Le bergeon, c'est vraiment cette dualité entre le ski de fond où il faut savoir aller vite, aimer le goût du sang dans la bouche et puis accepter que les muscles se chargent en acide lactique, arriver au pâtir et vraiment totalement switcher d'état d'esprit, se calmer, gagner en lucidité pour faire le travail et basculer les cinq palettes.
UNKNOWNMusique
SPEAKER_00Salut
SPEAKER_01Marie-Laure
UNKNOWN!
SPEAKER_00Salut Loïc
UNKNOWN!
SPEAKER_00Bienvenue sur le podcast des Frappés, je suis très très heureux de t'accueillir, merci beaucoup pour ton temps, je sais que tu as une activité, tu es très très occupé, donc c'est super que tu aies pu te libérer pour partager un petit peu ton parcours, ton double parcours, puisque tu nous en diras plus, mais moi j'ai trouvé ça passionnant dans ton histoire, c'est que tu as été sportif de haut niveau, en biathlon, pour tout dire, et tu es aujourd'hui... aujourd'hui coach et tu te sers de cette expérience d'ancienne athlète dans ton activité d'accompagnement. C'est deux sujets qui me tiennent vraiment à cœur donc je suis ravi de t'avoir avec nous. Tu es notre premier invité qui a cette double casquette donc je suis curieux d'entendre ce que tu as à nous raconter mais j'en ai déjà trop dit donc peut-être que je te laisse te présenter, nous expliquer un peu quel a été ton parcours et ce que tu fais
SPEAKER_01aujourd'hui. Merci Loïc pour cette introduction Moi, je suis ravie de partager ce moment avec toi. Alors, c'est vrai que j'ai une double casquette puisque pendant 10 ans, j'ai été athlète de haut niveau. Donc, j'ai fait du biathlon. J'ai été double médaille olympique lors de ma première participation aux Jeux olympiques. C'était en 2010. Du coup, j'ai remporté une médaille de bronze sur la poursuite et une médaille d'argent par équipe sur le relais féminin. une double satisfaction et des joies tellement différentes parce que quand elles sont individuelles c'est une chose mais la joie partagée est d'autant plus forte et marque vraiment et puis j'ai mis un terme à ma carrière en 2014 c'était au jeu de Sochi donc c'est quelque chose que je n'avais pas prévu mais il se trouve que j'étais en burn-out donc ça faisait plusieurs années que j'avais des signaux de fatigue mais que j'ignorais parce que j'étais En fait, je pense que je n'avais pas la maturité nécessaire et le recul pour prendre mesure de la situation. Et comme je suis d'un tempérament optimiste, j'avais tendance à regarder ce qui fonctionnait bien. Et comme mon mental compensait le physique, j'arrivais encore à faire des performances et des podiums en étant sur entraînement. Donc voilà, ça a duré quelques temps jusqu'au moment où mon corps m'a dit stop. C'était sur le relais féminin. En fait, je me suis effondrée sur la piste et j'étais là cuire un civière et donc là en fait ce jour là c'était ma dernière course mais je ne le savais pas encore en tout cas je ne l'ai pas choisi ça c'est sûr et ce qui s'apparente du coup à un échec ou une sortie de piste en fait c'est vraiment le début de la seconde partie de ma vie puisque à partir de ce jour là j'ai entamé tout un processus déjà de compréhension pour identifier, conscientiser analyser ce qui m'avait permis d'atteindre le très haut niveau mais aussi quelles avaient été les limites, mes limites. et voilà et donc en fait c'est à partir de cette expérience là que j'ai pu construire la seconde partie de ma vie et puis chemin faisant j'ai vraiment pris conscience qu'on a tous en nous un potentiel de fou et ça voilà j'ai pu déjà l'expérimenter pendant ma carrière d'athlète parce que quand on fait du sport de haut niveau forcément on repousse les limites parfois un peu trop donc c'est ce que j'ai expérimenté aussi ça c'est le côté obscur et je me suis dit aussi que quand on n'est pas forcément bien accompagné ou en tout cas qu'on n'est pas au bon endroit au bon moment on n'est pas toujours apte à utiliser ce potentiel à l'activer et c'est comme ça que je me suis orientée vers l'accompagnement mental et donc j'ai suivi une formation à l'INSEP à l'Institut National du Sport à Paris cette formation a duré plus de deux ans et donc je me suis formée à l'accompagnement mental donc aujourd'hui je coache des athlètes, les staffs et aussi en entreprise, toutes les personnes qui ont des objectifs et qui ont à cœur d'allier performance et bien-être parce que pour moi c'est vraiment quelque chose qui doit aller ensemble parce que la performance à court terme elle est possible mais elle peut faire des dégâts alors que quand on est vraiment dans notre centre on peut être performant et durable et donc c'est vraiment cette notion de durabilité qui m'importe aujourd'hui quand j'accompagne des personnes
SPEAKER_00super intéressant donc tu fais quelque part ce qui t'aurait toi aidé à l'époque à rester dans la performance durable
SPEAKER_01ouais c'est ça en fait j'ai clairement identifié que certainement ma trajectoire aurait été autrement si j'avais été accompagnée Et ça, c'est une démarche personnelle, c'est une démarche que l'athlète doit avoir. C'est vrai qu'à ce moment-là, je n'avais pas forcément connaissance de ça. Et oui, il y a des psychologues, des préparateurs mentaux, mais ce n'est pas toujours perçu d'un bon oeil. Et c'est vrai qu'aujourd'hui, l'accompagnement tel que je le pratique, c'est vraiment l'accompagnement parce que ça prend la personne dans sa globalité, dans sa systémie. Ce qui permet, par le biais du questionnement, donc je ne fais pas du conseil, j'aide vraiment la personne à faire émerger ses ressources, ses propres ressources, à mettre en conscience ses talents, ses savoir-faire, ce qu'elle fait de bien. Parce qu'on fait tous plein de choses très bien, on les répète, mais on n'en a pas toujours bien conscience. Et le fait de le remonter à la surface de la conscience, ça permet, dans des situations d'enjeux soumis à la pression, de pouvoir être au contact de ces ressources là beaucoup plus facilement et donc oui je fais ce métier parce que je pense que ça m'aurait été utile à un moment et surtout parce que je me dis que c'est dommage en fait d'avoir du talent et vraiment il y a tout le monde nous tous on a du talent mais on le sait pas toujours et donc je trouve ça dommage de voilà peut-être d'être un peu à côté de ses pompes une partie de sa vie quoi c'est ce qui me motive en tout cas dans cette pratique
