Le parcours thérapeutique, c'est un mois où tu es enfermé dans une chambre d'hôpital de 10 mètres carrés et où tu traverses des états lamentables. Pour te donner une idée, je ne me suis pas nourri pendant 3 semaines, je n'ai pas bu d'eau pendant 15 jours. Vraiment, j'étais l'ombre de moi-même. Plus de système immunitaire, plus rien, incapable de me lever de mon lit, incapable même d'écouter un podcast.
UNKNOWNMerci à tous.
SPEAKER_00Hello, hello, vous écoutez les Frappés, le podcast de celles et ceux qui se dépassent. Je suis votre hôte Loïc, ancien sportif de haut niveau en judo, coach, préparateur mental et amoureux d'activités outdoor en tout genre. Ma conviction, c'est qu'on a tous une petite étincelle de folie et d'audace, une version un peu frappée de nous-mêmes au potentiel exceptionnel qui sommeille en nous. J'ai créé ce podcast pour vous faire découvrir des femmes et des hommes qui ont osé le réveiller. Mes invités sont des athlètes de tout niveau, des aventuriers professionnels, des voyageuses au long cours, des entrepreneuses ou encore des militaires. des forces spéciales. Leurs témoignages au micro du podcast sont de puissantes invitations à passer à l'action. Attention, une écoute régulière peut entraîner des changements positifs irrévocables dans vos vies. Fin 2021, Louis a 32 ans, il est marié, papa d'un petit garçon sportif, bref, tout allait bien jusque là. Mais à quelques jours de Noël, il remarque une excroissance au niveau du cou, assez rapidement il passe des examens et le diagnostic tombe, il a un stade avancé de cancer testiculaire.
UNKNOWNIl
SPEAKER_00Il débute alors un véritable parcours du combattant pendant un an, enchaînant les chimiothérapies de plus en plus puissantes et les opérations chirurgicales lourdes. Quand enfin il voit le bout du tunnel et qu'on lui annonce qu'il est en rémission, il se lance dans la préparation d'un défi sportif phénoménal qu'il avait imaginé pendant sa maladie. Devenir finisher de l'Ironman de Nice. Il se donne un an pour être prêt. Un témoignage exceptionnel de résilience et d'espoir, dans lequel on parle sans tabou de cette terrible maladie qu'est le cancer de l'importance vitale du sport et de la manière dont les histoires des autres peuvent nous aider à faire face à nos propres difficultés. Excellente écoute à vous
UNKNOWN!
SPEAKER_00Ok, on est bon, c'est parti cette fois-ci. J'ai cliqué sur le bouton enregistrer, ce qui est quand même pratique pour un podcast à distance. Donc Louis, je suis ravi de te recevoir sur le podcast. Un immense merci à Céline pour la mise en relation. Céline Colette que j'avais reçue sur le podcast, ancienne Google, Amazon, qui a tout quitté pour se lancer dans le pitch volé professionnel. Donc allez écouter son épisode. Le lien est en description. Mais voilà, merci beaucoup Céline pour cette mise en relation. Et Louis, absolument ravi de te recevoir pour que tu nous partages ton parcours, ce qui t'est arrivé dans la vie et la manière dont tu as rebondi et ce que tu fais aujourd'hui.
SPEAKER_02Salut Loïc, bonjour à tous, merci de me recevoir et merci à Céline de nous avoir mis en relation. Céline, c'est une amie d'enfance qui a un parcours incroyable et je vous invite tous à écouter le podcast qui raconte un peu son histoire, c'est vraiment canon. Et merci de me donner cette opportunité de partager un peu ce qui m'est arrivé et voilà parce que j'ai une volonté aujourd'hui c'est d'essayer d'inspirer ceux qui sont un peu dans le dur en ce moment et même les autres donc voilà j'espère que ce podcast va permettre d'en inspirer quelques-uns et va donner de la force à ceux qui souffrent en ce moment Excellent
SPEAKER_00et bien écoute Louis ce que je te propose c'est de tout de suite rentrer dans le vif du sujet de quel événement est-ce qu'on parle exactement qu'est-ce qui s'est passé et Et comment est-ce que ça a changé ta
SPEAKER_02vie
UNKNOWN?
SPEAKER_02Écoute, je m'appelle Louis, j'ai 35 ans aujourd'hui. Jusqu'à mes 32 ans, j'ai eu une vie plutôt heureuse et qu'on pourrait qualifier de banale dans le sens positif des choses. Et en fait, à fin 2022, j'ai découvert un cancer testiculaire à un stade plutôt avancé parce qu'en fait, j'ai des métastases un peu partout dans le corps. Et la manière dont je l'ai découvert, c'est que j'ai une espèce de qui m'est poussé dans le cou et qui était en fait un ganglion métastasé et cette découverte qui était 3 jours avant Noël 2022 ça a été le point de départ d'un parcours du combattant qui a duré un peu plus d'un an parcours durant lequel j'ai fait de la chimio à moyenne dose à très haute dose après j'ai passé plus de 30 heures sur le bloc opératoire donc une année très compliquée avec beaucoup de moments de doute et voilà et j'en suis sorti plutôt en très bon état par rapport à ce qui m'était promis et donc j'ai décidé ensuite de faire un truc un peu incroyable et d'emmener une bande de copains dans le projet c'est de courir l'Ironman de Nice 2024 ce que j'ai fait là le 16 juin et c'était vraiment une super aventure donc je suis vraiment ravi de vous la raconter j'espère que ça va donner de l'inspiration à ceux qui en ont besoin
SPEAKER_00excellent donc fin 2022 tu dis ce qui te met la puce à l'oreille c'est c'est ce ganglion au niveau du cou concrètement il se présente comment tu comprends tout de suite que c'est quelque chose d'anormal ou tu te dis piqure d'araignée ou une petite infection un truc sous cutané
SPEAKER_02alors en fait j'étais au boulot donc on est 3 jours avant Noël un peu fatigué euh... Et je crois que je me pointe aux toilettes en fin d'après-midi et là, en me lavant les mains, je me regarde dans le miroir et là, je vois un truc dans le cou. Je fais« Waouh
UNKNOWN!
SPEAKER_02Qu'est-ce que c'est que ce truc
UNKNOWN?
SPEAKER_02» Et puis à l'époque, je ne sais pas si tu te rappelles, on était encore un peu dans la période Covid. Première réaction, je me suis dit« Ah, mais ça, c'est un truc, un signe du Covid dont on n'a pas encore parlé. J'ai un Covid bien frappé, c'est pour ça que je suis fatigué.» Bon, je vais sur Internet, je regarde, bon, je... Comme d'habitude, quand on va sur Internet dans ce genre de situation, on apprend qu'on va mourir trois jours après. De suite de me calmer, je rentre à la maison et j'ai la chance dans ma famille d'avoir des gens qui travaillent dans le camp médical. Je les appelle et je leur partage un peu la situation. Assez rapidement, on m'a envoyé d'abord faire une échographie, une prise de sang. J'ai très rapidement compris avec leur radiologue que c'était pas un truc bénin parce qu'en fait dès l'échographie le matin il m'a convoqué pour un scanner l'après-midi et il m'a fait poireauter pendant deux heures dans la salle d'attente après le scanner pour m'annoncer enfin que la situation était un peu compliquée et qu'il fallait que je sois pris en charge très rapidement et donc j'ai découvert le cancer testiculaire comme ça sachant que j'en profite c'est ma petite minute sensibilisation et après le cancer testiculaire en fait c'est le cancer le plus courant chez les hommes entre 15 et 35 ans et en même temps c'est le cancer le plus facile à guérir parce qu'en fait quand il est détecté suffisamment tôt et ça c'est plutôt une règle générale pour tous les cancers mais là en l'occurrence pour le cancer testiculaire c'est très facile par un autodiagnostic en fait des testicules premier on reparlera pas trop de testicules pendant le podcast mais tous les hommes entre 15 et 35 ans je vous invite à regarder sur internet des tests tuto pour apprendre à vous autopalper et faites-le une fois par mois, ça vous rendra bien des services et ça vous évitera de vivre ce que j'ai vécu. Et donc moi je n'ai pas fait ça et donc ce cancer testiculaire en fait il s'avérait qu'il était complètement métastasé donc j'avais des métastases partout dans le ventre, entre les poumons et puis donc jusque dans le cou et donc voilà donc point de départ de cette année un peu galère.
SPEAKER_00Ce qui est dingue, c'est que tu viens de partager que c'est le cancer le plus courant chez les hommes de 15 à 35 ans. Moi, personnellement, avant que Céline me parle de toi, je n'ai pas souvenir d'en avoir déjà entendu parler ailleurs. En termes de sensibilisation, il y a effectivement peut-être du taf à faire.
SPEAKER_02Oui, carrément. En fait, c'est le cancer le plus courant pour les hommes entre 15 et 35 ans. Mais si tu compares, par exemple, le cancer du sein, je crois que tu as entre 40 000 et 50 000 cas par an, le cancer testiculaire c'est moins de 5000 cas par an donc en fait on n'est pas du tout sur la même ampleur de malades et donc c'est ce qui m'avait étonné aussi en fait parce que le médecin généraliste ou la prévention de manière générale il n'y en a pas vraiment autour de ce cancer et en fait c'est parce qu'il n'y a pas de budget alloué sur un cancer qui est finalement assez rare quand on compare à d'autres
SPEAKER_00cancers qu'on peut rencontrer Ok donc 3 jours avant nos Noël, tu remarques, toi, qu'il y a quelque chose d'anormal. Assez rapidement, le diagnostic tombe. À ce moment-là, il se passe quoi dans ta tête
UNKNOWN?
SPEAKER_00Et surtout, c'était quoi ta situation de vie de manière générale quand tout ça est arrivé
UNKNOWN?
