SPEAKER_00

Quand on voit l'entraînement qu'il faut, il ne faut pas seulement avoir un entraîneur. Il faut faire beaucoup de kilomètres quand même, je dirais. Mais il ne faut pas spécialement avoir une approche avec les watts, avec le capteur de fréquence cardiaque. On peut faire tout ça sans toutes ces données scientifiques, on va dire, qui font son instinct, je pense. Ça rend le sport accessible.

SPEAKER_01

Bienvenue sur Les Frappés, le podcast qui parle de dépassement de soi et d'aventure sous toutes ses formes. Je suis Loïc Blanchard, un ancien sportif de haut niveau, aujourd'hui coach et cofondateur de Papyrus, la solution qui permet aux entreprises d'engager et de développer leurs talents toute l'année. Pour en savoir plus, c'est sur papyrus.app. Ma mission avec le podcast, c'est d'inspirer un maximum de personnes à passer à l'action pour atteindre leurs objectifs les plus fous. La vie est courte, autant la vivre pleinement. Cette semaine, j'accueille sur le podcast Anatole, un cycliste ultra qui nous vient de Belgique et qui a récemment croisé sur une course un autre invité que vous connaissez bien, Nahuel Passera des épisodes 27 et 84. J'ai pris beaucoup de plaisir à échanger avec Anatole qui a une approche assez rock'n'roll de sa pratique pour reprendre ses mots. Pour moi qui adore me créer des contraintes dans mes projets, par exemple sur le matériel à acheter, sur le niveau de détail dans lequel je vais pour la planification de mes entraînements à suivre... Bref, c'est toujours une vraie bouffée d'oxygène de rencontrer quelqu'un qui se lance dans des défis hors normes sans prise de tête. Et c'est peut-être le message que je retiens de cet échange, et qui j'espère fera mouche chez vous aussi si vous souffrez du même mal que moi, il faut sérieusement éviter de se prendre au sérieux. Ces événements auxquels on participe doivent nous faire plaisir plus que de devenir des contraintes pénibles à gérer, et on peut tout à fait, comme le montre Anatole, en venir à bout sans s'infliger une préparation millimétrée. En bref, faites-vous plaisir avant tout. Merci beaucoup Anatole, excellente écoute à vous les frappés. Eh bien, écoute, bienvenue, Anatole, sur le

SPEAKER_00

podcast. Bonjour à vous. Merci beaucoup de m'avoir invité. Ça me fait beaucoup plaisir.

SPEAKER_01

Avec grand, grand plaisir. Très, très content. Merci, Nahuel, pour la recommandation. Tu vas nous en parler un petit peu, mais vous vous êtes croisé avec Nahuel sur une course d'ultra-vélo, il me semble, récemment. Et le courant est bien passé. En tout cas, lui m'a envoyé un message en me disant« J'ai trouvé un frappé. Il faut absolument que tu interviews Anatole.» Donc, voilà, c'est chose faite. Merci beaucoup, Nahuel. Et ce que je te propose, c'est… Peut-être, Anatole, de commencer par te présenter, nous expliquer ce que tu

SPEAKER_00

fais. Donc, j'ai 22 ans, j'habite en Belgique. J'ai commencé tout d'abord par l'escalade quand j'étais plus jeune. Et après, je suis passé au vélo. D'abord par l'île de Bastogne, j'étais 250 kilomètres. Puis je me suis dit, j'ai envie de faire plus long, plus long, plus long. Puis j'ai fait la conquête des Ardennes, c'était 450. Puis j'ai fait Biking Man France, c'était 1000 kilomètres. Et après, j'ai continué, je me suis inscrit à d'autres courses. Et puis, maintenant, je ne sais plus m'arrêter. Toujours plus. Et on va toujours découvrir de nouveaux endroits, de nouvelles disciplines. Et c'est toujours un plaisir d'encontrer des gens dans ces disciplines-là.

SPEAKER_01

Et donc Naël, c'est sur quelle course que vous vous êtes croisé

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

C'était il y a deux semaines sur la 2 Volcano. J'avais mal démarré et puis à un moment j'ai rattrapé, on a fait une partie ensemble. Puis on a dormi sur une terrasse ensemble puisqu'il pleuvait trop. et après j'ai crevé donc j'ai perdu 5 heures et puis il est parti on s'est dit on se retrouvera plus tard et quoi que l'arrivée j'abandonnerai pas on se retrouvera à l'arrivée pour boire une bière et puis finalement je l'ai rattrapé et il était avec un allemand et je voulais pas laisser passer l'allemand alors j'ai tout donné jusqu'à la fin et puis on se

SPEAKER_01

retrouve à l'arrivée excellent et donc c'est quoi un peu les chiffres de cette course en termes de distance dénivelé

SPEAKER_00

durée 1600 kilomètres pour 36 000 mètres niveler plus ou moins après en fausses applications des GPS ça diffère un petit peu et c'était j'ai mis 118 heures et au moins mettre une centaine d'heures puis ça dépend de la météo de la qualité des routes et tout ça donc c'était quand même assez vraiment difficile

SPEAKER_01

Et donc là, c'est sur route ouverte, ce n'est pas du tout du gravel.

SPEAKER_00

Après, ce n'était pas gravel, mais il y avait des parties où il y avait des routes fermées dans le sens où il y avait des éboulements, donc il n'y avait plus de voitures qui passaient depuis longtemps. La qualité des routes, c'est la qualité de route italienne. Après, c'était vraiment un

SPEAKER_01

plaisir. Ok. Donc, 1600 kilomètres, 36 000 de D+. Déjà, ça pose les bases. Et toi, dans ce genre d'épreuve, tu vois, j'ai déjà échangé avec des cyclistes, des ultra-cyclistes, Arnaud Manzanini, Marjorie de Macky Cycling, Benoît Bigot qui fait tout en fixie, y compris des Biking Man, qui a gagné la Race Cross France 300, je crois, jusqu'au sommet du Ventoux en fixie. Et ça me fascine, en fait, à chaque fois, parce que c'est vraiment long, tu vois, l'ultra-cyclisme, les distances et le dénivelé, c'est quand même vachement impressionnant. Je suis toujours curieux de savoir quelles qu'est-ce que c'est toi qui te qui alimente la flamme cette passion que tu as visiblement pour le vélo à travers ce type d'épreuve c'est quoi que tu y retrouves

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

d'abord je ne pense pas que la distance soit une difficulté parce que chaque distance est une difficulté différente par exemple je finis moins bien à 1000 km qu'à 1600 ou qu'à 3000

SPEAKER_01

km

SPEAKER_00

ok parce que je trouve qu'on se fait plus mal sur une entre guillemets une courte distance où c'est vraiment un sprint où on est à bloc tout le temps et on se fait vraiment très mal je trouve alors que sur 1000 km sur 3000 km on dort on gère différemment on a plus d'acide lactique plus longtemps mais moins fort on va moins défoncer les muscles donc la difficulté est plus répandue mais c'est le fait de toujours j'aime beaucoup c'est de voir jouer avec les hauts et les bas c'est à dire que on ne roule pas toujours avec des hauts faut aussi gérer savoir y avancer dans les bas et ça c'est le plus difficile parfois on se demande ce qu'on fait sur le vélo on a envie d'abandonner quoi que ce qui arrive tout en essayant de chasser et tout ça et c'est de dire bon là ça va pas aller pendant peut-être 5 heures mais dans 5 heures ça ira bien peut-être que ça ira bien pendant 8 heures et par les 8 heures ça sera à fond et après ça sera encore 5 heures ou 3 heures ou 1 heure pas bien et puis ça ira mieux et il y a vraiment une grosse Il y a une grosse différence entre ces ressentis-là et c'est en

