SPEAKER_00

Et je vois une maison, une maison avec de la lumière. Et je me dis, ben voilà, c'est le refuge, c'est le refuge non gardé, mais il y a déjà des personnes qui y sont, quoi. Là, il y a des gens qui sortent, qui parlent anglais, c'est des hollandais, et ils disent, non, c'est pas le refuge ici, c'est chez nous. Et là, en fait, ils nous montrent le refuge, ils nous accompagnent et tout. Il se passe 5 minutes, et là, ils reviennent, hé, les gars, on vient te faire à manger, en fait, il y a largement trop, venez manger avec nous, quoi. Après une telle journée de partage, cette hospitalité, c'était vraiment un chouette moment. Vous écoutez Les Frappés, le podcast de celles et ceux qui se dépassent. Je suis votre hôte Loïc, ancien sportif de haut niveau en judo, coach préparateur mental et amoureux d'activités outdoor en tout genre. Ma conviction, c'est qu'on a tous un frappé au potentiel exceptionnel qui sommeille en nous. J'ai créé ce podcast pour vous faire découvrir des femmes et des hommes qui ont osé le réveiller. Mes invités sont des athlètes de tout niveau, des aventuriers professionnels, des voyageuses au long cours, des entrepreneuses ou encore des militaires, des forces spéciales. Toutes et tous partagent à mon micro des récits inspirants qui vont vous faire passer à l'action. Attention, une écoute régulière peut entraîner des changements positifs irrévocables dans vos vies. Olivier est accompagnateur en moyenne montagne et surtout un amoureux d'outdoor. Il a réalisé deux traversées des Alpes, une en trail depuis le lac Léman jusqu'à Menton, l'autre en ski de randonnée. Dans cet épisode, on parle de l'adaptation du corps à l'effort, d'une fête du citron sur la plage et en habit de ski, et des aléas météorologiques en montagne. C'est parti pour un épisode qui risque bien de vous donner des idées. Et juste avant ça, je tiens à remercier chaleureusement toutes celles et ceux qui soutiennent les Frappés sur Tipeee, la plateforme de financement participative. Si vous aussi vous souhaitez les rejoindre, c'est à partir de 1€par mois. Le lien est en description. Écoute, Olivier, en tout cas, je suis super content de te recevoir sur le podcast. En direct, tu me disais du coin de Chamonix. Oui, c'est ça. Merci de me recevoir. Avec grand plaisir. Et puis, on va rester dans le thème des Alpes puisque tu m'avais envoyé un message. Alors, honte à moi, et en plus, ça fait plusieurs épisodes d'affilée que je le mentionne, mais tu m'avais envoyé un message il y a très longtemps, quasiment deux ans, en juillet 2022, un peu après juillet 2022, pour expliqué que tu venais de traverser les Alpes occidentales en trail et rebelote, tu l'as refait cette année mais cette fois-ci en ski donc un amour pour les Alpes a priori mais tu vas nous en parler et puis très certainement plein de chouettes anecdotes sur ce que tu as pu vivre et surtout moi je suis un peu curieux de savoir pourquoi et comment tu as organisé tout ça donc bienvenue une fois de plus sur le podcast et écoute ce que je te propose c'est de commencer par nous en dire plus sur toi, en dehors de ces deux expériences, quel est ton parcours

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Alors, écoute, moi, comme toi, je suis originaire du sud de la France. On ne voit exactement rien à voir avec la montagne. Pour autant, très jeune, j'étais attiré par l'outdoor en général, plus particulièrement la montagne. Je crois que j'ai découvert Chamonix, là où je vis maintenant, à l'âge de 9

SPEAKER_01

ans.

SPEAKER_00

Grâce à tes parents

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Non, mes parents, pas du tout la culture de l'outdoor. Par contre, mes grands-parents ils étaient passionnés de Chamonix tu sais le genre de touriste qui vient tous les ans au même endroit et qui connaissent tout sur la vallée etc et donc à un moment ils nous ont pris mon frère et moi pour découvrir pour nous emmener en vacances à Chamonix et comment dire je suis tombé amoureux quoi et tu vois t'es originaire d'où

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

de Draguignan exactement Draguignan ok ouais un peu ouais donc suite à ces vacances à Chamonix alors déjà on m'a emmené à l'aiguille du Midi j'ai fait un mal aigu des montagnes on m'a dit tu pourras faire de montagne bon en fait c'était faux évidemment et suite à ça je me suis vraiment mis dans les sports outdoor particulièrement le vtt disons que c'est ce qui avait de plus simple de plus logique à pratiquer quand on vient du var et j'ai fait mes études donc à grenoble à l'âge de 19 ans j'ai quitté le var pour aller à grenoble et là j'ai découvert la montagne un peu plus en profondeur et notamment le ski puisque j'ai toujours essayé j'étais hyper hyper attiré par le ski j'ai touché des skis pour la première fois de ma vie j'avais 19 ans et surtout même me mettre à fond dans la course à pied disons que j'ai toujours grandi je me suis construit autour du VTT notamment du VTT longue distance mais pour moi c'était un moyen d'être dans la nature et j'ai toujours voulu courir j'ai eu beaucoup de mal à m'y mettre puisque j'ai enchaîné des blessures à l'époque il n'y avait pas forcément tout le contenu qu'on a actuellement sur la course à pied donc c'est vrai que j'ai carrément galéré quand même et finalement j'ai pu trouver les clés peut-être qu'on en reparlera et pour devenir entre guillemets devenir un coureur quoi et pour moi la course à pied c'était un moyen d'être beaucoup plus au contact de la nature qu'avec un VTT qui peut faire un peu d'interférence disons qu'on va pas au même endroit non plus et voilà donc parallèlement à ça j'ai travaillé donc très jeune comme commercial dans le milieu du sport j'ai énormément travaillé peut-être trop à un moment genre envie de me poser, donc j'ai déménagé sur Chamonix. Pile à ce moment-là, j'ai arrêté les compétitions de VTT après un objectif accompli. J'ai revendu tous mes vélos et je me suis mis sur quelque chose de totalement différent, c'est-à-dire la haute montagne, l'alpinisme. Je ne savais pas faire un E8 à l'époque, je ne connaissais rien et j'avais à cœur de découvrir ça. Donc d'où mon déménagement à Chamonix. Et j'en ai déjà dit pas mal sur qui je suis. Petite à fond de la course à pied, la hausse montagne, etc. Et comment, du coup, le projet de la première traversée des Alpes, cette fois-ci en trail, est né

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Et à quel moment

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Combien de temps il y a eu entre le moment où tu l'as imaginé et le moment où tu t'es lancé pour de bon

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Alors, ça s'est fait... Vraiment, ça a mis du temps. Disons que c'est beaucoup de choses qui se sont ajoutées jusqu'à avoir l'idée de le faire. Mais globalement, disons que j'ai beaucoup voyagé par le passé. Donc, c'est un peu l'esprit de découverte, d'aventure. Et surtout, je crois que ce qui m'a motivé le plus, c'est comme je te disais, je me blessais énormément quand je courais. Quand j'ai commencé la course à pied, je me souviens que ma limite, c'était 3 fois une demi-heure dans la semaine avant de me dire que mon corps n'accepte plus. J'ai toujours été curieux de se dire comment on fait

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Il y en a qui arrivent, comment on fait

