SPEAKER_05

Tu sais, en fait, quand tu fais ce genre de truc, t'as mal un peu partout. T'as les tendons qui gonflent, t'as mal aux chevilles, t'as mal aux genoux. Et en fait, tu l'intériorises parce que tu te dis, je vais pas embêter l'autre avec mes petits soucis. Et en fait, je pense qu'à force de rester dans cette dynamique-là, tu passes à côté de ce genre de trucs qui peuvent être plus importants.

SPEAKER_01

Hello Hello, c'est Loïc Blanchard, le créateur et host du podcast indépendant Les Frappés. Je suis un ancien sportif de haut niveau, aujourd'hui reconverti en sportif aventureux, mais aussi entrepreneur, coach et préparateur mental certifié. Passionné d'outdoor et de défis en tout genre, j'ai voulu créer une communauté autour des valeurs de résilience, de dépassement de soi et de détermination en vous offrant chaque semaine des conversations inspirantes avec des invités incroyables issus d'univers très variés. J'ai reçu aussi bien des athlètes olympiques que des entrepreneurs à succès, des aventurières professionnelles ou encore des anciens, des forces spéciales leur point commun la passion pour leur projet et l'audace de se lancer alors fonçons ensemble découvrir mon invité de la semaine excellente écoute à vous les frapper Eh bien, c'est parti. Bienvenue, Louis, Thibaut et Vincent sur le podcast. Salut.

SPEAKER_03

Merci pour

SPEAKER_01

l'invitation. Très, très content de vous recevoir tous les trois aujourd'hui. Alors, Vincent, c'est un peu un comeback. On a déjà eu un épisode que toi et moi. J'ai eu la chance de t'avoir en individuel pour nous parler de la PTL. Mais la PTL, comme tu nous l'avais expliqué, ça se fait en équipe, deux ou trois. En tout cas, maintenant. Je ne sais pas si avant, c'était différent. On pouvait la faire solo

SPEAKER_00

à un moment donné. Je ne crois pas. Je sais que ça a changé sur le côté de... deux et trois, et ou trois. Mais il y a une période où ça n'a été que deux, mais ça n'a pas duré longtemps, juste avant le Covid. Mais maintenant, c'est trois ou deux.

SPEAKER_01

Ok, ok. Bon, en tout cas, tu nous avais raconté ta course à toi, mais vous étiez bien trois. Donc, super content qu'il y ait Louis et Thibaut, les deux compères de galère de la PTL avec nous aujourd'hui. Et peut-être qu'on peut commencer d'ailleurs par les présentations. Louis et Thibaut, s'il y en a un qui veut se lancer, nous expliquer un peu votre parcours sportif et comment vous en êtes arrivé. arrivé un jour à vous dire allez go je pars avec les deux autres loustiques sur un format de course complètement dingue

SPEAKER_04

ok donc moi je m'appelle Louis j'ai 33 ans j'ai un parcours un peu similaire à celui de Vincent donc je viens plutôt des sports collectifs où j'ai fait beaucoup de foot j'ai pratiqué plusieurs sports et je suis arrivé sur les sports d'endurance plutôt tardivement où en fait donc c'est un peu Vincent qui m'a initié donc on l'a vu faire les différents formats TDS et du coup forcément j'ai fait quelques baroudes avec lui et du coup ça m'a donné envie justement de faire un vraiment des courses longue distance donc je me suis inscrit sur la Saint-Élion qui est un forment un peu intermédiaire qui permet de basculer on va dire d'une course classique un peu style marathon un peu vraiment dans la distance un peu plus longue ensuite j'ai fait les Templiers le 100 km et ensuite j'ai voulu monter et je suis passé sur la Diagonale des Fous donc en 2019 et donc à la suite de cette course donc Thibaut nous a passé enfin nous a passé un coup de téléphone et Thibaut nous a motivé pour qu'on s'inscrive sur la PTS donc l'année d'après et puis la suite on voulait T-Crap juste après où il y a eu le Covid ça a été repoussé c'est comme ça que je suis arrivé sur la PTL donc avec Thibaut et

SPEAKER_01

Vincent Excellent Excellent donc Saint-Élion Templier Diagonale ok ça fait une belle montée en puissance quand même en termes de distance et je pense que j'ai sauté quelques étapes en effet Excellent. Merci Louis pour l'intro.

SPEAKER_05

Thibaut

UNKNOWN

?

SPEAKER_05

Je viens du même village que Louis et Vincent, ce qu'on a depuis toujours, mais je n'ai pas fait de sport co avec eux. J'étais plutôt solitaire en mode judoka dans mon club. Je suis venu aussi tardivement sur les courses d'endurance, plutôt à la fac, quand je suis arrivé en fac de sport. Et puis là, nos anciens, nos parents, ils faisaient des trails, ces trucs considérés comme un peu fou là, et puis on s'est dit, pourquoi pas en faire deux, trois, et puis je suis allée aussi assez vite dans la progression, j'ai commencé par la Saint-Aignan aussi, et puis après ça a été CCC TDS, et puis en 2016, l'échappée belle, qui était pour moi la course la plus dure et la plus incroyable que j'ai jamais faite de toute ma vie, et après l'échappée belle, le 2016, je me suis dit, plus jamais, c'est pas pour moi, c'est vraiment un truc de fou, j'ai mis deux mois à remettre et puis encore six mois après j'avais parcouru c'était vraiment un truc j'avais plus du tout envie de refaire ça et puis les deux loustics là Louis et Vincent ils se sont mis à faire aussi du trail et puis à partir à la réunion et puis à la réunion pendant qu'ils étaient je les ai un peu suivis et puis je me suis dit putain mais c'est vrai que c'est trop bien en fait ces trucs et donc du coup je les ai appelés derrière et puis on y est allé quoi

SPEAKER_01

ok excellent c'est marrant de voir que les similitudes un un peu, en tout cas, Thibaut et Louis, dans vos parcours, cette espèce de montée en charge un peu exponentielle dans les distances et les difficultés qui vous amènent jusqu'à la PTL. Et Thibaut, par curiosité, comment tu as entendu parler de la

SPEAKER_05

PTL

UNKNOWN

?

SPEAKER_05

De la même manière que Vincent, les anciens qui sont autour de notre village, eux, ils en parlaient beaucoup, et puis notamment un qui s'appelle Roland Pauly, qui a fait toute plein de courses incroyables. On l'avait suivi. On était à Chamonix quand il était arrivé. L'émotion était juste

SPEAKER_03

incroyable.

SPEAKER_01

Je m'étais dit qu'un jour, ça se ferait. Après l'échappée belle, j'avais un peu laissé tomber. L'échappée belle, est-ce que tu peux peut-être nous refaire un petit brief

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

J'ai eu un invité, Thomas Rémy, qui l'a fait. Je pense que Nahuel Passerat, il l'avait fait aussi. Est-ce que tu peux nous rappeler peut-être les distances dénivelées et ce qui fait que c'est une course super difficile

SPEAKER_05

ouais alors je pourrais pas te redire avec précision j'en crois j'allais voir sur internet mais en gros c'est 150 bornes et puis un peu plus de 10 000 de dénivelé 12 000 mais c'est surtout que c'est pas c'est énormément de pierriers c'est dans le massif de Belle Donne donc entre Grenoble et puis Albertville et donc une difficulté technique qui est très importante et donc difficile de se relâcher de courir en mode ok je trottine et puis il se passe pas grand chose à l'UTMB on peut faire ce genre de choses là-bas c'est pas possible et en ça ça ressemble vachement à l'échappée belle à l'APTL pardon C'est une course qui est très technique, je trouve. D'accord. D'ailleurs, ça se voit sur les

SPEAKER_01

temps de course. Les temps de course ne sont pas du tout les mêmes qu'à l'UTMB. Oui. C'est vrai que généralement, quand tu vois les chronos, je crois que c'est Sylvain Cusseau qui a publié une sortie sur Insta hier ou avant-hier et il me semble qu'elle a mis 6 heures pour faire 25 kilomètres, un truc comme ça. mais à la Réunion c'est vrai quand tu vois 6h pour 25km tu te dis ah oui ça devait pas être particulièrement roulant

SPEAKER_05

ouais ça pique c'est pas forcément la raideur c'est vraiment ces terrains qui sont très accidentés ces cailloux qui roulent ouais dans le massif du Mont Blanc on a des racines mais en fait les racines on pose

SPEAKER_01

le pied dessus ça tient les cailloux ça tient pas jamais ouais ok donc l'échappe est belle ok ok euh génial du coup à partir du moment où le coup de fil de Thibaut se fait il vous faut combien de temps pour vous dire ok bingo on y va on le fait tous les trois on dépose un dossier et on commence l'entraînement

SPEAKER_04

en fait c'est ce qu'expliquait un peu Vincent les contraintes c'est que c'est un avantage comme une contrainte c'est la course en équipe donc potentiellement il faut trouver deux autres personnes d'un peu près du même niveau et du coup forcément au début on savait que c'était un peu précoce de s'inscrire comme tu l'as expliqué Loïc on a sauté pas mal d'étapes et on savait que c'était un peu tôt pour nous peut-être de faire la pétale mais en même temps on réfléchissait avec Vincent et on se disait Thibaut c'est qu'on est les trois plutôt en bonne forme on a plutôt des niveaux similaires on a envie de le faire donc on sautait le pas donc c'est ce qui fait qu'à un moment donné on savait que c'était un peu tôt mais pour autant on savait que les contraintes faisaient qu'il fallait pas trop qu'on réfléchisse parce que ça allait peut-être pas se reproduire

SPEAKER_01

saisir l'opportunité exactement ouais ok et du coup votre dès le début quand vous vous êtes dit ok c'est parti on y va comment est-ce que vous avez comment est-ce que vous êtes organisé est-ce que vous avez tout de suite structuré la phase de préparation est-ce que vous avez établi un calendrier de quand vous vous retrouvez quand vous vous entraînez ensemble c'était quoi votre approche

SPEAKER_04

en fait la première année avec le covid c'était un peu compliqué parce que forcément on s'est inscrit il me semble au mois de janvier février donc on voulait commencer la prépa à partir du printemps la prépa ensemble on faisait chacun nos entraînements de notre côté donc on voulait commencer à se préparer ensemble à partir du printemps il y a eu le Covid donc forcément on a mis un peu en stand-by puisqu'on n'avait pas forcément de visibilité sur la course et au final très rapidement et ça c'est ce qui était plutôt bien c'est que très rapidement ils ont annulé le festival de Chamonix donc toutes les courses du TMB ont été très rapidement annulées et ce qui a fait qu'en fait on a pu faire autre chose en préparation pour l'année prochaine on a quand même fait pas mal de montagnes l'été donc c'était l'été 2020 en préparation que la course se fasse en 2021

SPEAKER_01

d'accord ok et côté répartition des rôles est-ce que c'est quelque chose qui a été très clair dès le début pour

SPEAKER_04

vous

UNKNOWN

?

SPEAKER_04

pour nous très rapidement en fait c'était plutôt Thibaut qui était à l'initiative du projet donc c'était notre capitaine après on savait que Thibaut Thibaut et Vincent, clairement, en montagne, avaient beaucoup plus de facilité que moi. Moi, clairement, j'étais plus en difficulté sur la partie montagne. Donc, en fait, on se répartissait. Je pense, vous me dites, Thibaut et Vincent, mais plutôt les rôles en fonction de nos prédispositions. Thibaut, c'était plutôt celui qui était à l'initiative, donc très rapidement, c'était le capitaine. Et Vincent avait quand même pas mal de connaissances en montagne. Du coup, il était vraiment là en soutien avec Thibaut et moi, j'étais plutôt en suivant.