SPEAKER_02À l'époque, oui, c'est vrai. J'étais marié avec Laura, ma femme, qui était incroyable. Elle pourrait faire un podcast aussi sur son rôle là-bas. franchement c'est une sacrée charge elle a été incroyable pendant toute l'année et on avait un petit garçon qui était né en 2021 donc il y avait 9 mois en fait quand je suis tombé malade donc plutôt une situation entre guillemets normale avec un boulot qui me plaisait tout allait bien et c'est vrai que quand t'es percuté par l'annonce d'un cancer t'as 32-33 ans En fait, à cet âge-là, on se sent tous un peu invincibles. Et puis le cancer, on se dit que c'est un truc plutôt pour les vieux, entre guillemets. En fait, pas du tout. C'est un peu la chute dans le vide. Parce que derrière le mot cancer, il y a tout un imaginaire qui s'active dans ta tête quand on pose le mot cancer sur ta pathologie. Et donc, du stress, inquiétude tu commences déjà à te poser plein de questions sur ça veut dire que je vais partir qu'est-ce que j'ai fait de ma vie c'est assez impressionnant la prise de recul que ça provoque en un éclair t'es vraiment projeté à un niveau finalement que j'avais jamais exploré auparavant parce qu'en fait j'avais une vie plutôt heureuse et tout se passait bien je vivais ma vie tranquillement et donc c'est vrai que quand ce genre de choses t'arrivent t'as un arrêt sur image qui te fait regarder toute ta vie depuis le début jusqu'à maintenant et qui te projette sur les prochaines semaines prochains mois qui potentiellement te restent à vivre c'est vrai que c'est un côté impressionnant
SPEAKER_00et alors t'as évoqué très rapidement Laura mais ton entourage tes proches de manière générale tes amis ça a été quoi leur réaction
UNKNOWN?
SPEAKER_02un choc parce que effectivement on est dans la bande de copains premiers à avoir un cancer Effectivement, on était tous à s'imaginer que le cancer, c'était plutôt un truc qui nous arriverait dans 15, 20, 30 ans, et pas à 30 ans.
SPEAKER_00Oui, voire jamais, même idéalement. Ou même jamais,
SPEAKER_02mais en fait, on connaît tous dans notre entourage quelqu'un qui a été touché par le cancer, et généralement, c'est quand même plutôt des personnes un peu plus âgées, même s'il y a des cancers qui touchent les enfants, etc. Et donc, plutôt le choc, beaucoup d'émotion et en même temps ils ont été ils ont joué un rôle hyper important parce qu'ils ont soutenu ma femme toutes les semaines on a des potes qui nous faisaient les courses j'étais malade on a même eu des plats préparés qui venaient nous déposer dans leur petite boîte et qui récupéraient à la fin de la semaine enfin vraiment une solidarité incroyable qui s'est construite autour de nous et donc ça c'était vraiment chouette et on a eu beaucoup de chance en fait d'avoir un entourage hyper impliqué que ce soit les amis ou même la famille. Et ça, c'est vrai que ça a été un gros plus dans le combat contre la maladie.
SPEAKER_00Est-ce que tu as eu le sentiment que des regards changeaient
UNKNOWN?
SPEAKER_00Tu vois, t'évoquais tout cet imaginaire qui se met en place tout de suite, tu vois, on pose le mot cancer, immédiatement ton cerveau se met en route, tu te dis, voilà, peut-être que je vais partir. Et le fait que ça t'a fait changer de perspective très rapidement, est-ce que tu as eu le sentiment que ça a été la même chose du côté de tes proches
UNKNOWN?
SPEAKER_00Et je te demande, parce que je te dis pourquoi je te pose toutes ces questions, parce que j'ai une amie, une très bonne amie avec qui j'étais en prépa, qui a eu un cancer... enfin qui a eu un cancer qui a été identifié alors elle était déjà à stade 4 et un truc foudroyant elle a eu des premiers symptômes en décembre et en juillet elle était partie et moi c'était la première fois que ça m'arrivait dans mon entourage et je me suis posé beaucoup de questions tu vois sur en fait c'est quoi la meilleure manière de l'accompagner est-ce qu'il faut faire comme si de rien n'était continuer tu vois à lui proposer des activités faire comme si finalement il y allait avoir une solution alors que bon un cancer stade 4 comme le sien qui était apparemment un truc hyper rare sans trop de chimio adapté etc c'était compliqué et c'était un peu son approche tu vois on se voyait assez souvent elle a fait plein de choses jusqu'à la fin ou est-ce qu'au contraire enfin voilà je me pose cette question parce que moi j'ai pas trop su j'ai pas eu l'impression de trouver un peu la clé sur ce qu'il fallait faire parce que je sais pas si il y a un truc qu'il faut faire en particulier mais J'étais un peu démuni. Je me disais, est-ce qu'on en parle
UNKNOWN?
SPEAKER_00Est-ce qu'on n'en parle pas
UNKNOWN?
SPEAKER_00Qu'est-ce qu'il faut faire
UNKNOWN?
SPEAKER_02C'est une excellente question. Je trouve qu'il y a autant de manières d'appréhender son cancer qu'il n'y a de personnes touchées par le cancer. Il n'y a pas vraiment de réponse universelle. Moi, me concernant... J'aimais bien qu'on considère encore comme le grand gaillard d'1m91, 90 kilos, qui était capable d'aller se faire une sortie à vélo malgré la chimio, malgré la fatigue, etc. Et en même temps, j'avais besoin qu'on prenne en considération le fait que je sois malade et que ce n'était pas forcément facile à affronter tous les jours et donc j'avais besoin de soutien. C'est un équilibre, à mon avis, qui est propre à chacun. Je pense qu'il y a certains patients qui mettent le curseur plutôt à fond du côté du soutien et donc qui ont besoin vraiment de personnes qui soient dans une... une empathie et une compréhension de ce qu'ils sont en train de vivre à chaque instant de partage avec eux. Et puis, il y en a d'autres, au contraire, qui vont vouloir complètement faire abstraction de leur maladie et faire comme si de rien n'était et qui vont plutôt être contrariés qu'on les mette en face de leur situation. Je pense que c'est un peu... Tu vois, ce que tu disais, ce que tu ressentais, même moi qui ai traversé le cancer, je trouve qu'aujourd'hui... j'ai encore du mal tu vois à me positionner par rapport à une personne qui a été atteinte par le cancer et à bien doser finalement mon empathie d'une certaine façon vis-à-vis de donc c'est vraiment une question qui est pas facile ce qui est sûr c'est que et ça je pense que c'est universel montrer des marques d'attention etc ça ça fait toujours plaisir le pire finalement c'est de disparaître et c'est bon il y a certaines personnes qui sont très mal à l'aise par rapport à la maladie et donc elles disparaissent un peu dans ces moments là et c'est vrai que ça c'est un peu dur parce que t'as besoin de te sentir vivant ou t'as besoin de te sentir soutenu et c'est vrai que quand les personnes disparaissent c'est un peu plus compliqué
SPEAKER_00t'évoquais un peu plus tôt l'Ironman à quel moment ça a été quoi la démarche intellectuelle à quel moment est-ce que tu t'es dit j'ai besoin d'un défi j'ai besoin d'inspiration et je vais monter quelque
SPEAKER_02chose excellente question parce qu'effectivement c'est vraiment la genèse de tout le projet donc en fait je vais revenir plus en détail sur le parcours thérapeutique pour partager un peu qu'est-ce qui s'est passé dans ma tête en fait j'ai commencé par ce qu'on appelle les chimio-bep qui est un peu le parcours générique pour les cancers des testicules et qui heureusement guérit 99% des patients qui sont atteints du cancer des testiculaires et donc en fait c'est 3 mois de chimio répartis où t'as une semaine à l'hôpital après des chimio une fois par semaine et puis tu reviens le mois suivant pour une semaine etc donc tu fais 3 ou 4 cycles comme ça et en fait moi très rapidement les médecins m'ont fait comprendre que chez moi ça ne marchait pas donc ça c'était plutôt une mauvaise nouvelle et donc à ce moment là j'étais à Lille parce que moi je suis originaire du nord et donc j'étais soigné à Lille à l'hôpital Oscar Lambret qui est vraiment super mais en fait ils n'ont pas la capacité de soigner des patients dans des cas comme le mien et donc très rapidement en fait ils m'ont redirigé vers un hôpital à Paris qui s'appelle l'hôpital Tenon où en fait il y a un professeur, le professeur Lotz qui est spécialisé sur les cancers testiculaires et les cancers des ovaires et qui a un service en fait de chambre stérile et donc là le principe en fait c'est d'envoyer la chignot la plus forte possible que le corps puisse accepter pour espérer se débarrasser en fait des cellules cancéreuses et des ganglions métastasées et là quand tu arrives à l'hôpital Tenon dans le service stérile tu arrives à un stade... plutôt critique en fait dans la maladie parce que je ne connais pas les taux de réussite de ce traitement mais c'est des gens qui sont déjà dans une situation très compliquée et donc en fait moi quand on m'a annoncé que j'allais devoir partir à Paris et donc que je sortais de cette statistique de 99% des patients avec des cancers vesticulaires qui guérissaient au bout de 3 ou 4 mois de chignot je me suis dit il faut que je trouve un truc auquel me raccrocher je me suis dit il faut que je trouve de l'inspiration et donc parce qu'il faut se rendre compte à Tenon en fait le parcours thérapeutique c'est t'as un mois en fait où t'es enfermé dans une chambre d'hôpital de 10 mètres carrés et où tu traverses des états mais juste lamentables pour te donner une idée je me suis pas nourri pendant 3 semaines j'ai pas bu d'eau pendant 15 jours ah ouais j'avais euh Vraiment, j'étais l'ombre de moi-même. Plus de système immunitaire, plus rien, incapable de me lever de mon lit, incapable même d'écouter un podcast. Je m'étais dit, on va essayer d'occuper le temps en écoutant des podcasts, en lisant des livres, etc. Impossible, impossible. Dans une forme tellement dégradée qu'en fait, tu ne peux vraiment rien faire. Et puis en plus, avec des risques de séquelles derrière très importants. Et donc en fait, tu pars là-dedans, tu te dis, bon ok c'est pour guérir mais le prix à payer est quand même pas neutre donc il faut quand même aller trouver une énergie pour garder cette flamme allumée cette flamme de