SPEAKER_00

Quand j'ai regardé la montre au bout de 3 heures de course et que je me suis dit, au bout de 2-3 heures, il m'en reste 5 en gros. Là, tu te dis, pourquoi tu penses à ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

T'oublies. Moi, bizarrement, j'ai l'impression que je souffre beaucoup plus sur un 10 bornes que sur un marathon, par exemple.

SPEAKER_01

Bienvenue sur Les Frappés, le podcast sur le dépassement de soi et l'aventure. Je suis Loïc Blanchard, entrepreneur, coach et préparateur mental certifié. J'ai été pendant plusieurs années sportif de haut niveau en judo avant de quitter les tatamis pour me consacrer à des sports de plein air comme le triathlon ou partir m'évader sur des treks engagés. Récemment, je suis devenu finisheur de la PTL, un ultra trail de 340 km autour du Mont Blanc organisé par l'UTMB. Depuis la création des Frappés en 2020, j'ai deux objectifs. Le premier, c'est de vous faire découvrir des univers fascinants qui font rêver avec mes invités on ira naviguer sur toutes les mers du monde on participera à des expéditions dans les régions polaires ou en himalaya on découvrira l'envers du décor de l'entrepreneuriat et du sport de haut niveau et on partira en mission avec des membres des forces spéciales le deuxième c'est de vous aider à croire en vos propres rêves et à passer à l'action grâce au partage de ses invités exceptionnels on sous-estime largement ce dont on est capable physiquement ou mentalement et je suis convaincu qu'une personne petite conversation peut déboucher sur de grands changements. On a en moyenne 4000 semaines à vivre sur Terre, alors autant les vivre à fond

UNKNOWN

!

SPEAKER_00

Salut Florian

UNKNOWN

!

SPEAKER_01

Salut Loïc

UNKNOWN

!

SPEAKER_01

Très très content de te recevoir sur le podcast, enfin j'ai envie de dire, parce que ça faisait un moment que j'avais entendu parler de toi, j'avais aussi entendu parler de Nicolas, ton compagnon, je crois que votre kiné, vous avez parlé du podcast, enfin bon bref, il y a eu plein de signes. Exactement, ouais. Donc voilà, là on y est, ça y est, en plus pas très loin l'un de l'autre, tous les deux à Aix-en-Provence, donc voilà, merci beaucoup, beaucoup, beaucoup pour ton temps, j'ai hâte qu'on puisse rentrer dans le vif du sujet, que tu nous expliques un un petit peu ce que tu fais parce que je t'avoue que ça me fascine quand même quand je vois ce que tu as réalisé notamment récemment et donc ce que je te propose c'est peut-être tout simplement de commencer par te présenter de nous expliquer ce que tu fais aujourd'hui et quel a été ton parcours

SPEAKER_00

alors déjà bonjour à tous merci Loïc pour l'invitation donc je m'appelle Florian Hodge je suis toulousaine j'habite à Aix-en-Provence depuis maintenant 10 ans et dans la vie je suis contrôleuse aérienne donc depuis pareil une dizaine d'années et j'adore mon métier je dirais que c'est un peu aussi mon autre passion avec la course à pied et du coup je cours on va dire depuis un peu toujours parce que j'ai fait un peu d'athlètes étant plus jeune ensuite j'ai fait des années de foot féminin en région toulousaine et ensuite en arrivant sur Aix c'est vrai qu'au lieu de retrouver une équipe féminine de foot je me suis dit pourquoi pas me lancer enfin pourquoi pas faire un peu de course à pied sachant que pour le foot on a toujours un peu on est toujours obligé de garder une condition physique donc je courais on va dire on va dire une à deux fois par semaine quand il n'y avait pas forcément d'entraînement de foot. Et du coup, j'ai fait un premier marathon en 2014, un peu sur un coup de tête, on va dire. Et ensuite, je me suis dit, c'est plutôt cool. Et du coup, je me suis dit, j'aimerais bien essayer de progresser. Et puis, c'était l'occasion aussi de rencontrer du monde sur X, etc. Puisque moi, je n'étais pas forcément de la région non plus. Donc, j'ai rejoint le club d'Aix-Saint-Denis-Provence en 2016. Et depuis, je cours

SPEAKER_01

encore. Excellent

UNKNOWN

!

SPEAKER_01

excellent alors tu le dis pas mais tout récemment tu viens quand même de faire de pulvériser un record qui était le record d'Europe je crois c'est ça sur le 100

SPEAKER_00

km

SPEAKER_01

oui c'est ça voilà donc 100 km déjà bon tu dis que tu cours un peu t'as pas précisé la distance mais 100 km que tu as fait en 7h alors j'ai 7h42 l'ancien record et le tien c'est

SPEAKER_00

7h04

SPEAKER_01

7h04 punaise ok donc voilà ça positionne un peu ça positionne un peu le contexte quand tu dis que tu cours je savais pas par contre que t'étais toujours contrôleuse aérienne j'avais vu que t'avais commencé enfin je savais que c'était la formation que t'avais eu comment t'arrives peut-être pour commencer par ça comment t'arrives à jongler entre ta prépa pour finalement des distances complètement folles où j'imagine qu'il y a beaucoup de volume d'entraînement ou pas d'ailleurs tu vas nous dire et un métier où il faut quand même être assez lucide je suppose

SPEAKER_00

oui c'est ça Pour l'instant, c'est plutôt bien passé. Après, c'est vraiment depuis l'an dernier que j'ai fait une aussi grande distance, que j'ai décidé de monter sur 100 kilomètres. Avant, je faisais plus du marathon. C'était aussi des gros volumes d'entraînement, mais on va dire que je n'ai pas commencé. Enfin, depuis 2016, je suis montée crescendo. Avant, c'était deux, trois entraînements par semaine maxi. Et c'est vrai que l'an dernier, je suis passée à deux entraînements par jour quasiment tous les jours. Donc, c'est vrai que ça a changé. Après, mon rythme de vie a changé aussi. Tout s'est mis mis en place un petit peu au fil des mois et des années. Mais après, c'est vrai que d'un point de vue boulot, j'ai quand même pu, j'ai eu la chance de pouvoir m'arranger assez facilement l'an dernier, notamment pouvoir poser des congés pour les grosses semaines d'entraînement. Parce que oui, c'est vrai qu'il y a quand même du gros volume. J'ai fait des semaines à plus de 200 kilomètres. Donc c'est vrai qu'avec deux entraînements par jour, c'était compliqué de travailler à temps plein. Donc c'est vrai que j'ai pu poser des congés sur les grosses semaines. Et j'ai pu aussi m'arranger un petit peu avec mes collègues et mon chef pour ne pas travailler les jours où il y avait des grosses séances et adapter un petit peu. Des fois, quand c'est hors prépa, j'arrive aussi à aller courir sur ma pause de midi, le repas. Donc non, franchement, ça se passe super bien et je suis super soutenue aussi à mon travail. Donc c'est

SPEAKER_01

mot suivant aussi. Oui, j'imagine. Qu'est-ce qui t'a motivée finalement à monter crescendo, comme tu dis, dans les distances

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

gens que j'imagine qui s'éclatent tout à fait sur du 10 km qui reste sur du 10 toi c'est quoi qui t'a poussé à faire du toujours plus long