SPEAKER_00

Oui, c'est ça. Après, en plus, Thibaut, Thibaut, c'est quand même le plus fort de nous trois. Son expérience en montagne, ce qu'il avait fait, plus le fait qu'il soit le meilleur, ça justifiait le fait que c'était lui le capitaine d'équipe, c'est lui qui a construit le dossier, c'est lui qui nous a motivés. C'était franchement assez facile à prendre comme décision, comme choix à faire. Après, on a vu dans les premiers entraînements qu'il fallait corriger deux ou trois petites choses sur la communication. Mais après, ça a été bien fait. Franchement, c'est vraiment… Sur la PTL, ça s'est vraiment bien passé.

SPEAKER_04

Oui. Mais je trouve que peut-être que l'année Covid nous a fait énormément de bien. Parce qu'on a pu faire des belles sorties en montagne qu'on n'aurait peut-être pas pu faire si la course s'était déroulée en 2020. Et du coup, ça nous a permis de rectifier un peu les éléments sur le matériel, sur les rôles que chacun devait apporter dans l'équipe. Et du coup, je pense que c'était plutôt une bonne chose.

UNKNOWN

Oui.

SPEAKER_00

Je suis assez

SPEAKER_01

d'accord. Oui. Quelque part, une pause forcée, mais pour mieux rebondir, mieux vous préparer. Je ne vous cache pas que si on avait eu six mois de plus de notre course, parce que nous on s'est inscrit on prend le départ dans une semaine et demie au moment de l'enregistrement on est on est quoi on est mi-août ouais c'est ça presque on s'est inscrit en janvier on a eu la réponse je crois début février donc ça fait un peu short les 6 mois on verra ce que ça donne je vous ferai un débrief post PTL on espère ouais mais ouais j'imagine que du coup l'année supplémentaire quelque part a fait du bien pour affiner aller plus dans le détail vous entraîner ensemble tous les trois et aller encore plus loin dans la prépa

SPEAKER_05

quand t'as un objectif c'est enfin ok on le prépare on se dit faut qu'on soit prêt mais c'est souvent qu'on repousse et tu vois en fait là tu nous disais juste avant au final vous avez fait une sortie ensemble avec ton groupe mais c'est ce qu'on craignait aussi c'est que ok il y a l'objectif qui est en août mais quand t'es en février quand t'es en mars c'est bon j'ai le temps et puis en fait tu te rends compte que quand t'es 3 arriver à caler des week-ends ensemble c'est super dur et faut pas hésiter à le prendre super tôt et là on a réussi à en faire 3 gros week-ends ensemble mais c'est vrai que peut-être on aurait pu en faire un peu plus si on s'était pris à peine plus tôt parce que le premier week-end ça devait être 3 juin je

SPEAKER_04

crois donc au final ouais et puis en plus de ça Thibaut on a eu la contrainte de la météo où il y avait un enneigement qui était assez important c'est année-là. Et du coup, on avait vraiment pour en tête de repérer au maximum le parcours. Et c'est vrai qu'au

SPEAKER_00

vu de l'enneigement, en fait, on a repoussé. Je crois que c'était ça, Vincent et Thibault. Ça, plus le Covid par rapport au transfert dans les pays étrangers. Ces deux paramètres-là, ça nous a empêché un peu de repérer. On a repéré en fait que la partie française, qui était la partie finalement la moins technique et la plus rapide. Et en plus qu'on connaissait déjà un petit peu. Alors que bon, peut-être qu'il aurait eu intérêt à repérer les autres parties. Mais bon, voilà. Après, moi, je ne sais pas ce que vous en pensez, mais Moi, la veille de la course, j'étais confiant pour nous. Je pense qu'on était prêts. Je pense vraiment qu'on était prêts. Il y a eu deux ou trois petites erreurs, notamment le repérage. Je pense qu'il aurait fallu peut-être qu'on connaisse encore mieux ces passages-là, les passages compliqués de la course. Mais ça, on était un peu contraints par le Covid et l'enneigement. Mais sinon, je pense qu'on était prêts. Je le pense maintenant, même malgré une forme d'échec, on était quand même prêts. Je ne changerais pas tant de choses que ça. en prépa, quoi.

UNKNOWN

Oui, ben oui.

SPEAKER_04

Oui, c'est sûr que sur la

SPEAKER_00

prépa

SPEAKER_01

collective, après, on était plutôt bien, je pense. Oui. Il a dû manquer un petit truc, mais voilà, on cherche encore. C'est ce que j'allais vous demander aujourd'hui sur cette phase de préparation avec du recul. Est-ce que vous auriez changé quelque chose

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Alors, visiblement, Vincent, toi, tu disais non. Si c'était à refaire...

SPEAKER_00

À part le repérage, quoi. Vraiment, le repérage, il aurait fallu faire la première journée jusqu'à les 55 premiers kilomètres. Si on les avait vécus, c'est ce n'est pas la même chose. Il y a les étapes difficiles, il fallait les repérer. D'ailleurs, j'en avais parlé la première fois qu'on s'était eu au premier podcast, mais les équipes que je connais qui l'ont terminé, bien terminé, sont souvent des équipes qui l'ont repéré presque en anti avant. Et quand tu entends les premiers, ils repèrent quasiment tout, ils connaissent tous les passages. Ceux qu'on a croisés sur la course, les Kikurus, les autres équipes, ils avaient repéré la plupart des passages. Alors, pas toujours tous ensemble, mais au moins une personne de son côté avait repéré et donné des indications aux autres et puis ça permettait de voir vraiment voilà je pense que la première étape elle était tellement compliquée c'était tellement pirié c'était tellement difficile que le fait de l'avoir vécu ça nous aurait peut-être aidé pour la suite voilà mais après voilà et peut-être la deuxième chose pour nous je pense c'est aussi on n'a peut-être pas fait assez alors ça reste mon avis on va voir ce que pensent les autres mais on n'a peut-être pas assez baroudé la nuit on n'a pas assez fait d'enchaînement je pense on a fait des grosses grosses journées et après en rentrant le soir un peu de manière confortable et vu que la course est très très rustique, on aurait dû faire de l'enchaînement de 2-3 jours des fois. Si j'essaie de refaire, c'est les deux choses que je referais. Je repérerais la course un peu plus, vraiment l'ensemble des passages. Et puis deuxièmement, j'essaierais de faire plus 3-4 jours d'affilée en mode PTL, ça veut dire en dormant dans la montagne. Je pense que c'est ce qui nous a manqué un

SPEAKER_01

petit peu.

UNKNOWN

Ok.

SPEAKER_01

Ok, ok. Ok. Et à titre individuel, est-ce que vous avez, pour cette phase de préparation, est-ce que vous avez travaillé des choses spécifiques en particulier

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Vous disiez que Vincent, lui, il apportait plus la partie expérience en montagne. Donc, est-ce que c'est quelque chose, Louis et Thibaut, que vous avez essayé de combler de votre côté ou pas

SPEAKER_04

forcément

UNKNOWN

?

SPEAKER_04

Moi, par exemple, je sais que j'étais le plus en difficulté sur les parties techniques. Et du coup, forcément, on a aussi beaucoup travaillé et je pense que Vincent et Thibaut m'ont amené dans des endroits aussi pour que je puisse bosser cet aspect là parce que je savais que ça pouvait être un élément important par rapport à la course et du coup de mon côté je ne l'ai pas forcément entraîné de mon côté mais on l'a plutôt fait ensemble sur l'aspect collectif après moi si je prends mon cas je pense que mon entraînement individuel j'ai beaucoup trop couru j'ai beaucoup fait de séances de course à pied et pas forcément peut-être des séances à basse intensité sur du très long terme et ça je pense que c'est ce qui a fait que j'ai pu être en difficulté à un moment donné je pense de vraiment garder des allures très lentes très longtemps ça c'est vraiment en plus moi c'est vraiment des choses qui peuvent être aux antipodes de ce que j'aime en fait dans le sport et du coup forcément ça a pu me mettre en difficulté donc moi vraiment mon côté si je devais refaire la PT je m'entraînerais différemment je ferais beaucoup plus de séances longues mais vraiment à faible intensité. Et aussi, je bosserais énormément. Je pense que je ferais un peu de muscu pour le dénigrer. Parce que j'habite à Besançon, je n'ai pas la chance d'avoir des montagnes à proximité et pouvoir me faire des sorties avec 1000 BB+. Et du coup, je pense que j'aurais pu bosser aussi.

SPEAKER_01

Ok, donc pour Louis, le long à basse intensité et les spécificités du terrain qui font que 25 000 de dénivelé, forcément on le sent passer s'il n'y a pas une prépa spécifique, j'imagine. Pour toi Thibaut, ça a été quoi ton focus sur la

SPEAKER_05

préparation

UNKNOWN

?

SPEAKER_05

Oui, j'en ai eu plusieurs, je t'avoue.

UNKNOWN

Le premier, c'était…

SPEAKER_05

Toi, avec mes souvenirs de l'échappée belle et puis ces douleurs, etc., je me suis dit, il faut que j'arrive à avoir une foulée, une manière de faire qui soit la moins traumatisante possible. La moins... Ouais, c'est ça, la moins impactante possible. Et je me suis forcé, forcé, au contraire de Louis, du coup, parce que moi, je suis dans un environnement où j'ai de la montagne, à aller à la montagne avec un sac lourd et à marcher, marcher, marcher, marcher, marcher. puis apprendre finalement cette économie du lent tu deviens économique dans tes structures dans ton énergie lentement et ça pour moi c'était le plus gros point j'ai vraiment tout donné là-dessus du coup c'est un peu frustrant quand tu fais des séances de course d'habitude où tu fais 20 bornes et puis tu vas mettre 1h45 et puis t'es content là quand tu fais 20 bornes t'en as pour 5 heures alors on niveau de temps, c'était quand même un sacré investissement, mais voilà, c'était pour moi le plus gros point, vraiment apprendre cette économie, puis après, c'était tout ce qui était alimentation, parce que j'ai jamais trop pu manger et m'alimenter en courant, et donc là, je me suis dit, j'ai pas le choix, donc à chaque sortie, même quand j'allais sortir une heure et demie, je prenais deux barres et puis j'en mangeais deux. Moi, du coup, j'arrivais, je prenais du poids après ma sortie, quoi, mais voilà, je me suis forcé à manger beaucoup beaucoup beaucoup

SPEAKER_01

beaucoup ok et au final parce que si je me souviens bien ça a été un souci ça pour toi l'alimentation l'hydratation sur la PTL

SPEAKER_05

c'était un stress et finalement pas du tout finalement pas du tout alors peut-être parce que au fur et à mesure de la course c'est vrai que on allait de moins en moins vite avec le souci de Vincent donc du coup je dépensais je pense pas beaucoup d'énergie et au final j'ai tendance à perdre beaucoup de poids d'habitude quand je fais une course et là j'ai rien perdu mais rien je faisais le même poids le lendemain que avant la course donc je pense que c'est un assez bon critère pour se dire ok la quantité que j'ai dépensé finalement je l'ai ingéré aussi et donc finalement pas de soucis de ce côté là

SPEAKER_01

ok ah punaise génial et le même poids à l'arrivée versus le départ sachant t'as pas l'air d'être un gabarit super épais

SPEAKER_05

c'est fou non non non quand on part faire des randos avec mon ami on part une semaine je perds 5-6 kilos au bout de la

SPEAKER_01

semaine pourtant c'est pas mais là je pense que j'ai vraiment beaucoup mangé du coup mais du coup concrètement parce que tu vois c'est une question que je me posais l'alimentation en étant en activité vous je crois que c'était le cas plus de 21h par jour tu fais quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Tu avais en permanence une dizaine de barres minimum sur

SPEAKER_05

toi

UNKNOWN

?

