SPEAKER_01

mais je croise aussi beaucoup de sportifs qui s'infligent des fois tellement de choses qu'au bout d'un moment, ils n'arrivent plus du tout à s'entraîner. Mais ce n'est même pas seulement un plan physique, c'est un plan psychologique. Donc comme j'ai aussi ce côté-là épicurienne, j'ai besoin aussi d'avoir des petits lâchés-prises et de ne pas être toujours maintenu à des choses très strictes.

SPEAKER_00

Bienvenue sur Les Frappés, le podcast sur le dépassement de soi et l'aventure. Je suis Loïc Blanchard, entrepreneur, coach et préparateur mental certifié. J'ai été pendant plusieurs années sportif de haut niveau en judo avant de quitter les tatamis pour me consacrer à des sports de plein air comme le triathlon ou partir m'évader sur des treks engagés. Récemment, je suis devenu finisher de la PTL, un ultra trail de 340 km autour du Mont Blanc organisé par l'UTMB. Depuis la création des Frappés en 2020, j'ai deux objectifs. Le premier, c'est de vous faire découvrir des univers fascinants qui font rêver avec mes invités on ira naviguer sur toutes les mers du monde on participera à des expéditions dans les régions polaires ou en himalaya on découvrira l'envers du décor de l'entrepreneuriat et du sport de haut niveau et on partira en mission avec des membres des forces spéciales le deuxième c'est de vous aider à croire en vos propres rêves et à passer à l'action grâce au partage de ses invités exceptionnels on sous-estime largement ce dont on est capable physiquement ou mentalement et je suis convaincu qu'une personne petite conversation peut déboucher sur de grands changements. On a en moyenne 4000 semaines à vivre sur terre, alors autant les vivre à fond. L'Alpsman, cette épreuve de triathlon est celle de tous les superlatifs. C'est le défi de l'extrême dans un site exceptionnel autour du lac d'Annecy. Le format le plus long consiste à nager 3,8 km, à rouler 180 puis à courir un marathon 42,2 km. Les mêmes distances donc que sur le mythique Ironman, à la différence près que l'Alpsman, c'est une épreuve de montagne. Il y a 4000 mètres de dénivelé à avaler sur le vélo et pour les plus rapides la deuxième partie du marathon est en fait un trail jusqu'au sommet du mont Semnose. Environ 400 personnes en prennent le départ chaque année avec des chronos de course qui dépassent allègrement la quinzaine d'heures pour la plupart d'entre eux. Bref c'est le festival de l'effort physique, la Rolls Royce du triathlon long format, le Graal pour tous les amateurs d'épreuves hors normes. Mon invité de la semaine Emmanuel Auger d'Aven est devenu finisheur de l'édition 2023, première femme dans sa catégorie. C'est déjà une performance exceptionnelle en soi mais emmanuel a quelque chose en plus avec lequel elle doit composer en 2021 elle a eu un grave traumatisme crânien suite à une lourde chute à vélo elle a frôlé la mort le diagnostic des médecins était clair sa pratique du sport doit changer concrètement il lui est désormais impossible de se retrouver en état de souffrance physique car si c'est le cas son cerveau n'est plus capable de gérer et physiquement tout son corps s'arrête de fonctionner comment est ce qu'on gère un paramètre pareil quand on prend le départ d'une course telle que l'alps man c'est ce dont on parle avec emmanuel en plus du sujet de la nutrition sportive qui est son domaine d' expertise un échange absolument passionnant avec une femme qui a su rebondir rapidement après un accident qui aurait pu la laisser à terre ouvrez grand les oreilles énorme dose d'énergie garantie excellente écoute à vous les frappes Eh bien, écoute, bienvenue, Emmanuelle, sur le

SPEAKER_01

podcast.

SPEAKER_00

Merci. Très, très content de t'accueillir. Je crois que ma première question, c'est comment est-ce que tu te sens, du coup, quelques heures, quelques jours après cette folie qu'est l'Alpsman

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Je me sens super bien. Je me sens pas fatiguée. Je me sens plutôt en forme. J'ai pas eu encore de contre-coups. Peut-être que ça va venir après, mais non, non, là, je suis... je suis super bien, super positive, voyeuse, heureuse et le pied est remis dans toutes mes multiples activités professionnelles essentiellement. Donc, j'ai limite pas trop de temps d'en profiter.

SPEAKER_00

Ok. Je ne m'attendais pas à cette réponse. Je pensais que tu allais me dire courbature, gros coup de fatigue.

SPEAKER_01

Ok. Je suis désolée. Je sais que c'est un peu en kikinant ce que je dis. C'est un peu rasant je voudrais bien faire semblant et dire que j'ai mal aux cuisses j'ai mal aux jambes, que je suis crevée mais bon je ne sais pas mentir je suis plutôt honnête je suis plutôt en pleine forme avec les objectifs prochains qui sont déjà en place

SPEAKER_00

trop bien parce que tu peux me rappeler ton chrono final sur cette épreuve

SPEAKER_01

mon chrono anecdotique de 15h30

SPEAKER_00

15h30 ok c'est top quand

SPEAKER_01

on adore notre sport on en profite pendant

SPEAKER_00

15h30 c'est génial ouais donc ça fait une arrivée à 21h c'est

SPEAKER_01

ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

bah écoute oui je ne suis pas du tout regardée mais

SPEAKER_00

oui c'est ça à peu près très très curieux du coup tu nous expliques un petit peu comment tu t'es préparé à cette épreuve parce que encore une fois terminer en 15h30 c'est quand même pas mal du tout terminer en excellente forme c'est C'est vraiment exceptionnel. Ça m'impressionne énormément. Donc, super curieux. Mais avant ça, avant qu'on parle de ce monstre qui est l'Alpsman, ce que je te propose, c'est peut-être de nous expliquer un petit peu qui tu es, quel est ton parcours, parce qu'il me semble que tu n'es pas triathlète professionnel. Donc, qu'est-ce que tu fais dans la vie,

SPEAKER_01

Emmanuelle

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Alors, dans la vie, je fais beaucoup, beaucoup de choses, en fait. Je suis une passionnée de manière générale, donc j'essaye de faire de ma vie, chaque matin quand je me lève, de vivre avec mes passions. Donc à la base, je suis une infirmière libérale. voilà après en parallèle très sportive avec des débuts beaucoup en course à pied uniquement sur plusieurs années et puis c'est conjugué à ça une passion pour la nutrition parce que quand on a un rythme de vie d'une femme active avec des enfants l'infirmière libérale on ne cache pas que c'est quand même un job aussi très prenant physiquement et psychologiquement plus pas mal de sport. Du coup, il a fallu que j'adapte un petit peu tout ça pour pouvoir être en forme et continuer à pratiquer comme je voulais. Et puis, j'étais aussi très compétitrice en course à pied, des objectifs chrono, des trucs très briefés. Donc, du coup, il a fallu que je me mette dans la nutrition qui me manquait un peu. Et puis, finalement, j'en ai développé une passion. Et après, je me suis dit, tiens, allez, pourquoi pas en faire quelque chose au niveau professionnel puisque j'avais fait pas mal. pas mal de choses déjà pour moi donc je me suis dit tiens pourquoi pas le faire aussi pour les autres donc du coup j'ai refait deux ans en formation voilà pour être micronutritionniste donc je suis spécialisée en nutrition sportive et Aussi, évidemment, en nutrition santé. Et du coup, j'ai créé Circadi, mes suivis en nutritionnel que je fais dans mon bureau et à distance aussi avec des personnes partout en France, même en Suisse. Et en fait, en gros, je me suis créée une deuxième profession qui unit tout ce qui me passionne, c'est-à-dire le soin aux personnes. la nutrition et le sport. Donc, suite à ça, j'ai ouvert un deuxième cabinet de suivi en nutrition. Voilà, essentiellement le plus gros de mon parcours. Je travaille aussi en parallèle avec un médecin pour tout ce qui est injection de PRP pour les blessures chez les sportifs, les injections de plaquettes, si on veut être plus clair. Et je suis aussi associée à la franchise CryoThera, un pôle de cryothérapie. Je suis responsable de la formation nutrition au sein de la franchise en France qui commence à avoir je crois 14 centres en France et je les forme tous les centres à chaque ouverture voilà je crois que ça résume juste mon côté professionnel

SPEAKER_00

ok excellent alors première question je crois par rapport à ce que tu viens de nous dire la micronutrition en quoi ça consiste exactement par rapport à la nutrition tout

SPEAKER_01

court alors en fait j'explique toujours la micronutrition vraiment apporter les aliments, les qualités nutritionnelles des aliments bruts pour répondre aux besoins de l'organisme. C'est déjà passé pour aller pouvoir être en forme, en bonne santé, c'est déjà passé par l'assiette, savoir quoi mettre dans son assiette. Au-delà de compléter les médicaments, les compléments, c'est déjà savoir quoi bien mettre dans son assiette avec les aliments qu'il faut, leur qualité nutritionnelle pour vraiment répondre aux besoins de

SPEAKER_00

l'organisme. D'accord, ok. Et donc dans le cadre, qu'est-ce qui diffère quand tu fais de l'accompagnement sur la micronutrition

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Qu'est-ce qui est différent dans l'accompagnement d'un sportif versus un accompagnement pour quelqu'un qui veut, entre guillemets, juste avoir une assiette plus équilibrée au quotidien

