Merci à tous.
SPEAKER_01Salut, c'est Nico. Bienvenue sur Les Frappés, le podcast de Loïc Blanchard. Chaque semaine, il vous fait découvrir des invités extraordinaires, des parcours de femmes et d'hommes qui se sont donné les moyens d'atteindre leurs objectifs les plus fous. Si comme Loïc, vous êtes persuadé qu'une conversation peut déboucher sur de grands changements, alors vous êtes au bon endroit. Dans cet épisode, je prends les commandes parce qu'aujourd'hui, l'invité n'est autre que Loïc, votre présentateur préféré. Avec près de 200 épisodes et accroché C'est du 500 000 écoutes. Il est la voix qui vous fait voyager et vous prouve chaque semaine que tout est possible. Depuis son enfance en Nouvelle-Calédonie, il a transpiré sur les tatamis avec l'équipe de France de judo. Il a treké en Scandinavie, au Népal, il a navigué sur un drakkar, il est finisher de la PTL. Chaussez vos sandales, montez le braquet, serrez les baudriers, accrochez les potes-focs. Et sans plus attendre, accueillons le meilleur podcaster outdoor français.
UNKNOWNMusique
SPEAKER_01Salut Loïc
UNKNOWN!
SPEAKER_01Hello Nico
UNKNOWN!
SPEAKER_01Écoute, bienvenue sur les frappés
UNKNOWN!
SPEAKER_01Merci
UNKNOWN!
SPEAKER_01Écoute, avec plaisir
UNKNOWN!
SPEAKER_01Aujourd'hui, on parle de toi, le frappé à l'origine des frappés. Je te propose qu'on découpe l'épisode en deux parties. La première, j'aimerais vraiment qu'on creuse sur qui est Loïc, comment il s'est construit. Et puis la deuxième, parler plus de cette énorme aventure qui prend un nouveau tournant en ce début 2024. Ma première question, la toute première, c'est ça te fait quoi d'être dans le fauteuil de l'invité dans ta propre maison
UNKNOWN?
SPEAKER_01J'avoue que c'est particulier. D'ailleurs, toute petite parenthèse tout de suite, je suis désolé pour la voix. Je suis allé courir sous la pluie à Millau il y a deux jours et ce n'était visiblement pas une très bonne idée. J'ai hâte pour une fois. Je lance un enregistrement pour mon podcast. sans avoir préparé grand-chose, donc c'est cool. Et puis très content de faire ça avec toi, donc ça va être génial. Trop bien, trop bien. Eh bien écoute, on y va. Je t'ai dit dans la première partie, j'aimerais qu'on parle de toi, de ton identité, de la façon dont tu t'es construit, etc. En mode qui est Loïc depuis ton enfance à aujourd'hui, au travers d'événements charnières de ta vie. Et en fait, j'aimerais qu'on découpe ça en trois bouts. 0-10 ans, 10-20 ans et de 20 ans aujourd'hui comme ça on va avoir ces 3 segments qui vont se mettre bout à bout et on va en savoir plus sur le frapper, défrapper ça c'est un programme au cordeau ah bah c'est ouais écoute je me lance allez vas-y 0-10 ans 0-10 ans moi je suis né dans le sud-est de la France dans le Var pour être précis pas très très loin de la mer. Petit, on a bougé assez rapidement en Nouvelle-Calédonie. S'il y en a qui ne voient pas où c'est, c'est à peu près vers l'Australie, la Nouvelle-Zélande. C'est un territoire français. Souvent, on me demande quelle langue on parle là-bas. C'est français, en fait. C'est le coin, par rapport à la France, si on prend un globe terrestre, c'est le coin à l'opposé complet de la France. On ne peut pas faire vraiment plus loin. En tout cas, à vol d'oiseau c'est à peu près de mémoire c'est 20 je crois que c'est 24 heures de vol pour y aller si j'ai pas de mémoire donc c'est vraiment très loin donc voilà j'ai passé une bonne partie de mon enfance quasiment jusqu'à mes 10 ans là-bas et du coup c'est parfait par rapport au découpage que t'as fait mais voilà les souvenirs que j'en ai en tout cas ma petite analyse perso c'est très certainement là tu vois que j'ai attrapé un peu le virus des activités de plein nature du voyage parce qu'en fait t'es loin de tout t'es loin de ta famille t'es sur une île donc c'est à la fois un peu contraignant parce que petit on rentrait de mémoire on rentrait une fois par an à Noël ok tu rentrais en France c'est ça pour voir la famille mais le reste du temps on était là-bas donc voilà déjà très petit tu vois tu t'habitues à être un peu loin de tes proches par contre le cadre est souvenirs que j'en ai complètement dingue tu vois et je l'apprécie maintenant parce que petit c'était ma norme mais en fait tu vois le week-end on prenait un voilier on allait mouiller perdu dans des îlots on jetait à bouffer à des requins qu'on éclairait avec un spot on les voyait tu vois on les voyait dévorer les restes de poissons qu'on balançait des raies manta qui faisaient je sais pas enfin des raies qui faisaient je sais pas 2-3 mètres d'envergure tu vois enfin j'ai une dans les plus beaux lagon du monde vraiment incroyable ici d'un point de vue pleine nature c'est sans rire c'est le paradis sur terre ce coin là tu vois tu peux regarder n'importe tu tapes nouvelle calédonie sur google tu regardes n'importe quelle photo c'est incroyable waouh donc ouais je pense que ça m'a clairement c'est là que j'ai pris goût tu vois au fait d'être dehors de Tu ne peux pas ne pas te sentir un peu connecté à la nature quand tu vis dans un coin comme ça. C'est tellement idyllique, tellement omniprésent. C'était absolument fabuleux. Donc ça, je pense que c'est un peu le premier aspect de ma personnalité qui s'est construit là. Et le deuxième, c'est le sport. Parce que c'est là que j'ai commencé le judo. D'accord, tu as commencé là-bas. Oui, j'ai commencé là-bas. Parce que petit, je n'étais pas un grand gabarit. Mais par On voulait que j'apprenne à me défendre. Grand gabarit, c'est quoi petit
UNKNOWN?
SPEAKER_01Parce qu'aujourd'hui, on est très loin du pas grand gabarit. Aujourd'hui, c'est différent. Je ne saurais pas te dire à l'époque, je sais qu'en début de collège, j'étais plutôt dans les petits. Les plus petits de la classe. C'est étonnant. En fait, il s'est passé un truc au collège. J'ai dû tomber sur un paquet de biscuits qui étaient chargés en quelque chose. Ça a bien changé. En tout cas, en Nouvelle-Calédonie, c'est là que j'ai commencé le judo. c'est mes parents c'était pas du tout un truc que moi je voulais faire c'est pas que je voulais pas le faire mais c'était pas une initiative qui venait de moi et et voilà et ça a été le début en tout cas avec le judo d'une longue longue aventure d'accord ok et du coup là-bas juste pour me faire l'image parce que moi je me fais une image d'un petit gars ou même ça pourrait être une petite nana qui grandit là-bas comment on grandit on est je sais pas tu dis connexion à la nature et tout on est majoritairement pieds nus on est en thong on est en chemise short 365 jours par an ouais bah t'as que deux saisons en gros t'as l'été et puis la saison des cyclones ok qui a un été où il pleut en fait donc c'est tout donc ouais clairement moi j'étais pas méga habitué à mettre des chaussures enfin je mettais pas de chaussures fermées tu vois donc j'étais pas pieds nus mais bah il fait tellement chaud et puis en fait faut te dire à peu près de où que tu sois sur l'île tu vois la mer donc t'es tout le en proximité immédiate de l'eau du sable donc ouais t'es jamais en chaussures fermées en fait tu vois moi j'allais tout le monde allait à l'école soit en tongs soit en sandales et je me ça pour le coup je m'en rappelle quand on est rentré en France donc j'avais pas vraiment j'avais pas 10 ans ça me saoulait au début de mettre des chaussures fermées tu vois c'était pas confortable ouais je comprends donc voilà je pensais pas forcément à ça quand je disais connexion avec la nature mais c'est plus que la nature est vraiment omniprésente tu vois je te dis tu vois la mer partout tout le temps c'est une végétation qui est vraiment luxuriante un peu tu vois des végétations presque un peu jungle tu vois ça pousse très vite c'est très vert t'as des forêts hyper humides au centre le mont Kagou etc donc et puis en fait quoi que tu fasses tu vois en fait si tu veux faire une activité et te dépenser t'es soit en train de marcher dans la forêt soit en train de faire du kayak soit tu fais du VTT dans des endroits du bateau enfin tu vois c'est voilà t'es très vite en fait dans des coins qui sont un peu préservés vraiment très beaux en fait grandioses quoi ok ok ok et du coup c'est vers 10 ans que tu quittes la Nouvelle-Calédonie pour rentrer en métropole ouais exactement donc là on revient vers vers là où je suis né en fait donc dans le Var c'est C'était... Ouais, c'était... De mémoire, c'était juste après la Coupe du Monde 98. Ok. Donc, tu vois, j'avais... Je devais avoir 9 ans, je pense. Je ne sais plus quand était la Coupe du Monde, mais... Enfin, à quel mois, je veux dire, mais... C'était en juillet. Juillet
UNKNOWN?
SPEAKER_01Ok. Donc, ouais, ouais, j'avais... Je pense que je devais avoir 9 ans. Et puis... Ouais, donc là, on s'installe... Donc, le prochain bloc, c'est quoi
UNKNOWN?
