SPEAKER_04

Et là, avec l'équipe, on se fixe comme objectif, non pas de faire juste un nouveau record du monde, mais bien de le pulvériser. Donc, on a une grosse pression sur le projet. Et par contre, on sait que pour atteindre cet objectif fou, on va être obligé de déployer une innovation importante dans plein de domaines différents.

SPEAKER_00

Salut Alex. Salut Loïc. Bienvenue sur le podcast Les Frappés. Je suis très heureux de t'accueillir aujourd'hui. Je ne te cache pas que quand je cherchais mes premiers invités et que j'ai découvert ton profil, tu cochais quand même un certain nombre de cases justement pour l'obtention de ce statut de véritable frappé. C'est cool. Je ne sais pas comment je dois le prendre. Bien. Positivement, oui, je pense. Peut-être que je peux te laisser te présenter pour

SPEAKER_04

commencer. Oui. Alex Kayserg, je suis kitesurfer pro depuis maintenant une quinzaine d'années j'ai des titres de champion du monde j'ai 4 titres de champion du monde de vitesse 6 records du monde de vitesse dont 2 records du monde absolu toutes catégories confondues et puis voilà j'ai 41 ans et je suis aujourd'hui également CEO d'une jeune startup qui s'appelle Sirocco et avec laquelle je prévois de faire

SPEAKER_00

encore plein de trucs frappés tu es également investi dans The Galleon Project.

SPEAKER_04

Aussi, je suis directeur sportif du Think Tank, qui est un Think Tank d'entrepreneurs de la French Tech. Et ces entrepreneurs, je les amène un peu partout dans le monde avec l'équipe, les aider à progresser en kite, parce que c'est souvent des passionnés de sport de glisse. Et du coup, c'est assez enrichissant.

SPEAKER_00

Super. Je te propose qu'on commence par le kite. Ta spécialité, c'est la vitesse. Qu'est-ce qui t'a attiré dans cet univers

UNKNOWN

?

SPEAKER_04

J'ai démarré la vitesse en 2004. J'avais assisté au printemps 2004 à une compète de vitesse à l'E4, la compète dans laquelle j'ai débuté, qui s'appelle le Mondial du Vent, où il y avait les meilleurs mondiaux qui s'affrontaient. Du coup, quand j'ai assisté à cette compétition, La compète au printemps, j'ai tout de suite accroché. Le spectacle était bien sûr génial, super impressionnant. Les gars qui passaient à fond au ras du bord très vite. Du coup, je me suis dit que j'allais essayer déjà la discipline. Et 2004, ça a vraiment été l'année charnière où j'ai commencé à me faire chêper des planches de vitesse par un copain qui faisait ça. J'avais mon pote de navigation, Sylvain Morin, qui avait lui participé à l'épreuve en 2004, qui s'entraînait chez moi à Port-Saint-Louis. Et du coup, j'ai commencé à m'entraîner avec lui, pris au jeu, pris au niveau des sensations. Et du coup, il m'a tu devrais essayer de t'inscrire je me suis inscrit à la compétition du mondial du vent et en avril 2005 je faisais mes débuts

SPEAKER_00

quand tu parles de vitesse juste pour que les gens qui ne sont pas forcément familier se rendent compte sans parler forcément de tes records tout de suite mais sur une compétition comme ça c'est quoi la moyenne à peu près

UNKNOWN

?

SPEAKER_04

on passe à 70 km heure à l'époque on passait à 70 km heure au ras du bord donc c'était bien évidemment Évidemment, c'est super impressionnant. Il ne faut pas tomber. Encore que non, si les chutes sont autorisées à ces vitesses-là, ça reste raisonnable. Mais par contre, il y a une très grosse concurrence et du public au bord de l'eau qui fait que l'adrénaline monte encore

SPEAKER_00

plus. Donc 2004, les débuts en vitesse. 2005, réellement. 2005. Et si je ne me trompe pas, depuis l'équipe de France de kite, un record, en fait, premier homme... Il faut quand même le préciser, tu as été le premier homme tout simplement à passer au-dessus de la barre des 100 km sur l'eau sur

SPEAKER_03

un engin à voile.

SPEAKER_04

Exactement. C'est déjà mon deuxième record absolu, sachant que deux ans avant, on était trois compères, deux Français et un Américain, à être les premiers à franchir 50 nœuds. qui était une barrière à l'époque soi-disant inatteignable par les enjeux à voile et finalement qu'on a pulvérisé en 2008 et en 2010 je fais 100 km heure 100 km heure pareil là aussi qui nous fait rentrer dans une autre dimension et qui a permis d'écrire un joli passage de l'histoire de la vitesse

SPEAKER_00

excellent et donc depuis dernier record en date si je ne me trompe pas c'est 107,3 km heure c'est ça et tu tu prépares actuellement

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

une prochaine tentative de record du

SPEAKER_04

monde

UNKNOWN

?

SPEAKER_04

Oui, alors 107.3, c'est un chrono que j'ai fait en Camargue, à côté de chez moi, sur un spot qu'on a designé, un canal de vitesse qu'on a dessiné et créé. Et là, effectivement, au mois de novembre, on s'attaque de nouveau à ce record-là en essayant de... On ambitionne d'atteindre 110 kilomètres heure

SPEAKER_00

toujours en Camargue

SPEAKER_04

toujours en Camargue toujours en

SPEAKER_00

kite voilà waouh incroyable la question que je me pose c'est qu'est-ce qui parce que j'imagine pour moi je vois quand même une différence entre faire de la compétition en vitesse et tenter d'aller chercher des records j'imagine que pas tout le monde est attiré par ça mais qu'est-ce qui toi à quel moment est-ce que t'as eu ce déclic de te dire allez je vais aller chercher les 50 nœuds les 100 km heure et

