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Ok, kilomètre cinquante, un peu plus même. Trois mille huit de dénivelé positif, deux mille trois de négatif. Je suis dans le dur. Je suis dans le dur par rapport au sommeil. Je suis mort complètement épuisé. Salut les frappés, bienvenue dans cet épisode débrief du GTC 100. Le GTC 100 c'est un ultra trail de 101 km, 8000 mètres de dénivelé positif au départ de Courmayeur, le Chamonix des Alpes italiennes, auquel j'ai participé récemment en juillet 2024. Alors je vous fais un épisode sous un format inédit sur le podcast puisque j'ai à la fois des enregistrements réalisés en live pendant l'épreuve, j'avais emporté un micro avec moi, et des commentaires enregistrés confortablement assis sur mon fauteuil. chez moi une fois l'épreuve terminée. On va commencer par le commencement. Pourquoi participer à cette ultra

UNKNOWN

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Parce qu'il y avait un objectif bien précis qui n'était pas du tout celui du chrono ou de la performance. La raison, c'est tout simplement qu'il y a un ultra trail qui s'appelle le Thor des géants, un monstre absolu dans le milieu qui me fait de l'oeil depuis quelques temps. Le Thor des géants, c'est 330 km, 24 000 mètres de dénivelé positif, une barrière horaire à 150 heures. C'est en gros une grande boucle qui part là aussi de Courmayeur et qui a lieu tous les ans en septembre. Il y a 1100 dossards disponibles. Seulement, ça paraît dingue aux gens qui ne sont pas dans le milieu d'Ultra Trail, mais il y a beaucoup plus de demandes que de dossards disponibles pour ce genre d'épreuve. Donc il y a un système de loterie qui a été mis en place et cette loterie, plus il y a de monde, moins il y a de chances globalement d'avoir 100 dossards. C'est mathématique. Cette épreuve, je voudrais la réaliser avec des copains que j'ai rencontrés sur la PTL, qui est un autre une autre épreuve bien sympathique que j'ai réalisé en 2022 il ya le lien vers l'épisode des briefs en descriptions si vous n'avez pas écouté encore et donc la probabilité d'être tiré au sort tous les quatre puisque pour le moment on est on est quatre la même année est relativement faible il se trouve que le gtc le gtc 100 est organisé par la même entreprise que le tor des géants et donc à ce titre il ya une centaine de dossards qui sont réservés aux finis chers du gtc 100 pour le tort des géants donc c'est une manière c'est une manière en fait de d'esquiver la loterie du tort des géants et d'avoir accès de manière quasiment garantie à des dossards à des dossards pour le tort donc voilà c'était l'objectif du gtc 100 aller au bout finir en moins de 33 heures la barrière horaire et espérer ainsi en tout cas fortement augmenter nos chances d'avoir des dossards pour le tort des géants du coup l'année suivante donc on parle bien de 2010 Et nous voilà donc partis en direction de Courmayeur avec Tom, Clément et Nico. Bon ben voilà, on y est, on est à Courmailleur, on est arrivé, donc on est vendredi, on est arrivé sur les coups de 13h. Les copains m'ont récupéré à Nîmes hier, je les ai rejoints en train, ensuite on est montés en voiture, petite nuit à Chambéry. Et voilà, ils sont arrivés sur place, donc il y a quelques heures, on a mangé, et là on s'apprête à faire la sieste. Puisque le départ est à 22h, on est en train de refaire les sacs. Côté météo, c'est pas fameux, on va partir sous la pluie à priori c'est même quasiment certain et autour de nous il y a de la neige partout donc voilà le petit paramètre qu'il va falloir gérer crampons obligatoires dans la liste de matos à prendre et on monte à 2008 cette nuit donc c'est sûr certain qu'il y aura du gros nezvé là-haut donc voilà apparemment l'Orga a prévu des guides de haute montagne sur les sections un peu engagées pour pour guider les gens on va voir ce que ça donne et puis et puis voilà mais je vous raconterai tout ça au fil de l'eau allez à plus Côté matos, parlons-en. J'avais joué la carte de la sécurité sur le sac. Initialement, j'avais prévu de prendre un 12 litres de chez Instinct. C'est une marque française, il me semble, qui est vraiment spécialisée sur les produits de trail. Or, 12 litres, c'était limite. Les crampons étaient obligatoires. Il fallait aussi deux lampes frontales, un litre 5 d'eau minimum, une veste très chaude