SPEAKER_01C'est 10... Bah, 10-20, du coup. On a fait la transition. Tu arrives en France. Voilà. on arrive en France on s'installe dans une région où finalement on est originaire dans la famille je veux dire donc dans le Var vraiment pas très loin entre Toulon et Marseille en gros pour faire simple et puis donc là je reprends le judo et pour moi sur cette tranche tu vois 10-20 ans c'est peut-être le il y a deux aspects vraiment vraiment qui pour moi m'ont forgé c'est le judo et les études slash la vie à l'étranger mais le judo je reprends et en fait j'ai une chance incroyable c'est que le club dans lequel je reprends qui est un petit club du village où on habitait il se trouve que l'entraîneur est un ancien champion de France et que ce gars il a il a un truc tu vois il a cette capacité à identifier des potentiels et à les développer au maximum ok et Et en fait, ça marche avec moi. Il voit que... physiquement mentalement tu vois j'ai de quoi faire j'ai de quoi faire un truc et en fait il va y aller à fond et moi ça me plaît parce que je suis guidé et puis que tu vois j'étais pas forcément un enfant avec une grande confiance enfin j'avais pas méga confiance en moi et en fait à travers le sport sur cette tranche d'âge 10-20 ans en fait je me réalise à fond tu vois ça me fait une espèce de pilier de confiance qui est ancré en moi qui est enfin qui a transformé ma vie clairement à cet âge là tu vois t'es ado tu vois construit tu sais pas trop tu te laisses influencer parfois tu vois t'explores t'essaies de te conformer à des normes tu vois je sais pas j'en sais rien vestimentaire d'hygiène de vie tu vois tout le monde autour de toi qui se met un peu à fumer qui boit de l'alcool qui fait de la merde qui mange mal et en fait j'en sais rien tu vois parce que ça s'est pas passé mais je me dis que si j'avais pas eu le judo enfin je me demande ce que j'aurais fait si j'avais pas eu le judo tu vois le judo c'est le truc ça m'a ancré tu vois j'étais dans ma routine j'ai jamais touché une clope de ma vie euh je faisais vachement attention à ce que je mangeais parce que dans le judo il y a des catégories de poids et j'étais très fier de ça quand on me demandait ce que je faisais ou quoi en gros quand on me demandait de me présenter quand je disais je suis Loïc, j'ai tel âge j'étais un peu d'un point de vue langage corporel, je regardais par terre j'étais un peu la voix basse et puis dès que j'attaquais le judo dès que je disais je suis en équipe de France de judo je suis en groupe France de judo en termes de posture c'était tête droite C'est direct. Et en fait, plein de fois, on m'a fait la réflexion, tu vois. Moi, je ne le captais pas. Et plein de fois, on m'a dit, mais même en école, en entretien, pour rentrer dans des écoles de commerce, on me le disait, tu vois, dans les feedbacks. Les feedbacks des entretiens, on me disait, ah ouais, dès que vous avez parlé du judo, en fait, on voit tout de suite que... Il y a la lumière qui se met à jaillir du camp et tout. Et juste une question, tu vois, tu disais que physiquement, c'est venu assez tard. Quand tu rencontres cet entraîneur, il te voit, comme beaucoup dans le sport, par rapport à un physique ou il te voit plus par rapport à une mentalité une façon d'aborder parce que je sais qu'il y a le code d'honneur au judo il y a vraiment plein de choses et dans la construction d'un enfant je trouve que le judo c'est un des sports les plus un des meilleurs moules en tout cas en termes d'éthique qu'on puisse avoir lui à ton avis qu'est-ce qu'a fait qu'il s'est dit tiens le petit Loïc ou le grand Loïc je sais pas encore où on en était ça va être un super athlète donc j'étais en primaire quand j'ai repris quand on est rentré en France d'ailleurs un truc qui m'a servi c'est que comme les hémisphères sont inversés en Nouvelle-Calédonie les vacances scolaires c'est décembre janvier donc moi quand je suis rentré en France en fait j'ai recommencé une année je crois que j'étais en CE1 je sais plus j'ai recommencé une année scolaire que j'avais déjà attaqué en fait en Nouvelle-Calédonie et donc c'est ce qui m'a permis de sauter une classe parce que je refaisais un programme que je venais de faire et donc Et donc, voilà, j'ai sauté une classe. Donc ça, ça m'a servi aussi plus tard parce que j'ai gardé cette année d'avance. Mais bref, j'étais en primaire quand on est rentré. Et clairement, ce n'était pas le physique qui l'a identifié. Parce que c'est sur la fin du collège que physiquement, il y a eu un gros changement. Oui, que tu as explosé. Donc, c'est la mentalité, tu vois, je pense. Trop cool. Volontaire, tu vois. Enfin, oui, volontaire. Moi, ça me plaisait. Tu vois, quand on faisait des entraînements difficiles, j'aimais bien ça. Le fait de… J'avais un peu l'impression… en me confrontant à un truc dur, c'est comme si j'engrangeais encore des points de confiance en moi. Une capacité de résilience. J'ai fait un truc dur, donc je vaux quelque chose. Je suis capable d'eux. C'est vraiment comme ça que ça a commencé. Je pense que c'est ça qu'il a vu. On n'en a jamais parlé, mais je pense que c'est ça qu'il a vu. Cool, trop cool. Tu dis que sur 10-20 ans, tu as le judo. Je commence à te un petit peu et je sais que la charnière en fait entre et tu l'as tu l'as tu l'as déjà amené là mais à un moment tu as un choix à faire est-ce que toi t'estimes avoir eu un choix à faire entre le judo justement et tes études ou comment ça s'est cette articulation cette articulation là s'est faite entre finalement l'adolescence, le début de l'âge adulte et puis après la troisième phase de 20 ans à maintenant comment ça s'est passé tout ça et comment tu l'as vécu comment t'as ressenti le truc ouais donc ouais le judo globalement jusqu'à mes 20 ans donc ça a occupé une grosse partie de ma vie en parallèle des études donc je pense que ça a commencé à devenir donc moi je faisais du judo vraiment pour la compétition donc je sais plus quel âge j'avais mais tu vois ça a commencé champion départemental, après champion régional, interrégional premier championnat de France premier podium, deuxième podium je suis double vice-champion de France mais bon quand j'étais petit tu vois on cadet, mais quand même. Au moins 5-6 entraînements par semaine
UNKNOWN?
SPEAKER_01Non, c'était mardi... Mardi, mercredi, jeudi, samedi et compétition le dimanche. 4 entraînements et compète. Et régime, même assez jeune. Champion départementaux, je ne sais plus quel âge j'avais, je devais avoir peut-être 12 ans, je n'en sais rien. Régime, tu vois, déjà. Donc ça, c'est un truc par contre où je pense que c'est un héritage qui n'est pas méga positif, parce que ça laisse des traces de faire des régimes aussi jeunes, aussi longtemps. Autant que le haut niveau, en fait. C'est C'est les traces du haut niveau, c'est les blessures, c'est les trucs qui restent. À 13 ans, j'avais déjà les deux ménisques des genoux fissurés. Donc, c'est des fissures horizontales. Ça veut dire que quand je marche, mon poids n'est pas amorti par tes ménisques. Non, en fait, c'est plus que quand j'ai des chocs ou autre. Si la fissure était verticale, en fait, ce n'est pas terrible parce que le moindre effort, la moindre charge sur ton ménisque, du coup, potentiellement, ça accentue la ça écarte encore plus, tu vois, la fissure, ça l'agrandit. Quand c'est horizontal, c'est moins gênant, parce que même si tu mets de la charge dessus, la fissure, elle est horizontale, donc ça va, tu vois. Mais voilà, c'est jeune, tu vois, fissure des ménisques, je me suis pété tous les doigts, enfin, toutes les phalanges de bout des doigts, sauf les pouces, c'est le pied de foie. Heureusement, je n'ai pas eu d'opération, mais ouais, ça laisse des traces. Et donc, voilà, le judo, ça prend de plus en plus de place, je monte à haut niveau, je me retrouve en groupe France donc sélection française pour les jeunes déplacement à l'étranger au lycée en seconde je rate quasiment 3 mois de cours parce que j'avais fait le choix de ne pas aller en sport études donc les sport études c'est des structures qui sont avec des horaires aménagés au lycée pour les sportifs de haut niveau et donc généralement c'est cours le matin et puis entraînement l'après-midi et le groupe France c'était Orléans non
UNKNOWN?
SPEAKER_01non c'était Marseille et en fait Je voulais faire des études derrière. C'est très clair pour moi que je ne voulais pas en faire mon métier. Je voulais continuer mes études. Tu avais cette maturité-là. Oui, maturité, influence des parents de mon père. Je pense qu'il y a quand même une grosse part d'influence des parents. Quand tu fais du sport de haut niveau jeune, souvent, tu te dis que tu vas être pro. Il n'y a pas d'alternative possible. Il n'y a pas d'échappatoire. Je suis dedans et je me défonce. Je pense que ça dépend aussi de... Encore une fois, le judo, ce n'était pas mon initiative. Ce n'était pas un truc qui me faisait rêver. Le haut niveau, d'avoir des résultats, fait que j'ai continué à accrocher. J'aimais bien la philosophie, le code moral, ça me parlait. le fait que ça vienne du Japon le Japon ça me fascinait tout ça fait que j'ai continué mais il n'y avait pas une flamme une passion débordante pour le judo j'ai trouvé des trucs intéressants qui ont fait que j'ai continué un peu comme pour les études c'est un truc qui a été initié par mes parents et puis en fait je me suis engagé là-dedans et il y a eu des résultats donc j'ai continué donc je pense que ça explique aussi pourquoi c'était pas un objectif pour moi de vie à long terme le judo et puis c'est quand même et je pense si t'as pas la flamme c'est un peu plus compliqué du coup de rester motivé de gérer les blessures les régimes ouais puis de grandir de grandir parce que quand t'as cet âge là il y a plein de choses qui se passent aussi dans le corps il y a plein de choses qui se passent dans ton interaction aux autres et c'est hyper complexe de gérer justement cette carrière où tu fais attention à ce que tu manges où tu t'entraînes tous tes potes ils vont en soirée et tout ils fument ils boivent toi tu dis non non je bois pas je fume pas du coup tu les regardes tu rigoles parce qu'ils sont défoncés mais ouais c'est clair que c'est complexe pour se construire mais ouais et puis je te dis d'autant plus que j'étais pas en structure de haut niveau j'étais pas en sport études donc j'avais rien j'avais pas d'horaire aménagé moi quand je ratais trois mois de cours bah en fait fallait que je les rattrape tu vois donc c'était très compliqué en seconde enfin forcément les résultats suivaient pas trop parce que bah j'allais mon père m'amenait à Marseille donc mon lycée était vers Toulon et mon On est à Marseille, donc aller-retour, ça doit être peut-être une heure et demie. Plusieurs fois par semaine. En fait, j'étais défoncé. Il fallait que je fasse les exos à la maison, dans la voiture, avec une espèce de petite lampe branchée sur la lune cigare. C'était un peu la misère quand même. J'arrivais à la maison, j'étais décalqué, j'avais des pansements à la tête, aux doigts. Résilience. J'étais au régime, donc à la cantine, je ne pouvais pas bouffer. C'était une cantine classique, donc les pâtes, il fallait être dans l'huile, les trucs comme ça. t'es obligé de faire gaffe tu vois donc c'était franchement c'était bien hardcore et puis et puis surtout j'étais pas soutenu par les profs du tout tu vois les profs m'engueulaient chaque fois que j'arrivais avec les convocations de la fédération de judo tu vois c'était ah putain vous allez encore rater le DS machin franchement c'est relou et alors que j'arrivais pour leur dire j'étais sélectionné pour l'équipe de France pour aller au Japon tu vois tu devrais te dire bah trop cool bah non génial t'as un talent vas-y et pour autant si c'était à refaire ah bah si c'était à refaire franchement je leur ferai pour mais 100 fois tu vois aucun problème 100 fois pour tout ce que je te disais tu vois le boost de confiance en soi ouais tout ce que ça t'a apporté aussi ouais enfin tu te sens vraiment comment dire euh En fait, je pense que le fait que ce soit un sport où il y a de la confrontation... Le judo, ce n'est pas un sport de combat, c'est un sport de défense. On ne considère pas que c'est un sport où tu attaques, c'est un sport où tu défends. La philosophie du judo, c'est d'utiliser la force de l'adversaire pour le faire chuter. C'est ça l'idée du judo. On l'a bien vu sur le Grand Slam, il y a eu des sacrés mouvements de contrepoids. L'idée, c'est ça, mais tu as quand même cette notion de confrontation. Quand tu rentres sur le tatami, que le combat débute... tu as quelqu'un face à toi. Tu n'es pas tout seul face à une cible avec ton arc ou sur ton bateau. Tu as une confrontation physique directe. Du coup, le fait que j'ai eu des résultats assez jeunes, c'est ouf parce que quelque part, c'est que tu gagnes. Tu as battu la personne qui est en face de toi. C'est là où je pense que la confiance en soi, elle est ouf. Le gain en confiance en soi. Parce que tu te dis, j'ai gagné. Je suis meilleur que la dernière fois, j'ai progressé physiquement, je vois que je me construis, je suis en forme, je peux faire des trucs que les autres n'arrivent pas à faire, je peux courir vite, je peux courir longtemps, je peux soulever lourd, et puis j'ai le mental qui me fait rien lâcher, tu vois. Ouais, ouais, t'as une sorte d'animalité qui se crée, même si t'es dans un dojo sur un tatami avec un code, un machin, et tout ce qui va avec, t'as quand même cette espèce d'esprit animal résilient, discipliné, et tout. Ouais, donc carrément, je leur ferais, tu vois, et puis même tous les déplacements à l'étranger, c'était des expériences de fou moi je suis de la génération je suis allé en 90 donc tu vois je suis parti en Allemagne plusieurs fois maintenant tout le monde va le connaître mais avec Teddy Riner tu vois qui à l'époque en dehors du milieu n'était pas connu mais avec d'autres gens qui ont continué qui sont allés au JO tu vois des Loïc Pietri des Pierre Gaprois tu vois des Auton Pavia des gens qui qui ont continué donc c'était vraiment très très cool pour ça comme expérience et arrivé la fin du lycée euh
UNKNOWNSous-titrage FR ?
