la moitié donc la moitié je commence à avoir très mal au genou mais voilà moi une fois que je me suis ancré le truc dans la tête je me refuse à abandonner puis il y a ça puis tu vois je suis au milieu de l'italie c'est vraiment l'italie perdue je suis pas à turin je peux pas prendre de train il n'y a rien à faire je dois bien rentrer en france j'aurais pu prendre un hôtel etc mais je continue enfin ce col là il n'y a rien il n'y a même pas de village vraiment pas grand monde
SPEAKER_00Hello, hello, vous écoutez les Frappés, le podcast de celles et ceux qui se dépassent. Je suis votre hôte Loïc, ancien sportif de haut niveau en judo, coach, préparateur mental et amoureux d'activités outdoor en tout genre. Ma conviction, c'est qu'on a tous une petite étincelle de folie et d'audace, une version un peu frappée de nous-mêmes au potentiel exceptionnel qui sommeille en nous. J'ai créé ce podcast pour vous faire découvrir des femmes et des hommes qui ont osé le réveiller. Mes invités sont des athlètes de tout niveau, des aventuriers professionnels, des voyageuses au long cours, des entrepreneuses ou encore des militaires. des forces spéciales. Leurs témoignages au micro du podcast sont de puissantes invitations à passer à l'action. Attention, une écoute régulière peut entraîner des changements positifs irrévocables dans vos vies. Pour la première fois, j'accueille sur le podcast un authentique chevalier. Nathan Courtier a réalisé un défi incroyable en vélo, le défi des 7 majeurs, franchir 7 cols en France et en Italie en moins de 24 heures. C'est à en seulement 22 heures. Incroyable performance dont Nathan nous fait le récit en détail dans cet épisode. Je vous souhaite une excellente écoute. Bienvenue Nathan sur le podcast, ravi de te recevoir au micro défrappé pour qu'on parle de plein de choses, mais notamment d'un gros défi que tu viens de réaliser, le défi des 7 majeurs, depuis lequel tu es chevalier, ça fait quoi d'ailleurs d'être
SPEAKER_02chevalier
UNKNOWN?
SPEAKER_02chaque
SPEAKER_00jour sur le vélo pratique yes en tout cas encore une fois bienvenue sur le podcast ravi de te recevoir et puis écoute ce que je te propose en intro c'est de nous expliquer un peu ton histoire avec le vélo et ton parcours en général qui t'a amené jusqu'à te lancer sur ce gros défi
SPEAKER_02personnel ouais écoute avec plaisir alors mon histoire avec le vélo elle est pas si ancienne que ça finalement donc j'ai 32 ans aujourd'hui, et j'ai commencé le vélo, figure-toi, réellement, on va dire, alors c'est un peu contradictoire, paradoxal, c'est pendant le confinement, je tournais un peu en bourrique chez moi, et du coup, j'ai réussi à trouver un home trainer, et donc j'ai branché un peu mon vélo, qui était un vélo assez bas de gamme, sur l'home trainer, j'ai commencé à faire ça, suite à ça, en sortie de confinement, j'ai croisé un pote qui allait faire les Pyrénées, qui allait traverser les Pyrénées, je me suis dit, ah, ça a l'air chouette, on faisait la queue devant un magasin de vélo pour... avoir un truc de réparation. Et finalement, du coup, je me suis aussi lancé dans la traversée des Pyrénées. Donc, c'était l'été 2020. Je n'avais jamais grimpé un col et j'ai commencé par ça. C'était un peu violent. Et voilà. Et ensuite, ça s'est un peu enchaîné. J'ai vraiment pris goût. Donc, j'ai roulé pas mal en 2020. En 2021, j'ai commencé à faire des trucs un peu plus longs parce que j'aimais bien ça. Un peu plus long, un peu trop long parfois. Disons qu'on parle beaucoup de progrès passivité à vélo, ça je l'ai appris après et moi j'ai tendance à parfois aller un peu trop vite, trop fort dans ce que j'aime et du coup ça m'a amené aussi vers des blessures et donc j'ai jonglé on va dire entre 2020 et aujourd'hui entre du coup une nouvelle passion, j'en avais plein d'autres avant mais c'est vrai que je faisais du sport sans plus, en tout cas j'ai toujours été très actif, un peu hyper actif, aimer faire plein de choses etc et je suis quelqu'un de passionné donc quand je me lance, je me lance à fond et par contre le vélo et le vélo du coup j'ai accéléré un peu en 2021 j'ai roulé un peu plus fort et le premier voyage à vélo style bikepacking sur une semaine ce genre de choses c'est vrai que je prends beaucoup de plaisir à ça les petits trips d'une semaine en dormant à droite à gauche en faisant des rencontres ça ça me plaît et après première ultra en 2022 j'ai fait un biking man ça doit te parler j'ai fait un biking man donc 1000 kilomètres en 2022. C'était lequel
UNKNOWN?
SPEAKER_02Alors, en fait, tout ce que je vais te dire, il va y avoir un petit lien avec les blessures. Je devais faire la Corse. Et voilà, en fait, j'ai eu des soucis au genou et donc j'ai reporté. J'ai fait Aura, donc Auvergne-Rhône-Alpes, avec pas mal de dénivelé. C'était très chouette. J'ai cru que j'allais abandonner aussi parce que j'avais trop mal au genou. Et j'ai fini, donc, premier Vikingman, finalement, 2022. et voilà, après j'aurais bien aimé faire la race Cross France l'année d'après, mais ça a été un peu compliqué, pareil, blessure, il s'est passé pas mal de choses en 2023, j'ai pas pu rouler beaucoup première partie d'année, justement à cause de ça, et finalement, pour des raisons diverses, perso, on va dire, pro-perso, je suis parti en Amérique du Sud, j'ai pris un congé plusieurs mois, j'ai fait 4 mois de vélo en Amérique du Sud, du Pérou jusqu'au sud de la Patagonie. C'était chouette. Dans une approche très différente, pas du tout le même poids sur le vélo, moi qui ai l'habitude de voyager assez léger. Et puis, je suis rentré début d'année, j'ai déménagé dans les Alpes, avec un lieu de pratique qui, moi, me plaît beaucoup parce que j'adore la montagne, je suis passionné de montagne. Et puis, je connaissais ce truc des sept majeurs. Ça faisait quelques années que j'en entendais parler ou je l'avais vu. Et je me suis dit, cette année, je suis là habite ici, c'est le moment de le cocher et de le tenter en tout cas. Et donc, jour de l'été, le 21 juin, j'ai tenté l'expérience. Je me suis dit, allez, c'est le jour le plus long de l'année, il va falloir passer un bon bout de temps sur le vélo. C'est le moment de le tenter et je l'ai
SPEAKER_00tenté ce jour-là. Voilà. Excellent. Juste avant qu'on rentre dans le détail, c'est quoi le type de blessure que tu peux avoir quand tu es surentraîné
UNKNOWN?
SPEAKER_00Peut-être que tu forces un peu trop
UNKNOWN?
SPEAKER_00En tout cas, qu'il n'y a pas cette notion de progressivité que tu évoquais. Tu peux avoir quoi comme blessure
SPEAKER_02à vélo
UNKNOWN?
SPEAKER_02C'est une très bonne question. Moi, c'est souvent des blessures un peu tendineuses, dans le sens où il y a eu des vraies tendinopathies tendons d'Achille, des douleurs aux genoux, des équilibres posturaux ou des manques de progressivité qui font qu'en effet, il y a des inflammations qui se créent. Et on va dire qu'historiquement, c'est encore parfois compliqué pour moi aujourd'hui, je suis pas hyper bon dans l'écoute de mon corps je le reconnais et du coup j'ai à plusieurs reprises tu vois j'ai voulu poursuivre je devais faire une course que tu connais peut-être aussi qui s'appelle la Desertus Bicus je devais faire ça en 2023 et tu vois je me suis entraîné sur un truc qui me faisait mal pendant des semaines et puis bah 2-3 semaines avant la course j'ai dit en fait c'est mort c'est plus possible et voilà des diverses inflammations type tendineux voilà ce genre de choses après je suis très
SPEAKER_00grand donc j'ai un corps qui est
SPEAKER_02je fais 1m95 tu vois donc j'ai un corps qui est aussi peut-être plus sujet aux blessures que
SPEAKER_00d'autres ah mais alors attends ça ça m'intéresse parce que moi je fais 1m81 et je réfléchissais justement hier au fait que j'ai souvent mal au cervical sur tu vois quand je dépasse des sorties peut-être 70-80 km en route et 40-50 en gravel et je me disais mais est-ce que c'est la posture enfin ça me paraît bizarre quand je vois qu'il y a des gens qui font 300 jours ouais après je pense qu'on est
SPEAKER_02pas tous égaux c'est vrai mais moi aussi ça m'a frustré j'ai des collègues ou des potes ou des gens il y en a j'ai un pote qui fait du trail je pense à lui qui court en sandales que tu connais peut-être qui lui enchaîne des trucs de ma boule en permanence et je me dis ouais mais bon après il est peut-être plus habitué et je pense que voilà parfois c'est dur à expliquer c'est comme ça il faut savoir s'écouter donc c'est un vrai travail et sinon après renfort sur les douleurs cervicales type gainage ce genre de choses je pense
SPEAKER_00que ça peut aider bon à tester ok donc défi des 7 majeurs qu'est-ce que c'est que cette folie est-ce que tu peux nous en dire plus sur déjà en quoi ça consiste c'est quoi le concept et peut-être l'histoire de la chose est-ce que c'est une épreuve organisée est-ce que c'est une sorte de défi un peu tu vois comme comment ça s'appelle
SPEAKER_02Les cinglés du Ventoux.
