'ont pas de compétences particulières là-dedans dans le domaine de la nutrition et plus largement dans le domaine de l'alimentation et d'autre part c'est un formalisme en fait qui est accessible c'est-à-dire que toutes nos publications sont sourcées c'est-à-dire que ça ne sort pas d'un ce qu'on dit, il y a toute une bibliographie derrière, tout ce qu'on dit est sourcé. Donc on a quand même une rigueur scientifique parce qu'après, derrière, quand on nous demande des choses, nous on aime bien aussi prouver que ce qu'on fait, ça respecte une méthodologie, une recherche, un certain formalisme scientifique. Mais par contre, effectivement, dans la forme, on essaye de rendre tout ça vraiment accessible vraiment DJ, c'est pour ça que sur le site on aura plutôt des publications sous forme d'articles, on pourra retrouver aussi des podcasts etc, d'ailleurs on est en train de refondre la charte graphique du site, là dans un mois et demi on aura le nouveau site la nouvelle forme du site et après sur les réseaux sociaux on va plus avoir des posts de type vidéo, de type infographie en images etc parce que sur les réseaux sociaux les temps de lecture sont beaucoup plus courts et donc on pourra avoir un format adapté mais en tout cas c'est ça c'est proposer du contenu de qualité sourcé avec une vraie démarche derrière et surtout accessible à tout le

SPEAKER_02

monde oui donc vraiment n'hésitez pas à aller y faire un tour moi j'étais allé regarder l'article sur Feed par curiosité puisque j'avais eu le plaisir de recevoir Anthony Bourbon son fondateur et CEO sur le podcast tout au début de l'aventure donc Donc ouais, vraiment, super travail de vulgarisation et c'est intéressant parce que c'est ce que tu expliquais un peu plus tôt, ce processus de déculturation, je crois que c'est ça le terme que tu as utilisé

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Acculturation. Acculturation.

SPEAKER_01

C'est un peu petit, faire augmenter effectivement son niveau de connaissance par justement la lecture d'articles, de contenus, etc. Et en fait, ce processus fait en sorte que petit à petit on performe c'est à dire on a de plus en plus de connaissances et donc du coup on a une vision de plus en plus fine et juste de la réalité en tout cas de ce qui se fait dans un domaine dédié en particulier génial et on hésite à le redire parce que même si il y a quand même une trame générale c'est à dire le contenu qu'on propose souvent on revient enfin on revient dessus c'est à dire on va parler par exemple de compléments à alimentaire, de la créatine, de BCAA, etc. Mais on va faire un article, puis après, il y aura une infographie, puis après, il y aura un podcast dessus. Puis après, on va augmenter l'article qu'on avait initialement fait parce qu'il y a d'autres choses qui sont sorties, etc. Parce que là encore, au-delà de la culturation, c'est la pédagogie, c'est l'art de la répétition aussi, on dit souvent. Et c'est important aussi de revenir sur ces choses-là pour en remettre un coup, en remettre une petite couche parce qu'il faut aussi toujours renseigner les gens et puis il y a des nouvelles personnes qui arrivent et qui nous suivent qui ne sont pas forcément au courant de tout ce qu'on avait fait avant donc c'est important aussi de revenir et de refaire des boucles comme ça sur l'ensemble de notre contenu

SPEAKER_02

Génial. Donc, un site qui vit. Et d'ailleurs, une super transition puisque je suis dessus, je suis sur Inet, sur WeTrust. Et je vois qu'il y a eu un article sur la gestion durable d'une forêt, ce qui est une transition fabuleuse sur un autre de tes projets incroyables

SPEAKER_01

que tu mènes. Oui. Alors, on a écrit cet article, je crois, il y a deux ans maintenant, mais c'était un petit article qu'on avait écrit, effectivement, parce que ce qui s'est passé, c'est que moi mes parents ils étaient pépiniéristes donc pour ceux qui savent pas ce que c'est en fait c'est les éleveurs d'arbres si vous voulez grosso modo on plante des petits arbres voilà on en prend soin et ensuite c'est des arbres ça peut être du feuillu des arbres des fruitiers etc des sapins etc et après c'est vendu à des particuliers ou des professionnels pour réaliser des plantations voilà pour les planter et Et donc du coup, comme mes grands-parents étaient agriculteurs, ils avaient du terrain en Corrèze, dans le département de la Corrèze, dans le massif central. Et en fait, ils ont planté dans les années 2000, après post-tempête 99. En fait, il y avait le gouvernement qui faisait des… Je ne sais pas si tu te rappelles, mais il y a eu… En fait, la tempête a causé d'énormes dégâts. Et il y avait une nécessité et un gros enjeu de replanter en fait une grosse partie de la France et donc il y avait le Fonds Forestier National qui est né où en fait ils donnaient des bons aux particuliers et même aux professionnels pour aller chercher des plants et les planter donc ça ne coûtait pas grand chose en fait aux particuliers ou aux professionnels de replanter en masse grâce à ces bons là qui étaient en partie financés par de l'argent public et donc du coup mes grands-parents étant agriculteurs à la retraite il y a une grande partie des parcelles qui avaient été replantées il y avait à peu près 18 hectares qui ont été replantés en feuillus, donc je peux en citer, il y avait du chêne rouge d'Amérique, du noyer noir d'Amérique, du noyer hybride. Le noyer hybride, c'est un mix entre le noyer commun qui donne les noix qu'on peut manger, tu sais les noix de Grenoble, et le noyer d'Amérique par exemple, du frêne, de l'érape sycomore, etc. après, du résineux avec de l'épicéal, du Douglas, du cèdre de l'Atlas, du mélèze dans une moindre mesure. Et donc du coup, tout ça, ça fait un peuplement. Et j'ai récupéré ça en gestion assez récemment, en 2016. Malheureusement, ma mère est décédée en 2016. Et donc du coup, mes parents étant divorcés, j'ai récupéré toute cette gestion-là. Et je trouvais important, puisque c'était quand même un terroir où... quelque part mes ancêtres avaient vécu, avaient façonné, je trouvais quand même intéressant déjà dans la démarche de le garder et après je voulais aussi que ce soit économiquement intéressant parce que dans des périodes difficiles comme ça, il faut quand même garder à l'esprit que tout ce qu'on va faire ne doit pas non plus, il ne faut pas qu'on se tire une balle dans le pied, c'est-à-dire qu'il faut aussi qu'on s'en sorte, donc il faut que ce soit viable et économiquement, et c'est là où je me suis intéressé rigoureusement à qu'est-ce que je pouvais faire de ça, comment je pouvais le valoriser, et comment je pouvais à la fois conjuguer les enjeux de la forêt d'aujourd'hui, qui sont à la fois des enjeux économiques, c'est-à-dire que entretenir une forêt, ça coûte de l'argent, donc comment on fait quand on n'a pas forcément d'argent à mettre dedans, ou en tout cas beaucoup d'argent à mettre dedans, ensuite ça a des enjeux sociaux, c'est-à-dire que la forêt, c'est un endroit où on va se balader, où on va construire des cabanes, où on va aller ramasser les champignons, où certains vont aller chasser, où on va pouvoir observer des oiseaux, la faune, la flore, etc. Donc c'est un enjeu aussi à part entière. Et puis le dernier, c'est que c'est un enjeu aussi environnemental. C'est-à-dire que la forêt aussi, aujourd'hui, joue un rôle de réservoir de biodiversité. Effectivement, planter des arbres, c'est vertueux. Couper un arbre, on on a l'impression de presque limite, des fois, de tuer quelqu'un, tu vois, pour certaines personnes. Malgré tout, voilà, la forêt, elle fait partie aussi du cycle de régulation, en fait, climatique. Donc, c'est-à-dire, voilà, comment, en fait, avec ces trois enjeux, on peut faire en sorte d'avoir une gestion durable de la forêt. Tu vois, c'est ça, en fait, l'enjeu. Il faut conjuguer ça. Alors, il y en a qui ne seront pas du tout d'accord avec ce que je dis, parce qu'il y en a, ils vont dire… c'est la nature, il faut laisser pousser les arbres. Oui, mais je vais laisser pousser, ça ne va rien donner après. C'est-à-dire que je ne pourrais pas utiliser toutes les ressources du bois. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on ne chauffe plus beaucoup au bois. C'est-à-dire qu'en fait, mon bois, il va avoir stocké tout le carbone. Puis après, il va mourir dans une centaine d'années pour certaines essences. Et puis après, en fait, ça ne va rien donner. Et puis entre-temps, il y aura des voisins qui vont s'être plaints parce que la forêt sera inaccessible. Ça sera... Ce ne sera pas top pour aller ramasser des champignons ou se balader dedans. Et puis, les voisins vont gueuler parce que les arbres sont trop grands, ça fait trop d'ombre à côté de chez moi. Donc, ça serait bien de faire une éclaircie. Et puis, ce n'est pas entretenu. Donc, il y a des ronces partout, etc. Donc, il faut aussi conjuguer avec les velléités de la société civile. Et c'est difficile de trouver le juste milieu pour faire tout ça. Et moi, je... En tout cas, j'ai mis tout ça dans un panier, j'ai regardé ce que je pouvais faire avec et j'essaye aujourd'hui effectivement d'avoir une gestion durable, c'est-à-dire de conjuguer ces trois enjeux. Et récemment, j'ai fait découvrir ça à mes amis de Montpellier. C'est pour ça que sur l'article ou sur les vidéos, tu peux voir que parfois, on va en Corrèze pendant une bonne dizaine de jours s'amuser à entretenir aussi la forêt parce qu'il y a beaucoup de choses que je fais faire par une coopérative forêt parce que j'ai un document de gestion avec cette forêt là qui qui est gérée par une coopérative forestière donc je paye pour ça mais je peux pas non plus tout faire parce que ben voilà je suis pas je suis pas millionnaire non plus donc le truc c'est que il ya certains certaines certains certains travaux que je suis obligé de faire et donc du coup j'en profite aussi pour ouvrir mon terroir en fait pour leur montrer ce que c'est et parce qu'en fait Vraiment, je suis attaché à ça, c'est-à-dire valoriser son terroir, c'est l'ouvrir aux autres. C'est-à-dire qu'avoir quelque chose et le laisser en plan sans jamais mettre des barrières partout et le fermer, finalement, personne ne va y toucher, mais personne ne le verra jamais. Alors que si tu fais découvrir ce que tu as fait, d'où ça vient, si tu expliques la démarche derrière l'histoire, déjà, c'est une première valorisation et après, c'est beaucoup plus valorisant avec le recul de savoir que un tel connaît cette forêt, un tel connaît la méthode que tu utilises pour entretenir cette forêt, un tel connaît que tu as cette forêt en Corrèze et que tu peux faire ci, ça avec, etc. Et puis après, on va communiquer dessus, on va dire pourquoi on le fait de telle manière, etc. Et c'est pour ça que je prends soin de ça. Et en 2019, assez récemment, il y avait ma tante qui avait une parcelle de 4 hectares de forêt qui voulait la vendre aussi moi j'avais si tu veux trop investi donc j'étais ric rac pour la racheter et là j'ai proposé en fait à mon ami Ben de racheter la forêt ok parce que alors parce qu'il faut savoir aussi que les 18 hectares que j'ai c'est un seul tenant c'est à dire toutes les parcelles sont à côté c'est à dire que il y a beaucoup de propriétaires forestiers tu vois qu'ils vont avoir je sais pas ils vont avoir on va dire 10 hectares et puis ils vont avoir 2 hectares sur une une commune, puis deux hectares sur l'autre, etc. Donc, ce n'est pas du tout à côté. Pour entretenir, ça multiplie les coûts d'exploitation, etc. Et c'est très difficile, en tout cas, quand tu n'as pas beaucoup de moyens d'entretenir ça. Là, moi, j'ai la chance que ce soit d'un seul tenant au même endroit. Et ces quatre hectares étaient en plus à côté initialement, puisque ma tante, c'était la soeur de ma mère et donc une des filles de mes grands-parents. Et donc, c'était au même endroit. Et je ne voulais pas… Je trouvais ça dommage, en fait, qu'elles le mettent en vente et que finalement, n'importe qui puisse en faire l'acquisition sachant que c'était déjà planté aussi en sapin et en haute feuillue et donc j'ai proposé ça à Ben et en plus c'était intéressant dans le sens où quand t'es pas propriétaire forestier en tout cas en France c'est très difficile de le devenir quand tu pars de rien parce que tu sais il y a des droits de préemption c'est à dire qu'il y a des gens qui sont prioritaires pour acheter la forêt quand il y a des parcelles en vente par exemple si il y a une parcelle de forêt en vente si moi je je suis déjà propriétaire forestier, je vais être prioritaire pour me positionner dessus par rapport à quelqu'un qui n'aurait pas déjà de la forêt. Ou après, il y a le paysan du coin qui va être prioritaire aussi, ou les chasseurs, ou après, il y a les ayants-droits de la famille qui vont être prioritaires, etc. Donc en fait, tu arrives sur une espèce de liste d'attente où quand toi, même si tu as un bon projet de valorisation environnementale, de gestion durable d'une parcelle forestière, etc., même avec toute la volonté du monde, tu vas devoir petit à petit remonter cette file d'attente pour arriver en position à espérer que personne en ait voulu et de positionner dessus pour faire l'acquisition. Et donc là, le fait que moi, j'étais prioritaire parce que j'étais le neveu de ma tante, j'ai dit non. Par contre, moi, je veux bien que ce soit mon pote Ben qui en fasse l'acquisition. Et donc, c'est comme ça qu'il est devenu propriétaire aussi forestier de 4