SPEAKER_01

permanence pendant quelques jours. J'aime beaucoup ça. C'est un point très intéressant. Je te disais avant qu'on commence, je n'ai pas trop d'expérience en ultra. J'ai fait un ultra trail cet été et j'ai eu forcément ce passage par des hauts et des bas. Avant, j'étais dans un sport très court. Je faisais du judo, donc les randories, les phases, c'est 3 ou 5 minutes. C'est très court. Tu n'as pas vraiment soit t'es bien soit t'es pas bien quoi en gros mais en fait quand tu dois gérer des hauts et des bas sur 4, 5, 6 jours moi c'était 148 heures j'ai trouvé que c'était vraiment difficile d'arriver à se projeter en tout cas pour moi et du coup j'aurais une question pour toi par rapport à ça c'était vraiment dur le premier jour tu vois j'ai fait une connerie j'ai mangé en marchant juste avant d'attaquer une côte qui a duré peut-être 6 heures ça m'a complètement séché et j'avais vraiment du mal en fait à trouver les mécanismes tu vois mentaux pour me dire bon bah vas-y t'inquiète pas c'est temporaire tu vois moi je pensais juste non mais attends mais là c'est bon je suis grillé c'est pas possible quoi c'est le début de la course je suis complètement mort ma course est finie en gros tu vois donc toi comment est-ce que tu arrives à les gérer ces moments de bon t'as parlé des hauts et des bas mais là surtout les bas comment est-ce que comment est-ce que tu les ouais comment est-ce que t'arrives à faire en sorte qu'ils t'affectent pas plus que

SPEAKER_00

ça non Avant, il y a un moyen, c'est la musique. Je trouve que ça aide quand même pas mal. Après, maintenant, j'écoute de moins en moins de musique en roulant. Donc, c'est soit en essayant d'avoir des pensées positives, même si ce n'est pas facile. Puis, j'ai toujours du mal à démarrer les courses. Donc, les premiers jours, c'est toujours très compliqué. Puis, même extérieurement, donc sans prendre les problèmes techniques, sans prendre les chutes et tout ça, donc vraiment au même niveau physiquement, j'ai toujours du mal au début. Et il faut essayer de continuer et se dire que ça ira. Et puis je sais bien qu'à partir de 1000 km, je commence à me sentir de mieux en mieux. Et petit à petit, ça commence à monter. Mais qu'au début, c'est vraiment toujours très, très compliqué. Et il faut toujours se dire, de toute façon, il faut y aller pour finir. En ultra, on ne sait jamais ce qui va se passer. Et le but, c'est de ne pas abandonner. Pour moi, c'est le premier truc parce qu'on peut avoir trois jours vraiment pas bien. Et j'ai le fait de finir, on est sur une petite victoire. Donc là, quand je vois le nombre d'heures, si je fais le calcul du nombre d'heures que j'ai perdu ici en Italie, le fait d'avoir été jusqu'au bout, j'étais vraiment... longtemps. Puis finir 5e, c'était encore plus beau. On espère toujours un peu mieux à la fin.

SPEAKER_01

Il y a tellement de paramètres que tu ne maîtrises pas. Tu vois, la crevaison, par exemple, tu as beau faire gaffe, tu crèves. Toi, tu as perdu 5 heures, c'est ça, sur une

SPEAKER_00

crevaison

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui, parce que j'avais déjà réparé plusieurs fois. Et là, je n'avais plus rien. Justement, j'étais avec Nawel à ce moment-là. Je pensais que ça prendrait 2 minutes à réparer. Finalement, j'ai marché pendant 18 kilomètres. J'ai marché, marché, marché. J'ai marché avec des cales de route je commençais à avoir des crânes dans les jambes et tout ça, ça commençait vraiment à être dur. Et là, j'étais vraiment proche d'abandonner. Je regardais mon téléphone, j'avais une quarantaine, une cinquantaine de messages qui m'encourageaient. Je me suis dit, je ne peux même pas abandonner, ce n'est pas possible, je vais continuer. Et puis après, je suis passé 16e, quelque chose comme ça. Je me suis dit, peu importe, quoi qu'il arrive, j'irai jusqu'au bout pour manger un bout à l'arrivée et faire la fête. Et puis finalement, j'ai quand même tout donné jusqu'au bout.

UNKNOWN

Puis j'ai dormi

SPEAKER_00

Et puis,

SPEAKER_01

les trois derniers jours, j'ai remis deux heures. J'ai dit non, je vais m'arrêter jusqu'à la fin. J'y vais, j'y vais. Ok. Ok. Donc, tu as fait une croix sur le sommeil. J'aime encore bien ça. Oui. Et ça, c'est quelque chose... Avant de faire de l'ultra distance en vélo, est-ce que tu t'étais déjà frotté, tu vois, du très long via, je ne sais pas, du trek ou des activités qui faisaient que tu étais un peu habitué ou tu savais ce que c'était de ne pas trop dormir

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Non, j'ai fait du voyage en vélo. J'ai beaucoup apprécié, mais ce n'était pas du tout la même chose. Et puis, je suis rentré à cause du virus à la maison. Et là, j'ai pris une formation pour faire mécanicien en vélo. Et comme tu travailles, on n'a pas toujours des vacances quand on veut. Et le format course, le fait de pouvoir voir du paysage et partir en vacances de manière rapide. Donc, c'était partir et tu ne vois pas 1000 kilomètres parce que tu fais une partie de nuit, mais on voit des chouettes endroits assez

SPEAKER_01

rapidement après on est toujours un peu frustré de ne pas pouvoir vraiment s'arrêter quand on fait la course mais ouais c'était comme ça que j'ai approché l'ultra ok ok excellent ouais du coup j'imagine que le fait d'avoir fait une formation mécanicien vélo ça doit aider à gérer certains imprévus sur les

SPEAKER_00

courses

SPEAKER_01

ça n'aide pas mais ça rassure ouais parce que t'as quoi comme t'as plusieurs vélos que tu t'emmènes avec toi selon les épreuves ou ou il y a un vélo, un cadre que tu ajustes un petit peu selon la configuration

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

J'ai vendu tous mes vélos pour acheter à Jaeger. J'avais un projet l'année passée, c'était de faire un vélo 100% européen. J'ai été contacté de marque belge. Donc, on a fait un vélo sur mesure qui est soudé en Belgique en acier, avec des composants européens et tout ça. Bon, sur le fait, je suis content de l'avoir fait. Je regrette un peu financièrement, mais je pense que je suis content de mon projet selon je trouve ça chouette et c'est un vélo qui est un peu intemporel et j'adapte en fonction mais l'adapter c'est juste changer les sacoches peut-être enlever les barres aéros mettre des barres aéros pas grand chose ou les pneus mais pas grand

SPEAKER_01

chose parce que typiquement sur cette course en Italie que tu viens de faire 1600 km donc t'as dit 118 heures t'as du matériel obligatoire ou en tout cas du matériel que toi tu sais que t'emmènes

SPEAKER_00

systématiquement moi j'aime bien les couvertures de survie par exemple je sais que je dors n'importe où mais toujours secours et sa survie t'as pas tué non rien et donc là il ya une nuque quand on a mis sur la terrasse avec nahuel il pleuvait très fort donc c'est vraiment plus avancé c'était trop dangereux on va s'arrêter et on a bu de bière et après on s'est couché sur la table du restaurant à l'extérieur dans un sac poubelle avec la cause de survie et puis on a bien dormi là et non ça je suis pas très difficile sur les 200 km c'est Ça ne me dérange pas. C'est important d'avoir chaud. J'aime quand même bien. Donc chaussettes chaudes, une doudoune, un cahouet. Même si le cahouet, quand il pleut vraiment fort toute la journée, ça perce. Mais il y a toujours moyen d'améliorer son setup. Et puis à la fin, ça coûte cher. Donc on fait

SPEAKER_01

avec ce qu'on a. C'est un peu les compromis poids-prix-efficacité. Exact. Un peu partout. Ok. Ok, ok. Super. Et donc là, cette course en Italie... si tu nous refais un peu ton historique de course, elle était représentative de ce que tu fais habituellement

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

C'était particulièrement difficile

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

En fait, je crois que la question, c'est de toutes les courses que tu as faites, laquelle te semble être la plus représentative de ce que tu aimes dans l'ultra distance