SPEAKER_05

Ah ouais, plus. Je

SPEAKER_00

ne sais pas combien tu en avais Vincent, mais moi j'en avais un peu. Je crois que c'était 15, non

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

On n'en avait pas 15 sur nous. En fait, on en a eu 15 entre chaque base de vie. Mais les bases de vie, c'est tous les 2 jours et demi, 3 jours. On en avait 15 pour ces 3 jours-là, je crois.

SPEAKER_05

Moi, j'en avais un peu plus. Pas loin d'une vingtaine. Et puis, Puis aussi, on avait des fruits secs. Et puis après, on mangeait aussi dans les refuges

SPEAKER_01

partenaires. Et côté eau, vous tourniez à l'eau claire ou vous aviez des potions magiques

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

C'est étonnant qu'on

SPEAKER_05

n'ait pas choupé des problèmes digestifs parce qu'on prenait l'eau de partout.

SPEAKER_01

mais vous n'aviez pas de complément de pastilles de sodium ou je ne sais pas quoi

SPEAKER_00

on vient d'un petit village et encore pas les boissons énergisantes c'est l'eau nature l'eau de

SPEAKER_01

source c'est tout bête je me posais la question j'ai fait un trail c'était pas très long mais il y avait un peu dénivelé de 22 km trail de l'étendard vers Saint-Sorlin d'Arves le week-end dernier et juste en 22 km il faisait tellement chaud alors qu'on était à 2000 je suis rentré dans un sac qui était blanc de sel et je me suis dit punaise sur la PTL ce ne sera pas le même rythme mais ça fait un paquet de il y a des choses que j'ai perdu du sel des oligo-éléments etc donc comment est-ce que sur un truc aussi long que la PTL comment est-ce que je vais faire pour récupérer tout ça donc je pensais à des bouteilles de Saint-Thior que je pourrais prendre au base vie, mais en journée je me demandais du coup si juste de l'eau ça suffisait ou s'il y en avait qui prenaient des pastilles sachant que je ne prends jamais rien donc ça me faisait un peu peur côté digestion

SPEAKER_05

je pense le point essentiel c'est de se dire que tu ne dois pas trop transpirer c'est le premier point, c'est une allure qui est lente qui est continue et que tu ne dois jamais être dans un niveau d'intensité qui te fait suer à fond alors bien sûr quand il fait chaud tu suis mais je pense qu'il faut vraiment éviter ces zones là les zones où là vraiment tu déshydrates

SPEAKER_00

beaucoup tu perds beaucoup normalement tu ne devrais pas y être pendant le PTM après je pense que ceux qui ont l'habitude d'utiliser ces produits il y en a plein il y a plein de concurrents qui en prennent qui prennent des boissons et tout c'est sûr les premiers et tout ceux qui ont l'habitude de le faire ils le font après là à 10 jours de la course de tenter des produits que tu n'as pas l'habitude de prendre c'est peut-être un peu plus risqué mais après d'emmener des cachettes sportaines ou des j'ai pas des pastilles de sel et tout pourquoi pas après c'est vrai que sur la pétale comme dit thibault ça va ça va quand même assez lentement et puis bah au moment des rues enfin au moment des repas on croise quand même beaucoup de refuge peu de base de vie mais beaucoup de refuge bah quand même tu manges voilà tu manges ça les études les compléments tu les récupères quand même et c'est vrai qu'on transpire moins que sur un trail de 20 km donc voilà après vous savez vous va falloir être vigilant par rapport à nous c'est sur l'eau quoi parce que nous on a eu un accès à l'eau très très facile vraiment n'a jamais manqué sachant qu'on peut on est trois donc pour que les trois on n'ait plus rien c'est vraiment qu'on s'est raté un moment contrairement aux courses individuelles mais là sur votre course à vous ça va être différent parce que actuellement loin en montagne c'est quand même compliqué à certains endroits donc il faudra bien se renseigner avant de partir

SPEAKER_01

ouais sachant que je crois que je t'en avais parlé Vincent mais ça c'est une vraie crainte que j'ai moi perso autant Brice et Xavier ils boivent assez peu mais moi c'est un truc de fou une fois que la machine est lancé je ne sais pas pourquoi mais je bois il me faut à peu près 500-600 ml à l'heure tu vois donc si je n'ai pas accès à de l'eau mais là tu vois je regarde la météo je ne sais pas si c'est une bonne nouvelle en tout cas pour l'eau peut-être mais visiblement si ça ne change pas on va se prendre une PTL plutôt arrosée parce que là je vois qu'il pleut à partir de dimanche sur Chamonix et a priori jusqu'au vendredi de la semaine suivante donc juste avant 3 jours de notre départ donc j'espère que du coup ça va permettre de refaire les stocks d'eau un peu partout en

SPEAKER_00

montagne mais ouais ça va le faire quand même normalement parce que il y a quand même voilà Chamonix c'est quand même une des montagnes les plus arrosées quand même il y a quand même des glaciers qui fondent il y a quand même des petits ruisseaux même là sur la partie qui vous ont supprimé avant-hier à Beaujol là il y avait encore des petits il y avait encore de quoi trouver de l'eau il y a des petits ruisseaux il y a des petits vraiment c'est tout petit alors dans une semaine je pense qu'ils l'ont supprimé parce que dans une semaine c'est possible qu'il n'y soit plus mais Là, il y en avait encore. Si en plus, tu te renseignes bien, je pense

SPEAKER_01

qu'il y a moyen de trouver des solutions. Thibaut, tu nous parlais des refuges. Le fait que vous n'ayez pas que les barres sur vous, il y a pas mal de refuges sur le chemin. Du coup, ça m'amène à une question. Vincent, je ne sais pas si tu as vu, mais il y a eu quelques commentaires. J'ai posté ton épisode dans le groupe Facebook de la PTL. Il y a eu quelques commentaires d'un concurrent je ne sais plus quelle année je ne sais pas s'il a précisé l'année où il l'a fait mais apparemment il a eu une mauvaise expérience avec un refuge ils ont refusé de servir du repas à cette équipe parce qu'ils n'étaient pas partenaires de la PTL et je me demandais on ne va pas s'attarder que sur les points négatifs de leur gars mais est-ce que vous avez eu ce type de mauvaise expérience avec

SPEAKER_00

certains refuges je laisse lui répondre Merci.

SPEAKER_04

je sais pas si je réponds en toute transparence ou pas mais j'ai l'impression vous me dites si je me trompe Thibaut et Vincent mais qu'on était mieux accueillis sur les refuges les refuges qui n'étaient pas partenaires plutôt que les bases de vie moi c'est comme quand il est chaud moi c'est vrai que j'ai eu un gros coup de mou Vincent en a parlé où c'était très difficile très rapidement dans la course et du coup on a fait Vincent tu connais beaucoup plus les noms mais le refus dans lequel on s'arrêtait, tu te souviens, la première nuit

UNKNOWN

?

SPEAKER_04

Praflory. Praflory, on était super bien accueillis, c'était vraiment top. Par contre, à Arola, c'était un peu plus compliqué. C'était un peu plus compliqué, alors qu'Arola était une base de vie qui était vraiment propre à la PTL.

SPEAKER_01

D'accord.

SPEAKER_04

C'était beaucoup plus difficile, il n'y avait pas de lit, on était tous entassés, c'était beaucoup plus

SPEAKER_01

spartiate. Ok. Et ça, maintenant, avec du recul

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Qu'est-ce que vous conseilleriez

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Je pense que je vais essayer de sortir l'épisode avant le départ de la course. Ça peut paraître tout bête, mais je me dis que si on vient de faire des dizaines d'heures d'efforts, qu'on est en manque de sommeil, qu'on a juste envie de se poser quelque part, psychologiquement, si tu n'es pas prêt en arrivant sur une base de vie à te faire un peu jeter ou pas super bien l'accueillir, ça peut peut-être être un peu dur. Je me dis, qu'est-ce que vous conseilleriez pour éviter les mauvaises surprises à celles et ceux qui prennent le départ le 22

SPEAKER_05

août. Oui, globalement, c'est vrai que Louis a raison, c'est assez aléatoire. En fait, tu peux être très bien accueilli comme pas très bien. Tu peux avoir plein de place pour dormir comme pas du tout. Et en fait, on te met dehors parce qu'il n'y a plus de place. Donc, si moi, j'avais un conseil à donner, c'est tu dois pouvoir tout faire sans. C'est vrai que les refuges, c'est un peu des petits objectifs dans la course. Tu te dis, allez jusqu'au refuge, il y a 15 bornes, on y va, et puis là-bas, ça va être bien. Il faut éviter de se dire ça parce que tu ne sais pas ce que tu vas trouver. Finalement, il faut que tu puisses dormir sans refuge et il faut que tu puisses manger sans refuge. Vraiment, te dire le refuge, c'est un petit plus qui est là pour un petit peu de confort, mais que ce n'est pas quelque chose que tu dois attendre. Je pense que c'est plus dans cet état d'esprit-là. C'est vrai que quand tu l'attends et que tu arrives et qu'on te dit qu'il n'y a plus de couchage,

SPEAKER_00

c'est vrai que c'est dur. Ce qui s'est passé pour nous à Orola, c'était difficile à encaisser. Lui n'allait pas bien, on avait besoin de se reposer. C'était difficile à accepter. Je pense que Thibaut a bien... C'est un bon conseil. Il ne faut pas trop en attendre. Après, juste pour, quand même, pour éclaircir un peu les choses, à Arola, c'était, bon, l'accueil a été catastrophique, mais je pense vraiment lié à quelques personnes qui, soit qui, je ne sais pas, avaient eu une sale journée, ou soit ne sont pas faites pour ça. Il y avait plein de gens qui étaient très bien, mais voilà, les gens qui étaient restables de la base, ils étaient complètement débordés, donc ça a été une expérience très négative, c'est sûr. Après, sur le reste, moi, sur tous les refuges de la semaine, même les partenaires se sont très bien passés, ça s'est très bien passé, parce que même les bénévoles étaient très accueillants et c'était top alors à des moments la capacité du refuge fait que t'as certaines contraintes mais franchement on a toujours été bien accueillis pour les repas c'était très disparate c'est vrai qu'on a eu des repas vraiment de moins bonne qualité que d'autres ça c'est vrai mais sur l'hébergement en tout cas à part à Rola ça s'est après bien passé partout et par contre l'idée des refuges non partenaires bizarrement des fois alors là c'est une question de relation entre eux mais on a eu des refuges non partenaires notamment au refuge à Mainz je retrouve plus le nom mais enfin bref le refuge avant d'attaquer le Mont Valaisan le Ruitor le refuge du Ruitor là il était non partenaire et il nous a accueilli enfin voilà les bras ouverts il nous a fait un repas rapidement il nous a offert une tente alors que c'est des tentes qui louent il nous a proposé d'aller dormir dedans au plan du glacier même chose on nous propose deux lits à l'intérieur alors qu'on avait rien demandé spécialement enfin voilà non non on a été il y a quand même c'est quand même l'esprit montagne quand même il y a moyen de faire une course dans des bonnes conditions avec des gens qui ont compris ce que signifiait le mot refuge. Mais bon, on a eu une mauvaise expérience à Rôla, c'est vrai. Peut-être la personne, elle avait peut-être ses raisons. Il y avait deux personnes qui étaient vraiment, voire presque antipathiques, si je peux dire

SPEAKER_05

comme ça. Après, Loïc, il y a quelque chose qui règle tous les soucis. Tu te places devant, tu restes devant et tu seras les premiers sur

