Larmes À L’UTMB Et Déclic

SPEAKER_00

Moi, quand je fais 13ème à l'UTMB, où il y a une foule de fous qui t'applaudit, moi, les deux derniers kilomètres, j'étais en larmes parce que j'ai une scolarité compliquée, je me suis un peu perdu dans l'alcool et les drogues. Et là, se retrouver avec des gens qui te prennent en photo, qui te font des vidéos, qui t'applaudissent, qui te crient dessus, ça m'a prouvé que j'étais capable de faire des belles choses également. Hello, hello, tu écoutes Les Frappés, le podcast de celles et ceux qui se dépassent, et je suis Loïc, son créateur. Ma conviction, c'est qu'on a tous en nous une version un peu frappée qui ne demande qu'à se réveiller. Ma mission, c'est justement de tendre le micro à des athlètes, des aventurières, des militaires, des forces spéciales, des entrepreneurs, bref, des femmes et des hommes qui ont fait le choix de libérer la leur. Pourquoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Parce que je pense qu'on a tout à gagner à s'inspirer de personnes qui ont osé suivre leur propre chemin. Attention, il se pourrait bien qu'une écoute régulière puisse t'entraîner des changements positifs irréversibles dans ta vie. Tu es prévenu.

UNKNOWN

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Bienvenue Sur Les Frappés

SPEAKER_00

C'est parti. Eh bien, écoute, bienvenue Alban sur Les Frappés. Ultra content de te recevoir au micro du podcast pour parler de plein de choses, de sport, mais pas que, d'addiction aussi. Un thème, pour le coup, un thème qu'on n'a jamais vraiment clairement évoqué avec aucun de mes anciens invités, mais un thème pour le moins ultra important et qui fait partie complètement de ton histoire et qui explique en partie où tu en es aujourd'hui. Donc écoute, ultra intéressé. Merci beaucoup de m'avoir contacté. Et à nouveau, bienvenue sur le podcast. Merci à toi Loïc, ça va être chouette d'échanger là-dessus, c'est un sujet que j'aime bien parler, si ça peut aider des gens, les problèmes d'addiction, tout ça, je sais qu'il y a beaucoup de personnes qui sont sujets à ça. Et puis j'ai également une euro à Tipeee qui...

Vivre Nomade Et Secourir Sur Pistes

SPEAKER_00

où le sport me donne beaucoup me fait beaucoup de bien surtout le trail avec cette partie sport nature sport montagne yes et bien écoute on va parler de tout ça ce que je te propose Alban c'est peut-être dans les grandes lignes nous expliquer ce que tu fais aujourd'hui et puis après on se penchera un peu plus sur d'où tu viens qu'est-ce qui occupe tes journées aujourd'hui là depuis quelques hivers là je suis pisteur secouriste en ski de fond à Bliançon-Serre-Chevalier ça fait deux ans que j'habite là-bas à Bliançon même par curiosité ou j'habite dans le Bliançonnet en fait j'habite en camping-car donc des fois je suis à Bliançon à Monétier dans la vallée de la Clarée j'ai un peu la bougeotte dans le Bliançonnet et puis un peu partout aussi c'est un peu une vie nomade que j'apprécie qui est assez proche de la nature un peu minimaliste et voilà c'est assez simple et c'est des choses que je retrouve dans mon sport aussi qui est le trail et j'aime bien j'aime beaucoup ça tous ces avantages bon il n'y a pas que des avantages c'est pas tous les jours facile ça peut être froid quand il fait moins 14 c'est pas toujours évident dans le camping-car parce qu'il y a le chauffage mais bon il ne fait pas non plus 20 degrés mais ouais du coup je suis arrivé il y a 12 ans dans le brillant sonnet Ça a été un peu le coup de foudre de cette ville qui est la plus haute ville de France et d'Europe, je crois, et qui est au croisement de cinq vallées avec un terrain de jeu infini, un peu, même avec le col du Galibier, le col de l'Élisoire, le col du Ganon en vélo, et puis... tellement de vallées avec plein de sentiers qui sont un terrain de jeu grandiose et un climat qui est chouette aussi car on est un peu plus ensoleillé que c'est un peu plus ensoleillé que la Savoie la Haute-Savoie où j'ai fait quelques saisons précédemment avant d'arriver il y a 12 ans à Briançon j'ai été dans d'autres stations comme Tignes Val d'Isère les Deux Alpes Châtel Grand Bornan voilà ça fait 20 ans que je suis saisonnier les 16 premières années j'étais dans la cuisine dans la restauration et là ça fait 15 ans ans que je voulais un peu me rapprocher du sport. Donc, j'ai fait mon pisteur mordique il y a 4 ans. Excellent. Donc, au rôle du sauveteur secouriste, enfin du secouriste pisteur, ce qu'ils font, c'est quoi C'est que tu tarpentes toutes les traces de ce qu'ils font, toutes les pistes sur les domaines qui sont réservées à ce qu'ils font et tu es là pour prêter assistance, identifier des problèmes, etc. C'est ça Exactement. C'est comme l'alpin. On sécurise les pistes, on fait les premiers secours aussi. Alors, Il y a beaucoup moins de secours qu'en Alpin. C'est beaucoup moins accidentogène. Mais nous, on fait une dizaine de secours par saison. je pense qu'un pisteur en alpin c'est plus 5-6 par jour ouais du coup ouais mais on fait aussi du contrôle parce que les sites nordiques on peut se garer n'importe où et rentrer sur les pistes facilement donc on patrouille un peu pour contrôler on fait de l'encaissement également et voilà c'est un peu plus polyvalent parce que parce qu'il y a ces multi-entrées et puis vu qu'on a moins de secours ça nous permet de d'avoir de d'autres choses à faire. La bobologie est plus légère, j'imagine, aussi Oui, mais pas que. Il y a des bons crashs aussi. C'est un sport d'endurance un peu, donc on peut avoir des petits problèmes cardiaques et des petits malaises. Contrairement à l'alpin, c'est plus de la glisse et c'est plus des accidents, des chocs. Là, on peut avoir des malaises et les malaises, ce n'est pas ce qui est le plus facile à gérer.

UNKNOWN

OK.