SPEAKER_00

à vélo

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Alors, on va parler de trois de cette année, par exemple. Donc, la Race Cross Belgium, c'était 1000 kilomètres. Là, c'était très difficile parce que tout le monde s'est inscrit en disant que 1000 km avec 10 000 m de nuvelet, ce qui n'est pas grand-chose. Mais les gens n'ont pas pris en compte qu'en Flandre, il y a le vent, il y a les virages en degrés qui font perdre beaucoup de vitesse et qui sont très difficiles, les monts pavés, la météo, l'humidité, le froid. Donc, c'était très difficile, c'était très rapide, il y a eu beaucoup d'abandons. C'était vraiment un désastre. Moi, j'aimais beaucoup. Donc, il y avait celle-là. Là, j'ai fait l'erreur, c'est que je ne gardais jamais les trackers, je faisais vraiment au feeling. Bon, j'ai appris. J'ai fait la Trans-Ibex. Avant, j'étais à Norscape. donc j'avais été jusqu'à l'Italie à vélo pour faire une course de 3800 km mais là je ne voulais pas participer mais j'ai pas voulu me rembourser donc j'ai pris le départ et après 800 km on était 4 devant j'ai fait bon j'arrête, je rentre à la maison je

SPEAKER_01

m'amuse

SPEAKER_00

pas, donc je suis rentré à la maison en partie à vélo et en train

SPEAKER_01

parce que pas de

SPEAKER_00

plaisir

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

pas de plaisir, pas ce plan d'organisation après Steven Yarrick je ne sais pas si tu connais, on avait déjà parlé dans un podcast et tout ça et je sais pas je me suis quand même inscrit et puis ça me vendait du rêve et puis je sais pas je veux juste pas d'y aller et puis

SPEAKER_01

cette course il l'a gagné stéphanie me semble

SPEAKER_00

oui l'année d'avant je veux juste pas d'y aller donc deux semaines après j'étais inscrit la trans ibérica c'est en espagne voilà c'était un plaisir fou les voitures respect sur les routes magnifiques ont été la météo était plus ou moins on va dire à 95% chouette donc il faisait chaud mais c'était beau c'était la première parce que c'était une course tracée libre j'avais jamais fait ça donc c'était un peu rock'n'roll frustrant et amusant Et je me suis dit, c'est un peu un entraînement pour la TCA, la Transcendental Race, que j'ai envie de faire l'année prochaine. Là, j'ai repris beaucoup de plaisir. Et là, c'était une difficulté sur la longueur, donc il y avait 9 jours de course. Et j'ai fait beaucoup, j'ai roulé 3 300 km avec des boutons de selle, donc c'était vraiment horrible. Mais je ne voulais pas abandonner, j'ai vraiment poussé, poussé. J'ai pas dormi à l'hôtel, j'ai dormi tous les jours dehors. J'ai fait quelques grosses erreurs, mais on apprend. ses

SPEAKER_01

erreurs et lesquels par curiosité comme ça s'il y en a qui écoutent qui veulent se lancer tu vois sur une prochaine édition ils pourront dire bon Anatole en a parlé on va pas le

SPEAKER_00

refaire j'ai fait d'abord un mauvais départ puis des erreurs de parcours donc j'ai beaucoup douté et puis j'ai commencé à me sentir bien le deuxième jour en fin de journée et là j'ai commencé à pousser fort et puis je revenais assez bien et je me suis dit bon est-ce que je fais le jump sur les premiers j'ai dit non je vais dormir donc j'ai dormi Puis le lendemain, je me suis lancé pour le jump et j'ai poussé, poussé, poussé, poussé en me disant j'irai à l'hôtel. Il n'y avait pas d'hôtel où je suis arrivé et j'ai eu des hallucinations complètes et tout ça. J'ai vraiment poussé très, très, très loin avec la chaleur et tout. Et j'étais vraiment au bout du bout du bout. Et quand je suis arrivé au checkpoint, je me suis dit, ah là, c'est une vieillure, un hôtel. Et il n'y avait pas d'hôtel. Donc, j'ai remis dans un kebab et puis dans une banque. Et je n'ai pas récupéré. Et puis, je suis parti le lendemain. Et ça, c'était une première erreur. Puis, la deuxième, j'ai continué à chasser. Et puis, je suis passé deuxième. Maintenant, j'étais deuxième à ce moment-là. Et puis, je me suis fait une grosse heure de parcours. Et quand j'arrivais au Portugal, je pensais avoir un vrai repas dans un intermarché. J'ai bu des yogourts, quelque chose que je ne bois jamais, les produits laitiers. J'ai bu trois litres de yogourt, il faisait 40 degrés et ça m'a

SPEAKER_01

démoli.

SPEAKER_00

Je suis endormi sur un rond-point le soir et j'étais KO. Ça faisait ma deuxième grosse erreur. Une ou deux ou trois erreurs mécaniques, mais c'était de ma faute et je dois l'assumer. Ne pas changer les cartes de dérailleur et tout ça. Du coup, tu as

SPEAKER_01

eu de la casse

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Oui, j'ai fini sur une vitesse.

UNKNOWN

Ok.

SPEAKER_00

C'est le drame sur la fin, mais ça s'est bien passé. Ok. D'accord. Et puis, ici en Italie, là, je me suis inscrit, en fait, j'étais fatigué physiquement et mentalement de l'Espagne. Et pour retrouver la motivation, monter sur le vélo, je me suis inscrit en Italie. Sauf que je ne suis pas remonté sur le vélo. Pas vraiment. J'ai fait genre 2-3 sorties. Et je n'ai rien préparé je me suis juste inscrit j'ai mis la 13e GPS et je suis parti donc je ne connaissais absolument rien du tout du parcours mais j'ai pris beaucoup de plaisir l'organisation était vraiment chouette c'était difficile les routes étaient dures ça demandait beaucoup de concentration beaucoup d'attention c'était vraiment usant mentalement et je l'ai beaucoup

SPEAKER_01

aimé ça c'est marrant ouais dont on a eu elle visiblement c'est hyper intéressant ce que tu viens de dire sur le fait que c'était dur mentalement mais que t'as aimé ça tu vois encore une fois pour faire le parallèle avec cette PTL j'ai pas encore l'impression de complètement apprécier l'expérience je suis encore un peu pas traumatisé mais pourtant c'était il y a deux mois la ligne d'arrivée mais voilà c'était vraiment vraiment dur et je pense que ça finira par arriver on en discutait avec les copains avec qui on l'a fait lundi tu vois le fait d'oublier un peu les mauvais moments et d'apprécier l'expérience globale mais Mais du coup, ça me surprend toujours quand c'est tout frais pour toi. C'était là, il y a très peu de temps. Et le fait que tu dises que c'était très dur mentalement, mais que c'est ça que tu as aimé, ça m'intrigue toujours beaucoup. Est-ce que tu arrives même… Est-ce que c'est une difficulté que tu recherches même pendant l'épreuve

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

C'est-à-dire que tu t'attends presque à ce que ce soit dur et tu es content quand ça

SPEAKER_00

arrive

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui. Sinon, je me dis que je ne me serais jamais inscrit pour ça. Je disais ça à Noël.

UNKNOWN

Alors là, c'est difficile. Mais si c'était facile, on ne serait quand même pas inscrits ici.

SPEAKER_00

Non, on sait qu'en s'inscrit à ça que ça va pas être facile quoi qu'il arrive. C'est comme les seuls, on va dire, qui vont moins vite ou ceux qui finissent derrière. C'est tout aussi difficile parce qu'ils passent plus d'heures sur le vélo. Et parfois, je pense que c'est encore plus difficile de voir que les autres sont arrivés et se dire qu'on va passer deux jours de plus sur le vélo. C'est pas plus facile. Donc, chacun a sa difficulté à sa manière. Et la récupération, quoi qu'il arrive, il y a un moment... J'aime bien faire une coupure, mais il faut toujours retrouver la motivation. Alors là, je sens que je suis pas du tout tout motivé exactement pour le moment. À l'heure actuelle, il faut monter sur le vélo. J'ai envie, mais en même temps, je n'ai pas envie. Donc, je me suis inscrit en février au Maroc pour faire une course au Maroc en VTT pour prendre du plaisir. En duo, il m'a amusé

SPEAKER_01

aussi. En duo avec Nauel

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Non, on n'a pas. Avec un autre trailer.

