C'est parti!
SPEAKER_02les grenadines c'est pour moi la définition du paradis sur terre vraiment l'eau elle est transparente mais pendant 3 minutes autour de ton bateau tu vois 5 tortues qui vont respirer vraiment c'est on va dans l'eau et là on tombe nez à nez avec une raie mais immense mais quand je te dis immense c'était un truc de malade Pébi il te dira ouais la raie elle faisait 4 mètres 5 mètres de large moi j'irais plus 3 mètres mais tu vois 3 mètres déjà c'est énorme
UNKNOWNMerci à tous.
SPEAKER_00Hello, hello, vous écoutez les Frappés, le podcast de celles et ceux qui se dépassent. Je suis votre hôte Loïc, ancien sportif de haut niveau en judo, coach, préparateur mental et amoureux d'activités outdoor en tout genre. Ma conviction, c'est qu'on a tous une petite étincelle de folie et d'audace, une version un peu frappée de nous-mêmes au potentiel exceptionnel qui sommeille en nous. J'ai créé ce podcast pour vous faire découvrir des femmes et des hommes qui ont osé le réveiller. Mes invités sont des athlètes de tout niveau, des aventuriers professionnels, des voyageuses au long cours, des entrepreneuses ou encore des militaires. militaires, des forces spéciales. Leurs témoignages au micro du podcast sont de puissantes invitations à passer à l'action. Attention, une écoute régulière peut entraîner des changements positifs irrévocables dans vos vies. Partir pour un voyage de 9 mois sur un bateau en sachant qu'on a le mal de mer, c'est peu commun. C'est pourtant ce qu'a fait Emmanuel, alias Manu, en l'embarquant à bord de Flash, un voilier de 12 mètres conçu pour être rapide, mais finalement assez peu confortable. Manu nous explique comment le projet est né, ses premières expériences à bord avant le vrai grand départ pour une transatlantique dantesque le 8 décembre 2023. Des rencontres avec les dauphins en passant par de vraies galères techniques et finalement la découverte de lieux paradisiaques à l'eau turquoise à l'arrivée, ce récit est une véritable invitation à voyager. Un récit également qui souligne une fois de plus l'importance d'oser affronter ses peurs pour vivre des expériences inoubliables. Excellente écoute à vous
UNKNOWN!
SPEAKER_00J'ai surtout bien rigolé en lisant le récap du doc. J'ai tout quitté, travail, famille, amis, sauf mon conjoint pour acheter un voilier et traverser l'océan alors que j'ai le
SPEAKER_02mal de merde. J'en ai besoin de lui, du conjoint, parce que sans lui, il est moniteur de voile. Je ne sais pas faire de la voile.
SPEAKER_00Maintenant, je sais, mais avant, je ne savais pas. C'est assez hallucinant quand même. On peut peut-être commencer par ça. Quand tu dis que tu as tout quitté, travail, famille, amis, c'est C'était quoi ta situation
UNKNOWN?
SPEAKER_00On était en quelle année
UNKNOWN?
SPEAKER_00Et c'était quoi ton parcours jusqu'à ce
SPEAKER_02moment-là
UNKNOWN?
SPEAKER_02Alors, c'était fin septembre 2023 où en effet, j'ai tout plaqué. Donc, à la fois mon boulot que j'avais depuis huit ans, un beau CDI où honnêtement, il y a eu des hauts débats comme dans tout taf, je pense, mais où là, ça se passait vraiment très, très bien. Malgré tout, j'ai tout quitté et j'ai décidé de partir en voilier avec mon conjoint et Alice une amie qui tous les deux sont en fait moniteurs de voile et on a décidé de faire ce voyage là ensemble sachant que on avait quand même un handicap qui est que moi je suis sujette au mal de mer voilà et pas le petit mal de mer c'est pas la petite migraine qui dure 3-4 heures et qui passe non non c'est pas du tout ce niveau de mal de mer que j'avais le coup Et si je fais un peu une repasse sur mon parcours par rapport au mal de mer, c'est que je viens vraiment de loin par rapport à ça. Pourquoi
UNKNOWN?
SPEAKER_02Parce que j'ai été malade, par exemple, en surf. Bon, ça ne m'est arrivé qu'une seule fois, mais n'empêche, je n'ai jamais entendu quelqu'un me dire qu'il avait déjà été malade en surf. Je ne savais pas que c'était possible. Et je suis la preuve vivante que oui, c'est possible. C'est arrivé il y a un moment, ça devait être en 2013, C'était sur l'île de Ré, je me souviens. Et ben voilà, mal de mer. J'ai même pas eu le temps d'aller sur la plage. Enfin bref, c'était assez rigolo. Et j'ai eu mal de mer en voilier, bien sûr, plein plein de fois parce que... Ça fait un peu plus de dix ans que je suis avec mon conjoint Pierre Benoît. Je vais dire PB pendant le podcast plusieurs fois et ça veut dire Pierre Benoît. OK. Et du coup, lui, il est moniteur de voile depuis, je ne sais pas, depuis huit ans. D'ailleurs, il ne l'est plus aujourd'hui, mais bon. Il l'a été pendant longtemps et forcément, on a fait pas mal de vacances sur des voiliers où j'ai été malade plusieurs fois. Je me souviens d'une semaine qui était avec ses... avec sa famille, avec ses cousins germains. On était autour de Montpellier. Nous, on est situés à Montpellier. Et c'était une semaine où, pour te donner une idée, des fois, quand tu as le mal de mer, en fait, tu réagis différemment. Chacun réagit différemment, bien sûr, à ça. Mais moi, je sens que parfois, il faut que je me mette un peu dans ma bulle, ce qui est assez contradictoire avec la manie naturelle, entre guillemets, qui, pour le coup, je suis un peu hyperactive. Je ne suis pas du tout du genre à me mettre dans ma bulle, justement. Mais quand j'ai le mal de mer, des fois, je ressens ce besoin-là, vraiment. Et pendant cette semaine que j'ai faite avec les cousins de mon conjoint, je me souviens, une fois... j'étais au niveau du mât, donc à peu près au milieu du bateau, à l'extérieur. Et le fait juste qu'ils m'appellent, les autres membres de l'équipage étaient derrière moi, le fait de m'appeler et juste moi, le fait de tourner mes... de 90 degrés ma tête je te jure c'est pas une blague je sens que ça m'a enclenché un vomi voilà pour tout dire donc pour te donner un peu une idée du niveau de mal de mer que j'avais en voilier et je suis aussi la preuve vivante que le mal de mer ne passe pas tout le temps parce que je l'ai toujours aujourd'hui moins qu'avant je pourrais en reparler mais je l'ai quand même toujours je suis aussi sujette au mal des transports le parapente ça pareil j'ai une petite année où j'étais à la Réunion et j'ai fait un baptême de parapente et je me souviens très bien de... En fait, on devait atterrir sur la plage de Saint-Leu. On était en hauteur du coup et pour atterrir, on n'arrivait pas à descendre. Je ne sais pas pourquoi, je n'ai pas les termes techniques ou quoi, mais on n'arrivait pas à descendre. Et ce que le moniteur m'a dit, c'est écoute, là, on va devoir se pencher sur le côté. Et en fait, quand tu te penches sur le côté en parapente, ça fait que tu fais un espèce de tourbillon où tu vas très, très vite. Tu te penches sur le côté et tu vas très, très vite t'as l'impression d'être dans un manège et tu descends beaucoup plus rapidement et ça on a dû le faire 3-4 fois et moi ça m'a tué mais vraiment j'étais pas bien et je me souviens très bien du moniteur qui était tout gentil qui essayait de me masser les épaules pour me déstresser mais j'étais pas forcément stressée c'est juste que j'étais pas bien mais bon il me disait t'inquiète t'es pas la première personne que je croise qui a le mal de l'air et je te rassure dès que tu mets pied à terre ça passe tout de suite et bah c'est faux
SPEAKER_01C'est
SPEAKER_02faux parce que moi, la première chose que j'ai fait quand j'ai mis le pied à terre, c'est que j'ai couru aux toilettes et après, pendant 4-5 heures en voiture, le temps d'entrer chez moi, j'étais malade
SPEAKER_00encore. C'est un vrai truc, le mal des transports. C'est ça. Intéressant quand on sait que tu es partie pour 9 mois en
SPEAKER_02mer. Oui. J'avais vraiment envie de sortir de ma zone de confort, je crois. Et ça s'est fait. Je pense qu'on peut dire que c'est fait.
SPEAKER_00on va en parler en tout cas moi je connais une autre personne je suis toujours assez impressionné par bon là on parle du mal de mer tu vois mais les gens qui se lancent dans un projet un défi peu importe en sachant d'avance qu'il va y avoir une galère tu vois des fois tu te lances dans un truc tu te rends pas compte en fait des défis qui vont se présenter et donc tu peux te dire après coup bon si j'avais su je sais pas si j'aurais fait mais là toi tu savais que en penchant la tête sur le côté ça te faisait vomir et puis quand même parti neuf mois sur un voilier. Mais je connais une autre personne qui fait ça, Sacha Lagnès. Je ne sais pas si tu avais écouté son épisode, mais c'est une scoopuse qui a fait notamment la mini-transat et plein d'autres choses, mais on avait surtout parlé de la mini-transat et qui a le mal de mer aussi. Ah, sympa. Et elle, elle avait fait un programme de... Alors, je ne vais pas dire de bêtises, mais je suis quasi sûr que c'était avec la Marine Nationale. Il ils ont un centre, je ne sais plus dans quel coin de la France, où en fait, ils peuvent simuler la houle, etc. Et en fait, t'entraîner à résister au mal de
SPEAKER_01mer.