SPEAKER_02

hectares. D'accord. C'est intéressant. Je ne savais pas du tout qu'il y avait ces mécanismes en place. Ok. c'est passionnant parce que tu vois bon tu parlais de du fait tu vois de valoriser son territoire le fait de valoriser son territoire c'était aussi c'est aussi de l'ouvrir et de le rendre accessible et franchement je trouve ça juste génial alors je sais pas si j'ai des c'est peut-être parce que j'ai des biais que j'adore me balader en forêt aussi les activités de plein air en général c'est juste que je kiffe mais tu vois je trouverais super intéressant de pouvoir suivre plus régulièrement et plus dans le détail comment tu fait pour gérer ta forêt en fait parce que comme tu l'as dit tu vois le voilà peut-être que spontanément la première image qui vient c'est bon bah c'est cool tu as un lopin tu vois tu as un carré bien délimité avec des arbres qui poussent tu vas de temps en temps ça fait plaisir mais en réalité il y a plein plein plein d'autres choses et comme tu dis c'est comment est-ce que tu la valorise comment est-ce que peut-être tu même sensibilise certains publics à ce que ça veut dire que de préserver une forêt de la replanter quelles essences tu choisis pourquoi bref tout ça pour dire que je trouverais ça vraiment incroyable tu d'avoir une sorte de mise à jour régulière de comment pousse ta forêt et comment tu la gères.

SPEAKER_01

Exactement, c'est un de nos objectifs. On a beaucoup d'idées de contenu, mais effectivement, on veut aussi faire un contenu dédié sur ça. Parce que dans tous les cas, on a des entretiens à faire régulièrement sur au moins une fois par an en forêt. L'été, pour dégager autour de la nouvelle planète, que j'avais faite en 2017 et puis l'hiver pour élaguer certains résineux puisque tu sais en silviculture le but aussi c'est d'avoir un tronc qui pousse le plus droit possible sans branche enfin sans noeud en fait pour faire des planches après pour que ce soit réutilisé en charpente etc plus tard une fois qu'ils seront coupés et arriver à maturité et donc effectivement c'est super intéressant en tout cas pour ceux qui veulent connaître les méthodes en en fait, de gestion. Et nous, on aimerait un peu sublimer ça en vidéo, faire des petits trucs dédiés, un peu comme on fait. Donc, ça viendra. Mais on est tellement sur plein de choses que... Ouais, j'imagine. J'imagine. J'y suis remonté récemment, là, parce que j'avais une parcelle d'un hectare, c'était des épicéas, donc c'était des... Alors, ils avaient été plantés, c'était une ancienne parcelle de sapins de Noël, puisque mes parents étaient pépinéristes, et quand arrivait Noël, en fait, les gens achetaient des des arbres mais les parcelles de sapin de noël c'est pas des parcelles qu'on plante pour faire de la plantation c'est à dire c'est pas des arbres qui sont bien alignés avec un entretien particulier pour ensuite faire du bois d'oeuvre c'est des arbres qui sont plantés vraiment de manière très serrée avec une très forte densité et donc en fait ils poussent pendant 3, 4, 5, 6 ans et puis après on les coupe on en replante d'autres etc et c'est ces arbres qui sont vendus pour aller à côté de la cheminée et mettre les cadeaux sous le sapin et cette parcelle là en fait on l'a laissé pousser parce qu'après mes parents avaient arrêté l'activité donc du coup elle est devenue 30 ans après on avait des arbres en fait qui avaient poussé tellement avec une forte densité qu'en fait ils étaient très petits en termes de diamètre et ça donnait plus grand chose parce qu'en fait la lumière elle passait plus dedans dans cette petite parcelle tellement qu'ils étaient serrés et donc du coup si tu veux on avait toi par exemple en période à l'automne il y avait très peu de champignons il y avait très peu de cèpes et Donc du coup, j'ai décidé en fait de faire une coupe rase. Alors là, il y en a qui vont m'entendre, qui vont me dire, mon Dieu, il a fait une coupe rase. Sauf que oui, effectivement, j'ai fait une coupe rase sur un hectare très récemment, que j'ai filmé avec un drone pour la petite anecdote que j'ai perdue cinq minutes après. Mais je vais replanter directement derrière là en mai. Et je vais faire une plantation de... Donc ça sera une futée régulière, enfin une futée mix, pardon, c'est-à-dire on aura une alternance de... feuillus donc ça sera du merisier avec du douglas

SPEAKER_02

voilà

SPEAKER_01

ok donc tu vois quand on coupe en fait on plante toujours mieux Et on plante toujours plus. C'est ça aussi le but, c'est de... Des fois, on n'a pas d'autre choix que de couper certaines parcelles parce qu'elles ne vont rien donner. Et donc, c'est bien aussi de les couper pour repartir à zéro et replanter quelque chose de plus réfléchi avec des essences qui sont plus adaptées aux enjeux de contexte du réchauffement climatique. Et puis, c'est surtout aussi l'opportunité de transmettre quelque chose de plus pertinent plus tard à ses enfants. Parce qu'un arbre, ça Ça ne pousse pas aussi vite qu'une carotte ou qu'une salade. C'est sur l'échelle d'une vie. Donc, si tu veux, quand tu commences à planter là, c'est-à-dire que ça va donner quelque chose de bien dans 35-40 ans. C'est ça aussi le pas de temps qui est important à prendre en compte. C'est qu'on ne fait jamais normalement une forêt pour soi. On la fait toujours pour ceux qui arrivent derrière. C'est ça aussi la transmission de patrimoine et de méthode pour réaliser ce genre de

SPEAKER_02

choses. Oui, complètement. complètement en tout cas tu vois ça rejoint cette idée de transmission aussi je pense que ça fait partie des éléments qui moi perso me matière dans l'idée potentiellement un jour d'avoir aussi une forêt au delà du fait que je trouve ça cool de dire ouais j'ai une forêt mais bon ça c'est un argument un peu futile mais toi en l'occurrence c'est en Corrèze juste peut-être pour qu'on ait une idée le ticket approximatif pour d'ailleurs je sais pas en termes de superficie si ce que Ben a acheté c'est représentatif de ce que tu peux trouver quand tu n'es pas déjà propriétaire et que tu veux te lancer là-dedans. Mais c'est vraiment, c'est un gros, gros ticket ou c'est accessible

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Alors, il y a plusieurs paramètres à prendre en compte. Il y a la SAFER qui est une autorité publique. Alors, je ne sais plus si c'est 100% public ou s'il y a un peu de privé, mais c'est eux qui régulent. En fait, c'est un peu comme dans l'immobilier. C'est eux qui, en fait, c'est l'observatoire du prix du foncier public. si agricole en fait il faut rester donc tu es obligé tu peux avoir une idée du terrain de la valeur avec la saphir et ensuite ça va dépendre de ce qui est planté dessus donc c'est à dire la valeur à l'instant T mais la valeur aussi en devenir s'il y a des essences très nobles dessus qui sont de très bonne qualité en fait tu vas plus payer finalement ce qui est planté dessus que la valeur du terrain Par contre, si effectivement, c'est de la lande ou si c'est du vieux taillis, c'est-à-dire des choses qui ont poussé dessus naturellement, sans entretien, etc., tu vas juste payer la partie terrain. Donc, en fait, pour répondre précisément à ta question, si tu achètes une parcelle de forêt avec des essences dessus, mais qui ne sont pas de très bonne qualité, c'est un petit billet, c'est accessible. C'est accessible, c'est-à-dire un hectare de terrain, tu peux t'en sortir avec... moins de 10 000 euros faciles avec des essences de bonne qualité dessus. C'est quelque chose d'accessible en fonction des essences qu'il y a dessus. Mais en tout cas, ce qui est beaucoup plus accessible, c'est d'acheter du terrain qui peut être planté, parce que tous les terrains ne peuvent pas être plantés. Et ça dépend de si la commune a un plan local d'urbanisme ou une carte communale, etc. Donc, tu as une réglementation aussi là-dessus. Il faut... de boisement mais ça c'est la chambre d'agriculture et la SAFER qui peuvent le dire mais à partir du moment où tu as trouvé un terrain et que tu peux planter en fait tu peux trouver un terrain de très bon prix tu vois inférieur à 1000 euros l'hectare par exemple donc on va dire que tu achètes 4 hectares pour à peine 4000 euros et puis après tu fais une plantation dessus qui coûtera finalement un peu plus cher que les 4 hectares de terrain en fonction des essences que tu vas planter et puis si après tu mets des protections mécaniques pour les gibiers etc... mais tu vois un exemple en 2017 moi j'ai planté 4 hectares d'une parcelle que j'avais racheté à ma tante aussi donc j'avais racheté pour rien de caché à peu près 20 000 euros les 4 hectares et j'ai eu 30 000 euros de plantation tu vois

