Hello, hello, vous écoutez les Frappés, le podcast de celles et ceux qui se dépassent. Je suis votre hôte Loïc, ancien sportif de haut niveau en judo, coach, préparateur mental et amoureux d'activités outdoor en tout genre. Ma conviction, c'est qu'on a tous une petite étincelle de folie et d'audace, une version un peu frappée de nous-mêmes au potentiel exceptionnel qui sommeille en nous. J'ai créé ce podcast pour vous faire découvrir des femmes et des hommes qui ont osé le réveiller. Mes invités sont des athlètes de tout niveau, des aventuriers professionnels, des voyageuses au long cours, des entrepreneuses ou encore des militaires. Sous-titrage ST' 501 Hello Lionel, bienvenue sur le podcast, absolument ravi de te recevoir au micro des Frappés. Bonjour à tous, merci de me recevoir. Avec grand grand plaisir. On va à un épisode un peu différent en tout cas de la série d'épisodes récents que j'ai eu où on a énormément parlé d'aventure et d'exploration. Là on va parler très certainement de sport, d'outdoor en tout cas, ça c'est certain, mais aussi d'aventure entrepreneuriale celle-ci, puisque c'est clairement ce qui marque ton parcours en tant que PDG de Simal pour aujourd'hui, mais tu n'en es pas à ton coup d'essai, loin de là. Donc, ce que je te propose, Lionel, c'est tout simplement de commencer par nous expliquer un peu dans les grandes lignes quel a été ton parcours, tes études et puis tes débuts dans la vie active jusqu'à ce que tu arrives à Simal. Ça fait beaucoup,
SPEAKER_00mais dans les grandes lignes, ça a donné quoi
UNKNOWN?
SPEAKER_00Super. Si on commence par les études, donc moi, j'ai une formation d'ingénieur en plutôt généraliste avec une spécialisation dans les télécoms. Donc, on est assez loin, que ce soit de la montagne ou du textile. Mais c'est bien, c'est que la vie nous laisse souvent des surprises. Donc, suite à ces études, j'ai eu l'occasion de travailler pour une entreprise sur Paris, une entreprise allemande dans mon secteur d'activité. Et j'ai également... Merci beaucoup. cofonder une entreprise avec deux amis d'école avec l'idée de faire du contrôle qualité pour des entreprises françaises en Asie ok dans le secteur des télécoms
SPEAKER_01ou même pas forcément
SPEAKER_00alors pas du tout du contrôle qualité donc en fait le principe c'est d'aller dans les usines et de vérifier donc d'avoir les clients sont les donneurs d'ordre et on va dans les usines vérifier que le produit correspond à ce qu'ils ont commander et détailler sur leur cahier des charges donc de vérifier en quelque sorte la conformité et puis après il y a d'autres pour des produits plus techniques ça peut être faire des tests en laboratoire ce genre de procédure en fonction des besoins des clients en fait mon idée c'est moi qui avais ressenti ce besoin c'est qu'il existe des grands groupes qui font ce métier comme Bureau Veritas ou SGS, qui sont des entreprises de plusieurs dizaines de milliers de personnes. Et du coup, c'est assez difficile pour une petite entreprise d'avoir accès à ce type de service. Et donc là, on est dans les années 2003-2005. De plus en plus d'entreprises ont des difficultés à produire en France et en Europe et se tournent vers la Chine, mais lorsqu'ils vont en Chine, ils ont souvent des problèmes de conformité, de qualité. Et donc, l'idée, c'était d'aider justement les PME, les plus petites entreprises à avoir un service un peu sur mesure. C'est comme ça que j'ai commencé ma vie entrepreneuriale. Excellent. Donc là,
SPEAKER_01vous étiez tu disais trois, c'est ça
UNKNOWN?
SPEAKER_01Trois
SPEAKER_00amis d'école
UNKNOWN?
SPEAKER_00Oui, c'est ça. On a commencé à trois et on a commencé à faire ce travail là, ça n'a pas été facile tous les jours. À chaque fois, il faut trouver ce qu'on appelle le product market fit, le bon produit, la bonne façon de vendre ta prestation. Nous, on a galéré pendant à peu près trois ans jusqu'à trouver le bon type de client, le bon type de prestation et une fois que tout ça a été enclenché, la Là, ça s'est beaucoup mieux passé. Et on est rapidement passé à quelques dizaines. Puis, moi, quand j'ai arrêté l'aventure, on était un peu plus d'une centaine. Ah oui, quand même. Donc, gros succès entrepreneurial. Alors, c'est un métier où il faut beaucoup de personnel. Donc, tu ne peux pas le comparer, par exemple, avec l'aventure Simalpe aujourd'hui. Mais oui, c'était... on avait une implantation qui avait été faite en Inde dans plusieurs autres pays donc ouais c'était une très belle aventure
SPEAKER_01et donc in fine le business model une fois que vous aviez trouvé ce PMF c'était
SPEAKER_00quoi
UNKNOWN?
SPEAKER_00c'était plutôt en fait au final on s'est retrouvé avec plutôt des grands groupes comme clients parce qu'en fait les plus petites entreprises n'avaient pas de service qualité et du coup ils nous faisaient travailler une première fois avec leur fournisseur une fois, deux fois, puis après, ils avaient l'impression de payer pour rien, ce qui est d'une certaine façon est vrai, puisque quand tu as quelqu'un qui a contrôlé ta marchandise et qu'elle est bonne, tu as payé pour rien. Sauf qu'il faut le voir dans un ensemble, mais c'est plutôt le cas quand tu as une entreprise un peu plus grande et que du coup, tu as un vrai service qualité autour et du coup, tu acceptes d'allouer une certaine partie de ton coût du produit qui va à la conformité et de faire des tests pour rien, juste pour t'assurer que tout va bien. C'est comme quand tu payes l'assurance. Si tu payes l'assurance de ta voiture et que tu n'as aucun accident, finalement, tu as payé pour
SPEAKER_01rien. Et donc, vos arguments, c'était quoi
UNKNOWN?
SPEAKER_01Vous vendiez le manque à gagner que les problèmes qualité pouvaient engendrer
UNKNOWN?
SPEAKER_01C'était quoi, en gros, la manière
SPEAKER_00que vous alliez la faire
UNKNOWN?
SPEAKER_00L'argumentaire, tu veux dire
UNKNOWN?
SPEAKER_00Quand ça a bien marché
UNKNOWN?
SPEAKER_01Quand ça a bien
SPEAKER_00marché, oui. En fait, quand tu t'adresses à des groupes qui sont beaucoup plus structurés, qui ont pour le coup des vraies équipes de qualité, la question pour eux ne se pose même pas. Ils ont besoin de faire un contrôle qualité de leurs produits avant qu'ils soient embarqués dans le bateau et à cheminer vers leurs clients. Donc, en fait, c'est juste de te positionner face à d'autres entreprises et notamment on avait souvent SGS en face de nous et là pour le coup on vendait plutôt une entreprise à taille humaine avec un relationnel beaucoup plus facile des procédures plus
SPEAKER_01modernes voilà ok la réactivité j'imagine ok super intéressant ok toi à ce moment là du coup t'as quel âge quand l'aventure entrepreneuriale commence
UNKNOWN?