SPEAKER_00Et apparemment, ça fonctionnait pas mal. Sa première séance, elle disait qu'elle était sortie de là, elle était genre vraiment au fond du gouffre. Et après quelques séances, elle avait vu une vraie différence. Donc, si jamais tu repars cette fois-ci pour neuf mois autour du monde, mais en parapente, peut-être que tu pourrais appliquer, tu vois, candidater à ce centre
SPEAKER_02de la marine qui sait carrément moi j'avais fait une petite préparation avant de partir c'est que je suis allée voir un kiné pour faire ce qu'on appelle la kiné vestibulaire en gros tu vas voir un kiné il te met un casque de réalité virtuelle sur les yeux et c'est des séances assez courtes de 15-20 minutes où en fait il te simule comme si tu étais sur un bateau et lui il peut gérer la hauteur des
SPEAKER_00vagues ah ouais d'accord ok
SPEAKER_02carrément voilà et est-ce que ça m'a aidé je sais pas en tout cas je l'ai fait et je me souviens très bien que je suis allée le matin avant d'aller au boulot donc c'était j'avais après envie de vomir pendant toute la matinée mais en tout cas ça m'a pas fait à part quelques matinées où j'étais pas très bien ça m'a pas fait plus de mal que
SPEAKER_00ça donc je
SPEAKER_02pense que ça a dû m'aider
SPEAKER_00j'espère donc septembre 2023 t'étais dans une situation plutôt stable vous étiez déjà à Montpellier à ce moment
SPEAKER_02là oui Ok. Nous, on est à Montpellier. Il y a Anne-Lise, pardon, qui est la troisième personne qui a fait le voyage avec nous. Elle, elle était à Auckland,
SPEAKER_00en Nouvelle-Zélande. Ah, excellent. La Nouvelle-Zélande. Fabuleux. Ok. Comment le projet... Alors, comment est-ce que le projet est né
UNKNOWN?
SPEAKER_00Pourquoi le bateau
UNKNOWN?
SPEAKER_00Et toi, quand tout ça a commencé à être discuté entre vous, toi, c'était quoi ta réaction
UNKNOWN?
SPEAKER_00Est-ce que tu étais plutôt hyper partante
UNKNOWN?
SPEAKER_00Tu disais que tu avais envie de te challenger, de te certains de confort ou est-ce que tu appréhendais un peu quand même du fait du mal
SPEAKER_02de mer
UNKNOWN?
SPEAKER_02Alors moi j'ai beaucoup appréhendé, je suis un peu une stressée de nature donc j'ai eu pas mal d'appréhension mais en fait ça faisait des années, je dirais au moins 5-6 ans que tous les ans je disais à mon chéri que je voulais partir en voyage, pas forcément un tour du monde parce que j'avais pas envie de prendre trop l'avion par rapport à l'impact environnemental mais pourquoi pas prendre un avion pour aller en Asie et faire le tour de l'Asie en sac à dos enfin tu vois ce genre de délire ça me serait bien bien allé et au final donc je disais pendant 5-6 ans j'en parle tous les ans et je vois que ça prend pas ça l'intéresse pas enfin voilà et j'insiste pas plus que ça moi et une année je me dis ok bah vas-y si tu veux ce voyage là on le fait en voilier et là j'ai vu des étoiles dans ses yeux et je me suis dit putain mais dans quelle merde tu t'es mise là Manu et Et du coup, je me suis dit, peut-être que tu vas regretter ce que tu viens de dire là, mais écoute, on verra. Et ça a commencé comme ça. Et pour la petite anecdote aussi, ça a été pendant longtemps une sorte de private joke avec plusieurs copains. Alice qui a fait le voyage avec nous, mais pas que. Le fait de me parler du fait que je vais peut-être aller faire un voyage un tour du monde en bateau, c'était souvent une private joke, mais parce que personne n'y croyait et du fait de mon mal de mer. Et en fait, au final, on l'a fait. Et je me souviens très bien aussi d'un jour où je disais à Anise que le tour du monde en bateau, je le ferai que quand elle deviendrait végétarienne. Et en fait, elle a tout gagné parce qu'elle n'est ni végétarienne et on est partis en voilier. Et en voilier, du coup, pourquoi le bateau
UNKNOWN?
SPEAKER_02Parce qu'Anise et Pébé, ils sont c'est leur dada, c'est leur passion, c'est leur boulot aujourd'hui. Donc, c'était un peu logique de faire ça en voilier pour eux. Donc, voilà.
SPEAKER_00Excellent. Comment est-ce qu'on construit un projet de cette envergure
UNKNOWN?
SPEAKER_00Du coup, ça a été quoi toutes les phases par lesquelles vous êtes passées avant le
SPEAKER_02départ
UNKNOWN?
SPEAKER_02Alors, il y a eu pas mal de phases. On a cherché le bateau, je dirais, à partir de fin 2022, début 2023, on a commencé à chercher le bateau qu'on a acheté au final en avril 2023, ce qui est assez court, honnêtement, parce qu'on n'a croisé pas plein de monde, t'imagines, pendant ce voyage-là. Et souvent, c'est les personnes qui achètent leur bateau un an, deux ans avant de faire le voyage. Mais c'est aussi parfois des personnes qui apprennent à faire du bateau avec le bateau qu'ils ont acheté. Et nous, on n'avait pas cette phase d'apprentissage nécessaire vu que Pierre-Benoît et Alice, ils gèrent à 200% le bateau. J'ai aucun souci. Enfin, on n'avait aucun souci par rapport à ça. Je leur fais totalement confiance.
SPEAKER_00Et du coup... Il y a peut-être le sujet aussi, pardon, je te coupe, mais de préparer le bateau aussi, non
UNKNOWN?
SPEAKER_00Pour avoir pas mal échangé avec des gens qui partent faire les tours du
SPEAKER_02monde comme ça. C'est ça. Il y a aussi cette phase-là. En fait, nous, on a acheté le bateau en avril 2023, mais on n'est pas du tout partis tout de suite. Déjà, par rapport à l'achat du bateau, on a pas mal hésité. PBI Alice, ils voulaient un bateau qui aille vite. parce qu'ils aiment la vitesse simplement et moi je leur ai fait totalement confiance sur le choix du bateau vu que je suis pas du tout experte sur ce sujet là j'ai su aller les yeux fermés je leur ai dit ok je vous fais confiance il n'y a pas de problème à part des critères du type le prix le reste je vous fais confiance et au final leur choix s'est porté vers Flash donc c'est le nom de notre bateau c'est un Apocalypse 13 donc ça c'est le nom du modèle c'est un bateau de 12m90 de long ce qui commence à pas mal pour un voilier il a 34 ans et il fait 3m15 de largeur donc 3m15 de largeur pour un bateau de 12m90 c'est très fin c'est un petit cigare flash les bateaux qui font cette longueur là généralement ils font 4m de largeur pour te donner une idée et en fait 3m15 à 4m sur un bateau ça change tout vraiment c'est un bateau qu'on appelle croisière régate flash qui est pas très confortable mais qui va très vite. Pour son âge, c'est un vieux papy, mais il va vite. Et pour la petite anecdote, quand je dis qu'il n'est pas très confortable, moi, j'ai appris qu'on n'avait pas de douche sur Flash après avoir signé le compromis de vente. Pour moi, c'était tellement logique dans ma tête que quand tu pars neuf mois en voyage, pour moi, il fallait une douche. Oui, c'était le minimum. Et en fait, on n'en a pas du tout parlé avec bébé Annie sur ce que nous ben voilà moi comme tu disais c'est logique et en fait voilà c'est une petite anecdote bon on s'est débrouillé avec une douche solaire machin aux Antilles il fait jamais froid ça a été mais bon c'est pas un bateau confortable c'est ça le message que je veux faire passer et du coup donc on l'a acheté en avril 2023 Et entre avril 2023 et fin septembre, parce que le départ s'est fait fin septembre au final, Pébé et Anise ont pas mal travaillé sur le bateau. Moi, j'ai travaillé, donc j'avais beaucoup moins de temps qu'eux et beaucoup moins de connaissances également. Donc, ils ont pas mal retapé le bateau. Anise, elle a rejoint Pierre-Benoît pour le faire en été. C'était en juillet 2023 qu'elle l'a rejoint parce qu'elle a quand même dû faire un déménagement depuis la Nouvelle-Zélande. C'est pas rien. Et du coup ils ont dû, le bateau était en bon état concrètement il était navigable il n'y avait pas de soucis mais on a quand même rajouté pas mal de choses on a changé la grande voile qui était un peu fatiguée enfin voilà il y a pas mal de travaux qui ont été réalisés, ils ont passé vraiment beaucoup de temps dessus et au final le bateau était il voulait partir à la base Pébé et Anne-Lise début septembre, sachant que moi je les ai rejoints après parce que je travaillais jusqu'à fin septembre au final ils sont partis le 24 septembre de la Grande Motte, donc un port qui est à côté de Montpellier. Et quand ils sont partis, le bateau était navigable largement, parce que quand on l'a acheté, il était navigable. Par contre, c'était le bordel, mais c'était assez fou, quoi. Il y avait des tonnes de... Enfin, voilà, il y en avait partout, partout, partout. Et ce qu'ils m'ont dit par la suite, c'est qu'ils ont mis trois jours à tout ranger, vraiment, tellement il y avait de choses partout. Et moi, je me suis dit, les gars, mais attendez. Enfin, c'est bon, vous pouvez rester un jour de plus à terre et et partir l'esprit tranquille sans le bordel et en fait vu qu'ils avaient déjà eu pas mal de retard sur la date à laquelle ils voulaient partir initialement ils voulaient plus attendre ils en avaient marre d'attendre ce que je peux aussi comprendre donc ils sont partis avec un bateau en bordel mais bon qui fonctionnait donc pas de soucis et au final moi je les ai rejoints plus tôt que prévu Je les ai rejoints début octobre. Ils étaient à Madère. donc en fait ils ont quand même fait la nave à Madère sans moi et ensuite moi je les ai rejoints j'ai pris un avion pour Madère j'ai presque raté pour la petite anecdote mon train qui m'a amenée pour aller prendre mon avion ensuite et en fait mon train a eu une heure de retard donc c'est la seule fois j'ai été contente que la SNCF ait des soucis et voilà Madère je sais pas si tu connais mais c'est une île c'est magnifique enfin vraiment ça a été un de nos coup de cœur, on a fait plein de choses, plein d'activités outdoor du type VTT de descente, des randos, la vie elle coûte rien là-bas, ça m'a beaucoup fait penser à à La Réunion ok avec plein plein d'activités outdoor qui étaient possibles donc vraiment très très chouette et après Madère ce qu'on a fait c'est qu'on s'est rendu dans les Canaries donc les Canaries c'est un regroupement d'îles où nous on a fait on a fait entre guillemets que deux îles dans les Canaries il y en a bien plus en réalité on est arrivé à La Palma et après d'ailleurs à La Palma tu parlais de la mini transat tout à l'heure c'était par hasard mais on est arrivé à la Palma juste avant d'entrer dans le port on voit plein plein de bateaux et en fait on s'aperçoit que c'est le départ de la mini transat ah excellent voilà donc c'était vraiment pas
SPEAKER_00du tout attends mais du coup c'était
SPEAKER_02quelle année ça
UNKNOWN?
