SPEAKER_02

Mais en fait, je me suis rendu compte, tu vois, là, en habitant à Paris, en allant de temps en temps, en week-end par-ci, en week-end par-là, en fait, en l'espace de deux jours, tu as déjà le temps d'apprécier et de partir à l'aventure. Et je pense qu'en plus, pour faire une micro-aventure et dépayser et découvrir quelque chose, il n'y a pas besoin de faire dix jours ou une semaine entière de voyage à vélo.

SPEAKER_00

Hello, hello, c'est Loïc Blanchard, le créateur et host du podcast indépendant Les Frappés. Je suis un ancien sportif de haut niveau, aujourd'hui reconverti en sportif aventureux, mais aussi entrepreneur, coach et préparateur mental certifié. Passionné d'outdoor et de défis en tout genre, j'ai voulu créer une communauté autour des valeurs de résilience, de dépassement de soi et de détermination, en vous offrant chaque semaine des conversations inspirantes avec des invités incroyables issus d'univers très variés. J'ai reçu aussi bien des athlètes olympiques que des entrepreneurs à succès, des aventurières professionnelles ou encore des anciens des forces spéciales. Leur point commun, la passion pour leur projet et l'audace de se lancer. Alors fonçons ensemble découvrir mon invité de la semaine. Excellente écoute à vous les frappés

UNKNOWN

!

SPEAKER_00

Eh bien écoute, bienvenue Angèle sur le

SPEAKER_02

podcast. Merci à toi Loïc, je suis très heureuse d'être là aujourd'hui.

SPEAKER_00

Eh bien écoute, moi aussi franchement merci beaucoup pour ta dispo, fraîchement arrivée d'une sortie, enfin d'une sortie, on ne peut pas appeler ça une sortie mais d'une traversée de la France à vélo en fait tout simplement, c'est vraiment cool et puis hâte que tu nous expliques un petit peu ce que tu fais aujourd'hui en matière d'ultra biking puisque c'est de ça dont on va parler, comment tu es tombé dedans et ce que tu y trouves. Et pour la petite histoire, c'est assez drôle parce que la façon dont j'ai découvert ton parcours, je crois que je t'en avais parlé en off, c'est que je suis en train de préparer un ultra en août, la PTL, qui est sur plusieurs jours et donc il nous faut des frontales et je cherchais des avis sur une marque française de frontales et je suis tombé sur un article que t'as écrit de compte rendu de ton expérience avec ce produit sur un trip je crois que c'était Montpellier-Ecosse c'est

SPEAKER_02

ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Ouais exactement et dans l'article je découvre que t'es encore étudiante à Sciences Po que c'était la première fois que tu faisais un trip de cette envergure et je me suis dit oula bah déjà un trop cool pour le retour sur les lampes frontales mais surtout trop cool de découvrir un profil comme ça donc je vais la contacter immédiatement et nous voilà

SPEAKER_02

et nous voilà sur le podcast les frappés

SPEAKER_00

trop cool écoute je te propose de commencer peut-être par te présenter nous expliquer qui est Angèle et ce que tu

SPEAKER_02

fais ouais carrément donc moi c'est Angèle Paty j'ai 20 ans bientôt 21 je suis étudiante en master à Sciences Po euh plus sur la partie développement durable et management business et à côté de ça je fais beaucoup de vélo et ça fait à peu près deux ans que j'ai commencé le vélo donc c'est à la fois récent et à la fois j'ai l'impression d'avoir déjà parcouru pas mal de kilomètres et découvert de chouettes coins surtout en France et j'adore ça et comme tu dis je rentre tout doucement dans l'ultra je fais plus du bikepacking et petites aventures que ce soit sur des week-ends, quelques jours jusqu'à le week-end le voyage pardon de l'année dernière qui avait duré deux mois et pour moi je prends le vélo comme comme à la fois une passion un moyen de voyager, un moyen de se dépasser on aura l'occasion je pense d'aborder tout ça dans les prochaines questions et voilà et j'ai toujours plus ou moins été sportive avant de commencer le vélo je fais des années de GRS de

SPEAKER_00

gymnastique

SPEAKER_02

rythmique j'avais fait d'équitation un peu d'athlétisme un peu de

SPEAKER_00

voler j'ai touché à plein de

SPEAKER_02

choses et je pense

SPEAKER_00

que j'ai vraiment trouvé mon sport dans le cyclisme excellent excellent alors tu sais le podcast les frappés c'est un un des objectifs c'est vraiment de faire découvrir aux auditeurs aux auditrices des gens qui à un moment donné sautent le pas qui se dépassent qui sortent de leur zone de confort et toi c'est vraiment ce qui m'a marqué avec cette première aventure de deux mois puisqu'encore une fois tu n'avais jamais vraiment fait de vélo dans le sens voyage à vélo avant et puis le confinement a fait que tu t'es lancé donc je serais curieux de savoir peut-être comment si tu pouvais peut-être nous expliquer un peu comment tout ça s'est mis en place et à quel moment est-ce que tu t'es dit ok là je veux me sortir du marasme ambiant et je me lance sur une épreuve de ce format là quoi ouais

SPEAKER_02

Je pense qu'il y a un truc, c'est que moi, j'ai commencé le vélo en allant rouler toute seule. Mon père faisait un tout petit peu de vélo. J'ai fait une première sortie avec lui. Ensuite, directement, je me suis mise à faire des distances de plus en plus longues toute seule jusqu'à faire un premier 100 kilomètres. Donc, j'avais déjà ce truc de faire du vélo seule, d'aimer ça, d'aimer être avec mon vélo, parcourir de nouvelles routes. Et donc, après, je suis partie en échange en Écosse Ça devait être toute l'année. Finalement, ça a été raccourci à six mois. Je n'ai rien pu visiter là-bas. C'était le temps du Covid. Donc, il y a eu le variant anglais, le Brexit. Et là, je me suis vue passer les six prochains mois à Montpellier, chez mes parents. Je me suis dit, non, ça ne va pas être possible. J'aime trop voyager, bouger. Et l'Écosse, en fait, j'avais un peu ce regret de ne pas avoir pu voyager. Et en fait, c'est vraiment apparu d'un coup, un soir, je crois, avant de me coucher, où je me suis dit retournez-y à vélo et c'est là que je me suis bon c'est parti je vais monter tout ce projet en fait ça s'est fait petit à petit bien sûr j'ai commencé par regarder l'itinéraire que je pouvais faire de Montpellier jusqu'en Écosse en me disant je vais éviter l'Angleterre j'ai passé par l'Irlande puis après en regardant le matériel qu'il me fallait pourquoi pas partir en gravel avec des sacoches un peu plus typé backpacking que le cyclotourisme Et du coup, de fil en aiguille, j'ai ce budget à réunir. Je vais essayer de trouver des partenaires, trouver une bourse de voyage qui s'appelle la bourse Elidia. En fait, de fil en aiguille, j'ai construit mon projet. J'ai fait une petite com autour. J'ai du coup collaboré avec le blog qui s'appelle l'expérience outdoor sur lequel tu es tombé sur un article sur la lampe. Et ce blog, ça m'a permis d'avoir mes premiers partenaires où j'avais... du matériel à tester pendant ce voyage donc je recevais du matériel gratuitement et en échange je faisais mes retours les retours de mon expérience et ça a bien marché j'ai pu avoir plein de matériel pour commencer ce premier voyage et après j'ai sauté le pas j'ai fait mon premier bivouac toute seule enfin tout ça et c'était une super expérience et je pense que je me suis pas trop posé de questions avant de partir et je pense que c'est ce qui m'a permis de partir ok ouais je pense que je me serais posé trop de questions je serais jamais partie partie pardon je serais jamais partie et ouais en fait de se dire bah on saute le pas et on voit ce qui se passe et ça permet aussi d'apprendre à se débrouiller à trouver des solutions puis il y a toujours un peu des gens sur le chemin pour nous aider je pense donc

SPEAKER_00

Avec du recul, c'est super intéressant ce que tu dis. Avec du recul, si tu avais su la façon dont ça allait se passer, ce que tu allais vivre et globalement les bons moments et les moins bons moments par lesquels tu allais passer, qu'est-ce qui fait, tu penses, c'est quoi qui t'aurait empêché de partir justement