SPEAKER_01du coup je suis rentré en classe préparatoire parce que la seconde c'est très mal passé mais après première terminale en fait j'ai trouvé mes routines j'ai trouvé ce qu'il fallait faire pour que ça marche et donc j'avais d'excellents résultats alors que j'étais sportif de haut niveau t'as trouvé ton équilibre et ça c'était génial parce que j'étais sportif de haut niveau je m'entraînais énormément j'avais beaucoup de déplacements mais j'étais dans les premiers de la classe j'étais le premier troisième, quatrième, cinquième max et quelle spécificité du coup c'est ce que j'avais demandé puisque je sais que au lycée ça change tout le temps moi j'y étais avant toi ça existait déjà je pense que ça a changé 4 fois déjà mais en gros j'avais de l'éco, des maths parce que je crois qu'aujourd'hui ils peuvent déjà choisir donc j'avais maths, éco, histoire, géo français, tous les classiques philo, machin et après derrière prépa HEC comme j'avais des bons résultats j'ai pu être pris en prépa et là c'est là où c'est devenu un peu compliqué tu m'étonnes j'ai passé le bac à 17 ans et donc je suis rentré en prépa j'avais pas 18 et là c'est devenu compliqué la dernière année donc en terminale j'étais en régime permanent pour le judo et donc quand j'ai arrêté j'ai pris je crois que j'ai pris 6 kilos en deux semaines un truc comme ça ouais Et je ne les ai plus jamais perdues de ma vie. Donc, j'ai pris vraiment beaucoup de poids. Parce qu'en fait, tu as moins fait attention, mais tu as mangé comme si tu continuais de t'entraîner. Oui, c'est ça. Et puis, tu vois, du coup, j'ai grignoté. En fait, je pense que psychologiquement, je n'étais pas assez solide. Et donc, je m'étais créé un truc de... Je me suis privé de bouffe. Donc, maintenant, il faut que je bouffe. Oui, et puis, tu as ce côté aussi où tu relâches parce que tu sais que tu vas faire moins. Et je me souviens, c'était D-Rainer qui disait... je crois que c'était il y a pas si longtemps il disait à la maison je demande à ma femme de cacher les bonbons de cacher les trucs parce qu'en fait t'es tellement toujours en diète que tu peux avoir une crise et taper toute la bouffe qui peut se cacher partout je comprends que le moment où ça relâche tu te dis bon bah vas-y c'est bon tant pis et puis finalement tu manges sans t'en rendre compte et t'es pas encore à satiété je suis sûr ouais non mais c'est ça et puis je te dis encore les catégories les lourds donc moi j'étais en moins de 90 kilos et tu vois les moins de 90 à l'âge que j'avais c'est vraiment des catégories c'est des
SPEAKER_00lourds tu vois ouais oui
SPEAKER_01donc tu t'as pas t'as pas des régimes c'est peut-être moins que les plus légers ouais parce qu'après au dessus il ya peut-être en fait c'était moins de 90 moins de 100 plus de 100 tu vois ouais ok voilà oui plus de 100 tu t'en fous quelque part ouais c'est ça tu vois un Teddy en fait son régime en soit lui il est dans une catégorie c'est nos limites
SPEAKER_00donc après c'est la limite qui se fixe lui pour sa viticulture
SPEAKER_01et sa masse
SPEAKER_00grasse
SPEAKER_01mais moi j'avais des potes à moins de 73 kilos les mecs ils faisaient 7 kilos de régime 8
SPEAKER_00kilos de régime c'est monstrueux
SPEAKER_01c'est énorme dans ces catégories moi c'était dur moi j'ai trouvé ça dur mais clairement c'est pas les catégories où c'est le plus difficile et du coup t'avais ta tenue de sudation avant les peser je me souviens j'avais un copain qui faisait ça avant les peser ah en fait c'est ça t'as des techniques qui sont plus ou moins efficaces mais plus ou moins surtout plutôt plus efficaces à court terme moins efficaces dans la durée enfin dans le sens où oui comme n'importe quel régime en fait voilà moi j'ai déjà perdu 4 kilos en 3 jours tu vois mais en fait tu perds de l'eau donc t'arrives t'es desséché tu manges une barre énergétique tu vois des étoiles c'est les régimes débiles tu vois c'est juste pour aller à la pesée ouais c'est ça c'est le régime débile donc en fait il faut arriver à l'enjeu c'est d'arriver à te stabiliser dans la durée pour pas que ton corps il soit en mode carence absolue, défracté à pas comprendre ce qu'il arrive tu vois il y a quand même un truc hyper rare ça fait penser au pied des danseuses tu vois je me dis en fait je suis en train de faire une analogie avec les danseuses où je cherche le truc mais c'est pareil avec leurs pieds où elles se bandent les pieds, elles sont en pointe et tout tout le temps finalement le régime là de la bouffe ça revient un peu en fait je pense que c'est comme tout sport que tu pratiques au delà d'une certaine intensité, d'un certain niveau ouais ouais c'est la performance que trace forcément tu vas ouais ça laisse des traces et puis c'est contraignant mais quel que soit le sport ok donc mais bref une longue réponse pour te dire que oui donc à la fin du lycée je rentre en prépa donc là j'ai pas encore 20 ans j'en ai j'en ai j'en ai j'en ai j'en ai 17 et au début j'essaye de poursuivre le haut niveau et la prépa impossible franchement je m'endormais en cours enfin voilà s'il y en a qui ont fait prépa je vois ce que c'est une prépa c'est en fait j'essaie de faire deux choses qui sont extrêmement exigeante en parallèle et c'était pas possible pour moi en tout cas et je ne sais même pas s'il ya des gens qui ont réussi à faire une classe prépa plus du sport de haut niveau c'est toi qui qui prend qui prend la décision du ouais ouais ouais mais très rapidement un bout de peut-être un mois et demi deux mois je suis défracté et en fait Je ne suis pas performant ni en cours ni en sport. Je suis trop fatigué. Je suis aux entraînements. Je suis en train de penser au DM de maths que je dois rendre où je n'ai rien compris en cours. Il va falloir que j'y passe des heures. Je suis sur mon DM de maths. Je m'endors. Je n'arrive pas à tenir mon stylo parce que j'ai un doigt pété. Ça ne va pas. Là, je décide d'arrêter le judo. Comment tu te sens à ce moment-là
UNKNOWN?
SPEAKER_01Un peu la délivrance quand même. je m'attendais pas du tout à cette réponse mais trop bien en fait parce que je te dis je pense que si ça avait été une passion dévorante genre la flamme absolue je pense que ça aurait été différent j'aurais subi ce choix en fait là c'était j'ai trouvé énormément de choses positives dans le judo c'était génial si c'était à refaire je le referais 100 fois mais il n'y avait pas cette passion dévorante tu vois ce que je veux dire C'est-à-dire que je m'y éclatais, c'était cool, mais ce n'était pas une passion dévorante. Et puis surtout, c'était une évidence absolue que je ne pouvais pas continuer les deux. C'était une évidence absolue et je voyais les parcours de mes potes qui, eux, continuaient. Alors, je ne vais pas donner de nom, mais des gars qui ont continué, qui galéraient, qui n'arrivaient pas à passer leur bac parce que trop de sport. En fait, ça me faisait un peu peur. Je voyais autour de moi des générations au-dessus Des gars qui arrêtaient et qui n'avaient rien en fait. Qui n'avaient même pas le bac ou parfois à peine le brevet et qui galéraient. Donc, ils avaient fait du sport. Mais en fait, assez rapidement, tu en sors parce que blessure, parce qu'il y a tellement de paramètres. Et en fait, ils n'avaient rien derrière. C'était un peu la galère. Et donc ça, ça me faisait un peu peur. Donc, c'était assez clair pour moi que je voulais faire des études parce que je voyais que j'avais la capacité, j'avais le potentiel. Et donc, je pense que c'est pour ça que le choix a été assez évident, en fait. Et qu'une fois que je l'ai eu pris, je me suis dit, vas-y, soulagement, une charge mentale en moins, je n'ai plus le sport de haut niveau. Ça t'a ouvert une fenêtre énorme. Oui, et je me concentre sur la prépa. Ok. Et du coup, là, on peut dire qu'on est entre les 20 et les 30, mais quand tu dis « je me concentre sur la prépa », est-ce que tu libères, par le judo qui était une partie énorme au niveau de temps
UNKNOWN?
