SPEAKER_00

J'étais là sur ma grosse vague en train d'essayer de descendre. Je n'avais jamais été aussi vide de ma vie, je pense. Ça a été ma première grosse sensation. Ça a été un gros rush d'adrénaline. Je suis sortie de l'eau. J'ai hurlé. J'étais trop contente. Là, vraiment, ça faisait deux, trois jours. J'étais un peu sur ma faim à me dire« Ah, je suis à Nazaré pour être hyper loin devant, pour ne pas être trop pique, pour faire ci, ça, ça.» Et c'est vrai que là, du coup, je me suis dit« Ah ouais, ok.

UNKNOWN

Non, mais là, c'était bien.»

SPEAKER_01

Vous écoutez Les Frappés, le podcast de celles et ceux qui se dépassent. Je suis votre hôte Loïc, ancien sportif de haut niveau en judo, coach préparateur mental et amoureux d'activités outdoor en tout genre. Ma conviction, c'est qu'on a tous un frappé au potentiel exceptionnel qui sommeille en nous. J'ai créé ce podcast pour vous faire découvrir des femmes et des hommes qui ont osé le réveiller. Mes invités sont des athlètes de tout niveau, des aventuriers professionnels, des voyageuses au long cours, des entrepreneuses ou encore des militaires, des forces spéciales. Toutes et tous partagent à mon micro des récits inspirants qui vont vous faire passer à l'action. Attention, une écoute régulière peut entraîner des changements positifs irrévocables dans vos vies. Mon invitée de la semaine s'appelle Hermine Bonvalet et elle est surfeuse de grosses vagues. Depuis décembre 2023, elle a décidé de donner plus de place dans sa vie à cette passion dévorante, comme elle dit. Installée à Nazaré, au Portugal, elle est aujourd'hui dans l'un des spots les plus réputés au monde pour surfer ce type de vagues, des murs d'eau qui font régulièrement plus de 20 mètres de haut. Dans cet épisode, on parle de l'appel des vagues, d'une chute sur un récif à l'autre bout du monde, de l'aspect financier dans le sport et d'une blessure providentielle. Excellente écoute à vous. Juste avant ça, je tiens à remercier chaleureusement toutes celles et ceux qui soutiennent financièrement le podcast via Tipeee. Merci énormément. Chaque contribution compte et permet au podcast de maintenir son indépendance. Si vous aussi vous souhaitez les rejoindre, rendez-vous sur Tipeee, T-I-P-E-E-E slash les-frappés. Autrement, le lien est en description Merci à vous. Très bien. Alors, tu sais, j'ai un peu fait des révisions. Je suis allé regarder Big Waves, l'histoire des Big Waves, etc. Super. Je suis tombé sur l'histoire de Sébastien Stettner. Alors, je ne sais pas comment ça se prononce. Mais qui apparemment a un record, une vague de 26 mètres chez toi à Nazaré. Et je suis tombé sur un article. Alors, un truc complètement hallucinant. C'est sur un site plutôt de science. Apparemment, je te fais un petit quiz direct d'entrée au début de l'enregistrement. Est-ce que tu connais la hauteur de la plus haute vague

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

en tout cas de l'histoire récente, puisqu'on ne pouvait pas les mesurer avant, mais la plus haute vague jamais mesurée.

SPEAKER_00

Je pense qu'on est sur... Je crois qu'il y en a une qui a été 32 mètres. Mais en fait, on parle de... Je ne sais pas trop si c'est la question ou pas, mais on a une grosse émission qui est enregistrée, qui est donc le but ultime de toute cette espèce de recherche dans le milieu du surf. Il parle de la... foot

SPEAKER_01

wave donc

SPEAKER_00

c'est ce qui équivaut en mètres probablement quelque chose comme 32-35 mais je n'ai pas la moindre idée de la plus

SPEAKER_01

grande vague jamais enregistrée vierge alors écoute il faudra fact checker tout ça parce que ça me semble complètement hallucinant mais en fait c'est pas vraiment une vague enfin c'est une vague naturelle mais en fait c'est une vague qui apparemment a été provoquée par un glissement de terrain dans une baie en Alaska donc 90 millions de tonnes de roches de roches qui sont tombées dans l'eau et en fait ça a généré une vague qui s'est écrasée de l'autre côté enfin qui est venue s'éclater sur relief de l'autre côté de la baie et apparemment le haut de la vague a atteint 524 mètres voilà donc voilà je me suis dit que c'était assez rigolo un véritable tsunami ouais bah exactement c'est ça un tsunami quand tu vois la j'ai vu

SPEAKER_03

la

SPEAKER_01

vidéo c'est dingue ouais c'est ouf bah plus haut même que l'Empire State Building qui est à 380

SPEAKER_03

mètres

SPEAKER_01

voilà donc quand tu vois la vidéo de Sébastien sur sa vague de 26 mètres il est minuscule mais 520 enfin laisse tomber je ne sais même pas si c'est surfable j'imagine que c'est genre du béton liquide en

SPEAKER_00

fait je pense

SPEAKER_01

que ça l'est pas ouais en tout cas Hermine après ce petit quiz d'intro je suis ravi de te recevoir sur le podcast bienvenue à toi en direct de Nazaré au Portugal

SPEAKER_00

merci Loïc alors Désolée de te décevoir, mais aujourd'hui, je suis à Ossegor. Je suis pendant quelques jours après une grosse saison d'introduction que je ne m'attendais pas à vivre. Je suis rentrée pour... peut-être deux semaines puisque c'est mon mois d'anniversaire le mois d'avril donc je profite de mes amis et ma famille je me repose un peu puisque ma nouvelle vie à Nazaré est très mouvementée remplie de projets et j'avais besoin de faire un petit break pour entamer le printemps avant qu'on se lance dans la saison touristique que ce soit en France ou au Portugal Fabuleux Merci à toi de m'accueillir sur ton podcast que je trouve passionnant inspirant réconfortant souvent donc je suis très contente de pouvoir partager aujourd'hui et profiter

SPEAKER_01

de ton expérience merci beaucoup merci Hermine bon bah voilà intro raté sur ta localisation en tout cas mais bon voilà à moitié raté parce que tu vis tu es installé quand même pour de vrai à Nazaré donc voilà mais bref et bah écoute merci en tout cas pour ce que tu viens de dire ça me Ça fait super plaisir de savoir que tu écoutes le podcast et je suis toujours friand de recevoir des auditeurs, des auditrices qui ont aussi des choses à raconter, donc très très chouette. Ce que je te propose, donc je pense que les gens ont bien compris qu'on va parler de surf et de grosses vagues, mais je te propose quand même de nous expliquer un petit peu quel a été ton parcours et ce que tu fais

SPEAKER_00

aujourd'hui. D'accord, avec plaisir. Alors, je me suis lancée dans le surf, donc ma première vague, je l'ai prise en 2000 et j'ai... Depuis ce jour, en fait, je suis tombée dans un chaudron, tout simplement. Je n'ai jamais arrêté. C'était un gros changement de vie. Avant ça, je travaillais avec mes parents dans l'hôtellerie et ma formation scolaire, c'était la haute couture. Donc, je suis à la base née dans une campagne au centre de la France et je n'avais pas du tout, du tout dans mes ambitions de devenir surfeuse. C'est vraiment quelque chose qui m'est apparu comme un déclic aux alentours de 2013 où j'ai dû patienter encore quelques années pour pouvoir me rapprocher de mes ambitions et en 2016 donc je me suis finalement grâce à toutes les bonnes conditions réunies lancée pour la première fois sur mes premières vagues et ça s'est très très bien passé donc j'en suis ravie ça n'aurait pas pu être mieux et le temps m'a moi-même beaucoup surprise puisque je je me suis découverte non seulement une passion pour le surf mais pour le surf de grosse vague et en l'espace de ces 8 dernières années avec beaucoup de passion beaucoup de rencontres, beaucoup de partages je suis passée de débutante

SPEAKER_01

à surfeuse de grosse vague énorme alors grosse vague juste pour que on définisse tout de suite le terme c'est quoi les caractéristiques

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

alors jusqu'à il y a encore quelques mois avant mon arrivée à Nazaré je me sécurisais Ne pas utiliser le terme grosse vague, mais je disais que j'étais une surfeuse de vagues un peu plus grosses. Et je pense que jusqu'à même mes premières vagues à Nazaré, je n'étais pas tout à fait satisfaite. Il m'a fallu quelques sessions pour pouvoir aujourd'hui te dire, alors qu'est-ce qu'une grosse vague

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Une grosse vague, c'est une vague que tu... que tu ne peux plus, je pense, mesurer la taille quand toi, tu es dessus. C'est-à-dire que tu ne peux pas, toi, en la surfant, te dire, OK, cette vague fait 2 mètres ou 3 mètres, tu vois. Une vague à ta portée, tu sais qu'elle fait potentiellement un peu plus que ta taille ou deux fois ta taille. Et je pense qu'il n'y a pas de définition. Donc, c'est super intéressant d'écouter les définitions des surfers de grosses vagues sur ce qu'une grosse vague peut être. Je pense que ceux qui sont bien plus aguerris que moi dans leur milieu et qui sont surfers de grosses vagues depuis 20 ans te donneront des définitions très intéressantes. Personnellement, je pense que toute vague au-delà de... Enfin, toute vague qui te pousse en fait à te surpasser est une grosse vague. Si on part d'une... d'une description générale, j'aurais tendance à te dire celle qui nécessite le matériel requis pour pouvoir vraiment la surfer, c'est-à-dire soit des planches beaucoup plus grandes qu'on appelle des guns, quand tu vas surfer des vagues très connues comme je dirais Nazaré, Mavericks, comme Jaws, voilà, t'as des vagues qui sont spécifiques. Et puis ensuite, tu as le jet, tout ce qui est les vagues que tu surfes en toine, qui sont des grosses vagues, tu as vraiment la catégorie où c'est des spots qui ne se réveillent que si les vagues sont assez grosses, si la houle est assez grosse, comme par exemple Bellara. Bellara, c'est forcément une grosse vague. Après, ça se discute si tout le monde ne la trouve pas qualitative, mais littéralement, cette vague ne casse pas si la houle ne fait pas tant de mètres, c'est-à-dire qu'il n'y a pas 6 mètres de houle, 16 de période ou ce genre de choses. Donc, tu sais qu'elle ne peut pas casser... elle fera probablement pas moins de 6, 7, 8 mètres. Donc, tu as vraiment des spots qui sont très spécifiques. Ils ne se réveillent que si c'est des très grosses houles, comme je crois, Joss, que c'est un petit peu la même chose. Tu peux le surfer en gun si c'est petit, mais ça reste quand même une grosse vague. Et puis ensuite, tu as une autre catégorie, c'est les spots comme Osegor, Senios, qui peuvent passer de spots normales, comme en été, et accueillir l'hiver grâce à leur configuration, pardon, marines qui peuvent passer de vagues que tu surfes en long board avec les tempêtes ou avec les grosses houls qui peuvent devenir des spots de grosses

SPEAKER_03

vagues

SPEAKER_00

donc si je devais te dire ce qu'est une grosse vague c'est une vague qui te force à te dépasser et qui te force à te remettre un peu en question sur qu'est-ce que je fais là

SPEAKER_01

parce que quand tu alors on va tout de suite dans le détail un peu technique mais tu dirais qu'en terme de alors moi je suis pas surfeur j'ai jamais surfé fait Jamimi les pieds sur une planche de surf paddle oui mais bon voilà c'est pas vraiment la même sensation de glisse j'imagine qu'est-ce qui change entre une vague classique on va dire et une grosse vague en termes de sensation d'approche de technique

SPEAKER_00

je pense que le côté de dépasse je pense qu'il y a vraiment un paramètre qui est important c'est une petite vague tu te poses pas trop la question c'est jamais très agréable de tomber surtout que les petites vagues peuvent quand même être Tu vois, je vais te faire une comparaison simple. Je vais prendre un lieu lambda comme Osegor, puisque c'est du sable. Tu n'as pas vraiment de peur sur une petite vague. Sur une grosse vague, j'aurais tendance à dire que le premier paramètre qui peut changer, ça peut être soit le temps sous l'eau, ça peut être soit la vision que tu as allongée sur ta planche quand tu la vois arriver. Je pense que la plus grosse différence, c'est vraiment la sensation dans ton cœur, dans ton corps, de ce que tu ressens quand tu la vois. très sincèrement la grosse différence c'est le rush d'adrénaline que tu peux ressentir pour moi chaque seconde sur la planche quand je suis sur du surf de grosses vagues c'est mon ultra concentration et c'est ce que je recherche, parce que je suis quelqu'un qui pense beaucoup, beaucoup, beaucoup. Donc, c'est un moment où, quand je me retrouve sur ma planche en soeur de gros, je suis dans le présent. Et ça, c'est quelque chose que je pense que j'ai été chercher.