combattant et donc ce que j'ai ce que j'ai demandé en fait en arrivant à Paris c'est de me mettre en relation avec des anciens patients qui s'en étaient sortis etc et en fait ça m'a ça a plutôt eu un effet contre-productif parce qu'en fait j'ai échangé avec des patients qui effectivement étaient sortis de la maladie depuis quelques années mais qui finalement était quand même très atteint physiquement ou psychologiquement et donc la projection que je m'en faisais en fait était vraiment négative et donc ça m'a pas vraiment mis en énergie et donc je me suis dit bon c'est pas possible il doit y avoir des parcours et des expériences de personnes qui s'en sortent beaucoup mieux que ça et qui ont fait des trucs incroyables et donc je suis allé basiquement sur internet et j'ai tapé sur Google j'ai d'abord cherché des gens qui avaient eu des cancers testicules j'ai trouvé des histoires mais juste incroyables il y en avait un anglais qui s'appelle James Golding je vous invite à aller taper son nom sur Google donc il a eu un cancer testiculaire à un stade à peu près aussi avancé que le mien et en fait en sortant de son cancer testiculaire il s'est dit je vais me mettre au vélo je vais faire du vélo puis il a commencé à faire de l'ultra à vélo et il a fait il s'est dit je vais gagner la course tu sais qui traverse les Etats-Unis la race across America exactement il l'a fait une première fois il s'est fait renverser par un camion il est tombé dans le coma il a fait je ne sais plus combien de mois d'hôpital une grosse galère et en ressortant de cet épisode il s'est remis sur la selle et il s'est dit je vais la gagner cette course et il a fini par la gagner histoire incroyable donc là je me dis c'est possible c'est possible et des histoires comme ça il y en a plein t'as reçu Axel Allétru c'est une histoire un peu différente mais tellement inspirant et donc en fait je me suis appuyé sur des témoignages comme ça et je me suis dit je veux faire pareil je veux faire pareil et de toute façon je vais guérir c'est pas une option et puis quand je serai guéri je vais réussir à faire des trucs que jamais je n'ai fait avant de tomber malade et donc c'est à ce moment là donc on est en juillet 2000 Je disais décembre 2022, mais c'était décembre 2021. Et donc, on est en juillet 2022. Et là, j'ai un copain qui vient me voir dans la chambre stérile. À ce moment-là, j'étais à peu près bien. Et je lui dis, écoute... moi je veux faire un truc incroyable en sortant, parce que je vais sortir de toute façon, et je veux faire un Ironman. J'avais fait un peu de triathlon avant, j'en ai fait quelques-uns, des M, des L, j'avais fait pas mal d'athlètes quand j'étais jeune, je faisais un peu de vélo depuis quelques années, jamais de course comme un Ironman. Et donc je lui ai dit, écoute, je veux faire un Ironman et je le ferai dans les 5 ans.
UNKNOWNIl m'a dit, ah ok...
SPEAKER_02Alors, je ne sais pas s'il me dit« Ok, je veux bien le faire avec toi par compassion», en imaginant qu'il ne le ferait pas. Mais en tout cas, il dit« Ok, partant, je le fais avec toi». Et du coup, j'ai réitéré ça avec pas mal de potes. Et finalement, j'ai réussi à mobiliser 15 potes autour du projet. Et à ce moment-là, ils ont tous dit… Encore une fois, je ne sais pas ce qu'ils imaginaient en 2022. Peut-être que c'était un peu trop abstrait pour qu'ils puissent se projeter très concrètement dans ce que ça voulait dire. mais en tout cas j'ai réussi à mobiliser 15 copains qui m'ont dit oui oui ok on fera l'Ironman avec toi avec grand plaisir dès que tu sortiras de l'hôpital on se met ce projet en tête et donc ça a commencé comme ça en fait
SPEAKER_00excellent juste je voudrais revenir sur un point du parcours thérapeutique donc est-ce que tu peux peut-être nous faire un rappel tu vois chimio c'est un terme que je pense à peu près tout le monde a entendu mais je sais pas si la notion si les gens voient bien ce à quoi ça correspond donc peut-être un rappel en gros c'est quoi le principe d'une chimio et l'intérêt des chambres stériles pourquoi est-ce qu'on t'a mis en chambre stérile à un moment donné
SPEAKER_02alors en fait le principe de la chimio c'est qu'on t'injecte un un produit médicamenteux dans les veines qui va détruire les cellules cancéreuses mais qui par la même occasion t'affaiblit quand même plutôt pas mal et donc t'as des chimios très différentes selon le type de cancer selon le stade d'avancement du cancer, tu parlais du stade 4 de ton ami donc là c'est un stade très avancé, c'est le stade le plus avancé en fait dans les cancers et donc selon le degré d'avancement et le niveau du cancer et le type de cancer il y a des chimios différentes qui produisent des effets différents on connait tous comme effet la perte de cheveux que j'ai eu la chance d'expérimenter assez vite et d'ailleurs tu parlais tout à l'heure du regard de l'entourage quand t'es malade ça change énormément quand tu commences à avoir des signes physiques évidents de la maladie et donc c'est vrai que la perte de cheveux c'est un truc c'est un truc qui changent les regards ça c'est évident et donc en fait la chimio c'est des injections qui sont faites à intervalles réguliers soit t'as des cures ou tu restes une semaine soit tu viens une journée comme ça et donc c'est assez dur parce qu'en fait ça te met dans des états de fatigue derrière qui sont juste indescriptibles j'ai vraiment traversé des périodes de fait que je n'avais jamais connu jusque-là dans ma vie. Et donc, la chambre stérile dont je parlais tout à l'heure, c'est quand tu as un niveau de chimio qui est tellement intense et donc... C'est vraiment des doses que le maximum que le corps puisse accepter. Au-delà, ça détruit les reins, ça détruit des organes vitaux. Donc, il dose la chimio à son maximum et il t'injecte ça dans les veines. Et en fait, la conséquence, c'est que ça détruit complètement ton système immunitaire. Et donc, pourquoi on te met en chambre stérile
UNKNOWN?
SPEAKER_02C'est que tu choppes un rhume ou un virus, j'en sais rien. En fait, ça peut te mettre à terre littéralement. Et donc, on est obligé de t'enfermer pendant un mois dans une chambre où tu as droit à les cinq visiteurs sur le mois, enfin, qu'il y ait cinq personnes différentes qui peuvent venir tous les jours, mais qui débarquent habillées en cosmodote dans ta chambre, enfin, c'est assez strict. Et tout ça, c'est parce qu'en fait, ton système immunitaire est complètement à plat, et donc, moi, en chambre stérile, ils m'ont fait des injections de moelle osseuse, donc grève de moelle osseuse, pour justement me rebooster mon mon système immunitaire ah ouais donc j'ai fait ça deux fois donc j'ai eu la chance en fait c'était de l'autogreffe donc en fait c'était ma propre moelle osseuse avant de commencer cette intensification chambre stérile en fait j'ai eu un prélèvement de moelle osseuse et cette moelle osseuse ils me l'ont réinjectée en fait durant les cures d'accord
SPEAKER_00donc c'était ça les 30 heures de bloc opératoire ou rien à
SPEAKER_02voir
UNKNOWN?
SPEAKER_02non ça c'est la suite du menu on peut continuer sur cette année parce que là on est pour te donner une idée la chambre stérile c'est sur l'été j'ai commencé en juin et j'ai terminé début septembre du coup durant l'été 2022 j'ai vécu ces cures c'était particulier parce que déjà l'été 2022 il a fait très très beau et puis Tu regardes un peu ce qui se passe sur Instagram, ce que font les gens, etc. Être enfermé dans une chambre d'hôpital en plein mois de juillet, en plein mois d'août, c'est assez dur. J'avoue que maintenant, j'ai la chance de croquer à la vie normalement. Je pense à tous ces malades qui sont enfermés à l'hôpital l'été. C'est hyper dur. À l'issue de cette cure en chambre stérile, en théorie t'es guéri les cellules cancéreuses ont été complètement anéanties par cette chimie haute dose et généralement t'as une ou deux petites opérations derrière pour t'enlever les résidus de cellules cancéreuses c'est souvent de la nécrose quand les cellules cancéreuses sont mortes t'as une ou deux opérations pour t'enlever ça et en fait moi je sors début septembre de l'hôpital à Paris c'est bon j'ai réussi à passé cette épreuve, maintenant on va enfin avoir des bonnes nouvelles et en fait premier Tepscan, c'est un scanner spécifique pour les cancers où ils t'injectent un produit qui met en évidence les cellules cancéreuses. Où je m'attendais, moi, à avoir plutôt une bonne nouvelle. Finalement, on me dit que le cancer est toujours là et est toujours bien actif. Et donc, la seule option qui s'offre à moi, finalement, c'est le traitement par chirurgie et donc par... en enlevant toutes les cellules cancéreuses directement partout où elles se situent et donc en fait je sors de chambre stérile début septembre et j'ai une première opération au niveau du ventre autour du 20 septembre la première opération plus de 10 heures de bloc où ils me sortent l'intérieur de mon ventre et ils vont gratter derrière et ils vont enlever toutes les cellules cancéreuses et ils ont enlevé quasiment 2 kilos de masse
SPEAKER_01cancéreuse
SPEAKER_02un truc incroyable et alors c'est assez marrant parce que j'avais une forme de cancer du testicule qui provoque en fait des développements de cellules anarchiques ce qu'on appelle l'utératome et donc en fait ils ont découvert des dents des muscles des tendons dans la masse en fait au niveau des cellules cancéreuses dans le ventre donc un truc assez incroyable
SPEAKER_00attends attends des dents des dents dans le ventre
SPEAKER_02en fait il faut comprendre que le cancer du testicule c'est un cancer qui est sur les cellules reproductives et donc ces cellules reproductives qui brillent complètement et donc derrière ça provoque des créations d'autres cellules et de manière complètement anarchique et donc l'oncologue qui me suit à Paris il me dit qu'ils ont déjà découvert un oeil dans le ventre d'une patiente donc tu peux découvrir des trucs incroyables J'avais pas d'œil, mais j'avais des dents et des bouts de muscles, du tendon, etc. Un truc hallucinant.