SPEAKER_01Tu mets tout, tout, tout dans la prépa ou tu as quand même… Non, tout dans la prépa. Donc, tu mets vraiment toutes les… Tu la cartonnes ta prépa du coup. Tu mets tout pour y aller à fond. Oui, j'y vais à bloc. Et en fait, c'est intéressant parce que pour la plupart, quasiment tout le monde… toute ma promo c'était vraiment hard la gestion du temps tu vois en fait la place que la prépa occupait pas forcément le niveau etc mais la place que ça prenait dans la vie c'est à dire qu'en gros on taffait vraiment beaucoup pour tout le monde c'était vraiment hard le fait qu'il n'y ait plus de place pour autre chose et en fait pour moi c'était normal bah ouais parce que avant la prépa il y avait le judo tu vois je faisais jamais de soirée j'allais pas au cinéma en fait je m'entraînais quoi tu vois je m'entraînais je faisais des compètes et juste j'ai enlevé ça et je l'ai remplacé par je fais des maths et de l'économie avec la même force de travail donc ouais ça commence à marcher finalement pour moi c'était ça a vraiment pas été une difficulté de la charge de travail et c'est là où j'ai vu la valeur en fait ça a été un peu la première grosse leçon c'est que j'ai vu la valeur de faire quelque chose de difficile ça te crée un peu un référentiel pour la suite de ta vie tu vois ce que je veux dire ouais c'est marrant parce que ça tu l'avais pas ressenti avec le judo
UNKNOWN?
SPEAKER_01si je l'avais ressenti mais le judo était toujours là tu vois et là quand le judo a disparu je me suis dit ah ouais ok en fait je voyais ce que ça m'apportait quand je faisais du judo mais là maintenant que j'en fais plus je capte toutes les leçons que j'ai pu en tirer tu vois ce que je veux dire
UNKNOWN?
SPEAKER_01ouais c'est une école de dingue en fait ouais donc voilà mais en gros ouais sans le judo t'aurais pas fait la même prépa ça c'est clair je pense bah j'en sais rien je sais pas tu vois mais en tout cas sans le judo j'aurais ouais je sais pas mais quand je vois tout ce que ça m'a apporté j'ai du mal à imaginer ce qui ce qui aurait pu constituer ce pilier en béton armé de confiance en soi et de de rigueur et de détermination que j'ai eu dans ma vie très jeune tu vois je sais pas ce qu'il aurait pu y avoir d'autre ouais et puis le code aussi du judo qui reste quand même ancré ouais malgré tout ouais et du coup post prépa post prépa donc je passe mes concours je rentre dans une école de commerce qui s'appelle aujourd'hui qui était à l'époque à Marseille qui n'est pas une fabuleuse école mais qui est dans le top 10 globalement des écoles super de commerce en France et voilà j'ai un parcours assez classique en école ce que j'aimais bien dans cette école c'était un parcours à la carte il y avait un espèce de tronc commun en première année de quelques cours que tout le monde faisait et après tu avais le choix tu faisais ce que tu voulais parmi une liste de cours vraiment variés donc j'ai fait du japonais j'ai fait des cours de négo de finance internationale c'était vraiment intéressant et il y avait un gros accent sur les expériences à l'étranger et moi c'est une beauté entre la vie en Nouvelle-Calédonie le judo, je faisais beaucoup de déplacements j'avais envie de repartir explorer d'autres pays d'aller vivre des expériences plus longues que juste des vacances à l'étranger donc j'ai fait ça Donc, je suis parti. J'ai fait une année de césure. Donc, j'ai fait une pause entre ma… Attends, c'est pas de bêtise. C'est combien la prépa
UNKNOWN?
SPEAKER_01C'est trois ans. J'ai fait une pause entre ma deuxième et ma troisième année. Ok. Et je suis parti… Attends, je te dis, c'est pas de bêtise parce que je m'embrouille là. En fait, j'ai fait un stage qui n'était pas en année de césure. C'est ça. J'ai fait un stage au Canada. Yes. Qui a duré… un an. Oui. Un stage. Oui, c'est ça. J'étais en année de césure, une pause entre ma deuxième et ma troisième année. Je suis parti au Canada pour un an. J'étais en stage pour une entreprise française qui est basée à Vannes, qui fait des solutions d'entretien, des produits chimiques pour l'aéronautique et le ferroviaire, pour dégraisser les moteurs d'avion par exemple pour décaper les carlingues d'avion etc et en fait ce qu'ils font eux c'est qu'ils ont une croissance par acquisition donc ils achètent des entreprises qui font la même chose que partout dans le monde c'est un tout petit marché c'est que des toutes petites boîtes mais qui en fait ont comme client Boeing Airbus tu vois donc c'est assez particulier comme marché et là l'entreprise venait d'acheter un concurrent au Québec à Montréal et donc ils avaient besoin d'un en gros d'un mec couteau suisse sur place pour tout gérer tu vois pour gérer le service client pour gérer tu vois l'installation de tous les logiciels pour faire en sorte que la boîte qui venait d'acheter soit intégrée dans le groupe français donc moi j'ai fait ça et ça s'est bien passé et du coup dans la foulée donc pendant les un an là ils m'ont proposé de faire la même chose mais au Texas parce qu'ils étaient en train de racheter une boîte au Texas
SPEAKER_00aussi ok
SPEAKER_01et donc c'était ouf parce que j'avais 21 ans et j'avais une voiture de fonction au Canada une voiture de fonction au Québec au Texas une carte corporate au Canada une carte corporate au Texas et je faisais des allers-retours tu vois je faisais deux semaines au Texas une semaine au Canada je repartais et billet d'avion payé retour en France payé à Noël ouf tu vois vraiment ouf donc voilà j'ai fait ça pendant un an en césure je suis rentré ils voulaient m'embaucher au Texas mais j'étais moyen chaud pour vivre au Texas ouais je comprends assez assez particulier donc c'était vraiment vraiment une super expérience je suis rentré j'ai voulu rejoindre un grand groupe parce que je m'étais dit ça me fera une expérience variée tu vois j'ai fait la petite pme internationale mais peut-être bien un grand groupe ça forge quand même fin tu as ça t'apporte quand même énormément de choses de bosser pour un grand groupe voilà donc j'ai rejoint ibm et j'étais dans le sud de la france dans dans ce qu'on appelle un centre d'avant-vente. C'est-à-dire que c'est un énorme bâtiment dans lequel ils font des démonstrations à leurs clients de certaines solutions. Donc B2B. Oui, B2B. Les solutions sur lesquelles je travaillais, c'est appelé Smarter Cities. C'est par exemple des logiciels qui sont capables de prévoir le trafic routier, de dire attention, dans trois heures, il va y avoir un bouchon à cet endroit-là. Ou des logiciels de détection. Je te parle de ça en 2012. Donc, l'intelligence artificielle, etc., c'était déjà costaud à l'époque. Tu vois, ils avaient des logiciels capables de détecter des comportements suspects dans des aéroports. Détecter immédiatement des bagages abandonnés, tu vois. Et pour tout ça, du coup, on faisait venir des clients. Et dans ce centre, il y avait une reconstitution d'un bus, d'un PC sécurité de police, d'un centre de commande dans un aéroport. Et ils te montraient vraiment en direct le logiciel. Ils analysent tout et disent « Ah tiens, lui, fais gaffe. » C'était ouf parce que moi, je gérais l'organisation de ces démonstrations. Il y avait les hôpitaux du Kazakhstan, la régie des transports de la ville de Chicago, l'aéroport de Nice. C'était vraiment chouette. Mais l'expérience n'était pas méga concluante. Il y avait d'autres aspects qui me plaisaient moins de travailler pour une boîte de cette taille, en tout cas cette boîte en particulier. Même si je suis sûr que c'est une super boîte. Je n'ai pas trouvé à ce moment-là un truc qui faisait kiffer. Et donc là, à ce moment-là, quel âge j'avais
UNKNOWN?