SPEAKER_00Non
UNKNOWN?
SPEAKER_00Oui, il y a les cinglés du Ventoux. Non, il y a la Tourmane ou quelque chose comme ça.
SPEAKER_02Le Tourmane,
SPEAKER_00c'est quelque chose, ça
UNKNOWN?
SPEAKER_00Non, le Tourmane, ça ne me dit rien. Attends, mais peut-être que je dis
SPEAKER_02n'importe quoi. Il y a quelque chose au départ d'Annecy, je crois, mais je ne sais plus
SPEAKER_00comment s'il gère. C'est un truc, c'est... Ah, punaise, j'ai vu, je suivais un YouTuber qui s'appelle... qui a une chaîne sur le gravel, mince. Stéphane, qui a une chaîne sur le gravel. Mais bon, bref. Et qui a fait ça il n'y a pas longtemps, je crois que c'est le Challenge Mine. et il faut arriver une tour vers mais bon c'est un truc tu le fais il y en a pas mal des trucs comme
SPEAKER_02ça t'as quelque chose dans les Ardennes
SPEAKER_00il n'y a pas d'orga en fait si tu prends le départ quand tu veux il faut juste que tu sois capable de prouver enfin bon bref c'est ça les 7 majeurs
SPEAKER_02voilà on a répondu à la question alors ouais donc les 7 majeurs comme son nom l'indique consistent en le fait de grimper 7 cols qui sont autour au sud de Briançon, donc généralement le départ se fait aux alentours de Briançon, donc une très belle région pour ceux qui habitent pas loin, enfin en tout cas sont vraiment chanceux, parce que c'est vraiment un coin magnifique des Alpes, assez dur d'accès, donc les 7 cols, je peux les citer, il y a l'Isoard qui est assez connu, il y a certains cols du Tour de France qui sont très connus, assez vite ça bascule en Italie, donc il y a le col Daniel qui est magnifique, très haut aussi, en 2007, c'est 7 cols à plus de 2000, donc c'est des cols assez haut. Et ensuite, il y a deux cols italiens, Sampere et Fogniera, qui sont vraiment durs, qu'on ne connaît pas en France, mais qui sont vraiment des petites routes italiennes, sur des pourcentages vraiment exigeants, et c'est vraiment très dur. Et ensuite, on revient en France, on passe la Lombarde, et on arrive dans le Mercantour, ensuite, avec le très connu, le col de la Bonnette, qui est... Je mélange toujours un peu, il y en a qui disent que c'est le col le plus haut d'Europe, c'est toujours un peu la route asphaltée la plus haute d'Europe, il y a il y en a qui disent que non je suis toujours un peu perdu mais bon bref toujours est-il que c'est à 2008 et ensuite il reste le col de Vars pour finir qui est je pense le moins haut de tous et retour à Briançon alors moi je suis parti un peu avant Briançon et donc comme tu le disais enfin comme on le disait c'est pas une course dans le sens où c'est pas comme un ultra où t'as X personnes qui prennent un départ en même temps et c'est le premier arrivé qui est gagné là tu le fais un peu quand tu veux quand tu le souhaites bon forcément quand les conditions le permettent et alors le principe c'est que c'est une confrérie ils appellent ça et donc il y a un site internet chacun peut aller voir et en fait on fait en effet homologuer son temps et en fonction du temps qu'on a mis donc sur base de photos et d'une trace de travail généralement on devient soit chevalier de la confrérie soit grand maître soit maître soit je sais plus apprenti après voilà en fonction de la durée du temps qu'on met et en effet Le grade ultime, en l'occurrence, c'est chevalier. Il faut mettre moins de 24 heures sans assistance. J'ai croisé des personnes qui le faisaient avec assistance, familles, proches, etc., qui
SPEAKER_00ravitaillaient. C'est la première fois que je reçois officiellement un chevalier sur le podcast. Les 7 cols, ça représente quoi en termes de dénivelé, de
SPEAKER_02distance
UNKNOWN?
SPEAKER_02enfin
SPEAKER_00est-ce que t'as une en fait c'est
SPEAKER_02quoi l'idée c'est que
SPEAKER_00t'as impérativement passé par ces cols et après tu fais ce que tu veux entre
SPEAKER_02c'est ça
UNKNOWN?
SPEAKER_02oui bah après t'es sur une route d'un col généralement y'a qu'une route et sur une vallée y'a qu'une route donc en fait t'as pas 40 000 options même si je dis ça mais ceci dit j'ai quand même réussi à me louper une fois ou deux mais ça je pense que ça c'est le manque de lucidité mais normalement tu peux pas trop te tromper et en gros ça représente 11 000 mètres de dénivelé à peu de choses près et je crois que c'est 360 je sais plus exactement je crois que c'est 360 360 70
SPEAKER_00km à peu près. Et donc, tu as fait ça en moins de 24
SPEAKER_02heures. Oui, je crois que j'ai fait ça en 22 heures
SPEAKER_00avec les pauses, je crois. Ça implique de rouler de nuit un peu. J'imagine que quand tu dis 22 heures, c'est incluant les
SPEAKER_02pauses
UNKNOWN?
SPEAKER_02Après, je n'ai pas passé mon temps en faisant des pauses. J'ai fait une vraie pause en Italie parce que j'avais le sentiment que je n'avais pas le droit de Passer une journée en Italie, au moins m'arrêter, prendre un café et une part de pizza. Mais c'est la seule vraie pause que j'ai faite. C'était plutôt des pauses se déshabiller, se rhabiller, manger un bout, faire
SPEAKER_00pipi. C'était assez express. Ok, donc 11 000 mètres de dénivelé et 310 t'as dit
UNKNOWN?
SPEAKER_02Non, je crois que c'est... J'ai pas la trace sous les yeux, je crois que c'est 360, 370. Vu que je me suis suis perdu un peu, j'ai dû rajouter
SPEAKER_005 ou 10 kilomètres. Oh là là, ok, en 22 heures. Ouais, quand tu me disais tout à l'heure qu'on n'est pas tous égaux dans l'effort, ok, bon. Ouais, c'était avec beaucoup d'humilité. Mais, oh la vache, ok. Et donc, au départ, tu visais déjà moins
SPEAKER_02de 24 heures
UNKNOWN?