SPEAKER_00là c'est c'est fou ce que tu dis sur... Je ne sais pas si ça a changé, je ne sais pas ce que tu en penses, si c'est propre au biathlon, mais quand tu dis que ce n'était pas forcément vu d'un bon oeil, l'accompagnement par des préparateurs mentaux, des psychologues, c'est quand même fou parce qu'on parle de haut niveau. Tu as juste mentionné tes deux médailles olympiques, sans doute par humilité, mais tu as quand même 24 podiums par équipe en Coupe du Monde, tu as fait 10 podiums individuels en Coupe du Monde aussi, 9 médailles sur des champions du monde pendant trois ans tu étais la meilleure la meilleure tireuse hommes et femmes confondus donc enfin on parle vraiment de très très haut niveau et pour autant il ya toute une facette qui est juste indéniable du haut niveau qui est le mental et le bien-être sur lequel sur lequel visiblement enfin il ya des choses qui pouvaient qui pourrait changer et c'est hyper intéressant de voir qu'on en est on est toujours là tu vois c'est à dire on pense quand tu parles de haut niveau quand on on parle de niveau en général on pense préparation physique il faut se mettre dans le rouge il faut se mettre dans le dur voilà on parle un peu de mental mais il n'y a pas forcément cette notion de bien-être
SPEAKER_01ouais c'est vrai que bon les choses bougent et puis ça dépend vraiment aussi des disciplines des sports alors c'est vrai que la plupart du temps on met vraiment le paquet sur la préparation physique et puis en fait le développement des habilités mentales c'est quelque chose qui passe au second plan sauf dans certaines équipes où vraiment il y a cette envie d'aller activer ce levier là parce que la réalité c'est qu'on se rend compte que le levier physique il est déjà bien activé le levier matériel technologie c'est pareil et donc Pour beaucoup, aujourd'hui, la différence, elle va aller aussi se chercher sur cette sphère mentale. Et moi, c'est vrai que le biathlon, c'est clairement un sport qui nécessite d'avoir une bonne conscience de ses propres schémas mentaux. Parce qu'arriver au pas de tir, c'est pas le... le bouger effectué par la fréquence cardiaque sur la carabine qui fait que c'est difficile ce qui est dur c'est toutes les pensées parasites qui arrivent en moins de quelques secondes et donc finalement qu'est-ce qui a fait que pendant des années comme tu l'as mentionné j'ai été la meilleure tireuse du circuit homme et femme c'est parce qu'en fait j'avais développé des schémas mentaux qui fonctionnaient notamment sur le tir mais de façon totalement spontanée et intuitive et Et donc, c'est assez drôle parce qu'après, j'ai pris du recul et vraiment de la hauteur et j'ai essayé de comprendre tous mes mécanismes de performance. Je me suis rendu compte qu'il y avait beaucoup de choses finalement que l'imagerie mentale, tout ça, c'est des choses que j'avais mis en place comme ça, de façon totalement empirique. Et ça, bien optimisé, bien travaillé, c'est clair que ça permet d'optimiser aussi la performance.
SPEAKER_00c'est dingue que tu aies fait ça
SPEAKER_01intuitivement ouais bah après c'est ce qui fait aujourd'hui que lorsque j'accompagne des athlètes mais aussi en entreprise bah j'ai je comprends assez rapidement de quoi il s'agit parce que j'ai été aussi traversée par ces expériences là après toute expérience est vraiment propre à chacun on est tous singuliers mais n'empêche qu'il y a un vocabulaire commun et oui ça me permet de une meilleure compréhension des enjeux.
SPEAKER_00tu sais tu me fais penser à une conversation que j'ai eu avec aussi un ancien sportif de haut niveau mais lui en triathlon Olivier Courret qui est coach qui est maintenant coach mental et hypnothérapeute à Hong Kong et il se concentre en fait lui sa niche si tu veux c'est vraiment c'est ça c'est débloquer le potentiel de ses clients en travaillant sur les schémas mentaux et c'est juste fou parce que il expliquait qu'il y a des changements, mais qui sont hallucinants, que des athlètes en termes d'âge, qu'on pourrait considérer comme étant en fin de carrière, en fait, arrivent à faire, tu vois, c'est-à-dire des gains de performance complètement dingues, simplement parce qu'ils se rendent compte qu'en fait, ils avaient des croyances limitantes, des blocages, des pensées parasites, et c'est juste fou de voir, comme tu dis, que tous ces athlètes qui sont à un niveau, physiquement, je connais très peu le biathlon, enfin, j'en ai jamais fait, mais si je vois le judo tu vois physiquement tout le monde est plus ou moins au même niveau mais c'est sur le mental que la différence enfin le mental oui l'écologie le mental on appelle ça un peu différemment mais cet aspect entre autres de visualisation d'alignement qui fait vraiment la différence donc c'est marrant de t'entendre dire la même chose que ce cher Olivier
SPEAKER_01que je salue d'ailleurs ouais bah c'est vrai que c'est c'est quelque chose qu'on a peut-être laissé un peu au placard parce que ça fait peur ou parce qu'il y a aussi je pense des coachs qui ont un peu eu des comportements de gourou et donc forcément ça laisse des séquelles moi je dis ça parce que ça m'arrive parfois d'avoir des athlètes qui viennent me voir et en fait qui ont eu une mauvaise expérience ou d'autres qui viennent pas me voir parce qu'ils ont déjà eu une mauvaise expérience et en fait voilà ils ont catalogué quoi et l'idée c'est ça en fait c'est de dire bon maintenant en fait on est là pour amener les personnes vers l'autonomie et ça c'est vraiment moi un point qui me tient à coeur c'est pour ça que je dis je fais pas du conseil au contraire je suis là pour questionner pour faire cheminer et que du coup il y ait une émergence d'une meilleure compréhension de soi-même en fait c'est juste ça et c'est vrai pour qu'on prépare un objectif mais parfois juste dans certaines périodes et là ce qui me vient c'est au premier confinement typiquement la veille du confinement le dernier à tête que j'ai eu en séance en présentiel on a travaillé justement l'état d'esprit dans lequel il voulait être pendant le confinement confinement. et ce qui fait que parce que c'est vrai que c'était quand même compliqué pour ces athlètes là c'était un cycliste pro donc il faut avoir une bonne gestion sur des phases comme ça et le fait qu'on allait travailler ensemble qu'il ait pu mettre des mots et des concepts c'est vrai que ça l'a aidé à bien passer cette phase et même à l'optimiser et à faire en sorte que qu'il y ait de la progression et des choses mises en place sur cette période là et finalement c'est celui qui en tout cas un de ceux qui ont bien négocié cette période et qui à la sortie ont pu faire une saison une très bonne saison malgré le contexte compliqué et aléatoire moi je ne suis pas magicienne je suis juste là en support et on a tous besoin d'avoir quelqu'un qui se pose là comme un miroir et aujourd'hui c'est ce que je pense faire en tout cas avec les personnes que je coache
SPEAKER_00Génial. Oui, c'est clair que j'imagine qu'être sportif de haut niveau et avoir l'opportunité d'être coaché par une ancienne sportive de haut niveau qui, en plus, a pu développer ses propres outils alors qu'elle était encore en activité sportive, ce n'est pas forcément donné à tout le monde. Je ne sais pas, d'ailleurs, tu connais d'anciens decks sportifs, sportifs de haut niveau qui ont fait une reconversion similaire à la
SPEAKER_01tienne
UNKNOWN?