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Là, en fait, pour les sportifs, on va être déjà dans tout ce qui est préparation d'une épreuve, dans toute la préparation une préparation générale ou une préparation spécifique là on va vraiment être adapté l'assiette comment les repas justement qui vont s'adapter au volume d'entraînement au type de sport pratiqué si on est plutôt dans le renforcement de la masse musculaire ou si on est plutôt dans des repas de récupération derrière des gros enchaînements de différents sports voilà tout ça c'est c'est essentiel pour moi je dis toujours c'est vraiment une des clés de la réussite parce que sans ça de toute façon le corps et les cellules ne répondent pas on a un corps qui c'est des milliers de systèmes d'adaptation le corps humain il est fait que pour s'adapter en permanence il n'est pas fait pour être assis et pour ça on le stimule et les entraînements les sportifs ils stimulent sans arrêt leur système d'adaptation et pour que les cellules répondent bien il faut leur donner le bon carburant c'est comme une voiture Si on ne met pas le bon carburant, au bout d'un moment, ça tombe en rade. Et voilà, donc ça, c'est important. Et puis après, préparer, par exemple, aussi tout ce qui est stratégie nutritionnelle de course. Donc, par exemple, quand on fait un altman, déjà en amont, préparer, savoir pendant toutes ces heures où on va être sur le vélo, en course à pied, en sortant de la natation, qu'est-ce qu'il faut, qu'est-ce qu'il faut prendre, qu'est-ce qu'on supporte au niveau digestif, comment on fait, combien on prend. Voilà, tout ça, ce n'est pas du hasard. ça ne se fait pas de manière aléatoire parce que ça, c'est un coup forcément à se planter, à faire une déshydratation, à faire une hypoglycémie ou alors le nombre de personnes qui viennent me voir en me disant« je ne comprends pas, une fois que je commence à course à pied, je n'ai plus de jus, je n'ai plus rien». Et voilà, la clé, elle est là, c'est la nutrition. Et donc, du coup, j'aide les sportifs à adapter toutes ces stratégies nutritionnelles de course aussi. Et puis après aussi, il y a la récup qui est aussi sympa, hormis les boissons sportives souvent locales qu'on connaît bien, on va quand même essayer d'adapter des choses pour pouvoir après enchaîner et pas trop avoir de bobos.

SPEAKER_00

Excellent. Pour les sportifs, il y a de quoi faire. J'imagine surtout que c'est un aspect, comme tu disais, crucial. Et en même temps... je ne sais pas à quel point, tu vas nous le dire, parce que tu accompagnes des sportifs, mais j'ai l'impression que sur le plan préparation physique, tout le monde est au clair que quand on prépare une épreuve aussi de l'envergure de l'Alpsman, il y a évidemment une préparation physique importante. Préparation mentale, j'ai l'impression qu'on y vient un peu. Nutrition, j'ai l'impression que c'est peut-être un peu plus avancé que la préparation mentale, mais ce n'est peut-être pas encore le gros focus de la plupart des gens qui se lancent sur ce

SPEAKER_01

type d'épreuve, non

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Oui, non, ce n'est pas… Par méconnaissance, en tout cas, je pense. Oui, ça commence un peu, mais c'est encore un plan où la plupart des personnes pensent qu'ils peuvent se débrouiller en achetant des produits de droite et de gauche de certains laboratoires. Souvent, c'est quand même un aspect qui passe à côté parce qu'on ne mesure pas l'importance de ce que ça peut avoir et enfin moi je le vois avec les personnes que j'ai en suivi c'est au bout de plusieurs échecs que finalement ils ont l'alerte en disant bon alors j'ai tout fait le matériel j'ai tout fait au niveau de la préparation j'ai pris un coach tout ça et puis finalement ça colle toujours pas bon bah du coup après quelques échecs en général ils finissent par venir me voir en disant bon bah je crois qu'il n'y a plus que vous c'est ça donc effectivement et puis par contre ils se rendent bien compte Et même des personnes qui sont dans la profession de la médecine, des pharmacies, ils sont toujours scotchés en disant« il n'y a pas photo la différence, c'est incroyable». Donc, vraiment, c'est marquant dans le fait que, oui, la considération de l'importance, elle n'est pas encore bien

SPEAKER_00

ancrée.

UNKNOWN

Oui.

SPEAKER_01

Donc, c'est vrai que souvent, prendre un coach, ça se fait facilement pour les séances maintenant, les entraînements. Ça, c'est quelque chose qui s'est énormément développé et qu'on prend en considération. Mais oui, la nutrition, ça

SPEAKER_00

traîne un peu. Justement, comment est-ce que toi, tu es arrivée dans cet univers

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Tout simplement parce que je me suis mise à la course à pied. Et puis, comme j'étais très compétitrice, dès le départ, j'avais pris un entraîneur. J'avais des entraînements très briefés. comme on peut avoir en course à pied, du fractionné, des séances d'allure, tout ça. Et j'étais super motivée. Bon, j'étais quand même en forme et c'était terrible. Je n'arrivais à rien du tout. Je finissais en hypoglycémie, je finissais en marchant. Donc, je me disais, là, je me disais, mais ce n'est pas possible. Soit vraiment, je suis archi nulle et je ne suis pas capable de courir, ou il y a un problème. Donc, effectivement, et on m'a alertée en me disant, peut-être voir ta nutrition quand même. Et voilà. Et en fait, effectivement, comme toutes les personnes que finalement je viens de dire se sont rendues compte ben je suis passée la première par là bon ça va heureusement assez rapidement et dès que j'ai changé mon alimentation ben ça y est il n'y avait pas photo je faisais mes séances d'entraînement je faisais toutes les séances en entier je les faisais correctement je progressais très rapidement je suis passée très rapidement j'ai commencé à courir j'ai fait un semi-marathon et à bout de 6 mois je faisais un marathon bon après j'ai toujours été très compétitrice et dans l'ultra donc après j'ai fait j'ai vite poussé sur du 100 km et du 24 heures en course à pied donc je suis passée par là effectivement pour me rendre compte c'est ce qui m'a poussé plus loin dans la connaissance de la nutrition et aller chercher encore plus loin de voir tout ce qui se cachait derrière pourquoi c'était aussi

SPEAKER_00

important super intéressant et ce côté compétitrice tu dirais que ça vient d'où est-ce que déjà petit tu faisais du sport et tu avais cette volonté tu vois de gagner d'être encore meilleur etc ou tu l'as développé au fur et à mesure de ta pratique de la course en particulier

SPEAKER_01

non c'est de tempérament petite j'étais comme ça je faisais pas enfin voilà j'ai commencé à faire du sport au collège découvrir un peu tout ce qui était compétition au collège et puis voilà après j'ai fait un peu de hand mais à ce moment là comme j'ai du handball après à ce moment là déjà j'étais déjà très compétitrice Ce tempérament de la gagne, quand même, j'ai toujours

SPEAKER_00

eu en moi. Excellent. Par rapport à l'Alpsman, déjà, à quel moment, qu'est-ce qui fait qu'à un moment donné, tu t'es dit, je vais partir sur une épreuve de cette envergure

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

alors il faut l'aller chercher loin juste pour cette épreuve juste pour l'Alsman ou de manière générale sur ce type d'épreuve

SPEAKER_00

non sur l'Alsman en

SPEAKER_01

particulier alors juste pour l'Alsman en particulier tout simplement c'est parce que j'ai mon conjoint qui l'avait déjà fait deux fois et qui n'avait pas tapé la cloche donc il en avait ras le bol il s'est dit cette fois-ci je m'entraîne à mort et on y va pour que je tape la cloche donc bon du coup je me suis dit bon bah du coup voilà allez j'y vais aussi quoi comme ça je t'accompagnerai quoi du tout je dis je vais le faire et puis voilà quoi

SPEAKER_00

Donc la cloche, le petit détail.

SPEAKER_01

C'est comme ça que j'ai connu, on va dire, j'ai connu l'épreuve plutôt comme ça, en me disant je vais le faire, mais en soi, personnellement, là c'était pour l'accompagner, mais personnellement c'était un objectif qui était plutôt pousser les limites, on va dire, parce que moi j'ai eu un grave accident et j'ai un médecin, un neurologue qui il m'a dit, mais vous savez, Emmanuel, il faut que vous arrêtiez, il faut décrocher l'ultra-distance, puisque je viens de l'ultra-distance en course à pied. Moi, c'est mon dada. Courir pendant 24 heures sur un tour de 2 km, ça ne me dérange pas, par exemple. Faire 100 km en me promenant, ça ne me dérange pas du tout, en me promenant, en me courant. Donc, Donc, j'aime l'ultra, j'aime ce que ça provoque. Et voilà, je viens de là. Et donc, avant mon accident, j'étais là-dedans. Sauf qu'après, en fait, il m'a fait comprendre que ce n'était plus possible, que je ne pouvais plus faire de l'ultra distance, que mon cerveau ne serait pas capable. Donc, voilà. Donc, j'en suis arrivée à ce format-là pour me dire, voilà, si j'ai envie de prouver que je… que je peux quand même faire ça, même si on m'a dit que ce n'était pas possible.

SPEAKER_00

Parce que, si ce n'est pas indiscret, quand le diagnostic a été qu'il fallait oublier ce type d'épreuve parce que ton cerveau serait capable, pas capable, c'est à quel niveau, c'est à quel point de vue, tu vois, qu'il te disait que tu ne pourrais pas le

SPEAKER_01

faire

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Tout simplement parce que, en fait, pour dire ce qui m'est arrivé, c'est que j'ai eu un accident de vélo à l'entraînement et du coup, j'ai à grande vitesse à peu près, j'étais dans les roues et j'ai fait un petit faux mouvement et j'ai J'ai touché la roue avant d'un collègue devant. Et du coup, en fait, j'ai mis un grand coup de guidon et je suis allée me percuter de plein fouet sur la route. Et du coup, en fait, je suis tombée dans le coma. J'ai fait une hémorragie cérébrale. Donc, du coup, j'ai été trépanée. Et en fait, on a été obligé de m'évacuer tout le sang que j'avais dans le cerveau qui comprimait mon cerveau. Donc, en fait, je suis traumatisée crânien grave. Donc, non anonyme. Du coup, j'ai été suivie par des neurologues et un cerveau qui a été traumatisé à ce point, puisque finalement, comme a dit le médecin, à 30 minutes, je n'étais plus là. J'ai fait trois jours de coma. Du coup, comme mon cerveau a vraiment souffert, le cerveau n'est plus capable de supporter… de supporter des choses un peu dures, en fait, si vous voulez, pour vous imager tout ce qui va un peu, quand on fait du sport, un peu qu'on se pousse, on a toujours ce moment où c'est dur, il faut tenir le choc, alors le cerveau, il prend le relais, il dit, allez, tu tiens, tu tiens bon, tu tiens bon. Par exemple, moi, maintenant, il faut savoir que mon identité fait que mon cerveau n'est plus capable de faire ça. Donc, il n'est plus capable de lutter contre de la douleur trop longtemps, contre de l'effort intense. Voilà. Donc, si peu que j'arrive dans de l'effort intense ou de douleur, en fait, c'est bien simple. Il n'y a même pas besoin d'avoir un tempérament comme le mien. De toute façon, le cerveau, c'est lui qui dirige et il met off. Il met le bouton off et c'est fini. Vous n'avez plus rien pour tourner l'heure. Donc, tout ça, c'est à gérer sur les épreuves sportives pour moi maintenant. Mais c'est pour ça que le neurologue me disait que les traumas crâniens graves ne pouvaient pas faire de trop longues distances comme ça, que si j'arrivais un peu dans la souffrance ou dans un peu de douleur, que… que c'était pas la peine