SPEAKER_00

Le malaise, elle est forte. Oui, j'imagine. OK. Et donc, avant ça, tu disais, pendant 16 ans des saisons en cuisine, juste avant qu'on bascule sur ce qu'il y avait avant le brillant sonné et avant le fait que tu deviennes pisteur secouriste, la place du sport aujourd'hui dans ta vie, d'un point de vue loisir, tu as évoqué le trail un peu rapidement, mais est-ce que tu peux nous en dire plus sur ton niveau de pratique

Du Trail Découverte À L’Ultra

SPEAKER_00

Donc j'ai commencé en 2015 le trail. Euh... Maintenant, j'ai commencé par des 17 kilomètres, un semi-marathon après un 17 kilomètres sur le trail de la Fourcha, en dessous de Gap. Et j'ai vite augmenté les distances. J'aimais bien le côté de passer beaucoup de temps en montagne. Donc, je suis vite parti sur des formats un peu marathon, 60 kilomètres, où j'ai passé pas mal de temps. Et après, j'ai augmenté les distances un peu classiques, passé sur du 80-90. Et après, j'ai voulu me rapprocher un peu de ce côté arbre. aventure qui est l'ultra trail où on découvre beaucoup de choses autant géographiquement que en soi, que physiquement que mentalement, j'aime bien ce côté découverte et aventure et Et voilà, c'est pour ça que je cours essentiellement maintenant sur des formats ultra, comme la TDS, comme l'UTMB à Chamonix, de Mew Tamader, Val d'Aran UTMB, beaucoup de courses UTMB. Et la plus longue distance que tu aies courue, par curiosité Moi, c'est l'Ultra Tour du Mont-Blanc, 176 kilomètres, avec 10 000 mètres de dénivelé, un petit peu moins, je crois, 9600 ou 176. Et ça, c'est un format dans l'ultra t'as un format en particulier que tu préfères tu vois des types distance UTMB au delà de 150 160 ou pas forcément j'aime bien le le long ouais j'aime bien au-dessus entre 140 et 170 après j'ai pas fait au-dessus mais j'aime bien ce côté il y a un côté où il faut être patient sur ses courses et j'aime bien être le côté sagesse et patience du départ de ses courses où forcément on peut pas partir on peut partir à fond mais on le paye c'est un sport d'usure un peu on sait que moi quand j'ai fait l'UTMB à Chamonix là je suis passé Et à mi-parcours, je devais être 60e au kilomètre 80. Et à la fin, je termine 13e. parce que je fais un gros final et parce que les autres, ils étaient cuits devant. Voilà, ça fait une 13e place sur l'UTMB, qui est la course sur ce format la plus relevée au monde. Et je mets 22h27, donc... Solide. Oui. Très solide. Une belle fierté pour moi. Et donc, c'est après ton UTMB que tu as signé avec Altra, parce qu'on n'en a pas encore parlé, mais...

Contrat Altra Et Chaussures Zero Drop

SPEAKER_00

non c'est il y a 8 ans peut-être il y a 7-8 ans que j'ai signé avec Altra ça fait 10 ans que je cours et depuis 2015 j'ai dû signer en 2017 j'ai dû faire une 13ème place sur le 90 du Mont Blanc et c'est à cette époque là que j'ai signé avec Altra j'avais un peu toutes leurs paires de chaussures et j'avais des performances plus ou moins correctes donc ils m'ont intégré dans la team où j'avais un peu que du matériel au début que quelques paires de chaussures et après j'ai j'ai de plus en plus fait de beaux résultats et voilà maintenant j'ai un petit contrat professionnel j'en vis pas à 100% mais voilà ça m'aide à me décharger un petit peu sur les intersaisons et voilà à m'entraîner un peu mieux Alors Altra n'est pas sponsor de cet épisode n'hésite pas à leur en parler on sait jamais mais j'adore Altra s'il y en a qui connaissent pas la particularité de ses chaussures alors je sais pas d'ailleurs si c'est tous les modèles modèles qui sont comme ça, mais il y a une forme de pied, la forme des chaussons est une forme naturelle, donc avec l'avant du pied qui est plus large que le talon, ce qui n'est pas vraiment la norme. Donc pour les gens, moi j'ai des pieds plutôt larges, j'ai marché pieds nus, j'ai grandi en Nouvelle-Calédonie, donc la chaussure fermée, je ne connaissais pas jusqu'à mes 9-10 ans, et après j'ai fait beaucoup de judo, et donc voilà, j'ai des pieds plutôt larges. Et Altra, j'adore pour ça, parce que quand je vais fais mes sorties, que ce soit sur route ou trail, je n'ai pas les pieds qui s'écrasent les uns les autres. Et je trouve que c'est ultra agréable. Et en plus, et même question d'ailleurs, je ne sais pas si c'est toutes les paires, mais ils sont en drop zéro, non Oui, c'est les deux particularités d'Altra, c'est d'avoir cette boîte à orteils, comme tu disais, un peu large. Après, selon les modèles des chaussures, il y a différentes largeurs. Il y a des boîtes à orteils qui sont plus ou moins larges selon les modèles. Ça, c'est bien expliqué sur leur site. Et c'est vrai que ça donne un côté où on a l'impression de de courir un peu quand on court pieds nus sur la plage avec les orteils un peu larges. Ça donne cette impression de courir de cette façon. Et il y a le zero drop. Ça veut dire que l'avant du pied et le talon, ils sont à la même épaisseur. S'il y a 16 mm de semelle à l'avant, il y a 16 mm à l'arrière. Mais depuis peu, ils font un modèle pour les gens qui sont un petit peu réticents. C'est bien que les gens puissent essayer Altra avec un... un tout faible drop c'est du 4 mm ça permet aux gens d'essayer cette boîte à orteils et puis ça permet aussi d'avoir une progression sur le fait de passer d'un drop un peu important à zéro car ça tire un peu les mollets il y a quand même il y a un protocole à mettre en place si on veut se mettre à ses chaussures et ça se fait très bien mais il faut le faire correctement il ne faut pas partir sur 40 km en passant d'un drop de 10 mm à zéro parce que sinon les tendons les mollets ne vont pas supporter ce qui est compréhensible et normal mais je trouve enfin voilà encore une fois pas un point sponsorisé mais ça fait des années que moi j'ai des Altra sur route ou trail et j'en suis ultra content et ce que j'aime bien le Drop Zero je trouve que c'est intéressant parce que finalement c'est on court entre guillemets la foulée plus naturelle je pense que quand t'as 12 mm tu vois que tu sens rien aucun caillou et que ton pied est penché vers la main artificiellement enfin bon voilà après chez Altra il y a des semelles qui sont assez minimalistes très fines mais il y a également des semelles comme le modèle Olympus qui sont plutôt maximalistes avec un gros amorti qui sont plus pour des formats très longs c'est vrai c'est pas forcément des amortis ultra des semelles ultra fines mais oui le Drop Zero si il y en a que ça intéresse regardez Altra mais il faut s'y habituer oui exactement excellent ok ouais donc un sacré niveau en trail comment comment tu gères tes saisons du coup est-ce que Altra ça se passe comment quand t'as un contrat pro comme ça est-ce qu'il y a des courses un peu obligatoires où il faut que t'y sois pour des questions de visibilité ou c'est toi qui fais ton planning tout seul bah un petit peu des deux c'est vrai que bah pour les sponsors c'est quand même mieux d'aller courir des courses qui ont de la visibilité des grandes courses quand même assez avec un niveau important international et c'est vrai que les UTMB séries là UTMB à Chamonix et les UTMB séries il y a beaucoup de médiatisation donc les marques sont plutôt friandes qu'on joue le jeu d'aller sur ces courses et puis après moi je fous mon compte parce que il y a maintenant sur les UTMB série il y a quasiment 56 courses même peut-être 60 il y avait 56 encore il n'y a pas très longtemps et du coup je trouve toujours des belles courses qui me plaisent donc ça me va très bien de rester sur ce circuit ok et là la prochaine grosse course que tu prépares c'est quoi c'est Verbier by UTMB c'est une course de 140 km avec 9000 un peu plus de 9000 de dénivelé c'est une course qui est plutôt alpin et c'est des formats que j'aime beaucoup comme la TDS la TDS c'est une course qui est sur la semaine UTMB à Chamonix qui a lieu en début de semaine le mardi c'est moins c'est plus des sentiers techniques plus sauvages que vraiment le Tour du Mont Blanc le Tour du Mont Blanc c'est quand même des pistes assez larges c'est assez propre là la TDS c'est vraiment technique et justement la TDS j'ai fait 4ème en 2021 et 2ème en 2024 et c'est des parcours qui me plaisent bien et c'est pour ça que je veux revenir sur Verbier là, je veux venir sur Verbier qui aura lieu le 10 juillet et puis c'est des chemins qui correspondent un petit peu à ce que j'ai sur Bouillon-Sancerre-Chevalier, là ça ressemble bien à ces petits chemins de randonnée voilà j'ai vraiment hâte de faire cette course c'est une course qui me plaît depuis longtemps mais ça fait 5 ans que je vais à Chamonix par rapport aux partenaires et puis c'est quand même le sommet mondial du trail là-bas enfin à Chamonix bref et le fait de ne pas avoir été pris au tirage au sort cette année et bien ça me permet de faire d'autres courses et notamment Verbier qui aura lieu le 10 juillet et après j'aurai une deuxième cours qui s'appelle Wise Trouble by UTMB qui a lieu à Crans-Montana Crans-Montana on connait par rapport au drame qui a eu lieu il n'y a pas très longtemps malheureusement et qui sera à 115 km avec 6600 mètres de dénivelé et pareil c'est également en Suisse et c'est des parcours qui sont très beaux très sauvages et c'est ça qui me plaît souvent quand c'est technique sauvage c'est là où il y a les plus beaux paysages je trouve il ne faut pas faire de généralité mais et du coup là avec cette échéance donc en juillet 10 juillet tu disais tes semaines d'entraînement enfin comment tu structures ton entraînement de manière générale c'est beaucoup de temps en montagne j'imagine mais ça ressemble

