SPEAKER_00

Le potentiel en réalité de chacun est absolument infini. Et souvent on se réfugie derrière le talent. On ne se réfugie pas le talent. Et souvent le talent c'est quand même une illusion ou c'est un refuge. Quel aspect de moi ne croit pas en moi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Quelle petite voix me dit que je ne vais pas y arriver

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Que je ne suis pas assez bon, que je ne suis pas assez grand, que je ne suis pas assez fit, que je ne suis pas assez etc. Et ça c'est vachement important.

SPEAKER_01

Bonjour

SPEAKER_00

Olivier.

SPEAKER_01

Bonjour Luc. Bienvenue sur le podcast Les Frappés. Je suis très heureux que tu puisses prendre le temps aujourd'hui pour partager avec nous tes expériences, tout ça depuis Hong Kong, donc encore

SPEAKER_00

merci. Avec grand

SPEAKER_01

plaisir. Alors Olivier, je vais te laisser te présenter, mais ce pourquoi je tenais vraiment à ce que tu prennes le micro avec nous, c'est d'une part ton expérience de sportif, de sportif de haut niveau, ton expérience entrepreneuriale et plus particulièrement le domaine de ton activité actuelle puisque sur ce podcast on parle de résilience de détermination, de dépassement de soi et en fait c'est tout simplement ton métier

SPEAKER_00

exactement c'est mon métier et puis en fait tout ça il y a les trois choses à la fois le côté entrepreneuriat le côté athlète je suis triathlète pour nommer le sport et puis ce que je fais actuellement dans mon activité à la fois de coach mental et puis de hypnothérapiste clinique en fait si tu veux tout ça ça a commencé en 2012 un petit peu avant ça je travaillais pour d'autres personnes pas du tout dans le domaine du sport mais dans le domaine du textile et puis j'avais une espèce de frustration il y avait quelque chose qui me manquait j'arrivais pas à dire ce que c'était j'arrivais pas à comprendre pourquoi parce que honnêtement sur le papier tout allait absolument bien et je me suis dit mais en fait c'est simple j'ai trouvé ce qui me manque je suis triathlète donc forcément maintenant ce qu'il faut c'est que je bosse dans ma passion alors j'ai eu la chance en fait de rencontrer, j'ai un peu provoqué la chance, mais j'ai rencontré le fondateur d'une marque de triathlon qui s'appelle Orca, qui fait les wetsuits. Et puis, en le rencontrant, je lui ai dit, écoute, j'ai vraiment envie de travailler avec toi. Il m'a dit, écoute, on est en train de monter la nouvelle collection, donc tu prends une semaine de vacances si tu peux, puis viens travailler avec nous. Donc, j'ai pris une semaine de vacances. Je suis allé bosser avec eux gratuitement pendant une semaine. Et puis, au bout d'une semaine, on avait l'impression qu'on travaillait ensemble depuis toujours. Donc... Donc, il m'a dit, OK, qu'est-ce que tu veux vraiment faire

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

J'aimerais vraiment travailler avec toi. J'ai dit, écoute, moi, mon rêve, c'est de monter ma société, c'est de travailler pour moi. Et donc, c'est ce qu'on a fait. Donc, j'ai monté ma société en 2012 en m'associant avec Scott, donc le fondateur d'Orca. Et on a monté cette société-là dans le domaine du textile sportif. Et j'ai eu l'occasion de travailler tout de suite pour Orca. Et dans ce cadre-là, j'ai rencontré pas mal d'athlètes de haut niveau, des gens comme Sébastien qui est trois fois champion du monde d'Ironman et de semi-Ironman William Trubridge qui est un freediver apnéiste 18 records du monde 7 ou 8 fois champion du monde donc gros gros niveau et puis en fait tout de suite j'ai été vraiment intrigué en disquantant avec eux parce que je me suis rendu compte déjà que physiquement ils n'étaient pas tellement différents de moi c'était assez rassurant je me suis dit en revanche la phase La façon dont ils s'expriment, la façon dont ils parlent de leurs succès, de leurs échecs, la façon dont ils parlent de leurs projets, la façon dont ils écoutent. Là, en revanche, il y a quelque chose de vraiment différent. Et je n'arrivais pas vraiment à mettre de mots dessus. Et en discutant avec eux, j'étais vraiment privilégié d'avoir ces discussions-là avec eux. Je me suis rendu compte que fondamentalement, ce qui faisait la différence entre eux et moi, c'était, bien sûr, ils étaient beaucoup plus forts physiquement, mais il y avait quand même ce côté mental qui était vraiment différenciant. Alors j'ai commencé à me dire, après tout, je ne suis pas plus bête qu'un autre, je vais essayer de me renseigner et d'arriver à comprendre ce qui se passe dans leur tête. Et en profitant de ma position un petit peu privilégiée, plus l'accès à la formation qu'on a maintenant, j'ai commencé à m'intéresser déjà dans un premier temps à tout ce qui était neurosciences. Il est bien d'avoir une approche un peu scientifique, d'aller à comprendre ce qui se passe dans le cerveau, tu vois. Parce qu'on parle tout le temps d'être dur dans l'effort, d'aller plus loin. Mais en réalité, je me dis comment est-ce que ça s'exprime tout ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Qu'est-ce qui fait qu'à un moment, quelqu'un arrive à se dépasser qu'est-ce qui fait qu'à un moment quelqu'un arrive à aller plus loin que les autres qu'est-ce qui fait qu'à un moment quelqu'un a un objectif et va vraiment jusqu'au bout de son objectif et je me dis il doit se passer quelque chose dans le cerveau quoi parce qu'encore une fois ces athlètes de très haut niveau là ils arrivent à faire des choses incroyables mais tous n'arrivent pas à mettre le doigt exactement à expliquer en fait ce qui se passe et donc j'ai commencé à me documenter là dessus et je me suis rendu compte d'un certain nombre de faits assez étonnants le premier si tu veux c'est que euh on reçoit 11 millions de bits de données, je ne sais pas comment on dit, des données en fait, 11 millions de données par seconde du monde extérieur. Par nos cinq sens, tu reçois 11 millions de données, de bits d'informations que tu reçois par tes yeux, par tes oreilles, par la sensibilité de la peau. C'est 11 millions de bits. Alors ça, ce qu'il faut voir, c'est qu'il faut le mettre en perspective avec la capacité qu'on a à niveau cognitif, c'est-à-dire à niveau conscient. À niveau conscient, notre cerveau ne peut opérer que 40 bits de data par seconde. Donc, on a 11 millions d'un côté qu'on reçoit en permanence et on ne peut processer que 40 bits de données par seconde donc je me suis dit qu'est-ce qui se passe est-ce qu'il y a un système de compression décompression qui se met en place qui fait qu'on arrive à d'une façon ou d'une autre à processer cette info là est-ce que fondamentalement on ignore toute cette info là et donc j'allais un petit peu plus loin dans mon approche et je me suis rendu compte que en réalité 95% de ce que l'on faisait est géré par notre subconscient waouh Alors, en fait, le subconscient met en place tout un tas d'algorithmes, de process qui nous permettent d'opérer automatiquement la plupart des choses qui se passent. Alors, à l'intérieur de ça, de niveau subconscient, tu vois, le simple fait, si tu veux, de ton rythme cardiaque, ta respiration, il y a plein de choses que tu fais sans y penser. Là, peut-être, on a certains auditeurs qui sont au volant de leur voiture, faites attention quand même. Mais du coup, il y a plein de process qui se mettent en place de façon automatique on est en train d'écouter la conversation, on est un peu captivé, on ne fait plus attention à la route. Donc tout ça se met un petit peu automatiquement en route et heureusement. Donc en fait, la question suivante que je me suis posée, c'est est-ce que les programmes subconscients qui gèrent 95% de mon activité, est-ce qu'ils vont dans le sens des objectifs que je me fixe

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Ou est-ce qu'ils vont contre moi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Parce que le subconscient est 4000 fois plus puissant que le conscient. Donc, je me suis dit, en réalité, ça, je ne vais pas le savoir si je n'arrive pas à développer une espèce de self-awareness, c'est-à-dire d'être conscient de ce qui se passe, si tu veux, au niveau subconscient. À deux fois d'un meilleur mot. Et donc, je me suis intéressé d'abord à la méditation. Alors, tout ce process-là, si tu veux, je l'ai fait... dans un premier temps en me disant j'ai essayé d'améliorer un peu mes performances sportives et en réalité ça a marché assez vite parce que j'ai réussi en un an quasiment si tu veux à passer d'un triathlète moyen de gamme groupe d'âge à pouvoir aller faire sixième au championnat du monde longue distance à ITU et puis j'ai continué donc ça m'a motivé J'ai voulu aller beaucoup plus loin là-dessus en me disant, c'est quand même vachement une chose qui marche. Donc, j'ai commencé la méditation. J'ai passé une certification pour pouvoir enseigner la méditation. Et puis, je te parlerai de mon approche de la méditation parce que pour moi, si tu veux, la méditation, c'est vraiment la gym pour le cerveau. Voilà. Et on peut voir la méditation sous plein d'angles si tu veux. Il y a des conséquences spirituelles à la méditation, bien sûr. Il y a plein de... de conséquences aussi de bien-être par rapport à la méditation, et ça je pourrais expliquer ce qui se passe d'un point de vue biologique, mais fondamentalement, si tu veux, la méditation, c'est l'art d'observer. Et en développant la méditation, on s'observe fondamentalement soi-même.