SPEAKER_02Ouais, je m'étais dit, je veux essayer de faire ce truc. Enfin, je veux le faire et je veux le faire en moins de 24 heures. Je veux le tenter en moins de 24 heures. Je connaissais des gens qui l'avaient fait en moins moins de 24h et puis ouais j'avais envie de le tenter comme
SPEAKER_00ça
SPEAKER_02après tu raisonne un peu bêtement mais tu dis bon après c'est sûr que tu roules pas souvent avec autant de dénivelé d'affilé mais si tu raisonne un peu simplement tu te dis tu fais 20h à 20kmh de moyenne puis en fait tu fais 400km donc normalement ça semble jouable si tu roules à peu près à 18-20 et que tu t'arrêtes pas beaucoup
SPEAKER_00c'est jouable ok ok du coup ça a été quoi il y a eu combien de temps entre le moment où tu t'es décidé à prendre le départ et le
SPEAKER_02départ en lui-même ouais alors
SPEAKER_00qu'est-ce que t'as fait pour de cette préparation en fait comment tu l'as approché
SPEAKER_02ouais bonne question c'est un peu contradictoire parce qu'en fait je l'ai fait c'était pas mon premier choix on va dire sur cette année mais comme je te dis j'ai passé beaucoup de temps blessé sur les dernières années moi j'ai trop envie de revivre l'expérience et les sensations de dépassement de soi de l'ultra sur tu vois, en itinérance sur plusieurs jours parce que j'ai vraiment... C'est vraiment quelque chose que j'aime beaucoup. Sauf que, en fait, quand j'ai fait le BikingMan il y a deux ans, j'ai vraiment eu assez mal. Je me suis blessé pas mal les dernières. Alors, j'ai énormément roulé en Amérique du Sud, mais tu vois, c'était pas un ultra. Je dormais la nuit, je faisais des pauses, je roulais 5 ou 6 jours sur 7, mais en zone... Enfin, voilà, vraiment pas toujours très vite. Et donc, cette année, j'avais l'idée de faire soit la Racecross France longue, soit... un biking man et finalement à quelques semaines ou mois de faire ça je me disais je suis encore un peu juste sur la distance j'ai besoin de me rassurer ou en tout cas de tenter un truc plus court alors finalement a posteriori je sais pas si c'est plus facile ou en tout cas moins exigeant puisque du coup je me suis aussi blessé pendant cette machin on pourra en reparler et donc on va dire que je suis arrivé en Haute-Savoie j'habite près de Chamonix en Haute-Savoie en mars Et donc, j'ai commencé à rouler au printemps. Et on va dire que, tu vois, mai, j'ai commencé à me dire« Ouais, je vais faire ça. Je vais faire un truc fin juin.» Et les sept majeures, ça collait bien. Donc, on va dire début mai. Et après, sur la prépa, j'ai fait un truc plutôt classique, dans le sens où je roule quand même souvent parce que j'adore ça. Le dénivelé ici, en fait, on ne peut faire que ça, à moins de se manger la vallée. Mais ça, en toute transparence, ce n'est pas ce qui m'excite le plus, la vélo. la vallée de l'arbre, faire des allers-retours. Donc moi, je fais vite beaucoup de dénivelé. Donc voilà, essayer de faire du dénivelé sans pour autant se mettre la misère à chaque fois. J'ai fait une ou deux cyclos en préparation plutôt pour m'amuser. Et puis voilà, c'est borner, mettre un peu d'intensité de temps en temps et puis des sorties longues régulièrement sans pour autant faire... Voilà, je n'ai pas fait plein de 300-400 cette année. J'ai fait quelques 200 et puis voilà des sorties de 6-7 heures
SPEAKER_00ça représentait combien par semaine à peu près cette phase de
SPEAKER_02préparation
UNKNOWN?
SPEAKER_02je saurais pas te dire exactement je dirais que lorsque je roulais bien au printemps je roulais 300-400 après c'est vrai que c'est étonnant parce que avant j'étais à Lille et à Lille je faisais parfois aussi des sorties de groupe où tu sais tu roules à 30 à l'heure sans forcer avec des pelotons sur du plat et si c'est vrai que je suis arrivé en mars et puis tu te retrouves à la fin de tes sorties avec des moyennes alors je suis pas trop du genre à regarder ma moyenne quand je roule mais tu le vois a posteriori des moyennes à 22 donc en fait tu roules moins vite mais voilà c'était des semaines à 10, 20 entre 10 et 20h sur le vélo je pense je regarde pas exactement j'aime bien rouler un peu le midi et le week-end faire des sorties un peu plus longues quand ça va et que j'ai le temps
SPEAKER_00et que je suis dispo. Par curiosité, tu fais quoi comme job
UNKNOWN?
SPEAKER_00Il faut pouvoir aussi rentrer dans un agenda.
SPEAKER_02Je travaille chez Decathlon. Je ne sais pas si je peux les citer, c'est trop tard. Je travaille en supply chain, dans la gestion des stocks chez
SPEAKER_00Decathlon.
SPEAKER_02Douce à l'ange. Douce à l'ange, puisqu'il y a les sports de montagne qui sont basés
SPEAKER_00ici c'est Quechua non
UNKNOWN?
SPEAKER_02exactement, Quechua, Simon qui sont basés ici donc moi ça me permettait de me rapprocher de mon terrain de jeu que j'apprécie donc voilà
SPEAKER_00Excellent. Professionnellement, j'imagine que tu es aussi dans un contexte où il va y avoir une sorte d'émulation où ça fait du sport de tous les
SPEAKER_02côtés. C'est clair. Oui, ça a toujours été le cas. Forcément, chez Decathlon, il y a une vraie... Ça, c'est un truc qui est agréable. C'est qu'on te laisse... C'est accepter que ta pratique sportive, elle est là et elle est nécessaire pour ton bien-être. C'est quand même chouette. Tout le monde fait du sport le midi. Le week-end, la salange, c'est encore plus Jusqu'à l'île, forcément. Tout le monde rentre le lundi et sortit en montagne. Et sa lanche, c'est plus que le vélo. C'est plus trail, parapente, alpi, escalade. Et voilà. Après, en effet, moi, c'est le vélo. J'aime beaucoup, mais c'est vrai que même parfois, c'est trop dans le sens où c'est toujours vraiment très orienté sport. Toutes les conversations... Je parlais des blessures. Quand tu es blessé, vivre à sa lanche et que tu aimes le sport... c'est pas évident même socialement parce qu'en fait tout le monde fait ça donc t'as moins de sorties culturelles forcément et t'as qu'une envie t'as la montagne qui t'appelle tout ton entourage part donc toi si tu peux rien faire vomis tu vois je l'ai fait cet été à un moment je suis parti je vais à Paris je vais voir les JO parce que bon c'est encore un petit lien avec le sport mais j'en pouvais plus d'être là et de voir les gens qui allaient grimper rouler voler etc
SPEAKER_00yes yes ok donc t'arrives t'arrives sur place en mars début de prépa à ce moment là ouais dans les 3 300-400 km semaine avec pas mal de dénivelé du coup tu te sens prêt début d'été pour enfin ouais pour faire ça le premier jour de l'été côté matos t'étais parti sur quoi du coup t'as fait quoi comme choix et c'est quoi un peu les enjeux stratégiques sur un défi pareil autant de kilomètres autant de dénivelé en si peu de
SPEAKER_02temps ouais alors sur le vélo enfin le matos en fait vu qu'il n'y a que du dénivelé autant tu vois sur un ultra le poids compte déjà pas mal mais là vraiment je pense que ça compte énormément et donc donc il faut vraiment limiter le poids je pense dans le sens où chaque gramme tu le sens donc moi j'ai un vélo alors je travaille chez Decathlon donc je roule sur un RCR un vélo enfin j'ai plusieurs vélos j'ai un Titan en gravel mais là voilà j'ai pris mon vélo tu vois type éroute qui reste assez confortable et qui est léger. Et alors, vu que je le faisais sans assistance, j'ai croisé des mecs ou des gens en assistance avec assistance qui, eux, n'avaient vraiment rien sur le vélo. Moi, du coup, j'avais quand même pris du matériel. Il faut savoir... Ouais, un peu de matos. Il faut savoir qu'en le 21 juin, il faisait encore hyper froid. Je ne sais pas si on est au printemps... on a eu un printemps pourri et il y avait encore beaucoup de neige en haut et ça a été en fait je suis parti le vendredi soir il n'y avait plus des torrents on était en vigilance orange cru dans les Alpes et donc en l'occurrence j'ai quand même dû tu vois emmener doudoune gants manchettes jambières enfin de quoi de couvrir en haut puisque en fait en haut de chaque colle quasiment c'est pas loin de 0°C lorsque en plein milieu de journée en Italie il faisait 25°C donc tu as des gros des gros écarts de température moi je préfère général normalement, qu'on roulait quand il fait chaud. Mais voilà, là en haut, il faisait bien froid. Plus après, forcément, pas mal de nutrition, barres en tout genre et quelques trucs un peu salés, genre cacao, des fruits secs, etc. Et puis, auprès de quoi réparer, quoi. De quoi réparer le vélo, les basiques, chambre à air, pompe, etc.
SPEAKER_00T'as eu de la casse, d'ailleurs
UNKNOWN?