S’entraîner Toute L’Année En Montagne

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à quoi oui c'est environ 15-20 heures par semaine l'hiver c'est pas mal de ski de fond par rapport à mon travail déjà même si c'est pas très qualitatif mais on passe pas mal de temps sur les skis après c'est pas vraiment de l'entraînement mais bon c'est Ça fait toujours un petit peu de volume. Du ski de rando quand je suis en congé. Un petit peu de natation. De la salle de sport également. Du renforcement en salle. L'été, c'est surtout du VTT, du vélo route, un petit peu de natation encore et beaucoup courir. C'est ce que je préfère. J'adore courir. J'aime le côté simplicité et minimaliste de la course à pied. Je trouve ça génial d'aller courir pour On prend juste la paire de baskets, un short, deux barres, un petit peu d'eau et puis on part à l'aventure dans les montagnes. C'est clair. Je trouve ça tellement simple. Il n'y a pas de matériel à préparer. Il n'y a pas d'un pneu à gonfler, des pots à coller. Et la seule... il n'y a pas de casse, en fait. Le fait de ne pas avoir de matériel, il n'y a quasiment pas de casse. La seule panne qu'on peut avoir, c'est la panne de nous-mêmes, en fait. On ne va pas casser une chaîne, on ne va pas casser une fixation. La seule panne qu'on peut juste avoir, c'est le fait d'être fatigué ou parce qu'on s'est tordu une cheville ou autre. Et je trouve que c'est un élément qui me plaît, cette simplicité. Et c'est dans la nature humaine de courir. Donc, Donc, j'aime se rapprocher de ces choses simples et minimalistes. C'est pour ça que je vis aussi dans un camping-car. Et voilà. C'est quoi d'ailleurs comme camping-car Je ne suis pas un spécialiste, mais il n'y a pas longtemps, on a fait un long week-end en van aménagé en Marco Polo avec ma femme et ma fille de 4 ans. Et c'était très chouette. Donc, j'ai un peu regardé depuis. Mais je suis curieux. C'est quoi comme modèle Ça fait quelle taille C'est un Fiat Ducato. C'est ce qu'on appelle un profilé. Donc, ce n'est pas capucine. c'est pas un intégral c'est un profilé et il fait 6m50 de long c'est un Fiat Ducato Laica ok mais qui est un petit peu cassé car je me suis fait cambrioler il y a un mois ah bon ça m'a mis un bon coup sur le moral ouais j'ai eu pas mal d'affaires de voler j'ai de la casse du coup mais non si si ouais il y a du cambriolage des camping-cars dans le Briansonnet oui ouais et le lendemain il y en a eu un autre aussi et ils ont attrapé la personne mais voilà enfin ouais allez Ok, bon. trail pour en revenir au trail comment t'en es arrivé du coup à ce sport là on va rentrer un peu dans le vif du sujet j'ai envie de dire mais est-ce que tu peux nous expliquer comment le cheminement s'est fait jusqu'à ce que tu découvres cette discipline et que tu décides d'y consacrer plus de temps alors on va peut-être commencer par un peu le début je courais je faisais pas mal mon papa il courait donc je courais un peu avec lui pas sur les mêmes distances parce que j'étais petit je faisais plutôt du 2-3 kilomètres donc j'ai fait un peu les courses du collège en primaire je courais aussi à l'école je marchais plutôt bien je crois en 6ème j'ai dû faire un 10ème de la Basse Normandie et puis j'ai gagné quelques petites courses de village dans les fêtes de village il y avait toujours des petites courses donc je courais plutôt bien sauf que à la fin du collège et comme beaucoup malheureusement j'ai commencé à fumer quelques cigarettes et à faire un peu la fête À la suite, je suis arrivé au lycée. Au