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

c'est une bonne question pour moi en fait c'est assez paradoxal mais pour moi le moment le plus dur c'est le retour c'est en fait la période quand on revient de ce voyage pas pendant c'est un petit peu les montagnes russes il y a des moments très forts c'est un peu l'euphorie le bonheur hyper intense on est une super personne on voit des très beaux paysages on en prend plein la vue et après il y a des moments plus durs où on se retrouve un petit peu face à nous-mêmes face aux petits problèmes mécaniques face aux aléas de la météo aussi mais en fait vraiment moi ce qui m'a le plus marqué c'est le retour après deux mois où on est en vadrouille où chaque nuit on dort dans un endroit différent de nouvelles personnes c'est super enrichissant et d'un seul coup on est confronté un petit peu au retour à la réalité à la vie en société classique qu'on peut avoir donc moi c'est le retour sur les bancs de l'école après deux ans en zoom C'est le retour au quotidien, à prendre le métro, à avoir les contraintes, des deadlines, tout ça. Et ça, c'était plus dur. Et je pense que si j'avais su que ça allait se passer comme ça, je l'aurais peut-être abordé le voyage différemment. En fait, je n'en sais rien. D'un côté, je ne savais pas à quoi m'attendre. Et... en fait je me rappelle qu'avant de partir en plus j'étais tombée un petit peu malade avant et c'était presque mes parents qui m'avaient poussé en mode Angèle allez tu dois y aller là sinon tu retardes le départ là allez c'est bon t'as tout de prêt à toi de sauter le pas et en fait après une fois que j'étais partie c'était trop bien je pense que sachant tout ce que j'ai vécu oui j'aurais foncé quand même je me serais pas dit non ça vaut tellement le coup d'y aller il faut y aller

SPEAKER_00

Génial. Trop bien, trop bien, trop bien. Écoute, je crois que les premières questions que j'ai en tête, elles sont hyper biaisées parce que je te cache pas que ça fait un moment, tu vois, que je réfléchis à comment faire, comment moi aussi sauter le pas et faire un premier trip en bikepacking. On y réfléchit, tu vois, avec ma femme, là, peut-être dans un an ou deux, faire la... Comment est-ce que ça s'appelle

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

La Viarona, c'est

SPEAKER_02

ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Ouais, c'est ça. La Viarona de Genève à Montpellier, justement. mais bon c'est un truc hyper t'as pas beaucoup de travail de préparation à faire côté itinéraire par exemple puisque la voie est créée pour ça mais donc je serais curieux de savoir toi comment est-ce que t'as sélectionné tu vois les routes, les itinéraires avec le relative peu d'expérience que t'avais qu'est-ce qui fait que t'as comment est-ce que tu l'as approché cette partie vraiment planification de la route

SPEAKER_02

alors moi je l'ai divisé en trois étapes. Il y avait la partie traversée de la France. Là, qui était contrainte par plusieurs choses. De un, prendre un ferry pour l'Irlande. Donc, où sont les ports

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Déjà, le point A, point B. Le point A, c'était départ Montpellier, la maison de mes parents. Point B, j'avais deux options. C'était Cherbourg ou Roscoff. Donc, Normandie ou Bretagne. Et qui changeait totalement la direction que j'allais prendre. Et à la base, j'avais pris Cherbourg. Ça m'arrangeait. J'avais de la famille en Normandie. Ça allait être peut-être plus simple pour arriver à Dublin sauf qu'en fait finalement avec le Covid il fallait que je fasse des jours de quarantaine en Irlande que j'avais pas d'endroit pour le faire à Dublin mais j'en avais un à Cork et Cork le ferait on le prenait de Roscoff donc déjà ça a déterminé qu'il fallait que je fasse en Paris Roscoff après sur la route moi je voulais pas trop prendre de dénivelé parce que ça faisait qu'un an que je faisais du vélo et que le vélo allait être chargé que c'est les premières semaines et que je m'étais dit t'as rien à prouver à personne faut que tu profites et au commencer petit à petit pour habituer en fait le corps et les jambes au poids du vélo et au rythme du voyage et finalement ça collait bien parce qu'en fait j'ai emprunté un bout de la Vélodyssée qui quand même passe par là et en fait du coup ma maman m'avait dit ah je vais t'acheter la carte des voies vertes en France j'avais étalé la grande carte en papier comme je pense qu'on a plus trop l'habitude de faire de nos jours où on est plus sur l'ordi à taper toutes les sites d'itinéraires possibles. Donc, j'ai pris la grande carte, je l'ai étalée dans mon salon et j'ai regardé vraiment où je pouvais passer. Et en fait, ça a très bien marché parce que du coup, j'ai découvert comme ça des voies vertes et des voies aménagées qui étaient superbes. Souvent, c'est des anciennes voies ferrées qui sont transformées en voies vertes et qui ne sont pas très facilement accessibles sans difficultés particulières. Et du coup, j'ai construit mon itinéraire comme ça. J'ai aussi utilisé quand même l'application alors moi j'utilise Komoot que je trouve assez sympa des fois Strava aussi ça dépend et après en Irlande j'avais un peu rien prévu parce que j'avais séjour de quarantaine et je savais pas trop les mesures comment elles allaient évoluer parce que ça a tout évolué un peu en même temps et je m'étais dit que vu que j'allais être hébergée par une famille irlandaise et notamment le père qui faisait qui avait fait des gros gros voyages à vélo il aurait plein de choses à me conseiller et à me dire donc j'avais rien prévu en Irlande ça m'a un peu joué des tour mais d'un côté ça m'a laissé aussi pas mal de liberté donc je suis restée dans le sud-ouest de l'Irlande après en fait j'ai traversé en train parce que j'avais pas assez de temps pour sinon découvrir l'Ecosse qui était vraiment mon objectif principal et après en Ecosse là c'était assez simple j'avais en fait reçu une bourse de voyage pour faire une étude photographique sur la vie dans les îles en Ecosse et du coup j'avais vraiment les îles où je voulais aller et du coup là c'était pas très compliqué, il y avait les ferries qui partaient partais d'un endroit à un autre, je traversais les îles. Sur place, je me disais, là, je reste trois jours. Là, je prends le temps. C'était un peu au feeling, vu que j'avais la tente et tout le matériel de bivouac et que là-bas, c'est très libre. J'étais complètement libre de faire ce que je voulais. En fait, en Écosse, j'ai traversé dix îles, qui sont les îles ébrides extérieures, qui étaient vraiment un peu l'objectif de ce voyage. C'est une voie qui s'appelle s'appelle le Hebridean Way, qui se fait soit en marche, soit en vélo, et qui est en fait tout balisé tout le long, sur 30 kilomètres, donc ça a bien aidé. Et l'Écosse, c'est très bien balisé pour les vélos.

SPEAKER_00

Top.

SPEAKER_02

Voilà.

SPEAKER_00

Excellent. Alors, sur la partie française, peut-être plus spécifiquement, tu dirais que le pourcentage du trajet que tu as passé sur des routes partagées, donc ouvertes à la circulation, c'était

SPEAKER_02

quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oh

SPEAKER_02

là là. Est-ce que ça serait 50-50

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Ah oui, quand même. Non, parce que la Vélodyssée, c'est les voies vertes partagées. Donc, ce n'était pas fermé à la circulation. Non, pas tout le long. J'ai pris une voie verte dans le Languedoc qui s'appelle la Passapaïs, qui est très belle. Ensuite, j'ai fait quand même deux jours et demi sur le canal du Midi. Alors, c'est très beau, c'est très chouette, mais c'est très plat, c'est très lancinant. Et on s'ennuie vite, surtout quand on voyage seule. Mais du coup, ça permet quand même d'avancer, de tracer à l'ombre et de... de vraiment tracer, de ne pas avoir les voitures. En fait, toute la partie vraiment route, elle s'est faite au niveau de Bordeaux, d'Ordogne, jusqu'à l'entrée de la Bretagne. Tout ça, c'était vraiment que de la route et notamment de la voie partagée sur la

SPEAKER_00

Vélodyssée. D'accord. Il y a quand même vraiment moyen de se faire des parties de grosses sections sur des routes protégée quoi en tout cas pas ouverte à la

SPEAKER_02

circulation ouais bah par exemple en Bretagne j'ai traversé il y a une voie verte qui traverse les monts d'Arrée et c'était deux jours entiers dans la voie verte plus ou moins après je faisais des petites journées aussi quoi je m'arrêtais pas la pression mais ouais ça faisait je sais plus le nom du départ jusqu'à Morlaix en fait on a fait sur la baie de Morlaix c'est une ancienne voie ferrée donc en plus c'est dans c'est vraiment dans les monts donc dans les c'est superbe superbe quoi