SPEAKER_04

plus je serais tenté de te dire dès mes débuts en vitesse on avait bien évidemment comme beaucoup de sports on avait des montres GPS qui te donnaient... Ce n'était pas super précis à l'époque, mais ça nous donnait déjà une idée des vitesses de pointe qu'on pouvait atteindre. Dès les débuts, on faisait déjà plus de 50 nœuds en vitesse de pointe. On savait le potentiel de l'engin. Alors qu'à la même époque, les compétitions de vitesse auxquelles on participait, c'était souvent des spots qui étaient... J'allais dire d'anciens spots de windsurf, d'anciens spots de planche à voile sur lesquels ils faisaient de la vitesse, mais qui n'étaient pas forcément avec le bon angle pour aller vraiment très vite en kite. C'était fait parfait pour le windsurf, pour la planche à voile, mais pour le kite, ce n'était pas génial. Les trajectoires étaient trop... Les angles étaient trop serrés. Donc, on était trop obligé de lutter contre le vent pour aller vite. Alors qu'à partir de 2007... on a déplacé nous les compétitions de vitesse et on a été les faire en Namibie où là on avait accès à un spot qui s'appelle Luderitz et qui était dans le sud de la Namibie et qui était avec un angle vraiment beaucoup plus favorable à ce qu'on trouvait sur les compétitions de vitesse de l'époque et le bond a été juste phénoménal parce que cette année là donc en 2007 je fais le record on le passe de 41 nœuds de 41 nœuds moi je le passe à 47 nœuds 92 donc on gagne presque 7 nœuds de vitesse sur le record donc là on valide tout de suite qu'on peut aller beaucoup plus vite en kite et là on commence à nous regarder en tant que véritable enjeu de vitesse ce qui n'était pas le cas jusqu'à présent et

SPEAKER_00

par curiosité pourquoi

SPEAKER_04

la Namibie

UNKNOWN

?

SPEAKER_04

ça vient avant tout du fait que dans les gars qui allaient très vite à l'époque en kite il y avait Sébastien Catelan qui était un français qui habitait en Afrique du Sud et qui avait découvert ce spot de la Namibie en 2005, il me semble. Il m'invite début 2007 à passer l'hiver chez lui et du coup, on fait un petit séjour en Namibie sur ce spot-là. Et tout de suite, on voit que ça peut aller beaucoup, beaucoup, beaucoup plus vite que les spots de l'époque. Et du coup, c'est pour ça qu'on s'est tourné vers la Namibie. On savait qu'il y avait un potentiel de fou sur la Namibie. la destination. Et le spot naturel était beaucoup plus rapide que les spots naturels qu'on trouvait en France. D'accord. Donc, le potentiel était là. Il fallait juste se donner les moyens d'organiser une première vraie tentative de record, ce qu'a fait Sébastien à l'époque. Il a invité un peu tous les top guns de l'époque à venir se tirer la bourre pendant un mois sur cette destination-là. Et puis, les chronos ont par tout de suite on a fait 44 nœuds 45 nœuds 46 nœuds 47 nœuds presque 48 nœuds en un mois et du coup l'émulation a fait que les chronos ont flambé

SPEAKER_00

Qui est-ce qui homologue ces chronos

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Il y a une fédération internationale ou comment ça se

SPEAKER_04

passe

UNKNOWN

?

SPEAKER_04

Oui, alors il y a une fédération, c'est pas une fédération, c'est un organisme d'homologation qui s'appelle la WSSRC pour World Speed Sailing Record Council et qui est une entité de l'ISAF, de la Fédération Internationale de Voile et qui est en charge de t'envoyer un homologateur quand tu tentes des records de vitesse

SPEAKER_00

pour valider la performance. Et quand tu fais ces records, tes 50 nœuds, les 100 km heure et bientôt beaucoup plus, c'est sur quelle durée

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

C'est-à-dire entre le moment où il commence les mesures et où tu atteins ta pointe de vitesse, ça dure

SPEAKER_04

combien de temps

UNKNOWN

?

SPEAKER_04

Alors, le run en lui-même, il est très rapide. Aujourd'hui, on est sur des runs qui font 17 secondes en moyenne. Ah oui

UNKNOWN

!

SPEAKER_04

tu imagines une petite dizaine de secondes pour s'élancer et une petite dizaine de secondes pour ralentir et pour t'arrêter. En gros, c'est maxi 30 secondes effectives. Mais en fin de compte, tu passes quasiment la journée sur l'eau presque non-stop pour maximiser tes chances de faire le bon run.

UNKNOWN

Oui.

SPEAKER_00

Justement, c'est fou parce que c'est moins de 20 secondes. C'est quoi pour toi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Je suppose que chacun a une technique différente, mais c'est quoi pour toi les étapes importantes de ta préparation

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Est-ce que c'est du mental

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Est-ce que c'est du physique

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Un mix des deux

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

C'est bien

SPEAKER_04

évidemment un mix de plus de choses que ça. Si ça tenait qu'au physique ou qu'à moi-même, je pense que ça serait très simple. Mais là, en gros, tu es obligé de bien évidemment concevoir du matériel Nous, le matériel, dans le cas de vitesse, il a une importance, je ne vais pas dire primordiale, mais c'est un des trucs qu'il faut... qui peut pas la performance peut pas venir d'un matériel pas efficace donc t'es bien évidemment obligé d'optimiser ton matériel moi je travaille avec un sponsor qui est à Montpellier qui s'appelle F1 avec lequel je travaille depuis mes débuts en vitesse donc depuis plus de 15 ans avec lequel on développe la planche le kite qui vont permettre d'aller très

SPEAKER_02

vite

SPEAKER_04

donc Donc, tu es obligé de designer du matériel, tu es obligé de le régler et de l'optimiser. Et ensuite, effectivement, il y a toute une partie, je vais dire ma partie propre qui est la prépa physique. qui est bien sûr importante. Il y a l'entraînement sur l'eau qui est primordial et même dans lequel j'accorde probablement encore plus d'importance que la prépa physique pure en salle de gym. Et ensuite, il y a les conditions météo qui sont, pareil, primordiales. C'est des... En fait, ça demande un record de vitesse aujourd'hui en kite. Ça demande des conditions de météo particulières avec un vent très fort, avec un certain angle. Nous, on attend en fait un seul vent qui est le Mistral, en Camargue en tout cas, qui a l'angle optimal par rapport au canal de vitesse, qui a la force optimale aussi, parce que c'est un vent qui peut être très fort. Et c'est ces journées-là qu'on attend avec grande impatience. Et c'est pour ça qu'on fait nos tentatives de record en début d'hiver, où on peut profiter des premiers coups de forme istrale sans avoir des températures polaires. Donc, tout ce mix, sans parler bien évidemment... Alors, la préparation mentale, c'est un peu la cerise sur le gâteau. C'est-à-dire que moi, je n'en ai jamais à proprement parler fait. j'ai jamais vraiment poussé ce côté là si ce n'est que pour moi une bonne préparation mentale c'est avant tout être prêt à tous les niveaux et ne laisser la part de hasard que sur les conditions météo

SPEAKER_02

en

SPEAKER_04

gros il faut que tout soit prêt et puis que si les conditions météo sont au rendez-vous la perf est là donc ça ça a vraiment été toujours mon mon mojo en tout cas pour la prépa physique c'est si t'es prêt physiquement si ton matériel il est prêt si ton équipe elle est prête et tout ton matériel est prêt je veux dire il n'y a plus qu'à il n'y a plus qu'à ce que le Mistral souffle et puis à la clé il y aura

SPEAKER_00

une perf t'as combien de personnes généralement qui t'entourent sur ce genre de tentative de record

UNKNOWN

?