SPEAKER_02Non, rien du tout. J'ai beaucoup de chance à ce niveau-là. Sauf sur le bonhomme. Sauf sur le bonhomme si j'ai eu juste mais bon j'ai eu de la chance du coup j'ai un dérailleur électrique et je pourrais te raconter après mais il y a une anecdote assez marrante sur le défi qui fait qu'en fait j'ai essayé de passer je pense que j'ai essayé de passer mes vitesses vraiment trop trop souvent et donc en fait j'avais plus de batterie sur mon dérailleur arrière et heureusement j'avais une batterie de rechange donc normalement la batterie elle tient 1000 bornes et là au bout de 250 bornes j'avais plus de batterie donc j'ai changé ma batterie de dérailleur mais voilà ça n'a
SPEAKER_00pas été un vrai problème. Ok, donc j'imagine que l'avantage de cette trace, c'est que le profil ne change pas en fait, c'est que du dénivelé, tu n'as pas à gérer, peut-être comme sur la race cross France où tu sais que tu vas avoir un peu tout, donc les questions se posent sur le matos. Ouais, non, là c'est
SPEAKER_02clair, tu montes, tu descends, en fait c'est assez simple, le schéma, au bout d'un moment, tu le répètes, c'est tu montes, tu arrives en bas, tu te déshabilles, tu montes t'arrives en haut tu manges un bout tu t'habilles tu descends et c'est repeat cette fois
SPEAKER_00quoi grosso modo donc t'avais des prolongateurs
SPEAKER_02pas de prolongateurs parce que
SPEAKER_00enfin
SPEAKER_02dans
SPEAKER_00un col non non pas de
SPEAKER_02prolongateurs ouais ok le plus léger possible et puis j'ai pas trop hésité là
SPEAKER_00dessus ouais ok excellent bon et si on rentre un peu dans les moments forts du coup du défi t'es parti à quelle heure et donc Quel état
SPEAKER_02d'esprit
UNKNOWN?
SPEAKER_02J'ai dormi près de Briançon. Je suis parti à 3h sur diverses recommandations. J'ai réussi à dormir un peu avant. Je me suis couché vers... Alors, j'ai pris la route après le boulot. En effet, comme je te disais, il pleuvait à torrent. Je suis quand même arrivé vers 21h à Briançon un peu fatigué. Mais du coup, j'ai quand même réussi à dormir entre 22h et 1h30, quelque chose comme ça. J'ai fait une petite nuit de 3h. T'avais pris un hôtel
UNKNOWN?
SPEAKER_02Non, j'ai de la chance. J'ai une pote qui habite là-bas que j'avais pas vu depuis des années mais que j'ai croisé par hasard la semaine même à Chamonix et qui m'a dit viens dormir chez moi donc Marie je la salue si elle écoute parce que ça m'a bien aidé et donc voilà parti à 3h assez marrant parce que du coup je prends le départ et deux bornes après le départ donc je viens de partir et là il y a une camionnette qui me double et un mec qui me dit tu fais laisser tête majeure
SPEAKER_01et il
SPEAKER_02me dit il y a mon fils qui est donc là en l'occurrence il portait assistance à son fils il me dit il y a mon fils qui est juste derrière et et voilà et donc mon fils qui est juste derrière il va te rattraper etc et donc en effet il est arrivé il roulait beaucoup plus fort que moi sur le début de course mais finalement après on s'est vu toute la journée parce que je pense que sans lui faire offense qu'il est parti un peu fort et donc on s'est revu pas mal après en haut en bas etc Et donc voilà, j'ai commencé Briançon en pleine nuit. par monter l'Isoard qui est un très beau col magnifique col et donc lever de soleil sur l'Isoard j'ai de la chance il a plu à Torrent le vendredi mais par contre il a fait très beau le samedi
SPEAKER_00t'es monté en direct par Pont de Servier direct depuis Bélensois t'as pas fait le grand
SPEAKER_02tour ouais alors tu vois je me rappelle même plus tes noms des bleds mais t'es monté tout de suite ouais en fait vu que j'ai commencé à l'Argentière-la-Bassée donc 10 km avant donc t'as un faux plat montant je pense jusqu'à Briançon et après tu montes direct ok et donc Izoard levé du soleil ouais 5-6 heures arrivé donc j'ai eu très très froid dans la descente de l'Izoard je sais pas ce qui m'a pris je me suis pas trop couvert en haut de l'Izoard et donc enfin tu sais c'est un peu comme les débuts d'un ultra t'es un peu t'es un peu con entre guillemets dans le sens où tu dis ah faut pas que je perde de temps et tout et donc tu vois j'ai même pas pris le temps de sortir la doudoune alors qu'il faisait zéro donc j'étais congelé et bon bref ça a été quand même Et après, enchaînement avec Agnel, vraiment magnifique col. Il y avait encore pas mal de neige en haut d'Agnel. Il y avait des gens qui allaient skier, plein de gens qui allaient skier le jour de l'été. Ski de rando, tu vois. Donc, marmotte et skieur dans Agnel. C'était vraiment magnifique. J'ai beaucoup aimé en haut des murs de neige encore. C'était à 2700, mais vraiment des murs de neige.
SPEAKER_00Oui, parce que je crois que cette année, attends, c'est l'Otaré qui a été Il a été déneigé difficilement le 8 juin, je crois. Il y avait genre 4 ou 5 mètres de neige.
SPEAKER_02Oui, en fait, c'est ça. En gros, avec le réchauffement climatique, il n'y a pas de neige en bas. Par contre, il y a eu beaucoup de précipitations cet hiver et au printemps. En haut d'école, ils ont eu beaucoup de mal à déneiger. Ça a été assez compliqué. Je pense que moi, il y a des colles qui ont ouvert la semaine avant que je le fasse. Jusqu'au jour même, potentiellement, on ne savait pas si on allait pouvoir
SPEAKER_00le
SPEAKER_02faire. Je cherchais le nom du gars qui m'avait doublé, ça vient de me revenir, il s'appelait Augustin. J'ai vu
SPEAKER_00pas mal de fois dans la journée. Donc, Col Daniel, tu arrives, c'est ambiance... ski, marmotte, doudoune. Exactement. Mais là, tu viens déjà de faire quand même
SPEAKER_0230%
SPEAKER_00de la trace
SPEAKER_02du nombre de cols. Ouais, ouais. Là, il y a déjà, je pense, 4000 dans les pattes. Mais bon, à ce moment-là, ça va bien. Tu vois, il y en a encore tôt le matin. Au Daniel, il doit être 8, 9 heures, tu vois, je pense. Donc, ça va. Et après, bascule en Italie. C'est vraiment très beau. Piémont, Italie. Pareil, je conseille. Si vous êtes pas loin, c'est très joli. Piémont avec, tu vois, des toits en los dans les bleds dans les petits villages l'Italie endormie c'est vraiment magnifique un petit côté moi j'aime beaucoup j'aime beaucoup l'Italie tu vois un peu le romantisme italien dans le sens où un peu cette nostalgie tu sens parfois les papis et mamies qui prennent leur café un petit matin ça j'adore mais bon pas trop le temps de m'arrêter ce jour-là malheureusement et donc après j'ai enchaîné avec Sam Perret et là ouais l'école l'italien qui ne sont pas connus donc je n'avais pas trop regardé la trace et donc tu vois tu te dis celui-là il ne me parle pas il ne doit pas être très dur et en fait c'était les pires Sampere, Foniera derrière c'était vraiment les pires pourquoi
UNKNOWN?
SPEAKER_02parce que les plus raides ouais en fait chaque col est très long tu vois c'est à chaque fois tu sais sur le GPS maintenant sur les GPS tu as si tu enregistres la trace il te dit au moment où tu arrives dans la montée il te dit bon bah voilà montée dans 3, 2, 1 puis là tu vois le profil et à chaque fois dans les 7 majeures tu vois restant 17 kilomètres ou 20 kilomètres 1200 mètres de dénivelé donc tu vois tu dis ah ouais c'est quand même et si je prends tu vois Fognara qui est le 4ème lui c'est genre enfin c'est plus dur qu'un Ventoux enfin je suis pas sûr je pense que j'ai déjà fait la Lose qui est aussi dure enfin en termes de difficulté même si différent mais sinon je pense que tu vois c'est plus dur que le Ventoux parce que la route elle est un peu merdique c'est très raide c'est interminable euh euh... et puis la route tu as des racines d'arbres parfois des sections limite gravel parce que c'est pas des grands cols empruntés par les voitures donc en fait la route elle a pas été refaite depuis je sais pas combien d'années et voilà tu t'y attends pas, tu les connais pas c'est des cols à chaque fois c'est des cols de 17 km à 8% des choses comme ça donc c'est quand même dur ouais
SPEAKER_00voilà ouais
UNKNOWNMerci.
SPEAKER_00Et donc là, à ce moment-là, sur les écoles italiennes, toi, physiquement, mentalement, ça tient encore
UNKNOWN?