SPEAKER_00

toi je te posais la question parce que c'est une des choses que j'ai en tête et j'ai remarqué pour les gens qui ne font pas forcément beaucoup de vélo c'est peut-être un des premiers points qui est soulevé c'est la sécurité et je t'avoue que j'ai eu un accident en 2018 j'ai une voiture qui m'est passée dessus en gros pendant que je préparais sur un entraînement pour un Ironman et c'est vrai que depuis en étant revenu dans le sud en plus où les gens sur la route c'est pas forcément le meilleur je confirme et j'ai pas voulu te l'écrire j'ai failli te l'écrire quand tu faisais ton trip que t'es descendu à Montpellier mais j'ai un ancien invité du podcast qui s'appelle Eric Eric Leblaché qui a fait d'ailleurs qui l'a gagné ou pas la RAF qui a gagné la RAF je crois qui est un ancien cycliste pro et qui s'est fait percuter par une par un camion lui deux jours après qu'une autre auditrice du podcast soit faite percuter par une moto et dans les deux cas en fait les gens se sont barrés et du coup au même moment tu faisais ton trip et j'ai failli t'écrire en disant fais gaffe je sais pas si c'est moi qui prête plus attention mais j'ai l'impression qu'en ce moment il y a des accidents et donc je te pose la question comment est-ce que toi est-ce que c'est un paramètre que tu prends en compte est-ce que ça te gêne est-ce que pour le moment t'as de la chance comment

SPEAKER_02

tu gères ça moi j'ai envie de te dire il y a un peu un changement récemment jusqu'à ce que je fasse mon voyage à vélo donc il y a un an je commençais le vélo je découvrais plein de choses je considérais que les voitures et le danger en faisaient partie et que pour l'instant ça m'atteignait pas trop des fois ça m'arrivait de m'énerver contre des voitures mais sans plus pendant mon voyage j'ai vraiment vu la différence entre les pays je me suis retrouvée en Irlande et en Ecosse où certes les routes sont parfois dangereuses parce que souvent il n'y a pas la place de passer à deux mais il y a un respect des cyclistes qui est juste totalement opposé à celui de la France enfin celui des conducteurs français où les voitures sont beaucoup plus patientes et et font attention aux cyclistes et c'est vrai qu'au retour du voyage en plus en vivant à Paris là j'ai vraiment vu la différence et je pense qu'inconsciemment à ce moment là aussi je me suis mis au gravel et en fait là par exemple après avoir fait le Paris-Montpellier il y a quelques jours je me suis dit en fait si la prochaine fois je fais un voyage tant pis je ferai moins de bornes mais je vais le faire en gravel parce que les voitures j'en ai pas le bol et vraiment là je je me suis rendu compte que quand même, je trouve qu'il y a de plus en plus une forme de haine injustifiée contre les cyclistes. Et du coup, c'est vrai que là, par exemple, j'ai commencé à mettre même la lumière rouge de jour sur les routes un peu fréquentées que je ne faisais pas forcément avant. J'avais même le beau drift, le petit gilet fin fluo. Pareil, je le mettais sur des routes un peu empruntées. en me disant peut-être que ça arrange quelque chose. Bon, je n'ai pas l'impression que ça fait la diff, mais on ne sait jamais. Peut-être qu'une personne, ça changerait, ça fera la différence un jour. Mais oui, là, j'ai eu des grosses frayeurs quand même quand j'ai traversé la France. Et c'est dommage parce qu'au final, en Auvergne, j'ai eu une grosse, grosse frayeur. D'ailleurs, c'est un peu ce qui m'a dégoûtée de l'Auvergne. C'est un peu horrible parce que j'ai adoré les paysages et les routes sont magnifiques. Mais les conducteurs, waouh

UNKNOWN

!

SPEAKER_02

En fait, j'étais contente de passer cette étape et après de me retrouver en Lauserre, dans l'Aubrac, un peu plus paumé. Mais bon, après, j'ai l'impression qu'en France, c'est plus ou moins partout pareil. Il n'y a pas forcément de différence entre les régions. C'est peut-être...

SPEAKER_00

Donc

SPEAKER_02

là, c'était quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Des voitures qui te frôlaient ou ce genre de choses

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Et en fait, il ne ralentit pas, je le sens aller super vite, il klaxonne comme un malade, du style, en fait, si tu ne décales pas, je t'écrase. Je me suis décalée, il m'a frôlée, il s'arrêtait plus loin, et il est sorti de la voiture, on a eu une intercation, une intercalation, pardon, et ça a un peu chauffé, mais je lui ai expliqué que ce n'était pas normal ce qu'il se faisait, mais le problème, c'est qu'il ne comprenait rien, et c'est toujours les cyclistes qui ont tort. et là j'avais les lumières j'avais

SPEAKER_01

le gilet j'avais

SPEAKER_02

tout ça fait un peu un peu froid dans le dos et en même temps quand c'est la passion et qu'on a envie de rouler de découvrir plein de paysages c'est super frustrant de se dire pour ça je vais arrêter donc en fait je trouve que c'est vrai et je pense que c'est pour ça que ça se développe aussi pas mal en parallèle le gravel parce que du coup on prend plein de chemins et en fait c'est vrai que c'est génial on évite toutes les voitures et les comportements dangereux qui vont

SPEAKER_00

avec ouais intéressant c'est pas la

SPEAKER_02

partie la plus fun mais en vrai ça en fait partie aussi c'est vrai que c'est un truc que je partage beaucoup moins sur les réseaux mais parce que souvent j'ai pas de caméra sur moi pour montrer les comportements dangereux mais c'est vrai que c'est un gros point noir de

SPEAKER_00

voyage à vélo ouais bah écoute moi je pense qu'il faut quand même en parler parce que quand j'avais commencé moi à faire du vélo tu vois c'est pas forcément quelque chose enfin c'est pas un truc je pense qu'il faut pas non plus en faire quelque chose de plus gros que ce que ça ne l'est mais c'est vrai que dans ma pratique du vélo on m'avait jamais vraiment dit tu sais fais gaffe enfin sur la route je me doutais qu'il fallait faire attention mais moi même en tant que conducteur et étant pas particulièrement je sais pas violent enfin j'ai rien contre les cyclistes tu vois mais par contre quand Une fois que tu es à vélo et que tu te retrouves face à des comportements où les gens, tu as l'impression que parce que tu leur fais perdre 10 secondes, parce qu'ils ne peuvent pas te doubler, c'est la fin de leur monde et donc ils sont prêts à t'envoyer dans le bas-côté. Tu te dis, c'est quand même chaud. Où sont les priorités

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Oui, c'est super compliqué. Après, j'ai vu en étant en Écosse, en Irlande, et même en Espagne aussi. J'étais partie en janvier en Espagne. Il y a une autre manière d'être au volant et face aux cyclistes. et là ça fait un petit peu bizarre de dire en fait il y a peut-être un truc en France où il y a un truc qui passe pas quoi et il y a une haine qui se déverse en ce moment et je pense que beaucoup de cyclistes le ressentent de triathlètes enfin peu importe et Ouais, c'est un truc qui me... Là, j'ai la Race Across France, je fais le 300 km qui arrive très bientôt. Départ du Mont Ventoux, c'est ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Voilà, c'est ça. Et honnêtement, là, la sécurité, je suis en train de me dire, c'est presque un des trucs qui me fait le plus peur, plus que manquer d'eau ou pas trouver assez de nourriture, tu vois. En plus, rouler la nuit... Alors, la nuit, j'ai fait un test et finalement, les conducteurs font beaucoup plus attention la nuit que le jour. J'ai trouvé, en tout cas, moi, de mon expérience... mais c'est vrai que le danger moi maintenant presque je vois arriver une voiture en face je regarde si derrière il n'y en a pas une qui arrive pour vérifier qu'elle ne va pas me doubler n'importe comment et suivant j'adapte ma position sur la route mais du coup ça a aussi un épuisement mental où tu n'es jamais tranquille

SPEAKER_00

et oui et oui ouais bon très réalité très réalité en France ouais mais sinon pour en revenir aux choses quand même

SPEAKER_01

positives

SPEAKER_00

ouais parce qu'il y en a plein qu'est-ce qui t'a si tu devais les résumer toi qu'est-ce qui t'a vraiment le plus marqué sur ce premier trip avant qu'on peut-être qu'on développe un peu plus sur ta pratique aujourd'hui mais vraiment sur ce premier trip parce que moi j'ai l'impression que c'est ça qui t'a qui fait que t'as accroché en fait tu vois c'est que t'as fait cette première expérience et puis maintenant il y en a après Après ça, il y en a eu d'autres. Donc, quelque part, j'ai l'impression que tu y as trouvé quelque chose d'extrêmement positif.