SPEAKER_01attends 2012 c'est dans 92 t'avais 22, 23 ouais voilà donc là j'avais déjà 22 donc on est déjà sorti de les 20 ans mais à mes 20 ans j'étais en école de commerce et ouais je m'apprêtais à partir en fait au Canada etc ok et du coup là de IBM on le sait quand on écoute ton podcast qu'après IBM on connait la grande grande boîte dans laquelle t'as bossé derrière mais la transition elle s'est faite comment et puis bah la transition en fait mes parents ont déménagé à ce moment là ils sont allés se poser vers en Occitanie et donc quand je suis revenu du Canada je me suis retrouvé un peu déboussolé parce que plus de plus de maisons familiales tu vois, je suis rentré et genre littéralement très peu de temps après attends j'étais au Canada ou j'étais je m'embrouille c'est un truc de fou Canada Texas, Texas Canada en fait j'ai fait Canada Texas, je suis rentré et la troisième année d'école de commerce je l'ai fait en apprentissage, IBM c'était un apprentissage ça veut dire qu'en fait c'est IBM qui a payé mon école et en fait en dernière année d'école il fallait qu'on fasse un échange universitaire donc pendant 4-5 mois j'étais au Pérou en échange universitaire et payé par IBM parce qu'un contrat d'apprentissage c'est 1 an, 2 ans, 3 ans ils te payent même quand t'es à l'école et ensuite quand je suis revenu de l'Amérique du Sud là j'ai travaillé du coup à temps plein chez IBM pendant... c'est plus 7 mois je crois 6-7 mois et c'est à la fin de cette expérience chez IBM donc que mes parents ont déménagé ok et du coup avant d'arriver chez Apple puisque c'est Apple dont on parle après IBM j'ai eu une période où j'ai tu vois bah en fait j'avais pas de quoi prendre un appart dans le Var donc j'ai suivi mes parents j'ai pris un petit job enfin un petit job j'étais chef de rayon chez Decathlon tu vois où je m'occupais de l'atelier du rayon cycle voilà je donc j'avais une petite équipe on était je sais plus j'avais 5 personnes je crois ou 4 personnes je sais plus et puis j'ai cherché un job en parallèle donc ça a duré je crois 5-6 mois décathlon j'ai trouvé un job dans le conseil pour une boîte qui était basée à Paris mais moi j'étais détaché en province donc la boîte était à Paris et en fait moi mon client c'était la centrale nucléaire de Marcoule qui est vers vers Orange en gros au nord d'Avignon voilà s'il y en a qui donc dans le sud et donc mon taf c'était de travailler dans cette centrale avec les en fait quand on construit une centrale nucléaire dès la construction on a des plans de démantèlement ah yes de savoir comment elle va être démontée finalement quand ce sera terminé exactement sauf qu'en fait la durée de vie d'une centrale c'est tellement énorme tu vois les plus courtes je crois que c'est 40 ou 60 ans les plus longues c'est genre 120 ans bon en fait les plans il faut tout le temps les mettre à jour parce que les technologies évoluent la législation évolue il y a des mises à jour il y a des mises aux normes et tout voilà exactement financièrement ça évolue tu vois quand tu prévois le coût de démantèlement d'une centrale en 1950 ouais ouais en 90 c'est plus la même en 2010 voilà c'est plus la même quoi donc en fait t'as des équipes leur taf c'est non-stop de réaliser de mettre à jour les process et donc moi je travaille là-dedans ok donc pas sur la mise à jour parce qu'évidemment j'ai zéro compétence dans le sujet mais dans la en fait dans les process pour faire la mise à jour c'est à dire comment on s'y prend tu vois comment des trucs tout con mais comment on traque comment est-ce qu'on garde un oeil sur toutes les modifications apportées aux documents tu vois voilà ok ouais en organisation quoi ouais voilà voilà mais en fait ça m'a pas trop plu parce que bah je travaillais moi le projet de démantèlement sur lequel je travaillais l'échéance était 60 ans plus tard je crois donc en gros je serais déjà à la retraite voire enterré tu vois la projection elle est compliquée voilà et du coup je me disais bon pfff je ne voyais pas du tout le résultat de mes actions et je ne l'aurais jamais vu et donc à ce moment là j'espère que ce n'est pas trop long pour les gens parce qu'on est déjà à 40 minutes mais à ce moment là je me dis non mais là ça ne va pas moi j'ai besoin d'être dans l'action j'ai envie de manager des équipes j'ai envie d'être dans des jobs un peu plus de terrain et là je ne m'y retrouve pas du tout et donc je me rappelais en école il y avait Apple était venu nous présenter un programme quand j'étais en école de commerce qui s'appelait Apple Store Leader Programme c'était un programme qu'ils avaient dans le monde entier donc si il y en a qui ça parle c'est les graduate programmes il y a pas mal de grands groupes qui font ça c'est des programmes destinés aux diplômés du supérieur donc des gens qui sortent d'école très jeunes et l'idée c'est de faire des rotations de jobs donc tu passes par plein de jobs différents sur une période qui va de 6 mois à 2 ans max généralement et à la fin de ton programme en fait t'as l'objectif c'est que tu prennes un poste de manager donc que t'encadres des équipes et que ce poste de manager en réalité comme t'es passé par le programme bah tu l'occupes beaucoup plus jeune que s'ils avaient dû faire un recrutement en externe ouais tu vois c'était ça l'idée en fait en fait ils formaient des managers mais en interne ok donc Apple avait un programme comme ça il y avait donc je ils nous l'avaient présenté je m'étais dit donc j'y repense tu vois peut-être pas un an et demi plus tard et je me dis bon bah là ce que je fais ça me plaît pas je suis un peu j'étais un fan d'apple tu vois c'est assez sexy comme voilà exactement et puis souvent quand j'allais à l'étranger que je me déplace et enfin quand j'étais au canada au texas tu vois j'aimais bien aller dans les apple store pas forcément pour acheter mais je trouvais que l'expérience était chouette fin ça me plaisait et donc je me dis bon bah c'est quoi qui ne tente rien n'a rien je vais envoyer un cv la probabilité que je sois pris tu vois je sors pas d'acheter claire Clairement, la probabilité que je sois pris, elle est proche de zéro. Mais voilà, j'aurais tenté. J'envoie un CV. Donc là, on est en avril 2014. Ou février 2014. Je ne sais plus trop. Tout début d'année 2014. Et là, je reçois un coup de fil. Un peu de temps après, d'une RH. Mais le truc dure 20 minutes. Très rapide. Elle me pose deux, trois questions. On parle en anglais rapidement. Je dis bon, OK. Une RH en France. Elle me dit OK, bon ben Merci, on vous tient au courant pour la suite. Et puis, j'attends, je ne sais pas, un mois, je pense. Apple, les process sont méga longs. C'est très, très, très long. Oui, parce qu'un mois, c'est pour… Oui, mais c'est un délire. Je te dirais, le nombre d'entretiens que j'ai passés dans ma carrière chez Apple, tu vas halluciner. Donc, j'attends genre un mois. Et là, on me dit, deuxième entretien. Ah ben, putain, cool. Recall, un mois après. Un autre entretien. Ok, donc je fais l'entretien. Ça se passe bien. Et là, on me dit, ok… convocation à Paris je me dis ok donc pour une journée de recrutement donc je monte à Paris machin je fais la journée de recrutement ça se passe bien et je sais pas s'il n'y a pas eu deux entretiens avant je crois que j'ai eu au moins il y a eu un entretien avec la RH peut-être deux entretiens avant la convocation et la convocation ok et la convocation on était je sais plus peut-être une vingtaine tu vois pour la France et et à l'issue de la et oui et là la journée de recrutement elle se terminait par un entretien individuel donc il y avait des activités de groupe ça se terminait par un entretien individuel et moi je passe en dernier je passe en dernier et j'avais un train à prendre j'avais pas pris d'hôtel parce que c'était à la journée j'avais un train à prendre et en fait ils ont eu un retard de ouf genre 1h30 de retard Apple pas le train Apple et moi j'avais prévu genre je sais plus 2h ou 2h30 pour mon train et donc en fait au moment où je m'assois enfin à mon tour pour l'entretien individuel je suis le dernier de la journée donc je me dis putain ils doivent être défoncés ils ont une heure et demie de retard ils doivent être fracassés et au moment où je m'assois mon train part genre 10 minutes plus tard tu vois et j'ai pas de plan B jamais avoir un plan B donc voilà bon stress mais bon bref c'est l'anecdote rigolote ça se passe très bien et en fait dans la foulée ils me rappellent et ils me disent que je suis pris et là j'hallucine tu vois parce que je savais qu'il y avait genre on avait été je crois qu'ils avaient reçu pas loin de 1000 CV tu vois pour la France ah ouais et les vins C'était pour un seul poste à la fin C'était la finale des finales C'était un seul poste en France Et en tout dans le monde on était 88 Donc on était une quinzaine en Europe Il y en avait beaucoup aux Etats-Unis Beaucoup en Chine Mais en France Il y avait une place à l'externe Je suis pris Sacré compète J'hallucine Je me dis putain je suis refait Et là ça a été le début de 8 ans de carrière Chez Apple d'abord à Paris où j'ai passé trois ans et demi et après ensuite après Paris je devais partir en Corée du Sud pour ouvrir le marché sud-coréen pour Apple et puis ça s'est pas fait pour des raisons un peu administratives financières au dernier moment et donc j'ai bifurqué vers la Suisse donc je suis parti m'installer en Suisse et je travaillais avec les équipes Suisse un petit peu d'Allemagne Sud-Allemagne et Autriche ok si on fait un parallèle parce que là on a parlé de toute cette évolution et en parallèle rapidement mais niveau sportif ou culture outdoor est-ce que t'avais à ce moment là t'étais vraiment à fond dans le taf et il y avait que ça qui comptait ou t'avais quand même des activités sportives ou des petits séjours outdoor ou des choses comme ça ouais après la prépa donc en prépa j'ai pris 10, 20 ouais 20 kilos quasiment je me suis rapproché des 110 kilos ça commence à être costaud bien gros franchement je me sentais vraiment pas bien donc quand je suis arrivé en école j'ai perdu du poids j'ai repris pas vraiment le sport mais plus des activités outdoor genre rando je faisais pas mal de marche en fait j'ai vraiment eu du mal à tourner la page du judo j'ai essayé d'y revenir quand j'étais au cas mes entraîneurs mon entraîneur de marseille là du groupe france je l'avais revu il m'avait dit écoute si tu vas au canada va dans ce club mais filer l'adresse du club et tu demandes ce mec tu vois tu demandes l'entraîneur qui s'appelait le nicolas nicolas guille c'est un bon prénom ça ouais Et donc bon, je te partage l'anecdote rapidement. Au Canada, j'arrive au Canada, je m'installe, j'avais amené mon kimono. Quelques semaines après que je sois arrivé, je vais dans le fameux club. Et en fait, s'il y en a qui ont déjà regardé le judo, les compétitions internationales, tu as un judoka en kimono blanc et un judoka en kimono bleu. Ouais. avec les dossards cousus dans le dos FRA pour la France j'arrive dans le dojo et là je bug un peu je vois des kimonos bleus et blancs partout et avec des dossards CAN Canada que la team Canada en fait parce que tu peux avoir parfois tu peux être sélectionné une fois par l'équipe de France, ton équipe nationale et t'as quand même le kimono je me dis les mecs... gros niveau là quand même j'ai l'impression tu vois je suis impressionné je monte sur le tatami et tout on se présente et j'avais pas refait de sport depuis 3 ans tu vois j'étais encore en surpoids et là échauffement alors déjà l'entraîneur avant même l'échauffement l'entraîneur il arrive il me serre la main le mec pourtant j'ai des grosses mains tu vois le mec il te casse les doigts un ours et en fait je capte en voyant sa tête son nom on m'avait pas parlé mais en voyant sa tête je capte c'était un des adversaires genre un peu la bête noire enfin sa bête noire à ce mec c'était David Douillet ah ouais donc le mec c'était un adversaire de David Douillet c'était un poids loin donc là je me dis le petit français on fait une attaque l'échauffement je vomis avant la fin de l'échauffement ah ouais ok là très très très chaud et en fait je me fais latter par des mecs qui sont 3 catégories de poids en dessous de moi et donc je finis par poser quelques questions et en fait je capte que c'est le club de la côte est du Canada c'est le club de l'équipe nationale du Canada mais sur la côte est et qu'en fait les mecs ils étaient en pleine prépa des JO de Londres c'est bien pour un retour c'est calme donc là on était en dominante donc un an plus tard pile poil ils étaient aux JO de Londres les mecs