SPEAKER_01

les refuges et là, tu auras tout ce que tu veux. Oui. c'est une approche c'est une approche mais blague à part je l'avais déjà fait j'ai fait le marathon j'ai fait que un ou deux je sais plus non j'ai fait un marathon de Paris ou deux je sais plus enfin bon bref il y a un marathon où il y a une course autour de Paris à l'époque où je vivais à Paris où j'avais une mauvaise expérience sur les ravitaux parce que il y avait juste mais tellement de monde c'était de l'enfer et bah ouais le marathon d'après Thibaut du coup j'ai fait ça je me suis mis sur un sas un peu plus rapide que le mien en fin de sas ou au début de mon sas pour un sas trop lent je sais plus et du coup en fait je me suis retrouvé entre deux énormes vagues et j'arrivais au ravito il y avait absolument personne ce qui était pas mal parce que je crois que le marathon de Paris c'est peut-être 40 000 coureurs donc voilà le petit hack pour celles et ceux qui partent sur des courses où il y a du monde Cool, ok. Donc oui, une expérience, bon, parfois pas forcément au niveau des attentes, mais j'aime bien ce que tu dis Thibaut sur le fait de définir en fait les attentes qu'on peut avoir par rapport à l'orga, par rapport à l'aide externe. Et oui, finalement, le fait d'essayer de compter que sur soi-même, j'imagine que ça peut éviter les mauvaises surprises ou les petites frustrations. Donc bon point. Peut-être pour revenir, comme on n'a pas encore Louis on t'a pas trop entendu encore donc je me disais est-ce que toi tu pourrais peut-être nous raconter tu viens de le mentionner un peu tout à l'heure où t'as eu un début de course difficile comment est-ce que ça s'est passé pour toi et peut-être qu'on verra après avec Vincent il nous en a déjà parlé mais avec Thibaut comment t'as géré du coup cet événement cet imprévu dans

SPEAKER_04

l'équipe au final j'ai pas géré beaucoup du coup non en fait début de course point de deux Beauvais, donc c'est un peu plus de 2003, je crois, de dénivelé positif. On part direct et on prend direct un gros pétard en termes de dénivelé. Donc là, on est en gestion, les allures étaient plutôt bonnes, donc ça s'est plutôt bien passé. Ensuite, au-dessus de la pointe de Beauvais, j'ai commencé à avoir quelques signes de difficulté au niveau de la digestion. où en fait j'avais l'impression de m'alimenter correctement pendant toute la montée j'avais l'impression d'avoir bu correctement et en redescendant on s'arrête à un refuge et là on mange salé donc on mange un sandwich donc pareil là j'étais vraiment très bien en bas pareil très très bien et là en rattaquant la deuxième montée Vincent si tu peux me filer un coup de main sur le nom du

SPEAKER_00

là c'est la montée en direction

SPEAKER_04

du col du colon ouais donc là j'ai commencé à souffrir à souffrir physiquement où je sentais que l'allure était peut-être un peu trop rapide pour moi et par contre moi la difficulté que j'ai c'est que je suis un peu une tête de buis j'ai du mal à prendre du recul à me dire laisse les partir et puis ça je pense que c'est un gros défaut et du coup je me suis un peu accroché je pense que c'était peut-être un peu trop rapide et j'ai commencé à avoir quelques difficultés à m'alimenter et à un moment donné on avait un petit passage technique qui était vraiment mais j'en discutais avec Vincent c'était plutôt très court c'était un goulet où en fait, on montait, c'était très raide, et il y avait beaucoup de rush qui dévalait. Et du coup, il ne fallait pas trop traîner, on va dire, parce qu'en fait, nous, on envoyait des pierres, on se prenait des pierres de la part des équipes qui étaient devant. Et là, on a augmenté le rythme. Enfin, moi, concernant, je pense que j'étais un peu en sur-régime, et ça m'a mis vraiment un peu dedans physiquement. Et du coup, à partir de ce moment-là, j'ai senti que je commençais à avoir des douleurs au niveau du ventre. Et bon, je me suis dit, ce n'est pas très grave, la course est longue, ça peut arriver. Et du coup, on a continué. Par contre, j'ai ralenti un peu. Vincent est resté un peu avec moi. Thibaut est parti devant. Et donc là, je sentais que j'étais un peu en difficulté physiquement. Et je me suis mis un bon gadin dans un perrier. Je me suis bien amoché le tibia où Vincent a dû me mettre des strips pour recoudre un peu le truc. Et là, je ne sais pas si c'est ce qu'il y a enchaîné ou je ne sais pas si l'altitude. Franchement, j'ai du mal à prendre la situation. Mais là, je me suis mis à vomir. Et du coup, je me suis mis à vomir. Je pensais que c'était lié au choc au début. Donc, je me suis dit, pas grave. Après, en continuant la montée, on arrive sur le glacier. On commence à débuter le début de la nuit. Et en fait, je ne pouvais plus m'alimenter ni boire. Dès que je buvais quelque chose, je vomissais. Dès que j'ai mangé un petit truc, je vomissais. Donc là, ça a commencé à se compliquer. Et pareil, je me suis toujours dit, on ne va pas s'affoler. La course est encore longue. Donc... on va avancer à notre rythme et puis on va essayer de se refaire un peu la trise et du coup on se donnait un peu des étapes intermédiaires donc je crois qu'on a fait bien 3-4 heures sans que je puisse manger, boire pour arriver à Prafleury au refuge où là en fait on devait pas s'arrêter au départ on devait filer direct direction Arola et vu mon état on s'est dit bah on va un peu modifier notre fusil d'épaule et puis on va changer un peu notre stratégie et on a décidé bah d'ailleurs je les remercie parce qu'ils sont plutôt bien adaptés à mon état. Du coup, on s'est arrêtés. J'ai essayé de manger. Pareil, je n'ai rien pu manger. J'étais mal. Je suis allé me coucher un petit coup. J'ai dormi trois quarts d'heure. En me réveillant, j'avais l'impression que ça allait un peu mieux. Du coup, on est repartis. En sortant du refuge, il y avait un petit col, mais de 300 mètres de dénivelé. J'ai mangé une barre et pareil, j'ai tourbonné. Là, c'était compliqué. On est allés jusqu'à Rola. On a refait 7h je crois, vous me dites si je me trompe Thibaut Vincent

UNKNOWN

?

SPEAKER_04

et du coup avec un petit peu des passages techniques on a pris vraiment un gros péril qui était interminable moi j'étais complètement oxy j'étais vraiment dans le gaz ensuite il y avait un pas un peu technique c'était le pas de la chèvre je crois pour redescendre sur Arola et pareil j'arrivais pas à manger pas à boire et j'ai retenté sur la redescente d'Arola à remanger vraiment je me suis dit force toi tu blindes et puis tu verras ce que ça fait j'ai tout revomi et du coup la stratégie c'était Arola je me pose on prend notre temps, je dors et je prends un petit déj et s'il passe, je repars. S'il ne passe pas, je ne repars pas. Et du coup, malheureusement, j'ai dormi, j'ai pris mon petit déj et puis là, ça a été la déception. Je suis revenu derrière. donc je savais que ça a été compliqué parce que je voulais pas les mettre en difficulté je savais que déjà au niveau de la sécurité il y a quand même des passages qui sont un peu compliqués donc faut être un peu lucide donc je pouvais pas non plus faire n'importe quoi et surtout ça c'est pas forcément ce qui a fait que je me suis arrêté c'est surtout que je savais que je les mettais en difficulté derrière sur le reste de la course parce qu'au niveau des barrières horaires on savait qu'on était plutôt large mais au final avec ce qu'on avait déjà pris comme temps pour moi je savais que je leur aurais c'est du temps qu'ils n'auraient pas sur la fin de la course et d'ailleurs c'était un peu chaud à cause des barrières horaires on savait qu'on n'avait pas tant de marge que ça pour d'autres potentiels problèmes donc je ne voulais pas non plus continuer qu'on n'avance pas un chicot et que les maîtres mettent la réussite du projet en

SPEAKER_01

jeu surtout côté sécurité comme tu dis si tu ne peux pas t'hydrater ça devient quand même très vite un problème en

SPEAKER_04

course ou pas j'ai fait un peu mes lignes limite de temps de course sans manger, sans boire. Je crois que je ne pourrais plus faire ça. Au départ, quand on commence le trail, on fait la Saint-Élion, on fait 10 heures de course. Et là, quand je me dis que j'ai fait quasi 14 heures sans boire ni manger, je me dis que j'en avais

SPEAKER_01

assez. C'est clair. Et tu ne sais toujours pas ce qui a causé ces vomissements

UNKNOWN

?

SPEAKER_04

Non. Après, moi, je n'avais pas trop eu de problèmes digestifs sur les différents formats que j'ai faits. Mais après, en prenant du recul, c'est vrai que quand on a fait nos séances d'entraînement, on faisait des grosses journées, des sorties longues, et en rentrant le soir, je n'avais pas faim. J'étais souvent un peu barbouillé. Ce qui est bizarre. Alors que d'habitude, quand on fait une grosse sortie, on a envie de s'envoyer un gros burger, on a envie vraiment de manger gras. Et moi, j'avais vraiment ce sentiment où j'étais un peu brassé. Donc, je me dis... est-ce que ça vient de peut-être que je commence à avoir des problèmes un peu gastriques liés à l'effort je me dis est-ce que j'ai fait un mal des montagnes est-ce qu'on est passé plus de 2 fois à 3000 je sais pas mais pour autant c'est pas forcément ça parce que quand on descendait ça améliorait pas forcément mon cas c'est compliqué pour être transparent avec toi je sais pas forcément et surtout il y a peut-être les allures peut-être que j'ai mon sur-régime parce que comme on l'a souligné Thibaut et Vincent étaient beaucoup plus forts que moi, à la base. J'étais vraiment, je pense, le plus faible de l'équipe et du coup, forcément, comme je l'ai expliqué, je suis un peu une tête de mule et j'ai un peu trop peut-être de fierté et peut-être que je m'accrochais et peut-être qu'en prenant du recul, j'aurais dû les laisser partir dans les montées et peut-être arriver 10-15 minutes après eux. Et ça, je n'ai pas réussi à le

SPEAKER_01

faire. Ça, c'est un super point. Du coup, ça m'amène à deux questions. Peut-être la première, est-ce que vous avez encore en tête, pour qu'on se rende compte un peu des allures le rythme que vous aviez sur ces premiers jours quand Louis tu dis que c'était peut-être pour toi du sur-régime vous vous souvenez je sais pas combien en ascension à combien vous étiez à l'heure ou ce genre

SPEAKER_00

d'indicateur je crois qu'on est aux alentours des 500 c'est ça ouais la pointe de Beauvais on a dû monter à 600 mètres heure et en général on montait à 500 mètres heure on était vraiment facile et c'est ce qu'on a fait sur la première journée après au niveau des allures en temps en vitesse de course On a mis, en gros, 24 heures pour faire 50 km. Et à ce moment-là, on n'était pas… Un peu moins, je crois. On avait parti à 8 heures. On est arrivé à la base d'Arola à 4 heures. On est reparti à 6 heures. Donc, on avait 22 heures pour 54 km exactement. Et bon, il y avait 5000 mètres de dénivelé. Et donc, tu vois, sur les allures, c'est incomparable avec d'autres courses. Là, je regardais, on a mis… On est arrivé à la Saint-Christophe, donc la première base de vie, le mercredi matin à 10 heures. Donc, ça veut dire qu'on a mis… 50 heures pour faire 120 kilomètres. 50 heures à l'UTMB, tu es déjà hors délai depuis 5 heures. Et pour faire 50 kilomètres de moins, les allures, ça n'a rien à voir. Il y a des passages comme le pas de chef dont parlait Louis, tu es à moins d'un kilomètre heure. Tu n'avances pas du tout. C'est pour ça qu'il ne faut pas prendre les références habituelles, c'est