SPEAKER_02

En

SPEAKER_01

fait, ce qui m'a coûté le plus cher, c'est la plantation. Parce que c'était des essences nobles, parce que derrière, il y avait des protections à mettre pour les gibiers, les cervidés. Parce que quand les arbres sont petits, quand ils font les bourgeons, les chevreuils, ils aiment bien les bouffer. Le problème, c'est que quand ils les bouffent, les arbres, ils n'aiment pas trop. Des fois, ils meurent. Des fois, ils poussent bizarrement. Tu es obligé de mettre des protections. Après, tu es obligé aussi d'entretenir. C'est-à-dire que tu as des détails de formation à faire, tu as de l'entretien, du dégagement, etc. pour qu'il pousse bien. Ça coûte de l'argent et au final, le billet est plus important que l'acquisition du terrain. Mais c'est possible parce qu'après, on peut s'y retrouver. Il y a tout un mécanisme de récupération de crédit d'impôt avec des investissements qui sont faits. On arrive à faire des opérations blanches dessus. C'est-à-dire que la forêt, à long terme, si tu l'entretiens bien, pour résumer, ça peut être rentable, ça peut être très rentable. C'est-à-dire que tu peux gagner de l'argent, mais à très long terme. Je te parle sur la vie d'un être humain. C'est-à-dire que moi, si je gagnais de l'argent avec ce que j'ai planté, j'aurais plus de 60 ans. Par contre, à court et moyen terme, tu retrouves tes sous. C'est-à-dire qu'en général, l'État, en tout cas la fiscalité de l'État, te récompense par le crédit d'impôt sur les montants que tu as investis. C'est-à-dire que tu payes moins d'impôt sur le revenu donc t'arrives à faire des opérations blanches mais ça sous-entend qu'en amont toi t'as investi ton temps et ton argent pour planter etc pour récupérer pour avoir l'opportunité d'avoir ce crédit d'impôt donc finalement au lieu de payer des impôts et de le donner à l'état bah tu payes pas d'impôts mais par contre voilà tu plantes des arbres tu t'entretiens tu façonnes le paysage etc et tu donnes du sens à ce que tu viens d'entreprendre et l'objectif plus tard c'est quand tout sera beau tout sera mis en place etc après voilà pourquoi pas faire découvrir tu organises des petites balades et tout et puis on explique aux gens comment on a fait pourquoi on le fait etc pour donner aussi envie aux gens de découvrir ce qu'on fait et puis pourquoi pas pour qu'ils se lancent etc mais le but c'est vraiment aussi de communiquer sur ce qu'on fait à la société civile parce qu'on n'a pas forcément connaissance de ça

SPEAKER_02

c'est ça oui complètement alors qu'en réalité je suis sûr que moi en tout cas encore une fois c'est un sujet que je trouve super intéressant cette notion de valorisation de transmission puis aussi de préservation et de valorisation d'un territoire donc ouais carrément en tout cas si moi je vais continuer à jeter un oeil sur Inets We Trust régulièrement et je pense que s'il y a des articles qui sortent spécifiquement sur ça je serais un des

SPEAKER_01

premiers à les dévorer ouais excellent ouais mais carrément il n'y a pas de et puis pour finir peut-être sur ça c'est du coup nous on a aussi indirectement une responsabilité en tant que consommateur parce que c'est un sujet qui est peu connu c'est à dire que voilà il faut effectivement si t'as pas de famille qui est là dedans ou si même toi t'as pas eu la présence d'esprit en tout cas de faire cette démarche d'acquisition de forêt ou tout simplement de t'intéresser au sujet c'est quelque chose qui t'as l'impression en fait ça te touche pas ça te concerne pas alors que si parce que tous les gens toutes les personnes en fait qui vont faire de l'aménagement dans leur appartement leur maison etc enfin tout le monde achète des meubles tu vois tout le monde consomment en fait des produits dont la matière première est le bois. Par contre, je te mets au défi de me trouver des personnes qui ont un intérieur chez eux, des meubles, des buffets, des tables, des tables basses, des tables à manger, etc. avec du bois français, tu vois. C'est-à-dire que c'est là où c'est très paradoxal, c'est-à-dire que la société civile va avoir des exigences très fortes sur« Ah, mais vous vous rendez compte, il ne faut pas couper les arbres, il faut faire ci, il faut faire ça, etc.» alors qu'eux-mêmes, en fait, finalement, ils achètent tous leurs meubles à Ikea ou à Conforama ou des trucs comme ça avec des bois qui viennent en fait de partout sauf de la France donc c'est là aussi où il y a une ambition ou un devoir presque même d'informer les gens sur vraiment la valeur. C'est des produits de forte valeur ajoutée parce que derrière, il y a une démarche, il y a un travail, etc. Et en tout cas, moi, je suis convaincu qu'on reviendra de plus en plus vers ça, c'est-à-dire qu'il vaut mieux acheter un meuble finalement qui va rester chez toi toute ta vie. Alors après, tu pourras le sublimer, tu pourras le poncer, le prendre d'une autre couleur, etc. Mais quelque chose qui va résister dans le temps plutôt que d'acheter du prêt à ajouter comme ça dans... dans des magasins, dans des grandes enseignes, alors que finalement, tout vient d'ailleurs. Et le pire, c'est que souvent, le bois français est vendu à l'étranger, il est traité, transformé à l'étranger, et il revient en fait dans les magasins en France en redistribution. Donc, toi, tu rachètes finalement du bois français, sauf qu'entre temps, il a fait le tour du

SPEAKER_00

monde. Parce

SPEAKER_01

qu'il a été transformé, par exemple, en Chine. Et puis, finalement, ça donne ta cuisine, tu vois, une partie en tout cas. C'est un peu comme dans l'industrie agroalimentaire. Ils font aussi des fois du cracking, ça s'appelle. C'est-à-dire que sur les bois de mauvaise qualité, ils vont le décomposer pour faire différentes sources de matières premières. Et puis après, ça va faire de la pâte à papier. Puis l'autre, ça va faire de la colle. Puis l'autre, ça va faire etc., Et finalement, tu arrives avec un produit qui a fait le tour du monde mais qui vient quand même de chez toi. C'est un des enjeux et il faut aussi que la société comprenne qu'on a une responsabilité en tant que consommateur pour choisir ce genre de produit et faire des achats responsables qui ne détruisent pas notre environnement.

SPEAKER_02

Oui, c'est un super point. On rentre vraiment dans le détail sur toute la partie, sur tout ce sujet-là, mais que je trouve hyper intéressant. Je ne suis pas du tout spécialiste du sujet, mais par rapport à ce que tu expliquais sur le fait que le bois, souvent, part de France pour y revenir une fois transformé. Je viens de retrouver l'article que j'avais lu. Apparemment, il y a un arbre sur trois qui est coupé en France qui part en Chine. D'ailleurs, en Chine, ils ont interdit, apparemment en 2021, la coupe de chaîne. C'est interdit maintenant de couper un chaîne

SPEAKER_01

en Chine. C'était un article du Monde, je crois, je ne sais plus

SPEAKER_02

l'article. Là, je suis sur RTL, mais j'avais peut-être dû le voir sur le Monde, je

SPEAKER_01

ne sais plus trop. Il y avait une tribune qui était passée, mais oui, effectivement, parce qu'en fait, eux, ils ont tellement coupé qu'ils ont plus de... Certaines essences sont en voie de disparition, entre guillemets. Donc, ils ont mis des alertes comme ça, et c'est pour ça qu'ils se fournissent vraiment beaucoup à l'étranger, et la France est un gros client de la Chine en matière de produits de séviculture après c'est compliqué c'est compliqué on rentre après dans le dans le dans l'industrie du bois après il faut avoir les chiffres en tête etc mais moi j'en suis pas là je connais à mon échelle je suis pas du tout spécialiste mais de ce que je sais en tout cas c'est que nous en tant que producteur ou consommateur on a un rôle à jouer pour donner du bon et de la cohérence là-dedans. Il faut être respectueux de comment ça a été fait, d'où ça vient, et après aussi faire des efforts pour consommer intelligemment. Je pense que c'est vraiment le béabat de chaque citoyen en France qui devrait faire ça. On ne devrait même pas se poser la question, ça devrait être du bon sens, mais encore faut-il que pour qu'il y ait ce bon sens, cette notion de bon sens, il faut aussi des personnes qui expliquent les rouages de cette démarche-là. Et ça, c'est important parce que je pense que la communication, elle doit vraiment être fondamentale par rapport à ça. Il y a un gros déficit sur ça dans ce genre de domaine par rapport à la société civile qui a des avis bâtis sur beaucoup de préjugés, beaucoup d'amalgames. Il y a vraiment un gros levier ici d'amélioration.

SPEAKER_02

Il faut que vous sortiez avec Ben la gestion forestière pour les nuls comment devenir propriétaire forestier excellent ok donc là on a parlé de ton engagement on va dire civil à travers ton job en gros si je schématise très simplement tu essaies en gros de faciliter la vie de la population en Occitanie sur l'accès à l'information notamment on a parlé d'un engagement un peu plus long terme sur la transmission d'un patrimoine en l'occurrence naturel avec la forêt donc ça c'est un deuxième aspect que je trouve super intéressant de ta démarche de devenir une meilleure version de toi-même ou en tout cas de continuellement t'améliorer comme tu nous le disais en intro il y a un troisième univers on a parlé de InNets WeTrust évidemment La Forêt c'est un des projets que tu mets en avant sur cette

SPEAKER_01

plateforme on avait pas parlé du miel d'ailleurs ah mais ça je savais pas il y a le miel aussi