SPEAKER_00alors j'ai fini mes études et ça démarre à peu près 2 ans après donc j'ai 24-25 ans c'est bien parce que t'es jeune, t'es fou t'as pas de tu te rends pas compte de tous les problèmes qu'il va falloir que tu gères donc ça c'est quand même une bonne chose parce que si t'en es trop conscient je pense que tu fais pas grand chose c'est vrai dans tout, dans les projets, dans les aventuriers que tu reçois aussi, je pense que si l'ensemble savait tout ce qui les attendait au milieu de leur périple, il n'y en a pas beaucoup qui partiraient. Donc, il faut quand même être un minimum inconscient. Et puis, surtout, à cette époque-là, je n'avais pas moi de famille. Enfin, de famille. Je n'avais pas fondé de famille. Donc, c'est quand même plus facile quand tu n'as que ta bouche à nourrir.
SPEAKER_01Oui, clairement. Enfin, plus facile, oui. Ça fait des paramètres... un paramètre bien complexe à gérer en
SPEAKER_00moins, j'imagine, le fait qu'il
SPEAKER_01n'y
SPEAKER_00ait pas de famille. En tout cas, c'était ma vision, c'est que tu peux prendre des risques pour toi, mais le moment où je me suis retrouvé, j'avais 34 ans, je crois, quand j'étais papa. Quand tu as des enfants, tu ne peux plus prendre les mêmes risques. Tu as une responsabilité qui s'ajoute sur tes épaules et qui est quand même assez forte. Clairement. Donc, Donc voilà, ça, ça a pris fin, en fait, pour moi, dans les années... En 2010, 2010-2011, on a... À cette époque-là, il y avait un peu plus d'une centaine de collaborateurs et on a été approchés par plusieurs entreprises assez importantes qui voulaient racheter. Moi, on avait... Des intérêts qui n'étaient pas forcément alignés à cette époque-là. On s'est toujours très bien entendus avec mes deux associés. Donc, je n'ai pas eu du tout de problème de ce côté-là. Mais on avait des intérêts qui n'étaient pas forcément les mêmes. Et en fait, ce qu'on a trouvé, c'est que la meilleure solution, c'est que moi, je sors. Donc, ils m'achètent les parts et qu'eux puissent après faire comme ils veulent. Et moi, j'avais ce projet... En fait, j'avais en même temps mon papa qui... qui avait le souhait de partir à la retraite, de prendre sa retraite, et une entreprise qui s'appelle Manufacture Dromoise de Confection, qui est l'entreprise aujourd'hui qui porte Simalp, qui était un peu en difficulté parce que modèle économique un peu vieillissant, et difficulté des marques à trouver leur cible, Et donc moi, mon père a créé cette entreprise, moi j'avais 4-5 ans, donc j'ai grandi avec les discussions sur l'entreprise, avec beaucoup de temps passé à aider les personnes qui travaillaient, voilà, il me faisait... travailler quand j'étais plus petit, donner un coup de main contre rémunération, il y a prescription
SPEAKER_02donc on peut
SPEAKER_00le dire mais enfin voilà moi je suis content parce que voilà c'était l'occasion de comprendre aussi, j'étais en stage je pense à partir de 8-9 ans je commençais à donner la main et à me faire quelques sous donc c'était cool et étant fils unique je partageais beaucoup de discussions avec mes parents sur la Donc, je t'avoue que quand il m'a fait part de ce souhait d'arrêter l'aventure, j'ai considéré... Une chose que je n'avais pas forcément considérée dans mon existence qui était de reprendre l'entreprise de mon papa. Je n'y avais pas pensé parce que tout simplement, pendant toute la période où j'ai grandi dans ma famille, le sujet c'était plutôt que le textile était quand même un métier difficile avec une valeur ajoutée relative et qu'il fallait que je fasse des belles études pour pour pouvoir faire un métier plus« noble». Donc, il n'y avait pas une volonté folle de mes parents de me voir reprendre l'entreprise qui a, en fait, je l'ai compris par la suite, changé quand ils m'ont vu... commencer dans la vie active et quelque part réussir à mon tour en tant qu'entrepreneur et que ça pouvait être je pense que quand tes parents voilà tu veux quand même le mieux pour tes enfants et ils se disaient que c'était vraiment pas le mieux de transmettre l'entreprise et après ces quelques années où ils m'ont vu m'épanouir en tant qu'entrepreneur ils se sont dit que peut-être ça pourrait m'intéresser
SPEAKER_01excellent donc année 2010 tu sors de cette première société que tu avais cofondée avec deux associés retour en France
SPEAKER_00ouais j'ai à peine 30 ans à peine 30 ans ouais on est même j'ai dit 2010 mais ça doit être plutôt 2009 je vais juste avoir 30 ans et donc je décide de quitter moi j'étais à Paris j'étais installé à Paris je décide de quitter la vie parisienne que j'avoue j'aimais quand même beaucoup c'était vraiment chouette d'être jeune actif à Paris pour m'installer à Valence. J'avais quitté Valence parce que j'aimais bien la ville. J'aime bien la vie en ville. Et du coup, ça a été quelque peu difficile.
SPEAKER_01J'imagine.
SPEAKER_00Le retour. Ça a été... plus je me disais, Valence, il y avait... TGV, t'es à un peu plus de deux heures de Paris. Sur un week-end, tu peux assez facilement revoir tes copains. Sauf qu'en fait, quand tu prends une aventure comme ça... T'as pas de week-end. Ouais, c'est ça. Tu travailles 7 jours sur 7 et t'as pas beaucoup d'opportunités de temps libre. Donc ça a été un moment... J'ai passé, je préfère être honnête avec tous les jeunes qui t'écoutent et qui peuvent se dire« Waouh, ça a l'air trop bien». Mes cinq premières années ont été quand même vraiment très compliquées avec beaucoup de travail et peu de résultats.
SPEAKER_01ça c'est important merci de le préciser et on va rentrer dans le détail mais je pense c'est un peu comme dans tout tu vois dans le sport quand tu vois des images de l'arrivée de l'UTMB tu te dis ah c'est incroyable fascinant moi aussi j'aimerais le faire mais tu vois ou les JO récemment puisqu'au moment d'enregistre les JO viennent de se terminer mais on voit pas tous les sacrifices et clairement on peut le dire je pense la souffrance la douleur qu'il y a eu pour arriver ceux qui arrivent à ces étapes là donc et l'entrepreneuriat ça en fait partie moi je sors là de deux aventures entrepreneuriales d'affilée et je suis absolument rincé et ça fait écho à ce que tu disais tout à l'heure si j'avais su avant de me lancer qu'il y aurait eu tout ça j'aurais peut-être réfléchi à deux fois mais bon l'aventure était belle
SPEAKER_00quand même oui c'est ça ce qui compte c'est de pas regretter d'arriver à passer les moments difficiles mais c'est C'est vrai qu'il faut quand même être prêt à ce que ça ne soit pas forcément qu'une partie de plaisir. Clairement. Que ça puisse avoir des impacts sur ta vie de tous les jours. Ce n'est pas un choix qu'il faut faire à la légère. Bref, pour en revenir au moment de ma reprise de l'entreprise... Attends, peut-être juste avant,
SPEAKER_01pas dans le net juste avant. Donc, Manufacture Dromoise de Confection, ça, c'est la société qui avait fondé ton papa, c'est ça
UNKNOWN?
SPEAKER_01Et dont la marque la plus connue,
SPEAKER_00Essimalp. Alors oui, c'est ça. La marque la plus connue, donc Essimalp, qui est une marque qui a été créée en 1964. Mais pas par ton papa, c'est ça
UNKNOWN?