SPEAKER_00

que de toute façon j'allais me mettre de côté mettre mon clignotant waouh ok d'accord donc le fait de participer à une épreuve comme l'Alpsman ça prend quand même une autre dimension oui oui voilà donc en fait l'enjeu si j'ai bien compris c'est que tu peux toujours faire de l'ultra si tu le souhaites par contre il faut que t'arrives toi à gérer ton effort tes périodes de haut et de bas etc pour finalement jamais tomber dans des phases où ça devient douloureux et difficile c'est

SPEAKER_01

ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Oui, c'est ça. Tu as très bien compris. C'est exactement ça. C'est vraiment une autre compétition, en fait. Comme il m'a dit, il m'a dit, de toute façon, vous ne serez plus jamais la même. Alors, du coup, j'avais du mal à l'entendre de me dire que je ne serais plus jamais la même. Je n'acceptais pas dans le sens où je ne voulais pas qu'on me dise que je ne pouvais plus faire de compétition, tout ça. Mais par contre, avec un peu de recul, maintenant, je commence à avoir quelques épreuves sportives. Donc, Je ne suis plus du tout la même. La compétition n'est plus la même. C'est-à-dire que ma compétition, elle est avec mon cerveau. C'est-à-dire que c'est toujours le ménager. C'est-à-dire qu'aller pousser loin les choses tout en faisant en sorte que mon cerveau ne soit pas bousculé. C'est

SPEAKER_00

tout un voyage intérieur. C'est sympa. Franchement, c'est fascinant et ça déclenche plein de questions. Très concrètement, si tu tombes, si tu gères mal cette phase d'effort, et que tu tombes dans une période où c'est vraiment difficile et que tu t'acharnes et que tu restes là-dedans, concrètement, il se passe quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Potentiellement, tu refais un coma

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Non, non. De moyen, tu t'assoies et plus de son, plus d'image, c'est

SPEAKER_01

quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Non, c'est-à-dire qu'en fait, le cerveau, il va faire en sorte de couper le… C'est-à-dire que je n'ai plus du tout d'augmentation du système cardiaque.

SPEAKER_00

D'accord.

SPEAKER_01

Donc, du coup, mon corps va être obligé de se mettre en mode« tu fais, tu marches». par exemple, ou alors le message permanent qui va me dire« ça ne sert à rien que tu continues, il faut que tu arrêtes, arrête, arrête». Je n'aurai plus de notion de motivation, j'aurai ça, mais… Mais pour le côté physiologique, j'ai juste poussé sur du cours en faisant des petites courses très rapides avec un cardio qui grimpe fort. J'ai réussi à en faire une ou deux. À la troisième, ça a bugué dans le sens où d'un seul coup, je ne pouvais plus avancer. Donc, même si c'était une course de 8 kilomètres, mais comme le cerveau n'a plus voulu monter le cardio, j'ai été obligée de me mettre en mode petit footing. Parce que je ne pouvais plus… le cardio qui ne montait plus, plus rien. Du coup, je ne pouvais plus pousser l'effort. J'apprends aussi à faire avec. J'apprends et puis du coup, j'essaye de voir les petits chemins. C'est comme un labyrinthe pour voir où je peux passer et jusqu'où je peux aller.

SPEAKER_00

Parce que cet accident, c'était

SPEAKER_01

quand

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

C'était le 7 janvier 2021, il y a deux

SPEAKER_00

ans. Ah ouais, donc c'est super

SPEAKER_01

récent en plus. Ouais, c'est récent. C'est pas encore complètement terminé.

UNKNOWN

C'est il y a deux ans.

SPEAKER_00

Mais alors attends, du coup, parce qu'initialement, ma question, ça allait être comment est-ce qu'on se prépare à l'Alpsman

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Enfin, une épreuve en tout cas de cette envergure d'un point de vue micronutrition. Mais là, j'ai plutôt envie de partir sur comment on se prépare à une épreuve comme ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

en ayant été tu disais le

SPEAKER_01

terme

SPEAKER_00

traumatisé crânien grave au moment où tu te dis j'accompagne mon conjoint sur l'épreuve l'objectif pour lui c'est de sonner la cloche quelle stratégie est-ce que tu mets en place par rapport justement à toute cette zone d'incertitude sur la gestion de cette contrainte en tout cas de ce paramètre en plus qui est ton cerveau

SPEAKER_01

qui dit pitié pitié où c'est que tu m'emmènes encore c'est ça en gros c'est ça déjà comme je disais il faut quand même une il faut que j'ai ma source de motivation que je trouve une source de motivation qui ne soit pas trop exigeante c'est important et j'arrive à bien placer l'objectif et ce que je souhaite on va dire que ça se profile Ça s'ajuste au fur et à mesure de l'entraînement parce que je suis vraiment du coup très centrée sur moi-même, beaucoup en introspection. Je suis toujours en micro-analyse permanente pour voir un peu… Quand on teste les ordis, je suis toujours obligée d'être un petit peu en ressenti, de tester un peu comment je suis pour voir comment j'avance. Il y a bien une chose que je déteste, c'est avoir des regrets. Je ne veux jamais avoir de regrets. Du coup, j'avance au fur et à mesure avec ce que je ressens. Ça, c'est important pour fixer les bons objectifs et ne pas avoir de regrets et ne pas être déçue. Tout se fait comme ça. Donc, Donc, du coup, effectivement, je ne peux pas partir en disant ça va se passer comme ça, ça sera comme ça, ça sera comme ça. C'est vraiment… Je planifie parce que j'ai besoin. J'ai besoin de planifier déjà pour mon timing et mon planning professionnel. Si je ne planifie pas, c'est mort, je ne peux rien faire. Donc, je planifie et puis après, je vois comme je me sens au fur et à mesure. Voilà, je… j'essaye d'avancer avec des atouts déjà avec une coach qui m'entraîne et qui m'entraînait déjà avant l'accident et donc depuis elle me connait bien et du coup on essaye on adapte au fur et à mesure et puis elle adapte très bien et puis cette année comme j'ai pas mal d'objectifs sur le plan professionnel et sportif je fais de la sophrologie aussi pour essayer vraiment d'aller euh... tempérer un peu tout ce qui peut se passer en haut et en bas pour bien gérer voilà donc j'ai fait toute la préparation au fur et à mesure comme ça avec l'aide de ma coach avec ma sophrologue et puis en étant toujours sur mes sensations en disant ah là non là ça va pas je le sens pas comme ça je pourrais pas le faire comme ça et voilà donc il faut savoir servir des qualités professionnelles des autres plus en introspection on arrive à quelque chose de pas trop

SPEAKER_00

mal

SPEAKER_01

hum

SPEAKER_00

Et donc, ça veut dire qu'à l'entraînement, est-ce que tu as quand même pu te faire des blocs d'intensité qui sont relativement courts en termes de durée

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Ou est-ce que justement, comme il faut éviter absolument ces phases de souffrance, entre guillemets, mentale, tu n'as fait que de la basse à moyenne intensité pour toute ta préparation

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Non, en fait, je fais quand même beaucoup de volume en général. Enfin, beaucoup de volume, dans les phases, je respecte les phases d'entraînement, progressive, en montée progressive, et puis après, une redescente jusqu'à l'épreuve à partir de trois semaines avant, ça, tout est respecté, la seule chose, c'est, non, en entraînement, je pousse quand même en termes de fatigue, en fait comme je disais de toute façon le corps c'est des milliers de systèmes d'adaptation donc là j'essaye de recréer un peu d'adaptation au fur et à mesure en fait de bousculer un petit peu mon cerveau à la juste bonne limite voilà quand je vois que je suis trop fatiguée ben du coup je lève le pied je m'écoute voilà quelqu'un qui va récupérer rapidement en deux jours ben moi j'ai vu qu'il y avait des périodes les gros blocs d'entraînement j'ai eu du mal à les digérer. Je vois que j'étais quand même bien fatiguée, donc j'ai pris plus de jours pour récupérer. J'ai retiré des jours où j'avais des séances d'entraînement. Mais par contre, ça m'a aidée en tout cas à rendre plus résistant, à donner de la résistance à l'effort, à la fatigue, on va dire, à mon cerveau.