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

oui parce que je pense que c'est une petite parenthèse qu'on peut ouvrir puis fermer comme ça On passera à l'autre thématique. Au tout début, quand on s'est lancé en 2018, quand je te disais, j'ai rencontré Ben, on a professionnalisé, on a eu ce désir de professionnaliser un peu le site. Ce qui était important, c'était de mettre ces compétences d'agronome en parallèle de mes compétences en chef de projet informatique professionnel. parce qu'il y a toute une infrastructure à avoir au niveau du site, formaliser des articles, les diffuser, puis après diffuser ça sur Internet, bien référencer le site, etc. Voilà, toute une gestion de projet au global, avec du contenu propulsé et vérifié aussi par Ben, par rapport à sa compétence en agronomie. Et donc, ce qui était intéressant aussi, c'est de montrer aux gens, au tout début, qu'on pouvait, nous, en tant que consommateurs créent un produit responsable assez facilement. Et donc, c'est ce qu'on a fait avec du miel. On avait monté une petite marque qui s'appelait DiabloCore. Tu sais, avoir le DiabloCore, c'était souvent nos grands-mères qui disaient ça. C'est quand tu avais le feu, tu étais un peu foufou et tu bougeais partout et tu avais le DiabloCore. Et du coup, on avait nos deux petites trombines un peu à la gavroche dessus sur le pot. Et en fait, on avait fait un un petit benchmark, un petit état des lieux, là, en français, pardon, de, voilà, des producteurs de miel pas très loin, enfin, en tout cas en Occitanie, et on avait trouvé des apiculteurs dans le Gers, qui vendaient du miel pas du tout en pot, puisque eux, ils fournissaient des grands hôtels, des grands restaurants, en fait, ils faisaient du miel, tu sais, sous forme de bûchette, pour accompagner ton thé, par exemple, etc. Et du coup, on leur avait soumis l'idée de projet, ils avaient super adhéré et donc du coup on avait pris notre voiture avec Ben, il était descendu à Montpellier et puis on était allé chercher notre miel dans le gel donc je m'en souviens on avait pris une petite voiture que mon ex à l'époque m'avait prêté et on était parti chercher on avait je sais pas 100 kilos de miel je crois dans la Twingo c'était incroyable donc on avait fait 3h30 de route on était allé prendre notre miel on l'avait mis en pot Et après, on avait rechargé la voiture le lendemain, on avait dormi sur place et on était revenus chez moi. Et on avait stocké dans mon appart, je crois, trois quarts du miel, puisque Ben repartait, il avait amené une grosse valise, il repartait avec une centaine de pots à Paris. C'était un délire, logistiquement. Et donc, moi, j'avais stocké ça. Dans mon appart, il y avait des pots de miel partout. Et on avait acheté tout ce qu'il fallait en termes de fourniture pour faire les colis, l'espèce de ou du carton là pour pas que ça se casse dedans du scotch etc pour les étiquettes fragiles etc enfin c'était je m'en souviens pendant 6 mois dans mon appart c'était l'usine parce qu'en fait on avait une boutique on avait ouvert une boutique on avait mis ça en commande on avait des commandes et je faisais que des colis tout le temps Et donc, comme j'en avais marre d'aller à la poste, en plus, à la fin, j'avais découvert que sur le site de la poste, tu pouvais imprimer tes étiquettes et les mettre directement dans ta boîte aux lettres. Et comme ça, le facteur les prenait. Tu n'avais pas à aller à la poste parce que sinon, je devais faire la queue et tout. Tu ne t'en sortais pas. Et donc, je faisais ça tous les jours. C'était l'usine. Mais ce qui était intéressant, c'était qu'on a pu communiquer sur ça. On avait un site dédié, etc. Et on a pu communiquer sur... Il y a beaucoup de gens qui ont goûté ce miel-là. On avait du miel toute fleur et puis des mélanges, des assemblages de tournosone, de colza. On avait fait même une édition spéciale avec du miel d'acacia. Et en fait, ça montrait aux gens qu'on pouvait faire la démarche d'aller voir des producteurs qui travaillaient. Alors, le miel n'était pas certifié bio parce que ça n'a pas trop de sens de certifier du miel bio puisque tu sais, les abeilles, elles butinent dans un rayon de 3 km. Donc après, comment tu fais pour dire si l'abeille n'allait pas aller voir à un moment une parcelle qui a été arrosée de pesticides à un moment donné, tu vois. Donc ce qui peut garantir en fait la vraie qualité du miel, c'est le fait que, voilà, ensuite ils font tester leur miel en laboratoire et c'est garanti sans pesticides. Et eux, c'était garanti sans pesticides. Mais pourtant, ce n'était pas labellisé bio parce qu'ils n'avaient pas fait la démarche et tout. Par contre, on avait un miel super intéressant, de super bonne qualité, niveau nutritionnel, c'était top. Et donc on proposait ça à la vente. On a dit aux gens, vous voyez, on peut faire un produit responsable et en plus on a pu communiquer sur le miel c'est pour ça que sur InnoSweetRest il y a un article dédié très approfondi d'ailleurs sur le miel on a fait des infographies, on a fait des podcasts etc parce que c'est un produit de luxe le miel, c'est un des seuls produits d'ailleurs qu'on peut consommer fabriqué par des animaux comme ça qu'on peut consommer directement avec des vertus antiseptiques etc qui existent depuis, je crois que les premières traces de miel, j'avais écouté une émission il n'y a pas très longtemps, c'était il y a 4000 ou 5000 ans, enfin, pas les premières traces de miel, les premières traces de consommation de miel, en termes d'apiculture, c'est-à-dire faire des ruches, faire de la production de miel, etc., c'est toi, 4000, 5000 ans, je crois, c'est quand même incroyable, il y a toute une histoire derrière, puis après, il y a aussi toute, il y a Il y a plus de 20 000 espèces d'abeilles dans le monde. Il y a plein de familles d'abeilles. Elles sont organisées en véritable société, etc. C'est vraiment un monde super incroyable. D'ailleurs, j'en profite, il y a une émission qui s'appelle« Sur les épaules de Darwin» sur France Inter. C'est une émission scientifique qui passe tous les samedis aux alentours de midi. Et il y a un podcast qui s'appelle« L'âme de l'été». Donc, l'âme de l'été, en fait, c'est pour dire c'est l'abeille, c'est elle l'âme de l'été. Et il retrace en fait toute l'histoire scientifique. des abeilles. Enfin, franchement, vous mettez le podcast, ça dure une heure. Vous vous posez devant votre canapé, etc. Vous regardez le plafond ou le ciel ou ce que vous voulez et vous écoutez le gars parler. Et c'est un voyage en fait à travers le temps. des abeilles, du miel etc c'est juste magnifique et tout le monde devrait écouter cette émission

SPEAKER_02

voilà je mettrai le lien et je l'écouterai

SPEAKER_01

surtout c'est Jean-Claude Amézen, c'est un biologiste et pareil c'est une démarche scientifique tout est sourcé et tout et c'est juste génial et voilà et pour fermer la parenthèse donc du coup on a fait du miel l'objectif c'était pas d'être vendeur de miel mais de montrer aux gens que c'était possible de concevoir un produit responsable dans un pot en verre, etc. Et de proposer ça aux gens et donc de consommer autrement. Donc, si on est capable, nous, de faire ça à notre échelle, Ben et Hugo, en plus de notre boulot, en plus du crossfit, en rentrant chez nous le soir, en envoyant des colis depuis son appartement, etc., finalement, tout est possible. Tu vois ce que je veux dire

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Oui. C'est-à-dire que c'est juste de la volonté. Les gens doivent avoir cette volonté-là et ce déclic de dire, maintenant, ça y est, je veux changer le monde. Ce n'est pas utopique. En fait, je peux le faire. C'est juste à ma portée de main. Allons-y. C'était ça, en fait, le but.

SPEAKER_02

et c'est ça que j'ai trouvé absolument dingue dans ton parcours quand Dial m'en a parlé pendant notre premier échange c'est que sur le podcast j'ai souvent la chance d'accueillir des gens qui comment expliquer ça il n'y a rien de négatif dans ce que je vais dire mais qui sont qui dédient une grosse partie de leur temps à un type d'activité typiquement des athlètes de haut niveau et donc j'ai souvent J'ai des retours qui sont tout le temps positifs sur les épisodes. Mais c'est vrai que parfois, il y a des gens qui me disent« Bon, après, c'est vrai que ça fait vraiment rêver, mais ça m'incite à me dépasser.» Mais d'un autre côté, je me dis que j'ai plus de 35 ans. Moi, le sport de haut niveau, c'est terminé en fait. Il faut s'y mettre à 14 ans et faire ça la première partie de ta vie. Sinon, tu ne peux jamais rattraper le retard. Physiquement, on vieillit, etc. Et un peu la même chose dans certains projets d'aventure où les gens me disent« Je n'ai pas forcément le temps.» Je ne peux pas partir un an, tu vois, faire le tour du monde en passant par le pôle Nord comme Mike Horn. Et donc, ce que j'adore avec les invités comme toi, c'est justement, en fait, la capacité que vous avez. C'est le fait que vous illustrez parfaitement cette notion de dépassement dans ton quotidien, en fait. Tu vois, ton aventure avec le miel ou les forêts ou Inuts We Trust qui sont que des choses, en fait, des sortes de... Enfin, c'est des side projects, en fait. C'est des choses que vous faites en parallèle qui... vous rapporte j'imagine pas grand chose voire rien voire plutôt qu'il vous coûte de l'argent un peu comme moi avec les frappés mais qui montre bien tu vois que en fait c'est possible que vous pouvez avoir un impact à votre niveau et en fait c'est aussi ça le dépassement de soi la détermination la résilience c'est être capable de avec la réalité qui est la sienne et toi en l'occurrence j'imagine que ton job il te prend comme tout le monde beaucoup de temps de malgré tout de lancer des initiatives et d'avoir un impact à ton niveau et je pense que tu vois si tout le monde faisait ça ou ne serait-ce que 10% des cercles autour desquels on gravite enfin ce serait t'imagines ce serait juste complètement incroyable donc franchement pour le moment on n'a pas encore parlé du crossfit tu l'as mentionné donc voilà ça nous fait un peu le teasing pour la suite mais je trouve ça juste génial de voir tout ce que tu as réussi à mettre en place et voilà que ce soit dans une démarche vraiment de non seulement d'amélioration pour toi mais aussi de transmission de quelque chose et de peut-être je ne sais pas si le terme est trop fort mais presque d'éveil j'ai l'impression

SPEAKER_01

de faire se réveiller des gens c'est exactement ça je suis 100% aligné avec ce que tu dis c'est d'ailleurs là aussi où c'est difficile c'est à dire que des fois on a l'impression qu'on travaille un peu dans l'ombre c'est à dire que on n'a pas sur les réseaux sociaux on a une petite communauté à peine 5000 followers je crois On fait quand même du travail de qualité, sans se brosser dans le sens du poil. C'est un transfert de compétences qu'on a déjà, nous, dans notre milieu professionnel, qu'on met à profit de la collectivité, donc de la collectivité dans le sens de la société civile, pour justement, comme tu dis, éveiller les gens. Donc c'est beaucoup de travail, sachant qu'à côté, on a nos occupations personnelles, on a notre vie sentimentale, on a le sport, on a le boulot, on a tout ce qu'on fait à côté, etc. Donc c'est quelque chose, c'est de la passion, Donc, on fait ça avec plaisir. Mais c'est vrai que fondamentalement, si tu prends du recul, pour l'instant en tout cas, on n'est pas récompensé à la hauteur de ce qu'on devrait être si le monde était dirigé par le bon sens, tu vois, entre guillemets. C'est-à-dire que voilà. Mais pour autant, il ne faut pas lâcher parce qu'en fait, nous, notre force, c'est notre ténacité en fait. C'est-à-dire que nous, on est… On est là aujourd'hui, mais dans 10 ans, on sera toujours là. Moi, je serai toujours là, dans le sens où, si je ne suis pas mort, bien sûr, mais ce que je veux dire, c'est que ce feu que j'ai en moi, que nous avons en nous, ce désir de vouloir participer, amener notre petite brique, comme ça, justement, pour façonner le monde de demain, c'est quelque chose qui nous anime depuis très longtemps, qui remonte depuis notre enfance, et qui s'arrêtera, en fait, le jour où je rendrai mon dernier souffle, c'est sûr et certain, je me connais, parce qu'on est comme ça, et c'est pour ça, d'ailleurs, qu'on s'entend super bien avec Ben, même s'il est un peu plus jeune que moi, et qu'on a tout de suite accroché, et qu'on est sur la même longueur d'onde. Enfin, j'ai quand même monté une... parce qu'on a une... C'est une entreprise, c'est une société par action stratégique depuis septembre 2021 parce qu'il y a des marques maintenant qui nous missionnent pour les aider justement à concevoir des produits plus responsables et ça c'est quelque chose qu'on fait à côté de notre boulot donc c'est à dire que tu vois tu as des fois tu as des gens qui nous disent oui mais toi tu es fonctionnaire machin bah ouais je suis fonctionnaire machin donc déjà ça ne veut rien dire ce que tu dis et en plus je suis aussi entrepreneur parce qu'il y a une société tu vois à côté j'ai dû faire une déclaration de cumul d'activités je suis dans on a monté des statues on a un cabinet comptable etc donc c'est de la gestion d'entreprise qu'on a à côté de notre boulot tu vois donc les gens ils disent toujours des fois parce que tu sais sur les réseaux il y a quand même pas mal de critiques il y a beaucoup plus de points positifs que de critiques d'ailleurs en passant mais des fois j'ai envie de leur dire mais allez-y faites-le aussi vous proposez c'est clair qu'est-ce que vous faites concrètement mis à part balancer quelque chose de gratuit qui va être décontextualisé qui va pas être sourcé rien en fait tu vois c'est à dire que nous ce qu'on aime aussi c'est faire tu vois c'est faire un site proposer du contenu sur le site proposer du contenu sur les réseaux faire du miel faire des événements un peu sympa tu vois proposer des choses aux gens faire une entreprise essayer d'amener cette contribution là et surtout de la caler comme je disais au début par rapport à notre vision de la vie qui moi depuis tout petit je suis né à la campagne d'ailleurs j'ai oublié de le dire ça tout à l'heure mais c'est bien le truc là des petits allers-retours, mais ce qui est paradoxal, c'est que moi, je détestais, j'adorais la campagne, mais je détestais le travail de mes parents quand j'étais petit. Parce que tu sais, quand tu es petit, tu vois, tu as envie de jouer un peu avec tes copains, tu vois, moi, je suis la génération, tu vois, je suis né le 27 décembre 1985, donc il y a eu les premiers jeux vidéo pas longtemps après. Et puis, si tu veux, voilà, quand j'allais à l'école et quand je voyais mes potes qui jouaient un peu à la console, qui faisait des trucs comme ça et que moi en fait je vais des fois accompagner mes parents et que c'était l'hiver il faisait froid il faisait moins 3, moins 4 moins 5 degrés, t'avais mon père avec la débroussailleuse en train de couper les arbres, les sapins de Noël que ma mère charge dans le fourgon pour ensuite amener ça à Noël dans les chaumières tu vois pour les vendre et que toi au final il faisait ça jusqu'au 24 décembre au soir et que toi au final c'était toi les coordonnées les coordonnées les plus mal chaussées c'est à dire que toi à limite à peine t'avais découvrir ton sapin et mes parents n'avaient pas trop de sous enfin c'était quand même dur tu vois je suis pas je suis pas né d'une famille riche donc c'est on avait de quoi manger on avait un toit sur la tête mais ça s'arrêtait là tu vois je suis jamais parti en vacances avec mes parents etc donc je trouvais en fait je trouvais vraiment le rapport temps passé coût physique coût mental et est ce que ça rapporte en fait j'avais déjà compris avant dix ans que c'était déjà difficile tu vois et donc du Du coup, je détestais ça. J'étais là, mais jamais je ferais ça. Je voulais enlever ça de mon esprit et balayer ça parce que je voulais avoir aucun rapport avec ça. Pour autant... Eux, ils ont été là-dedans, mes grands-parents étaient dans l'agriculture, donc ils avaient aussi un potager, un verger, etc. Il y avait la culture des arbres fruitiers, la culture des légumes, etc. Et tu vois, mis bout à bout comme ça, finalement, c'est aussi des choses qui m'ont fait prendre conscience que plus tard, enfin, de l'importance, en fait, tu vois, du végétal, c'est-à-dire le fait de façonner son terroir, de planter des choses, de découvrir la vie, en fait, au fil des saisons, de découvrir, en fait, cette véritable valeur des choses pour, en fait, l'apprécier, mais beaucoup plus tard, avec la maturité, avec mes expériences personnelles, etc., qui m'ont fait comprendre que, en fait, c'est ça le sens de la vie, en fait. C'est-à-dire, c'est d'être, aussi, d'avoir, de faire union, finalement, avec son milieu environnemental et de savoir que tu as la capacité en fait de planter une graine et que ça donne un arbre fruitier et puis qu'après tu vas pouvoir manger je sais pas une framboise un abricot peu importe mais tu sais d'où ça vient tu sais comment ça a été fait etc et tu sais que ça c'est la vie et que ça a de la valeur et qu'il faut le protéger et que si demain il n'y a plus ça en fait il n'y a plus rien tu vois donc en fait mais ça je l'ai compris beaucoup plus tard en fait au début j'étais un peu énervé parce que tu sais quand t'es petit t'as juste envie de t'amuser et puis de te avoir de responsabilité un peu mentale si tu veux voilà parce que tu es un peu jaloux des autres qui n'ont pas ce genre de souci à gérer ça qui partent en vacances avec leurs parents qui ont juste à travailler bien à l'école soit jouer aux jeux vidéo aller faire du vélo etc et toi qui doit subir ça en fait pendant des années et des années et des années tu vois ça m'a perturbé mais c'est aussi ce qui fait ma force maintenant tu vois c'est c'est quelque chose qui Comment dire