SPEAKER_02

Oui, je pense que sur cette première expérience de voyage, c'est vraiment les rencontres où, en fait, je me suis rendue compte que, déjà, de voyager seule, en fait, j'avais vraiment envie de voyager seule. Beaucoup de gens me posaient des questions, mais« Oh, t'avais personne avec qui partir

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Pourquoi tu demandes pas à des copines de t'accompagner

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

» Et en fait, je me dis« Non, non, c'est vraiment un choix.» Enfin, j'avais envie de découvrir le voyage seule. J'avais entendu plein de bonnes choses et que ça permettait de s'ouvrir vachement plus aux autres et que les autres surtout s'ouvrent aussi beaucoup plus aux voyageurs qui sont seuls et ça a été vraiment le cas et ça c'était juste trop bien surtout je pense que les meilleurs souvenirs ils sont en Ecosse parce que c'était peut-être l'objectif du voyage parce que j'avais vraiment envie de découvrir ce pays parce que aussi ça faisait plus de 40-45 jours que j'étais partie et du coup je pense que toutes les émotions elles sont un petit peu décuplées et qu'on a peut-être un peu sous endorphine depuis deux mois mais pour moi c'est les rencontres parce que souvent elles sont assez inattendues elles arrivent un peu à tout hasard que ce soit au coin d'une route quand je m'arrête de poser une question c'est inattendu et souvent c'est super surprise ça n'avait pas guédillon qui propose de m'héberger de me proposer un repas juste de discuter avec Merci. C'est souvent des gens qui ont des parcours aussi, qui ont une toute autre vie, surtout en Écosse, dans les îles où c'est quand même très éloigné de la terre ferme et il y a des traditions très ancrées. C'est toujours des discussions assez étonnantes, un mélange d'anglais, de gaélique qu'on comprend à moitié, qui peut déchiffrer. C'est tout ça qui va avec. Pour moi, c'est vraiment ce partage plus humain qui est le plus enrichissant et aussi Au-delà de, bien sûr, les paysages qu'on voit, toutes les émotions qu'on vit. Après, ça fait un tout, en fait. C'est un puzzle qui s'assemble petit à petit et qui, à la fin, te montre l'image que tu souhaites, que tu voulais avoir. Mais... mais ouais je pense que sans les rencontres c'est pour ça qu'en fait je suis vachement à fond dans le truc voyage backpacking me laisser aller et que là c'est un peu la première expérience d'ultra que je vais avoir parce que j'ai un peu peur de manquer en fait que l'aspect justement de prendre son temps de s'arrêter de discuter qui permet en fait d'ouvrir aussi de nouvelles voies et de nouvelles rencontres j'ai peur que ça me manque un peu dans l'ultra donc je vais voir après c'est une petite épreuve donc c'est quand même différent que l'ultra sur plusieurs jours je vais voir ce que ça donne et je pense que c'est des expériences totalement différentes mais c'est vrai que ce que tu me disais avant dans la question où ce voyage a été un peu le point de départ oui et non enfin oui pour les voyages mais si tu veux avant j'avais quand même j'étais partie je sais pas faire des 130 150 kilomètres je partais à la journée je prenais mon pique-nique j'allais tu vois tout autour de Montpellier juste dans les gorges de l'Hérault je m'arrêtais ça m'arrivait souvent en fait de faire de même des petites rencontres comme ça sur une micro-aventure à la journée. Quand j'étais en échange Erasmus en Écosse, j'avais pris un train avec mon vélo et j'étais partie trois jours dans les Highlands. J'avais loué un tout petit hôtel, un petit gîte et j'avais fait chaque jour en étoile. C'était presque un peu mon premier voyage seul, mais quand même différent parce que je dormais à l'hôtel. J'avais adoré, c'était trop bien. Il y a eu un peu quand même toutes ces petites étapes qui ont participé au jour J, à me dire, bon, allez, là, je me lance, j'ai trop envie de faire ce voyage. Mais c'est vrai que, ouais, c'est le gros voyage où j'ai découvert... les

SPEAKER_00

pouvoirs du voyage seul et

SPEAKER_02

en tout cas du voyage

SPEAKER_00

à vélo je suis d'accord avec toi sur le fait que pardon

SPEAKER_02

excuse moi non non vas-y

SPEAKER_00

je finis sur le fait que quand tu voyages seul t'as quand même pas du tout la même approche la même sensibilité c'est vrai tu vois je pense que ça a été vrai pour toi en vélo mais moi je l'ai vécu aussi en trek ou chaque fois que je rencontre des gens qui voyagent seul t'es beaucoup plus attentif je trouve à l'écoute et en observation de ce qu'ils se passe autour de toi et les émotions sont en tout cas de mon expérience pas du tout les mêmes et tu parlais des rencontres moi je serais curieux de savoir si tu pouvais peut-être nous en partager une ou deux tu vois qui t'ont vraiment marqué des profils un peu complètement tu vois pas farfelu parce que c'est péjoratif mais inattendu que t'as pu rencontrer en Ecosse sur ces îles où t'as

SPEAKER_02

vagabondé là ouais ouais alors on va te donner je vais en faire deux un peu différentes

SPEAKER_00

il y en a une par

SPEAKER_02

exemple c'est un autre voyage à vélo en fait je venais de prendre un ferry pour arriver sur la prochaine île en fin de journée et il y avait un petit resto je me suis dit allez je m'arrête manger un burger puis j'étais en train de finir mon repas quand il y a un voyageur à vélo qui arrive complètement déboussolé qui je comprends en fait qu'il a perdu son portefeuille en route qui doit retourner faire tout le chemin inverse et surtout qu'il a pris la pluie et que tous ses chargeurs ne marchent plus et qu'il a presque plus de batterie du coup moi je vais le voir je lui dis bah écoute tiens si tu veux j'ai les chargeurs je je vais recharger moins ton portable ou ce que tu as besoin. Et du coup, on commence à discuter. Puis bon, on discute, on discute. Je ne sais pas, ça doit être un bavard de 50 ans qui fait son petit voyage, sa traversée des îles. Et puis du coup, il me raconte, en fait, il est professeur à Cambridge. Vraiment, jamais j'aurais pu imaginer qu'il était complètement sorti de son contexte. Donc, c'était assez rigolo. Et du coup, on discute même des études. Enfin, on a une super discussion et en fait je sais pas comment on arrive à dire bah on va camper sur le même champ comme ça tu pourras finir de recharger toutes tes batteries et demain essaye de repartir tu... plus ou moins à l'endroit où tu pensais avoir laissé tomber ton portefeuille. Et du coup, bref, le lendemain, il est reparti de son côté. Moi, je suis repartie du mien. Puis plus de nouvelles parce qu'on ne s'était peut-être pas échangé les numéros. Et en fait, c'est rigolo parce que c'est après que j'ai su, je ne sais pas, peut-être un mois plus tard, je suis rentrée en France et j'ai une amie que j'avais rencontrée pendant mon Erasmus en Écosse qui me dit« Tu ne devineras jamais, à côté, dans le train, j'étais assise à côté de ce monsieur que tu as rencontré. Et d'ailleurs, il a retrouvé son portefeuille là où il pensait l'avoir trouvé. Excellent. C'est assez improbable. Et la deuxième chose qui m'est arrivée dans les îles, en fait, pour mon reportage photo, je voulais vraiment rencontrer un tisserand de Harris Tweed. Donc, c'est un tissu fabriquée là-bas, qui est très encadrée, un peu comme on pourrait penser pour les fromages, une AOP. Vraiment, il y a une appellation contrôlée de ce tweed. Et qui est fait que sur Satanzi. Il ne reste plus que 200 tisserands. Donc, c'est vraiment un savoir-faire qui est en train de se perdre aussi et qui est très beau. Et c'est vraiment les métiers à tisser anciens, mécaniques... Donc, je voulais vraiment découvrir cela. Et je suis arrivée dans un tout petit village. C'était une journée de tempête. Le matin, à l'attente, je n'avais pas mis les petits au banc ou au fil. Donc, elle s'était couchée contre moi. C'était un petit peu le caton. J'arrive après la verse. Et j'arrive dans ce village, en fait, où il n'y a qu'une seule rue, pas de numéro, juste des maisons. Je me dis, mais comment je vais trouver la bonne personne

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Puis, je vois un monsieur qui marche sur la route, qui a l'air du coin. Et je vais le voir. Et je lui dis, est-ce que vous me connaissez