SPEAKER_01

C'est un travail d'introspection un peu, si je comprends

SPEAKER_00

bien. C'est ça, c'est de l'introspection, c'est vraiment la capacité d'observer sans juger, et c'est là un petit peu toute la difficulté qu'on a souvent, c'est qu'on est tout le temps pris dans nos propres pensées subconscientes on est tout le temps pris dans cet engrenage et ce qu'il faut voir en fait Loïc si tu veux c'est que chaque jour on a 70 000 pensées donc si tu es bon en maths et que tu divises 70 000 pensées par jour par le nombre de secondes qu'il y a dans une journée tu te rendras compte à peu près que ça fait une pensée par seconde d'où Ce qui veut dire, si tu veux, que fondamentalement, l'essentiel de nos pensées, on n'en est pas conscient. Et on a des pensées qui sont simplement le mur est blanc, la lumière est forte, mais aussi je suis nul, je ne suis pas capable, il faut que j'abandonne, je ne vais pas y arriver. Et tout ça, ça arrive tellement vite qu'on ne s'en rend pas compte et ça se fait de façon subconsciente, mais ça dicte en même temps tout ce qui va se passer vraiment chez nous. Tous les comportements qu'on va avoir vont être non pas déterminés parce qu'ils ont été créés dans le passé par ce qui nous est arrivé dans le passé, mais en revanche, ils vont être déclenchés par toutes ces pensées subconscientes qu'on va avoir. Et la méditation, c'est un très bon outil pour arriver à voir, à s'observer, à voir vraiment ce qui se passe en moi. Donc, j'ai commencé par la méditation et puis après, je me suis dit« Ok, super, maintenant, je commence à avoir un petit peu plus de visibilité sur ce qui se passe en moi. Ok, maintenant que je fais ça, comment je fais pour changer ce qui se passe

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

» Et donc, je me suis intéressé à la programmation neurolinguistique. et la programmation neurolinguistique en cours, enfin, pour faire bref, c'est l'association que l'on fait entre notre langage dans sa globalité. C'est-à-dire, c'est pas simplement la façon dont on parle, mais également le langage corporel. Et tout ce qui va être fondamentalement le langage non-verbal. Donc, c'est ce langage-là et les images. que l'on se fait dans notre tête. Un des points essentiels à comprendre, c'est que notre réalité n'existe simplement que par l'image qu'on lui donne dans notre tête, c'est-à-dire qu'on crée notre réalité.

SPEAKER_01

C'est-à-dire notre lecture, notre interprétation de mots, d'expressions, de non-verbales, comme tu disais. Exactement. Qui est propre à chacun, en fait.

SPEAKER_00

Exactement, qui est propre à chacun, qui est propre à plein de choses, qui est propre à la mémoire qu'on a, à notre expérience, à notre connaissance, à l'environnement dans lequel on a évolué, que ce soit culturel, que ce soit social, que ce soit religieux, que ce soit familial, qui est lié à un contexte également et qui est lié à tout un tas de biais cognitifs. pour te donner un exemple si tu veux de la réalité par exemple si tu es dans le métro et que tu vois deux gamins qui se comportent super mal dans le métro et que tu vois leur père qui est à côté qui a l'air de s'en fiche complètement tu te dis comment est-ce qu'ils sont élevés ces gamins c'est pas possible tu vas voir le père et tu lui dis comment est-ce que vous avez élevé vos gamins c'est pas possible et le père dit je suis vraiment désolé je ne me suis pas rendu compte de ça je viens d'apprendre que ma femme a un cancer et Et je ne sais pas comment gérer ça. Et là, je suis de retour à la maison et elle est à l'hôpital. Là, tout de suite, ta perception du monde change. Donc, la réalité, en fait, c'est celle que tu fais dans ta tête. Et c'est vrai pour tout. Donc, la programmation neurolinguistique, c'est un moyen de changer de perspective et de réassocier les images qu'on se fait et l'intégralité de notre langage par rapport à cette de notre communication par rapport à cette image là et puis pour aller plus loin je me suis dit après ça ok c'est super j'ai étudié aussi tout ce qui était visualisation sportive parce que ça c'est un truc qui est absolument fascinant et d'une puissance incroyable lorsqu'on sait bien l'utiliser je me suis dit j'aimerais aller encore plus loin est-ce qu'il n'y a pas moyen pour hacker tout ça et je me suis dit j'ai qu'à apprendre l'hypnose j'avais pas nécessairement la bonne image de ce qu'était l'hypno, je pensais que l'hypno c'était la capacité de prendre contrôle, en réalité c'est complètement l'inverse et je me suis lancé dans une certification en hypnothérapie clinique et je me suis absolument passionné là-dessus et puis c'était la dernière des choses dans ma formation vraiment d'associer l'hypnothérapie clinique et si tu veux je pourrais t'en parler si tu veux dans mon Dans ce voyage qui dure depuis 2012, en réalité, j'ai d'abord fait ça pour moi. Et puis, dans toute cette quête personnelle, cette découverte de moi, je me suis rendu compte qu'en fait, fondamentalement, ce que j'aimais faire, c'était coacher, c'était enseigner, aider les autres. Et je le faisais de façon naturelle dans plein d'autres choses. Je suis responsable d'un groupe de natation en mer ici. On a un gros groupe et j'ai toujours donné de mon temps. J'ai toujours fait ça de façon volontaire et avec un grand plaisir. Et je me suis dit fondamentalement, c'est ce que j'aime faire. Et du coup, après avoir des résultats assez sympas sportivement, j'ai eu trois titres de champion d'Asie en triathlon, je me suis dit, c'est probablement maintenant le bon moment pour moi, pour donner ce que j'ai appris aux autres. Et donc, je me suis reconverti dans ce métier de coach mental et d'hypnothérapie clinique.

SPEAKER_01

Waouh

UNKNOWN

!

SPEAKER_01

Quel parcours

UNKNOWN

!

SPEAKER_01

C'est fou

UNKNOWN

!

SPEAKER_01

Donc depuis 2012, si je résume, en fait c'est au contact, parce que tu n'en as pas parlé, mais en fait c'est au contact d'athlètes de haut niveau, en triathlon notamment, que tu as eu peut-être ce déclic de tout le travail d'introspection que tu as fait, mais l'événement déclencheur, tu me dis si je me trompe, mais c'est cette vidéo, Into the Mind,

SPEAKER_00

c'est ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Voilà, alors en fait, on a fait une vidéo qui qui s'appelait The Iron Mind. Donc, c'était un génie. Ah oui, c'était The Iron Mind. Et en fait, l'idée de ça, ce que voulait faire Orca dans cette vidéo, c'était montrer l'importance de l'esprit dans la réussite des sportifs. Alors on avait plusieurs sportifs qui étaient interrogés, il y avait donc Sébastien, il y avait Andrew Starkovich également, qui est un athlète américain Ironman, qui est le premier américain à être descendu sur les 8 heures en Ironman et qui est un monstre absolu en vélo. Donc, il y a un certain nombre d'athlètes comme ça qu'on avait interviewés. Et effectivement, si tu veux, ça a été un élément déclencheur pour moi, au-delà de toutes ces conversations que j'ai pu avoir à titre personnel avec ces athlètes-là, en me disant, mais mince, ces gars-là, il se passe quelque chose mentalement. Et comme toi, si tu veux, j'ai souhaité, via le biais d'un podcast également, pouvoir faire partager tout ça à parce que je pense que c'est des messages qui sont tellement importants, qui sont relativement peu ou mal enseignés. On a tellement d'idées préconçues sur le cerveau, sur l'esprit. On a bien conscience globalement qu'il faut faire attention à sa nutrition. On a bien conscience qu'il faut faire attention à son corps, qu'il faut s'entraîner et puis quand on se sent mieux, il y a tout un truc qui se met en place. Et quand on parle en réalité des process mentaux, Alors là, il y a un espèce de grand vide interstellaire. Et en fait, la raison fondamentale de ça, c'est que si tu n'es pas en forme physiquement, le simple fait de monter ton escalier le matin, tu vas le sentir. Si tu es en surpoids, tu te regardes le matin dans le miroir et tu vas vite le voir. le problème avec l'aspect mental et je parle de fitness mental mais de santé mentale également c'est que c'est quelque chose de très intérieur tu vois pas physiquement que quelqu'un est fort mentalement ou qu'il est pas fort mentalement je prends l'image un petit peu de et de la même façon si tu veux on va tous réagir mentalement de façon complètement différente aux choses qu'on va rencontrer dans la vie Et ça ne se voit pas. Si tu es sur un sentier de montagne et que tu tombes, on va tous réagir de façon complètement différente. Tu peux être sur un sentier de montagne, tu tombes, ta chute est amortie par un busquet, un truc comme ça, et tu te relèves, tu n'as rien, tu as juste un peu des égratignures. Tu es avec des copains, tout le monde rigole, tout va bien, on repart sur le sentier. Tu n'as rien. Moi, je vais être sur le sentier, je vais tomber exactement dans les mêmes circonstances, exactement au même endroit. je vais tomber le seul problème c'est que je vais me tordre la cheville et là je suis incapable de continuer la balade physiquement ça se voit tes copains vont dire attends merde il ne peut plus marcher t'as la cheville enflée attends on va essayer de t'aider on appelle l'hélicoptère etc la même personne peut tomber dans les bosquets également mais exactement dans les mêmes circonstances elle peut mal tomber et elle peut se percer le poumon et là on va voir qu'elle ne peut plus respirer on va voir qu'il se passe quelque chose le problème du niveau mental c'est qu'on va rien voir on

SPEAKER_01

Il n'y a aucun signal qui permet de

SPEAKER_00

lire. Il n'y a aucun signal qui permet de lire, parce qu'on ne peut pas rentrer dans la tête des autres. Et à ce moment-là, ce qui se passe, c'est que les gens vont dire« Allez, c'est bon, allez, va au bout du truc, tu peux te sortir du truc quand même, t'es passé par plus dur.» Et fondamentalement, je pense que faire passer ces messages-là autour du fitness mental, de la santé mentale, sont extrêmement importants. Parce que bien sûr, l'exemple que je prends quand on parle quand on parle du mental on pense aussi tu sais à tout ce qui va être dépression, suicide donc des tendances assez lourdes mais en réalité tout ça se décline dans tout un tas de conditions également y compris la capacité d'aller au bout d'un effort y compris la capacité qu'ont certains à aller au bout et d'autres d'abandonner ou la capacité à se sentir bien dans quelque chose à voir les choses de façon positive ou pour d'autres personnes de voir les choses de façon plutôt négative et tout ça en réalité c'est un process mental. Et dans la majorité des cas, je ne dis pas que dans certains cas, il n'y a pas besoin de recours médical, bien au contraire. Je travaille avec des psychiatres et bien entendu, leur travail est absolument essentiel dans certains cas. Mais souvent, tu vois, on passe directement par la classe docteur quand on est

SPEAKER_01

malade.