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Je pense que beaucoup de personnes qui entendront ça aussi vont se retrouver là-dedans. C'est-à-dire que toi, aujourd'hui, moi, je n'ai aucun problème avec ça. Je le dis, tu sais, je me fais suivre par un psychologue parce qu'en fait, c'est des choses aussi... Comment dire

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

J'ai été presque... je culpabilisais presque à un moment d'avoir eu cette enfance un peu difficile. Je ne comprenais pas pourquoi il y avait des personnes, alors il y a beaucoup plus malheureux que moi, mais à sa propre échelle, on ne peut pas mettre sur une échelle de valeur les différentes souffrances. Ma petite, elle me dit tout le temps, mais Hugo, ce n'est pas parce que… Bien sûr qu'il y a plus malheureux que vous, il y a l'Africain qui ne va pas avoir à manger, mais il n'y a pas de hiérarchie. dans la souffrance, c'est-à-dire que vous, vous avez eu votre souffrance qui fait ce que vous êtes maintenant et il faut savoir aussi il faut la comprendre pour l'expliquer et pour aussi en tirer votre force et en tirer parti mais ça je l'ai compris beaucoup plus tard je l'ai compris à plus de 30 ans alors que ça a façonné mon enfance et mon existence à conjuguer à des périodes difficiles en plus de ça dans mon enfance et du coup j'ai détesté vraiment cette nature-là, alors qu'aujourd'hui, presque, je donnerais ma vie pour elle. Mais c'est vrai, c'est fou d'ailleurs de dire ça. Je trouverais ça vraiment très dommage que nos générations ne fassent pas en sorte de protéger tout ça. Et d'ailleurs, ce qui est encore plus paradoxal, c'est que les jeunes générations d'aujourd'hui, celles qui arrivent, qui n'ont même pas 18 ans jusqu'à 25 ans, elles sont beaucoup plus sensibles à l'environnement que les gens de notre génération à nous là 35 40 ans qui sont presque des fois c'est un peu comme dans la chanson d'Orelsan c'est quand il dit dans la fête de famille c'est Vincent t'as le même âge que moi pourquoi t'es plus vieux tu vois c'est exactement ça c'est à dire que t'as des gens je te jure ils ont mon âge mais les mecs ils sont nés en 1950 les mecs c'est assez incroyable alors que en fait t'as des gens qui t'as des des jeunes lycéens et tout, des fois que j'entends parler et tout, même s'ils ont des fois des langages, etc., un peu limite, mais bon, ça, c'est des conflits intergénérationnels. Mais en fait, ils vont avoir beaucoup plus de sensibilité à l'environnement, ils vont savoir plus de choses, ils vont savoir plus d'enjeux, etc. Ils vont être plus, comme tu disais, comment dire, sensibles à ça, tu vois. Et ces gens-là, en fait, nous aussi, on a le devoir aussi d'assurer cette transition, finalement, entre l'ancien monde et le nouveau monde avec ceux qui vont prendre le relais, tu vois. Voilà. Donc, voilà, tout ça pour dire que... C'est important aussi de prendre du recul par rapport à tout ça pour savoir que ce qui est important finalement, c'est de protéger cette vie-là et que ce soit cohérent par rapport à nos activités et à nos modes de vie. Parce que ce qui est important aujourd'hui, c'est de manger, de s'amuser et d'essayer de vivre heureux en tout cas le plus possible. Parce que, comme je le disais au tout début, on n'est là pas très longtemps sur la planète et ça serait dommage en tout cas de ne pas essayer de faire ça. Et encore une fois, il faut aussi pouvoir se regarder dans la glace. C'est-à-dire, moi, en tant qu'être humain, est-ce que je peux apporter une contribution quelconque à la société

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Est-ce que je peux faire en sorte de faire avancer les choses

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Et comment je peux le faire

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Parce que la vie, ce n'est pas juste aller au boulot, rentrer chez soi, regarder Netflix et recommencer ça jusqu'à la fin et faire des barbecues l'été. Je veux dire, il faut aussi... il faut un peu augmenter le niveau à un moment donné c'est aussi super intéressant pour nous en tant qu'être humain d'être confronté à des problématiques d'essayer de trouver des solutions et de faire avancer les choses si on se plante tant pis on se plante c'est pas grave mais au moins on a essayé et il faut pas avoir ce regret de ne pas avoir essayé ça marche pas tant pis mais au moins t'as essayé au moins t'as réfléchi au moins t'as échangé des idées t'as discuté etc et c'est ça le plus important et je pense que tout Tout le monde devrait essayer de faire ça.

SPEAKER_02

ouais bah écoute je suis 100% d'accord avec toi par rapport à ce que tu dis j'aime bien le je sais pas si c'est vraiment Mike Horn qui l'a dit pour la première fois mais en gros quand tu regardes en moyenne on a 30 000 jours dans une vie tu vois par rapport à cette notion de temps qui file donc franchement 30 000 jours quand tu fais une représentation graphique avec des petits carrés des petits pixels sur un écran une page word t'as 30 000 blocs dessus tu vois si tu réduis tout et te dire que là voilà t'as sous les yeux sur une page word ta vie je trouve que c'est un super rappel qu'en fait il faut je ne sais pas s'il faut mais j'en sais rien d'ailleurs moi je suis complètement d'accord avec toi sur le fait que vivre sa vie ce n'est pas mettre au boulot Netflix et vivre au gré des saisons sans rien faire il y a des gens moi j'ai déjà rencontré des gens qui m'ont dit mon job ne me plaît pas mais il ne me reste que 15 ans à tenir et là tu te dis 15 ans à tenir 15 ans à tenir moi je viens d'avoir 32 ans c'est déjà plus que tout ce que j'ai travaillé et j'ai l'impression qu'il y a des expériences où c'était déjà trop donc 15 ans à tenir mais bon bref c'est une question d'ailleurs qui va faire une bonne transition moi j'ai tendance à penser que les expériences que j'ai pu vivre dans le sport tu vois notamment de dépassement d'intensité tout ce que ça m'a apporté émotionnellement parce que j'ai fait beaucoup de sport assez jeune en judo j'ai tendance à penser que c'est ça tu vois qui fait que aujourd'hui j'ai plutôt un peu comme toi tu vois un état d'esprit d'entrepreneur de personnes qui s'impliquent sur différents projets en tout cas qui essaient d'aller qui fait son max pour aller au bout de ce qu'il entreprend je serais curieux de savoir toi quelle est ta vision et notamment ce que t'apportes le crossfit et puis peut-être un peu tu vois la genèse comment est-ce que t'en es arrivé à tomber dans la marmite du crossfit