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Donald McKay qui était l'homme en question et il me dit oui c'est moi ah il me dit pourquoi en gros comme voulez-vous et du coup je lui raconte que je viens de France que je fais mon reportage photo que j'aimerais beaucoup découvrir son métier et il me dit je vais à des funérailles rendez-vous dans une heure dans mon atelier la maison jeune au bout du village ok déjà ça commence un peu c'est pas le genre de rencontre auquel on est habitué et du coup il me fait visiter son atelier donc une heure plus tard et il me fait découvrir tout son monde et c'est génial parce que c'est vraiment sa cabane vue sur la mer turquoise tous les tissus et lui il a 70 ans plus ou moins et en fait il est encore passionné et il continue à faire ça pour son plaisir et c'est complètement l'orage et là il me demande est-ce que tu as encore un peu de place dans tes sacoches je lui dis bah ça va être compliqué parce que bon tout est vraiment bien passé depuis le départ et je pouvais pas refuser il me dit bah écoute tiens je t'offre un mètre de tweed et en fait c'était trop gentil en fait c'est un peu mon petit trophée ou ma petite récompense de tout ce voyage et j'étais hyper émue à ce moment-là et c'était un peu je pense que lui était aussi touché que j'ai une petite fille qui vient depuis le sud de la France et qui a parcouru tous ces kilomètres pour vraiment découvrir son métier et ce savoir-faire et en fait la tempête ça avait pas trop stoppé et là il me demande mais tu vas camper où ce soir

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Je dis bah je sais pas je trouverai un champ sur la route tu vas rien trouver, t'as vu le temps qu'il fait j'ai une cabane dans mon jardin vas-y t'es la bienvenue pour dormir trop sympa et du coup après on a bu le thé ensemble il m'a raconté toute sa vie l'histoire avec sa femme toute l'histoire du tweed comment il avait aussi aidé à relancer l'activité économique dans le coin c'était un super moment d'échange j'ai bien dormi dans la caravane c'était chouette et en fait ce qui est rigolo c'est que le lendemain au moment de faire il y a son frère, il y a un autre ami à eux qui arrive, et là ils me disent« oh non, tu peux quand même pas partir, reste avec nous, on fait un thé». Bon, il y en a un qui s'est pris une pinte à 11h du matin, et là je me suis retrouvée dans une cuisine des années 60, au beau milieu d'une île… en cul-de-sac, complètement paumé, dans le nord-ouest de l'Écosse, à discuter avec trois gars, dont un qui faisait deux mètres de large, dans cette cuisine, à boire du thé, Et en fait, c'était un mélange d'anglais et de gallique. Je comprenais un mot sur trois. C'était n'importe quoi. Honnêtement, c'est mon meilleur souvenir. Je trouve ça tellement exceptionnel. Je faisais que rigoler ce matin-là et c'était génial. Et en fait, j'ai gardé contact avec ce tisserand. On s'est ajouté sur Facebook. Du coup, je lui ai cédé son anime. En fait, c'est génial parce que du coup, je ne sais pas, ça tissait quelque chose. C'est un peu les rencontres complètement inattendues. Et c'était trop bien.

SPEAKER_00

Top

UNKNOWN

!

SPEAKER_00

On avait parlé, j'avais eu comme invité Steven Le Yarik, qui fait aussi de l'ultra distance, je crois qu'il est l'organisateur du Gravelman. Peut-être que tu feras, je ne sais pas d'ailleurs, tu

SPEAKER_01

nous

SPEAKER_00

le diras. Peut-être que tu en feras. Et en fait, c'était super intéressant ce qu'il partageait sur la partie justement les rencontres en voyage à vélo. Et lui, sa vision des choses, c'est que le vélo, en fait, c'est un super moyen, un super vecteur de rencontre en fait. C'est-à-dire que les gens sont quand tu voyages à vélo quelque part, les gens que tu y croises sont tout de suite beaucoup... Il n'y a plus de barrière en fait. C'est-à-dire que les gens sont... Tu parais en tant que voyageur à vélo beaucoup moins, je ne sais pas, peut-être hostile ou en tout cas beaucoup plus facile à approcher que quelqu'un qui est en voiture ou à moto ou potentiellement même à pied. Est-ce que c'est quelque chose que toi tu as ressenti aussi.

SPEAKER_02

Ouais totalement je le ressens mais même encore quand par exemple je sais pas je m'arrête dans une supérette ou un café et alors il y a deux types de personnes, il y a les gens qui regardent très intrigués mais qui n'ont jamais osé dire quelque chose et les autres qui tout de suite on sent qu'ils ont envie de venir et alors soit c'est eux qui m'approchent, qui me disent ah bonjour vous venez d'où, vous allez où là c'était rigolo parce que quand j'ai fait pareil à Montpellier c'est marrant quand t'es autour de Paris, de dire, je vais à Montpellier. Ah bon

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Il y a un peu ce côté. Ou alors, quand tu es à Montpellier, de dire, je viens de Paris. Quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Vous avez fait tout ce chemin et j'en pense que tu as fait un petit tour de 50 kilomètres tout autour. Donc, ça engage la conversation super facilement. Et après, il y a aussi, oui, en fin de journée... C'est vrai que je suis complètement d'accord avec ce que dit Steven. Le vélo... C'est très abordable. Je pense que c'est un petit peu universel. Et plus ou moins, tout le monde a déjà mis les pieds sur un vélo, que ce soit... le petit tricycle quand on apprend à rouler quand on est enfant, ou alors maintenant le vélo électrique. Ça reste quelque chose d'universel. Et en plus, en voyageant assez léger, les gens sont quand même assez curieux. Je me rends compte qu'en fait, en étant dans l'univers du bikepacking, tout le monde connaît les sacoches, tous les systèmes. En fait, quand on voyage comme ça dans les petits villages en France, c'est super bien organisé, tout est optimisé au millimètres près tout rentre parfaitement du coup les gens sont aussi intrigués par ce nouveau système de voyager à vélo après le

SPEAKER_00

backpacking c'est assez sympa d'échanger autour de tout ça et peut-être justement sur le point de la logistique alors je ne sais pas si on rentre trop dans le détail mais justement comme on avait échangé il y a peut-être il y a bientôt un mois je pense en fait ça m'avait donné envie de me replonger un peu dans cet univers donc j'ai regardé pas mal de vidéos sur sur Youtube d'un gars qui s'appelle je crois que sa chaîne c'est Cycling About si ça te parle c'est un Australien qui fait du alors lui c'est du bike touring et il expliquait la différence en fait que je ne connaissais pas du tout jusqu'à il y a une semaine entre le bike touring et le bike packing donc est-ce que toi tu es familière de cette différence et si c'est le cas est-ce que tu peux peut-être nous l'expliquer

SPEAKER_02

rapidement ouais ouais ouais du coup en français c'est un peu la partie plutôt cycle tourisme et la partie plutôt bikepacking pour moi la partie bikepacking elle est plus dans l'optimisation et essayer de voyager avec le moins de choses possibles, donc aussi moins de confort pour soit aller plus loin, plus vite, ou en tout cas porter moins de kilos. Après, je m'en compte de plus en plus, finalement, suivant, en fait, le profit du voyage. À un moment donné, quand on part sur du long, on a quand même besoin d'un peu plus de choses que partir une semaine. Enfin, en tout cas, un peu plus de confort, enfin, j'en sais rien, mais par exemple, il y a plein de gens qui vont dire« Ouais, t'as parti avec quand même beaucoup de choses.» D'autres,« Ouais, t'avais rien sur toi.» Il y a un petit peu les deux visions, de toute façon, qui sont toujours là et c'est pas pareil c'est vrai que de partir sur une semaine et en plus du bikepacking il y a aussi est-ce que tu fais du bikepacking avec le bivouac en bivy en tente ou alors est-ce que tu dors à l'hôtel en gîte ou tu dors pas suivant ton épreuve enfin t'as tellement de possibilités alors quand même le cyclotourisme c'est moi je dirais déjà aussi le vélo est pas pareil enfin quand on parle de cyclotourisme c'est plutôt bah en fait tu fais ça avec le vélo que t'as déjà avec toi qui est souvent en soit en VTC, soit la randonneuse un peu typée en acier bien costaud qui va résister aux éléments ou un peu style VTC aussi, VTT un peu moins VTT, VTC plutôt et avec les deux grosses sacoches à l'arrière parfois les deux je crois que c'est ça et du coup le poids est réparti complètement différemment

