SPEAKER_00

Quand tu es au 160e, que ça fait 30 heures que tu cours, que tu es dans la nuit et que tu en as ras le bol, ce n'est pas le plaisir qui te fait terminer la course. Là, le plaisir, tu ne l'as pas à un moment donné. Souffrir pour souffrir, non. Donc, il faut quelque chose de plus grand. Et c'est dans ce quelque chose de plus grand que tu vas trouver les ressources pour terminer. Je veux dire, j'arrive à terminer un ultra dans le plus simple appareil. Moi, c'est ça qui me fait vibrer.

SPEAKER_01

Bienvenue sur Les Frappés, le podcast sur le dépassement de soi et l'aventure. Je suis Loïc Blanchard, entrepreneur, coach et préparateur mental certifié. J'ai été pendant plusieurs années sportif de haut niveau en judo avant de quitter les tatamis pour me consacrer à des sports de plein air comme le triathlon ou partir m'évader sur des treks engagés. Récemment, je suis devenu finisher de la PTL, un ultra trail de 340 km autour du Mont Blanc organisé par l'UTMB. Depuis la création des Frappés en 2020, j'ai deux objectifs. Le premier, c'est de vous faire des des univers fascinants qui font rêver avec mes invités on ira naviguer sur toutes les mers du monde on participera à des expéditions dans les régions polaires ou en himalaya on découvrira l'envers du décor de l'entrepreneuriat et du sport de haut niveau et on partira en mission avec des membres des forces spéciales le deuxième c'est de vous aider à croire en vos propres rêves et à passer à l'action grâce au partage de ses invités exceptionnels on sous-estime largement ce dont on est capable physiquement ou mentalement et je suis convaincu qu'une fois petite conversation peut déboucher sur de grands changements. On a en moyenne 4000 semaines à vivre sur terre, alors autant les vivre à fond. Mon invité de la semaine, Nicolas Angermuller est un adepte du retour à l'essentiel, que ce soit dans la construction de sa maison, la création de son potager en permaculture ou encore le choix de son activité professionnelle puisqu'il est aujourd'hui coach bien-être. Cette conviction qu'il est essentiel de s'écouter l'a naturellement amené à une pratique minimaliste de la course à pied et c'est en 2019 qu'il entame sa transition vers la course en sandales. On échange bien évidemment sur la manière dont il s'y est pris, les croyances autour de cette approche qui, par méconnaissance sans doute, ne fait toujours pas l'unanimité. Et Nicolas nous explique en détail les bénéfices qu'il y trouve. Mais on parle aussi et surtout de son accomplissement récent, être devenu finisher en sandales, d'un ultra trail 200 km, l'Infernal Trail des Vosges. Merci Nicolas, excellente écoute à vous les frapper. Première

SPEAKER_00

question, comment vont tes pieds

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Mes pieds vont très bien. J'ai eu un tout petit peu peur le lendemain parce que j'avais des irritations sur les orteils, sur les pliures des orteils. Mais sinon, zéro bobo. Les pieds un peu gonflés après la course parce que j'ai quand même couru 200 bornes. Mais non, franchement, les pieds impeccables, autant que les jambes, tout parfait. De toute façon, je suis sur

SPEAKER_01

mon nuage

SPEAKER_00

depuis

SPEAKER_01

une

SPEAKER_00

semaine

SPEAKER_01

du coup tout va pour le mieux tu l'expliques comment le fait que tout aille bien au niveau musculaire au niveau des pieds parce que je t'avoue quand on quand j'ai vu tes stories etc je pense quand on découvre ce que t'as fait sans être particulièrement au fait de la course en sandales ou de la course minimaliste en tout cas on peut se dire mais il va se fracasser les pieds musculairement ça va être un carnage et au final absolument pas tu me disais avant qu'on commence là que c'était la course dont dont tu as récupéré le plus facilement. Tu penses que... Il y a quoi derrière tout ça, d'après toi

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Tu l'expliques

SPEAKER_00

comment

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Alors, je l'explique par le fait... Déjà, l'Infernal, je pensais que c'était une course moins exigeante que ce que j'ai pu faire dans les Alpes, parce que dans les Alpes, il y a beaucoup de cailloux et tout ça. Mais en fait, l'Infernal, il y a beaucoup de petits chemins avec plein de petits cailloux, plein de petites racines. Donc, en fait, il y a largement moyen de s'exposer les pieds si on ne fait pas attention. Mais en fait, le fait de courir en sandales, en fait, il y a quelque chose d'inconscient derrière aussi, où le corps, il sait qu'il... il n'a pas de protection. Du coup, tu es naturellement plus attentif à tout ce que tu fais. Moi, ma pose de pied, elle était délicate à chaque fois, surtout en descente parce qu'en montée, au final, je vais aussi vite en sandales qu'en chaussures, ça, il n'y a pas de problème. Par contre, c'est les descentes où là, clairement, je vais beaucoup plus lentement qu'avant. Quand je courais en chaussures ou les autres coureurs, je le voyais d'ailleurs, il me passait comme des avions. Du coup, je faisais vachement attention à toute ma pose des pieds et j'avais une approche très délicate, très aérienne, très légère et même sur 200 km, on me voit à la fin, ok, je fais des tout petits pas, j'ai une foulée un peu chelou, mais globalement, c'est ultra léger. Donc, en fait, je ne vais pas dire que je ne mobilise pas mes muscles, mais ce ne sont pas des gros impacts qui viennent où il faut que je compense à chaque fois musculairement. Là, c'est tout doux, ça se fait tout en fluidité, en fait. C'est le côté contre-intuitif. On pense, sandales, je vais beaucoup plus me flinguer, ça va être beaucoup plus dur musculairement, au niveau des articulations et tout ça mais en fait vu que je suis beaucoup plus léger et ben voilà en fait c'est ça qui fait ce côté fluide ce côté plus naturel en fait tu reviens à une course naturelle et du coup je mobilise beaucoup moins tout ce qui est musculaire et surtout toutes les articulations genoux et hanches ou en général après les trails en tout cas les trails que je faisais avant ça a grincé pendant quelques jours

SPEAKER_01

après excellent j'avais eu un échange avec un invité Marco Pao qui est préparateur mental et qui partageait un facte, un chiffre intéressant. Enfin, ce n'était pas vraiment un chiffre, mais c'était un... Attends, je vais le refaire. J'avais eu un échange avec un invité précédemment, Marco Pao, qui est préparateur mental et coach, qui partageait une info intéressante qui est qu'en fait, sur le long, le principal facteur de fatigue, ce n'est pas nécessairement la fatigue musculaire, mais plus la fatigue nerveuse. Notamment au pied, c'est les chocs, les chocs, les chocs, t'as le pied qui gonfle, il n'y a pas de place dans la chaussure, donc au dormant, ça fait super mal tu te prends un caillou t'as l'impression qu'on t'a planté un couteau est-ce que tu penses que du coup le fait d'avoir les sandales donc finalement le pied est libre il peut gonfler comme il veut il est entre guillemets au frais il est pas contraint par le chausson est-ce que tu penses que ça joue aussi sur ta fraîcheur relative au bout de 200 km

SPEAKER_00

ouais ouais carrément bah effectivement le fait d'avoir le pied à l'air libre de toute façon je le vois après la course le pied il s'est vraiment affalé donc même j'ai dû desserrer un peu mes sandales parce que je me sentais comme un saucisson quoi C'était assez impressionnant. De mon point de vue, c'était impressionnant. Je pense que la plupart des gens n'ont même pas remarqué la différence. Le fait d'avoir le pied à l'air libre, effectivement, le pied s'affale beaucoup plus. Il n'est pas contraint dans un chausson. Il n'y a pas l'humidité aussi qui s'installe. Du coup, je n'ai pas d'ampoule. J'ai zéro ampoule au bout de 200 bornes. Je n'ai pas de friction au niveau des lanières. Et... Et oui, bien sûr, en fait, ce côté pied à l'air libre. Et encore une fois, quand je dis fluidité, c'est que je suis sur l'avant du pied, donc je n'ai pas l'impact au talon. Ouais, voilà, c'est encore un plus. OK, il y a le côté fluidité pour les muscles, effectivement, au niveau des articulations. Mais c'est vrai que nerveusement, c'est un peu lié. Mais du coup, je ne suis pas... Encore une fois, le mot, c'est fluidité. C'est tout se fait naturellement. Et puis, en fait, je le remarque tout de suite dès que j'ai une... impeccable tout le long, mais dès que je sentais que j'avais une attaque un peu plus talon, une attaque où, voilà, il n'y avait plus, je n'avais pas l'amorti nécessaire, direct, tu le sens tout de suite en sandales, donc tu as tout de suite le rappel à l'ordre pour dire attention, limite ralentis un peu, et pour retrouver cette fluidité, quoi. Voilà, puis aussi beaucoup plus en sandales, tu révises beaucoup mieux tes trajectoires, tu ne vas pas tout droit à travers cailloux, quoi. Là, j'essayais de voir l'endroit où il y aura moins possibilité de taper quelque chose du coup est-ce que je vais prendre un peu plus douce limite là faire un peu en zigzag me voir s'il y a un petit peu d'air pour justement relâcher un peu de tension du coup ouais il y a tout cet aspect là en plus qui vient mais franchement j'ai pas l'impression de l'avoir vraiment travaillé c'est venu au fur et à mesure et ça vient naturellement parce que le corps il sent qu'il y a quelque chose t'es à l'air libre t'es un peu nu quoi bah t'es pieds nus du coup voilà donc faut faire gaffe et ton cerveau est attentif à ça, même de façon inconsciente, vraiment. C'est vrai

SPEAKER_01

que moi, je n'ai pas fait de course en sandales, mais depuis que j'ai fait l'interview de Nico, Nicolas Cassier, je mettrai le lien, et de Olivier Maria, Low Carb Frenchie, j'allais y arriver, qui tous les deux ont aussi une approche minimaliste de la course à pied, donc ils courent en sandales. Du coup, j'ai eu l'occasion d'en porter. Et c'est vrai juste déjà sur des treks rando etc effectivement je trouve enfin je suis assez d'accord avec toi t'as vraiment cette notion t'es forcément tout de suite plus vigilant tu vois tu peux pas si tu te retrouves en descente il y a un peu des pierres bah en fait tu regardes pas tu lèves pas les yeux tu fais gaffe parce que bah je pense que voilà ton cerveau intègre qu'en fait si tu manges une pierre comme tu disais il y a pas de protection donc ça peut être un peu délicat mais l'avantage c'est que oui t'es beaucoup plus conscient de ta foulée en fait c'est une drôle d'expérience parce qu'en chaussures pas du tout en fait t'as de l'amorti tu sens rien entre guillemets là c'est une foulée consciente c'est

SPEAKER_00

ça ouais tout à fait alors après je dis ça vient inconsciemment mais bon après Nicolas il en avait déjà pas mal parlé dans le podcast il me semble mais ça vient pas tout seul ça vient progressivement on se lance pas d'un coup à 200 km en sandales moi j'étais un gros gros coureur déjà avant et quand je me suis mis à courir en sandales j'ai repris à zéro quasiment, genre mes premiers footings c'était 500 mètres après je suis passé à 1 km puis 2 km, après vu que je courais tous les jours, ma progression elle allait assez vite par rapport à ce que j'ai pu lire sur des transitions comme ça mais c'est dire que j'ai vraiment repris à zéro pour réhabituer justement le corps à créer ces automatismes et ce côté inconscient que j'ai développé voilà ne pas sauter tout de suite, même à 10 km c'est trop d'un coup quoi, même si c'est sur route qu'il n'y a pas de difficulté par rapport rapport à de la montagne même là il faut créer des automatismes et ça ça vient pas tout seul