et donc en fait je me suis fait absolument fumer au judo tu vois il y a un gros enjeu c'est la prise de garde donc c'est où tu mets tes mains sur le kimono et donc de l'autre côté le mec il veut te faire lâcher les mains et donc pour faire lâcher les mains il n'y a pas de transition tu tires un coup sec fort sauf que le kimono c'est du coton c'est hyper épais et donc ça râpe les doigts donc quand tu fais beaucoup de judo t'as le bout des doigts un peu corné avec une peau épaisse en fait tu le perds ça donc j'avais le bout des doigts en sang les pieds fracassés horrible donc j'ai arrêté ça m'a un peu dégoûté surtout quand t'as fait un truc à un niveau et que tu te rends compte que t'es genre 20 étages en dessous ça fait un peu mal l'ego en terme de sensation t'as pas le temps matériel aussi de te dire je vais revenir à ce niveau là quoi t'as un job t'as un truc donc j'ai arrêté et y'a pas vraiment de sport qui a remplacé le judo pendant longtemps je faisais un peu de marche mais vraiment occasionnellement et c'est à Paris que je m'y suis que j'ai trouvé autre chose en fait c'est un copain qui pendant un week-end en Bretagne me parle d'une course qui s'appelle la Saint-Élion oh non quelle folie et j'avais jamais couru un 10 bornes de ma vie tu vois c'était bien la Saint-Élion pour commencer du coup et donc il me parle de ça et alors je dis peut-être des bêtises c'était au moment où je cours la plus longue distance de ma vie en tout cas en course et même tout court je pense c'est un 10 km, c'est le 10 km de l'équipe à Paris et donc je fais ça j'ai fait un 10 km, c'était long j'ai jamais fait ça et dans la foulée ou juste avant je sais plus trop mais vraiment la même période il me parle de la Saint-Élion tu vois il me dit ah mais t'aimerais bien c'est un truc un peu genre warrior c'est la nuit et tout c'est trop bien voilà il me dit ça tu vois et je me dis bah vas-y allez go je m'inscris tu vois et donc je m'inscris et là flip total je me dis putain attends je fais 100 kilos je me suis inscrit à 73 bornes de nuit j'ai jamais fait ça de ma vie je suis pas entraîné j'ai aucune idée de comment le faire et en fait ça a été un peu le coup de pied dans la discipline tu vois pendant 3 mois de septembre à décembre je me suis entraîné comme un chien 5-6 fois par semaine enfin j'ai pris un plan d'entraînement tu vois je l'ai suivi à la lettre mais vraiment en mode discipline du judo tu vois c'est vraiment Je peux juste rajouter, pour les gens qui ne connaissent pas la Saint-Élion, c'est quand même une des courses les plus horribles qu'on puisse faire. Ça se fait en pleine nuit, début décembre. Je crois qu'il n'y a pas une édition où il a fait beau. En règle générale, il pleut des cordes, il y a beaucoup de vent. S'il ne pleut pas, il neige. La moitié du parcours, c'est de la patinoire. La deuxième moitié, c'est Verdun. Et le départ se fait à minuit de Saint-Étienne pour une arrivée de nombreuses heures plus tard à Lyon. Je referme la parenthèse juste pour donner un peu le contexte c'est ça la Saint-Élion donc voilà tu vois je retombe et en fait c'est ça qui m'a plu c'est que je retombe dans mon mindset sport de haut niveau j'ai un plan je m'y tiens genre à la lettre tu vois rigueur je me lève je me lève les matins je parcours vers la frontale il y a personne j'ai l'impression que la journée m'appartient tu vois parce que je me lève avant tout le monde je vois des progrès très rapides forcément quand tu démarres de zéro voilà c'est facile de voir des progrès et je fais ça de course et je me régale tu vois et là c'est là où du coup il y a un sport qui a remplacé le judo même si j'avais absolument pas le gabarit puisque 1m91, 96 98 kilos tu vois je me mets à la course à pied et putain j'ai la voix qui part en vrille
SPEAKER_00là ça y est c'est
SPEAKER_01l'émotion et peu de temps après au triathlon tu vois donc voilà et au trail c'est là où après les 20 ans c'est là où je dirais vers mes 24 25 ans 25 ans c'est là où j'ai enfin tourné la page du judo que j'ai arrêté coup à 17 tu vois long quand même si c'est marrant parce que dans ce que tu dis je pense qu'il ya beaucoup de gens qui courent ou qui font du tri qui vont s'y retrouver ou tu as fait du sport à très bon niveau soit il ya eu blessure soyez études soit il ya eu un peu les deux et puis on se recherche un peu pendant des années et en fait il y en a beaucoup la course à pied au début c'est effectivement pour le poids pour se dire ah bah merde j'avais des tablettes quand j'avais 18 ans aujourd'hui je me sens plus beau dans la glace et tout je me remets au sport et t'as ce côté aussi où dans ces sports d'endurance je parle vraiment pour les anciens sportifs de haut niveau pour progresser dans ces sports d'endurance ça demande une rigueur une discipline un entraînement constant et hyper régulier et en fait en étant le plus amateur des amateurs parce que avant de refaire des temps sachant que toi t'as perdu 20 ans dans d'autres disciplines et qu'il y a des gars qui font de l'athlète depuis 4 ans depuis qu'ils ont 4 ans eux ils sont déjà super forts ils sont en place et tout mais tu retrouves quelque part ce rythme du sport très très très régulier et je trouve que c'est même plus un palliatif mais ça redevient un mode de vie en fait et je pense qu'il y a beaucoup de gens et notamment le parallèle avec Apple mais au départ de ce type de course on retrouve énormément de gens qui ont des postes à responsabilité qui ont des statuts de cadre etc et qui retrouvent dans ce sport là ce qu'ils avaient mis dans le sport jeune ou qui trouvent un équilibre entre leur discipline pro qui demande de la rigueur de la discipline etc et une sorte d'exutoire mais dans le côté vraiment positif du terme où finalement tu peux aller te déglinguer contre tes potes ou même faire des courses en interne en entreprise et tout il y a un aspect compétition qui est hyper sain je trouve qu'il y a vraiment ce truc qui se recrée en fait et c'est je pense que la majorité majorité des gens qui courent, ils commencent entre 25 et 30 ans. C'est vraiment un sport de maturité. En tout cas, mon expérience, ça a été à peu près ça aussi. Du coup, tu me fais la super transition. Le triathlon, juste pour resituer, parce qu'encore une fois, je te connais un petit peu maintenant. Tu as eu un gros accident en t'entraînant en vélo en Suisse avec tout ce que ça peut créer psychologiquement etc et à très court terme on voit quelque chose de terrible à plus long terme on voit quelque chose qui finalement t'a façonné et t'a emmené vers d'autres choses et au delà de tout ça et je suis content que t'aies abordé la course parce que c'était la dernière question entre guillemets de la première partie t'as dit il y a pas longtemps que la PTL t'avait transporté aux confins du mental alors là je mets des guillemets parce que là j'ai beaucoup pensé à toi en écrivant ça un peu en mode fredon dans le mordor Et du coup, comment c'était ce confins du mental
UNKNOWN?
SPEAKER_01Rapidement, en quelques mots. Donc la PTL, s'il y en a qui ne connaissent pas, c'est... Oh la vache, attends, je vais la refaire là. Je vais le faire. Je reviens, je reviens. Ouais, vas-y, je te laisse le faire, je vais boire un verre d'eau. Vas-y, vas-y. En fait, la PTL, pour ceux qui ne connaissent pas, c'est la petite trotte à Léon. C'est une course de l'UTMB qui... Je ne sais pas si on peut dire une course parce qu'il n'y a pas de classement réel. Et c'est une course qui fait plus de 300 kilomètres avec un dénivelé positif qui doit être de l'ordre de 20 000 mètres. Enfin, quelque chose de monstrueux. Et en fait, c'est une course oui c'est une course qui se fait par équipe de trois personnes deux ou trois et il n'y a pas de balisage il n'y a pas de ravitaillement je crois qu'on a des tickets pour aller dans certains refuges et certains endroits mais il n'y a pas de ravitaillement fixe il y a très peu de staff autour donc c'est vraiment la course disons moyenne montagne avec des passages très très très alpin où on a le casque on peut avoir les crampons enfin on peut avoir pas mal de matériel d'alpi quand même donc c'est extrêmement difficile et il y a très très peu de sommeil parce qu'on reste quand même dans un mode où on avance et je vais te laisser dire combien de temps tu as dormi sur tes 5 ou 6 jours de course et ce fameux confin du mental pour faire la transition donc le départ est le lundi à 8h30 et La barrière horaire, c'est 152 heures. Donc, ça veut dire dimanche à 15 heures, un truc comme ça. Et nous, on est arrivé… Donc, il n'y a pas vraiment de classement, mais on sait l'ordre d'arrivée des équipes. Donc, nous, on est arrivé 27e sur 101 équipes au départ. C'est énorme. 58% d'abandon. Et nous, on est arrivé à midi et demi le dimanche. Donc, 148, si j'ai bonne mémoire. 148. Et entre les deux… Alors, c'est toujours difficile à dire, mais en tout cas, j'étais en position allongée sur un matelas ou un lit pendant cinq heures et demie. C'est inimaginable. C'est inimaginable. Donc, ça ne fait pas beaucoup. Et le conflit du mental, c'est parce que moi, je n'avais jamais vécu une expérience comme ça. Et en fait, le facteur sommeil, il est déterminant parce que tu... tu rentres dans un mode où il n'y a pas que la fatigue physique c'est bien plus que de la fatigue physique en réalité la fatigue physique au bout de le mercredi peut-être 48 heures ton corps s'habitue un peu à l'effort tu rentres dans une routine, les muscles sont bien chauds tu cales ton rythme pour pas aller trop vite en réalité c'est dur mais t'es plus à l'agonie t'as passé ce stade physiquement c'est dur mais ton corps s'est mis dans un rythme par contre le manque de sommeil et la fatigue nerveuse parce que tu es en activité j'ai pas à 21 heures par jour tu vois tu avances mais tu as aussi toute la partie risque à gérer fin tu passes dans des endroits où 99% de la population n'est pas capable de passer tu passes dans des rochers tu as des cas des cordes fixes tel casque de nuit enfin tu passes dans les endroits de nuit où la moindre erreur elle est fatale quoi il ya eu un mort le la première nuit Et je ne dis pas ça pour faire en mode « c'est une course de fou », mais c'est juste que oui, il y a des endroits où c'est engagé et donc des erreurs peuvent malheureusement être fatales. Et donc, il faut rester lucide en dépit de la fatigue. Et en fait, c'est ça qui était, quand je parle des confins du mental, en tout cas pour moi, il y a des gens qui ont très certainement mieux vécu que moi. C'est ça en fait, c'est la fatigue extrême sur une période finalement assez longue où tu es en activité tout le temps. Tu ne peux pas, je ne sais pas, à un moment donné, t'asseoir. Tu vois, comme dans un bateau, tu fais une course au large où des fois, tu peux t'asseoir et tu te poses un peu. En fait, là, si tu t'assoies, tu n'avances pas. Sauf que si tu n'avances pas, la barrière horaire, elle continue d'avancer et tu te fais éliminer. Oui, c'est clair. C'est là où c'était vraiment dur. Et surtout, c'est très loin d'être plat. Nous, il y avait 25 ou 26 000 mètres de dénivelé. Donc, tu ne peux pas non plus dérouler, te dire, je me mets dans ma bulle, on est sur une zone de plat et j'avance et tu vois je mets un pied devant l'autre mais mentalement dans ma tête je suis ailleurs tu vois t'es tout le temps en train de monter ou de descendre et c'est là où c'était vraiment vraiment vraiment difficile pour moi en tout cas ouais et puis tu dois atteindre des niveaux de conscience et finalement d'inconscience enfin t'as un vrai dialogue là avec toi même ça doit être ouais c'était c'était très dur une chouette expérience avec du recul maintenant mais très très très dur on peut dire que c'est un truc de frappé quand même ouais là ouais franchement ouais j'ai pas de problème à le dire ça fait toute la transition c'est parfait du coup là on a parlé pas mal de toi on te connait vraiment mieux sur la façon dont t'as grandi comment tu t'es construit les domaines dans lesquels t'es intervenu en termes de boulot et tout je voulais pas qu'on mette de chiffres dans cette chose là parce que pour le coup je préférais le côté poésie qu'ingénierie de cette histoire sur la partie 2 Ma première question, c'est pourquoi les frapper et comment on en vient à se dire... Alors là, maintenant, il y a plus de 200 épisodes enregistrés et diffusés, plus de 500 000 écoutes. Mais comment on en vient à se dire, à un moment, je vais interviewer des femmes et des hommes... qu'on fait des trucs de dingue dans le domaine du dépassement de soi et de la résilience. Pourquoi les frapper
UNKNOWN?
