SPEAKER_00

de fermer les yeux et juste de reposer mon cerveau parce que tu étais obligé de te concentrer avec cette pluie, de regarder tout le temps, c'était de la boue tout le temps, de regarder où tu mets les pieds. Rien que ça, ça m'a fait un bien fou. Tu es d'abord ton propre compétiteur, tu es compétiteur avec toi-même en fait, pas tellement avec les autres.

SPEAKER_02

Bienvenue sur Les Frappés, le podcast sur le dépassement de soi et l'aventure. Je suis Loïc Blanchard, entrepreneur, coach et préparateur mental certifié. J'ai été pendant plusieurs années sportif de haut niveau en judo avant de quitter les tatamis pour me consacrer à des sports de plein air comme le triathlon ou partir m'évader sur des treks engagés. Récemment, je suis devenu finisheur de la PTL, un ultra trail de 340 km autour du Mont Blanc organisé par l'UTMB. Depuis la création des Frappés en 2020, j'ai deux objectifs. Le premier, c'est de vous faire découvrir des univers fascinants qui font rêver avec mes invités on ira naviguer sur toutes les mers du monde on participera à des expéditions dans les régions polaires ou en himalaya on découvrira l'envers du décor de l'entrepreneuriat et du sport de haut niveau et on partira en mission avec des membres des forces spéciales le deuxième c'est de vous aider à croire en vos propres rêves et à passer à l'action grâce au partage de ses invités exceptionnels on sous-estime largement ce dont on est capable physiquement ou mentalement et je suis convaincu qu'une personne petite conversation peut déboucher sur de grands changements. On a en moyenne 4000 semaines à vivre sur Terre, alors autant les vivre à fond. Mon invité de la semaine, Céline Rouanet, est avocate associée dans un cabinet parisien et vient d'en ouvrir un second à Reims. Elle est mère de 3 garçons et en mai 2023, elle a bouclé son deuxième ultra-trail de 110 km. Le 1er septembre, elle prendra le départ de la CCC, une course de 100 km et plus de 6000 m de dénivelé organisée par l'UTMB. Ce que je retiens de notre échange, c'est qu'on peut tout à fait mener de front une carrière professionnelle intense, une vie de famille épanouie et se faire plaisir en sport. Et qu'il faut oser. Oser se faire confiance et s'écouter, oser se lancer dans des aventures qui nous challengent et nous bousculent, même si on n'a pas toutes les cartes en main. Il y aura toujours des imprévus, des impératifs dans l'agenda, des zones d'inconnus, mais c'est justement ça qui fait la beauté de l'aventure en général. On s'adapte, on apprend et on en ressort grandi. Un grand merci à Céline pour ce témoignage et Excellente écoute à vous les frapper. Salut Céline, bienvenue sur le podcast. Bonjour Loïc, merci de me recevoir. Avec grand plaisir. Quand j'ai reçu le mail de Nicolas, ton mari, qui me suggérait une invitée en disant« c'est mon épouse», et que j'ai vu un petit peu tout ce que tu faisais en parallèle, toutes ces casquettes avec lesquelles tu jongles, je me suis dit qu'effectivement, il y aurait sans doute plein de messages hyper intéressants, très inspirants à partager à la communauté. Je suis super super content qu'on puisse faire cet enregistrement. Ce que je te propose, c'est peut-être de commencer par te présenter, nous expliquer qui est Céline, ce que tu fais.

SPEAKER_00

D'accord, merci. J'ai 49 ans récemment. Je suis mariée, comme tu l'as dit, et puis maman de trois petits garçons qui ont 10, 13 et 15 ans. J'habite dans un petit village à côté de de Reims et voilà je suis avocat en droit des affaires, droit des sociétés et je partage mon temps de travail entre le cabinet à Paris et le cabinet à Reims voilà parce qu'on a deux sites principaux voilà et en parallèle de ça voilà ma passion sportive c'est le trail voilà donc effectivement Multicasquette épouse, maman, chef d'entreprise, voilà, parce que je suis associée co-gérante dans le cabinet, et trailleuse, voilà, amateur, évidemment.

SPEAKER_02

Amateur, sachant que, bon, tu me le disais avant qu'on commence juste en off, tu viens de boucler ton deuxième, c'est 100 kilomètres, c'est

SPEAKER_00

ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui, c'est ça, 110 là, ouais, ultra.

SPEAKER_02

Excellent, la semaine dernière, donc voilà, trailleuse amateur, mais quand même sur des distances qui deviennent assez sérieuse et je crois que moi la première question c'est comment est-ce qu'on fait pour mener de front toutes ces activités parce que professionnellement avocat en tout cas moi en termes de croyance je considère que c'est un métier qui est extrêmement prenant et exigeant le trail surtout l'ultra ça demande quand même des gros volumes d'entraînement maman de trois enfants comment est-ce que t'arrives à jongler avec tout ça à la

SPEAKER_00

fois

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

tu fais comme tu peux, surtout. C'est un équilibre. Parfois, ça rentre un petit peu, comme je dis, au chausse-pied. Et selon les périodes, il y a des choses qui sont plus ou moins prioritaires. Ce n'est pas toujours facile, mais chaque pôle apporte à l'autre beaucoup de choses. C'est un équilibre que moi j'ai trouvé voilà alors effectivement ma profession fait que on est qualifié de profession libérale donc je n'ai pas d'horaire fixe comme quelqu'un qui travaillerait par exemple dans une boutique voilà donc j'ai une certaine liberté d'organisation en termes on va dire d'horaire même si c'est évidemment une fausse liberté parce que comme tu l'as dit c'est un métier assez exigeant. Les clients nous font confiance et demandent à ce qu'on soit présent, réactif, imaginatif parfois. Il faut effectivement jongler un peu avec tout ça. J'ai la chance d'avoir un mari qui s'occupe aussi beaucoup des enfants. À la maison, c'est très équilibré, voire parfois c'est lui qui s'en occupe presque plus dans certains domaines. Il faut aussi que dans le couple ou dans la cellule familiale, il faut que tout le monde puisse s'impliquer parce que sinon, effectivement, ça ne marche pas. J'essaye de faire au mieux. Par exemple, pour courir, je vais m'entraîner plutôt le matin, le jour où ce n'est pas moi qui vais en emmener le petit dernier à l'école par exemple voilà donc je m'entraîne avant d'aller au cabinet le soir en rentrant parfois c'est plus rare parce que voilà c'est un peu plus difficile l'hiver quand tu dois partir avec la frontale bon là vraiment il faut être très motivé voilà et puis le week-end oui tu te tu fais pas vraiment de grâce ce matin de toute façon on a un rythme qui fait que tu t'es réveillé de toute façon tôt le matin donc voilà tu t'organises un petit peu comme tu peux mais pour l'instant ça passe et il y a un apport vraiment je le vois en tout cas par rapport à ma profession le fait de faire du trial, de l'ultra endurance je me sers de ce que j'ai appris par la pratique de mon métier en ultra et l'inverse également

SPEAKER_02

ça c'est super intéressant est-ce que On pourrait peut-être un peu rentrer dans le détail. Comment est-ce que ta profession, tu dirais qu'elle t'aide ou elle vient en support de ta pratique de l'ultra