Harcèlement Puis Alcool Et Drogues

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lycée, j'ai eu des gros soucis d'harcèlement psychologique et physique. Du coup, ça n'a pas été une très bonne phase. De la part de camarades De la part de camarades, oui. J'étais dans un lycée en vente. Je ne sais pas pourquoi j'étais parti dans la vente. Je n'avais pas trop quoi faire après mon collège. Donc, mes parents m'ont mis dans la vente alors que je n'ai pas du tout... je ne suis pas trop le bagout en plus je ne suis pas du tout vendeur mais ne sachant pas quoi faire et puis j'avais mes cousins qui faisaient de la vente également donc ils m'ont mis là-dedans ça n'a pas été trop une réussite parce que je ne me suis pas plu et je ne me suis pas intégré non plus dans cette classe j'ai eu du gros harcèlement physique et psychologique assez dur qui du coup j'avais besoin de décompresser sur mes week-ends et j'ai commencé à faire beaucoup beaucoup la fête à sortir pas mal dans le milieu de j'étais en Normandie à cette époque là il y a une grosse un gros mouvement de musique alternative comme le punk ou les rave party donc j'ai passé beaucoup de temps là dedans tous mes week-ends j'allais un petit peu en festival en rave party dans les concerts punk et puis c'est des milieux où ça fait la fête où il y a beaucoup d'alcool et de drogue et j'ai jamais eu trop de limites sur tout ça, autant sur la quantité que sur le quoi, sur comment le prendre. J'ai un peu tout exploré. J'étais dans un milieu où on ne se rendait pas trop compte. On était un petit peu... C'est un petit peu comme un trailer qui a envie d'aller découvrir toutes les montagnes, toutes les vallées. Moi, j'avais envie d'essayer toutes les substances qui existaient. Il y a des choses qui marchaient plus ou moins bien, mais j'ai pris de tout. En étant conscient à ce moment-là du fait que tu t'enfonçais de plus en plus et qu'il y avait des risques Le risque sur la santé, je ne m'en préoccupais pas trop. J'étais plutôt un peu... ouais j'étais un peu dans le milieu punk un peu no future un peu on s'en fout on profite et puis on verra ce que ça donne j'étais plutôt un peu dans un mode un peu destruction et voilà après c'était plus sur les week-ends donc ça a duré de mes 16 ans jusqu'à 24 ans après à 24 ans j'avais envie de découvrir autre chose et puis il y avait un métier qui me plaisait depuis quelques temps c'était la restauration la cuisine notamment et puis j'avais la chance aussi avec mes parents d'aller tous les ans faire une semaine de ski de Normandie on partait faire du ski à la montagne donc j'avais aussi envie de faire une saison de ski et puis en cuisine donc je suis parti au Grand Bornand à mes 24 ans et c'est vrai qu'en station station de ski comme ça il n'y a pas trop de il n'y a plus trop de week-end en fait il y a des soirées tous les soirs on se retrouve entre saisonniers on se tous les soirs il y a des discothèques il y a les concerts il y a les DJ et puis et puis et on se retrouve tous les soirs en fait pour pour pour pour bringuer

UNKNOWN

Au revoir.

SPEAKER_00

Et de tes 16 à 24 ans, du coup, tu étais encore chez tes parents à ce moment-là ou tu étais autonome Je ne sais pas, de 16 à 18, j'étais encore chez mes parents, peut-être un peu plus tard. Je ne sais plus à quel âge j'ai pris un appartement. Et eux, vous voyez... Comment Et eux se rendaient compte de ton addiction qui s'était installée, en tout cas de ce que tu faisais Ils pensaient que je faisais la fête. Peut-être que je fumais quelques joints. Et encore, je ne sais même pas trop s'ils ont réalisé ça. Mais... Ouais, ils ne le voyaient pas forcément. Je me faisais des fois quelques fois engueuler quand je rentrais bourré à la maison. Mais... Ils ne pensaient pas que c'était autant, en fait. Ouais. Et... Et après, j'ai fait quelques... J'ai toujours changé entre mes saisons, entre la montagne, la mer. J'allais plutôt dans les Landes où j'ai fait une saison à Bélier-en-Mer aussi. J'allais plutôt l'été dans les stations baléaires et l'hiver dans les stations de ski. Et dans le milieu de la restauration également, il y a beaucoup de... C'est assez facile quand même de trouver de l'alcool. Et puis, on a besoin de des Décompressé, il y a beaucoup de stress quand même dans ce milieu de la restauration. Parce qu'il y a beaucoup d'horaires. Décompressé, à fumer la cigarette, à boire un verre, deux verres, trois verres. Il y a une soirée là-bas. Tous les soirs, on était amené à se retrouver entre saisonniers, entre collègues, entre saisonniers des autres restaurants et à boire des canons. Comment tu fais pour tenir avec un rythme pareil Parce que la restauration, Moi, je n'ai jamais travaillé en restauration, mais de ce que je vois, c'est des horaires abominables, des conditions. L'été, il fait chaud, tu es en cuisine, tu crèves de chaud. Si en plus, derrière ça, tu enchaînes avec grosses soirées, alcool et compagnie, à la fin de la saison, tu es déglingué, non Oui, souvent, les fins de saison, c'est compliqué parce que moi, je skie en plus. Je skie quasiment tous les jours. On commence le travail à 8h, on finit à 14h, on basket 2-3h entre la coupure de 14h à 17h moi j'arrivais à aller skier 2h et puis je revenais à 17h pour refaire le service du soir jusqu'à ça dépendait dans quel type de restauration je travaillais mais c'était jusqu'à 21h 23h ça dépendait j'ai fait beaucoup d'établissements différents donc c'est pour ça que c'est pas évident de donner un horaire et puis le soir on buvait la bière de débauche la cigarette et puis une deuxième une troisième et puis on était parti dans les bistrots de la station et du coup on tient avec les nerfs et puis certainement aussi avec la drogue qui nous aide l'alcool, la drogue ça nous boostait un peu et voilà dans le milieu saisonnier il y a aussi un sujet avec la drogue pas que l'alcool oui je pense après je pense que la drogue elle est un peu partout dans tous les milieux et dans tout il y en a partout de la drogue on se rend pas compte mais moi qui étais dans le milieu je sais que il y en a un petit peu partout mais je pense que niveau restauration il y a beaucoup de il y a cette pression de cette pression comment dire cette pression qui est là d'être toujours à fond d'avoir une pression horaire, d'être prêt à midi d'avoir la pression des clients aussi, du patron donc on est toujours speed et c'est vrai que le soir on a besoin de décompresser, de se détendre et il y a énormément de tabagisme de problèmes d'alcool et de drogue dans le milieu de la restauration et j'en avais parlé justement avec la médecine du travail de mon histoire que de... Le support m'avait un petit peu sauvé et il m'avait dit que c'était une catastrophe. Ah ouais Je te dis ça, mais oui, j'ai un pote qui avait un resto pendant longtemps et qui... qui prenaient... C'était ultra bizarre. En fait, on m'arrive sur des... Dans tous les cas, ça reste des sujets d'addiction, je pense, et de dérive, mais il y a des saisons où il prenait peut-être 20 kilos. D'autres saisons, il perdait 20 kilos parce qu'en fait, il ne mangeait plus rien. Il y avait eu un sujet d'alcool aussi. Il était à une bouteille de Jack Daniel's par jour, à un moment donné. Ça avait l'air... C'était clairement intense. Il s'en était sorti, mais... Moi, qui n'ai jamais travaillé dans le milieu, c'est l'exemple que j'avais à côté de moi d'un très bon, très vieux copain où ça avait l'air clairement hard. Oui, moi, j'ai tellement vu des frères de cuisine qui étaient complètement alcooliques. Et puis, c'est facile en restauration. Il y a toujours la pression. Il y a toujours la pression qui n'est pas très loin. Il y a les bouteilles de rouge pour faire le bœuf bourignon. Il y a le rhum pour faire les fards bretons ou la pâtisserie. Il y a toujours des combines pour trouver un petit peu d'alcool, ceux qui veulent en cuisine. Et puis, cette tradition de la bière de débauche. Donc, moi, c'est vrai que j'avais plutôt au début l'impression de faire la fête. Et en fait, il y a un moment donné où on se dit aussi... En fait... Quand je vais au bar, ce n'est pas pour faire la fête parce que la première chose que je vais faire, c'est aller chercher mon piquant bière ou autre. Et mon but, c'est de boire vite pour avoir cette ivresse. Et puis, du coup, on n'est plus dans une… Je pense qu'on se dit qu'on va faire la fête, mais en fait, la seule chose qu'on vient chercher, c'est notre dose, notre dose d'alcool. Et puis… Voilà. Comment tu te sors de tout ça, du coup Du coup, suite à une saison à Cerchevallée, on a fait une saison entre amis dans une colocation avec une amie qui dealait pas mal en plus. Ce n'était pas le bon plan. Une saison riche en alcool et en drogue avec peu de sommeil.