SPEAKER_01

Excellent. Je rebondis sur ce que tu disais, le temps sous l'eau. Alors, je ne sais plus où est-ce que j'avais vu ça. C'était peut-être un reportage sur Nazaré, d'ailleurs. Et que tu te prépares à faire de l'apnée active c'est à dire tu sais que si tu tombes potentiellement tu restes un bon moment dans les tourbillons sous l'eau et donc tu travailles cette capacité à attendre d'être repoussé comme un bouchon à la surface en retenant ton souffle

SPEAKER_00

oui si seulement c'était comme un bouchon parfois c'est vrai parfois il faut quand

SPEAKER_01

même mettre des

SPEAKER_00

brasses l'air de rien après on apprend beaucoup de techniques alors oui il y a beaucoup d'apnées j'en ai fait particulièrement beaucoup beaucoup au début de mon apprentissage dans le surf de grosse vague aujourd'hui j'en fais un petit peu moins faudrait sérieusement que je m'y remette avant la saison prochaine puisque j'ai vraiment l'intention de pousser davantage et de dépasser mes propres barrières ce que je ne pensais pas pouvoir atteindre donc il y a beaucoup d'apnées mais il y a aussi beaucoup d'apnées dynamiques comme tu dis où on te fait faire du mal Donc, c'est un grand mélange de natation et d'apnée où on t'apprend en technique de natation comment bien dépenser, bien... doser ton oxygène, comment respirer si t'as la chance d'avoir 2-3 bras, ce que tu peux faire, on t'apprend à te calmer, donc c'est tout un travail d'apnée, mais il faut vraiment être honnête, c'est vraiment un travail et physique et de préparation mentale, réuni dans ces quelques secondes où on t'apprend vraiment à gérer ce que tu vas devoir affronter et ce que tu vas visuellement devoir voir potentiellement si si tu te retrouves au pire

SPEAKER_01

endroit. Ça ressemble à quoi quand tu te retrouves au pire endroit, sous l'eau, sans pouvoir respirer

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Honnêtement, je n'ai pas affronté... Aujourd'hui, je pense que je me suis réveillée tous les matins avec cette vision pendant très longtemps. Depuis que je suis arrivée à Nazaré, j'imagine vraiment ce scénario qui est le scénario que personne ne veut vivre et que je ne veux pas vivre. Et je sais que ça a été assez récurrent dans ma tête, mais je pense que tout le monde l'a vécu, je pense que beaucoup en tout cas l'ont vécu à Nazaré donc ça ressemble potentiellement à être tombé peut-être au mauvais endroit ou alors avoir loupé la vague ou ce genre de choses et te retrouver en fait tout simplement en bas de de la prochaine vague et puis voir cette espèce d'immense immense immense mur droit t'arriver dessus et la lèvre cassée juste devant toi ou quelques mètres après et te dire que ben voilà t'es vraiment en bas d'un immense immense triangle et c'est ce que tu veux

SPEAKER_01

pas je suppose que quand t'as une vague de genre plus de 20 mètres qui t'arrive sur la tête euh ça doit pas être la même sensation que quand t'es assis sur le sable à la plage et que ça vient te lécher les

SPEAKER_00

pieds voilà

SPEAKER_01

exactement

SPEAKER_00

ça peut être un peu

SPEAKER_01

différent ouais Ok et à quel moment enfin qu'est-ce qui fait qu'à un moment donné tu t'es dit je vais voilà tu le disais tu viens d'un univers qui est pas vraiment celui du surf en termes de formation la haute couture t'as grandi dans le centre de la France qu'est-ce qui fait qu'à un moment donné t'as pris la décision de faire du surf ton quotidien et de te professionnaliser là-dedans

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Alors je pense que la vie m'a toujours donné la chance d'avoir une maman qui m'a encouragée à aller vers l'inconnu, aller vers... vers la nouveauté j'ai des parents qui sont très penchés au voyage qui sont très ouverts d'esprit j'avais l'impression que j'étais pas forcément dans mon univers je pense qu'il y a des milieux qui sont plus ou moins sains on peut pas dire que jusqu'à mes 18 ans j'ai trouvé mon univers hyper sain si je devais refaire mon adolescence certainement je changerais 2-3 trucs je pense que que ce n'était pas tout à fait moi. Et souvent, j'ai trouvé que le monde n'était quand même pas hyper sympa. Et quand j'ai découvert aux alentours de 2013 et que j'ai commencé à voyager seule pour effectuer un an de voyage à l'étranger, où j'ai fait plusieurs destinations, l'une d'elles était à Hawaï pour mes études, j'ai découvert à Hawaï un esprit vraiment... surf, l'esprit, la Aloha Life, et franchement, c'était tout l'inverse de ce que je connaissais dans le monde de la haute couture ou le milieu parisien, puisque c'était là-bas où je faisais mes études. Enfin, voilà. Il y a eu beaucoup, beaucoup de changements dans ma vie. Je me suis rendue compte que j'étais pas obligée de vouloir vivre comme les gens me demandaient, avec les codes du paraître, de devoir montrer pour avoir des fréquentations, ce genre de choses. Donc, en fait, j'ai été propulsée d'un milieu très différent à un milieu très, très naturel et un milieu rempli de sport, de bienveillance, de nature, d'amour des autres, de partage. Et c'est vrai qu'à cette époque, c'est vraiment comme si j'avais dépassé une barrière. Je ne pensais pas que c'était possible. Donc, j'ai commencé par découvrir le lifestyle. Et puis après, j'ai découvert un jour un spot qui m'a vraiment parlé. Et tout simplement, j'ai compris que je pouvais juste être heureux simplement avec des gens qui étaient bienveillants et je pense que ça a un peu bousculé ma vie. Et que j'ai commencé tout doucement à trouver ma place et à voir que je pouvais être beaucoup moins sans me poser 30 000 questions sur ce que les gens allaient penser, sur ce que moi je devais être, pourquoi est-ce que je collais pas avec les gens avant, etc. Donc c'était beaucoup plus agréable pour moi tout à coup.

SPEAKER_01

Excellent, et pourquoi Nazaré et pas, parce que j'ai une liste apparemment des méga spots dans le monde, donc il y en a à Hawaï, il y en a en Californie, il parle apparemment de Mexique, Tahiti, Fidji, en Irlande apparemment, je ne sais pas comment ils font pour surfer en Irlande avec la température de l'eau, mais bon bref, et en France à Bellara, donc pourquoi est-ce que tu as choisi Nazaré

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Alors, après toutes ces années, Nazaré, c'est un spot que j'ai longtemps refusé. On m'en a parlé il y a quelques temps. Je ne me sentais pas prête. Je pense que c'est quand même une très, très grosse barrière. C'est quelque chose que tout le monde... C'est un spot très adulé et c'est vraiment pour de très bonnes raisons. Entre le moment où j'ai découvert le surf et aujourd'hui, il s'est passé énormément, énormément de moments... Ça a été huit ans d'une vie accélérée qui, au niveau financier, au niveau mental, au niveau personnel, au niveau familial, professionnel, a eu énormément d'impact. Il a fallu faire beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup de sacrifices qui concernaient et moi et mes proches. Donc, j'ai surmonté pas mal d'étapes. Ça a été très compliqué, mais merveilleux. Il ne faut pas que ça ait l'air d'être autrement que merveilleux. ça a été vraiment merveilleux mais pas facile donc voilà ça a été beaucoup de coaching beaucoup de développement beaucoup de remise en question des fois des peurs des fois des doutes et Nazaré c'est pas quelque chose où tu y vas en te disant ça va j'y vais et puis on verra bien j'ai une grosse passion pour le surf mais j'ai aussi une très grosse passion pour le pilotage et si j'ai décidé d'aller à Nazaré à la base juste pour reprendre la température parce que j'y suis déjà allée pas mal de fois, mais pour aller voir, donc ce n'était pas du tout ma première fois sur le sol de Nazaré, mais j'y suis allée pour regarder les vagues, j'y suis allée de très beaux jours depuis le bord et c'est vrai que c'était toujours un peu comme un goût amer de me dire j'aimerais quand même bien être de l'autre côté quoi, mais je ne me sentais pas du tout prête, tu vois c'est dommage d'être sur la falaise et pas être dans l'eau, mais il n'était pas question de demander à y aller, il n'était pas question d'y aller. Je savais que ce n'était pas le moment. Et donc, en décembre 2023, il y a quelques mois, après mon retour de Tahiti, j'ai décidé de... de dire oui je suis partie avec un ami qui m'a dit allez j'y vais franchement t'as rien à faire j'ai déjà tout là-bas t'as juste à venir avec moi et comme ça à tout moment tu me pilotes ça peut être cool on peut voir si tu pourras prendre des vagues et tout on verra bien et en fait on est parti ensemble j'ai surfé mes premières vagues très très stressée et puis finalement j'ai je pense que j'avais pas besoin d'aller à Nazaré et pas envie avant un certain temps parce que je savais que j'avais encore énormément de travail à fournir pour pouvoir me permettre d'envisager un jour d'aller là-bas. Les conditions sont bien plus difficiles qu'ailleurs. Techniquement, c'est quand même un spot qu'il ne faut pas prendre à la légère. Donc, j'ai attendu de me sentir prête et j'ai attendu aussi beaucoup d'encouragement de la part de Clément qui était mon partenaire pour ce voyage. Donc, je me suis dit après cinq ans qu'il il était grand temps d'aller voir comment ça se passe sur place. Pourquoi Nazaré maintenant pour le côté pur et dur

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Pourquoi ce spot

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Parce que je pense que c'est le spot le plus consistant de la planète. C'est-à-dire que je ne connais pas d'autres endroits actuellement ou alors on ne l'a pas encore révélé et ils ont bien raison parce que sinon ça serait bondé de suite. C'est un endroit qui permet de s'entraîner au quotidien. La configuration marine nous offre des vagues entre moyennes c'est à dire 3, 4, 5 mètres à immenses quasiment tous les jours pendant l'hiver donc les seules choses qui pourraient nous empêcher d'aller à l'eau pendant l'hiver c'est à dire que ce serait soit qu'il y a trop de vent soit qu'il n'y a pas du tout de vagues et finalement sur peut-être 30 jours de surf enfin 30 jours dans le mois on a quelque chose comme 20 jours de surf de grosses vagues donc d'entraînement en jet ski ou avec les guns parce que moi je fais beaucoup moins mais du coup c'est quand même très très très rare un spot de gros comme Bellara va peut-être marcher potentiellement deux fois dans l'année si c'est une bonne année si c'est une bonne année il peut marcher dix fois mais je veux dire tu peux pas construire ta carrière progresser aussi bien et avoir la même force quand tu fais un truc répétitif je veux dire je pense que tu sais très bien de quoi je parle en judo tu vas répéter répéter répéter j'imagine mais dis toi que là c'est un peu la même chose pour pouvoir progresser que ce soit sur une petite vague ou une grosse vague il faut retravailler en permanence en permanence Travailler tes appuis, ta ligne, ton mental. Des vagues, ce n'est pas très gros. Même une très grosse vague, c'est peut-être 10-15 secondes maximum. Vraiment, ça va très vite. Tu es obligé d'en prendre beaucoup pour pouvoir retravailler tout ça. Voilà pourquoi Nazaré. Ensuite, dans les vagues que tu m'as citées, j'ai eu l'occasion pour la première fois en février pour la Saint-Valentin avec mon chéri qui est aussi mon partenaire de surf de grosse vague de partir à Jaws donc ça c'est le spot que tu as décrit qui est à Hawaii sur l'île de Maui donc on a été là-bas pour la première fois pour moi et ça a été une très belle expérience donc j'ai découvert Jaws je suis très contente de l'avoir fait j'ai pas encore eu l'occasion de découvrir Mavericks Mavericks par contre mon chéri et Clément donc mon partenaire avec qui je suis arrivée à Nazaré cet hiver sont allés à Mavericks pour surfer une grande houle attendue qui était je pense en janvier et ensuite Tahiti alors j'ai eu la chance de vivre à Tahiti pour quelques mois l'année dernière donc de février à août donc la vague de Teahupo c'est la vague mythique de Tahiti que je n'ai pas surfé pendant les grosses houls elle a cassé le jour de mon anniversaire donc Quand Tahiti se réveille pour une grosse houle, on appelle ça un red code. Enfin, ils appellent ça un red code quand vraiment c'est de très grosses houles, genre des records. et voilà elle a cassé l'année dernière le 30 avril donc c'était une grande grande chance d'avoir ce cadeau d'anniversaire de voir tout le monde surfer cette vague hyper ronde hyper creuse sublimissime aussi terrifiante que magnifique le jour de mon anniversaire après Fidji ça c'est vraiment la destination de mes rêves et l'Irlande je le redoute un peu plus mais j'espère bien que ce sera sur ma