SPEAKER_02c'était l'année dernière
SPEAKER_00donc en 2023 et bah donc t'as vu le départ
SPEAKER_02de Sacha Sacha c'est vrai
UNKNOWN?
SPEAKER_02ouais ah génial
SPEAKER_00excellent
SPEAKER_02trop bien euh Et du coup, trop trop chouette de voir, parce que c'est une course, tous les voileux connaissent cette course, c'est la transat en solitaire sur des tout petits bateaux de 6m50, sans assistance, t'as un peu moins de 100 participants si je dis pas de bêtises. Donc voilà, on était très content de voir ce départ. Et... après avoir fait la Palma on n'est pas resté très longtemps on est allé directement à Ténérife dans les Canaries et donc toujours les Canaries et là à Ténérife on a des amis qui nous ont rejoints dont un ami qui a fait ensuite la Transat aller avec nous et ce qu'on a fait du coup à Ténérife c'est qu'on a dû faire une belle réparation sur le bateau parce que oui les réparations sur le bateau tu ne les fais pas du tout que avant de partir tu l'as fait aussi pendant le voyage et en plus on a laissé la pauvre on a abandonné Anne-Lise avec Pébé à Ténérife parce qu'on on a dû faire un aller-retour en métropole pour un mariage enfin bref et c'est Anne-Lise qui a géré toute la réparation qui a dû faire un trou dans la... ouais ouais ouais bon c'était un mariage tu veux où Pébé était témoin et on était je crois 6 avec les mariés inclus
SPEAKER_01donc tu vois quand
SPEAKER_02t'es pas là ça se voit quand même pas mal ouais et puis c'était prévu depuis un moment et voilà du coup on a abandonné Anne-Lise qui a dû faire elle a dû faire un gros trou dans la coque de Flash quand même pour faire cette réparation donc c'était pas une réparation anodine mais elle a géré comme une chef voilà et ensuite ce qu'on a fait c'est qu'on a quitté on a quitté les Canaries pour se rendre au Cap Vert en fait quand tu fais le voyage qu'on a fait nous c'est vrai que je l'ai même pas dit mais on est allé aux Antilles en fait en fait. Quand tu fais ce voyage-là, c'est un voyage que beaucoup, beaucoup de voiliers font chaque année. On a croisé vraiment plein, plein de monde, bien plus que ce que je pensais. Et tu as souvent deux grands itinéraires qui sont adoptés. Soit les personnes partent de la métropole et traversent l'océan à partir des Canaries, soit les personnes traversent vont généralement au Canary, ensuite vont au Cap Vert et traversent depuis le Cap Vert, principalement depuis la ville de Mindelo. Et d'où on voulait voir le Cap Vert. Et du coup, on a fait le choix de partir jusqu'au Cap Vert. Donc, on a fait une navigation entre les Canaries et le Cap Vert qui a duré 5 jours, 5 ou 6 jours. Et à cette époque-là, moi, je n'étais pas du tout sûre de faire encore la transatalie. J'avais énormément d'appréhension par rapport à cette traversée de l'Atlantique, liée directement à mon mal de mer. Et ce que je me suis dit, c'est que la navigation Canary-Cap-Vert, c'était ma navigation test et en fait à la fin de cette navigation je me suis dit mais c'est mort mais jamais je fais la transat c'était beaucoup trop difficile j'étais beaucoup malade pendant cette navigation j'ai pas pris énormément de plaisir pendant la navigation du coup je me suis dit non non c'est pas possible j'ai commencé quand on est arrivé au Cap Vert sur l'île de Palmera j'ai commencé à regarder les billets d'avion pour partir rejoindre l'équipage directement aux Antilles mais si tu veux au fond de moi j'avais une petite voix qui me disait non mais Manu mais c'est trop dommage que tu fasses pas cette transat tu auras peut-être l'occasion de le faire qu'une fois dans ta vie au pire c'est 15 jours où tu prends beaucoup sur toi et après et après ça ira bien tu vas surkiffer aux Antilles donc voilà au final j'ai pris la décision de faire cette transat là mais avant de te parler de la transat qui a été vraiment un moment phare pendant le voyage, je vais revenir sur cette fameuse nave entre les Canaries et le Cap Vert, parce que ça a été une navigation où je te disais que j'ai beaucoup souffert par rapport au mal de mer, mais c'est aussi une navigation qui a été très plaisante dans le sens où on a vu nos premiers animaux marins, on a vu des globies, et on a vu notamment...
SPEAKER_00Attends, pardon, des quoi t'as dit
UNKNOWN?
SPEAKER_02Des globies
UNKNOWN?
SPEAKER_02Oui, des globicéphales. Ah, des globicéphales, ok
UNKNOWN!
SPEAKER_00Je lui ai dit, OK, ça sonne. Non, d'un petit
SPEAKER_02poisson sympa, non, des globicéphales. OK, d'accord. Des globicéphales, oui, pardon. Et on a vu des dauphins. Et c'est ça l'anecdote que je voulais te donner. C'était vraiment une scène, on se croirait, on se serait cru, pardon, dans un film parce qu'il y avait des dauphins à perte de vue, mais vraiment, 360 autour du bateau. Je suis incapable de te dire combien de dauphins il y avait. Mais c'était une scène magique, mais vraiment magique. je pense que je ne l'oublierai jamais et j'étais absorbée je n'ai pas pris de vidéo parce que j'ai voulu vraiment profiter du début à la fin du spectacle mais c'était génial
SPEAKER_00vraiment c'est assez fascinant tu vois les dauphins je ne sais pas je n'ai jamais vraiment creusé le sujet mais là tu m'y fais penser avec ton anecdote il y a cette fascination tu vois cet amour inconditionnel pour les dauphins qui j'ai l'impression est quasiment universel tout le monde est super content de voir un dauphin alors que voir un poulpe c'est peut-être quasiment aussi rare mais ça dégage pas le même sentiment tu vois de de joie de tout ce que tu veux c'est vrai c'est vrai qu'il y a un truc magique avec les dauphins pardon j'en avais je partage aussi ma petite anecdote sur les dauphins mais à un moment il y a peut-être un an un an et demi avec une de mes soeurs on a fait on a passé notre paddy dans la baie de la Ciota dans le sud de la
SPEAKER_01France
SPEAKER_00ah génial et pareil et c'était en mars, mai, je sais plus, mai je crois donc il n'y avait pas grand monde sur l'eau et on a vu alors nous pour le coup on a pu les compter parce qu'ils étaient vraiment pas nombreux mais il devait être peut-être une dizaine dans un endroit où habituellement il n'y en a pas du tout et il y avait des petits et même les monos de plongée qui doivent en voir hyper souvent et qui passent leur temps dans l'eau etc étaient comme des fous tu vois c'est marrant cette fascination en l'occurrence pour les
SPEAKER_02dauphins c'est trop bien, moi j'ai J'ai eu la chance aussi de nager avec des dauphins il y a quelques années à La Réunion. Et je me souviens, j'ai pleuré dans mon masque. C'est une émotion qui est indescriptible, je pense. Oui, oui, c'est sûr qu'il y a une espèce de consensus de tout le monde sur les dauphins. Je ne connais personne qui n'aime pas les dauphins, clairement. C'est peut-être par rapport au poulpe. Tu parlais du poulpe. Le poulpe, il n'a pas ce... Il ne vient pas interagir avec les humains. Alors
SPEAKER_00que le dauphin, oui. Mais les deux sont extrêmement intelligents.