SPEAKER_01Alors, il y en a un, oui, qui... qui se sont reconversés dans le coaching. Finalement, il y en a beaucoup. Après... ce dont je suis certaine c'est que pour ma part j'ai vraiment fait le job dans le sens où et ça c'est vraiment important pour moi c'est que je suis pas l'ancienne athlète qui qui distribue des bons conseils ou la bonne parole et je dis ça parce qu'en fait j'ai vraiment fait le job et quand je dis ça c'est oui je suis passée par la thérapie je continue mon développement personnel je suis supervisée le superviseur c'est le coach des coachs c'est pour m'assurer que ma pratique elle est éthique que quand j'ai des cas qui me posent conscience je peux m'en référer à mon superviseur il y a toute cette démarche plus globale qui aujourd'hui me permet d'avoir une pratique qui est cohérente et qui est vraiment éthique Et pour moi, ça, c'est important parce que si je n'avais pas fait ce cheminement-là, en fait, ça serait Marie-Laure l'athlète qui fait de la projection... au travers de la personne qui est en face. Et là, c'est là où c'est compliqué parce que faire de la projection, ça voudrait dire que je pars du poste-là, que la personne que j'ai en face, que je coache, elle est comme moi. Mais non, on est tous singuliers. Donc, ce qui me correspondait quand j'étais athlète ne correspondra pas forcément à la personne à qui je m'adresse. Et donc, oui, il y a beaucoup de personnes qui font de la préparation mentale, du coaching, sur des formations qui sont clairement très bien, qui sont certes et tout ça, mais qui sont peut-être moins rigoureuses sur le développement personnel des coachs. Pour moi, c'est ce qui fait aussi la différence. Et quand je parlais tout à l'heure de coach un peu gourou, c'est ce genre de personnes qui se retrouvent et qui pensent qu'ils vont tout révolutionner. Non, la réalité, c'est que moi, je dis toujours à mes coachés, je m'engage à donner le maximum, mais déjà, on n'a aucun... aucune obligation de résultat, parce qu'en fait, je sais pas comment la personne, elle va, elle, cheminer, se mettre au travail, et puis voilà, moi, je fais mon possible, mais après, c'est une grosse partie, c'est l'autre qui doit faire le chemin, quoi, donc... donc
SPEAKER_00voilà ouais c'est super intéressant parce que sur cette partie coach, gourou le fait d'être quelque part ce que t'as fait c'est ça te permet aujourd'hui d'avoir une crédibilité d'avoir une espèce de structure c'est pas toi dans ton coin qui t'es lancé en coaching t'es passé par de la formation tu disais que ça a duré deux ans
SPEAKER_01et je continue à me former c'est justement le formateur avec qui j'étais la semaine passée, nous a dit qu'en fait, c'est un enseignant qui arrêterait de... d'étudier ou de progresser, ne devrait pas avoir le droit d'enseigner. Et c'est pareil pour un coach. En fait, un coach ou en tout cas un thérapeute qui est là à accompagner les personnes, si lui-même arrête d'évoluer, ce n'est pas clean. Donc, je continue en permanence à me former parce que c'est riche et ça permet... Alors, je n'ai pas envie de me perdre dans les outils, mais c'est toujours intéressant dans cette formation d'être avec d'autres personnes. Ça permet de croiser aussi les pratiques et c'est toujours chouette de pouvoir... avoir ces moments de réflexion et d'évolution.
SPEAKER_00Et si je ne me trompe pas, ta formation, là, c'est pour ouvrir une petite parenthèse pour ceux à qui ça parle dans l'univers du coaching, c'est une certification accréditée ICF,
SPEAKER_01c'est ça
UNKNOWN?
SPEAKER_01Alors là, c'est... Moi, la formation que j'ai faite, c'est l'executive master accompagnateur des acteurs du sport de haut niveau. Donc, elle n'est pas... Il ne me semble pas qu'elle soit accréditée. Alors là, tu vois, déjà, quand je te dis ça, ça montre mon niveau... moi je me fous un peu je sais que pour certains c'est très important tout ce qui est certifiant et tout ça et moi je me rends compte que c'est plutôt moi ce qui m'importe c'est la qualité de la formation et des intervenants et voilà donc là tu vois par exemple je viens d'être certifiée en clean language donc ça c'est une formation qui est reconnue en France donc c'est une méthode de symbolisation enfin on pourra rentrer dans le détail plus tard mais donc là tu vois je viens de terminer donc si tu veux dans ma formation initiale à l'INSEP j'avais commencé c'est comme si j'avais l'équivalent des deux premiers niveaux et puis derrière j'ai continué 3 niveaux pour pouvoir être certifié donc voilà la formation que j'ai suivie en fait elle donne une base sur le courant de la PNL programmation neuro-linguistique et aussi des bases du CLEAN Alors après, on voit aussi d'autres outils. Mais par contre, derrière, moi, j'ai choisi de pouvoir développer certaines méthodes qui me parlent et que je trouve
SPEAKER_00efficaces.
UNKNOWNOK. OK.
SPEAKER_00Top, ouais, c'est intéressant cette image du prof qui arrêterait de se former, qui continuerait d'enseigner. C'est vrai que c'est un peu, ouais, ça paraîtrait un peu bizarre. Ok. Écoute, si ça te va, je te propose qu'on rentre peut-être, on a déjà un peu pas mal parlé de coaching, qu'on rentre peut-être un peu dans le détail, un peu plus dans le détail sur le biathlon, donc cette première casquette que tu as eue. Et et notamment sur le rôle du mental, puisque tu disais que c'est quelque chose avec du recul maintenant qui, toi, était ta force. Peut-être que tu pourrais nous dire quels sont, à tes yeux, les enjeux du biathlon, au-delà de l'aspect physique, c'est quoi les aspects compliqués de ce sport, ou en tout cas, sur lesquels tu as pu faire la différence, notamment sur la partie
SPEAKER_01mentale
UNKNOWN?
SPEAKER_01Déjà, le premier point qui me vient, c'est que le biathlon, c'est un sport... dans le sens où ils se pratiquent uniquement l'hiver. Et donc, ça veut dire aussi que la préparation est longue puisqu'on s'entraîne 7 à 8 mois pour 4 mois de compétition. Et c'est dans ce premier aspect que le mental entre en jeu parce que toute la phase de préparation, donc c'est 8 mois, c'est de mai, avril-mai jusqu'à fin novembre à peu près. toute cette phase là c'est long parce que c'est là où on fait le plus gros volume d'entraînement pour pouvoir justement être en capacité d'encaisser les successions de courses l'hiver puisque le programme est très chargé et dense l'hiver puisqu'en Coupe du Monde On court trois jours par semaine pendant trois semaines consécutives, donc c'est quand même bien intense. Et donc, la phase de préparation est hyper importante. Et c'est vrai que déjà à ce moment-là, c'est important d'avoir notre mental comme allié parce que les derniers mois de préparation, c'est long dans le sens où on a tout fait, en tout cas, du mieux qu'on pouvait en général. Mais parfois, il y a eu des blessures au travers ou des imprévus. Et là, On ne sait jamais, même s'il y a des petits chronos qui sont faits, on ne sait pas où c'est qu'on en est dans notre forme physique. C'est difficile de se jauger. Et ça, c'est compliqué parce qu'il faut quand même garder une forme de foi et d'envie. L'envie, en général, elle est là. Pour ma part, ce n'était pas un souci. J'avais toujours envie d'aller m'entraîner. Mais c'est de garder confiance dans le travail qui a été effectué. et le pire ça serait de tout remettre en question dans la dernière ligne droite donc ça c'est
SPEAKER_00vraiment le premier
SPEAKER_01enjeu du côté
SPEAKER_00du mental parce que c'est vrai que du coup tu peux pas pardon excuse moi je te coupe mais sur ce point c'est super intéressant parce que tu peux pas vraiment au delà des chronos mais bon je sais pas s'ils veulent dire grand chose parce que vous vous entraînez tous dans des conditions différentes sur ces 8 mois donc ça veut dire que t'as aucun moyen vraiment de savoir avec précision comment tu te situes par rapport à tes compétitions principal sur le reste du circuit
UNKNOWN?