Burn-Out Et Hospitalisation En Psychiatrie

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En avril 2015, j'ai fait un groupe gros burn-out où je n'arrive pas du tout à remonter. Donc là, tu avais quel âge J'avais 34 ans. Et j'ai vu mon médecin et il ne savait pas quoi faire pour moi. Il me dit d'aller... de me faire hospitaliser à Bliançon. Et j'arrivais en psychiatrie et ils me retrouvent en boule dans le couloir, en train de pleurer. C'était vraiment pas bien et j'avais vraiment un mal. C'était assez... Ce mal, j'avais l'impression que me casser une jambe, ça aurait fait moins mal que le mal que je vivais à ce moment-là. C'était un mal-être général, c'est ça Oui, un mal-être général, mais il y avait une souffrance. Il y avait vraiment une souffrance. Pas juste la déprime où tu as envie de rien faire. Des fois, tu as un petit coup moins bien ou tu n'as envie de rien. Tu n'es pas bien, tu es tristouné. Là, j'avais ça, mais j'avais également une douleur. Je n'avais l'impression que si je me cassais une jambe, j'aurais eu moins mal. Et ça, c'est arrivé d'un coup Ça m'a duré 4-5 jours avant de me faire hospitaliser, avant d'aller voir mon médecin et me faire hospitaliser. C'était vraiment une saison où j'avais vraiment abusé de la fête, abusé d'alcool et des drogues. Et voilà, oui. Et aujourd'hui, tu penses que c'est ton corps qui te... Je ne sais pas si ça paraît évident quand je le dis ou je dis n'importe quoi, mais spontanément je me dis ça se trouve c'est le corps qui a essayé de reprendre le contrôle en te mettant au plus mal pour que les choses changent peut-être ouais peut-être que c'est un moyen de défense peut-être que oui Oui, comme un peu la gueule de bois du lendemain de la fête où on a mal à la tête et qui est certainement une déshydratation. Mais oui, c'est peut-être mon corps qui a voulu m'alerter. Du coup, je reste 3-4 jours en psychiatrie. J'étais vraiment… Je me sentais bien. J'avais besoin d'être pris en charge. Je me sentais vraiment bien les deux, trois premiers jours. Après, quand ça a été mieux, parce que j'ai un peu pris les médicaments pour les antidépresseurs, tout ça, pour un peu me rebooster. Après, j'avais vraiment envie de partir parce qu'on est mélangé quand même avec… Nous, on est plus là pour un burn-out, pour des problèmes d'addiction. Et on est quand même mélangé en psychiatrie. À manger avec des personnes qui ont une grosse pathologie. Donc, être à table avec toutes ces personnes-là, ça m'a un peu choqué. Mais je pense que ça a été un mal pour un bien, car... Je voulais... En ressortant de là-bas, je voulais jamais revivre ça. Enfin, j'étais pas à ma place. Enfin, j'étais pas non plus... Il y avait des gens qui étaient vraiment handicapés. Et... Et... Et ça a été l'électrochoc de me dire, je ne vais surtout pas revenir. Et je me suis remis un objectif. C'était le semi-marathon de Neva Jouyanson qui avait lieu en juillet. Donc, j'ai commencé à courir un petit peu tranquillement. Et ce passe à course et je... je fais 1h21 1h26 secondes pour un premier semi-marathon après c'est plutôt descendant le semi-marathon de Neva il y a 300 mètres de dénivelé négatif c'est que de la descente quasiment donc c'est un peu plus facile mais ça m'a donné des bonnes sensations certainement les sensations que j'avais quand j'étais plus petit et j'aimais ce côté nature donc je suis vite parti sur du trail je me suis entraîné sur des formats un peu montagne et j'ai participé au trail de la Fourcha en octobre qui est un 17 km c'était la première édition, il y avait 25 personnes et il s'avère que j'arrive, je demande à l'organisateur comment ça se passe le tracé, il y a de la rubalise il y a des ravitaux, du coup il m'explique il était un peu surpris d'avoir une personne comme moi et je fais la course et il s'avère que je passe la ligne d'arrivée en premier Donc, ça a été la grosse surprise pour moi et pour l'organisateur qui ne pensait pas me voir. J'avais une tenue, j'avais une sorte de plage avec des chaussettes de tennis, un vieux sac à dos. Et puis là, je me retrouve à monter sur le podium, sur la plus haute marche, à parler au micro et puis avec des gens qui applaudissent. Et là, ça a été le deuxième électrochoc qui m'a boosté pour arrêter toutes mes conneries. Parce qu'à ce moment-là, quand tu fais le semi Névage-Briançon, à la sortie de l'hôpital petit, tu consommais encore drogue, alcool Un petit peu d'alcool. Mais ce n'était pas évident parce que j'avais tendance à boire un, deux, trois verres et puis une fois que j'en buvais trois, j'en buvais quinze derrière. Dès que je commençais, je partais vite dans l'ivresse. Et donc après cette course, tu as dit le trail du de la fourcha qui existe encore justement j'étais bénévole dans les secours cette année ça faisait 10 ans que j'avais participé enfin l'année dernière c'était rigolo d'échanger avec l'organisateur de lui raconter mon parcours parce qu'il n'était pas au courant que je venais de ces problèmes d'addiction du coup je l'ai remercié également mais c'était cool de venir 10 ans après et puis de faire les secours avec mon bagage de pisteur secouriste sur Tu peux faire des postes de secours là-dessus. C'était chouette. Après cette première victoire, tu disais que ça a été un deuxième électrochoc. Tout a été fini à ce moment-là Comment ça s'est passé après Après, j'ai voulu de plus en plus performer. J'ai vu que ça me plaisait d'une, de passer du temps là-haut, de m'entraîner et je me suis dit que j'étais peut-être bon pour ça avec le bagage que j'avais quand j'étais plus petit. Je me suis mis des objectifs un peu plus longs. J'ai vite voulu aller sur des formats un peu 40-50 kilomètres où c'est un peu plus... un peu plus de temps en montagne, un peu plus d'aventure. Et voilà, j'ai perdu un peu le fil, je ne sais plus. Et par rapport à l'alcool, tu disais que la drogue, ça a été fini après l'hôpital, mais qu'il y avait encore parfois un peu d'alcool. Et du coup, je te demandais si après cette deuxième course, ce second électrochoc, c'est là où tu avais définitivement fermé la porte sur l'alcool. Et je te pose la question, parce que justement, comme tout se pend de ton histoire avec l'addiction, je trouve que c'est ultra intéressant de voir... Comment tu fais Qu'est-ce que tu as mis en place pour te sortir de ça et arriver là où tu en es aujourd'hui