SPEAKER_00Qui fait un bel anniversaire cette année. Excellent. Donc, j'en profite pour dire qu'il y aura une super collection qui va sortir le 15 octobre, je sais pas si le podcast sera déjà sorti, il sera sorti super, et ben voilà vous pourrez aller sur le site jeter un oeil et donc c'est une marque que mon papa n'a pas fondée mais qu'il a repris lui en 1991 et qui avait été fondée en 1964 par un alpiniste passionné et qui avait la volonté de créer une marque un ADN fort alpiniste dans l'alpinisme et qu'on s'efforce aujourd'hui de garder de maintenir ok sachant qu'il y a d'autres marques par ailleurs aujourd'hui dans l'entreprise il n'y a que Simalp on est tous réunis autour du projet Simalp mais oui quand moi j'ai repris l'entreprise il y avait 5 marques et Simalp était on va dire la deuxième marque la plus importante et donc les autres marques étaient plus proches du secteur du sportswear on n'était pas dans le vêtement technique proprement dit mais moi dès le début en fait venant plutôt d'un milieu technique ce qui m'intéressait c'est justement Simalp avec le côté montagne voilà je suis un amoureux de des montagnes même si je suis pas un grand alpiniste ou un aventurier de l'extrême et puis surtout le côté technique et ce qui me plaît toujours et ce qui me fait toujours vibrer c'est que ça reste des équipements qui vont être utilisés par des personnes qui vont être dans le dépassement d'eux-mêmes donc tu vois quelque part le devoir de leur fournir un équipement qui doit être à la hauteur de leur de leur comment dire de leur rêve donc je trouve ça particulièrement c'est une grande chance de travailler
SPEAKER_01dans cet univers là clairement je pourrais te raconter une petite anecdote sur l'importance du matériel quand tu pars sur des trucs engagés où je me suis retrouvé à 4800 mètres à 3 jours de marge du premier village avec une veste qu'on m'avait vendue comme étant étanche à je sais plus 20 et qui en fait prenait l'eau au bout d'une heure donc depuis je ne porte plus de cette marque et voilà donc effectivement je vois tout à fait ce que tu dis sur l'importance finalement la sorte de promesse implicite qu'on a qu'on fait à des gens qui achètent du matos quand on le présente comme du matos
SPEAKER_00technique donc ça me parle quand même j'espère qu'à la fin du podcast
SPEAKER_01tu auras envie d'avoir une veste sur le dos la prochaine carrément et figure-toi que j'en ai plusieurs je me tourne je regarde le placard qui est à moitié ouvert j'en ai pas mal j'ai la meige notamment allez allons-y on va faire un peu de placement de produit la meige que j'ai emmenée tu vois sur une expé en Norvège l'année dernière absolument fabuleuse mais je dois avouer que j'ai mon gros coup de coeur c'est le short a host le short de trail ça faisait un moment que je galérais à trouver des shorts de
SPEAKER_00trail tu me fais plaisir parce que j'ai bien participé au développement c'est vrai
UNKNOWN?
SPEAKER_00ah bah écoute franchement
SPEAKER_01bravo bah écoute bravo il est tellement pratique bah génial hyper pratique avec tous les rangements qu'il y a partout mon seul regret c'est de pas l'avoir découvert avant parce que j'aurais bien aimé l'avoir sur la sur la PTL où j'ai flingué deux shorts qui étaient trop fins et pas assez solides et celui-là la host ça fait un an et demi que j'utilise à fond et il ne bouge pas donc
SPEAKER_00félicitations on pourra peut-être on a abordera le sujet des différences de ce qu'on veut faire avec Simalt, mais c'est vrai que ça fait partie des points sur lesquels on ne dérogera pas, c'est de faire quand même des vêtements solides, qui résistent, parce que on se dit toujours que c'est facile de faire des vêtements plus légers, par contre, la légèreté, elle a toujours une contrepartie sur la solidité. Il faut quand même l'avoir en tête, on on ne sait pas faire aujourd'hui des vêtements plus légers et plus résistants. On peut faire des choses performantes, des vêtements qui restent résistants tout en étant légers, mais forcément, plus le vêtement est léger, plus il va être fragile. Oui, clairement.
SPEAKER_01Écoute, on va rentrer dans les détails sur le positionnement de Simalt dans l'univers des marques outdoor. Donc, on en revient, tu prends la décision, tu prends cette décision de reprendre la manufacture dromoise de confection dont la marque iconique est aujourd'hui Simalt, mais à l'époque, c'était seulement l'une des cinq marques de l'entreprise. Toi, quand tu arrives à ce moment-là, qu'est-ce que tu as comme conviction par rapport à ton succès entrepreneurial précédent et quelles sont les premières grosses surprises que tu découvres dans l'entreprise ou même dans l'univers du vêtement technique outdoor quand
SPEAKER_00t'arrives alors bah quand j'arrive j'ai donc je suis encore assez jeune j'ai à peine 30 ans donc t'imagines à cet âge là avec une réussite quand même sympa à l'étranger j'arrive avec plein de convictions deuxième grosse erreur donc donc je me dis bah voilà il y a une super marque internet c'est en train de les ventes sur Internet, ça va révolutionner totalement le monde
UNKNOWN?
SPEAKER_00la façon de consommer et en fait cette marque Simalp qui est quand même une marque avec une belle notoriété il y a quand même beaucoup de gens d'amoureux de la montagne qui ne jurent que ça a vraiment été connu pour les pantalons tout ce qui est bas Simalp c'était vraiment la force dès le début le premier article qui a été fait par Simalp c'était ce qu'on appelle un knicker donc pour ceux qui ne connaissent pas trop c'était des pantalons en velours côtelé que portaient les premiers alpinistes pour faire leurs ascensions et qui s'arrêtaient en dessous du genou et ils portaient ça avec des grosses chaussettes en laine. Et donc Simalp avait une belle notoriété. Moi, je me dis, voilà, une belle notoriété. Les ventes sur Internet commencent à... à se développer sur la chaussure notamment tu vois avec les marques les sites internet qui vendent des chaussures donc pour moi les planètes sont hyper alignées il y a un vrai créneau à prendre et surtout le modèle internet te permet de vendre moins cher d'économiser en fait la marge du distributeur final du revendeur, ce qu'il faut savoir, c'est que le coût le plus important, finalement, quand on achète son produit, c'est celui de la boutique, puisque une marge classique de distributeur, c'est à peu près 50% du produit. Donc, ça veut dire que quand tu achètes une veste 200 euros dans un magasin, il y a 100 euros. Bon, il y a quand même l'État qui va se prendre sa TVA, donc il ne faut quand même pas l'oublier, parce qu'il y a 20% de qui va à l'État, mais ensuite, tu partages en gros la poire en deux, tu as 50% qui va au magasin et 50% qui va à la marque. D'accord. Parce que le magasin, ça coûte cher, il y a des loyers, il y a du stock résiduel en fin de saison, il y a tout un tas de choses qu'ils font on le voit bien les magasins ils ont plutôt tendance à je veux dire en ce moment c'est quand même pas la folie dans les magasins donc ils ont besoin de cette marge pour pouvoir vivre et le modèle internet qui est en train d'arriver coche énormément de cases si mal je me dis moi on n'est pas obligé de faire des collections parce que le modèle moi quand j'arrive en fait c'est mon père a des commerciaux qu'il paye à la commission qui vont vendre dans les magasins et donc les magasins revendent les produits ce qui veut dire que tous les 6 mois les commerciaux sont obligés de repasser dans les magasins pour leur présenter une fois la collection d'été, une fois la collection d'hiver et donc tu es obligé de mettre des nouveautés parce que le magasin il aime bien avoir des nouveautés dans son magasin sauf qu'une veste pour faire une aventure et ben il n'y a pas forcément de révolution dans les 6 mois qui sont arrivés ni dans l'année donc en fait il y a quelque part un besoin qui est exprimé par les commerçants d'avoir toujours de la nouveauté, mais qui a... qui crée un problème de fin de stock et qui fait qu'à la fin de ta saison, tu es obligé de liquider tes produits pour faire rentrer les nouveaux, alors que potentiellement, une veste, si le coloris ne suit pas la mode, qu'elle soit rouge ou noire, tu peux potentiellement la vendre plusieurs années avant de la changer. Pour moi, tout ça, c'est assez clair dans ma tête que le marché va évoluer dans ce... dans cette direction-là, et que Simmel va être la première marque à avoir un réseau de ventes différent, et que ça va être magique, que tout le monde va s'arracher mes produits.