SPEAKER_02Alors, physiquement, ça va encore. Je me rappelle, j'ai commencé à avoir mal aux genoux. Dans le troisième, c'était sans péré. J'ai croisé d'autres Français, donc un mec notamment qui s'appelle Julien, que je peux aussi saluer. J'ai fait tout le sans péré, qui est en fait une bête, qui est un mec qui a déjà fait le troisième de l'étape du tour, je ne sais plus, mais qui était assez monstrueux. et j'ai croisé enfin voilà j'ai doublé le patron d'ASO aussi ASO c'est la boutique qui fait le tour de France donc il y a quand même du monde qui faisait ce truc mais eux ils faisaient ça sur plusieurs jours entre potes en prenant un hôtel tu vois c'était un peu sur 2-3 jours ils faisaient ça et avec assistance donc j'ai monté tout sans péré avec Julien et je me souviens je commençais à dire à Julien ouais j'ai mal au genou je sais pas trop ce qui va pas etc j'avais changé un ou deux réglages sur mon vélo la veille ce qu'il faut surtout pas faire mais sinon en tout cas musculairement ça allait bien tu vois j'avais pas de douleur et je continuais de bien avancer je commençais à avoir un peu mal au genou c'est tout sinon sans me pérer j'ai bien grimpé j'ai commencé à avoir bien mal au dessus là et c'était surtout le quatrième moi je vais y venir mais là ça allait encore tu vois j'ai pas souvenir dans la journée de me dire ça y est je suis mort physiquement je peux pas y arriver parce que c'est trop dur je pense que j'étais prêt je suis plutôt à l'aise quand ça donc ça se passait bien après donc ouais non sans péré j'ai fait ça comme il faut puis à chaque fois tu vois plutôt lucide je prenais le temps de manger un bout en haut alors si dans sans péré je me suis rendu compte que j'allais pas avoir assez de batterie dans mon téléphone
SPEAKER_00ah parce que GPS sur le téléphone
UNKNOWN?
SPEAKER_02non non mais bon c'est quand même sympa pour faire des photos et puis écrire un copain une fois ou deux et du coup c'est la assistance de Julien il m'a un peu chargé le téléphone pendant le col j'avais pris le mauvais chargeur j'avais une batterie portable mais j'avais pas le bon câble donc et donc vraiment magnifique comme coin italien et après c'est enchaîné c'est enchaîné un fauniera une sandue une belle chapelle etc et là je commence sur fauniera et là ça me paraît je recroise Augustin le mec que j'avais qui m'avait doublé à 3h du mat donc il avait un peu ralenti et on se rendait compte que c'était vraiment dur et et là, je pars un peu plus fort que lui, donc à chaque fois, on ne s'attendait pas spécialement, on allait à notre prix dans le col, tu fais toujours un peu le ravito en eau, etc. Et là, Fauniera, ça me paraît vraiment, vraiment dur, vraiment, ça me paraissait, alors que c'était des très, très beaux paysages, un peu minéral, enfin dans la forêt, puis après plus minéral, ce qui est incroyable, c'est que les paysages changent pas mal, mais ça me paraissait vraiment, vraiment dur, tu vois, au milieu du col, je me dis, je ne comprends pas, c'est vraiment trop dur, je m'étais en danse sous le temps, je n'y arrivais pas, et donc
SPEAKER_00c'est celui-ci qui était très très
SPEAKER_02long ouais en fait ils sont tous très longs mais non tu vois je pense qu'ils font tous hormis Vars peut-être et ils font tous entre 15 et 20 bornes la bonnette c'est même encore plus long mais ceux-là ils étaient très raides aussi tu vois c'est du 8-9 en moyenne et Foniera c'était peut-être même plus et ça me paraissait vraiment infaisable et du coup au bout d'un moment je dis bon bah là j'y arrive plus j'avais déjà fait ça en ultra je dis je mets pied à terre et je vais avancer en marchant tu vois j'avais des chaussures de route avec des cales route je me dis j'enlève mes pompes je vais marcher et là je descends et en fait en descendant je me rends compte que je suis grand plateau sur mon vélo et donc je montais le col quasiment le plus dur que j'avais jamais monté grand plateau et tu vois en fait
SPEAKER_00là tu penses que c'était un manque de
SPEAKER_02lucidité et là je m'en veux tu vois je me dis et j'avais déjà mal aux genoux je me dis mais quel con en fait je viens de me... ouais manque de lucidité je pense je sais pas ce que j'ai fait donc en fait je tournais les jambes à 40 tours minutes enfin je tournais plus et puis en fait comme si je montais j'en sais rien un col en single speed je sais pas et là je me dis mais quel débile quoi et donc du coup à 5 kilomètres il devait rester 4 kilomètres ou 5 kilomètres sur les 17 bon j'ai passé petit plateau et là la fin m'a paru assez facile la fin du col et ouais du coup ça s'est bien passé la fin j'ai pris plus de plaisir mais avant ça c'était vraiment un calvaire Parce
SPEAKER_00que là, c'était vraiment un calvaire. Du coup, comment tu te... Parce que sur la journée, j'avais te demandé comment tu te remobilises, sachant qu'il t'en restait encore derrière, parce que t'étais à quelle étape
UNKNOWN?
SPEAKER_02En gros, la moitié. La moitié, je commençais à avoir très mal au genou, mais une fois que je me suis ancré le truc dans la tête, je me refusais à abandonner. Puis il y a ça, je suis au milieu de l'Italie, c'est vraiment l'Italie perdue. Je ne suis pas à Turin, je ne peux pas prendre de train, il n'y a rien à faire. Je dois bien à rentrer en France j'aurais pu prendre un hôtel etc mais je me dis bah non je continue enfin ce col là il n'y a rien il n'y a même pas de village il n'y a vraiment pas grand monde en effet t'as peut-être quelques t'as des animaux et des forêts et puis ensuite de la roche quoi et quelques cyclistes italiens et donc donc non je ne me pose pas trop la question je poursuis sur ce sur ce col Fauniera qui s'appelle aussi le col des morts pour la petite anecdote en italien donc oui et c'est pas trop de mal tu vois mentalement je suis concentré sur le truc donc je me dis pas je me dis j'ai été bête et puis je repars c'est comme ça je me pose pas trop la question j'aime bien discuter donc après si je croise j'adore discuter quand je suis à vélo je salue les italiens je baragouine de 3 mots à chaque fois et puis voilà j'arrive en haut de Fauniera et déjà c'est content quand même là ça commence je commençais à avoir mal aux pattes en haut il y a une statue qui est pas très belle mais bon petit symbole une statue de Marco Pantani en haut du col je prends un peu le temps là-haut en parlant aux italiens en faisant à chaque fois une petite photo en haut pour immortaliser le moment donc voilà et puis j'ai bouclé là je me dis bon je sais plus exactement mais tu vois là quand t'es à 4 sur 7 tu dis ça y est j'ai fait plus de la moitié tu commences à rentrer dans un autre mindset puis à chaque fois je voyais aussi Augustin en haut alors là je crois que je ne l'ai même pas vu en haut de celui-là parce qu'il a été plus long à monter forcément je suis monté pour Grand Plateau donc je suis
SPEAKER_00monté assez vite voilà le tips pour tout le monde si vous voulez améliorer votre moyenne faites des calls sur
SPEAKER_02Grand Plateau Pogacar il fait ça parfois ça marche bien donc voilà en haut du quatrième le moral plutôt beau fixe je commençais à avoir très mal au genou mais je me dis c'est comme ça je vais continuer
SPEAKER_00et puis on va espérer que ça passe et du coup sur la suite bon on le sait c'est passé parce que t'as fini mais c'est passé dans la