SPEAKER_01

sûr. Oui, c'est sûr. Et justement, la deuxième question... du coup à laquelle Louis m'a fait penser avec son récit ça vous avez quand même comme vous avez expliqué que vous avez fait pas mal de week-end ensemble en tout cas que vous étiez vous avez eu le temps de vous préparer en tant qu'équipe vous en aviez parlé des allures et de justement peut-être des caractères de chacun est-ce que Louis toi t'avais expliqué à Thibaut et Vincent que bah t'étais peut-être un peu t'aurais peut-être pas forcément eu le réflexe de ralentir en côte mais t'allais essayer de les suivre est-ce que Louis est est-ce que Thibaut pardon et Vincent est-ce que chose que vous vous aviez pris en compte dans vos allures aussi ou pas

SPEAKER_05

forcément. Vas-y Thibaut. Oui, on en avait parlé plein de fois parce que c'est vrai qu'en voyant Louis qui ne mangeait pas le soir, ça avait amené la discussion sur la table. Et puis une ou deux fois, Louis avait été blanc aussi, donc on voyait que c'était un peu plus dur pour lui que pour nous, notamment dans les passages techniques et on s'était entré dans le technique et c'est vrai qu'avec vincent en fait quand ces techniques ça nous repose on est content en fait d'escalader on est content et vu qu'on va moins vite notre coeur est un peu moins haut et on a sous-estimé le fait que maintenant en fait pour louis c'est l'inversé qui se produit en fait lui il a le coeur qui monte au taquet et donc à chaque passage technique en termes de dépenses d'énergie dépenser beaucoup plus d'énergie que nous mais ça on le savait finalement mais dans les séances on s'en était rendu compte et je trouve que c'est une grosse grosse erreur de notre part de ne pas avoir réussi normalement on ne devrait pas faire ça en fait l'entraînement il sert aussi à se gérer et puis à prévoir la course et on ne peut pas refaire en course les mêmes erreurs qu'à l'entraînement tu vois ça c'est pas admissible normalement on a fait une grosse grosse erreur je pense là dessus et on était au courant on était au courant

SPEAKER_04

Après, moi, je pense que nos séances d'entraînement, on est allé aussi pas forcément sur notre rythme de course. À chaque fois, on se le disait, mais on n'y arrivait pas. À chaque fois, on se disait, allez, on va faire vraiment rythme PTL. Et au final, on discutait, on était à notre allure. Mais bon, quand on part pour faire une journée, même si on a l'impression d'être assez lent, au final, on va quand même beaucoup plus vite que sur la course. Donc, à chaque fois qu'on rentrait le soir, on se disait, on est peut-être allé un peu trop vite par rapport à un rythme PTL.

SPEAKER_05

ce

SPEAKER_01

qui

SPEAKER_05

fait qu'on n'a pas tellement expérimenté cette allure

SPEAKER_04

spécifique de la PTL on ne l'avait pas mémorisé moi par exemple c'était mon cas je n'avais pas mémorisé l'allure PTL à quelle allure je devais monter vraiment à quelle allure je devais descendre c'était compliqué pour moi de ressentir vraiment cette allure sur laquelle j'allais être facile

SPEAKER_00

d'où justement je trouvais l'entraînement de faire des enchaînements de 2-3 jours, 3-4 jours en montage une continue où là t'as pas le choix t'as obligé de prendre ton allure de PTL je pense que s'il y a un truc sur lequel on si c'est à refaire il faudrait qu'on fasse mieux c'est cette partie là on faisait surtout des grosses journées et c'était ce qui était bien déjà on faisait des grosses journées techniques et tout on a vu qu'au niveau d'orientation on a eu zéro souci au niveau technique on avait pas de souci voilà c'est sur l'enchaînement le côté rustique et les allures on s'est peut-être trompé sur ce côté là

SPEAKER_01

Est-ce que vous aviez une longe

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Est-ce que vous pouviez vous tracter en côte, par exemple, s'il y a

SPEAKER_00

besoin

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Non, non. J'ai pas vu d'équipe avec ça. C'est possible qu'il y ait des équipes qui

SPEAKER_01

l'aient, mais j'ai vu aucune équipe avec. C'est Sébastien avec qui on a fait la journée stage qui est arrivé. Alors eux, c'était un binôme qui sont arrivés, je crois, le vendredi midi sur leur édition de la PTL. Apparemment, c'était tellement tôt que leur gars n'était pas prêt et ils leur ont demandé d'attendre à l'entrée de Chamonix le temps que les médias se mettent en place et tout mais bref et en fait lui nous a expliqué qu'ils avaient une longe et qu'il a passé les deux premiers jours à tracter quasi non-stop son coéquipier qui avait moins de niveau que lui visiblement en tout cas en début de course et du coup nous on a essayé sur une côte tu vois alors c'est particulier quand même parce que moi je trouve que ça peut être aidant si t'es vraiment dans le mal de te faire tracter mais ça t'impose aussi c'est c'est quand même pas ton rythme. C'est-à-dire que tu es quand même tout le temps corde tendue, c'est super chiant. C'est particulier. Mais je me demandais si c'était un truc qui était utilisé, que vous aviez potentiellement utilisé vous aussi

SPEAKER_00

ou pas. Non, mais en swimrun, ça le fait. En swimrun, les gars le font. Donc, ça doit pouvoir se faire en PTL. Par contre, il faut absolument être d'accord sur les allures au départ parce que ça aide un petit peu. Mais si l'autre, ça le met en survitesse...

SPEAKER_01

Ouais, c'est ça. Ok, ok, ok. Et au moment où la décision d'arrêter, qui est quand même lourde de conséquences pour tout le monde, Louis, c'est toute ta phase, toute ta préparation qui est un gros investissement qui mène à un abandon. Et pour Thibaut et Vincent, ça veut dire continuer la course à deux. La décision, elle s'est faite comment entre vous

UNKNOWN

?

SPEAKER_04

En fait, vu qu'on avait déjà pré-état le plan c'était ça on modifie notre stratégie en nous arrêtant à Praflory et que du coup forcément à Rola on aurait moins de temps à y passer et du coup on s'était dit directement que si à Rola malheureusement j'arrivais pas à m'alimenter ça n'avait aucun sens du coup c'était difficile pour moi après forcément parce qu'il y a la prépa et tout mais pour autant pour moi c'était une vie parce que je mettais en péril le projet je pense que très rapidement j'ai senti Vincent et Thibaut un peu déçus forcément parce qu'on a initié ce projet à 3, l'objectif c'est de basculer à Chamonix à 3 et que malheureusement ça se ferait pas, après moi dans l'état dans lequel j'étais c'était impossible on était qu'au deuxième jour de course j'étais dans un état qui était quand même compliqué du coup il n'y a pas eu forcément beaucoup de débats sur le sujet je pense que j'étais au bout de ce que je pouvais faire sans pouvoir manger ni boire, donc... Autant, je sais, parce que Vincent, il a quelques théories par rapport à l'abandon. On échange beaucoup quand on baroute, quand on fait des courses ensemble. Et du coup, je sais que Vincent, s'il y avait eu une marche que je continue, je sais qu'il m'aurait poussé, il m'aurait dit non, mais attends un petit peu. Et là, ce n'était pas le cas. Surtout que

SPEAKER_00

tu nous as raconté, lui, que pendant... Déjà, le choix était vraiment facile à faire parce qu'il n'y avait même pas d'alternative, parce que ça n'allait pas du tout. et puis surtout que tu t'es pas alimenté pendant 3-4 jours derrière

SPEAKER_04

quoi oui oui il y a ça aussi j'ai pas eu de regrets parce que j'ai terminé là forcément j'ai abandonné le mardi matin et donc jusqu'au vendredi j'ai pas pu m'alimenter correctement donc dans tous les cas c'est que ça m'avait bien bien bien barbouillé donc j'allais pas me refaire la cerise aussi rapidement pour pouvoir terminer la course donc j'allais que repousser l'échéance de l'abandon et j'allais encore plus en péril le projet donc oui j'ai pas eu de regrets j'étais extrêmement déçu mais j'ai pas eu de regrets en me disant bah en fait t'as peut-être abandonné

SPEAKER_01

trop tôt ouais et question toute bête mais comment ça se passe d'ailleurs au moment de l'abandon sur la course avec l'Orga

SPEAKER_04

bah en fait t'abandonnes à Rola donc t'abandonnes à 3h30 de route de Chamonix donc après forcément c'est toi qui abandonnes donc c'est pas à toi c'est pas la course de s'adapter à ton abandon donc c'est un peu d'attente mais globalement ça s'est plutôt bien passé pour moi on m'a rempatrié en navette à Chamonix

SPEAKER_03

et

SPEAKER_04

ensuite je me suis organisé avec ma famille pour qu'on vienne me chercher donc forcément c'est pas comme quand on abandonne sur le trail de son village où on lâche son dossard puis on rentre chez soi c'est un peu compliqué mais globalement ça s'est plutôt bien passé par contre c'était plus difficile pour d'autres équipes ça je vais peut-être pas trop mal tarder sur

SPEAKER_01

le sujet mais où il n'y avait pas de place pour tout le monde dans la navette on leur a dit de prendre un train bref c'était un peu compliqué mais en tout cas pour moi c'était plutôt bien passé le rapatriement ok et pour Thibaut et Vincent côté matos il y a eu un impact pour vous est-ce que vous vous êtes retrouvé avec plus de choses à porter parce que Louis avait du matériel pour l'équipe genre l'abri ou ce genre de

SPEAKER_05

choses bah Désolé Louis, mais je ne crois pas en fait. Vous voulez réapporter

UNKNOWN

?

SPEAKER_04

l'avantage c'est que Vincent en plus de la pétale il voulait faire sa séance de muscu donc il s'est chargé un peu plus que nous et du coup globalement franchement je suis transparent là dessus c'est vrai que vu que j'étais le plus en difficulté au niveau sur les parties techniques et aussi sur la partie physique et ben en fait ils m'ont soulagé je suis quand même celui qui portait le moins donc forcément tout ce qui est matos en commun en fait c'était Thibaut et Vincent qui s'étaient répartis. J'avais juste à... C'est ça, Vincent

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Tu n'avais pas la balise

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

On avait dû récupérer ta balise, mais aussi un peu les piles, parce qu'on s'était réparti les piles, tout ce qui était matériel électronique, un peu les trois. Oui, on a récupéré un peu de matériel, mais ça s'est bien fait. Après, matos en commun, il n'y avait pas 50 trucs non plus. Un GPS, une balise, un abri de survie. Et le roadbook, ça se fait quand même assez rapidement. Oui, c'est vrai que c'est nous un peu qui l'avions, mais on avait quand même réparti un peu les volumes. Il n'y avait pas un écart de 5 kilos entre nos deux

SPEAKER_01

sacs et justement côté poids des sacs vous étiez à

SPEAKER_00

combien

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

vas-y

SPEAKER_05

Thibaut je dirais avec l'eau tout complet ça arrivait à 8,5-9 on avait pesé je crois Ou alors peut-être nous, enfin Louis ça devait être un truc comme 8, puis moi 8,5 et Vincent c'était

SPEAKER_00

un peu plus lourd, peut-être 9 ou 9,5. C'est sûr qu'on n'avait pas les sacs des premiers, mais c'était à peu près

SPEAKER_01

ça. Ouais, ok. Bon à savoir, et donc moins de 10 kilos. Ah oui, moins de 10 kilos c'est sûr. Ouais, ok. Ce qui est pas mal parce qu'avec 15-20 bars chacun, vous aviez des repas type lieu au ou des sachets tout près de riz ou ce genre de choses j'avais pris mon petit sac de semoule

SPEAKER_00

quand même j'avais pris mon petit sachet de semoule ils se sont montés de moi les jeunes mais j'avais un petit sachet de semoule quand même ça marche avec l'eau froide on l'a pas sorti il est rentré à la maison celui-là il est rentré à la maison

SPEAKER_01

Ok, donc bon à savoir. Moi, je crois que j'avais fait le GR20 il y a quelque temps en 7 jours et il me semble que quand j'ai regardé, j'étais à 9,8 kg, 9,9 kg avec une tente et

SPEAKER_00

des lyophies. Avec le matériel de maintenant, les nouveaux abris de survie et tout, vous pouvez arriver à moins de 8 kg, même avec 2 kg d'eau, avec 2 litres

SPEAKER_01

d'eau. Et l'abri d'ailleurs, par curiosité, je ne sais plus si on en avait parlé Vincent, je ne crois pas, mais vous aviez…

SPEAKER_00

Un tarp de chez Decathlon. Le premier prix de chez Decathlon qui pèse 900 grammes, je crois. C'est moins d'un kilo, je crois. Par contre, maintenant, il se fait beaucoup plus léger. Là, j'ai vu ce qui était partagé sur le groupe Facebook de Pétale 2022. C'est beaucoup plus léger et beaucoup moins volumineux. Mais bon, c'était honorable, 900 grammes. C'était un tarp pour 2-3 personnes. C'est une espèce de bâche. Ce n'était pas très cher. Je l'avais déjà. On n'a pas cherché à investir là-dedans. On avait déjà acheté pas mal de matériel à côté.