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

J'ai dû me documenter, etc. J'avais parallèlement envie de grandes aventures. Mon projet initial pour me motiver à me dire je peux être solide et ne pas me blesser, mon projet initial, un peu ambitieux, était de traverser tout l'Arcalpin, de la Slovénie À Monaco. Par l'itinéraire de la Via Alpina. On traverse les 8 pays de l'arc alpin. Et donc, ça a mis plusieurs années pour... Entre guillemets, ça devait aboutir à ça. Donc, j'ai dû trouver des solutions pour ne plus me blesser. Ça a carrément marché. Jusqu'à... En fait, j'ai une... J'ai un problème au pied depuis des années. Une inflammation que la médecine, visiblement, n'arrive pas à traiter. Donc, j'ai dû voir des dizaines de médecins. J'ai galéré avec ça. Aucun traitement n'y fait. Et donc, quelque part, deux ans avant ce projet, je me suis dit« Ok, il ne me reste que ça à traiter. Il faut vraiment que je trouve les moyens.» Donc là, je me suis mis à lire beaucoup de livres sur la physio, sur le renforcement musculaire, etc. Donc, l'avantage, c'est que j'ai beaucoup appris grâce à ça. et en fait à une semaine, allez à deux semaines du départ pardon, à deux semaines du départ tout était calé, je vois que ça n'avait pas progressé donc à ce moment là je pouvais enchaîner deux jours à Cairnborn en montagne mais je sais que le troisième j'étais collé en fait que ma cheville mon pied tenait pas quoi et c'était assez frustrant je dois dire et là en discutant avec un gars totalement par hasard j'entends parler de la Transalp donc un itinéraire, donc la haute route qui fait du lac Léman à la Méditerranée donc là ne pas confondre avec le GR5

SPEAKER_01

on

SPEAKER_00

va parler de ça vraiment par hasard quelques jours du départ et là je switch totalement je me dis mais si mon corps n'est pas capable de m'emmener de la Slovénie à Monaco un itinéraire qui est plus court, plus technique qui me correspond plus puisqu'à ce moment là je faisais beaucoup d'alpinisme c'est quelque chose qui me motivait en fait plus que le projet de départ en fait et donc là j'ai eu quelques jours pour totalement switcher mes plans et voilà comment je suis parti sur ce itinéraire et avec du recul je me dis que c'est tout un engrenage qui s'est mis en place pour m'emmener là où je devais être à ce moment là excellent et c'était quoi plus précisément les blessures tu disais que tu te blessais systématiquement quand tu as commencé à courir, c'était quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

c'était des inflammations, beaucoup de tendinites d'inflammations, je crois que mon corps n'a pas été je ne crois pas être doué pour ce qui est de l'adaptation du corps en fait

SPEAKER_01

voilà

SPEAKER_00

d'ailleurs ouais la première course que j'ai fait la première compétition de course à pied donc j'étais un gamin c'était les courses à draguignons justement pour les enfants j'ai terminé dernier chez dernier que les parents les adultes là ils sont là limite à t'engueuler et dire allez là on a envie de fermer alors qu'en fait j'étais au bout de ma vie quoi et donc non je pense juste que mon corps n'est pas adapté à la course à pied et pour autant et ben c'est possible de se faire plaisir et de faire des belles chose. Excellent, je suis assez d'accord. Du coup, si on rentre un peu dans le détail, c'est la Transalpe, tu dis, c'est ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui, la Transalpe, ça s'appelle aussi la Haute Route des Alpes. Ok, et c'est quoi les grosses différences avec le GR5, parce que c'est même point de départ, même point d'arrivée, non

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui, alors le GR5, lui, il part de quasiment tout au nord de l'Europe, en réalité, mais la partie qui est connue du GR5, c'est effectivement la partie entre le lac Léman et la Méditerranée, donc les Alpes, quoi. Là, la Transalpe, c'est un itinéraire qui, comme l'autre nom l'indique, donc la haute route, qui... Alors attends, comment c'est dit, d'ailleurs

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Sous les glaciers. Au-dessus des GR, en dessous des glaciers. D'accord. Donc on n'est pas sur l'alpinisme. Par contre, on est très, très souvent sur du hors-sentier, sur du scrambling, comme diraient les Anglais. Donc là, il faut mettre un peu les mains, crapahuter. C'est hyper sauvage, quoi. En général, tu ne croises personne. Les quelques personnes que j'ai croisées, peut-être 4 personnes, tu sais qui font aussi la Transalp il n'y a pas de raison d'être sur une ligne de crête complètement paumée autre que de suivre cet itinéraire en fait ok vraiment c'est un itinéraire absolument incroyable et donc en termes de distance de dénivelé pour qu'on ait un peu une idée ça représentait quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

alors c'est 650 bornes et 45 000 mètres de dénivelé ah ouais quand même mais franchement là dessus il ne faut pas raisonner sur de la data c'est tellement technique il y a tellement de caillasse c'est plus le terrain en fait qui a un impact sur la progression que le dénivelé et le kilométrage. D'un point de vue logistique, tu as comme sur un GR classique des refuges, des villages qui sont à peu près accessibles ou c'est un peu plus technique

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

L'avantage qu'on a dans les Alpes, c'est que c'est truffé de refuges. On a un réseau de refuges qui permet une liberté absolument incroyable. En gros moi j'avais alors il existe un livre qui décrit l'itinéraire de la Transalp donc un topo donc moi j'avais trouvé une une trace GPS alors après je sais aussi bien lire une carte ça c'est en partie mon métier d'ailleurs donc j'ai j'ai téléchargé la trace j'ai vraiment étudié et quelque part je me suis dit ok Olivier t'as 60 jours pour le faire puisque quelque part moi j'ai posé 60 jours pour partir sur l'intégrale de l'arc alpin euh suis l'itinéraire en fonction de ce que ton corps accepte de faire. Parce qu'à tout moment, je vais avoir mal aux pieds, etc. Je prends le départ et je verrai. Je regardais sur la carte les refuges au fur et à mesure et je les réservais environ un jour ou deux à l'avance. L'avantage, c'est que si tu étais seul, tu veux réserver un refuge pour un groupe de six, en général, tu ne t'en prends pas du jour au lendemain. Tu n'auras pas forcément de la place. Là, en étant seul, ça me permettait cette liberté et ça l'a toujours fait. Des fois, c'est C'était effectivement un peu chaud, mais j'ai toujours réussi à réserver. Et donc, au niveau logistique, comment te dire, c'est la liberté absolue. Parce que je n'avais pas de point de rendez-vous à l'avance. Simplement, comme je te dis, je suivais l'itinéraire en fonction de ce que mon corps acceptait de faire. Et c'était parfait, sans pression. Et c'est là où ça permet de faire les choses de manière encore plus grande finalement, quand tu t'enlèves une certaine pression. Tu m'avais écrit que tu avais un sac de trail de 8 litres. Donc, j'imagine qu'il n'y a pas de tente là-dedans. Non, il n'y a pas de tente là-dessus. Je comptais uniquement sur les refuges. Ça aurait été hyper sympa de le faire en bivouac également, mais ce n'était pas la manière dont j'avais envie de le faire. Moi, j'avais envie de le faire... Alors, j'adore les bivouacs, mais j'avais envie de cette liberté qu'apporte le trail en termes de fluidité, de mouvement, d'être dépouillé aussi de certaines choses. C'est-à-dire que tu ne pars qu'avec l'essentiel. Et donc, il fallait que j'aie tout dans un sac de 8 litres. Alors, ça ne veut pas dire que j'ai... pris des risques en prenant moins que ce qui était prévu etc moi quelque part j'avais tout ce que tu peux mettre dans un sac de trekking simplement c'est optimisé donc avec une doudoune un t-shirt de rechange un sous-vêtement de rechange une Gore-Tex pantalon Gore-Tex un autre pantalon par contre tout optimisé et le matériel actuel permet de le faire en condition de bien choisir les choses et en étant pragmatique tout doit être utilisé tu ne dois pas partir avec du au cas où ouais t'as eu de mauvaises surprises côté matos