SPEAKER_01

alors justement c'est quoi ton histoire avec la course à pied

SPEAKER_00

alors moi j'ai démarré la course à pied alors très jeune j'étais au collège donc je m'étais inscrit à un club d'athlètes donc je faisais beaucoup de cross de course sur piste et déjà j'étais attiré par les trucs un peu chelou genre le 3000m steep pour des gens qui font de la piste c'est un peu en tout cas c'est l'idée que je me refaisais mais du demi fond c'était l'épreuve un peu la plus compliquée donc voilà donc plutôt un coureur de route aller jusqu'à 10 km et plutôt piste après il y a eu les études qui sont passées où là j'ai un peu laissé la course de côté toujours couru un peu mais voilà j'ai profité des études on va dire et j'ai repris avec mes collègues sur Paris et là j'ai commencé à faire des marathons mes premiers trails et les premiers grands trails ça fait depuis je crois l'année avant le Covid où j'ai fait mon premier 70, d'ailleurs sur l'Infernal, l'Infernal 70, j'avais fait. Mon histoire avec l'Infernal ne date pas de cette année. Et à partir du Covid, j'ai commencé à vouloir faire du vraiment très long, parce que c'est ce qui me plaisait, faire la petite sortie, pas forcément me mettre dans le dur, mais voilà, sortie plaisir. Et du coup, augmenter progressivement la distance, jusqu'à là, le 200 km, qui est ma distance la plus longue. la

SPEAKER_01

distance la plus longue en sandales ou la

SPEAKER_00

plus longue

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

tout simple tout confondu parce que je suis coureur en sandales depuis l'année dernière j'ai démarré en mai l'année dernière alors j'étais déjà un coureur je dirais pas que j'avais les chaussures minimalistes mais j'avais déjà une foulée j'avais déjà travaillé ma foulée pour qu'elle soit très légère

SPEAKER_01

donc plutôt une foulée avant

SPEAKER_00

pied et puis une fréquence de pas qui est à 180 grosso modo dans la littérature on dit que c'est cette foulée là qu'il faudra avoir ça reste un ordre de grandeur faut pas se fier juste au 180 mais voilà globalement ça veut dire que tu fais pas des trop grands pas pas des trop petits pas que t'es globalement dans un une bonne fréquence,

SPEAKER_01

quoi. Alors, ça, c'est... Pardon, excuse-moi, je te coupe, mais sur ce 180, c'est quelque chose... Je crois que sur ma... Depuis que j'ai une Coros, je vois ça, en fait, dans le résumé de mes sorties. C'est quoi, en fait

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

C'est le nombre de pas à la...

SPEAKER_00

Par minute. Oui, c'est ça. À la minute

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Attends, maintenant, tu me mets un doute. Oui, si, c'est ça. 180 à la minute.

UNKNOWN

OK. Et...

SPEAKER_00

souvent on a une fréquence plus basse que 180 et du coup ça veut dire que tu fais des foulées assez longues donc si tu as une foulée assez longue c'est que tu attaques un peu plus le talon et si tu attaques un peu plus le talon c'est que du coup tu n'utilises pas ton côté élastique côté ressort plutôt des jambes quand tu es à 180 minutes tu es plutôt sur l'avant et du coup tu utilises ce côté ressort avec le tendon d'Achille, le genou qui se compresse vraiment et qui reparte quand tu attaques le talon tu bloques un peu tout ce système donc du coup j'avais déjà J'ai déjà travaillé ça avant en chaussures. Et du coup, ma transition en sandales est allée un peu plus vite. Alors, je n'ai pas tout de suite démarré en pantas sandales. J'ai démarré avec les Xero Shoes. Alors, pourquoi j'ai choisi cette marque

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Clairement, je suis tombé sur un site, ça m'allait bien. C'était dans mon ordre de prix. Et puis, je me suis dit, de toute façon, pour commencer, il faut bien commencer par quelque chose. Donc, elle me plaisait bien. Elle m'a permis de faire ma transition. Et ce qui me déplaisait, c'est que c'était déjà une marque américaine. et moi je suis pas j'aime pas changer de chaussures régulièrement du coup j'aime bien réparer mes chaussures jusqu'à ce que mort s'en suive mais vraiment mort s'en suive et sur ces sandales là c'était assez difficile de réparer il y avait plein de petites pièces qui une fois cassées c'était mort et via les réseaux j'ai commencé à discuter avec Nicolas que tu as eu sur ton podcast Nicolas Cassier ou Nico Dedru en fonction de par quelle approche et du coup on a parlé de Panta et voilà je me suis dit en fait cette sandale en plus elle est sympa elle fait tout en Europe donc ça c'était un gros plus pour moi pour le côté colo de la chaussure quoi et puis en fait s'il y avait quelque chose à réparer c'était assez facilement réparable là les sandales avec lesquelles j'ai couru donc pour l'instant j'ai que deux paires de sandales une pour la route une pour le trail donc les trails c'est les Aros et sur l'été donc j'ai fait beaucoup de trails quand même et ça commençait à s'user au niveau de l'attache sous la semelle et j'avais peur que ça lâche pendant le trail et là juste avec un petit coup de colle ça a tenu nickel sur les 200 km donc les seuls points où il y a possibilité que ça casse c'est à cet endroit là et à l'arrière mais à l'arrière j'ai toujours pas eu de problème alors que ça fait depuis avril 1500 km j'ai couru avec ces sandales et voilà sinon mis à part ce petit point là sous la semelle elle est quasi comme neuve quoi donc c'est le côté la côté durabilité de la chaussure le côté européen de la chaussure et l'état d'esprit de tous les gars de chez Panta que j'ai rencontré que je trouve trop bien et c'est pour ça que je suis passé à ce modèle là et d'ailleurs je sais pas si on en a parlé pendant qu'on enregistrait mais oui maintenant je suis ambassadeur Panta depuis je l'ai appris pendant la course au dernier habito j'ai eu un message de Nicolas justement qui me fait allez bah si tu finis t'as la petite surprise à l'arrivée ça booste à accélérer

SPEAKER_01

sur la fin génial génial et ta transition enfin qu'est-ce qui fait qu'à un moment donné tu t'es dit allez je switch aux sandales est-ce que c'est toi aussi born to

SPEAKER_00

run alors c'est venu après born to run je le connaissais mais je ne l'avais pas lu non moi vraiment la transition au démarrage pourquoi j'ai voulu changer de type de chaussure c'était vraiment le côté écologique j'en avais marre de jeter des chaussures qui quant à le mèche qui est cassé la chaussure est déformée et du coup quand c'est moins tenu à la cheville ça commence à devenir un peu dangereux et ça m'énervait que juste à cause de ce petit truc là alors que tout le reste allait bien il fallait que je change de chaussure Du coup, je cherchais à la base des chaussures qui étaient plus écolo. S'il y avait possibilité de changer juste un petit truc, juste un petit machin. Et je n'ai pas trouvé. Enfin, pas quelque chose qui m'allait. Et du coup... un peu par hasard je suis tombé sur des gars qui couraient en sandales et je me suis dit bah en fait c'est cool déjà c'est trop stylé et voilà après en me renseignant un peu comme ça c'est par la clinique du coureur moi enfin on va dire l'aspect technique que j'ai découvert plus la sandale et le pourquoi de la sandale et après via la clinique du coureur j'ai vu Born to Run je l'ai lu je l'ai re-relu une deuxième fois la clinique du coureur j'ai le bouquin aussi de Blaise Dubois là où je le relis régulièrement sur la foulée euh... et donc ouais c'est plutôt par l'aspect écologique à la base que j'ai découvert la sandale après quand je les ai essayé c'est le côté la sensation de liberté d'être pieds nus et de courir pieds nus ça c'est quelque chose on s'en accroche direct c'est fou très très vite après quand je devais remettre les chaussures c'était un calvaire tu te sens enfermé et tout franchement maintenant je sais même pas si j'arriverai à recourir aux chaussures j'en ai toujours au cas où là dans le trail j'avais dans mon sac de délestage des chaussures si jamais j'avais un pépin pour finir la course. Le plus important, c'était de finir la course. Le côté écologique, après le côté liberté d'être pieds nus. Et la troisième chose, on en a commencé à en parler déjà, c'est le revenir à une foulée naturelle. Je trouve ça très important, surtout quand tu fais de la longue distance, quand il y a beaucoup d'impact. Le fait de revenir à quelque chose, la foulée qui est la plus adaptée à ton corps. Je ne dis pas que tout le monde ne peut pas avoir la même foulée vu qu'on est tous différents musculairement on a structurellement on a tous à peu près la même morphologie mais il y a des petits détails qui font qu'on a pas tous la même foulée et le fait d'être en sandales donc d'avoir le moins d'impact possible sur ton pied et ben tu reviens naturellement à ta foulée naturelle et du coup à ta façon la plus naturelle de marcher et de courir et du coup de te faire moins mal au final mais même si c'est naturel et que tu te fais moins mal c'est là où on revient encore une fois à la transition c'est que vu qu'on est habitué à courir en chaussure bah du coup notre corps s'est habitué à la chaussure bah faut le déshabituer un peu à ces protections qu'on a grâce à la chaussure alors je dis pas que c'est une mauvaise chose la chaussure je veux pas prôner tout le monde doit se mettre en sandales et tout mais parce que la chaussure elle a un intérêt elle peut avoir un intérêt si t'as une petite douleur au mollet potentiellement bah le temps que ta douleur au mollet elle parte tu peux peut-être soulager un peu le truc et continuer ton effort avec la chaussure mais pour moi ça doit rester des moments temporaire ou comment ils appellent ça palliatif la clinique du corps parle de ça en fait c'est souvent la chaussure elle devait être palliative à la base et maintenant elle est devenue la norme donc voilà c'est sur ce côté là donc je veux pas mettre complètement la chaussure dire faut pas mais voilà moi je suis plus dans l'idée où le corps est capable de faire plein de choses tout seul si tu lui laisses le temps et revenir le maximum à quelque chose de très simple. Et là, je parle de la chaussure, de la sandale pour la course à pied, mais j'applique ce principe-là dans tous les domaines de ma vie. De revenir vraiment à des choses. À côté de ça, moi, je suis en train de refaire une maison, par exemple. Le but, c'est de revenir à quelque chose de simple où je maîtrise ma maison. Du coup, je refais des choses moi-même. Par exemple, j'isole en terre paille en ce moment. Je ne vais pas acheter un isolant tout près. C'est comment on faisait avant. On refait les choses simples. Je maîtrise la maison. maison, pourquoi je le fais, etc. Donc, voilà. Pareil, je fais, par exemple, mon jardin. J'essaie de lancer un jardin en permaculture. C'est revenir à des petites choses simples plutôt que d'aller en supermarché. J'y vais toujours parce que je ne peux pas tout faire, mais globalement, revenir petit à petit à des petites choses comme ça. Voilà. C'est un exemple ailleurs, mais voilà.