SPEAKER_00Hallucinant.
SPEAKER_02du coup première étape chirurgicale et donc bon là c'était plutôt c'était la première bonne nouvelle en fait de l'année parce que c'était une opération à risque et donc comme avant chaque opération le chirurgien t'annonce qu'il y a des risques opératoires etc etc sauf que là bon t'as 3 pages de risques opératoires et il y avait un des risques qui était assez important c'était en fait la masse cancéreuse jusque là il l'avait vue uniquement par scanner et en fait quand tu ouvres le ventre tu vois l'ampleur des choses de manière beaucoup plus précise et donc il y avait une possibilité en fait qu'ils ouvrent le ventre et puis finalement ils le referment directement parce que ils auraient pu juger que c'était trop compliqué finalement de nettoyer en fait l'ensemble des cellules cancéreuses que j'avais à l'intérieur du ventre donc heureusement pour moi ça s'est plutôt bien passé et puis j'ai eu vraiment aucune séquelle de ce qu'il m'avait promis parce qu'il m'avait dit on va devoir vous enlever un rein on va devoir vous mettre une prothèse d'artère des trucs assez incroyables et en fait j'ai eu la chance d'avoir une équipe de chirurgiens vraiment hyper compétents qui ont fait un travail d'orfèvre et j'ai quelques séquelles mais rien de dramatique par rapport à ce qu'il m'avait promis donc on arrive là première bonne nouvelle l'opéra... l'opération a réussi c'était la première étape parce qu'en fait il me restait tout un amas de cellules cancéreuses entre les poumons et donc en fait il y avait une deuxième étape où il fallait m'opérer au niveau du thorax et donc bon moi je pars sur cette deuxième opération plutôt confiant en me disant bon La première, a priori, était très compliquée. La deuxième, on n'en a pas trop parlé, donc c'est que ça doit être simple. J'arrive au rendez-vous préopératoire. Le chirurgien me dit, cette opération, c'est vraiment la plus compliquée, celle où il y a le plus de risques, avec potentiellement, on va devoir vous enlever un bout du poumon, etc. Des perspectives pas hyper chouettes. Et donc, on part sur cette opération et ça se passe moins bien que la première parce qu'ils avaient prévu 6 heures de bloc et en fait ça a duré 11 heures mais ils ont quand même fait un super travail parce que j'ai mes deux poumons en très bon état j'avais une paralysie du diaphragme mais on en reparlera peut-être après des miracles du sport mais cette paralysie je l'ai plus aujourd'hui alors que Ce n'était pas du tout prévu. Ils m'ont enlevé un air moteur pour un muscle de l'épaule. J'étais censé ne plus pouvoir lever mon bras au-dessus du niveau de l'épaule. Aucun problème pour nager le crawl dans le triathlon. Aucune séquelle. J'ai eu une petite dose de chance, beaucoup de talent des équipes. Le parcours thérapeutique s'est terminé sur cette opération-là. C'est deux opérations qui s'ajouter à d'autres opérations qu'il y avait eu avant d'ablation du testicule de prélèvements divers et variés pour qualifier le niveau des cellules cancéreuses que j'avais dans le corps et donc donc voilà et donc là on arrive en fin d'année 2022 et enfin on m'annonce que je suis en rémission
SPEAKER_00waouh comment du coup parce que donc Paris si si j'ai bien écouté ce que t'as dit Paris t'es arrivé au printemps c'est ça début de l'été
SPEAKER_02ouais exactement
SPEAKER_00t'es resté tout l'été j'imagine que ta femme elle devait avoir un travail ou en tout cas qu'elle est restée à Lille avec votre enfant
SPEAKER_02alors en fait j'ai commencé les traitements à Paris durant le mois de mai ça a commencé par des chimios à la journée je venais une fois par semaine après j'ai eu mes prélèvements de moelle osseuse à Paris également et j'ai commencé réellement l'hospitalisation mi-juin et donc jusqu'à fin août début septembre et donc à ce moment là ma femme a mis son travail en
SPEAKER_01pause
SPEAKER_02pour venir me voir plus régulièrement et donc notre fiston était dans la famille à droite à gauche alors c'était le seul avantage à la limite que ça se passe durant l'été c'est que c'est beaucoup plus facile d'organiser les vacances parce que tout le monde était à peu près en vacances à ce moment là donc on a pu confier notre fils à la famille durant l'été
SPEAKER_01Ok.
SPEAKER_00Ok, donc fin 2022, on est un an plus tard. Comment est-ce qu'ils te l'annoncent que tu es enfin en rémission, tu as des derniers contrôles
UNKNOWN?
SPEAKER_00Ils ne te le disent pas vraiment franchement parce qu'il y a toujours un petit peu un risque. Ça se passe comment
UNKNOWN?
SPEAKER_02Non, en fait, ils te le disent, ça arrive comme ça. En fait, tu as des prises de sang avec des marqueurs sanguins du cancer. Première fois que ma prise de sang est bonne avec des marqueurs sanguins qui sont dans les bornes d'une personne non atteinte par le cancer premier scanner où on dit vous avez beaucoup d'agrafes et compagnie dans le ventre mais plus de cellules cancéreuses et donc vous êtes en rémission et ça se passe comme ça et c'est très rapide et c'est vrai que c'est une étape un peu particulière parce qu'en fait t'as tout le poids de l'année que tu viens de vivre et puis en un rendez-vous de 15 minutes bravo vous êtes en rémission c'est fini
SPEAKER_00qu'est-ce qui se passe à ce moment-là dans ta tête
UNKNOWN?
SPEAKER_02ah bah là soulagement de dingue ça c'est clair parce qu'en fait il faut imaginer que durant toute l'année t'as l'impression de descendre les marges d'un escalier infernal et tu te demandes quand est-ce que ça va s'arrêter chaque fois qu'on allait voir un rendez-vous qu'on allait faire un scanner des prises de sang on avait l'impression qu'on avait que des mauvaises nouvelles et donc on a commencé à remonter cet escalier après la première opération et là quand on t'annonce que t'es en rémission tu grimpes 15 marches d'un coup c'est complètement incroyable quand on t'annonce ça j'étais encore très diminué parce que j'avais encore faut se rendre compte ils m'ont ouvert le ventre vraiment du thorax jusqu'à la base du pubi, ils m'ont ouvert le thorax sur le côté, ils m'ont ouvert dans le dos donc les opérations étaient quand même relativement récentes donc j'étais encore bien cassé mais tu te dis ça y est j'ai gagné j'ai gagné tout le champ des possibles s'ouvre à moi la vie la vie revient et c'est vraiment incroyable sensation de soulagement
SPEAKER_00Du coup, à quel moment est-ce que tu te rappelles de ce défi que tu avais lancé à tes potes et comment ça se met en place
UNKNOWN?
SPEAKER_02Écoute, comment ça se passe
UNKNOWN?
SPEAKER_02Comme je te disais, deuxième opération au niveau du thorax, ils sont obligés de me toucher à plein de nerfs qui sont plus ou moins importants. Il y en avait un notamment qui s'appelle le nerf phrénique qui te permet de prendre des respirations profondes et en fait celui-là il l'avait bien bien abîmé ils ont même hésité à le couper ils l'ont pas fait merci de ne pas l'avoir fait parce que aujourd'hui ça me permet de refaire des efforts physiques importants et donc à ce moment-là ils me disent bon bah il faut vous rééduquer d'un point de vue respiratoire donc on va vous prescrire de la kiné respiratoire que j'avais déjà commencé suite à l'opération parce que en fait après chacune des opérations j'ai quand même passé deux semaines sur la première opération et quasiment trois semaines sur la deuxième opération entre les soins intensifs et puis après les soins de suite plus classiques et donc j'avais commencé à faire des rééducations respiratoires avec tout un tas d'exercices et donc j'ai commencé à prendre rendez-vous avec un kiné incroyable de mon quartier ici à Lille jeune kiné sportif qui fait de l'athlète etc et à ce moment là on commence les séances de kiné respiratoire donc kiné respiratoire c'est pas des kinés très actifs t'es sur la table du kiné et puis on te fait des exercices de respiration etc donc rien de bien sorcier et je lui dis ah bah tiens j'avais un projet quand j'étais malade j'ai dit à des potes qu'on ferait l'Ironman Denis est-ce que ça te semble jouable
UNKNOWN?