SPEAKER_01Parce que là, on était en 2020. Première vague de Covid. Et c'est extrêmement difficile au boulot pour moi. À ce moment-là, j'ai une grosse équipe. J'ai 80 personnes. Il y a des gros enjeux commerciaux. Plusieurs dizaines de millions d'euros de chiffre d'affaires à faire grandir. Bref, pas mal de pression. Et une gestion de toutes les conséquences du Covid, des confinements et tout, qui me sur les rotules en tant que manager d'équipe je suis vraiment sur les rotules et donc je trouve très peu d'énergie au boulot j'arrive un peu à la fin d'un cycle ça fait 8 ans que je suis chez Apple je suis arrivé un peu au bout de ce que moi j'avais envie de vivre et la suite me fait plus forcément rêver et du coup à ce moment là je me dis je prends souvent l'analogie de la bouteille je considère que pour être bon au taf surtout quand t'es un manager bah en réalité ton taf en tant que manager c'est un peu de distribuer de l'énergie tu vois de différentes manières avec ton enthousiasme ouais ouais en supportant les gens en étant à l'écoute ouais en faisant mon cas en compétence enfin il y a tout un ouais exactement mais en fait de donner tu vois de donner de la tranquillité d'esprit en prenant des problèmes par exemple tu vois bref de donner et en fait c'est compliqué de donner de l'énergie donc d'enlever de l'eau de ta bouteille quand ta bouteille elle est à moitié vide dès le matin tu vois ouais ok et donc je me suis dit il faut absolument que je trouve un truc en dehors du boulot parce que je l'ai plus au boulot il faut que je trouve quelque chose pour remplir ma bouteille ok et et j'écoutais un podcast à ce moment là américain qui s'appelle choose the hard way et donc ce podcast je le trouve génial il y a des invités qui viennent d'univers assez variés ça parle de dépassement de résilience euh de performance et je trouve pas l'équivalent en français ok et je me dis c'est dommage qu'il n'y ait pas l'équivalent en français mais surtout ce mec là quand il rencontre tous ces gens là il doit se prendre une dose d'énergie et d'inspiration de fou la bouteille elle se remplit ouais je me dis mais en fait faut que je fasse ça je fais d'une pierre deux coups il n'y a pas l'équivalent en français donc je vais le faire et en plus ça va me remplir ma bouteille à mort tu vois, elle va te déborder ouais carrément et là t'as zéro expérience du podcast, ça me branche j'y vais, je me démerde avec le matos que j'ai j'y pense pendant une rando avec ma femme en Suisse parce que le confinement en Suisse au début en tout cas il n'y en avait pas donc on pouvait faire ce qu'on voulait donc on fait une rando et là je pense à ça tu vois et en fait pendant la rando pendant qu'on est en train de marcher et ma femme ça la fait vriller à chaque fois mais bon voilà malheureusement je suis comme ça pendant la rando je suis déjà en train de j'ai mon téléphone à la main et je suis en train de lister les noms potentiels du podcast en mode t'enregistres dictaphone tiens je vais interviewer non non Non, non, juste le nom du projet. Tu fais un brainstorming. Voilà, c'est ça. Je me note, je ne sais pas, j'avais genre dix noms, des noms anglais et des noms en français. Et je me fais la liste. Et pendant qu'on est en train de randonner dans un endroit magnifique, au lieu de regarder le paysage, je demande à ma femme, je dis ça, qu'est-ce que t'en penses et tout. Et dans cette liste, il y a les frappés. Et ça sonne. Je me dis, c'est stylé tout le nom, ça peut être pas mal. Mais mais ce n'est pas acté. Et en fait, ce qui va acter le nom, c'est le logo. C'est con. C'est-à-dire que je rentre de la ronde, je rentre de la rando, je n'ai aucune idée de comment faire un podcast. Donc, sur le trajet de retour dans le train, boum, je regarde, démarrer son podcast, qu'est-ce qu'il faut
UNKNOWN?
SPEAKER_01Un micro, un site d'enregistrement, un site pour héberger. Et globalement, il faut une couverture, donc une cover de podcast, l'image du podcast, l'illustration dans un certain un format pour Apple Podcast et donc je me dis bon vas-y il faut que je fasse faire une illustration et en fait l'illustration que je fais faire donc avec le logo actuel le mouflon qui charge c'est ça qui va me décider à opter pour les frapper parce qu'il y a cette notion de charge mais à la fois avec une tête hyper solide tu prends en gros le mouflon te charge dans le cul tu prends une impulsion et il te met mal il te casse le mousselon te charge et c'est l'impulsion qui fait que tu as un premier pas en avant et le premier pas c'est le plus dur donc les frapper c'est ça t'écoutes les frapper, t'as cette impulsion cette poussée sur l'épaule sympathique, amicale qui te dit mec, meuf, là il faut y aller vas-y, lance-toi c'est le coup de tête ami C'est ça, oui. Trop bien. Je ne savais pas ça. C'est trop cool. Donc voilà. Trop bien. Du coup... donc là aujourd'hui un peu plus de 200 épisodes il y a un point commun à tous tes épisodes je fais partie des 1% des auditeurs qui l'écoutent régulièrement et il y a un point commun et que j'adore parce que tu vois il y a des présentateurs comme ça qu'on reconnait à un truc et à chaque fois quand j'ai commencé à réfléchir à ça je me disais qui a un truc comme ça et je me dis ah j'ai vu Denis Brognard dans Koh Lanta qui fait ah et en fait dans tous tes podcasts systématiquement on a des
SPEAKER_00non
SPEAKER_01wow Et ça, j'adore parce que c'est hyper sincère. Le gars, tu as des invités, ils te disent des choses et tu ne peux pas faire autre chose. Et dans un podcast, comme on ne voit pas le visage, on ne voit pas la mâchoire qui se décroche en se disant « Mais qu'est-ce que c'est que ce truc
UNKNOWN?
SPEAKER_01» Et du coup, ça illustre vachement bien à chaque fois les aventures et les gens que tu interviews. Et encore une fois, on te sent hyper sincère et inspiré.
UNKNOWNEt
SPEAKER_01Et tu vois, il y a autant d'auditeurs du podcast que d'inspirations qui se créent chez eux. Et toi, qu'est-ce qui t'inspire et qui est commun à tous tes invités assez rapidement comme ça
UNKNOWN?
SPEAKER_01Pour moi, c'est le passage à l'action. Le passage à l'action. Le premier pas, tu veux dire
UNKNOWN?