SPEAKER_01

C'est intéressant de voir comment, finalement, ta pratique de quelque chose d'assez, on va dire, un petit aspect de ta vie qui est la course à pied en fait fait complètement écho à une philosophie de vie un peu plus globale que t'appliques un peu partout, ta maison, le jardin

SPEAKER_00

c'est ça, en fait ouais pour moi la course à pied à la base c'est un moyen d'expression de ce que je suis ou qui je suis plutôt que ce que je suis donc ouais si je cours c'est pour déjà ça me fait plaisir de base mais je veux dire quand t'es par exemple dans une course ultra comme l'infernal quand t'es au 161 que ça fait 30 heures que tu cours que t'es dans la nuit et que t'en as ras le bol c'est pas le plaisir qui te fait terminer la course là le plaisir tu l'as pas à un moment donné souffrir pour souffrir donc il faut quelque chose de plus grand et c'est dans ce quelque chose de plus grand que tu vas trouver les ressources pour terminer et dans ce truc plus grand pour moi il y a ça c'est le fait de revenir à des choses simples donc me dire j'arrive à terminer un ultra dans le plus simple appareil ben voilà moi c'est ça qui me fait vibrer Et puis, d'ailleurs, sur les réseaux, c'est ce qui marche bien et c'est ce qui impressionne certaines personnes. Ce côté, c'est pas... Il s'est rajouté une difficulté. Moi, je veux pas que ça soit perçu comme ça. C'est vraiment... Il croit en ce truc-là, il le fait, il le termine, c'est beau. Et c'est d'ailleurs pour ça que je cours pas en... J'ai pas de bâton non plus en trail. Ah oui

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Non, j'ai pas de bâton. Ouais, c'est moi. J'avais zappé ça. C'est moi tout seul. On peut pas dire... c'est la chaussure qui t'a aidé non on peut pas dire c'est les bâtons qui t'ont aidé non c'est

SPEAKER_01

moi attends rassure moi tu te ravitailles quand même tu fais

SPEAKER_00

pas ça et puis j'avais d'ailleurs un sacré groupe avec moi lors de la course parce que j'avais ma famille qui était là ma copine mon cousin un copain qui court beaucoup aussi donc là j'ai eu de la chance j'ai eu un accompagnement à côté c'est la première fois que j'ai eu ça si je l'avais eu l'année dernière dans une moindre mesure mais là pour ma famille ils savaient que cette course était importante pour moi vu que je l'avais raté l'année dernière et ils voulaient être là et je les en remercie de fou parce que c'est un vrai soutien de dingue après je veux pas non plus me reposer sur ça d'ailleurs il y a certaines autres courses que je ferai à l'avenir je voudrais pas d'assistance je vais essayer d'arriver à le faire moi tout seul mais bon même si j'ai quand même plusieurs trails maintenant dans les pattes une course aussi longue que j'avais encore jamais fait et vouloir tout de suite faire tout potentiellement en autonomie c'est un peu mettre trop d'un coup quoi il y en avait déjà beaucoup déjà avec cette distance qui était la plus longue mon dénivelé qui était le plus long mon plus gros en tout cas le tout en sandales du coup ouais ça faisait déjà beaucoup de choses sans bâton après le bâton ça fait un an que je cours plus je n'ai plus de bâton du tout depuis un

SPEAKER_01

an même à l'entraînement

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

non plus de bâton du tout parce que je ne sais pas si tu as des chiffres en tête mais moi il me semblait le pourcentage enfin le l'impact de l'utilisation des bâtons moi j'avais toujours ce chiffre de 25% en tête tu vois que ça t'enlève globalement ça t'enlève l'équivalent en charge corporelle de 25% de ton poids chaque fois que t'appuies dessus en montée ou en descente donc c'est quand même pas négligeable parce que sur 200 bornes je pense pas que tu auras très gros gabarit mais bon quand même ça fait une aide non négligeable

SPEAKER_00

non c'est sûr non mais je le vois même avant quand je courais je courais aussi en bâton avant et je le voyais en montée quand t'appuies sur les bâtons ouais ouais t'as de l'impulsion Tu as de l'impulsion. Moi, c'est plus dans les descentes où potentiellement, ça m'aiderait pour limiter les chocs. Parce qu'en montée, je préfère être sans bâton. Je suis bien la tête dans le guidon à grimper, grimper, grimper sans trop se poser de questions. Ça, ça me va bien. Et puis d'ailleurs, en montée, j'allais plus vite que les autres qui étaient en bâton. En fait, je fais des beaucoup plus petits pas aussi qu'avant en montée. Donc, j'ai une fréquence très rapide. Parfois, je cours même en montée. J'étais surpris que même à la fin de la course, j'arrivais à courir encore en montée parce que ces petits pas, parce que j'étais dans un rythme et je ne le bougeais pas. En fait, mon but dans la course, c'est que ma fréquence de pas soit quasiment la même en montée, sur plat, en descente. Pareil, c'est des ordres de grandeur. Je ne suis pas pile poil comme ça. En fait, c'est juste la longueur de mes pas qui va changer entre la descente, le plat et la montée. Mais sinon, garder la même fréquence pour... Le corps est habitué à ça, tu le gardes dans cette habitude-là.

SPEAKER_01

Et ça, tu le monitors avec ta montre

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Non, là, je le fais vraiment au ressenti. Et je le sens quand j'arrive en montée, je garde la même fréquence, mais les pas se raccourcissent. Je le sens tout de suite parce que je vais chercher moins loin. Je mettrais un petit modulo sur la descente ou en fait j'allais quasiment plus vite en montée qu'en descente pendant la course vu que je temporisais tout elles sont très cassantes les descentes de l'infernal il y a pas mal de petits cailloux ou gros cailloux qui font des sortes d'escaliers et là tu peux pas en tout cas je suis pas suffisamment à l'aise encore en sandales pour pouvoir courir dedans il faut que j'aille mollo et souvent j'y allais en marchant en mettant les fesses un peu par terre parfois et ouais voilà

SPEAKER_01

Juste pour revenir sur ce que tu expliquais, le fait que pour tes prochains trails, peut-être que tu viseras encore plus d'autonomie, pas d'assistance, etc. En quoi est-ce que c'est important pour toi, cette notion de je le fais avec mes moyens et juste mes moyens

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Ça, pareil, c'est sur les aspects de vie que j'essaie d'appliquer partout. Il y a le côté... mettre en valeur le côté humilité, résilience et revenir à des choses simples. Le côté humilité, c'est que tu t'inscris à une course et c'est montrer que tu es tout petit. Et c'est bien mesurer la chose quand ça devient difficile comme ça. Là, pour le coup, je me mets des difficultés en plus parce que la course ne le propose pas forcément. C'est juste de dire que tu t'attaques à un monument, tu vas te remettre à ta place et tu vas faire comme toi tu es capable de faire, en tout démarrant tout petit, quand ça devient difficile, tu as besoin de manger un petit peu, tu manges un petit peu. Et tu ne vas pas aller attendre que quelqu'un va t'apporter une aide de l'extérieur. C'est arrivé à se débrouiller un peu tout seul. C'est comme ça que je vois ce côté humilité dans le trail. Et ce côté aussi, résilience. Si tu veux arriver au bout, il va falloir continuer, te battre tout seul contre les éléments. Et ce côté revenir, encore une fois, des choses simples. Tu n'attends pas d'extérieur. Tu arrives à te débrouiller tout seul. Tu vas le faire avec tes petits bras, tes petites jambes, tes petits pieds. Et tu essaies d'aller au bout comme ça. C'est un peu un défi contre moi-même. Mais voilà, c'est le côté... c'est ça se débrouiller tout seul ce côté autonomie et voilà d'ailleurs en fait je fais beaucoup aussi je m'inscris à des courses officielles mais je me fais aussi mes propres défis à côté où il n'y a strictement aucun enjeu je le fais moi par rapport à moi par exemple en début d'année en février avec Tanguy c'est mon pote qui court et qui a fait mon assistance d'ailleurs à l'infernal on s'est dit bon bah viens on fait le tour de la forêt de Brosséliande c'est la forêt à côté de chez moi on fait on fait le GRP, le Grande Randonnée de Pays, et puis on se la fait tout seul, comme ça. C'était 130 bornes, et on s'est dit, voilà, allez en autonomie, et puis voilà. Et puis, je trouve ça trop bien, quoi. C'est pas obligé d'attendre, pareil, c'est pas obligé d'attendre une course pour pouvoir se faire des défis sympas, quoi. Donc, c'est ce côté-là, ouais. Encore une fois, revenir à des choses simples, pas forcément attendre de l'aide de l'extérieur, mais arriver à le faire soi-même. Et... dans la même idée maintenant quand je prépare aussi mes courses d'ultra enfin je le fais que depuis cette année donc je dis maintenant comme si c'était une généralité mais je l'ai appliqué que cette année parce que j'ai fait l'UT4M aussi que j'ai abandonné cette année mais j'ai fait l'UT4M et l'infernal c'était mes deux grosses courses de l'année et avant ces courses là j'ai décidé de les faire en reconnaissance donc je pars 4 jours avant enfin 2 semaines avant je le fais en reconnaissance sur 4 jours en bivouac autonomie complète et voilà je trouve ça cool c'est vraiment une reconnexion avec toi simplement toi la nature te retrouver tout petit ce côté humilité se dire bah c'est important pour moi du coup ce côté résilience tu vas continuer parce que c'est long et t'as le temps d'en ressasser tout ça pour savoir est-ce que c'est vraiment important parce que si tu vas au bout c'est que c'est vraiment important et voilà revenir à des choses simples voilà là tu reviens t'as un petit peu de réseau pour communiquer avec la famille en disant ok je suis là tu prends la petite photo la petite vidéo pour te souvenir où est-ce que tu es passé et puis c'est tout après le reste c'était tout seul

SPEAKER_01

et voilà la déconnexion se crée sa bulle c'est ça excellent mais tu c'est quoi ton activité professionnelle du

SPEAKER_00

coup

SPEAKER_01

au delà du trail alors je suis t'es pas trailer professionnel

SPEAKER_00

non je suis pas trailer professionnel alors je suis coach bien-être et performance donc j'anime autant pour du coaching individuel que des animations en entreprise sur le principe du bien-être et de la performance le but c'est que chacun gagne en confiance en soi et rendre son monde plus sexy et j'insiste bien sur le côté bien-être et performance parce que pour moi tu ne peux pas dissocier les deux si tu veux être performant il faut que tu te sentes bien dans ta peau et si tu veux être bien dans ta peau il faut que tu aies des accomplissements et du coup ça passe par de la performance du coup j'associe toujours les deux pour moi l'un ne va pas sans l'autre donc voilà je fais ça et du coup le trail me permet de mettre en application mettre en lumière des principes que je partage lors

SPEAKER_01

de mes coachings. Visiblement, ça marche très bien. Je voulais revenir sur la clinique du coureur que tu mentionnais tout à l'heure. Je n'ai pas encore eu l'occasion ni de lire leurs livres ni de les interviewer, mais ça fait plusieurs fois que j'entends parler, en tout cas que visiblement, ils ont communiqué sur la foulée minimaliste. Comment tu résumerais ce que tu as découvert en lisant un livre, un blog

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

tu as mentionné un livre, mais je ne sais pas s'il n'y avait que ça. Globalement, qu'est-ce qu'il dit sur la foulée