SPEAKER_02Et là, il me dit, ben, tout est question de volonté. Je dis, ok, banco. Et en fait, ça a commencé comme ça. Et donc, je lui ai mis ce truc-là dans la tête et il a été... il m'a fait un programme incroyable donc on a très vite abandonné la kiné respiratoire parce que ça allait beaucoup mieux et on a commencé à faire des exercices de rééducation parce que forcément j'avais perdu toute ma capacité physique ce que je disais avant le cancer je faisais je fais toujours 1m91 je faisais plus de 90 kilos et là j'étais descendu à 75 kilos donc j'avais perdu entre les deux alors il y avait un peu de gras un peu de muscles mais en tout cas musculairement j'étais vraiment quasiment au point zéro et donc il m'a commencé une rééducation vraiment incroyable deux trois fois par semaine faire des séances chez lui et au fur et à mesure en fait il m'a dit si tu continues comme ça en fait l'Ironman tu peux le faire dès l'année prochaine donc là on était en 2023 et il me dit tu peux faire l'Ironman je voulais faire l'Ironman de Nice parce que dans mon imaginaire l'Ironman de Nice était le plus emblématique en France Et donc, je me dis, OK, go, on se met sur cette voie. Et donc, j'ai continué les séances de kiné avec lui jusqu'à fin juillet 2023. Et donc, il m'a remis en forme de manière progressive, mais de manière terriblement efficace parce que je ne me suis pas blessé une seule fois dans ma préparation à l'Ironman. Je partais vraiment du point zéro. Alors, j'avais un petit passé sportif derrière moi, j'étais vraiment reparti de très très bas
SPEAKER_00et c'est à quel moment que parce que t'évoquais un peu plus tôt le souci que t'avais au niveau du diaphragme ouais alors déjà qu'est-ce que c'était exactement c'est que t'avais plus aucun mouvement possible du diaphragme c'est ça
SPEAKER_02en fait j'avais le diaphragme paralysé un peu en biais donc j'avais le poumon gauche complètement écrasé donc plus aucune capacité pulmonaire ou quasiment plus sur le poumon gauche et Et effectivement, c'est un passage important et qui, à mon sens, peut donner de l'espoir quand parfois le corps médical pose un diagnostic qui peut paraître définitif. En fait, en début d'année 2023, je retourne voir le chirurgien thoracique qui m'a opéré et il me dit« Bon, désolé, on n'a pas pu faire autrement, mais on a hésité à couper votre nerf frénique, on ne l'a pas fait, mais il est en très très mauvais état, donc il y a très peu de chances que vous récupériez de la mobilité au niveau du diaphragme.» Par contre, ce que je peux vous proposer, c'est de vous opérer et de vous mettre des plaques qui maintiendront le diaphragme en bas pour que vous ayez votre capacité pulmonaire libérée, notamment au niveau du poumon
SPEAKER_00gauche. Parce qu'au quotidien, tu le sentais que tu avais cet écrasement du poumon gauche
UNKNOWN?
SPEAKER_00Ou c'était
SPEAKER_02vraiment qu'un effort
UNKNOWN?
SPEAKER_02Non, en fait, vu les niveaux d'effort que je fournissais à l'époque qui se résumait à monter l'escalier chez moi, je n'avais pas trop de signes de difficulté à ce niveau-là. et d'ailleurs c'est ce que je lui ai dit parce qu'il me dit si vous voulez on peut vous opérer d'ici deux mois moi je sors de mon année où j'ai un peu trop fréquenté les hôpitaux à mon goût et on me repropose une opération donc je dis non en réalité ça ne me gêne pas aujourd'hui ça ne me gêne pas et je ne me projette pas sur une nouvelle opération avec des risques et des conséquences qui sont liées à ça et donc je lui dis non je veux voir comment ça se passe et puis quand je reprendrai le sport si vraiment ça me gêne je reviendrai vous voir et puis on prévoira peut-être une opération et donc on commence comme ça et donc j'ai un scanner au début c'était tous les mois progressivement ça s'espace et bon chaque scanner je vois toujours ce poumon complètement comprimé ça bouge pas ça bouge pas et en fait au fur et à mesure j'augmentais mon intensité sportive donc Au début, je courais 1 km. Je marchais 500 m, je courais 1 km. Et puis, fin de la sortie, j'étais crevé. Et puis, progressivement, j'ai commencé à allonger mes sorties en course à pied. Je commençais à faire 3, 4, 5, 6 km. Et en fait, à force de faire du sport, j'ai récupéré 100% de mon diaphragme, de la mobilité de mon diaphragme. Je m'en suis rendu compte en faisant un scanner. Le radiologue me dit... tout va bien, aucune cellule cancéreuse, et je me dis mais attendez, il y a un truc qui a changé là, pour aller la dernière fois, il n'y a pas le poumon là, il est entier, et en fait, voilà, ça s'est fait naturellement, et en fait, c'est vraiment ce que m'a dit le chirthoracique ensuite, c'est que c'est vraiment le sport qui m'a permis de travailler cette capacité pulmonaire, et en fait, à force de travail, le diaphragme s'est réactivé, alors je ne sais pas comment ça fonctionne exactement, mais en tout cas, pas eu besoin de chirurgie, de plaque ou quoi que ce soit et là j'ai un diaphragme qui marche comme on peut rêver
SPEAKER_00quoi. Et lui il a été surpris le chirurgien thoracique quand il a vu ça
UNKNOWN?
SPEAKER_02Ouais alors il était hyper surpris alors il avait déjà été surpris une première fois parce que la deuxième opération donc c'était un chirurgien ORL et un chirurgien thoracique qui m'avait opéré et ils avaient déjà été étonnés une fois parce qu'il m'avait enlevé le nerf moteur de je sais plus quel muscle sur l'épaule et il m'a dit bah vous pourrez plus soulever votre épaule et plus lever le bras au-dessus du niveau de l'épaule. Et en fait, trois jours après l'opération, quand j'étais encore en soins intensifs, j'avais réussi à lever mon bras au-dessus du niveau de l'épaule. C'est pas possible. Et en fait, c'est pareil. Le fait d'avoir un passé sportif, apparemment, te permet de développer une capacité de récupération et même de substitution d'une certaine façon. parce que ce nerf ils l'ont enlevé ils l'avaient dans les mains et je pense qu'ils étaient suffisamment compétents pour savoir de quel nerf ils parlaient et en fait l'épaule fonctionne très bien elle a fonctionné très bien très rapidement donc ça c'était le premier étonnement et donc quand je lui ai dit quelques mois après que finalement mon diaphragme s'était remis exactement comme il était à l'origine il a un peu halluciné mais en même temps il a dit voilà c'est la magie du sport la magie du sport c'est incroyable c'était premiers messages c'est que faites du sport parce que franchement il y a des bénéfices qui sont insoupçonnés c'est vraiment incroyable et donc on arrive à ce moment là donc on est en juillet récupération du diaphragme et donc là on est à un an de l'Ironman et je me en juillet j'avais quand même déjà bien récupéré J'arrivais à courir quasiment 10 kilomètres, j'arrivais à faire du vélo, j'avais recommencé à nager, alors je ne pouvais pas nager plus de 50 mètres sans m'arrêter pour reprendre ma respiration parce que j'avais perdu toute ma petite compétence de nageur, mais en fait, voilà, ça me semblait possible. Et donc, comme d'habitude, sur ce genre d'épreuve très prisée, il faut prendre son dossard très très tôt. Et donc, c'est à ce moment-là, en fait, que j'ai dit aux copains, allez go, l'Ironman de Nice, ce ne sera pas dans 5 ans, ce sera en 2024 et donc on
SPEAKER_00y va attends mais c'était quand même fou parce que enfin un an c'est énorme mais c'est rien en même temps sans même parler de l'opération de tout ce par quoi t'étais passé un an avant se dire je prends un dossard alors que t'as du mal à courir 10 km que tu peux pas nager plus de 50 mètres c'est ambitieux quand même déjà
SPEAKER_02ouais et bon après j'étais en fait c'est ça qui est magique c'est que je partais en début d'année où j'étais vraiment au niveau zéro et en fait en juillet même si je courais à peine 10 kilomètres, ça me paraissait déjà
SPEAKER_01être
SPEAKER_02une évolution de malade et je me suis dit si je prolonge la courbe comme ça en théorie ça passe et puis au début en fait je m'étais dit l'objectif c'est juste de le faire tu le fais, tu t'entraînes pour le terminer et puis ce sera déjà énorme donc ça me paraissait possible à l'époque ça me paraissait possible et donc effectivement chez les copains qui s'attachent Je n'attendais pas que ce soit si rapide. Il y en a quelques-uns. Parce qu'en fait, dans le groupe, il y avait quelques triathlètes aguerris. Pour eux, ce n'était pas forcément une épreuve insurmontable. Mais il y en a d'autres, ils ont dû acheter leur vélo en juillet
SPEAKER_032023.
SPEAKER_02Ah oui, ok. Et d'ailleurs, on a un peu changé les règles. En fait, il y en a qui ont fait l'Ironman à distance full. Et puis, il y en a d'autres qui étaient vraiment éloignés du niveau Ironman, qui ont eu le droit de faire le half Ironman sur les 15 on en a les deux tiers qui ont fait l'Ironman et un tiers qui a fait le half mais ce qui est déjà pas mal pour des gens qui avaient jamais couru plus de 5 kilomètres et puis qui avaient jamais vraiment fait de vélo autrement que pour amener les enfants à la crèche ou pour faire une balade avec la famille en ville quoi
SPEAKER_00Ok, donc là, les dossards, ils sont dispoquants,
SPEAKER_02généralement
UNKNOWN?
SPEAKER_02C'est un an avant. Généralement, ça ouvre le lendemain de la course de l'année précédente, les inscriptions. Et puis, dans l'organisation Ironman, ils ont une logique de plus tu attends, plus ça te coûte cher. On s'est tous vite engagés et on a pris nos dossards assez rapidement.