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui, alors déjà, quand tu travailles dans une entreprise, ton client, tes monoclients quelque part, tu travailles pour une seule entreprise. Nous, dans notre métier, on a peut-être en ce moment… je dois gérer, par exemple, six ou sept personnes qui sont des futurs chefs d'entreprise qui veulent reprendre des entreprises. Donc, tu dois passer d'un dossier à l'autre plusieurs fois dans la journée. En même temps, il y a la gestion du cabinet. Donc, comme tout chef d'entreprise, tu vas gérer la commande de ceux-ci, la relance de la personne qui n'a pas payé, payer les fournisseurs, un peu d'administratif ton cerveau il est un peu habitué dans une même journée à jongler sans cesse et en même temps rester concentré c'est à dire que quand tu es sur un dossier parfois il faut faire beaucoup de recherches donc tu as déjà tout cet aspect concentration mentale et ça je l'ai vraiment constaté parce que je n'ai pas fait encore beaucoup d'ultra, là c'est mon deuxième, mais je constate que cette faculté de concentration sur plusieurs heures, parce que dans notre métier, voilà, c'est un métier quand même qui te demande de passer pas mal de temps dans ton travail, eh bien, tu l'as sur les sentiers, quand tu pars, voilà, le premier que j'ai fait, première ultra, j'ai passé 28h30 pour faire les 10 kilomètres, donc 20 heures de pluie c'était à Nice en septembre dernier et donc là il faut faire la concentration sur les sentiers voir où tu mets les pieds etc et je me suis rendu compte que le fait que dans mon métier c'est un métier qui est intellectuel donc mon cerveau est quand même habitué à être concentré plusieurs heures d'affilée et ça ça m'a bien servi Après, les autres points communs, si je puis dire, c'est par exemple, tu dois être orienté solution. Tu as un client qui vient avec un dossier, notamment en judiciaire, quand tu dois faire du contentieux, je ne sais pas, un recouvrement de créance ou une responsabilité contractuelle, un problème sur un contrat. Le client vient te voir et il t'explique sa situation Lui, il est persuadé qu'il a raison, etc. Mais toi, tu ouvres le dossier et tu fais« oups». Bon, alors là, ce n'est pas gagné. Ça peut être ton premier réflexe. Mais le client, tu ne vas pas lui dire« non, ce n'est pas gagné». Il faut que tu lui trouves une solution. Alors, la solution, ça va peut-être être de proposer une négociation pour limiter les dégâts, si je puis dire. Mais en tout cas, il faut que tu trouves une solution. Alors, tu as plein d'arguments. Par exemple, en procédure, tu peux aller rechercher la faille qui fait que tu vas gagner le dossier sur un point de procédure. En ultra, Tu t'es fait ton plan, tu as préparé, etc. Mais en fait, ça ne se passe jamais complètement comme prévu. Et tu passes par des hauts et des bas. Il y a vraiment des moments où tu n'étais pas bien. En fait, il faut arriver à tromper ton cerveau et à repositiver et à lui dire« Non, mais OK, qu'est-ce qui ne va pas

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

OK, j'ai mal là, d'accord. J'ai des nausées. OK, bon, alors c'est quoi la solution

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

» Alors, tu as plein de… Il faut que tu regardes ce que tu as dans ta besace à disposition. Quels sont tes atouts

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Donc, par exemple, moi, je suis quelqu'un qui sourit beaucoup, qui est plutôt positive. Voilà. Donc, tu souris parce que rien que ça, ça va envoyer un message positif à ton cerveau. Tu peux aussi, par exemple, moi, j'ai donné un petit nom à mes deux jambes. Voilà. Excellent. Voilà. Alors, je les ai appelé les Claudettes. Pourquoi les Claudettes

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Ben voilà, c'est référence évidemment à Claude François et j'imagine voilà, les Claudettes, elles avaient des jambes immenses sur leurs talons, voilà, plutôt sportives parce qu'elles dansaient beaucoup et tu te dis en ultra, ouais, j'aimerais bien avoir des grandes jambes comme ça, ça doit avancer vite, voilà, et puis c'est toujours des musiques entraînantes, plutôt gays, voilà, et donc bon, moi ça m'a fait rire, un jour c'est venu comme ça et du coup, voilà, c'est les Claudettes à Nice l'année dernière la dernière course que j'ai faite j'avais fait un petit groupe WhatsApp et c'était les Claudettes en Alsace et donc je leur parle je les encourage, c'est un dialogue intérieur mais d'autres personnes ça va être on va visualiser un moment où on est bien et ça t'aide en fait à passer le cap ça t'aide à avancer et puis quand vraiment t'es un peu au bout de ta vie bah tu te dis et que tu as envie de t'arrêter, il y a un mantra qui dit, tu ne t'arrêtes pas, un pas devant l'autre, c'est toujours avancer. Dans la vie, c'est un peu ça, en fait. Ce n'est pas grave, tu avances doucement, mais c'est toujours mieux que de s'arrêter. Je ne te parle pas si vraiment tu as une blessure grave, évidemment, mais voilà. Donc, le fait d'être orienté solution, et d'essayer de positiver les choses et de dire, oui, on va trouver, on va y arriver. Et souvent, ça marche. Sur le contentieux, j'imagine toujours un peu le petit roquet qui te chope au mollet et tu n'arrives pas à t'en défaire. Moi, c'est un peu ça parfois, c'est-à-dire que je prends tellement à cœur le dossier, c'est vraiment comme si c'était pour moi et je vais chercher. Parfois, je passe beaucoup de temps pour essayer de trouver la petite faille. Mais alors, quelle satisfaction quand tu l'as trouvée. C'est génial.

UNKNOWN

Voilà. Excellent.

SPEAKER_00

En ultra,

SPEAKER_02

c'est un peu pareil, je trouve. Il y a beaucoup de points communs comme ça. Je pensais que tu parlerais peut-être de la rigueur ou de la discipline, de l'organisation. Parce que comme tu viens de le dire, j'imagine un certain nombre de dossiers sur lesquels ton approche doit être extrêmement précise, pointue. Est-ce que ce n'est pas ce que tu retrouves aussi dans la course elle-même, mais dans la préparation en tout cas, dans les entraînements, dans le planifié

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui, complètement. Déjà, pour bien défendre un dossier, tu dois bien le connaître. Ça paraît être la base, mais tu dois examiner toutes les pièces en détail. Quand tu prépares une course, c'est pareil, tu découpes ton parcours par tronçon, parce qu'il ne faut pas que tu dises à ton cerveau, là, je pars pour 110 kilomètres, tu vas d'abord aller au premier ravitaillement. Ce qui est plus facile, en fait, tu fais étape par étape sur un dossier ou sur, par exemple, moi, je fais beaucoup de reprises d'entreprise, c'est pareil, tu découpes, tu as plusieurs, voilà, tu fais d'abord ce qu'on appelle une lettre d'intention, donc c'est les grandes conditions de l'opération, puis après, tu as les audits, voilà, tu fais comme ça un canevas et le secret, voilà, c'est de bien préparer pour pouvoir, s'il y a des imprévus, finalement, pouvoir les assumer et les gérer comme tu peux, mais tout ce que tu pouvais, tu l'as préparé, donc tu arrives serein. Et donc, pour l'entraînement, c'est pareil. Alors, quand j'ai voulu monter en distance, par exemple, j'ai pris un coach qui me fait mon plan. On a un drive et toutes les semaines, il me rentre mes séances. Donc moi, déjà, ce n'est pas mon métier, l'entraînement physiques enfin l'organiser donc lui il me facilite la vie parce qu'il me dit à tel jour il faut que tu fasses une

SPEAKER_01

heure

SPEAKER_00

et quart comme si comme ça enfin voilà il planifie mes séances en fonction aussi de mon planning là je lui dis bah je suis dispo là pas dispo etc donc ça ça t'aide dans l'organisation et puis après voilà tu ouais tu planifies un peu ta semaine ça avoir les rendez-vous importants, comme tu fais pour le traitement d'un dossier. C'est pareil. Sur telle période, tu vas gérer telle chose, sachant que tout ça, c'est bien. C'est un peu la théorie, mais après, ça ne se passe jamais totalement

SPEAKER_02

comme prévu. Mais c'est ça que je trouve super intéressant, parce que c'est vrai que quand j'accueille, que ce soit dans le trail ou d'autres disciplines, mais des gens dont c'est le métier, qui sont pros dans leur pratique, Évidemment, il y a ce paramètre de comment je fais pour jongler entre une activité professionnelle extrêmement prenante, mes entraînements, ma vie de famille, etc. Ils l'ont peut-être un peu moins, en tout cas sur la partie activité professionnelle, puisque leur activité, c'est leur pratique du trail ou autre. Je trouve ça vraiment très intéressant, finalement, ton témoignage de... que tu fasses bien que tu dises qu'il y a vraiment tu vois une distinction entre un la théorie enfin ce que tu imagines ce que tu conçois avec ton coach ou le plan en tout cas et puis deux la réalité enfin la réalité c'est que parfois il y a des imprévus j'imagine que le boulot prend le dessus sur le trail si t'as un client qui t'appelle au dernier moment pour une urgence bah j'imagine que tu vas pas l'envoyer bouler pour aller faire ta sortie