SPEAKER_01

liste des prochains temps, quand même. Excellent. T'évoquais un terme que je connais pas, du coup, pilotage, dans l'univers du surf, ça correspond à

SPEAKER_00

quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Alors, les grosses vagues, il y a plusieurs solutions. Soit c'est des vagues qui sont creuses, donc cas échéant, tu as plus ou moins des bords ressemblants à des shortboards, mais beaucoup plus longues, assez fines si c'est très creux. Après, t'as des grosses, grosses, grosses vagues que tu tu prends toujours à la rame, mais qui sont du coup des planches qui font 10-11 pieds, ce qui correspond à vraiment plus qu'un longboard, tu vois, plus qu'un truc qui fait 2-3 mètres, qui est très affûté, et ça c'est pour ramer sur des très grosses vagues, et ensuite tu as la dernière possibilité, c'est le surf de gros en jet ski, qu'on appelle aussi le toe-in, donc du coup tu es lancé par un jet ski et derrière tu as une corde et derrière cette corde tu as le palonnier où tu te tiens avec ta planche et tu es jeté sur des vagues c'est ce que tu vois donc que les gens font 80% du temps à Nazaré d'accord ok enfin 80% du temps soyons clairs je n'ai pas de mathématiques derrière tout ça j'ai jeté un chiffre comme ça mais ça se trouve c'est beaucoup plus ou un peu moins

SPEAKER_01

je sais pas ok mais la majorité du temps

SPEAKER_00

en tout cas ouais tout à fait

SPEAKER_01

super intéressant ok bah écoute très clair sur le pourquoi Nazaré c'est sûr que oui j'imagine que si enfin j'imagine ça paraît évident que si on prend Bellara en France les bonnes années tu peux t'entraîner globalement 10 fois ouais du coup c'est assez simple de comprendre pourquoi pourquoi partir à Nazaré et pas rester en

SPEAKER_00

France en fait je pense que ça dépend des objectifs de chacun tu vois j'ai un mon groupe de surf de grosse vague en France qui sont comme une famille qui m'ont vraiment vraiment vraiment aidé tout le temps depuis que j'ai commencé ce sport ils m'ont encouragé pour chaque session on s'est toujours tenu au courant on est environ 14-16 et c'est des gens qui sont très très heureux dans les Landes et dans le Pays Basque et leur vie ne leur permettrait peut-être pas de faire ce que je fais là tu vois de passer une saison entière à Nazaré ou peut-être que juste ils n'en ont pas spécialement envie ils ont tous des métiers, d'autres choses avec eux. Donc, c'est très cool déjà quand les Estanios ou la Nord à Ossegor, voilà, tous ces spots marchent et quand Bellara arrive, du coup, ils sont prêts parce qu'ils ont quand même eu des très beaux hivers et qu'ils ont fait beaucoup de jets. Donc, ils sont en forme et voilà, ils peuvent surfer à des grosses vagues et aller ailleurs de temps en temps pour faire des trips. Ils n'ont peut-être pas l'envie ou le besoin de faire davantage ou ils ont déjà leur carrière de serveur derrière eux ou voilà, il y a vraiment plein de choses qui font que tu peux très très bien être très très heureux avec le serve de grosse vague français parce que il y a quand même beaucoup de très belles conditions j'en ai vraiment fait l'expérience pendant 5 ans c'est juste que je me sentais un peu stagnée puisque c'est vraiment une passion dévorante et je cherchais beaucoup plus, là je sentais stagnée donc Nazaré t'offre vraiment la possibilité et je l'ignorais avant d'arriver à Nazaré jusqu'à ces derniers temps j'étais un petit peu comme pas déprimée mais tu sais c'est un peu comme tu restes sur ta faim et je savais que je pouvais pousser plus je savais pas à quel point et en arrivant à Nazaré bah en fait j'ai juste découvert tous ces gens qui sont passionnés par le même sport que moi ce qui est assez rare à Ossegor et dans le Pays Basque et dans les Landes vraiment c'est pas aussi développé et finalement je me suis retrouvée à Nazaré dans cette espèce de puits de connaissances sur ce milieu, sur les jet-ski, sur les conseils, la sécurité, les performances et sans compter le fait que le spot soit constamment en marche. Donc il y a vraiment toute cette espèce de nouveauté où j'ai réalisé ce que c'était de vivre dans un monde qui te correspondait bien, où tu te sentais à ta place. Et je pense que ça c'est très très difficile pour beaucoup de personnes qui veulent ou qui ont qui se trouvent dans leur sport donc voilà moi je sais que ça m'a beaucoup beaucoup aidé à me sentir mieux dans ma tête, dans ma vie d'arriver à Nazaré de façon de façon tout à fait inattendue je m'attendais à ce que ce soit un test, je voulais vraiment juste mettre le pied dans l'eau, prendre la température et ça a été un déclic immédiat quand j'ai compris ce que ça signifiait

SPEAKER_01

génial t'évoquais un peu plus tôt les sacrifices et tout ce qu'il y a peut-être en coulisses derrière une vie qui a l'air trépidante partir surfer à Hawaii partir surfer à Tahiti c'est génial mais il y a des contreparties tu l'as évoqué beaucoup de sacrifices pour toi et tes proches donc on va en parler mais juste avant ça j'aimerais bien que tu nous parles de ta toute première big wave à Nazaré justement alors t'expliquais que t'étais déjà allé plusieurs fois avant de t'y installer alors peut-être pas la première mais en tout cas celle qui t'a le plus marqué où tu t'es dit pour la première fois ok là c'est du sérieux je suis en train de surfer un monstre et moi Hermine j'y suis je suis dessus alors

SPEAKER_00

Ça a été, je pense que ça a été 3 ou 4 jours après notre arrivée avec Clem.

SPEAKER_01

Donc là, en décembre 2023,

SPEAKER_00

c'est ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui. Alors, je n'avais jamais surfé Nazaré avant. J'avais déjà été à Nazaré. J'avais déjà vu Nazaré avant. Mais je n'avais jamais, jamais été à l'eau à Nazaré avant décembre 2023. On est arrivé le 8, je crois. Donc, je pense que ma vraie première grosse vague, je pourrais te transmettre la vidéo. C'était... on a surfé le matin on était plusieurs c'est une équipe qui s'appelle donc Red Earring qui nous a fait surfer avec Clément c'était les contacts de Clément sur place donc on est arrivé ils nous ont accueillis ils nous ont tout montré parce que tu peux pas arriver à Nazaré au port et mettre un jet allo comme ça ça marche pas du tout du tout du tout du tout comme ça t'as des barrières t'as des gens t'as des autorisations à avoir t'as plusieurs jet skis il faut avoir une personne sur la falaise qui te parle dans un talkie walkie Enfin, voilà, t'as quand même pas mal de réglages à avoir. Il faut envoyer un message à la police, etc. Donc, c'est vraiment pas anodin. Et je pense que c'est bien qu'ils le fassent comme ça. Donc, on était entourés par cette équipe. Et cette journée-là, on était plusieurs. Donc, on avait des jet-ski qui attendaient au large pour pouvoir surfer. On avait des gens qui étaient en démonstration. Enfin, voilà, il y avait pas mal de monde avec nous. Et Clément devait me... me jeter sur une vague, je crois.

UNKNOWN

Euh...

SPEAKER_00

Et je sais pas ce que... En fait, en gros, j'ai pas pris la vague et je me suis retrouvée typiquement là où je te disais, à l'endroit où il fallait pas être. J'ai vraiment merdé mon truc. Je me suis retrouvée pile là où il fallait pas. Par chance, les gars ont assuré, les deux sont arrivés, les deux jets sont arrivés pour me récupérer. Vraiment au pic où j'allais me faire atomiser. Et au final, ils sont arrivés tous les deux avec les jets. Je suis montée sur un des jets et puis on est repartis. On l'a évité de très très très peu ce jour-là. C'est C'est Francisco qui est devenu mon partenaire avec le temps de cette équipe qui m'a récupéré. Et je ne me sentais pas trop de surfer. Franchement, j'étais là en mode, OK, là, on va y aller très, très, très mollo. J'ai laissé les gens surfer. J'ai regardé. Les vagues étaient de plus en plus jolies le matin. C'était canon. franchement c'était très très joli et il y avait le soleil qui était bien orienté donc je voyais vraiment la forme de la vague ça faisait vraiment comme un triangle ça montait en pic comme une montagne et ça avait un peu la forme du C tu sais parce que ça voulait vraiment dire que c'était un peu creux et je voyais le soleil en fait dans la vague qui s'appétillait c'était sublime sublime sublime et c'était parfait c'était très lisse c'était très beau et puis je sais pas les gars arrête de surfer moi je le sentais pas trop tu sais dans les premiers jours tu te contentes d'observer c'est beaucoup de paramètres à prendre en compte donc du coup j'étais là en mode bon bah j'observe j'observe depuis le jet et puis à un moment donné ils disent bon bah on va pas tarder à y aller bon t'es sûr tu vas pas prendre une vague et Clem me regarde en mode ouais allez c'est bon tu vas prendre une vague et franchement j'avais envie mais j'avais pas eu l'élan et là Clément m'a donné l'élan et en plus vraiment tu sais on se chambre sorti de ça j'avais vraiment pas envie d'entendre après on s'en fout je vais pas te mentir quand c'est comme ça tu prends pas trop trop attention de ce que les gens disent mais parfois ça peut te titiller et te booster un peu et là ça m'avait bien boosté donc j'ai dit ouais vas-y t'as raison je vais à l'eau du coup je suis sortie du jet j'ai sauté devant l'eau et du coup Lorenzo qui est maintenant mon chéri a attendu au pic et je lui ai dit vraiment une parfaite et il a dit oui oui t'inquiète ça va être nickel j'attends parfait on va trouver une super vague et tout Et en fait, il m'a jeté à ce qu'on appelle un peu à contre-pique, ce qui veut dire qu'il te jette pile derrière le moment où la vague va commencer à casser en hauteur. Et du coup, comme ça, tu as vraiment le plus de vitesse possible pour arriver de l'autre côté. Sauf qu'à Nazaré, il y a un paramètre qui est un peu compliqué à gérer, c'est qu'il y a beaucoup de jets qui passent au milieu de ta vague. Donc du coup, il y avait un jet qui était en train de passer parce qu'il voulait filmer cette vague. Et du coup, quand j'ai commencé à descendre, descendre la vague, laisser le palonnier, le jet est parti et que moi, j'ai commencé à m'élancer. Il y avait cette espèce d'immense marque, tu sais, comme quand un bateau est passé, ça fait des espèces de petites vaguelettes, du blanc, etc. Et du coup, j'étais là sur ma grosse vague en train d'essayer de descendre. Je n'avais jamais été aussi vide de ma vie, je pense. Et là, je traverse ce sillon de jet. Donc, ça va, ça se passe bien. J'arrive à me rattraper attrapé à me remettre bien sur mes appuis, ça tapait, ça tapait, ça tapait. Et à un moment donné, je commence à voir d'un coin de l'œil au-dessus de moi, loin, que c'était quand même en train de friser, c'est ce qu'on appelle friser, c'est quand la vague fait vraiment comme si elle allait commencer à faire la mousse, le blanc, et qu'elle allait casser plus, tu vois, devant toi. Et donc là, je me dis, il faut que je sorte. Et naturellement, tu vois, quand tu es surfeur de petite vague, moyenne vague, quand tu veux sortir d'une vague, parce que tu ne veux pas te faire attraper, tu passes par en haut. Donc tu remontes et tu t'en vas par le haut. Et là, en fait, j'ai fait cette erreur, j'avais beaucoup trop de vitesse, j'avais beaucoup, beaucoup trop de... beaucoup trop peu de contrôle. Du coup, je me suis retrouvée à essayer de forcer, forcer sur ma planche. J'ai fait une erreur, ce qu'on appelle de rail, de car comme on pourrait faire en snowboard. Et j'ai dérapé, je suis tombée en plein milieu de cette vague.