SPEAKER_00ok et là du coup côté préparation enfin qu'est-ce que tu mets en place tu parlais de ce kiné il t'a accompagné du coup jusqu'au bout il y a eu d'autres personnes et à quoi ça a ressemblé un peu tu vois les grandes étapes de ta progression
SPEAKER_02écoute les grandes étapes de la progression dans mon kiné m'a dit à fin juillet en fait
SPEAKER_00quand
SPEAKER_02je courais 5 km sur son tapis c'est un petit cabinet de kiné donc donc il n'a pas énormément de place, il me faisait faire des exercices, je pense que tu es arrivé au bout de la capacité de ce que je peux te faire faire, maintenant il faut que tu te trouves un plan d'entraînement de ton côté, et donc j'ai la chance dans les 15 d'en avoir 2-3 qui sont des Ironman aguerris déjà, et dont un qui a un site qui fait du coaching pour les triathlètes. Et donc, on a comme ça fait un plan d'entraînement. Alors, je n'avais pas pris de coach, mais on s'est fait un plan d'entraînement entre copains avec beaucoup de séances entre potes. Je ne me suis pas inscrit dans un club. J'ai visité un moment et finalement, on a fait ça entre
SPEAKER_00copains. Est-ce que la plupart, vous étiez sur l'île
UNKNOWN?
SPEAKER_02La plupart, on était sur l'île. Alors, pas tous. Il y en avait entre l'île, Paris, il y en a quelques-uns Alpes, les plus lointains il y en a un qui habite à Dubaï mais bon voilà et donc en fait on a c'était vraiment une aventure incroyable parce qu'en fait on a fait ça et c'est important que j'en parle je me suis dit que c'était important de le faire pour une cause et donc au début je pensais créer Inasso ou faire quelque chose parce que mon idée c'était vraiment d'en parler de partager mon expérience et d'inspirer des malades comme je te l'ai dit en introduction et en fait je sais plus comment il parle le boulot en fait on m'a mis en relation avec un type incroyable je te partagerai ses coordonnées à l'occasion peut-être que tu pourras l'interviewer qui s'appelle Gilles Vanderspeck qui est un belge qui est très connu en Belgique et qui a à peu près mon âge et lui il a un cancer du pancréas et donc incurable encore une autre paire de manches et on lui a annoncé il y a 3-4 ans qu'il avait entre 2 et 20 ans d'espérance de vie Et en fait, il s'est dit, qu'est-ce que je vais laisser de mon passage sur Terre
UNKNOWN?
SPEAKER_02Et en fait, il a créé une asso qui s'appelle le profitivisme. Le profitivisme, c'est un mélange entre profiter de la vie et optimisme. Et son moto, en fait, c'est de montrer à tout le monde qu'en fait, on a beau avoir les pires crasses, d'avoir la maladie la plus dure qui nous atteint, etc., ça ne nous empêche pas de profiter de la vie avec optimisme et à être positif. et en fait ce gars il est incroyable c'est un cycliste donc le Il a réalisé des défis complètement fous, des trucs un peu loufoques. Il a pédalé pendant 24 heures sur un home trainer dans la Grande Roue à Bruxelles pour faire parler de son projet. Il y a tous les médias belges qui se sont intéressés au truc. Il a réussi à lancer un élan impressionnant, vraiment impressionnant. Il a créé une asso où il récolte des fonds pour aider les jeunes malades atteints du cancer de réaliser des défis sportifs. de fous pour leur redonner l'espoir à les remettre en confiance et donc on a fait l'Ironman on a couru pour le profitivisme et donc on a créé le nom de notre équipe c'était les Ironballs je ne fais pas l'explication et donc c'était vraiment un projet sympa parce qu'on avait un groupe tout le monde ne se connaissait pas dans les 15 et puis finalement pendant toute l'année on s'est suivi à distance ou de près dans les entraînements on s'est redonné pas mal de tips entre nous etc et donc c'était une très belle aventure humaine donc vraiment un beau projet
SPEAKER_00t'as eu des il y a eu des difficultés du coup du fait de tout ce par quoi t'es passé entre fin 2021 et fin 2022 que ce soit physique ou même on en a pas encore parlé mais j'imagine que quand tu vis quelque chose comme ça mentalement ça doit être éprouvant également
SPEAKER_02alors effectivement on a pas trop parlé de la partie mentale et voilà encore une fois je rebondis sur ce que je disais tout à l'heure je pense qu'il y a autant de façons d'appréhender le cancer qu'il y a de patients Moi, j'ai eu la chance de toujours regarder plutôt devant. Il y a eu des moments où j'étais vraiment dans le dur. À l'hôpital, je ne sais pas si c'est pareil dans tous les hôpitaux, mais en tout cas, il y a des services de psychologie qui sont mis à disposition, etc. J'ai eu un accompagnement là-dessus quand j'étais vraiment au plus mal. Mais assez rapidement, à partir du moment où j'ai commencé à regrimper les marges de cet escalier, je me suis mis dans une dans une optique très optimiste et plein de confiance. Comme chaque semaine, j'avais l'impression de progresser. Aujourd'hui, on a plein de manières de mesurer la progression. Je ne sais pas si c'est sur Strava ou des outils comme ça qui permettent de suivre les performances, mais le petit tour près de chez moi que je fais à pied, chaque semaine, je voyais que mon rythme cardiaque baissait à allure équivalente, que j'arrivais à des plus grandes sorties j'étais vraiment sur une progression et donc ça m'a d'une certaine façon ça m'a boosté et donc j'ai été vraiment mentalement je me suis senti très très fort je me suis senti très très fort et ça m'a beaucoup aidé même le jour de la course en fait mentalement ces 18 mois de préparation en fait ils m'ont complètement blindé comme je te le disais j'ai pas eu de blessure grâce au travail incroyable du kiné parce que avant quand je faisais de l'athlée j'étais des monsieur blessure, souvent en course à pied, on se blasse quand même souvent. J'avais toujours des essuie-glaces, des périostites, des trucs comme ça. Parce que quand je faisais les peaux, je reprenais trop vite, des trucs classiques. Et là, il m'a fait vraiment un programme où il m'a obligé à reprendre très progressivement avec du renfort, etc. Je ne me suis pas blessé une seule fois. Et ça, pour la confiance, c'est imparable.
UNKNOWNExcellent.
SPEAKER_00excellent excellent encore une fois l'importance du sport du coup dans un parcours de convalescence parce qu'autrement ces indicateurs tu vois de progression je sais pas trop au quotidien dans quoi tu les as t'es un peu moins essoufflé quand tu montes ton escalier enfin c'est hyper difficile sinon de te rendre compte à quel point tu reprogresses et t'es physiquement de nouveau au rendez-vous entre guillemets
SPEAKER_02ouais t'as raison c'est un bon point parce que en fait à côté de ça j'ai repris le boulot assez rapidement et ça qu'au boulot t'as pas vraiment cette sensation de progression limite quand tu reviens au boulot t'as un peu le syndrome de l'imposteur t'as l'impression d'être devenu nul parce que t'as pas travaillé pendant un an et donc niveau confiance zéro et donc cette confiance tu la reconstruis progressivement mais t'as pas d'indicateur de performance aussi précis que ceux que tu peux avoir dans le sport et c'est vrai que l'activité physique alors sans même aller jusqu'à se projeter dans un Ironman mais même se dire je pense aller mon objectif c'est de savoir courir 10 km dans 6 mois quand je sors de mon parcours thérapeutique c'est déjà un truc c'est un super objectif sur lequel on peut mesurer finalement la progression très facilement et ça c'est vrai que c'est c'est le meilleur des la meilleure des thérapies pour la tête en tout cas quand on sort de ce genre
SPEAKER_00d'épreuve du coup l'Ironman Ironman de Nice 2021 on y est qu'est-ce que qu'est-ce qui se passe du coup le jour de la course et peut-être même avant ça les sensations tu vois les émotions quand t'es sur la ligne de départ ou peut-être la veille quand il faut aller déposer le vélo dans le parc à vélo qu'est-ce que qu'est-ce qui se passe
SPEAKER_02pour toi
UNKNOWN?
SPEAKER_02Écoute alors l'Ironman de Nice t'y arrives pas à l'improviste j'avais fait un half un mois avant donc il y a une préparation qui est quand même assez assez intense. On avait fait Liège-Bastogne-Liège aussi à vélo. On s'est coltiné les 260 kilomètres. C'était fin mars. J'avais déjà eu quelques épreuves un peu emblématiques qui m'avaient beaucoup ému. En fait, c'est un peu des arrêts sur image où tu te dis... Le cerveau est bien fait parce que tu oublies très vite les épreuves difficiles qui sont derrière toi. Aujourd'hui, je te parle du cancer, j'ai l'impression que c'était il y a dix ans. Je suis sûrement moins précis dans ce que je raconte que si je l'avais raconté il y a un an. Et le fait d'avoir des arrêts sur image comme ça, sur une ligne de départ, sur des événements un peu marquants, ça te permet de mesurer aussi le chemin parcouru, la vitesse de récupération. Et donc, effectivement, quand j'arrive à Nice... c'est hyper chargé en émotions parce qu'en fait déjà pour moi sur ce projet que j'avais imaginé dans une chambre d'hôpital où Je savais à peine marcher, allongé sur mon lit d'hôpital, dans un état lamentable. Et là, 18 mois après, je suis sur la ligne de départ d'un Ironman qui n'est quand même pas une épreuve anodine dans le monde du triathlon. Truc incroyable. Deuxième sujet qui m'apporte beaucoup d'émotion, c'est tout l'entourage. À Nice, il y avait le groupe de 15. Il y avait... ma famille, ma belle-famille, les femmes et enfants des groupes de 15 parfois. On avait vraiment un groupe de supporters incroyable et j'étais vraiment content aussi que tout le monde soit allé au bout de l'engagement. Finalement, c'était une deuxième victoire. La première victoire, c'était vraiment de prendre le départ de cette épreuve en confiance, en imaginant que c'était possible de finir et d'avoir su engager 15 copains dans cette aventure et que tout le monde soit là au départ et que tout le monde ait vécu une préparation idéale et donc ça c'était vraiment chouette et c'était un... quand je parle d'arrêt sur image Nice pour le coup quand tu commences à mettre ton bonnet pour partir en mer et enfiler tes lunettes tu te dis ça y est j'y suis ça y est j'y suis C'est vraiment une sensation incroyable. En fait, la sensation du départ de course, je pense que tout le monde peut la ressentir. Toutes les personnes qui ont déjà porté un dossard l'ont ressenti. Là, il faut imaginer que c'est amplifié à puissance 10. C'est un moment vraiment
SPEAKER_00spécial. C'est lequel le Half Ironman que tu as fait en prépa
UNKNOWN?