SPEAKER_00

donc c'est ça c'est

SPEAKER_02

ça non mais je trouve ça vraiment intéressant parce que c'est la réalité de beaucoup d'entre nous il y a assez peu de gens qui vivent professionnellement de leurs activités physiques donc la réalité pour la plupart des gens même qui écoutent ce podcast c'est qu'on fait au mieux avec le temps qu'on a les ressources qu'on a, la disponibilité qu'on a que ce soit physique, mentale, en termes de temps donc c'est

SPEAKER_00

intéressant il faut prendre je pense qu'il faut aussi prendre le temps parce que c'est aussi du temps de gagner. Quand tu reviens d'une séance de sport, quel qu'il soit, ça peut être simplement marcher à pied, mais tu te sens tellement mieux et en fait, tu es beaucoup plus efficace au travail. Et moi, ça m'arrive très souvent de résoudre ou en tout cas d'avoir des idées sur des dossiers en courant. Parce que tu rentres dans un état un petit peu second et qui fait que je pense que mental travail et voilà et donc c'est aussi du plus pour ton travail je vois à chaque fois que j'ai justement mis un peu le sport de côté pour privilégier le travail parce que la période était plus chargée par exemple souvent je l'ai payé enfin je l'ai un peu payé derrière je vois que j'ai quand même besoin du sport ça permet aussi d'évacuer le stress voilà d'avoir un temps pour soi aussi Ça, c'est très important. Quand on a son métier, qu'on a une famille, il faut aussi ne pas s'oublier pour après être bien avec son environnement. Je pense que c'est important.

SPEAKER_02

Quelque part, prendre soin de soi pour pouvoir ensuite mieux redonner, que ce soit au niveau pro ou familial.

SPEAKER_00

Exactement. Je pense que tu donnes un bon exemple aussi aussi, par exemple, aux enfants. C'est vrai que, bon, moi, j'ai quand même toujours beaucoup travaillé. Je me suis très peu arrêtée quand j'ai eu les enfants. Alors, c'était un choix parce que j'adore mon métier. Ça, c'est... mais je pense que alors je suis peut-être un peu moins présente qu'une voilà qu'une maman qui va aller chercher à l'école tout le temps tout mais voilà l'autre côté c'est que je pense que je leur donne une image voilà que le sport c'est quand même important d'ailleurs du coup ils font pas mal de sport voilà je pense que ça c'est une bonne chose et qu'il y a un équilibre aussi dans la famille voilà

SPEAKER_01

on

SPEAKER_00

ne peut pas la femme qui fait tout, qui gère tout, les tâches ménagères, voilà. Moi, j'ai trois garçons, donc il faut aussi leur donner un exemple, leur dire la société a évolué. Mais je pense que les femmes, sans avoir un discours féministe, mais les femmes, ça va beaucoup mieux, mais elles osent peut-être moins prendre du temps pour elles. Je pense qu'elles ont peut-être un peu plus de... un peu plus de scrupules. Et parfois, elles n'osent pas... Moi, j'ai beaucoup d'amis dans mon entourage qui me disent« Oh, mais tu vas courir toute seule

UNKNOWN

!

SPEAKER_00

» Voilà, et ça fait des années que je cours toute seule, en fait. J'ai eu un déclic à un moment donné, parce que je crois que je t'avais raconté, mais je courais toujours... Je me suis mise à courir quand j'ai eu notre troisième enfant, parce que voilà, c'est pas d'horaire, c'est assez facile. Et bon, au départ, je faisais un petit tour devant, pas très loin, devant chez nous, voilà. Et puis, au bout d'un moment, j'en avais un petit peu marre de tourner toujours au même endroit, mais je n'étais pas forcément très rassurée de partir. Il y avait les bois derrière, ça m'attirait, mais voilà. Et donc, petit à petit, j'ai élargi le cercle et puis finalement, avec deux, trois, il y a deux, trois petites choses qui ont un peu changé la donne et qui ont fait un vrai déclic pour moi. Donc, par exemple, il y a une application qui s'appelle Ifigénie qui est tout simplement ce sont les cartes IGN que tu mets sur ton téléphone ça coûte 3 fois rien ça doit être 10-12 euros à l'année mais tu as toutes les cartes IGN sur cette application et donc déjà tu peux partir sans avoir peur de te perdre parce que tu as accès à tous les chemins donc ça c'était pour moi ça a déjà été quelque chose qui m'a un petit peu libérée, rassurée. Voilà. J'avais pris aussi, à un moment donné, maintenant je ne le fais plus du tout parce que je ne suis plus du tout inquiète, mais j'avais pris une alarme, voilà, que tu mets sur le bras et bon, c'est un truc, tu appuies sur un bouton, ça fait un bruit d'enfer, mais voilà, c'est un petit quelque chose, mais ça te rassure, tu vois, tu pars dans les bois, tu es une femme seule, bon, voilà. En fait, la réalité, c'est que je n'ai jamais croisé, je croise d'ailleurs très peu de gens dans les bois et que tu as, je pense, plus de chance de te faire agresser en ville dans certains quartiers que dans les bois voilà bon alors je te dis pas d'aller forcément au bois de Boulogne à partir de 22h mais voilà on peut faire des choses voilà il y a des écouteurs aussi moi que j'ai par exemple qui vont pas dans les oreilles mais qui sont en conduction osseuse donc ça se pose en fait sur l'oreille et tu entends très très bien ta musique ou tes podcasts mais par contre tu n'es pas coupé de l'extérieur c'est à dire si tu as une moto qui arrive ou quelqu'un qui arrive en courant derrière toi ou un animal tu vas l'entendre en fait et ça c'est quand même assez agréable je trouve et c'est un élément de sécurité aussi et puis après je pars toujours avec une petite batterie de secours pour mon téléphone ne pas oublier le câble qui va entre la batterie et le téléphone Ça m'est déjà arrivé, donc voilà. Donc voilà, ça pèse trois fois rien. Comme ça, voilà, parce que par exemple, quand tu regardes l'Iphigénie, ça te consomme quand même de la batterie. Bon, ben voilà, tu as ta petite batterie de secours, ça pèse rien, mais tu es plus en sécurité pour être joignable. Et puis après, ben voilà, tu as des montres connectées ou dessus, voilà, tu as les fonds de cartes maintenant qui sont très bien faites, avec même des fonctions. de retour à la maison j'ai expérimenté ça il n'y a pas longtemps j'étais un peu perdue j'avais pas pris la bonne trace et du coup j'ai testé et effectivement ça m'a ramené sans repasser par la trace ça m'a ramené à mon point de départ c'est juste génial ça c'est des petites choses c'est des outils un peu technologiques mais qui peuvent être qui peuvent être utiles en fait

SPEAKER_02

finalement oui

SPEAKER_00

oui

SPEAKER_02

c'est un super retour parce que comme tu le dis finalement il n'y a rien de très compliqué tu vois une application à télécharger un boîtier à avoir sur soi la batterie c'est pareil mais pour autant le changement que ça a déclenché en tout cas le déclic que ça a créé il est assez important

SPEAKER_00

dans ton cas toi ah oui du coup les bois derrière j'ai testé je teste tout le temps des nouveaux chemins il y a un côté micro aventure en

SPEAKER_01

fait

SPEAKER_00

je pense que je pense que tout le monde et c'est une grande satisfaction t'as un sentiment de liberté qui est juste génial et qui nous coupe un peu de notre voilà de notre civilisation voilà qui est très dans ultra heureux ultra encadré voilà bon après c'est sûr que j'ai la chance d'habiter dans un petit village qui est à l'orée du bois entre forêt et vigne mais je pense que finalement Tu peux le faire en ville d'une autre façon.