SPEAKER_02C'est
SPEAKER_00vrai. C'est vrai qu'ils sont intéressés à aller regarder des vidéos de ce que les poulpes sont capables de faire. C'est hallucinant. C'est extrêmement intelligent
SPEAKER_02comme animal. C'est clair. On en a croisé d'ailleurs pendant le voyage et c'est fou quand on faisait du snorkeling. Ce qui est fascinant avec les poulpes, je trouve, c'est le la manière dont ils changent de couleur super rapidement. Enfin, c'est assez fou. Bref, ce n'est pas le sujet à la base, mais c'est vrai que c'est très intéressant comme animal. Yes. Et du coup, si je reviens sur la navigation, je voulais parler de ça, du fait qu'on a eu nos premiers animaux marins entre les Canaries et le Cap Vert. Et après, ensuite, quand on est arrivé au Cap Vert, on est arrivé sur l'île de Palmera, dans la ville de Salles pour être plus précise c'est une petite île qui est pas très touristique mais on en garde un très bon souvenir notamment parce que c'est là-bas qu'on a croisé nos premiers bateaux copains donc c'est des bateaux avec qui on a sympathisé et qu'on a recroisé plusieurs fois pendant le voyage des fois sans faire exprès et des fois on a fait exprès de se recroiser donc en fait t'as une une facilité je trouve quand tu fais un voyage en bateau de devenir pote avec d'autres bateaux parce que t'as plein de sujets en commun etc et c'est assez fou les liens qu'on a pu avoir avec certains autres bateaux
SPEAKER_00j'ai l'impression que c'est aussi une toute petite communauté en fait c'est assez facile de trouver des récits de tour du monde en vélo en bateau de grands projets de grands voyages en bateau mais en fait il y a très très peu de bateaux mon père m'avait filé les stats une fois je sais pas si c'est quelques milliers c'est j'ai un doute entre 1 600 et 4 000 ça fait un gros écart mais même 4 000 tu vois en soi c'est pas énorme combien il y a de voyageurs tu vois backpackers ou à vélo autour du monde je pense que c'est bien plus que 4 000 donc c'est vrai que t'entends souvent des histoires genre ah ouais mais on s'est recroisé en Nouvelle-Zélande après s'être rencontré en Patagonie c'est complètement improbable mais non mais c'est qu'en fait il y a quand même enfin en termes de proportions c'est il n'y a pas tant de gens qui sont sur
SPEAKER_02l'eau pour des
SPEAKER_00voyages au long cours autour du
SPEAKER_02monde c'est vrai quand tu regardes les chiffres mais au final quand tu voyages moi j'ai trouvé qu'il y en avait bien plus que ce que je pensais notamment quand tu as des ambiances dans certains ports comme Mindelo qui est un port vraiment mythique et là où se fait la plupart des départs pour faire la transat là-bas il n'y avait que ça des bateaux qui étaient dans le même moule que nous en pleine préparation les derniers préparatifs les courses les dernières réparations peut-être à faire un peu sur le bateau et du coup t'as une ambiance assez folle j'ai adoré adoré vraiment cette ambiance surtout que Mindelo donc c'est une ville qui est sur l'île une autre île du Cap Vert qui est São Vicente et c'est une ville que j'ai beaucoup aimée parce que c'est la ville de Cesaria Evora t'as plein de fresques enfin de murs où tu vois des des visages peints de César Iagora. C'est une ville qui est très axée sur la musique. Donc, on a beaucoup, beaucoup aimé ça. Et l'engouement qu'on avait vraiment autour du départ de la Transat avec tous ces bateaux qui se préparaient. On a recroisé des personnes qu'on avait rencontrées justement juste avant sur l'autre île du Kaber où on était, donc Palmera.
UNKNOWNDonc,
SPEAKER_02Et il y avait tous les jours des cornes de brume qui faisaient du bruit parce que quand tu pars en transat, il y a plein de bateaux qui utilisent la corne de brume pour annoncer leur départ. Enfin, voilà. Donc, c'était vraiment un engouement que j'ai vraiment adoré. Et donc, nous, on est arrivés à Palmera. C'était mi-novembre. Non, c'était plus fin novembre. Et... On a pris quelques jours pour finir les derniers préparatifs. Moi, j'ai un peu abandonné mes copains parce que j'avais d'autres choses que je voulais régler avant de partir, du type faire les factures de mes derniers clients. Enfin, voilà, des trucs un peu de paperasse. Mais je m'en suis beaucoup voulue d'avoir abandonné mes copains qui bossaient à fond sur le bateau pendant les quelques jours avant la transat. Et au final, la transat, on l'a fait, on était quatre. Donc, on était PB, mon conjoint, à Lise et un autre copain Thibaut qui nous a rejoint un petit peu avant sur Ténérife et on est partis tous les quatre j'en ai pas parlé mais Thibaut est aussi très courageux parce que lui aussi a le mal de mer donc voilà on était deux mal de mereux je sais pas comment on dit ça mais deux personnes sujettes au mal de mer qui partions pour une transat donc Et lui aussi, il n'avait pas beaucoup d'expérience en navigation. Mais il est de très bonne composition, Thibaut. C'est notamment pour ça qu'on a accepté qu'il vienne sur le bateau. Si on ne l'aimait pas, clairement, on ne lui aurait pas dit de venir faire une transat avec nous. Ce qu'on a fait avec ce petit équipage A4, c'est qu'on a profité un peu du Cap Vert. On est allé sur l'île de San Antao, qui est oufissime. Vraiment, cette île j'ai adoré c'est une île qui est très connue au Cap Vert pour tout ce qui est rando c'est vraiment magnifique t'as des cirques de montagne assez fou vraiment je recommande à 200% comment ça s'écrit
UNKNOWN?
SPEAKER_02alors c'est si j'ai pas de bêtises c'est S-A-N et plus loin A-N-T-A-O San Antao Et c'est vraiment trop, trop beau. On a beaucoup aimé. Ça m'a un peu fait penser à Mafate, à Salazie, à Sillaos qui sont à La Réunion, si tu connais, je ne sais pas, mais voilà. On a pris du coup ce bol d'air frais à San Antao et on a pris le large pour la Martinique. C'était le 8 décembre. et on avait prévu 14 jours de navigation et on a mis au final 18 jours
SPEAKER_01donc 4
SPEAKER_02jours de plus et si je te fais un peu le topo de cette
SPEAKER_00transatlantique alors attends attends attends avant la transatlantique moi j'ai quand même des questions parce que là donc 8 décembre ça faisait déjà 1, 2, 3 3 mois c'est ça que tu naviguais
UNKNOWN?
SPEAKER_02alors le bateau est parti
SPEAKER_00fin septembre
SPEAKER_02voilà et moi je les ai rejoints quasiment au même moment début
SPEAKER_00octobre donc 2 bons mois d'expérience entrecoupé etc de l'aller-retour en France pour le mariage mais somme toute c'était ta première expérience vraiment enfin longue expérience sur un voilier qu'est-ce qui avait changé pour la Manu qui avait pris le départ avec le mal de mer sans rien connaître à la voile quelques mois plus tôt et la Manu qui s'apprêtait à un moment donné à ce moment là à se lancer sur une transatlantique qui est quand même pas voilà qui est quand même une expérience qui demande un peu de euh de confiance en soi par rapport à toutes les choses
SPEAKER_02tu vois liées à un projet de ce type là ouais bah au final il n'y a pas eu d'énormes changements parce que j'ai on a navigué pendant ces quelques mois là mais on n'a pas eu énormément de jours de nav parce qu'on a passé pas mal de temps à profiter à terre aussi la plus longue nav qu'on ait faite avant de faire la transat c'était la nav entre les Canaries et le Cap Vert qui a duré cinq ou six jours. Et sur les petites naves à la journée, je n'étais pas forcément malade systématiquement, tant mieux. Mais en soi, il n'y a pas eu énormément de changements. Si j'avais fait mes premiers quarts de nuit, c'est-à-dire que quand tu pars pour plusieurs jours de navigation au large, forcément, le bateau, il faut aussi le gérer la nuit.
SPEAKER_01Et
SPEAKER_02du coup, comment ça se passe
UNKNOWN?
SPEAKER_02Tu fais ce qu'on appelle des quarts, c'est-à-dire que tu te relaies avec l'équipage pour qu'il y ait au moins une personne à chaque fois qui soit responsable du bateau et qui soit réveillée pour s'occuper du bateau donc t'as certains équipages qui font des cars à deux donc c'est à dire qu'à chaque fois c'est deux personnes en même temps qui s'occupent du bateau et nous on avait fait le choix de faire des cars en solo donc la nuit on avait on était responsable du bateau pendant trois heures si j'ai pas de bêtise je crois que c'était des cars de trois heures qu'on faisait deux ou trois heures et bah du coup des Des fois, tu te retrouves à te réveiller à 1h du matin pour t'occuper du bateau jusqu'à 4h du matin. Après, ça n'a pas été stressant pour Thibaut et moi qui avions peu de... peu d'expérience en voile parce que les PBI Anis qui eux ont beaucoup d'expérience et sont moniteurs de voile nous ont toujours dit si vous avez le moindre doute vous nous réveillez et moi je les ai réveillés plusieurs fois surtout au début et ils m'en ont jamais voulu et ça c'était quand même très rassurant je savais que je partais pas avec n'importe qui de toute façon quand tu pars 9 mois en voyage sur un bateau c'est une coloc plus plus plus donc forcément tu pars pas avec n'importe qui et voilà donc ce qui a changé c'est juste que j'ai décidé de me par rapport à la malue du coup du tout début du voyage et juste avant la transat c'est que j'avais pris la décision de me mettre un coup de pied aux fesses et de sortir de ma zone de confort et advienne que pourra on verra comment ça se passera de toute façon au milieu de l'océan qu'est-ce que tu veux faire quand t'as le mal de mer rien je suis
SPEAKER_00patiente quoi
SPEAKER_02c'est clair voilà donc pour revenir à cette fameuse transat je te disais on est parti de le 8 décembre, donc depuis Mindelo. Et on avait prévu donc 14 jours de navigation. Au final, on en a mis 18. Et au départ, on a eu une première nuit où on n'a pas eu énormément de vent parce qu'on était justement sous le vent de cette fameuse île San Antao. Et ensuite, on a eu 4 ou 5 jours qui étaient assez houleux, mais qui étaient pas plutôt bien dans le sens où on a eu on a eu les alizés les alizés tu sais c'est des vents qui te qui en gros te poussent quand tu viens de la métropole vers les Antilles qui te poussent vers les Antilles ce qui est bien mieux que d'avoir du vent face à toi et donc au final donc on a eu ces 4-5 jours d'alizés donc pendant ces 4-5 jours on a été malade moi sur les 18 jours de nav j'ai été bien bien malade pendant 14 jours donc ça a pas été évident ouais voilà t'imagines bien et après on s'est aperçu Après 4 ou 5 jours où on a eu ces fameux alizés, on s'est aperçu que si on continuait sur la route directe, donc la route la plus courte qui nous permettait d'arriver en Martinique, il n'y avait plus de vent en face de nous. Donc on a dû faire cap au nord-ouest. Plutôt que faire quasi-ouest, on a dû pas mal monter. Il y a même un moment où je me souviens, j'étais complètement démoralisée parce que j'étais en car et on faisait cap au nord-est. C'est-à-dire qu'on retournait vers la métropole. tellement on pouvait pas faire autrement en fait et je me souviens pendant la Transat il y a souvent eu des blagues où on disait ouais de toute façon là on va aller voir Céline en disant qu'en fait on allait vers le Canada voir Céline Dion tellement on allait pas du tout vers la bonne direction et là on a eu du coup quelques jours où ça a été vraiment les montagnes russes sur le bateau franchement ceux qui aiment Space Mountain c'était Space Mountain plus plus plus sur le bateau et nous avec bébé on avait eu la bonne idée de prendre la cabine à l'avant c'était un bateau flash où tu avais trois cabines et nous on avait fait le choix de prendre la cabine avant parce que c'est là où il y avait le plus de rangement
SPEAKER_00celle qui bouge le plus non c'est ça voilà
SPEAKER_02exactement c'est aussi celle qui bouge le plus mais chose à laquelle moi j'avais pas du tout pensé quand on s'est réparti les cabines tu vois je sais pas et pourtant j'aurais pu m'en douter tu vois et au final ça fait que pendant la majorité du temps de la transat, j'ai passé mon temps non pas à dormir dans ma cabine mais au milieu du carré le carré c'est le salon du bateau à l'intérieur qui est à peu près au milieu et j'ai passé un temps infini à essayer de dormir ou juste de m'allonger sur les banquettes j'étais en PLS pendant pas mal d'heures et ce qui s'est passé du coup c'était les montagnes russes et pour te donner un peu une idée plus précise. Moi, quand j'allais, des fois, je n'avais pas le choix d'aller dans la cabine avant, même si j'étais incapable d'y dormir. Je n'avais pas le choix simplement pour aller prendre des fringues. Des fois, tu avais besoin d'y aller. Et juste le fait d'y aller, ça me donnait le mal de mer. J'étais obligée de courir aux toilettes parce que, bien sûr, je n'avais pas le temps d'aller dehors pour vomir. Donc, c'était dans les toilettes. Enfin, bref. Oh, mais l'enfer
UNKNOWN!