SPEAKER_00

qu'on ressent qu'on a une maladie, qu'on a quelque chose qu'on ne peut plus gérer. Alors que si on prend le parallèle avec le sport, on ne va pas voir le docteur simplement parce qu'on a atteint un point d'obésité mordide. On fait du sport parce que ça fait partie d'une esthèse d'hygiène de vie. Et puis du coup, on se sent bien et puis tout ça fonctionne de mieux en mieux. Alors que d'un point de vue mental, on n'est pas encore complètement à ce niveau-là de connaissance de conscience par rapport à l'importance

SPEAKER_01

c'est vrai ce que tu dis c'est à dire que l'aspect accompagnement mental c'est complètement vrai ce que tu dis aujourd'hui on a plus l'impression que ça vient en phase de thérapie si tu veux et pas forcément au quotidien comme une gymnastique c'est ce que tu disais tout à

SPEAKER_00

l'heure c'est exactement ça le côté mental devrait être enseigné et abordé vraiment comme comme une hygiène déjà dans un premier temps. C'est vraiment une hygiène gérée dans un premier temps et puis après, tu as un autre niveau qui est vraiment exactement comme dans le sport, si tu veux, qui peut être vraiment de l'entraînement. Comment est-ce que je peux me sentir mieux

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Comment est-ce que je peux améliorer

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Ce n'est pas simplement un aspect de performance, si tu veux, mais simplement, je pense qu'on a tous, à un moment ou à un autre, l'envie de savoir ce qu'on a en nous l'envie de savoir ce qu'on est capable de faire ce côté d'explorer notre potentiel à un moment on est tous là sur terre pour très peu de temps en réalité et on a tous à un moment de se dire qu'est-ce que j'aurais pu faire et c'est souvent en fait on le découvre d'un point de vue physique en se lançant dans le sport par exemple et puis on se lance des challenges de plus en plus importants mais on n'a pas encore cette logique, cette discipline lorsqu'il s'agit du

SPEAKER_01

mental par rapport à ce que tu viens de dire c'est un partage que j'ai vraiment adoré dans ton épisode tu parlais de ton podcast Mind Your Brain que je mettrai en description d'ailleurs ce que disait Sébastien Kinley qui est pour ceux qui ne connaissent pas un très très grand champion de triathlète qui a été combien de fois déjà champion du monde d'Ironman

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

une fois champion du monde d'Ironman deux fois de sommet d'Ironman en fait depuis 2012 je crois qu'il a été de façon absolument constante sur les podiums je crois qu'il y a une année où il ne l'a pas eu puis il est deux fois champion d'Europe d'Ironman je crois deux fois de sommet d'Ironman donc ouais c'est ce qui s'est devenu un des meilleurs triathlètes qui n'a jamais

SPEAKER_01

existé et ce que j'ai adoré dans l'épisode que tu as enregistré avec lui c'est justement ce dont tu parles cet état d'esprit c'est à dire que les événements qui lui arrivent il pourrait réagir d'une certaine façon il parle notamment de sa blessure il a une grosse blessure j'invite les gens à écouter ton épisode mais j'ai trouvé ça hallucinant de voir quelle a été sa réaction à cette blessure qui aurait pu être sérieuse et en gros ce qu'il dit c'est de toute façon ça arrive Et donc, j'ai essayé de prendre le positif et j'essaie de systématiquement regarder l'aspect positif des choses qui m'arrivent. Exactement. C'est là qu'on voit vraiment, quand tu parlais d'état d'esprit, de sportif, le mental qui fait la différence. J'ai échangé récemment avec un membre de l'équipe de France de rugby A7, Jonathan Logel, et il nous parlait d'une blessure qu'il a eue qui aurait pu être... assez sérieuse au ligament. Et ce qu'il expliquait, c'est qu'il lui a fallu moins de 10 minutes entre la blessure et le travail de projection mentale qu'il était en train de faire sur comment exploiter le temps qu'il allait passer hors des terrains pour peaufiner les aspects qu'il n'avait pas eu le temps de travailler jusqu'à présent. Ce qui est hallucinant, quand

SPEAKER_00

même. Oui, complètement. Et alors, tu vois, en fait, ce qui est assez intéressant, c'est que certains champions, la plupart des champions, en réalité, ont cette... ce réflexe-là, c'est quelque chose qui se passe chez eux de façon relativement naturelle, mais c'est quelque chose qui peut être appris parce que c'est fondamentalement ce qui est fascinant avec l'esprit, c'est que on peut tous arriver à développer les mêmes capacités mentales que n'importe quel grand champion. Tu es absolument convaincu. Moi, je fais 1m73, donc je ne serai jamais aussi fort qu'un mec qui fait 2m05, je ne pourrais jamais jouer en NBA, ça c'est certain. Quoi que je passe. Mais en revanche, je pourrais toujours développer mon côté mental pour être aussi fort que n'importe lequel de ces gars-là. C'est possible. Et en fait, ce qui est intéressant, si tu veux, par rapport à la réflexion que tu fais sur la capacité de ces athlètes-là à voir quelque chose de façon complètement différente, tu vois, quand je parlais de le fait que la réalité, c'est vraiment la façon dont nous, on voit et on vit la réalité intérieure, il y a vraiment trois phases dans lesquelles on passe tous. La première des phases, dans laquelle on est très souvent, c'est une phase de victime. Où on se dit, pourquoi ça m'arrive à moi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

C'est pas juste, c'est pas normal. J'ai travaillé tellement dur pour ça, je suis à quelques semaines de cette compétition, c'est absolument injuste, c'est la faute des autres, c'est la faute du mauvais temps, on blâme toujours quelqu'un d'autre. Et on est souvent dans cette dynamique de victime. Et quand on est là, en réalité, il ne se passe pas grand-chose de positif. Ce que j'ai observé, c'est que ces gens-là, les athlètes de haut niveau, bien sûr, ils vont être énervés. On passe tous par là, si tu veux. Mais essayez de rester dans cette phase-là le moins longtemps possible. La deuxième phase par laquelle on passe, en général, c'est une phase d'action. On dit, je vais essayer de mettre en place un certain nombre de choses. Je vais réfléchir à ce que je peux faire, etc. Et la troisième phase, c'est vraiment une phase de sagesse. c'est de se dire il y a des choses que je ne peux pas changer mais en revanche il y a plein de choses sur lesquelles je peux agir donc Ça ne sert pas à grand-chose de me lamenter sur ce que je ne peux pas changer. En revanche, il y a peut-être des choses que je peux apprendre de ce qui m'est arrivé. Et puis, qu'est-ce que je peux faire

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Sur quoi j'ai vraiment le contrôle

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Et fondamentalement, quand tu regardes la façon dont les gens qui réussissent réussissent, ils se focalisent sur ce qu'ils peuvent vraiment contrôler. Et quand tu penses à ça, qu'est-ce qu'on peut vraiment contrôler

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Ce n'est pas du tout les choses extérieures. Ce qui est externe, tu ne peux pas le contrôler. Au mieux, ce qui est externe tu peux l'influencer mais ce que tu peux contrôler en revanche c'est tout ce qui se passe à l'intérieur de toi c'est comment tu vas réagir les actions que toi tu vas pouvoir mettre en oeuvre ton système de croyance etc etc et je le vois mais en permanence comme toi quand j'interview des athlètes de haut niveau ou quand je travaille avec des athlètes de haut niveau c'est cette capacité à se poser les questions de Sur quoi j'ai le contrôle

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Et fondamentalement, le contrôle, je ne dis pas extérieur, ce n'est pas extérieur, c'est à l'intérieur. Le contrôle, il est à l'intérieur. Et ça, c'est quelque chose qui se développe, qui se travaille. Et la différence se fait vraiment

SPEAKER_01

là-dessus. Et dans ton accompagnement, parce que tu m'expliquais que tu coaches aussi bien des sportifs de haut niveau que des non-sportifs de haut niveau, les gens qui s'adressent à toi par rapport à ces thématiques, ils ont quoi comme objectif en général

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Est-ce que c'est une meilleure connaissance de soi ou est-ce qu'il y a aussi en dehors du sport des gens qui cherchent à atteindre une certaine performance à travers la compréhension de leurs croyances notamment

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui. Alors, en fait, souvent, les gens qui viennent me voir, ils ne sont plus dans la phase de victime. Ils sont déjà dans la phase d'action. Donc, il y a eu déjà un travail personnel qui a été fait parce Parce qu'en fait, pour vouloir changer, il faut que tu sois dans l'action. Et donc, si tu veux, en général, les gens qui viennent me voir se disent« J'ai l'impression qu'il y a quelque chose qui me retient. Je ne sais pas ce que c'est, mais je comprends que c'est quelque chose en moi qui me retient.» Ou ça peut être vraiment de façon plus claire dire« J'ai l'impression que j'ai un problème de confiance en moi.» Ou« J'ai l'impression que je réagis mal lorsque quelque chose n'est plus en mon contrôle.

UNKNOWN

»

SPEAKER_00

J'ai l'impression d'être très anxieux ou très stressé lorsque je commence à me projeter un petit peu dans le futur. Ou alors, ça peut être effectivement des problèmes extrêmement pratiques. J'ai vraiment une difficulté à parler en public. Je suis anxieux. J'ai l'impression que je vais être jugé, etc. Donc, tu vas vraiment avoir ça. Et puis après, oui, tu vas avoir des gens qui vont venir avec un objectif de performance. Souvent, c'est pour un projet particulier. Souvent, c'est plus du sportif.