SPEAKER_00

minimaliste

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Alors, il y a un livre et il y a un site internet où il parle de pas mal de choses. En fait, le principe de la clinique du coureur, de base, c'est Blaise Dubois, c'est un Québécois qui était, je crois... ostéo ou kiné de formation et il s'est rendu compte que ce qu'on lui avait appris à l'école il y avait des choses qui s'avéraient fausses notamment pourries par le marketing des chaussures parce qu'il était plutôt spécialisé de la course à pied et du coup lui son principe c'était et c'est toujours le principe de la clinique du coureur c'est d'éplucher toutes les revues scientifiques pour en faire ressortir les vraies données, pas les données marketing et il est ressorti de ça que la chaussure de course, on va dire, traditionnelle telle qu'on l'a maintenant, elle ne justifie pas de les avoir au grand public pour justifier que tu te blesseras moins, que ce soit aux genoux, que ce soit aux chevilles, que ce soit ton ondachil, aux pieds, plus de confort, etc. Et donc, pareil, il ne dit pas que la chaussure est mal, il dit juste que ce soit le remède pour tout, non. Donc, en fait, c'est parti à la base de la chaussure, c'est comme ça qu'il s'est fait connaître, mais c'est sur tous les aspects de la course à pied. C'est en fait mettre à... pas mettre à mal, mais... supprimer les fausses croyances sur la course à pied et en faire ressortir les vraies données quoi dont la course minimaliste c'est son premier truc mais il parle pas forcément de courir en sandales lui il court en petites chaussures voilà donc c'est plutôt ça la clinique du coureur c'est vraiment ça c'est en tout cas tout ce qui ressort et quand ils ont un doute ils le disent par exemple la chaussure ok ils disent peut-être la chaussure il y a des bonnes choses mais il y a rien qui est ressorti scientifiquement qui permet de justifier ouais C'est plutôt ça qu'il dit. La chaussure, c'est mal. Il n'y a rien qui justifie. C'est

SPEAKER_01

ça, quand tu l'entends. Je trouve que c'est hallucinant. Je ne sais pas comment toi, tu vas nous en parler, mais beaucoup de gens, quand tu te mets à la course à pied, le premier truc que tu regardes, c'est quelles chaussures prendre. Et tu as un pléthore de conseils sur il faut du drop, il faut de l'amorti pour éviter les blessures. Et en fait, quand tu vas creuser un peu, j'en avais parlé avec Olivier et Nicolas ou que Olivier, je ne sais plus trop. Mais... Tu as un professeur à Harvard qui a fait pas mal d'études, qui a publié pas mal d'articles là-dessus, de papiers. Et c'est exactement ça. Il dit qu'en fait, il n'y a zéro preuve scientifique que courir en chaussures améliore la performance ou limite les blessures. Zéro. Il n'y en a pas non plus qui prouve que courir en mode minimaliste, sandales ou pieds nus, c'est mieux. Mais on nous fait croire qu'il faut absolument courir en chaussures. Ou faire des randos en chaussures montantes, bien serrées, bien rigides. En fait, non. C'est absolument pas prouvé. La chaussure de run telle qu'on l'utilise aujourd'hui, c'est 1950 d'invention.

SPEAKER_00

C'est

SPEAKER_01

ça. Je trouve ça hallucinant quand tu te rends compte de ça, tu te dis mais wow, qu'est-ce qu'on fait

SPEAKER_00

en fait. Mais ce gars d'Harvard, il en parle dans la clinique du coureur et puis dans Born to Run aussi, je crois qu'ils en font référence. Il est

SPEAKER_01

mentionné, oui. C'est vrai qu'il va aller voir, je remettrai le lien en description de l'épisode. C'est Daniel Lieberman, département of Department of Human Evolutionary Biology Harvard qui a fait un certain nombre d'articles très intéressants alors lui il y a d'un point de vue scientifique par contre même si c'est pas prouvé que c'est mieux physiologiquement de courir en mode minimaliste par contre il publie une stat je crois que j'en ai déjà parlé c'est sur la l'économie d'énergie et là du coup on va revenir à la foulée tu vas nous dire ce que t'en penses mais où il dit que globalement en fait quand tu as une foulée naturelle tu es 2 à 3% plus économe en énergie parce que t'as un meilleur retour en fait un peu comme un vélo carbone tu mets un coup de pédale t'as le retour d'énergie tout de suite alors qu'en chaussure il y a beaucoup d'énergie enfin beaucoup quelques pourcents qui partent dans l'amorti dans la semelle

SPEAKER_00

mais parce que quand t'as la foulée naturelle en fait t'accumules l'énergie que t'as l'impact au sol dans tes tendons et qui va le restituer en mode ressort voilà c'est ça en mode ressort tandis que quand t'as une pareil tu peux être en chaussure et avoir une foulée est naturel, ça il n'y a pas de problème, c'est juste que naturellement, enfin pas naturellement mais vu que c'est confortable tu peux avoir tendance à attaquer les talons et du coup perdre ce truc là, et encore une fois je dis attaquer les talons, il y en a qui posent le talon et qui ont une foulée élastique parce que le talon c'est juste le support mais il n'y a pas tout le poids de corps qui vient sur le talon le vrai problème c'est quand il y a tout le poids de corps qui vient sur le talon parce que là tu perds ce côté élasticité et du coup pour repartir vers l'avant, c'est tes muscles qui vont devoir faire le boulot, alors que si tu as accu dans tes tendons d'Achille, dans les genoux et que ça repart, il y a une partie de l'énergie que tu as accumulée dans ce système ressort qui repart, que tu perds si tu as une attaque. Quand je dis vraiment talon, c'est tout droit. Tu le sens qu'il y a le choc. Après, en termes de performance sur la foulée naturelle ou foulée même en chaussures, je crois que le seul endroit où ils ont réparé qu'il y avait un vrai impact, c'était le poids de la chaussure parce que en fait le poids de la chaussure même si c'est quelques grammes c'est en bout de ligne, t'es au bout du pied et du coup tout ça mis bout à bout sur 10 km 20 km et tout c'est du poids que tu portes au fur et à mesure et ça ça a un vrai vrai impact sur la là je parle purement performance après pour tout le reste il dit y'a rien enfin y'a rien qui justifie

SPEAKER_01

c'est ce que je trouve vraiment fascinant quand tu commences à creuser un peu tu te rends compte que C'est loin d'être une science exacte, en

SPEAKER_00

fait, ce qu'on nous présente actuellement. Et puis, pour pousser un peu plus loin, je crois que c'est la clinique du coureur qui a déterminé ce que c'était le minimalisme, l'indice minimalisme. Parce qu'on parle de beaucoup de choses en disant, en tout cas, encore une fois, c'est le marketing qui dit ça, mais une chaussure à zéro drop, c'est une chaussure minimaliste. Sauf que c'est plus compliqué que ça. Dans le minimalisme, il y a déjà le poids de la chaussure, ça, on en a parlé. Il y a le drop, effectivement. Il y a l'épaisseur de la chaussure. Tu peux avoir un zéro drop, mais une énorme semelle comme les Oka, par exemple. Le quatrième aspect, c'est pas de correction. Tout ce qui est pronation, supination, ça, il n'y a pas. Et le cinquième aspect, c'est la flexibilité de la chaussure. En fait, ces cinq aspects-là, c'est tout ce qui vient perturber ta foulée naturelle. C'est ce qui vient rajouter du confort, c'est ce qui vient rajouter de la protection. En fait, un indice minimaliste, on va dire 100%, c'est tes pieds nus. et sandales t'as une toute petite semelle mais c'est juste pour éviter les coupures au pied quoi mais ça s'arrête là et après tout ce que tu rajoutes en plus ça c'est ce qu'on va appeler après de la chaussure maximaliste tu vas rajouter de l'éconfort un peu à droite à gauche c'est la clinique du coureur du coup qui a déterminé ce côté

SPEAKER_01

minimalisme indice minimaliste ok bah écoute j'irai

SPEAKER_00

regarder ils ont un site internet où tu peux rentrer le nom de ta chaussure et il te sort son indice minimaliste alors je pense pas qu'il y ait toutes les chaussures mais c'est pas mal j'ai pas regardé Panta je crois pas qu'il y ait trop les sandales encore

SPEAKER_01

mais Panta t'as un indice là c'est 100 ta transition du coup t'expliquais que voilà en tout cas d'un point de vue foulé tu travaillais déjà la chose on va dire avant de passer à la sandale mais malgré ça il t'a fallu combien de temps et est-ce que t'as eu une sorte de stratégie pour pour vraiment transitionner complètement sur la sandale en course à pied

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Alors, je n'ai pas fait un plan très détaillé et tout. Ma stratégie, c'est progressivité. Tu ne t'attaques pas, tu passes de 2 km à 20 km d'un coup, toujours progressivement, y aller progressivement. Au début, j'ai augmenté progressivement les distances. Après, j'ai augmenté un peu. Alors, j'ai réduit un peu les distances, mais je suis allé un peu plus vite. Au début, c'était que de la route. Après, j'ai attaqué sur des petits chemins donc voilà à chaque fois je changeais un petit paramètre au fur et à mesure et je grossissais au fur et à mesure et bon là par contre j'ai fait un gros gap avec le 200 km parce que ma plus longue distance c'était 90 avant mais je veux dire le travail il était fait avant on m'a foulé que ce soit au 90ème kilomètre ou au 200ème kilomètre de toute façon je suis rincé mais voilà dans l'idée c'est ça c'est vraiment progressivité donc j'ai démarré en mai 2000 2022. Tout l'été très très progressives je crois que le max que j'avais fait c'était 12 bornes à la fin de l'été après j'avais fait mon inférieur l'année dernière encore en chaussures parce que j'étais clairement pas prêt à faire en sandales j'ai fait une grosse pause après octobre novembre décembre de l'année 2022 j'ai repris entre chaussures et sandales tout doucement et c'est vraiment cette année où j'ai pu commencer à accélérer les distances les la vitesse et que là je me suis dit bon en fait on va s'envoyer des petites challenge pour pouvoir faire ça quoi et donc du coup le tour de brosséliande dont j'ai parlé tout à l'heure là mon défi on va dire perso j'avais fait la moitié en sandales la moitié en chaussures

SPEAKER_01

en commençant en

SPEAKER_00

sandales en commençant en sandales et à la mi-chemin je sentais que je commençais à avoir des petites tensions sous le pied donc là hop je suis rebasculé en chaussures et quand je dis que j'étais en automne j'avais les chaussures dans le sac tout le long donc j'étais presque content de les mettre après parce que j'avais moins de poids dans le sac un mois après je fais le marathon de Nantes en sandales en 2h56 mon objectif c'était de faire sous les 3h et après j'ai fait mes autres trails tout en sandales en augmentant progressivement les distances pareil la vraie transition elle a été sur l'année surtout 2022 où j'y suis allé vraiment progressivement et 2023 c'était on va dire j'ai continué la progressivité mais c'était c'était là quoi maintenant il fallait juste qu'il y ait des résultats pour montrer que ok ça c'est validé ça c'est validé ça c'est validé et mon objectif maintenant en tout cas pour 2024 c'est ok j'ai validé du très long maintenant j'ai envie de montrer que la sandale on peut aller très vite avec donc j'ai envie de battre mon record au marathon au semi et au 10 km donc ce sera mes premiers objectifs de l'année 2024 génial et voilà montrer vraiment que c'est complet c'est pas juste réservé que à du très long ou que de la route ou que du lent que du rapide non on peut tout faire

SPEAKER_01

c'est un peu mon objectif déjà un temps au marathon en moins de 3h en sandales pour beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup de gens c'est

SPEAKER_00

carrément de la performance c'est sûr après mon record en marathon c'est 2h46 donc voilà j'ai envie de j'ai envie de l'avoir mais ça c'est les petits défis perso pour se donner envie de y aller mais voilà et pas de pas de blessure sur cette phase de transition zéro blessure Vraiment, zéro, zéro blessure. Et encore une fois, dans notre progressivité, il y a... En fait, même le principe que même en courant en chaussure, pour n'importe quelle course, si on ne veut pas se blesser, c'est la progressivité. D'ailleurs, pour revenir, la clinique du coureur, c'est ce qui m'aide beaucoup en avant. Si vous ne voulez pas vous blesser, il n'y a pas 36 000 solutions, il n'y a pas il faut faire du kiné, il ne faut faire que des 30-30 ou que des 10 km, c'est progressivité. Dès qu'il y a une blessure, en général, 70 ou 80% des blessures, ça vient de un trop gros bond d'un coup. Soit t'as allé trop vite, soit t'as fait trop long d'un coup, soit t'as fait un gros changement sans y aller progressivement. Du coup, ça, c'est valable pour tout. Dans la progressivité, il y a aussi apprendre à s'écouter. Dès que je sentais que j'ai voulu y aller un peu plus progressivement, je respectais plus ou moins ce que je voulais, mais là, peut-être que je suis un peu plus fatigué ou j'ai moins bien mangé. C'est peut-être pour ça que j'ai un peu cette douleur-là. On s'arrête et on reviendra demain. Ce n'est pas grave d'avoir raté une séance ou de l'avoir fait moins. Encore une fois, je reviens à ces principes d'humilité. C'est accepter le fait que là, je vais peut-être aller un peu vite, un petit pas en arrière et on repart. En tout cas, si quelqu'un veut faire une transition vers le sandal, je dirais ces deux trucs-là. C'est mes deux seuls conseils. Progressivité et s'écouter. Si vraiment, à un moment donné, on sent qu'il y a une douleur qui est un peu anormale. Je ne dis pas n'importe quelle douleur, il faut s'arrêter. Mais au bout d'un moment, on apprend à se connaître aussi et dire que ça, c'est cette douleur est un peu bizarre, je vais attendre un peu et je vais repartir.