SPEAKER_01

Je crois que j'ai vu cette vidéo ce matin avant qu'on s'appelle. Ta planche était rose, non

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Ouais ouais ouais. Ouais c'est ça mais je l'ai vu alors. Donc de toute façon tu verras sur toutes mes vidéos j'ai la même planche, c'est une planche que j'utilise très souvent et je pense que c'était vraiment une de mes premières grosses vagues ça a été ma première grosse sensation, ça a été un gros rush d'adrénaline, je suis sortie de l'eau j'ai hurlé, j'étais trop contente là vraiment ça faisait 2-3 jours, j'étais un peu sur ma faim, à me dire je suis à Nazaré pour être hyper loin devant, pour pas être trop pique, pour faire si ça ça et c'est vrai que bah là du coup je me suis dit ah ouais ok bah non mais là c'était bien et du coup genre je suis arrivée près des jets et tout le monde était en mode ouh hyper hyper hyper heureux pour moi c'était trop trop cool Clément était là en mode ah ouais elle était grosse c'est cool c'était nos premiers jours quoi donc je pense que bah maintenant le temps est passé et je voudrais trop lui demander son avis sur ouais tu penses qu'elle était comment cette vague en vrai parce que je pense qu'elle était peut-être qu'avec 3 ou 4 mois de NASA dans les jambes finalement elle était pas si fat mais c'était quand même une très jolie vague et la sensation était inoubliable et apparemment l'angle était très beau, la vue était très belle donc en tout cas moi je sais que au niveau de mon ressenti c'était ma première grosse

SPEAKER_01

vague à Nazareth Excellent et donc j'imagine que c'est peut-être une expérience qui t'a conforté aussi dans ton choix toutes les émotions que t'as vécues, le rush d'adrénaline tu t'es dit quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Tu t'es dit ok c'est bon je suis au bon endroit

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

je continue

SPEAKER_00

là-dedans

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

En fait, je pense que moi, je suis très très dure envers moi-même. Je pense que tu as dû parler, avoir cette discussion mille et mille et maintes et maintes fois avec beaucoup de sportifs. Il y a cette peur de ne pas être assez bon, ce sentiment d'imposteur. Il y a beaucoup de choses qui s'en mêlent. Et très souvent, c'est les autres qui me font réaliser que c'est bien. Je suis très très dure avec moi-même. J'ai très souvent l'impression de pouvoir faire mieux. J'ai très souvent l'impression de ne pas avoir tout donné. J'ai très souvent l'impression de ne pas être assez. Et du coup, c'est vraiment très frustrant. Et sur des moments comme ça, tu vois, ma seule pensée, ça a été« Ah, j'ai fait une erreur, je suis tombée.» Même si c'était incroyable, tu vois, sur le moment, j'étais trop contente. Mais j'étais là en mode« Ouais, ben là, j'ai voulu m'échapper, je me suis trompée, j'aurais dû essayer de descendre au lieu de monter et tout et tout.» Et vraiment, je voyais les gens qui étaient en train de me regarder et qui étaient trop contents pour moi, qui étaient vraiment en mode« Ben, c'est ouf, quoi.» Et Lorenzo, avec le temps, je voyais qu'il poussait, il poussait. Et rien que qu'il me sente capable de prendre ses vagues, tu vois, les gens me donnent beaucoup de leur élan, de leur croix pour moi, je pense que ça me fait réaliser que j'ai peut-être quand même plus ma place, parce que moi-même, je me laisserais la possibilité d'imaginer. Et finalement, Nazaré, c'est comme ça que j'y suis arrivée, parce qu'il y a quelques temps en arrière, je voulais pas du tout, du tout, du tout, du tout y aller, vraiment pas, et c'est vraiment les dires des uns et des autres qui ont commencé à me mettre des graines, en gros, et ça a germé, ça a fleuri et puis voilà j'ai fini au bout de deux ans par faire le déplacement mais ça je pense que c'est quelque chose qui est hyper important et que j'ai vraiment envie, tu vois c'est vraiment un échange toi est-ce que t'as vraiment eu cette impression, est-ce que t'as des athlètes qui te disent ça, est-ce que dans ta carrière t'as vécu ça, cette espèce de sentiment de pas être assez et que c'est finalement les gens qui vont te permettre de te sécuriser ou de faire passer des nouvelles frontières des nouvelles

SPEAKER_01

étapes ouais c'est un je pense c'est un vrai sujet euh alors moi j'ai pas eu une carrière à haut niveau très longue ça a duré 3 ans en équipe de France mais pour avoir échangé avec beaucoup de sportifs depuis en fait c'est vraiment intéressant parce que souvent il y a beaucoup de croyances autour du sport de haut niveau quel que soit l'univers le grand public tu dis sportif ou sportif de haut niveau c'est des gens bien dans leur peau qui ont confiance en eux équilibrés mode de vie sain etc et puis en fait en tout cas sur la partie confiance en eux c'est vrai que c'est souvent pas forcément le cas en fait étonnamment tu vois c'est un peu tout le paradoxe et d'un autre côté Est-ce que ce n'est pas des fois ça qui fait qu'il y a du résultat, de la performance, en tout cas que les gens sont capables de faire des choses incroyables

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Justement, ce sentiment de presque de devoir prouver qu'eux, alors à soi-même, aux autres, je ne sais pas, mais prouver qu'on est capable. Moi, je sais que c'était un... Quand j'ai commencé à faire du judo à haut niveau, j'étais méga timide au collège, même lycée, et je me pousse moi-même à faire toujours plus tu vois à m'entraîner plus dur enfin en gros c'était un peu no pain no gain tu vois c'était un peu l'approche quoi et au final j'en sais rien je sais pas si j'aurais eu le résultat enfin j'ai pas eu des résultats de fou tu vois mais plusieurs podiums au championnat de France des sélections à l'international machin je sais pas si j'aurais pu faire tout ça sans cette espèce de drive cette flamme qui était en fait alimentée par un gros manque de confiance en soi

SPEAKER_03

tu

SPEAKER_01

vois ouais et le besoin de me prouver

SPEAKER_00

que tu vois donc je pense que c'est vrai je pense que je suis vraiment d'accord avec toi c'est là où je te rejoins je pense que si j'avais pas ça je progresserais pas autant je pense que beaucoup de gens qui n'ont pas ça ne progressent pas autant je pense que à l'inverse il y a des gens qui sont extrêmement confiants et ça leur permet de surmonter beaucoup beaucoup de choses maintenant c'est des gens que pareil en tout cas de mon point de vue ils ont l'air extrêmement confiants je les connais pas assez personnellement pour aller dans le plus profond donc je sais pas si c'est vraiment une façon de se montrer ou pas mais effectivement je pense qu'il y a beaucoup de gens comme toi comme moi comme d'autres athlètes ou sportifs tu vois rien que d'utiliser le mot athlète c'est très dur parce que de mon point de vue je suis passée de surfeuse débutante à amatrice là je suis un peu propulsée dans autre chose et en fait j'ai pas trop l'occasion de me demander si j'en suis très heureuse si ça me convient si ça me convient pas ce que je sais c'est que je ne peux pas dire non à des opportunités donc ça c'est vraiment mais qui suis-je pour refuser des immenses appels et des immenses aides de la vie tu vois c'est pas possible je pourrais pas me permettre j'aurais trop peur de regretter dans 20 ans ou dans 30 ans de me dire attends ah non mais tu sais j'ai eu l'opportunité de faire ça ah bah non je l'ai pas fait non mais enfin pas du tout en fait qui peut faire un truc pareil

SPEAKER_03

ouais

SPEAKER_00

donc je veux pas faire ça c'est pas mon but quand la vie me propose quelque chose bah juste je dis oui et tant que je peux le faire je le ferai mais c'est vrai que parfois du coup tu te heurtes à ce genre de voilà de petits paramètres qui font que bah oui tu peux manquer de confiance bah oui t'es pas forcément à de l'aide au niveau bah oui c'est un peu compliqué tu vois mes premières blessures comme je t'ai expliqué c'est comme ça que j'ai rencontré Mathilde que tu as interviewé pour le javelot euh Mathilde, on s'est rencontré au CERS. À ce moment-là, le CERS, c'était pour moi, en tant que surfeuse amatrice plus, c'était très compliqué d'y avoir accès. Il faut faire partie des fédérations, il faut pouvoir y rentrer en urgence. Il y avait plein de paramètres qui n'étaient pas aussi simples que ça. chaque étape, mes blessures, mes doutes, mes volontés de pousser m'ont permis de réaliser plein de choses. Et Et franchement, la blessure, je me suis dit, attends, je ne peux pas expliquer aux gens. Enfin, j'ai limite pas le droit d'y aller parce qu'ils considèrent que je ne suis pas, je ne sais pas, tu vois, investie ou dans un truc professionnel et tout et tout. Alors qu'en fait, si, enfin, je veux dire, ma vie entière depuis ces huit dernières années ou depuis à cette époque-là, ces cinq, six dernières années n'ont été que orientées vers mon sport. Et c'est grâce à ces moments-là, même si la blessure était terrifiante, c'est grâce à moments-là que j'ai compris Hermine, tu ne peux pas rester comme ça. Tu ne peux pas continuer à dire que tu es amatrice. Ça ne colle plus à ta vie, en fait. Donc, j'ai poussé, poussé. À cette époque-là, ça m'a fait extrêmement bien de me retrouver au CERS, qui plus est, dans ce pôle-là du CERS. Blesser, c'est difficile. Mais par contre, entourée d'autant de sportifs qui vivent la même chose que toi, qui sont contraints de stopper toute leur vie, leur passion. C'était beaucoup plus facile à gérer quand tu étais dans l'enceinte de ce centre. que toute seule chez moi. Donc, on se retrouve avec des gens qui vivent la même chose. On se comprend. C'est très agréable. On en chie ensemble. Donc, ça, c'est aussi un autre paramètre. On apprend énormément. Donc, c'était vraiment une... une grande nouveauté dans ma vie et je pense que tout ça là tout ce qui arrive que ce soit aux sportifs de haut niveau ou aux sportifs qui sont avec le temps amenés à faire des progrès auxquels eux-mêmes s'attendaient pas c'est driver parce que la vie t'amène à des points quoi et il y en a qui sont vraiment certainement qui sont à se dire à 5 ans ok un jour j'aurai une médaille d'or aux Jeux Olympiques de ta ou de ça ou de ça tu vois et je pense qu'il y en a plein d'autres qui juste se découvrent ou se renouvellent ou se redécouvrent dans leur passion et moi ça a vraiment été mon cas je vivais pas une vie où j'étais très épanouie j'étais très heureuse mais j'étais pas moi et là je me suis découverte je me suis créé des bases je suis devenue une femme grâce à mon sport grâce à quelque chose dans lequel pour une fois dans ma vie je me suis dit waouh je crois que je suis douée là dedans et d'être douée dans un domaine et de réussir à prendre confiance à se dire ok ça je peux en parler parce que vraiment j'aime ça parce que c'est quelque chose qui m'anime c'est super agréable puis ensuite cette volonté aussi tu vois avec le temps de vouloir dire à tous ceux qui m'ont dit ces 8 dernières années il y a 7 ans que je ferais jamais ça ou que j'irais jamais ça refait cette vague, ou que c'était impossible, ou que il fallait pas rêver, ou que j'exagérais, ou que je me sentais plus pétée, enfin tu vois, j'ai vraiment entendu de tout, et ce qui est vraiment récurrent maintenant dans ma volonté de discuter, de faire des podcasts, d'aller communiquer sur mon parcours, c'est vraiment de dire aux gens n'attendez rien des autres, n'écoutez rien de ce qu'on va vous dire, prenez le bon, balayez le reste, entendez-le parce que parfois ça peut vous faire du bien aussi une bonne claque, mais n'abandonnez surtout jamais jamais jamais jamais jamais si c'est quelque chose qui vous anime et qui vous empêche de faire quoi que ce soit d'autre dans votre vie c'est que c'est probablement le chemin donc moi je sais que je pourrais pas envisager de vivre sans ça aujourd'hui