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Moi bizarrement j'ai l'impression que je souffre beaucoup plus sur un 10 bornes que sur un marathon par exemple donc c'est peut-être pour ça mais non mais en fait je sais pas j'adore en fait le marathon je trouve que c'est fou quoi comme distance en fait c'est ce que je préfère c'est courir longtemps sur une longue distance et c'est aussi pour ça en fait je pense que je suis montée après sur 100 km après c'est Nico du coup mon conjoint qui m'a dit peu glissé cette idée on va dire mais c'est vrai qu'il m'a dit bah écoute t'aimes bien courir longtemps t'aimes bien borner à chaque fois c'est vrai que des fois même sur les prépa marathons j'avais tendance à rajouter un petit peu plus de kilomètres que ce que le coach disait donc il m'a dit bah pourquoi tu tentes pas quoi et puis c'est vrai que ça m'a de suite plu je me suis dit bah pourquoi pas tenter on va dire je sais pas si j'arriverai au bout mais qui ne tente rien n'a rien et puis ça me plaisait bien après avoir enchaîné plusieurs marathons je me suis dit que ça allait changer un petit peu quoi

SPEAKER_01

Wow. Et alors, avant qu'on rentre dans le détail des 100 kilomètres, tu es tant sur marathon pour qu'on ait aussi une idée des rythmes et qu'on puisse un peu comparer sur 100 kilomètres. Tu faisais combien sur ton premier marathon et sur peut-être le dernier que tu as fait avant le 100 kilomètres

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Alors, le premier, on va dire 100, je m'étais entraînée un peu à l'arrache, je n'étais même pas en club et tout ça. J'avais fait 3h40 sur celui de Toulouse. Ah oui, quand même déjà. Et ensuite, je suis montée, j'ai descendu un peu crescendo, j'avais fait 3h20 à Paris, 3h30 3h05 à Florence, en Italie. Et après, je suis passée sous les 3h à Paris aussi en 2h55. J'ai fait Valence en 2h54 et mon dernier meilleur chrono, c'est 2h41 à Valence en 2021.

SPEAKER_01

Ok. Donc, ça va vite. Ok. Et du coup, parce que quand on voit ton rythme sur le 100 km, déjà peut-être avant de parler du rythme, le 100 km, comment est-ce que ça se présente en fait

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

C'est pas du tout du trail, c'est sur route, c'est ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Et donc c'est sur des pistes qui sont fermées, comment c'est organisé concrètement

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Ça dépend en fait, moi je fais mon premier 100 km, donc c'était les championnats de France à Belvès en avril 2022, et là en fait c'était un parcours en nature, enfin en nature, c'était de la route je veux dire, mais on est passé dans des villages, on a fait un circuit assez sympa parce que du coup on n'est pas repassé deux fois au même endroit, sauf sur une petite boucle, donc du coup c'était hyper cool après c'était vallonné donc pas évident parfois aussi de caser des montées et des descentes sur 100 bornes bon ça fait fallait travailler différemment donc là c'était comme ça et après par contre sur les championnats du monde que j'ai fait à Berlin en août là par contre c'était des boucles de 7,5 km enfin 7,5 km donc en fait on a fait 13 fois 13 fois la boucle et en plus c'était même pas une boucle en fait c'était vraiment un aller-retour sur 3,5 km donc c'était 3,5 voilà et en fait ils sont un peu obligés parce que quand j'avais fait les championnats de France il y avait Nico qui me suivait en vélo pour le ravitaillement etc mais sur les championnats du monde on est tellement que chacun ne peut pas avoir son vélo donc en fait ce système de boucle je pense que ça permet aussi que les ravitaux sont au même endroit et à chaque boucle nous on pouvait récupérer les ravitaillements qu'on avait laissés dont on avait

SPEAKER_01

besoin d'accord ok ça ça va être intéressant quand on va aborder la partie mentale je pense parce que

SPEAKER_00

gérer 13 boucles ah ouais ouais

SPEAKER_01

Pendant 7 heures

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Ok. D'accord. Et donc là, cette année, tu en as fait deux des 100 kilomètres. Tu as fait les championnats de France en avril et en août, c'était

SPEAKER_00

Berlin. Championnat du monde à Berlin, oui.

SPEAKER_01

C'est le seul que j'ai fait en fait. Ok, d'accord. Punaise, tu attaques fort. Championne du monde sur ta première participation, c'est pas mal. Ok. Alors, du coup, si on rentre un peu dans le détail, tu dirais, comment tu expliquerais un l'effort sur un 100 km versus un 42 comment est-ce que tu le gères est-ce qu'il y a des douleurs on parle tout le temps du fameux mur du 30ème sur le marathon est-ce que tu as l'équivalent sur un 100 km ça se présente

SPEAKER_00

comment

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

c'est vrai qu'on en avait un peu parlé avant je m'étais assez renseignée auprès de personnes qui avaient déjà fait des 100 km parce que moi je ne connaissais pas trop on m'avait plutôt parlé du mur enfin en marathon c'est le mur du 30ème là on m'a parlé du mur du 70-80 déjà ça m'a dit bon ok si j'arrive là bon et après tu te dis prendre le mur sur marathon c'est déjà pas rigolo donc prendre le mur sur 100 bornes je pense que c'est encore moins drôle donc le but c'est quand même de l'éviter ce mur et au moins de le reculer au maximum quoi donc après l'effort il est assez similaire c'est à dire que ça reste quand même de l'endurance même si bien sûr sur marathon on va quand même beaucoup plus vite que sur 100 bornes mais voilà je pense que c'est ce que j'aime dans cet effort c'est que c'est beaucoup de la résistance et il n'y a pas trop de notion de vitesse et après c'est aussi gérer sa course encore plus sur 100 km c'est à dire que vraiment s'écouter et respecter une allure qui nous semble facile au début bien sûr parce qu'il faut la tenir sur beaucoup de kilomètres donc voilà c'est tout ce qui me plaît en fait sur les efforts longs

SPEAKER_01

Tu dis qu'il y a moins la notion de vitesse, mais tu étais quand même à 14 km heure, c'est ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Oui. D'ailleurs, vraie question, par curiosité, parce que moi, je n'ai fait qu'un seul marathon et je me suis pris ce fameux mur au 30e, mais il y a quoi derrière ce mur physiologiquement

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Ça correspond à quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Une dépression de certaines ressources

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Tu sais un petit peu ce qu'il y a

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

En fait, les jambes, elles n'avancent plus. C'est-à-dire que tu as les j'en ai un peu coupé. J'avais failli le prendre à Valence il y a deux ans. Vers le 30e, j'ai baissé mon allure. En fait, c'est que tu as envie d'avancer, mais tu n'arrives plus à garder le rythme que tu as. Après, ça peut être plein de facteurs. Ça dépend de la forme du jour J. Ça peut être un problème d'alimentation. Ça peut être d'être parti trop vite. Ça peut être plein de choses, mais en gros, tu n'arrives plus à garder l'allure que tu tu souhaitais sur tes 42

SPEAKER_01

kilomètres. Et donc ça, pour l'éviter, tu l'as pris d'ailleurs sur les 200 kilomètres que tu as fait

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Non, non, non. Tu as eu cette expérience

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Non, non, non.