SPEAKER_02

Et c'est suite à ce changement, ou en tout cas au fait que tu as élargi le cercle de tes runs habituels, que tu t'es décidée à partir sur un ultra, sur ton premier ultra

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui, c'est parti. J'ai commencé à courir. J'ai fait mon premier trial qui devait faire 15 kilomètres en fin 2014. Et là, j'avais mis le petit doigt dans l'engrenage. Donc, ça m'a tout de suite plus, le fait d'être dehors, c'est un effort beaucoup moins violent que la route. Et voilà, tu es dans la nature. L'ambiance n'est pas la même aussi. Sur route, ça reste quand même très compétition dans le sens où tu as un temps. En trial, je veux dire, le temps, quelque part, ça ne veut rien dire. Sur une même course, tu pourras faire trois temps complètement différents en fonction de la météo, de ton état de forme. C'est très différent. Et donc, j'ai augmenté petit à petit les distances. En 2019, quand j'ai voulu aller sur du plus long, c'est-à-dire que ça devait être 55 kilomètres, là, je me suis dit« Non, Céline, il faut peut-être que tu sois un peu plus structurée dans ton entraînement.» C'était compliqué pour moi d'aller vraiment suivre des cours d'athlètes ou des choses comme ça parce qu'il y avait des horaires imposés et moi,

SPEAKER_01

c'est

SPEAKER_00

plus simple dans mon orga de ne pas me rajouter une contrainte horaire, mais de pouvoir la fixer moi-même. Et donc, j'ai pris Diego comme coach à distance qui m'accompagne depuis 2019. Et petit à petit, on a augmenté les distances progressivement. Ça, c'est un peu le secret pour ne pas être blessé et puis faire de belles choses. Et c'est vrai que du coup, je ne veux pas dire que je banalie mais d'avoir fait ça de façon très progressive, je ne me rendais pas compte du fait que 100 kilomètres, ce n'est pas rien. C'est plus à travers le regard des autres que je me suis rendu compte. J'avais fait un petit poste après Nice, après mon premier 100 kilomètres, pour comparer l'ultra-trade et la reprise d'entreprise. J'expliquais que c'était un peu comme un ultra… voilà il faut c'est bien d'être entouré il y a très peu de femmes en ultra on est à peu près 10-15% maximum de femmes à courir dans la reprise d'entreprise c'est pareil malheureusement on a vraiment qu'une minorité de femmes qui osent reprendre se lancer dans la reprise d'entreprise

SPEAKER_02

ça tu penses que c'est dû à quoi dans un univers comme dans

SPEAKER_00

l'autre alors en termes sur la reprise d'entreprise, je pense que les femmes osent moins, alors que paradoxalement, une fois qu'elles sont dans le schéma de la reprise, celle que j'ai en cliente, et bien finalement, une fois qu'elles sont dans le process, elles se posent moins de questions. Elles osent plus, paradoxalement, que les hommes. Elles foncent un peu plus, mais je pense que de passer le pas, je pense qu'elles elles ont plus de mal, voilà, un peu peut-être syndrome de l'imposteur ou elles osent pas. Elles osent pas. Et c'est dommage parce que je pense que les femmes ont beaucoup, beaucoup de qualités personnelles plus développée que les hommes, sur certains aspects, et l'inverse est également vrai, mais par exemple, l'intuition, je pense que la femme se sert plus de son intuition que les hommes. Et ça, c'est un vrai atout aussi, pour gérer les gens, être manager, voilà. Et alors, côté ultra, je pense que comme l'entraînement demande quand même beaucoup de temps, c'est vrai que je pense qu'elle privilégie peut-être un peu les enfants, la vie de famille. Et puis, parfois, tout simplement, elle n'ose pas. Je pense qu'elle n'ose pas. Alors que tout le monde, honnêtement, je pense que tout le monde, normalement constitué, moi, je n'ai pas de capacité physique spécifique. Comme je dis, j'ai des poumons en mousse, je fais des pneumonies à répétition depuis que j'ai 40 ans maintenant ça va mieux mais voilà j'ai une dilatation des bronches donc j'ai pas trop de souffle voilà après bon physiquement je suis dans la moyenne mais voilà par l'entraînement tranquillement voilà j'ai augmenté et en fait ce qui est génial en ultra c'est que le gros morceau c'est le mental et ça tout le monde a le mental c'est juste il faut apprendre à le contrôler à l'utiliser Et ça, tout le monde est capable de le faire. Tout le monde est capable de le faire. Il faut un socle d'entraînement physique. Je ne dis pas que demain, quelqu'un de sédentaire, évidemment, ne va pas se lancer sur un ultra. Ça serait débile. Il y en a parfois sur un pari fin de soirée qui le font. Mais généralement, tu finis blessé, écoeuré. Moi, je ne suis jamais blessé. Parce qu'on a fait ça progressivement. Et ce qui me plaît dans le long, c'est ça. En fait, c'est que moi, comme je n'ai pas des grosses capacités physiques, je cours lentement. Moi, c'est un peu Duracell, tu vois. C'est lentement, mais sûrement. Alors bon, des fois, tu vois, quand je fais des stages, je suis souvent un peu dans les dernières. Alors, ton mental, parfois, il prend un petit coup. Mais voilà, par contre, tu es capable de finir un ultra pas dans les dernières, loin de là, mais parce que le mental, il est là, quoi. Et ça, ça s'apprend. Il y a plein de trucs. Moi, je lis plein de bouquins parce que ça m'intéresse. Mais tu as plein de méthodes, en fait. Ça se travaille, ça se travaille.

SPEAKER_02

Et ça, c'est quelque chose que tu as essayé de mettre en place sur ton premier ultra

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui, même avant. Même avant, oui.

UNKNOWN

Même avant, mais là, j'avais suivi…

SPEAKER_00

Je m'étais fait aider par Amandine Ferrato qui fait un peu de coaching, qui est une trailleuse émérite et qui s'est lancée un peu dans le coaching mental. C'est elle aussi qui m'a aidée pour le découpage des courses, optimiser certaines choses et aussi sur le côté mental. Donc, il y a des choses que je savais intuitivement, en fait. Et du coup, là, j'ai pu le verbaliser. Et après, je teste. Par exemple, là, c'est la ultra que j'ai fait il y a 10 jours c'est la première fois où j'ai vraiment eu une grosse douleur j'ai eu un problème un peu musculaire parce qu'il fallait beaucoup beaucoup courir alors qu'en ultra tu souvent quand même quand c'est un peu en montagne tu marches et tout mais en Alsace là c'était ce qu'on appelle roulant c'est à dire il n'y a pas de grosses difficultés le terrain n'est pas technique mais donc ça veut dire qu'il faut courir beaucoup et donc oui mon corps il n'est pas forcément il est habitué à courir longtemps mais voilà là là, il fallait courir et à un rythme quand même un peu plus élevé que d'habitude. Donc, forcément, les fibres musculaires et tout. Donc, j'ai eu trois heures vraiment très dures. J'avais super mal à un endroit et tout. Donc, là, tu dis, c'est ce que je disais tout à l'heure, qu'est-ce que tu as dans ta besace

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Quelles sont tes cartes

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Quels sont tes atouts

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Voilà. Donc, tu fais un dialogue intérieur. Il y en a qui disent, il faut que tu essayes de parler à ta douleur. Tu essayes de lui donner une couleur. Tu essayes de… Voilà. Donc, J'ai essayé plein de trucs, voir ce qui marchait le mieux. Et puis, tu sais qu'à un moment donné, ça va revenir. Tu vas te sentir mieux à un moment donné. Et puis, en ultra, tu fais plein de rencontres. C'est ça qui est génial. Autant un marathon, je pense que tout le monde est dans sa bulle, regarde son chrono. Tu n'as pas le temps de parler à tes collègues de course. En ultra, c'est l'inverse. Tu fais plein de rencontres parce que tu passes des heures. Si quelqu'un est mal c'est dans le règlement. Tu as une espèce comme une déontologie, comme chez l'avocat, une certaine déontologie. En trial, c'est pareil. Tu dois t'arrêter et t'assurer que la personne va bien parce que tu es quand même en pleine nature. Par moment, on peut être plusieurs kilomètres sans voir personne. Tu es la nuit, parce que sur un ultra, ça dure de nombreuses heures. Donc, tu cours aussi la nuit. Donc, il faut t'assurer. Voilà, si quelqu'un s'arrête sur le côté et tout, il faut s'assurer que ça va bien, que qu'il n'a besoin de rien, que tu ne peux pas l'aider. Voilà, ça, c'est important. Et du coup, il y a une bienveillance qui est présente et tu échanges beaucoup. Souvent, tu te retrouves, tu peux être plusieurs heures avec la même personne. Donc, forcément, tu te parles. Même sur certaines courses, il y a des gens qui viennent de partout. Quand j'ai fait Nice, j'ai fait toute une partie de la course avec une Ibanaise qui venait du Liban qui parlait très bien français et c'était génial on a beaucoup échangé voilà on va se revoir je pense en août à Chamonix excellent et il y en avait un autre il venait du Mexique alors il avait fait toute la course avec un sombrero tu vois c'est génial voilà tu fais plein de belles rencontres comme ça et alors en plus quand t'es une femme donc c'est pour ça je dis allez-y les filles comme on est peu nombreuses. On est encore plus encouragés. Il y a encore plus de bienveillance à notre égard. Les gens sont très encourageants, soutiennent beaucoup, que ce soit les bénévoles, les spectateurs. On est encore plus applaudis que les hommes quand on passe. Ça fait