SPEAKER_03

tu

SPEAKER_00

vois ça veut pas dire que j'ai besoin de le faire 10h par jour tous les jours ça veut dire que peut-être au bout de 2h j'en ai marre j'ai envie de sortir de l'eau quand certains peuvent rester 8h mais ce qui est sûr c'est que je peux pas ne pas le faire c'est impossible ça me ronge quand je surf pas des grosses vagues je suis pas aussi heureuse je suis pas moi même j'ai besoin de ça j'ai besoin d'être sur ce jet ski j'ai besoin de piloter mon partenaire j'ai besoin de cette adrénaline euh Et c'est vraiment quelque chose que malgré les doutes, malgré les peurs, malgré les étapes, malgré les sensations d'imposture, de tout ce que tu veux, à la fin, quand je suis en train de vivre ma passion, je la vis à 100% et la vie des autres, je mens, mais je n'ai pas les mots. Ce serait un peu poli, mais vraiment, je m'en fous. J'essaye juste de faire ce qui me rend heureuse. Et si au passage, ça peut m'apporter quelque chose, tant mieux. Si au passage, ça peut me permettre... d'avancer dans ma vie, de sécuriser mon futur, d'envisager de travailler avec le développement personnel, d'aider d'autres jeunes à faire ce qu'ils ont envie de vivre, à aller découvrir ce qu'il y a hors de chez eux et tout, je le fais. Et c'est comme ça que j'ai toujours fonctionné. Donc, j'ai juste laissé la vie me guider et elle m'a vraiment fait des beaux cadeaux

SPEAKER_01

jusqu'à là. Je suis très contente. Excellent. C'est quoi la blessure que tu as eue

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Le CERS, c'est le Centre Européen de Rééducation du Sportif. C'est à Cap-Breton. C'est là qu'on envoie tous les sportifs de niveau blessé pour leur convalescence. Il y a des équipes spécialisées. C'est un centre qui est méga réputé. Je crois que... Ce n'est pas cité... Enfin, si tu n'es pas sportif, tu ne peux pas y aller, non

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

C'est pas bien au grand

SPEAKER_00

public. Alors, tout à fait. Alors, c'est un peu différent. Tu dois faire partie d'une fédération. Certaines parties de ce centre sont réservées aux sportifs de haut niveau. D'autres parties sont pour aussi les fonctions publiques à haut risque, gendarmes, pompiers, militaires, voilà.

UNKNOWN

D'accord.

SPEAKER_00

Et puis ensuite, tu as d'autres parties, d'autres ailes qui sont pour les sportifs de fédération, amateurs ou autres, qui ont tout simplement demandé l'accès après des grosses blessures ou des blessures à ce centre. Donc, il y en a plusieurs en France. Tu n'as quand même pas que le CERS. Il faut quand même relativiser un peu. Il y a aussi dans le Sud-Est. Il y en a d'autres. Ils sont tous très bien. Quand j'étais à celui de Cap-Breton, il y a des gens qui avaient fait un passage à celui du Sud-Est à Donc, il y en a plusieurs. Et aujourd'hui, heureusement, de plus en plus de... de centres non remboursés. Bien évidemment, la grande différence avec le CERS, c'est qu'ils prennent... La Sécurité sociale prend en charge ton séjour. Ce qui est quand même une très grosse, grosse, grosse charge puisqu'ils ont du matériel qui est extrêmement, extrêmement qualitatif et que, effectivement, si tu dois te mettre à payer un séjour au CERS, ça ne serait pas drôle. Mais tu peux le faire. Tu peux arriver au CERS et payer ton séjour et rentrer au CERS.

SPEAKER_01

et donc là Mathilde tu mentionnais Mathilde tout à l'heure c'est Mathilde Dandreau qui a été une invitée

SPEAKER_00

récemment

SPEAKER_01

sur le podcast qui a été

SPEAKER_00

athlète olympique

SPEAKER_01

en lancée de Javelot qui est partie à Rio en 2016 si je ne dis pas de bêtises et qui travaille aujourd'hui en tant que kiné donc je ne sais pas tu l'avais croisée elle était quoi elle était blessée ou elle

SPEAKER_00

était elle est blessée sa grosse blessure au tendon d'Achille je pense que alors Mathilde elle a été absolument trop sympa c'est vraiment une personne que je trouve de très bonne compagnie qui est très gentille dans le partage, dans la bienveillance dans le bien-être d'où aussi sa reconversion et surtout sa spé avec aujourd'hui qui travaille avec je crois les personnes amputées c'est vraiment elle m'a beaucoup aidée, il y avait un appareil que j'avais peu l'habitude d'utiliser dans le centre qu'elle m'a elle m'a donné de très bons conseils pour pouvoir être meilleure sur cet appareil sportif. Donc, c'était vraiment sympa. Elle était très, très, très, très aidante. Et franchement, quand j'ai entendu, voilà, moi, c'est le tadon d'Achille, ça fait tant de temps, ça fait ci, ça fait ça, je pense que je suis arrivée et moi, j'étais là en mode, ah ouais, ok, bah, te plains plus, en fait, quoi. Parce que ça, ce qu'elle vit, c'est pas drôle, quoi. Et non, c'était une très belle rencontre. Donc, c'était très agréable d'être écouter votre podcast. Et effectivement, ça a été un grand choc de se rendre compte qu'il y avait beaucoup de monde qui était blessé et qui avait des très grosses blessures. Et je pense que je m'en suis beaucoup voulue avant d'arriver au CERS. Je suis de nature très, très, très heureuse. Et donc, ma blessure, moi, c'était une blessure au pied. Pendant une session de surf de grosse vague en jet ski, je me suis cassé le pied j'ai fait de multiples fractures sur le pied droit mon pied est resté sur ma planche et mon avant en gros mes doigts de pied l'avant du pied sont restés et tout mon corps a basculé par dessus ça a fait une sacrée torsion ça a cassé le ligament du lisfranc Ça a également cassé deux métatarses, les cunéiformes, donc j'ai eu six fractures, une luxation du pouce, plus une... le ligament a rompu donc c'était quand même extrêmement intense sur le coup de la blessure je me suis rendu compte que je m'étais fait mal mais je pensais que je m'étais tordu un truc en fait j'ai quand même marché, marché, j'ai attendu quelques jours ils se sont trompés donc ça a été une grosse blessure mais je ne m'étais pas rendu compte à quel point et c'est après deux semaines qu'on m'a dit non mais là il va falloir vous asseoir madame parce que vous n'en avez pas du tout pour deux morts, vous en avez plutôt pour huit ou neuf et bien évidemment shooter à l'adrénaline mon premier calcul ça a été de compter sur mes doigts et de me rendre compte que j'allais flinguer mon début de saison d'hiver pour les grosses vagues donc forcément là grande pleurs la totale toute une remise en question beaucoup de peur de perdre du temps beaucoup de peur de voilà des séquelles possibles pour plus pouvoir faire mon sport enfin vraiment c'était terrifiant et puis et puis je me suis vraiment demandé mais comment est-ce que tu peux être si triste c'est qu'un pied et c'est que quelques mois il y a des gens qui ont qui sont bah justement et tu vois c'est quelque chose où je me suis toujours dit il y a des gens qui ont perdu des membres il y a des gens qui ont des problèmes de vie bien plus graves qui ont des maladies qui sont vraiment au delà du fait qu'ils se sont un peu fait mal à un pied pendant 2, 3, 4 mois 5 mois, 6 mois quoi donc j'étais tellement dure envers moi même je me permettais pas d'être touchée par ma blessure je me demandais mais pourquoi est-ce que t'es aussi faible de pas réussir à passer au dessus et juste de dire que ça va durer quelques temps donc je me mettais la pression comme ça à me dire mais remets toi en fait arrête de te flageoler c'était très difficile et du coup arrivé au CERS tout à coup tout s'est calmé ça a été beaucoup plus simple et là effectivement je me suis dit ok déjà non seulement c'est qu'un court temps et en plus je voyais des gens professionnels en plein milieu de leur carrière qui avaient le genou c'était un an tu vois j'étais là en mode

SPEAKER_03

ouais

SPEAKER_00

Ok. C'est un an avant la rééducation. Donc, ça veut dire que c'est un an et demi de vie. Et ils ont 17, 19, 20 ans. C'était impressionnant. Ça fait relativiser. Le truc, c'est que ça m'a fait relativiser. Et puis aussi, même eux, ils m'ont dit« Non, mais attends, c'est normal, en fait. C'est normal d'avoir peur. C'est normal, c'est nouveau. La blessure, c'est un phénomène qui n'est pas forcément bien expliqué. Tu sors de ta chire, tu n'en sais rien. Tu ne sais pas comment faire. C'est nouveau. Moi, c'était ma première blessure. Première blessure à 25 ans, franchement, il y a des gens qui sont habitués, ils sont petits, ils ont 7, 8, 9 ans, ils se blessent tout le temps parce qu'ils font plein de sport, plein de skate, plein de trucs. Les parents sont là, donc du coup, plus ou moins, tu apprends à gérer le truc, tu vois. Là, j'ai 25 ans, je suis toute seule, mes parents vivent à l'autre bout de la France, j'ai mon meilleur ami qui est là et en fait, tu dois tout gérer, quoi. Moi, j'ai été en fauteuil roulant pendant un mois et demi. J'avais le droit au béquille, mais très, très peu. Donc, il fallait gérer le fait de gérer ta vie de femme, ta vie de femme seule, ta maison... Le fait que ton mental ne va pas bien, qu'il faut t'occuper d'aller au kiné, il faut tout assurer et puis tu as envie d'assurer. Donc, c'est très, très difficile à gérer ce genre de blessure. Ma deuxième grosse blessure, ça a été l'année dernière à Tahiti. Je suis partie en urgence. J'ai été rapatriée en France parce que je me suis cassée des vertèbres dans le dos. Donc, j'ai eu une grosse blessure au dos. J'ai eu très, très, très peur. ça a été beaucoup beaucoup de thérapie j'ai entendu tout mon dos craquer sous l'eau j'ai touché le récif mais j'ai tellement touché le récif que ça m'a bien bougé sur la jambe quand même j'ai eu de très grosses marques et j'ai tellement eu mal au dos que j'avais pas vu ma jambe Je ne sentais pas la blessure à ma jambe tellement mon dos était contracté. J'étais terrifiée. Donc, par chance, il y a quelqu'un qui est venu me récupérer qui est dans mon monde de surf de grosse vague en plus. Donc, il a vraiment fait un bon travail. Il a été super. Je me suis... demander si ça allait aller si j'allais pouvoir respirer marcher vivre j'ai compris que bah là de toute façon j'étais en train de me faire traîner sur le récif encore donc j'ai réussi à j'ai réussi à marcher donc là j'étais déjà bien rassurée mais je n'allais pas bien du tout donc j'avais très peur j'ai essayé de me rallonger le plus vite possible et puis bah du coup il est arrivé je suis montée sur l'arrière du jet ski c'est comme une planche de récupération en fait et tu restes allongée sur cette planche je me suis hissée sur la planche allongée et je suis restée là et puis cette personne m'a dit non mais regarde tu sailles quand même pas mal à la jambe et j'ai regardé ma jambe j'avais un gros gros trou je sais pas de je sais pas tu vois 2-3 2-3 cm sur sur un bon gros centimètre et demi de profondeur plus tout tout tout arraché jusqu'en bas du pied pas arraché arraché mais bien c'était très abrasif donc comme il grosse grosse brûlure on va dire qui était causée par le récif et en fait mon dos je sentais un mal du bas des fesses jusqu'à haut de la tête et avec le temps j'ai compris que c'est juste mon dos qui s'est mis en sécurité donc on m'a expliqué que quand tu casses quelque chose dans le dos ou que tu as un bruit de craquement et une blessure ton dos se renforce, tous les muscles se surcontractent et c'est très douloureux extrêmement douloureux sur cette blessure j'ai cassé des côtes et j'ai cassé des vertèbres plus un gros tassement des disques puisqu'en fait mon corps s'est retourné avec la force de la vague qui a tapé sur mon dos j'ai fait le scorpion ce qui veut dire que mes pieds se sont rapprochés de ma tête mais par l'autre