SPEAKER_04

on est une dizaine aujourd'hui euh à la fois qui m'aide à l'entrée du run parce que bien évidemment pour donc on est dans un territoire qui est un petit peu spécial un endroit qui est un petit peu spécial qui est au milieu des salins à Salangiro donc c'est une terre qui est faite d'argile c'est pas du sable on a le canal qui est creusé et c'est un avantage de creuser dans de l'argile c'est que en fait le canal ne bouge pas ça fait maintenant 8 ans qu'on l'exploite et il a pas bougé si tu veux ça c'est Ce n'est pas comblé, ce n'est pas enseveli. On a toujours le canal qui est matérialisé sur cet étang. J'ai des gens qui m'aident en entrée de run au départ pour décoller mon aile, pour me faire patienter dans la zone de départ, pour checker le vent. En fait, tu vois les rafales de Mistral arriver. On a un étang qui est juste au-dessus. Dès que ça fume… dès que les temps se met à fumer moi je suis à l'intérieur de mon entre guillemets à l'intérieur de mon canal et j'ai quelqu'un qui me fait signe pour me dire c'est bon tu peux partir excellent des gens qui m'aident au niveau du système de chronométrage et des gens qui m'aident à la fin du run pour m'aider à remonter un petit peu ils me tiennent par le harnais et ils m'aident à remonter dans l'étang d'à côté pour remonter dans la zone de départ d'accord ouais une petite dizaine de personnes. C'est les mêmes depuis 8 ans, c'est des amis que tu peux lever à 5 heures du matin pour que tout soit prêt au moment où tu te lances. C'est assez génial et c'est une aventure dont ils font vraiment partie.

SPEAKER_00

Et donc tout ce petit monde est en fait en stand-by au début de l'hiver, c'est ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_04

C'est ça. On se dit, c'est par période de 28 jours que la WSRC fait ses homologations. Donc, on se dit à partir du 1er novembre jusqu'au 28, jusqu'au 28 novembre, on se met tous en stand by. On prépare tout ce qu'on peut préparer en amont je ne sais pas, les drapeaux, le système de chrono dans le véhicule de chronométrage, etc. Et trois jours avant, on sait qu'il va y avoir un coup de Mistral qui arrive. On se dit, voilà, alerte rouge. Et puis, la veille, en général, on prépare encore quelques petits trucs. Et puis, le jour J, tout le monde se rejoint à Salin à 7h du mat devant l'entrée. Et puis, on y va, quoi.

SPEAKER_00

Génial. C'est intéressant de voir que c'est toi qui es sur l'eau, mais en fait, derrière, toi, tu as ces 10 personnes, tu as tes sponsors, tes partenaires comme F1. On en parlait hier avec Jonathan Logel qui est en équipe de France de rugby A7. C'est ce qu'il disait pour sa participation au JO. C'est que même si c'est lui qui a foulé le stade olympique, derrière, il a entraîné avec lui plein de gens qui ont vécu l'expérience indirectement mais qui l'accompagnaient depuis ses

SPEAKER_04

débuts. Intéressant. C'est effectivement une perf, un chrono mais qui... qui te... Sans ces gens-là derrière, déjà, la perf, tu ne peux pas l'atteindre. Et ensuite, la partager, c'est aussi encore plus grand.

SPEAKER_00

Et qu'est-ce qui se passe quand la perf n'est pas là

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Alors, quand la

SPEAKER_04

perf n'est pas là, tu as cette équipe-là, justement, déjà qui te pousse pour ne pas que tu lâches trop vite et que tu passes à côté. Donc ça, c'est quelque chose de fondamental. Après, à partir du moment où tout le monde donne son maximum pour exploiter les conditions météo, on n'a jamais rien à regretter. Et ça, c'est vraiment quelque chose qu'on garde à l'esprit. Tout le monde donne le meilleur pour, au final, un chrono qui arrivera ou qui n'arrivera pas, mais au moins, on n'aura aucun regret. ce que tu peux regretter c'est justement qu'il y a un truc qui aille pas le moment où il y a toutes les conditions météo réunies et où il y a aucune raison de pas faire de perf et que tu fais pas ta perf là oui là il y a des choses là ça peut être un peu noir ça arrive moi je touche du bois c'est jamais arrivé ok donc non tout le monde est au rendez-vous tout le monde donne le meilleur et puis euh On fait ça aussi beaucoup pour la gloire du sport. Pour cet état d'esprit-là, on donne le meilleur. On a rarement des

SPEAKER_00

regrets. Je pense que c'est important d'y aller à fond. Ce n'est pas forcément le record qui vient récompenser les efforts, mais plus la satisfaction de savoir que tu as tout donné avec ton équipe.

SPEAKER_04

L'année dernière, par exemple, je crois que j'ai jamais été aussi bien prêt physiquement, j'avais le matériel qu'il fallait, une équipe de malades qui me poussait tout le temps, et puis on a eu une journée à 40 nœuds de vent, ce qui n'était vraiment pas une condition optimale, au final je fais 52 nœuds, donc très loin des bases d'un record, et pour le coup on n'avait vraiment rien à regretter, Et on est tous repartis, certes un peu déçus de ne pas avoir eu la météo, mais ce n'est pas un

SPEAKER_00

crève-cœur. Dans cette équipe, par curiosité, toi, tu es la face publique de toute cette équipe, mais tu as quoi comme rôle

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Est-ce que c'est toi qui insuffle aussi la dynamique

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Tu dirais que tu es le team

SPEAKER_04

leader

UNKNOWN

?