SPEAKER_02

toujours chaud au cœur. Allez-y, les femmes, lancez-vous. Ce premier Ultra, c'était à Nice. Comment il s'appelle exactement

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Je crois que ça s'appelait Nice Mercantour by UTMB. C'était la première édition. Mais ceux qui l'ont fait s'en rappellent parce que 20 heures de pluie, tu te dis que tu es dans le Mercantour. Il va faire beau en septembre. Il va faire beau et tout. Typiquement, la météo, c'est quelque chose que tu ne maîtrises pas. La veille, on voyait que ça allait être assez catastrophique Bon, une fois que tu as dit ça, tu as deux options. Soit tu n'arrêtes pas de râler. Oh là là, c'est horrible. Bon, OK. Une fois que tu as dit ça, tu n'es pas plus avancé. De toute façon, tu n'y peux rien. Donc, c'est essayer de préparer au mieux et tu te conditionnes, en fait, mentalement. Tu te dis, OK, il va pleuvoir. Ça va être dur. OK. Mais tu vois, le fait de l'anticiper, de se le dire, tu le passes beaucoup plus facilement. Tu l'acceptes, en fait. Et tu vas chercher Par exemple, j'ai bu beaucoup de soupe, j'avais préparé une thermos pour avoir du chaud, beaucoup de change. J'avais la chance d'avoir une assistance, ça change aussi beaucoup la donne. Je me changeais à chaque ravitaillement pour ne pas attraper froid, un t-shirt. Tu cherches des solutions. Dans mon métier, c'est pareil. Tu es là

SPEAKER_01

pour

SPEAKER_00

porter des solutions. Il faut que les clients soient contents. Il faut trouver des solutions. Et on en trouve

SPEAKER_02

toujours. j'ai enregistré il n'y a pas très longtemps avec Thierry Corbarieux qui vient de terminer Lady Tarod 1000 miles donc c'est une course je ne sais pas si ce n'est pas la course la plus longue au monde ça fait 1600 kilomètres et en fait on parlait de ça justement tu vois du fait que ça fait une énorme différence d'être orienté solution plutôt que d'être passif ou de s'apitoyer sur son sort il donnait un exemple il a cramé ses gants et sa veste alors qu'il faisait il faisait moins 40 degrés il a cramé tout ça avec son réchaud il était dans des zones où il n'y avait pas de secours possible donc ça devenait potentiellement très compliqué et en fait son approche c'était de se dire là si je déclenche ma balise le temps que les secours arrivent je suis mort donc en fait j'ai tout sur moi je vais me débrouiller je trouve je rescotch ma veste je fais du feu enfin bref je compte sur moi-même et finalement c'est un peu ce que j'entends aussi dans les exemples que tu donnes dans ce que tu partages il y a des choses qu'on ne contrôle pas mais on a toujours la possibilité de s'adapter d'anticiper si tu vois qu'il va pleuvoir c'est clair que tu ne peux pas changer la météo mais tu peux mettre en place un certain nombre de choses pour essayer de t'y adapter en tout cas

SPEAKER_00

exactement l'être humain on a une faculté d'adaptation énorme en fait

SPEAKER_02

et à la fin de ce premier ultra au moment où tu franchis la ligne est-ce que c'est un peu comme dans les films genre la révélation tu vois vague d'émotions incroyables où finalement comme tu étais allé tu le disais très progressivement dans les entraînements etc ça a été ça a été finalement un finish

SPEAKER_00

ah non non ça a été j'ai versé ma larme une photo avec la médaille tu vois voilà je dis à mon mari qui m'a fait la assistance avec un couple d'amis très proches aussi et qui me motivait et tout ça et je lui dis oh chérie franchement j'ai été la chercher loin tu as rien d'y penser j'ai encore les larmes aux yeux c'est un dépassement de soi non mais tu te rends compte 28h30 quoi j'ai mis j'ai dormi 10 minutes je m'endormais en marchant quoi j'ai pas osé prendre trop de café j'avais un peu peur que ça parce que dans l'ultra ce qui est compliqué c'est enfin t'as plein de paramètres c'est ce qui est à la fois compliqué et passionnant, moi j'aime beaucoup c'est que tu as aussi tout le problème de l'alimentation qui est un vrai sujet parce qu'avec les secousses l'intestin il est vraiment mis à mal, il n'est pas irrigué parce que par le sang, puisque le sang il va prioritairement vers les muscles en fait et l'intestin du coup il souffre beaucoup donc l'alimentation tu as beaucoup d'abandon du fait de problèmes gastriques donc il faut gérer ça et tant que tu n'as pas fait, alors tu peux tester des choses à l'entraînement, mais tu ne sais jamais exactement comment tu vas réagir. Par exemple, le café, je ne le sentais pas. Pourtant, je bois du café dans la vie quotidienne, mais je ne le sentais pas. Je n'ai pas pris de café, j'ai pris un peu de coca, mais un peu trop tard, je m'endormais en marchant tellement j'avais eu besoin de concentration pour voir où tu mets les pieds et j'ai eu des hallucinations. Tout ce que tu entends, alors que je n'ai passé qu'une nuit dehors. Il y en a qui passent deux nuits sur les très gros ultra de 160 km et donc là cette sensation où tu marches et tu n'as qu'une envie c'est de dormir mais il pleut, tu ne peux pas t'arrêter voilà là il faut que tu trouves des solutions tu te mets la jeune femme libanaise qui elle a eu des coups de moins bien à d'autres moments donc on s'est relayé, là elle allait bien je me suis mis dans ses pas et je l'ai su vie comme un automate en fait en disant bon bah voilà on va au prochain ravito tout ça et voilà donc oui non l'arrivée ouais non c'est un

SPEAKER_02

chargé en émotions ouais chargé en émotions ouais ouais c'est clair tu le dis ouais les hallucinations

SPEAKER_00

que t'as eu c'était quoi par curiosité c'était alors par exemple un gros rocher sur le côté je croyais que c'était un trailer qui était assis tu vois tel le penseur de Rodin tu vois sur le côté une feuille qui était un espèce de petit animal tout bizarre, une espèce de grenouille, un mélange de grenouille, crapaud et je ne sais pas quoi. Voilà. mais j'avais encore conscience que c'était assez furtif mais voilà donc ça c'est un de mes sujets de travail à régler parce que même là le dernier où j'ai passé que 18h30 à 22h30 je veux pas dire que je piquais du nez mais j'ai eu un gros coup de fatigue en fait alors qu'il n'est que 22h30 mais comme je me couche tôt dans les choses voilà l'organisation aussi pour revenir sur comment on arrive à faire un équilibre entre tout ça par exemple bon déjà voilà on se lève tôt mais qui dit se lever tôt ben on se couche tôt c'est à dire que nous on regarde quasi pas la télé on regarde pas la télé en fait à la maison c'est un choix depuis depuis longtemps parce que voilà les infos ben tu t'as qu'une envie c'est de tirer une balle c'est toujours ultra négatif ça t'apporte pas grand chose finalement finalement. Donc, on lit plus tôt, mais du coup, on se couche très tôt. Voilà. On se couche tôt, et donc, ce qui nous permet de nous lever à 6h, 6h15 du matin assez relativement facilement. Moi, je ne suis pas sur les... À part LinkedIn, je ne suis pas sur les réseaux sociaux. Tu vois, je n'ai pas le temps d'aller sur Facebook. Enfin, maintenant, ce n'est plus Facebook. C'est Asbin Facebook, mais... Voilà. J'ai pas le temps. Déjà, dans mon boulot. Je ne reçois je ne sais pas combien de mails par jour. Il faut essayer de répondre à la plupart, etc. Donc, si tu rajoutes une brique, non, ce n'est pas possible. Après, il y a des choix. Il y a des personnes qui vont passer plusieurs heures à regarder des séries et tout. Soit je vais lire des bouquins, soit des romans, soit sur le trial parce que c'est un peu ma passion, sur le mental, sur des choses comme ça. Après, c'est des choix. Il faut faire des choix