SPEAKER_00

parce que toi ta sacoche en fait t'as pas les deux sacoches un peu typiques quand on pense à voyage à vélo je pense que les gens globalement enfin spontanément pensent à tu vois les deux grosses sacoches derrière les deux sacoches devant de chaque côté de la roue ça ça serait plutôt du cyclotourisme le bikepacking à l'inverse c'est que t'as un vélo qui est un peu plus tu me dis si je me trompe un peu plus type racing c'est à dire les vélos faits pour aller un peu plus vite et du coup t'as pas assez de sacoches de chaque côté des roues mais t'en as une derrière ta selle la grosse sacoche et une potentiellement au niveau du cadre à l'intérieur et peut-être sur le guidon devant mais

SPEAKER_02

c'est tout alors moi quand j'avais fait mon gros voyage j'en avais quand même rajouté deux petites j'avais mis des cages de chaque côté de la fourche et j'avais rajouté des petites sacoches de 4 litres 4 litres avec des straps ça avait très bien tenu donc du coup quand même tu vois au final je m'en rapprochais en fait c'était un peu un mix enfin c'était quand même un petit peu bikepacking après t'as plein de gens qui font un mix de bikepacking et de petites sacoches aussi aussi suivant la contenance après il y a aussi un truc avec le bikepacking c'est que bon c'est super à la mode et tout mais c'est un coût énorme moi je l'ai vu quand j'ai préparé mon dernier voyage et que enfin le premier pardon et que quand j'ai vu le coût des sacoches rapide que ça je me suis dit waouh ok tu l'as en tête encore

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

ouais bah c'était environ c'est 100 euros minimum par sacoche quoi enfin si vous avez des sacoches étanches assez durables enfin en tout cas moi j'avais choisi un modèle en particulier qui collait aussi avec la taille du vélo qui est un peu petite enfin en tout cas moi qui étais une taille 5 ans donc assez plus petite pour les filles très vite le coût augmente sans compter ensuite que pour tout faire rentrer dans les sacoches il faut quand même avoir du mat assez compact et assez léger et c'est là en

SPEAKER_01

fait

SPEAKER_02

ça c'est cher et je pense que c'est là que la différence avec le cyclotourisme elle se fait parce qu'en fait finalement je suis sûre que si quelqu'un pouvait s'acheter un sac de couchage qui fasse je sais pas 300 grammes au lieu du sac de couchage synthétique qui est énorme que tu dois faire rentrer dans ta sacoche finalement le backpacking je pense qu'il y a plein de gens qui se tourneraient vers ça mais du coup je pense que le cyclotourisme mais peut-être plus abordables au grand public, tu vois, en général. Et c'est aussi l'image qu'on a un peu plus en tête quand on parle de voyage à vélo. Mais d'ailleurs, tu vois, moi, sur le chemin, j'ai rencontré, j'ai été bagée par des gens qui voyagent à vélo. Notamment une personne qui me disait, mais en fait, moi, le voyage à vélo, c'est mon confort. J'aime emmener ma petite chaise de camping dans ma sacoche. Et... et ma petite cafetière pour faire mon petit café le matin et c'est mon confort c'est comme ça que je voyage à vélo et j'ai pas envie de mettre le moins de sacoches et le moins de choses possibles dans mes sacoches donc voilà et en fait c'est ça qui est super chouette avec le voyage à vélo c'est que finalement chacun chacun l'aborde à sa manière en fonction de ses envies son niveau de confort ses objectifs son budget et finalement en fait c'est quand même plus ou moins abordable d'une certaine manière en fonction de ce qu'on veut faire quoi

SPEAKER_00

ouais ouais Au revoir. ce que je trouve super puisqu'on parle du coût c'est un peu comme la dangerosité sur la route je pense que c'est super intéressant d'avoir un retour comme le tien où on parle un peu de tous les aspects de ta pratique et pas juste les trucs super cool qu'on voit sur les réseaux mais le coût c'est clair que ça en fait partie par curiosité est-ce que tu te souviens à peu près de combien tu as du enfin du budget total même si tu disais que tu as eu des bourses etc d'ailleurs je serais curieux si on pouvait revenir là dessus après mais Mais de combien t'as coûté ce voyage en

SPEAKER_02

Écosse

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

J'avais divisé le budget en fonction du budget d'équipement, du budget de transport et du budget journalier. rien que le budget journalier en fait on s'en rend pas compte mais quand on parle de moi au début j'avais prévu 45 jours mais finalement peu importe et j'avais prévu une moyenne de je sais plus je crois que c'était 15 euros par jour en comptant un petit peu les aléas c'est ça donc en fait si je sais pas t'es malade tu dois t'arrêter à une pharmacie ça arrivait des jours où t'es hébergé où je dépensais 3 euros et d'autres jours je pouvais dépenser 30 donc bon bref j'avais fait un peu une sorte d'équilibre au final j'ai bien respecté en France non j'avais peut-être fait un peu plus j'avais peut-être fait 17 euros bon bref entre 15 et 20 sachant qu'en Angleterre du coup il y avait la conversion avec les livres donc c'était un peu plus en France j'étais hébergée donc ça s'équilibrait mais voilà je sais plus Pour 45 jours, j'avais déjà prévu 900 euros de... 900 euros de budget journalier. Donc déjà, j'avais bossé l'été d'avant, j'avais un job d'été, j'avais mis des sous de côté. Mais à côté de ça, je savais que pour acheter le gravel, les sacoches et le matériel, il fallait soit que je réunisse une somme d'argent pas possible, soit que je trouve des partenaires. Donc j'ai fait un peu un mélange des deux. J'ai fait une campagne de crowdfunding où les amis et la famille ont mis quelques sous là-dessus. Et après... Les gens aujourd'hui, ils me voient avec tous les sponsors, les vélos, les sponsors en vélo, tout ça. Mais en fait, moi, c'est comme tout le monde où j'ai galéré pendant 4 mois à envoyer des mails sans jamais avoir aucune réponse et à me dire comment je vais faire pour réunir tout le matériel. Tout est arrivé style deux semaines avant le départ où j'ai eu le temps de faire une nuit en bivouac avec une copine et après je suis partie en me disant au pire, je traverse la France, j'enverrai par la poste des choses si ça marche pas mais du coup il y a eu cet énorme travail de préparation et de recherche de partenaires où je savais pas du tout comment ça fonctionnait et je suis partie de zéro et c'est un boulot assez monstrueux où là j'ai été en cours en zoom donc ça a pas mal aidé d'avoir du temps pour ça et finalement en fait moi ce qui a marché c'est du coup de collaborer avec le blog Expérience Outdoor qui en fait ce blog lui, la personne qui qui gère, en fait, de son côté, il a des demandes de tests de matériel ou des marques, vous lui envoyez, ben voilà, j'ai besoin de faire tester un sac de rando ou un sac de couchage. Et du coup, moi, en échange, ça me permet d'avoir ce matériel, de le garder souvent à la fin de l'expédition et du coup, d'écrire l'article test. Donc, en fait, j'avais une monnaie d'échange, enfin, pour les marques. Parce qu'en fait, sinon, on arrive et c'est bien beau de dire je vais faire une petite conférence par-ci ou je vais mettre propre post-insta, si on n'a pas de communauté. En fait, pour les marques, disons que ce n'est pas assez pour elles pour te dire oui, tu vas passer au-dessus de tel autre profil. Par contre, le blog, c'est quelque chose qui reste, qui s'inscrit dans le temps parce que c'est une adresse URL et du coup, si on tape la preuve, tu as tapé chercher une lampe faite en France, l'article a été écrit il y a des mois, tu n'as plus trouvé et peut-être que tu l'as acheté aussi en partie grâce à l'article et ça en plus ce qui est génial c'est que c'est accessible à tout le monde moi vraiment je suis arrivée en demandant en envoyant un mail à ce blog en disant voilà j'ai ce projet est-ce que vous êtes prêts à m'aider et en fait lui ça lui a super plu l'idée de de mon projet du voyage à vélo et donc c'est un échange mutuel aussi et on m'aide à trouver du matériel et en échange j'écris des articles sur le blog qui sont quand même assez conséquents c'est du travail aussi au retour de voyage à faire mais en tout cas qui vaut largement le coup mais ça m'a permis d'avoir du super matériel que j'aurais