SPEAKER_04

Alors, on va dire que cette équipe-là, elle est... un leader à deux têtes à savoir effectivement moi qui suis un peu le fer de lance et aussi le côté médiatique mais il y a quelqu'un dans l'ombre qui organise beaucoup de choses et qui donne beaucoup de sa personne c'est mon père avec qui on a eu l'idée de faire justement cette base de vitesse en Camargue, qui m'a toujours accompagné tout au long de ma carrière, qui m'a conseillé. Il n'est pas dans le domaine du sport du tout, il est dentiste. Par contre, il est passionné de sport de glisse depuis des dizaines d'années. C'est notamment grâce à lui que je me suis mis au kite. Et c'est lui qui a fait en sorte qu'on est revenu En Camargue, parce que lui était convaincu qu'on avait tout ce qu'il fallait pour faire un record en France et que ça serait bien mieux de le faire chez nous. Probablement plus de sécurité. On a des hôpitaux et des systèmes de secours qui sont très performants en France aussi. Donc, il pensait à ça, bien évidemment. Mais c'est lui qui insuffle beaucoup d'énergie dans la tentative de corps qui managent souvent les équipes donc non c'est vraiment un management à deux têtes on va dire que moi je suis plus en amont de la tentative où là il y a plein de trucs à organiser la WSRC à booker les partenaires entretenir les relations qu'il y a avec les partenaires sur la tentative faire en sorte que tout soit prêt au moment où la tentative débute et puis lui quand la tentative débute il prend le relais pour que moi, je n'ai plus qu'à me concentrer sur la paire sportive et pas autre chose.

SPEAKER_00

Donc, comme tu dis, un vrai relais au moment où le… Et donc, c'est un projet familial. C'est

SPEAKER_04

génial. C'est une aventure familiale, plus qu'un projet. Il y a quand même la passion. Lui, il fait du kite aussi depuis 20 ans. Là, il vient de commencer sa retraite. Je pense qu'il ne va jamais faire autant de kite que maintenant. Lui, ça le passionne aussi. Il est avec ses copains qui nous aident sur la tentative. C'est génial. c'est vraiment une affaire

SPEAKER_00

de passion familiale ok alors petite question j'ouvre une toute petite parenthèse ça parlera au sudiste mais moi le spot que je connais dans le sud parce que j'ai grandi vers Bandol c'est l'Almanach et en quoi est-ce que la Camargue au-delà du fait que tu as un canal qui reste en place en quoi est-ce que la Camargue c'est un spot plus approprié pour les tentatives de record que l'Almanach parce que ça

SPEAKER_04

souffle à l'Almanach alors ça souffle à l'Almanach mais ça souffle bien plus fort en Camargue ah oui Je te dis ça sans être chauvin pour le coup. Mais pour te dire, lors de mon dernier record en 2017, on a eu une rafale à 67 nœuds. Le jour où je fais mon record à... à 57 nœuds 98 donc non le Mistral souffle vraiment très très très fort à Port-Saint-Louis on est vraiment dans l'axe on est vraiment situé à l'embouchure du Rhône donc c'est vraiment l'axe de la vallée du Rhône et là où le Mistral en fait après il tourne pour aller à l'Almenar il tourne plus ouest Et donc, du coup, je pense qu'il perd en intensité.

SPEAKER_00

Mais non, le vent souffle beaucoup plus fort qu'un vrai. Bon, OK. Tu expliquais qu'une des raisons pour lesquelles ton père avait opté pour des spots en France, c'était la qualité de l'infrastructure médicale. C'est quelque chose que tu as dû utiliser à un moment

SPEAKER_04

donné

UNKNOWN

?

SPEAKER_04

Alors, pour le coup, le côté blessure, je n'ai pas été… Je n'ai pas été très traumatisé par le kite. Malheureusement, comme beaucoup de kitesurfers, je me suis rompu un ligament croisé antérieur. Ce qui est chez les skieurs, chez les rugbymans, chez tous les sports où il y a de l'appui. Bien souvent, on s'abîme ces ligaments croisés. C'est le seul vrai traumatisme que j'ai eu. que j'ai eu en kite bon après je me suis fait des petites blessures mais rien de catastrophique et ce ligament croisé je me le suis prompu en 2012 au mondial du vent aussi où là j'ai bien cru que ma carrière allait en subir fortement les conséquences et finalement bien entouré au niveau médical je me fais pas opérer donc c'est en avril 2012 contrairement à la plupart des sportifs qui se brisent les ligaments croisés, je ne me fais pas opérer. Je fais une rééducation de malade au centre de rééducation des sportifs à Cap-Breton, donc au milieu des skieurs et des rugbymans fraîchement opérés, donc c'était assez marrant. Et puis je fais mon retour sur l'eau au championnat du monde en juillet où je fais septième, donc bon... ça va, écoute c'était une bonne reprise et puis en octobre novembre 2012 on ouvre notre première tentative de record du monde en Camargue donc sur le canal qu'on venait de finir de creuser et puis on fait les meilleurs perfs de l'année avec mon compère Rob Douglas donc voilà au final je m'en suis plutôt bien tiré et je ne me suis toujours pas fait opéré, je navigue depuis, par contre, avec une orthèse. qui empêche de me tordre le genou mais voilà depuis ça tient bien je suis suivi par nos chers chirurgiens orthopédistes de Sainte-Marguerite à Marseille et puis ça se passe très

SPEAKER_00

bien et au delà de l'orthèse en quoi est-ce que ça a changé ta pratique du kite aujourd'hui

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

ça

SPEAKER_04

n'a rien changé du tout je fais toujours autant de free ride high jump de surf de kite dans les vagues de foil bon bref ça limite rien du tout si ce n'est que c'est juste un peu de logistique pas oublier la telle bien la fixer avant d'aller à l'eau et puis Non, ça ne change strictement rien.

SPEAKER_00

Ça a été une blessure chanceuse, alors. C'est vrai que pas d'opération sur des ligaments croisés, je ne savais même pas que c'était possible.

SPEAKER_04

Oui, il n'y a pas beaucoup de sportifs qui font ça. Je crois qu'il y avait Anthony Réveillère, qui était un footballeur au début des années 2000, pareil, qui ne s'était pas fait opérer, qui avait fini sa carrière sans opération. Avec une bonne prépa physique et un bon entretien, un bon suivi, ça passe. Après, je te dis, ça, peut-être dans 10 ans, ça ne va pas Ce sera beaucoup plus

SPEAKER_00

de problèmes, mais on verra. On va croiser les doigts. Super. Pour le moment, on a pas mal parlé plutôt de la partie kite. Moi, ce que j'en retiens, c'est que ce que tu expliquais, ça demande quand même une grosse équipe derrière toi. Ça demande la préparation. Vous êtes en stand-by sur des périodes quasiment un mois. La question qui me vient, c'est comment est-ce que tu fais pour, en parallèle de tout ça, gérer Sirocco

UNKNOWN

?