SPEAKER_00

ok et ta préparation

SPEAKER_01

en global a duré combien de temps

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

3 mois

SPEAKER_00

ah ouais mais c'est

SPEAKER_01

super court bah ouais mais bon je fais tellement de trucs ouais j'ai en fait là ouais c'était cette année avec mes mes deux cabinets à faire tourner mes mes fonctions à côté et puis en plus j'ai repris une année d'études cette année donc j'ai un mémoire et tout à passer j'ai des cas cliniques à faire donc du coup j'ai pas eu le temps de me mettre plus en amont sur la préparation donc 3 mois c'était bien

SPEAKER_00

C'est vraiment impressionnant vu le chrono que tu as fait et surtout vu comment tu as fini. En

SPEAKER_01

plus, comme je n'avais fait que de la course à pied cet hiver, je me suis fait malheureusement en refaisant un peu trop de fractionnés. Ça faisait longtemps que je n'en avais pas fait. Je me suis dit, allez, je refais un peu de course à pied. Mes vieux démons sont réapparus. Du coup, je me suis fait une déchirure d'ischion. Je voulais quand même m'entraîner et quand même faire la semaine. De toute façon, il est hors de question que j'abandonne. Du coup, j'ai fait la prépa de trois mois, mais je n'ai pas couru pendant deux mois du tout. Je n'ai fait aucune course à pied. J'ai rattaqué. Il y a un mois, un mois et demi, j'ai refait un peu de footing avant

SPEAKER_00

l'épreuve, c'est tout. Oh, punaise. OK. Mais du coup, en termes de foncier, tu étais quand même entraînée avant d'attaquer ta prépa sur trois mois

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Oui. On va dire que moi, je suis quelqu'un de toujours entraînée. Finalement, je fais toujours un peu de sport. Je ne sais pas. Le sport, c'est ma vie. Ça fait partie de ma vie. Comment on va manger

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Comment on va dormir

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Moi, c'est pareil. Je vais manger, je vais dormir, je vais faire un peu de sport. Ça fait partie de ma vie. Après, je fais en fonction de mes envies. Cet hiver, je me suis dit, je vais refaire un petit peu de petites courses rapides. J'ai mes sueurs tentées un peu, mais

SPEAKER_00

pas longtemps. Avec toutes les activités entre lesquelles tu dois jongler, sur ces trois mois, par exemple, comment est-ce que tu étais organisée en termes de volume d'entraînement etc une semaine type s'il y en a eu une ça ressemblait à quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

En gros c'est entre en moyenne 10 à 14 heures par semaine et puis je suis allée faire deux semaines sur le lieu sur Annecy en entraînement où j'ai fait 20 heures et 26 heures

SPEAKER_00

Ah ouais,

SPEAKER_01

donc quand même du costaud, ok. Voilà. Donc voilà, j'étais sur place, j'avais pris du temps que pour ça, comme j'avais eu effectivement, bon voilà, après, c'est la première fois que je faisais ça, je pense qu'il y a des choses peut-être qu'il faudrait modifier, mais du coup, je me suis fait deux grosses semaines pour vraiment sur place, parce que j'habite à Reims, donc ici, nous cherchons l'école

SPEAKER_00

de

SPEAKER_01

montagne donc je crois que sinon les petites côtes elles doivent faire peut-être 800 mètres donc j'étais obligée d'aller un peu en montagne quand même pour pouvoir m'occuper de ça et puis pouvoir opérer et pratiquer donc oui j'y suis allée que pour ça je faisais que ça, de la piscine des sorties de vélo de 6 heures enfin voilà

SPEAKER_00

Oui, les petits blocs chocs. Et d'un point de vue micronutrition alors, comment est-ce que ça se passe quand tu prends un dossard pour une épreuve comme ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

C'est quoi un peu les grandes étapes par lesquelles tu passes pour définir ta stratégie micronutritionnelle

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

sur la préparation

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

au global la préparation et même surtout l'épreuve je pense que comme tu le disais tu vois c'est quand même un volet qui est peut-être pas suffisamment pris en compte et je compte plus le nombre de personnes que je croise qui me disent que sur la course à pied ils ont eu des problèmes gastriques, grossipo etc donc je pense qu'il y aura plein de choses très

SPEAKER_01

intéressantes

SPEAKER_00

tu pourras nous raconter sur cette partie

SPEAKER_01

là après en préparation j'en ai un peu parlé tout à l'heure, le tout c'est quand même d'éviter de se blesser, bon moi je me suis blessée avant la prépa mais le tout c'était de faire en sorte de bien se réparer et de ne pas se blesser de manière supplémentaire pour pouvoir mettre le dossard le jour J et de pouvoir aller jusqu'au bout et de pouvoir courir et en fait j'étais guérie on va dire un mois avant l'épreuve en faisant beaucoup de vélo même si ça souligne les incertions donc forcément je fais quand même de manière générale attention à ce que je mange et ce que je mets dans mon assiette par envie, par besoin et par goût donc ça c'est du quotidien quand même à essayer d'appliquer beaucoup de règles nutritionnelles au quotidien justement pour ne pas mettre à néant tous les entraînements donc il y a toute cette notion là qui est importante c'est naturel maintenant chez moi ça fait partie de moi comme le sport donc c'est pas gênant après j'ai aussi un côté je sais que après quand je dis ça quand on ne connait pas des fois les personnes ils se disent ah ouais c'est quelqu'un d'hyper strict et tout ça alors que pas du tout je suis contre tous les excès que ce soit dans un sens ou dans un autre je suis très épicurienne donc j'aime bien des bons repas j'aime bien les bons restaurants j'aime bien boire un du bon vin rouge avec modération voilà parce que pour moi je ne suis pas au championnat du monde je ne suis pas sportive de haut niveau je pense qu'il y a un côté psychologique qui est à prendre en compte parce que si on veut réussir on a aussi besoin de cette soupape là et une fatigue psychologique si on s'impose trop de choses c'est vraiment hyper insidieux donc il faut toujours laisser un peu de soupape et je croise aussi beaucoup en nutrition beaucoup de sportifs qui s'infligent des fois tellement de choses qu'au bout d'un moment ils n'arrivent plus du tout à s'entraîner mais c'est même pas seulement un plan physique c'est un plan psychologique donc comme j'ai aussi ce côté là épicurienne j'ai besoin aussi d'avoir des petits lâchés prises et de pas être toujours maintenu à des choses très strictes ça c'est ma manière de faire de voir les choses et de les prendre en considération et puis après sur toutes les séances d'entraînement enfin sur les séances d'entraînement spécifiques les sorties longues le but c'est d'aller pratiquer tout comme le jour J pour que je n'ai pas à avoir à faire le jour J de la course ne pas avoir à réfléchir qu'est-ce que je vais prendre comment je vais supporter est-ce que je ne vais pas avoir mal aux ventes combien j'en prends tout ce qui va gâcher complètement une course moi je fais tout en préparation matérielle je pars faire une sortie longue en vélo je fais tout comme si c'était le jour J presque des fois donc du coup j'ai évité ce genre de surprise le jour J qu'on a besoin d'éviter tout ce qui peut être préparé de toute manière il faut que ça soit préparé et le système digestif a aussi une entraînabilité et donc ça c'est important aussi

SPEAKER_00

très bon point, c'est vrai que je crois que c'est une des premières choses parmi les nombreux tips qu'on donne celles et ceux qui se lancent dans une discipline je crois que la nutrition sur le triathlon c'est peut-être un des premiers trucs qu'on m'a dit de surtout jamais tester de nouveaux gels, de nouveaux produits de nouvelles fréquences d'alimentation le jour de l'épreuve qu'il fallait absolument tout tester et roder

SPEAKER_01

avant parce que ça c'est mettre c'est ruiner des fois trois mois

SPEAKER_00

d'entraînement. C'est dommage. Oui, clairement. Mais du coup, toi, dans ton cas, par rapport à ce que tu viens d'expliquer, dans l'armée, il dirait que tu drills, tu répètes toutes ces habitudes alimentaires à l'entraînement. Concrètement, tu avais quoi comme stratégie

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Est-ce que, par exemple, la natation, est-ce que tu as tout de suite mangé à la sortie de l'eau

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Même si j'imagine que la stratégie est différente, il y a autant de stratégie d'alimentation qu'il y a d'athlètes. Mais toi, dans ton cas, pour qu'on se rende compte un petit peu de ce que tu as mis en place, ça a ressemblé à quoi le jour de la

SPEAKER_01

semaine

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Déjà, à partir du moment où je sors de la natation, je m'hydrate dès le début parce que souvent, des fois, on a eu un peu froid ou on ne se rend pas forcément compte. Mais déjà, dès le départ, on commence à taper dans les réserves hydriques. Donc, dès Dès le départ, moi, je commence à m'hydrater. Moi, je ne fonctionne qu'avec de la boisson d'effort qui n'est pas trop blindée en dosage aux 100 grammes de sucre pour que ça soit facilement tolérable et que ça soit assimilé progressivement. Je m'hydrate très souvent en petite quantité justement pour laisser le temps à mes muqueuses d'absorber tout le glucose petit à petit sans lui créer d'inflammation. Aussitôt que je monte sur le vélo, je continue de m'hydrater de toute façon en tout le temps. Je bois à peu près 600 ml par heure.

SPEAKER_00

Et

SPEAKER_01

puis, à peu près, je fais une demi-barre à trois quarts, à peu près les barres classiques. Je prends des barres naturelles, d'aliments crus. Comme ça, ils sont peu modifiés. Comme ça, je sais qu'au moins les vitamines, les minéraux, tout ce qu'il y a dedans, mon organisme peut en bénéficier. parce que souvent, il y a des choses qui sont tellement modifiées qu'à part du sucre, il n'y a plus grand-chose dedans. Il faut savoir qu'il faut quand même… C'est important d'avoir des vitamines du groupe B quand on veut assimiler le glucose, que si on prend du sucre pur, on ne va pas l'assimiler et on va créer de l'inflammation. Il faut savoir qu'avec 500 ml d'hydratation par heure, on ne compense pas toutes les pertes non plus. Donc, s'il fait chaud, il faut faire au moins 600. Voilà. Donc, il y a tout un tas de petits trucs comme ça. Mais voilà, moi, je prenais à peu près des petits morceaux barres que j'avais préparées à l'avance qui étaient placées facilement j'avais repéré les deux endroits où j'allais me ravitailler mes deux grands bidons et comme je suis un peu sensible à la chaleur, même s'il fait pas trop chaud pour moi il fait vite chaud j'avais mis tout de suite avant de partir sur le vélo un petit bidon juste d'eau pure dans mon dos et puis comme ça je m'arrosais avec un peu d'eau régulièrement la nuque, la centrale thermique, pour être sûre que mon cardio, il ne monte pas trop. Toujours dans la gestion du cardio, pas trop faire d'efforts, pas monter le cardio, pas trop forcer. Comme ça, au moins, je me mettais un peu d'eau régulièrement. Avant des descentes, ça me faisait des courants d'air. Et puis du coup, je savais que ma température de corps,