SPEAKER_01

Oui, on aura un tarp aussi. Très bien. Du coup, une fois que, malheureusement, Louis a dû s'arrêter, Vincent et Thibaut, est-ce que vous avez revu la stratégie pour le reste de la course, notamment les allures et le programme par rapport aux arrêts, repos, repas, etc., ou ça n'a rien changé par rapport à ce que vous aviez défini tous les

SPEAKER_05

trois

UNKNOWN

?

SPEAKER_05

Non, ça n'avait vraiment rien changé. Pour le coup... On est reparti un petit peu plus vite. Mais l'allure, c'est rapidement... Non. Globalement, on était pas mal, parce qu'à Saint-Christophe, tu disais, Vincent, qu'on était arrivés à 10h, c'est ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_05

Et tu vois, sur le plan qu'on avait fait, on s'était dit qu'on arrivait entre 20h et 22h. Donc au final, on avait regagné du temps par rapport à notre planning de base. Mais non, c'était pas dit on va accélérer ou on va changer quelque même au contraire je trouvais que c'était c'était dur en fait louis dit ouais ça s'est bien passé pour eux moi j'ai trouvé ça assez dur quand même voilà on fait un truc ensemble et puis de perdre un coéquipier à ce moment là je

SPEAKER_00

trouvais ça assez dur mais non ça n'a pas changé grand chose derrière d'accord on n'a clairement pas accéléré on a pris nos allures habituelles en prenant notre temps en essayant de digérer un peu la déception parce que c'est vraiment un projet qu'on voulait finir à 3. On a continué. De toute façon, nos allures de départ, peut-être étaient un peu trop élevées, mais on était vraiment bien. On était même surpris. À la pointe de Beauvers, je ne sais plus qui, il y a une personne de l'organisation qui nous annonce 13e, alors que nous, on avait l'impression d'être partis vraiment volontairement très doucement. Le classement, ce n'est pas une course sur laquelle c'est si important, mais ça nous avait surpris. On s'est dit peut-être que c'est à peine trop vite. On avait continué sur ces allures-là jusqu'à mercredi, mais on était sereins. C'est à partir de mercredi que c'est moyen passé, mais jusqu'à mercredi, on était bien. Il fallait que on est reparti après c'était comme il n'y avait pas de il n'y a pas eu de débat c'était une évidence donc c'est voilà c'est Ça fait partie de la course. On était déçus pour lui parce qu'il s'entraîne pendant l'année et ça se finit trop tôt. Mais après, ça fait partie de

SPEAKER_01

l'activité. Et vous, votre année, côté abandon, ça a donné quoi en

SPEAKER_00

général

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Vas-y Thibaut, si tu connais. On était 60 équipes, c'est ça. Il y a eu 23 arrivées. Comme ça, 59 arrivées pour 23 équipes. 59 départs et 23 arrivées c'est une histoire comme ça je crois Thibaut tu peux confirmer

SPEAKER_01

peut-être ouais donc

SPEAKER_00

euh

SPEAKER_01

Ok, donc à priori, pas de 50%. Ok, wow. Ok, très bien. Et du coup, sur la suite de la course, Thibaut, Vincent, de ce que vous expliquez, ça n'a pas forcément changé grand-chose côté allure pour vous, côté poids des sacs, à priori non plus. Vincent, tu nous expliquais dans ton épisode qu'à un moment donné, il y a eu... Toi, tu as commencé à avoir... des soucis de ton côté qui ont amené au fait que tu as été arrêté à 30 km de l'arrivée cette phase là alors Vincent on en a pas mal discuté mais toi Thibaut comment est-ce que tu l'as géré cette phase quand le deuxième abandon et du coup la fin de la course pour l'équipe entière a commencé à pointer le bout de son

SPEAKER_05

nez on a encore pour deux ans parce que

SPEAKER_01

il y a des

SPEAKER_05

choses à dire mais si on commence par la fin pendant un bon mois et demi j'étais pas très très bien vis-à-vis de ça parce que ça faisait un petit moment que Vincent n'allait pas très bien. Après, c'est des faits de course, c'est aussi la fatigue, c'est aussi tout ça. Personnellement, je n'ai pas réussi à interpréter les signes, à me dire« Vincent, il ne va vraiment pas bien, il faut faire quelque chose». C'était plus« Vincent, il va moins vite», mais ça s'arrêtait là. D'ailleurs, les messages que j'envoyais à mon ami, c'était« Vincent, il se traîne, il fait chier», un peu dans l'idée. Mais ce n'était pas... Putain, il y a un problème. Il n'y avait pas de réflexion. Je pense que... Après, c'est aussi avec la fatigue et tout ça. On a du mal à interpréter les choses. Oui, je le voyais. Mais je n'interprétais pas les signaux. Et du coup, je trouve que ça a été dur après la course. J'ai beaucoup culpabilisé. Je me suis dit que j'aurais dû l'arrêter bien avant. Mais pendant... Oui, c'est comme... OK, Vincent, il a un coup de mou, mais on s'en fout, ça passe. Tu vois, il n'y a pas de... Même de temps en temps, j'ai été surpris en me disant... Ouais, Vincent, t'exagères un peu, tu ne voudrais pas avancer un peu. Mais après, je me disais non. S'il va à cette allure-là, c'est qu'il va à cette allure-là, mais sans me dire que peut-être il y aurait quelque chose de dangereux. Donc, au final, moi, ça n'a pas... je le vivais pas mal le fait

SPEAKER_01

qu'il soit mal bizarrement

SPEAKER_05

c'est plutôt après ok parce que je pense que j'avais pas la lucidité j'avais pas assez d'énergie dans le cerveau pour me dire ok attends ça veut dire qu'il y a quelque chose qui roule

SPEAKER_01

pas quoi mais ça c'est super intéressant ce que tu dis parce que sur cette notion de lucidité parce que bon j'ai jamais fait de course de cette longueur tu vois mais déjà sur des treks engagés j'ai les souvenirs que j'en ai c'est que tu vois au Népal je me suis retrouvé avec deux copains dont un qui a fait un gros gros mal des montagnes et moi j'étais pas au mieux de ma forme non plus et c'était déjà compliqué si tu veux de me gérer moi-même et d'arriver à lire mes propres signaux alors en plus faire attention aux copains à côté dans des moments où toi t'es en galère ou t'es concentré sur autre chose j'imagine que c'est pas du tout évident et est-ce que ça vous en aviez parlé avant est-ce que vous étiez dit ok faut qu'on se fasse je sais pas des points deux fois par jour on se fait un check voir comment l'autre va et on fait en sorte d'être super transparent sur notre forme du moment

SPEAKER_05

ouais ça tu fais bien de poser la question parce que je pense que c'est un truc hyper important dans une équipe c'est qu'en fait on n'a pas parlé et alors je sais pas s'il faut parler mais tu sais en fait quand tu fais ce genre de truc t'as mal un peu partout t'as les tendons qui gonflent t'as mal aux chevilles t'as mal au genou et en fait tu l'intériorises parce que tu te dis je vais pas embêter l'autre avec mes petits soucis je vais pas le stresser ça va c'est que des petits problèmes et en fait je pense qu'à force de rester dans cette dynamique là où tu prends pour toi et puis tu n'en parles pas tu passes à côté de ce genre de trucs qui peuvent être plus importants et ça j'ai pas le souvenir quand on en a discuté avant Ça s'aggrave avec l'effort, avec la fatigue, avec le manque de sommeil. Je pense que c'est quelque chose... Peut-être qu'il faudrait faire des checks. Toutes les 12 heures, on se dit, t'as mal ou tu fais quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_05

Est-ce que ça passe

UNKNOWN

?

SPEAKER_05

Niveau de difficulté, niveau de douleur, de 0 à 10, on essaie d'objectiver ça. Parce qu'en fait, tu te rends compte que tu veux économiser l'autre de ta souffrance et tu passes à côté de trucs qui sont peut-être importants.

UNKNOWN

Merci.

SPEAKER_01

Ouais, super point. Tu sais quoi, j'ai une note PTL et je me note, j'ajoute dans cette note les checks réguliers parce que je pense que ça peut, vu ce qui vous est arrivé, vu ce que tu viens de dire Thibaut, je pense que ça peut être hyper utile. Vincent et Louis, c'est quelque chose que vous, en écoutant ce que Thibaut vient de partager, c'est quelque chose sur lequel vous seriez partant

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

sur une prochaine course de ce format là est-ce que vous pensez que ça aurait peut-être pu éviter les abandons ou que ça aurait facilité la décision pour les abandons ou que ça serait arrivé plus tôt peut-être oui

SPEAKER_04

ouais bah après ce qui est compliqué parce qu'il faut garder du positif aussi je trouve c'est hyper important c'est ce qui est compliqué c'est qu'à la fois il faut peut-être échanger avec ses équipiers sur les difficultés qu'on rencontre mais pour autant je pense ce qui est hyper important dans cette course c'est de toujours rester positif et Vincent il en a parlé les équipes qui réussissent aussi c'est les équipes qui arrivent justement à garder l'aspect positif voilà je suis une semaine en montagne je prends du plaisir je suis en montagne je suis avec des personnes que j'aime bien donc je passe un bon moment après forcément c'est difficile ce qui est vraiment compliqué donc forcément on a des douleurs un peu partout mais je trouve ce qui est compliqué c'est de dissocier les gros soucis des petits bobos comme l'a expliqué Thibaut si ça reste que du petit bobo bah ouais il faut peut-être le garder pour soi mais comme Vincent moi l'avantage c'est que ça se voyait je pouvais pas vomir en loose day sans que personne ne le voit mais Vincent c'est plutôt un duro mal en plus donc forcément c'est plus compliqué peut-être d'interpréter quand il est en grande difficulté donc là en l'occurrence peut-être que ça valait le coup Thibaut et Vincent de pouvoir échanger sur les difficultés