SPEAKER_02J'ai fait Fréjus. Ce n'est pas un label Half parce que les distances sont pas exactement la même mais c'est à peu près ça 2 km de neige 83 km de vélo et 17 km à pied donc c'est pas exactement un half dans la pure définition du half mais c'est à peu près
SPEAKER_00la même distance ok du coup le le top départ est lancé comment est-ce qu'elle se passe cette course est-ce que avec autant de soutien autant d'énergie et et finalement de gens qui sont mobilisés est-ce que est-ce que tu penses que ça a été à un moment donné, envisageable que tu abandonnes ou c'était absolument impossible
UNKNOWN?
SPEAKER_00Dès le départ, tu t'es dit je finis, c'est une certitude absolue.
SPEAKER_02Non, alors en fait… au début l'Ironman je me suis inscrit en me disant il faut le finir quiconque participe à un Ironman à part peut-être la catégorie Elite l'objectif c'est quand même de le finir et c'est déjà un bel accomplissement en soi et en fait j'ai tellement eu une belle préparation que je me suis mis un objectif de temps à l'arrivée je me suis dit il faut que je finisse cet Ironman en faisant une performance honorable et donc je suis parti de là boosté avec un une certaine hargne, en fait, d'une envie de me battre. Et le fait d'avoir ce public autour de moi, je ne voulais pas les décevoir parce qu'en fait, tous ces gens qui étaient là à m'encourager, c'est aussi tous les gens qui m'ont encouragé quand j'étais malade, qui m'ont soutenu, qui ont été là pour moi. Et donc, c'était aussi une manière pour moi de leur montrer que grâce à eux j'ai pu faire ça en juin 2024 et puis non seulement je le fais mais je veux bien le faire et ça sera un grand moment de bonheur pour moi mais aussi pour eux et donc non à aucun moment je me suis dit je peux abandonner je vais le faire dans un bon temps et si ça se passe mal je le finirai coûte que coûte
SPEAKER_00et c'était quoi le chrono que tu visais
UNKNOWN?
SPEAKER_02je visais 12h je visais 12h au début et j'ai finalement fait mieux que ça t'as
SPEAKER_00mis combien de temps
UNKNOWN?
SPEAKER_00j'ai mis 11h21 ah ouais balèze ah ouais c'est hallucinant quand même la progression en un an boucler un Ironman en à peine plus de 11h alors que tu courais pas difficilement 10km 12 mois avant c'est absolument dingue et t'as fini dans quel état t'étais complètement rincé ou finalement bien
SPEAKER_02bah écoute ça va peut-être paraître prétentieux mais à la limite le moment où tu sens le plus l'encouragement des supporters c'est pendant le marathon parce que le marathon de l'Ironman de Nice tu fais 4 boucles sur l'après-midi des anglais et donc tu repasses potentiellement 8 fois devant ton bloc de supporters et donc notre le blog des supporters, vous avez fait des drapeaux à Iron Balls, on avait tous des trifonctions à Iron Balls, donc on
SPEAKER_03était
SPEAKER_02très reconnaissables, et donc une énergie de dingue pendant tout le marathon, et en fait, durant la dernière boucle du marathon, je me suis dit, aïe aïe aïe, c'est bientôt terminé, presque déçu en fait j'en aurais bien refait une cinquième tellement c'était un kiff là dessus j'ai eu de la chance parce que c'était j'ai vraiment passé un bon moment toute la course globalement de la natation même si la natation j'ai pas fait exactement ce que je voulais mais ça s'est plutôt bien passé le vélo le parcours vélo de Nice c'est juste incroyable t'en prends plein les yeux c'est magique puis on a eu une météo idéale parce que la Ironman de Nice il peut faire très très
SPEAKER_03chaud
SPEAKER_02nous il a pas fait trop chaud il a dû faire entre 25 et 30 degrés donc c'était hyper agréable et donc pendant le marathon je pars les premières boucles j'ai l'impression que j'ai des ailes qui ont poussé je pars sur une base hyper rapide et en fait rapidement mon frère qui regardait les chronos il me dit ralentis un peu tu vas jamais tenir à ce rythme j'étais boosté j'étais dans une espèce d'euphorie presque une trance parce que c'est vraiment à ce moment là où j'ai mesuré tout le parcours j'étais vraiment trop content je courais bien j'avais des super sensations dernière boucle un peu mal aux jambes ça reste un marathon mais mentalement trop content trop content big smile enfin c'est j'ai vraiment passé un super moment franchement un super moment et ça m'a donné envie d'en refaire alors je sais pas quand est-ce que je referai un Ironman mais j'ai passé ouais j'ai passé vraiment une belle course une très très belle course excellent
SPEAKER_00passé la ligne d'arrivée est-ce que t'as eu aussi des émotions tu vois un peu particulières comme ce que t'évoquais au moment du départ une sorte de réalisation ou ça c'est déjà ce que tu viens d'expliquer ce que t'avais eu pendant la course
SPEAKER_02passer la course c'est dans l'instant juste après la course t'es toujours un peu dans cet état d'euphorie et donc c'est génial puis l'Ironman de Nice c'est une organisation de dingue c'est vraiment c'est un très gros événement donc ça fait partie de ces événements où il y a une fête autour d'une certaine façon donc tu restes dans une atmosphère hyper chouette pendant un petit moment le moment le plus dur c'est enfin le plus dur entre guillemets c'est la redescente en fait après ça c'est vrai sur tous les grands projets sportifs et non sportifs d'ailleurs c'est que t'as un côté où ça y est c'est passé ce projet pour lequel je me suis entraîné 15-20 heures semaine pendant des mois et des mois et des mois finalement ça y est c'est passé ça s'est bien passé c'est fini et ça c'est un peu particulier parce qu'en même temps tu te dis que la boucle est bouclée mais petite nostalgie quand même petite nostalgie ouais
SPEAKER_00Donc tu penses, tu disais, qu'il y aura d'autres épreuves type Ironman ou peut-être d'autres épreuves, pas forcément dans le triathlon, mais d'endurance comme celle-ci
UNKNOWN?
SPEAKER_02Triathlon, je vais continuer parce que c'est vraiment un super sport. Je ne sais pas si tu as déjà expérimenté, mais moi je viens plutôt de l'athlétisme au début. Il y a dix ans, je faisais beaucoup de semi-marathons, etc. et j'étais souvent blessé. Et la magie du triathlon, c'est que les entraînements, les trois sports sont quand même très complémentaires et donc tu te blesses quand même moins régulièrement et la récup musculaire et articulaire finalement elle est beaucoup plus rapide que sur des courses de demi fond de course à pied donc je vais continuer le triathlon plutôt sur des formats un peu plus courts au début parce que je me vois pas infliger à ma femme encore 15-20 heures d'entraînement cette année parce que c'est un vrai engagement et c'est ça c'est là où ma femme Laura était incroyable c'est qu'elle a su Elle m'a supporté pendant le cancer et elle m'a aussi supporté pendant la préparation Ironman. Je l'ai quand même infligé à peine sorti de l'hôpital. Alors, je n'étais pas à 15-20 heures de sport semaine au début, mais sur les 9 mois précédant l'Ironman, c'est quand même des volumes d'entraînement qui sont assez significatifs. Et donc, forcément, avec le boulot, etc., ça grappille sur ta vie privée. Et donc, ce sacrifice de son côté, je ne vais pas lui imposer tout de suite. Il n'y a pas tant qu'on aura des jeunes enfants. Peut-être qu'un jour, si j'arrive à mettre mes enfants au triathlon je me remettrai
SPEAKER_00sur un Ironman mais pas tout de suite excellent punaise Louis quelle histoire c'est vraiment dingue est-ce que t'as prévu alors là on fait ce podcast c'est fabuleux moi je suis super content que tu sois venu partager ton histoire ici mais est-ce que t'as prévu ou est-ce que tu l'as déjà fait peut-être pour faire écho à ce que tu disais un peu plus tôt ou quand t'as t'es débarqué sur Paris en chambre stérile t'as essayé de chercher des histoires pour t'inspirer, pour te motiver de gens qui avaient vaincu le cancer. Est-ce que toi, depuis, tu as fait cet exercice d'aller partager ton histoire auprès de gens en service de cancérologie ou dans les hôpitaux ou pas encore
UNKNOWN?