SPEAKER_02

un

SPEAKER_00

projet sportif où là ils veulent avoir être sûr en fait que le mental ne va pas lâcher j'ai travaillé avec une fille qui s'était lancé le défi de faire 7 marathons 7 jours sur 7 continents wow ok rien que l'aspect logistique si tu veux est absolument fou et puis après il faut prendre en compte toute la fatigue, il faut prendre en compte plein d'éléments qui font qu'il y a toutes les chances du monde qu'il y ait quelque chose qui se passe mal, si tu veux. Donc, si le mental ne suit pas, le physique a absolument zéro chance de

SPEAKER_01

suivre. Si on prend l'exemple de cette... Pardon. Si on prend l'exemple de cette cliente, comment est-ce que tu as structuré ton accompagnement

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Alors, en fait, j'ai travaillé avec elle déjà dans un premier temps. Je lui ai fait travailler de la méditation. Encore une fois, c'est la gym pour l'esprit. Donc, c'était important qu'elle soit soit capable de ne pas se faire hijacker par ses émotions par exemple. Donc le meilleur moyen de ne pas se faire hijacker, c'est d'observer et de comprendre ce qui se passe. Et donc on a commencé là-dessus en travaillant des exercices spécifiques de méditation, en développant trois capacités. D'une part la capacité à être dans le moment présent, et ça c'est absolument fondamental. Le cerveau, en fait, c'est une machine à anticiper. C'est une machine à voir ce qui va se passer, à prédire. Le cerveau, il passe son temps à ça. C'est fondamentalement un moyen de survie. Il ne faut pas oublier que globalement, on a un cerveau qui est le même que celui des hommes des cavernes, mais on n'a plus du tout le même style de vie. Le premier rôle de ton job, c'est de permettre de survivre. Déjà, s'il a fait ça, le cerveau est content. Il a fait son job pour la journée. Donc, ça occupe quand même une grosse partie du temps. Donc, pour faire ça, si tu veux, il va être en permanence en train d'anticiper ce qui va se passer. Et puis, le problème de ça, si tu veux, c'est qu'on perd un peu cette capacité à être vraiment dans le moment

SPEAKER_02

présent.

SPEAKER_00

Et le truc, en réalité, c'est que si tu commences à y penser, dès que quelque chose commence à aller mal, tu vas avoir deux options. pour ton cerveau, en dehors d'être dans le moment présent. Tu vas soit penser au passé, soit penser au futur. Si tu penses au passé, ton cerveau va commencer à regarder toutes les situations qui ont eu lieu dans le passé, qui se sont mal passées, dans lesquelles tu n'as pas eu le contrôle, etc. Et là, à ce moment-là, tu vas partir dans une espèce de boucle un peu négative, et ça ne va pas vraiment aider, si tu n'as pas conscience de ça. Ou alors, ton cerveau, il va se projeter dans le futur. Et là, il va se dire en gros, le pire est à venir. C'est-à-dire, bien entendu, si ton cerveau commence à rentrer dans la boucle que le pire est à venir, là, c'est un petit peu compliqué si tu n'en as pas conscience encore. Et puis, tu as le moment présent. Et en réalité, dans le moment présent, en général, tout va bien. Pourquoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Parce que tu es vivant, puisque tu es dans le moment présent. et donc à partir de là tu peux toujours arriver à relativiser reprendre le contrôle et te libérer de toutes ces tentations un petit peu du cerveau d'aller voir ce qui se passe soit dans le passé soit dans le futur pour essayer d'analyser un petit peu ce qui va se passer et là tu reprends le contrôle et c'est beaucoup plus simple donc travailler la méditation là dessus la deuxième chose également c'est en méditation ça permet de développer tout ce qui est conscience émotionnelle Il faut bien arriver à comprendre que tous nos comportements sont attachés à une émotion particulière. Si tu réponds à quelque chose, c'est que tu vois une certaine situation, tu as une pensée qui vient, et que cette pensée, souvent subconsciente, va déclencher une émotion particulière. Ça n'a pas besoin d'être forcément un truc énorme comme émotion, mais il faut une émotion particulière. Et c'est cette combinaison de pensée et d'émotion particulières qui vont déclencher dans ton subconscient le choix du comportement qui est le plus adapté d'accord donc on va se baser sur ce qui s'est passé dans ce qu'on a déjà vécu ce qu'on connaît etc et ce qui est important c'est que de comprendre c'est que une émotion c'est quelque chose de très intellectuel on peut pas connecter avec une émotion en revanche ce que lorsque ton cerveau il a il a perçu l'émotion qui était associée à la cervelle alors ce qu'il va faire c'est qu'il va déclencher tout un process chimique et physiologique pour te donner une réponse dans ton corps tu sais comme on dit par exemple tu vas ressentir par exemple si tu es angoissé tu vas ressentir le stress

SPEAKER_01

physiquement

SPEAKER_00

oui la boule au ventre la boule au ventre c'est la boule au ventre donc c'est exactement ça pourquoi est-ce que tu dis j'ai une boule au ventre quand tu as du stress c'est parce qu'en réalité tu as ton cerveau qui a ton cerveau primitif a vu quelque chose qui est une situation stressante, anxiogène donc potentiellement à risque et la réalité c'est qu'on a encore une fois le cerveau comme c'est le même celui des hommes des cavernes, on n'a pas tellement évolué mais en revanche nous on a vachement évolué dans notre mode de fonctionnement et aujourd'hui ce que nous on évalue comme un risque ça peut être par exemple un email de ton boss Et là, pour ton cerveau, risque absolu, danger de mort. En réalité, c'est un mode qui est quand même fondamentalement fait pour éviter qu'on se fasse dévorer par un lion. Mais on attribue, si tu veux, à peu près le même poids à l'email du boss. Et forcément, parce que l'email du boss, je vais me faire virer, je me fais virer, je n'ai plus de job, je n'ai plus de job, je ne peux plus manger, je ne peux pas nourrir ma famille, je ne peux plus nourrir ma famille, je ne peux plus manger, je suis mort. Donc en réalité, la conclusion est la même pour le cerveau. Il est allé un petit peu vite en besogne, mais en réalité, c'est ce qui se passe. à niveau subconscient, d'où cette anxiété. Mais cette anxiété, si tu veux, ton cerveau va déclencher, à ce moment-là, il va préparer notre corps et notre esprit à être dans l'action. Et en fait, on a deux systèmes nerveux qui sont superposés. On a un système nerveux qui nous permet d'être dans, on va dire, c'est un mode calme, de repos, de veille. qui s'appelle le parasympathétique, en français, et on a le système nerveux, qui est celui qui va se mettre en œuvre quand il faut qu'on s'agite, quand il faut qu'il se passe quelque chose. Et ça, c'est le système sympathique. Les noms sont un peu bizarres, ils sont un petit peu trompeurs, mais c'est pourtant ce qui se passe, c'est pourtant leur nom. Et lorsque le système sympathique est mis en œuvre, en fait, c'est ce qu'en anglais, on appelle ça le fly-in fight response je ne sais pas quel est le terme exact en français mais en gros c'est soit je me prépare à me battre soit je me prépare à fuir Et donc, tout le corps va se mettre en œuvre pour soit se battre, soit fuir. Et une des conséquences de l'activation de ce système-là, remets ça dans le contexte des hommes des cavernes, si tu as besoin soit de te battre, soit de fuir, en particulier, ton système digestif, on n'a pas vraiment besoin qu'il soit actif à ce moment-là. En revanche, ce qu'il faut, c'est que ton cœur accélère pour préparer à faire ce qu'il faut, la pression sanguine accélère, ta respiration s'accélère, tu vas transpirer davantage, tes yeux, tes pupilles vont se dilater pour pouvoir se concentrer sur un point en particulier, donc le danger. Et donc, le système digestif n'étant plus forcément... Tu as un signal qui va arriver dans le système digestif, et donc tu vas ressentir dans ton estomac, en fait, ce poids. Donc, j'ai fait une longue digression là-dessus, mais tout ça pour expliquer que lorsque tu pratiques la méditation, tu vas développer cette acuité sensorielle pour arriver à détecter ce qui se passe dans ton corps. Et à partir du moment où je peux faire ça avec une personne, alors, elle va pouvoir à tout instant arriver à comprendre ce qui déclenche ses comportements. Et donc, avec cette athlète-là, on va travailler là-dessus pour qu'elle puisse anticiper les signaux de détresse, les signaux négatifs que vont pouvoir lui anticiper son corps. Ensuite, on va travailler sur plein de choses, si tu veux, parce que on peut... développer de façon assez naturelle la dopamine, la sérotonine qui sont des neurotransmetteurs qui permettent en fait de gonfler un petit peu notre capacité à atteindre nos objectifs et ça on peut le faire de façon un petit peu proactive lorsqu'on commence à sentir ce qui se passe dans notre corps et puis la troisième chose qu'on fait avec la méditation c'est la capacité à se focaliser avoir un focus ciblé et ça c'est essentiel parce que j'apprends ensuite avec des sportifs par exemple différentes techniques pour changer la sensation de douleur qui était dans son cas super utile puisque sur des distances comme ça tu vas avoir des ampoules tu vas avoir des douleurs dans tous les sens ton corps il te dit arrête quoi le corps se dit mais pourquoi tu fais ça qu'est ce que je t'ai fait donc maintenant je vais te donner plein de signaux pour absolument pour faire que tu arrêtes absolument et donc arriver à finalement à observer la douleur et à détourner son attention pour se focaliser sur autre chose est absolument essentiel et puis on a travaillé ensuite sur plein de techniques de visualisation par exemple visualisation qu'on utilise beaucoup au niveau sportif mais je l'utilise aussi énormément dans tout ce qui est atteinte d'objectifs Le cerveau est incapable de faire la différence entre ce que l'on vit et ce que l'on imagine ou ce que l'on voit. par exemple si tu regardes un film un truc rigolo ou un truc moins rigolo tu vas ressentir des émotions mais en réalité c'est pas vrai, c'est à la télé et de la même façon si tu l'imagines si tu penses à un truc un peu érotique par exemple il va se passer quelque chose dans ton corps mais c'est pas vrai non plus c'est juste ta capacité à l'imaginer de la même façon tu peux arriver à déclencher tout un tas de mécanismes d'interaction point de vue mental, qui sont simplement initiés par la visualisation. Il y a une technique particulière de visualisation pour que ce soit efficace. Donc j'ai travaillé ça avec elle. Et puis, de façon plus fondamentale, une fois qu'on a cette capacité à être conscient de nos comportements, conscient de ce qui se passe, un des points essentiels également, c'est d'arriver à développer la clarté sur ce que nous allons faire. Parce que tu ne te lances pas dans un objectif quel qu'il soit, surtout sur du long terme, sans avoir une comment dire... une