SPEAKER_01

En tout cas, peut-être, même avant la douleur, non

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

C'est plus une gêne.

SPEAKER_00

Oui, c'est ça. Quand je dis douleur, oui, c'est gêne. En général, quand c'est... Avant d'arriver... Éviter la douleur, en fait.

SPEAKER_01

C'est ça. Anticiper dès la

SPEAKER_00

gêne, oui. C'est un super tip. Mais après, le seul truc, c'est quand on parle juste gêne, je sais qu'il y en a qui peuvent tomber après dans la paranoïa dès qu'il y a un petit truc bizarre, on s'arrête. Alors que parfois, c'est normal. Même en chaussure, tu fais un footing, tu ne comprends pas trop, tu as une petite douleur au genou ça dure une semaine et puis c'est parti mais ça reste tu restes juste un petit peu attentif faut pas s'arrêter pour autant mais voilà juste être un peu plus attentif et voir si ça évolue si ça évolue bon bah là on revient en arrière et puis si ça reste comme ça bon bah attendre un petit peu et en général au bout d'une semaine c'est parti après si cette gêne elle reste là pendant un mois deux mois là il y a peut-être à s'inquiéter mais voilà c'est pour ça que je parle de douleur c'est que c'est vraiment quelque chose d'anormal c'est pas même si ça doit pas aller jusqu'à la douleur effectivement mais c'est vraiment le côté anormal où il faut faire attention

SPEAKER_01

comment tu gères ça d'ailleurs sur une course de 200 km où je suppose qu'au bout d'un moment la douleur elle est un peu omniprésente un peu partout comment tu fais pour rester attentif et faire le tri entre la douleur entre guillemets normale et la douleur là il y a un truc

SPEAKER_00

chelou alors moi déjà si j'ai une douleur qui est la même des deux jambes c'est que c'est normal c'est que ça vient de la fatigue mais globalement t'es un peu équilibré des deux côtés souvent quand t'as une douleur que d'un côté c'est que potentiellement t'as forcé plus d'un côté que de l'autre et là ça peut être dangereux alors d'où je le sors ça je sais plus c'était encore quand j'étais en club on m'avait parlé de ça et ça m'avait marqué mais j'ai pas vérifié les sources il faudrait que je voie la clinique du coureur mais ouais globalement quand j'ai mal de deux côtés c'est que c'est une douleur couleur normale. Il faut faire attention. Par exemple, à l'infernale, j'ai eu mal sous la plante des pieds. À partir du 150ème, dès que j'avais un caillou un peu pointu qui appuyait dessus, ça me faisait sauter. J'avais la même douleur des deux côtés. C'est juste que le tendon commençait... Je ne suis pas un expert sur si c'est le muscle ou le tendon, mais ça commençait à être irrité. Je faisais beaucoup plus attention. Encore plus attention à avoir une foulée encore plus légère qu'avant. Du coup... je dirais vraiment cette distinction là c'est si t'as mal les deux côtés potentiellement c'est que c'est ok si t'as mal que d'un côté première alerte attention voilà c'est cette grosse différence là que je mettrais en avant entre une douleur normale et pas normale quoi

SPEAKER_01

notion d'asymétrie c'est super intéressant super et dans ta préparation du coup au delà de l'aspect minimaliste comment tu t'es préparé pour l'infernal et dans l'exécution est-ce qu'il y a eu des choses pendant la course qui se sont passées vraiment différemment de ce que tu avais anticipé dans ton plan dans tes entraînements etc

SPEAKER_00

alors la préparation à un ultra il faut faire du de la distance. Il faut accumuler du kilomètre, il faut en bouffer, bouffer, bouffer. Donc, j'en ai fait beaucoup. Dès que j'ai fini mon marathon de Nantes qui était fin avril, j'ai commencé à faire plutôt des longues sorties. Quasiment plus de vitesse que des longues sorties. Bon, j'habite en Bretagne, du coup, j'ai fait du dénivelé comme je pouvais en faisant le hamster sur des petites côtes. Mais ouais, c'est bouffer du kilométrage à balles. donc ça j'en ai fait pas mal du coup juin mai juin juillet Après juillet, fin juillet, j'avais lutté 4M où j'ai abandonné au 90ème. Et là, je m'étais accordé une semaine de pause pour faire un petit break et je me suis rendu compte qu'en fait, en août, j'avais complètement perdu la motivation de courir. Ouais, j'étais un peu dégoûté de la course. C'était pas lié à lutter 4M, je pense que j'en avais fait beaucoup et j'avais pas pris le temps de me ressourcer suffisamment entre. Du coup, le mois d'août, je suis allé vraiment très mollo, je faisais que des toutes petites sorties de 6-7 bornes mais vraiment juste plaisir dès que j'en avais marre pof je m'arrêtais parce que le but c'était de retrouver la motivation avant l'infernal parce que tu démarres pas un 200km en ayant marre donc ouais ça m'a un peu perturbé sur la préparation c'est la première fois que j'ai eu un gros coup de mou comme ça point de vue motivation mais bon le travail avait été bien fait avant là j'ai juste fait maintenir et par contre j'ai quand même fait ma reconnaissance de l'infernal donc sur 4 jours j'ai fait 200 bornes à 2 semaines de l'infernal donc ça c'est ce qu'on appelle souvent les blocs à faire entre deux et un mois avant deux semaines et un mois avant la grande course c'est se faire un gros bloc qui est très proche de ce que on va faire lors de la course pour prévenir le corps que attention ça tu vas devoir l'avaler donc résiste bien là dessus donc voilà donc c'est en gros en termes de distance en termes de dénivelé l'idéal ce serait d'absorber ce que tu vas faire pendant la course et et ça c'est cool de le faire deux semaines deux trois semaines avant après tu te fais on va dire ta phase récup mais t'es bien quoi et du coup je suis arrivé à l'infernal plutôt frais avec juste ce petit doute du mois d'août un peu perturbé est-ce que la motivation va être là je pense que mentalement il y avait d'autres choses j'avais raté l'infernal l'année dernière je venais de rater l'UT4M un mois avant du coup dans la tête c'était est-ce que je suis vraiment prêt donc je pense qu'il y a eu pas mal de petits mécanismes dans dans la tête des petits morceaux du puzzle qui manquaient et que... Bon, voilà, il y a beaucoup, beaucoup de choses. Donc, ouais, de coup, je dirais physiquement, ouais, c'est ça. Envoyer beaucoup de kilométrages, du D+, penser à quelques semaines avant à se faire un week-end choc, une semaine choc, et puis surtout travailler son mental pour arriver frais le jour de la course. Parce que là, si j'avais voulu continuer et me dire il faut que je maintienne mon entraînement tout le mois d'août, je pense que je serais arrivé rincé au départ de l'infernal à avec pas l'envie d'y aller au final. Et ça, c'était un coup à être sûr d'abandonner.

SPEAKER_01

On revient au fait de s'écouter.

SPEAKER_00

S'écouter, c'est le maître mot. Surtout en ultra, parce que si tu pars trop vite au début, tu t'écoutes pas, c'est mort. ouais pour tout même pas que la course à pied on pourrait donner plein d'exemples sur plein de choses ouais s'écouter c'est important de s'écouter c'est le côté bien-être de ce que je parle dans mes coachings première chose c'est s'écouter et savoir attends le corps il a besoin de quoi là là le mois d'août j'avais besoin de faire un peu de break de la course à pied me ressourcer en famille j'ai vu la famille on a fait des travaux j'ai pensé à autre chose pas la course donc ouais voilà après sur ta question t'avais dit s'il y avait des choses qui avaient changé que j'avais pas prévu des surprises physiquement c'était plutôt que des bonnes surprises parce que du coup j'étais en forme j'avais fait attention à partir très lentement du coup j'ai eu beaucoup d'énergie tout le long de la course mis à part la mi-course on y reviendra peut-être tout à l'heure dans la tête ça a presque failli basculer non là où j'ai toujours des surprises c'est au niveau de l'alimentation en ultra c'est toujours le problème. La plupart des abandons en ultra, ce n'est pas sur blessure, alimentairement, ça ne va pas.

SPEAKER_01

Ce n'est pas 70% des abandons

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui, c'est ça. Je crois que c'est 70%. Et ça, pourtant, quand je fais mes sorties, entraînements, justement, les week-end chocs, les semaines chocs, le but, c'est de tester un peu l'alimentation, on va dire, en conditions quasi réelles. Parce que le problème, c'est que s'alimenter sur 10, 20, 40 bornes, ça, tu Tu peux le faire presque à l'entraînement. Mais 200 bandes, tu ne vas pas te faire un entraînement de 200 bandes pour voir si tu arrives à manger encore. Donc ça, c'est toujours un problème et je pense que ça, ça s'acquiert avec l'expérience. Tu ne peux pas l'avoir comme ça. Alors, tu peux te faire aider par un nutritionniste. J'avoue que je ne fais pas ça parce que j'aime bien tester par moi-même et trouver mes petits trucs. Donc, au fur et à mesure, j'avance. Et du coup, parfois, il y a un truc qui marche. Je me dis, c'est bon, j'ai trouvé le bon truc. Et là, j'arrive le jour de la course. Ah ben non, je n'ai pas envie de le manger, ce truc-là. Bon, ben, qu'est-ce que je fais bon bah je vais essayer ça ah ça ça passe pas bon bon bah on va on va faire comme si du coup ouais c'est souvent l'alimentation j'ai des petites surprises c'est que je crois qu'il y a un truc qui marche bien ça marche effectivement bien sur une de course puis la course d'après ça marche pas parce que s'il y a un paramètre qui change alors ça peut être l'altitude ça peut être la chaleur ça peut être le temps de course ouais voilà et

SPEAKER_01

t'es team sucré ou team salé

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

de plus en plus que salé sucré je trouve que ça me va bien jusqu'au marathon et même marathon je suis sûr que les prochains je prendrais pas de sucre je prendrais un truc salé au 30ème non sucré franchement ça met le bide en vrac le podcast que t'as eu avec Olivier ça m'avait fait pas mal réfléchir parce que du coup lui c'est vraiment zéro sucre pour le coup j'ai discuté avec lui je l'ai vu à l'UT4M d'ailleurs