SPEAKER_01

Ah ouais, génial. Et tu penses que c'est quoi alors dans ta préparation qui fait que tu as pu l'éviter

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Je ne sais pas. Il n'y a pas de

SPEAKER_01

certitude que tu l'aurais eu après, mais est-ce que tu l'avais

SPEAKER_00

préparé

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui, après je pense que c'est un tout, c'est-à-dire que c'est justement quand on se prépare sur une course, déjà beaucoup d'entraînement, beaucoup de volume, après c'est travailler une allure spécifique à l'entraînement. Après, bien sûr, on ne travaille pas que cette allure qu'on veut tenir sur la course mais par exemple tous les dimanches mes sorties longues c'était à l'allure que je souhaitais tenir en gros sur les championnats du monde et donc il y a ça qui est très important et ensuite il y a tout l'aspect nutrition aussi parce que c'est ça aussi des fois surtout sur les efforts longs ou encore sur marathon je trouve que tout dépend mais c'est vrai que oui si une mauvaise alimentation une mauvaise gestion aussi de l'hydratation ça peut entraîner que les jambes n'avancent plus donc je pense que c'est vraiment un tout mais voilà l'entraînement plus combiné à une nutrition bien réglée c'est un tout mais au final la nutrition fait aussi partie de l'entraînement parce que quand je m'entraînais je m'entraînais aussi à manger ce que j'allais manger le jour de la course et tout ça quoi donc tout est lié en fait après on a aucune certitude c'est pour ça que ça fait toujours peur surtout sur le premier quand je suis partie je me suis dit ok bon je l'ai tenu sur 60 km c'est le maximum que j'ai fait à l'entraînement mais après il y a Il reste presque un marathon et ça, c'est l'inconnu. Après, c'est le corps qui décide d'être cool, de tenir. Après, bien sûr, l'entraînement qui est derrière. Même si je n'avais fait que 60, je les avais faits après une semaine hyper chargée en volume. Faire 60 bornes après avoir déjà fait 150 kilomètres dans la semaine, ce n'est pas faire 60 kilomètres en étant tout frais. Il y a tout ça qui joue

SPEAKER_01

aussi. Comment tu gères la récupération

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

quand tu fais de telles distances, tu vois, 150, 200 kilomètres sur une semaine, quand tu dois en enchaîner plusieurs,

SPEAKER_00

ça

SPEAKER_01

se

SPEAKER_00

passe comment

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Je vais voir le kiné. Je vais voir Xavier. Non, mais si, ça fait partie de la récup, kiné, ostéo. Après, beaucoup de sommeil, beaucoup de... Par exemple, tu fais une séance le matin, tu fais une sieste après, avant de pouvoir repartir courir le soir. Et ensuite, pareil, la nutrition. Pensez à bien... manger, on va dire, équilibrer ou des choses qui t'apportent ce dont tu as besoin pour bien te régénérer, en fait, bien régénérer le corps. Et après, moi, j'ai ajouté aussi un peu, on a des bottes, des bottes de compression à l'appart. Et du coup, je faisais ça aussi. En fait, c'est tout ce qui peut te permettre de te ressourcer au maximum pour enchaîner les kilomètres et les séances.

SPEAKER_01

Oui. Le fait de nager, est-ce que ça peut aider

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Parce que je te demande, parce qu'on n'est pas très loin de la mer quand

SPEAKER_00

même, toi et moi, donc... pas pour moi quoi moi je pense que non non je suis vraiment pas un poisson dans l'eau donc je pense que ça m'épuiserait plus qu'autre chose Et j'aime

SPEAKER_01

pas trop trop ça. Ok. Ok. Et donc, quand tu pars sur des semaines... Alors, je sais pas si toutes tes semaines faisaient 150-200 kilomètres d'entraînement, mais quand tu préparais, on va peut-être commencer par ça, ton premier 100 kilomètres sur les championnats de France, à Bellevesse, c'est ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Ouais. La préparation, ça ressemblait à quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Elle a commencé combien de temps en avance et comment est-ce que tu l'as structurée dans les grandes lignes

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Dans les grandes lignes, je me suis décidée en janvier, en fait, à le faire. J'ai soumis l'idée à mon coach. Il m'a dit, non, non, non, tu ne fais pas ça. Tu restes sur marathon. Le 100 km, ce n'est pas pour maintenant. Et puis, bon, j'ai dit, allez, s'il te plaît. J'étais motivée, j'étais motivée. Donc, petit à petit, il a lâché, quoi. Il s'est dit, bon, OK. Par contre, lui, de son côté, il n'avait jamais non plus fait, enfin, encadré de personnes sur cette distance-là. Donc, il n'avait pas envie de faire n'importe quoi. Donc, il s'est beaucoup renseigné par auprès de personnes qui avaient l'habitude et après en fait c'est un peu comme une prépa marathon c'est en plusieurs cycles donc un premier cycle de foncier où on va faire beaucoup de renforts etc après je sais plus il y a la vitesse à un moment donné et après c'est les grosses semaines de charge on va dire et ça on avait eu la chance de pouvoir partir au Kenya avec Nico parce que justement on avait prévu de partir à ce moment là et à la base moi c'était aussi beaucoup pour découvrir l'endroit parce que je connaissais pas et que ça me disait bien et du coup je m'étais dit ça peut être aussi l'occasion de préparer un 100 km parce que là-bas, tout est fait pour courir. Et surtout, moi, je n'étais jamais partie en stage d'athlètes. Donc là, c'était la première fois que je faisais vraiment trois semaines où je pensais qu'à ça, courir le matin, le soir, se reposer, les soins. Donc du coup, voilà. Après, en termes de volume, c'est sûr qu'il y en a un peu plus. Il y en a quand même beaucoup plus que sur marathon, mais pas non plus énorme. Parce que sur marathon, j'étais déjà, on va dire, à 150 km, 160 semaines. et là sur les grosses semaines j'étais passée à 200 mais c'est pas la différence n'est pas non

SPEAKER_01

plus énorme ouais ouais ok donc une semaine classique t'es quand même autour de 100-150 km ouais ah ouais oh la la punaise ok en prépa ouais ouais bien sûr ouais c'est intéressant que tu t'évoques le Kenya parce que c'est vrai que bon moi j'ai découvert un peu ce que faisait Nicolas Navarro donc ça fait plusieurs fois qu'on parle de ton compagnon mais s'il y en a qui connaissent n'est-ce pas

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Il a été premier français sur le marathon à Tokyo en 2020. Et il est récemment passé pro, il me semble, juste avant toi, avec ON. Oui, c'est ça. ON Running, la fameuse marque suisse. Et donc, j'avais vu qu'il était parti faire ce stage au Kenya. Je ne savais pas que tu l'avais fait aussi. Qu'est-ce qu'il y a de spécial, en fait

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Tu parles de l'environnement, le fait que tout est prévu là-bas pour la course. Qu'est-ce qui fait qu'un stage de trois semaines au Kenya, c'est une expérience… vraiment différentes pour des gens qui font de l'athlète