SPEAKER_02douleur ouais donc la suite je descends en bas de celui-là en fait fatigué quand même donc c'est là où je me dis je vais faire une petite pause café en Italie donc j'arrive dans un bled je trouve le premier café qui passe et là ah ouais alors là c'était quand même assez drôle parce que donc en Italie généralement ils aiment bien prendre le temps dans les cafés donc moi j'ai j'essaye d'expliquer à la serveuse que j'ai pas le temps, mais elle tarde à arriver, donc je finis par aller au comptoir, et je lui dis, bon, je voudrais un café, une part de pizza, une focaccia, un café, ou un double café, ou un café long, je sais plus, j'essaie de dire ça, parce que les expressos italiens, bon, c'est quand même toujours très court, et un croissant à la pistache, je crois, parce qu'ils font des trucs comme ça en Italie, et puis deux poches de glace, et donc j'arrivais pas dire ça, donc je crois qu'elle me dit, elle croyait que je voulais une glace à manger. Donc, non, non, je lui dis non, pour mes genoux, je lui montre les genoux. Et donc, bon, j'arrive à avoir à peu près tout ça. Je prends mon café, ma pizza, je me mets les deux poches de glace sur les genoux. Je passe un coup de téléphone à ma mère à ce moment-là, je me rappelle. Et puis, j'avale tout et je repars, je recroise Augustin et on attaque la Lombarde. Donc là, c'est retour en France. Et alors là, c'est ah oui autre hasard c'est marrant parce que quand on fait du long il se passe quand même tout un tas de choses ceux qui ont déjà fait c'est pour ça que je vous conseille de le faire même si pas forcément borner 400 bornes mais voilà rouler longtemps il se passe toujours un tas d'expériences ça développe la résilience le partage la curiosité etc c'est incroyable et donc je croise en fait au pied de la lombarde un mec qui s'appelle Flo qui est en fait le beau frère de mon coloc et qui est un des meilleurs potes du fameux Augustin que je double et qu'on se redouble toute la journée ok et en fait Flo habite à Marseille et il est venu supporter son pote et faire les deux derniers calls avec lui en sachant que moi il m'en restait un de plus et donc je croise Flo que j'avais déjà vu chez moi et on se met à faire la lombarde ensemble et à discuter donc c'est cool j'ai trouvé un pote dans la lombarde alors du coup super rencontre et j'ai fait toute la lombarde avec Flo Augustin avec deux de ses potes un peu derrière et ça a passé le temps bien vite, bon ils étaient frais comme des gardons et je lui ai dit Flo moi j'ai déjà eu 7 ou 8 milles de dénive dans les pattes donc peut-être un peu moins vite mais c'était chouette ouais puis très beau col aussi la lombarde on arrive en haut et là on se retrouve donc avec Augustin Flo qui j'ai fait le col et ses potes donc on était 5 en haut donc très sympa là il y avait le père d'Augustin qui était là il a filé 2-3 dragibus c'était sympa on a fait une petite photo en haut et la lombarde j'avais moins mal au genou ou alors je le sentais plus ou c'est le fait d'être avec quelqu'un je sais pas ça s'est très bien passé comme col très joli aussi enfin de toute façon c'est que des très beaux cols hormis le vars je pourrais pas le dire parce qu'il faisait nuit mais sinon tous les cols sont incroyables et je descends la lombarde là il y a un long faux plat long faux plat vent de face terrible Et en vrai, par chance, là, il y avait Flo et ses potes avec nous et on en a un peu profité, même s'il roulait trop fort. Ça nous a un peu abrités pendant 15 bornes dans la vallée. Ce n'était pas énorme, mais rien que mentalement, ça aide quand même un peu d'être en groupe. Quand tu as un gros vent de faz dans une vallée, je pense que tous ceux qui ont fait du vélo en montagne, des vents de faz dans la vallée, après un certain nombre de cols, il n'y a pas grand-chose de pire. Et donc, voilà. Et ensuite, on arrive à Saint-Etienne-de-Tinet. Là, il y a des parents de mon coloc qui vivent là, des parents de Bertrand mon coloc et je m'arrête un coup là-bas reprendre des poches de glace remanger un bout remettre de la glace sur les genoux et puis et puis là j'ai poursuivi tout seul après eux ils sont partis et j'ai poursuivi j'ai fait la bonnette donc la bonnette c'est un magnifique col mais interminable pour ceux qui connaissent là il était déjà tu vois 19h je pense quand j'ai commencé la bonnette
SPEAKER_00et donc voilà ça doit être dur même si la journée est longue quand t'attaques que la fin de journée
SPEAKER_02là ouais là c'est long tu sens que l'air qui se rafraîchit il n'y a plus grand monde voire plus personne en fait tu sens le climat qui devient un peu rude tu vois les sommets un peu enneigés venteux froid plus de voitures plus de cyclistes bon là tu te dis ouais la fin elle va être un peu plus longue
SPEAKER_00quoi donc voilà t'avais d'ailleurs en stratégie tu vois là tu viens de dire ça fait passer le temps le fait de rouler avec des gens mais est-ce que t'avais une stratégie enfin une stratégie est-ce que t'avais aussi de la musique tu vois ou je sais pas des podcasts t'avais prévu des choses pour te changer un peu les
SPEAKER_02idées ouais alors paradoxalement souvent je roule avec des podcasts ou de la musique en effet tu vois en Amérique du Sud je parlais de ça je l'ai fait beaucoup là j'en ai mis de mémoire tu vois j'ai mis de la musique dans l'isohar le matin au lever du soleil une musique contemplative je suis un passionné de musique donc j'ai écouté un artiste qui s'appelle Fontette pour ceux à qui ça parle c'est de la musique électronique mais très mélodique sauf qu'en fait au bout de 5 bornes mon écouteur est tombé de mon oreille ou 10 bornes j'ai mis 5 ou 10 minutes à le retrouver ça m'a saoulé et je crois que du coup ça m'a un peu vacciné j'ai dit bon je m'en mettrais plus aujourd'hui et je crois que j'en ai pas remis ou peut-être à la toute fin je sais plus très bien on t'a envoyé un gros we are the champions si t'as raison en fait je m'en suis mis dans la bonnette et j'ai pas mis we are the champions je suis un fan de musique électronique donc je me suis mis un truc un peu plus techno genre un peu vénère tu vois qui tape un peu un peu plus rythmé quoi ouais le matin c'était un peu mélodique les petits oiseaux et tout et à 20h là tu mets un truc qui tabasse un peu dans les oreilles voilà c'est énorme et ouais voilà je suis plutôt à l'instinct sur la
SPEAKER_00musique moi ok ok donc Bonnet on est au numéro
SPEAKER_02numéro 6 Bonnet numéro 6 Bonnet qui numéro 6 c'est le plus long c'est le plus haut donc très long je me rhabille en cours de col je recroise Augustin qui attend son père parce que c'est son père qui a ses habits et ouais ça caille là franchement pour le coup bonnet à 2006 à 21h tu vois là c'est 2-3 degrés plus personne dans le col un espèce de village abandonné je sais même plus ce que c'était que ce village mais il y a un village ceux qui ont déjà grimpé la bonnette doivent savoir mais un espèce de village t'as l'impression que c'est une ancienne mine abandonnée je sais Je ne sais plus exactement ce que c'est. Et on arrive en haut du col. Là, il y a encore beaucoup de neige. Et en fait, tu as la bonnette, tu as le col de la bonnette et ensuite, tu as la cime de la bonnette qui est une petite route qui tourne autour du haut de la montagne. Et normalement, dans le défi des sept majeurs, il faut passer la cime. Sauf que là, il y avait trop de neige. Mais je ne sais pas, j'étais un peu bête. Je me suis dit, je veux faire le truc d'autre en bonne et du fort. Et donc, je me dis, je vais pas et par la cible, même s'il y a de la neige, et donc je descends de mon vélo, j'escalade le mur de neige à pieds, et je repasse derrière, donc c'était un mur de neige, tu vois, créé par les déneigeuses qui essayaient de déneiger, et donc je grimpe la cime, en plus c'est très très raide la dernière route sur la cime, et donc j'arrive en haut de la cime, 2810 mètres, une route créée par Napoléon, pour l'anecdote, j'ai quand même eu le temps de lire le panneau, donc si ça y est, là il commençait à faire bien nuit, tu vois, il devait être 21h30, ça y est, c'était nuit noire, j'arrive de l'autre côté, je repasse, je redescends du vélo pour repasser le mur de neige de l'autre côté créée par les déneigeuses qui étaient encore là d'ailleurs à l'arrêt honnêtement c'était un poil dangereux ça même escalader les murs de neige quand il fait à moitié nuit à la
SPEAKER_00frontale
SPEAKER_02ouais en chaussure de en calotto c'est pas l'idéal et là je descends la bonnette et là il faisait nuit il commençait à faire nuit et tu vois là c'est un peu flou dans ma mémoire je crois que c'est dans la bonnette dans la descente de la bonnette ouais c'est dans la descente je sais plus si c'est les bonnettes ou Vars et là donc là j'allume la frontale et les phares de vélo et je croise chamois marmotte chamois ou lièvre et lièvre dans la descente pas marmotte chamois et lièvre et là je me fais une ou deux frayères dans la descente je sens que je commence vraiment à fatiguer à perdre un poil en lucidité et ouais des petits coups de flip quand même sur la descente alors je saurais plus dire si c'est bonnette ou varse mais ouais des animaux dans la descente qui me font un peu peur et Et j'arrive au pied, au pied à Josier, au pied de la Bonnette de l'autre côté. Et là, c'est un peu bizarre. On commence à entrer dans les petits villages complètement endormis. Il fait nuit noire. Et moi, je commence à vraiment fatiguer, à m'endormir à moitié dans la descente de la Bonnette.