SPEAKER_01

oui et ben Tout à fait aléatoirement, en fait. Moi, j'aime bien me décrire comme ça. Et d'ailleurs, dans les faits, ça se vérifie. Je n'ai aucune compétence particulière en sport. C'est-à-dire que je ne suis pas bon, mais je ne suis pas nul non plus. Par contre, je vais être touche-à-tout dans la plupart des sports. Je vais bien savoir lancer le ballon. Je vais bien savoir faire un peu de crossfit. Je vais bien savoir... Tu me fais découvrir un sport... vais être vite je vais me débrouiller en fait tu vois et mais depuis que je suis petit si tu veux voilà je faisais beaucoup de btt de cross country en perso avec des copains parce que la corrèze c'est quand même un milieu très très très sympa pour faire ça et après j'ai fait beaucoup de j'ai commencé par le judo aussi j'ai fait je suis allé jusqu'à la ceinture bleue je m'en souviens j'ai vite arrêté parce que j'étais en école de rugby et quand tu es petit tu sais tu fais un peu de tout et du coup tu te rends compte que tellement tu fais un peu de tout t'es touche à tout t'as pas de temps t'as pas de temps pour jouer avec tes copains etc donc j'ai tout lâché du jour au lendemain sachant que je faisais de la musique aussi quand j'étais petit je faisais du piano j'ai fait 4 ans de piano et je me suis ennuyé d'ailleurs récemment à la musique puisque maintenant je fais du violon tu vois un petit truc en plus particulier tu vois j'aime bien j'avais envie de le placer tu vois mais du coup voilà et donc du coup j'ai commencé en fait à 11 ans le tennis de table Et j'en ai fait pendant 10 ans. Donc j'avais un niveau... Le tennis de table, tu sais, si tu ne commences pas très jeune, c'est chaud d'avoir vraiment un très gros niveau. Donc j'avais le niveau régional. J'allais de temps en temps aux compétitions régionales. C'était déjà bien parce que j'arrivais à aller au-delà du département et tout. Donc voilà, j'étais à l'époque classé 60. Donc là, ça a changé. Je ne pourrais plus te dire comment ils calculent ça. Mais voilà, c'était un niveau régional. Et après, j'ai recommencé le rugby en fait. d'abord en rugby universitaire quand je suis retombé à Montpellier pendant 2-3 ans et après j'ai repris en fait quand je suis retourné en Corrèze avant parce que je travaillais dans le privé dans une coopérative forestière d'ailleurs et donc je faisais du rugby à côté où j'en ai refait pendant 2-3 ans donc on avait un niveau honneur fédéral 3 quoi et donc à côté je faisais beaucoup de salles beaucoup de muscu pour faire justement améliorer les performances etc et puis pour s'entretenir et d'ailleurs je faisais ça tellement bien que j'avais eu un challenge avec des potes à l'époque pour faire un concours de bodybuilding amateur j'avais fait ça c'est une expérience aussi à part entière j'étais allé à Saint-Etienne faire un premier pas ça s'appelle donc c'est les gens qui n'ont jamais fait ça et ils montent sur scène en slip tu vois et ils font des exercices enfin voilà ils font du posing quoi tu vois Mais moi, j'étais tout naturel que je suis, élevé à la graine. J'avais quand même un bon physique, mais rien à voir avec les gens qui étaient là. Mais c'est quand même un délire de monter en clip sur une scène avec 500 personnes qui te regardent, avec les projecteurs où tu ne vois rien du tout. Après, quand je suis retourné à Montpellier, j'ai arrêté le rugby. j'ai arrêté le rugby et je voulais en fait me concentrer sur un sport où je pouvais mettre à profit quelques facilités que j'avais en muscu parce que j'étais quand même bon en squat, en soulevé de terre, etc. Et puis j'ai découvert le crossfit en fait par hasard mi-2015 où j'avais commencé à Carcassonne quand j'ai été à la boxe de Carcassonne, tu vois. Donc j'ai fait à peu près 6-7 mois là-bas. Et après quand j'ai eu mon poste à Montpellier, je me suis inscrit directement au cube à Montpellier. Et puis maintenant je suis à M34, Crossfit South, là à de montpellier à pérol et donc maintenant je suis dans la septième année tu vois de crossfit donc ça commence ça commence à faire donc j'ai fait pas mal de compét en team puis individuel surtout l'année dernière où j'ai réussi à me qualifier j'étais content tu vois des complètes un peu sympa comme les affiliates battle à nîmes où les marseillais trop donne justement au dom de marseille qui sont quand même des compét d'envergure nationale et tout en tant qu'un individuel que maintenant je suis dans la catégorie master tu sais dans le crossfit il y a des catégories d'âge à partir de 35 ans jusqu'à 40 tu es en catégorie master 35-40 et du coup comme j'ai un peu de vécu entre guillemets en crossfit j'arrive à me qualifier à des compètes un peu sympa mais le niveau est vraiment très élevé et il ne fait qu'augmenter et j'arrive pas j'ai du mal à je trouve que c'est compliqué en fait si tu veux de alors je prends beaucoup de plaisir dans le crossfit mais moi je fais du crossfit aussi pour parce que j'ai envie de faire du crossfit toute ma vie tu vois c'est à dire que vraiment moi j'espère un jour je serai en 60 plus et je ferai des compètes tu vois donc non mais clairement tu vois tu vois je connais un gars qui s'appelle Christian Galli qui était un des premiers masters à faire les crossfit games et il a une maison de vacances en Corrèze à côté de chez mon père et le gars c'est une machine tu vois il a plus de 60 ans 65 même je crois et tu vois il fait encore du crossfit et tout tu vois c'est un peu l'objectif c'est ça quoi c'est à dire comment faire en fait finalement pour faire son sport toute la vie parce que toi moi je vois beaucoup autour de moi maintenant des gens qui veulent progresser super vite avoir tout tout de suite etc et des fois je leur dis mais les gars en fait le but c'est pas de faire ça juste un an ou deux tu vois avec deux fois deux entraînements par jour tu vois le but c'est de faire ça en fait pendant 50 ans tu vois parce que moi je fais le crossfit alors le sport j'en fais depuis que je suis tout petit mais le crossfit j'ai commencé en 2015 et là je suis toujours là en fait tu vois et je ne me suis pas blessé etc je fais ça intelligemment et finalement en fait on est très peu à faire ça encore au bout de tant d'années conjugué à à notre à nos activités professionnelles tu vois sans s'être blessé et tout on est très peu finalement ça veut dire que finalement on est peu à avoir eu cette présence d'esprit à faire ça de manière intelligente c'est à dire ben voilà à partir du moment où moi je fais des horaires bureaux de 8h à 17h comment je fais pour ensuite aller m'entraîner sachant que je suis resté assis sur un bureau derrière le bureau toute la journée comment je fais pour essayer de me caler une heure, une heure et demie d'entraînement et de faire ça à peu près 4-5 fois par semaine quoi et d'essayer quand même d'être compétitif c'est à dire pouvoir prétendre à me faire à me qualifier à certaines compètes sympa tu vois et faire des compètes dans l'année et donc moi j'ai cet état d'esprit là c'est à dire que je suis persévérant dans tout ce que je fais et je sais que si je me blesse pas je touche du bois j'arriverai à faire ça vraiment toute ma vie mais c'est quand même un challenge à part entière c'est à dire que le crossfit m'apporte cette rigueur enfin il m'apporte une rigueur dans le sens où il me le rend bien moi je suis rigoureux en tant que personne donc si tu veux j'ai réussi à pas me blesser fondamentalement c'est à dire j'ai pas eu de grosses blessures tu vois des fois j'ai des petits qui contracturent, des choses comme ça. Mais je veux dire, je ne me suis jamais vraiment fait mal. J'arrive à 36 ans à continuer à performer, à faire des compètes sympas. Mais ce qui est difficile, c'est qu'autour de toi, tu vois des gens qui progressent beaucoup plus rapidement que toi parce qu'ils ont plus de temps, parce qu'ils ne travaillent pas forcément à côté, parce qu'ils s'entraînent plusieurs fois par jour. Il y a vraiment plein de paramètres. Limite, des fois, pour rigoler, je dis à mes potes, on devrait avoir une catégorie dans les compètes pour ceux qui font du crossfit, mais qui ont un boulot à côté. Parce qu'en fait, aujourd'hui, plus ça va, vraiment, plus les compètes, elles sont inaccessibles pour des gens comme nous. C'est-à-dire que si tu n'es pas bon de base, si tu es un gars comme moi, à peu près moyen, c'est-à-dire que tu te débrouilles, mais sans plus, et que tu as un job, et qu'en plus, il y a la vie, et encore, je n'ai pas d'enfant, moi. Donc, comment tu fais, en fait, pour essayer d'être compétitif et pouvoir faire des compétitions, tu vois, de cette envergure-là

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Eh bien, franchement, ça devient de plus en plus

SPEAKER_00

dur.

SPEAKER_01

Ça devient de plus en plus dur. Et je trouve ça un peu dommage. Je trouve ça un peu dommage, mais après, c'est ce qui fait aussi le sport. Mais c'est vrai qu'aujourd'hui, il y a un niveau... C'est assez incroyable.

SPEAKER_02

Ça se professionnalise, j'ai l'impression.

SPEAKER_01

Il y a ça. Déjà, ça se professionnalise. Et puis, il y a beaucoup de personnes qui dédient un peu leur vie à ça donc tu vois moi dans ma catégorie il y a beaucoup de gens aussi qui sont coach à côté donc c'est à dire les gens ils sont toujours à la salle donc ils peuvent s'entraîner quand ils veulent etc et donc du coup c'est dur pour des profils comme moi de suivre le rythme c'est à dire bah voilà moi je vais pouvoir m'entraîner qu'une fois et demi par jour enfin qu'une fois par jour pardon pendant une heure et demie et après je vais faire ça 4-5 fois par semaine et puis après ça va être chaud quoi tu vois c'est à dire de faire plus donc

SPEAKER_02

mais c'est dans Pardon, je te coupe, mais par curiosité, est-ce que tu es dans la catégorie de Willy George

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Non, lui, il est en Open. Lui, il n'a pas 30 ans encore. Peut-être qu'il a 30 ans, je ne sais plus. Non, il n'a pas 30 ans, il a 29 ans, je crois, Willy George. Il a 29 ans

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Oui, lui, il est en Open. En fait, tu es en Open jusqu'à 35 ans.

SPEAKER_00

D'accord.

SPEAKER_01

Quand t'apprends que ça encore évolue, tu passes en master automatiquement. Après, rien ne t'empêche de continuer à faire les compétitions en open, même si t'as 40 ans, tu vois. Il n'y a aucun problème avec ça. Mais là, si tu veux... Mais après, c'est des meilleurs athlètes crossfit français. C'est des gens assez inaccessibles pour le commun des mortels comme moi. Sachant qu'en plus, sur le crossfit, il y a quand même... Tu vois, il y a... Enfin... Tout ce qui concerne la gym, moi, si tu veux, je n'en avais jamais fait, donc il faut toujours apprendre. Tu vois, faire des barres muscle-up, des muscle-up rings, etc., aux anneaux et tout, au travail, quand tu n'en as jamais fait, j'ai vite réussi à les faire, mais après, il y a quand même un gap entre réussir à faire les mouvements et après être efficace dans les mouvements pour être endurant, etc. Il n'y a que le travail et les années qui te permettront petit à petit d'être de mieux en mieux là-dedans, même s'il y a des gens qui ont plus de facilité que d'autres. Moi, j'ai pas de facilité particulière sur la gym, justement, c'est un de mes points faibles, donc c'est pour ça que je travaille beaucoup. Après, il y a l'haltérophilie aussi. Tu vois, l'haltérophilie, moi, j'en avais jamais fait, donc si tu veux, en salle, je faisais beaucoup de force athlétique, c'est-à-dire squat, soulevé de terre et développé couché, mais c'est des mouvements qui aident pour la force. D'ailleurs, c'est une de mes forces, pour le coup, puisque je suis très fort en squat par rapport à mon poids de corps, mais le truc, c'est que voilà, après, ça rien à voir non plus avec avec la technique de l'haltérophilie qu'il faut aussi apprendre etc voilà et puis après il y a plein de mouvements à apprendre il y a aussi le cardio à travailler etc donc ça fait beaucoup de choses mais c'est ça qui rend le sport attrayant c'est à dire que t'es vraiment un athlète complet au crossfit c'est à dire que voilà tu t'es un touche à tout et tu dois savoir tout faire tu dois être préparé à tout et c'est super intéressant par rapport à ça mais après c'est vrai que les profs qui ont un passif en haltérophilie ou en gym etc ils seront beaucoup plus de facilité que les autres de performer en fait et dans ce sport mais voilà il faut pas lâcher il faut pas lâcher après voilà moi j'ai dans mon esprit en fait si tu veux moi ce qui me motive c'est le rythme d'entraînement que j'ai aujourd'hui c'est quelque chose que j'ai façonné pour qu'il soit pour que je puisse en tout cas le caler en fait peu importe ce qui m'arrive dans ma vie c'est à dire que j'aurai des enfants etc j'arriverai quand même à m'entraîner 3-4 fois par semaine tu vois même avec l'activité que j'ai aujourd'hui avec InnoSweetRust avec ben voilà aussi t'as envie d'aller en vacances des fois de rien faire etc tu peux quand même te caler 3-4 entraînements par semaine etc donc j'ai vraiment envie d'avoir ça sur le long terme ça prendra plus de temps mais moi je suis patient il n'y a aucun souci par contre c'est un schéma qui pourra me façonner voilà pas objectif par ordre objectifs tout au long de ma vie parce que après rentrer dans un délire où il y en a qui le font tu vois être à fond pendant six mois un an à deux fois par semaine etc mais ça c'est des trucs que tu tiens pas en fait tout le temps tu peux déjà te blesser parce que t'as des gens ils ont jamais fait de sport de leur vie et ils arrivent et puis d'un coup ils vont avoir un rythme d'entraînement et une charge d'entraînement qui va être calé limite sur un gars qui fait ça de manière un peu à haut niveau tu vois et c'est comme ça que tu te blesses en fait d'ailleurs tu prenais les statistiques la plupart des blessures au crossfit c'était des gens qui s'y mettaient à fond et qui avaient très peu de sport auparavant alors que les gens qui ont fait du sport auparavant n'importe quel sport et qui ont quand même une certaine rigueur et un certain recul sur la maîtrise de leur corps de leur performance etc ils font ça de manière plus modérée au début donc du coup ils se blessent beaucoup moins tu vois ce qui est paradoxal mais voilà c'est dans cet état d'esprit que je suis et ça c'est ce qui nous motive aussi à ben avec ben pardon a justement bien renseigner les gens parce que dans le crossfit comme si une nouvelle discipline il n'y a pas de fédération etc c'est une nouvelle discipline sa décennie maintenant mais ce que je veux dire c'est que sur une échelle sportive c'est quand même arrivé assez récemment dans la société il ya beaucoup de marques en fait beaucoup de produits de compléments alimentaires et tout qui servent pas à grand chose et le marketing en fait c'est là où on où tu vois qu'il est super puissant parce que les mecs te font comprendre que finalement, boire une canette de Monster, ça va t'aider pour ta récupération. En fait, moi, ça me fait marrer. Je prends ça un peu à la dérision. C'est que quand tu es crossfitter, tu es tout le temps en train d'acheter. Il faut toujours acheter des chaussures, des maniques, des bandes, des compléments, des BCA, etc. Tu as des gens, ils ne se posent même pas la question. Ils voient que tel et tel athlète ont ça ils achètent, ils achètent, ils achètent, ils achètent, ils ne savent même pas pourquoi c'est faire, tu vois. Donc, si tu veux, surtout que quand tu prends certains compléments, tu vois, de BCAA, par exemple, en canette, etc., tu vois les dosages, tu vois toutes les études qui montrent les effets bénéfiques et il n'y en a pas beaucoup parce que les BCAA, c'est quand même difficilement, enfin, les effets sont tellement minimes que c'est difficile, en fait, de prendre, d'augmenter ses performances avec la prise de BCAA pour autant tu vois je crois qu'il y a un gain qui est entre 1 et 5% max qui est pas grand chose mais en fait le truc c'est que ça coûte quand même assez cher tu vois donc après il faut te poser la question de la balance coût par rapport au bénéfice et en plus les dosages qui sont commandés c'est pas du tout les dosages que tu retrouves dans les compléments qui sont vendus c'est à des dosages en fait tu sais que c'est limite placebo et que ça te fera rien du tout pourtant les gens ils achètent ça tu vois et je trouve ça génial parce que tu vois il y a plein de choses à faire pour eux Merci. pour éduquer entre guillemets les gens et leur faire comprendre qu'autant prendre des compléments qui servent à quelque chose et il y en a quand même des compléments qui servent à quelque chose avec des études scientifiques à l'appui qui prouvent que ça a une réelle valeur mais par contre t'as plein de compléments qui servent à rien du tout donc autant mettre de l'argent dans de la vraie nourriture ou dans d'autres choses plutôt que