SPEAKER_00

comme Nico et toi après je pense que ça dépend de chacun et ça dépend de comment chacun aussi vit son expérience mais c'est vrai que c'est déjà découvrir une nouvelle culture et puis bon là-bas leur culture c'est de courir donc ouais tu vas dehors tu vois tout le temps quelqu'un courir puis c'est le fait de pouvoir courir en groupe s'entraîner en groupe c'est tout ça et après ce qu'ils jouent aussi c'est forcément l'altitude parce que c'est à Eten là où on va c'est au plein plateau en fait kenyan et du coup quand t'arrives c'est vraiment difficile parce qu'il y a une acclimatation à faire et le fait qu'on soit à 2002 je crois d'altitude ça fait que c'est beaucoup plus compliqué de s'entraîner mais il y a aussi après les bénéfices les bénéfices quand on rentre et qu'on redescend on va dire à l'altitude quoi donc non c'est un tout et puis c'est enfin ouais c'est vraiment vivre en fait course à pied pendant trois semaines un mois enfin voilà c'était la première fois que je vivais ça et en plus j'ai J'ai adoré la vie là-bas, la

SPEAKER_01

culture, les gens. Vraiment, j'en garde un super souvenir. J'aimerais bien pouvoir y retourner. Oui, trop bien. Dans tes entraînements, puisque je connais un petit peu, j'ai vu que sur Insta, tu allais de temps en temps courir à la Sainte-Victoire. Est-ce que tu fais en sorte, quand tu es dénivelé, de te mettre dans les mêmes conditions que tes courses, donc à priori plutôt du roulant

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Ou est-ce que tu vas aussi travailler de la puissance en côte

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

intérêt à faire ça ou pas du

SPEAKER_00

tout

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui, alors déjà, même les côtes, de toute façon, notre côte, justement, dans le cycle foncier, il nous en fait faire beaucoup. Et c'est, voilà, pour tout ce qui est renforcement, etc. Après, je fais aussi un peu de salle, justement. Là, j'avais intégré ça pour le sandboard, aller un peu à la salle pour muscler, on va dire, un peu les jambes. Après, voilà, je ne suis pas une pro de la muscu non plus. Et après, c'est vrai que vers chez nous, rien n'est plein, en fait. Donc, en fait, tu es obligé de faire du dénivelé, même si tu ne veux pas. Donc, c'est vrai qu'on est tout le temps, même sur des footings, finalement, on se rend compte qu'on fait du dénivelé. Et après, oui, moi, j'adore monter à Bibémus, monter à la Tour César, je ne sais pas si tu vois derrière aussi. Et après, quitte à faire un fartlek là-haut. Alors, c'est sûr que tu galères pour monter, mais après, déjà, je trouve que dans la nature, la séance, elle passe beaucoup plus vite, beaucoup plus facilement. Et puis, je me dis toujours, finalement, ça fait travailler aussi d'autres muscles. Pareil, la descente, ça fait du renfort. Donc, moi, au final, j'adore. Et c'est vrai que des fois, des Des fois, je sais même de négocier quand j'ai une séance sur piste et que je ne suis pas trop motivée s'il y a un peu de vent ou quoi. Je demande au coach, je peux aller faire un fartlek en nature. Sinon, ça passe mieux. Je trouve que la piste, des fois, c'est un peu plus

SPEAKER_01

violent. Oui. Et sur tes sorties longues, tu fais quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Est-ce que tu en fais des fois à la Sainte-Victoire

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Tu vas jusqu'à Pulbier, tu reviens à Bibémus,

SPEAKER_00

non

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Non, ça, je l'avais fait pas mal après le confinement, quand il n'y avait plus de courses et tout ça, où justement, j'avais plus du mal à m'entraîner, à faire vraiment des séances avec suivre des allures et tout ça donc je partais je partais courir comme tu dis vers Puy-le-Bier j'avais fait Puy-le-Bier sur toute la crête là jusqu'au centre Ville d'Aix j'étais partie du centre Ville d'Aix j'étais montée à la croix et j'étais redescendue en fait j'adorais je partais je regardais pas la montre et puis je faisais mes sorties donc je pense ça m'avait bien fait au final travailler un petit peu la caisse mais après là sur des prépas spécifiques je suis obligée quand même de courir à plat donc on va vers les milles histoire de quand même trouver un peu de plat Parce que là, il faut quand même respecter des allures et dès que ça monte et que ça descend, c'est difficile de se caler. Donc, pour Belleveste, c'était bien vu qu'il y avait beaucoup de dénivelé. Je pouvais faire des sorties longues des fois sur du terrain un peu vallonné. Mais par contre, pour Berlin, où je savais que ça allait être plat, j'essayais de rester vraiment sur du plat et même de faire des boucles pour m'entraîner à faire des boucles parce que du coup, je savais que j'aurais ça à Berlin. Donc, en fait, j'adapte un peu en fonction de la course aussi.

SPEAKER_01

Oui, complètement. Alors, je t'évoque les boucles. T'en parlais au tout début comment est-ce que tu comment est-ce que psychologiquement du coup tu gères ça alors déjà d'une part un l'effort long cette heure voilà faut quand même à un rythme constant etc donc tu peux je suppose que tu te laisses pas trop porter en fait t'es constamment en train de vérifier que t'es bien en bon rythme etc

SPEAKER_00

non ouais tu regardes quand même surtout au début pour pas aller trop vite justement et bah parce qu'au début t'es forcément sur un rythme où t'es bien parce que du coup voilà il faut le tenir longtemps donc au début c'est plus ça pas se laisser aspirer c'est parti très fort les filles sont parties vite donc du coup tu te freines en fait pour pas te laisser aspirer donc au début tu regardes bien la montre et après arrive un temps où tu la regardes plus vraiment parce qu'en fait tu réfléchis plus tes jambes moi j'ai l'impression qu'elles couraient elles avaient imprimé le rythme et elles couraient comme ça et surtout je me disais pourvu que ça tienne jusqu'au bout c'est tout après tu t'es dit j'étais pas tout le temps sur la montre Ok.

SPEAKER_01

Et en termes de fréquence cardiaque, tu es à combien sur un effort comme

SPEAKER_00

ça en moyenne

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Je ne sais pas parce que justement, je ne cours plus avec le cardio depuis deux ans. Je le mettais souvent quand j'avais fait le dernier marathon où j'avais failli prendre le mur. Et en fait, ça m'irritait vachement au niveau de la brassière. Ça me faisait des brûlures. Et du coup, sur les entraînements, ça me faisait ça. Après, sur la course aussi. Et du coup, ça m'avait un peu gonflée. Donc, je l'avais enlevé. Et c'est vrai que je ne l'ai jamais remis. Mais c'est vrai que j'aurais bien… aimer avoir un aperçu je pense que là quand je reprendrai quand je reprendrai les entraînements pourquoi pas essayer de retrouver un système pour avoir pour voir un petit peu je sais que Nico lui justement il bosse enfin il a tout le temps son cardio et alors il fait pas de séance avec son cardio mais ça lui permet de savoir lui si il est en forme s'il est fatigué comment il se connait beaucoup par rapport à ça moi c'est vrai que j'ai pas de notion au niveau de la fréquence cardiaque

SPEAKER_01

ok comme quoi c'est loin d'être indispensable

SPEAKER_00

ouais

SPEAKER_01

je crois que c'est Kylian Jornet qui court aussi sans cardio du

SPEAKER_00

tout

SPEAKER_01

je sais pas je sais pas du tout mais ouais c'est possible ouais il me semble ok et sur cette si on parle tu vois peut-être de Belle Vesse pour commencer et après on ira sur Berlin mais comment tu découperais cette course déjà si t'étais tout premier donc comment tu t'étais dans quel état d'esprit tu vois au moment de prendre le départ et après enfin tu vois quels ont été peut-être les grandes phases par lesquelles t'es passée pendant l'effort jusqu'à