SPEAKER_00

elle ne montait pas trop. Ok. Parce qu'en termes de cardio, tu avais un… Une sorte de fourchette dans laquelle il fallait que tu restes en

SPEAKER_01

permanence

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Alors, ma fourchette, elle est dans ma tête. En fait, je me connais tellement par cœur. J'ai toujours été tellement en introspection. Maintenant, je me connais très bien. Et du coup, je n'ai pas besoin

SPEAKER_00

de cardio. C'est au ressenti, oui. C'est au ressenti plus qu'au cardio-fréquence. Oui,

SPEAKER_01

exactement. Je pense que même si je devais donner des chiffres, je crois que j'en serais vraiment

SPEAKER_00

pas loin. D'accord. Ok. Super intéressant. Sur la partie nutrition, quel est ton avis sur les bars, les boissons, etc., qui sont justement assez pauvres en glucose

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Est-ce qu'il y aurait un intérêt à prendre des produits sur cible d'épreuve qui sont des produits plutôt gras que sucrés

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

bon alors après tout va dépendre là encore une fois de plus des athlètes et il y en a qui fonctionnent plutôt avec des choses peu sucrées et plus de matière grasse moi je conseille ça vraiment quand la personne elle est habituée à s'entraîner avec une nutrition qui est vraiment adaptée et ciblée dans ce sens là c'est à dire que quelqu'un qui s'est entraîné à faire fonctionner sa filière lipidique à bloc et qui travaille énormément comme ça du coup il travaille en fait il fonctionne énormément en pratique pratiquement trois quarts sur sa filière lipidique, sachant, lipidique, les graisses, sachant qu'on ne peut pas éviter, de toute manière, on est obligé, musculairement parlant, on a besoin de muscles, on a besoin de glucides. Donc, on est obligé d'avoir un minimum d'apport en sucre, ça, c'est sûr. Donc, c'est faisable dans ce sens-là, mais ce n'est pas vraiment la majorité des cas. Il faut que ça soit fait à l'entraînement, avec des séances d'entraînement spécifiques, où là, vraiment, on va être, par exemple, sur des séances… pas mal de séances à jeun où là on va vraiment faire fonctionner sa filière lipidique et puis adapter son régime aussi au quotidien voilà je le vois très peu et il faut que ça soit vraiment bien fait et que ça soit sur le plan nutritionnel et sportif donc bon voilà c'est plus délicat il faut que ça soit des sportifs aguerris

SPEAKER_00

quand même c'est ce que j'allais te demander si c'était réaliste d'avoir un régime donc plutôt lipidique à l'entraînement mais sans que ce soit sans avoir dans la vie de tous les jours une alimentation plutôt type régime cétogène mais tu sembles dire qu'en fait il faut les deux

SPEAKER_01

pour moi il faut les deux on peut pas trop dissocier parce que si on fait fonctionner de toute façon que sa filière lipidique à l'entraînement le jour J forcément on va l'interpeller mais dans ces cas là si on met des glucides faut pas que ça soit trop élevé parce que c'est comme tout je disais le système digestif il a une entraînabilité donc si d'un seul coup on le blinde de sucre alors qu'au quotidien on est en cétogène et qu'on fait des filières lipidiques à l'entraînement là en fait ça crée une grosse inflammation digestive au niveau des muqueuses et

SPEAKER_00

puis là patatrac

SPEAKER_01

quoi

SPEAKER_00

je te posais la question parce que j'ai eu un invité il n'y a pas très longtemps c'était un échange passionnant je ne suis pas trop calé sur les sujets de nutrition mais à tort d'ailleurs on ne peut pas tout savoir c'est clair mais bon quand même je pense que c'est vraiment un sujet hyper important pas seulement sur la partie performance mais aussi bien-être, récupération etc mais bref j'ai eu un invité Olivier Maria qui lui est donc un athlète amateur mais c'est tout adapté il a entraîné son organisme et j'espère que je vais pas dire de bêtises à avoir une consommation lipidique donc en gros on va dire plutôt de gras que de sucre et en fait il m'avait partagé un chiffre qui moi m'avait vraiment interpellé donc il fait plutôt de l'ultra on va dire vélo il a fait la race cross France par exemple tu vois donc 2500 km race cross Belgium voilà et le chiffre qu'il avait partagé c'était qu'en fait les réserves glucidiques qu'on a sont à peu près représentent à peu près 2500 calories donc sur un effort long comme l'Alpsman t'as vite quand même tout pompé alors que les réserves lipidiques seraient plutôt entre 90 et 150 000 calories et du coup quand il m'a dit ça je me suis dit oh punaise là je vois tout de suite l'intérêt en termes de gestion de l'effort surtout de l'effort long et donc on en avait bien discuté lui il semblait dire que c'était quand même assez contraignant les régimes cétogènes au quotidien complètement donc c'est ce qui m'avait un petit peu freiné mais du coup je me demandais si ça mais visiblement non si ça semblait réaliste d'être en mode plutôt cétogène à l'entraînement et donc à se préparer pour être en mode cétogène aujourd'hui et sans nécessairement suivre un régime cétogène on va dire hors entraînement hors récup etc mais tu sembles dire

SPEAKER_01

lui il avait je pense que de toute façon lui il était en régime cétogène

SPEAKER_00

lui il était en full Si

SPEAKER_01

on veut que ça fonctionne de toute manière, et pour lui ça devait bien fonctionner, c'est primordial. Après, bien entendu, selon le niveau et ce qu'on pratique, tout va changer parce que on va préparer quand même en filière lipidique l'organisme pour certaines épreuves. De toute façon, tous ceux qui font du long, je leur dis toujours, moi je ne suis pas coach, mais je dis toujours, si vous préparez du long, de toute manière, il faut toujours faire fonctionner la filière lipidique. En gros, si on ne la fait pas fonctionner, le corps ne sait pas s'en servir. Alors, je schématise, mais

SPEAKER_00

c'est ça.

SPEAKER_01

C'est-à-dire que si vous faites un marathon, que vous mangez généralement très sucré et que vous êtes plutôt sur des filières d'entraînement glucidique, ça risque, quand ça va commencer à piocher, parce que de toute manière, on n'arrive jamais à tout compenser sur des efforts longs, et quand ça va commencer à piocher, le corps ne saura pas aller chercher les lipides. Il ne saura pas utiliser cette filière-là. Il l'a, sauf qu'il ne sait pas l'utiliser. Donc, ça va tomber en

SPEAKER_00

rade.

SPEAKER_01

En gros, c'est ça. Il n'y a pas de chemin de créé. C'est la rade. Alors que celui qui apprend son corps à l'utiliser en faisant du agent sur longue distance, à des allures cardio-respiratoires en aisance, parce qu'à partir du moment où on commence à augmenter la fréquence cardio-respiratoire, on augmente le le rythme cardiaque, le cœur est un muscle, il a besoin de sucre. Donc, ça ne va pas. Si on veut faire fonctionner le lipidique, il faut faire du cool. Et donc là, si on lui montre le chemin, quand sur le long, il va des fois un peu taper dans les réserves, il va savoir prendre dans les réserves en lipides. Il faut lui apprendre. En fait, le corps, c'est des milliards de systèmes d'adaptation. Il faut le stimuler, toujours le stimuler et il saura comment faire, il saura s'adapter.

SPEAKER_00

c'est hyper intéressant parce qu'en gros du coup c'est un argument de plus pour l'approche cétogène parce que même si t'es pas c'est à dire que même si t'attaques par exemple admettons l'Alpsman qui est une épreuve toi t'as mis 15h il y en a qui mettent plus que ça bien plus que ça si tu commences on va dire que tu commences ta journée tu sors de l'eau tu commences à t'alimenter etc si là t'es en mode apport glucidique donc plutôt du sucré mais qu'au cours de la journée ça suffit plu, même si tu as commencé la journée avec un apport plutôt en glucides, ton corps, il est quand même capable d'aller piocher dans le lipide,

SPEAKER_01

c'est ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Oui, c'est exactement ça. En fait, c'est mon corps, parce que moi, j'apprends à mon corps à s'en servir, sauf que moi, je suis un peu trop épicurienne pour me dire que je suis cancétogène. Ce n'est pas possible. Donc, moi, je ne m'inflige pas ça. Ça, c'est des choses un peu extrêmes pour moi, qui entraînent aussi à long terme des conséquences sur l'organisme. Le corps, il n'aime pas tout les choses extrêmes, il arrive un moment où on n'est pas ultra-trailer toute sa vie et le corps, il aura tendance à se venger. Donc, moi, je garde mon petit côté épicurienne qui aime bien manger ses petites chouquettes de temps en temps au sucre et apprendre en même temps à mon organisme à faire fonctionner le lipidique. Voilà, donc du coup, je gère mon alimentation comme ça, c'est-à-dire que je prends une boisson qui n'est pas blindée de sucre pour ne pas avoir mal au ventre. Par contre, en allant je prends des sucres mais voilà plutôt des sucres naturels avec des barres qui sont non transformées mais je suis pas dans le cétogène je suis pas dans le lipidique mais par contre je ne tombe jamais en rade jamais jamais

SPEAKER_00

Je

SPEAKER_01

ne sais pas ce que c'est de tomber en rate d'énergie. De ne plus avoir de jambes, je n'ai jamais eu ça. Sur un marathon, je n'ai jamais eu le mur. Donc, ça veut dire que mon organisme sait prendre les réserves. L'année dernière, j'ai fait une épreuve de 17h30, je n'ai jamais eu faim, je n'ai jamais eu coup de barre, je n'ai pas eu des jambes musculairement fatiguées.

UNKNOWN

Je...