SPEAKER_01Oui, c'est ça. C'est hyper compliqué. Parfois, on a des compétitions, notamment en Norvège l'été, qui réunissent les top athlètes mondiaux. Mais ça reste sur du ski roux, des formats bien particuliers. Et donc, on arrive comme ça en début de saison. Et c'est vrai qu'on a à la fois envie d'enfiler ce dossard, mais il y a toujours cette petite crainte. Il y a besoin d'aller se rassurer. Donc ça, c'est le premier point. Et puis, le second point, c'est sur la notion du tir. Puisque le biais jaune, c'est vraiment cette dualité entre le ski de fond où il faut savoir aller vite, avoir... aimer le goût du sang dans la bouche et puis accepter que les muscles se chargent en acide lactique et puis arriver au pâtir et vraiment totalement switcher d'état d'esprit parce qu'en moins de 30 secondes il faut arriver à se calmer, gagner en lucidité pour faire le travail et basculer les 5 palettes donc L'enjeu, il est à ce moment-là d'arriver à passer d'un fondeur, quelqu'un qui est à fond sur ses skis, qui joue le chrono, à une personne calme et lucide. Parce que le chrono, lui, continue de tourner et pourtant, il faut arriver à faire le vide pour se focaliser sur la manière. Et quand je dis la manière, pour moi, c'est ce qui fait la différence sur le pas de tir. Entre un à tête qui reste focalisé sur ce qu'il a à faire, techniquement, donc c'est 2-3 points techniques qui lui permettent de basculer les 5 balles. Enfin, les 5 palettes. Et puis, celui qui se laisserait embarquer par son mental. Parce que quand on arrive au pas de tir, notamment sur des courses où... comme la poursuite, la mastarte, où on voit en temps réel ce qui est en train de se passer et où est-ce qu'on se situe dans la course, là, en fait, l'ego fait que, d'un coup, on arrive à faire tous les schémas de course possibles et inimaginables en quelques secondes. Et en fait, le risque, c'est de s'embarquer, de se laisser embarquer là-dedans et de passer totalement à travers le sentier. Et du coup, c'est là où, quand je parlais de... Pour moi, le mental, c'est lié avec l'humilité. C'est cette capacité à... à faire le reset avant chaque course, de revenir sur les fondamentaux. Et pour moi, les fondamentaux, c'est une fois que tu t'es entraîné, voilà, mille fois, dix mille fois, enfin, maintes et maintes fois, parce que la répétition permet l'intégration. Donc, c'est vraiment par la répétition que l'intégration de nouvelles compétences est possible. Une fois que tu as fait ça l'entraînement, l'enjeu, il est de faire juste ce que tu sais faire. Et c'est souvent ce que je dis euh aux athlètes que je coache, c'est en fait... Ça sert à rien de vouloir surjouer. Surjouer, ça sert à rien, mais fais au moins juste ce que tu sais faire. Mais faire moins, c'est pas pour non plus. Et pour faire ça, il faut déjà avoir conscience de ce que tu fais de bien. Et donc, c'est concrètement, techniquement, qu'est-ce que tu mets en place
UNKNOWN?
SPEAKER_01Moi, sur le tir, je me concentrais sur 2-3 points. Ma visée, c'est avec mon oeil que je vais... aller chercher la cible après je le synchronise à ma respiration et à mon lâcher le lâcher donc c'est le doigt et en fait de en permanence répéter ces gestes là et de uniquement me focaliser sur ça ça me permettait d'être dans le bon tempo et de chaque balle faire le job Et la difficulté, elle est là parce que, tu vois, si tu regardes le biathlon, tu vois souvent même des super athlètes, des top athlètes qui, d'un coup, se mettent un passage à vide sur le pas de tir. Mais parce qu'à ce moment-là, il y a un truc qui ne s'est pas connecté, quoi. Et voilà, pour moi, en tout cas, c'est ma vision et je ne tiens pas la vérité. Mais à mon sens... Ce qui te permet de mettre les balles au fond de la cible, c'est vraiment de rester concentré sur l'exécution. Et c'est la même chose en entreprise, c'est la même chose dans d'autres sports. Et à un moment, ce n'est pas le fait de penser au budget que tu dois atteindre qui va te permettre de le réaliser. Non, c'est entre-temps, qu'est-ce que tu fais en fait
UNKNOWN?
SPEAKER_01Et concrètement, au quotidien, qu'est-ce que tu vas mettre en place pour garder ce cap-là
UNKNOWN?
SPEAKER_01Et donc, c'est vraiment cette idée, oui, on regardera le résultat après coup. et ça c'est le plus dur parce que l'ego on est tous pour le coup on est tous similaires sur ce point de vue là sauf les sages qui ont dépassé ce stade là mais en fait notre ego vient en permanence essayer de nous perturber
SPEAKER_00Alors justement, tu parlais tout à l'heure des outils que tu avais développés intuitivement. C'était quoi exactement ces outils
UNKNOWN?
SPEAKER_00Parce que c'est vrai que ça paraît… Ce n'est pas que ça paraît facile, mais tu vois, quand on dit… Ce que tu viens de nous expliquer, rester concentré sur l'objectif et ne pas se laisser parasiter par des pensées. Je t'imagine, toi, aux Jeux Olympiques, avec la pression, les caméras, les années d'entraînement, etc., Je suppose que les tentations sont fortes de penser à autre chose quand tu arrives sur le pas de tir. Comment tu
SPEAKER_01faisais pour vraiment rester… Ah oui
UNKNOWN?