SPEAKER_00

jamais pu me payer toute seule ça c'est vraiment le bon plan je t'en avais parlé je crois en off quand on avait échangé la première fois mais c'est aussi quelque chose que je fais depuis plus de 10 ans 15 ans bientôt je pense plus pour du matos trekking sur e-trekking tu vois ouais mais ils ont aussi je sais Grégory le fondateur cherche aussi régulièrement des gens pour tester du matos vélo parce qu'en fait e-trekking c'est de l'itinérance non motorisée c'est un peu le tu vois la cible du site donc ouais ça c'est carrément le bon plan parce que c'est vrai que sinon quand on contacte des marques seules enfin pour l'avoir fait comme toi avant

SPEAKER_01

il y a

SPEAKER_00

tellement de demandes en fait que généralement on peut

SPEAKER_01

offrir

SPEAKER_00

ouais aussi ouais tu vois là récemment pour le podcast il y a un nouveau sponsor qui arrive qui s'appelle Mulbar peut-être que tu connais ils font des bars énergétiques et en fait il m'expliquait qu'il a entre 3 et 5 demandes de partenariat par

SPEAKER_01

jour

SPEAKER_00

et il est tout seul pour gérer la marque en France tu vois

SPEAKER_02

donc c'est juste énorme ça passe à la trappe quoi ouais totalement Surtout, moi, la plupart, je n'ai jamais eu de réponse. En fait, maintenant que je comprends un peu mieux cet écosystème, je me rends compte que je ne contactais pas du tout les bonnes personnes. En tout cas, j'espérais, en mettant quelque chose dans le formulaire de contact du site, qu'un jour, j'obtienne une réponse. Ça aurait été plus vite... Ça serait aller plus vite par d'autres moyens. Mais bon, en fait, c'est ça aussi l'apprentissage. Tu vois, quand je repense à ce projet de voyage, il y a le voyage, l'avoir fait, la réalisation. Mais derrière, il y a toute cette préparation qui m'a appris beaucoup de choses et aujourd'hui qui me sert encore. Et même quand je postule à des stages, c'est des compétences que... En fait, monter un projet de A à Z, qu'il aboutisse comme on l'avait prévu ou pas, c'est un super bel apprentissage. Et rien que pour ça, ça valait le coup de le

SPEAKER_00

faire. C'est clair. Je trouve que c'est un super message que tu aies fait ça finalement assez jeune puisque tu avais quel âge

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Tu avais 19 ans quand tu l'as fait

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui, c'est ça. J'imagine avec des moyens d'une personne de 19 ans et que tu as réussi à trouver les astuces, les hacks pour te faire ce voyage sans avoir nécessairement besoin de dépenser des fortunes en te débrouillant bruyant en fait donc ça c'est top et peut-être pour finir sur cette partie t'as parlé t'as mentionné une bourse de voyage est-ce que tu pourrais nous en dire un petit peu plus parce que je crois que j'en ai jamais entendu parler et ça m'intrigue

SPEAKER_02

beaucoup ouais alors c'est une bourse de voyage qui s'appelle Zelidja qui existe depuis je pense 1960 c'est quand même assez

SPEAKER_01

vieux

SPEAKER_02

ah ouais et c'est une bourse de voyage pour les jeunes de 16 à 20 ans qui finance à hauteur je crois jusqu'à 900 euros le premier voyage il faut partir un mois minimum tout seul et avoir un sujet d'études libre au choix donc moi j'aimais la photographie j'avais envie d'aller en Écosse j'avais envie d'aller dans ces îles je me suis dit juste je vais découvrir la vie insulaire ça me laisse assez libre d'une fois sur place aller vers les gens tout ça Mais il y a d'autres personnes qui, je ne sais pas, étaient passionnées plutôt de peinture, d'art, d'autres de cuisine. Il y a quelqu'un qui est parti aussi avec son violoncelle, jouer du violoncelle et découvrir l'histoire du violoncelle en Europe. Il y a des personnes qui ont découvert la cuisine mexicaine. Quelqu'un d'autre qui a passé un mois avec des bergers dans les Pyrénées. C'est juste de donner l'opportunité aux jeunes de partir un mois seuls et d'explorer leur... leurs envies et en fait il n'y a que des chouettes histoires et c'est une association qui continue de se développer au fur et à mesure des années et c'est génial il y a environ je ne sais pas peut-être 120 120 bourses qui sont attribuées par an et en fait il y a des antennes dans chaque région en France et ensuite on peut si le voyage le premier voyage est validé on a le droit de repousser pour un deuxième voyage pareil d'obtenir une deuxième bourse sur un autre sujet du coup moi je l'ai pas fait parce que je pars en stage cet été donc c'était trop compliqué et puis j'avais d'autres projets mais c'est une super expérience pour être de 16 à 20 ans du coup

SPEAKER_00

top bah écoute je mettrai le lien en description de l'épisode Zelidja Z E 2 L I D J A et effectivement 16 à 20 ans non franchement génial

SPEAKER_01

excellent

SPEAKER_00

alors peut-être pour je regarde l'heure je vois que ça file mais pour rebasculer peut-être sur ta pratique de façon générale aujourd'hui tu te concentres sur quoi est-ce que tu prépares de nouveaux gros projets du type Montpellier l'Ecosse est-ce que tu t'as envie de tester un petit peu plus la partie compétition c'est quoi les objectifs d'Angèle pour les mois et les années à venir

SPEAKER_02

alors là à court terme c'est du coup la race Cross France qui fait 300-110 km alors il faut dire que j'ai suivi aucun plan d'entraînement et que j'ai fait beaucoup de choses au feeling en fait je me dis moi j'ai 20 ans je fais mes études le vélo c'est en fait j'adore ce côté vélo plaisir à côté bien sûr c'est se surpasser aller un petit peu juste J'avais pas envie de m'enfermer en me mettant trop la pression d'une idée de performance et que j'en suis encore à mes débuts et que j'ai envie d'aller petit à petit, doucement. parce que je sais que c'est les personnes qui se sont dégoûtées en fait d'y aller à fond en étant jeune aussi et quand même j'ai toujours tout fait au feeling tu vois que ce soit mon voyage découvrir le gravel tout ça et ça a toujours plutôt bien marché on verra si j'arrive dans les temps pour la raf ou si j'ai passé un peu de temps au pause ravito je sais pas enfin bref mais du coup là cette année honnêtement pour moi c'était juste s'adapter aussi à vivre à Paris aux études à essayer d'allier à la fois le vélo qui est quand même très chronophage avec tout ça et de garder ce truc juste d'aller explorer de nouveaux endroits quand je pouvais quand j'avais le temps sans mettre la pression mais ce qui n'empêche pas qu'à côté j'ai des défis comme même le Paris-Montpellier c'était quand même 850 km en une semaine j'avais pas prévu d'entraînement par palier pour me dire c'est bon je vais faire toute cette toute cette distance en une semaine finalement ça s'est super bien passé parce que je l'ai pris en fait je l'ai abordé d'une manière bon oui j'ai je pense une bonne condition physique c'est sûr mais je l'ai abordé d'une manière vraiment voyage tranquille quoi sans me dire je fais tant de moyenne je m'arrête 30 minutes pas plus et je pense que c'est ce qui me permet de durer et d'être beaucoup plus à la partie endurance après là j'avais commencé un peu le triathlon c'est un truc que j'ai un peu lâché parce que j'avais pas le temps cette année avec les études là j'espère avoir un peu plus de temps parce que je m'étais entraînée avec le Covid j'avais pas pu faire mes premiers triathlons Donc, j'aimerais bien quand même arriver à faire un jour un petit triathlon, voir si ça me plaît. Donc, je pense que là, l'année qui va arriver, ça sera peut-être un peu plus carré. Mais bon, après, je reste aussi qui je suis et c'est cool juste de partir en week-end, faire du vélo, faire la trace. Le Paris-Montpellier, j'ai fait la trace deux jours avant. Je n'arrivais pas à m'y mettre, en fait. J'étais super motivée pour le faire. Je n'arrivais pas à me poser, à me dire, bon, allez, essaie de tout faire rentrer dans les sacoches. Remets-toi, mets-toi sur le commode, fais-toi sur l'itinéraire, je n'arrivais pas à le faire. Par contre, une fois que j'étais sur Como, que je faisais tout mon itinéraire, j'ai sauté de joie. J'étais trop hâte. Je pars dans deux jours, c'est génial. Du coup, je suis censée faire un peu les choses un peu instinctivement et au feeling. Pour l'instant, je ne change pas de fonctionnement. On va voir le résultat de tout ça. J'ai l'étape du tour aussi. en juillet. Je ne sais pas si tu connais, c'est une des grosses cyclosportives, enfin, courses, ouais, amateurs, enfin, cyclosportives, vraiment, il y a, je crois, 14 000 participants. En fait, ça reprend une étape du Tour de France, quelques jours avant. Donc là, c'est Briançon, Alpe d'Huez, donc, voilà, avec trois gros cols. classique donc voilà pour moi c'est vraiment le je pense aussi c'est ce que les gens aiment bien suivre aussi notamment sur mon compte insta c'est ce côté pas de prise de tête quoi en fait je cherche pas à montrer que la performance ou quoi mais c'est vrai qu'à côté oui voilà je suis capable d'enchaîner les kilomètres mais je garde ce truc de plaisir et de découverte et d'échange de partage qui pour moi en fait j'aimerais pas le vélo s'il y avait pas ça