SPEAKER_02

aussi. Oui. Choisir, c'est renoncer. On n'a rien sans rien. C'est un peu des termes clichés, mais c'est complètement le cas. Du coup, comment est-ce que tu penses travailler cet aspect de résistance à la fatigue

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Qu'est-ce que tu penses mettre en

SPEAKER_00

place

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Déjà, dans les choses, il faut... Ça, je l'ai fait, donc ça ne suffit pas, mais... il faut la semaine d'avant il faut vraiment essayer de se coucher tôt d'emmagasiner du sommeil un maximum je fais pas mal de petites siestes de 20 minutes le week-end la semaine c'est plus c'est plus rare mais je n'exclus pas l'idée de m'enfermer dans mon bureau et de de travailler ça parce que voilà les 20 petites minutes c'est quand même vraiment salvateur et ça te permet de bien repartir de aussi essayer de limiter un peu la charge mentale la semaine qui précède Donc, par exemple, moi, je travaille et sur Reims et sur Paris. Donc, par exemple, je ne suis pas… J'ai retiré le déplacement à Paris. Je n'avais pas d'impératif. Voilà, j'ai géré ce qu'il fallait à distance. Donc, voilà, tu essaies d'emmagasiner, d'éviter du stress. Voilà, je n'ai pas programmé de gros rendez-vous cette semaine-là. Donc, ça, c'est le travail un peu en amont. Et après, sur la course, je pense que je vais quand même essayer de tester le café. Et le coca, ça passe quand même. pas mal sachant que voilà c'est un peu faut faire attention au pic de glycémie parce que forcément c'est fort sucré donc tu peux avoir une hypoglycémie réactionnelle donc faut faire un peu attention à ça mais je pense que je vais tester ça parce qu'après t'as des gels caféinés mais moi je prends jamais de gel donc j'ai un peu peur de la de la réaction

SPEAKER_02

et la micro micro sieste tu vois 2-3 minutes pendant L'épreuve, c'est quelque chose que tu envisages

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui. À Nice, à un moment donné, je me suis allongée 10 minutes. Je n'ai pas dormi, mais ne serait-ce que de fermer les yeux.

SPEAKER_01

ça

SPEAKER_00

a été non mais je te jure tu sais le truc un peu comme l'ardoise magique alors t'es peut-être plus jeune que moi je sais pas mais si vous connaissez l'ardoise magique là où on dessinait avec il y avait du sable dedans et c'était un jeu quand on était petit on passait une barre et ça efface tout d'un coup ben là c'était exactement ça c'est à dire je fermais les yeux et juste de reposer mon cerveau parce que ben voilà t'étais obligé de te concentrer là avec cette pluie de de regarder tout le temps, c'était de la boue tout le temps, de regarder où tu mets les pieds. Rien que ça, ça m'a fait un bien fou. Là, sur celle d'Alsace, comme on courait beaucoup, c'était quand même beaucoup plus court en temps pour moi, je ne l'ai pas fait. Mais en septembre, le 1er septembre, je fais la CCC, donc c'est à Chamonix, c'est 110. Et là, c'est plutôt montagne, évidemment, donc tu as 6 000 de D+. Donc là, je ne sais pas combien de temps je vais mettre, mais je vais mettre pas mal d'heures, je n'exclus pas de faire cette petite micro-sieste de récupération parce que je pense que c'est

SPEAKER_01

bien.

SPEAKER_00

Mais il y en a qui n'en ont pas du tout besoin quand je discute parce que j'essaie d'échanger, je fais un peu des stages, des week-end chocs. Ça, c'est une façon aussi d'optimiser l'entraînement. Même si tu ne fais pas un gros volume dans la semaine, moi, je vais dire en moyenne, je m'entraîne entre 5 et 10 heures en moyenne par semaine. après tu as des pics en fonction de l'entraînement je vais avoir des pics où je peux monter à 15-20 heures mais c'est vraiment que des périodes dans l'année et par contre je vais essayer de faire 3 ou 4 fois dans l'année ce qu'on appelle des week-end shocks donc je pars 2-3 jours en montagne alors je prends souvent quelque chose d'encadré parce que c'est plus sympa tout est organisé et tu voilà là tu pars un peu en it itinérant, mais tes bagages sont transportés avec d'autres trailers, et puis tu fais beaucoup de volume et beaucoup de déplu sur trois jours. Donc ça, c'est bien. Ça te permet de vraiment habituer ton corps, parce que nous, à Reims, il n'y a pas de montagne. Donc voilà, ça te permet d'habituer ton corps. Je ne sais plus pourquoi je suis partie là-dessus. On parlait des micro-sièces. Ah oui, et du coup, j'échange avec, toujours, on parle de nos expériences voilà parce que dans le milieu du trial franchement il y a un bon état d'esprit c'est ça qui est vraiment super il y a vraiment de la bienveillance tout le monde se soutient s'encourage c'est très chouette parce qu'en fait t'es d'abord ton propre compétiteur t'es compétiteur avec toi-même en fait pas tellement avec les autres tu vois ton classement bon je parle pas de l'élite mais à notre niveau tu vois moi j'arrive je suis au début du dernier tiers ou milieu un peu après le milieu de peloton tu vois donc voilà donc le classement on s'en fiche un peu c'est plutôt aller au bout bien finir et tu partages beaucoup avec les gens de la communauté des trailers et donc il y en a plein qui le sommeil c'est pas du tout un problème là il y en avait un il y avait le parcours du 160 km aussi en Alsace et c'était sur le même que nous enfin il y avait un tronçon commun et alors tu t'envoies t'en as qui sont vraiment dans le mal et tout et il y en a un il dépasse tout frappe et tout. Je lui dis, dis donc. Et il me dit, c'est mon premier, tout ça. Tu vois, tu discutes. Je lui dis, bravo, t'as l'air super et tout. Il me dit, oui. Je lui dis, mais t'as dormi un peu et tout. Il me dit, ah non, non, pas du tout. Voilà. Alors que ça faisait déjà une nuit et une journée qu'il courait, quoi. Tu vois, on n'a pas tous les mêmes besoins, en fait. C'est clair. Voilà. Mais c'est ça qui est sympa. Alors, tu prends un peu des tips des uns, des autres. Tu essaies d'appliquer. Bon, et puis il faut écouter beaucoup son intuition je pense que ça et ça c'est une carte maîtresse des femmes je pense s'écouter tu vois dans l'alimentation quand t'as plus envie de manger du verre ou de la viande rouge très certainement c'est parce que t'as besoin de protéines ou de fer ton corps il te parle en fait il faut juste être attentif à ça et il te le rendra bien en fait et tu vois en ultra c'est ça c'est ce partage c'est avec toi même c'est un peu mais t'as ce dialogue intérieur qui est chouette ouais j'ai du

SPEAKER_02

monde dans ma tête je trouve ça très intéressant tu vois cette notion de finalement de s'écouter de faire confiance à son intuition le fameux

SPEAKER_00

gut feeling hum

SPEAKER_02

tu vois mais même par rapport au sommeil parce que j'ai pas fait beaucoup d'ultra non plus tu vois mais

SPEAKER_00

tu as fait la PTL

SPEAKER_02

quand même bravo qui est quand même le summum des courses sur laquelle forcément la notion de sommeil elle est hyper importante et finalement c'est un peu comme ce que tu disais il y avait le plan qu'on avait conçu avant qui était basé sur tu vois un peu des pas des dogmes, mais on me disait, voilà, il faut absolument dormir la première nuit, il faut dormir après 20h tout de suite, ensuite, il faut faire ça, il faut manger à telle heure, etc. Et en fait, très rapidement, tu vois, dans la PTL, pendant la course, tu ne suis plus le plan. Enfin, nous, en tout cas, on ne suivait plus du tout le plan. Moi, je mangeais dès que je sentais que c'était le moment de manger. Et je te posais la question pour les micro-siestes, parce que ça, c'est pareil, tu vois. Moi, j'avais cette croyance qu'il faut dormir 20 minutes, mais pas plus de 20 minutes parce que sinon tu tombes en sommeil profond, etc. Et en fait, les meilleures siestes que j'ai faites, c'était une, deux minutes. Et le sentiment de récupération totale au réveil, je pensais que ma montre buguait. Quand je regarde l'heure, je vois que ça fait moins de trois minutes que je dors et que je me réveille, que je suis en pleine forme. Je me dis mais ce n'est pas possible, c'est incroyable. Donc, je suis assez d'accord avec toi sur cette notion de se faire confiance, s'écouter. Ce qui n'est pas forcément évident parce qu'on est un peu bombardé de suggestions, d'exemples, de plans d'entraînement, il faut manger ça, il faut manger ci, etc. Les gels, les trucs. Mais en fait, nos organismes, le corps est bien fait et je pense que oui, on n'écoute pas suffisamment.