SPEAKER_00

l'arrivée j'étais au départ en méga stress bon un peu comme tout le temps avant les cours mais là encore plus parce que bon tu vois un marathon quand t'en as déjà fait 1, 2, 3 tu te dis bon je sais que j'en ai déjà terminé 1 donc normalement voilà après là un 100 bornes je sais j'avais aucune idée et après je me disais bon bah au pire si j'y arrive pas j'y arrive pas c'est pas grave et puis après ce qui était cool c'est que j'étais avec Nico tout le long donc finalement j'étais assez rassurée quand même de me dire bon voilà il est là, il arrivait justement à me cadrer un petit peu, à me driver sur certaines portions de course parce que là justement à Belvest là où il fallait faire gaffe c'est qu'il y avait beaucoup de montées et là le but c'était de ne pas vouloir forcer comme une dingue dans les montées et se cramer, plutôt essayer de ralentir le rythme quitte à perdre un peu de temps mais que de toute façon on reprenait derrière parce qu'il y avait la descente et c'était plus roulant donc c'est vrai que Belvest il y avait beaucoup le fait de la gestion de course dans les montées et gérer justement ce dénivelé donc Belvès a été un peu la découverte quand j'ai passé le 60ème kilomètre je me suis dit bon ok bah là t'es dans l'inconnu le plus total donc maintenant croisons les doigts espérons que la prépa ait suffi espérons que tout ce que j'ai mis en place pour le ravitament tienne et puis après on adaptait aussi un petit peu à un moment donné je sentais les mollets qui tiraient comme des crampes qui arrivaient bah j'ai demandé plus de ceintures par exemple j'avais prévu de la ceinture sans les bulles mais parce que je sais que c'est une eau qui permet aussi de bien réhydrater et qui est bien chargée en minéraux donc adaptée aussi un petit peu au fur et à mesure et puis finalement voilà ça s'est bien passé jusqu'au bout donc voilà et après Berlin ça a été encore une autre gestion de course comme on disait avec les boucles avec tout ça donc c'est à chaque fois différent

SPEAKER_01

je reviens tu vois vraiment sur cette histoire de boucle parce que je suis pas un habitué tu vois de la course sur piste mais je me dis punaise c'est heures à faire des... Enfin, psychologiquement, c'est quand même un gros paramètre à prendre en compte,

SPEAKER_00

non

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Ouais. Bah, c'est sûr. Après, je me dis, il y a... Enfin, pire, entre guillemets, pour le mental, quand je vois le 24 heures, parce qu'on était en stage cet été avec eux, eux, ils font 24 heures sur des boucles encore plus petites. Des fois, c'est sur piste, donc 400 mètres. Et des fois, là, par exemple, il y avait les championnats d'Europe en septembre, et c'était sur une boucle de 1,2, je crois, ou un truc comme ça. Donc, tu vois, je me dis, moi, finalement, bon, 100 bornes sur une boucle de 7,5, c'est pas c'est pas cata mais c'est vrai que ça fait pas rêver quand même

SPEAKER_01

honnêtement est-ce que je m'en fais une montagne est-ce qu'ils ont des tips par exemple pour se changer les idées penser à autre chose ceux qui font des 24h est-ce qu'il y a des choses qui t'ont partagé que t'as pu utiliser toi ou c'est chacun sa sauce

SPEAKER_00

je pense que c'est chacun sa sauce je pense qu'en fait il faut quand même un peu s'évader moi je sais que quand j'ai regardé la montre au bout de 3h de course et que je me suis dit bon au bout de 2h 2-3h et que je me suis dit il m'en reste 5 en gros là tu te dis bon en fait Pourquoi tu penses à ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oublie. Et va de toi dans tes pensées. Après, moi, j'avais la chance, j'avais beaucoup de mes proches qui avaient fait le déplacement à Berlin. Donc, en fait, le fait qu'il y ait des boucles, c'était quand même cool parce que ça me permettait de les voir et ça me reboostait. Mais après, c'est vrai que j'ai vraiment beaucoup plus subi ma course qu'à Belvès, par exemple. Parce qu'à Belvès, le fait qu'il y ait des paysages nouveaux à chaque fois, bon, voilà, là, on se dit, il y a la montée, après, il y a la descente, après, on passe ce village, après, voilà. Donc, en fait, tu découvrais, enfin, malgré tout, même si t'es pas là pour faire du tourisme mais je veux dire tu regardes quand même le paysage et c'est sympa quand là t'as déjà fait 2-3 boucles et que tu prends ton ravitaillement et il y a écrit 4 et que tu dis je vais devoir aller jusqu'à 13 comme ça bon c'est différent psychologiquement c'était un peu plus difficile mais après c'est le mental aussi qui prend le dessus et finalement je pense que c'est aussi ce que j'aime dans ces courses c'est que c'est de la résistance et voilà il y a aussi beaucoup dans la tête je

SPEAKER_01

pense

SPEAKER_00

ouais

SPEAKER_01

ouais Qu'est-ce que tu dirais que tu as appris de Belvès, donc ta première participation sur un 100 km, encore une fois, tu finis championne de France, qui a pu être utile pour toi sur

SPEAKER_00

Berlin

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Je pense que c'est la confiance en mon corps, je pense à faire un effort comme ça. C'est vrai que je disais à Belvès, au bout du 60e, je me suis dit, bon, maintenant, on verra. Et je me disais, si mon corps me laisse faire ça, je serai encore plus reconnaissante, on va je ne sais pas comment expliquer du coup je pense que j'avais une certaine confiance en lui quand même de me dire je l'ai fait une fois après d'avoir vu aussi de pouvoir enchaîner les prépas les kilomètres pendant la prépa etc donc je pense que c'est se faire confiance à son corps, à ses jambes à son entraînement et après ne pas faire n'importe quoi j'étais partie sur des allures que j'avais travaillées donc c'était quelque chose que j'avais bossé à l'entraînement et et voilà après c'est comme je te disais c'est aussi dans la tête donc il se passe plein de choses je me rappelle pas de tout même moi tu vois des fois des blacas tout un peu mais ouais après c'est sûr que sur des courses comme ça je pense que ceux qui font beaucoup d'ultra ont encore plus mais t'apprends beaucoup sur toi et sur ton corps en fait t'as le temps aussi de réfléchir sur ta vie sur tout ça donc ouais non c'est il y a pas mal de

SPEAKER_01

choses et là côté récupération

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Parce que finalement, tu as enchaîné tes deux premiers 100 km la même année. Je ne sais pas si c'est commun, si ça se fait beaucoup dans la discipline, mais il t'a fallu combien de temps pour te sentir à nouveau fraîche et prête pour Berlin

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

En fait, c'était prévu sans être prévu. C'est vrai que quand je suis partie sur les championnats de France, on avait quand même vu qu'il y avait les championnats du monde en août, donc on s'était dit que ça pourrait être fou d'être sélectionnée en équipe de France et de les faire. Mais c'est vrai qu'au à la base, déjà en faire un, ça me paraissait déjà beaucoup. Donc là, deux en moins de... Enfin, c'était quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