SPEAKER_00

ouais c'est un peu l'essence de ce qui fait que t'as accroché ouais excellent Pour finir peut-être sur une question un peu plus perso, développement personnel pour le coup, qu'est-ce que tu dirais que toute cette pratique t'a apporté en fait

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

En quoi est-ce que la Angèle d'aujourd'hui est différente de la Angèle d'il y a quelques années qui ne s'était pas encore lancée sur des périples aussi longs et une pratique aussi intense, on peut dire intense je pense, du

SPEAKER_02

vélo

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Je pense que ça m'a apporté beaucoup de confiance en moi en fait, premièrement. Parce que de te... enfin de me dire du coup bah finalement regarde bon de un t'as fait tous ces kilomètres où il y a la confiance plutôt dans les capacités physiques mais finalement quand je l'ai fait tout mon projet j'ai dû me confronter un peu au monde professionnel à toutes ces marques et aussi à imposer un peu de savoir me vendre mon projet et dire bah voilà je vais faire ça et je vais le faire et faites-moi confiance envoyer les mails bah aussi faire face aux échecs aux absences de réponses alors que j'étais quelqu'un qui avait super peur d'envoyer un mail à un prof Par contre, à l'oral, j'ai toujours été à l'aise, mais j'avais un peu un truc, un blocage de... de mail et d'appels téléphoniques je détestais ça alors ça c'est bon c'est totalement passé mais outre en fait même on parle beaucoup de tout ce qui est un peu c'est la mode tout ce qui est body positivity et la confiance en soi je trouve que passer par le sport dans l'optique de se dire en fait mon corps me permet de faire tous ces kilomètres ou en tout cas de découvrir ce nouveau paysage c'est génial en fait et du coup j'ai aussi complètement en ayant fait ce voyage pendant deux mois où tu apprends tu ne te regardes jamais dans un miroir tu rencontres plein de nouvelles personnes, c'est trop bien tu te déconnectes aussi d'un peu le regard des autres et de se dire il faut toujours répondre aux attentes etc moi je voyais tous mes amis de Sciences Po qui faisaient des super stages dans le ministère dans des ministères, dans plein de trucs. Et moi, à côté de ça, j'étais en train de bivoquer, de ne pas me doucher pendant des jours d'affilée. C'est complètement à l'opposé. Et en fait, maintenant, avec les retours que j'ai de tout ça, c'est qu'en fait, c'est un peu ces expériences qui sortent de l'ordinaire, qui permettent aussi de... Bon, il y a tout le développement personnel, mais qui permettent aussi de se démarquer et en fait, de prendre confiance en soi et de se dire, je ne suis qu'un corps d'unique, j'ai fait ça de mon côté. Et par exemple, aujourd'hui, j'ai eu un stade aussi, je pense, aussi grâce à cette expérience-là. Et ça m'a du coup aussi beaucoup donné confiance en moi en me disant« Tu es qui tu es. Tu n'as pas besoin de te mettre dans les chaussures de quelqu'un d'autre. Tu aimes faire du vélo. Tu vis ta passion. Tu la partages. C'est génial.» Donc, oui, la confiance en soi et aussi... je pense l'envie de voyager en France de me dire il y a tellement de beaux coins qu'on a en France enfin là tu vois j'ai traversé la France c'est trop bien j'ai trop envie de retourner dans ce coin là oh ce coin là aussi trop cool et en fait des fois ça me fait un peu mal au coeur les gens qui se disent bah j'ai allé au bout du monde et en fait qui connaissent même pas tout ce qu'on a en France alors qu'en fait il y a une diversité je pense que c'est un des pays les plus incroyables pour ça une diversité hallucinante de paysages et de reliefs et de cultures aussi enfin voilà moi je la vis à traverser dans le fromage c'est trop bien de traverser la France au bout de tous les fromages qu'il y a en France c'est ça en fait qui est génial avec le voyage à vélo et moi ce que je kiffe c'est de me dire je vais dans un endroit je prends le temps je goûte les spécialités locales je m'arrête dans un marché local bref il y a tout ça

SPEAKER_00

Je suis d'accord avec toi.

UNKNOWN

Voyager à vélo.

SPEAKER_00

Oui, c'est clair. Mais surtout, il y a déjà tellement de choses à voir en France. Mais ça, je pense qu'il faut que tu aies voyagé ailleurs pour t'en rendre compte. En tout cas, que tu aies fait comme toi, plein de micro-aventures, des traversées de la France pour vraiment le réaliser. En tout cas, super intéressant d'avoir ton point de vue, ton retour sur ce que tu as apporté tout

SPEAKER_02

ça. La confiance en soi. Un dernier truc. C'est un gros voyage, ce qui est forcément abordable aussi pour les gens qui bossent parce que c'est quand même deux mois c'est compliqué de poser deux mois mais en fait je me suis rendu compte tu vois là en habitant à Paris en allant de temps en temps en week-end par-ci en week-end par-là en fait en l'espace de deux jours t'as déjà le temps d'apprécier et de partir à l'aventure et je pense qu'en plus il y a plein d'autres médias et d'autres plateformes qui aussi essayent de partager en fait cette vision là qu'en fait tu peux faire une micro-aventure et être dépaysé découvrir quelque chose et je suis totalement d'accord avec donc c'est vrai qu'il n'y a pas besoin de faire 10 jours ou une semaine entière de voyage à vélo en fait en week-end même avec de la location de matériel ou même il y a plein de plateformes maintenant qui sont en train de se créer des marketplaces de seconde main de matériel outdoor je pense que c'est totalement en phase avec ces nouvelles manières de voyager et de partir à l'aventure je pense qu'ils vont se développer encore plus dans les années à suivre quoi

SPEAKER_00

c'est clair 100% d'accord et d'ailleurs sur le sujet de la micro-aventure s'il y en a que ça intéresse ou peut-être même pour toi d'ailleurs Angèle j'avais fait un épisode avec Chloé Dardelet qui est un peu la spécialiste de la micro-aventure qui a un site qui a une belle communauté sur Insta et qui franchement j'ai eu plein de messages après l'épisode de gens qui me disaient mais c'est vrai que j'ai jamais pensé à prendre mon sac à dos et aller camper ou faire nuit à la belle étoile à côté de chez moi alors que je pourrais et que ce serait déjà sans doute un truc qui me ferait sortir de ma zone de confort donc je suis d'accord avec toi sur le fait que je pense qu'on c'est facile de se trouver des excuses et moi le premier tu vois sur ah mais non mais j'ai pas le temps ou il va pleuvoir ou tu vois je suis fatigué mais en fait c'est juste génial les bénéfices quand on ose se lancer comme ça et finalement on investit relativement peu de temps pour des beaux souvenirs c'est juste top donc ouais excellent on arrive à la fin franchement je voulais dire un grand merci pour tout ce que tu as partagé avec nous je pense que tu vois après cette conversation je me suis rapproché j'ai fait un pas de plus en direction un jour du bikepacking donc merci à toi pour ça très cool et puis je te souhaite la raf c'est dans combien de temps tu

SPEAKER_02

disais

UNKNOWN

? c'est dans 15 jours

SPEAKER_00

15

SPEAKER_02

jours. Ok, ok.

SPEAKER_00

Ouais, 15 jours. 15 jours. Ok, bah écoute, je vais faire en sorte que l'épisode soit sorti d'ici là et puis je te souhaite tout le meilleur pour la fin de ta préparation et puis tu nous diras comment s'est passé la raf

SPEAKER_02

alors. Ouais, carrément. Merci Loïc de m'avoir invité sur ton podcast. C'était toujours un plaisir de partager un peu mon expérience mais surtout aussi ma vision un petit peu du vélo et du voyage à vélo et de tout ce que ça peut apporter de positif et de bien. Donc, merci beaucoup Merci beaucoup et bonne continuation à toi.

UNKNOWN

Merci Angèle, à bientôt. À bientôt.