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

est-ce que j'ai eu une mauvaise surprise niveau matos

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

j'avais un filtre à eau les filtres que tu vises sur les flasques de

SPEAKER_01

trail

SPEAKER_00

et en fait le pas de vis s'est pété ça devait être au bout de la première semaine donc il fallait que je boive énormément c'était vraiment une astuce pour pouvoir tenir la distance énormément boire le filtre à eau s'est cassé donc j'ai recommandé un filtre à eau que j'ai fait livrer dans un magasin où je passais quelques jours plus tard donc ça l'a fait mais bon c'est aussi l'avantage d'être dans les Alpes quelque part c'est et ben comme je disais il y a quand même un gros réseau logistique t'es pas t'es pas livré à toi même au milieu de rien donc non non c'est possible de parer à ces aléas quoi ok Et puis en plus, été 2022, c'était un été caniculaire. C'était incroyable la canicule. D'ailleurs, les Alpes ont perdu plus de 6% de leur masse glaciaire pendant cet été-là. J'ai appris ça, ça m'a choqué. Effectivement, c'était extrêmement chaud. Et je suis parti avec maximum 1,5 litre d'eau. Et c'était limite un peu trop, je dois dire. Même dans des massifs calcaires, qui sont des massifs karstiques, donc où l'eau ne reste pas en surface même dans ces massifs là je pense notamment au Chablais j'ai trouvé suffisamment alors l'astuce c'est que dès que tu trouves de l'eau tu sais pas quand sera ta prochaine zone ta prochaine recharge en eau alors là tu bois quoi tu bois au maximum ouais quelque part c'est peut-être pas plus mal que là aussi que t'es bifurqué sur l'itinéraire de la Transalp parce que t'étais un peu plus haut que le GR donc peut-être c'était peut-être aussi un peu plus judicieux côté température d'être en hauteur ouais et pour autant j'ai bien cramé et encore ça devait être plus frais plus frais que plus bonne altitude évidemment ok ok ok attends j'allais te poser une question par rapport à ce que t'as dit oui ça fait deux fois que tu t'envoies quelques petits teasings tu disais que du fait de ton métier t'es quand même assez calé en carteau et là je sais pas dans ta description du type de massif et de l'eau etc tu Tu travailles dans quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Tu as un rapport avec l'outdoor ou la course d'orientation, un truc comme ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui, alors moi, je suis accompagnateur en montagne. Ah, voilà. Très bien. J'emmène des groupes en montagne. Alors, c'est difficile de décrire rapidement mon métier parce qu'en fait, c'est hyper varié. C'est ça que j'adore. Alors, moi, je propose notamment des stages de trail, mais ça va jusqu'à l'éducation, de l'information autour de la biodiversité, apporter de la sécurité pour des shootings, pour des marques, des trickings, c'est extrêmement varié. Et donc, en tout cas, tout le temps dehors. Tout le temps dehors, je peux partager ce qui m'anime, tout simplement. Et tu l'as passé quand, l'AMM

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Je l'ai passé, alors j'ai passé le probatoire de l'AMM en 2019, en mai 2019. Ok, excellent. Excellent, je suis en plein dans les révisions pour le QCL. Oui, on en parle après, si tu veux, volontiers. Yes, yes, yes. Mais quand tu t'es mis à parler, tu vois, dans rush, etc., je me suis dit, ah, là, je suis dessus en ce moment, il y a de fortes chances qu'il soit là, même. Tu peux peut-être me rejoindre là-dessus, j'ai toujours pratiqué, enfin, toujours, si, quasiment toujours pratiqué l'outdoor, et il a fallu que je me motive pour ce métier, pour apprendre, vraiment, à propos de la montagne, à propos de la biodiversité, etc., et en fait, j'ai découvert, avant de faire ce métier, que je ne connaissais rien, et je me suis senti, alors, pas nul, mais je me suis dit, mais quel dommage, en fait, c'est que tu passes à côté de de tellement d'attraits supplémentaires quand tu es focalisé uniquement sur le sport, ce qui est déjà énorme, mais connaître effectivement l'origine des apps, les interactions entre chaque espèce, etc. Là, en fait, quand tu sors en montagne, après, tu as un regard d'enfant. C'est juste que tu ouvres des tiroirs et tu es d'autant plus intéressé à aller dehors. Je suis complètement d'accord. Mais des trucs tout bêtes, la météorologie, apprendre à lire les nuages, comme tu dis, un peu l'histoire des massifs, des trucs tout bêtes, mais les différences entre... les parcs nationaux et les PNR les parcs naturels régionaux enfin moi je connaissais pas la différence avant tu vois et effectivement apprendre ou le type de roche tu vois je passe beaucoup de temps dans les Alpes de Haute-Provence bon bah je découvre maintenant en fait je comprends certains phénomènes tu vois les rovines par exemple ou les ravines ou les robines les noms changent un peu mais bref et du coup c'est super intéressant donc ouais complètement d'accord avec toi en tout cas moi le message que j'ai envie de faire passer c'est que pour tous les passionnés d'outdoor en général ça vient pas forcément à tout le monde naturellement de s'intéresser à ce qui nous entoure à propos de la biodiversité et pour autant mais j'invite à vous pencher là dessus parce que ça décuple l'intérêt qu'on a à aller là-haut c'est clair pour terminer la parenthèse sur l'AMM sur la formation en campagne intermédiaire en moyenne montagne et tout le contenu qui est associé tu recommanderais quoi toi comme site comme livre pour quelqu'un qui voudrait justement en apprendre un peu plus

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Alors, il y a un livre qui s'appelle La vie de la montagne. Oui, yes. La Bible. La Bible, oui, la Bible. Je ne sais pas si c'est exhaustif concernant la compréhension de l'environnement montagnard, mais en tout cas, c'est quasi exhaustif. Et ça se lit facilement. Ça ne se lit pas comme un roman, c'est-à-dire tu ouvres une page et puis tu les tournes au fur et à mesure. Sinon, tu ouvres au hasard et voilà, tu te plonges dedans. Alors, c'est un gros pavé. Le bon livre à laisser dans les WC pour se documenter, tu vois. Excellent. Et s'il y en a qui veulent un site internet, moi, je vous donne celui sur lequel je suis en ce moment. Ça s'appelle maboiteaqcm, ma-boite-a-qcm.fr. Et en fait, là, c'est très spécifique accompagnateur en moyenne montagne, mais il y a énormément de contenu sur le milieu montagnard, le milieu montagnard enneigé, la profession d'accompagnateur en moyenne montagne. Et c'est juste passionnant. Donc, voilà. excellent donc tu es tu es AMM ok si on en revient à cette à cette première traversée des Alpes en trail donc tu l'as dit sac de 8 litres sur un itinéraire plutôt en altitude au final tu as mis 21 jours c'est ça ouais j'ai mis 21 jours exactement alors c'était pas moi le but comme je t'ai dit le but c'était pas de le faire le plus rapidement possible c'était pas une performance contrairement à ce qui est souvent véhiculé par l'image du trail le côté perf data etc ouais j'ai vraiment pris le début de l'itinéraire en me disant bah voilà j'ai envie de m'arrêter de faire l'assiette dans un alpage je le fais j'ai envie de faire une petite baignade dans un lac je le fais et au final petit à petit mon corps s'est adapté j'avais plus de douleur ni même au pied ah oui non parce que attends les deux premiers jours je crois que le troisième matin je me lève j'ai cette inflammation qui me revient sur le pied je me dis ça va être dur quoi la suite et tu vois je continue à faire un peu de renforcement musculaire le soir au refuge etc bon après bon après je relativise je sais que mon corps me permet de courir jusqu'à 100 bornes d'un coup je relativise cette inflammation quand même et là le corps s'est adapté etc et c'est après où je me suis dit enfin je me suis dit non j'ai eu l'opportunité de le tourner un peu plus en mode challenge la dernière semaine voilà mais à la base c'était pas du tout l'idée de le faire rapidement pas du tout ok et ces 21 jours je veux dire uniquement de trail effectifs où tu as eu des jours de repos là-dedans