SPEAKER_04

Alors, aujourd'hui, on va dire que je passe un peu moins de temps à l'eau que ce que je passais avant. Ça, c'est sûr. C'est une vraie transition aussi. En gros, c'est une aventure, comme tu disais, une aventure entrepreneuriale où tu as là de nouveau une équipe qui sont plus des bénévoles qui sont des gens qui bossent pour le projet ça change pas beaucoup la façon de manager d'ailleurs mais c'est des gens qui sont passionnés avec lesquels tu passes beaucoup de temps avec lesquels t'es content de passer aussi du temps et c'est une super transition en tout cas une transition par rapport à ma carrière sportive c'est que c'est une vraie continuité on a un projet aujourd'hui qui est la création d'un engin de vitesse, ça ne change pas je ne change pas totalement de secteur on l'appelle le Speedcraft et c'est un engin de vitesse qui va avoir pour objectif de passer 150 km heure à la seule force du vent

SPEAKER_00

ce qui serait un record absolu

UNKNOWN

?

SPEAKER_04

ce qui serait un très beau nouveau record du monde absolu, là le record du monde actuel il est à 120 km heure il est détenu par un bateau qui s'appelle qui s'appelle Sail Rocket, un bateau skippé par un Australien, Paul Larsen. Et là, avec l'équipe, on se fixe comme objectif de non pas de faire juste un nouveau record du monde, on ne se fixe pas de faire 121 km heure, mais bien de le pulvériser. Donc, on a une grosse pression sur le projet et par contre, on sait que pour atteindre cet objectif fou, on va être obligé de déployer une innovation dans plein de domaines différents et on ambitionne en fait le véritable projet de Sirocco c'est de créer de l'innovation qui va aider à la décarbonation du transport maritime d'accord c'est ce pourquoi on a créé Sirocco c'est ce qui nous obsède tous les jours et on se sert de projets qu'on appelle Exploit Pionnier donc notamment comme premier projet cet engin de vitesse mais il y en aura d'autres qu'on va lancer et qui ne seront pas forcément liés au sport ou à l'aventure mais qui seront toujours des objectifs fous à atteindre et qui vont nous permettre de développer de l'innovation de rupture qui va pouvoir nous aider à décarboner le transport maritime. Donc voilà, un projet super ambitieux. On est une quinzaine aujourd'hui à Marseille et c'est juste génial parce que c'est à la fois une continuité dans ma carrière et également des trucs que j'apprends tu vois le rôle d'entrepreneur c'est quelque chose de nouveau, j'ai des gens des associés qui m'entourent qui ont beaucoup d'expérience dans ce domaine là donc j'en apprends tous les jours et voilà on a un objectif de faire grandir si au cours pour les années futures et c'est une belle aventure donc pour répondre à ta question je passe beaucoup moins de temps sur l'eau on va dire que je sélectionne bien mes sessions je fais encore quelques compétitions je participe à l'NGK Tour qui est un tour avec des événements un peu partout en France qui mixe pro et amateur et je me concentre aussi sur la tentative de record kite qu'on a au mois de novembre donc voilà ça me fait et après des sessions le week-end ou avec ma famille et mes copains des pures sessions kite plaisir donc ça m'occupe pas mal j'imagine un agenda bien rempli

SPEAKER_00

qu'est-ce qui a été l'élément déclencheur pour toi dans la création de Sirocco et surtout par rapport à la mission de décarboner décarboniser décarboner le transport maritime

SPEAKER_04

alors c'est venu avant tout je pense et tu en parlais tout à l'heure en intro mon lien avec le Galleon Project en fait quand j'en qui emmènent ces entrepreneurs-là un peu partout dans le monde, eux se déplacent, ils échangent entre eux, ils partagent leurs expériences, leurs ratés, leurs succès. comment ils ont d'où ils sont partis où ils sont arrivés, les difficultés qu'ils ont rencontré etc et en fait moi j'ai bénéficié de ce mentoring pendant depuis les débuts du Galion aujourd'hui le Galion fête ses 5 ans et depuis même plus longtemps je bénéficie de ce mentoring là, je rencontre plein d'entrepreneurs donc en même temps ça fait ça donne des idées ça incite à partager aussi ses propres idées donc en 2012 on se fait exploser le record par sailrocket là le record qui met la barre à 120 km heure et moi je savais dès les débuts dès 2012 je savais qu'il fallait absolument changer de logiciel et repenser la vitesse en kite pour arriver à récupérer le record absolu et donc j'ai tout de suite pensé à un engin de vitesse tracté par un kite et Et là, j'ai commencé à en parler un peu autour de moi. Donc, j'ai tout de suite su qu'il fallait monter une équipe de spécialistes, d'ingénieurs qui t'aideraient à concevoir cet engin-là. Et qui dit équipe, dit financement, budget qui sont bien plus importants que mes tentatives de record en kite. Et donc, du coup, j'en parle autour de moi. J'en parle notamment à des entrepreneurs du Galion qui sont depuis devenus des amis. Et avec eux, j'échange. Et ils me disent, mais nous, si tu as des... ton projet d'aventure sportive, d'événements de marketing sportif, événementiel, etc. Nous, des budgets comme ça, on n'est pas forcément spécialiste pour t'aider à trouver ces budgets-là. Mais par contre, si tu as une idée de business model qui puisse faire perdurer l'aventure au-delà du record, là par contre nous on sait faire on sait trouver des financements on sait faire grandir des structures comme celle-là donc on itère on réfléchit ensemble à comment on pourrait faire et au final il y en a deux d'entre eux qui deviennent mes associés qui s'impliquent justement dans cette réflexion et on se dit mais En fait, toute l'innovation que tu vas développer pour le record, il faut qu'elle puisse bénéficier. Alors, c'est bien beau de dire à l'humanité, à l'homme, à la nature, à la planète, ce que tu veux, mais il faut qu'elle puisse bénéficier justement à cette transition énergétique. Aujourd'hui, c'est un sujet qui est au cœur de l'actualité, notamment pour le transport maritime. Nous, on reste vraiment des passionnés de la mer. et on se dit comment rendre à la mer ce qu'elle te donne tous les jours dans ta passion et au final le transport maritime ça tombe sous le sens c'est un milieu c'est un domaine où depuis 50 ans il y a eu très très peu d'innovation et qui justement est au milieu au coeur de l'actualité aujourd'hui où on dit ok on transporte beaucoup de marchandises même si rapporté au tonnage ça pollue peu tu as quand même un impact fort de gaz nocif une émission de gaz nocif pour la planète et donc cette part là il faut qu'elle réduise donc ils ont par exemple l'IMO qui est l'institut international qui gère justement le transport maritime qui impose aux transporteurs de réduire de moitié leurs émissions d'ici à 2050 donc ils ont un challenge qui est monumental et bien sûr si tu es une boîte de transport maritime hectare n'arrive pas à innover et justement à atteindre ces paliers là, tu disparaîtras. Donc, ils ont une forte pression et du coup, ils sont très motivés à développer, à trouver des solutions. Et donc, nous, on se dit sur le chemin de ces exploits pionniers, sur le chemin de ce record, on va trouver des choses qui vont et on va se mettre en mode il faut que ça contribue à la décarbonation du transport maritime et on va trouver des choses donc on a pris l'exemple de Solar Impulse qui est je sais pas si tu connais mais qui est un avion solaire qui a fait le tour du monde sans énergie fossile et l'aventure a duré 10 ans pour atteindre cet objectif fou et bien ils ont développé avec avec leur partenaire ils ont développé du savoir-faire et notamment des brevets Vous le savez. et du coup des aventures comme ça tu t'aperçois que ça génère vraiment beaucoup de propriétés intellectuelles et qu'il y a des possibilités pour que ça bénéficie au monde ensuite donc vraiment on se place dans ce mode de pensée là et aujourd'hui c'est ce qui obsède toute l'équipe en permanence c'est est-ce que ce que tu développes est-ce que ce que tu développes aujourd'hui pour ton exploit pionnier on peut pas s'en servir pour aider à la décarbonation de ce transport C'est