SPEAKER_01

sur la partie gestion de la course, gestion de l'effort je pense que là c'est assez clair pour tout le monde que les épreuves que tu fais c'est du très très long quand tu pars pour 1000, 1600, 3000 kilomètres bon là en Italie visiblement tu disais que t'as pas préparé grand chose mais le reste du temps j'imagine que tu prépares un peu comment est-ce que tu les abordes ces courses, est-ce que t'as des phases par lesquelles tu passes, par exemple repérer l'itinéraire puis déterminer ta stratégie pour le sommeil puis l'alimentation ou au contraire est-ce que c'est j'y vais comme ça et puis je verrai bien au feeling

SPEAKER_00

c'est vraiment très rock'n'roll non j'aime pas du tout la préparation après je pense que si on veut vraiment bien performer il faut il n'y a pas le choix ceux qui ont gagné à TCR comme des Maastrasseurs ou ceux qui faisaient le tableau riche ou Christophe Allogard et tout ça ils vont en vacances sur le parcours ils repèrent les parties qu'ils tracent et tout ça et ils savent ce qu'ils doivent faire Déjà ça demande du temps, de l'argent, il faut avoir envie. Moi ce n'est pas trop ma vision, donc j'aime vraiment bien quand je découvre sur le moment même. D'où le tracé libre. Mais j'aime aussi bien les tracés à suivre. Parce qu'on a tous une difficulté à ce moment-là. C'est excitant d'une autre manière. On ne doit pas éviter les difficultés en disant« je suis meilleur sur le plat, je vais éviter une côte en faisant plus de plats.» Là, c'est quoi qu'il arrive, tout le monde fait la même chose. C'est deux mondes complètement différents. C'est deux efforts complètement différents. Parce que l'effort du tracé, je ne me rendais pas compte que c'était si important d'avoir un bon tracé. Je m'en rendais compte, mais... je n'y ai pas porté assez d'attention. C'était assez frustrant et en même temps je ne pouvais en prendre qu'à moi-même et je n'aime pas rerouter donc quoi qu'il arrive je me suis dit je ne reroute pas et je reste sur ce que j'ai fait malgré mes erreurs de parcours.

SPEAKER_01

C'est-à-dire changer ta trace

SPEAKER_00

en cours de route. Ça veut dire qu'il fallait détruire le GPS et tout ça, c'est beaucoup de complications. Et je me suis dit, je ne peux en vouloir qu'à moi-même, c'est moi qui l'ai fait de toute manière. Donc, c'est comme ça qu'on apprend et j'espère ne plus faire les mêmes erreurs sur les prochaines courses. Mais en parlant de ça, ici à l'arrivée en Italie, on a beaucoup bu et puis on s'est lancé une idée, c'était de faire une course sans préparation. Enfin, une course, on arrive sans pas de départ tous ensemble. Déjà, il n'y a pas de frais ni rien. Et on donne un point d'arrivée. Une heure avant le départ, on donne le point d'arrivée et on ose démerder pour y aller. Et au moins, on ne peut rien préparer. C'est quelque chose qui m'excite encore assez. Ça, c'est une des deux courses que je vais organiser l'année prochaine, dont une où on ne peut vraiment rien préparer. On fait ça à plusieurs avec ceux avec qui on s'est rencontrés en Italie.

SPEAKER_01

Et la distance que tu prévois, ce serait quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Genre 1000

SPEAKER_01

kilomètres, un truc comme ça.

SPEAKER_00

Ah oui, ok. On va juste dire, chacun ramène 100 euros pour une offre de charité que le gagnant choisit et une trentaine d'euros pour le tracker et puis le reste,

SPEAKER_01

chacun

SPEAKER_00

se démerde. Ok, énorme. Mais sinon, niveau préparation, niveau bouffe, sur 1000 kilomètres, je tourne beaucoup au

SPEAKER_01

gel.

SPEAKER_00

Ah oui, ok. Sur 3000, c'est tout ce qu'on trouve avec la pompe à essence. À Trans-Siberie et en Espagne, c'est difficile la nutrition. On n'a pas la même culture qu'en Belgique ou en France. Et les heures pour manger ne sont pas les mêmes. Ça, c'était vraiment très difficile. Je ne m'y suis pas fait. Donc, j'ai mangé des kebabs, des sandwichs triangles et de la nourriture de pompe à essence pendant neuf jours. Et vraiment, j'ai mangé zéro légume et zéro fruit pendant neuf jours. C'était difficile. Puis... En Italie, ça, c'était un plaisir fou. Les pâtes, les pizzas, les tiramisu, les focaccia, c'était un plaisir.

SPEAKER_01

En Sicile, c'est ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

En Italie et en Sicile,

SPEAKER_01

oui. Ouais, en Sicile, ouais. Ouais, en Sicile, attends, qu'est-ce qu'il y a

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

C'est les… Les arancini. Ah, les arancini. Les canolo aussi, non

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

C'est pas

SPEAKER_00

ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Ouais, ça, c'est moins mon truc. Je trouvais les tiramisu, alors. Mais ouais,

SPEAKER_01

au niveau nourriture, c'était excellent. Ouais, ce qui est bien, c'est qu'à l'arancini, t'en prends deux, c'est bon

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

tu as fait un repas complet. Tu as tout ce qu'il faut, du gras, des légumes, c'est parfait. Deux dans la poche et c'est parti. Oui, c'est ça. Ok. Donc, une approche assez rock'n'roll. Du coup, c'est ton expérience en fait que tu viens mobiliser par exemple sur le sommeil, etc. Même si c'est rock'n'roll que tu n'écris pas un truc sur papier avec un plan de sommeil, j'imagine que tu as quand même des indicateurs toi physiologiques où tu sais que là, il est temps de dormir ou tu vois, là, il faut faire une pause Là,

SPEAKER_00

quand je me suis dit, je vais faire deux jours de vélo d'affilé, je me suis dit, je ferai une pause seulement si je sens que je m'endors. Et il y a deux fois où je suis tombé sur le vélo et là, je me suis dit, je fais une pause. La première fois, j'étais justement, j'ai rattrapé Nao à ce moment-là. J'avais un gros mou. Et il me dit, allez, vas-y. Jusqu'à la fin, je fais, non, moi, je commence à m'endormir. Il faut que je fasse une sieste. J'ai pris froid parce que je n'ai pas mis de cause sur vie. J'ai dormi comme ça en venant de monter. Donc, je transpirais dans le froid et tout ça. Donc, ce n'était pas top. Je suis reparti. Et puis, le lendemain, je les ai rattrapés. Et puis, j'ai tracé jusqu'à l'arrivée. Je voulais faire une traite. Et dans la 20e descente, je commençais à sentir que dans les virages, je commençais à aller moins, freiner plus lentement, à rater un peu les virages et tout ça. Je me suis dit, il faut que je dorme aussi. Alors, j'ai refait une sieste d'une

SPEAKER_01

heure.