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

J'ai eu un jour où j'étais malade. Je ne sais pas si on peut dire un jour de repos. Juste après le massif du Mont-Blanc, j'ai dû manger un truc qui n'est pas passé et j'ai dû m'arrêter pendant toute une journée. Je me suis littéralement vidé. On va dire que les réserves en glycogène pour repartir étaient au plus bas. Et quand je suis reparti, c'est là où tu dis que le corps est absolument incroyable. C'est que j'étais à la base, j'étais déshydraté, je veux dire, je ne vais rien manger, etc. Je me dis, ok, ce n'est pas grave, on va faire ça sur la lipolyse. Fais confiance en ton corps et vas-y. Effectivement, ça passe. Quand tu es vraiment dans ce mode-là, ça passe. Bien. Excellent. est-ce que tu peux nous parler peut-être d'un moment en particulier qui t'a marqué si t'as une anecdote croustillante qu'elle soit d'une galère ou de quelque chose d'incroyable que t'as vécu ouais alors il y en a quelques-unes mais il y en a une qui me vient spontanément c'est arrivé dans le Mercantour incroyable le Mercantour incroyable aussi incroyablement rempli de cailloux accessoirement je pensais avoir je pensais en termes de pierrier de densité de cailloux etc je pensais déjà être au max et là je suis arrivé dans le Mercantour j'ai compris et il y avait donc c'était que du hors-sentier j'avais une étape de 35 bornes ce jour-là et en fait les 10 premiers kilomètres et je me suis employé les 10 premiers kilomètres je les ai fait en 4 heures et là je me suis dit ah ouais 35 à faire aujourd'hui c'est chaud là et après ça je crois que c'était le lendemain ou le surlendemain il y avait une portion goudronnée tu vois moi j'adore quand courir en montagne mais là j'ai jamais été aussi content de courir sur du goudron quoi ouais j'imagine mais parce que t'étais sur des sections hors sentier ou même pas ouais ouais ouais en fait c'est ça c'est que alors c'est pas que du hors sentier la Transalp mais disons que les sections les sentiers sont des liaisons pour aller vers du hors sentier tu vois d'accord et d'ailleurs c'est assez marrant tu regardes la carte et tu vois tu vois une montagne en fait où il y a aucun sentier qui a l'air abominable ligne de crête etc et puis tu vois le GR qui passe à côté qui contourne la montagne et toi tu dis bon bah ok on va mais donc c'est quoi en fait c'est une trace que tu télécharges et que tu suis ou t'as c'est ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

à la base j'ai du mal quand même à recommander de dire ah bah télécharger une trace GPS et allez-y non il y a quand même des compétences à avoir pour ça c'est vrai que les technologies nous offrent une certaine autonomie en montagne par contre ça empêche pas de savoir lire un fond de carte s'adapter etc avoir la réflexion qui va avec à la base la Transalp c'est un livre un livre un topo quoi qui décrit un itinéraire et après à soit de tracer par facilité par commodité de tracer sur une carte donc là une carte numérique donc ça fait une trace GPS c'est beaucoup plus simple à suivre j'ai pas couru avec le livre quoi d'accord ouais ouais ouais oui non bien sûr attention c'est bien on voit tout de suite la posture d'un comparateur mais de montagne être capable de lire une carte ne vous lancez pas dans un truc comme ça sans rien y connaître non mais ouais parce que j'ai pas envie de passer le message ah vous prenez une trace GPS et vous la suivez bah encore une fois c'est super moi même j'utilise beaucoup cette technologie mais formez-vous ouais c'est clair je suis d'accord apprenez à lire une carte ça fait clairement la différence mais si pour celles et ceux qui voudraient parce que j'arrive pas à trouver là je suis sur internet en même temps il y a un site officiel ou quelque chose ou c'est vraiment c'est quelqu'un un jour qui a fait ça non mais c'est hyper confidentiel ce truc en gros il existe la haute route des Pyrénées qui est un peu plus connue ouais c'est ce que j'allais dire j'ai l'impression que c'est la HRP des Alpes en fait exactement et il y a un gars qui a avait fait la HRP, donc j'ai oublié le nom, et qui s'est dit, vas-y, il va faire la même chose pour les Alpes, donc il a créé un itinéraire pour les Alpes occidentales, pour le coup, et non, c'est assez confidentiel, je pense que ce n'est pas très évident de trouver des infos sur Internet, mais le mieux, je pense, c'est d'acheter le livre. Ouais, ok, je mettrai le lien. Ah, Jérémy Biget l'a fait, ok

UNKNOWN

!

SPEAKER_00

d'ailleurs incroyable Jérémy parce que Jérémy on est en contact un petit peu notamment sur Instagram et notamment pour des projets pour d'autres projets et Jérémy me dit ah ouais j'aimerais trop faire la haute route des Alpes et tout et moi à ce moment là on ne s'était pas tenu au courant de quand il partait etc et moi l'été dernier j'ai voulu sur un week-end revenir un peu à mon premier amour c'est à dire le VTT et je pars faire le tour des combats en VTT sur deux jours et là j'arrive côté donc vers le refuge Bonatti l'autre côté du Mont Blanc en Italie et je suis à Contresens sur le Tour du Mont-Blanc il y a plein de personnes et tout puis là qui je vois arriver je vois arriver Jérémy tu vois il me dit ouais je suis sur la Transalpe en fait effectivement la Transalpe à un moment pour contourner le Mont-Blanc prend un petit morceau de Tour du Mont-Blanc et là on se croise à ce moment là donc on reste une demi-heure une heure sur le bord du chemin à discuter de nos aventures respectives etc mais c'est marrant du coup que tu me parles de Jérémy le fait qu'il ait fait aussi la Transalpe ouais en fait ouais je viens de tomber sur un article là de Expérience Outdoor où il je crois que c'est un alors c'est lui qui l'a écrit ouais c'est ça c'est lui qui l'a écrit et en fait Jérémy alors moi je le connais pas mais j'ai vu son film j'étais juré à un festival de films d'aventure à Mio début d'année il y avait son film Fils du Vent où il a où il parle de sa traversée alors plus que je dise de bêtises du Kyrgyzstan je sais plus quand il a fait ça et il est guide de haute montagne si je me souviens il est AMM il est dans le cursus il est AMM ah ouais ok j'avais guide en tête ok AMM et donc voilà bon c'est comme ça que du coup j'ai son nom en tête mais j'imagine que tu pourrais largement l'inviter sur le podcast d'ailleurs yes yes ok donc Transalp je mettrais au moment où pour celles et ceux qui écoutent là il y aura les descriptions enfin il y aura les liens pardon dans la description de l'épisode vers le livre de alors c'est Jérôme Bonneau qui a écrit le livre Transalp voilà donc je mettrais le lien vers ça vers un ou deux articles donc s'il y en a qui sont intéressés qui veulent aller se renseigner et bien vous pourrez, tout est en description. Qu'est-ce que tu as appris, toi, du coup, sur cette première traversée des Alpes en trail