SPEAKER_01

oui parce que lui il a abandonné aussi

SPEAKER_00

il a abandonné plus tard que moi mais oui on était les deux en sandales on s'est vu au départ c'était très cool mais ouais ça m'a donné à réfléchir sur ma quantité de sucre parce que même si j'en mangeais déjà pas beaucoup je regardais la quantité de sucre que je mangeais quand même et je me suis rendu compte qu'en fait je mangeais encore pas mal de sucré par rapport à ce que je pourrais faire encore avec moins de sucre les seuls sucres maintenant que je prends c'est aller tous les 2-3 ravioles alors quand je dis 2-3 ravito sur l'infernal c'est au bout de 60 km un petit verre de coca coupé à de l'eau mais vraiment un demi-verre j'ai une petite pomme pote de temps en temps et sinon c'est un quartier d'orange et ça s'arrête là au niveau sucré après c'est que salé

SPEAKER_01

et donc salé c'est des choses que t'emmènes parce que je suis toujours curieux en fait je te la fais très courte mais depuis que j'ai changé les colliers ça m'a fait pas mal réfléchir aussi et je me dis mais j'aimerais bien passer sur du salé mais c'est super dur, à moins de le faire soi-même je pense c'est très dur de trouver des barres que tu peux emmener qui soient salées ou des trucs salés donc on m'avait filé le tips Sarah Vieux qui est une des toutes premières invitées que j'avais eue, elle emmène des pommes de terre ah oui cuites dans de l'eau salée mais bon voilà pommes de terre faut se les trimballer mais donc voilà je te pose la question parce que je suis friand de tips de qu'est-ce que t'emmènes de salé avec toi

SPEAKER_00

alors moi des trucs qui ont marché, alors je lis pas forcément cette fois là, mais c'est des noix de cajou, des cacahuètes. Donc ça, c'est facile à emmener. Que tu achètes, soit tout fait, les trucs de 100-150 grammes. Moi, je les mets dans des petits sachets transparents qui se ferment. Je les mets dans une ceinture, un petit sac zip que je mets dans ma ceinture de trail. Du coup, en plus, c'est facile. Tu vas juste le piocher comme ça. Je m'étais fait des petites galettes avocat Saint-Mauré. C'est Ça, ça passait bien certains trails. Parfois, je rajoutais un tout petit peu de beurre de cacahuète. Ça, c'est pour le côté gourmand.

SPEAKER_01

Donc ça, c'est au ravito. Tu ne l'as pas

SPEAKER_00

sur toi, ça. Je les mets dans les sacs de délestage et j'en récupère une ou deux que je remène avec moi. Donc oui, ça, c'est des trucs que je me prépare. Alors, ce que j'ai testé aussi cette année, c'est des petits morceaux de pizza aussi. Alors ça, j'avais de la chance d'avoir les accompagnateurs. Sinon, je ne l'ai pas en trail, mais des petits morceaux de pizza parce qu'à un moment donné, quand la course est très longue, peu importe, on te dit qu'il faut que tu manges tel truc, tel truc, tel truc. À un moment donné, il faut que tu manges. C'est un truc dont tu as envie. La pizza, ça passe bien. Ce que j'aime bien dans la pizza, c'est que tu as quand même pas mal de choses, tu as pas mal d'aliments différents que tu peux avoir dedans. Donc, c'est assez complet. Et puis, c'est vraiment le côté plaisir. Et moi, tu manges quelque chose et tu... En fait, le but, c'est... Pour moi, quelqu'un qui arrive à finir déjà un ultra, c'est quelqu'un qui a réussi à avoir le système digestif qui à peu près correct du début à la fin en tout cas sur du aussi long et du coup si tu veux avoir le système digestif qui est à peu près bien il faut que tu manges peu importe quoi mais il faut que tu aies quelque chose que tu manges et donc ouais qu'est-ce que j'ai comme autre petit tips les patates effectivement j'avais entendu j'avais essayé des patates douces aussi patates douces c'était pas mal ça c'était en écoutant une interview de Mathieu Blanchard

SPEAKER_01

ah il est team patates

SPEAKER_00

ouais patates douces je crois qu'il a au ravito une purée de patates douces qui est pas mal ouais voilà sinon au ravito là un truc qui est bien passé me paraît un truc improbable je pensais pas les crocs monsieur pfff et les croque-monsieur je m'en suis enfilé 3 d'un coup là j'avais faim ça allait bien et à chaque ravito je redemandais il y a des croque-monsieur

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

non ouais ça de la soupe c'est ce qu'il y a de mieux déjà c'est le côté liquide ça se voit bien c'est salé souvent t'as besoin de salé pour activer tout le système c'est pareil on dit aussi de beaucoup boire pendant la course mais si tu manges pas salé l'eau, tu la bois et tu la repisses tout de suite. Ça m'est déjà arrivé de boire le verre et deux minutes après, je m'arrêtais et je pissais tout de suite parce que je manquais de sel. Je n'avais rien pour absorber cette eau. Qu'est-ce que j'ai d'autre

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

C'est plutôt ça. Je n'ai pas... Je suis sûr que je vais en tester d'autres. J'aurais plein d'autres trucs parce que je ne suis pas arrivé à un truc où je suis suffisamment satisfait. Je ne suis même pas sûr que je serais éternellement satisfait. D'une course à l'autre, les envies changeront. Pareil, un des trucs que j'ai appris là, c'est que tu peux avoir un truc qui passe bien jusqu'à 12, 13, 14 heures de course, mais au bout de 30 heures, c'est un autre truc dont tu as besoin. Donc, un truc qui passait très bien avant, là, ton corps, il n'en a pas envie. Et peut-être qu'une course, un truc passera très bien et l'autre, ça ne passera pas et tu ne sais pas pourquoi. C'est comme ça. Donc, le côté adaptabilité est ultra nécessaire en

SPEAKER_01

ultra. Clairement. Tu parlais de la mi-course où si j'ai bien compris, tu as dû justement t'adapter. Qu'est-ce qui s'est passé exactement en mi-course

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Justement, ça faisait quelques ravitaux où je sentais que je n'arrivais pas à manger suffisamment par rapport à ce que je voulais. J'ai toujours ce problème. De toute façon, je pense que je n'arrive pas à manger assez. J'arrivais à manger plus que d'habitude, mais quand même pas assez. Et arrivé la mi-course, on débute la deuxième nuit. Je suis entre le kilomètre 100 et 120. Je viens juste de passer la moitié en plus. Je me suis dit, wow, j'attaque la deuxième nuit. C'est chaud. J'attaque la deuxième nuit, mais en fait, je suis quasiment en deuxième nuit blanche parce Parce qu'en fait, le départ de l'infernal, je ne sais plus si on en a parlé en off avant ou pas, mais le départ était à minuit. Donc en fait, un départ à minuit, c'est un peu comme si on démarrait sur une nuit blanche. On a beau faire une petite sieste avant, ce n'est pas une nuit. Donc tu démarres sur une nuit blanche, là tu attaques la deuxième. Moi, je suis plutôt un gros dormeur de base. Du coup, j'avais besoin de dormir. Donc physiquement, le corps était fatigué. Et du coup, je pense qu'il y avait de ça. C'est que j'étais fatigué. Je voulais manger, mais le corps avait surtout envie de dormir à moment-là, donc tout ce que je mangeais, j'avais l'impression que ça restait en haut, ça restait bloqué, et ça me perturbait déjà dans ma foulée, ça me perturbait parce que je n'arrivais plus à manger que ce soit du salé, du sucré, et puis arrivé au milieu de cette montée, là, entre le 100 et le 120, je me dis, en fait, je vais m'arrêter sur le bas-côté, je vais dormir, à même le sol, sur les cailloux, parce que trop fatigué, et j'ai mis 15 minutes, mon 30, 15 minutes, je dors sur le bas côté alors j'avais de la chance j'avais mon pote du coup qui avait fait cette petite portion avec moi justement en courant donc il s'était mis un peu plus loin pour prévenir d'autres coureurs au cas où pas qu'ils pensent que j'ai fait un malaise ou quoi parce que j'étais vraiment mais avachi sur le bas côté on aurait pu croire que j'étais tombé et que voilà quoi mais bon j'avais pris le soin d'enlever mes petites sandales d'éteindre ma frontale voilà vraiment tout bien j'ai jamais aussi bien dormi sur des cailloux bref t'as réussi à dormir j'ai dormi ouais 15 minutes direct Pas de phase d'endormissement, nickel. Ça, c'est l'avantage. C'était l'avantage de cette année, parce qu'il faisait beau, du coup, tu pouvais t'endormir sur la route. L'année dernière, il n'avait plus comme pas possible. Il fallait attendre les ravitaux. Potentiellement, tu as ton cycle de sommeil qui est passé. Donc, tu es fatigué, mais tu n'arrives pas à t'endormir. Là, j'ai senti le cycle arriver de sommeil. Pof, je me suis allongé 15 minutes et je suis reparti.