SPEAKER_00Ça, tu le sens comment
UNKNOWN?
SPEAKER_00Parce que tu as des périodes d'absence ou
SPEAKER_02les yeux qui se ferment
UNKNOWN?
SPEAKER_02Oui, je fatigue un peu. Je pense que c'était plus la descente de Vars qui était vraiment dure. Mais Bonnette, je sens que la fatigue commence à venir. Donc, donc je m'arrête un peu à Josier, je remange un petit bout, je croise Augustin à nouveau, qui lui a fini, parce qu'il a commencé plus tôt, et donc un col avant moi. En fait, vu que tu le fais dans l'ordre que tu veux, t'es pas nécessairement obligé de commencer par l'isoire. Donc lui a fini, il plonge dans le camion de son père pour dormir, et moi il me reste Vars, qui sur le papier est le moins dur, donc à la fois je me dis, bon c'est bon, c'est pas trop dur, ça devrait aller. Et il s'avère que du coup j'entame Vars, et en fait Vars, le début ça va, et la fin c'est un calvaire parce que c'est vraiment raide et c'est un calvaire c'est vraiment très dur il y a des orages qui commencent à péter un peu partout un peu autour de moi je commence à prendre quelques gouttes je vois les éclairs je suis vraiment fatigué et j'avais donc un pote Olivier qui l'avait déjà fait qui fait du trail aussi et qui l'avait déjà fait et qui m'avait dit tellement Vars c'était dur j'ai marché donc en fait j'ai suivi ce qu'il avait fait je me suis dit je vais marcher un peu et donc j'ai avancé varse comme ça mais j'étais même perdu sur la nutrition tu vois j'avais à la fois trop mangé mais l'impression d'être en fringale etc je me sentais vraiment pas bien ça m'a rarement fait ça sur le vélo mais bon j'ai avancé comme ça et j'ai fini un peu au mental au mental la montée de varse au milieu des orages heureusement j'ai pas eu d'orage trop fort sur moi j'ai eu quelques gouttes mais c'était pas trop violent Au revoir. voilà ok sachant que
SPEAKER_00ouais pardon
SPEAKER_02vas-y non non bah après du coup descente de Var c'est et c'est là où je m'endormais vraiment je pense mais il restait très peu tu vois donc je me dis bon après il reste un faux plat et donc j'ai fini voilà j'ai fini la fin j'ai limite peu de souvenirs ça j'avançais un peu sans réfléchir sur la fin en mode robot en mode robot exactement ouais voilà
SPEAKER_00La fin, du coup, qu'est-ce qui se passe en termes d'émotion
UNKNOWN?
SPEAKER_00Est-ce que tu arrives quand même à réaliser ou tu es trop fatigué pour
SPEAKER_02ça
UNKNOWN?
SPEAKER_02Oui, très content de l'avoir fait. J'ai eu bien mal partout et j'arrive chez Marie qui m'héberge très sympa. Elle m'avait laissé une pizza maison toute prête, donc adorable. À la fois, j'ai trop faim, mais à la fois, le beat vraiment en vrac, donc je mange un bout et je m'effondre. Non, une fierté, mais je pense que je ne réalise pas trop. Après, je m'étais fixé ce défi. Je suis très content, mais un peu épuisé j'ai quand même la lucidité d'aller me doucher parce que je me sens quand même vraiment crasseux et puis après je m'effondre en dormant toutefois assez mal parce que je pense que t'as encore un peu les muscles qui sont à fond tous ceux qui ont déjà fait du long après un effort très long on dort pas bien la première nuit c'est au bout de 2-3 jours où ça va mieux mais voilà donc je boucle comme ça ça très content et
SPEAKER_00voilà je finis en 22 heures avec une heure et demie de pause à peu près pour 24 en
SPEAKER_02objectif donc très content
SPEAKER_00ouais bravo merci du coup c'est quoi les grands apprentissages que tu retires de ce défi notamment si on se dit que tu précisais un peu plus tôt tu pensais que c'était un poil trop tôt pour toi pour partir sur du format très long genre race across france plus de 2000 donc en quoi est-ce que ce trip il il va te
SPEAKER_02servir pour ça
UNKNOWN?
SPEAKER_02C'est une expérience incroyable. Franchement, je pense que c'est ce qu'il y a de plus dur que j'ai fait à vélo. Dans le sens où j'ai déjà fait du très long, mais sur du très long, tu peux te reposer sur le plat. Sur le plat, tu fais juste tourner les jambes et puis le temps passe un peu plus vite. Et donc là, c'est très dur tout le temps. À la fois, ça demande une lucidité permanente parce que Quand tu montes, en fait, tu es en plein effort. Tu es quand même en prise. J'ai un capteur de puissance. Tu vois quand même la puissance que tu mets. Tu es toujours quand même en train d'engager parce que tu n'as pas le choix, sinon tu n'avances pas. Et en descente, tu dois quand même être lucide parce que c'est des petites routes où il fait nuit, etc. Donc, ça implique quand même... Tu vois, d'un point de vue de la sécurité, il faut être quand même vigilant. Je pense à ça parce que les ultras, c'est vrai qu'on parle souvent de la sécurité, du sommeil, etc. Donc, ça, moi, je suis obligé de me faire aussi le porte-parole de ça. Il faut quand même faire attention et s'écouter, notamment sur la fatigue. Là, je me suis quand même arrêté une fois ou deux parce que je me sentais que c'était limite. Alors, je n'ai pas vraiment dormi, mais juste se poser, manger un bout, boire un coup, etc. Ça fait quand même du bien et il faut s'écouter là-dessus. Et après, sur les grands apprentissages, alors malheureusement, j'ai eu mal. Je pense que peut-être que j'aurais dû arrêter parce qu'après, je l'ai payé quand même pendant un certain temps. La progressivité, j'en parler tout à l'heure mais c'est vraiment important c'est vraiment important à vélo quand même même si je pense que tout est enfin beaucoup de choses sont faisables par beaucoup de monde et donc croyez en vos rêves etc je pense qu'il faut vraiment pas se brider par rapport à ça mais y aller progressivement c'est important et pas se dire même en trail pas se dire demain matin je fais du TMB parce que je cours je me mets à bien courir etc ça c'est c'est quand même important être à l'écoute de son corps sur une préparation etc et Et sinon, après, vraiment sur le long, tout est question de résilience. C'est toujours comme ça. Moi, je ne suis pas trop du genre à faire des plans. C'est vrai que quand on écoute certains podcasts, il y en a beaucoup qui disent j'ai des plans sur le sommeil, sur la nutrition, etc. Et moi, j'avoue que ce n'est pas mon parti pris parce que je trouve qu'en fait, il n'y a jamais rien qui se passe comme prévu ou rarement. Parfois, tu te sens mieux, tu as envie d'aller plus loin. Parfois, tu crèves. Parfois, tu as une panne X ou Y. Je l'ai vécu aussi en Amérique du Sud sur des éléments plus lointains. Parfois, tu t'es fatigué, parfois tu es à la pêche, etc. Et donc, en fait, je trouve ça dommage, moi, de me dire je vais dormir à cet endroit-là ou je vais m'arrêter à cet endroit-là. Oui et non, en fait, si je me sens moins bien avant ou si je me sens trop bien, je trouve ça stupide de s'arrêter là. C'est pareil sur la bouffe. Moi, me dire je dois manger une barre à telle fréquence, en fait, parfois j'ai trop faim, il y a une super boulangerie, je vais la dévaliser et je serai très content. Et parfois, il n'y a rien. Et là, c'est bien d'avoir des trucs de secours, etc. Donc, en fait, je trouve que c'est ça la beauté du vélo en longue distance. C'est la capacité à s'adapter. Généralement, je pense que les plus forts sont généralement ceux qui sont les meilleurs dans la recherche de solutions. Ce n'est pas forcément ceux qui sont capables de développer le plus de
SPEAKER_00watts en même temps. C'est d'accord. Et pour revenir sur le sommeil, il me semble qu'en tout cas sur la race Cross France, c'est
SPEAKER_02obligatoire maintenant non
UNKNOWN?