Reconstruction Par Le Sport Et Le TDAH

SPEAKER_00

J'ai mis un gros frein à l'alcool. J'ai dû faire un peu... Éviter beaucoup de soirées, un peu changer les copains aussi, éviter de trop traîner avec eux. Et puis essayer de créer un nouveau cercle d'amis. Je me suis inscrit au club de Briançon, au club d'athlétisme. Ça m'a permis de rencontrer d'autres personnes qui avaient la même passion maintenant. Après, j'ai une consommation... Toujours... d'alcool mais qui est très modeste je vais boire un verre de vin au restaurant ou une bière mais c'est c'est 2-3 verres d'alcool dans la semaine contrairement avant où c'était plutôt ouais je sais pas une dizaine par jour peut-être je sais pas trop mais ça dépendait des moments mais mais ça a rien à voir et je fais attention de maintenant j'ai ma passion et je sais ce que je veux et ouais et voilà j'ai pas j'ai pas du tout envie de repartir à là-dedans. C'est intéressant ce que tu dis sur les cercles d'amis. Ça ne va pas être évident parce que finalement, tu n'as pas vraiment changé d'environnement. Tu vois, ces dérives, ton burn-out était assez rechevalier et aujourd'hui, c'est toujours là où tu travailles et là où tu t'entraînes, etc. Je suis assez admiratif de cette décision de dire je sais où je veux aller et donc je mets les changements en place qu'il faut autour de moi parce que tu vas me dire si t'es ok je suis assez curieux que tu nous en dis un peu plus mais renoncer à des amitiés même quand on peut se rendre compte qu'elles sont pas ultra bénéfiques pour nous voire toxiques c'est pas forcément quelque chose de ultra évident non c'est pas évident surtout que dans toutes ces années de fête j'ai quand même eu des très très bons copains et on a vécu des choses de fous on a partagé des choses folles mais tout en c'est détruisant mais c'est une vie qui a été énormément intense entre le travail le ski toutes ces fêtes toutes ces dans ces saisons-là, on fait beaucoup de copinage assez rapidement parce qu'on sait qu'on est tous là pour 3-4 mois et c'est vrai que l'alcool aide aussi à faire des rencontres. Mais voilà, si je voulais prendre soin de moi et passer à autre chose parce que je me détruisais physiquement et certainement psychologiquement, mentalement, il fallait que je les voie moins. Et ça, ils ont compris

UNKNOWN

Oui.