SPEAKER_01Non, justement, tu vois, quand je… Alors, il se trouve que la poursuite des Jeux Olympiques, je fais le 20 sur 20. Mais je savais, en fait, je savais que je n'avais pas le choix et qu'il fallait que je fasse le 20 si je voulais monter sur la boîte. Donc, si tu veux, là, j'étais partie sixième parce qu'au sprint, j'avais terminé sixième. Donc, là, je savais que je… Il fallait le vin, tu vois. Et donc... Alors moi, déjà, j'avais une stratégie de veille de course où je visualisais, bien évidemment, les parties de la piste qui étaient primordiales, là où j'allais pouvoir aller chercher des secondes ou en tout cas ne pas en perdre, là où j'allais pouvoir me récupérer. Donc voilà, ça, c'est quelque chose que je faisais. Mais surtout, je visualisais mes tirs. Donc en fait, je visualisais comme si j'étais en train de tirer. Je ne me voyais pas en métaphysique, tu vois, j'étais vraiment en moi et je voyais tous les gestes, mon arrivée au pas de tir, regarder le petit drapeau, le fagnon qui indique la force du vent. Tu vois, j'imaginais tout ça et je me voyais distiller mes balles, une balle après l'autre. Et en fait, je visualisais, à ce moment-là, j'envoyais la bonne info à mon cerveau dans le sens où je faisais les bons gestes et je voyais les palettes basculer. Et donc, si je faisais un sprint le lendemain, je visualisais mes 5 balles couchées, 5 balles debout et la même chose pour les autres courses. Et par contre, si je me laissais embarquer par mon mental et que, admettons, je visualisais une mauvaise cible, et bien là, je reprenais tout le processus du début parce que j'avais compris qu'en fait, la pensée est créatrice c'est qu'il fallait donner la bonne info au cerveau et donc déjà comme ça en fait je me mettais dans le bon état d'esprit et par contre ce qui faisait la différence le jour de la course c'est que j'avais une telle volonté que j'arrivais à rester là-dedans malgré l'enjeu et tout Et pour moi, c'est vraiment là-dedans que la diff est faite. Quand je parle avec des biathlètes, c'est ce que je leur dis. Je leur dis, en fait, c'est pas facile. À la fois, c'est pas difficile parce que techniquement, arrivé à un certain niveau, tout le monde s'est tiré. Mais par contre, les balles, elles vont pas tomber toutes seules. Et donc, il faut vraiment se battre. Et moi, je me mettais dans l'état d'esprit d'une guerrière. Je lâche rien. Et je savais que c'était intense mentalement. C'était 20-30 secondes sur un tir, mais qu'il fallait que je sois... tout là quoi et donc ça c'est quelque chose que j'ai cultivé à chaque séance d'entraînement et ce qui m'a permis de pouvoir assez rapidement euh le mettre en place là où d'autres en fait psychotent et tu vois c'est le terme qu'on utilise en vietnam c'est en fait oui j'ai psychoté bah oui en fait en fait c'est quand tu commences à tout remettre en question alors que t'as un truc qui est assez basique à faire et qu'il faut juste le faire mais vu que c'est juste ça à faire bah c'est ça qui devient compliqué quoi et donc ça fait un sport où parfois tu te tortures l'esprit quoi et moi j'ai eu la chance de comprendre ça assez rapidement parce que dans mes premières années et bah il y a un hiver où toutes les séances je mettais les balles je ratais très peu de balles à l'entraînement et arrivé en course je passais à côté et je me suis dit non mais attends et ça ça m'a vraiment aidé à comprendre qu'il y avait un truc à développer et plutôt que de partir dans la cogitation et de tout remettre en question ça je pense que ça a été une force à ce moment là je suis pas rentrée dans ce jeu là à me dire je vais tout remettre en question mais je me suis dit non en fait c'est juste qu'il faut que tu te bottes les fesses et donc j'ai cranté mentalement sur les courses et après j'ai validé que oui c'était cette attitude là qu'il fallait avoir donc oui ça par contre quand tu fais 3 courses par semaine ça demande un gros engagement mental parce que ça coûte vraiment ça coûte énergétiquement de se concentrer à ce point
SPEAKER_00là sur ta médaille individuelle t'avais fait le même exercice de visualisation t'as eu ce que tu
SPEAKER_01visais en fait il y avait un jours de repos entre les deux compétitions et je me souviens que ce jour là j'avais, je me souviens que j'étais dans ma bulle, enfin je me souviens à peu près de tout ce que j'avais fait cette journée là quoi et donc tu vois j'avais dû aller faire un petit footing, après j'étais pas allée tirer tu vois entre les deux courses parce que j'avais besoin moi de fraîcheur mentale et par contre j'avais fait du home trainer en regardant le film de Patrick Biero sur le fil des 4000 et de parce que j'avais besoin de m'évader et moi la montagne c'est un truc qui m'a toujours animée et donc de voir ça je crois que ça m'a donné de la force et après ce même jour j'ai fait beaucoup de visualisations je connaissais la piste par coeur je savais où c'est que ça allait se jouer et le tir de toute façon je savais qu'il fallait que je fasse 20 donc si tu veux j'ai visualisé et ce qui est drôle c'est que le à quelques minutes du départ donc j'étais dans l'air de départ et je me revois baillée tu vois en fait j'étais totalement décontractée mais en fait ça m'a surpris parce que moi j'étais d'une nature très anxieuse tu vois et stressée donc j'étais plutôt des athlètes qui ont la boule au ventre limite à en vomir dans l'air de départ quoi et ce jour là ben non j'étais totalement détendue et je m'en souviens parce que ça m'a marqué je trouvais ça étrange et avec du recul en fait c'est juste que j'étais je pense que j'étais un état de flot quoi j'étais vraiment dans mon
SPEAKER_02truc
SPEAKER_01et c'est une des rares fois parce que c'est quelque chose que tu contactes pas souvent malheureusement mais c'est cet état où tout est limpide tout est à sa place et au bon ordre et en fait j'ai fait je suis partie dans cet état d'esprit là et derrière ça a déroulé quoi
SPEAKER_00C'est passionnant. C'est passionnant de voir la puissance quelque part de la visualisation. J'en ai déjà parlé, mais ça me refait penser à nouveau à ce que nous disait Olivier sur un épisode précédent où il expliquait que c'est certainement lié au fait que le cerveau ne fait pas la différence entre la réalité et nos pensées. c'est juste fou de t'entendre dire surtout le fait de bailler au départ sur un événement olympique pour quelqu'un qui à la base est anxieux c'est fabuleux
SPEAKER_01c'est que j'étais totalement détendue et prête à aller à la bataille mais tu vois cette histoire qu'il n'y a pas de différence entre ce qu'on imagine et ce qu'on vit ça me fait penser dans la manière dont je coach en fait j'utilise des outils enfin c'est pas des outils pour le coup c'est des méthodes d'accompagnement de questionnement qui permettent de passer du réflexif du cognitif donc plutôt de l'analyse au corporel et tu vois si je te parle d'une situation ressource c'est une situation dans laquelle que tu as déjà vécu et où tu t'es senti bien confiant serein tu vois certainement il y a des situations comme ça qui se détachent d'autres parce qu'elles étaient vraiment puissantes tu vois en allant les questionner donc tu parles plutôt de quelque chose qui est réflexif on parle d'une analyse et de questionner d'aller un peu plus dans le détail et de décortiquer fortiquer cet instant-là. En fait, tu vas te rendre compte déjà de ce qui t'anime, ce que tu fais, quelles sont à ce moment-là tes compétences, tes croyances et tout ça. Donc en fait, petit à petit, ça redescend dans le corps et il y a des sensations après qui viennent. Tu vois, si je te dis quand tu es stressé ou anxieux, Où est-ce que ça se manifeste dans ton corps
UNKNOWN?
SPEAKER_01Ça, tu saurais le dire. Par contre, tu ne sais pas forcément dire quand tu es confiant et serein, ça se manifeste où
UNKNOWN?
SPEAKER_01Qu'est-ce qui se passe pour ça
UNKNOWN?
SPEAKER_01Et du coup, d'aller revisiter ces expériences-là, tu réimprimes dans ton corps cet état ressource. Et après, par... la symbolisation. Donc, tu vois, il y a des choses après qui émanent. Et donc, tu peux le symboliser à travers un dessin, par exemple. Et ça, c'est quelque chose qui te sert d'ancrage. Après, derrière, à force de recontacter cet état-là, finalement, tu viens programmer quelque chose qui fonctionne pour toi. Et le simple fait de faire ça, souvent, ça suffit pour aller désinstaller le logiciel qui est désuété ou qui ne te convient pas.
SPEAKER_00On rentre un peu plus dans le détail du coaching, mais je trouve ça juste passionnant et j'avais commencé à en faire un tout petit peu avant d'arrêter le haut niveau pour mes études en judo. Est-ce que toi, tu en avais des ancrages
UNKNOWN?