SPEAKER_00

intéressant de voir comment vous êtes parti du projet, du défi de record du monde pour arriver après par déduction à la cause plus générale de

SPEAKER_04

l'entreprise. Oui, et c'est finalement ce qui donne les valeurs de Sirocco. C'est-à-dire que tu vises en permanence l'excellence. Il faut que toute l'innovation que tu développes, elle traite elle profite à l'humanité c'est un certain nombre de valeurs que tout le monde partage et qui fait vraiment du sens et c'est ce qu'aujourd'hui les gens cherchent quand ils cherchent un travail il y a beaucoup de gens qui se disent il faut que mon job que je fais tous les jours, il ait un impact positif. Et quand tu fais tes entretiens d'embauche et que tu présentes Sirocco, l'équipe, elle adhère. Et c'est pour ça que tu arrives à recruter aussi les meilleurs parce que ton défi, il va plus loin qu'un simple défi

SPEAKER_00

sportif. Oui, clairement. Waouh

UNKNOWN

!

SPEAKER_00

Ça fait rêver. Je n'avais pas forcément en tête qu'il y avait... Je me rappelle qu'on n'avait pas parlé de décarbonisation des transports, mais c'est génial de voir comment vous en êtes arrivé à cette greater cause pour le bien-être du plus grand nombre, ce qui est juste fou. Et j'imagine que l'implantation à Marseille n'est pas anodine, puisqu'il y a la CMA qui est un des leaders mondiaux du transport

SPEAKER_04

maritime. Oui, et on est un des premiers, un des plus grands ports de Méditerranée. Moi, je vis à Port-Saint-Louis, Port-Saint-Louis-du-Rhône, qui qui est à 45 minutes de Marseille, on est un petit peu au milieu des cargos. Moi, j'ai grandi au milieu des cargos. Donc, c'est des choses auxquelles on est confrontés tous les jours et même dans le cadre de notre passion. Mes spots de kite autour de Port-Saint-Louis, on voit passer les cargos, les tankers, etc. Donc, ça te saute au visage et tu te dis, pour le futur, ça serait vraiment bien qu'on arrive à faire quelque chose et d'arriver d'avoir un projet comme le nôtre qui va contribuer à changer ça c'est

SPEAKER_00

fantastique alors sans rentrer dans les détails sans nous dévoiler des projets secret défense de Sirocco ça pourrait ressembler à quoi comme innovation

SPEAKER_04

alors aujourd'hui par exemple je te prends l'exemple on développe une plateforme qu'on appelle le lab chez Sirocco qui regroupe les outils qu'on développe notamment pour nos exploits pionniers les outils les méthodes le savoir-faire, etc. Et ce lab-là, on le commercialise auprès aussi de partenaires, de clients qui cherchent des solutions. Et là, par exemple, il n'y a rien de secret. On l'a annoncé hier, mais on a développé, notamment grâce à l'outil on a ce qu'on appelle un VPP c'est un simulateur de performance c'est un programme informatique qui simule la performance dont on sert pour concevoir l'engin de record et avec ce VPP on a développé des foils Pour le premier bateau à hydrogène, le premier day boat, c'est un bateau qui fait 12 mètres, le premier bateau à hydrogène qui va embarquer une pile à combustible, des réservoirs d'hydrogène, on lui a designé des foils qui, contrairement à ce qu'on trouve habituellement dans le... dans le maritime c'est pas des foils qui soulèvent totalement ton bateau donc t'as pas un bateau qui vole mais par contre ça allège la masse globale du bateau donc eux ça leur permet d'embarquer moins de batterie d'avoir du coup moins de poids à soulever et ça apporte aussi de la stabilité à l'arrêt mais du coup c'est grâce à l'outil qu'on a développé pour le record de vitesse qu'on développe ces foils qui permettent de du coup économiser des batteries à bord du coup tu as moins besoin de produire de batteries c'est vraiment un cercle vertueux tu as moins besoin d'embarquer d'hydrogène et du coup du coup bah de là, tu contribues aussi à améliorer l'efficacité énergétique des nouvelles solutions. Parce qu'aujourd'hui, la propulsion hydrogène, c'est vraiment au cœur de... C'est une des solutions pour améliorer le transport maritime. Et du coup, toi, tu apportes une brique à cette solution-là qui ne pourrait pas vraiment fonctionner s'il n'y avait pas cette brique-là. Donc, on est vraiment en mode ouverture de porte pour le futur du transport maritime, ce qui est super génial. Donc là, pour le coup, la marque s'appelle Innova. Et je vous invite à aller voir leur joli bateau dans lequel on les a aidés. Et voilà, c'est déjà une première pierre. Alors que que ça fait à peine un an qu'on a toute l'équipe qui bosse... qui bossent sur nos projets là donc chez Sirocco donc c'est assez gratifiant de voir que ça a déjà sa