SPEAKER_01

Tout est une question d'apprentissage, son corps, et voilà. Et donc, du coup, une personne comme tu as eu la dernière fois, lui, il vaut mieux qu'il évite de prendre trop de sucre parce qu'effectivement, sinon, ça va lui faire un double effet sur l'épreuve. Et par contre, il va pouvoir aller loin sur ses filières lipidiques. Et c'est vrai qu'elles sont énormes, ses réserves. Et c'est vrai, les chiffres qu'il a donnés, c'est vrai. Et du coup, je mettrais même cette petite remarque-là. Il y a souvent quand même des différences sur les performances hommes et femmes sur les distances, les courtes distances, sur le vélo. Voilà, forcément, normal, physiologiquement parlant, musculairement parlant. Sauf que plus on se rapproche des extrêmes distances et des longues distances, des ultra-distances, c'est là qu'en fait, on va voir énormément de femmes qui vont... qui vont prendre les devants, qui vont être sur des podiums scratch, qui vont gagner des courses devant les hommes, parce que si ça peut vous rassurer, les femmes, on a un peu plus de gras que les hommes, c'est super positif, ça nous sert à quelque

SPEAKER_00

chose. J'avais déjà lu des articles sur ça, justement, sur une différence dans les performances qui se réduit entre hommes et femmes plus les distances s'allongent, voire même un inversement c'est à dire que les femmes ont des bien meilleures performances que les hommes sur du

SPEAKER_01

long

SPEAKER_00

c'est une des raisons aussi c'est pas la seule bien entendu mais ça fait partie c'est passionnant ce sujet j'avais pas prévu qu'on parle autant de nutrition mais j'en profite comme j'ai pas souvent des spécialistes sur le sujet mais bon revenons-en à ton Alpsman donc tu disais que t'as commencé à t'alimenter dès la sortie de la nature Natation, pour rappel, le départ 5h30 au milieu du lac, donc il fait encore nuit si j'en crois les

SPEAKER_01

photos.

SPEAKER_00

On avait une petite lueur quand même. Petite lueur, ok. Et toi à ce moment-là, tu es dans quel état d'esprit quand tu te retrouves sur le bateau au milieu du lac, que tu sais que tu t'apprêtes à prendre le départ d'une longue journée

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Tu te sens comment

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Je me sens plutôt bien. Je n'étais pas trop stressée un peu, mais pas plus que ça. Et puis, quand c'est comme ça, je suis plutôt... à lever le nez et puis à regarder le lever du soleil, les montagnes. Et j'ai toujours un message, de toute manière, depuis deux ans, j'ai un seul message en tête, c'est regarde tout ce qui t'entoure, regarde où tu es, regarde le chemin parcouru, la chance que tu as d'être là. C'est exactement tout ce que je me dis à chaque fois, même si je ne rentre pas dans des efforts intérieurs, j'ai toujours ce réflexe maintenant de lever le nez et de me dire regarde la chance que tu as d'être là et d'être là d'avoir tes proches qui sont là de pouvoir faire ça et donc en fait voilà ces 15 heures ça passe en claquant des doigts quand c'est comme ça donc voilà après je me suis un petit peu échauffée parce que ça caillait un petit

SPEAKER_00

peu parce que Loïc

SPEAKER_01

t'as combien là

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Je ne sais plus, je crois que c'était 16 ou 17, peut-être, je ne sais pas,

SPEAKER_00

je n'ai pas demandé. Oui, ça va.

SPEAKER_01

Non, ça va, ça

SPEAKER_00

va. Ça

SPEAKER_01

va, oui.

SPEAKER_00

ok donc sortie de l'eau en combien de temps du coup t'as en tête tes temps à chaque

SPEAKER_01

fois ouais ouais je me suis dit mais j'ai nagé comme une baleine je me suis traînée alors en fait pour me rassurer on m'a dit qu'il y avait il y avait plus que prévu parce que normalement on devait faire 3008 et en fait je suis sortie en 1h33 donc je me suis dit oulala mais tu t'es perdue dans le lac voilà alors après tout le monde avait un peu plus de 4000 mètres en natation donc

SPEAKER_00

ah quand même ouais

SPEAKER_01

donc voilà donc c'est pas grave moi j'avais pas mis la distance donc je sais pas combien j'ai fait mais du coup ça m'a rassuré un peu en me disant parce que je me suis dit en sortant je me suis dit oh là là en 15 jours de temps t'as vraiment réglé 100 millions sur la natation je suis pas une nageuse moi j'ai appris à nager je ne savais pas nager du tout il y a 3 ans en fait j'ai commencé le triathlon il y a 3 ans je savais pas nager donc je savais pas respirer je savais rien faire donc donc je ne suis pas une grande nageuse comme je suis plutôt sportive du coup j'ai quand même progressé de manière à faire aujourd'hui 4000 mètres sans trop d'effort mais voilà de toute façon les nageurs ils sont nageurs depuis jeune après il ne faut pas rêver on n'est pas grand nageur mais voilà je suis sortie en 2003

SPEAKER_00

excellent et la partie vélo est-ce qu'il y avait parce que là j'ai J'allais te demander comment tu avais enchaîné mentalement, parce que la natation... d'un point de vue cardiaque en tout cas tu vois première épreuve du triathlon etc tu te mets peut-être pas dans le rouge à ce moment là mais j'allais te dire sur la partie vélo peut-être un peu plus mais est-ce qu'il y avait une des deux épreuves vélo course à pied que sur laquelle tu savais qu'il fallait être particulièrement vigilante par rapport au cardio la gestion de l'effort

SPEAKER_01

ouais bah surtout le vélo en fait j'avais un peu peur de la chaleur j'avais peur que j'y suis hyper sensible et aussitôt un peu chaud comme je te disais tout de suite j'ai le cardio qui grimpe et bon Pour moi, il était hors de question que je fasse une épreuve où j'allais souffrir. Mon cerveau, de toute manière, refuse. Donc, c'était hors de question. Du coup, j'ai plutôt levé le pied sur le vélo. Je me suis dit« bon, je vais gérer». C'est pour ça que j'avais prévu ma petite fiole d'eau pour m'arroser la nuque. Et puis, du coup, j'ai plutôt été prudente sur le vélo. Je gérais même un peu très prudente.

SPEAKER_00

ce qui ne me

SPEAKER_01

gênait pas en gros qui ne gêne jamais mon cerveau quand je suis très prudente il est très content il est ravi donc voilà en gros pour moi j'ai fait une promenade vélo

SPEAKER_00

Bon, promenade de 180 bornes et

SPEAKER_01

4000 de dénivelé, mais... Ouais, bon, après, voilà, c'était top, j'admirais, j'ai trouvé que c'était beau, tout était beau, j'avais toute ma famille qui était là, sur les routes, à tous les points, mes filles, mes amis, voilà, beaucoup d'amis et tout, donc du coup, en fait, je me suis vraiment centrée sur ça, je me suis éclatée avec ça, et voilà, mais oui, donc du coup, j'ai géré vraiment le cardio sur le vélo, et puis de toute façon, après, Après, la course à pied, je savais que j'allais peut-être avoir un peu chaud, mais pareil, j'allais gérer. La course à pied, je dirais que c'est en moi parce que je cours depuis… Enfin, pas de petite, mais je me suis mise à la course à pied tard, mais ça fait 14 ans que je fais de la course à pied. Donc, ça, ça ne me gêne pas. Je n'ai pas peur de courir. Je ne me pose pas de questions. Le vélo, je savais qu'il fallait vraiment que je gère pour ne pas souffrir après. En plus… n'ayant presque pas d'entraînement

SPEAKER_00

en course à pied voilà et donc le vélo je ne fais pas habituellement un focus sur les chronos de mes invités etc mais bon vu l'épreuve l'enchaînement etc je pense que c'est intéressant que les gens se rendent un petit peu compte le vélo t'as mis combien de temps pour faire ces 180 bornes et 4000 de

SPEAKER_01

dénivelé

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

j'ai mis

SPEAKER_00

longtemps j'ai mis 8h30 8h30 ok donc là on est déjà à 9h on est déjà à 10h donc ok et donc toi l'objectif initial donc pour ton conjoint tu le disais c'est d'aller chercher la cloche donc pour rappel à tous les participants qui arrivent au 24ème kilomètre c'est ça de la course

SPEAKER_01

à pied

SPEAKER_00

25 25ème kilomètre de la course à pied avant 17h ont le droit de sonner une cloche

SPEAKER_01

et en fait 17h30 c'est 12h30 en fait comme on part à 5h30 le matin 12h30 de course c'est 17h30 donc à 17h30 ta pente avant il faut passer

SPEAKER_00

avant il faut passer avant et donc ceux qui passent avant peuvent faire sonner le gong et du coup terminer l'épreuve par une ascension d'un sommet qui s'appelle le Semnose et donc ces gens là c'est ceux qu'on appelle les top finishers et les autres qui n'arrivent pas au 25ème kilomètre après 12h d'épreuve finissent en faisant des tours de lac c'est

SPEAKER_01

ça et voilà ils sont les que Lake Finisher.

SPEAKER_00

Lake Finisher, exactement. Et donc toi, tu avais un objectif par rapport à cette barrière horaire ou pas forcément

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Je l'avais noté en tête. Après, je savais que sur les entraînements, j'étais trop juste pour passer. donc du coup en fait j'ai dit je vais voir et quand j'ai vu que je sortais 1h33 de nat en fait tout de suite je me suis dit ça veut dire qu'il faut que je me mette la misère sur le vélo il fait chaud il va falloir que je me mette la misère en course à pied derrière avoir tapé fort sur le vélo par rapport à ce que je faisais à l'entraînement donc en fait ça tout de suite comme je te disais tout à l'heure mon cerveau il a vite fait le

SPEAKER_00

calcul

SPEAKER_01

il a dit Niette, non, tu n'y arriveras pas. Du coup, je me suis dit, on va profiter d'être là, de faire ça et on va aller au bout proprement, sans douleur, sans bobo, pour enchaîner derrière. C'était parfait. Après, Après, je sais que c'est adapté à moi. Tout le monde ne comprend pas forcément cette démarche-là. Parce que, comme je fais quand même beaucoup de sport, des fois, ça m'arrive de faire quand même des trucs pas trop mal, sportivement parlant. Donc, j'ai participé au premier championnat du monde de gravel en Italie.