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Ce serait quoi, tu vois, les grands apprentissages que tu en retires

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

La troisième semaine, encore plus, et la troisième, alors là, j'explose tout ce que j'ai jamais fait en termes de volume de sport, tu vois. Et en fait, si on suit les préceptes d'entraînement, etc., clairement, j'avais tout qui me disait, là, tu es en surentraînement, tu es censé être éclaté, quoi, tu vois. Et en fait, ça allait bien. Et en fait, ça allait bien parce que le corps s'adaptait parce que j'ai mangé énormément alors par contre à l'instant dans tous les refuges j'ai mangé je pense que c'était un peu ça la clé ouais les capacités du corps ça m'a énormément surpris et notamment voilà, le corps s'adapte, les douleurs disparaissent, alors je te cache pas que j'ai eu quand même pas mal de petites tendinites, etc, à droite à gauche, mais voilà, faut faire confiance, ça passe, alors ça veut pas dire qu'il faut faire n'importe quoi dès que t'as mal continué, non, c'est assez subtil, c'est assez fin en fait, à sentir, mais là c'était sur un effort assez lent, et ouais, tu vois, quand je suis arrivé donc à Menton, ouais, j'avais clair, j'ai pas spécialement pris de repos derrière, alors peut-être que j'en avais eu besoin, mais je le ressentais pas, tu vois, j'ai je pensais pas que ça serait je vais pas dire que c'était facile pour le corps parce que ça serait un peu abusé de dire ça mais encore une fois quand on a un projet dont on y consacre du temps de l'énergie et qu'on est vraiment motivé qu'on mange suffisamment qu'on boit suffisamment le corps nous porte jusqu'au bout tu dirais qu'il t'a fallu combien de temps pour t'adapter ça a été l'histoire de quoi 24h 48h une semaine non alors je m'étais quand même beaucoup entraîné préparé avant donc c'est pour ça aussi que le corps peut s'adapter à condition qu'on ait quand même une base par rapport à ce qu'on projette de faire la première je vous dirais que ça m'a pris une semaine à Tignes je sais plus c'était au bout d'une semaine où j'étais à Tignes il y a un ami qui m'a rejoint Jean-Baptiste et là on a fait 2-3 jours ensemble et effectivement le premier jour il m'a dit mec en fait tu boites c'est vrai que j'étais percu de tendinite tu vois et et moi je me suis dit non mais ça va passer ça va passer et le lendemain on s'est obligé à plus courir à faire une journée de rando et après ça c'est passé alors par contre tous les soirs je me mettais les pieds dans l'eau froide je continuais à faire du renforcement je m'étirais je faisais de la mobilité etc et par contre au bout le lendemain justement où j'étais en unité etc ça a commencé à aller mieux et ouais je dirais au bout de 10 jours j'étais parfaitement adapté ouais incroyable et c'est là où j'ai commencé à me motiver à me dire hé il y a peut-être moyen d'allonger un petit peu plus la distance par curiosité en fait qu'est-ce que ça donne si on pousse un peu plus la machine mais du coup t'as avancé à la carto pendant tout ce temps ou t'avais une trace sur une montre non j'avais une trace alors en fait c'est ça j'avais la trace sur la montre mais surtout j'avais toutes les cartes dans le téléphone ok t'avais rien en forme de papier pas de boussole rien non non rien du tout ok ouais après en même temps j'imagine que sur en kilomètre ça fait combien Quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Un kilomètre par jour en moyenne

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Non, non, au total. Au total, 650. Ah oui, voilà, 650. Donc 650 grammes de cartes. Ouais, ouais, ouais. Ouais, 25 millième, laisse tomber quoi. Ouais, exactement. Ok. Et mentalement, est-ce que tu dirais que... Enfin, est-ce que pour toi, ça va de pair l'adaptation physique et mentale ou est-ce que tu as eu des phases où physiquement tu étais adapté ou peut-être pas encore et où le mental était à un stade différent

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire si ma question est très claire non alors en fait c'était que du plaisir non mais vraiment ça peut sembler tiré par les cheveux dit comme ça mais j'ai eu des super conditions j'étais dans un environnement que j'adore j'avais pas de contraintes de challenge etc c'était vraiment que pour le kiff donc non le seul moment qui était un peu dur mentalement mais pour te dire à quel point c'est pas grand chose c'est en remontant sur Tignes j'ai eu le malheur de tout trouver un camion en pizza, tu vois, plein après-midi, gros soleil. Je vois ce qui arrive, je crois. Et la montée à Tignes était un peu dure, tu vois. Mais voilà, c'était le moment le plus dur, alors c'est te dire. Ok, ok, ok. T'as pas eu de soucis, météo, gros orages sur des crêtes, tout ce genre de choses

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Si, alors par contre, ouais, il y a quand même eu, j'ai eu une belle période pour réaliser, donc il y avait un grand anticyclone. Par contre, justement, arrivé dans le Mercantour, j'ai eu une journée où l'aura était extrêmement menaçant alors que Comment dire

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

T'es sur des crêtes en hors-sentier, etc. Tu redescends pas facilement, quoi. Ouais. Tu vois, t'es sur un ger, t'es un peu en forme, etc. Tu vois le mauvais temps arriver à une demi-heure, même un quart d'heure près, t'arrives à te mettre à l'abri et à vraiment redescendre. Tu t'adaptes. T'es sur un terrain technique en altitude, c'est pas la même. Là, j'ai eu de la chance à ce moment-là, c'est que je suivais une frontière, la frontière entre l'Italie et la France. Et c'était parsemé de postes frontières de l'ancienne guerre mondiale, la dernière guerre

SPEAKER_01

mondiale.

SPEAKER_00

Et donc... j'avançais de point d'appui en point d'appui c'était effectivement un peu plus le côté un petit peu stressant mais quelque part entre guillemets encore une fois parce que c'est les ailes de la montagne et quand t'en es conscient t'arrives à t'adapter ouais génial et le ressenti à l'arrivée quand ça y est tu fais le dernier pas c'est incroyable je m'en souviens de toute ma vie mais c'est obligé alors le dernier refuge où j'ai passé la nuit c'est le refuge des merveilles donc dans la vallée des merveilles et donc là le lendemain il me restait une cinquantaine de bornes pour arriver à Monton et donc je mets mon réveil assez tôt puisque je voulais arriver avant 15h à Monton comme j'étais parti à 15h du Léman je me suis dit bah nickel là ça va plus le faire 3 semaines si j'arrive avant 15h et en fait j'ai vu la mer et j'ai attendu presque le dernier moment avant de voir la mer quoi et c'était pendant l'ové de soleil et là t'arrives ouais j'ai passé une journée un peu comme ça dans le flot et quand t'arrives sur la plage de Monton que tu vois je sortais d'une autre planète là mais ouais j'ai un peu oublié ta question mais en tout cas voilà mon ressenti de la dernière journée c'était ça non