SPEAKER_00

portée c'est clair que c'est rapide non seulement après la formation de l'équipe vous n'avez pas chômé on ne chôme pas chez Sirocco et c'est la même équipe qui travaille du coup sur le comment t'organiser l'entreprise t'as des équipes projet donc t'en as une qui travaille spécifiquement sur la tentative de record à 150 km heure ou c'est

SPEAKER_04

difficile non mais on a les l'équipe, l'équipe qui toute l'équipe qui bosse à fond en permanence sur le sur le record et on arrive à consacrer en fait des plages de temps sur des projets, on va dire des projets annexes des clients qui viennent au top de tout ça, qui viennent, qui viennent valider un peu l'expérience qu'on on développe.

SPEAKER_00

D'accord. Alors, si on revient sur le record, pourquoi 150 km heure

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Comment tu as défini

SPEAKER_04

ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_04

Alors, c'est ce que je te disais tout à l'heure, il faut que ça soit une marque qui soit à la fois bien sûr atteignable parce qu'on n'est pas complètement frappé. On est conscient aussi de nos capacités, de nos possibilités et en fait, on est reparti vraiment pour trouver le concept de l'engin de record que tu pourras voir aussi pareil sur sur nos réseaux sociaux. C'est un concept qui est super innovant avec une capsule qui m'embarquera accompagnée d'un copilote et qui, à pleine vitesse, ne touchera plus l'eau. Et elle sera reliée à l'eau par un foil et tractée par une aile de kite géante. D'accord. Donc, c'est un concept qui n'a jamais été vu exploité en mode vitesse dans le monde de la voile et dont on pense qu'il y a un potentiel fabuleux en termes de performance et ensuite c'est toujours pareil on se dit on veut faire le record dans 30 nœuds de vent et pas 60 nœuds ou 50 nœuds comme je suis obligé de le faire en kite quelle performance on peut atteindre et pour l'instant on table sur vraiment 150 la marque elle est l'objectif que j'avais fixé à notre équipe au début, c'était qu'il ne faut pas qu'on fasse juste un nouveau record du monde de vitesse. Ce que je te disais tout à l'heure, on n'ambitionne pas de faire 121 ou 125 km heure. Il faut vraiment que la marque soit assez haute pour vraiment obliger tout le monde à donner... a donné 150% de son potentiel, et c'est à cette marque-là qu'on est arrivé. Donc ça représente 80 nœuds dans le monde nautique, ce qui est fabuleux, et 150 km heure, ça fait aussi écho pour le grand public, Ça fait du sens. Tu aurais dit 125, bof, quoi. 130, ouais, OK, c'est la vitesse que tu atteins sur l'autoroute. Non, là, 150, c'est déjà une vitesse illégale sur l'autoroute. Donc, voilà. Ça parle tout de suite dans l'imaginaire des gens. Et cette part-là, elle est non négligeable. Oui, clairement. Ma carrière, ça a été... mon envie c'était bien sûr de battre des records mais aussi de faire vivre cette expérience là de ramener des images faire rêver les gens sur le projet Sirocco on a aussi cet objectif là c'est de faire vivre la perf d'encore plus près parce qu'aujourd'hui on a des moyens qui sont fabuleux donc on a une communauté de fans qui nous suivent et qui suivent l'évolution du projet et cette communauté là t'as envie de lui faire partager ce que tu vas vivre pendant ces 2-3 ans de développement et on l'espère de record au bout donc voilà il y a une partie story living qui est non négligeable moi qui me passionne aussi qui est passionnante pour toute l'équipe Et pourquoi pas envisager un docu Netflix ou autre pour retracer l'aventure

UNKNOWN

?

SPEAKER_04

Je pense que ça fait du sens et pour le grand public, ça fera...

SPEAKER_00

Ça fera rêver. Ça, c'est déjà clair pour vous. Vous avez un plan de communication, vous savez ce que vous allez partager, quand... Parce que c'est vraiment... En gros, vous faites, vous designez une machine qui n'existe pas. J'imagine qu'il y a des challenges qui vont arriver au fur et à mesure de l'avancée du projet. Je pense que ça doit être un peu compliqué de tout prévoir en avance, mais la vision que tu as, c'est

SPEAKER_04

quoi, toi

UNKNOWN

?

SPEAKER_04

On a un plan, heureusement. Un plan qui est déjà lié au développement même du projet. C'est-à-dire que là... Aujourd'hui, pour faire simple, à l'heure actuelle, on a déjà une plateforme de test. sur laquelle on communique pas qui est bien sûr un peu secrète et qui nous permet de valider pas mal de choses dans le concept on a une maquette à échelle 1 6ème qui va être dévoilée très bientôt dans les semaines qui arrivent on a un film en images de synthèse qui va sortir dans la foulée qui permettra aux gens de comprendre notre concept, notre mission ensuite on a un prototype radiocommandé toujours pareil à échelle 1 6ème qui va arriver en fin d'année et qui là va nous permettre de développer pas mal de systèmes de contrôle de commandes pour l'engin de record final Engin de record final qui sera construit l'année prochaine, qui normalement sera terminé en septembre 2021.

SPEAKER_00

D'accord.

SPEAKER_04

Et on s'attaque au record en fin d'année 2021. On l'espère pour un record 2022. Donc voilà, le plan, il est plutôt clair. Là, on n'a pas trop commencé à communiquer... sur nos réseaux sociaux on est encore en mode en mode calme ça va commencer à s'accélérer là dans les jours dans les semaines qui arrivent on va commencer à dévoiler petit à petit pas mal de choses et puis et puis voilà début octobre déjà déjà ça fera on aura de quoi faire parler

SPEAKER_00

bon il faudra que je revienne vers toi alors parce que au moment où on enregistre on est donc mi-septembre mais si tu me dis que ça arrive dans quelques jours semaines pour la sortie de l'épisode ce sera live donc j'intégrerai tout ça Tout ça dans la description. Par curiosité, le copilote, qu'est-ce qu'il va faire

UNKNOWN

?