SPEAKER_02

là-dedans tu vois c'est hyper intéressant ça me fait penser un peu au triathlon j'en ai fait pendant quelques temps avant un gros accident en 2018 mais en triathlon tu as un peu ce syndrome aussi tu vois c'est à dire que tu as des gars qui sont prêts à dépenser et franchement moi j'en ai fait partie au début tu vois parce que j'arrivais comme j'ai fait très longtemps que du judo j'arrivais dans un sport qui était complètement nouveau tu vois manque de crédibilité manque de confiance en soi un peu tu te dis bon bah vas-y pour m'aider il faut que je prenne le vélo qui était mais franchement il y avait des paires de roues tu tu claquer 1 000 euros de plus pour économiser 100 grammes. Et tu te dis, mais en fait, 100 grammes, je le perds en une demi-journée. C'est-à-dire que je vais courir, je réduis un peu les portions, j'ai perdu 100 grammes. Ça ne m'a pas coûté 1 000 euros. Je ne sais pas si c'est des croyances qui s'installent justement quand tu débutes et après qui s'estompent au fur et à mesure, mais je trouve ça intéressant de voir parfois ces croyances qu'on peut placer dans du matériel ou tu vois des outils de l'accessoire alors que fondamentalement en fait la différence elle se fait dans la tête dans notre capacité comme tu dis ce que tu fais depuis des années avec le crossfit ta capacité à gérer l'effort dans la durée et au final avoir une pratique qui est adaptée à ce que tu peux faire et à ton

SPEAKER_01

rythme ouais exactement ouais mais non mais après il y a beaucoup de paramètres il y a l'image tu sais le crossfit c'est beaucoup du Mathieu Vu aussi c'est à dire que tu vois non mais enfin vraiment mais après comme dans tous les sports mais un peu plus quand même le crossfit faut dire ce qui est tu vois t'as les mecs qui se mettent torse nu et tout moi aussi je me mets torse nu des fois mais tu vois ça débâche direct t'as les nanas pareil limite en maillot de bain et tout en train de faire des squats et tout enfin tu vois t'as quand même c'est très axé image et tout il y a ce côté très moi j'aime bien dire ça il y a ce côté vraiment très américain tu vois l'américain de base c'est un peu péjoratif mais il faut aussi dire ce qui est j'aime bien aussi remettre l'église au centre du village il faut dire ce qui est il y a quelque chose là-dedans moi ce qui m'intéresse dans le crossfit c'est vraiment la beauté de la méthodologie cette capacité à être bon dans plein de domaines différents mais après effectivement au-delà du crossfit je n'adhère pas du tout c'est beaucoup du matu, du une image etc mais ça encore c'est toi c'est les athlètes qui est pas les athlètes ça aussi c'est un terme tu vois pour moi un athlète c'est quelqu'un qui a une tu vois une carte dans une fédération et qui limite sportif de haut niveau tu vois quand je les vois avec leur t-shirt même moi des fois je cautionne pas avoir un t-shirt athlète toi je me sens pas légitime tu vois je me sens genre je crois il faudra un autre truc tu vois genre crossfitter ou j'en sais rien mais enfin bon voilà petite parenthèse mais ce que je veux dire c'est que c'est c'est c'est la méthodologie j'adore mais après tout ce qu'il y a autour c'est vraiment c'est vraiment il y a vraiment des progrès à faire sur l'image que ça renvoie et d'ailleurs tu vois dans la société civile t'as plein de gens qui arrivent et qui disent non mais moi je veux pas faire de crossfit je veux pas avoir des gros bras comme un tel ou un tel t'as vu le physique des nanas etc mais là t'as envie de leur dire non mais alors déjà d'une part elles étaient déjà souvent comme ça avant c'est à dire que les nanas parce qu'en fait ils font référence aux athlètes des CrossFit Games que tu vois à la télé ou dans les médias, etc. Ou même aux meilleures athlètes françaises. Mais en fait, les meilleures athlètes françaises ou les meilleures athlètes du monde, etc., c'est des gens qui faisaient déjà du sport avant qui sont tombés dans le CrossFit. Mais c'est la crème de la crème. Donc, si tu veux, tu seras... En fait, moi, je leur dis, mais vous ne serez jamais comme elles parce qu'en fait, elles, elles font ça de manière presque professionnelle. C'est tous les jours, etc. Elles ont une alimentation particulière, des charges d'entraînement et tout que toi, tu n'auras jamais. Ce n'est pas parce que tu fais du CrossFit que que du jour au lendemain, tu vas prendre des bras, etc. Donc, tu vas t'affiner, tu vas mieux te sentir, etc. Mais après, ça s'arrêtera là, tu vois, sauf si tu veux devenir athlète de haut niveau et tout, ça, c'est encore autre chose. Mais tu vois, ça renvoie quand même une image un peu genre, c'est des bourrins, ils sont directs, c'est des gros buffles et tout, alors que finalement, pas du tout. Donc, il y a aussi une image en tant qu'athlète pour communiquer sur ça, mais qui n'est pas du tout fait parce qu'en fait, tu regardes les réseaux sociaux et souvent, il y a beaucoup dans le cross c'est un monde c'est quand même super particulier tu vois t'as les nanas elles vendent toutes des trucs c'est des codes promo dans tous les sens ça va te sortir des mindsets tu vois genre ou des programmes voilà genre la guerre c'est mal faire l'amour c'est bien et puis voilà je vous donne un code promo et voilà vous pouvez acheter ma programmation et puis super non mais enfin voilà tu vois c'est que franchement je mets au défi quiconque de trouver une athlète française un peu bankable qui diffuse pas des codes promo tu vois donc c'est à dire c'est quand même Il y a une responsabilité, d'ailleurs, on avait écrit un article sur InnoSuite Rest. Le sportif doit être aussi responsable parce que quoi qu'on en dise, à partir du moment où tu as une communauté derrière toi qui te suit, avec des centaines de milliers de personnes, tu as une responsabilité à avoir, que ça te plaise ou non. Sinon, tu es influenceuse du sport, donc tu as une responsabilité à avoir. Parce que tu sais très bien que derrière, les gens qui te suivent, ils vont te prendre pour modèle, donc ils vont acheter ce que tu achètes, ils vont écouter ce que tu dis, etc. Donc, si toi, tu dis des conneries ou tu dis des choses qui sont particulièrement fausses, ça ne va pas le faire, en fait. Donc, tu vois, aujourd'hui, je pense que c'est super important que ces gens-là aussi prennent conscience qu'elles ont une responsabilité vis-à-vis du consommateur parce qu'elles vont directement avoir un lien avec ces personnes-là. Et ça va se répercuter après sur les achats, la consommation et donc, finalement, le côté durabilité de la santé et de l'environnement, etc. On a alerté beaucoup les influenceuses comme ça, mais on s'est fait jeter à chaque fois, parce que c'est des gens qui refusent, alors pas tous, mais beaucoup refusent le dialogue. Il y a une espèce de censure qui s'applique, c'est quand même assez hallucinant dans ce monde où normalement la parole devrait être libérée et finalement, en fait, dès qu'il y a un commentaire qui ne va pas dans le bon sens, c'est des gens qui suppriment les commentaires. Donc finalement, tu ne peux pas débattre, parce que la critique, ce n'est pas forcément négatif. Tu peux apporter une critique à à quelque chose, qu'elle soit constructive, argumentée, etc. Mais en fait, les gens, ils n'ont pas envie de se faire chier avec ça. Et donc, du coup, ils subcrivent. Et donc, du coup, tu ne peux pas discuter avec eux. Et donc, du coup, ils continuent leur petite cuisine et tout dans leur petit coin. C'est pour ça que nous, maintenant, on a arrêté un peu avec Ben et nous, on diffuse du contenu et tout. On essaye d'éveiller un peu les gens. Après, ils en font ce qu'ils veulent. Mais en tout cas, ça ne change rien au fait que je pense que vraiment, les sportifs doivent avoir une responsabilité par rapport à ça. Et là, on en est prêt au balbutiement dans le domaine du crossfit parce qu'aujourd'hui c'est du code promo dans tous les sens ça demande n'importe quoi des chaussettes des fringues des compléments des crèmes des machins et tout il n'y a pas de sens dans tout ça ça manque de cohérence et je trouve ça vraiment dommage dans un monde où justement les enjeux actuels de la société actuelle font que justement on doit être beaucoup plus précis dans ce qu'on dit dans ce qu'on fait parce qu'on a un devoir en tant que citoyen d'agir vraiment de manière la plus durable possible et de prendre en compte le monde qui nous entoure et ce qui est fait dans le crossfit ça va à l'inverse de tout ça voilà et c'est important je pense de le souligner et c'est important aussi que les gens comprennent ça tu vois C'est ça que je reproche un peu à ce sport.