SPEAKER_01

vision, une

SPEAKER_00

mission exactement, une vision, une mission un objectif qui soit clairement ancré et ça il y a des techniques pour ça et ça c'est un, tu vois on parlait des athlètes de haut niveau moi ce qui me marque si tu veux c'est la capacité des athlètes de haut niveau souvent à ancrer un objectif déjà dans un premier temps d'une façon extrêmement émotionnelle tu prends Sébastien Kinley dans le podcast ou tu prends Asdis, l'Olympienne en javelot c'est pareil, Asdis ans ils se sont dit je vais être olympien ou je vais être professionnel de tri comme Sébastien et donc il y a un ancrage émotionnel où Kenny Chang également qui est un pilote d'avion Red Bull un truc complètement dingue c'est un peu la formule 1 aérienne pareil dès qu'il a vu passer une fois un pilote Red Bull il s'est dit je veux faire ça et il y a un attachement émotionnel extrêmement fort Si on n'arrive pas à ancrer d'un point de vue émissionnel un objectif, c'est très difficile. pour le subconscient de l'intégrer comme quelque chose qui est important

SPEAKER_01

pour nous. Donc si je résume pour le moment, c'est extrêmement intéressant ce que tu dis, ça va plus loin que ce que j'avais déjà pu lire, notamment sur la visualisation. Mais si je résume, les étapes par lesquelles tu es passé avec cet athlète en particulier, ça a été la méditation pour arriver à lire les signaux de son corps qui sont simplement les résultats C'est quoi le terme que tu as utilisé

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Neurochimique de ces émotions

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

C'est la conséquence chimique et physiologique de ce qui se passe d'un point de vue émotionnel et comportemental dans notre cerveau à

SPEAKER_01

niveau subconscient. Donc, sa lecture de la réalité, tout ça dans l'être consciente, d'arriver ensuite à travailler sur la visualisation, la sécrétion à travers la visualisation de toutes les hormones du sport, dont la dopamine, et enfin d'être consciente à nouveau que la mission derrière ce projet un peu fou des 7 marathons en 7 jours sur 7 continents, qu'elle soit consciente de la mission profonde et en quoi c'est aligné avec ses valeurs.

SPEAKER_00

Exactement. Et puis après, le dernier point par rapport à ça, c'est d'arriver à enlever tout ce qui va pouvoir aller contre ton projet. C'est un petit peu enlever toutes les mauvaises herbes, tout ce qui va t'empêcher d'atteindre ton objectif, tout ces petites voix que tu vas avoir dans le cerveau qui vont te dire t'es pas capable, il faut arrêter ça sert à rien, ça a pas de sens t'es nul et on a ça en permanence 70% des des gens que je rencontre ont ça en fond si tu veux dire il y a une partie de moi qui est pas je suis pas assez, j'ai pas suffisamment de valeur, je suis pas capable etc et on a tout ça, c'est complètement naturel

SPEAKER_01

ce syndrome Alors

SPEAKER_00

oui, c'est un peu le syndrome de l'imposteur, mais c'est fondamentalement aussi la façon dont on est éduqué. Ce n'est jamais assez. Et ça part toujours de bonnes intentions. Parce que ce qu'il faut arriver à comprendre également, c'est que toutes nos pensées limitantes partent en général d'une bonne intention. Le rôle de la pensée limitante, c'est fondamentalement de nous protéger. Même si tu te dis« je suis nul, je ne suis pas capable», le rôle de ça, c'est de nous protéger. c'est mentalement de ne pas t'exposer à un risque et à un danger. Donc, le truc, c'est d'arriver à travailler avec la personne, que ce soit un athlète ou pas, d'ailleurs, de se dire, ayons cette honnêteté de regarder un petit peu ce qui peut nous limiter, ces mauvaises herbes-là. C'est quoi nos pensées limitantes

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

C'est quoi les choses sur lesquelles on ne se juge pas suffisant

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Et puis, on va regarder ça. Et puis, on va arriver à le comprendre. Et on va le regarder de façon bienveillante, déjà. Parce que ça a un objectif positif. Ça a une bonne intention. Bon, maintenant, c'était il y a longtemps. Donc, c'est fini. On peut passer à autre chose. On n'a plus besoin de ça. Mais c'est des intentions qui restent bonnes et valables. Mais maintenant, on va les transformer. On va faire la paix, en fait, avec ça, si tu veux. Et à partir du moment où on regarde des choses, ces pensées limitantes, sous un autre angle... Alors, on commence à prendre un peu de la puissance, si tu veux. Et les athlètes de haut niveau, notamment, souvent, ils ont une capacité à tourner ça, si tu veux. Même qu'ils ont relativement peu de pensées limitantes, mais quand ils en ont, ils ont une capacité à se dire« Ok, j'ai ça, mais j'ai aussi ça.

UNKNOWN

»

SPEAKER_00

Et ça, c'est quelque chose qu'on peut développer, encore une fois. Fondamentalement, tu vois, mon message avec ce podcast, c'est ça, ça s'apprend. Et il ne faut pas passer à côté de ça. Il faut absolument apprendre ces techniques-là parce que ça change fondamentalement notre capacité à explorer notre potentiel.

SPEAKER_01

C'est sûr que si tu restes focussé uniquement sur tes opportunités sans forcément voir tous les substituts disponibles que tu as, ça peut être effectivement limitant.

SPEAKER_00

Absolument. Et puis on a tous des croyances limitantes sur nous-mêmes, que ce soit sur notre propre identité, que ce soit sur le monde, sur les gens autour de nous, sur notre environnement. Je n'ai pas assez d'argent, je ne suis pas assez beau, je ne suis pas assez grand, suis pas assez jeune je suis pas assez vieux je suis pas assez mince je suis pas assez gros bref tout ce que tu vois on a toujours de bonnes raisons réalité 1 pour pas faire les choses et je dis pas en fait qu'il ya pas de choses valables il s'agit pas en fait de tomber dans une espèce de positivisme dire mais non c'est pas vrai non c'est vrai mais c'est pas une raison suffisante pour pour ne pas pouvoir atteindre nos objectifs. C'est juste un fait, éventuellement.

SPEAKER_01

Avec les athlètes que tu accompagnes, c'est quoi le blocage le plus... Je ne sais pas si on peut dire le plus fréquent, parce que j'imagine que chacun a ses propres challenges, mais la grosse zone, on va dire, sur tout ce qui est introspection, connaissance de soi, qui pose généralement

SPEAKER_00

problème. Tu as des fois le syndrome de l'imposteur qui peut arriver, mais en réalité, le syndrome de l'imposteur, il arrive très souvent quand tu arrives à un tel de compétences que tu te rends compte que finalement il ya plein de choses que tu sais pas encore et donc tu te dis mais mince j'arrive pas à comprendre ce que j'ai toute cette attention j'ai toute cette attention j'ai j'arrive à faire tout ça mais quand je me rends compte de mes faiblesses je me rends compte des choses que j'arrive pas à faire je me rends compte qu'il ya plein de gens qui savent faire plein d'autres choses que je sais pas faire et donc du coup on commence à à la fois rentrer dans un drone de l'imposteur se dire je m'arrête pas d'être là et également commence pas peut-être à cultiver des doutes sur soi-même.

SPEAKER_01

C'est paradoxal un peu comme position.

SPEAKER_00

En fait, on commence, on se dit je suis imposteur parce que je vais me faire démasquer et à un moment, je ne peux plus rester là très longtemps si tu ne vas pas se rendre compte que je ne suis pas aussi bon que ça. En réalité, et puis le deuxième point, c'est de se dire je me rends compte qu'il y a plein de choses que je ne sais pas faire, il y a plein de choses que d'autres arrivent à faire. Et en fait, la... Le truc, c'est effectivement, encore une fois, c'est d'arriver à se détacher de ce jugement, de ce jugement personnel, d'arriver à observer. Et les gens, Sébastien Kinley, puisque tu en parlais, il est juste incroyable à sa capacité à se réinventer, à profiter justement de cette conscience-là pour l'analyser, dire qu'est-ce que je peux apprendre de ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Comment est-ce que je peux le transformer en quelque chose qui va me réinventer

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Ça, c'est incroyable. Et finalement, on a tous un choix. devant chaque fois qu'il nous arrive quelque chose on a tous un choix à faire c'est soit effectivement on le prend comme je suis victime c'est la fin du monde ou alors on se dit ok il m'arrive ça c'est fait maintenant qu'est-ce que je peux apprendre qu'est-ce que je peux faire de différent comment est-ce que ça m'aide à grandir comment est-ce que ça fait partie de ce que je dois apprendre peut-être qu'il y avait une leçon que je devais apprendre avec

SPEAKER_02

ça

SPEAKER_00

et fondamentalement les athlètes de haut niveau en général ont ça donc c'est vraiment du fine tuning des techniques que je leur apprends pour acter le cerveau un peu aussi souvent

SPEAKER_02

mais

SPEAKER_00

ceux qui peuvent bénéficier le plus des techniques en réalité c'est pas ceux qui sont déjà au top c'est des gens comme toi et moi Loïc

SPEAKER_01

Et là, justement, pour ce genre de personnes, quels outils tu pourrais recommander

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Alors, bien sûr, l'idéal, ce serait de se faire coacher par toi, mais quels outils tu pourrais recommander, simples à mettre en place, qui pourraient aider les auditeurs, par exemple, quand ils sont face à une situation challengeante, on va dire, à en tirer du positif

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Parce que c'est vrai que quand on entend ça, la première réaction, ça pourrait être, oui, bon, c'est facile à dire, je viens d'avoir un accident de voiture, j'ai six mois d'hôpital, je ne vois pas où est le positif