SPEAKER_00

Oui, puis il faut faire des... Tu peux manger des choses simples. Moi, par exemple, j'ai découvert la pomme de terre. J'ai... Enfin... Je veux dire, je l'ai découvert en trial. Les bienfaits de la pomme de terre. Donc là, sur le dernier, j'avais pris 4-5 patates coupées en deux que j'avais fait cuire à l'eau avant avec du sel. Donc, ça te recharge en sodium. Et quelqu'un m'a dit ou j'ai entendu dans un des nombreux podcasts que j'écoute, quelqu'un qui disait qu'une pomme de terre équivalait à un gel. Alors, autant dans les gels, tu ne sais pas trop ce qu'il y a. C'est… enfin voilà bon bah la patate ça reste un aliment quand même très sain et qui se qui se mâche bien qui se qui se digère bien voilà donc ça et purée patate patate douce ça c'est vraiment pas mal parce que quand vraiment t'as plus rien qui passe et tout bon faut quand même essayer de t'alimenter un petit peu bah ça tu vois t'as pas t'as pas d'effort à faire t'as pas t'as pas la mâche voilà parce que c'est en purée le goût il est relativement neutre parce que le sucre t'en peux plus donc c'est pareil tu mets du sel ça te recharge un peu en sodium aussi et ça c'est pas mal donc voilà à chaque fois j'expérimente un peu des choses et je valide ça c'est bon ça passe à refaire

SPEAKER_02

et alors la patate tu valides

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

ah ouais carrément carrément parce

SPEAKER_02

que tu sais quoi c'est la deuxième fois qu'on m'en parle j'avais eu une invitée au tout début du podcast Sarah Vieux qui est

SPEAKER_00

double championne du monde de trail

SPEAKER_02

et c'est elle qui me disait qu'elle courait avec des pommes de terre c'était la première fois que j'entendais ça et elle me disait non mais il faut absolument que tu essayes pommes de terre et idéalement cuites dans l'eau

SPEAKER_00

salée ouais c'est ça

SPEAKER_02

un peu un goût de salée et je me disais non mais attends les pâtes c'est vachement lourd comment tu fais avec les frottements et tout la pomme de terre elle va être complètement écrasée mais donc visiblement tu sens me dire que c'est

SPEAKER_00

pas mal ouais là j'ai testé donc pour la première fois alors j'avais déjà testé tu vois purée purée patate patate douce et donc là j'ai un peu alterné en fonction de mon envie tu vois et très bien la patate super bien digérée nickel nickel et voilà ça t'apporte ouais c'est pas mal ça le le bressaola dans les alors ça c'est tu sais c'est de la viande séchée donc ça ça se mange facilement parce que tu vois ça fait comme un carpaccio c'est tout fin là et c'est c'est très salé aussi Et ce n'est pas gras. Donc, tu le digères plutôt bien. Et ça te fait un apport en protéines et en sel surtout aussi. Donc, pour ceux qui transpirent beaucoup, s'il fait très chaud, tu transpires, ça apporte aussi du sodium. C'est relativement facile à manger. Voilà. Donc, ça, c'est pas mal. Ah oui. Et autre truc que j'ai expérimenté, donc je donne parce que vraiment, j'adhère, la soupe miso. Ok. Voilà. Donc, tu connais la soupe miso

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Tu sais

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Quand tu manges japonais, c'est la petite soupe qu'on te sert en entrée avec un peu d'algues, un peu de tofu. Je crois que c'est les trucs blancs qui flottent. Je crois que c'est du tofu. Et en fait, j'aime bien ça. Je ne sais pas comment ça m'est pris. Avec Nice, ils avaient fait des soupes et je me disais que ça passe bien. Et comme j'aime bien la soupe miso et que c'est facile, tu t'en trouves en supermarché. C'est deux sachets, un coup d'eau chaude et une minute, c'est prêt. et du coup j'ai dit je vais prendre de la soupe miso et super franchement ça je vais même en boire plus la prochaine

SPEAKER_02

fois

SPEAKER_00

mais du coup tu la portes ou c'est alors non j'ai de la chance là parce que ça ça change beaucoup la donne pour l'instant voilà les deux ultras que j'ai fait j'avais une assistance donc un couple notamment un couple d'amis très très proche un peu mes parents adoptifs on va dire qui voilà ma compagne et qui connaissent bien le tra et tout, ils ont autour de 75 ans, tu vois, 70-75 ans, donc pas trop jeunes. Mais voilà, je prépare avant, tu vois, là, j'avais bien préparé, j'avais fait un sac avant avec des pochettes transparentes, comme ça, on voyait tout, avec des choses de rechange, une pharmacie et puis, ben voilà, un thermos d'eau chaude avec les sachets pour la soupe miso, le quart pour mettre... le bol pour qu'ils aient la cuillère maintenant ça y est j'ai fait ma liste pour préparer et comme ça et d'ailleurs les gens autour leur disaient ah mais vous êtes super bien organisés voilà ça c'est vraiment un gros plus s'il y en a qui veulent se lancer sur l'ultra franchement si vous pouvez voilà ça change quand même beaucoup la donne d'avoir une assistance alors au niveau matériel parce que tu te soucies enfin t'arrives voilà on va te remplir tes flasques et tout alors que si c'est toi t'es un peu dans le gaz tu passes du temps à trouver où c'est tu fais un peu la queue etc tous tes gestes sont au bout de plusieurs heures tu te rends compte que tout devient plus compliqué en fait tout devient plus compliqué moi j'ai un sac avec où j'ai des pipettes par exemple j'ai customisé j'ai mis un espèce d'élastique avant c'était quelque chose de fixe je galérais pour retirer à chaque fois les pipettes voilà et quand t'as à partir de 10-12 heures de course à un moment donné il faut te faciliter la vie au maximum donc voilà donc j'ai remplacé par des élastiques c'est bête mais ça m'a changé la vie donc tu vois tu peux faire plein de petits trucs sympas et donc voilà la préparation des ravitaillements quand t'as une assistance c'est quand même c'est un gros plus dans le côté matériel mais aussi

SPEAKER_02

mental

SPEAKER_00

par exemple la dernière course ma famille n'était pas là ni mon mari, ni les enfants. Donc, avec Amandine Ferrato, elle m'avait donné l'idée et franchement, je la remercie parce que ça m'a bien aidée. J'avais demandé à mes enfants, enfin surtout aux deux plus petits, à Louis et Paul, je leur ai dit« Faites-moi un petit dessin pour chaque ravitaillement. Vous mettez dans des enveloppes, je ne les regarde pas et je les ouvrirai à chaque ravito.» Tu vois, je devais avoir sept ou huit ravitaillements sur le 110. Et donc, chaque ravitaillement, j'arrivais, je faisais ce qu'il y avait à faire et avant de repartir j'ouvrais ma petite enveloppe avec j'avais mon petit dessin voilà et alors la petite anecdote mais c'est génial j'en avais presque les larmes aux yeux sur le deuxième ravito j'ouvre ma petite enveloppe et là Louis m'avait m'avait mis un petit mot maman on croit en toi et croit c-r-o-i-x donc là tu vois mort de rire c'était vraiment trop mignon et voilà et plus ça avance dans la course plus tu deviens émotif parce que la fatigue et tout donc c'était et je prenais la petite photo avec le petit dessin pour leur montrer que voilà je l'avais vu génial voilà et génial Et à la fin, Paul, qui a 13 ans, avait mis sur un des papiers, je ne sais pas, il a dû le sentir à l'avant, il m'a dit« no pain, no gain». Et là, franchement, c'était là où j'ai eu trois heures très dures et j'arrivais à ce ravito et je trouve ce mot et je fais« ah ben là, oui, tu ne crois pas si bien dire». Mais

SPEAKER_01

ça m'a aidée, ça m'a aidée pour la suite.