SPEAKER_00Nous, on nous avait suggéré de commencer à réfléchir à des ancrages physiques, donc se toucher une partie du bras, par exemple, ou le fait d'entrer sur le tatami en mettant toujours le même pied d'abord tu vois ce genre de choses t'avais déjà toi ce genre d'outils quand t'étais sur le circuit
UNKNOWN?
SPEAKER_01moi j'avais en fait au moment où j'arrivais sur le pas de tir c'est des choses que je décidais la veille où je me disais je vais switcher à tel endroit parce que selon le profil de la piste et du pas de tir je me disais là en gros je vais basculer en mode tireuse donc soit c'était plutôt un repère visuel mais il y avait Derrière, je l'activais avec des mots que je me disais et qui me permettaient d'être dans le bon état d'esprit. Donc, je dirais que moi... À voix haute
UNKNOWN?
SPEAKER_01Non, dans ma tête, mais ça suffisait. Et ouais, en fait, moi, je pense que mes ancrages, ils étaient plus verbaux.
SPEAKER_00si tu regardes maintenant avec du recul le parcours d'un Martin Fourcade tu vois qui reste au plus haut enfin qui est resté pendant je sais même plus combien de décennies au plus haut du plus haut niveau et je crois que tu l'as côtoyé ou en tout cas peut-être son frère je crois en compétition ou t'es rentré à fond remu en même temps que lui non
UNKNOWN?
SPEAKER_00en même temps
SPEAKER_01que Martin Martin ouais je le connais
SPEAKER_00bien tu dirais que c'est aussi le mental qui fait la différence pour quelqu'un comme
SPEAKER_01lui
UNKNOWN?
SPEAKER_01Dans
SPEAKER_00la durabilité, justement.
SPEAKER_01Pour casser le mythe, Martin, quand il était jeune, il avait vraiment un mental de chips. Je m'amuse, je peux le dire maintenant parce qu'il a prouvé que ça va, il a su évoluer. C'est vrai que oui, quand il était jeune, c'est quelqu'un qui, si la course a commencé mal, en général, ça n'allait pas à 100 ans. Puis il y a un moment où dans sa carrière, il y a quelque chose qui s'est passé et je pense que vraiment il a décidé qu'il voulait faire du haut niveau et à partir de ce moment là il a tout mis en place pour que ça arrive et faire ce qu'il a fait Avec la concurrence qu'il y avait. Parce que ce n'est pas comme s'il était seul. Il a toujours eu de la concurrence pendant toute sa carrière. Pas toujours les mêmes. Mais il a toujours eu des concurrents bien sévères. Et lui, ce qu'il a fait, c'est grâce au mental. Physiquement, c'est sûr, il était super fort. Mais arriver... à garder cette qualité pendant autant d'années c'est vraiment exceptionnel et sur ça je pense que lui ça serait intéressant de le questionner sur ça parce que je pense qu'il a réussi à trouver des ressources mais seul parce que Martin c'est le genre de gars qui fait tout tout seul et du coup je pense qu'il a réussi à mobiliser ses ressources d'une façon assez incroyable
SPEAKER_00Intéressant. J'imagine qu'à ce niveau-là aussi longtemps, c'est ce que tu disais quand on a commencé la conversation, en termes de durabilité, c'est compliqué de s'appuyer que sur le physique. Qui sait
UNKNOWN?
SPEAKER_00On va rêver, imaginons qu'un jour on est Martin Fourcade, on lui demandera ça. Cool
UNKNOWN!
SPEAKER_00Écoute, merci beaucoup pour toutes ces explications sur cette casquette de biathlète que tu as eue pendant un peu plus de dix ans. Si on te laisse enfiler la suivante, celle de coach et accompagnatrice, je serais curieux de savoir, est-ce qu'il y a une thématique en particulier dans tous les accompagnements que tu fais et les conférences que tu donnes
UNKNOWN?
SPEAKER_00Est-ce qu'il y a une thématique qui est ta thématique de cœur
UNKNOWN?
SPEAKER_01Alors, je dirais, ça dépend... à quel public je m'adresse. En ce moment, ce qui éveille ma curiosité et mon envie, c'est la notion d'écologie personnelle. Parce que... Je pense que ça s'applique vraiment à tous, mais c'est d'autant plus vrai dans le monde de l'entreprise. Qu'est-ce que j'entends par écologie personnelle
UNKNOWN?
SPEAKER_01C'est cette capacité à avoir conscience de soi, de ses propres besoins et aussi de les satisfaire. en fait je me rends compte qu'il y a beaucoup de personnes qui ne s'écoutent pas mais je pense que pendant trop longtemps ça a été montrer du doigt de s'écouter ah tu t'écoutes mais en fait c'est bien de s'écouter parce que ça permet de prendre la température de là où on en est de ce que notre corps nous dit et ça je pense c'est quelque chose qu'on n'a pas cultivé en tout cas on ne nous apprend pas à faire ça et Et je pense concrètement que pour être en capacité de créer du lien, de la relation, et donc c'est ce qu'on demande dans une entreprise, on demande aux collaborateurs de coopérer ensemble pour faire ça il faut déjà être bien avec soi-même, comment on peut être dans la relation à l'autre si déjà on n'est pas en lien avec nous-mêmes et donc ça part de soi et soi c'est cette capacité à prendre soin déjà juste de la base c'est bien dormir c'est respecter au moins les 7 heures par nuit 7 heures de sommeil c'est ça passe aussi par ce qu'on met dans notre assiette ça passe par l'activité physique alors je dis pas d'aller courir des marathons mais déjà juste d'avoir cette hygiène de vie là parce que notre corps il fonctionne beaucoup mieux enfin notre cerveau fonctionne beaucoup mieux si notre corps lui il est en forme et je pense qu'on a oublié que notre corps est notre maison et qu'il faut bien l'habiter enfin Et voilà, et donc aujourd'hui, moi, c'est vraiment ces messages-là que je développe, et je sens surtout que ça fait écho, ça résonne, parce qu'on s'est totalement oubliés là-dedans. Donc voilà, ça, c'est vraiment le sujet qui m'anime particulièrement, je dirais, depuis une année. Et puis, quand je coache davantage dans le sport... Moi, je n'ai pas quelque chose qui m'anime en particulier, mais je trouve toujours chouette quand je vois des personnes qui, d'un coup, tiltent et prennent conscience que ce qui paraissait être compliqué ou inatteignable, finalement, se simplifie. Et c'est ce que j'aime parce que le coaching permet ça. Il permet de mettre de la clarté. Donc, c'est d'un coup quelque
SPEAKER_02chose
SPEAKER_01qui est tout... c'est un peu le brouillard, c'est confus, ça devient très clair, limpide, et du coup, l'action est beaucoup plus facile et accessible. J'aime voir les personnes qui prennent conscience de ça.
SPEAKER_00Oui, ça c'est clair. Mais justement, j'allais te demander, sans forcément évidemment nous donner de nom pour respecter la confidentialité de ta pratique, mais est-ce que tu aurais un exemple peut-être plus concret pour que les gens qui ne sont pas forcément familiers du coaching se rendent compte des changements que ça peut déclencher, en tout cas dans le sport
UNKNOWN?
SPEAKER_01Dans le sport, qu'est-ce que j'ai eu récemment
UNKNOWN? Alors...