SPEAKER_01

côté

SPEAKER_00

donc voilà ce qui s'est passé sous l'eau avec la force de la vague qui était pourtant pas très grosse c'était un petit jour donc c'était juste une grosse erreur technique mais en même temps c'était aussi Ça peut arriver. J'ai joué avec mes limites à Tahiti pendant très longtemps et mes amis sur place me l'ont dit plus d'une fois. Tahourey, qui est un local du spot, à de nombreuses reprises m'a dit« Ouf, là... t'as eu de la chance, ci, ça, ça, et je prenais un peu ça à la légère, et en fait, bah non, non, il connaît très très bien son spot, il sait très très bien de quoi il parle, donc j'ai juste effectivement beaucoup de foi et beaucoup de chance, et j'ai eu une bonne étoile, mais là, il fallait que je rentre en France, apparemment, et puis la vie fait que je crois particulièrement que rien n'arrive par hasard, je suis rentrée en France, et je suis allée à Nazaré, donc j'ai juste repris le cours de ma vie, et j'ai affronté de nouvelles étapes

SPEAKER_01

donc je suis très contente excellent j'allais te poser la question justement de ton approche de la vie depuis qu'on échange j'ai l'impression que tu viens de le dire que tu considères que rien n'arrive par hasard et que finalement moi le message que je commence à entendre pas mal c'est qu'il faut qu'il faut quelque part laisser la vie nous guider et faire confiance et que tout arrive à un moment donné pour une bonne

SPEAKER_03

raison

SPEAKER_01

ouais Du coup, je te le disais il y a un peu plus tôt, j'aimerais bien qu'on parle de l'envers du décor. Tu évoquais les sacrifices tout à l'heure. De quoi est-ce que tu vis aujourd'hui

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Le premier sacrifice, je pense, auquel la plupart des gens pensent tout de suite, le premier challenge quand on change de vie comme toi, c'est l'aspect financier. Et après, peut-être l'aspect social, parce que tu n'es plus en France, donc peut-être loin de ta famille et tes amis d'enfance. On va commencer par l'aspect financier c'est quoi la réalité de Hermine qui est surfeuse de big waves pro

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Alors, quelle complication de vie

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Alors, j'ai eu beaucoup, beaucoup de chance. Je pense qu'il faut quand même l'avouer et le dire. Je suis née dans une famille où on travaillait du tourisme. Donc, j'ai eu beaucoup de chance pour deux raisons. Un, pour l'aspect financier pur et dur. J'avais des parents qui, financièrement, étaient très confortables. Et deuxièmement, parce que j'ai appris un métier sans même le vouloir. Je suis née dans une famille d'hôteliers. Ce qui veut dire que travailler du matin au soir, du lundi au dimanche sans interruption, pendant des mois et des mois et des mois et des mois et des années et des années et des années, ça a été ma vie, mon visuel en tant que petite fille. Donc j'ai des parents qui ne se sont jamais arrêtés, ce qui n'était pas forcément facile, mais ce qui voulait dire que j'avais quand même un exemple du fait que le travail, c'est vraiment quelque chose qui est incessant, ce qui n'est pas facile, mais ce qui, pour trouver du travail est beaucoup plus simple pour moi. J'ai, pendant de... de longues années chercher du travail en disant tout simplement voilà je suis fille d'hôtelier donc j'ai cherché de travailler dans l'hôtellerie à chaque fois et j'ai toujours dit voilà je suis fille d'hôtelier je travaille quand vous voulez du lundi au dimanche peu importe mes heures je m'en fous je veux travailler et franchement ça a été 90% des temps où j'ai été embauchée parce que les gens me font faire des tests dans l'hôtellerie et c'est vraiment une seconde nature je pense que toute personne qui a la chance de travailler dans la restauration l'hôtellerie de famille se retrouvent vraiment dans leur univers. Moi, on m'a appris à ce que nos clients soient juste heureux, donc j'ai vraiment eu cette notion-là très vite, et c'est ce qui m'a toujours permis de trouver du travail, peu importe où j'allais, puisque des hôtels, il y en a partout, des restaurants, il y en a partout, et au final, au gré de mes envies de voyager, j'ai toujours pu me débrouiller pour trouver des petits déjeuners à faire dans un hôtel, ou des ménages où tu vois je me suis toujours débrouillée pour pouvoir avoir dans mon idéal quelques heures dans l'hôtellerie si jamais je voulais un travail fixe mais pas trop donc ça c'est vraiment la première partie sur tout ce qui est formation de vie donc c'était pas mes études mais c'était vraiment ma vie entière et ensuite sur l'aspect purement financier mes parents m'ont beaucoup beaucoup aidé j'ai travaillé avec eux toute mon enfance je pense que j'ai dû commencer à travailler autour de 8 ans à faire des petits déj, travailler dans leur domaine et ensuite avec le temps j'ai juste appris chaque aspect des métiers, comment gérer une épicerie comment gérer une réception, comment gérer un office de tourisme comment travailler en restauration comment faire les logiciels de réservation, tout tout ça donc c'était vraiment, j'ai eu beaucoup beaucoup de chance puisque au sein de leur entreprise il y avait déjà beaucoup de corps de métiers différents du tourisme que j'ai pu travailler et ensuite j'avais une grosse passion pour les hébergements de luxe pour aller pousser un peu comme pour la haute couture finalement mais dans l'hôtellerie donc tout ce qui était la conciergerie etc quand mes parents ont décidé de vendre donc on était bien évidemment ils avaient eu la gentillesse à cette époque de m'avoir donné des parts dans leur société donc quand ils ont vendu on a pu tous se reconstruire une petite vie, moi j'ai choisi d'un dans l'immobilier autour de 20 ans ce qui était quand même déjà très jeune tu vois donc j'ai eu beaucoup de chance grâce à eux faut être très honnête j'ai investi dans l'immobilier à Ossegore j'ai loué j'ai acheté j'ai rénové donc ça ça a été un gros travail j'ai été très très fière de moi je pense que c'est ma deuxième plus grosse passion la rénovation donc je suis actuellement en train de faire ça à Nazaré donc ça c'est vraiment très cool et j'ai pu vivre grâce à ça de ma passion parce que tout simplement l'allocation m'a permis tu vois de créer je créais des expériences je vendais pas seulement une nuit je vendais j'ai toujours essayé de faire en sorte que mes clients soient heureux et de pouvoir leur dire voilà je viens te chercher à l'aéroport donc je faisais vraiment au maximum pour que tout le monde soit très bien donc j'ai travaillé comme ça j'ai fait on va dire 10% ou 15% sur ce que les gens payaient pour aller en cours de surf parce que je leur envoyais des clients ou les massages ou les trucs donc ça c'est une grande partie de mes revenus ces dernières années quand ça suffisait plus et bien je partais je partais travailler donc sur ma petite île adorée Saint-Barthélemy aux

SPEAKER_01

Antilles

SPEAKER_00

qui procure des revenus extrêmement qualitatifs très rapidement quand tu as l'habitude de travailler dans ces domaines et que tu as la connaissance sur place donc ça fait quand même des chiffres qui arrivent très vite et très bien quand tu commences à être à court que le voyage se met au orange, disons que moi, ça m'a beaucoup aidée. Donc, je partais pour me couper des grosses vagues, du froid, des entraînements intenses. Je partais généralement décembre, début janvier, mi-janvier. Et voilà. Et en fait, j'ai fait tout simplement comme ça. J'ai fait un peu en débrouille et grâce aux investissements pendant les dernières années. Jusqu'au moment où j'ai bien compris que j'allais devoir... que j'allais devoir revendre et investir en moi-même. Et là, ça a été un moment crucial. J'ai investi un petit peu, j'ai mis quelques sous de côté dans d'autres entreprises. Et surtout, j'ai investi, j'ai donc choisi de mentalement vendre cet appartement. Essayer d'en dépenser le moins possible, mais surtout d'investir dans ma carrière. Donc dans moi-même, dans mes entraînements, dans mes activités physiques, dans mes activités de préparation mentale, dans l'après-blessure. Et là, ça m'a coûté beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup d'argent. Donc, si je te fais le topo de mes cinq dernières années de sportive, c'est un puits sans fond, littéralement. Certains diront que c'est stupide. C'est stupide, soyez réalistes. Mais je ne regrette pas une seconde parce qu'aujourd'hui, je commence à voir les fruits de tout ça, tu vois. Et je pense que j'ai affronté un moment de vie que je ne m'attendais pas à vivre. Je suis vraiment littéralement tombée dans le rouge. Puisqu'on est quand même dans un pays où on a beaucoup, beaucoup de charges, beaucoup, beaucoup de taxes, j'avais espéré pouvoir gérer mieux que ça mes finances, ce qui n'a pas toujours été le cas. Je suis passée d'être très, très, très confortable à être un peu moins confortable, puis beaucoup, beaucoup moins confortable. Et là, on va dire que ces 6, 8 derniers mois, c'est carrément, ça a été un calvaire. Donc, heureusement, dans mon entourage, j'ai eu des gens qui ont été ultra, ultra, ultra bienveillants qui m'ont un peu rendu ce que moi j'avais fait et été pour beaucoup de gens pendant toute ma vie. et qui m'ont beaucoup aidé donc heureusement franchement bah voilà mon meilleur ami et mes deux meilleurs amis sont vraiment ont été ultra supportifs Clément s'il avait pas pris en charge notre voyage à Nazaré typiquement je ne serais pas arrivée à Nazaré

SPEAKER_03

cet

SPEAKER_00

hiver j'avais pas les moyens donc je suis passée vraiment de tout à rien et ça a été une grosse grosse épreuve mentale de vivre tout ça sans moyens euh De là du sentiment d'imposture, demander des sponsors, ça paraît irréaliste. Et avant de me rendre compte de ce que je pouvais espérer, envisager, etc., ça paraissait irréaliste. Et aujourd'hui, forcément, quand tout le monde m'a félicité à Nazaré, arrivé sur les pontons, les gens me serraient la main, me faisaient des câlins en mode« Oh, mais c'est trop fort, bravo

UNKNOWN

!