UNKNOWN

Voilà.

SPEAKER_00

Trop bien. Donc voilà, tu as des petits trucs comme ça. Mais c'est ça qui est chouette. En fait, c'est pas tant l'objectif c'est le chemin c'est quelque chose qu'on dit souvent mais c'est le chemin pour arriver à cet objectif qui est aussi chouette c'est à dire la course en elle-même mais aussi toute la préparation avant en

SPEAKER_02

fait et alors justement en parlant de chemin ça serait quoi le prochain checkpoint pour toi en tout cas la prochaine étape est-ce qu'il y a un autre ultra alors il y a la CCC mais est-ce qu'il y a autre chose qui

SPEAKER_00

arrive

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

ben écoute dans un petit coin de ma tête dans mes rêves j'aimerais bien faire la diagonale ou la diagonale des fous à la Réunion mais bon là c'est vraiment l'ultra c'est 160 km et surtout pour la Réunion c'est vraiment autre chose et puis là ça demande vraiment encore plus de temps. C'est vraiment le projet d'une année, je pense. J'en sais rien. Je ne sais pas si je peux avoir le temps ou prendre suffisamment de temps pour gérer ça bien. Après, je me dis que j'ai quand même des capacités mentales, en tout cas. Et puis, j'aime bien les challenges. On va déjà stabiliser sur... sur le 100 km déjà, à chaque fois je crante, j'apprends sur moi-même, sur ce qui marche, ce qui ne marche pas, tu progresses, c'est comme dans mon métier, chaque dossier est différent, tu deviens un peu le couteau suisse, c'est-à-dire que tu as un chef d'entreprise qui est là, il a plein de problématiques différentes, je ne dis pas qu'on est capable de tout faire, mais en gros, nous notre cabinet, on couvre à peu près 80% des besoins je veux dire, d'un chef d'entreprise, tu as un peu le couteau suisse si tu regardes en quoi tu peux l'aider. Voilà.

SPEAKER_02

Et la CCC, comment tu l'abordes là du coup

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Justement, t'expliquer que... Et je trouve que l'approche est super intéressante. Moi, je pense que c'est une erreur, mais je continue de le faire à chaque fois. Je monte très fort. Ma première course, c'était un 10 km. La deuxième, c'était la Saint-Élion. Et en gros, la troisième, c'était la PTL. Ce qui n'est pas du tout ni cohérent ni recommandé. Parce que j'ai justement... l'apprentissage il est beaucoup moins évident parce qu'en fait comme tu dis je ne crante pas je ne reste pas sur certaines distances ce qui fait que j'ai beaucoup moins de recul pour pouvoir engranger l'expérience donc toi Ford de tes deux ultras que tu viens de terminer en quoi est-ce que ta préparation en tout cas mentalement la façon que tu te projettes pour la CCC a évolué par rapport à ton premier ultra à Nice par exemple

SPEAKER_00

alors déjà dans la tout ce qui est préparation en amont tu vois pour les ravitaillements là je pense que c'est pas mal voilà la liste tu vois j'ai fait une liste de matos bon bah voilà je la complète au fur et à mesure bon là je crois que je suis arrivé un petit peu au bout là dessus de l'optimisation en tout cas voilà des choses faciles à mettre en oeuvre après bah encore travailler oui sur le mental tu vois me faire peut-être une espèce de banque d'images ou de moments positifs donc ça va être par exemple l'arrivée de l'arrivée de Nice où il faisait beau et puis voilà ta médaille alors ça fait un peu péril mais voilà la médaille oui je l'embrasse sur une photo ben voilà ça c'est une image voilà qu'il faut que je vais garder et essayer voilà de me trouver des moments sympas en famille. L'année dernière, on a fait un peu de randonnée avec les enfants. On a été en refuge. On s'est retrouvés dans un refuge juste fantastique au milieu de nulle part, en autonomie. Il n'y avait pas de gardien. C'était vraiment superbe. Se faire une espèce de banque d'images ou une banque de données, de choses positives qui, quand tu es dans le mal, tu ressors. Qu'est-ce que j'ai en stock

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Là, je ne vais pas très bien. Je vais m'imaginer sous le soleil avec mes enfants mon mari voilà donc ça travailler je pense un peu l'histoire du sommeil voir si je peux mettre en place de façon plus régulière encore les micro siestes tester un peu le café aussi peut-être pourquoi pas et essayer de diversifier sur l'alimentation salée ok voilà tu vois ce genre de choses et puis voilà organiser un ou deux week-ends choc comme je dis pour refaire du dénivelé parce que c'est surtout

SPEAKER_02

ça

SPEAKER_00

donc tu vas partir à Chamonix du coup pour cela

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

ouais on va un peu dans les Pyrénées en vacances en août mais ça sera déjà presque trop tard donc oui on va essayer d'aller retourner peut-être un peu à Chamonix soit au mois de juin ou au mois de juillet ou peut-être dans le Jura on n'a pas encore bien calé mais on va le faire parce que j'ai la chance d'avoir un mari qui court aussi quand même et donc ça permet de partager même si on n'arrive pas toujours à caler nos entraînements ensemble mais voilà ça permet aussi de partager quand même les choses plutôt que si voilà t'as ton conjoint qui fait soit pas du tout de sport ou voilà mais bon voilà dans l'ultra c'est aussi un moment de partage voilà tu vois le fait de faire les ravitaillements et tout c'est voilà c'est aussi voilà des moments de partage assez

SPEAKER_02

forts hum c'est clair génial et bien écoute Céline merci beaucoup on arrive au bout c'était très très intéressant tu vois d'avoir ta vision des choses sur ta pratique etc sachant encore une fois que ta réalité c'est que comme beaucoup de gens tu jongles avec un boulot prenant une vie de famille j'imagine intense avec trois garçons mais que tu arrives à faire des choses quand même assez incroyables tu le disais 100 kilomètres tu y allais progressivement donc tu t'en es pas rendu compte tout de suite mais 100 kilomètres ça fait quand même une sacrée distance donc très inspirant d'avoir ton retour si toi tu avais peut-être un message tu vois on a notamment parlé du fait que ton point de vue c'est que les femmes osent peut-être moins que ce soit dans la reprise d'entreprise dans l'ultra etc autres osent moins se lancer ce serait quoi peut-être tu vois le message pour ces femmes là que tu voudrais leur

SPEAKER_00

transmettre tout simplement d'oser et de même si au départ c'est c'est se fixer un objectif pas forcément très grand et de pas... Peu importe ce que pensent les autres, en fait. Allez-y, faites-vous confiance. Vous avez de la ressource en vous-même, en fait. Ne comptez pas sur les autres. Vous avez de la ressource. Faites un état des lieux de tout ce que vous avez de positif chez vous et de vos qualités. Et voilà, faites quelque chose que vous n'avez pas osé encore faire. Voilà, c'est à votre portée. Il faut se faire confiance. Il faut se faire confiance. On a plein de qualités. Tout le monde a plein de qualités. Voilà, oser, tout

SPEAKER_02

simplement. Excellent. Un grand, grand merci, Céline. Très bonne fin de préparation, du coup, pour ta CCC. Et puis, peut-être à une prochaine sur des sentiers de trade.

SPEAKER_00

Qui sait

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui, j'espère.

UNKNOWN

Merci, Loïc. Bonne journée. À bientôt. Au revoir.

SPEAKER_02

Merci d'avoir écouté l'épisode dans son intégralité. J'espère que vous avez pris autant de plaisir que ce que j'en ai eu à l'enregistrer. Si vous avez des feedbacks, vous pouvez me contacter sur le compte Instagram du podcast lesfrappés.podcast ou par email à hello.lesfrappés.com Je fais mon maximum pour que vous viviez de superbes expériences audio avec mes invités. Chaque épisode demande beaucoup de temps et d'énergie. Si vous appréciez mon travail, la meilleure façon de me soutenir, c'est de partager cet épisode à au moins 3 personnes qui aiment se dépasser. Si vous écoutez le podcast sur Apple Podcast ou Spotify, prenez quelques secondes de votre temps maintenant pour me laisser une note 5 étoiles et un commentaire. Merci beaucoup pour votre fidélité. A la semaine prochaine pour un nouvel invité.