SPEAKER_00

là-dedans. Absolument. Et c'est pour ça que ça s'apprend. Ça s'apprend absolument. En fait, il n'y a pas de... Comment on appelle ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Il n'y a pas de shortcut, il n'y a pas de raccourci par rapport à ça. En fait, la difficulté en plus qu'on a, c'est que tout ça, ça fait appel à la neuroplasticité, c'est-à-dire la capacité de notre cerveau à à se reprogrammer. Et lorsqu'on est enfant, tout ça, ça se passe globalement très bien, très facilement. Le cerveau est extrêmement plastique jusqu'à l'âge de 25 ans. Dès qu'on passe 25 ans, c'est plus compliqué. Alors moi, j'en ai 47, t'imagines. Mais la bonne nouvelle, c'est qu'en réalité, on peut arriver quand même à changer la façon dont on aborde les choses. En fait, ce qui va se passer, c'est dès qu'on va passer 25 ans, en fait, il y a plein de choses. Et c'est normal, encore une fois, il faut penser à une des cavernes. Lorsqu'on avait passé 25 ans à l'époque, c'était déjà pas mal. Globalement, on était déjà grand-père, enfin peut-être pas, mais on s'était déjà reproduit sûr, donc on avait fait notre job. Et c'était à peu près suffisant. On avait fait notre job, on avait appris tout ce qu'il y avait à apprendre. Maintenant, le cerveau, il fallait qu'il aille en autopilote. Et maintenant, c'était à nous d'apprendre aux autres. Donc, le cerveau, je pense fondamentalement, il fonctionne comme ça à cause de ça. Heureusement, la neuroplasticité est quelque chose qui existe complètement après l'âge de 25 ans. Mais en revanche, le process est un petit peu plus long et compliqué. Alors, ce qui se passe, c'est que quand effectivement, tu as un accident en voiture, tu arrives à un accident, un incident de vie, etc. Lorsqu'on a eu l'habitude de voir les choses d'une certaine façon, c'est compliqué de changer. Donc, il y a certains process pour ça et il faut, à notre avis, ce qu'il faut faire tu passes 25 ans même avant c'est bien il faut répéter répéter répéter répéter les process donc pour ça il ya plusieurs il ya plusieurs modèles comme je les dis déjà la première chose c'est probablement sa part d'une intention personne ne changera s'il n'a pas l'intention de changer s'il n'a pas la volonté de changer donc il ya un travail à faire d'acceptation en fait d'accent d'acceptation sur la situation dans laquelle on est et puis après effectivement je parlais de la méditation c'est un excellent outil en anglais on appelle ça mindfulness je pense que c'est la pleine conscience en français ouais c'est des outils c'est ça c'est des outils qui sont extrêmement bons pour arriver à s'observer et du coup ça aide à prendre conscience de nos comportements de comment est-ce qu'on voit les choses comment est-ce qu'on les voit pas justement et puis après on peut faire plein de choses il y a plein de choses. S'il y a un truc qui est intéressant, par exemple, si je peux te donner ce truc-là, parce qu'il y a eu une étude qui a été, je pense qu'elle date de 2019 seulement, donc c'est super frais en plus. Il y a des chercheurs, je ne suis pas sûr si c'est Harvard ou Stanford, qui ont étudié la raison pour laquelle les gens abandonnaient. Et ce dont ils se sont rendus compte, c'est que Je vais apporter plusieurs choses si tu veux à ça. La raison pour laquelle on abandonne, ce n'est pas uniquement au niveau conscient et cognitif. Elle se fait également d'un point de vue chimique. et ça je vais l'expliquer un petit peu mais les choses qu'on peut faire déjà c'est que première chose qu'on a un objectif comme je l'ai dit il faut travailler sur son objectif se poser des questions de pourquoi est-ce qu'on a envie de le faire et d'aller vraiment profond par rapport à ça il y a plein d'outils qui existent mais vraiment c'est se poser la question de où est-ce qu'on est actuellement où est-ce qu'on a envie d'aller comment est-ce qu'on se projette c'est quoi le résultat idéal comment est-ce qu'on imagine les choses dans le meilleur des mondes une fois qu'on a déjà même passé notre objectif et commencer à connecter à ça d'un point de vue émotionnel c'est à dire fermer ses yeux et essayer de vivre ce qui se passe et d'arriver à voir si on connecte vraiment avec tout ça le deuxième souvent en fait on abandonne parce qu'on a pas de vision très claire Deuxième point fondamental par rapport à ces objectifs, c'est que le cerveau ne sait pas reconnaître le négatif. Ce que je veux dire par là, c'est que si je te dis, ne pense pas à un éléphant

SPEAKER_01

rose.

SPEAKER_00

Oui, tu penses à ça. Donc si tu te dis par exemple, je veux arrêter d'être stressé, je veux arrêter de fumer, je veux arrêter d'être gros, je veux perdre du poids. Eh bien, Le cerveau, il se focalise sur le poids, il se focalise sur gros, il se focalise sur fumée, il se focalise sur le stress.

SPEAKER_01

Comment tu fais du coup

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Il s'agit de tourner son objectif de façon positive. Plutôt que je veux perdre du poids, c'est je veux être fit. Et à ce moment-là, tu as une nuance de ce que ça veut dire être fit pour toi. Qu'est-ce que ça signifie pour toi si tu deviens fit

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Comment ta vie, elle change

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Qu'est-ce que tu fais de façon différente

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Comment est-ce que tu joues différemment avec tes enfants

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Comment est-ce que tu interagis différemment pendant tes week-ends

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Comment est-ce que tu te regardes

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Donc,

SPEAKER_01

on en revient à la projection, de la visualisation. C'est

SPEAKER_00

ça. Et là, du coup, tu commences à formuler ta vision de façon différente. Donc, il y a effectivement ça, déjà, qui est vachement important. La deuxième chose, c'est faire un peu d'introspection, se poser des questions sur soi et se poser des questions assez simples, finalement, de c'est quoi nos valeurs

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Les valeurs avec lesquelles on fonctionne, c'est un petit peu la colonne vertébrale de notre fonctionnement. Je simplifie, ça rentre dans tout un tas d'outils, un process. Comme je dis, il n'y a pas de solution miracle, il y a vraiment un process. Mais en gros, si tu veux, si tu suis un process qui inclut vraiment ces étapes-là, développer la conscience de soi, développer la clarté sur ses objectifs, de là où on est, là où on veut aller. Aligner son conscient et son subconscient. Et ça se passe justement par la visualisation, d'arriver à comprendre ce qui peut nous retenir, les pensées limitantes qu'on a sur soi-même. Alors, il commence à se passer vraiment des choses assez hallucinantes. Mais on ne peut arriver à ça en réalité qu'à partir du moment où on arrive à connecter, à s'accepter, à s'observer, à comprendre comment on fonctionne. Et on est souvent très

SPEAKER_01

mal placé pour ça. Oui, ça c'est

SPEAKER_00

vrai. Et ce n'est pas évident en plus. Non, en fait, c'est évident. mais on ne nous l'apprend pas.

SPEAKER_01

Oui, il y a beaucoup de croyances qui viennent interférer avec ça. Tu vois, sur ce point des valeurs notamment, c'est hyper intéressant parce que je me suis rendu compte avec certaines personnes que j'accompagne, pour être honnête, la plupart des personnes que j'accompagne, généralement les gens sont parfaitement à l'aise quand il s'agit des croyances ou des comportements où ils associent des comportements à des valeurs ou plutôt ils considèrent que des comportements sont des valeurs. Donc quand Quand tu poses la question, quelles sont les valeurs auxquelles vous rattachez ce projet de courir 7 marasmes en 7 jours, il n'y a pas forcément de valeur qui arrive. Il y a un comportement. J'ai envie de partager ça autour de moi, j'ai envie d'inspirer des gens, mais c'est assez difficile en réalité, je me rends compte pour les personnes qui n'ont pas fait cet exercice d'introspection, d'être au clair sur les valeurs qui les

SPEAKER_00

animent. Absolument. Et en réalité, c'est assez c'est simple. Honnêtement, on ne laissait pas d'envoyer un satellite dans l'espace. Il s'agissait seulement de se poser des questions relativement simples et d'avoir quelqu'un qui peut nous guider de façon absolument non... Je ne sais pas le terme en français. Non-judgmental. Sans jugement. Sans a priori. D'avoir une écoute qui soit absolument bienveillante. C'est vraiment ça. Et ça, on a du mal à se le faire sur soi-même parce qu'on est super dur avec

SPEAKER_02

soi-même.

SPEAKER_00

Hum. notre pire ennemi, en réalité, c'est nous-mêmes. Parce qu'on a tous été un petit peu élevés à ça, de se dire, ce n'est pas suffisant, tu dois faire mieux, etc. Et c'est probablement encore plus dominant, si tu veux, chez les athlètes, les gens qui font des sports ou les gens qui ont des jobs un petit peu prenants. Et on a vraiment du mal à s'accepter. Et ça, c'est un vrai travail à faire sur soi-même aussi. Tu vois, par exemple, tu prends l'exemple de l'accident de voiture, etc. on va commencer à se reprocher plein de choses on va commencer à se mettre dans un mode victime etc et commencer par faire un travail ça a l'air un petit peu rose comme ça tu vois mais le travail de s'aimer soi-même de s'accepter soi-même de comprendre qu'on est effectivement on n'est pas infaillible qu'on est vulnérable et d'ailleurs il y a un des podcasts que j'ai pas encore remis mais je vais le faire bientôt Avec Brent Hayden, qui a fait médaille de bronze au 100 mètres nage libre en 2012 aux Jeux Olympiques de Londres. Donc, quand même un gros calibre, champion du monde en 2007, un truc comme ça. Et donc, il parlait justement de la difficulté qu'avaient beaucoup d'athlètes à exprimer leurs émotions. Parce que souvent, on a un petit peu cette pensée que, tu sais, il faut être dur, quoi. Il faut être bien pour atteindre les choses. Un garçon, ça ne pleure pas. Il ne faut pas exprimer ses sentiments parce que c'est perçu comme de la faiblesse. Or, et là d'ailleurs, pour ceux qui parlent anglais, je ne sais pas s'il est en français, mais il y a un TEDx qui est excellent de Brené Brown, je te donnerai le nom comme ça tu pourrais le mettre si tu veux, qui parle en fait de la vulnérabilité et du courage. Et ce qu'elle exprime justement, c'est de dire qu'il n'y a pas de courage sans vulnérabilité. Parce que la vulnérabilité, en gros, c'est accepter de s'exposer, d'être émotionnellement engagé, sans savoir à l'avance quel résultat on va avoir. Et quand tu penses effectivement à ça, c'est assez puissant parce que pour faire preuve de... Si tu veux atteindre des objectifs, il faut faire preuve de courage. Et faire preuve de courage, ça signifie donc d'accepter une certaine vulnérabilité. C'est souvent ce que beaucoup de gens n'acceptent pas.