SPEAKER_01J'aime bien, j'ai l'exemple d'un coureur cycliste, lui qui... En fait, il voulait... Sa demande, c'était de... Il y en a beaucoup qui sont quand même traumatisés par les descentes sur route mouillée. Ça fait peur. Et à raison, parce que si tu te mets une tarte, ça peut vraiment faire mal. Et donc, lui, il avait envie de travailler sur cet aspect-là. Et en fait, ce qui était assez drôle avec lui, c'est qu'il... on avait déjà bien travaillé et puis après une course une des premières courses de la saison il revient en séance il me dit mais en fait pendant la course j'ai compris que je me créais mes propres peurs en fait et là dedans ce qui est intéressant c'est que avant il se serait laissé embarquer dans la peur et que d'avoir travaillé sur le sujet, ça lui a permis, en situation, de prendre la distance. Et donc là, c'est la hauteur, c'est cette fameuse position en métaphysique, là, où tu te mets, et en fait, tu vois ce qui est en train de se jouer. Et en fait, quand t'en es là, c'est beaucoup plus facile, après, de rectifier la trajectoire. Tu vois
UNKNOWN?
SPEAKER_01Et donc, pour moi, l'accompagnement, c'est vraiment ce truc-là, c'est d'arriver par... une meilleure compréhension de ce qui se passe pour toi et après en temps réel d'avoir la juste distance pour voir que tu pars dans ton délire et du coup d'avoir aussi les outils pour revenir dans
SPEAKER_00l'axe
SPEAKER_01ok
SPEAKER_00Est-ce que c'est clair
UNKNOWN?
SPEAKER_00Oui, oui, oui. Moi, c'est vrai que ça me parle. Je suis en train de réfléchir pour des gens qui seraient peut-être moins familiers du coaching. J'allais dire,
SPEAKER_01je peux te donner un exemple très concret. Et donc là, c'est avec des biathlètes. Donc, tu vois, j'accompagne des biathlètes. Et puis, en fait, moi, je questionne toujours sur, bon, OK, quand tu arrives au pâtire, qu'est-ce qui se passe
UNKNOWN?
SPEAKER_01Tu vois, souvent, la personne va dire, en fait, je m'installe et je tire. OK, mais juste avant. Alors, entre le moment où tu t'installes et tu tires, qu'est-ce qui se passe
UNKNOWN?
SPEAKER_01Alors, tu vois, en fait, ça les oblige à rentrer dans une meilleure conscience et de dire, attends, oui, effectivement, on va décortiquer. Donc, c'est une pelote de laine que tu détricotes. Et du coup, d'identifier, OK, oui, je prends ma carabine comme ceci. Donc, voilà, ça, c'est important, le truc. Et en fait, eux, ils vont me dire des choses qui, pour moi, ne parlent pas, alors que j'ai fait le même sport qu'eux, tu vois
UNKNOWN?
SPEAKER_01Mais parce que c'est vraiment propre à eux, à leur perception du tir. Et du coup, ça permet après de retenir 2-3 points techniques. Et en fait, derrière, c'est des choses qui peuvent appliquer à l'entraînement. jusqu'au moment où c'est bien ancré, ça fonctionne. Et l'étape suivante, c'est d'arriver à concrétiser en compétition avec tous les aléas dont je t'ai parlé. Mais du coup, un exemple concret de l'accompagnement, c'est ça, c'est finalement de venir questionner pour décortiquer des situations qui fonctionnent mais dont on ne se rendait même pas
SPEAKER_00compte. Hum... dans ce que tu décris j'ai l'impression que c'est ça en tout cas dans le sport c'est aider les personnes que tu coaches à conscientiser un certain nombre de choses qu'ils faisaient par réflexe ou sans vraiment les avoir analysées plus que ça
SPEAKER_01voilà et après c'est vrai que tu vois quand j'accompagne des dirigeants ou des managers là on va être on peut être aussi dans les savoir-faire les compétences mais bien souvent je vais déjà essayer d'aller questionner le contexte le contexte global familial perso en entreprise qu'est-ce qui se passe et voir du coup s'il y a des points de tension et du coup comment les éviter en tout cas comment faire en sorte de rétablir un équilibre donc là souvent on va aller travailler plus sur la sphère personnelle et ça va souvent tourner autour de trouver le juste équilibre entre je prends quand même du temps pour moi et je suis aussi efficace dans ce que je fais dans mon boulot donc tu vois on va être plutôt sur des thématiques comme ça et après ça va être aussi des thématiques managériales sur voilà comprendre mes propres fonctionnements moi comment je fonctionne quand je suis efficace en tant que manager en tant que patron mais du coup aussi être en capacité de dire quels sont les profits de mes collaborateurs et du coup comment je vais pouvoir m'adresser à eux pour les embarquer aussi dans l'aventure donc c'est aussi avoir une meilleure conscience parce que oui ben tu vois vendredi dernier j'étais en conférence avec justement des cadres d'une entreprise et je leur disais en fait il faut juste vous dire que vos aspirations professionnelles et vos attentes elles ne seront pas les mêmes auprès de vos collaborateurs donc c'est déjà avoir conscience de ce gap là et du coup par rapport à ça comment justement vous allez réussir à aller chercher à les stimuler et à faire aussi qu'ils s'épanouissent dans ce qu'ils
SPEAKER_00font
SPEAKER_01hum
SPEAKER_00c'est intéressant cette notion d'épanouissement et du coup ça m'amène à la question suivante là tu nous as bien parlé de en première partie du biathlon on a enchaîné avec le coaching la question que je me pose en fait en introduction tu as expliqué que tout s'est arrêté en tout cas ta première vie s'est arrêtée à Sochi où tu as fini ta course tu n'as pas fini la course la question que je me pose c'est avec du recul Qu'est-ce qui fait selon toi que tu as eu la capacité intuitivement de développer des outils de visualisation comme ceux que tu nous as décrits, mais de l'autre, que visiblement, il y avait cette déconnexion entre ta réalité sportive en biathlon et tes aspirations profondes
UNKNOWN?
SPEAKER_00Ce qui pourrait expliquer le burn-out.
SPEAKER_01En fait, c'est clair que pendant la première partie de ma carrière, j'étais vraiment dans cet état d'esprit où j'étais curieuse, j'apprenais, je n'avais pas d'a priori. J'étais dans l'élan naturel des choses.