SPEAKER_00

Je ne sais pas trop. Je n'en ai pas trop reparlé avec eux. Après, ils ont entendu mon passé. Ils sont admiratifs de ce que je suis devenu pour certains. Et voilà. J'ai également beaucoup d'amis qui sont comme moi, qui ont dû arrêter l'alcool. Parce qu'ils ont été trop loin également. À se brûler les ailes. Oui. Mais je pense que c'est un petit peu... C'est souvent des manquements de confiance en soi pas une très bonne estime de soi et ce qui a été mon cas moi j'ai été diagnostiqué TDAH j'ai une neuroatypie c'est à dire un TDAH un trouble du déficit de l'attention avec hyperactivité qui a été diagnostiqué il y a un an et demi qui explique aussi mes problèmes de scolarité ou socialement c'est pas toujours évident on a un mode de fonctionnement neurologique qui est à part en fait qui est différent des autres personnes donc C'est pour ça que j'ai eu cette scolarité très difficile. Le TDAH, ce n'est pas un manque de dopamine, c'est un problème de gestion de la dopamine. Elle est mal gérée dans la tête et on est... On est vraiment sujet aux addictions à l'alcool, les drogues, les addictions au sport. On aime beaucoup les sports extrêmes. On a toujours besoin d'être sollicité. On a besoin d'aventure. On est des gens qui aiment le voyage pour... avoir ce côté adrénaline et toujours être sollicité en fait on a besoin d'être sollicité tout le temps et voilà et ça je suis assez curieux parce qu'encore une fois c'est pas du tout des sujets qu'on évoque habituellement sur le podcast mais que je trouve ultra intéressant et je pense qu'il faut on ne s'y intéresse pas suffisamment ces sujets d'addiction de manière générale j'ai dû parler une fois avec un invité de la UL passera en très je ne sais pas si ça tombe dans la catégorie addiction mais des troubles du comportement alimentaire alors qu'apparemment c'est ultra fréquent dans l'univers du trail et du sport de haut niveau en général ce type de comportement et moi je l'ai vécu dans le judo donc bref du coup par rapport au TDAH comment tu t'es retrouvé à faire un diagnostic et est-ce que ça a changé des choses pour toi, maintenant, de pouvoir mettre une étiquette, tu vois, d'avoir ce truc, cette explication, peut-être sur certains comportements ou certaines phases de ton passé. Ouais, moi, j'ai diagnostiqué, parce que depuis pas mal d'années, j'ai la maladie de Woolley-Seck-Bohm. La maladie de Woolley-Seck-Bohm, c'est ce qu'on appelle aussi les jambes sans repos, la maladie des jambes sans repos, les jambes électriques. Et en fait, c'est lié avec un TDAH. On ne sait pas trop dans quel sens ça marche, mais le TDAH, on a des gros problèmes de sommeil, parce qu'on rumine beaucoup, et on a souvent aussi cette pathologie, cette maladie de bouillie-sucre-bombe, et c'est... C'est mon neurologue qui m'a parlé du TDAH quand j'étais là-bas pour ces problèmes de sommeil. Et après, j'ai été voir une neuropsy qui m'a fait un test et ça s'est avéré positif. Et le test, ça consiste en quoi T'es actif, je veux dire, c'est toi qui réponds à des... C'est un questionnaire, ouais. Il y a un questionnaire pour moi, il y a un questionnaire pour les parents parce que souvent, le TDAH arrive quand on est jeune. Donc, il y a un questionnaire qui a été rempli par mes parents et un autre par moi. Et après, selon tous les critères... il valide le TDAH ou pas et voilà moi ça a été ça a été confirmé et alors un tout petit peu plus tôt tu mentionnais la confiance en soi enfin plutôt le manque de confiance en soi qui est sans doute qui peut expliquer en partie certaines dérives certaines addictions etc aujourd'hui entre ta pratique du trail enfin de l'ultra ta performance et ce diagnostic récent, tu dirais que tu es où en termes de confiance en soi Ça m'aide un peu, c'est toujours valorisant quand tu fais des beaux résultats. Moi, quand je fais 13ème à l'UTMB, où il y a une foule de fous qui t'applaudit, moi, les deux derniers kilomètres, j'étais en larmes parce que j'étais... Je pensais... J'ai une scolarité compliquée. Je me suis un peu perdu dans l'alcool et les drogues. Et là, se retrouver avec des gens qui te prennent en photo, qui te font des vidéos, qui t'appétissent, qui te crient dessus. L'année dernière, la deuxième place à TDS aussi, c'était tellement fort. Les gens qui veulent te taper dans ta main. Oui, moi, j'avais une fierté. Ça m'a... Ça m'a prouvé que j'étais capable de faire des belles choses également. Et c'est vrai que le sport, ça m'aide beaucoup. En fait, quand je suis en société, j'ai tendance à beaucoup... On a un cerveau qui rumine beaucoup, qui pense à plein de choses. Je crois qu'on a un TDAH, on a 50 idées par minute. On est toujours en train de penser à des trucs. Et le fait d'être en montagne, moi, ça m'apaise beaucoup parce que je n'ai pas le regard sur cette société où je me pose plein de questions. Et je suis obligé d'être focus aussi, notamment en descente. Je suis obligé d'être focus sur les... où je mets les pieds pour pas me blesser, pour pas tomber, et ça m'oblige à me canaliser, et ce côté nature, ce côté simplicité, ce côté... Enfin, ça me fait quelque chose qui est hyper important pour moi, et ça me ressource, ça me... Voilà. Écoute, ça fait chaud au cœur d'entendre une histoire comme ça, la manière dont tu as réussi à te sortir de tout ça et aujourd'hui, l'épanouissement que tu trouves dans le trail en particulier. Tu évoquais un peu plus tôt, tu disais le TDAH, dans les symptômes, il y a aussi le fait de voyager, de bouger, etc. On