UNKNOWN

? ouais c'est ça c'est ça excellent

SPEAKER_00

Fabuleux. En tout cas, ça fait envie, cette traversée estivale et en trail via la Transalp. À quel moment, du coup, est-ce que la deuxième traversée, cette fois-ci hivernale et en ski, ski de rando, j'imagine

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui, tout à fait. À quel moment est-ce que le projet était venu

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Même question, en fait. Et combien de temps t'as mis avant de pouvoir le réaliser

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

D'ailleurs, on n'en a pas parlé sur la première expérience, mais financièrement, je serais aussi curieux de savoir... ce que ça représentait tu vois ces deux expériences ouais alors on peut en parler direct mais c'est moins que des vacances peut-être ouais les vacances moyennes de quelqu'un qui va à l'hôtel etc si tu veux un refuge en demi-pension c'est environ 60 euros 60-65 euros selon tout dans les Alpes donc ça c'est de la demi-pension faut rajouter de la nourriture bien sûr pour le midi parce que tu veux sur la Transalpe tu croises extrêmement peu de villages donc tu peux pas forcément te ravitailler dans une boulangerie ou donc ça veut dire que tu dois manger en refuge et beaucoup manger crois moi donc oui c'est un petit budget mais quelque part quand c'est vraiment un rêve et que tu mets un petit peu ce qu'il faut de côté bah ça passe ça reste accessible à beaucoup de personnes moi ce qui m'a plus coûté il faut dire c'est que mon métier la grosse saison c'est entre autres juillet août donc j'ai pris 3 semaines où je n'ai pas travaillé et ça c'est plus ça qui personnellement m'a coûté que le cours lui-même du projet ouais ouais exactement pareil pour l'hiver d'ailleurs voilà et oui tu me demandais quand est-ce que ça m'est venu l'idée de cette deuxième traversée mais en fait elle m'est venue avant la Transalpe totalement par hasard je rencontre un gars qui me dit qu'il avait fait ça alors lui il avait fait quelques années auparavant dans le sens nord-sud et en fait j'ai bugué je me dis comment ça t'as traversé les Alpes en ski mais je crois que j'ai plus dormi pendant 2-3 jours derrière tu Tu vois, j'avais un petit doute. Mais c'est incroyable, quoi. Mais c'est incroyable. Moi, j'ai toujours été attiré par le ski, comme je te disais, tout en m'y mettant extrêmement tard. Et surtout, toujours attiré par l'itinérance, l'autonomie, la beauté d'un itinéraire, tu vois, où t'es toi avec ton petit cerveau et, ouais, comme je dis, ton autonomie. Donc, forcément, j'ai été attiré par ça.

UNKNOWN

Et...

SPEAKER_00

Et une fois que j'ai fait cette première traversée des Alpes, ça me paraissait assez logique d'enchaîner sur la même en hiver. Donc là, sur cette deuxième traversée, on est parti du sud, on est remonté au nord. Alors à la base, ma première intention était de le faire dans le sens nord-sud. Mais finalement, pour des considérations niveau logique, c'était plus intéressant de le faire tel quel et on a bien fait. Et donc le départ, c'était quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

le départ c'était de menton ah vraiment exactement c'était pas voulu mais ça s'est fait de menton alors autant te dire que quand t'es un menton en plus on était pendant la fête du citron autre ambiance on arrive avec nos pantalons de ski sur la plage tu vois autre ambiance ouais c'était assez cocasse excellent et tu dis on du coup tu l'as pas fait en solo celui-ci ah non là je l'ai fait avec un ami avec des amis d'ailleurs ça a été carrément partagé alors il y a deux choses à la fois plus ça va plus j'ai envie de partager ouais de partager tu vois j'ai fait beaucoup de voyages tout seul j'ai fait la transat enfin beaucoup de choses que je fais solo et plus ça va plus ma motivation vient dans le partage avec les amis et là qui plus est l'hiver en ski etc pour des considérations de sécu c'est bien d'être deux mais même au delà de ça pour le partage c'est incroyable donc je l'ai fait avec un ami donc Lucas qui lui est médecin donc il pouvait se il fait que des remplacements donc il pouvait se libérer un peu comme voulait c'est quelqu'un qui tu sais c'est assez rare en fait les personnes avec qui tu pourrais partager ce genre d'aventure parce que je veux dire il faut quelqu'un qui a la tête sur les épaules en qui tu as une entière confiance quelqu'un avec qui tu t'entends super bien parce que tu pars quand même pour 3 semaines 24h sur 24 ensemble il y a beaucoup de prises de décision il y a potentiellement du stress de la fatigue etc plus quelqu'un de dispo et bah là tout l'engrenage s'est mis en place pour que Lucas et moi donc un ami ça fait des années qu'on se connait on a fait beaucoup d'alpinisme et donc on est parti avec un autre ami au début qui nous a rejoint pendant 4 jours pour les 4 premiers jours et après pour traverser le massif du Mont Blanc il y a deux autres potes qui nous ont rejoint pareil un petit peu dans le Chablais donc non c'était plus sous le signe du partage et franchement vu les conditions qu'on a rencontré tant mieux ouais Justement, les conditions. Alors, j'ai cru comprendre que ça n'avait pas nécessairement été grand soleil et ciel bleu tous les jours. Ça correspond. C'était quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Vous avez dit quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

C'était... Comment dire

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Autant j'ai bien profité du paysage des Alpes l'été, autant le paysage des Alpes l'hiver, ça se résume au bout de mes spatules de ski, tu vois. Mais vraiment. Oh, punaise. Du début à la fin

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Alors, sur 18 jours, donc on a fait 18 jours de traversée, on a eu 4 jours de beau. et jour de mauvais c'était franchement dégueu donc ça rajoute ça rajoute de l'aventure mais après au delà de se dire il n'y a pas de soleil c'est pas forcément agréable etc non là l'hiver c'est une toute autre considération ça veut dire que si tu vois rien il faut s'orienter dans le brouillard dans le brouillard hors sentier bien évidemment c'est l'hiver c'est l'hiver on ne suit pas les sentiers donc t'es dans la neige t'as pas de brouillard t'as aucun point de repère t'es dans un massif que tu connais pas c'était pas seulement du brouillard ça veut dire qu'il y avait énormément de chutes de neige aussi c'était clairement la neige la tempête, on a traversé les Alpes pendant une dépression. Donc, il a fallu s'adapter et surtout gérer le risque avalanche et la navigation dans le brouillard. Et là, c'était sport, c'était l'aventure. Vous étiez toujours en navigation électronique, entre guillemets, téléphone, montre

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Alors, montre, un peu moins sur la montre parce que là, on était plus sur des azimuts avec la carte du téléphone. J'ai une bonne d'ailleurs chacun avait une application différente donc on a pu vraiment tester les différentes applications de cartographie et non ça suffit quoi alors après on avait aussi une batterie externe chacun un téléphone donc ça fait deux en cas de pépin ouais donc tout sur le téléphone ok et pourquoi pas papier par curiosité parce que là vous aviez moins d'enjeux côté poids non j'imagine en étant un ski ouais on pourrait croire qu'il y a moins d'enjeux côté poids mais même par praticité en fait comment dire au quotidien donc dans le dans l'avancée le téléphone c'est super pratique tu le sors t'as pas déballé ta carte etc par contre c'est sûr que pour planifier c'est