SPEAKER_00

Ah oui, une heure quand même. OK. Et là, ils étaient une heure derrière moi. Donc, ils m'ont rattrapé sans le savoir. Et puis, ils m'ont dépassé. Puis, j'en ai rattrapé un dans la descente. puis j'attrapais Nawel dans le bas de la descente et puis je suis parti et puis je les ai revus à l'arrivée Mais

SPEAKER_01

je voulais finir avec Nahuel, malheureusement, on n'a pas pu. Donc, on a dit, on garde ça pour l'année prochaine. Voilà. Pour l'épreuve en duo. Et du coup, tu parlais de deux courses que tu voudrais organiser. J'imagine que du coup, sur ces courses-là, tu voudrais qu'elles ressemblent à tes courses idéales. Ce serait quoi pour toi la course

SPEAKER_00

parfaite

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Alors, l'idéal, dans un sens, il y a le fait que ce soit abordable à plus de personnes. Donc, que ce soit au niveau du prix ou Au niveau de la difficulté, au niveau de l'accessibilité, je pense que ça, c'est important. Puis, au niveau de l'organisation, je préfère que ce soit pas trop cher, mais qu'elle compromette moins de choses. Parce que payer 250 euros pour ne rien avoir, c'est décevant. À tout le cas, Sprint, ce qui est bien, c'est qu'elle reverse tous les bénéfices pour une association, pour une offre de charité. Donc, ça, c'est quand même vraiment honorable. Et puis, à côté de ça, tout ce qu'elle fait pour nous, c'est magnifique. Et donc, ici, je me dis, on va faire du moins cher. Donc, on va pas offrir des repas quand elle le fait. Ça va On doit rester assez simple, mais on aimerait bien que ce soit vraiment accessible et ne rien proposer de distance. On aimerait bien un petit mix entre tracés libres et parcours. Donc il y a plus ou moins 500 km de parcours et 500 km que les gens doivent tracer eux-mêmes. Pour la distance des 1000 km. Et pour la distance des 500, il y a une moitié-moitié. Donc il y a un parcours libre et une partie qu'ils doivent tracer eux-mêmes. Donc ça, comme ça, ça permet aux gens d'apprendre à tracer. C'est quand même quelque chose qui n'est pas si facile que ça. Il y en a qui veulent tracer en prenant une petite route, en ayant des beaux paysages. Il y en a qui veulent tracer en prenant des grandes routes et que ça aille vite. Donc il y a vraiment deux écoles. Le fait de faire ça, c'est hyper agréable à suivre parce que les Dot Watchers, c'est ceux qui suivent l'avancée des coureurs par les courses. On ne s'en rend pas compte, mais c'est quand même une grosse communauté. Donc au début, quand j'ai commencé les courses, je me disais que je roulais pour moi. Et en fait, maintenant, plus du tout. En trop, je refais pour moi, pour les forts. Mais toutes les personnes qui suivent, c'est magnifique. Et les encouragements, on ressent ça, c'est quelque chose de fou. Il y a même des gens qui ne sont pas fans de vélo, mais qui suivent pour les forts, pour... Je ne sais pas expliquer ça. Donc le fait qu'il y ait une partie de Tracé Libre, je trouve ça important. Donc on a organisé ça avec trois amis, dont deux qui étaient sur la Transiberica avec moi. Et ça aura lieu en août, le 24 août 2023. C'est une réussite. Pouvoir aussi partager, promouvoir le vélo dans notre région, ce serait quand même pas mal. Ici, il y a une petite bagarre en cours, ce serait quand même pas mal non plus. Donc, ça, ce serait pas mal. Et puis l'autre, c'est avec, à l'arrivée de la course, on a fait la fête et on s'est dit, bon, ma course idéale, c'est une course où on ne peut rien préparer, on arrive au départ, on ne va pas arriver, on se débrouille et on arrive. Et puis, on a un petit peu construit quelque chose là-dessus et on verra à quoi ça ressemble. Et ça, on fera ça en avril, comme ça, entre nos

SPEAKER_01

pouvoirs. Ok, génial. Génial. Et donc, la première course, celle où tu as un mix de parcours libre et route très Le départ, il se fera

SPEAKER_00

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

À Liège, donc dans le centre de Liège. Et la direction, c'est Ciné, puis Chimay, puis Paris, puis Lens, c'est dans le nord au-dessus de Paris. Et puis de là, il y aura un parcours qu'on a tracé, que je vais aller reconnaître dans deux semaines, qui rentre dans Paris, puis qui ressort de Paris, qui va jusqu'au circuit automobile de Reims. Puis de Reims, ça va jusqu'à Bouillon. Et puis de Bouillon, c'est un tracé qu'on a fait nous-mêmes sur les traces de

SPEAKER_01

Liège-Bassin-Liège. Ok, ok. Génial. Tu communiques comment, du coup, sur ces deux épreuves

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Est-ce que tu as un compte, des réseaux, un site, si les gens sont intéressés

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Pour Liège-Paris-Liège, là, on a une page Instagram une page Facebook qu'on vient de lancer. Donc, elles ne sont pas hyperactives et un site qui doit être lancé dans une ou deux semaines. Donc, ça, c'est très récent. Et pour l'autre, ça s'appelle The Unknown Race. Donc, la course inconnue. Là, on n'a pas trop communiqué parce que ça reste assez restreint. Simplement, on est genre 15, 20. C'est un truc tout petit. On ne communique pas entre nous sur WhatsApp et ça, on verra. On ne sait pas où on va

SPEAKER_01

amener le truc. Enfin, il faudra que tu me donnes l'URL du site si vous l'avez déjà parce que deux semaines le podcast sera sorti quand le site sera déjà live donc on mettra tout ça en description ok donc c'est deux courses qui arrivent toi en termes de distance tu disais au début tu vois que ce qui t'arrive plus à t'arrêter que c'est du toujours plus long toujours plus long toujours plus long j'ai vu des épreuves alors je sais plus comment elles s'appellent mais je sais pas si c'est pas Silk Road Biking ou quelque chose comme ça qui je crois sont très très très très très longue aussi. Il me semble que ça fait plus de 3000,

SPEAKER_00

mais je ne suis pas sûr. C'est 4000 kilomètres au Kyrgyzstan, oui. C'est le même organisateur que la classe Mountain Race. C'est une course qui est très très très difficile

SPEAKER_01

en été. Du fait du terrain, de ce que j'ai pu voir et des conditions météo, c'est-à-dire qu'il pleut, il peut y avoir de la neige dans les cols, et puis c'est très très isolé visiblement. Je crois que c'est un coursier parisien, j'oublie son nom à chaque fois, j'en ai parlé avec Steven. C'est ça, sur la PTL, on en a parlé qu'il a gagné c'est le genre d'épreuve du coup sur lesquelles tu penses te diriger encore plus long encore plus rustique

SPEAKER_00

voilà c'est du VTT donc ça demande un autre matériel une autre préparation pourquoi pas après pour le moment j'aime encore bien rester sur la route même si il y a les voitures et tout ça c'est un petit point négatif moi j'aime encore vraiment bien

SPEAKER_01

ça

SPEAKER_00

ça permet de partir vraiment sans rien s'arrêter et espérer trouver quelque chose à boire et à manger alors que là il faut plus se préparer on part pas non préparé dans un truc comme la silica ou la

SPEAKER_01

classe

SPEAKER_00

il y a un moment il faut quand même savoir où se trouve le prochain village pour pouvoir rester dans le désert comme ça sans eau il y a un moment c'est jouer avec le feu donc il y a beaucoup plus de préparation là-dedans je

SPEAKER_01

pense ok c'est

SPEAKER_00

moins rock'n'roll il y a moyen de faire rock'n'roll mais c'est pas

SPEAKER_01

mon but et la race cross américain

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

absolument pas

SPEAKER_01

C'est vrai

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Parce que trop long, trop médiatisé

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

C'est obligé. La résistance américaine, je vais faire avec assistance.

SPEAKER_01

Ah oui, c'est vrai.