Voyager À Vélo Pour Se Trouver

SPEAKER_00

n'en a pas encore parlé, mais je sais qu'en off, tu me l'avais précisé, tu as énormément bougé à vélo aussi. J'ai fait pas mal de voyages à vélo. J'ai fait environ peut-être 20-25 000 kilomètres. C'est énorme. avec 25 pays ouais s'il y en a qui ça parle pas j'avais reçu un invité Adrien Charles qui avait fait le tour d'Europe à vélo littéralement un tour d'Europe intégral c'était de mémoire c'était 13 914 000 km donc voilà 25 000 km c'est vraiment monstrueux ouais appris sur 6 voyages par une fois ouais ouais mais quand même et du coup c'était quoi le c'est quel format que tu préfères tu pars de chez toi à vélo pour te rendre dans un autre pays Tu pars en train Tu es en solo J'ai un peu tout fait. Il y a un voyage qui m'avait beaucoup plu. J'avais fait Cancún du Mexique. J'étais parti en avion pour le coup. J'avais fait Cancún du Mexique jusqu'à Panama City, donc c'est toute l'Amérique centrale. Et puis, en essayant d'aller un coup côté Pacifique, un coup côté mer du Caraïbe, je crois. Et puis, un peu visiter tous ces pays-là. Le Guatemala, le Honduras, Nicaragua, Costa Rica. Magnifique. Panama. Et ça, c'était un chouette voyage. Toute l'Amérique centrale. Mais j'étais parti aussi faire un ultra trail en Cappadoce. J'avais pris le vélo avec moi. Je devais faire le 120 km, mais je me suis baissé avant à la cheville, donc j'avais fait que le 38. Mais du coup, j'étais rentré de Cappadoce jusqu'à Bliançon, en passant par le mont Olympe. J'avais voulu aller grimper le mont Olympe en courant. Et puis, il visiter les météores là qui sont dans le qui sont des gros pitons rocheux là dans le avec des monastères là dans le nord de la Grèce j'ai fait également le tour de la Corse j'étais parti aussi de de Berit jusqu'à Marrakech en faisant la côte la côte de la presqu'île ibérique et puis en passant par plutôt Warzazat Fes Warzazat Marrakech et et voilà ouais et qu'est-ce que j'ai fait d'autre j'ai fait le nord de l'Irlande également ah Ah, magnifique. Ça va être beau, ça. Je ne sais plus trop ce que j'ai fait d'autre. J'ai fait de Nantes chez ma sœur aussi jusqu'à presque la mer Noire. J'ai fait l'Eurovélo 6 et je suis revenu par la côte adriatique. J'avais fait 3500 kilomètres. 3500 kilomètres en... Non, 4500 kilomètres en un mois et demi. Donc, ça faisait des journées de 100 kilomètres. Et là, j'ai un projet. J'aimerais bien aller faire la... repartir peut-être à l'automne il faut que je vois si ça se coupille bien mais ça dépend de comment ça se passe dans le pays au niveau de la guerre tout ça c'est pas trop chaud mais j'aimerais bien aller faire la Karakoram Highway qui part de Islamabad et qui va jusqu'en Chine et après enchaîner avec la Pamir Highway parce que de la Chine on peut basculer du côté Kirghizistan et après revenir par la Pamir Highway du coup c'est deux routes mythiques qui sont en haute altitude et ça sera un enchaînement qui me qui me fait rêver mais faut pas que ce soit faut que je vois comment ça se passe géopolitiquement parlant ouais exactement et tout ça en solo à chaque fois ouais j'aime bien partir seul ouais génial j'aime bien me retrouver ouais souvent ouais Trop bien. Le Nord de l'Islande, j'avais fait avec l'un de mes meilleurs amis. C'était encore le moment où je faisais encore pas mal la fête. Donc, on avait fait un peu le tour des pubs à vélo. Mais on avait bu de la Guinness. Mais sinon, plutôt tout seul. J'aime bien ce côté simplicité, ce côté rencontre également. On n'est quand même plus sujet à aller voir les gens. Et puis, j'aime bien cette simplicité d'organisation Oui. t'as quoi comme vélo par curiosité j'ai vu plusieurs vélos j'ai vu des VTT j'ai fait que des voyages en VTT mais là j'hésite avec le gavel mais à voir pour l'instant j'ai un vélo de course et un VTT et vu que j'habite en camping-car avoir un troisième vélo c'est pas évident c'est plus une question de logistique après ou alors il faut que t'aies un Brompton, un vélo pliable ouais mais pour la première highway ça peut être un peu complexe mais en gavel ça doit être bien parce que c'est assez vite quand même mais je ne sais pas si tu peux avoir des suspensions sur des vélos je ne pense pas non ça existe un peu maintenant sur les fourches avant et je me demande s'il n'y a pas aussi des gavels qui ont une suspension sous la selle ah oui ça oui sous la selle mais à l'avant aussi maintenant ils en font parce que maintenant quitte à avoir un gavel en suspension autant peut-être avoir un cross country en léger c'est vrai que maintenant la frontière je ne sais pas trop le gravel à suspension d'aujourd'hui en fait c'est le VTT des années 90 globalement la boucle est bouclée on revient je suis assez d'accord avec toi à part qu'il y a un guidon un cintre mais bon après sur un VTT maintenant on peut aussi mettre un cintre ou il y en a qui prennent des VTT et qui mettent des prolongateurs aussi ouais magnifique projet retour par la Pamir Highway ça ça rien que les noms Caracorum Pamir c'est bon tu voyages déjà oui ça me fait rêver mais on verra si c'est cet automne ou pas ou sinon il y aura un autre voyage mais voilà on va déjà se concentrer sur les deux ultras qui m'attendent c'est les deux gros objectifs surtout que l'année dernière j'ai eu pas mal de blessures donc je me suis fait opérer du ménisque et je me suis baissé au dos au travail 10 jours avant l'UTMB donc j'ai dû abandonner l'UTMB à 80 km mais surtout quand il y a eu des conditions plus vieuses de la neige du vent du froid de la pluie on était trempé on s'est retrouvé sous la neige au col du bonhomme donc ça m'a un peu bloqué le dos et donc j'espère que cette saison sera plus plus riche en résultats et à me faire plaisir bah écoute c'est tout ce que je te souhaite en tout cas un immense merci Alban c'était passionnant merci merci et bravo pour la transparence merci Merci à toi, Oli. C'était vraiment

Film Altra Et Échanges Sur Instagram

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chouette d'échanger. J'espère que si ça peut aider quelques personnes, c'est ce qui serait la meilleure des choses. Si ça peut inspirer des personnes qui ont des problèmes d'addiction ou des problèmes de neuroatypique, ce serait vraiment chouette. Justement avec Altra, on est en train de faire un film sur mon histoire, un petit peu plus de détails avec mes parents qui sont venus où ça a été beaucoup d'émotions parce que mes parents n'étaient pas au courant de tout. Ils n'étaient pas au courant de mes problèmes de drogue, de toutes ces drogues que j'ai prises, puisque je n'avais pas de limites. Et ils n'étaient pas au courant non plus de mon harcèlement que j'ai eu au lycée. Donc, ce film, il y a beaucoup d'émotions et ça va sortir à Chamonix sur la semaine de l'UTMB à Chamonix. Ça sortira le mercredi. Il y aura une première là-bas. Et Et après, ça risque de passer dans les festivals de cinéma de montagne. Et c'est un beau projet. Ça n'a pas été évident à faire parce qu'avec ma pathologie, ce n'est pas toujours évident de parler dans un micro, d'avoir une caméra, de se confier. Il y a beaucoup d'émotions.

UNKNOWN

Et

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et voilà c'est un film qu'on fait avec Altra et j'ai hâte de voir le résultat en espérant que ça plaise ça plaise aux gens écoute j'espère que j'aurai l'occasion de le voir mais ouais merci beaucoup une fois de plus s'il y a des gens qui veulent échanger avec toi Instagram c'est le mieux avec plaisir ouais avec plaisir bah écoutez le lien est en description de l'épisode merci énormément une fois de plus Alban bonne fin de prépa et puis bah écoute on reste en contact et on se fera un épisode débrief de la Pamir Highway du Karakorum. Oui, j'espère. Ce serait chouette. Si ce n'est pas cette année, ce sera pour plus tard. Mais voilà. Yes. Écoute, génial. Merci encore une fois, Alban. À bientôt.

UNKNOWN

Merci à toi, Loïc.