SPEAKER_00

» et tout et tout, dans ce monde, dans ce milieu du surf de gros, je n'avais pas du tout réalisé que j'avais une place, que j'avais potentiellement une place sur des compétitions, que j'avais potentiellement une place auprès des partenaires que j'avais vraiment non seulement au delà de mon message et au delà de mon ambition, au delà de mon histoire de cette progression rapide quelque chose à vendre mais aussi via mes compétences donc voilà je pense que comme beaucoup de sportifs ou les aides de l'état ou le sponsoring prend une place très importante ou alors de réussir grâce à de sport de vendre quelque chose autour de ça donc beaucoup de gens m'ont dit des tonnes de fois mais pourquoi tu fais pas prof de surf j'ai pas envie de faire je pense que c'est pas du tout quelque chose qui me correspond je pense que j'ai ni la pédagogie ni l'amour de faire ça j'adore le faire avec des gens si c'est des amis leur dire ouais viens on va à l'eau je te montre je t'explique mais franchement je pense pas que ce soit une de mes capacités donc j'ai choisi juste de faire autrement et aujourd'hui avec avec mon chéri, on a des ambitions de monter des expériences autour de Nazaré, autour des Grosses Vagues, autour de notre association. Je travaille bien évidemment beaucoup, toujours grâce à la location saisonnière, grâce à l'hôtellerie, grâce au tourisme. Et grâce aux expériences, on fait pas mal de conférences. On a beaucoup de choses comme ça aujourd'hui qui arrivent et qui font un peu la balance, puisque je pense qu'il y a trois état dans une comment dire dans la vie financière d'un sportif t'as l'étape de ce que ça coûte et c'est vraiment un puits sans fond ça c'est clair donc t'as vraiment le côté déficitaire t'as vraiment ensuite le côté où t'es on va dire défrayé donc là c'est vraiment la deuxième étape où tu commences à être défrayé c'est à dire que la balance est à zéro quand tu sors de ce que te coûtent tes déplacements de ce que te coûte ton matériel, de ce que te coûte ton soin tes activités ce que te coûte le côté du temps que tu dépenses dans ton sport mais aussi de tous tes préparateurs physiques, mentaux je sais pas moi marketing, tout ce que tu veux parce que c'est vraiment être une entreprise, être un sportif je pense que tu as déjà dû discuter de ça avec beaucoup une fois que tu sors de cette étape de mettre les comptes à zéro après il s'agit de avoir de quoi construire une vie future donc t'arrives à je n'ai plus du tout de sous et je suis complètement dans l'incapacité de continuer mon sport si j'ai pas de sous j'arrive à m'en sortir en tout cas à la fin du mois je suis à zéro et ensuite la prochaine étape c'est juste d'avoir des gens qui te soutiennent que ce soit via les sponsoring ou que ce soit via les partenaires financiers qui t'aident pour construire des projets de vie et qui t'aident à investir dans des entreprises, devenir ta propre entreprise, créer des produits dérivés, etc. Donc je pense qu'il y a vraiment trois grosses étapes clés dans les financements de chacun d'entre nous. Longtemps, j'ai eu la chance de pouvoir être mon propre investisseur. Aujourd'hui, je n'ai plus cette chance. Et je recrée cette chance, tu vois, grâce à cette volonté d'avoir poussé un peu plus loin et d'être sortie de ce sentiment d'imposteur. Tout doucement, je retravaille à recréer mais tout simplement de quoi vivre et de quoi investir pour pouvoir créer l'avenir partager ma passion vivre avec ma passion et puis tout simplement me permettre d'avoir plus d'options pour être encore plus qualitative si je parle de la vie d'un surfeur de grosse vague je parle même pas des meilleurs je te parle de quelqu'un à mon niveau qui envisage vraiment le max avec tout les diététiciennes, les coaching les déplacements, etc., on est sûr, il faut compter les jet-ski, l'essence, les frais de réparation, tout ça, tout ça. On est sûr entre, je pense, 100 et 150 000 euros annuels.

SPEAKER_01

Waouh. Voilà. Oui, ça fait un budget. Je regardais une vidéo ce matin de l'équipe de France de Freestyle.

UNKNOWN

Oui.

SPEAKER_00

alors je

SPEAKER_01

ne sais pas si tu connais un peu le milieu mais moi j'ai découvert globalement le manque de moyens dans le sport français je pense que ça ne surprendra personne toutes les fédérations n'ont pas le budget de la fédération de foot ou de rugby mais là j'ai régulièrement des invités de sportifs de niveau, de disciplines assez différentes mais clairement le constat c'est qu'il n'y a pas beaucoup de budget mais Là, j'avoue que l'équipe de France de freestyle, j'ai quand même halluciné. Donc, ils payent tout en fait. Ils payent leur billet d'avion pour aller en

SPEAKER_00

compétition à l'étranger. J'ai cru entendre ça, oui. J'ai

SPEAKER_01

entendu ça sur YouTube. Oui, mais c'est abusé. Ils payent leurs hôtels, ils payent leur bouffe, ils payent leur forfait pour s'entraîner. C'est assez dingo. Donc, en fait, je ne sais pas ce qui est pris en charge par la FED. Sachant qu'on a des champions du monde, des champions… Des gens qui gagnent

SPEAKER_00

les... De freestyle dans quelle catégorie

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Tu

SPEAKER_01

me disais ski, BMX, tu parles de quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Ski, ouais. Freestyle en ski. Donc, assez dingo. Et il y avait Tesla 2, qui est juste une des meilleures mondiales dans la discipline, qui expliquait qu'elle avait besoin de 30 000 euros par saison, mais en étant vraiment ric-rac, ric-rac,

SPEAKER_00

ric-rac. Ah

SPEAKER_01

oui, il en est bien sûr.

UNKNOWN

Tu vois, donc...

SPEAKER_01

donc ouais 100-150 000 si tu veux vraiment te constituer une équipe etc c'est intéressant que t'en parles merci d'ailleurs de le faire avec autant de transparence parce que comme ça les gens se rendront peut-être compte tu vois celles et ceux qui sont pas dans l'univers et encore tu vois des fois j'ai des gens qui viennent de l'univers de la voile mais laisse tomber les budgets quoi c'est un truc fou tu vois c'est du 200 300 400 500 000 euros c'est hallucinant

SPEAKER_00

J'ai beaucoup de chance d'avoir pu partager ça cette semaine. Écoute, j'ai eu la chance de rencontrer quelqu'un qui est justement architecte naval, qui est aussi un grand, grand passionné de sport, de bateau, de surf, qui est extrêmement gentil et qui est... complètement accro à sa profession. Il fait des bateaux pour toutes les grandes frégates, pour les grandes courses de voiliers. On a pu discuter des différentes fondations qui soutiennent les courses. Effectivement, les budgets sont... C'est... Faramineux

UNKNOWN

!

SPEAKER_00

Franchement, je suis extrêmement impressionnée de pouvoir voir que, heureusement, c'est des sports qui peuvent continuer à exister parce que il y a tout simplement des passionnés, des amateurs, des sociétés qui soutiennent ça. Aujourd'hui, le sponsoring pour ce genre d'événements sont nécessaires. De toute façon, ça leur procure, je pense, une grosse visibilité. Je pense sincèrement qu'au delà du sponsoring le partenariat puisque je vois vraiment moi dans ma vision j'ai aussi longtemps refusé quelques partenaires parce que je veux pas être vitrine je veux pas être une photo sur un réseau social ça c'est pas possible j'ai vraiment envie de m'impliquer j'ai vraiment envie de faire partie d'une famille j'ai vraiment envie de croire en ce que je vends donc j'ai vraiment mis beaucoup de temps avant de pouvoir le placer d'en parler dans mes dossiers de sponsoring de pouvoir dire ce que je vaux ce que je propose et ce qui serait important d'être aligné avec mes valeurs donc je suis très contente d'avoir laissé beaucoup de temps couler avant de d'être tu vois assez stable sur mes bases et mes appuis de sportifs pour pouvoir pas vendre tout et n'importe quoi donc je pense que c'est une de mes grosses forces aujourd'hui que les gens qui qui me qui me contactent savent vraiment que si je je discute et qu'on part dans une possibilité de travailler ensemble c'est vraiment pour avancer ensemble c'est vraiment pour pouvoir créer quelque chose un projet commun, on parle plus juste de sponsoring mais vraiment de partenariat et de créer des produits, de développer des gammes, de développer des émissions de développer plein plein de choses ensemble et je pense que aujourd'hui dans une carrière sportive c'est ce qu'on disait non seulement les budgets sont faramineux mais en plus de ça les attentes Les attentes des sponsors sont immenses. Les attentes du public sont immenses. Comme tu dis, tout le monde pense qu'être athlète, c'est être parfait, avoir une vie parfaite, se lever le matin, faire 55 minutes de stretching, 3 heures de jogging, d'être en train de faire du yoga pendant qu'on mange. C'est très grossier, mais il y a quand même vraiment une espèce de... d'attente du grand public pour la vie des sportifs qui est parfois très réaliste honnêtement dans mon sport je connais des gens qui fonctionnent vraiment comme ça, si je te parle de mon chéri littéralement je pense que c'est une des personnes les plus saines que je connaisse c'est impressionnant franchement et j'ai une copine aussi qui est vraiment athlète de haut niveau dans le surf français qui est très très forte et qui a vraiment une très bonne hygiène de vie mais qui a une bien meilleure balance, qui a arrive quand même à trouver son équilibre. Pour autant, mon chéri, il est vraiment, vraiment dans l'extrême de la préparation physique, dans l'extrême du faire attention à ce qu'il mange, à ce qu'il boit, à ce qu'il fait, etc. Donc, on est très, très différents les uns des autres. Mais je pense qu'il y a une grosse pression autour du sportif. Et je pense que la pression est vraiment de tous les côtés. Donc, moi, de mon point de vue, s'il y a un point financièrement qu'il est très difficile de... de ne pas dépenser, c'est le côté thérapie, développement mental, coaching, mise en place des objectifs, réalignement sur toi-même, etc.

SPEAKER_01

Toi, là-dessus, tu as quelqu'un, du coup

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Tu es accompagnée

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui, moi, j'ai plusieurs personnes sur ça. Je fonctionne de différentes façons en fonction de mes besoins. Ce qui est extraordinaire, c'est que très souvent, et c'est ce qui m'a beaucoup réconfortée dans les personnes qui m'accompagnent, parce qu'ils se connaissent. Donc, c'était très important pour moi qu'il y ait une triangulation. Ils sont très souvent d'accord et d'une façon très marrante. Donc, ça veut vraiment dire qu'à certains moments de ma vie, j'ai besoin de régler certains points. Ils en arrivent sur les mêmes semaines à peu près à la même phrase ou à la

SPEAKER_03

même

SPEAKER_00

question. Donc, c'est vraiment la preuve que chacun va me parler de ça. Mais on va y arriver pour des sujets totalement différents. Mon coach... physique, et aussi extrêmement bon en coaching mental, c'est une des personnes qui a développé le CERS, qui a aujourd'hui quitté le CERS, qui s'appelle Charlie Ducamp, qui est un préparateur physique et mental qui a 30 ans d'expérience, et bien plus encore, donc il est extrêmement fort, et très souvent quand on fait par exemple un hit en sport, je vais faire, je sais pas, tu vois, un enchaînement, et la façon dont je vais pas être contente de pas l'avoir réussi, il va me dire, tu vois, ça, retravaille-le comme ça, blablabla, on va discuter pendant que je fais ma séance, et il va me sortir une phrase qui va complètement être en lien avec la conclusion de ce que ma coach mentale m'a dit, tu vois. Ou alors ma thérapeute pour les problèmes ou les besoins de régler tout ce qui était d'enfance, par exemple, tu vois. Donc c'est très rigolo et franchement je pense que ça prend une immense place la gestion des objectifs, la remise en question, le fait que tout avance très très vite moi je suis quand même très spirituelle j'ai vraiment ce besoin d'avoir une vie spirituelle d'avoir le besoin de communiquer, d'être dans le remerciement de la vie de la nature puisque c'est aussi ce qui fait partie intégrante de mon sport donc forcément j'écris beaucoup je suis tout à fait en faveur de d'essayer d'attirer de la loi de l'attraction de demander à l'univers de d'aller chercher ce que tu veux, d'aller te remettre en question. Je sais que très souvent, plus tu mets tous ces processus en place, parce que comme toi, je pense sincèrement que la vie est bien faite et que tout ce qui arrive, arrive pour de bonnes raisons. Je pense qu'au-delà de ça, il faut quand même impulser un peu. Il faut quand même y aller et aller chercher un peu ce que tu dois acquérir. Je pense sincèrement sans ma blessure je serais peut-être pas revenue aussi vite je pense sincèrement que je suis très heureuse d'être revenue et aujourd'hui de savoir que voilà ça m'a permis d'être à Nazaré et quand je vois à quel point ma vie s'est basculée en l'espace de quelques mois d'une façon extrêmement positive je pense que je suis plus que satisfaite d'avoir malheureusement vécu ce moment traumatisant sans trop de séquelles bien évidemment par chance ou par destin je ne sais pas Mais en tout cas, ce qui est sûr, c'est que ça m'a ramenée sur la voie où j'avais envie de me trouver. Bien plus qu'autre chose. Et ensuite, oui, je pense que j'ai quand même continué à attirer, à demander, à parler, à placer mes objectifs, ce qui est très difficile. C'est très dur de dire, voilà, quel est ton rêve