SPEAKER_01Le fameux coup de... Le fait de se lancer. Et clairement, c'est ce qui fait que le podcast a eu un impact énorme sur ma vie. Tous mes invités, ils ont des projets, c'est très varié, mais leur pont commun, c'est qu'ils sont passés du rêve à l'exécution. Ils sont entrés en action. Ils sont entrés en eux, finalement. Oui. Parce que très bien, souvent, ça en fait partie, c'est le passage obligé mais le point commun c'est l'action, ils sont dans l'action ok c'est marrant parce qu'en fait le point commun entre tous les frappés c'est se mettre en action et finalement les frappés pour toi c'est aussi se mettre en action, c'est un peu un mode de vie maintenant et là il y a cette transformation puisque 2024 ça devient ton job à temps plein donc finalement t'es un peu le frappé des frappés ou un frappé parmi les frappés et encore une fois ça me fait une transition super parce que j'ai eu la chance d'assister au premier week-end des frappés donc il y a une vraie communauté qui se crée et qui est incroyable franchement ce week-end on a tous eu et sans mauvais jeu de mots des étoiles dans les yeux au-delà du fait d'aller les voir c'est énorme les souvenirs qui se sont créés et rien que le lien qui s'est créé entre toutes ces personnes puisqu'on peut le dire on discute encore entre nous et il y a encore des mots qui passent régulièrement sur le groupe WhatsApp. Et du coup, on a parlé de toi, tes invités, tes auditeurs. Tu as des stats, mais tu les rencontres aussi. Et toi, ça te fait quoi de voir cette émulation qui est partie finalement, là maintenant on le sait, d'un état d'être post-Covid, d'une idée pendant une rando. Et aujourd'hui, les frapper en tout cas moi de ma fenêtre c'est carrément c'est un mouvement le truc tu vois c'est un non mais c'est vrai c'est comme un métronome c'est devenu un mouvement c'est à dire que t'as une communauté t'as 500 000 écoutes t'as plus de 200 épisodes t'as des gens qui sont t'as des fans clairement et en fait c'est un tsunami le truc c'est à dire que ça a commencé par un battement d'aile et aujourd'hui c'est le premier podcast outdoor français c'est ça te fait quoi de voir ça et comment toi tu prends cette émulation finalement parce que je pense que si on reprend la bouteille ça la remplit bien mais comment ça te charge et comment tu arrives à gérer du coup tout ce qui peut passer dans ta tête en disant je peux faire ça je peux faire ça je peux faire ça il y a trop de trucs et en fait il faut hyper filtrer pour rester concentré et amener quand même et ça aussi c'est un point commun à tous tes épisodes et à tout ce que tu fais une qualité de produit fini qui est vraiment très haut de gamme très très très content de t'entendre dire que le week-end t'a visiblement bien marqué positivement en dépit du bain froid et du réveil matinal par rapport à ce que tu dis moi je suis forcément très content de chaque fois que j'ai des témoignages de gens qui me disent je me suis mis à courir tu vois là bientôt je vais parler de de l'expérience de Alexis qui est un auditeur qui s'est inscrit à 100 km qui qui est un sportif, tu vois, qui fait de l'athlétisme, etc. Mais qui, à force d'entendre des récits frappés, s'est dit, en fait, peut-être que moi aussi, je peux faire un ultra. Et je pense qu'à la boue. Voilà, il attaque la préparation pour faire un sans-borne, tu vois. Donc, c'est trop bien. Quand j'ai des récits comme ça, c'est trop bien. Le résultat que tu as mentionné, premier podcast Outdoor de France, ce n'est pas un objectif que je vise. Je pense que c'est une conséquence. Pour moi, c'est une conséquence. Et là, tu me fais plaisir. Là-dessus, ce que je vise moi ce que je vise c'est c'est exactement ce que t'as dit en fait et on s'est pas concerté avant donc là c'est s'il y en a qui ont douté moi j'ai aucune idée de ce que Nico allait me demander on s'est pas concerté je lui ai pas dit il faut parler de ça et tout t'as parlé de mouvement et en fait ça c'est mon c'est mon étoile du nord tu vois c'est ce que je vise c'est un peu mon étoile du berger qui me guide c'est le mouvement c'est créer un truc qui me qui me dépassent largement et que le podcast devienne que les frappés deviennent plus qu'un podcast que les frappés ce soit en fait que tu vois le label des frappés en gros que ce soit sur le podcast sur je sais pas une newsletter sur un événement tu te dis ok si je vais là si je me m'expose à ce qu'il y a dans tu vois ce podcast cet événement etc je vais en ressortir inspiré et prêt à passer à l'action Trop cool. Et du coup... moi ça m'incite à produire des choses de qualité et à donner un maximum sans attendre un retour tu vois il n'y a pas de tu ne peux pas acheter alors putain désolé mais tu ne peux pas acheter du contenu des frappés tout est dispo gratuitement tu peux soutenir le podcast financièrement si tu le souhaites ça on pourra le mettre en conclusion on peut soutenir via Tipeee aujourd'hui pour tous ceux qui écoutent et qui prennent de la dose d'inspiration je pense que voilà à partir de vraiment pas grand chose mensuellement on peut participer à cette aventure et à pouvoir la faire vivre à faire vivre Loïc qui nous offre depuis maintenant plusieurs années ses épisodes donc je referme la parenthèse peut-être que tu me mettras en description l'épisode sûrement même mais c'est hyper important et voilà les frappés c'est moi l'objectif c'est de donner un maximum de donner d'offrir des récits de parcours de vie inspirants de en gros de de montrer à un maximum de personnes que tout est possible. Évidemment, il y a des contraintes à gérer, etc., mais que globalement, tout est possible. Et chacun en a tous en nous, mais vraiment, j'en suis absolument convaincu, un potentiel exceptionnel. Et ce potentiel, il est pour plein de raisons, bien souvent dormant. Tu vois, on a tous le logo des frappés, ce mouflon qui charge, qui a un mouvement, qui est dynamique. On l'a tous en nous. Mais dans la plupart des cas, il dort. Ou il est entravé, tu vois. Il n'est pas libre de ses mouvements. Et il faut le réveiller. Il faut le réveiller parce que c'est là qu'on se sent vivant. Et mon objectif, c'est d'apporter du contenu qui mette en valeur des gens qui ont osé réveiller ce frappé et qui vivent leur vie pleinement. Et je pense que c'est ça, parce que je le fais depuis trois ans et demi, Au moment où on enregistre, ça fait trois ans et demi, 15 000 minutes de contenu audio gratuit, plus de 1 000 heures passées à faire des interviews, des montages, très tôt le matin, très tard le soir, le week-end, à organiser des événements digitaux, en physique, etc. Et c'est la conséquence de tout ça, mais qui est une conséquence, un effet secondaire, c'est qu'aujourd'hui, les Frappés, c'est le premier podcast outdoor de France. Et un des podcasts de sport les plus écoutés en France c'est hyper inspirant en fait pardon si tu non j'allais dire juste ce que j'ai déjà dit c'était pas c'est pas ça l'objectif que je vise ouais c'est hyper intéressant ce que tu viens de dire on est pas là pour parler de mon job mais moi ça résonne absolument c'est dingue parce que comme tu dis en fait moi je peux mettre mes deux mains à couper tu m'as dit c'est une bonne idée on va faire le podcast on s'est absolument pas concerté tu m'as dit écoute vas-y le gars il a jamais fait un podcast il a jamais fait une interview vas-y prépare ton truc et on y va parce qu'on se fait confiance et ça c'est trop bien et là ce que tu viens de dire ça résonne exactement comme une grosse part de ce que je mets dans mon job au quotidien c'est à dire qu'en fait et on l'a senti quand tu as répondu à cette question il y a eu un regain d'énergie au même niveau que quand tu parlais de judo dans tes entretiens je suis sûr quand tu es arrivé à l'école ta voix s'est recalée et tu as réussi à répondre et à remettre un niveau d'énergie de dingue dans cette réponse et en fait ce qui est génial et ça c'est un truc ça va venir juste peut-être avant la conclusion que j'ai écrite mais qui vaudra beaucoup plus que ce que j'ai écrit c'est à dire que ce résultat aujourd'hui c'est uniquement et simplement une conséquence c'est à dire qu'à aucun moment on cherche un objectif, à aucun moment il y a besoin de chercher ce que dans la prép mentale certains appelleraient la motivation de mettre en mouvement, en fait c'est uniquement ton identité et l'inspiration que tu as dans ce projet qui fait que tu arrives à ce niveau là et qui fait que tu arrives à créer ce mouvement et ça je trouve ça hyper intéressant de mettre ça en fonction d'épisode, en tout cas on est même au-delà de la motivation, on est dans l'inspiration et du coup le résultat devient uniquement en fait une simple conséquence et ce qui permet aussi de se dire que dans ce que je vais faire je vais avoir des ratés, je vais avoir des réussites et en fait peu importe parce que la seule chose qui est importante c'est qui je suis et qui je vais devenir en le faisant et pas ce que je vais obtenir et ça tu l'as super bien résumé et c'est très très cool parce que c'est vraiment à l'image des frappés et de la façon dont tu bosses et dont tu fais confiance aux gens donc je trouve que c'est tu pouvais pas mieux terminer l'épisode avec cette belle voix que tu as et du coup on arrive au bout tu vois de ce que j'avais préparé moi je voulais te remercier pour ta confiance parce que et c'est la vérité tu m'as laissé carte blanche à 100% ce qui est énorme tu vois j'aime bien ton mot là tu le dis tout le temps énorme ce qui est énorme pour moi parce que j'ai jamais présentateur de podcast j'ai jamais fait d'interview comme ça et pareil sur le week-end on peut le dire tu m'avais fait vachement confiance sur la présentation d'une partie du week-end sans s'étaler sur le domaine et voilà du coup je te remercie beaucoup pour cet épisode je pense qu'au nom de tous les auditeurs pareil je t'envoie un énorme merci parce qu'il y en a beaucoup qui ont écouté tous tes invités et depuis ces 200 épisodes je pense qu'il y en a énormément aussi qui attendaient de se dire mais qui est Loïc comment il en est arrivé là et et qu'est-ce que c'est les frapper pour lui parce que ça on peut peut-être l'avoir au travers de différents podcasts mais là on a vraiment et on l'a senti au niveau de l'énergie il y avait vraiment une super belle réponse et du coup bah écoute moi j'ai envie de te rendre les commandes pour pour conclure en mode drop the mic tu vois et je te laisse finir je dis au revoir à toutes et tous à très bientôt un grand merci Loïc et continue continue parce que c'est hyper inspirant et bah un énorme merci Nico c'était un plaisir en dépit de ma voix défoncée je suis encore désolé pour tout le monde c'était un plaisir de faire cet exercice avec toi très très content que tu aies été partant et moi je suis honoré que l'exercice soit fait avec toi donc vraiment merci et puis en conclusion j'espère que ça aura donné des éclaircissements à pas mal de gens sur mon parcours c'est une chose mais surtout sur ce que j'essaie de faire avec les frappés et oh la vache cette voix c'est chaud mais je crois qu'il est temps de conclure mais voilà je pense que en tout cas j'espère que c'est clair pour les gens que l'aventure des frappés l'objectif c'est cette idée de mouvement de passage à l'action l'immobilisme c'est la mort le mouvement c'est la vie et les frappés l'idée c'est ça c'est c'est de favoriser la mise en mouvement de permettre aux gens de se mettre en mouvement donc continuez à écouter à mort des épisodes, des frappés partagez-les autour de vous et comme Nico l'a dit un peu plus tôt il y a plein de manières de soutenir le podcast une d'entre elles c'est aussi de soutenir l'aventure financièrement donc vous pouvez le faire sur Tipeee le lien est en description mais même sans ça le simple fait de partager un épisode autour de vous de parler du podcast, de vous abonner C'est comme ça que le mouvement va prendre de l'ampleur et qu'on va pouvoir continuer à faire passer encore plus de gens à l'action et à oser se lancer.
UNKNOWNMerci à vous.