parce que jusqu'à quelques jours avant le départ, les prévisions météo, c'est moins 15 degrés à 3000 mètres dans la nuit de vendredi à samedi et on montait à 2008 donc leur gars avait exigé des vestes deuxième couche qui permettent de tenir à cette température et voilà et quand on fait 1m91 une veste chaude qui descend à moins 15 ça fait vite beaucoup beaucoup de volume du coup j'ai opté au dernier moment pour le sac que j'avais sur la PTL c'est aussi un instinct c'est un 20 litres qui peut être modulé pour monter jusqu'à 24 et franchement avec un tel volume j'étais content aucun compromis tout rentrait très bien c'était parfait côté chaussures j'avais des La Sportiva Akira c'est des chaussures assez rigides pas super confort honnêtement par contre très très bien cramponnées et comme il avait pas mal plu si vous vous rappelez mi-juillet je sais pas où vous étiez en France mais en tout cas dans toute la partie où moi je me trouvais sud-est il pleuvait énormément c'était la même chose dans les Alpes à priori chute de neige et pluie donc c'était très boueux et je savais aussi qu'on allait passer des nevées donc ça me semblait voilà des chaussures bien cramponnées ça me semblait parfaitement adapté et en secours j'avais une paire de red light alors déjà bien usé mais au moins que je connaissais très bien que j'avais placé dans le sac d'allègement puisqu'on avait un sac d'allègement qui nous attendait à la base vie au kilomètre 80 donc je m'étais dit qu'au moins voilà pour finir avec un peu plus de confort à partir du kilomètre 80 c'était une bonne stratégie. Bon, ensuite, très rapidement, j'avais un short de trail de chez Simalp, un t-shirt synthétique manche courte Patagonia, la casquette défrapée, évidemment, une veste étanche Simalp, là aussi, et veste chaude Arterix, le modèle Atom LT, pour être précis, la meilleure veste de tous les temps. Côté bâton, j'avais des lequis carbone, je crois, et vous savez, c'est ceux qui sont utilisés avec des sortes de gants, là, qui viennent se fixer au bout du bâton, entre le et l'index si vous n'avez jamais vu ça c'est une sorte de gant qui fait aussi dragonne en fait voilà du coup on peut bien appuyer sur le bâton en gardant la main ouverte enfin c'est assez chouette en lampe frontale il en fallait deux donc j'avais une Stutz en lampe principale top pour la batterie et une Petzl en lampe de secours obligatoire et deux bouteilles de sang Pellegrino de 50cl en guise de flasque plus une flasque en backup Je déteste les flasques. J'ai vraiment du mal avec le fait d'aspirer. Et du coup, je me retrouve vite déshydraté parce que je ne bois pas assez. Donc au moins, les bouteilles, c'est parfait. Voilà. Côté matériel, je crois que je vous ai tout dit. Et une montre Coros. La Vertix 2 de mémoire. Là aussi que j'avais acheté pour la PTL. Là aussi pour la batterie, comme la Frontal Stutz. Jamais besoin de la recharger, même avec tous les capteurs au max, etc. C'est un bonheur incroyable, cette montre. Et ça me permet d'avoir des traces intégrales. La PTL, par exemple, 320 bornes. J'ai une seule trace. J'ai jamais arrêté ma montre du lundi au dimanche. Je trouve ça très chouette. Voilà, côté matos. Et puis, du coup, ça y est. Ça y est, on a déposé nos sacs d'allègements auprès de l'organisation vers 21h30. On s'est fait scanner nos bracelets de de course qu'on avait au poignet et puis ben voilà on commence à rentrer dans le sas de départ il y a du monde c'est au coeur de Courmayeur Courmayeur c'est pas très grand il y a une petite place très sympa qui je pense normalement à vue sur les montagnes je sais pas parce que je suis parti de nuit et je suis revenu de nuit mais j'imagine vu la configuration et l'orientation qu'on voit les montagnes et on était à peu près 500 ça reste assez intimiste comme ultra 500 dossards au départ donc il y avait du monde mais pas trop non plus et ce que je peux vous dire c'est que je ne parle pas italien par contre je vous garantis que les speakers étaient déchaînés et qu'il y avait vraiment une super ambiance jusqu'au départ et voilà ça y est on rentre dans le sas départ du coup avec Nico, Tom et Clément il y a du monde, il y a de la musique il s'est enfin arrêté de pleuvoir donc a priori on va partir sans pluie et ça c'est quand même pas mal

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...