SPEAKER_01Donc là, l'idée, c'était 100% Internet
UNKNOWN?
SPEAKER_00Oui, c'était 100% Internet. Donc, le premier point, c'est que... il y a quand même quelques personnes qui travaillent sur d'autres marques dans l'entreprise qui sont plus proches de la mode et donc ça, ça va être très difficile pour moi parce que je suis un analytique et donc la mode, ce n'est pas quelque chose qui me parle beaucoup. Du coup, c'est très difficile pour moi de gérer des personnes qui ont besoin d'avoir un chef d'entreprise qui affiche clairement la direction pour toutes les marques. Parce que moi, je me dis, si Malp, je sais bien, les autres marques, on va continuer et puis on va voir si on peut faire au moins aussi bien. Sauf que c'est un petit peu plus compliqué que ça et que si Malp, sur Internet, on commence par faire une ou deux ventes par jour, et que ça ça suffit pas à payer tes salaires à la fin du mois et puis que les autres marques, donc il y en a une notamment la plus importante qui s'appelait Epicea on était pas quand même très très loin de la montagne c'était une marque aussi de Haute-Savoie à l'origine et Là, c'est beaucoup plus difficile pour moi. J'ai du mal à diriger les équipes de création. C'est très compliqué pendant 3-4 ans à peu près.
SPEAKER_013-4 ans pendant lesquels tu maintiens les 5
SPEAKER_00marques. Pendant lesquels je maintiens un petit peu toutes les activités pour arriver à juste boucler et moi ne pas avoir de salaire ou à peine. Donc on arrive assez vite... dans des moments qui sont un peu difficiles où tu te demandes est-ce que je travaillais le plus possible donc j'ai pas de possibilité de travailler plus internet petit à petit donc les ventes de Simal sur internet évoluent il y a une croissance assez forte on augmente entre 50 et 100% par an le chiffre mais malgré tout ça suffit difficilement à diriger l'entreprise hors de l'eau. C'est un moment un peu difficile parce que j'ai moins investi une partie de l'argent que j'avais pu gagner sur ma vente de mes actions précédentes, sachant qu'on était dans une époque un peu différente et on n'était pas sur des valorisations comme on peut l'être aujourd'hui où tu montes une startup et en deux ans et elle voit un milliard. C'était un monde totalement différent. Mais vraiment. Avec plusieurs zéros de différence. Et donc, voilà. En fait, que dire
UNKNOWN?
SPEAKER_00Hormis que je fais le dos rond, je continue. J'ai la chance d'être soutenu par ma femme que je rencontre à l'époque, par ma famille, mes parents. et tous me disent que je suis dans la bonne voie, qu'il faut que je continue et que ça va marcher. Donc, je t'avoue que j'ai des moments quand même plus ou moins faciles. Et puis, petit à petit, Simalpe, d'année en année, continue de grandir jusqu'en 2014 où là, je décide d'arrêter toutes les autres marques parce que Simalpe arrive au point où tu peux dire... tous les salaires peuvent être payés avec Simalp et du coup, je lâche le
SPEAKER_01reste.
SPEAKER_00Et là, honnêtement, tout va se simplifier parce que tu as une stratégie qui est beaucoup plus claire. Moi, j'ai gagné aussi en expérience. J'ai perdu en assurance d'avoir la science infuse, par contre. J'ai gagné en modestie, certainement. Et Et du coup, les planètes commencent à s'aligner et puis là, ça va bien fonctionner. On va continuer de faire des belles croissances pour en arriver aujourd'hui à une entreprise qui est celle que, franchement, celle que j'aurais pu
SPEAKER_01rêver.
UNKNOWNOh, waouh! Ah oui!
SPEAKER_00Franchement, vraiment, je suis content, satisfait. Ça ne veut pas dire que je n'ai pas envie de continuer l'aventure et de porter Sima le peu plus haut. Mais là, vraiment, je suis content et fier de ce que j'ai pu faire. Je trouve que l'ambiance, vraiment, moi, ce qui me... Ce qui me satisfait le plus, c'est d'avoir vu les personnes que j'ai pu recruter chez Simalpe se grandir à mes côtés et aujourd'hui porter... au moins autant que moi, l'entreprise et être, je pense, heureux dans leur travail, dans la mission qui leur est confiée. Et ça, je trouve que c'est vraiment une chance. Après, on peut faire tous les chiffres de la Terre. Pour moi, vraiment, la réalisation, c'est d'avoir une entreprise où les gens se sentent bien, où ils ont envie d'aller au travail. Alors, je ne dis pas que c'est un centre de loisirs, de... Ce n'est pas forcément tout à fait ça, mais... je pense que c'est une entreprise dans laquelle il fait bon travailler.
SPEAKER_01Écoute, ça faisait partie de mes questions que j'avais prévues de te poser un peu plus tard, mais puisque tu l'évoques, c'était un point, cette fameuse... Depuis que j'ai commencé à travailler un peu plus sérieusement avec Simalp, que ce soit via le podcast ou même avec Marie, maintenant Victoria au marketing, Florian, j'ai régulièrement entendu parler de cette notion de Simalp family, de la famille Simalp. Et systématiquement, en tout cas, tous les gens avec lesquels j'ai pu échanger chez Simalp dégagent une énergie positive et tu vois une sympathie un engouement incroyable donc clairement même sans être dans l'entreprise et en ayant des contacts assez peu fréquents avec la boîte on sent qu'il y a quelque chose d'un point de vue humain qui est assez fort dans l'entreprise du coup ça m'amène à une question parce que là on est passé quand même assez rapidement sur les 5 ans de gamme galère de haut et de bas mais de ce que je comprends avec pas mal de bas bien difficiles en fait j'ai deux questions dans la question une question sur le produit puisque 2014 quand tu décides de lâcher les quatre autres marques pour te concentrer sur Simalp moi je serais curieux de savoir est-ce que tu avais déjà fait un ajustement sur ce que tu évoquais très rapidement un peu plus tôt la différenciation Simalp est-ce que tu t'étais déjà dit là où on veut être différent c'est sur la durabilité la robustesse des produits etc. et donc première question au produit et deuxième question c'est sur cette parce que je pense que c'est intimement lié je sais pas si tu peux faire l'un sans faire l'autre sur cette culture d'entreprise qui a l'air d'être vraiment forte aujourd'hui et qui correspond à ce que tu voulais faire mais à quel moment est-ce que t'as commencé à insuffler tu vois cette dynamique le fait de recruter des gens qui avaient envie de grandir qui avaient cette énergie qui est assez forte quand tu regardes la boîte de l'extérieur donc voilà deux questions une sur le produit plutôt et une sur la culture d'entreprise
SPEAKER_00alors si je commence par la culture d'entreprise je dirais que plutôt elle s'est créée parce que bah Au départ, quand je reprends l'entreprise, c'est vraiment difficile. Et quand ton activité est aussi difficile que ça, où chaque mois tu te poses la question de savoir si tu vas continuer le mois prochain, tu ne peux pas être dans des considérations de comment est-ce que je rends l'entreprise plus agréable à travailler, comment est-ce que je fais en sorte... que les gens soient heureux, toutes ces considérations-là, tu peux les avoir quand tu as trouvé une certaine sérénité et que tu as défini ta stratégie de façon assez claire et que tout le monde sait où il doit aller. donc cette notion vraiment de famille et c'est pour ça que je te disais que aujourd'hui en fait ce qui quelque part me fait peur c'est peut-être un petit peu fort mais en tout cas une de mes inquiétudes c'est d'accompagner la croissance de Simal puisqu'on a la chance d'avoir de faire des belles croissances en termes d'équipe je pense qu'on a une croissance pas loin de 50 C'est-à-dire qu'on recrute... Cette année, on va peut-être recruter un peu plus d'une... dizaines, quinzaines de personnes. Alors 50%, c'est peut-être un petit peu fort, mais plutôt 30% de notre... On était une trentaine l'année dernière, on doit être pas très loin d'une quarantaine cette année. Enfin, je crois qu'on est déjà un peu plus de 40, pardon. Bref, quand tu fais grandir une équipe, on sait qu'il y a des points... il y a des caps en fait et que forcément à des moments il y a des équipes dans l'équipe et donc la difficulté c'est comment est-ce que tu arrives à accompagner ça comment est-ce que tu t'entoures des bonnes personnes, comment est-ce que tu mets suffisamment d'efforts aussi dans ton recrutement pour recruter les bonnes personnes parce que c'est avant tout des êtres humains et qu'on est tous différents avec des qualités, des défauts et que c'est de plus en plus vrai dans les entreprises, tu regardes de ce qu'on appelle hard skills, donc les compétences proprement dites, mais aussi plutôt les soft skills, comment la personne va pouvoir interagir avec les autres personnes. Est-ce qu'elle va bien s'intégrer dans le mood
UNKNOWN?