SPEAKER_00

Excellent. Au mois

SPEAKER_01

d'octobre. Ça a été la reprise de vélo après l'accident. J'ai acheté un gravel sur ma convalescence, ça a été mon combat contre la mort, j'ai acheté un gravel et du coup je me suis entraînée et je suis allée faire les premières sélections à Mio l'année dernière et puis j'ai gagné dans ma catégorie donc j'ai été propulsée avec le maillot de la France en

SPEAKER_00

Italie

SPEAKER_01

génial, je ne savais pas ça c'est géant c'est un truc qui m'est tombé dessus, je n'ai pas compris mais du coup c'était super sympa rigolo j'ai vécu ça au milieu des voilà une amatrice qui a débarqué au milieu des grands bon ils ont été très grands sur le parcours et c'est là que j'ai vu que j'étais pas cycliste mais c'était génial de vivre de l'intérieur et voilà donc je suis quand même sportive et voilà donc du coup j'en ai plusieurs qui m'ont dit mais si t'avais poussé un peu plus t'aurais pu taper la cloche ou alors il y en a même j'ai même quelqu'un qui m'a agressée en me disant mais t'es une perdante oui parce que bon il y en a qui comprennent pas mais non donc en fait c'est mon cerveau qui avait dirigé comme ça et en fait ça a été une autre manière de le vivre d'aller au bout de profiter de ce qui m'entourait et voilà de faire un petit 15h30 nickel proprement sans bobos et sans courbatures

SPEAKER_00

Oui, excellent.

SPEAKER_01

Ça

SPEAKER_00

me fait penser, en ce moment, je suis en train de retravailler sur des programmes de prépa mentale, les différents types d'objectifs qu'on se fixe, celui auquel, généralement, la plupart des gens qui ne sont pas dans une démarche de prépa mentale, se fixent des résultats, des objectifs de résultats, typiquement, arriver au sommet, sonner la cloche, etc. Alors que les... type d'objectifs qui sont les plus bénéfiques à terme, en termes vraiment global de bien-être, etc., pour les sportifs, c'est plutôt les objectifs de processus, qui est finalement, j'ai l'impression, ce que tu as fait toi, c'est-à-dire terminer son bobo, bien gérer tes transitions, faire en sorte de prendre du plaisir, et je trouve ça assez intéressant, d'autant plus que, tu ne l'as pas encore dit par humilité, mais tu as terminé première femme dans ta catégorie, là aussi, sur l'Alpsman

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Comme ça, ça me permettait de repartir avec mon petit trophée en bois.

SPEAKER_00

Comme quoi, on peut se concentrer sur le processus et arriver à de super performances.

SPEAKER_01

Oui, après, la super performance, en soi, pour moi, un chrono, un chiffre, une mesure. Depuis deux ans, j'ai passé ce cap-là. Je ne suis plus dans le même système de compétition. Et De toute manière, je pense quand même, je suis plutôt convaincue qu'à part vraiment pour les pros, celui qui part sur l'épreuve en disant« de toute façon, je vais cartonner, je vais taper la cloche, je ne me fixe que ça comme objectif», je pense que c'est difficile. On peut se planter plus souvent que l'inverse. Oui. Je crois qu'il y a des marges à faire avant et des paramètres à prendre aux alentours. Comme je disais, je ne veux pas être dans le regret, je ne veux pas être dans la déception. Je me dis comment être déçu, regretter, faire la tête quand on a 46 ans, qu'on est revenu de la mort, qu'on a plein de boulot, qu'on a des métiers de passion, qu'on a des enfants qui sont… qui soutiennent. Elles ont été là tout le temps. C'était extraordinaire de vivre ça, de prendre ses départs, de faire ses entraînements, de refaire tout ça et de terminer après 15h30 et d'avoir fait la semaine. La victoire, pour moi, il n'y a pas besoin d'un chrono, d'une montre, de faire 20 minutes de moins en vélo. Bien sûr, il faut le considérer. C'est génial. On a le petit truc en plus quand on a réussi à taper la cloche. C'est vraiment sympa. Bien sûr que j'aurais Elle était encore super contente. Ça, ça s'était ajouté. C'est une cerise sur le gâteau. Mais en soi, comment être déçue quand on fait tout ce chemin-là

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Je pense que ça serait... Là, par contre, ça serait plutôt pas bien dans sa tête ou dans sa peau de ne pas se rendre compte

SPEAKER_00

de ça. Oui, clairement. Je suis assez d'accord. Ça me fait pas mal réfléchir parce que je vais prendre le départ en 2024. Je suis un peu dans cette phase de définition d'objectif, comment j'approche l'épreuve, sur quoi je me concentre. Je flippe un peu du format. J'ai l'approche un peu inverse de toi. Je n'ai pas un gros passif on va dire en course à pied triathlon du coup j'attaque ma prépa maintenant quasiment un an d'avance tu vois jour pour jour mais voilà c'est super intéressant de partager finalement la façon que tu l'as vécu parce que ça fait réfléchir un petit peu à la manière dont moi je vais pouvoir l'aborder donc très

SPEAKER_01

intéressant de toute manière dans tous les cas comme j'ai dit c'est le corps humain c'est une machine extraordinaire on peut la pousser très loin donc c'est des milliards de systèmes d' Si on les adapte, si on les adapte correctement, c'est gagné. Le jour J, ils s'adapteront. C'est bien s'entraîner. Bien sûr, les faire s'adapter, c'est mettre en place ces piliers-là. L'entraînement, c'est une certaine hygiène de vie, mais aussi la soupape psychologique et les mises en place et les entraînements. Mais à partir du moment où on cadre bien, ça y est, c'est en place. Après, plus les épreuves sont longues, on apprend ça en ultra. Le but, c'est de pouvoir tout anticiper. Tout ce qui peut arriver, il faut anticiper. Si on ne veut pas de surprise, de déception, c'est tout anticiper. Sauf que plus les épreuves sont longues et plus on a de risques d'avoir des petits trucs qu'on n'a pas

SPEAKER_00

pris. Clairement. Clairement. Yes.

SPEAKER_01

Mais c'est faisable largement pour tous ceux qui en veulent, en tout cas, qui

SPEAKER_00

veulent se donner moyen. Alors, tu parlais de... J'ai l'impression de de l'impact de la manière dont tes proches qui étaient là sur place t'ont soutenu ça m'amène à une question on va dire sur l'ambiance ou l'état d'esprit de cette course chaque fois que je parle ou qu'on m'a parlé de l'Alpsman j'ai un peu l'impression que c'est une épreuve qui est un petit peu à part sur le circuit en tout cas français du triathlon du fait de ses caractéristiques le format avec une épreuve dans l'épreuve la difficulté les paysages absolument magnifiques. Tu dirais, comme tu avais quand même pas mal d'expérience avant de prendre ce départ-là, tu dirais que tu as retrouvé une ambiance un peu particulière aussi, une philosophie, une approche un peu différente sur l'Alpsman en

SPEAKER_01

particulier

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

En fait, c'est difficile de comparer. C'est mon premier extrême triathlon que je fais en France. J'en ai fait que deux, de toute façon, puisque ça fait trois ans que je fais du triathlon. Et c'est le seul que j'ai fait. j'ai fait en France jusqu'ici. Donc, je ne peux pas comparer.

SPEAKER_00

et par rapport à des épreuves tu vois même de trail ou de course comme tu disais que tu avais fait du long souvent sur le long c'est vrai qu'on retrouve un peu des ambiances

SPEAKER_01

spéciales oui ça c'est c'est difficile de comparer ça n'a rien vraiment rien à voir moi j'aime l'esprit de longue distance en course à pied c'est en fait déjà il n'y a pas de sport mécanique donc il y a on est loin de beaucoup de choses externes qui nous entourent. Là, la seule chose mécanique, c'est ses jambes. Et donc, c'est toujours très convivial. Ça me manque un peu. Du coup, je ne vais pas tarder. C'est prévu, j'y vais dans deux mois. Mais oui, après, c'était quand même... Ce n'est pas une grosse échelle parce qu'on était 400, mais du coup, ça va. Le fait qu'on ne soit pas noyé au milieu de d'énormément de personnes c'est bien parce que du coup on a une bonne visibilité des personnes qui sont là qui encouragent les bénévoles ils étaient adorables ils étaient super sympas il y avait du monde pour nous aider partout pour nous encourager donc ça c'est bien et puis on a toujours vu du monde c'était bien organisé donc je dirais ça à échelle humaine c'était sympa

SPEAKER_00

pour ça

SPEAKER_01

ouais

SPEAKER_00

Ok. Excellent, excellent, excellent. donc par rapport à ton objectif tu nous l'as dit un petit peu en introduction quand je te demandais comment ça allait mais par rapport à ton objectif donc plutôt de processus d'arriver à bien gérer les transitions, éviter les bobos assurer la nutrition etc finalement là avec quelques je vais dire quelques heures quelques jours seulement de recul tu dirais que c'est objectif atteint, carton

SPEAKER_01

plein ouais ouais bah super j'ai

SPEAKER_00

pas du

SPEAKER_01

tout de bémol c'est C'était super. En plus, j'en ai vraiment profité avec mes proches. Un moment, une fois de plus, parce qu'ils sont toujours là dans mes épreuves sportives. C'est un moment de vie qu'on a ensemble, qu'on partage dans nos rythmes de fous à chaque fois. Avec notre côté professionnel intense, on n'a pas toujours l'occasion de profiter de nos amis ou notre famille. Là, c'est sûr que ça me fait toujours un grand moment, un pincement au cœur de pouvoir profiter encore de mes parents qui sont là pour m'encourager, pour me soutenir. Mes filles, elles ont été là sur les 42 kilomètres de course à pied, à chanter, mettre de la musique, à courir avec moi. Elles étaient changées. Du coup, franchement, j'ai rigolé parce qu'ils m'ont fait un sketch d'enfer. Du coup, pareil, toujours à ces moments-là, je relève les yeux et je les regardais faire leur clown et je me disais que c'est bon et qu'elle changeait d'être là et de vivre ça. Ça me restera toujours gravé ce moment là pour moi l'épreuve c'est ça c'est vraiment ça l'épreuve je me vois courir à la semaine avec mes filles en train de chanter et danser et mon père derrière avec son klaxon pouet pouet là il faisait rire tout le monde et voilà ça c'est en créant moi

SPEAKER_00

Excellent.