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30

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secondes avant le départ.

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10, 9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1, go

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!

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ce que vous l'aurez entendu il y avait une super ambiance au départ beaucoup beaucoup d'énergie qui était communiquée par les speakers et par le public ce qui était franchement très très agréable et puis ça y est c'est parti pour un peu plus de 100 km et sur le papier 8000 mètres de denivlé on va voir ce que ça donne Voilà, kilomètre 5 bientôt. Tom et Nico sont partis trop fort pour moi, donc je suis avec Clément. On doit être dans le premier tiers là. Grande descente sur cinq bornes. On est déjà sur des petits singles où ça ralentit. Et puis voilà, il ne pleut pas mais tout est humide par contre. Déjà, première vitée au passé, j'ai mis 1h57. 765 mètres de dénivelé donc en gros 10% de fait et c'est bon ça et je suis derrière clément clément est parti j'ai pas voulu le suivre et je pouvais pas le suivre ça simplifie le choix et voilà tout à l'heure il commence à faire frais là Bon, petit point, kilomètre 27, j'en suis à 5h30 de chrono, je suis passé par le deuxième ravito, j'ai fait 2050 de D+, et 1100 de D-, Bon, sans trop de surprises, c'est très compliqué d'accélérer en côte. Ça fait des années que ce n'est plus trop mon point fort. Mais d'y aller comme un bourrin. De toute façon, sur 100 km, non merci. Mais là, je sens vraiment que le non-travail sur le cardio paye. Vous avez compris. Je n'ai pas travaillé suffisamment le cardio et là, je prends cher. Donc, stratégie. Capitaliser sur ma force qui je pense va être l'endurance. Donc je ralentis en montée. 600 mètres à l'heure d'ascension. Et voilà. Il fait... On est monté à... 2004 je crois je suis passé par un refuge de la ptl c'est sympa il faisait bien froid mais là étonnamment ça va ça redescend assez vite en fait dès qu'on perd de l'altitude j'ai bien plus froid pendant la ptl donc voilà là normalement il ya une grande descente Et après, on va attaquer la côte de la mort qui tue, qui va piquer de ouf. Et puis voilà, on va voir. Gros problème de sommeil. Je le savais, j'avais un déficit. j'ai pas bien dormi hier soir et quasiment impossible de dormir sur place j'étais allongé sur une dalle béton il y avait une classe de danse qui répétait dans le gymnase littéralement à 2 mètres d'où on était donc c'était avec la musique à bloc c'était impossible de dormir donc voilà j'ai pas souvenir sur la PTL d'avoir morflé si vite côté sommeil là ça va mieux après le ravito il y a peut-être un début d'hypo aussi mais voilà il doit être 3h30 du matin attendez 5h40 22 plus 5 1, 2, c'est ça il est 3h40 et idéalement j'aimerais bien être au kilomètre 50 à 8h sans me cramer là je suis vraiment en mode je suis en descente, en descente je suis vraiment à l'aise mais j'en vois pas je suis en mode récup à fond j'oxygène gros travail de respiration oui parce que je vous en parlerai à la fin mais il y a eu un petit bilan sanguin qui n'était pas très positif juste avant le départ grosse carence de fer et carence de des mots globines donc côté oxygénation c'est pas l'idéal quand on a ça mais bon bref c'est comme ça il faut faire avec donc voilà la stratégie pas forcé en montée dérouler en descente mais sans envoyer comme un gorée pour pas non plus me cramer et puis franchement j'ai apparemment là des passages de nevées un peu hardcore avec des guides de haute montagne qui seront là pour pour la sécurité ça on va le faire de nuit je vais essayer de pas tomber en bas et puis j'ai hâte ça j'ai hâte que ce soit derrière moi et hâte que la journée se lève parce que demain enfin tout à l'heure samedi va être a priori magnifique grand ciel bleu grand soleil Donc voilà, il y aura d'autres challenges très certainement, par exemple l'hydratation, mais chaque chose en son temps. Voilà, à vous les frapper.

UNKNOWN

Ciao!