SPEAKER_00Est-ce que j'avais entendu quelqu'un qui disait« Moi, je recrute des personnes qui sont des bosseurs, qui sont intelligents et modestes.» J'avais pas forcément cette façon-là de le formuler, mais je trouvais ça assez proche de ce qu'on fait. Donc ça, c'est une victoire qui n'est jamais gagnée, qu'il faut toujours continuer, et aujourd'hui qui m'occupe une grande partie du temps. Et voilà, je me suis perdu sur la première question, du coup, à le produit. Le produit, oui. Du coup, le produit, quelle est ma vision
UNKNOWN?
SPEAKER_00Eh bien, en fait, c'est ce qui est assez chouette avec la marque Simal, c'est que moi, je n'ai jamais connu le fondateur de la marque et en fait, j'ai par contre, eu l'occasion de rencontrer sa fille. De ce que j'ai pu comprendre, la marque, elle a toujours gardé le même cap. Et ça, je trouve ça hyper beau. C'est un vrai côté romantique. C'est qu'à l'origine, le fondateur, il voulait en faire une marque qui reste accessible. Son but, ce n'était pas de faire... Son idée, c'était qu'il n'existait pas de knickers extensibles. Et donc, il avait la volonté d'amener de l'extensibilité dans le tissu pour que le tissu puisse accompagner les grandes enjambées dont tu as besoin en alpinisme et et de faire des produits qui soient innovants, mais qui restent accessibles. Et tout au long de sa vie, la marque, elle a toujours gardé ce même positionnement, et aujourd'hui, j'espère, en tout cas, quand je discute avec des clients, des gens qui ne travaillent pas dans l'entreprise, souvent, une des choses qui ressort, c'est que vous avez un rapport qualité prix donc des gens sont contents du prix qu'ils ont qu'ils ont payé de la qualité qu'ils ont eu en échange et ça je trouve que c'est vraiment une une force et j'espère qu'on pourra la garder C'est un moment de ne pas se prendre... J'ai une pensée notamment à Régis qui maintenant dirige le produit chez Simalp et qui m'a dit un jour, c'est facile de faire des beaux produits et de les vendre cher, c'est moins facile de faire des beaux produits que l'on vend à prix juste. Et c'est extrêmement vrai, en fait. Quelque part, il suffit de prendre les meilleurs ingrédients et de les assembler ensemble pour faire le meilleur produit. En revanche, il risque de coûter assez cher. Par contre, de trouver les ingrédients qui vont faire que tu ne dégrades pas la qualité mais que tu as un prix qui est... inférieur à ce que tu peux trouver sur le marché, c'est là
SPEAKER_01la
SPEAKER_00vraie promesse, je trouve, de
SPEAKER_01la marque Simalp. Clairement. Là, l'épisode est enregistré dans le cadre d'un partenariat qui va durer un peu plus d'un mois, mais pour ceux qui l'écouteront après, vous n'aurez pas eu l'annonce commerciale, donc voilà, je vous le dis. Mais malgré ça, c'est vrai qu'en tant qu'utilisateur de la marque, moi, c'est clairement ce qui fait que j'en parle à chaque fois. Autour de moi, c'est que je suis promoteur. C'est cette promesse implicite de robustesse et c'est surtout le prix. Du fait de la distribution en ligne, c'est impossible à battre. Quand tu vois les prix de vestes techniques, les vestes Gore-Tex 3ème couche, enfin pas nécessairement Gore-Tex d'ailleurs, mais vestes 3ème couche chez Simalp, c'est compliqué de trouver l'équivalent ou moins cher ailleurs. Et ça, c'est quand même un vrai argument. Quand tu vois que maintenant, tu as à des marques qu'on ne citera pas avec en logo des animaux fossilisés un vieil oiseau fossilisé qui te sort des vestes à 1000 euros tu te dis mais wow ok quoi alors tout le monde n'a peut-être pas besoin d'une veste à 1000 euros ok mais quand même ça c'est vrai qu'avec Simalp le fait que ce soit abordable et que les produits durent dans le temps c'est quand même un énorme
SPEAKER_00plus et la vraie question c'est enfin en tout cas nous ce qui nous anime et ce qui voilà l'équipe de produits, on essaye pas de faire des produits pas chers, c'est pas ce qui nous anime au quotidien, c'est justement quand tu parles de vestes hardshell donc des vestes qui vont être portées en équipe énormément de guides on a plus de 1300 guides qui portent nos produits juste sur la France guides et accompagnateurs de montagne et ils portent nos produits pas uniquement parce qu'ils sont pas chers parce que pour le coup généralement les guides ils ont des réductions chez toutes les marques donc voilà s'ils font le choix c'est aussi parce que d'une certaine façon il n'y a pas un compromis comment dire important sur la qualité ou sur les performances et nous vraiment c'est ce qui fait je pense que ces dernières années la marque a connu un bel essor c'est que on avait une présentation de la collection hiver qui est disponible là maintenant et en fait j'ai fait un pas de côté je me suis dit mais waouh le chemin parcouru là en quelques années encore il est juste fabuleux maintenant les produits quand je vois ces produits et que je vois les produits de concurrents de belles marques qui étaient des marques qui me faisaient rêver parce que moi je suis un amoureux du produit je suis un amoureux des marques je trouve ça incroyable Je me dis, en fait, on a réussi sur le sujet de faire des produits qui, pour moi, sont à un niveau aujourd'hui... équivalent voilà donc après chacun chacun jugera est libre évidemment de son opinion mais mais c'est vrai qu'en termes de en termes de produits tu as pas forcément tu peux pas me dire je vais courir plus vite avec un short un t-shirt et même potentiellement des chaussures du leader mondial du trail face à nos produits. C'est vraiment la fierté qu'on a aujourd'hui sur la
SPEAKER_01marque. Au-delà de l'aspect pas de compromis sur la qualité et prix attractifs, qu'est-ce qui différencie Simalp pour toi des autres marques outdoor
UNKNOWN?