SPEAKER_01

C'est important et c'est bien. Ça fera partie de mes plus grands souvenirs au moins de la semaine avec cette arrivée avec mes filles et puis au coucher du soleil. Une belle épreuve dans un bel endroit et des bons

SPEAKER_00

moments. Génial. Tu évoquais un peu plus tôt le fait que tu es déjà sur les projets futurs. Est-ce que tu peux nous en dire un petit peu plus

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Qu'est-ce qu'on fait après un

SPEAKER_01

Alpsman

UNKNOWN

? Alors, qu'est-ce qu'on fait? Après, normalement, on se repose. Ah ah ah!

SPEAKER_01

Normalement, c'est ça. Moi, j'avoue, comme je n'ai pas poussé dans l'effort, je ne me sens pas… On dit toujours, mais attends un petit peu, ça va retomber. Je sais que je ne veux pas mettre en déception toutes les personnes qui aimeraient me voir très fatiguée, mais je patiente quelques jours de repos, un petit peu de soin pour être sûre que mon ischion soit bien totalement en place avant de reprendre un peu de préparation courte Pour faire un 100 km en course à pied. J'aimerais bien... Mais tu es le premier à le dire. Enfin, tu es le premier à ce que je dis devant. Ah, excellent. Donc, pareil, toujours avec parcimonie. C'est-à-dire que j'attends de voir si, effectivement, je n'ai pas de gros coups de fatigue qui me tombent dessus, qui n'auraient pas été prévus. C'est-à-dire que je ne suis pas non plus... Je ne suis pas prétentieuse à dire je m'en fous je ne suis pas fatiguée je vais faire ça je vais faire ça c'est à dire que je sens que ça va bien je n'ai pas beaucoup de courbatures là j'ai refait les derniers soins sur mon ischion j'ai revu avec mon médecin on a refait le check-up avec mon médecin du sport pour lui aucun problème là j'attends 2-3 jours encore de repos et là d'ici fin de semaine nous c'est parti sur la prépa 100 km c'est vu avec un accord médical donc pas de soucis vu avec ma co donc s'il n'y a pas de il n'y a pas de choses qui se mettent en travers du coup je vais préparer un petit peu plus faire un peu de vélo mais pas beaucoup une séance de nat une séance de vélo et de musculairement de me réadapter un peu plus à la course à pied voilà pour aller faire un 100 km d'une petite assos dans l'ultra de la course à pied en Ardèche pour un 100 km qui n'est pas labellisé mais qui au milieu de gens de l'ultra distance en force à pied, très sympa très agréable, très accueillant et du coup c'est le plus grand bonheur c'est de retrouver tout ce monde là, d'aller poser une tente, un sac de couchage, de dormir au milieu et de prendre un départ sous le soleil pour 100 km

SPEAKER_00

Trop bien, trop bien Juste peut-être derrière, comme on parle déjà, on est déjà dans le projet futur là mais en fait il y a une étape qu'on a oubliée, d'un point de vue nutrition, pour la phase de récupération est-ce qu'il y a quelque chose de spécial que t'as mis en place

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Bon, là, en l'occurrence, après la semaine, mais que tu fais généralement après du très long, est-ce que tu as un régime un peu

SPEAKER_01

particulier

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Ah oui, il y a un gros hamburger et des

SPEAKER_01

frites. Ok. C'est obligatoire le lendemain, ça. C'est pas possible. On veut bien dire qu'il faut tout faire attention, la récup, tout ça, mais bon, on est juste des êtres humains. J'ai beau être dans la micronutrition, mais bon, comme quand même trois semaines avant, je suis un peu plus stricte. Avant, au niveau de la consommation d'alcool, au niveau des sucres, voilà, j'essaye quand même de ne pas faire n'importe quoi non plus pour ne pas maltraiter mon corps et mon cerveau, donc ça fait partie de la réussite, et ça fait si je ne veux pas souffrir, c'est pas en faisant n'importe quoi, bon voilà, donc c'est pour ça que juste après, bon bien sûr, déjà direct de bien s'hydrater quand même pour réhydrater ses cellules, déjà c'est pas mal avec de l'eau, et voilà, après s'autoriser à un de repas qui ne sont pas très micronutrition on va dire mais des choses qu'on a envie pour faire du bien à notre cerveau parce qu'il a besoin de souffler, parce qu'il a besoin de respirer parce qu'on n'est pas champion du monde, parce qu'on n'est pas en équipe de France et qu'on a quand même le droit d'avoir une petite soupape et puis voilà après de toute façon il n'y a que ça pour trouver l'équilibre parce que du coup une fois on profite un petit peu et puis après derrière le corps naturellement il retourne à des bonnes choses parce qu'on a envie de manger du verre, des légumes, de refaire attention au corps. Il a envie d'avoir les bonnes choses. Donc, il n'y a pas besoin de se forcer. On n'est pas en combat permanent avec l'aliment. Tout est une question d'équilibre pour ne pas être en combat avec l'aliment. C'est ce que j'explique au passage à tous ceux dans les interventions de l'entreprise. Ce qui est le plus dur aujourd'hui, c'est le combat avec l'aliment. Et aussi, surtout chez les sportifs qui sont très excessifs. Donc, voilà. Des repas plaisir, une bonne grattation un peu de repas plaisir et puis après quand même bien sûr des protéines de toute façon équilibrées des protéines des légumes des glucides des glycémiques bas pour refaire un peu le réservant glycogène et puis

SPEAKER_00

voilà

SPEAKER_01

quoi ok

SPEAKER_00

super je suis assez d'accord sur ce que tu dis tu vois par rapport aux extrêmes que finalement le corps n'aime pas trop les extrêmes pour avoir fait beaucoup de régimes plus jeunes quand j'étais à haut niveau en judo je vois que ça laisse des traces donc ça me va très très bien ton tip tu vois sur le repas plaisir post épreuve je crois que c'est ce que je vais retenir de l'échange tu vois hamburger frites je vais garder ça en tête tu penseras l'année prochaine après la last man voilà yes excellent un grand merci Emmanuel c'était juste passionnant de creuser ce sujet de la nutrition et surtout d'en apprendre plus sur ton parcours en général la façon dont tu approches le sport et plus particulièrement l'ultra surtout depuis cet accident à vélo est-ce que toi il y aurait peut-être un message que tu aurais envie de partager par rapport à tous les sujets sur lesquels on a échangé pour conclure cet épisode

SPEAKER_01

je vais en venir à ce qu'on vient d'abord C'est-à-dire éviter tous les extrêmes, dans les préparations extrêmes, dans les régimes extrêmes, parce que notre corps, c'est un lien avec le cerveau et c'est une harmonie, c'est une harmonie générale. Et tout ce qu'on va s'imposer de manière extrême, de toute manière, on va le finir par le reprendre en négatif derrière, que ce soit en nutrition, que ce soit dans la pratique sportive. voilà donc rien d'extrême et surtout le plaisir aussi de faire parce que c'est pareil si on fait pas avec plaisir et qu'on se force et qu'on s'impose énormément de choses strictes bah de toute façon le cerveau c'est comme le physique si le physique il tient le choc et qu'il se blesse pas le cerveau de toute manière il a une pareil des limites et si le cerveau est fatigué et bah le truc c'est que c'est pas palpable on le sent pas on s'en rend pas compte et c'est pour ça que c'est hyper insidieux et si le cerveau il ne suit plus qu'il a mis le off et là je ne parle pas ceux d'accident je parle de tout le monde quand vous avez une fatigue psychologique c'est terminé vous aurez beau essayer de vous entraîner vous n'y arriverez pas vous aurez beau essayer de mettre en place de la nutrition vous n'y arriverez pas donc voilà tout est toujours une bonne question d'équilibre c'est ce que je peux dire voilà pour ma petite

SPEAKER_00

conclusion super génial un grand grand merci

SPEAKER_01

Emmanuelle merci

SPEAKER_00

à toi excellente préparation du coup pour ce 100 km et puis

SPEAKER_01

tu vas

SPEAKER_00

arriver vite ouais Je penserais bien à toi quand je commencerais vraiment la préparation Alpsman. Et puis, il va vraiment falloir que je me mette à bûcher un peu sur ces sujets de nutrition. Mais bon, peut-être que je te recontacte dans la foulée de

SPEAKER_01

l'épisode.

SPEAKER_00

Oui, c'est bien. Je fais

SPEAKER_01

du

SPEAKER_00

à distance. J'en ai plein. Excellent. Merci, Emmanuelle.

UNKNOWN

De rien, Monique.

SPEAKER_00

Merci d'avoir écouté cette conversation avec Emmanuel dans son intégralité. J'espère que vous aurez appris des choses sur le sujet de la micronutrition et que cet échange vous aura peut-être donné envie à vous aussi de prendre le départ de l'Alpsman l'année prochaine. Si vous avez des feedbacks, vous pouvez me contacter via Instagram sur lesfrappés.podcast ou par email à hello.lesfrappés.com Je fais mon maximum pour vous proposer du contenu de qualité gratuit chaque semaine. Donc si vous ne l'avez pas encore fait, j'apprécierais énormément que vous preniez quelques minutes de votre temps maintenant pour me laisser une note et un commentaire sur votre plateforme d'écoute de podcast. Pensez également à partager cet épisode autour de vous à toutes les personnes qui aiment les sujets d'aventure et de dépassement. Un grand merci pour votre fidélité. Je vous dis à la semaine prochaine pour un épisode avec un ancien opérateur des forces spéciales.