SPEAKER_05

qu'on rencontrait Vincent après je parle de ça aussi pas que par rapport à Vincent mais par rapport à moi si tu veux Vincent dans l'épisode d'avant il me présente un peu comme le gars mutant qui avait deux PTL dans les jambes c'est très flatteur mais je t'avoue que c'était pas la... c'est pas la représentation que j'avais de moi et si tu veux après Saint-Christophe par exemple il y a un épisode qui a été je pense un détournant quand même c'est on se tape je sais plus il y a pas loin de 2000 mètres de dénivelé d'un coup et puis on termine par une via ferrata une partie très raide et on termine par une via ferrata et ça faisait déjà un petit moment que je sentais mon genou qui coinçait un petit peu et puis on arrive après la via ferrata et en fait j'explose le truc à Vincent parce qu'en fait je ne pouvais plus avancer j'avais le genou complètement bloqué et pour Vincent tu me diras juste il tombait des nues d'où ça vient ce truc là tu me dis que tu ne peux plus avancer alors qu'il y a deux secondes tu avances et tu ne m'as rien dit de ce côté là et donc à ce moment là on fait des soins et on décide de dormir parce que je n'arrive plus à avancer du tout et puis dans ma tête pour moi c'était l'abandon à ce moment là et puis donc on dort dans l'abri de survie je sais plus à combien on était mais à 2005 il y avait du vent il faisait froid on s'est entouré l'un contre l'autre tu m'as bien enraciné Vincent mais c'était très agréable du coup c'est vraiment ce qu'il fallait à ce moment là et c'est à ce moment là justement où Vincent toi ça a commencé à aller moins bien alors moi j'ai pu repartir la douleur était un peu partie j'ai pris un anti-inflammatoire et puis c'est passé mais pour moi c'est vraiment un des faits de course qui aurait pu peut-être changer la suite et qui vient du fait que j'ai pas parlé avant je lui ai pas parlé en fait de cette douleur qui commence à venir et qui est arrivée jusqu'à bloquer mon genou et donc même là dans la tête à Vincent c'était on redescend des directions à Epinel et c'était on va abandonner on arrive à Epinel on dort et puis le matin on téléphone on a quelqu'un pour qu'il vienne nous chercher donc dans la tête à Vincent c'était ça alors que moi j'ai fait naître ce sentiment dans la tête à Vincent alors que moi finalement ça allait de mieux en mieux dans la descente et puis après je pouvais repartir mais je pense qu'il y a quand même eu un déclic de cet événement sur la

SPEAKER_00

suite il s'est passé quelque chose ici moi je suis pas de tendance trop superstitieux donc je ferai pas de je sais pas si on peut faire un lien comme Une personne superstitieuse, elle aurait pu se dire, j'ai commencé à être malade à partir de ce moment-là. En fait, quand je réfléchis, je commençais déjà, mes allures étaient un peu moins bonnes déjà le mardi soir. Quand on montait le Mont-Marie et tout, je n'étais quand même pas comme d'habitude. Je ne sais pas si tu te rappelles, je m'endors, je devais dormir deux fois en montant, alors que d'habitude, je n'ai pas de problème avec le sommeil. Je pense que je commençais à être malade. Mais c'est vrai que là, sur cette partie-là, je te rejoins Thibaut, on a manqué de communication dans cette descente. C'est vrai que moi, à ce moment-là, je ne vois pas comment… Pour moi, la course, elle est terminée. Et c'est là où je raconte mes sentiments mon nouveau en me disant en descendant je me dis c'est terminé j'étais à la fois hyper déçu parce que on n'avait pas terminé les trois on n'y était pas et à la fois je me disais par contre au moins c'est terminé parce que c'est quand même une course très très difficile donc c'est marrant il y avait ce double sentiment que j'aurais jamais eu sur un ultra trail normal et je me rappelle très bien et pendant deux heures la descente elle a duré deux heures et demie après notre petit bivouac et c'est vrai que je me dis qu'on va arrêter d'ailleurs t'as vu on passe devant un point d'eau au dessus du village et moi je vais même pas prendre de l'eau parce que de toute façon on va arrêter donc on n'a pas besoin d'eau et Thibaut il insiste un petit peu pour prendre de l'eau et puis je fais ah non non c'est bon on en trouvera plus loin en fait finalement on a dû remonter au moment où on prend la décision 2-3 heures après une autre sieste de repartir et bien on retourne à ce point d'eau là il n'y avait que celui là qui était au dessus du village bref oui donc à ce moment là oui là en effet Thibaut je suis d'accord avec toi on a manqué de on a manqué de communication et c'est vrai que oui on en avait déjà parlé que oui je suis un peu tombé des nues au moment de sur la Véferata parce qu'on n'a pas assez communiquer. Mais après, je ne suis pas sûr que ça ait impacté tant que ça. Si je devais être malade, c'est à cause de ce

SPEAKER_05

point-là. Après, on passe quand même une nuit, du coup, à peu près 2005. Il est très, très froid, venteux. On ne sait même pas combien de temps on est passé. On a dormi et tu commences à pousser après. Après, à Epinel, on dort à l'arrache dans un

SPEAKER_00

vieux gymnase. Un gymnase

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Avec des rats partout. Un local dès la vrai

SPEAKER_05

c'était marrant et donc là ça n'a pas

SPEAKER_00

dû arranger si tu avais déjà quelque chose mais oui ça n'a pas arrangé en tout cas c'est une idée ce que tu proposes c'est une idée c'est intéressant mais par contre je rejoins quand même le risque de ça je rejoins lui là dessus c'est que si chaque fois il y a un élément de l'équipe qui annonce ses petits problèmes si c'est des problèmes qui ne sont pas très importants le risque c'est le côté de réagir à quelque chose de négatif dans une course il faut être très très positif donc c'est sûr il faut trouver le juste milieu en effet

SPEAKER_05

ouais mais tu vois si moi je pense si c'est organisé en mode ok on a un check puis voilà c'est le seul moment en fait où vraiment on communique sur nos douleurs après il se passe 12h où en fait on s'embête pas avec ça donc tu vois c'est un truc un peu organisé puis à la suite de ça on se dit bon bah les gars on y va tu vois je pense que tu peux à titre individuel dire ce qui va pas et puis après l'équipe se dit allez maintenant on y retourne c'est pas grave allez

SPEAKER_00

tu vois j'ai On fait ça l'an prochain, les gars.

SPEAKER_01

voilà c'est dit c'est dit vous avez parlé plusieurs fois d'un autre aspect intéressant de la gestion de la course qui est le sommeil j'ai un peu l'impression que chaque fois qu'il y a eu des périodes de mou la solution la solution qui a été mise en place a été petite pause sommeil à quel point est-ce que vous diriez que c'est hyper important de rester vigilant sur forcément il y a du manque de sommeil sur une course comme la PTL sur les 5, 6, 7 jours que ça dure mais à quel point point est-ce que pour vous c'est un élément

SPEAKER_05

juste crucial

UNKNOWN

?

SPEAKER_05

J'ai vu Vincent. Oui, on voit des grosses différences entre les gens. de base sur cette capacité à s'endormir et puis ce besoin de sommeil. Là, entre Vincent et moi, il y avait une différence qui était incroyable entre le besoin de sommeil et l'autre. En revanche, pour tout le monde, c'est capital de quand même un peu dormir parce que c'est vrai que tu passes à des endroits qui sont très techniques. Par exemple, au-dessus du Taou Blanc, je me revois à un moment, mais je pense qu'il y a moins à mettre entre où je suis et la falaise parce que avec le GPS j'ai pris juste un peu à gauche au lieu d'un peu à droite et puis j'arrive mais vraiment il se passe 2 secondes de plus et puis en fait je suis en bas mais parce que ça se floute dans la tête t'es plus lucide t'arrives moins à discerner les contrastes donc avec une lampe frontale déjà il y a peu de contraste mais alors là tu les vois encore moins et je pense qu'à ce moment là quand on commence à sentir la tête qui commence à aller à droite à gauche et puis à mal interpréter l'environnement il faudrait se dire que c'est le moment de dormir un

SPEAKER_01

peu

SPEAKER_05

je pense parce que ça peut amener à des situations qui sont pas cool après ça amène des situations qui sont super cool vu que tu confonds un peu les choses tu peux très bien voir des poissons dans la montagne

SPEAKER_01

c'est une version assez cool du manque de sommeil communication, sommeil allure, c'est un peu ce que je retiens pour le moment de l'échange, c'est être vigilant sur ces trois points Au moment où l'arrêt... Ce n'est pas un abandon, Vincent. C'est un arrêt. Tu te fais arrêter par une personne. La femme de Thibaut. La femme de Thibaut. J'étais plus sûr de si c'était la femme de Thibaut ou une amie. La femme de Thibaut qui t'arrête. Toi, Thibaut, qu'est-ce qui se passe dans ta tête à ce

SPEAKER_05

moment-là

UNKNOWN

?

SPEAKER_05

Quand on arrive, c'est le refuge de Balma

UNKNOWN

?

SPEAKER_05

Moi, c'est ça, au refuge de Balme. Je sais que Mélissa sera là avec une amie et je me dis, purée, ça va être trop bien. Un peu de réconfort, on va pouvoir discuter. Et puis après, reparti, on sera comme neuf. Et au moment où on arrive, Mélissa, elle me regarde et puis... ok elle me pousse elle commence à me pousser c'est pas possible ça fait une semaine qu'on s'est pas vu je suis au fond du trou là c'est dur et en fait elle voulait qu'une chose c'était Vincent et donc pour moi on a pas pensé une seule seconde à ce qui pouvait se passer enfin que ça pouvait se passer comme ça pour nous c'était simplement une rencontre avec des gens qu'on aime bien enfin qu'on aime et puis ça allait nous requinquer et donc on a été vraiment surpris qu'elle sorte le stéthode qu'elle ausculte Vincent et puis surtout qu'elle dise que ça n'arrive pas alors moi je t'avoue que j'ai regardé de loin je me suis assis et puis j'ai observé je crois pas que j'ai dit grand chose jusqu'au moment où Vincent a dit que j'arrête là je pense que j'étais pas là j'étais vraiment pas là parce qu'on s'était dit d'ailleurs que s'il y en avait un qui était tout seul il continuerait certainement puis là il restait 23 bornes forcément j'allais continuer mais il ne se passait plus rien il n'y avait plus rien du tout tu vois le niveau d'énergie que tu arrives à maintenir pour pouvoir avancer puis d'un coup en fait il t'en reste plus tu peux même, ouais tu peux plus repartir c'est plus... Voilà, sentiment de vide, je ne suis même pas forcément inquiet pour Vincent, c'est étonnant. J'étais beaucoup plus inquiet après. Il me dit, il n'y a rien qui se passe. Oui, c'est ça, il n'y a rien.

SPEAKER_01

bon sinon c'est une plus grande expérience c'est ce que j'allais vous dire peut-être pour finir sur une note quand même plus joyeuse parce que évidemment qu'on parle de galère sur une course de cette envergure je pense que c'est un peu aussi ce que tout le monde va chercher se sortir de sa zone de confort et se tester mais j'espère bien pour Vincent je le sais mais j'imagine que pour Louis et Thibaut c'est la même chose il y a des éléments très positifs avec lesquels vous êtes reparti de cette PTL Qu'est-ce que ce serait du coup, peut-être en commençant par Louis, même si tu n'as pas pu aller jusque là où Vincent et Thibaut sont allés, mais qu'est-ce que toi tu retires de très positif de cette expérience de votre PTL

UNKNOWN

?