SPEAKER_01

C'est un très très bon point. J'ai lu son livre, The Power of Imperfection, et c'est vrai que c'est... Surtout dans l'univers du sport, c'est une approche... Enfin, je n'ai pas fait du haut niveau comme toi, mais c'est vrai que c'est ce n'est pas forcément une approche... Ce n'est pas l'approche par défaut d'être à l'écoute, d'exprimer librement ses émotions. C'est plutôt, comme tu dis, se mettre en mode la carapace, état d'esprit fonceur, ça fait mal, on continue. Ce qui, à terme, n'est pas forcément... Je pense qu'on est en train de s'en rendre compte petit à petit. Pas forcément le plus judicieux en termes de performance et de longévité.

SPEAKER_00

Oui, exactement. En fait, il faut avoir cette capacité à faire les deux, si tu veux. Il faut, bien sûr... à des moments mettre son son son corps et son cerveau dans un mode un peu de stress et d'agitation. Il y en a besoin. Si on ne fait pas ça, il ne se passe pas grand-chose. Mais en revanche, c'est aussi important des fois de faire ce travail, de se poser, de faire face à ses peurs, de faire face à ses émotions. Tu sais, je prends toujours l'exemple de la natation parce que je nage beaucoup et c'est une de mes passions, la nage en mer. Et j'explique souvent que la seule façon finalement d'aller plus vite c'est soit d'augmenter sa propulsion, soit de réduire la traction qu'on a. Et la propulsion, dans le sport, on est souvent à travailler la traction. Plus, plus, plus, plus, plus. Mais souvent, on oublie un petit peu de regarder qu'est-ce qui me limite

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Quelles sont les croyances que j'ai sur moi-même

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Quelles sont les émotions qui font qu'à un moment, je n'ose pas, que je ne crois pas suffisamment en moi, que je ne vais pas chercher dans mon potentiel

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Parce que ça, c'est un truc. Le potentiel, en réalité, de chacun, il est absolument infini. Et souvent, on se réfugie, tu sais, derrière le talent. On ne se réfugie pas le talent. Et souvent, le talent, c'est quand même une illusion ou c'est un refuge. Bien sûr qu'il y a des gens qui sont plus doués que d'autres dans certaines choses, dans certaines facilités. Je parlais d'exemple tout à l'heure, le gars qui fait 2,05 m, il va avoir un petit avantage sur moi quand on va commencer à jouer au basket. C'est ça, c'est évident. Mais en revanche... c'est pas tout quoi si tu veux on a vraiment je crois que dans la NBA je peux me tromper mais je crois qu'il y a encore des joueurs qui sont plus petits que moi actuellement donc c'est possible je dis pas que c'est la majorité si tu veux mais c'est pas en soi un frein absolu et souvent on se réfugie derrière le talent en se disant j'ai pas le talent donc j'arrête et c'est important quand on est un athlète de haut niveau de se dire et pas forcément pour un athlète de haut niveau mais c'est encore plus perceptible lorsqu'on a un athlète de haut niveau de faire ce travail de dire ok non mais les choses à plat c'est quoi qui me retient c'est quoi le truc qui me fait l'attraction derrière moi qui m'empêche d'avancer aussi vite c'est quoi mes pensées quel aspect de moi ne croit pas en moi quelle petite voix me dit que je vais pas y arriver que je suis pas assez bon, que je suis pas assez grand que je suis pas assez fit, que je suis pas assez etc et ça c'est vachement important

SPEAKER_01

La question qui me vient là, c'est dans tous les clients que tu as pu accompagner de l'univers du sport, de ce que tu as pu observer, tu dirais que le mental, c'est quelle part, ça a quel poids dans leur succès

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Ça a une part importante, difficilement mesurable, encore que j'ai posé la même question à Asdis justement, puisqu'elle en parle un peu dans mon podcast et elle, elle a vu des résultats de fondamentaux lorsqu'elle a commencé à travailler sur l'aspect mental c'est je ne sais pas le mesurer mais je dirais c'est simplement par la force physique, par l'aspect physique, on ne peut pas y arriver. Ce qui est difficile à mesurer, justement, c'est que notamment chez les athlètes de haut niveau, l'aspect mental est absolument démesuré. Mais là, pour le coup, si on peut parler de talent, c'est-à-dire de quelque chose qui leur vient relativement naturellement, je pense que c'est ça. C'est cette capacité mentale. Et du coup, elle est difficilement mesurable, exploitable. Et si tu veux, moi, tout le travail que j'essaie de faire en ce moment, c'est de me dire... Il y a une méthode, il y a la possibilité pour chacun d'entre nous, que ce soit sportif ou non sportif, d'aller optimiser l'aspect mental, d'avoir une capacité à explorer ses capacités internes, capacité à explorer son potentiel, qui est, by the way, absolument infini, le potentiel. Donc, c'est juste de se dire, j'ai la capacité d'aller taper dans une ressource qui est absolument illimitée.

SPEAKER_01

Si on considère que c'est bien plus qu'un levier marin à actionner pour arriver à de la performance c'est fou de voir à quel point c'est pas vraiment intégré pour beaucoup beaucoup de gens alors qu'à côté de ça tu vois si je pense au triathlon par exemple bon il y a des gens qui sont prêts à dépenser des milliers de dollars pour un gain marginal en l'occurrence quelques grammes sur un vélo qui fondamentalement fera peut-être pas autant la différence que quelques heures de coaching pour mieux comprendre ces croyances

SPEAKER_00

limitantes ah non mais c'est ça tu vois j'ai pas d'ailleurs j'ai pas complètement terminé à un point sur lequel j'avais dit que que j'interviendrai j'ai dit également qu'il ya une raison biologique chimique raison pour laquelle on abandonne et ça rien que ça si tu veux ce que se sont aperçus donc les chercheurs de la rave de stanford ça j'ai oublié fois que je vérifie mais en tout cas c'est en 2019 ils se sont aperçus que globalement il y avait une raison chimique pour laquelle on abandonne au delà des autres éléments dont j'ai parlé tout à l'heure on a lorsque le il ya une molécule qui s'appelle la norepinephrine c'est pas une molécule c'est un élément chimique et si ces molécules c'est pas normal c'est une molécule la norepinephrine et qui en gros permet au corps de se mettre en action et c'est par entrée en détail et lorsqu'on fait un effort prolongé que ce soit les forces sportives ou également un effort fort professionnel on va avoir ce système flight and fight qui se met en

SPEAKER_02

roue

SPEAKER_00

et on va avoir un norepinephrine qui va se développer elle est injectée en permanence pour qu'on soit en action le problème de ça c'est que on a dans notre cerveau on a découvert en fait qu'il y avait une partie du cerveau dont le job en gros c'était de contrôler le niveau de norepinephrine et lorsque le niveau de norepinephrine dépassait un certain seuil alors en gros tu avais une alerte qui hijackait le système conscient et qui en gros disait on arrête et qui te donnait en gros cet ordre d'arrêter et d'abandonner Alors ça, c'est absolument vachement important. Et en fait, c'est un neurotransmetteur, donc ça se passe vraiment au niveau du cerveau, au niveau de l'esprit. Et ce qui est intéressant à comprendre, c'est qu'il y a une molécule qui s'appelle la dopamine, qui est un neurotransmetteur également et qui permet justement, un des jobs de la dopamine, c'est de limiter le niveau de norepinephrine.

SPEAKER_01

D'accord.

SPEAKER_00

Donc, tout

SPEAKER_01

l'enjeu, ce serait d'augmenter la sécrétion de dopamine pour venir, enfin, je ne sais pas si j'extrapole un peu trop, mais pour venir contrer, en fait. C'est

SPEAKER_00

exactement ça. C'est ça, oui. Alors, comment est-ce qu'on déclenche la dopamine

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Il y a plein de méthodes pour ça, mais la dopamine, c'est quand, par exemple, on va atteindre un objectif. On va atteindre un objectif et là, on va avoir une décharge de dopamine vachement importante. C'est pour ça, d'ailleurs, que quand tu termines un Iron ou un semi Ironman alors que 5 minutes avant t'étais absolument mort à l'arraché tu passes la ligne d'arrivée, tu sautes dans tous les sens t'es capable d'aller high five à tout le monde après tu t'écroules mais t'as cette... c'est de l'adrénaline adrénaline, épinéphrine noradrénaline et norépinéphrine c'est la même chose, c'est juste des langages différents ok et ça ça se déclenche etc et tu as la dopamine qui vient complètement te donner une espèce de boost incroyable par rapport à ça et ce qui se passe c'est que ce dont se sont aperçus les chercheurs c'est que la dopamine n'était pas simplement sécrétée lorsqu'on atteignait un objectif mais également lorsqu'on envoyait un signal au cerveau qu'on atteignait on était sur la bonne voie qu'on atteignait qu'on arrivait à une étape importante sur cet objectif donc si on arrive à se conditionner mentalement via la façon dont on se parle via l'imagerie, via la visualisation via une préparation mentale de ce qui va se passer. Notamment, si tu es sur un arrière-demain, tu vas voir des stations tous les deux kilomètres. De se motiver sur la prochaine station. De faire en fait une étape mentale de dire, j'ai réussi, je suis là. De noter en soi tout ce qui va bien. J'ai la rythme cardiaque qui est bon. Je me sens bien par rapport à ça. J'ai fait une bonne course à pied, etc. De noter tous ces éléments-là qui montrent qu'on est en bonne voie, qu'on arrive à atteindre un certain nombre d'étapes, de milestones importantes, aussi petites qu'elles soient d'ailleurs, alors on a régulièrement une injection de dopamine et c'est pour ça qu'on arrive à atteindre ces objectifs. Donc

SPEAKER_01

l'enjeu, c'est de hijacker le cerveau en découpant l'objectif en micro-objectifs pour arriver à valider tous ces points de passage positifs.