SPEAKER_00C'était compliqué, ouais. En plus, cabine avant, tu dois avoir, non seulement ça bouge, mais je pense que ça doit taper, non
UNKNOWN?
SPEAKER_00Ouais. S'il y a un tout petit peu de vague, tu es doit avoir un
SPEAKER_02vacarme assourdissant là-dedans. Oui, du coup, c'est pour ça que je n'ai pas fait long feu dans la cabine avant. Après, ça ne tape pas forcément dans toutes les conditions. C'est-à-dire que selon la direction d'où vient le vent par rapport au bateau, tu as des moments où, en effet, ça va... Et bien sûr, selon la mer aussi et l'état de la houle, des fois, ça ne va pas taper. Mais là, il s'avère qu'on a eu quand même pas mal de moments où ça a tapé. Et on a eu aussi trois jours d'orage je pense que si tu demandes aux marins quelle est leur plus grande peur en navigation il y en a plein qui vont te parler d'orage parce que c'est un risque énorme pour le bateau et puis pour l'équipage également on a pris beaucoup beaucoup d'orage du coup vraiment il y en avait 360 autour du bateau il y a des moments où on cherchait juste non plus à aller vers la Martinique mais on cherchait juste à fuir les orages vraiment on a eu énormément de grains de c'est de la pluie démentielle la pluie elle arrivait à l'horizontale parfois c'était assez fou on a fait beaucoup de manoeuvres alors que t'entends énormément de récits de transatalés où les gens ils se disent ah non on s'est emmerdé on a rien fait on a pas fait une seule manoeuvre franchement à transatalés on s'est ennuyé c'est tout on refera plus parce qu'on s'est vraiment ennuyé bah nous on s'est pas du tout ennuyé clairement on a fait énormément de ce qu'on appelle des prises de riz des prises de riz c'est quand tu réduis la surface de ta voile tu le fais quand t'as beaucoup de vent et que ton bateau potentiellement ne peut plus être géré ou que ça devient dangereux donc ça on a fait des prises de rides et des lâcheries pour gérer la surface de la voile et on a pris deux dépressions On pensait en prendre une. Au final, on en a pris deux. Manque de pot. On a perdu un spi. Un spi, c'est une voile du bateau sur une erreur toute bête. On s'en est beaucoup voulu. On a perdu notre fameux spi. Il s'est arraché
UNKNOWN?
SPEAKER_02Non, pas du tout. Pour donner un peu plus de détails là-dessus, on avait un espèce de sac à spi. C'est un gros sac dans lequel on rejette notre spi. Le spi, c'est une voile que mais à l'avant du bateau et on avait mis ce sac à l'avant du bateau qu'on avait accroché avec des petits mousquetons et on avait mis le spi dedans c'était le début de la nuit si j'ai pas de bêtises on s'était dit flemme de rentrer le spi dans le bateau on le fera on le fera dans quelques heures et au final le lendemain matin il n'y avait plus de spi voilà les mousquetons étaient pas tu sais c'est des petits mousquetons en plastique vraiment pourris enfin voilà nous on était plus très lucides on était tous crevés donc voilà on a fait l'erreur de laisser le spi à l'extérieur ce qu'on n'aurait pas dû faire mais voilà ça a été fait et ce qu'on a fait aussi pendant cette transat c'est qu'on s'est baigné ça c'est assez fou comme expérience avec plusieurs centaines de mètres sous tes pieds tu te baignes en plein océan c'était assez fou on a vu des ciels étoilés. Ça, c'est un très bon souvenir que j'ai de la Transat. C'est que t'es au milieu de rien.
SPEAKER_01Zéro pollution
SPEAKER_02lumineuse. Exactement. Tu vois vraiment tout. Et t'as des étoiles filantes en voiture. T'as aussi ce qu'on appelle le plancton luminescent. C'est quand des petites lucioles qui apparaissent derrière le bateau. Ça, c'est vraiment magnifique. Et ça, pour le coup, j'en garder très très bons souvenirs et au final je te disais on s'est pas du tout ennuyé pendant cette transat parce que entre le mal de mer on a beaucoup lu, on a écouté énormément de musique, moi j'ai essayé de beaucoup dormir parce que ça te crève le mal de mer clairement on a fait beaucoup de bons petits plats ça joue clairement sur le moral également on a fait des battles dessus de coup on s'est occupé comme on pouvait mais on ne s'est vraiment pas ennuyé. Moi, j'ai testé plein de remèdes anti-mal de mer pendant la transat, mais pas que. Je fais une petite parenthèse, ça parlera à ceux qui ont le mal de mer. Ce qui marche le mieux pour moi, c'est un médicament qui s'appelle le scopoderme. C'est un patch que tu mets derrière ton oreille. C'est un médicament qui a beaucoup fait rire mon médecin quand j'en ai parlé parce que c'est un médicament qu'on utilise souvent pour les personnes âgées.
SPEAKER_01pour
SPEAKER_02les handicapés, pour qu'elles sécrètent moins de salive. Ah, ok. Voilà, et ça, c'est quelque chose que mon médecin, quand j'en ai parlé, ne savait pas du tout. Et je confirme que ça assèche clairement le corps c'est à dire que moi je sais pas combien de litres d'eau je buvais quand j'étais sous scopoderme mais je pense que j'étais à facile 5-6 litres
SPEAKER_01ah ouais quand même un
SPEAKER_02grand minimum à tel point que Thibaut qui a fait la transat avec nous et qui est médecin il m'a dit à un moment non mais là tu bois trop en fait il faut qu'on va réduire ta dose de scopoderme et on coupait les patchs pour que j'ai des demi doses ou des trois quarts de doses plutôt qu'une entière euh Et il y a un autre effet secondaire que ça a eu sur moi qui n'était pas des plus plaisants, c'était que ça me faisait avoir une vue trouble, une vision
SPEAKER_00trouble. Ah ouais, ça, ça ne devait pas aider pour le mal de mer du coup, à l'inverse par contre, non
UNKNOWN?
SPEAKER_00Parce que vision trouble, plus les mouvements
UNKNOWN?
SPEAKER_02En fait, au final, tu as en effet ces effets secondaires, donc le fait d'être très asséché, de boire énormément, de te réveiller en pleine nuit pour boire parce que tu es tout sec. Donc, les deux effets secondaires, c'est ça, l'assèchement et la vision trouble. Mais c'est tellement rien à côté de ce que peut te faire subir un gros mal de mer que moi, j'étais OK pour ces symptômes-là, honnêtement.
UNKNOWNOK.
SPEAKER_02Enfin, ses effets secondaires, pardon. Après, j'ai testé d'autres petites choses du type... Mais je n'y croyais pas du tout. Des... de l'ail dans le nombril juste mettre un sparadrap dans le nombril on m'avait dit aussi mets toi un doliprane avec un sparadrap dans le nombril enfin à un moment moi j'étais tellement c'était pas pendant la transatalie c'était plus tard mais j'étais tellement tellement pas bien que voilà j'ai testé ouais j'ai testé ces remèdes tout bête même si même si je croyais pas mais en même temps je prenais le scopoderme donc au final ça marche vraiment ou pas mais bon non ça ne marche pas clairement euh Je pense que c'est plus en effet placebo pour ceux qui y croient qu'autre chose. Et pendant cette transat aussi, on a eu un événement assez particulier, c'est qu'on a débombé. Donc le débommage, qu'est-ce que c'est
UNKNOWN?