C'était avril et août, donc c'était assez rapproché. Donc en fait, finalement, je ne me suis pas trop posé la question de me dire est-ce que j'ai bien récupéré ou est-ce que... Voilà, bien sûr, j'ai coupé après Belvès. J'ai essayé de bien me ressourcer, me régénérer. Mais après, je suis quand même vite repartie à l'entraînement parce qu'en fait, la prépa, elle a commencé assez tôt aussi pour Berlin. Alors, je pense que ça a été aussi un avantage dans le sens où je suis arrivée à Berlin avec une grosse prépa en fait comme si j'avais commencé en février tu vois janvier février de l'année j'avais fait une grosse course en avril puis en fait vu que j'ai pas énormément coupé juste assez pour quand même me régénérer et tout et après je suis repartie sur une prépa donc en fait c'est comme si j'avais eu une grosse prépa on va dire c'est plus après Berlin où là j'ai senti que j'avais vraiment besoin de couper besoin de fraîcheur et là j'aurais pas pu réenchaîner Bon, de toute façon, je n'avais pas prévu à la base, mais je n'aurais pas pu réenchaîner, même sur un marathon en fin d'année. Ça aurait été compliqué d'attaquer une prépa en septembre. Ce n'était

SPEAKER_01

pas jouable. Oui. Et comment tu as géré cet été la canicule ici

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Parce que c'est une vraie question que je me pose pour tous les sportifs et les sportifs de haut niveau du coin. Quand tous les massifs sont fermés, qu'il fait 40 degrés à l'ombre, tu t'entraînes comment en fait

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

C'était dur. Franchement, c'était cool. Tu m'étonnes. On s'est dit, puisque Nico était en prépa aussi… préparer à la base les mondiaux et ensuite, du coup, les Europes en août. Et franchement, on se disait, mais ce n'est pas possible. Cette année, c'est la fin. Après, peut-être qu'on prêtait moins attention les années précédentes, mais il a fait vraiment chaud tout le temps dans le sud-est. Il n'y avait pas de jour off. Il y a des moments, tu as une ou deux semaines où c'est vraiment chaud et puis après, ça se calme. Mais là, ça s'est enchaîné. En fait, on se levait très tôt et on faisait les séances le plus tôt possible pour qu'il y ait un minimum de fraîcheur. Et après, le soir, on y aller tard sans pouvoir y aller trop tard parce qu'il fallait quand même qu'il y ait un temps de récup entre la séance du soir et celle du lendemain matin et en plus on se levait super tôt et en même temps on pouvait pas se coucher trop tôt parce qu'il faisait tellement chaud et l'été c'est plus compliqué donc ouais non ça c'est vrai que ça a été un autre paramètre assez compliqué à gérer la chaleur mais voilà on s'est adapté et au final quand je vois le froid qu'il fait en ce moment en fait je me dis, enfin je sais pas ce qui est le pire en fait parce que le froid franchement je j'aime pas du tout donc je me dis finalement c'est peut-être plus facile de s'entraîner quand il fait chaud tout à se lever tôt et à subir un peu parfois à la fin des séances le plus compliqué c'est sur les ravitaillements parce que là tu pouvais pas te dire au pire je bois pas ou au pire il fallait être tout le temps moi je cours tout le temps avec ma flasque et sur les sorties longues il fallait que je sois tout le temps accompagnée parce que là par contre tu peux pas survivre sans eau c'était

SPEAKER_01

pas possible c'est clair

SPEAKER_00

c'est clair si

SPEAKER_01

j'ai bien compris vous vous êtes entraîné avec Nico ensemble cet été tu dirais que c'est quoi en quoi est-ce que ça influence tout ton parcours de sportif le fait d'être avec un coureur d'un excellent niveau aussi

SPEAKER_00

moi ce que je dis c'est que je pense que ça m'a forcément tiré vers le haut parce que voilà après du moment qu'on s'est mis ensemble de vivre ensemble vivre avec lui c'est vrai de voir un peu son hygiène de vie de voir ce qu'il mettait en place pour ses entraînements et tout finalement finalement je me suis un peu mis aussi dans ce process là sans vraiment enfin je le voulais en fait ça me plaisait bien mais c'était pas dans le but au début de vraiment performer à fond et tout ça s'est fait un peu naturellement et du coup forcément je pense que c'est ce qui m'a motivée ou des fois c'est ce que je dis souvent quand lui par exemple il avait deux entraînements par jour bon moi je faisais jamais ça avant je faisais un déjà le matin et puis ça allait puis des fois je le voyais aller courir le soir donc je me disais bon bah« Ok, moi, ça me va. J'ai bien envie d'aller recourir ce soir.» Et donc, j'ai commencé un peu aussi à doubler comme ça. Ça s'est fait un peu naturellement. Et puis après, le fait d'avoir le même rythme de vie, la même hygiène de vie, c'est vrai que ça aide aussi. Donc, toute notre vie, elle est calée en fonction des courses, des entraînements, tout ça. Et du coup, ça se fait assez naturellement. Et je pense que c'est ce qui m'a aidée forcément à faire tout ça, à arriver

SPEAKER_01

là, on va dire. Et donc, Vous avez maintenant le même partenaire, On Running. Qu'est-ce que ça a changé pour toi d'obtenir un premier partenaire

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Partenaire, sponsor, à chaque fois, je

SPEAKER_00

m'embrouille. Équipementier, on va dire. C'est une aide parce qu'on a tout l'équipement, une aide aussi financière à côté. Pour moi, c'est quand même un grand soutien. C'est une fierté aussi de représenter cette marque d'être dans la même équipe aussi que Nico et après là ça n'a rien changé on va dire à ma vie pour l'instant je ne vais pas m'arrêter de travailler non plus même si je vais pouvoir bénéficier d'un aménagement quand même de temps de travail suite à mon titre de championne du monde de cet été mais après voilà ma vie elle n'a pas foncièrement changé je n'ai pas envie qu'elle change non plus donc on va dire que c'est un plus c'est un gros gros bonus et une grande chance surtout

SPEAKER_01

Excellent. Je ne sais pas si tu avais communiqué dessus, mais au moment où on enregistre, il y a eu un gros sujet. En tout cas, j'ai vu passer beaucoup d'articles sur LinkedIn avec Clarisse, la skippeuse qui ne pourra pas prendre le départ du Vendée Globe parce que son sponsor l'a lâchée. Elle est enceinte. Toi, tu l'as annoncé. Je ne sais plus où j'ai vu ça que tu as tu l'as partagé avec Anne avant que le contrat soit signé c'est ça que tu étais tu es enceinte oui Est-ce que ça te semble... D'un côté, tu dirais que finalement, il y a un sujet sur la place de la femme dans le sport, dans l'athlétisme, dans la course en général ou ça ne t'a pas vraiment surpris qu'il prenne la décision de s'engager avec