SPEAKER_02Pas encore sous ce format. Je l'ai proposé au professeur qui m'a suivi à Paris. Et en fait, il préfère prendre des patients qui sont qui ont un peu plus d'ancienneté entre guillemets dans le poste dans l'après maladie ok euh bon pour des raisons qu'on peut imaginer et euh donc je l'ai fait différemment donc avec Gilles dont je te parlais tout à l'heure euh on a on a intervenu euh sur une radio française alors sur un format beaucoup plus court et euh c'est vrai que le format podcast est quand même super chouette parce que tu peux quand même un peu plus expliquer le parcours et ça permet aux personnes qui vont l'écouter de bah de s'identifier ou de se projeter beaucoup plus facilement donc on a fait une interview radio qui a duré 15 minutes pour parler de mon parcours et de l'équipe Ironballs qui a fait l'Ironman et aussi pour parler de l'association de Gilles du profitifisme Gilles il organise régulièrement des soirées il appelle les soirées cactus en fait son principe que j'expliquais tout à l'heure c'est finalement c'est pas parce que tu as des difficultés dans ta vie que tu dois perdre confiance et ne pas profiter de la vie avec optimisme et donc ces soirées cactus en fait c'est pas parce que tu as un cactus dans ta vie que tu dois t'asseoir dessus et donc il fait intervenir des personnes qui ont eu des expériences inspirantes et donc il invite toutes les personnes qui sont confrontées à la maladie à écouter ses conférences et donc je devais intervenir en juillet mais malheureusement Gilles là il est dans une une mauvaise passe et donc on a dû décaler la soirée mais donc on va la réorganiser rapidement et puis non après je réfléchis à l'écriture d'un livre mais en tout cas poser un peu cette histoire et pour que je puisse la partager aussi d'une certaine manière à mon fils qui lui ne se souviendra de rien parce qu'en
SPEAKER_03fait
SPEAKER_02il avait entre 9 mois et 1 an et demi et qui pourtant pour moi a été un immense bol d'air en fait à travers toutes les souffrances que j'ai vécues c'est finalement un enfant de cet âge là que t'aies plus de cheveux que tu sois dans un état lamentable ou pas il te regardera jamais différemment, tu restes son papa et donc je pense que c'est important que je raconte un peu de manière précise ce qui s'est passé pour que lui aussi puisse se l'approprier et puis après peut-être l'utiliser aussi pour faire un témoignage à un public plus large mais je pense qu'il faut que je me lance dans cette écriture parce qu'effectivement plus le temps passe et plus les souvenirs sont lointains et donc c'est un projet que j'ai en tête
SPEAKER_00je te posais la question parce que j'ai eu plusieurs invités qui ont dû faire face à des grosses galères de la vie et en fait j'ai percuté quand tu là avec ton témoignage un peu plus tôt quand tu disais que tu avais tout de suite cherché tu vois des exemples pour t'inspirer de gens qui avaient surmonté le cancer en fait ça m'a fait percuter que c'est systématiquement j'ai l'impression la démarche en tout cas les gens que j'ai eu au micro du podcast c'est systématiquement la démarche qui est mise en place naturellement j'ai l'impression tu vois je pense à Manuel c'est un un invité que j'ai reçu qui a été qui a perdu sa jambe qui a été amputé de la alors je crois sous le genou suite à une attaque de requins à Hawaï pendant qu'il surfait une de ses des premières choses en fait qu'il a vachement aidé c'est qu'il a deux deux victimes d'attaques de requins de Hawaï qui sont venus le voir à l'hôpital quasiment immédiatement dès qu'ils ont appris que c'était arrivé parce que c'est tellement rare en fait que contrairement à ce qu'on pense que qu'ils se sont serrés les coudes ils sont venus le voir j'ai eu un ancien membre des forces spéciales Cyril Chaboun qui a qui a sauté sur un drone piégé et qui a perdu ses deux jambes et et qui lui tout de suite tu vois c'était sa démarche aussi d'essayer de contacter des gens même à l'étranger hors de France parce qu'il trouvait personne en France qui son objectif à lui c'était de remarcher avec ses prothèses et de pas finir en fauteuil et il arrivait pas à trouver d'histoire enfin de parcours de gens qui étaient capables de faire ça jusqu'à ce que il en on découvre aux Etats-Unis et j'en ai plein d'autres comme ça des exemples de gens à qui il est arrivé des grosses galères et c'est souvent quand il y a la perte de capacité physique on a ce besoin j'ai l'impression de trouver de se rassurer en se disant ok en fait c'est possible il y en a d'autres qui l'ont fait avant moi ils partagent leurs histoires et donc il y a encore de l'espoir et il faut que je m'accroche à ça je pourrais le faire moi aussi un jour
SPEAKER_02mais en fait clairement
SPEAKER_00je
SPEAKER_02trouve que c'est se trouver un objectif réalisable c'est une aide énorme parce que tu peux imaginer plein de choses mais si t'as pas vérifié que c'était faisable c'est quand même assez difficile de se projeter et donc de trouver des témoignages de gens qui ont réalisé ça c'est hyper puissant donc et ton podcast de nous faire témoigner sur des histoires comme ça je trouve que c'est hyper utile et encore une fois j'espère que ça va arriver jusqu'aux oreilles de personnes qui en ont besoin aujourd'hui parce que quand t'es dans le dur et que tu rencontres des difficultés de la vie moralement parfois c'est vraiment très très dur et donc d'avoir ces petites lumières au bout du tunnel et de s'accrocher à ça franchement c'est des bouées de sauvetage presque vital parce que si t'as pas ça en fait et c'est là où j'ai beaucoup d'admiration pour les personnes qui vivent des périodes très compliquées et pour lesquelles la seule issue c'est de toute façon de finir dans un état très très dégradé par rapport à l'état dans lequel ils sont actuellement ça franchement c'est c'est c'est Hyper dur, hyper dur. Et donc, tant que tu as la capacité de te projeter sur un futur plus désirable, en fait, ça te donne une énergie... inépuisable et donc pour ça franchement ton podcast canon et je pense que j'ai réfléchi moi à un moment comment faire pour amener je sais pas par un magazine un livre dans les hôpitaux tous ces témoignages pour essayer de toucher le maximum de personnes mais bon c'est vrai que c'est un truc que j'ai pas encore suffisamment exploré mais je pense que c'est vraiment une mission avec une très très belle utilité ouais
SPEAKER_00Affaire à suivre. Affaire à suivre. Écoute, Louis, un immense merci. On est arrivé au bout. Je sais que tu avais une petite contrainte horaire. C'était vraiment un plaisir absolu de te recevoir. Parcours, on a déjà dû te le dire plein de fois, mais extrêmement inspirant. Merci pour tout ce que tu as partagé aussi sur toute la phase de la maladie dont je te le disais. Moi, perso, cancer testiculaire, tu es un peu la première personne qui m'en parle en détail. Je pense que sera très utile pour plein de gens est-ce que même si on a déjà évoqué plein de choses t'as déjà fait passer beaucoup de messages est-ce qu'il y a est-ce qu'il y a une dernière chose par laquelle tu voudrais conclure cet épisode sur les
SPEAKER_02frappés écoute bah déjà merci merci Loïc de m'avoir reçu et de m'avoir permis de témoigner sur cette sur cette histoire et par quoi je voudrais conclure bah t'en as déjà parlé je pense qu'il y a moi j'ai trois trois messages à faire passer bon le premier c'est effectivement partager ce besoin de faire de l'auto-diagnostic chez les hommes de 15 à 35 ans c'est vraiment hyper important moi c'est un truc que j'ai fait depuis le début de ma maladie j'ai fait une page Instagram et un jour sur deux je postais le lien vers le tuto pour s'auto-diagnostiquer et j'ai deux personnes que je connaissais pas directement mais indirectement qui ont découvert leur cancer testiculaire comme ça et donc qui ont été pour le coup qui ont même pas eu de chignot en fait, j'ai juste eu une opération d'ablation et c'était terminé donc une opération qui dure une heure ou deux et le lendemain ou le surlendemain j'étais de retour au travail vraiment faites-le, passez le message autour de vous, c'est vraiment dommage de devoir passer par des épreuves comme celles que j'ai vécues en ne sachant pas comment se diagnostiquer, donc il y a vraiment plein de tutos sur Youtube qui sont très bien faits deuxième message à tous ceux qui souffrent en ce moment accrochez-vous à des futurs désirables et réalisables et n'arrêtez pas de vous battre parce que ça vaut vraiment le
SPEAKER_03coup
SPEAKER_02et jamais j'aurais imaginé que j'aurais pu... accomplir l'Ironman de Nice 18 mois après mon long séjour à l'hôpital. Et donc, tout est possible. Même si, parfois, les médecins peuvent avoir un discours froid qui peut paraître pessimiste en tant que patient, il ne faut jamais écarter tous les possibles. Et puis, dernier message... allez sur la page du profitivisme ou de Gilles Vanderspeck sur Instagram vous pouvez taper Gilles Vanderspeck sur Google et vous allez vous allez trouver rapidement sa page Instagram et voilà vous allez découvrir un gars ultra inspirant et en ce moment il a besoin d'énergie donc si vous pouvez lui envoyer un peu d'énergie c'est top et voilà voilà un peu les trois messages que je voulais faire passer et encore une fois un grand merci Loïc pour ce moment partagé
SPEAKER_00et Écoute, Louis, avec grand plaisir. Comme d'habitude, les liens sont en description de l'épisode vers les réseaux sociaux de Louis, de Gilles. Donc, n'hésitez pas à aller regarder ça. Et puis, une nouvelle fois, un grand, grand merci, Louis. Et je te dis peut-être à une prochaine pour un débrief sur la nouvelle folie sportive dans laquelle tu vas te
SPEAKER_02lancer.
UNKNOWNAvec plaisir. Salut.
SPEAKER_00Merci d'avoir écouté cet incroyable témoignage de Louis jusqu'au bout. Partagez cet épisode à fond autour de vous. N'hésitez pas également à aller cliquer sur tous les liens en description de l'épisode. J'en ai mis un peu plus que d'habitude, mais je pense que le sujet vaut la peine d'y passer quelques secondes en termes de sensibilisation et de prévention. Si vous souhaitez soutenir le podcast, pensez également à parler des frappés à un maximum de personnes. Le bouche à oreille, c'est une des manières les plus efficaces de faire connaître tous ces invités incroyables Merci à vous, chaque euro compte. Je vous dis un grand merci pour votre fidélité et à la semaine prochaine pour un nouvel épisode.
UNKNOWNSalut les frappés! Sous-titrage ST' 501