SPEAKER_01

Tu t'es réveillé à la montre, du

SPEAKER_00

coup

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Mon pote m'a réveillé, du coup. Mais sinon, ce que j'ai déjà fait, c'est ça, c'est à la montre tu mets un petit bip et puis ça repart du coup j'ai fait ça je suis reparti mais j'étais encore un peu bancal un peu faible et arrivé en haut du coup c'est le Drummond donc au 120ème ça souffle pas mal là-haut parce que t'es en altitude il y a juste une petite tente et là pareil j'ai essayé de manger et ça passait pas et c'est là où j'ai accepté chose que j'ai énormément de mal parce que pour moi c'est des genres de mini-abandon de redormir et cette fois de redormir vraiment donc j'ai dormi 1h30 1h20 je crois ah ouais je me suis dit de toute façon tu as du temps sur les barrières horaires on s'en fout du chrono le but c'est de terminer le but c'est même de terminer en sandales c'est même plus de terminer dans ma tête je sais que c'est possible prends bien le temps je me suis allongé sur les lits de camp qu'il y a sur la course j'ai dit à ma famille qui était là réveille moi au bout d'une heure et demie si je ne suis pas réveillé au bout d'une heure vingt j'étais debout et en me réveillant j'arrivais toujours pas à manger je me suis dit c'est pas possible rien passé en tout cas rien de solide et du coup je commande du thé je bois beaucoup de thé après je bois beaucoup de soupe et en fait je me rendais compte que j'étais un peu déshydraté parce que dans la nuit t'as moins soif tu bois moins et en fait c'était ça aussi c'est que j'étais déshydraté et j'avais besoin de me réhydrater avant de pouvoir avoir envie de digérer quelque chose et je pense que ça ça dure bien 20-30 minutes où je fais que boire du thé et de la soupe puis j'essaye de manger et ça passe de nouveau pas c'est pas possible j'ai même des remontées montée gastrique, j'ai envie d'aller rendre. Donc, même à un moment donné, je sors de la tente parce que je crois que c'est parti. Bon, finalement, c'est juste un petit rototo. Ça passe. Je reviens dans la tente. Et en fait, je me suis rendu compte que c'était le fait d'être assis et de manger en même temps. J'avais l'estomac, du coup, contracté. Et du coup, je n'arrivais pas à manger. Alors, je me suis mis dans une position improbable, un peu la position du bébé heureux en yoga, là. Tu sais, où tu as la tête vers l'avant et tu es assis sur tes pieds. Et du coup, j'avais la tête vers l'avant. Et du coup, j'avais l'estomac tout droit. Et là, je me suis pris mon petit morceau de pizza et je mangeais comme ça, la tête dans le sol. Et donc, voilà, tout doucement, un petit morceau, un deuxième morceau, un troisième morceau. Et là, pof, le système, il a commencé à redémarrer. Je sentais que j'arrivais à manger, manger, manger. Et puis là, tu sens l'énergie qui revient, comme si on te venait de charger, tu vois, la barre du téléphone qui fait tout... C'était pareil, là. Du coup, trop content, je repars avec le sourire, et je repars. Je repars pas vite encore, parce que, bon, il fallait du temps encore pour que tout le système... Parce que là, il était encore en train de digérer, mais voilà, globalement, ça a commencé à repartir. Mais du coup, ce moment de mi-course, là, j'ai vraiment douté quand, même en prenant le temps de bien dormir, de bien prendre le temps de boire et tout, j'arrivais pas à redémarrer le système, et que t'es au 120ème, il te reste encore 80, même 88 kilomètres, tu fais, mais en fait... finir pour finir est-ce que ça vaut vraiment le coup dans un état comme ça je suis pas sûr tu vois c'est un coup à se dégoûter vraiment de la course j'aime bien ce côté vaillant et tout parce que c'est pour ça que je fais ce genre de course mais finir au point de s'en dégoûter et d'être dans le mal ça m'intéresse pas non plus du coup c'est encore le côté bien-être performance il fallait que je fasse un pas en arrière prendre le temps de bien me ressourcer pour que la fin de course je la vive beaucoup mieux et je l'ai vécu beaucoup mieux parce que du coup le ravito encore d'après je suis encore lent parce qu'on est dans la nuit et c'était une portion particulièrement dure avec notamment une descente de piste noire directe je crois que ça fait je crois que c'est 800 mètres et tu descends 250 mètres en termes de pourcentage c'est le régal pour les genoux et voilà tu descends à moitié sur les fesses à 4 pattes mais tu cours pas même le premier je pense qu'il court pas faudrait lui demander mais ça m'étonne surtout de nuit enfin bref donc là c'était le temps que ça repart tranquillement et puis les ravitaux d'après je sentais l'énergie qui revenait au fur et à mesure et aux ravitaux j'arrivais à manger ultra bien de nouveau donc le système digestif il était reparti et à partir du moment où t'arrives à manger t'arrives à boire après la difficulté des jambes c'est vraiment secondaire quoi pour moi c'est vraiment secondaire parce que t'as de l'énergie qui arrive régulièrement pour pouvoir repartir et je suis tellement bien à la fin tellement heureux tellement tout est nickel que j'ai et même à sprinter à l'arrivée j'accélère peut-être je vais peut-être un peu vite en besogne parce que tu veux peut-être parler d'autres aspects de la course mais à la fin je suis je suis une bombe je finis à 5 minutes au kilo à 5 minutes au kilo je ne sais pas si on se rend compte de ça c'est ça c'est un truc de malade et puis je n'ai pas j'ai pas l'impression de forcer je vole je suis un avion ressenti c'est 3 minutes au kilo même je me dis Je me souviens, je

SPEAKER_01

cartais

SPEAKER_00

les bras. Vraiment, je planais. T'as mis une story, non

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui, c'est ça. Mais voilà, cette allure-là, je la tiens sur les deux derniers 1,5 km à 5 minutes au kilo. Heureux, quoi. Parce que j'ai l'énergie. En plus, je flotte parce que c'est ce que j'appelle l'état de flot en prépa mental. On parle souvent de ça, de l'état de flot. Tu ne réfléchis pas, tout va bien, tout est nickel. Sur 208 km, j'ai 1,5 km mais franchement ça vaut le coup de faire les 207 avant c'est

SPEAKER_01

ce que j'allais te demander l'émotion déjà peut-être avant ma question sur l'émotion à l'arrivée à quel moment est-ce que tu t'es dit ok là c'est sûr je peux terminer en

SPEAKER_00

sandales alors l'année dernière j'ai abandonné à Rochesson c'était le kilomètre 160 là quand je le passe j'ai dit ok ça va le faire c'est encore long parce que c'est le début de la deuxième journée Donc, je suis à plus de 36 heures de course déjà. Donc, il reste encore, mine de rien, 10 heures. Ouais, il restait 10 heures, quoi. Donc là, il y a encore pas mal de choses qui peuvent se passer. Mais là où j'étais sûr de terminer, c'est du coup le ravito d'après à Julien Haruc. Du coup, on est au kilomètre 170 et 180. Là, je dis c'est bon, c'est mort, c'est terminé, je finis. Et au dernier ravito, je sais même que je vais finir plus vite. en fait je sais à la fin en fait c'est ça aussi qui est cool ce que j'aime bien en tout cas je sais que tout le monde n'apprécie pas forcément mais d'avoir fait le parcours une fois avant il y en a ils vont se dire putain il reste encore tout ça moi je dis c'est bon il reste ça et là je savais qu'il y avait 2-3 montées de l'espace encore dans la dernière dans la dernière portion alors quand je dis montées de l'espace c'est pas du chemin ils ont vraiment taillé à flanc de montagne droit direct dans la terre et puis bah du coup il y a déjà pas mal de coureurs qui sont passés parce que sur la fin il y a le 200 km il y a le 130 il y a le 100 il y a le 70 km donc il commence à y avoir du monde qui sont passés donc la terre elle est remuée tu glisses à chaque pas et tout mais j'étais mais en furie quoi je dépassais tout le monde c'était la folie mais j'étais comme un dingue sur la fin comme un dingue ça

SPEAKER_01

va être fabuleux comme ressenti

SPEAKER_00

c'est kiffant et puis tu profites de tous les instants même à la fin il y a un dernier faux plat montant qui est avant la dernière descente qui est très long et c'est le seul moment où je me suis dit mais c'est pas possible c'est quand que ça termine et à partir du moment où c'était la descente c'était parti donc il reste 3-4 bornes mais là tu planes et je parle pas tu planes parce que t'es fatigué tu planes de bonheur de de tout et puis encore une fois t'es j'étais à la fois attentif à tout et à la fois complètement déconnecté c'est ultra bizarre c'est vraiment l'état second cet état de flot là faites l'état de flot moi je le détermine sur l'état de confiance en soi absolu l'état de confiance en soi la définition c'est être sûr de réussir ce que tu fais donc il n'y a pas de doute t'es sûr tu vas réussir c'est une certitude et être sûr de réussir ce que tu fais faire c'est quoi c'est courir donc voilà t'es sûr de réussir à courir jusqu'au bout sans problème que tout va bien et il n'y a pas de problème de je peux encore me vautrer dans la descente je peux faire ça, t'es attentif à tout de toute façon t'es rodé, ça fait 200 mètres que t'es rodé je fais attention à ça, à ça, à ça il y a un coureur devant, je me décale à droite je le dépasse et puis c'est parti je sais qu'il y a encore ça derrière, ok c'est parti je fonce, je peux encore accélérer, là c'est tout plat et puis là j'entends le micro au loin ça te galvanise encore plus bref t'es à la fois connecté à tout et déconnecté t'es sur une autre planète, c'est assez c'est fou comme état et je comprends parfaitement les sportifs de haut niveau qui le recherchent et le problème c'est que quand tu le recherches tu l'as pas parce que t'es en quête de quelque chose le flow c'est tié à un moment donné tié et tu le constates presque après que tu y étais mais voilà le chercher c'est t'es sûr de pas y arriver parce que t'es en en quête de quelque chose donc il peut y avoir un doute est-ce que j'y suis ou j'y suis pas tu vois le côté être sûr là le côté doute à partir du moment où t'essayes de le chercher t'as le doute de est-ce que t'y es est-ce que t'y es pas donc voilà c'est ça donc je m'en suis rendu compte après coup que j'étais dans cet état là de de folie là trop bien

SPEAKER_01

t'as eu des des commentaires que ce soit de l'organisateur ou d'autres coureurs que t'as croisé par rapport au fait que

SPEAKER_00

tu le fasses ensemble ouais tous les coureurs trop cool genre soit que je dépassais soit qu'ils me dépassaient c'était le petit mot impressionnant et tout ça c'était cool puis tu discutais il n'y avait pas de jugement c'était il y en avait plein ils connaissaient quand même le principe du minimalisme après le sandal c'est encore une autre étape parce qu'il y en a pas mal quand même qui ont démarré en five finger du coup il y en a souvent sur les ultra qui démarrent comme ça et qui finissent en chaussures plus épaisses donc ouais il y a pas mal de gens ça commence à de plus en plus se connaître cette pratique en tout cas donc les coureurs ouais les bénévoles ce qui était très drôle c'est qu'ils s'appelaient d'un ravito à l'autre du coup ils faisaient ah mais c'est donc vrai il y a un gars en sandales et tout donc ça c'était très rigolo après il y a des ravitos où ils avaient pas de réseau du coup ben eux ils découvraient là et c'était wow qu'est-ce qu'il fait mais enfin ils posaient plein de questions et j'étais très content de là de répondre parce que du coup ça fait un peu d'interaction parce que tu cours quand même globalement seul pendant la course les interactions avec les bénévoles qui font toujours déjà un travail de dingue mais surtout moralement ça fait trop du bien de discuter avec des gens et là en plus qu'ils sont émerveillés de te voir arriver ça te galvanise encore plus et à l'arrivée il y a mon cousin qui était quand même allé annoncer au gars du micro il y a un gars qui a fini en sandales ça serait bien de l'interviewer après l'infernoir n'a pas pu se communiquer que ça, pour l'instant, en tout cas, sur le fait que je l'ai fait en s'en allant. Alors, est-ce que ça va arriver quand ils vont envoyer les photos

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Je ne sais pas. Ou est-ce qu'ils n'ont pas trop envie d'en parler

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

C'est possible aussi, parce qu'il y en a plein qui estiment que c'est très dangereux. Alors que, bon, déjà, quand tu te lances sur un ultra, c'est dangereux. De base, du coup, je peux avoir un peu du mal à comprendre ça. En fait, j'ai du mal à comprendre, mais en même temps, je le comprends. Parce qu'on ne connaît pas, quoi. la plupart des gens ne connaissent pas et ils se disent il faut être bien équipé pour faire ce genre de course alors que pour moi le meilleur équipement c'est d'être au plus simple pour être au mieux connecté au sol sur lequel tu cours pour répondre à ta question plus rapidement les coureurs oui, les bénévoles oui même les supporters pareil et l'orga on a un petit peu parlé à l'arrivée j'ai eu le droit à ma petite

SPEAKER_01

interview génial tu dirais que c'est les enseignements que tu tires de cette course

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Tu le disais, ce n'était évidemment pas ton premier trail, ce n'était pas la première fois que tu courais en sandales, mais ça reste quand même une première par rapport à la distance, par rapport au dénivelé, le fait que tu l'as intégralement fait en sandales. J'ai un peu l'impression que tu as accompli un gros milestone que maintenant, c'est bon, tu as ancré derrière toi. Est-ce que tu as déjà digéré l'épreuve au point de pouvoir dire comment elle m'a fait grandir quelque part