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Ok, kilomètres cinquante... peu plus même, 3800 de dénivelé positif, 2003 de négatif, je suis dans le dur, je suis dans le dur par rapport au sommeil, je suis mort, complètement épuisé, et je pensais pouvoir dormir, je m'étais dit que j'allais dormir au cinquantième, et en fait le cinquantième c'est genre sur une crête en plein vent, juste derrière le Mont Blanc, il doit faire je pense 5 degrés, et rien je peux pas dormir et le prochain est à 12 km donc je pense que je dormirai là et selon il ya deux options soit je dors là bas soit si je le sens je pousse jusqu'à la base vie qui est à 80 mais là c'est vraiment vraiment vraiment dur voilà c'est pour ça qu'on fait ça bien je suis reparti reparti je vais y arriver du ravito km 60 où j'ai fait une pause c'était la première fois que je faisais vraiment une pause je me suis assise j'ai enlevé mes chaussures et ça change tout donc c'était très très cool là il y en a deux qui sont importants un qui est à 70 je crois 69 ouais non il y a trois habitants importants un 69 donc dans pas très longtemps finalement un 8 km plus tard et surtout surtout la basse vie au 80 je crois et là ça va être crucial parce que je bah je vous cache pas que j'ai hésité plusieurs fois enfin monsieur posé la question quand même de qu'est-ce que je fous là enfin le classique quoi le classique et en fait je pense que mon problème de sommeil en fait c'était des hippos parce que j'ai réalisé que j'ai pas pris d'alimentation sucrée sur trois ravitaux d'affilée pas une barre rien donc en fait je pense que j'étais en hippo énervé mais j'avais les yeux qui se fermaient enfin c'était vraiment désagréable et et oui je voulais pas préciser mais le kilomètre 50 je voulais y arriver à 8h30 fail j'y suis arrivé 9h15 je crois donc voilà maintenant je me détache du chrono je me détache du chrono l'idée c'est finir et voilà je repars de la base vie donc au kilomètre 80 c'était éprouvant d'y arriver en gros il y avait sur moins de 4 km il y avait 600 mètres de dénivelé très très très très raide en réalité je pense qu'il y avait peut-être 3 km je suis même pas sûr en plein soleil donc ça fait très mal en arrivant je suis tombé sur Tom et clément qui repartait il s'était posé une heure et demie bon du coup ça m'a conforté dans mon choix de m'arrêter un petit peu pour me reposer parce que j'étais vraiment très très fatigué je prendrai le temps d'analyser tout ce que j'ai fait là sur cette course mais je suis à peu près sûr maintenant là que je me suis je me suis frappé une hypo en fait sur plus de 30 bornes et qu'elle m'a miné la journée voilà après j'ai mangé des barres j'ai mangé des pâtes et là on repart, il reste 20 km donc à l'aile loup il y a 20 km dont 7 de descente donc il reste 13 bornes sur 13 bornes il y a 2000 m de dénivelé donc ça va quand même piquer mais écoutez je suis largement dans la barrière horaire donc je vais y aller mollo vitesse ascensionnelle calée à 600 m à l'heure et puis bah c'est à quoi il y avait des masseurs à la base vie première fois que je fais ça sur une course c'est fabuleux et puis j'ai essayé de dormir et c'était pas possible en fait c'est un l'arrivée d'un téléphérique et donc il faisait des annonces micro qui se réperculaient dans tout le bâtiment et voilà compliqué et puis surtout des spasmes de ouf dans les jambes donc j'ai pas dormi mais j'étais allongé j'ai fermé les yeux voilà prévision d'arrivée je sais pas entre 1 et 3 heures du mat voilà voilà samedi soir quelle heure il est

UNKNOWN

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18h41 20h 20h41 de course donc je suis réveillé depuis vendredi matin aux alentours de 7h donc carence de sommeil ça y est je viens d'avoir mes premières alus je vous le raconte parce que c'était rigolo j'ai passé 20 secondes à chercher les gens à qui appartenait le sac de rando sur lequel il y avait une rain cover vous savez les sursacs pour la pluie genre qui était presque fluo Je me disais, mais qu'est-ce que c'est que ce truc

UNKNOWN

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Ils sont où ces gens

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Et je finis par m'approcher, en fait c'est un tronc d'arbre éclairé par le soleil. Et là je viens d'avoir la deuxième. J'étais persuadé qu'il y avait un oiseau par terre qui me regardait, c'était une branche. Mais j'étais à moins d'un mètre. La nuit va être longue encore, ça risque d'être rigolo.