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Quel est ton objectif

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Est-ce que ça, c'est un rêve

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Est-ce que ça, c'est un objectif

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Très honnêtement, la plupart de mes rêves sont des objectifs plus ou moins lointains. C'est très rare que que... que je me dise non non mais ça c'est juste un rêve tu vois donc c'est vraiment c'est qu'une histoire de temps généralement donc dans ma tête et je pense que pour toutes ces raisons quand les choses arrivent très vite tu vois je m'attendais pas à rester à Nazaré à la base je suis venue pour une semaine donc je suis passée de je reste une semaine à Nazaré à finalement on va rester deux semaines il y a encore des vagues finalement on y est bien on va rester ce mois-ci puis Clément a pris la même décision que moi puis il a été invité à rejoindre un équipage à Nazaré puis Et moi, de la même façon, j'ai été invitée à rejoindre mon équipage. Du coup, les Red Earring que j'ai intégrées et qui sont maintenant mon écurie, comme on dirait pour les sports automobiles. Et si tu veux, ma vie s'est transformée. En un mois, j'ai pris la décision de tout plaquer en France, de relaisser mes amis et ma vie que j'avais mis huit ans à construire ici, de voir retrouver des coachs sportifs, de voir retrouver tout ça, ou alors de prendre la décision d'alterner entre la France et le Portugal. et en fait tout ça c'est des re-réglages que même si un mois avant t'as travaillé avec ta coach mentale et tu disais oui voilà mes objectifs mes objectifs c'était ta ta ta ta ta finalement ils sont tous arrivés beaucoup plus vite que prévu certains vont devoir attendre certains non etc et en fait si tu fais pas ces re-réglages en permanence ton état mental il est complètement embué donc tu te dis ok bon bah de toute façon je vis autre chose ça sert à rien d'en parler maintenant on verra ça plus tard le truc c'est que le plus tard généralement il vient trop tard ou jamais et en fait tu dérègles des trucs en toi qui sont pas forcément cool de dérégler donc je pense qu'il est vraiment important de continuer à avoir des suivis que ce soit de coaching mental que ce soit de replacement des objectifs parce que plus tu places en fait c'est juste c'est pas stagnant quoi donc plus tu impulses dans ta vie de la volonté volonté de changement, plus ta vie elle change, plus elle va vite. Et si tu ne veux pas perdre le fil et en gros vraiment passer en roue libre, à un moment donné, il faut trouver la solution pour retrouver de l'adhérence et je trouve que le coaching mental fait vraiment bien le travail.

SPEAKER_01

Excellent et du coup les prochains donc là tu parlais d'objectifs de réalignement c'est quoi un peu pour donner de la vision sur la suite ce sur quoi tu te concentres pour les mois les années à venir

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Alors mes projets à très long terme je n'en ai clairement pas je les place plutôt tous sur du moyen terme enfin pour ce que la plupart des gens appellent le long terme c'est 5 à 10 ans tant très honnêtement, je trouve que c'est beaucoup trop lointain pour moi parce que tout ce que j'ai pensé faire dans ma vie s'est tellement transformé que j'ai arrêté de faire comme ça. S'il y a huit ans, tu me disais que je serais surfeuse à Nazaré, j'aurais éclaté de rire. Jamais j'aurais pensé que c'était possible. Et pourtant, tu vois. Donc, parfois, ton cerveau, ça peut être ton meilleur pote comme pas du tout. Je pense qu'il est vraiment important de se dire qu'il ne faut vraiment pas se situer trop sur du trop-trop. En tout cas, pour moi, moi, ça ne marche pas parce que Ça change très très vite. Pour du moyen terme, ce que pour moi est du long terme, c'est sur un ou deux ans ou trois ans peut-être maximum. Je sais que j'ai très très très envie de communiquer sur tout simplement le développement personnel. Je pense que c'est quelque chose qui est arrivé à la mode ces derniers temps et puis c'est très bien. Moi, je n'ai jamais arrêté la thérapie. Je pense que j'ai commencé mes premières thérapies jeune et depuis bientôt 15 ou Et... 14 ou 15 ans, je fais de la thérapie pour plein, plein de raisons, juste parce que je trouve que c'est merveilleux de travailler sur soi, et que ça m'a beaucoup, beaucoup aidée à me libérer de beaucoup de dictades, beaucoup de pensées, beaucoup de barrières, beaucoup de volonté des autres. Donc, j'ai vraiment envie de communiquer là-dessus. Je pense qu'il serait vraiment bénéfique de pouvoir parler de la vie sportive, parler des blessures, parler de notre construction, tu vois, comme tu dit d'un côté très transparent sur les finances je pense qu'il y a beaucoup beaucoup de lacunes étant donné que moi c'était pas un rêve d'enfant j'ai pu vraiment me rendre compte des blocages de certaines personnes dans certains milieux qui acceptaient tout et n'importe quoi juste parce qu'ils rêvaient avoir cette marque sur leur planche voiture peu importe tu vois donc je pense qu'il y a beaucoup de choses à revoir et à discuter de façon beaucoup plus ouverte et bienveillante entre ce entouré de beaucoup de coaching etc donc je sais que ma plus grosse volonté c'est pas au niveau surf c'est très étonnant je l'entends mais ma plus grosse volonté c'est vraiment de créer de trouver le bon format pour pouvoir développer comme tu as pu faire toi grâce à ton podcast et grâce à tes invités, une façon de pouvoir parler de mon expérience, aider les jeunes générations, aider les autres à franchir certaines limites qui se sont mises ou que les autres leur ont mises. Donc ça, c'est vraiment mon plus gros projet de vie. C'est vraiment pouvoir parler aux autres et les aider à casser un peu les... les limites qui pensent être des limites mais qui n'en sont pas tant que ça j'ai plus qu'à trouver tout simplement mes bons formats je t'avoue que c'est déjà bien bien entamé et bien en cours j'en parle pas trop trop parce que chaque chose en son temps mais c'est vraiment une de mes grosses c'est vraiment le plus gros projet de vie ensuite bien évidemment sur mon côté sportif sur le surf je pense qu'une de mes grandes envies c'est d'être ultra qualitative dans mon pilote des filles qui pilotent dans des grosses vagues il y en a peu qui pilotent de façon consistante et qui jettent leur partenaire il y en a vraiment très très peu ça se compte aujourd'hui sur le doigt d'une main à Nazaré donc je suis extrêmement honorée et contente de pouvoir me rendre compte que je suis tout doucement en train de les rejoindre donc j'espère bien pouvoir devenir une des meilleures pilotes et donner à mon partenaire des records du monde au niveau des tailles au niveau de ces vagues je pense que c'est vraiment ça me ferait très très plaisir puisque c'est un sport de partage le surf de grosses vagues il s'agit de prendre des très grosses vagues mais il s'agit d'en donner donc ça ça serait vraiment pour moi de participer à un record du monde ça serait merveilleux ou du moins dans notre équipe et ensuite bien évidemment j'espère repousser mes limites mes propres objectifs ça va ça va être de participer à des compétitions internationales je pense que j'ai envie de le faire comme je pense aussi que c'est bien de le faire je pense que ça sera rigolo et intéressant c'est un très bon moyen de développer comment dire des nouvelles capacités des nouvelles compétences de repousser un peu aussi j'ai jamais été très très fan de la compétition puis finalement je me suis rendu compte que peut-être que je l'étais plus que ce que je pensais donc pourquoi pas essayer on travaille là dessus il y a beaucoup de compétitions de surf de gros international qui se préparent pour l'année prochaine et j'espère sincèrement être dans la plupart d'entre elles donc Voilà. Et puis après, on verra bien sur les titres. Tu vois, je suis très, très peureuse. Je parle très, très peu de ce que je rêve de faire ou pas puisque tout simplement, parfois, j'ai peur que ce soit trop. j'ai peur qu'on dise oh là là, toujours plus ou quoi. Donc, je garde ça pour moi et j'espère pouvoir te donner des bonnes nouvelles et qu'on puisse un jour reparler de tout ça et puis que ça aille encore bien avancer bien plus qu'aujourd'hui. J'espère.

SPEAKER_01

Excellent. Eh bien, Écoute, on va se noter ça. Rendez-vous, sœur appris, pour que tu viennes nous parler des titres, de comment tout ça a

SPEAKER_03

évolué.

SPEAKER_01

En tout cas, un immense merci, Hermine. C'était super intéressant d'en apprendre plus sur ta discipline que je connaissais, je te l'avais dit, très peu, enfin pas du tout, en fait, au-delà de certaines images et vidéos. Donc, c'était très, très chouette. Et merci aussi pour ton honnêteté, tout ce dont tu as parlé, notamment sur le plan financier, pour qu'on comprenne un peu comment un parcours comme le tien

SPEAKER_00

est possible donc merci beaucoup ouais merci bah écoute je serais vraiment ravie qui que ce soit quoi que ce soit c'est ce que je dis très souvent je suis ultra accessible et joignable mon parcours est très particulier j'en suis consciente que ce soit par ma façon de penser ou par l'aspect financier comme on a pu l'évoquer je suis toujours ravie de pouvoir aider donc voilà si tu reçois des questions n'hésite surtout pas à me les transmettre je serai ravie je réponds à tout le monde et je serai très contente de pouvoir bien évidemment continuer à écouter tes futurs podcasts et de découvrir quels seront tes prochains invités j'espère sincèrement avoir pu aider à à répondre à certaines questions, à aider d'autres personnes à se dire qu'ils ne sont pas tout seuls et puis tout simplement à participer à de beaux destins, à de grands avenirs ou à juste de se lancer dans des passions, dépasser

SPEAKER_01

quelques limites. Voilà. Trop bien. Merci beaucoup Hermine. Bon séjour en France, bon retour au Portugal très bientôt et puis je te dis à une prochaine

SPEAKER_00

du coup. Et puis écoute, quand tu veux, pour passer à Nazaré, que Oui, même cette vague. Avec plaisir de te recevoir là-bas et puis peut-être ton premier cours de surf aux alentours, à côté, à Ericeira, au Péniche.

SPEAKER_01

Si tu veux, ça sera avec plaisir. Je ne vais pas tomber dans l'oreille d'un sourd.

UNKNOWN

Je te tiens au courant. Salut Hermine. Ciao.

SPEAKER_01

merci d'avoir écouté cet échange avec Hermine jusqu'au bout j'espère que vous en aurez appris un peu plus sur le surf de Big Waves et peut-être pourquoi pas que ça vous aura incité que ça vous aura inspiré à vous lancer vous aussi dans vos propres projets et à faire confiance à la vie quoi qu'il en soit si vous avez apprécié l'épisode n'hésitez pas à le partager autour de vous de manière générale pour soutenir le podcast c'est également un excellent moyen de le faire parler des frappés à un maximum de personnes pour qu'encore plus de gens osent se lancer Abonnez-vous, laissez une note ainsi qu'un commentaire sur votre plateforme d'écoute. Et pour rappel, si vous souhaitez vous décider à soutenir financièrement Les Frappés, vous pouvez le faire via Tipeee, la plateforme de financement participatif dont le lien est en description. Autrement, c'est sur tipeee.com. Un grand merci pour votre fidélité. Je vous dis à la semaine prochaine pour un épisode dans lequel on va partir voyager en autostop.

UNKNOWN

Sous-titrage Société Radio-Canada