SPEAKER_01Je pose la question, mais je m'attends à une réponse en particulier. Je pense notamment au cycle de vie des produits et à l'impact environnemental
UNKNOWN?
SPEAKER_00Alors, donc, j'ai commencé par très compte par un autre biais, c'est que on peut, des fois, je fais attention à ne pas paraître, comment dire, trop, j'ai perdu le mot, présomptueux. Je pense que j'ai une faculté d'avoir une assez bonne vision de ce qui va se passer. Et ça m'a joué pas mal de tours. C'est pour ça que je dis ça. Je ne le dis pas du tout d'une façon présomptueuse. C'est que, justement, en 2008-2010, quand pour moi, je vois arriver Internet et que tout le monde va acheter dans les boutiques, je suis loin de me douter qu'en fait, on en est au début et que je vais devoir ramer pendant un certain temps avant que ça arrive de la même façon le côté environnemental ça a toujours été une question importante parce que le mur on le voit quand même arriver depuis un petit moment je veux dire j'ai pas dans les années 70 déjà 80 etc t'as un nombre important de scientifiques qui tiraient l'alarme mais bon visiblement c'est compliqué de l'entendre euh le côté environnemental, on a passé une première étape, je dirais, assez importante dans le milieu de l'outdoor qui est déjà sur la façon de fabriquer les tissus et de les traiter. Parce qu'en fait, sur un tissu, une fois qu'on l'a tissée, les étapes qui vont être les plus polluantes, ça va être le tissu, majoritairement, en tout cas chez nous, c'est des tissus qui sont fabriqués à base de polyester ou de polyamide, donc on est dans du pétrole. Pour que les choses soient claires, on est dans l'industrie de l'habillement, c'est la deuxième plus polluante au monde, etc. Moi, je ne suis pas trop du genre à faire passer un message où tout va bien, on est green, vous inquiétez pas. Une étape importante, c'était déjà de réduire, on a une technique de production qui a été développée par une entreprise suisse dans les années 90, qui s'appelle Bluesign, qui permet de réduire de plus de 90%, mais plutôt à 95%, toute la pollution qui va être rejetée dans les rivières notamment, pollution aux métaux lourds, notamment sur la partie la partie teinture des vêtements, et tous les après, les traitements qui vont être faits derrière, les traitements déperlants, ce qu'on appelle déperlants. Les DWR,
SPEAKER_01c'est ça
UNKNOWN?
SPEAKER_01Pardon
UNKNOWN?
SPEAKER_01C'est
SPEAKER_00les DWR, c'est ça
UNKNOWN?
SPEAKER_00Exactement, voilà. En anglais, c'est Durable Water Repellent. Et du coup, en fait, il y a un gros... pas qui a été fait sur ce passage avec une façon de fabriquer conforme à la norme BlueSign et donc ça moi j'ai été vraiment assez précurseur sur le fait de demander à nos fournisseurs de prendre ce cette norme de fabrication. Et globalement, aujourd'hui, quasiment toutes les marques d'outdoor utilisent des textiles. C'est ton tissu. C'est le fabricant du tissu qui a cette norme. Ils ont quasiment tous cette norme blue sign ou une norme équivalente qui fait que le tissu déjà va beaucoup moins polluer ensuite on a aujourd'hui un enjeu sur l'aspect circulaire qui est pour moi encore une question avec une réponse à trouver sur la circularité sur le fait d'utiliser des tissus qui sont recyclés parce que de plus en plus de marques pour répondre à une demande du marché pour aussi avoir une conscience montrer qu'on s'engage dans la conscience souhaite avoir des produits avec du recycle du recyclé. On en fait partie. On a de plus en plus de produits à base de polyester recyclé. En revanche, il faut quand même voir le problème dans son ensemble. On... ce polyester recyclé on ne sait le traiter qu'à partir principalement de bouteilles en plastique or les bouteilles en plastique on est en train de les faire disparaître ok donc il y a ça veut dire qu'il faut aller plus loin dans la façon de recycler et aujourd'hui on a des difficultés à savoir recycler en fait un vêtement ok Tout simplement parce que ton vêtement, il va avoir un zip, il va avoir des boutons pression, etc. Et qu'aujourd'hui, recycler des vêtements, ça veut dire prendre le vêtement, séparer les matières et à ce moment-là, tu vas pouvoir recycler ton vêtement. Donc, ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas engager et qu'il ne faut pas continuer le travail d'aller plus loin et de rendre l'univers de la confection de vêtements plus propre. Mais il y a encore un gros travail à faire. Et voilà, je ne veux pas, sans avoir un discours moralisateur, le fait que ton vêtement soit en matière recyclée est pour moi... une étape transitoire aujourd'hui qu'il faut accepter mais pas une fin en soi parce que aujourd'hui on ne recycle pas des vêtements en vêtements
SPEAKER_01ok ce qui paraît fou quand même je ne savais pas du
SPEAKER_00tout ça ouais ça pose plus de problèmes dans la mode donc l'outdoor je dirais que est devenu entre donc nous on a commencé à avoir les premiers tissus de blue sign on était en 2012 2014 à partir de 2018 on avait déjà quasiment plus que des tissus blue sign dans notre gamme donc et ça vraiment c'est c'est un marqueur important parce que tu réduis de 95% la pollution donc c'est pas juste neutre c'est en train d'arriver dans la mode on le voit de plus en plus dans des enseignes de fast fashion comme Zara ou H&M où ils ont le petit logo blue sign donc ça c'est bon signe ça veut dire que l'industrie de la mode parce que l'outdoor est un tout petit élément de l'industrie de la mode. Et donc, c'est en train d'arriver. Je pense qu'il y a une vraie direction qui est en train de se prendre. On le voit vraiment sur les salons professionnels avec toutes les marques aujourd'hui qui se battent sur l'innovation, justement, sur le fait qu'on va mieux recycler. Mais aujourd'hui, pour moi, en tout cas, nous, on ne se voit pas comme comme la marque qui recycle le plus ou qui est la plus green possible. Aujourd'hui, je pense qu'il y a... toutes les marques d'outdoor qui sont conscientes, ou alors il ne faut vraiment pas aimer la nature, mais on est conscient qu'il y a un énorme problème à gérer, que la situation actuelle politique, économique qu'on vit fait qu'on a quand même un gros sentiment qu'il n'y a pas grand-chose qui se passe pour gérer ça et que malgré tout, il faut qu'on essaye d'avancer. En tout cas, dans le milieu de l'outdoor, aujourd'hui, je trouve que c'est quand bien
SPEAKER_01bien avancé ok donc là tu viens de nous parler de l'amont avec cette certification Blue Sign pour vos fournisseurs de l'après avec le recyclage de vêtements qui ça paraît dingue est pas encore vraiment faisable en tout cas à l'échelle recycler des vêtements pour en faire de nouveaux vêtements mais quand le produit je veux dire tant que le produit est en vie qu'est-ce que c'est quoi votre positionnement par rapport à la réparation en particulier c'est à ça que je pense chez Simalp
UNKNOWN?