SPEAKER_01

galère

SPEAKER_00

ouais ça on a dû planifier replanifier etc pour s'adapter aux conditions après tu sais j'entends souvent dire ouais mais si t'as plus de batterie dans ton téléphone etc tient un peu la montagne à l'ancienne mais en fait il pleut là avec ta carte bah t'es comme un con quand il pleut et des cartes qui s'envolent j'en ai vu quelques unes par contre des téléphones sans batterie j'ai pas encore vu et quand bien même on a quand même des plans B entre deux téléphones une batterie de secours la montre et puis notre bon sens aussi de retrouver la vallée de revenir sur nos pas etc pourtant c'était largement suffisant ce que j'aime bien faire et bon je fais pas en ski j'imagine que tu couvres des distances quand même plus importantes mais depuis que je me suis lancé dans ce cursus AMM il y a un an deux ans deux ans un an je sais plus j'aime bien partir avec les cartes de papier mais pas les cartes en fait je vais sur open runner c'est l'outil de planif que j'utilise et comme j'ai la version payante j'ai les fonds de cartes IGN topo 25 et donc en fait je me fais des captures d'écran de tout le parcours que je rassemble dans un document word que j'imprime et que je fous tu vois dans une pochette plastifiée mais bon après voilà je fais ça quand je pars à la journée ou sur maximum 4-5 jours ouais puis après tu me diras ce que t'en penses mais je pense que c'est aussi le plaisir de lire une carte quoi ouais aussi ouais clairement au delà d'efficacité etc c'est alors moi comme je te dis je suis fan du téléphone pour avoir le fond de carte et pour autant le plaisir de lire une carte papier c'est très bien ouais c'est clair ok et du coup est-ce que la grande question avec des conditions pareilles est-ce que vous vous êtes paumé non on s'est pas perdu à aucun moment on s'est perdu bien joué par contre ouais j'avoue on a pensé à abandonner on a pensé à abandonner parce que clairement, le sort s'acharnait. Si tu veux, avec Lucas, j'étais content de le faire avec lui, c'est qu'on n'était pas là pour prendre des risques inconsidérés. Par contre, on n'était pas là à la base pour le faire dans le brouillard et dans la tempête non plus. Ça, c'était un peu la surprise. Et au fur et à mesure, ça veut dire qu'on passait deux heures environ par soir à réétudier l'étape du lendemain pour trouver des points de passage safe et dans le brouillard franchement le brouillard c'est une chose ça rajoute un challenge mais c'est surtout quand tu mélanges le brouillard et le risque avalanche tu vois le vrai challenge parce qu'en gros un risque avalanche qui est là qui est prononcé etc on peut on peut selon où on peut le gérer, en choisissant exactement sa trace. Ça joue à 20 mètres près. Par contre, tu mets du brouillard là-dedans, alors là, les 20 mètres, il faut être sûr. Et donc, il a fallu gérer les deux. Et c'était vraiment ça l'expérience de ce raid à ski à travers les Alpes occidentales. Qu'est-ce qui fait que vous n'avez pas abandonné

UNKNOWN

? Euh...

SPEAKER_00

en fait en arrivant dans le Kera alors là on avait 60 cm de neige à travers les Meles trop bien skié par contre clairement on voyait les on voyait là les cartes la suite on était en risque 4 sur 5 on a quasiment tout fait en risque 4 sur 5 niveau avalanche encore une fois j'insiste sans prendre de risque inconsidéré il y a vraiment des il y a des pentes il y a des choses où tu peux te dire que c'est ok donc on est resté vraiment sur nos préceptes un peu de sécurité et donc à chaque fois on trouvait des points de passage mais des fois on n'en trouvait pas ou ça venait pas spontanément et donc là on se disait mais tu sais quoi on va arrêter là ça veut pas ça veut pas on va retourner dans le kia on va se prendre un forfait de ski on va juste se faire plaisir tu vois et en fait à chaque fois à chaque fois on arrivait à chaque fois on arrivait à trouver un point de passage mais après deux heures sur la carte à faire des trucs mais tirer par les cheveux des détours de malade et franchement heureusement qu'on n'a pas abandonné parce que l'expérience était incroyable génial et d'un point de vue d'un point de vue là aussi pratico pratique très très précis côté logistique ma question pour manger pour dormir vous faisiez comment là alors là on a moins pris de refuge que sur ma première traversée disons qu'on était à la fois en gîte des fois en hôtel des fois en refuge gardé des fois un refuge non gardé on avait dans notre matériel de quoi faire de dormir dans des refuges non gardés donc on avait notre sac de couchage réchaud également et donc quand il fallait on trouvait un village on trouvait de quoi manger le soir enfin de quoi manger des pâtes instantanées enfin des trucs de bivouac entre guillemets donc ça et puis sinon comme je te disais dans des gîtes et vous aviez combien de nourriture sur vous vous aviez une sorte de buffer en permanence genre 2-3 jours de repas

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Non, maximum une journée. Ah ouais, carrément. La légèreté, la mobilité, c'est aussi la sécurité en montagne. Ça veut dire que c'est faisable de se réapprovisionner en cours de route facilement. Exactement, mais c'est les Alpes. C'est l'avantage. Super intéressant. Et là, un peu même question que tout à l'heure, c'est quoi le moment que tu as le plus... dans cette expérience partagée du coup alors là le moment qui m'a le plus marqué et on en a discuté avec Lucas je pense qu'il dirait certainement la même chose justement c'est en quittant le Kira où là on a un risque 4 sur 5 niveau avalanche ça pose des quantités de neige mais incroyable et encore une fois on est dans le brouillard et là on a une grosse journée je crois qu'on avait plus de 2600 mètres de dénivelé à faire ah ouais à brasser la neige etc et on est loin de tout ça capte pas alors j'avais une radio de secours quand même et on a une pente à passer où on s'était dit celle là normalement elle craint pas parce qu'on est sur des degrés de pente où c'est pas censé partir on dit en neige sèche sous 28 degrés de pente ça part pas c'est scientifique et là la pente en question c'était pas 28 degrés c'était 27 quoi ok là on est dans le brouillard et ça veut dire qu'on peut pas prendre de la distance entre nous ce qu'on appelle des distances de sécurité donc on prend maximum 10 mètres pour qu'on soit toujours à vue et cette pente elle est censée passer mais à 20 mètres près faut pas aller trop à droite trop à gauche et là alors ça veut pas dire que même si on serait allé dans 5 degrés de plus au niveau de la pente ça veut pas dire que ça serait parti mais clairement c'est des endroits où t'as pas envie d'être t'as pas envie d'être dans ces conditions et là à ce moment là on a un peu serré les fesses et en fait arriver au col donc c'était un col cette pente moi j'étais devant et là j'arrive au col encore une fois je vois rien je vois que mes skis et je me dis mais attends en fait il y a une corniche quoi ça se trouve j'en sais rien moi à tout moment on pète une corniche enfin aucune idée quoi et donc ça c'était le moment le plus le plus marquant ouais alors finalement il n'y avait pas de corniche tout s'est bien passé derrière il y avait tellement de neige à la descente qu'on a dû garder les pots de phoque et je crois pour faire 700 mètres de dénivelé à la descente on a dû mettre deux heures avant de rejoindre un refuge non gardé et là c'était incroyable parce que si tu veux c'était une journée une très longue journée assez stressante dans le froid etc et là on arrive au fond de Servière et les fonds de Servière c'est pas accessible l'hiver et c'est un petit village qui fait un peu village abandonné et je vois une maison une maison avec de la lumière et et je me dis bah voilà c'est le refuge c'est le refuge non gardé mais il y a déjà des personnes qui y sont quoi donc nous on se précipite là-bas enfin on se précipite voilà on y va là il y a des gens qui sortent qui parlent pas français donc qui parlent anglais c'est des hollandais et ils disent non c'est pas le refuge ici c'est chez nous ok donc pouvez nous indiquer le refuge s'il vous plaît et aussi et aussi on a carrément la dalle vous avez pas vite fait un truc à nous dépanner en fait on était censé dormir encore plus loin hein pas forcément dans un refuge et bon on avait de quoi manger etc en fait mais tu vois moi j'ai toujours peur d'avoir faim