SPEAKER_02Je vais essayer de définir sans essayer de perdre le fil du truc, mais en gros... ta grande voile sur ton bateau, elle est tenue, elle est solidarisée avec ton bateau parce qu'elle est tenue par le mât, qui est une espèce de grosse tige souvent en alu qui est à peu près au milieu de ton bateau et qui est à la verticale. Et à l'horizontale, à 45 degrés du mât, t'as la fameuse bôme à laquelle est aussi attachée la grande voile et qui part du mât et qui va vers l'arrière du bateau. Et du Du coup, nous, on a la bombe qui s'est désolidarisée du mât. En pleine navigation, c'était la nuit, c'était le quart en plus de Thibaut, le pof, qui n'était pas le plus expérimenté en navigation. Je me souviens très bien, on commence tous à aller se coucher, on est tous au lit et Thibaut, qui n'est pas du tout du genre à appeler à l'aide, là, il rentre dans le bateau, il fait« Bon, les gars, là, j'ai vraiment besoin d'aide.» En fait, c'est juste qu'on était en train de débaumer. Moi, j'étais en PLS à cause du mal de mer, donc je n'ai même pas aidé les copains pour cette histoire de débaumage, mais on a eu énormément de chance parce qu'en fait, toutes les petites pièces qui étaient tombées, qui avaient fait qu'on avait débaumé, étaient restées sur le
SPEAKER_00bateau. Donc au final... Ok, ça n'a pas été vraiment de la casse
UNKNOWN?
SPEAKER_00Non. En gros, c'est dévissé entre guillemets.
SPEAKER_02Ouais, c'est ça. Et on a pu tout remettre en 15-20 minutes. L'équipe avait tout géré, donc ça, c'était trop bien. Et il y a eu une expérience assez folle qu'on a eue pendant la transat, que qu'on a adoré, c'est qu'à un moment, on était presque arrivés en Martinique et en fait on se prend après avoir pris des jours et des jours de tempête on se prend de la pétole donc c'est à dire pas de vent du tout pendant plusieurs jours c'est assez rageant quand t'as qu'une seule envie c'est d'aller à terre et on avait pas assez de gasoil pour mettre le moteur et avancer du coup au moteur donc on a eu la chance à ce moment là de croiser après quelques heures de de navigation sans vent où on bougeait pas du tout on a croisé un bateau au loin donc le seul bateau qu'on a croisé pendant notre transat et on se dit vas-y on appelle le bateau et on lui demande s'il peut nous dépanner un bidon de gasoil quoi et du coup on appelle à la VHF donc c'est à la radio qui permet de communiquer entre bateaux et c'est Pébé qui est à la VHF et en fait le bateau nous dit ouais bah en en fait, non, on ne va pas pouvoir vous dépanner parce qu'hier, on a déjà donné deux ou trois bidons de gasoil à d'autres bateaux. On n'était pas les seuls, a priori, à avoir fait cette demande. Donc, ils nous disent, non, ce n'est pas possible. Et en fait, de fil en aiguille, ils nous disent qu'on peut éventuellement venir leur taxer du gasoil, mais ce serait directement dans leur réservoir à eux, qui est un réservoir principal qui est solidaire du bateau, qu'on ne peut pas enlever. et ils nous disent vous pouvez si vous avez une pompe venir et un récipient enfin un bidon venir prendre du gasoil et il s'avère aussi que on s'aperçoit que PB connait une des personnes qui se trouve sur ce bateau donc c'est quand même un truc de malade improbable complètement fou vraiment complètement fou
SPEAKER_00donc c'était on revient un peu à ce que je disais tout à l'heure d'ailleurs j'ai regardé pour petit correctif c'est 10 000 voiliers en permanence dans le monde ok c'est deux fois plus mais quand même c'est pas tant que ça
SPEAKER_02c'est beaucoup moins que les gens en backpacker par exemple on est d'accord improbable ouais c'était complètement fou et c'était très rigolo parce que tu vois ça fait je pense qu'on devait être à peu près notre 15ème ou notre 16ème jour de navigation ça fait 15-16 jours que t'as pas parlé à à d'autres personnes que que ton équipage et là tu te retrouves à parler à la base des inconnus on savait pas qu'il y avait quelqu'un que le public connaissait et c'est trop drôle parce que on a eu c'est un bateau où il y avait c'était une famille en fait un couple dont la femme qui était enceinte et leurs trois enfants euh et ils étaient accompagnés de deux autres personnes qui les aidaient avec les enfants et qui les aidaient aussi à gérer le bateau et en fait on se retrouve à avoir une petite fillette au bout de la VHF qui nous raconte son Noël parce que Noël c'était la veille et qui nous dit c'était génial il y a un renne qui est venu sur le bateau il y avait des traces de renne sur le bateau voilà les parents ils ont fait bien les choses donc c'était très chouette et du coup ni une ni deux au final on a bébé et Thibaut qui ont sauté à l'eau pour aller rejoindre ce bateau ils avaient un sac étanche dans lequel on avait mis des crêpes qu'on avait fait on avait mis une bouteille de vin des petits jeux pour les enfants etc et ils reviennent avec le bidon de gasoil et assez improbable mais ce qui s'est passé c'est que vraiment je te jure on a pas utilisé le bidon parce que le vent s'est levé juste quand ils sont entrés sur le bateau
SPEAKER_01donc
SPEAKER_02assez fou et ça a été assez rigolo parce que cette famille on les a recroisés après on a même passé le nouvel an avec eux et d'autres bateaux qui faisaient la même boucle que nous donc voilà c'était assez rigolo comme expérience et au final on est arrivé en Martinique le 28 décembre et le 28 décembre en fait on a récupéré la chérie de Thibaut qui nous a rejoint elle en avion et on a fait quelques je crois qu'on a dû faire deux ou trois jours en Martinique le temps de réparer quelques trucs sur le bateau de refaire des courses on s'est peut-être sûrement fait un petit resto même peut-être plusieurs parce que ça fait dix jours qu'à la fin je mange des conserves clairement t'as plus de frais voilà et après on est allé après deux trois jours on est allé direction les Grenadines les Grenadines c'est pour moi la définition du paradis sur Terre c'est vrai
UNKNOWN?
SPEAKER_02ouais vraiment c'est magnifique c'est-à-dire que c'est un regroupement d'îles ça s'appelle Saint-Vincent et les Grenadines donc t'as une île qui s'appelle en effet Saint-Vincent t'as une île qui s'appelle Petit Saint-Vincent et t'en as plein d'autres à Sandy Island les Tobago Keys qui sont assez connues par les voileux et enfin voilà t'en as je dirais une petite dizaine et c'est de t'as l'impression d'être dans une piscine vraiment l'eau elle est transparente quand t'es au mouillat tu vois des tortues qui respirent dans un rayon de 20 mètres autour de ton bateau et tu regardes pendant 3 minutes autour de ton bateau tu vois 5 tortues qui vont respirer c'est assez fou et puis on a eu des expériences de snorkeling là-bas qui sont exceptionnelles premier snorkeling qu'on fait là-bas je m'en souviendrai très bien on va dans l'eau et là on tombe nez à nez avec une raie mais immense mais quand je te dis immense c'était un truc de malade Pébé il te dira ouais la raie elle faisait 4 mètres 5 mètres de large moi il est un peu marseillais
SPEAKER_01moi je
SPEAKER_02dirais plus 3 mètres mais tu vois 3 mètres déjà c'est énorme à tel point que je me souviens à un moment la raie elle s'est un peu retournée vers nous et on a eu tous un petit mouvement de recul en mode ouais non on va pas faire les malins là et enfin voilà c'était vraiment vraiment magnifique et donc après avoir profité des grenadines où c'est plein d'îles parfois c'est des îles où tu fais le tour en 10 minutes c'est assez c'est les bouts
SPEAKER_00de cailloux il est émergé quoi ouais c'est ça en tout cas les photos là sont assez hallucinantes c'est quoi c'est américain ça n'a rien à voir
UNKNOWN? je sais même pas 1500
SPEAKER_00il
SPEAKER_02y en a 9 qui sont habités ah non j'ai l'impression que c'est indépendant c'est fou c'est magnifique on a adoré d'ailleurs ils ont pris cher là parce qu'il y a un cyclone qui est passé cette année donc je pense que ça ne ressemble plus du tout à ce qu'on a vu nous mais c'était vraiment vraiment magnifique notamment l'île de Sandy Island c'est là où on a fait le nouvel an et c'est une île qui est toute en longueur c'est un espèce d'arc de cercle où là typiquement c'est tout plat tu fais le tour en 10-15 minutes grand max t'as des récifs tout autour donc le snorkeling je t'en parle même pas et c'est du sable blanc des cocotiers et des pernards
SPEAKER_00l'ermite c'est
SPEAKER_02tout c'est vraiment trop trop beau il parle anglais là-bas
UNKNOWN?
SPEAKER_02ouais sur les îles où il y a des habitants typiquement sans dialogue il y en a pas mais ouais il parle
SPEAKER_00anglais et tu dirais que à la période de laquelle vous étiez, là, c'était touristique ou pas tant que
SPEAKER_02ça
UNKNOWN?
SPEAKER_02Honnêtement, ça a été. Parce
SPEAKER_00que franchement, quand tu vois les photos, c'est...
SPEAKER_02En fait, c'est accessible
SPEAKER_00qu'en
SPEAKER_02bateau. Ah, ok. Donc, ça tri
SPEAKER_00beaucoup.
SPEAKER_02Oui, c'est clair. Voilà, ça aide énormément. Je crois que tu as une île. Je me demande si ce n'est pas Moustique. Tu as une île, en tout cas, qui est accessible en avion, mais c'est une île où on n'est pas allé. Et si tu veux, quand on s'est renseigné sur cette île, on a lu dans les guides de voyage que c'était l'île où les milliardaires allaient pour fuir les millionnaires. Donc, si tu veux, tu n'as pas beaucoup de monde qui y vont. donc voilà c'était vraiment magnifique les grenadines on a fait je dirais à peu près deux semaines là-bas et ensuite on est reparti dans le nord donc oui je ne l'ai pas dit mais les grenadines c'était au sud de la Martinique on est reparti ensuite en Martinique pour déposer nos deux copains qui étaient avec nous qui eux il y en a qui bossent ils repartaient travailler et ensuite on est retourné dans le sud parce qu'on a vraiment beaucoup aimé dans le sud de la Martinique, on est descendu jusqu'à Tobago, de Tobago et Trinidad, et même jusqu'à Grenade, donc ces deux îles que moi je ne connaissais pas honnêtement avant d'y aller, qui étaient assez sympas, et au final on a refait les Canaries quand on est reparti vers la Martinique, on a refait Tobago Keys, qui est le coin je pense le plus connu des Grenadines, pardon je crois que j'ai dit les Canaries justement, mais C'était le grenadine, pardon. C'était juste vraiment fou. et ensuite on a après les Grenadines on est remonté vers une île qui s'appelle Sainte-Lucie qui est entre les Grenadines et la Martinique et là-bas on a fait la rencontre avec des amis que je pense qu'on s'est fait pour j'espère jusqu'à la fin de nos jours parce que vraiment c'est des personnes géniales c'est les propriétaires d'un bateau qu'ils ont nommé Bonobo euh Et c'est un couple de copains qu'on s'est fait là-bas et avec qui on a passé des soirées géniales. Je t'ai envoyé une vidéo avant le podcast. Je confirme. On voit le fameux propriétaire de Bodogou qui s'appelle Xavier qui est dans toute sa splendeur en train de chanter, faire la guitare. Enfin bref, vraiment géniaux. Et pourquoi je parle d'eux
UNKNOWN?
SPEAKER_02Parce qu'il n'y a pas qu'eux qu'on s'est fait comme copains, mais je pense que s'il y a une chose que j'ai préféré pendant le voyage ça a pas été forcément les lieux qu'on a vu même si on a vu des choses complètement folles ça a été vraiment les rencontres les rencontres à la fois avec les locaux par exemple sur l'île de j'ai un trou de mémoire je retrouverai sur la Dominique pardon où là les locaux c'est vraiment des amours j'en reparlerai un petit peu juste après mais on a vraiment eu un coup de coeur pour le côté accueil là-bas mais Mais ce qu'on a préféré, ça a été les rencontres avec les autres copains bateau, on les appelle, avec qui on a passé des moments vraiment géniaux. Il y en a pas mal qui sont encore des amis aujourd'hui. Les fameux de Bonobo, on les a revus deux fois depuis qu'on est revenus. Là, on est revenus en août 2024. On est en décembre 2024 quand on se parle. On les a revus deux fois. On fait toujours de l'an avec eux. C'est vraiment fou. Et je pense que ça, c'est quelque chose qui est commun à tous. tous les voyages, j'ai l'impression que toutes les personnes qui font des longs voyages, elles vont te dire ce qu'on a vraiment adoré. On a fait plein de lieux qu'on a vus, mais c'est aussi les rencontres. Ça change vraiment tout et on a vraiment adoré ce côté-là. Et je te parlais tout à l'heure de la Dominique. Donc la Dominique, c'est une île qui se trouve entre la Martinique et la Guadeloupe. On a passé dix jours là-bas et la Dominique, c'est le euh... je ne sais même pas comment le décrire rapidement, mais c'est un petit paradis sur Terre où tu n'as pas énormément de touristes, parce qu'on a lu dans beaucoup de guides que c'était une île qui était réputée comme crénios. Mais on n'est pas du genre à se fier à ce genre d'informations, donc on y est quand même allé. Et au final, on ne regrette pas du tout, du tout, parce que tu n'as pas énormément de touristes, donc ça, c'est quelque chose qui nous a beaucoup plu. Et les locaux quand ils viennent te voir déjà ils sont très amenants et contrairement à ce qu'on a pu avoir dans certaines îles où t'as l'impression d'être un morceau de viande sur place enfin un porte-monnaie sur place là si tu veux ils viennent te voir mais c'est pas pour te prendre de la thune c'est pas forcément pour te proposer un tour qui va de côté je sais pas combien d'euros c'est vraiment juste pour te donner des conseils sur quoi faire et te dire ah oui cette rando là elle vaut peut-être plus le coup que celle que t'as prévu de faire aujourd'hui pour peut-être telle raison et ils sont géniaux enfin le nombre de personnes qu'on a croisé dans la et qui nous disaient... C'est tous des rastas. C'est tous des gros fumeurs de joint. Et le nombre de personnes qui nous ont arrêtées et qui nous ont dit« Oh, I love your vibes». Tu vois, il y a vraiment l'impression d'être en Jamaïque. Je ne sais pas. C'était assez fou. Et... Et voilà, le naturel et l'accueil des locaux était vraiment, vraiment
SPEAKER_01génial. Excellent.
SPEAKER_02Il n'y a pas tant d'activités à faire là-bas, j'ai trouvé. Enfin, si tu en as, mais c'est principalement des randos et beaucoup de cascades. Mais si tu n'es pas rando et si tu n'es pas trop cascade, il ne faut pas aller en Dominique. Mais les locaux, vraiment, on a adoré.
SPEAKER_00excellent comme quoi on ne peut pas forcément se fier à ce qu'on entend mais on peut toujours avoir de bonnes surprises une fois sur
SPEAKER_02place
SPEAKER_00exactement excellent punaise attends mais là ça en fait quand même des expériences en fait c'est ça qui est incroyable c'est que quand tu vis quand tu t'autorises à vivre enfin et que tu je fais gaffe maintenant à ce que je dis parce que j'allais te dire quand tu t'autorises à vivre ce genre d'expérience mais bon chacun a des contraintes et tout partir 9 mois autour du monde et voilà il peut y avoir aussi des contraintes difficiles à gérer à l'instant tenter mais bref quand tu te crées ce genre d'expérience j'ai toujours l'impression que c'est à la fois hors du
SPEAKER_01temps
SPEAKER_00et en même temps ça va tellement vite, tu vis tellement de choses que t'as un rapport au temps qui est un petit peu bizarre, à la fois très accéléré et complètement dans l'instant je sais pas ce que t'en penses, c'est quoi ton point de vue
SPEAKER_02toi
UNKNOWN?
SPEAKER_02Ah bah je suis tout à fait en phase avec ça c'est à dire que sur le moment j'avais l'impression que ça allait assez lentement honnêtement sur certains moments mais ça veut pas dire que j'ai pas aimé loin de là et en fait maintenant quand j'y pense j'ai l'impression que ça a duré un mois et que c'était il y a 15 ans alors que qu'on est revenu en août et on est en décembre quoi donc ouais le rapport au temps est assez fou et en bateau surtout c'est ce qu'on appelle du slow travel c'est à dire que tu prends t'as énormément de temps où tu peux juste contempler l'eau enfin tous les temps que tu passes en navigation c'est c'est du temps où tu peux juste passer des heures à regarder juste l'horizon. Tu as des couchers de soleil et des levées de soleil. Moi, je pense que mon moment préféré, mon quart préféré, par exemple, c'était celui du lever du jour parce que les couleurs, elles sont juste magnifiques. Et tu as un rapport au temps qui n'a rien à voir. À la fois, tu as énormément de temps pour tout ce qui est contemplation, etc. Et à la fois, j'ai l'impression de pas... Et tu peux dire, des fois, tu dois t'ennuyer. Mais en fait, moi, je me je ne suis pas du tout, du tout ennuyée. En tout cas, en bateau, pas du tout. Sur certaines îles, des fois, je trouvais le temps un petit peu long sur certaines où vraiment, moi, c'est arrivé une fois sur une île, mais je pense que j'étais dans un mood où j'étais archi fatiguée, pas dans les meilleures conditions, on va dire. Parce qu'au final, tu vois, je te disais tout à l'heure, quand on est revenu de la Transat, on a fait deux, trois jours en Martinique et on est tout de suite reparti dans les grenades c'est parce qu'on avait très très hâte d'aller voir les grenadines et c'est aussi pour que nos deux copains qui étaient avec nous sur cette période là et qui travaillaient qui avaient que deux semaines de vacances dans les grenadines puissent aussi en profiter donc on s'est mis un peu sans qu'ils nous le demandent c'est pas du tout une demande de leur part mais je pense qu'inconsciemment on s'est dit non mais il faut qu'on profite pour eux alors que franchement avec du recul je pense que tu vois rester juste une semaine à rien faire après ta transat ça aurait pas été de trop tu vois surtout quand tu t'es tapé du mal de mer de l'espace comme on a pu en avoir Thibaut et moi. Avant de conclure, parce que je n'aurai pas le temps de faire le topo des 40 îles et des 11 pays qu'on a visités, mais avant de passer à la conclusion, je voulais quand même dire quelques petites choses, notamment sur l'itinéraire et sur le retour. Je vous disais, après la Trois-Atalées, on est arrivés en Martinique et on a remonté en fait tout l'arc antillais jusqu'à atteindre l'île de Saint-Martin. On est passés par plein, plein d'îles paradisiaques entre-temps, Barbuda, Antibes, la Guadeloupe, les Saintes, plein plein de villes paradisiaques et on a commencé à préparer le bateau une fois qu'on est arrivé à Saint-Martin, donc on l'a préparé pour la Transat Retour et moi j'ai fait le choix de ne pas réaliser cette Transat Retour, non pas parce que je pouvais plus supporter Pébé et Anise après des mois et des mois passés sur un bateau ensemble, ça je reviendrai dessus mais c'est pas du tout la raison pour laquelle j'ai fait ce choix, c'est surtout parce que vu que j'avais quand même pas mal souffert comme vous l'avez entendu pendant la Transat transat aller, je ne voulais surtout pas finir le voyage sur un souvenir négatif. Vraiment, je ne voulais pas du tout de ça. Donc je me suis dit, écoute, tant pis, tu prends l'avion et j'ai pris l'avion pour aller rejoindre ensuite l'équipage aux Açores. Et il s'avère que la transat retour, elle s'est très bien passée, mieux que l'aller, ce qui est assez rare parce que la transat retour est réputée plus difficile que l'aller parce que tu n'as plus les alizés qui te poussent vers ta destination, c'est plutôt le contraire. Mais voilà, la transat a été plus sympa au retour, plus rapide, ce qui est aussi très rare, donc super pour l'équipage. Et je voulais aussi préciser par rapport à la vie à bord que forcément il y a eu quelques petites tensions parfois entre nous trois mais je pense que c'est inévitable quand on part neuf mois sur un voilier avec autant de promiscuité et on s'était dit avant le voyage qu'on ferait des points assez réguliers pour partager un peu nos sentiments et nos ressentis, chose qu'on n'a jamais fait et ça je le recommande tout de même, vous faites ce que je dis parce que je fais mais avoir un petit temps dédié, je sais pas moi par exemple tous les dimanches à l'heure de l'apéro dédié quelques minutes à ce que tous les équipage dise un peu ce qu'il a aimé sur les derniers jours et ce qu'il n'a pas forcément aimé, je pense que ça permet de crever certains abcès. Donc ça va, on s'est pas pris le chou avec bébé et analyse, on n'a pas eu trop de tension, mais ça arrivait de temps en temps et je pense que ça aurait peut-être été évité si on avait fait ça. Et donc voilà, super expérience qu'on a adoré, on a beaucoup rigolé, on a eu peur pas tant que ça, je pense que moi j'ai eu peur qu'une seule fois, c'était quand on était seul avec bébé, parce qu'on a déposé l'équipage et on a fini la le voyage à deux et on a déposé le reste de l'équipage à Gibraltar et on est allé jusqu'en Corse avec Pierre Benoît et sur la navigation entre Gibraltar et la Corse, on a eu des conditions très très costauds. On a eu 35 nœuds. Et ce qui s'est passé à un moment, c'est qu'on était de nuit. Bébé était en car. Moi, j'étais dans le bateau à la table à cartes. Donc Bébé était à la barre à l'extérieur. Et on s'est pris une énorme vague. Bon, on avait des conditions de vent où je vous disais 35 nœuds, c'est énorme. On s'est pris une énorme vague tellement grosse qu'on a eu plusieurs matériels de sécurité qui étaient attachés à l'extérieur du bateau sur le pont qui ont été arrachés sous la force de cette vague-là et c'était du matos de sécu qu'on avait depuis le début du voyage et c'est fait pour ça c'est fait pour être à l'extérieur enfin bref on a le bimini c'est-à-dire que c'est une espèce de taux qui nous protège du soleil à l'extérieur qui a été arraché avec cette vague-là et bon le bébé il a été trempé jusqu'aux os bien sûr et à l'intérieur moi j'ai eu tous les équipés c'est-à-dire tous les tiroirs les rangements qu'on avait côté tribord donc donc droit du bateau, qui se sont ouverts avec cette vague et qui se sont complètement déversés. On a retrouvé du riz et des pâtes plusieurs semaines après cet incident parce qu'il y en avait vraiment partout. Et moi, à ce moment-là, j'ai eu peur pour bébé. Je savais qu'il n'était pas attaché à l'extérieur et je me suis dit, putain, ça se trouve, je suis sur un bateau, toute seule, sans mon mec. Il fait nuit. Je ne sais pas comment je vais m'en sortir. Donc voilà, ça, c'était assez fou. Et c'est... Assez bizarre, mais... Je me sens légitime aujourd'hui pour dire que si les personnes ont un rêve, il faut qu'elles foncent et qu'elles se donnent les moyens d'arriver à parvenir à faire ce rêve-là. Pourquoi je dis que c'est assez bizarre
UNKNOWN?
SPEAKER_02Parce que moi, ce n'était pas du tout un rêve de faire ce voyage en bateau vis-à-vis de mon mal de mer. Mais je ne sais pas pourquoi je me sens légitime pour le dire parce que je me dis... En fait, j'ai tellement aimé au final. C'est-à-dire que pendant la transat, je n'ai pas... honnêtement pris très peu de plaisir. Je ne vais pas le cacher. Mais... tous les moments qu'on a pu vivre pendant le voyage, hormis la transat, toutes les rencontres qu'on a pu faire. On a passé énormément de temps, au final, aussi à terre, à visiter les îles, parce que c'était l'objectif. Moi, c'était une des conditions si on partait en bateau, c'était de passer beaucoup de temps aussi à terre. Je ne regrette pas du tout de l'avoir fait et je reviens de ce voyage avec une fierté immense, alors que je ne suis pas du tout du genre à me la péter. Vraiment, moi, je suis plutôt une... Une petite nana qui n'a pas confiance en elle. Et là, au final, je reviens avec déjà une confiance en moi décuplée. Et je suis vraiment super fière. Et je me dis, putain, mais les gars, en fait, il faut y aller. Si on a une idée en tête, si on a une envie, il faut s'écouter. Il faut arrêter de faire diter nos choix par nos peurs. Et la peur, elle fait partie de la vie. C'est humain. Il faut qu'elle soit là. Parce que sinon, on ferait des choses complètement folles. Mais il ne faut pas qu'elle dicte nos choix ou qu'elle nous freine dans nos omissions. nos ambitions et il y a une phrase que j'aime beaucoup qui dit que le courage c'est d'être mort de peur mais de monter quand même en
SPEAKER_00selle
SPEAKER_02c'est beau ça j'ai beaucoup aimé cette phrase c'est une phrase de John Wayne et je me suis pas mal reconnue là-dedans et je me suis dit que ce serait sympa de le partager aux autres et voilà du coup au final ce que je retiens c'est que sortir de sa zone de confort c'est dur mais mais tu ressors de là tellement fort après en fait que je pense enfin voilà moi en tout cas je le regrette pas du tout et je sais pas si tu tu peux le regretter en réalité de sortir de ta zone de confort
SPEAKER_00après c'est clair peut-être dans l'instant effectivement quand t'es en train de vomir pour la 326ème fois parce qu'il y a une petite vague et que il fallait que t'ailles chercher ta paire de chaussettes parce que tu te les gèles et que ça bougeait dans ta cabine à l'avant mais effectivement je suis assez d'accord avec toi c'est sans doute enfin après avoir échangé avec maintenant plus de 200 invités ça y est c'est un peu ce que j'entends à chaque fois clairement que parfois ça fait mal mais qu'après coup si on s'est lancé pour les bonnes raisons finalement le message systématiquement c'est que ça valait
SPEAKER_01la peine
SPEAKER_00c'est ça en tout cas écoute Manu un immense merci pour ce partage j'ai adoré vivre un peu cette transat à travers ton récit c'était juste passionnant merci à toi j'ai découvert du coup plein de choses notamment les grenadines alors je pense que j'avais déjà entendu parler c'est Saint-Vincent c'est ça qui fait partie de
SPEAKER_02Saint-Vincent et les grenadines c'est le nom du pays
SPEAKER_00c'est le nom du pays Saint-Vincent et les grenadines ok je pense que j'ai déjà vu des articles en anglais là-dessus parce qu'il y a 2-3 noms d'autres îles dont tu as parlé qui me disaient quelque chose notamment
SPEAKER_02Moutique mais bref
SPEAKER_00Moutique, Ariakou ouais absolument magnifique donc merci encore une fois de plus et puis moi j'adore le message évidemment que t'as passé d'oser se lancer de pas se laisser bloquer par ses peurs donc vraiment merci beaucoup s'il y en a qui veulent à tout hasard échanger avec toi par exemple je sais pas pour préparer préparer un départ sur une transat ou autre c'est quoi le meilleur moyen de le faire
UNKNOWN?
SPEAKER_02alors ils peuvent me contacter via notre compte Instagram on a fait un compte Instagram pour le voyage c'est Flash et les 3 mousquetaires ok voilà et on a aussi donc là dessus je serai assez réactive et après on a bon ça c'est pas forcément pour les personnes qui veulent nous contacter mais s'il y en a qui veulent voir des photos du voyage voir un petit peu l'itinéraire qu'on a fait avoir nos nos conseils sur les choses à visiter sur les différentes îles etc ils peuvent aller sur notre blog de voyage on a fait un blog sur Polar Step qu'ils appellent aussi Flash et les 3 mousquetaires donc si on tape Polar Step et les 3 mousquetaires je peux aussi te donner le lien si tu
SPEAKER_00veux excellent
SPEAKER_02ils peuvent me contacter en effet pour les remèdes anti-mal de mer les conseils sur les
SPEAKER_00îles faut vraiment pas du tout hésiter ça sera avec plaisir trop bien pour leur step il y a des photos aussi non j'imagine oui ah oui et puis on peut voir tout le tripage je savais pas qu'ils avaient une fonction blog ouais ok génial et bien le lien est en description de l'épisode donc allez-y foncez merci beaucoup une fois de plus Emmanuelle et puis merci à toi plein de beaux projets à
SPEAKER_02venir merci beaucoup Loï Ciao
UNKNOWN!
SPEAKER_00Merci d'avoir écouté cet échange avec Manu jusqu'au bout. J'espère que ça vous aura donné envie de voyager, pourquoi pas d'aller faire votre propre traversée de l'Atlantique. En tout cas, que ça vous aura inspiré à affronter vos propres peurs pour vivre des expériences inoubliables. Pensez à parler du podcast à un maximum de personnes autour de vous. C'est une excellente manière de remercier tous ces invités qui viennent témoigner au micro des Frappés. Je vous rappelle que si vous souhaitez participer financièrement à l'aventure des Frappés, vous pouvez le faire via la plateforme Tipeee, un immense merci à toutes celles et ceux qui ont déjà franchi le pas et qui participent à l'aventure de cette manière merci à toutes et à tous pour votre fidélité je vous dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode ciao les frappés