SPEAKER_00

Pour avoir deux, trois voitures qui me suivent. Et pour moi, ça n'a aucun sens. Mon petit frère aimerait que je le fasse. S'il m'emmène dans la voiture pour me crier dessus. Mais je n'ai absolument aucune envie

SPEAKER_01

de faire ça. Ok. Tu fais de la partie assistance

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui, entre autres. Et puis, je fais une ligne droite aux Etats-Unis. Alors, il y a d'autres aux Etats-Unis qui font la même chose sans assistance. assistance

SPEAKER_01

ou de parcours mais la Race Across America je n'y vois aucun intérêt ok d'accord intéressant c'est vraiment intéressant parce que tu vois ça reste de l'ultra mais l'approche la philosophie a juste rien à voir quand tu connais pas comme moi tu vois tu m'aurais dit Race Across America ou la Silk ou ce que tu viens de faire j'aurais dit oui c'est de l'ultra tu vois il doit y avoir plus ou moins les mêmes personnes sur ces courses et en fait pas du tout il y a ces communautés c'est à dire la communauté d'ultra biking j'ai quand même pas l'impression que ce soit un truc énorme énorme, mais dans cette communauté, il y a encore des petits groupes avec des niches de pratiques très spécifiques, j'ai l'impression.

SPEAKER_00

Exact. Là, cette année, c'était encore intéressant, c'est sur la TCR. On a pu voir Strasser, qui est justement un adepte de la Réseau Courses Américains, je pense, et de tout ce qu'il y a avec assistance et tout ça, qui a fait sa première course sans assistance et qui l'a d'ailleurs gagnée. Et c'était vraiment impressionnant à voir parce qu'on se dit, bon, il part toujours avec assistance, avec de l'aide, quoi qu'il arrive. Et là, il a quand même été gagné sans assistance, donc ça reste phénoménal. Après, il y a une approche très scientifique du vélo, ce qui n'est pas du tout mon cas. Et chacun a sa manière de voir les choses.

SPEAKER_01

Yes. Du coup, cette dimension, tu parlais tout à l'heure, tu mentionnais ton classement à l'arrivée, etc. C'est à quel poids cette idée de compétition, de classement dans ta motivation pour les cours sur lesquels

SPEAKER_00

tu pars

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Non, d'abord, de toute façon, je pars toujours pour finir, pour avoir du plaisir. Et après, en fonction du déroulement, si on voit qu'on est 10e, on se dit, on va essayer de faire un peu mieux, on va garder de la place. Si on voit qu'on est 2e, peut-être essayer d'être 1er ou peut-être garder le podium, ça dépend. dépend, en fonction de la physionomie, en fonction des personnes qui sont là, mais je ne roule jamais pour une place en partant d'une course. Certains disent, oh, tu y vas pour gagner, mais non, j'y vais pour d'abord finir, m'amuser, et puis après, s'il y a

SPEAKER_01

moyen de faire, c'est toujours mieux. Tu y vas pour te faire mal mentalement et prendre du plaisir.

SPEAKER_00

Exact. S'imposer et en même temps, par la suite, ça

SPEAKER_01

ne

SPEAKER_00

l'est pas.

SPEAKER_01

Tu dirais que… Est-ce qu'il y a une des courses que tu as faites qui sort vraiment du lot par rapport à la difficulté et donc au plaisir que tu as pris, au challenge mental que ça t'a imposé et comment est-ce que tu l'as gérée du coup, s'il y en a une qui sort du

SPEAKER_00

lot

UNKNOWN

? Sortir du lot?

SPEAKER_00

Non, elles m'ont toutes fait mal, mais elles sont vraiment très, très différentes. Oui, vraiment les quatre très, très différemment. Que ce soit au niveau où je suis tombé, j'ai quand même continué. Une autre où il y a des muscles que je n'avais jamais vraiment fait travailler à cause du plat et des bras aéros. J'ai vraiment souffert le martyr. Le jour 1, je ne savais plus marcher. Une autre, c'est 9 jours sur le vélo, c'est long. Il y a toutes les météos, il y a toutes les émotions qui passent par la tête. Puis ici en Italie, on perd du temps bêtement, beaucoup de problèmes mécaniques. On se retrouve loin, puis il y a la météo, puis il y a l'état des routes, puis il y a les Italiens qui klaxonnent tout le temps. Merci. Et donc oui, mentalement, et puis les pourcentages, il y a beaucoup de codes vraiment très durs. J'adore ça, mais en ultra, quand on vient dans les 18, 22%, ça fait vraiment très très mal. Et quand t'arrives dans ces pourcentages-là, et qu'en plus c'est un moment down, un moment difficile, c'est vraiment usant. Et donc c'est encore une difficulté mentale différente. Après, il faut se dire, après il y aura une descente, ou après ça ira mieux dans deux heures, et puis ça ira mieux. Donc... oui je pense

SPEAKER_01

que les allées c'est

SPEAKER_00

très usant au niveau aussi de la dangerosité des routes ça demandait beaucoup de concentration surtout fin d'année on n'a pas envie de tomber en plus c'est on entend tu

SPEAKER_01

gères ça comment pardon pour la sécurité parce que c'est un point je crois que j'en parle systématiquement quand j'ai des invités qui viennent de l'univers du vélo j'ai un gros accident il y a une voiture qui m'a tapé à 50 km heure pendant que je faisais une sortie vélo donc c'est un peu à chaque fois tu vois je posais question comment tu gères ça à quel point est ce que ça ça t'affecte dans ta pratique le trafic

SPEAKER_00

moi je suis très fataliste pour ça c'est à dire que j'allais toujours travailler à vélo pendant deux ans et c'était pas les routes les mieux fréquentées c'était un peu des grosses routes et on s'habitue il ya des cons partout donc il y en a ils vont frôler il y en a ils vont faire attention En Italie, ils roulent un peu n'importe comment. On ne va pas se mentir. Il faut dire que c'est comme ça et il faut espérer. Il faut toujours bien faire attention. Je roule bien fort à droite. Je regarde beaucoup derrière moi. Je fais tout ce qui a mon pouvoir. Si je me fais renverser, ça arrive. Ce n'est pas cool, mais ça

SPEAKER_01

arrive.

SPEAKER_00

S'il y en a un qui s'est pris une bagnole à la course, après, ça peut être de sa faute, ça peut être de la faute de la voiture. Il y a toujours des tours partout. Il faut être visible un maximum. Il faut croiser

SPEAKER_01

les doigts. Donc toi, tu as quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Tu as gilet, lampe, bande réfléchissante

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui, c'est un petit sapin de Noël au maximum. Je pars toujours avec trois lampes arrière, sachant que les deux dernières courses, j'en ai à chaque fois perdu une. La lampe avant sur dynamo qui ne s'arrête jamais. Maintenant, je vais racheter une frontale, c'est quand même important. Et le gilet fluo, oui. Et le GFLO, je le laisse tout le temps, même la journée. Souvent, je n'ai même pas le courage de l'enlever. Donc, jour et nuit et la nuit. Et même la journée, je le laisse là en point général. À part l'arrière, parce qu'elles sont sur

SPEAKER_01

batterie. On essaie de garder un peu de batterie. Oui. Je peux te recommander... Ils ne sont pas sponsors du podcast du tout, mais sur la PTL, j'avais une Stutz. Oui, c'est celle-là que j'ai achetée. La batterie, incroyable. Franchement, c'est Arnaud. Je crois qu'Arnaud utilise ça aussi. J'avais vu... Non, c'est Angèle. Oui, tout ça. Oui, Angèle Paty, qui... qui était venue sur le podcast qui a fait Montpellier l'Ecosse à vélo et je lui avais demandé et en fait j'étais tombé ah voilà c'est ça j'étais tombé sur son elle avait fait un article où elle expliquait comment elle était partie et puis son expérience de l'ultra et et elle expliquait qu'elle avait été partie avec une Stutz donc j'étais allé regarder un petit peu parce que je cherchais une lampe qui avait beaucoup de batterie pour la PTF et franchement incroyable la batterie c'est hallucinant c'est ce que je vais acheter ouais elles sont top ok euh Ok, ok. Je réfléchis à tout ce qu'on s'est déjà dit. tu vois peut-être une autre question sur les épreuves qui arrivent là les quatre grosses courses que tu as faites c'était à chaque fois en solo si je ne me trompe pas là tu t'apprêtes à prendre le départ au Maroc d'une course en duo si j'ai bien compris avec Nahu vous refaites cette course en Italie l'année prochaine en duo ton approche est-ce que tu as une approche différente du coup sur ces courses là où tu vas partir à deux et j'imagine vous ne pouvez pas vraiment être il faut que vous restiez en groupe pendant toutes

SPEAKER_00

les courses oui alors je pense que c'est beaucoup plus dur. Je pense qu'on avance beaucoup plus vite tout seul. De manière générale, apparemment, on peut drafter et tout ça, mais je pense qu'on avance beaucoup plus vite tout seul. C'est difficile, c'est qu'on n'a pas les moments forts et les moments faibles en même moment. Il faut savoir gérer ça. Mais je pense que c'est pour ça qu'aussi, j'ai dit oui, il y en a eu pour l'Italie, c'est le fait que déjà, c'est fin d'année, on est tous fatigués mentalement d'une longue année et tout ça. Il s'est mort sur sa chute. Non, ça c'est une expression belge. C'est dire qu'il sait prendre sur lui-même. Merci. Une belle expression vieille joie. Donc, il sait prendre sur lui-même, il s'est poussé loin dans ses retranchements et je pense que en dur, ça peut bien le faire. Et pour le Maroc, c'est parce que je n'avais absolument... Je voulais profiter des paysages et j'aimerais bien faire quand même des petites nuits au moins et ne pas voir tout de nuit comme je fais d'habitude. Donc, je me suis dit, le faire en duo et partager ça, ça peut être une belle expérience. Donc, j'ai proposé un pote trailer qui ne fait pas beaucoup de vélo. Il a fait un peu de VTT, mais il ne fait que de la course à pied. Il était enchanté alors. Je me suis dit, c'est une bonne idée. Et ça permettait d'avoir une autre approche, je pense. Et de partager les difficultés. Après, ça fait deux fois plus de problèmes, ça fait deux fois plus de fatigue, deux fois plus de... Mais, oui, je pense que c'est

SPEAKER_01

pas évident tu vois cet arbitrage je suis assez d'accord avec toi tout seul je pense que tu vas plus vite mais quand ça devient du très très long le fait d'être en groupe moi j'aurais tendance à dire que c'est quand même même si t'es pas dans les mêmes moods au même moment tu vois qu'il y en a un qui est un peu down l'autre non bah en fait tu peux quand même le fait que l'autre soit pas dans le mal au même temps que toi ça peut quand même t'aider à te tirer vers le

SPEAKER_00

haut ouais mais il faut être fort mentalement et ne pas se sentir agacé de ça aussi

SPEAKER_01

aussi

SPEAKER_00

ouais c'est vrai il faut partir en lien avec le bon pas mental le bon allez le bon le bon état d'esprit je pense en disant bah si l'autre a un moment difficile et moi un moment plus facile il faut pas mal le prendre il faut pas l'engueuler il faut justement l'encourager et essayer de passer à travers et puis ça se trouve deux heures après ça sera l'inverse donc il faut penser à tout ça c'est quelque chose qui m'excite quand même pas mal et puis c'est pas mal pour préparer les autres courses par la suite parce qu'il y aura encore deux trois autres courses en solo. J'aime bien voir les choses un peu différentes, voir des organisations différentes et je pense que c'est une bonne idée.

UNKNOWN

On verra après des fois.

SPEAKER_01

en tout cas pour refaire ce parallèle avec cette pétale moi je suis tellement content qu'on l'ait fait en groupe c'est une course par équipe et puis en fait ce qu'on a fait à un moment donné c'est qu'on a regroupé 3 équipes et c'était ça devenait vraiment très dur et en fait c'était génial parce que même si on avait comme tu dis des phases différentes le fait d'être en groupe à 2 c'est peut-être différent parce qu'à 2 du coup t'es bloqué à 2 entre guillemets nous on était 7 donc t'en avais toujours 2 ou 3 qui se sentaient plus en forme qui partaient devant 2 qui étaient un peu moins en forme derrière et puis les autres au milieu tu vois et j'ai trouvé que ça créait une dynamique même si on est toujours resté en groupe dans le groupe t'avais des espèces de sous dynamique et c'était vraiment génial parce que bah ouais c'était ça a beaucoup aidé en fait par rapport à la difficulté tu vois ou au contraire l'euphorie dans laquelle on se trouvait à différents moments de la course enfin moi j'ai trouvé ça génial

SPEAKER_00

de faire en groupe mais avant c'était des groupes de 3 la PTL c'est ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

C'est deux ou trois. C'est deux ou trois. Mais si tu pars à deux, s'il y a un abandon, c'est fini pour l'équipe. Si tu pars à trois, tu as droit à un abandon. Et nous, il y a eu un abandon très rapidement. Et puis en fait, on n'était plus que deux. Et justement, comme tu dis, je trouvais que c'était vraiment difficile à deux. Moi, j'étais plutôt derrière parce que Xavier était en meilleure forme et puis c'est lui qui faisait l'orientation. Et j'ai trouvé que c'était très difficile justement de tout le temps rester derrière. Psychologiquement, il était plus en forme que moi et du coup le fait d'être à 7 ça a cassé un peu ce ces écarts ouais ces écarts qu'il y avait même si on était encore une fois tu vois tout le temps à 10 mètres l'un de l'autre mais ouais j'ai vraiment trouvé ça chouette ça arrive ça d'ailleurs sur de l'ultra tu vois tu disais qu'avec Nahuel vous vous êtes croisé tu l'as rattrapé tu t'as dormi t'as rattrapé mais est-ce que des fois il y a des coureurs qui décident de s'associer même sur des courses en

SPEAKER_00

solo non on s'associe on peut pas de toute manière il n'y a pas de Ah,

SPEAKER_01

c'est interdit

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui, c'est interdit. Il y a des courses et du drafting, très peu, mais sinon on ne peut pas drafter. Donc, avec Nahuel, à un moment, il m'a dit, est-ce que tu peux me faire quelque chose

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

J'ai dit oui. Il m'a fait, quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Il m'a fait, me prêter une heure de ton temps. Et alors, on a roulé l'un à côté de l'autre pendant une heure. On était tous à rouler une heure à côté de l'autre, donc pas de drafting ni rien. Et on discutait et c'était bien sympa. Et l'avantage, c'est que si on le fait en duo, là, on peut drafter. Donc là, on peut s'aider l'un à

SPEAKER_01

l'autre. D'accord.

SPEAKER_00

Donc, on peut vraiment voir tout différemment les parties plates. on peut vraiment s'aider, les parties roulantes aussi, donc il y a vraiment une autre approche, je pense, encore qu'il

SPEAKER_01

y a moyen

SPEAKER_00

de faire. Il y a aussi moyen d'avancer vite, mais différemment, et il a quand même un fameux gabarit, je dirais un peu, c'est comme Steven, je pense d'accord, un peu plus lourd, c'est là qu'il est impressionnant, et il grimpe très très bien, et puis là, il fait un bon choix de matériel, je pense, que j'essaierai de faire l'année prochaine, pour avoir plus de souplesse, et puis je pense

SPEAKER_01

que ça va bien le faire. Ok, drafting pour celles et ceux à qui ça parle pas c'est quand un vélo on vient se caler juste derrière un autre vélo et en fait on profite de son aspiration et donc on pédale on a beaucoup enfin il ya la dépense énergétique c'est beaucoup moins dur de pédaler pour aller pour aller vite

SPEAKER_00

il y en a qui le font il y en a qui trichent on est croisé c'est vrai il y en a toujours malheureusement après sur le genre de sport là on peut pas contrôler non plus donc c'est beaucoup de l'éthique après on a les trackers mais on sait jamais vraiment vérifier quand on est là à côté de l'un l'autre derrière l'autre donc il y a c'est des tickets rien à gagner à la fin le but c'est de s'amuser et puis ouais mais ça arrive toujours malheureusement

SPEAKER_01

ok bon pas cool pas cool les drafters

SPEAKER_00

il n'y a pas que les drafters il y a plein d'autres manières il y en a ils sont aidés par des voitures parfois oui il y a de tout ah

SPEAKER_01

ouais carrément même sur ce genre d'épreuve

SPEAKER_00

je dirais écoutez justement le podcast de Steven sur la sur la Norscape je pense il y a une histoire du style ah oui ok ok ok bon malheureux oui il y a

SPEAKER_01

toujours

SPEAKER_00

malheureux l'ego ouais c'est ça

SPEAKER_01

c'est ça c'est C'est ça, l'ego. Écoute, Anatole, on se rapproche du bout. Franchement, c'était hyper intéressant. Je ne te dirais pas que ça m'a donné envie de partir sur 1 600 kilomètres, mais je trouvais ça passionnant de voir un peu comment ton approche, déjà, plus rock'n'roll que ce que j'imaginais sur ce type d'épreuve. Pour moi, la vision que j'avais, c'était qu'il faut avoir une approche un peu comme du triathlète, millimétré, savoir où on va dormir, ce qu'on va manger, quand donc c'était cool de voir que toi tu t'éclates en ayant une philosophie un peu à l'opposé de ça et puis cool de voir qu'il y a des épreuves qui arrivent un peu différentes tes deux épreuves idéales donc la Liège-Paris-Liège et l'autre la Unknown Race je mettrai les liens en tout cas merci est-ce que toi il y a peut-être un dernier message que tu aimerais partager à celles et ceux qui vont écouter l'épisode

SPEAKER_00

je pense que beaucoup se se focaliser sur la distance et sur la difficulté. Et quand on voit l'entraînement qu'il faut, il ne faut pas seulement avoir un entraîneur, il faut faire beaucoup de kilomètres quand même, je dirais, mais il ne faut pas spécialement avoir une approche avec les watts, avec le capteur de fréquence cardiaque. On peut faire tout ça sans toutes ces petites données scientifiques, on va dire, et juste partir comme ça, faire des kilomètres de l'endurance et puis se retrouver sur une course, il n'y a pas besoin de tout ça et juste suivre son instinct, je pense que ça rend les le sport accessible en plus faire du cyclisme professionnel sans un entraînement professionnel c'est impossible ça demande beaucoup trop d'investissement de sacrifice alors qu'ici c'est bien une bonne hygiène de vie mais ce n'est pas nécessaire non plus peut-être bien pour gagner ou pour faire les meilleurs résultats possibles oui mais il y a toujours moyen de s'éclater sans tout ça et ça reste un sport vraiment accessible ça serait vraiment chouette mais ça demande beaucoup de temps

SPEAKER_01

ouais le vélo c'est vrai que ça demande du temps mais c'est un exercice Excellent point, tu vois, sur l'équipement et ce qu'on pense être nécessaire pour se lancer dans une pratique, alors que ce soit le vélo, le trail ou autre. Et moi, j'avais vu, j'ouvre une petite parenthèse, mais je crois que c'était une interview de Kilian Jornet, bon alors ok, c'est un extraterrestre physiologiquement, etc., mais où il expliquait qu'il courait 100% au feeling, c'est-à-dire qu'il a une montre qui enregistre sa trace, mais c'est tout, il n'a pas de capteur cardiaque, alors tu vois, on pourrait croire que c'est l'inverse. Et toi, c'est ce que tu disais, sur l'Italie, tu avais zéro capteur cardiaque, zéro capteur de puissance

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Non, je ne ressens rien. Même sur 3000 km, je ne ressens

SPEAKER_01

rien.

SPEAKER_00

Déjà, ça use la batterie du GPS. Et en plus, de toute façon, après 12 heures, le cœur ne monte plus parce qu'il est fatigué. Donc, quoi qu'il arrive, ça ne sert à rien. Pour la puissance, je ne vois pas l'intérêt. Je ne connais pas mes zones. Non, je préfère ressentir. Et puis, je me dis, bon, j'y vais. Il y a des moments où je vais à fond. Je le regrette après, peut-être une heure après. Mais je me dis, bon, j'y ferai une heure à fond. Et après, je ferai une heure moins vite. Et puis, j'essaie de gérer quoi qu'il arrive. Je commence à connaître mon corps avec quelques courses déjà. Mais oui, Oui, je préfère sentir au feeling et puis me laisser aller. Mais ça reste quelque chose d'important pour moi. Je pense, pour garder cette notion de plaisir, j'ai besoin de ça. Sinon, je ne peux pas m'entraîner en faisant des entraînements vraiment spécifiques et tout ça. J'aime bien partir m'entraîner et me dire, allez, je vais m'amuser 4 heures, je vais aller boire un café, je vais aller manger un bout quelque part. C'est quelque chose qui est

SPEAKER_01

important.

UNKNOWN

Génial.

SPEAKER_01

Super. Écoute, un grand, grand merci, Anatole. J'espère te voir à Liège en août. Écoute, maintenant, il faut que je fasse gaffe parce qu'à force d'accepter les défis de mes différents invités, j'ai de la plongée à faire, une expédition sur un volcan, une traversée en bateau de l'Atlantique. Ça commence à faire beaucoup, mais je garde ça en

SPEAKER_00

tête. C'est promis. Même les 500 kilomètres, c'est une belle approche et c'est vraiment abordable sans beaucoup d'entraînement. Je le pense

SPEAKER_01

vraiment. ok non mais là le problème c'est que j'avais un projet tu vois tu m'as fait repenser quand t'expliquais que tu t'étais fait faire un vélo européen c'était une idée que j'avais en fait de me faire faire un vélo français tu vois chauvinisme jusqu'au bout attends mais d'ailleurs tant pis ok là on allait clôturer mais j'ai une question pour toi j'y ai pensé au début de l'épisode et j'ai oublié dans ce projet en fait je m'étais beaucoup renseigné et j'avais regardé les vélos à courroies parce qu'apparemment il y a beaucoup moins d'entretiens etc j'en ai parlé un peu à Steven sur la PTL qui m'a dit ouais ouais des vélos à courroies, tu seras content quand ta courroie va péter au milieu de nulle part et que tu ne peux pas la remplacer comme une chaîne. Donc, ma question, c'est est-ce que tu connais un peu ce mécanisme et qu'est-ce que tu en penses

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Ça dépend pour quel type de

SPEAKER_01

vélo.

SPEAKER_00

Ok. Si c'est pour un vélo de voyage, je te dirais de prendre une courroie avec une d'orchange. Normalement, ça tient très, très bien. Ce n'est pas l'entretien. Avec un roll-off, mais ça coûte un peu cher. Mais pour faire du, on va dire, pas un triathlon, mais un 1000 kilomètres, Non, je ne prendrais

SPEAKER_01

pas ça.

SPEAKER_00

Ok. Mais pour du voyage,

SPEAKER_01

oui. Ok, d'accord. Tu ne le prendrais pas parce que par rapport à la performance ou la

SPEAKER_00

solidité

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Parce que ça va avec un moyeu et des pignons intégrés et c'est très lourd.

SPEAKER_01

Ah, d'accord. Ah oui, oui. Ok, d'accord.

SPEAKER_00

Donc, c'est bien pour le voyage quand on s'en fout un peu du poids et qu'on veut du confort et de l'entretien. Mais pour une course, je partirais avec un truc plus simple.

SPEAKER_01

D'accord.

SPEAKER_00

Ok. Et il faut un cadre qui va avec la courroie aussi,

SPEAKER_01

sinon. Eh oui, oui, c'est ça. Non, mais c'est ça. C'est que du coup, ça devenait un peu un gouffre au parce que le cadre qui va avec la courroie le mécanisme et figure donc t'as Roloff je crois qui est allemand et figure avec les français ok d'accord bon bah voilà petite parenthèse fermée très bien merci beaucoup Anatole on te dit à bientôt du coup pourquoi pas peut-être sur cette course s'il y en a qui sont tentés d'aller voir et puis et puis écoute bonne course au Maroc en février

SPEAKER_00

bah tout grand merci Je vous

SPEAKER_01

souhaite une bonne journée.

UNKNOWN

Merci, Anatole. Avec plaisir. Au revoir.