SPEAKER_02Ouais je confirme je l'ai pas fait récemment mais ils ont mis en place un truc comme ça et je trouve ça pas mal parce que c'est vrai que t'entends parfois des histoires et c'est vrai qu'on est peut-être pas tous égaux non plus sur le sommeil mais je trouve que parfois tu peux écouter des podcasts et t'entends des mecs qui disent ouais j'ai dormi 2h sur 3 jours ou sur 4 jours j'en sais rien bah oui mais en fait peut-être que lui il sait le faire et pas toi et donc en fait faut vraiment être vigilant quand même c'est vite arrivé hein il y a quand même des décès à vélo il y en a quand même les chutes à vélo c'est vite arrivé par perte de lucidité tu vois là c'est con mais deux chamois dans une descente si tu freines deux minutes trop tard et je l'avais déjà eu ça en roulant de nuit si tu freines une seconde trop tard tu te le prends et tu sais pas ce qui peut se passer
SPEAKER_00j'ai un pote qui s'est pris un sanglier c'était un deux roues motorisées il était à scoot mais je pense qu'il allait à peu près à la vitesse d'un vélo à ce moment là c'était un carnage
SPEAKER_02coma ah ouais des histoires comme ça t'en as un paquet c'est vrai qu'il faut faire gaffe ça reste un sport où t'as de la vitesse même que ce soit dans le milieu amateur ou pro il peut y avoir des accidents moi je trouve qu'il ne faut pas s'arrêter à ça parce qu'il y en a quand même peu par rapport au nombre de pratiquants etc mais il faut être vigilant et donc sur le sort sommeil, notamment, il faut s'écouter. Et après, il faut manger beaucoup. Il faut manger tout le temps. Avant, je pense que je ne mangeais pas assez. Je n'ai aucun problème à digérer. Donc, mange tout le temps le plus que tu peux. Et puis, ça te donnera du gaz pour avancer.
SPEAKER_00Ça, c'est quand même un énorme avantage de ce sport. C'est que tu peux en faire tout en bouffant. C'est mes grosses motivations à faire des sorties en je
SPEAKER_02vais pouvoir découvrir de nouvelles boulangeries me goinfrer tout en roulant c'est clair moi j'adore les boulanges là tu vois je suis en train de sur Google Maps là tu peux créer des listes enregistrées et donc je suis en train d'en faire une en Haute-Savoie où je me fais toutes mes sorties longues j'essaie de trouver une boulange sympa et ensuite je me l'enregistre en mettant des petits commentaires et comme ça je suis en train de mapper les Alpes
SPEAKER_00en boulange énorme il faudrait faire des guides franchement il y a un truc à faire
SPEAKER_02à Boulanges il y a un truc à faire et on pourra en reparler tu vois moi pour une autre raison je regarde beaucoup les Café Vélo en ce moment parce que parce que j'ai peut-être un projet perso autour de ça d'ailleurs je passe un petit message mais potentiellement je cherche partenaires ou associés donc si c'est un sujet qui vous intéresse écrivez moi mais donc t'as des bouquins de Café Vélo parce que c'est un truc qui se développe et qui marche bien et je comprends pourquoi parce que moi j'adore ça et pareil sur les Boulanges tu pourrais faire un guide des boulanges où ils font du salé tu vois c'est clair il y a
SPEAKER_00vraiment un truc à faire là dessus et bah écoute affaire à suivre génial bah écoute Nathan c'était top de rentrer vraiment dans le détail de ce défi que t'as réalisé franchement encore bravo plus de 350 bornes en moins de 24h avec 11 000 de dénivelé c'est quand même très très impressionnant très costaud est-ce que toi il y a un message que tu voudrais faire passer en guise de
SPEAKER_02conclusion alors pour conclure je j'ai pas réfléchi mais en tout cas si pour moi le message pour moi il est assez évident c'est j'en ai plusieurs mais qui finalement se rejoignent c'est quand même façon assez banale vive l'aventure et sortez de chez vous ça peut paraître un peu cliché mais l'aventure est au pas de votre porte ça c'est vraiment un truc vrai je suis parti en Amérique du j'ai vécu une expérience incroyable je réfléchis toujours à mon impact carbone et je suis conscient que ça a un énorme impact donc je fais attention vis-à-vis de ça et je ne le referai pas chaque année mais aujourd'hui être dehors et prendre son vélo ou même partir en stop, j'en sais rien partir dehors à la découverte de la nouveauté c'est quelque chose qui va vous apporter énormément sous de d'innombrables aspects et voilà et moi ce que j'apprécie énormément c'est bon forcément le vélo j'aime beaucoup parce que t'avales des kilomètres l'air de rien tu vois vraiment beaucoup de choses mais tu fais aussi beaucoup de rencontres je fais beaucoup de semaines bikepacking où typiquement je dors chez les gens en passant par un site qui s'appelle Wormshowers que certains connaissent peut-être et voilà et donc en fait le voyage à vélo comme j'en sais rien le voyage en stop comme le voyage en bus comme la marche je pense à ma soeur qui a fait les chemins de Saint-Jacques de Compostelle il n'y a pas longtemps c'est vraiment quelque chose qui vous fera grandir et qui vous fera apprendre sur vous-même et sur les autres et découvrir et grandir intérieurement donc voilà en reprenant une phrase qui se dit beaucoup mais finalement qui est tellement vraie l'aventure commence au pas de votre porte c'est quand même quelque chose de vrai et après il n'y a pas besoin d'être un ultracycliste et de faire 3000 bornes pour vivre des expériences incroyables chacun à son niveau et à sa vitesse peut vivre des trucs super chouettes et il n'y a pas que les meilleurs du monde qui font l'UTMB en 20h ou ce genre de choses c'est pas toujours autour de la perf même si la perf est chouette chacun le vit à sa façon et je pense qu'on peut tous vivre des expériences incroyables peu importe le temps qu'on met, la durée et la vitesse à laquelle on va Voilà.
SPEAKER_00Complètement d'accord. Complètement d'accord. Tant mieux. Excellent. Eh bien, écoute, encore une fois, merci beaucoup Nathan. S'il y en a qui ont des questions, n'hésitez pas, il y a le lien vers le profil Insta de Nathan en description de l'épisode. Ouais, merci. Merci une fois de plus. Et puis, écoute, du coup, qu'est-ce qu'on te souhaite
UNKNOWN?
SPEAKER_00On te souhaite une bonne prépa pour la Race Cross France de l'an prochain
UNKNOWN?
SPEAKER_02Ouais, peut-être. Merci Loïc, en tout cas, pour l'invitation. Une bonne prépa pour, en effet, j'espère l'année prochaine avoir une pratique sans blessure quitte à faire finalement tu vois quitte à faire moins dur si je peux pas faire la raf c'est pas grave et c'est ça et puis en effet tu vois je parlais du projet de Café Vélo si je peux avancer là dessus c'est un truc qu'on peut me souhaiter aussi c'est d'avancer sur ce beau projet potentiellement en parallèle je sais pas à quelle échéance mais c'est un truc qui me tient à coeur justement tu vois pour les partages de partages et de rencontres parce que c'est vraiment quelque chose qui est incroyable mais en tout cas un grand merci pour l'invitation c'était chouette de pouvoir partager sur ce beau moment. Et puis, si jamais vous avez des questions sur l'expérience en tant que telle, n'hésitez pas à me contacter. Je me fais toujours un plaisir de parler vélo. C'est vraiment une passion. Avec plaisir pour échanger.
SPEAKER_00Voilà. Eh bien, fabuleux. Merci beaucoup,
SPEAKER_02Nathan.
UNKNOWNMerci, Loïc. Allez, salut. Bonne journée. À la prochaine.
SPEAKER_00Merci d'avoir écouté ce récit de Nathan et de son défi des 7 majeurs jusqu'au bout. Pensez à partager l'épisode autour de vous, à vous abonner, laisser une note, un commentaire sur votre plateforme d'écoute, c'est la meilleure manière de donner de la visibilité à ces invités exceptionnels qui viennent témoigner au micro des Frappés chaque semaine. Je vous rappelle que si vous souhaitez soutenir financièrement le podcast, c'est possible à partir de 1€par mois. Chaque euro compte, ça je peux vous le dire. Merci à toutes celles et ceux qui ont déjà franchi le pas. Ça se passe sur sur tipeee.com. Merci d'avance à toutes et à ceux qui passeront à l'action. Merci enfin pour votre fidélité. Je vous dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode. Ciao les frappés
UNKNOWN!