SPEAKER_04

Moi déjà, j'ai vraiment kiffé la prépa. On a fait des trucs géniaux. J'ai passé du temps en montagne avec deux personnes que j'apprécie énormément. Du coup, je pense que c'est trop bien. Surtout que moi, comme je l'ai souligné au départ, j'étais vraiment frileux sur l'aspect technique. Ça m'a beaucoup apporté. Je me sens beaucoup plus à l'aise en montagne l'avantage de la PTL c'est que on est en haute altitude peut-être on ne maîtrise pas la météo chose qu'on ne fait jamais dans la vraie vie dans la vraie vie quand on fait une rando qu'ils annoncent des orages de la pluie on n'y va pas et du coup forcément là je vois je rentre de quelques jours en montagne j'ai beaucoup moins d'appréhension je vais dans des endroits où jamais je serais allé tout seul et du coup ça m'a beaucoup apporté sur l'aspect baroud aussi et puis surtout vraiment ce que je dis on a fait des trucs géniaux on a fait le Mont Blanc on a fait plein de massifs dans les Arabies donc On a fait vraiment pas mal de belles sorties autour de Chamonix. Rien que la prépa était positive. Après, la course, il s'est passé ce qui s'est passé. Donc forcément, c'était un peu plus compliqué. Mais en tout cas, moi, ce que j'ai vraiment kiffé, c'était la prépa. J'ai passé beaucoup de temps en montagne. Et c'est vrai que quand on prépare une diagonale ou on fait quelques week-end chocs, mais on ne fait pas autant de parties techniques, on ne fait pas des arrêtes, on fait du trail. Là, on a vraiment fait de la montagne. Et c'est vraiment ce qui m'a fait kiffer. Alors qu'à la base... je pense que c'est vraiment les éléments sur lesquels j'étais le plus en

SPEAKER_01

difficulté ok top Et pour toi, Thibaut

UNKNOWN

?

SPEAKER_05

Oui, c'est pareil. La prépa, elle est incroyable. C'est juste génial de passer ces moments avec les copains. Et puis après, c'est clair qu'il se crée quelque chose, même si pendant la PTL, tu ne discutes pas trop parce que tu vois, tu concentres ton énergie sur autre chose. Mais même Vincent, qui d'habitude parle tout le temps, tout le temps, tout le temps, tout le temps, insupportable. Et là, en fait, il se passait peut-être une journée, une journée et

SPEAKER_02

demie où il ne disait rien. C'est tellement vrai

UNKNOWN

!

SPEAKER_05

mais c'est tout des sous-entendus des trucs où on cherche du regard ok ça semble aller il y a ces petits trucs un peu complices et du coup ouais peut-être mais Louis c'était déjà avant mais pour moi j'ai découvert Vincent à ce moment là après Louis je le connaissais beaucoup plus parce qu'on a le même âge et puis on a beaucoup traîné ensemble mais ouais tu vois une vision de tes coéquipiers enfin t'as quelque chose de tes coéquipiers qui est différent tu les regardes plus pareil après Puis après, en termes personnels, je trouve que c'est incroyable. Ces sensations que tu vas avoir dans ton corps qui remontent, dans la gestion du sommeil, dans la gestion des douleurs, voir à quel point, en fait, des fois, il te ment, ton corps, c'est fou. Enfin, tu vois, je me suis, plusieurs fois, j'avais repensé à Roland Pauly, là, qui me disait, mais tu sais, en fait, sur la PTL, t'as une tendinite le mercredi, et le jeudi, elle a disparu. C'est incroyable. C'est vrai, c'est fou. Tu te dis, mais j'ai des douleurs qui sont incroyables, qui sont super fortes, et le lendemain, en fait, non, en fait, ici, t'as plus rien. Par contre, t'en as une autre. Mais t'as plus rien ici, donc c'est C'est fou, en fait, ces sensations que tu es capable d'avoir. Rien que pour ça, c'est vraiment quelque chose que je referais aussi, rien que par rapport à la compréhension de soi, comment ça fonctionne, c'est fou. C'est

SPEAKER_01

vraiment

SPEAKER_05

fou.

SPEAKER_01

bon et toi Vincent on en avait déjà parlé mais histoire que ce soit quand même dans le même épisode et maintenant que tu as écouté les récits de Thibaut et Louis tu dirais que c'est quoi l'élément vraiment enfin les éléments

SPEAKER_00

hyper positifs comme eux déjà la prépa parce que les choses qu'on a fait dans les beaux je vous ai ravi le chablais et tout on a fait des choses exceptionnelles plus que vraiment en montagne c'est ce qui me plaît le plus maintenant je préfère ça aux activités plus sportives comme le trail ou le triathlon etc j'aime bien aussi mais là c'est ce qui me plaît le plus maintenant. La course, elle correspond exactement à mes attentes, même sur le côté rustique. Et puis après, sur la course, malheureusement, avec lui, les trois, on n'a pas été longtemps. Mais par contre, même cette première journée, cette première nuit, j'ai des moments, j'ai des flashs des fois. J'ai des flashs super sympas. Sur la première journée, on arrive au niveau d'un barrage avant de remonter au col du Cologne. J'ai ce souvenir-là où on fait une petite vidéo, d'ailleurs la seule qu'on fait parce qu'on n'a pris quasiment aucune photo avec la fatigue et les problèmes qu'on on a très peu de souvenirs photos finalement. Et j'avais fait une petite vidéo, moi, qu'on ne fait jamais à ce moment-là. Et quand je la revois, je suis super content. Et puis après, avec Thibaut, il y a des moments, sur le jeudi soir, descente du Ruitor, Thibaut m'a envoyé un MMS il y a un mois par rapport à ça. On ressort cette photo-là. À un moment, on avait un sentiment de plénitude à ce moment-là. Ou même la descente du col de la Croix du Bonhomme. On est en train de courir. Cinq minutes avant de se faire arrêter, on est en train de courir. Moi, dans la montée d'avant du plan du glacier, il y a celui qui ferme. en fait parce qu'on était dernier enfin on croyait qu'on était dernier mais on était avant dernier et celui qui ferme en fait il me voit il voit les allures que j'ai dans la montée et en gros il dit à Thibault bah Thibault me l'a dit après il m'a dit bah en gros à ces allures là vous n'allez pas pouvoir terminer sauf qu'en fait moi j'avais calculé je connaissais la fin et en fait il avait pas vu nos allures en descente moi j'avais un problème quand monter c'était le souffle mais sur le plan en descente on pouvait courir donc on avait calculé que ça allait aller et dans la descente de la colle du Croix du Bonhomme on se rend compte qu'on va être large on va finir à midi le dimanche au lieu de la barrière je crois que c'était 16h et on était bon quoi franchement 30 tranquillement en plus surtout en voyant les équipes qui étaient avec nous à quelle heure elles ont terminé et à ce moment-là je me rappelle dans cette descente-là moi j'étais super content on courait ça y est on avait vécu le truc c'était la fin de la semaine et voilà après comme je l'avais dit dans le premier enregistrement moi j'ai cette course-là jusqu'à Noël j'y pensais tous les jours j'avais des flashs tous les jours là les flashs ils se sont un peu éloignés avec le temps mais encore ça nous a relancé de suivre ce que vous faites de voir moi de suivre le groupe Facebook et tout, là quand je vais en montagne je pense à la PTL et pourtant j'ai fait d'autres trucs intéressants mais je pense toujours à la PTL et c'est pas au côté négatif que je pense, ça peut m'arriver c'est vrai que ça peut m'arriver mais c'est beaucoup beaucoup de choses positives dans le partage, dans ce qu'est la course en elle-même, c'est une course exceptionnelle

SPEAKER_01

Louis et Thibaut, je sens que vous êtes repartis pour une deuxième

SPEAKER_00

édition C'est bien Loïc, t'as reçu des notes autour du projet de l'an prochain

SPEAKER_01

Excellent. Trop bien. Peut-être pour finir, il me semble, Vincent, que tu m'avais dit que vous n'aviez pas vraiment échangé sur le poste PTL. Ça avait pris beaucoup de temps. Je crois que c'était en janvier après la course. Est-ce que depuis, il y a eu d'autres projets en

SPEAKER_04

équipe

UNKNOWN

?

SPEAKER_04

Pas les trois. Après, on a fait dernièrement le swimrun autileux à Angadine avec Vincent. Génial. On a fait ça, c'était le mois dernier, il me semble. Début juillet. Pareil, ça permet de ressouder un peu l'équipe. Après, surtout, c'est un peu plus compliqué parce que Thibaut, il est un peu plus loin de chez nous. Après, avec Vincent, on a toujours l'occasion de courir ou de faire des choses ensemble. L'échéance, c'était l'autileux où ça s'est plutôt bien passé. C'était vraiment... On

SPEAKER_01

course en équipe, à deux. Ok. Ok, ok. Et du coup, je le disais en rigolant, mais plus sérieusement, une nouvelle PTL à trois, c'est dans les cartons

UNKNOWN

?

SPEAKER_04

Moi, je ne ferme pas la porte. Parce qu'en effet, je sais que ça permettra de clôturer ma carrière de trailer. Non, non, mais plus sérieusement, moi, je pense que oui, ça peut-être pas là à l'instant T, mais c'est ce que j'ai dit à Vincent en toute transparence. Je pense que moi, je laisse la porte ouverte.

SPEAKER_01

Je ne te demande pas à Vincent, parce que Vincent, on a bien compris que si on lui propose un dossard pour lundi dans

SPEAKER_00

deux semaines, il y va. C'est pas vraiment d'être le cas, je t'avoue. Dommage qu'il y ait une autre course, mais sinon, je t'avoue que des fois, je regarde le groupe en me disant qu'il y a un mec qui demande s'il y a quelqu'un qui est libre. Non, tu feras gaffe parce que c'est enregistré. C'est pour ça que je voulais rien dire. Je ne sais pas, je suis à l'échappée même. En tout cas, des fois, j'y pense en rigolant. Je me dis, c'est dans deux semaines la chance qu'ils ont. Enfin bref.

SPEAKER_01

Bon et toi Thibaut du coup

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Là ça va être déterminant selon ce que tu penses parce que pour lui la porte est ouverte Vincent on a compris qu'il y va quand vous voulez donc qu'est-ce que t'en penses toi

UNKNOWN

?

SPEAKER_05

Non je... C'est une... Non je veux dire elle est entre ouverte de

SPEAKER_01

quelques centimètres Ok Bon les voyants

SPEAKER_05

sont ouverts Je leur fais confiance pour prendre la porte et puis me l'arracher des mains et puis

SPEAKER_01

l'ouvrir en grand ouais c'est ça ok bon bah du coup c'est dit tous les voyants sont au vert à des niveaux d'intensité différents mais en tout cas c'est du vert partout donc bon à savoir on fera peut-être un troisième épisode pour clôturer votre deuxième PTL avec plaisir excellent bah écoutez un grand grand merci pour votre temps c'était juste génial de pouvoir échanger avec vous surtout si proche là c'est un peu égoïste mais si proche de notre course à nous je repars je t'ai reparti avec plein de trucs plein de bons conseils quand j'avais échangé avec Vincent mais là il y en a le fait de vous avoir tous les trois c'était juste génial des perspectives différentes et puis des points de vigilance assez clairs finalement encore une fois moi je repars ça avec quoi je repars c'est les allures la com et le sommeil donc on va être vigilant là-dessus Xavier et Brice quand vous écouterez cet épisode mais voilà en tout cas un grand grand merci à tous les trois Louis, Thibaut et Vincent je vous dis tout le meilleur pour la suite. Bonne prépa pour votre prochaine PTL. Et puis, on se calera la date du débrief selon l'année où vous vous lancez

SPEAKER_05

pour la

SPEAKER_04

prochaine.

UNKNOWN

Ça marche. Merci beaucoup. Merci, bonne course. Merci. Bonne course. Merci. Salut.