SPEAKER_00Alors, donc, fort de tout ça, le sujet d'avoir une empreinte écologique la plus faible possible, après avoir fait des bilans carbone... bien regarder tout ce qu'on pouvait faire et comment est-ce qu'on pouvait, nous, être acteurs aussi de baisser nos émissions. En fait, concrètement, ce qui se passe, c'est qu'on ne maîtrise qu'une partie des émissions qui sont faites puisqu'on achète nous les tissus et donc on les fait manufacturer et donc on a une maîtrise qui n'est que partielle là où on peut vraiment avoir un impact et ça faisait vraiment du sens avec l'ADN de Simalp c'est de se dire comment est-ce que je peux faire en sorte que mes produits durent le plus longtemps possible. On en a parlé un petit peu tout à l'heure. Par exemple, dans le trail, il y a une... il y a une tendance sur des produits toujours plus légers. Sans dire qu'on ne va pas aller dans cette tendance et qu'on ne veut pas alléger les vêtements, mais on fait toujours attention à se dire qu'on va adapter notre composition. Il y a quelques techniques, des fils qui sont plus résistants, je pense aux fils de Cordura ou de Kevlar, qui peuvent te permettre d'alléger ton tissu sans trop dégrader sa durabilité. C'est vraiment de... déjà de penser au produit à la toute phase amont de la conception, de dire comment j'évite qu'il y ait des points d'usure, notamment la chaussure, auquel je pense, où il y a beaucoup de marques pourtant qui fonctionnent très très bien et qui continuent très bien à fonctionner, où tout le monde te dit par contre ça ne tient pas dans le temps, mais bon, c'est un autre sujet. Donc nous en fait, les produits, premièrement on fait en sorte qu'ils soient durables dans le temps, Et là, on est en train de s'équiper pour pouvoir être à même. On répare aujourd'hui tous les produits que nos clients ont endommagés. On les répare gratuitement et ce à vie.
SPEAKER_01Ça
SPEAKER_00fait partie des gros engagements. On est peut-être un tout petit peu précurseur sur le marché, mais je pense que c'est pareil, ça va être des choses qui vont devenir... nécessaire en fait pour toutes les marques d'outdoor ça va être nécessaire de dire à tes clients les produits que je te vends je sais te les réparer et tu fais un investissement en achetant ce produit mais mais tu pourras le garder dans le temps et on voit que les jeunes générations elles sont encore plus je suis pas hyper vieux je vais avoir 45 ans dans pas très longtemps ça me fait un peu mal de le dire mais c'est la vérité et donc quand on t'échange avec des jeunes qui arrivent sur le marché du travail tu ressens que ça fait partie des considérations non négociables qu'ils peuvent avoir et c'est bien Tant mieux.
UNKNOWNIl faut.
SPEAKER_01Je savais que vous faisiez de la réparation, c'est pour ça que je t'ai posé la question, parce qu'effectivement, ça me paraît, je ne suis pas tellement plus jeune que toi, j'ai 34 ans, donc je ne sais pas si je suis dans cette génération que tu décris, non, quand même pas, parce que ça fait 10 ans que je travaille. Mais effectivement, ça paraît, surtout quand tu pratiques l'outdoor, que tu sais que ton équipement est exposé à des environnements, des terrains rugueux, bref, tu peux abîmer ton équipement, plus tu t'en sers, c'est normal. Donc, ça paraît évident que la réparation, c'est... c'est un plus offert par la marque qui est nécessaire en tout cas qui est vraiment différencié aujourd'hui par contre je savais pas du tout et c'est pour ça que j'étais surpris je savais pas du tout que c'était à vie, gratuit et sur tous vos produits
SPEAKER_00je vais peut-être me faire engueuler parce que je pense que la communication elle est prévue dans quelques semaines
SPEAKER_01ok parce que j'allais dire sur le site on le voit pas et c'est tellement
SPEAKER_00dommage en fait on a décidé ça il y a quelques quelques mois mais en fait on le fait déjà c'est à dire que c'est déjà le cas c'est tous les clients qui nous contactent pour nous dire j'ai fait un trou sur ma veste j'ai fait j'ai un accro etc s'ils sont réparables alors il peut y avoir des cas où c'est pas réparable Mais dans la mesure du possible, on ne te dit pas, ton produit, il a deux ans et trois jours, je ne te le répare plus. On répare les produits, sans trop poser de questions. Et donc, on demandera aux clients de nous envoyer les produits. Et nous, on les répare et on te les renvoie gratuitement.
SPEAKER_01ça pour créer des promoteurs ça fait plusieurs fois que j'utilise le terme de promoteur mais s'il y en a que ça intéresse allez regarder c'est quelque chose qu'on utilise beaucoup chez Apple promoteur détracteur passif en gros l'idée c'est qu'un client qui est super satisfait de son expérience ça devient un promoteur donc il parle de la marque autour de lui à l'inverse un détracteur c'est quelqu'un qui est particulièrement déçu qui a plus confiance en la marque et qui se gêne pas non plus pour en parler autour de lui donc l'objectif des marques c'est bien souvent de créer plus de promoteurs que de détracteurs et je te fais un petit partage par rapport à ça j'ai un super copain Tom que j'ai rencontré sur la PTL avec qui on a fait un ultra mi-juillet la première chose qu'il m'a dit quand je l'ai retrouvé dans la voiture il m'a amené à Courmayeur c'est ah punaise parce que je lui explique le partenariat avec Simal Paris il me dit ah bah écoute j'avais acheté une veste je suis tombé sur la prépa de l'ultra trail dans les Pyrénées je l'ai déchiré je crois que c'était au coude j'aurais renvoyé il me l'aurait parlé gratos il me l'aurait envoyé incroyable et il était mais bluffé donc voilà petit partage ça peut
SPEAKER_00paraître tout bête on va le mettre un petit peu plus en avant mais aujourd'hui on a une équipe qui bosse au SAV qui fait un super boulot qui fait en sorte que quand ils réparent le vêtement ils font attention à ce que s'ils peuvent mettre la bonne couleur sur l'accro pour pas que la personne soit trop déçue et que ça se voit trop ils prennent vraiment en considération comme si c'était leur vêtements donc j'en profite pour les féliciter
SPEAKER_01à nouveau yes excellent ok bah merci pour ces deux réponses à ma double question sur le produit et la culture d'entreprise tu disais tu l'as dit plusieurs fois la longue traversée du désert des 5 premières années est maintenant derrière vous ce qui veut j'imagine pas dire qu'il n'y a pas des challenges au quotidien mais de manière générale comment est-ce que tu dirais que ta vision de l'entrepreneuriat a évolué entre ta première expérience où ça a été un succès très rapide et sa deuxième expérience avec Simalp où il y a eu un succès peut-être où il y a eu besoin de plus d'actions à mettre en place avant que le succès
SPEAKER_00n'arrive alors dans mon cas dans les deux
SPEAKER_01cas on a eu quand même des traversées du désert au
SPEAKER_00début parce que je ne l'étais pas bien exprimé mais dans le premier cas on a fait fermé au bout de deux ans donc ça n'a pas été je crois que j'en ai parlé de trouver le bon product market fit au départ ça n'a pas été simple et souvent c'est le cas moi j'aime bien accompagner des entrepreneurs il y a s'il y en a qui écoutent vous pouvez penser au Montora c'est un truc qui est génial moi qui m'a beaucoup apprécié portée vous tapez institut du mentorat sur internet et vous verrez il y a différentes structures qui existent et la différence alors il y a forcément une différence quand même d'époque parce que comme je l'ai dit en 2005 quand on s'est lancé il n'y avait pas du tout ce côté start-up nation on a quand même une grande chance aujourd'hui d'avoir cet univers qui est hyper propice pour les jeunes et aujourd'hui quand t'es jeune et que tu veux entreprendre on trouve ça cool, on te dit pas que t'es fou, que t'y connais rien que tu es quelque part présomptueux parce que faut d'abord que tu fasses ça moi je l'ai plutôt senti à l'époque comme fais d'abord tes preuves et puis on verra après et donc je trouve que c'est hyper bien de pouvoir au contraire te dire voilà je me lance je sais que ça va être pas facile mais j'ai l'envie et je veux faire et de toute façon on est de plus en plus je trouve alors c'est un courant qui nous arrive plutôt des Etats-Unis mais de dire t'apprends encore plus dans l'échec et c'est souvent très vrai quand tu as des échecs ou des difficultés c'est dur je pense que dans le sport aussi c'est la même chose quand tu n'arrives pas à finir une course parce que t'as fait tel ou tel truc ça te marque au fer rouge c'est pas plaisant sur le moment mais par contre c'est une connerie que tu ne feras plus jamais dans ta vie c'est vrai donc
SPEAKER_01voilà
SPEAKER_00je sais pas si j'ai
SPEAKER_01répondu à ta question si si ouais clairement clairement clairement du coup bon là tu nous as fait une petite une annonce peut-être un peu prématurée par rapport à la cove qui était prévue donc désolé c'est moi qui ai posé la question mais au-delà de la réparation à vie sur tous vos produits est-ce qu'il y a de grands milestones qui arrivent pour Simalp d'ici tu vois dans les 12 24 36 mois à
SPEAKER_00venir
UNKNOWN?