SPEAKER_02

Excellent

UNKNOWN

!

SPEAKER_02

Punaise

UNKNOWN

!

SPEAKER_02

quel parcours je regarde l'heure parce que je sais qu'on était limité ça fait quand même déjà une heure et demie donc franchement merci beaucoup pour ça mais je pense qu'il va être temps de doucement préparer la fin on a évoqué plein plein plein de choses je pense que c'est enfin déjà franchement encore une fois un grand merci pour tout ce que tu as bien voulu partager parce que je ne fais pas souvent ce type d'épisode sur tu vois la notion de dépassement de détermination de résilience dans la durée à travers des projets comme les tiens que tu mènes en parallèle entre guillemets d'une vie normale tu vois avec un job classique et des horaires de bureau etc donc c'était juste top comment est-ce que toi tu conclurais du coup cet échange quel message est-ce que tu aimerais faire passer après tout ce que tu nous as déjà dit

SPEAKER_01

c'est une question difficile mais non en fait pas

SPEAKER_02

vraiment c'est alors ben

SPEAKER_01

On est en plus dans un contexte politique, puisqu'il y a les élections présidentielles, alors je ne vais pas faire de la politique, mais ce que j'aimerais faire comprendre aux gens, c'est que, et ça c'est valable dans toute l'histoire de l'humanité, c'est que l'homme, avec un grand H, que ce soit des femmes, des hommes, en tout cas l'humain, pour survivre et pour vivre dans son environnement, il doit être collectif. Donc, le collectif Il n'y aura aucun exemple, personne ne sera en capacité de nous dire qu'il y a un seul mec ou une seule nana qui a fait tout tout seul depuis l'année de temps, ce n'est pas vrai. C'est du collectif et on est obligé de faire ça parce que c'est notre nature. Donc moi, ce que je veux dire aux gens, c'est qu'aujourd'hui, il faut remettre le collectif au centre de la vie et il faut être surtout bienveillant parce que en fait la société actuelle et le monde dans le de la manière dont il est construit en fait il a tout intérêt finalement à diviser les gens à mettre les pauvres d'un côté les moins pauvres d'un autre les riches d'un autre côté et les ultra riches d'un autre côté tu vois alors que toutes les conquêtes sociales elles se sont faites à partir du moment d'ailleurs j'ai lu un bouquin récent sur ça là c'est il est où le bonheur c'est toutes les conquêtes sociales elles se sont faits à partir du moment où justement toutes les catégories sociaux professionnels se sont regroupés en fait toutes les classes en fait se sont regroupés et que en fait la lutte des classes elle était il ya plus de lutte des classes c'est à dire qu'ils se sont ils ont trouvé un intérêt commun pour justement promouvoir un autre mode de fonctionnement et justement si on arrive à retrouver ce lien à retrouver ce lien commun ou par rapport à justement à à ce collectif là c'est ce qui nous fera changer le monde parce qu'aujourd'hui ce que tous les gouvernements proposent ça va à l'inverse en fait de la nature c'est à dire à l'inverse des enjeux actuels et futurs qui vont nous arriver sur le coin de la figure je suis un média là que je vous invite à voir c'est bon pote il disait quelque chose tu dois connaître il disait quelque chose de très juste c'est la physique on a rien à faire de nos états d'âme mais c'est exactement ça donc la physique au sens science physique au sens nature tu vois on a rien à faire de nos états d'âme. C'est-à-dire qu'on sait que le réchauffement climatique est sur l'ensemble de la chaîne de valeur du réchauffement climatique. Ce n'est pas qu'une affaire de CO2. Le changement climatique, c'est les feux de forêt, c'est les méthodes de consommation, de production, de transformation, l'acidification des sols, la perte de réservoirs de biodiversité, les disparités riches-pauvres, les inégalités, les problèmes d'accès à l'eau, etc. C'est tout ça, en fait, le système du réchauffement climatique. Quand des populations demain parce qu'il va y avoir des réfugiés climatiques, parce qu'il y aura une augmentation du niveau de la mer. Et quand je dis demain, ce n'est pas dans 100 ans, c'est dans la décennie qui va arriver. Il y a le rapport du GEC qui le met en évidence. Donc, quand on va avoir des populations de réfugiés climatiques qui vont arriver, ou il va y avoir des migrations de populations importantes à cause de pandémie, à cause de catastrophes naturelles, etc., il va falloir être bienveillant, en fait. On doit être bienveillant, on doit prendre ces enjeux en compte et faire en sorte qu'il y ait le moins d'impact possible sur ce qui va nous arriver de manière inéluctable sur le coin de la figure. Et donc, pour ça, en fait, il faut absolument, et je pense que c'est une nécessité, voter avec son cœur, c'est-à-dire voter pour un monde plus soutenable et plus durable. Si nous, on ne le fait pas, en fait, ceux derrière le... Ceux qui vont arriver, qui vont le faire, je le disais tout à l'heure, les jeunes sont beaucoup plus éveillés par rapport à ça. Mais le truc, c'est que nous, on aura essayé de le faire, on n'y sera pas arrivé. Et quand on aura 40, 50, 60 ans, on va se dire, putain, en fait, c'est le bordel parce qu'en gros, on a été trop con et on n'a pas voulu faire le truc tu vois et je pense que vraiment le problème il est là aujourd'hui c'est à dire que les gens il ya une perte de sens général ça c'est une évidence mais aussi il faut ne pas être dans le déni c'est à dire il faut vraiment se dire aujourd'hui voilà je suis sur la planète on sait tous c'est notre dénominateur commun tu vois on est tous dessus si un si quelqu'un détruit la planète forcément ça va détruire la tête sur laquelle je me trouve aussi donc on a tout intérêt en fait à être bienveillant et à essayer d'avancer ensemble on n'a jamais été aussi riche dans le pays dans toute l'histoire le pib de la france je crois que c'est 2500 milliards tout le monde pourrait avoir un peu de à manger et un toit sur la tête à minima tu vois il y aura toujours des plus riches des plus pauvres etc mais on peut avoir quand même un minimum de base et je pense que on a tout intérêt à oeuvrer là dedans pour justement avoir une réflexion commune un autre projet de société, parce qu'aujourd'hui, là, avec la société actuelle, on va vraiment droit dans le mur, parce que c'est vraiment à l'exact opposé de ce qu'il faudrait faire par rapport aux enjeux qui arrivent, aux enjeux naturels, qui, encore une fois, je le répète, se contrefouent de nos opinions, tu vois. Voilà, donc, moi, c'est cette solidarité-là que je veux revoir, je veux de la solidarité, de la bienveillance, et je ne veux pas que ce soit juste des mots, je veux aussi que ça se fasse et que ça se traduise dans les actes, en fait. Il faut que les gens comprennent que leur réalité, ce n'est pas forcément la réalité du voisin, ni la réalité de l'autre voisin, etc. Il y a leur réalité, il y a différentes réalités et il y a aussi la vraie vie, tu vois. Et donc, comment on fait pour essayer de vivre heureux tous ensemble et de se partager un minimum le truc, tu vois, le gâteau. Et je pense que vraiment, les gens, il faudrait vraiment que beaucoup de personnes prennent conscience de ça pour faire vraiment les bons choix parce que, tu vois, quand tu seras riche tout seul, mais où tout sera pollué, où tu ne pourras plus manger, où tout le monde sera malade, etc. Comment on va faire

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

» Il y avait une personne qui disait« Le réchauffement climatique, ça n'existe pas, machin, etc.» Je lui disais« Ok, très bien, quand il y aura des réfugiés climatiques, tu n'auras qu'à ouvrir ton jardin, puis on viendra chez toi planter des tentes et tout, tu nous accueilleras vu que ça n'existe pas.» Mais je veux dire, il ne faut pas être dans ce déni, il y a vraiment une nécessité de prendre conscience des choses mais ça passe aussi par aussi faire cet effort d'apprentissage d'acculturation il faut aussi écouter des radios des bonnes radios et d'autres radios que énergie tu vois il faut il faut lire il faut lire des bouquins spécialisés des magazines spécialisés des articles spécialisés il faut essayer de s'intéresser à ces choses pour comprendre en fait que la vision dont on a de la vie actuelle elle était un peu biaisé par rapport à la réalité en fait qui qui est là et qui va arriver qui va changer en fait demain donc c'est ça en fait un peu ma conclusion c'est à dire donner du sens dans sa vie et donner du sens pour que le sens de sa propre vie en fait donne du sens aux autres et faire en sorte que voilà on se tienne un peu c'est pas du tout utopiste ce que je dis c'est vraiment moi je serais hyper content un jour tu vois bah de dire voilà je vous invite tous tu vois en Corée dans la forêt tu vois on fait un gros barbecue tu vois pas trop loin des arbres pour pas les faire cramer tu vois mais voilà on partage un gros repas ensemble et puis tu vois on fait le bilan de tout ce qu'on a fait mais on l'a fait tous ensemble tu vois tout le monde est venu tout le monde tu vois a compris certaines choses certains enjeux etc tu vois on a éveillé des gens on a éveillé des consciences et on est content d'avoir fait ça tu vois et c'est ça la trace qu'on va laisser en fait derrière nous c'est si on donne l'exemple d'autres suivront aussi l'exemple c'est toujours comme ça c'est la chaîne en fait de la vie et tout et on a ce devoir là et moi en tout cas c'est ce qui m'anime et je pense que vraiment il y a des gens qui auraient tout intérêt à essayer en fait de voir plus loin que le bout de leur nez c'est pas péjoratif mais c'est vraiment que ça va à l'inverse en fait de vivre bien ensemble et avec tout le monde voilà c'est un peu la conclusion que j'apporterai

SPEAKER_02

à cet échange génial bah écoute franchement pardon je refais bah écoute franchement un grand merci Hugo moi ce que je retiens c'est vraiment ce que t'as partagé sur la fin cette notion de donner l'exemple tu vois pour inciter au changement et quelque part que c'est pas du tout utopique de penser que c'est possible puisque t'en es l'exemple à travers tout ce que t'as fait avec le miel InnoSweetRust les forêts ton travail au quotidien pour la collectivité en Occitanie le dépassement à travers le crossfit qui très sûrement inspire d'autres personnes à faire la même chose donc vraiment un grand grand grand merci pour ça si les gens veulent rester un peu informés de ce qui se passe le mieux c'est quoi c'est Instagram pour InnoSweetRust Oui

SPEAKER_01

alors il y a le site Instagram et Facebook à chaque fois qu'on publie sur Instagram ça publie sur Facebook voilà de toute façon on va refaire une campagne de com enfin on va faire une campagne de com parce qu'on n'en a jamais fait parce qu'il va y avoir la charte la nouvelle charte graphique du site donc il y a quelques prémices sur Instagram mais on va tout mettre en place d'ici fin mai et donc on communiquera dessus mais voilà pour rester en contact c'est Instagram Facebook on est sur TikTok aussi on balance quelques vidéos mais c'est

SPEAKER_02

voilà le site innatsuitress.fr

SPEAKER_01

il y a tout ce qu'il faut

SPEAKER_02

génial trop bien et bien encore merci Hugo tout le meilleur pour la suite de tes multiples aventures et puis peut-être qu'un jour on se croisera sur une forêt pour planter quelques arbres ensemble qui

SPEAKER_01

sait pas de soucis avec grand plaisir et j'attends avec impatience le lien du podcast

SPEAKER_02

comme ça je

SPEAKER_00

vais transmettre

SPEAKER_01

ça marche à la

SPEAKER_02

prochaine merci go à bientôt