SPEAKER_01

quoi

SPEAKER_00

et là en fait ils nous montrent le refuge ils nous accompagnent et tout il se passe 5 minutes et là ils reviennent hé les gars on vient te faire à manger en fait il y a largement trop venez manger avec nous quoi et après une telle journée ce partage cette hospitalité c'était vraiment un chouette moment excellent pour en revenir à ce que tu racontais avec la potentielle corniche enfin le fait qu'ils voyaient rien comment toi en montagne alors que ce soit en hivernale ou pas mais comment est-ce que tu prends des décisions dans des situations qui sont qui peuvent être un peu sensibles tu vois type gros changement météo ou s'engager sur un terrain qui peut être un peu craignos et en tout cas pour toi quand t'es seul pas quand t'encadres un groupe ouais alors je dirais que c'est la gestion de la frustration ok accepter de pas faire ce qu'on a envie de faire parce que c'est pas en condition et c'est plus ça il y a il y a toujours quelque chose qui sera en condition pour s'amuser en montagne il faut juste chercher ce que c'est par contre avoir en tête ah on va faire tel itinéraire tel jour etc c'est compliqué donc non être pragmatique être ok avec ses valeurs dans le sens le niveau de risque que tu acceptes donc non le renoncement ouais tout simplement hum le renoncement, et au final, c'est la montagne qui... Comme j'aime bien dire, c'est un échange entre la montagne et nous, et puis, des fois, on s'apprivoise, et puis elle nous laisse passer, ou différemment, et c'est... peut-être aussi une part d'humilité peut-être ouais ça t'est déjà arrivé peut-être de manquer un peu d'humilité ou en tout cas de prendre la décision de continuer alors qu'avec du recul t'aurais dû arrêter prendre la décision de continuer alors que non non par contre ça m'est déjà arrivé d'être dans un endroit où clairement j'aurais pas dû être mais ça je l'ai su qu'à posteriori c'était il y a quelques années avec un ami on grimpait la dent blanche en Suisse donc à un sommet de 4000 mètres donc on voulait le faire par l'intégrale de l'arête de Fairpec en fait l'arête c'était effondré quelques temps auparavant mais sauf que c'est jamais parcouru cet itinéraire donc on n'avait pas l'info et j'avais appelé au refus il m'a dit ouais ça passe c'était mal compris il pensait pas forcément l'intégrale et là on s'est retrouvé sur une arête à 4000 mètres qui s'effondre donc on pouvait pas forcément redescendre ni en rappel ni rien on pouvait pas forcément avancer non plus et en fait voilà là c'était un peu chaud

SPEAKER_01

ouais et vous avez fait

SPEAKER_00

comment

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

alors en fait on aurait pu continuer on avait fini la partie rocheuse donc il restait toute l'arête de neige mais il faisait tellement chaud dans le sens on n'a pas pu respecter l'horaire avec des telles conditions sur l'arête qu'on était en plein après-midi ça chauffait ça partait quasiment en avalanche un peu continue c'est des coulées donc on s'est dit bon bah là l'idée c'est de passer la nuit pour que ça refroidisse et repartir au petit matin et là au loin on voit des nuages noirs bien noirs qui arrivent qui n'étaient pas forcément prévus donc on a eu l'idée d'appeler les secours suisses juste pour avoir des infos un peu sur les conditions météo et en fait ils nous ont dit ah mais non vous inquiétez pas on est à côté on vient vous chercher et au final on s'est fait litreiller et heureusement qu'ils étaient là parce que c'était une journée un peu stressante de grimper sur une arête qui s'effondre continuellement waouh mais oui je sais pas pour répondre à ta question après est-ce qu'on aurait dû une fois que t'es engagé dedans c'est même pas la question de se dire comment on continue est-ce qu'on continue ou pas c'est comment on s'échappe c'est pas ça tu vois bon et maintenant que tu as ces deux traversées des Alpes dans les jambes c'est quoi la suite pour toi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

il y a toujours des belles idées de traversées le problème tu sais c'est comme les voyages c'est à dire que les idées viennent de manière exponentielle il va y avoir cette traversée puis il y aura celle là puis une fois que tu es sur le projet en cours tu commences à avoir dix autres idées en fait les idées viennent plus vite et donc encore une fois ça dépend les conditions de la montagne, mais là, ce printemps, j'aimerais bien, j'aimerais beaucoup faire une traversée du Mont-Blanc partant de Courmayeur, arrivant à Chamonix en passant par le Mont-Blanc. Ça, ça me battrait beaucoup. Mais comme je disais, j'évite de mettre ça en... J'évite de mettre trop ça en tête. Ça va dépendre si les conditions sont là, la météo. Et après, il y a des grandes traversées dans d'autres massifs, mais... Pour l'instant, je préfère garder les idées précises pour moi. Sinon, ça met une pression. On voit très bien. On va regarder ça en mode teasing pour le moment sans en dire plus. S'il y a des gens qui veulent te contacter, pourquoi pas pour que tu les accompagnes en montagne pour échanger sur la Transalp. C'est quoi le mieux

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

C'est Insta, ton site

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Je suis assez réactif sur Instagram. C'est olivier-du j'ai aussi un site internet donc émotionalpine.fr mais sur Instagram je suis assez réactif émotion au singulier

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

au singulier ouais de toute façon les liens seront en description fabuleux, merci Olivier c'était passionnant, est-ce qu'il y a un message que tu voudrais faire passer pour conclure cet échange

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

le message je dirais c'est quelles que soient ses prédispositions quelles que soient les excuses qu'on peut se trouver je pense qu'on a tous à gagner à partir bouger dans la nature et ouais c'est bateau dit comme ça mais c'est tellement sincère quoi en tout cas c'est clairement moi ce que je retiens de notre échange donc merci beaucoup pour ton temps une fois de plus bonne continuation bonnes aventures en montagne et puis je te dis très certainement à une prochaine pour le débrief de nouvelles aventures ouais avec plaisir et bah toi je te dis bon courage pour passer ce diplôme d'accompagnateur en montagne yes peut-être que dans pas longtemps on sera collègues alors yes j'espère je crois que j'ai le doigt je suis Dubois. Merci beaucoup Olivier.

UNKNOWN

Allez, salut. A bientôt.

SPEAKER_00

Merci d'avoir écouté cet échange avec Olivier jusqu'au bout. J'espère bien que ça vous aura donné des envies d'évasion dans les Alpes ou dans d'autres massifs. Quoi qu'il en soit, si vous avez apprécié l'épisode, n'hésitez pas à le partager à fond autour de vous. Si vous souhaitez soutenir les frappés en général, faites de même, parlez-en à un maximum de personnes pour qu'encore plus de gens osent se lancer. Vous pouvez également laisser une note ainsi qu'un commentaire sur votre plateforme d'écoute, celle que vous utilisez là tout de suite maintenant. Et enfin, encore une fois, je vous le disais en introduction, si certains parmi vous souhaitent soutenir financièrement Les Frappés, c'est à partir de 1€par mois et c'est sur tipeee.com. Merci beaucoup pour votre fidélité et je vous dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode.