Et
SPEAKER_01en fait, on commence à parler, à se dire peut-être qu'on peut échanger un petit bout de saucisson contre un petit bout de yaourt. Et en fait, on a passé quatre heures à parler avec lui parce qu'il avait été architecte en résidence à la Villa Médicine. On a parlé ésotérisme, on a parlé spiritualité, on a parlé art. Waouh, on est au fin fond de nulle part. Je vais même plutôt dire ce petit nom de ce village. Et en fait, c'est comme ça qu'on aime voyager.
UNKNOWNMerci à tous.
SPEAKER_00Hello, hello, vous écoutez les Frappés, le podcast de celles et ceux qui se dépassent. Je suis votre hôte Loïc, ancien sportif de haut niveau en judo, coach, préparateur mental et amoureux d'activités outdoor en tout genre. Ma conviction, c'est qu'on a tous une petite étincelle de folie et d'audace, une version un peu frappée de nous-mêmes au potentiel exceptionnel qui sommeille en nous. J'ai créé ce podcast pour vous faire découvrir des femmes et des hommes qui ont osé le réveiller. Mes invités sont des athlètes de tout niveau, des aventuriers professionnels, des voyageuses au long cours, des entrepreneuses ou encore des militaires. Éva et Alexia sont sœurs et elles ont une relation qu'elles décrivent comme étant fusionnelle. Dans leur enfance, l'art et la cuisine ont occupé des places centrales. On s'est d'ailleurs rendu compte qu'on fait partie de la même team tous les trois, la team des gens qui apprécient autant le mélange non cuit du gâteau au chocolat que le gâteau lui-même. Bref, cette passion pour la cuisine et l'art, elles en ont fait un projet commun. Un projet d'aventure et de rencontre entre sœurs qu'elles ont nommé Saperlipoulette. A bord de leur van, elles sillonnent les régions de France à la rencontre de ce que notre pays a de plus beau à offrir. Un patrimoine gastronomique exceptionnel et une scène artistique d'une richesse infinie. Dans cet épisode, on parle de barbes yeux, une race de poules rustiques qui a bien failli disparaître, d'exploitation de cacao et de l'importance d'être résilient quand on se lance dans un projet entrepreneuriale. Excellente écoute à vous. super content de vous recevoir Eva et Alexia franchement c'est un plaisir merci beaucoup de m'avoir contacté quand vous m'avez envoyé ce message je me suis dit que ça pourrait être une approche très intéressante et un type de sujet sur lequel on a pour le moment assez peu parlé sur le podcast donc vraiment merci
SPEAKER_01encore on est ravis et en plus pour tout te dire ça a été d'une efficacité parce que je suis tombée sur ton podcast j'étais sur un autre dossier chaud donc je l'envoie à Eva Nouch en mode regarde c'est trop cool je crois que Eva t'a contacté en deux minutes et tu lui as répondu dix minutes plus tard genre vraiment le truc c'est fait on était genre waouh trop cool donc on adore quand c'est aligné comme
SPEAKER_00ça c'est que les choses doivent se faire génial du coup par curiosité vous êtes où en ce moment vous êtes en vadrouille à la rencontre de nouvelles saperlipépites ou vous êtes en pause chez
SPEAKER_01vous
UNKNOWN?
SPEAKER_01en pause chez nous moi je suis à Lyon et
SPEAKER_00Alexia à Paris moi
SPEAKER_01je suis à Paris ok super et là c'est toute la partie recherche de sponsors financement pour repartir parce qu'on a envie de repartir au printemps
SPEAKER_00ah génial Génial. Écoutez, on va en parler. En tout cas, ravi une fois de plus de vous recevoir sur le podcast. Ce que je vous propose en guise d'introduction, c'est peut-être tout simplement de vous présenter, de nous expliquer en quoi consiste cette folle aventure de sa perlipoulette. Et puis après, j'ai plein de questions pour vous sur le projet, sur vos rencontres, sur cette chouette aventure que vous êtes en train de vivre.
SPEAKER_01Il va trop bien. Il est trop cool. Ben, Évanouche, tu veux commencer
UNKNOWN?
SPEAKER_01Comme tu veux. Ben oui, alors je commence si tu veux. Ben du coup, je m'appelle Éva, alias Évanouche, par ma sœur. Je suis ingénieure en agronomie et je suis une passionnée de chocolat de base, mais de cuisine. Et j'adore faire le lien, en fait, entre producteur et chef. J'ai passé mon CAP cuisine en candidat libre quand j'étais en césure et avant de se lancer dans ça pour J'ai travaillé notamment chez Valrhona. Je ne sais pas si tu connais, mais c'est une entreprise qui fait du chocolat. Et avant ça, j'ai bossé en Équateur dans une exploitation de cacao où j'ai travaillé sur la traçabilité du cacao. Et je m'entends très, très bien avec ma sœur. Je fais le petit bien avec elle, du coup. On est très fusionnels. On a cinq ans et demi d'écart, mais on est très, très fusionnels depuis toute petite. On adore voyager ensemble et du coup, c'est un pur bonheur. Là, on rencontre mieux, mais de bosser ensemble, ensemble depuis un an maintenant. Génial. Merci, Eva. Et du coup, moi, c'est Alexa, donc l'autre sœur. Effectivement, Eva a une théorie du poisson pané où elle dit que comme c'est une dormeuse, quand je suis née, elle a dormi encore un petit peu plus et elle est née cinq ans plus tard. Mais nous, on se considère effectivement comme jumelles. Alors moi, je suis la partie plus cultureuse de la famille. Donc moi, j'ai fait plutôt des études de médiation culturelle en En sortant du bac, j'ai carrément fait une école d'art. Et puis, ce qui m'intéressait, c'était créer du lien, en fait, entre les institutions, les artistes et des publics. Donc, moi, j'ai bossé dans ce milieu-là pendant… presque dix ans maintenant, essentiellement à Paris, mais entre Payerie et Rouen pour le dernier poste, et plutôt pour des festivals, qui est justement déjà dans l'idée de créer du lien. Mon premier festival qui a été un coup de cœur, amour, c'était sur un festival qui s'appelait Paris Quartier d'été, et déjà l'idée c'était de faire sortir les Parisiens, leur montrer qu'il se passait autre chose de l'autre côté du périph', et de l'autre côté à l'inverse, de dire aux gens qui parfois n'osent pas forcément franchir des lieux culturels de leur dire mais venez en fait la culture c'est vraiment pour tout le monde donc moi j'ai un parcours plus dans les relations publiques après je travaillais aux têtes de la ville pendant pendant six ans et puis après je suis partie à Rouen parce que je voulais quitter un peu Paris et voir comment ça se passait ailleurs et notamment dans les maisons d'opéra puisque moi je travaillais dessus depuis mon mémoire et donc je me suis retrouvée responsable du mécénat de l'opéra de Rouen pendant à peu près deux ans voilà Et là, l'idée, c'était encore plus dans le cliché de l'opéra, c'est pas pour tout le monde. Et bien, c'était l'idée, c'était de se dire, et bien si, en fait, même l'opéra, c'est pour tout le monde. Et tu peux venir en princesse, mais tu peux aussi venir en jean basket, ça marche aussi.
UNKNOWNVoilà.
SPEAKER_00Excellent. Ça a été quoi, du coup, en grandissant vos relations avec la cuisine, le chocolat et l'art, la culture
UNKNOWN?
SPEAKER_01Alors, le chocolat, de base, depuis qu'on est toutes petites, le gâteau qu'on fait pour nos anniversaires, c'est le chocolat. J'ai une image de moi, je ne sais pas si poulette, on s'appelle poulette entre nous. D'où ça parlait poulette. D'où ça parlait poulette. Mais de nous, avec la casserole et le bonheur qu'on avait, ce n'était pas manger le chocolat, le gâteau au chocolat à la fin, mais c'était de manger la pâte du gâteau au chocolat. Et encore maintenant, elle fait genre que c'est vieux, mais en fait... Non, mais en fait, le truc, c'est qu'effectivement, tu vois, quand on fait un gâteau au chocolat, nos amis sont morts de rire, parce qu'on fait le gâteau au chocolat pour tout le monde, mais nous, on se garde deux petits pots à côté, chacune, juste avec la pâte, et nous, c'est ce qu'on préfère. Et quand l'une n'est pas là, on se la garde dans le frigo, en se disant« Ok, je t'ai mis la pâte au chocolat dans le frigo, tu peux pour
SPEAKER_00elle, moi, j'ai un rentrant. Ça me parle avec mes sœurs. On a aussi un gâteau au chocolat qu'on fait systématiquement pour les anniversaires. C'est la même recette depuis 15 ans. Ça me parle
SPEAKER_01bien. Parce qu'il y a beaucoup de beurre dans ta
SPEAKER_00recette. Il y a beaucoup de beurre, beaucoup d'œufs et beaucoup de
SPEAKER_01sucre. Nous, on peut te donner nos petits tips. C'est le secret de notre gâteau. On met de la fleur de sel et surtout, on met de la fleur d'oranger. Et ça, c'est canon. À tester avec tes sœurs la prochaine fois. Exactement. Et sur le côté cuisine, peut-être aussi, pour nous, je pense que le lien entre art et cuisine, il a aussi été assez naturellement parce qu'on vient d'un milieu aussi où notre grand-mère, notre tante et notre mère sont artistes et aussi, il y a la tradition de cuisiner beaucoup en famille, entre femmes et donc avec nos hommes qui nous servent d'inspecteurs des travaux finis, comme on dit, donc de le goûteur. Voilà. Le grand-père est plus inspecteur des travaux finis. Mais il faut un goûteur. Il faut les goûteurs. Et du coup, on a beaucoup cuisiné, en fait. Et c'est là où on se raconte les dernières expos qu'on a vues, les dernières choses où on teste. Et c'est des traditions familiales qu'on a depuis des années. Donc, on a toujours eu ce rapport à la cuisine. Et Eva, pendant le confinement, nous a régalé. Ah, c'est ça. En fait, pendant pendant le confinement du coup moi je devais c'était mon année de césure donc je devais j'avais fait une formation d'un mois à l'atelier des chefs de cuisine et après j'étais partie en Équateur parce que en tant que passionnée de chocolat je voulais voir des fèves de cacao et travailler dans le milieu et du coup j'ai passé 4 mois là-bas j'ai rencontré un chef qui m'a dit j'ai un restaurant gastronomique que de cuisine que de pâtisserie j'étais waouh ok je veux venir et du coup j'avais été je devais cuisiner avec lui, pâtisser avec lui au Mexique. Et là, il y a eu le Covid. Donc, j'ai été rapatriée. Et au lieu de pâtisser au Mexique et après à Copenhague, je devais bosser dans un restaurant semi-gastronomique qui travaillait avec ce qui faisait pousser sur son toit végétal. J'ai cuisiné pour toute ma famille avec la Bible du livre de recettes. Mais les photos, ça date des années 50-60. Donc, c'est magnifiquement hideux, on va dire. Mais je m'entraînais chaque jour, du coup, à faire à faire toutes les bases de la cuisine française pour préparer mon CAP cuisine. Je vais passer en septembre après. Donc, on a partagé ces moments-là aussi
SPEAKER_00en famille. Ça me fait penser à rien à voir avec le confinement, mais récemment, on a regardé avec ma femme les saveurs du palais. Vous l'avez
SPEAKER_01vu ce film
UNKNOWN?
SPEAKER_01C'est la chef qui cuisine pour le président
UNKNOWN?
SPEAKER_00C'est ça, exactement. Génial. Et en fait, là, On vient à peine de commencer l'échange, mais de vous entendre parler de cuisine, de chocolat, de gâteau, ça me plonge un peu dans le même état d'esprit qu'en regardant ce film. On a juste envie de sortir, de se faire un énorme plat bien français, délicieux. C'est un beau film, c'est vrai. Il est génial. La passion au chocolat, finalement, ça a été bien plus que juste les gâteaux pour les occasions spéciales. carrément parti à la source, j'ai envie de dire. Ouais, bah...
SPEAKER_01J'allais
SPEAKER_00te demander, même si l'expérience n'a pas in fine ressemblé exactement à ce que tu avais imaginé initialement, en quoi est-ce que ça a changé ta vision de la cuisine, de la pâtisserie, toutes ces rencontres, tout ce que tu as pu apprendre sur place
SPEAKER_01là-bas
UNKNOWN?
SPEAKER_01Moi, c'est plus le côté, parce que j'étais plus côté producteur que pâtisserie, justement, et on avait quand même un petit labo pour transformer tes fèves de cacao en tablettes de chocolat et pour faire venir en fait des pâtissiers de toute l'Amérique latine faire leurs propres tablettes, des chefs chocolatiers. Et moi, ce qui m'a marquée surtout, c'est que nous, pour nous, c'est la base. Tu vois, toi, tu parles du gâteau au chocolat que tu fais avec tes sœurs. Nous, on a toujours fait ça. Donc, tu dis que dans les pays producteurs de cacao, ils devraient avoir ces mêmes traditions de se faire des gâteaux au chocolat pour leur anniversaire ou des trucs comme ça, alors que pas du tout. Et ça, moi, ça m'a marquée. J'ai fêté mon anniversaire là-bas, donc je Ils m'ont dit« Attendez, je vais faire un gâteau au chocolat.» Ils n'avaient jamais mangé de
SPEAKER_00gâteau au chocolat de leur vie. Ah bon
UNKNOWN?
SPEAKER_00En termes de… Comment
UNKNOWN?
SPEAKER_00Je dis« Ah bon
UNKNOWN?
SPEAKER_01» C'est vrai que c'est hyper étonnant. Ils sont entourés… Là, le centre de collecte où je vivais, c'est là où tous les producteurs de cacao ramènent leurs faves de cacao. On les fait sécher, fermenter. Et ensuite, c'est envoyé dans l'usine Akito, dans la capitale. Et eux, leur seule transformation… du cacao c'est pour les traditions à Noël ils se font un petit chocolat chaud mais c'est tout où il n'y a pas de transformation vraiment de cette matière là et moi ça m'a marqué donc en termes de pâtisserie je ne l'ai pas vraiment eu je l'ai eu mais avec plus les chefs dans les grandes usines mais dans les zones de production c'est plus moi qui leur ai montré comment pâtisser quoi avec le chocolat
SPEAKER_00c'est intéressant c'est un peu comme si je sais pas moi j'ai grandi en Provence un peu comme si finalement l'huile d'olive ou la vigne finalement qu'on consommait ni huile d'olive ni vin en Provence mais que tout était destiné à l'export c'est
SPEAKER_01étonnant ouais c'est absurde après la boîte pour laquelle je travaillais ça s'appelait République Adal Cacao ils essayaient de déconstruire ça et montrer à tous les producteurs avec qui ils travaillaient donc de canne à sucre de lait et de cacao les produits qu'on faisait grâce à eux mais c'était parmi les premiers à faire
SPEAKER_02ça
SPEAKER_01hum hum C'était passionnant. Moi, je pourrais parler des autres. Effectivement. Et Eva te disait bien, mais nous, on a pu aller lui rendre visite parce qu'après, on a enchaîné, on a profité qu'Eva soit là-bas pendant quatre mois pour après, on s'était prévu trois mois de backpack toutes les deux en Amérique latine. Mais effectivement, quand on a été la voir, c'est assez impressionnant parce que ce qu'elle te décrit, c'est qu'effectivement, c'est une toute petite exploitation où toi, tu suis entourée de fèves de cacao autour de toi. Donc quand Eva te raconte après effectivement son expérience et comment on l'a vécu pendant 4 mois, c'est incroyable parce que tu te dis, ils côtoient des fèves, ils te montrent leurs fèves à côté, donc ils connaissent vraiment la fève, mais pas les transformations.
SPEAKER_00Ça me fait penser, je vous partage une petite anecdote, j'ai passé 6 mois en Amérique latine pour un échange universitaire et j'étais basé à Lima, mais en fait j'ai pris beaucoup d'avance dans mes cours volontairement et j'ai énormément voyagé puisque j'avais très peu de cours à valider et j'avais au bout d'un moment la seule chose qui avait commencé à me manquer justement c'était pas tant le fromage ou autre c'était le chocolat et j'avais fini par en trouver dans un marché à Cusco le marché principal de la ville qui est vraiment où on croise des touristes mais qui est un vrai marché pour les péruviens où ils viennent s'approvisionner vendre leurs produits et il y a des gens qui voyagent des heures des jours depuis les montagnes pour venir vendre ici enfin voilà c'est un vrai marché authentique et je suis tombé sur des tablettes de chocolat en plus pour mon plus grand bonheur c'était des tablettes de 400 grammes je me rappelle encore du poids parce que ça m'avait
SPEAKER_01marqué je m'étais
SPEAKER_00dit ok détail que j'avais pas vu donc j'achète ma tablette et je l'ouvre je croque dedans mais bien avec entrain et j'avais simplement pas vu que c'était du 100% cacao ah Là, tu
SPEAKER_01avais ta bouche tout asséchée.
SPEAKER_00C'est ça. Le choc était assez violent d'un point de vue culinaire. Du coup, je n'en ai pas remangé. Mais visiblement, en tout cas, la seule fois où j'ai vu un produit transformé, en plus, il était très différent de ce
SPEAKER_01dont on a l'habitude.
SPEAKER_00Ah oui, c'est hyper. C'était 100%
SPEAKER_01cacao. C'est très amer. Moi, j'adore. Moi, je suis très team 100% cacao. Et d'ailleurs, au Théâtre de la Ville, quand je vois ça là-bas, c'était très drôle puisque je j'avais toujours une tablette sortie. Et normalement, j'en avais deux. J'avais la 100% cacao et j'en avais une autre plus, on va dire, plus populaire. Et un jour, comme ça, j'ai une de mes collègues qui arrive et sans me demander, elle commence à prendre la tablette. Et du coup, je n'ai même pas eu le temps de lui dire« Attends
UNKNOWN!
SPEAKER_01» qu'elle a pris un énorme carreau en entier. Et je pense qu'elle a eu un peu la même sensation que toi à ce moment-là. Et j'avais envie de lui dire« Bichette, tu n'avais qu'à demander avant parce que vraiment, j'avais la tablette pour toi.
UNKNOWN»
SPEAKER_00drôle d'expérience peut-être 100% cacao j'imagine qu'il faut s'y habituer c'est comme tout très bien très bien très bien et donc tout ça nous amène doucement mais sûrement à sa perlipoulette donc qu'est-ce que c'est que cette aventure depuis comment est-ce que tout ça est né et voilà et on va commencer par
SPEAKER_01ça alors en fait comme là du coup déjà on a commencé un peu à raconter Comme tu as pu le comprendre, on a un peu la bougeotte, Eva et moi, et on a eu la chance d'avoir des parents qui nous ont inculqué cette bougeotte et cette envie de voyager, de découvrir. Et donc ça, on l'a beaucoup fait avec eux et ça, vraiment, on les remercie parce qu'ils nous ont toujours appris à... vraiment aller vers l'autre quand on voyage aussi c'est pas juste un truc qui est organisé on allait vraiment en exploration donc ça on l'a fait avec eux pas mal en Asie notamment parce qu'ils étaient assez fans d'Asie c'est eux aussi qui nous ont mis un premier pied en Amérique Latine lors de voyages qu'on a pu faire avec eux on est tombé complètement en amour et donc après voilà on est retourné et après depuis en fait tout simplement j'ai mon permis qui correspondait à l'année du bac d'Eva quand j'ai passé mon permis c'était en été en juillet je l'ai eu j'ai offert une carte de France à Eva et je lui ai dit t'as ton bac et on part on se casse poulette je sais pas où mais on y va et on avait quand même comme point final l'Espagne mais on s'est dit on va prendre 15 jours pour descendre en Espagne tranquillement et on avait rien de prévu c'était tu vois les débuts d'Airbnb enfin bon bref tout était un peu les débuts et on a adoré et surtout dès ce premier entre guillemets voyage, road trip toutes les deux en France, on est déjà tombé en amour de notre pays, on s'est dit mais waouh incroyable d'une région à une autre ça n'a rien à voir et on a dès le début rencontrer des personnes folles donc ça allait tu vois notre première nuit on s'est retrouvés en Bourgogne vraiment en plus j'ai dit à Eva qui avait jamais fait de Airbnb le monsieur n'a aucun commentaire sur Airbnb je suis pas sûre qu'on devrait être là-bas la seule info qu'on avait sur ce tout petit village c'est qu'il y avait eu un meurtre
SPEAKER_02ouais voilà
SPEAKER_01alors si tu veux c'est un village genre de 5 maisons donc tu te dis si c'est pas notre hôte c'est un de ses voisins par ça tout va très bien euh Et on se retrouve un soir d'orage après une journée caniculaire. Enfin, ça ne fait rien d'aller sur le papier. Et on rencontre un... Il s'appelait Pierre, un monsieur de 75 ans, je crois, dont la mère de 95 ans était au rez-de-chaussée. On ne l'a jamais vue. Je ne sais pas si elle est là, moi. Et en fait, on commence à parler, à se dire, bon, peut-être qu'on peut échanger un petit bout de saucisson contre un petit bout de yaourt. Et en fait, on a passé 4 heures à parler avec lui parce qu'il avait été architecte en résidence à la Villa Medici on a parlé esotérisme on a parlé spiritualité, on a parlé art et en fait on s'est dit mais waouh on est au fin fond de nulle part, je vais même plutôt dire ce petit nom de ce village et en fait c'est comme ça qu'on aime voyager tout au long de ce premier périple en road trip en France il y a eu ça et après on a continué à d'autres moments donc déjà il y avait ce goût du road trip et un jour en fait c'était alors je pense qu'on en reviendra je pense que toutes les deux on était arrivés exactement là où on voulait dans nos jobs moi ça y est j'étais responsable du mécénat d'une maison d'opéra ce que je voulais faire quand j'ai commencé ma licence donc tu vois hop j'avais atteint mon truc et Vanouche
UNKNOWN?
SPEAKER_01Moi j'étais chez Valrhona c'était le Graal pour moi c'était vraiment le Graal du show le lien avec des pâtissiers, le chocolat durable, éthique. Donc non, c'était parfait. Mais il nous manquait du terrain à toutes les deux. En fait, que ce soit moi dans mon boulot, j'étais derrière un ordinateur, parfois avec des pâtissiers, mais le côté terrain avec des producteurs me manquait. Et au terrain aussi en cuisine. Et Alexia, la même chose, création de lien entre les personnes. Et même, en fait, pour te dire aussi, durant l'été 2023, du coup, on était à un mariage et tout le monde était au bord de la piscine et nous on était pas en fait on connait pas trop le coin prenons la voiture et on regarde ce qu'il y a et on a vu qu'il y avait la maison de la femme qui peint on se dit bah allons voir on avait venu un article mais qui datait d'il y a 5 ans vous pouvez aller toquer chez elle donc on se dit ok on va toquer chez elle et du coup on toque à la porte de cette maison où toute la bâtisse ressemblait un peu au style de Niki de Saint Phalle je sais pas si tu
SPEAKER_02vois mais
SPEAKER_01c'était hyper collé coloré, chaleureux, accueillant, alors que tout le reste du village était simple, on va dire. Donc, on toque à la porte et là, au deuxième étage, il y a une petite mamie de 92 ans qui ouvre la fenêtre et qui ne comprend pas trop ce qui se passe en disant« Mais pourquoi il y a deux nénettes en bas de chez moi qui toquent
UNKNOWN?
SPEAKER_01» Et il y a eu un échange incompréhensible pendant cinq minutes parce qu'elle était sourde comme un pot et elle descend pour ouvrir la porte et tu comprends au fur et à mesure qu'au départ, avant, elle accueillait plein de personnes et qu'il y a eu plusieurs journalistes qui étaient nuit qui lui avait dit c'est un bordel chez toi parce que c'est une femme artiste et du coup tu as des tableaux de partout les murs sont peints, les plafonds sont peints nous on adore et du coup au fur et à mesure elle nous accueille chez elle quand même on passe deux heures à échanger sur nos voyages les personnes qu'on a rencontrées elle nous dit mais les filles vous avez des étoiles dans les yeux quand vous en parlez et nous c'était déjà, on en avait déjà discuté et là ça a été un peu le but des clics on s'est dit ok faut faire quelque chose, on ne sait pas encore quoi, mais on sait qu'on veut mêler nos mondes à nous, donc le monde de la culture, de l'agronomie et de la cuisine. On veut aller à la rencontre des personnes. Comment on peut faire ça
UNKNOWN?
SPEAKER_01Et du coup, en fait, à partir de janvier 2024, on a commencé à échanger ensemble, à échanger aussi avec notre entourage pour voir un peu à quoi ça pouvait ressembler. On a vite compris qu'on voulait le partager au plus grand monde parce qu'au départ, nous, à tous nos voyages, on partageait sur des groupes WhatsApp à nos familles, toutes nos aventures, les photos. Ah, on a rencontré un tel et un tel. On s'est dit, bah, en fait, ça peut être chouette de le partager à plus de monde. D'où l'idée du podcast qui est arrivé assez rapidement. Il y a aussi des vidéos parce que c'est des métiers créatifs et visuels. Et du coup, on se disait que le podcast était très intéressant, mais que la vidéo était aussi primordiale pour les rencontres et les activités, en tout cas, qu'on allait faire. En fait, on voulait une immersion totale. Donc, que ça soit à la fois sonore et visuel dans ce qu'on allait retranscrire. Et l'idée vraiment des Saperlipoulettes, c'est vraiment d'embarquer les personnes qui nous suivent avec nous dans notre van, parce que du coup, on garde notre van, on part en van qui est à la fois le lieu où on dort, notre moyen de locomotion, là où on bosse, notre bureau, là où on cuisine. Alors, on ne fait pas de la grande gastronomie dans notre van encore. On est essayé une fois, tu vois, des beignets de fleurs de courgettes, parce qu'il y a un des chefs d'exploitation qui nous avait donné ça, et on adore ça, notre mère nous a toujours cuisiné des beignets de fleurs de courgettes, et il nous disait, j'en ai trop, je vais les donner, ou même les mettre au compost, et on a dit, ah non, non, non, non, nous on va faire, sauf qu'on n'avait pas pensé que, du coup, on sentait tout le van, on sentait la friture, parce qu'on a fait notre petite friture dans le van, et on s'est dit, mais mon Dieu, où j'allais mieux en fait de friture dans le vin parce que ouais on pue la friture après c'était très très bon donc ça valait le coup et oui et du coup en fait l'idée aussi c'est que nous on voulait pas aller rencontrer des personnes juste pour un interview d'une heure et quelques on voulait être en immersion totale on a été bercé nous par rendez-vous en terre inconnue on a toujours rêvé de participer à un rendez-vous en terre inconnue je sais pas si tu vois ça a été à chaque fois Ça aussi, c'est un événement familial. On le regarde en famille, on pleurait en famille devant. Mais ça nous a toujours fait rêver. Et aussi, nu et culotté. Ça aussi, tu vois
SPEAKER_02ou pas
SPEAKER_01ce que c'est
UNKNOWN?
SPEAKER_01Oui, je vois, oui. Nous, on a adoré ce concept-là. On s'est dit, en fait, on va essayer de mélanger un peu tout ça et le faire à notre manière. Et du coup, l'idée aussi de Saperlipoulette, c'est de partir 48 heures à chaque fois à la rencontre de ce qu'on appelle les créatifs de France. C'est-à-dire... pour nous, des restaurateurs qui cuisinent avec ce qu'ils font pousser dans leur potager, parce que ce lien vraiment du champ à l'assiette nous intéresse énormément. Il y a de plus en plus d'initiatives qui se font et on veut montrer que ça peut être possible et qu'on peut en vivre. Et des artistes qui dynamisent leur territoire et qui créent du lien à travers l'art. Et c'est pour ça qu'on s'est dit, pour la première saison, on part quatre semaines, une semaine dans chaque région, et dans chaque région, on passe deux, trois jours avec chaque personne. Et l'idée du van, c'était d'être libre. Si les personnes voulaient nous accueillir chez elles, dormir, partager des repas, nous, c'était avec grand plaisir, mais on ne voulait pas que ça soit un frein par rapport aux personnes qu'on avait sélectionnées, parce que ça a été toute une étape aussi de casting. Et du coup, parfois, ils ne pouvaient pas, ou pour telle et telle raison, dormir dans le champ d'à côté.
SPEAKER_00J'allais vous demander du coup, comment s'est montée cette première saison, que ce soit côté casting, sélection des régions, les produits, le type d'art que vous vouliez mettre en avant
UNKNOWN?
SPEAKER_00C'était quoi votre vision
UNKNOWN?
SPEAKER_01En fait, notre vision, c'était quand même de donner la parole à des personnes qui n'ont pas forcément l'habitude de la voir, parce qu'ils sont un peu plus éloignés, parce qu'ils ne sont pas encore connus, ou des choses comme ça, et et des types très différents. Donc, tu vois, par exemple, on a été voir aussi bien des fermes-auberges, donc trois sœurs qui ont hérité d'une des dernières fermes-auberges de Bretagne, et également, on a été jusqu'à rencontrer un chef nouvellement étoilé d'une étoile du Guin-Michelin verte. Donc, ce sont des étoiles qui valorisent les initiatives à portée écologique, aussi bien dans la manière de la sélection du du produit à la manière de gérer le restaurant. On voulait vraiment avoir un panel différent. Et de même, du côté artistique, on a été aussi bien rencontrer un artiste de cirque contemporain qui fait de la corde volante. Alors, il faut savoir que je crois qu'il y en a à peu près dix dans le monde. Il n'y en a pas beaucoup qui ont cette grande spécialité. Tout simplement parce qu'il faut avoir des chapiteaux et des occasions de voler à plus de 30 mètres au-dessus du sol. Et mine de rien, ça ne court pas les rues. Et on a été voir des performeurs, une street artist, des sculpteurs. L'idée, c'était... de voir différentes formes. Et aussi, tu vois, dans l'idée de plus ou moins connu, on essaye d'avoir un équilibre vraiment sur ça. Mais là, quand on est reparti en mi-saison, on a été rencontrer l'une des plus grandes figures de la performance française, au moins, si ce n'est mondiale. Et ce qui était chouette aussi, c'est de te dire qu'on crée une sorte de réseau de nos saperlipépites, qu'on met tous au même niveau, et les uns et les autres, en fait, commencent à être fiers, et ça, c'est une grosse fierté pour nous, de dire, mais attends, je fais partie du même podcast qu'un tel ou un tel, mais attends, mais j'ai écouté l'épisode sur machin, c'est génial. Et aussi, même au sein d'une même région. Notamment, en centre Val-de-Loire, on a deux de nos saperlipépites, donc l'artiste et le chef, qui se sont écrits. On venait de passer trois jours à Nantes avec Vanessa, qui est une street artiste qui peint partout sur les murs de Nantes et autres et on allait justement chez Martin Bollars près de Chinon et lui lui écrit en lui disant mais attends les saperlipoulettes viennent d'arriver chez moi mais c'est quoi cette boule d'énergie trop cool donc du coup c'est chouette parce qu'en fait on arrive à créer des liens et de manière de ce qu'on aime faire ouais exactement et ça c'est le coeur de ce qu'on aime faire Eva et moi dans nos métiers et de ce qu'on faisait avant et aussi peut-être de manière plus concrète sur le casting, comment on le faisait. Pour la partie restaurant, c'est plus Célène qui s'en est occupée. En fait, on s'était dit que c'est plus compliqué, je pense, de trouver, c'est très pointu, on va dire, de trouver des restaurants avec des potagers et qui ne fonctionnent pas qu'avec trois carottes et deux tomates. C'était que la majorité de leur production, qui arrivent en cuisine proviennent de leur exploitation et sinon qui travaillent avec des producteurs locaux donc ça ne court pas les rues donc en fait on a plus fait les régions au départ par rapport à ça ça a été du bouche à oreille on a fait aussi une première un épisode une saison pilote on va dire à Lyon d'une semaine on a été moi j'avais découvert un restaurant génial sur les pentes de la Croix-Rousse pour ceux qui connaissent Lyon qui s'appelle Semo et lui c'est un restaurant qui du coup cuisine avec ce qu'ils produisent dans les monts du Lyon Donc, à côté de Lyon. Et il nous avait parlé de cette ferme auberge en Bretagne qui était tenue par trois sœurs qui l'avaient inspirée. Et nous, on s'était dit, c'est parfait pour sa perlipoulette pour la première saison de terminer et d'aller rencontrer des sœurs qui travaillent ensemble,
SPEAKER_02nous,
SPEAKER_01en tant que sœurs. Donc, ça a été plus comme ça. Après, moi, je me suis pas mal aidée aussi des cotables qui est une… une association qui aide et labellise des restaurants dans leur éco-conception. Ils n'ont pas tous des potagers, mais ils ont tous cette envie de restauration durable, que ce soit dans l'utilisation de l'électricité, dans la provenance des produits. Donc, on a plus construit au départ notre première saison par rapport au récent qu'on avait trouvé. Et ensuite, on a été rencontrer des artistes. Et là aussi, ce n'était pas... Merci. Si tu veux, Poulet, tu peux reprendre la montre pour les artistes. Pour les artistes, une fois, typiquement, quand Eva te dit qu'on a décidé qu'on allait voir l'amour en Bretagne, du coup, on s'est mis en recherche de trouver un artiste. Et là, d'ailleurs, ça a été le tout premier. Ça s'est fait aussi rapidement que notre rencontre. Ça a été un coup de cœur. Ça a été un coup de cœur parce que Damien, c'est un artiste plasticien, performeur queer, qui vient lui-même d'un milieu agricole, puisque que ses parents ont une exploitation de vaches laitières et du coup on s'est dit c'est génial parce qu'en fait il fait ce lien naturellement entre nous ce qu'on fait entre le milieu agricole, comment tu cultives ta terre, comment tu prends soin de ta terre qu'est-ce que tu manges et compagnie et lui il le met il joue de ces codes là et il joue sur les représentations puisque lui tout son travail est autour de c'est quoi la représentation du monde agricole dans l'art contemporain et c'est quoi la représentation d'un mec homo queer dans le monde agricole si tu veux à lui tout seul il a pas mal de sujets il a pas mal de sujets exactement et c'est super intéressant parce qu'il te dit en fait quand est-ce qu'on entend parler des agriculteurs ben quand malheureusement il y a on dit qu'il y a plein de suicides au salon de l'agriculture et quand ils font exactement quand ils bloquent les autoroutes pour manifester donc il dit c'est quand même bien plus plus que ça donc voilà ça c'était pour les artistes il y a des artistes où ça s'est fait très naturellement et d'autres fois comme nous ce qui est hyper important dans les saperlipoulettes pour les artistes c'est vraiment l'ancrage territorial donc c'est-à-dire soit tu t'inspires de ce qui t'entoure et ça peut être tout le courant du land art donc c'est-à-dire tu crées au sein même de la nature dans la nature donc par exemple Abraham Poingeval qui va s'enter dans une grotte pendant X temps ou qui va vivre pendant 13 jours dans un ours empaillé donc il y a un rapport avec l'environnement et sinon tu as aussi le rapport, alors il faut en parler par exemple Vanessa qui va peindre sur les murs de Nantes qui va faire tout un travail dans des hôpitaux au Mans avec le service de personnes qui sont atteintes de cancer pour leur faire faire des fresques avec elles pour à la fois égayer le lieu et en même temps leur montrer qu'ils savent ils sont capables ils peuvent sortir et ils peuvent faire des choses et ils peuvent continuer à apprendre donc voilà c'était important qu'il y ait un lien social et territorial pour les artistes qu'on rencontrait et surtout moi Sarla on a été à Sarla aussi on a été voir une compagnie qui s'appelle Kerusa et moi je trouve que là ça a été un bel exemple de création de lien parce que eux ils ont ont créé une performance autour du thème de l'accueil, mais avec plus de 300 personnes qui faisaient partie de trois départements différents. Et ça mêlait vraiment des personnes des ATH, des PAD, des écoles. Et tous ensemble, ils ont créé une performance autour de l'accueil. Et du coup, là, c'était un bel exemple de tu peux créer du lien sur ton territoire qui peut en plus parfois être isolé ou victime du tourisme à une certaine période et complètement vide à une autre période de l'année.
UNKNOWNEst-ce qu'il y a le cas de Sarla?
SPEAKER_01donc non ça c'était plein de beaux exemples complètement différents dans le milieu artistique
SPEAKER_00je reviens sur ce que vous évoquiez un peu plus tôt la magie que vous avez ressenti quand vous vous êtes rendu compte qu'il y avait deux saperlipépites qui s'étaient contactés et c'est vrai que ça c'est vraiment magique moi j'ai la chance aussi de parfois être témoin de ce genre de rencontres via le podcast entre d'anciens invités et c'est juste incroyable parce que l'énergie je trouve qui se dégage déjà des épisodes individuellement et juste dingue mais quand en plus ça débouche sur des rencontres et des projets qui se montent entre anciens invités qui autrement ça serait peut-être jamais croisé c'est juste complètement fou donc je vois assez bien ce dont vous parliez je pense que ça doit clairement d'ailleurs j'allais vous dire que je pense que ça doit clairement contribuer à remplir votre bouteille d'énergie sur ce type de projet mais je vais plutôt vous le poser sous forme de question qu'est-ce qui, vous, vous a vraiment le plus marqué au fil de ces rencontres
UNKNOWN?
SPEAKER_00Parce qu'il y a peut-être une différence, je ne sais pas, entre ce que vous aviez imaginé de Sapeur-Liplouette et la réalité.
SPEAKER_01Moi, alors, il y a une première chose, quand tu poses la question, moi, c'est les regards. J'adore échanger avec les personnes et, tu vois, regarder dans les yeux et aussi, c'était une volonté, on n'en a pas parlé, mais que le matos, le matériel qu'on utilise pour que ce soit pour le podcast ou pour faire des vidéos il est tout petit et on est deux aussi donc à chaque fois on alterne entre la personne qui prend les vidéos et celle qui est complètement 100% là avec la personne qu'on rencontre surtout que nous on avait dit on peut mettre la main à la pâte si vous avez envie donc on a aidé à perforer des systèmes d'arrosage ou des choses comme ça et vraiment moi j'ai plein de beaux regards de personnes qui te racontent des parcours de vie avec parfois pas forcément facile mais qui te le racontent avec le sourire ça ça m'a énormément marqué et aussi ce à quoi on ne s'attendait pas forcément. C'est que nous, on s'était dit, on va voir ces personnes. Nous, ça nous apporte énormément d'énergie les rencontres. Ça nous en prend aussi, mais l'équilibre est là en tout cas. Et on s'était dit, on va leur apporter de la visibilité. C'est pour ça aussi, peut-être, qu'ils acceptent de nous accueillir. Mais en fait, ça a été bien au-delà de ça et on a eu que des beaux retours. Moi, c'est ça. Poulet, je pense que tu es d'accord avec moi. À la fin de chaque rencontre, au bout des 48 heures, il y en a une qui a pleuré, l'autre qui nous a dit, vous avez bousculé mon quotidien mais littéralement parce qu'on était dans sa cuisine et qu'on lui posait plein de questions et qu'il devait du coup nous prendre et nous mettre sur le côté pour dire bon bah ok il faut que je passe mais aussi comme vous nous posez des questions on doit se re-questionner sur pourquoi on fait ça, que ce soit dans le milieu de l'art ou dans le milieu de la cuisine ça moi ça m'a marqué de se dire bah ok on n'a pas été qu'un petit passage dans leur vie pour leur apporter de la visibilité mais on leur a permis de prendre du recul aussi sur leur parcours de vie, parce qu'ils n'ont pas forcément le temps de faire, que ce soit en restauration, dans l'agriculture ou en culture, tu n'as pas forcément le temps de te dire« ok, je fais une petite pause, je fais une petite rétrospective de toute ma vie et ok, ça, ça m'a apporté ça». Et ça, on leur a permis ça et on était hyper fiers. Oui, je crois que ça a été une des grosses surprises. Effectivement, je rejoins complètement Évanouche quand elle te dit ça, parce que c'était vraiment ça. Nous, ça partait de nous et on s'est dit, on va faire au mieux pour les mettre en valeur. Et en fait, effectivement, quand tu as un retour comme ça, tu es genre, waouh
UNKNOWN!
SPEAKER_01Et puis aussi, c'est quelque chose qui se prolonge. Je ne sais pas toi, comment ça se passe avec les personnes que tu accueilles, mais nous, en tout cas, tu vois nos saperlipépites
UNKNOWN?
SPEAKER_01on leur parle quasiment tous les jours. Alors, comment ça vient d'avoir une trentaine
UNKNOWN?
SPEAKER_01Je ne te dis pas qu'on parle tous les jours à trente personnes, mais on se suit, on continue à avoir les actus des uns et des autres, on s'échange, et en fait, on est hyper soutenus aussi par eux. Et ça, on ne s'attendait pas qu'il y ait vraiment ce truc qui nous soutienne à ce point et qui soit impliqué et ému. et en fait je pense que c'est un truc peut-être très naïf de notre part mais comme t'expliquais Poulette en fait faire partie de sa perlite pépite c'est prenant en fait ça veut dire que t'as deux cocottes qui te collent dans les pattes et qui te posent 40 questions à la seconde parce qu'on est curieuse et qu'on veut tout comprendre et que ça nous intéresse profondément exactement et du coup faut s'accrocher, faut une sacrée disponibilité émotionnelle professionnelle aussi parce que Eva et moi, on est toutes les deux très sensibles et même hypersensibles. Donc, parfois, ça ouvre à d'autres choses qui fait qu'assez rapidement, on arrive à s'adapter, à cerner les gens et du coup, à ouvrir le dialogue à des choses assez intimes. Et donc, tu vois, ce n'est pas la même chose que d'avoir un quart d'heure d'interview où tu vas faire la promo de... de quelque chose sur un journal local ce qui est top et c'est pas du tout le même exercice mais là c'est un peu une mise à nu et ça c'est vrai qu'on n'avait pas mesuré je pense l'engagement que ça représenterait pour eux et du coup on leur en est infiniment reconnaissante et même tu vois sur les réseaux sociaux rapidement on a créé du coup une page Instagram pour que les personnes nous suivent et aussi parce qu'on a fait un financement particulier pour financer la première saison de sa perlipoulette et le matériel dans lequel on a investi. Et l'idée, c'est que nous, en étant en immersion chez les personnes, on voulait que les gens qui nous suivent et qui nous soutiennent sur les réseaux soient aussi en immersion avec nous. Et du coup, pendant les tournages, donc les un mois de tournage en juin 2024, et là, deux semaines, on est partis en novembre dernier, l'idée, c'est tout un travail aussi après notre journée de deux, trois heures de story pour raconter un peu notre journée avec nos sapins les pépites et on a reçu plein de messages, parfois de personnes qu'on ne connaissait pas du tout, de merci les filles, j'ai appris quelque chose grâce à vous, c'est une personne qui a 80 ans donc tu dis t'apprends encore des choses à des personnes, c'est cool ou vous égayez mon quotidien et ça c'est des petits messages où nous ça nous donne de l'énergie ça nous motive en disant ok on va continuer ça nous Ouais, c'est parce que c'est l'entreprenariat, la réalité. Non, parce qu'effectivement, la réalité, je pense que c'était peut-être ça aussi, sinon tu complètes, mais c'était la réalité, tu vois, c'est qu'une journée de tournage, tu commences à 8h, tu finis entre 20 et 22h le tournage, le temps de dîner avec la personne et tout, et après, t'as tes 2-3h dans les pattes de réseaux sociaux, on envoyait des dossiers de presse en même temps, enfin tu vois, oui, c'est de l'entreprenariat, donc tu es à la fois directeur de casting directeur de production, tu fais ton son, tu fais tes images, tu montes, community manager, enfin, t'as un peu toutes les casquettes. Et c'est génial. Et c'est ça aussi qui nous motive et... On apprend plein de choses. Tous les jours, tous les jours, on apprend. Mais en fait, pour te dire aussi la réalité, c'est qu'il y avait des jours avec Eva où on était dans l'incapacité de se parler. Exactement. Donc en fait, comme tu parles toute la journée, comme t'es à 120% avec... la personne parce qu'on croit aussi beaucoup dans le fait que pour que tu aies un échange intime et profond, il faut aussi que tu te donnes de ta personne pour pouvoir recevoir. Donc, on voit assez en tout cas la rencontre comme un échange. Et du coup, parfois, juste, on terminait un tournage, on remontait dans le van, on se regardait, on se faisait un jeu de regard genre, waouh, il y en a une qui disait, on repartait. Et en fait, on faisait deux heures de blackout le temps de la route avant de repartir. qu'il y avait la route aussi à prendre c'est que c'était aussi ça qui entre chaque personne tu pouvais avoir 2-3 heures de route voire même 6 heures de route donc c'était épuisant mais l'importance du regard aussi dans ça c'est que même entre nous la demi-saison on s'est mieux débrouillé je trouve on a plus communiqué on a plus communiqué entre nous mais la première saison on a enchaîné 3 semaines non-stop c'est-à-dire que nos seuls jours de pause c'était en fait la route de 6 heures donc C'est pas des jours reposants. Et du coup, on se regardait juste, on était... Chaque fois, on était sur le cul, désolée de le dire, mais de nos rencontres, on a été surprise à chaque fois. Je pense qu'on s'attendait pas à autant de... On nous avait dit, oui, vous allez voir les personnes derrière la caméra ou derrière un micro, elles sont pas forcément naturelles ou elles vont pas forcément tout vous dire, tout va être contrôlé. Parfois, on a eu ça, mais franchement, très rarement. Et on était émerveillés par les échanges et les rencontres en compte qu'on avait. et
SPEAKER_00c'est ça notre énergie ouais j'adore ce genre de message parce que c'est vraiment marrant j'y pensais hier j'ai fait une interview il y a je pense il y a peut-être deux ans maintenant d'une d'une femme qui vit à Aix-en-Provence où je vis aujourd'hui et qui est championne du monde du 100 km donc elle a couru 100 km en 7 heures quelque chose c'est une athlète non professionnelle mais qui en fait ne vit pas de son sport, elle a un job à temps plein, elle est contrôleuse aérienne et depuis peu, maman. Bref, je vous dis ça parce que je l'aperçois occasionnellement en train de courir dans l'Aix-en-Provence et en fait, ce qui est incroyable, c'est qu'elle n'est pas connue en dehors de son milieu. Quand on la voit dans la rue, c'est une toute petite femme qui passe finalement assez inaperçu et ce que je trouve incroyable avec le podcast c'est qu'en fait moi ça m'ouvre les yeux sur le fait qu'autour de nous on est entouré de gens qui ont des parcours incroyables on peut croiser dans la rue une championne du monde du 100 kilomètres sans le savoir exactement sans le savoir on tourne un angle si tu prends mal le temps j'avais reçu une artiste alors là je vais dire des bêtises parce qu'il y avait une nuance entre les deux fil de ferriste
SPEAKER_01ok si j'ai donné moi c'est du fil de fer
SPEAKER_00non non non qui fait de l'équilibre sur des fils sur un fil de
SPEAKER_01fer
SPEAKER_00les funambules alors voilà il y a une différence entre les deux entre funambules et fils de ferriste je me rappelle plus exactement laquelle mais on va la chercher ouais et alors si j'ai bonne mémoire fils de ferriste c'est que tu n'es pas assuré ok là où les funambules le sont mais peut-être que je me trompe mais c'est la distinction que j'avais que j'avais en tête mais donc voilà tu vois j'ai reçu enfin j'ai reçu une femme comme ça qui fait de l'équilibre à 20 mètres du sol sans être attachée sur un fil de fer et même chose et en fait au fil des rencontres et je pense que vous je serais curieux de savoir ce que vous en pensez mais c'est peut-être un peu la même chose moi ça me pousse à en fait à observer les gens d'un oeil un peu différent à me dire peut-être que la personne que je viens de croiser elle a un parcours de vie incroyable et à pas m'arrêter à peut-être parfois on peut avoir même inconsciemment une sorte de jugement où on se dit bon bah finalement on croise des gens qui ont l'air quelconques donc voilà je trace ma route enfin ce que je veux dire par là c'est que peut-être que très certainement en tout cas moi je rate des occasions de m'enrichir et d'être émerveillé par des parcours de vie complètement fous et surtout complètement improbables qui sont pourtant juste là autour de moi peut-être des gens que je croise tous les jours en allant au marché ou ce genre de choses donc voilà c'est la réflexion que vous m'avez donné
SPEAKER_01déclenché avec vos histoires mais non je pense que t'as raison mais tu vois et ça je pense aussi que en fait c'est lié au temps au temps qu'on a ou pas parce que là et c'est justement ça ça fait aller poulet et le temps que tu prends aussi sur tes podcasts c'est de donner la parole pendant une heure à des personnes que tu connais pas et tu vas découvrir leur vie ils vont t'immerger dans ça mais dans la rue à la boulangerie tu pourrais prendre le temps de parler une heure avec une personne mais en vrai tu le fais pas Parce qu'après, il va y avoir une queue, parce que ton enfant est allé chercher. Enfin, j'en sais rien. Il y a mille raisons qui font que dans la vie, on n'a pas ce temps-là. Ou en tout cas, on ne le prend
SPEAKER_00pas. On ne le prend pas.
SPEAKER_01On ne le prend pas assez. On ne le prend pas, oui. Voilà. Et du coup, je pense que c'est bien d'avoir ces sortes de bulles et d'avoir du coup... ton podcast et le podcast d'autres de Témoignages qui effectivement prennent le temps de se dire en fait je pense que peu de personnes ont une vie très linéaire et que l'intérêt se trouve en fait dans toutes les personnes avec des parcours différents c'est vrai et moi ça m'a fait penser à un truc et je pense que l'une des illustrations la plus rigolote qu'on pourrait avoir sur les saperlipoulettes c'est peut-être le chef Frédéric Ménager quand tu le vois c'est un chef barbu, habillé en noir, heavy metal, hard rock, tout ça. Tu le croises dans la rue, jamais tu te dis que ce chef a été l'un des plus grands chefs de sa génération, promis à un grand avenir. Gastronomie. Gastronomie, voilà. Étoilé dans les plus grands restaurants et tout. Jamais tu peux te dire ça. Et qu'en fait, chez lui, il va te parler de, avant tout, ce qu'il anime, c'est faire la cuisine avec son cœur et qu'il est passionné de volaille, de race ancienne, et que du coup, il a tout plaqué pour ouvrir une ferme et un restaurant en Bourgogne, où il sait exactement ce qu'il cuisine, comment il les cuisine, et comment il a sauvé la barbe aux yeux qui allait disparaître, qui est une race de volailles, parce que vous ne savez pas. J'avoue qu'on apprend des trucs. Même en école d'ingé, on apprend que dans l'agronomie, on n'apprend pas la barbe aux yeux. Et tu vois, le mec en ce moment qui s'occupe de ces volailles, c'est Wolfgang, qui est reçoit à moitié à poil avec son petit tablier et compagnie et quand tu l'écoutes tu fais ah d'accord mais en fait Wolfgang t'as eu 8 vies ouais voilà 6 ou 8 je sais plus peut-être 6 poulettes t'as raison mais en tout cas le mec a commencé chez Publicis avec enfin en faire de la pub et marketing dans tout ce que tu peux avoir de l'idée de bec BD du monde de la pub et des publicitaires il a été créateur de théâtre de décors pour théâtre enfin il a eu 1000 vies et ce mec aujourd'hui est béniste Oui, vigneron. Et Télat était, ouais, d'accord. Et maintenant, tu parles aux poules et il en parle hyper bien parce qu'il te dit que la poule, c'est l'un des... Très intelligent. Ouais, très intelligent, l'un des animaux les plus intelligents. Donc, Télat, ouais, incroyable.
SPEAKER_00Si, alors, souvent, on me pose la question à moi et j'ai pas mal de mal à répondre. Du coup, pour une fois, je vous la pose à vous. Donc, pour le moment, vous avez fait une trentaine de rencontres, c'est ça
UNKNOWN?
SPEAKER_01Si
SPEAKER_00vous deviez en sélectionner une qui, à vos yeux, représente vraiment l'essence de ce que vous aviez imaginé pour sa perlipoulette, ce serait laquelle et pourquoi
UNKNOWN?
SPEAKER_01Est-ce qu'on peut tricher et t'en donner une chacune,
SPEAKER_00ce qui ferait
SPEAKER_01deux
UNKNOWN?
SPEAKER_01Oui, bien sûr. Ah, c'est dur. C'est horrible. Alors, attends, l'essence, parce que peut-être ce n'est pas forcément… Oui, c'est ça, ce n'est pas le coup de cœur, l'essence… ça peut être le premier du coup l'essence on s'est dit ok moi je pense à Martin quand même moi je pense Martin et Damien ouais Martin Damien ça me va ok alors moi je peux parler de Martin tu parles de Damien mais on les aime tous en plus ils sont tous différents mais Martin Bollers du coup c'était on a déjà parlé c'est le chef qui vient d'avoir une étoile verte et qui a un restaurant à côté de Chinon à Ligré Et lui, en plus, c'était particulier puisque toutes les autres personnes qu'on a rencontrées, c'était leur propre restaurant avec leur propre potager. Il travaillait avec des chefs d'exploitation. Lui, il fait partie, en fait, il est chef du restaurant, mais ce n'est pas à lui. Et lui, ça a été une boule d'énergie comme nous, voire même plus hyperactif que nous. C'est lui qu'on a bousculé dans les cuisines, mais il nous a aussi bousculé et passionnant parce qu'en termes de créativité, moi, c'est ça que je recherchais aussi en cuisine, c'est comment, à partir de ce que tu as dans ton potager ou dans ton exploitation agricole, et selon la terre aussi que tu as, parce que ce n'est pas la même chose selon une terre argileuse ou une terre calcaire, ou au nord ou au sud de la France, tu ne fais pas pousser la même chose, c'est comment tu arrives à créer et créer et innover dans la gastronomie. Et nous, on adore avec Poulette inventer avec ce qu'on a dans notre cuisine, et lui, ça a été une belle preuve, un exemple je pense qui nous a marqué c'était la guimauve la guimauve il n'y a pas de cacao à Chinon bon il n'y en a pas en France le cacao ne pousse pas parce qu'il faut 80% d'humidité et du coup on se rapproche là à Paris on se rapproche avec la pluie ouais ben voilà on va essayer de faire pousser en cacao du coup mais du coup lui il se disait je ne fais pas de dessert à base de chocolat mais pendant 5 ans il a essayé d'innover et de chercher comment faire une guimauve goût cacao chocolat mais sans ça sans le cacao et dans cette région en fait c'est une région calcaire et du coup il y a pas mal d'exploitation et de production de champignons et il a réussi à faire une guimauve délicieuse et surtout qu'il nous faisait jouer il nous disait pas tiens c'est une guimauve à base de champignons c'était tiens goûte la guimauve dis moi ce qu'il y a à l'intérieur et du coup nous on adore ce genre de rencontre même chose pour le producteur du RV il nous a pas dit dit, venez, je vous fais une petite visite de l'exploitation. C'est un grand moment de solitude quand même. C'est un beau moment de solitude. Il nous a dit, bon, ok, les filles, il pleut, c'est pas grave. Allez me chercher des navets, des chouraves et d'autres fruits et légumes. Sauf qu'en fait, c'est une production en permaculture. Donc, c'est très beau, mais il y a plein de choses qui sont cachées sous d'autres trucs et tout. On a mis une heure et quelques à faire le tour de la production. Moi, je trouve que ça, ça a été un gros coup coup de cœur en termes de rencontre d'apprentissage et de créativité culinaire c'est incroyable ce qu'il fait et c'est délicieux et j'ai changé d'avis pour l'artiste je triche et je pense que et c'est surtout parce que j'ai réfléchi à ta question sur le truc qui peut-être résumerait le mieux sa perlipoulette et du coup je pense que ça serait Lucie en artiste qui est une artiste qu'on a rencontrée lors de la mi-saison donc on a tourné entre novembre et décembre 2024 et donc elle vit près de Toulouse enfin à Toulouse d'ailleurs et Ben, Gros coup de cœur déjà pour la femme qu'elle est, pour l'artiste qu'elle est. En fait, elle est artiste plasticienne et elle a un rapport hyper particulier avec la matière. En fait, elle, dans son parcours, elle est ancienne compétitrice de judo à niveau professionnel. Ses parents, eux aussi, sont issus d'un milieu agricole, donc elle a grandi dans une ferme. À un moment, elle s'est dit« je ne veux pas reprendre forcément la ferme familiale, mais par contre, le judo, c'est toute ma vie». Donc, elle a commencé par ça. Et en fait, c'était passionnant parce que de cette carrière-là en judo, Eh bien, elle l'utilise encore tous les jours dans son art parce qu'elle dit, en fait, quelque chose qui est encore dans son regard et sa manière de créer, c'est quand elle est au sol et c'est la vision des grands aplats de couleurs sur les tatamis. Et c'est des choses, effectivement, quand tu regardes ses œuvres, elle fait des œuvres avec des grands aplats de couleurs. Alors maintenant, c'est plutôt avec une technique de carreau de ciment et des choses comme ça. Donc, elle le transforme différemment, mais tu le retrouves. Même chose, elle te dit qu'elle était sur le tracteur de ses grands-parents quand elle était petite, assise à un certain endroit et que du coup, elle voyait l'horizon d'une certaine manière et ça aussi cette notion et cette recherche de l'horizon tu le retrouves dans son travail et aussi ce rapport au corps et à la matière de comment quand elle crée quelque chose c'est physique donc ça aussi c'est son passé de sportive de haut niveau qui parle et je pense que c'est assez représentative de sa perlipoulette, c'est qu'elle a eu mille vies aussi, elle te les raconte. Elle était extrêmement... Je pense qu'on avait la même émotion, la même sensibilité, donc ça matchait aussi émotionnellement. Et je pense aussi que c'est une des meilleures soirées qu'on a passées de sa perlipoulette. Elle nous a accueillies chez elle, avec sa compagne. Oui, c'est ça, c'est sa compagne qui nous a accueillies. Il y avait la fille de sa compagne. Elle nous avait préparé un super repas et on a passé la soirée à refaire le monde, à papoter au coin du feu, après avoir passé une journée dans son atelier elle nous a montré les lieux hyper symboliques pour elle, la fonderie où elle va enfin voilà plein d'endroits symboliquement pour elle important, là où elle a fait sa première exposition, enfin tu vois voilà elle nous a vraiment fait rentrer dans sa vie elle a pris le temps de réfléchir à des moments qui ont jalonné sa vie qui étaient importants, qu'elle voulait nous partager, la soirée on avait l'impression d'être comme à la maison en fait et ce qui était chouette aussi c'était à chaque fois il y a le lien mais la soirée là ils ont cuisiné avec le butternut du potager exactement exactement non mais c'est pour ça que je pense que ça résume dans sa perlipoulette pour le coup Lucie c'était vraiment le cas et aussi elle a été adorable puisqu'elle nous expliquait comment elle travaillait avec les marbres des Pyrénées puisqu'elle est dans une région où du coup il y a beaucoup de marbres et elle elle les incorpore dans ses pièces elle les incorpore dans ses carreaux de ciment. Elle travaille beaucoup avec la technique du carreau de ciment. Donc, il y a toute une histoire autour. Mais voilà, ce n'est pas le sujet. Mais en tout cas, elle était choute parce qu'en fait, à un moment, elle nous expliquait. Et déjà, il y a une première chose qui nous a interpellées. Tous les mots dont elle nous parlait, c'était des mots de cuisine. Donc, elle faisait son biscuit. C'est une des techniques pour travailler avec du ciment. Puis après, il fallait... elle utilisait un chinois c'était ça pour sa bouillette
UNKNOWN?
SPEAKER_01un chinois et un minois exactement donc c'est aussi des termes de cuisine on était mort de rire mais attends mais c'est rigolo là elle me fait non non mais c'est les termes techniques vraiment pour ça et elle a dit mais en fait attendez il n'y a rien de mieux que de le faire donc en fait elle a dit allez let's go les poulettes on y va on va faire une oeuvre ensemble et du coup on a fait une oeuvre ensemble avec elle et on est reparti d'ailleurs avec une des deux oeuvres qu'elle nous a incroyablement gentiment offerte
SPEAKER_00si on bascule sur le côté entrepreneurial de l'aventure vous en avez un petit peu parlé du fait que ça vous fait des agendas en tout cas sur la première saison ça a fait trois semaines très très chargées mais quels aspects du coup entrepreneurial on va dire est-ce que vous n'aviez pas forcément imaginé avant de vous lancer et lesquels sont les plus challengeants
UNKNOWN?
SPEAKER_01Alors, le premier aspect déjà, c'était tout le début de campagne de financement participatif pour nous aider à se lancer et à lancer la première saison. Donc ça, ça a été aussi toute une campagne de communication sur les réseaux. Il faut savoir qu'au départ, on n'est pas très réseaux sociaux toutes les deux. On a vite compris, on a tout de suite compris en fait qu'il fallait de toute façon aujourd'hui utiliser les réseaux sociaux pour communiquer. Et si nous, ça nous tenait à cœur de valoriser des personnes, il fallait... qu'on en parle et qu'on en parle à travers nous. C'est-à-dire, on avait été toqués à des... Ça, je pense qu'on ne l'avait pas vu. Peut-être le premier challenge, c'est ça. C'est qu'on a été toqués à des portes de maisons de production au départ, avant même de faire la première saison. Et ils nous ont dit, les cocottes, c'est très sympa votre projet, mais allez-y, lancez-vous et faites-nous un portfolio. Et surtout, en fait, il faut que vous incarniez le projet. Parce que c'est cool d'aller voir Michel dans les champs ou des choses comme ça ou une autre artiste, mais on va vous suivre et on va vouloir apprendre et écouter les parcours de vie de ces personnes si vous incarnez vous, les saperlipoulettes, ça ne s'appelait pas encore saperlipoulettes, mais vous, les sœurs piquettes, parce qu'on s'appelle piques, le projet. Là, on s'est dit, oh mon Dieu, il va falloir se prendre en vidéo, en selfie, en disant coucou, on est ici et tout. Alors, ce n'est pas du tout notre... On n'est pas du tout habitués à ça et du coup, notre premier exercice, on nous avait conseillé, en fait, entraînez-vous à vous filmer, raconter votre matinée à votre autre sœur du coup donc on s'envoyait des petites vidéos de nous deux au départ en disant salut aujourd'hui j'ai mangé du pain et c'est comme ça ça c'était le plus gros challenge c'est de se prendre en vidéo mais tout de suite en fait c'est toujours pas évident mais quand tu sais pourquoi tu le fais et si c'est pour permettre de donner une visibilité à des personnes incroyables ben on le fait et avec plaisir on le fait même si c'est pas tout le temps évident il y a eu la recherche du coup le financement participatif sur Ulule, mais qu'on a réussi à plus de 120%. Donc, ça nous a permis même de financer la mi-saison et du matériel. Et là, le gros challenge aussi, c'est comment en vivre
UNKNOWN?
SPEAKER_01Parce que pour l'instant, on n'en vit pas encore. Donc, c'est tout l'établissement du business plan, de la recherche de sponsors. Donc, on est en train de contacter plein d'entreprises. Là, ça a été décembre, janvier et maintenant, on a arrêté les montages vidéo et les montages de podcast pour ce qu'on s'accrase parce que ça a plein de temps. De Tokia à plein de portes de maisons de production, d'entreprises qui peuvent nous accompagner pour faire la saison 2 de sa Paris Poulette. Et aussi, Poul, tu veux prendre la main
UNKNOWN?
SPEAKER_01Je pense que sur les challenges, il y a eu aussi, je pense, un challenge de légitimité. Je pense que c'est propre à tout entrepreneur. Au départ, tu as une idée et comment tu la fais valider et comment ça devient quelque chose qui peut aller au-delà de ta propre envie et vraiment avoir une plus-value reconnue. Et en plus, je pense que nous, on vient peut-être d'une famille et d'un milieu où personne ne fait ça. Alors l'entreprenariat, oui, pour le coup. Mais le côté média
UNKNOWN?
SPEAKER_01Pas du tout. Donc déjà, il a fallu expliquer à notre grand-mère qu'on ne partait pas en vacances. Elle nous appelait tous les jours, toutes les semaines, en disant« Oui, du coup, Eva, tu as trouvé du travail maintenant
UNKNOWN?
SPEAKER_01» Et du coup, ça a été un bon entraînement d'expliquer ton business plan à ta grand-mère. On le recommande à tout entrepreneur. Et toutes les semaines et pendant des mois, là, elle a arrêté de nous appeler pour ça. Elle ne comprend toujours pas, je pense, mais un peu mieux.« Mais qu'est-ce que vous faites
UNKNOWN?
SPEAKER_01» Et même nous, en fait, c'est des milieux qu'on ne connaissait pas forcément. forcément, en tant qu'ingénieur en agronomie ou même dans le milieu de la culture, le côté sponsoring, au départ, c'est pas... On connaît pas où le milieu des médias... Alors, pour le côté, c'est plus le musée des médias, parce que moi, pour le coup, comme j'avais fait des... Moi, je faisais du mécénat, donc il y avait plutôt ça, mais c'est une autre chose de faire ça pour une institution culturelle comme l'Opéra de Rouen ou de faire ça pour Saperlipoulette, donc ta propre entreprise. Et ça, pour le coup, aussi, c'est un vrai challenge. Il y a un truc... Et c'est pour ça que je pense que le challenge a été un challenge de légitimité. même de nous par rapport à nous et par rapport aux autres. Et maintenant, on commence à voir qu'au bout de plusieurs mois, ça prend le cap, mais parce qu'il y a un truc concret qui existe aujourd'hui, qui est le montage. Tu peux écouter nos podcasts et tu peux regarder nos vidéos. Donc, il y a un truc tangible. Mais tant que ce n'était pas concret, c'était assez difficile. Et la légitimité, on l'a beaucoup gagnée grâce à nos saperlipépites, pour qui c'était hyper naturel, en fait. Et on s'est dit, bon, ok, ils ne nous prennent pas pour pour deux poulettes qui se baladent dans les champs quoi il y a un vrai truc et là aussi Lucie je me souviens elle arrêtait pas de nous dire mais waouh le boulot le boulot le boulot le boulot vraiment parce qu'elle nous voyait oui bosser à fond donc ouais je pense que le côté légitime de l'entrepreneuriat et aussi de la temporalité je pense que ça aussi pour tout entrepreneur te dire ok bah là on en a la phase où on s'aime on s'aime plein de petites graines. Et avant ça, tu as tout un énorme travail pour comprendre le milieu, identifier tes concurrents, identifier là où est ta place. Parce qu'on s'est dit que ce n'est pas tant des histoires de concurrents, mais de proposer quelque chose qui n'existe pas encore. Or, dans le côté média, dans le côté podcast et séries documentaires, il y a déjà plein de choses qui se font sur YouTube et qui sont très bien. Donc, en fait, trouver ta place, déjà, ça met du temps pour proposer le sujet le plus juste possible qui n'existe pas, où tu apportes ta propre patte, accepter effectivement d'incarner nous le projet, c'était la première étape. Accepter qu'en fait, ça fonctionne. Et là, on s'aime. On s'aime et se dire, en fait, on commence à voir qu'il y a des retours positifs, mais il faut être patient. Donc, la persévérance et le fait, je pense que la chance qu'on a, c'est que comme on est très complices et qu'on a le cerveau qui fonctionne pareil, c'est une chance de bosser avec sa sœur. Et je pense que c'est une des forces de Saperlipoulette, c'est de se dire... bon bah en fait tout va bien parce qu'on est deux
SPEAKER_02et on
SPEAKER_01est il faudrait qu'on soit beaucoup plus pour faire tout parce que c'est ce que je te disais tout à l'heure on a mille postes en un et des postes que tu découvres toi même mais mais on est deux et c'est déjà une grande force et on est optimiste aussi et persévérante c'est ça c'est tant qu'on nous dit pas non on se dit bah c'est pas grave on nous a pas répondu mais ça veut pas dire qu'on nous a pas dit non donc on continue et ça c'est une Je sais qu'il y a des gens qui nous disent« Mais ouais, vous continuez, quoi.» Ben oui, en fait, on y croit. Et ça aussi, c'est une force. On croit en notre projet et du coup, tu sais pourquoi tu fais tout ça et tu sais pourquoi tu attends et tu continues à te
SPEAKER_00lancer dans le
SPEAKER_01projet. Ça nous permet d'être audacieuses. Voilà.
SPEAKER_00Je pense que la persévérance, de toute façon, quand on entreprend, quel que soit le milieu, c'est sans doute ce qu'il y a de plus important. Je partage souvent une statistique. Alors là, c'est très spécifique au milieu du podcast. Je ne sais pas si vous l'aviez vu, ça, mais il y a 80% des podcasts dans le monde qui ne dépassent pas le huitième épisode. Ah ouais
UNKNOWN?
SPEAKER_00C'est fou. C'est énorme. Donc, c'est assez fou parce qu'en fait, des podcasts, il y en a plein, mais des podcasts actifs, il y en a très peu. Ah oui
UNKNOWN?
SPEAKER_00Ouais, ouais. Toi,
SPEAKER_01t'en as combien
UNKNOWN?
SPEAKER_00Toi,
SPEAKER_01t'en as plus
UNKNOWN?
SPEAKER_01Je pense,
SPEAKER_00toi, t'en as plus d'une centaine, non
UNKNOWN?
SPEAKER_00Ouais, plus de
SPEAKER_01200. Ouais, c'est ça. Tu fais partie des 20%. Donc, c'est bon, tu es la bonne
SPEAKER_00je ne sais pas s'il y a un bon stat ou un mauvais stat mais c'est vrai que souvent pour avoir échangé avec beaucoup de gens qui voulaient démarrer leur podcast généralement dans les 3-5 premières questions il y a le nombre d'écoutes combien d'écoutes est-ce qu'il faut que je vise et en fait je pense que c'est peut-être pas la meilleure stat à regarder regarder des stats quand on se lance dans un projet c'est peut-être de toute façon pas la meilleure approche mais voilà je pense que encore une fois spécifiquement au podcast que vous disiez sur la persévérance et l'optimisme ça me paraît être essentiel excellent et bien écoutez c'est absolument génial d'en avoir appris plus sur sa perlipoulette du coup la suite là pour vous à quoi est-ce que ça ressemble vous disiez que vous vous accrochez que là vous êtes en plein démarchage mais est-ce qu'il y a de grosses échéances de grosses dates qui
SPEAKER_01arrivent alors oui il y a là on va arrêter je pense d'être à 100% sur la recherche de partenaires puisque il faut le temps que ça se fasse maintenant c'est plus entre nos mains et la grosse échéance qui vient c'est que nous on aimerait repartir en saison 2 cette fois-ci et au mois de mai prochain et cette fois-ci on ferait 3 régions qu'on a déjà en tête euh dont une qui est un peu challengeante, parce que peut-être on ne dit pas tout, mais il y en a, on peut au moins en dire une, qui serait la Corse. Et donc, tu vois, on est en train de s'amuser, à réfléchir de est-ce qu'on fait une traversée en voilier, on a recouru des personnes, voilà. Comme on a aussi cette envie de montrer, on s'ancre évidemment dans la mouvance de voyager doucement, plus écologiquement parlant, et des choses comme ça. Donc, du coup, voilà, on est en train de regarder comment on peut faire ça. Ça ouvre de nouveaux challenges mais je pense qu'on fera trois régions effectivement au mois de mai et il y a aussi une autre date là on est en pleine attente on a postulé un incubateur de médias émergents qui s'appelle Hôtel 71 et qui est en plus parfait pour nous parce qu'il est à la fois basé à Paris à la fois basé à Lyon et du coup on a postulé en novembre on a été présélectionné on a passé les oraux la mi-janvier et du coup on attend une réponse et ça ça sera un beau bout ça nous aiderait surtout sur la structuration du projet du coup voilà ça c'est on peut pas te dire plus parce que là on est en pleine attente mais c'était la première fois tu vois qu'on passait des oraux ensemble parce qu'on a été habitués toutes les deux à passer des oraux mais à un entre-soeurs devant un jury de 7 personnes c'était la première fois et on s'est éclaté donc en fait on s'est dit bah peu importe ce qui se passe de toute façon toutes ces étapes là te permettent de te professionnaliser et Et on verra où ça nous mène. Mais l'année commence bien, je trouve. Même là, tu vois, ta rencontre, tu es le premier podcast qui nous accueille. Du coup, on est toutes fiers aussi. Merci encore. Avec grand plaisir. Oui, mais du coup, c'est chouette. Tu vois, il n'y a pas de petit truc qui s'enchaîne et qui nous booste aussi. Fabuleux. Un bon alignement de planètes. Oui, exactement. Et dans l'idée aussi, tu en dis qu'on aimerait bien... Donc là, la saison 2, on l'a en tête. Mais l'idée, c'est qu'on on aimerait faire toutes les régions de France évidemment et partir dans les idées qu'on a et qu'on est en train d'explorer c'est ce dia qu'il y a aussi toujours sur ce même modèle là mais il y a peut-être de belles choses à faire aussi dans des pays francophones pour commencer pour continuer à se développer au fur et à mesure mais à horizon un petit peu plus loin que mai 2025 qui arrive à grands pas ça serait repartir effectivement après probablement septembre en octobre et après pourquoi pas imaginer autre part en Europe ou dans des pays
SPEAKER_00francophones ou les dom-toms moi qui ai grandi en Mecadonie je pense qu'il y a plein de choses à faire
SPEAKER_01mais alors tu sais qu'on rêverait ça ça fait partie mais alors là aussi l'histoire du voilier on en a parlé avec Evanou je sais qu'on ferait pas en bateau on troque le van pour faire un voilier ah ça serait énorme ça ah on adorait on a plein d'idées tu vois comme on te disait on a la bougeosse on adore découvrir aussi de nouvelles cultures que ce soit du coup dans notre pays mais ailleurs donc ouais affaire à suivre affaire à suivre exactement en
SPEAKER_00tout cas s'il y en a qui veulent vous suivre les liens sont en description de l'épisode donc allez-y foncez et puis bah moi je voulais vous dire un grand merci à toutes les deux et bah Alexia c'était un plaisir d'en apprendre plus sur bah déjà sur vos parcours sur ce qui sur vos motivations ce qui vous fait vibrer et puis sur sa perlipoulette en particulier et puis bah je vous souhaite une excellente nouvelle saison et de très très beau projet à
SPEAKER_01venir merci beaucoup Loïc on est très content de faire partie de l'équipe des Frappés parce qu'on adore ce nom aussi tous les parcours que tu racontes nous ont bien inspiré
SPEAKER_00donc merci beaucoup merci à vous à
SPEAKER_01très bientôt à très
SPEAKER_00bientôt Un grand merci d'avoir écouté cet épisode avec Alexia et Eva jusqu'au bout. N'hésitez pas à le partager autour de vous. Et vous le savez, je le répète régulièrement, si vous appréciez les frappés, le contenu que vous y trouvez, eh bien parlez-en. Parlez-en là aussi, le bouche à oreille est un excellent moyen de remercier toutes celles et ceux qui prennent le temps de venir partager leur parcours exceptionnel au micro du podcast. Un immense merci à toutes celles et ceux qui ont décidé de soutenir financièrement cette fois-ci le podcast sur Tipeee. Si vous souhaitez les rejoindre Ça se passe sur tipeee.com. Merci à toutes et à tous pour votre fidélité et je vous dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode. Ciao les frappés
UNKNOWN!