SPEAKER_00

Exactement. Il y a plein d'éléments. Il n'y a rien de révolutionnaire dans le sens où on a tous fait ça sur des courses, tu sais, on se dit, allez, je

SPEAKER_01

me fous

SPEAKER_00

du prochain kilomètre. Mais maintenant, on a une explication neuroscientifique de la raison pour laquelle ça marche. Et ça, c'est quand même fondamental parce que, notamment dans mon travail, moi, de coach mental, où on est nous aussi, c'est qu'on peut vraiment arriver à déclencher des comportements et de travailler avec mes clients pour se dire, ok, on va analyser tout ce qui va nous permettre, par rapport à cet objectif-là qu'on se fixe, on va réussir, on va analyser tout ce qui va nous permettre de montrer qu'on est sur la bonne voie. Et il y a plein de paramètres. Ce n'est pas simplement sportif. Ça peut être mental, ça peut être physique, ça peut être plein de choses. Du coup, tu te donnes davantage de chances d'atteindre ton objectif. Et c'est pareil pour les sportifs de haut niveau.

SPEAKER_01

Ça me fait penser à, j'ouvre une petite parenthèse, mais ce que tu viens de dire, tu sais la notion de second souffle. Oui. Tu associerais ça avec ce que tu viens d'expliquer

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

100%. Le second souffle, pas toujours, mais clairement, le second souffle arrive dans ce truc-là. Tu te dis, à un moment, la partie mentale change. Ce qu'il faut voir également dans le second souffle, c'est qu'il y a une espèce d'adaptation à l'inconfort. donc dans un premier temps tu vas avoir des sensations d'inconfort etc t'es pas bon moi j'ai ça sur le vélo aussi des fois et à un moment les jambes vont mieux mais aussi parce que d'un point de vue mental t'as accepté cette douleur cette difficulté tu retrouves des bonnes sensations et à partir du moment où tu retrouves ces bonnes sensations tu rentres dans une boucle mentale positive qui fait que tu déclenches de la dopamine de la sérotonine également la sérotonine c'est plus associé à quand tu fais un câlin quelqu'un ou quand tu vas à manger quelque chose de bon c'est également associé aux choses extérieures mais c'est un effet relativement similaire en termes de bien-être on va dire et ouais donc tu as le second souffleur mais tu as ce phénomène là par exemple avec les équipes de foot des équipes de rugby on a tous vu ça à l'équipe elle est menée 3-0 15 minutes avant la fin du match le coach décide de changer un joueur et là avant qu'ils changent de joueur tout le monde est complètement sous terre dans l'équipe qui perd personne ne s'organise garde on sait plus quoi faire on se met en défense c'est la fin du monde on attend avec impatience la fin du match parce qu'on sait que ça va être compliqué et puis là qu'est-ce qui se passe on change un joueur et le joueur avec un différent état d'esprit il arrive à passer boum il met un but et là d'un coup tout change Parce que là, ce qui se passe, c'est que l'équipe qui était à 3-1 maintenant, se dit, oh, attends, on peut le faire, c'est possible. Et là, ils se disent, en fait, qu'ils sont en bonne voie. Ils se disent qu'ils sont en route pour l'objectif. Alors que l'équipe inverse se met à douter. Ils se disent, si ça se trouve, on ne peut

SPEAKER_02

plus. Et

SPEAKER_00

là, eux, ils ont une décharge de norepinephrine. Et à ce moment-là, ce qui se passe, c'est que tout le monde reprend du poil de la bête, et puis on marque un deuxième but, puis un troisième but, et puis on rentre dans les arrêts de jeu, et finalement, c'est cette équipe-là qui gagne. On a vu ça des milliers de

SPEAKER_02

fois.

SPEAKER_00

Et là, il n'y a rien physique. Fondamentalement, il n'y a absolument rien de physique qui rentre en jeu. C'est simplement la capacité, l'aspect mental qui d'un coup s'est mis à changer. C'est pour ça que le mental est important. On le voit, on le perçoit d'un point de vue sportif de haut niveau dans des matchs de foot ou n'importe quel match. Tu as fait du rugby, toi Loïc, tu as probablement eu ça dans un truc de rugby. À un moment, tu te dis je suis en train de me faire dévorer et puis à un moment, tu as fait un bon geste, tu ressens le truc et là, tu perds. Parce que d'un point de vue mental, tu as changé et tu as senti dans ton corps quelque chose qui se passait aussi ressenti une décharge qui fait que tu y crois et là tu gagnes et c'est fondamentalement ça qu'on peut arriver à développer aussi qu'on soit l'athlète de haut niveau ou pas qu'on ne soit pas un athlète du tout. Parce que combien de fois on est au bureau et puis on se dit, c'est bon, on est mort, laisse tomber, ça ne va pas se passer, je n'aurai pas la promotion, c'est l'autre qui va l'avoir, ou de toute façon, on n'aura pas ce client-là, c'est terminé, etc. On rentre dans cette boucle-là. Et arriver à comprendre ces mécanismes-là, d'arriver à comprendre que ce n'est pas simplement de la pensée positive, parce que ça, ça ne marche pas. Si tu perds, dis non, je gagne. Ton cerveau, il n'est pas... Ça ne marche pas. Mais d'arriver à comprendre à la fois les mécanismes neurologiques, chimiques, mais également les techniques mentales, pour arriver à développer toutes ces choses-là en soi, c'est absolument fondamental. Et c'est vrai que ça devrait être enseigné partout dans les écoles. Et c'est pour ça que je suis ravi de faire ton podcast parce que c'est une bonne façon de faire passer ces

SPEAKER_01

messages. Exactement. C'est l'objectif. Donc, très, très content. Écoute, on arrive sur ces bonnes paroles. On arrive déjà quasiment à la fin du podcast. C'était absolument passionnant d'échanger avec toi sur ce sujet. Je pense qu'on pourrait en parler... des heures et des heures encore mais peut-être avant qu'on se quitte pour quelqu'un qui serait intéressé encore une fois j'espère qu'après cet épisode il y aura des auditeurs qui voudront se lancer notamment dans la méditation on en a beaucoup parlé comme première étape sur le chemin de l'introspection quelles ressources tu recommanderais sans que ce soit forcément un accompagnement en coaching est-ce qu'il y a des livres des apps des films que tu aurais envie de partager

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui, il y a plein de choses. Comme je travaille à Hong Kong, j'ai beaucoup de ressources qui sont en anglais. J'ai développé, moi, sur mon website, on peut accéder à 21 jours de méditation qui sont structurés justement pour enseigner ce dont j'ai parlé.

SPEAKER_01

Oui, c'est vrai. C'est gratuit en

SPEAKER_00

plus. Non, ce n'est pas gratuit, mais ce n'est pas très cher. C'est vraiment très cher, pardon. Je crois que c'est 39 US dollars. Je ne sais pas ce que ça représente en euros, mais c'est peut-être 30 euros, un truc comme ça. Mais ça change vraiment fondamentalement. On voit des résultats absolument importants. Mais c'est en anglais. En même temps, quand je parle anglais, j'ai un doux accent français. Donc, en plus, ça vous permet que c'est plus pratique qu'un néo-zélandais. Mais autrement, il y a une app que je peux recommander pour Il y a plein de trucs. Il y a une app qui s'appelle Insight Timer. Insight, I-N-S-I-G-H-T, Timer, T-I-M-E-R, qui, je crois, a également des méditations en français. OK. Donc, mon conseil, c'est commencer simple. Cinq minutes, ça suffit. C'est... commencer par de la méditation guidée également les plus faciles ce sont toutes celles qui tournent autour de la conscience sur sa respiration l'observation de sa respiration C'est très simple. Et puis, quelques conseils sur la méditation. Déjà, un, n'oubliez pas que la méditation, c'est simplement l'art d'observer. Donc, même si à un moment, pendant la méditation, on se trouve en train d'engager avec ses pensées, de parler, de se parler, on se sent distrait, etc. Eh bien, félicitations, vous avez observé quelque chose dont c'est que la méditation. C'est un

SPEAKER_01

super conseil parce que bien souvent, en tout cas, moi, c'est l'impression que j'avais la méditation, c'est justement le vide total. Et en fait, c'est exactement comme l'exemple de l'éléphant rose que tu as expliqué tout à l'heure. Si tu penses à essayer de faire le vide total dans ton esprit, en fait, ça ne marche pas parce que tu es constamment en train de dire, je viens de penser à quelque chose. Non, mais attends, il faut que je fasse le vide. Oui, mais là, je suis en train de

SPEAKER_00

penser. Et puis, on va juste casser un tabou de toute façon. On a 70 000 pensées par jour, une par seconde.

SPEAKER_01

Alors, bonne chose pour ne pas penser. C'est

SPEAKER_00

clair. Donc, c'est vraiment de l'observation et puis le faire cool, ça me coûte. Surtout de ne pas avoir d'attente, mais simplement poser son intention, d'observer. Et surtout, c'est la régularité également. Il n'y a pas de magie. Ce n'est pas parce qu'on va faire une heure de méditation une fois par semaine que ça va fonctionner. Il vaut mieux faire pendant un mois, cinq minutes par jour et vous allez voir des résultats garantis.

SPEAKER_01

ok écoute merci beaucoup pour les conseils je mettrai aussi les liens de ton site de ton podcast Mind Your Brain en description de l'épisode je te remercie encore une fois pour ton temps c'était vraiment passionnant c'était génial de pouvoir échanger avec toi compte tenu de ton expérience et sans parler même de ton background académique et écoute tout le meilleur pour la suite pour ton activité de coaching pour le podcast je pense qu'on va rester en contact absolument et encore merci pour ton temps aujourd'hui

SPEAKER_00

merci Merci Loïc.

SPEAKER_01

Merci d'avoir écouté cet épisode du podcast Les Frappés jusqu'au bout. J'espère qu'il vous aura intéressé, même inspiré pour vos différents projets, qu'ils soient pros ou persos. Je vous invite à nous faire parvenir vos commentaires, vos feedbacks, vos suggestions d'invités également, directement par e-mail à contact.lesfrappés.com Et enfin, si vous souhaitez nous soutenir dans cette aventure, n'hésitez pas à nous laisser une note sur les différentes plateformes d'écoute que vous utilisez, ainsi qu'à commentaires. Et je vous dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode.

UNKNOWN

Ciao!