SPEAKER_04

Le copilote, pour l'instant, il va m'aider à piloter. Vraiment, ça sera un vrai rôle de copilote. Il va m'aider à piloter l'engin. Aujourd'hui, on ambitionne de faire un contrôle à la fois du foil et du kite. Il y aura deux choses à piloter. En même temps, pour l'instant, on ne pense pas pouvoir tout réunir sur un seul pilote. Ça risque de faire beaucoup de choses. Mais en gros, il faut se positionner sur le rôle d'un copilote dans un avion de chasse. Donc, presque un navigateur qui va pouvoir gérer, par exemple, la hauteur de vol. Donc, lui, il aura une vision. Donc, il sera à l'arrière de l'engin et il aura une vision... à la fois du foil et du kite. Alors que moi, à l'avant de l'engin, j'aurais probablement moins de vision sur le foil, mais plus une vision de vue générale, en gros, de la direction. J'aurais aussi une vision du kite. Donc voilà, il se peut qu'il y ait une partie des contrôles qui soit ramenée à... dans les mains du copilote. Il aura bien évidemment un rôle primordial au même titre que moi. Pour l'instant, son nom n'est pas dévoilé. Ça sera peut-être une copilote. Donc voilà, on se... Pour l'instant, on n'est pas arrêté sur un candidat ou une candidate, mais il fera réellement partie, il ou elle fera réellement partie de l'équipe. Il faudra qu'elle travaille avec l'équipe. On va avoir plein de choses à faire, ne serait-ce qu'avant les premiers essais dans l'eau. De la même façon qu'aujourd'hui, les gens de la Coupe de l'Amérique apprennent à à piloter leur engin avant la mise à l'eau, on aura probablement un simulateur qui va nous permettre d'apprendre à gérer les contrôles avant la première mise à

SPEAKER_00

l'eau. Waouh,

SPEAKER_04

ça fait rêver. Ça me donne vraiment envie d'être déjà à l'année prochaine. Malheureusement,

SPEAKER_00

on ne peut pas faire avance rapide. Est-ce qu'il y a une partie homologation aussi de la machine qui devrait être

SPEAKER_04

faite

UNKNOWN

?

SPEAKER_04

Alors, pas de la machine. Oui, oui, probablement. Je ne te dis pas de la machine, mais oui, il y a l'homologateur. Il vérifie un certain nombre de choses sur la machine. Il est là le jour du record. Il vérifie que c'est bien toi qui prend le départ et qui prend

SPEAKER_00

l'arrivée qu'il n'y a pas de changement en cours

SPEAKER_04

de

SPEAKER_00

route

SPEAKER_04

c'est ça qu'on n'a pas éjecté le copilote on n'a pas le droit de se séparer d'aucun élément du speedcraft pendant le run de record il

SPEAKER_00

faut espérer que le Kyle ne se sépare pas de l'engin pendant le record

SPEAKER_04

ça ne fait pas partie

SPEAKER_00

des solutions envisagées cool On regardera tout ça et dès que le nom sortira. Si le nom sort du ou de la copilote avant la diffusion, je mettrai ça aussi. Super. Alex, peut-être qu'on arrive déjà à la fin de cette discussion super intéressante. J'ai envie de te poser une question un peu plus. Si on zoom out un petit peu, on a parlé de tes débuts en kite, on a parlé de la transition avec Sirocco, de la mission de Sirocco et de ce qui arrive. Si tu regardes tout ce parcours, à quoi est-ce que tu dois tout ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_04

Je pense que c'est bateau, mais c'est la passion. Moi, c'est le kite qui a... qui est devenue, alors je dis passion, mais c'est plus qu'une passion, c'est une addiction, un mode de vie, tout ce que tu veux, mais c'est ce qui a réellement drivé depuis le moment où j'ai quitté mon job de commercial en 2002, et le moment où j'en suis aujourd'hui, C'est vraiment le kite, le dénominateur commun. C'est ce qui m'a permis déjà de vivre, de... de me lever le matin avec une banane quand je vois les arbres bouger c'est ce qui m'a permis de voyager c'est ce qui m'a permis de rencontrer plein de monde de me faire des tonnes d'amis et de rencontrer mes associés c'est ce qui nous drive je pars en vacances je vais faire du kite c'est vraiment là j'ai le fils de ma chérie à qui je fais découvrir le kite et là tu te dis, ben voilà, c'est... il va probablement tomber accro et il est déjà accro au kite et il a toute sa vie devant lui pour vraiment en profiter moi ça fait 20 ans que je fais du kite j'ai toujours envie d'en faire comme à mes débuts et donc oui je dirais que le dénominateur commun à tout ça ça reste le kite et plus dans sa globalité plus la passion j'aurais pu faire je sais pas de la natation j'aurais pu faire de la j'aurais pu faire du VTT ça aurait été probablement exactement la même chose c'est à dire que j'aurais pu commencer à faire de la descente en VTT ça m'aurait passionné si j'avais eu la chance d'être bon dans ce sport là j'aurais peut-être eu des sponsors puis monter mon équipe de VTT c'est vraiment la passion qui reste le dénominateur commun finalement et d'avoir justement cette chance là c'est aujourd'hui un vrai luxe quoi et une vraie chance donc voilà c'est Pour répondre à ta question, passion et

SPEAKER_00

kite. Et quel conseil tu donnerais peut-être pour le mot de la fin par rapport à l'importance de la passion dans tout ce que tu as accompli

UNKNOWN

?

SPEAKER_04

Vivre le truc à fond tant que vous pouvez. Parce que tu ne sais pas ce que demain sera fait. Tu seras peut-être confiné pendant des années, tais-toi, à ne plus pouvoir sortir. Donc ouais, se lancer à fond dans une passion. Maximiser son temps de... son temps de pratique et puis après tu sais pas ce que ça peut t'apporter tu peux rencontrer des gens qui vont changer ta vie et puis et puis voilà donc pratiquer le truc à fond ça c'est ça c'est c'est la base pour

SPEAKER_00

moi à fond tout chousse à fond super bah écoute c'est ce qu'on retiendra merci merci beaucoup Alex encore une fois pour pour cette conversation c'était hyper intéressant merci à toi et on va suivre avec attention la suite la suite de ce projet décidément bien bien frappé génial

SPEAKER_04

Merci Alex. Merci, à bientôt.