SPEAKER_00Pour l'entreprise, on a un déménagement. On a la chance d'avoir un magnifique bâtiment qui est juste à côté de là où on est actuellement. On est à côté de Valence dans la Drôme. Si jamais des gens veulent passer, on a notre unique boutique qui est présente sur les lieux. Vous pouvez rencontrer, venir avec grand plaisir. Vous serez normalement très bien reçus. Et Et donc, on déménage à 500 mètres. On a un magnifique bâtiment qui est, je crois, cinq ou six fois plus grand. Ah oui
UNKNOWN?
SPEAKER_00Oui, qui est vraiment une super opportunité pour nous de grandir sereinement. Là, on était vraiment en mode, on ne peut pas commander... autant de produits qu'on voudrait parce qu'on n'a pas la place de les stocker. Donc l'hiver dernier, on a dû commander pour que ça rentre dans l'entrepôt. Donc c'était un petit peu dommage. Donc là, l'entrepôt et les locaux sont en train d'être livrés. Donc on sera dedans en 2025. Donc ça, c'est quand même un super truc et encore une façon d'avoir des employés encore plus heureux parce qu'il va y avoir des conditions de vie dans le bâtiment qui vont être vraiment chouettes et puis après pour la marque on continue de développer de nouveaux produits on a maintenant depuis 5 ans la chaussure qui est un super relais de croissance pour l'entreprise où on essaye de la même façon On a des chaussures de trail où on pouvait changer les semelles pour changer son drop. Sur la partie rando, on a aussi un système avec des semelles où tu peux avoir des semelles qui sont plus adaptées à l'été ou à l'hiver. Donc on essaye de voir quels sont les marchés qui sont encore peu novateurs et d'apporter notre pierre à l'édifice.
SPEAKER_01Excellent. C'est vrai, j'avais oublié ce mail interchangeable sur ma paire de chaussures Simalp. Assez pratique. Assez pratique. Génial. Petite question pour finir sur la partie ambassadeur. J'en avais pas mal discuté avec Florian, que j'avais reçu à l'époque. Florian Olivier, allez écouter ça. Il fait plein de choses chez Simalp, si j'ai bien compris, mais qui est aussi en charge de créer et d'animer l'équipe d'ambassadeurs donc de sportifs qui représentent la marque je serais curieux de savoir comment est-ce que l'idée est née dans l'entreprise puisque lui ce qu'il nous avait partagé c'est que tu l'avais impulsé et quel est l'impact de cette équipe sur le business mais aussi sur l'image de l'entreprise aujourd'hui
SPEAKER_00selon toi ok alors effectivement je dirais que c'est C'était un souhait commun avec Florian. Effectivement, Florian, c'est notre team manager. C'est lui qui gère maintenant une trentaine d'athlètes. Florian s'occupe de tous les partenariats et des athlètes. Pour nous, déjà, c'est une façon de... d'avoir des tests avec des personnes qui sont quand même les plus pointues dans leur domaine donc pour l'équipe produit c'est quand même de l'or en barre d'avoir à disposition une équipe d'athlètes qui est prête à te répondre parce que comme tu l'as dit on essaye vraiment de cultiver ce côté vraiment famille, bienveillant, entraide et donc les athlètes qui viennent dans l'équipe Simal Euh... chaque marque a certainement ses avantages et ses inconvénients. Nous, ce qui est indéniable, c'est qu'il y a vraiment une bienveillance, vraiment un esprit de famille, de camaraderie qui est chouette à vivre et à partager. On a beaucoup progressé puisqu'on a commencé avec une team, si je ne dis pas de bêtises, de cinq athlètes, plutôt sur le trail, au début uniquement sur le trail. Aujourd'hui, on a diversifié avec des profils qui vont toucher tous les sports qu'on est susceptibles de... Nous, la marque Simab, c'est tous les sports de montagne. Donc, on va du trailer à l'alpiniste, en passant par le parapentiste, skieur de fond, vraiment tous les sports. Qu'est-ce que ça apporte à la marque
UNKNOWN?
SPEAKER_00Ce n'est pas mesurable. Je ne peux pas te dire si ça a un retour sur investissement qui est bon ou pas, mais en tout cas, notre sentiment, c'est que chaque athlète contribue à nous faire connaître Et puis d'une façon aussi, il y a une certaine fierté quand tu es client et que tu portes les vêtements que porte un athlète qui a été champion olympique ou qui a gagné un UTMB. Je trouve que c'est quand même hyper valorisant. Donc, ça a sans doute un impact quand même pour te dire que Simalp, ce n'est pas une marque de lapin de trois semaines. Ils savent faire quand même des vêtements qui sont portés au plus haut niveau.
SPEAKER_01Clairement. Clairement. Excellent. Écoute, un immense merci Lionel pour tout ce que tu as fait. Merci à toi, c'était vraiment un chouette échange. C'était top d'en apprendre plus, déjà évidemment sur ton parcours, mais aussi sur Simalp, sur votre positionnement, sur sur ce qui arrive et sur la manière dont vous vous différenciez encore une fois c'est les 60 ans de la marque donc n'hésitez pas si vous écoutez cet épisode avant fin 2024 à aller sur le site www.simalf.fr et puis regardez vous verrez les produits sont très chouettes les tarifs on l'a dit sont intéressants et puis vous prenez pas trop de risques puisque réparation à
SPEAKER_00vie donc voilà merci énormément en tout cas Lionel allez bonne journée
SPEAKER_01à tous merci encore Abonne-toi
UNKNOWN!
SPEAKER_01Merci d'avoir écouté cet échange avec Lionel jusqu'au bout. Pensez à partager cet épisode à un maximum de personnes autour de vous et à parler du podcast. Parlez des frappés, parlez des frappés à fond. C'est la meilleure manière de remercier tous ces invités exceptionnels qui viennent témoigner au micro du podcast. Pour celles et ceux qui souhaiteraient soutenir financièrement le podcast, c'est possible à partir de 1€par mois sur tipeee.com slash les-frappés. Il n'y a pas de petite contribution. Chaque euro contribue à couvrir les frais de fonctionnement du podcast. Merci d'ailleurs énormément à toutes celles et ceux qui ont déjà décidé de le faire. Merci énormément à vous. Je vous remercie toutes et tous pour votre fidélité et je vous dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode dans lequel on va parler d'Ultra Trail et de performance.