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Musique

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ça y est je vois les lumières de Courmayeur j'entame la descente finale pas peu content de terminer cette aventure franchement j'ai eu la totale entre les hippos surtout les hippos un petit peu d'alu sur la fin bon rien de dangereux mais quand même quoi impossible de dormir et je me suis mis à vomir tout ce que j'ingérais à partir du avant-dernier ravitaux donc qui était au kilomètre 93 non 83 et là je suis à 100 au compteur Et je peux vous dire qu'il doit bien rester 7 km. Voilà, c'était épique. É-pique. Mais bon, c'est pour ça qu'on l'ait fait, je crois. allez petit partage à chaud alors que je redescends sur Courmayeur la leçon c'est que c'est jouable de faire un ultra au mental mais dans mon cas je le referai jamais parce que la douleur à accepter ça vaut pas le coup donc voilà entraînez-vous correctement pour un ultra c'est pas comme moi bon je voulais faire un test je peux vous dire que le test, je m'en souviendrai du kilomètre 20 au kilomètre 110 l'enfer voilà mais bon merci encore à toutes et à tous pour vos messages donc là il va il est 23h30 je pense que j'arrive ici j'ai du mal à dire 1h30 et

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je vais aller

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dormir

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ça y est je rentre

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dans Courmayeur que c'était long la descente c'était l'enfer j'ai dit ça un peu trop souvent pour cet ultra il m'a vraiment bien attaqué je pense que vous l'entendez j'ai même du mal à faire des phrases à articuler mais très très difficile la fin je trouvais et là c'est interminable aussi, je descends dans les petites rues non éclairées de Courmayeur, c'est sympa, c'est des sentiers en ville genre des chemins forestiers dans pleine ville Je viens de voir que Charlotte et Lilian suivent le live de l'arrivée ça me fait trop plaisir Ok je vous avoue je me suis fait plaise aussi sur la dernière descente il fallait un peu que je booste le Lego là après avoir morflé pendant 80 bornes du trail donc j'ai doublé un max de personnes en descente je suis allé en descente et là je me suis fait plaise ciao merci merci je vous dis c'est interminable je vais vous le laisser en entier ça vous entendez tout je fais que descendre là je veux pas remonter moi pourquoi ils me font descendre je crois que je suis sous l'arche d'arrivée là petites alus mais alus costauds là depuis que je vous en ai parlé costaud costaud des écureuils avec des têtes de sangliers des serpents, des bouts de tuivre incrustés dans le bois, des trucs chelous encore. Je peux vous dire que je vais être content de la passer, cette ligne d'arrivée. J'arrive au bon moment, j'ai plus de batterie quasiment sur ma frontale. C'est parfait. Punaise, mais c'est pas possible qu'on fasse que j'arrive là. J'entends la musique à droite et je m'en éloigne. je vous garantis que j'ai pas envie de faire d'orables là alors... c'est où là

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ah bah voilà ok il n'y a personne, ça change du départ côté ambiance il y a peut-être un rapport avec le fait qu'il est 1h30 du mat' Et voilà, ça y est, j'ai franchi cette ligne d'arrivée en 27 heures, 26 minutes, 57 secondes. Franchement, c'était une super expérience. Avec du recul, je vous le dis, sur le coup, c'était vraiment difficile. Je pense que vous l'aurez compris. Si c'était à refaire, je ne referais pas du tout la même préparation. Mais quelle expérience. À peine arrivé, on me scanne mon bracelet de coureur. Je signe l'affiche de l'épreuve. Et ça y est, c'est terminé. Il est temps pour moi d'aller chercher mes affaires, prendre une douche, manger, me faire une bonne séance de massage. Et on rentre à la maison dès le lendemain. Enfin... quelques heures plus tard en réalité puisqu'on est déjà dimanche matin très très tôt merci beaucoup d'avoir suivi le récit de cette course jusqu'au bout j'espère que ça vous aura donné envie vous aussi de vous lancer sur un ultra ou en tout cas une épreuve qui vous pousse dans vos retranchements je vous dis à très bientôt pour un nouvel épisode cette fois-ci classique sur le podcast merci encore à toutes celles et ceux qui ont suivi l'épreuve du début jusqu'à la fin merci pour tous vos messages c'était vraiment génial de se sentir soutenu à ce point par une communauté tellement engagée de frapper et puis je vous dis à une prochaine ciao