SPEAKER_00

toi même en étant enceinte

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Il y a un sujet, je pense, parce que, comme on le disait, ça fait quand même un petit peu parler, donc c'est que ce n'est pas, on va dire, commun. Après, moi, de mon point de vue, ça me paraissait complètement normal. Je ne me serais pas vue signer le contrat et puis un mois après, leur dire bon ben en fait je suis enceinte donc l'année 2023 ça va pas être du tout celle qui était prévue à la base enfin voilà de ce que eux pouvaient penser et après comme je disais en fait il y a eu deux réactions quoi d'un côté certaines personnes me disaient ah ouais c'est génial enfin franchement c'est top c'est super classe de leur part et moi je le pense aussi c'est vrai qu'ils auraient pu modifier quelques lignes du contrat et dire bah voilà nous on s'attendait pas à une année comme ça pour 2023 donc on modifie quelques clauses, on va dire, dans le contrat. Et à côté de ça, il y a d'autres personnes aussi qui m'ont dit, en fait, non, c'est juste normal. Je veux dire, tu as le droit d'être enceinte. Je veux dire, quand bien même je signe le contrat deux mois après, je me blesse. J'en ai pour six mois de... C'est un petit peu pareil. Et finalement, donc bon, du coup, je pense qu'il y a les deux avis, mais c'est quand même important de le souligner parce que, voilà, comme on le voit encore récemment avec la bande populaire, du coup, qui n'a pas soutenu, c'est vrai que je me dis, c'est... enfin voilà quoi c'est il faut c'est important de le dire et surtout enfin quand ça se passe bien et quand ça se passe pas bien aussi parce que c'est quand même pas normal après voilà chacun gère comme il veut chaque marque fait comme elle veut mais c'est vrai que voilà c'est quand même bien d'en parler quand même parce que

SPEAKER_01

ouais il y a un sujet quand même yes yes je suis pas trop surpris que Anne ait pris cette décision parce que j'avais vu pas mal de quand je vivais encore en Suisse pas mal de reportages sur le positionnement de la marque notamment par rapport au fait de recruter des étrangers. Il y a beaucoup de non-suisses qui vivent en Suisse. C'est à peu près un tiers de la population. Et donc, il y a souvent des débats sur à quel point est-ce que la Suisse doit accueillir des étrangers, etc. Et ON, ils étaient assez transparents sur le fait que pour eux, c'est évident qu'il faut accueillir de la main-d'œuvre étrangère et pas que non qualifiée, surtout de la main-d'œuvre qualifiée de ce qu'ils disaient. Et ce n'était pas forcément le message... qu'on entendait le plus dans le coin où ils étaient sur Zurich. Donc, ils ont l'air d'avoir des convictions quand même assez fortes et bien dans l'air du temps. Donc, franchement, c'est

SPEAKER_00

top. Oui, franchement, ils ont de super belles valeurs et c'est aussi pour ça que même Nico s'était tourné vers eux il y a un an. Et en fait, au fur et à mesure, plus on avance et plus… Tout ce qu'ils font, ça confirme vraiment l'image qu'on en avait. Et c'est cool parce qu'on en entend aussi de plus en plus parler de cette marque. Donc, c'est top. En France, ça commence à être quand même bien connu. Et franchement, tant mieux pour eux. Ils le méritent parce que c'est vraiment une belle

SPEAKER_01

marque.

SPEAKER_00

Ils arrivent en France, d'ailleurs

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui. Après, ils arrivent… Nous, forcément, on connaît, on entend parler. C'est vrai que là, des fois, il y a des gens qu'on leur dit« on». Bon, ils ne sont pas encore au courant. Mais quand même, dans le monde d'urne, où on en voit de plus en plus de gens qui courent avec des honnes maintenant c'est rentré alors qu'il y a je pense deux ans c'était quand même pas comme ça et là en France il commence à signer aussi d'autres athlètes français et rien que de voir des gens courir en honne je trouve qu'on en voit de plus en

SPEAKER_01

plus en tout cas

SPEAKER_00

parce qu'en

SPEAKER_01

Suisse c'est une marque très casual aussi tu vois il y a plein de gens dans la rue pour aller faire leurs courses qui sont en on tu vois vraiment la marque partout c'est

SPEAKER_00

ça ouais toi t'as vécu à Zurich c'est

SPEAKER_01

ça aussi moi j'ai vécu en Suisse en Suisse allemande mais pas à Zurich j'étais à Bâle

SPEAKER_00

d'accord ok donc à une heure de Zurich d'accord nous on y est allé juste quelques jours et c'est vrai qu'on voyait tout le monde en on on disait ouais c'est fou parce que bon en France c'est

SPEAKER_01

quand même pas ça quoi mais oui oui c'est vrai qu'il y en a pas mal yes trop bien excellent du coup bon ben voilà 2023 tu l'expliquais le focus va pas forcément être sur la course est-ce que tu as est-ce que depuis ces championnats du monde tu te projettes du coup sur d'autres courses à venir d'autres formats est-ce que voilà est-ce que tu as déjà tu vois un programme sur les X prochaines années

SPEAKER_00

alors X prochaines années non je pense pas mais par contre oui à plus court terme on va dire bon là c'est sûr que je vais déjà attendre de voir l'accouchement comme ça se passe comment je récupère derrière mais c'est vrai que je suis déjà hyper motivé à reprendre en fait et après repartir plutôt sur du marathon enfin repartir sur du 100 bornes de suite c'est vrai que ça me manque un peu le marathon finalement parce que du coup avec les 100 km j'en ai pas fait l'an dernier et du coup pourquoi pas repartir sur cette distance en reprise donc j'ai dans le viseur pourquoi pas le marathon de Valence en fin d'année mais après voilà pour vraiment une reprise et sans objectif, vraiment pour le plaisir. Et puis, voir après, petit à petit, comment j'arrive à récupérer, comment on arrive à s'organiser aussi avec un bébé parce que je pense que ce n'est pas la même organisation. Mais bon, du coup, je pense que quand il y a la motivation, je pense que ça peut suivre quand même derrière. Donc, on verra. Je pense que ce sera au jour

SPEAKER_01

le jour quand même. Oui. Excellent. Ce qui serait complètement fou, c'est qu'on vous retrouve, Nico et toi, sur un format marathon olympique. Ça, ça Je

SPEAKER_00

serais complètement dingue. Ça reste un rêve, je pense. Mais Nico, c'est vrai que ça se dessine doucement et on est super contents de son dernier chrono à Valence. Là, il va faire ses vies dans quelques jours. Donc, on espère qu'il pourra confirmer aussi ce chrono-là. Après, pour moi, ça sera plus compliqué. Mais bon, il faut y croire. Il faut essayer de s'entraîner et puis on verra Mais bon, si déjà je suis en spectatrice parce que Nico y est, ça suffira à nous rendre

SPEAKER_01

heureux, je pense. Yes. Et le trail, c'est une discipline qui

SPEAKER_00

t'attire

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui, j'aime beaucoup. Franchement, j'en ai fait quelques-uns. Je trouve ça vraiment cool. L'été, en général, j'aime bien couper. Et du coup… Je ne fais plus de séance piste, plus de séance SP, on va dire. Mais j'adore faire des trails, faire des courses. J'ai fait un peu de triathlon aussi. J'aimais bien avec mon frère. Et trail, j'ai vraiment adoré. Après, je sais que je manque énormément de technique. Je ne suis pas dans les descentes et tout. Je ne suis pas à l'aise. Et pour l'instant, je ne me vois pas faire que ça parce que je préfère quand même la route. Donc, je ne le travaille pas, on va dire, spécifiquement. Mais je pense que plus tard, peut-être que quand j'arrêterai de faire un peu la route ou peut-être que j'en aurais marre c'est sûr que je pense que je me tournerais un peu faire le trail parce que je trouve ça trop cool et même les longues distances je me dis que ça doit être fou tu vois des paysages de dingue tout le long c'est sûr que là c'est pas des boucles sur bitume de