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

en fait c'est aussi quelque chose que je fais dans mes coachings c'est que t'as une étape mais t'as déjà les étapes d'après en tout cas t'en as deux autres après pour rebondir assez vite parce que sinon c'est un coup à ressasser la course dire ouais c'était cool c'était cool mais maintenant qu'est-ce que je fais et tu te prends un peu les pieds dans le tapis donc oui c'est un gros milestone de passé que ce soit rien que l'aspect course l'aspect sandales c'est presque du bonus pour moi enfin maintenant ça va être intégrer tout le temps, je vais plus courir en chaussures c'est sûr, sauf s'il y a des courses dans la neige ou je sais pas si un jour je me lance ça, on s'en aille c'est un peu plus touchy quand même mais bon, qui sait, à cœur vaillant rien n'est impossible, c'est pas impossible qu'un jour je me dise ça bref, non bah moi les prochains milestones c'est ça, donc déjà le côté marathon on en a parlé, c'est de battre mes records sur marathon rien à voir du coup avec le trail mais ça c'est pour un côté, j'aime bien cette alternance, pour moi ma Marathon, c'est du rapide, donc faire un peu de vitesse et rebasculer après sur une saison plus de trail. Moi, le prochain milestone en trail, c'est l'ultramarin. Je n'ai pas encore fait tout mon programme de l'année prochaine, mais je voudrais faire l'ultramarin et faire plus de courses en Bretagne, vu que j'habite en Bretagne. J'ai fait pas mal de courses dans les Alpes cette année. Il y a quand même beaucoup de trails très sympas en Bretagne, donc je voudrais en profiter un peu. Ils sont un peu plus courts. L'ultramarin, c'est 177, c'est ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

C'est ça, et c'est le Tour du Goffre du Morbihan. par contre c'est tout plat c'est tout plat

SPEAKER_01

parce que j'ai eu Julien alors ton épisode va sortir avant le sien mais il y a Julien Rabier que j'ai reçu sur le podcast et il me semble qu'on a parlé de celui-ci un ultra en Bretagne tout plat

SPEAKER_00

et là la spécificité par rapport à d'autres trails c'est que du coup normalement tu cours tout le long parce que c'est tout plat et ça ça va être un challenge aussi c'est pareil ça va être fait en sandales donc Donc ça, ça va être le prochain milestone. Et je pense qu'il y aura un autre trail, mais je ne sais pas bien encore lequel. Je referai en montagne, parce que la montagne, c'est quand même très très cool. Et surtout que le 170, là, ça va se faire en une journée. Et ce que j'ai envie de chercher de plus en plus, un peu comme tu as fait la PTL, c'est des courses plus longues encore, où tu vas aller rechercher encore un peu plus dans les retranchements. J'avais vu une barjo qui m'intéresserait pas mal c'est en Normandie qui est sur plusieurs jours j'aime beaucoup d'ailleurs ces formats de courses maintenant qui se développent sur un week-end t'as plusieurs courses et t'as la possibilité d'en faire plusieurs et de cumuler et je trouve ça très intéressant parce qu'en termes de récupération il y a un autre challenge derrière tu peux pas tout envoyer la première course sinon la deuxième tu repars pas le lendemain et ça je trouve ça très intéressant en termes de gestion globalement moi ce qui m'intéresse dans la course ultra c'est la gestion du coup même si je te dis l'année prochaine je veux me réinscrire à l'infernal 200 ce sera pas la même course parce qu'il y aura d'autres choses à gérer donc et d'ailleurs si tu démarres un ultra en disant c'est bon j'en ai déjà fini un celui là ça va être bon t'es sûr que tu vas rater franchement je pense qu'on peut se dire jusqu'au 80 km tu peux à peu près te dire bon cette distance je l'ai dans les pattes c'est bon je le finis mais vraiment la bascule je dirais c'est après le 120ème km après ça se raisonne plutôt en termes de temps mais à partir du moment où tu es obligé de passer une nuit dehors tout bascule il y a tellement de choses qui peuvent se passer que n'importe quelle course il faut repartir presque à zéro et c'est une nouvelle aventure à chaque fois du coup je ne referai pas l'Infernal 200 tout de suite en tout cas parce que c'est bon ça s'est validé et qu'il y a tellement d'autres courses tellement trop belles en France que voilà mais oui la PTL avec mon pote Tanguy dont j'ai déjà parlé plusieurs fois ça c'est un challenge qu'on aimerait bien faire à deux euh Et puis des courses plus longues en étapes, j'aimerais bien. En fait, j'aimerais trop qu'un jour, il y ait un truc un peu type Tour de France, mais à trail, quoi.

SPEAKER_01

Ah

SPEAKER_00

ouais. Un peu pareil, le marathon des sables, c'est un peu ça, des courses sur plusieurs jours. Parce que du coup, c'est vraiment ce côté gestion de l'effort qui est différent. Tu peux avoir une journée, tu as un 40 bornes. Celui d'après, tu as un 70. Après, tu as un 20 bornes. Et tu es obligé d'être maîtrisé un peu tout. Et tu es obligé de te connaître. Un peu

SPEAKER_01

stratège

SPEAKER_00

aussi. Ouais. c'est ça c'est ce qui est beau c'est ce que je trouve beau d'ailleurs dans le Tour de France plus que le reste c'est la gestion des efforts sur les différentes journées quoi le gars qui donne tout une journée mais que le lendemain il repart pas bon ben c'est dommage quoi non ouais c'est vraiment ça que je trouve beau donc ouais c'est un peu tôt encore pour définir les prochaines étapes j'étais déjà donné quelques jalons mais ça reste du court terme sur le long terme ce serait la PTL avec mon pote du coup et mais voilà je sais il y aura d'autres défis avant et pareil peut-être pas forcément des courses officielles mais se lancer des défis perso c'est encore en train de mûrir dans un coin de ma tête mais je voudrais valider tous les GR de France alors pas forcément en courant mais les faire tous en sandales et parce que voilà j'ai pareil par contre un des trucs où je sais que je le ferai pas c'est les trails à l'autre bout du monde quoi par rapport à l'avion par rapport à l'avion entre autres ouais il y en a que un où je serai prêt à faire une exception c'est la diagonale des fous donc voilà on verra mais en tout cas si un jour je décide de la faire celle-là je compte pas l'abandonner et revenir l'année d'après pour la finir du coup celle-là je serais bien prêt non sinon ouais c'est plutôt rester en France en Europe et parce qu'il y a déjà tellement de belles choses à faire chez nous. Effectivement, il y a des très belles courses à l'étranger, mais je fais le choix d'essayer de limiter

SPEAKER_01

l'avion. Ou alors, tu te fais un défi dans le défi et tu y vas

SPEAKER_00

en vélo, tu reviens en train. Je crois que c'est Xavier Tavenard qui dit qu'il ne fait pas un trail s'il ne peut pas s'y rendre en vélo. Un truc comme ça.

SPEAKER_01

Moi, j'avais vu qu'il ne prenait plus du tout l'avion, qu'il refusait de prendre l'avion. donc c'est bien

SPEAKER_00

possible donc voilà il y a plein de défis même cools à se lancer soi-même Et autant des défis persos que des défis à faire à plusieurs. Je trouve ça trop bien aussi de pouvoir partager ces choses-là. Là, le fait de l'avoir fait, même ils sont en accompagnateur, c'était ouf de partager ça avec ma famille. Mais partager ça avec un coureur, tu vis les mêmes galères. Et puis du coup, toi, tu as potentiellement le coup de mou, ton pote, ça va super bien. Puis inversement, tu dois le mieux savoir que moi sur la PTL. Et du coup, je trouve que c'est beau de finir ensemble comme ça. Ça doit laisser des souvenirs de dingue

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

tu as périssable je te confie et du peu que j'ai fait j'ai déjà accompagné des potes sur des marathons notamment deux anciens collègues qui voulaient faire sous les 3h un marathon donc c'était un gros objectif pour eux et je les ai accompagnés toute la course mais de voir leur sourire à l'arrivée quand ils atteignent l'objectif et que tu sais que tu as été cette petite pierre qui leur a aidé je les ai pas fait courir et ils l'ont fait tout seul mais le fait d'avoir partagé ça avec eux je trouve que c'est quelque chose de très fort ouais et je pense plus l'âge avancera plus je ferai des trucs en duo plutôt que tout seul pour l'instant j'essaie de faire beaucoup mes trucs mes défis perso pour aller me pousser les limites tout seul et quand j'aurai trouvé des limites assez loin je peux revenir un peu en arrière et partager mais bon non non ça avance de pair mais ouais il y a tellement de choses à faire je sais pas depuis combien de temps on parle des futurs objectifs mais je pourrais faire un podcast que de ça on

SPEAKER_01

n'a pas assez d'une vie c'est ça souvent j'ai l'impression excellent bah écoute fabuleux Nico et si les gens veulent te suivre justement pour la suite de tes aventures le mieux c'est Instagram

SPEAKER_00

oui Instagram j'essaie de partager régulièrement que ce soit sur mon activité de coach et sur mes sur mes trails ou à chaque fois j'essaie de mettre en parallèle du coup les deux pas juste suivre un coureur mais que ça serve d'ailleurs j'avais essayé je fais cette anecdote là mais parce que je compte le refaire pas autant mais j'avais fait un décompte J100 avant l'Infernal Trail j'ai essayé de partager régulièrement ma prépa et comment les gens peuvent s'en servir donc je ferai pas un J-100 c'est trop long beaucoup trop long mais c'était rigolo à faire mais je pense refaire ça des petits suivis pour montrer comment je me prépare et autant physiquement que mentalement donc ouais sur Instagram donc Nico Angère Coaching euh Je publie aussi les vidéos un peu sur TikTok, LinkedIn ou mon site internet. Pareil, c'est toujours Nico Angère Coaching. Facebook aussi. Mais ouais, le meilleur endroit, je pense, c'est Instagram. C'est là où je mets

SPEAKER_01

tout. Super. Écoute, il y aura le lien en description. Super. Un grand merci, Nico, pour ce débrief presque à chaud, on va dire, de l'Infernal Trade Devo. J'ai encore bravo parce que franchement, déjà, un 200 kilomètres, c'est un énorme chantier. Mais alors, en sandales, félicitations

UNKNOWN

!

SPEAKER_01

merci du coup d'avoir finalement de l'avoir fait parce que ça prouve qu'il y a plein de choses encore à explorer dans la course à pied qu'on a peut-être un certain nombre de croyances qui sont plus ou moins avérées et voilà tu viens de prouver par l'exemple qu'on peut faire un 200 board en sandales sans se blesser en étant relativement frais à l'arrivée tu peux bien bien jouer pour ça merci et puis bah écoute excellente continuation bon défi à venir peut-être qu'on se fera un débrief de ton marathon quand t'auras explosé ton propre record j'espère

SPEAKER_00

bien j'espère bien je sais pas lequel ce sera mais oui avec plaisir c'est pas Berlin qui se court super vite c'est mais c'est en octobre non fin septembre je crois que c'est le week-end

SPEAKER_01

prochain

SPEAKER_00

d'ailleurs ok donc ouais non je pense que ce sera Paris mais c'est pas sûr ok voilà génial merci beaucoup Nico merci à toi super allez ciao

SPEAKER_01

Merci d'avoir écouté cette conversation avec Nicolas jusqu'au bout. J'espère que ça aura peut-être aiguisé votre curiosité et que vous tenterez la course à pied minimaliste. Renseignez-vous bien avant de le faire. C'est quand même pas anodin comme transition. Mais personnellement, je suis convaincu qu'il y a des choses intéressantes à y trouver. Cet épisode, comme d'habitude, vous est proposé gratuitement. Vous le savez, tout ce que je vous demande en retour, c'est de m'aider à donner encore plus de visibilité à mes invités exceptionnels. Et pour ça, il y a une chose très simple que vous pouvez faire, qui ne prend que quelques secondes, c'est de laisser une note et un commentaire sur votre plateforme d'écoute de podcast maintenant. Pensez également à partager l'épisode à toutes les personnes autour de vous qui sont intéressées par le sujet de la course à pied ou du minimalisme en général. Et je vous dis à mardi prochain pour un nouvel épisode.

UNKNOWN

Salut!