SPEAKER_01

cette

SPEAKER_00

branche pour les trailers ils doivent se demander je comprends qu'est-ce qui nous pousse à faire ça mais ça me plairait quand même bien de faire du trail peut-être plus tard

SPEAKER_01

c'est vrai qu'en plus sur le long comme tu expliquais ce qui te plaît sur les 100 km c'est l'aspect mental ouais je me dis que tu vois il y a peut-être j'aurais tendance à dire qu'il y a peut-être plus de possibilités encore dans le long et du coup d'aller se titiller sur la partie mentale en trail que sur route après la gestion du sommeil ouais les passages techniques de nuit comment tu gères ça enfin c'est

SPEAKER_00

infini ouais là je pense que j'en suis pas encore là mais ouais c'est vrai que ça me plairait moi vraiment plus pour les paysages quoi me dire que tu te retrouves dans des endroits de dingue et qu'il y a les par tes propres moyens en courant, c'est génial.

SPEAKER_01

alors t'expliquer au tout début de notre échange que tu ça te paraissait complètement fou quand t'as commencé à courir de pouvoir faire tu vois un 100 km ou ne serait-ce que t'entraîner deux fois par jour tu dirais que 10 ans après cette montée en crescendo dans la pratique de la course comment est-ce qu'elle t'a changé toi à titre perso

SPEAKER_00

je pense pas qu'elle m'ait changé enfin je pense qu'elle m'a épanouie enfin vraiment la course à pied ça m'a épanouie ça m'a j'ai toujours eu des passions en fait quand j'étais plus jeune c'était le foot ma mère elle me disait si t'avais plus le foot je suis toujours obligée de me mettre à fond dans quelque chose j'ai l'impression et du coup non la course à pied ça m'a de suite plu et puis ce fait d'être voilà t'invites tes baskets t'es libre enfin nous j'aime trop courir vers chez nous je veux dire on est dans le centre tu pars du centre ville tu fais 6 km et t'es à Bibémus franchement même 10 ans après que je suis ici je suis tout le temps toujours autant émerveillée je dis Nico, tu m'imagines, on est parti du centre et on est là dans la nature, il n'y a personne, c'est trop bien. Donc non, franchement, je pense que c'est cette liberté, c'est le fait d'avoir une motivation au quotidien. Alors c'est sûr que ça peut être vu comme beaucoup de fatigue, beaucoup de sacrifice aussi parce que des fois, non, ce soir, on ne peut pas sortir parce que demain, on a la sortie longue. Donc peut-être certaines personnes trouvent ça pas rigolo ou pas cool, mais au final, quand toi, c'est ce que tu aimes et que tu adores, tu ne vois pas ça comme des concessions. Donc, voilà. Non, je pense que ça ne m'a pas changé, mais ça ne m'a apporté que des belles choses, des beaux souvenirs et des choses auxquelles je n'aurais même pas pensé avant. Genre, porter le maillot de l'équipe de France, ça me paraissait impossible. Donc, non, que du positif, on

SPEAKER_01

va dire. Trop bien, trop bien. Excellent. Eh bien, écoute, on se rapproche de la fin, Floriane. Pour conclure, tu vois, on a parlé de plein de choses. Là, tu viens d'évoquer l'épanouissement que tu as trouvé à travers ta pratique cette notion d'équilibre le fait de le faire en couple avec Nicolas est-ce que toi ça t'inspire tu vois oui quelque chose alors pas forcément une leçon mais un message un message qui te semble important pour celles et ceux qui tu vois réfléchiraient à se lancer pourquoi pas dans la course à pied ou dans une autre discipline

SPEAKER_00

après moi je trouve que ce soit la course à pied ou c'est ce que je dis des fois ça peut être aussi un autre sport parce que moi c'est vrai que c'est ça dans lequel j'ai trouvé mon équilibre comme tu dis mon épanouissement une motivation voilà de se lever le matin d'avoir un but, d'avoir, ben voilà, quand t'as une course de prévu, dans quelques semaines, ben ça te fixe un objectif, et je trouve que ça motive au quotidien, mais ça peut être aussi valable pour n'importe quel autre sport, en fait, y'a pas que la course à pied, et des fois, certaines personnes disent, ah ouais, moi aussi, faut que je cours, faut que je fasse ça, mais en fait, je dis, non, tu peux trouver cet épanouissement dans complètement autre chose, en fait, c'est du moment qu'il y a du plaisir, et je pense que c'est surtout ça qui est important, c'est d'avoir toujours du plaisir dans ce qu'on fait, parce que du coup, quand on le fait avec plaisir, on on n'a pas l'impression de se forcer et du coup, c'est naturel et du coup, c'est aussi pour ça qu'on arrive à en faire et voilà, s'écouter aussi, couper quand il y a besoin de couper, ne pas culpabiliser de ne pas faire une séance ou un entraînement. Après, voilà, ce n'est pas non plus tout beau, tout rose. Forcément, il y a des fois, c'est plus difficile. Il y a les prépas, elles sont longues parfois et des fois, il y a toujours un peu de pression de vouloir bien faire, de vouloir tout ça, mais du moment qu'on fait ça avec plaisir, voilà, que des fois, c'est aussi partagé avec les personnes qu'on aime, que ce soit nos conjoints, nos familles qui sont toujours aussi sur les courses et tout ça, c'est vrai que ça fait une bonne émulation et je pense que c'est ce qui permet aussi d'avancer et d'essayer de faire à chaque fois plus ou mieux. En tout cas, nous, c'est ce qui nous motive aussi au quotidien.

SPEAKER_01

génial génial trop bien et bah écoute un grand grand merci Floriane c'était super d'en apprendre plus sur tout ce que t'as réalisé ton approche de la course franchement génial merci à toi et puis bah peut-être que peut-être qu'on va se croiser d'ici la fin de l'année à la Sainte-Victoire qui

SPEAKER_00

sait

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

alors d'ici la fin de l'année d'ici juin je pense pas mais

SPEAKER_01

peut-être après pour ta reprise c'est ça ouais faut que j'ai une chance de courir avec toi au même rythme avec grand plaisir ça sera juste pour ta

SPEAKER_00

reprise avec grand plaisir merci à toi merci Floriane pour l'invitation Générique

SPEAKER_01

Merci d'avoir écouté l'épisode dans son intégralité. J'espère que vous avez pris autant de plaisir que ce que j'en ai eu à l'enregistrer. Si vous avez des feedbacks, vous pouvez me contacter sur le compte Instagram du podcast lesfrappés.podcast ou par email à hello.lesfrappés.com Je fais mon maximum pour que vous viviez de superbes expériences audio avec mes invités. Chaque épisode demande beaucoup de temps et d'énergie. Si vous appréciez mon travail, la meilleure façon de me soutenir, c'est de partager cet épisode à aux moins 3 personnes qui aiment se dépasser. Si vous écoutez le podcast sur Apple Podcast ou Spotify, prenez quelques secondes de votre temps maintenant pour me laisser une note 5 étoiles et un commentaire. Merci beaucoup pour votre fidélité, à la semaine prochaine pour un nouvel invité.