UNKNOWNEn fait,
SPEAKER_01J'arrivais à m'adapter, à vraiment être au feeling, à sentir. Et puis, je pense qu'il y a un moment dans ma carrière où je n'ai pas su négocier des étapes clés. et là c'était du côté de ma vie personne en fait parce que j'étais en couple avec un biathlète avec qui justement on avait bâti notre projet autour du sport ce qui nous a réussi puisqu'on a décroché chacun des médailles à Vancouver donc c'était top, c'était la belle histoire mais il y a un moment où on s'est fait rattraper par une réalité qui était qu'on n'était pas vraiment en phase dans nos conceptions des choses et donc ça nous a amené à nous séparer et en fait l'erreur que j'ai fait à ce moment là c'est que je me suis pas j'ai pas remis mon système de fonctionnement en question et bon voilà j'avais 22 ans donc c'est délicat je pense qu'à ce moment là j'avais pas assez de recul et de maturité et donc je me suis laissée guider je pense par un réflexe naturel qui est la peur et donc je suis restée sur des schémas qui avaient fonctionné jusque là mais en fait jusque là j'avais un autre équilibre et donc là c'est comme si à ce moment là j'ai perdu un équilibre mais que j'ai rien fait pour trouver vraiment bien faire les choses on va dire et donc petit à petit je pense qu'en vrai c'est déjà le côté émotionnel qui a été fortement impacté parce que c'est pas rien une séparation ça laisse toujours des traces donc ça je ne l'ai pas digéré et l'accumulation des choses a fait qu'à un moment donné mon physique a saturé Et ça, finalement, c'est un phénomène qu'on rencontre tous dans nos vies, puisque la vie, c'est une succession de cycles. Donc, il faut apprendre à jouer avec ces cycles-là, des hauts, des bas. Quelqu'un qui a une vie linéaire, je dis... soit il passe sa vie dans son canapé ou je sais pas mais c'est pas normal quoi donc après c'est accepter ça aussi et c'est vrai que moi à ce moment là c'est une notion je suis au début de ma vie je voyais pas du tout se jouer quoi et c'est pour ça qu'après coup en ayant bien bien analysé les différentes étapes j'ai pris conscience de ça. Et donc, oui, à ce moment-là, c'est clair que si j'avais eu quelqu'un qui m'avait aidé à faire le point et du coup, à prendre un peu de hauteur, à redistribuer les cartes et voilà, à y voir plus clair, je pense que j'aurais gagné du temps. Mais à la fois, je suis... dans l'état d'esprit, pourquoi j'ai réussi à transcender cette expérience à Sochi, alors que j'aurais pu rester au fond du sachet, comme on dit. Mais non, je me suis dit, ce n'est pas mon tempérament. Et là, en fait, j'ai déjà perdu du temps. Maintenant, il faut vraiment que j'optimise et que je transcende cette expérience en quelque chose de positif. et donc voilà ça après je pense que c'est aussi c'est lié à mon état d'esprit à comment j'ai été élevée voilà je pense que je suis plutôt quelqu'un qui voit toujours qui regarde devant alors maintenant j'apprends aussi à faire des stops et à regarder aussi ce qui a été fait parce que je trouve que c'est toujours vertueux et ça dans les pensées tu parlais des croyances limitantes tu vois moi j'avais cette croyance de dire quand tu regardes derrière c'est que tu te suffis un peu quoi et en fait non je trouve que c'est vertueux de prendre des moments d'arrêt et de dire ok j'étais capable déjà de faire tout ce chemin là et en fait en faisant ça c'est une façon d'ancrer ce qui a été fait et ça c'est important parce que d'ancrer tous ces points d'apprentissage et d'évolution ça permet aussi de développer la confiance et l'estime de soi donc c'est hyper important mais c'est vrai que bon il faut un peu de maturité d'expérience pour arriver à faire
SPEAKER_00ça hum Oui, clairement, c'est sûr. Waouh
UNKNOWN!
SPEAKER_00écoute c'est on arrive déjà à la fin je suis en train de regarder on arrive déjà à la fin de la conversation c'est juste passionnant tous ces sujets le lien entre le sport le sport de haut niveau l'entrepreneuriat le monde de l'entreprise tes activités de coaching c'est juste passionnant est-ce qu'il y aurait peut-être j'avais prévu de te demander bon il faut définitivement que je trouve un autre type de question parce que quel conseil t'aurais à donner ça devient trop classique mais du coup ça tombe bien puisque tu coaches des gens, donc il y a très certainement un paquet d'outils que tu utilises pour les aider à prendre conscience, à trouver les solutions qu'ils ont déjà en eux. En ce moment, et ça sera ma dernière question, en ce moment, avec le confinement, l'incertitude générale, l'amorosité ambiante, etc., j'imagine qu'il y a un paquet de gens qui aimeraient pouvoir se reconnecter à des moments passés positifs. Quel outil est-ce que tu conseillerais
UNKNOWN?
SPEAKER_00Quel outil facile à mettre en place en toute autonomie sans forcément avoir besoin d'un coach quel outil est-ce que tu pourrais conseiller à nos auditrices, auditeurs pour commencer un travail de réflexion autour de l'ancrage par exemple
SPEAKER_01alors du coup je vais aller un peu plus loin parce que c'est important mais je vais déjà répondre à cette question là je pense que c'est important de pouvoir se poser et c'est vraiment ça se poser et poser les choses dans la matière donc sur du papier pied et je trouve qu'il y a loin des vertus à l'écriture parce que d'écrire ça vient imprimer des choses et du coup de pouvoir s'autoriser à être fière de soi, de ce qu'on a accompli et donc peut-être déjà de noter des expériences dans lesquelles vous vous êtes sentie à votre place. Et vraiment, à votre place, ça veut dire que vous avez été confiants, que vous vous sentiez vraiment impactants. Et après, chacun a pris le site où il veut. Mais c'est en tout cas ces situations où vous vous êtes sentis heureux, confiants, sereins. Et à partir de ces moments-là, peut-être de voir qu'est-ce qui vous a permis
UNKNOWN?
SPEAKER_01Donc là, on va dire que c'est la finalité. Et du coup, avant, qu'est-ce que vous avez mis en place pour en arriver là
UNKNOWN?
SPEAKER_01Donc là, c'est davantage faire le point sur les compétences, les savoir-faire, les talents qui ont été des sources, des ressources pour justement aboutir à cette situation-là. Et le deuxième point que j'aimerais partager, c'est de dire« Ok, on est dans un contexte, oui, clairement, qui est morose.
UNKNOWN»
SPEAKER_01Ça peut être vite déprimant, en fait. Parce que oui, le contexte est tendu, c'est clair. N'empêche que c'est déjà assez compliqué comme ça. Et il faut arriver, malgré tout, à se faire du bien. Et se faire du bien, je ne parle pas... Il n'y a aucune valeur financière là-dedans. C'est juste revenir à des petites choses qui vous font du bien. Moi, par exemple... Là, juste avant notre entretien, j'ai pris le temps d'aller promener une heure dans la forêt. Il a neigé, c'est génial. Ça ne me coûte rien. Ça me coûte juste d'avoir le courage, entre guillemets, de prendre une heure. Parce que oui, vous avez toujours 10 000 bonnes raisons de faire autre chose. Mais en fait, vous êtes les personnes les plus importantes pour vous. et donc si vous ne faites pas ça pour vous personne ne le fera pour vous et à votre place donc c'est prenez le temps et osez vous faire du bien et c'est pas parce qu'on vous dit que c'est tendu que c'est compliqué qu'il faut continuer à se mettre des coups de fouet donc voilà si vous aimez lire prenez 15-20 minutes pour bouquiner c'est ok de se faire du bien et en fait quand on fait ça on sera en service parce que derrière, on réfléchit mieux. Et donc, on va plus facilement entrevoir les petits rayons de soleil qui nous permettront d'aller vers des situations plus agréables. Et donc, c'est vraiment cette idée de garder du positif plutôt que de toujours regarder ce qui est lourd, ce qui ne fonctionne pas, ce qui est compliqué.
SPEAKER_00c'est un super conseil d'ailleurs je mettrais ça en description de l'épisode mais c'est j'ai lu ton article un de tes articles sur ton site justement où tu parles de ça du fait de prendre du temps pour soi et en pratique comment faire ça etc j'ai trouvé ça super intéressant si les gens veulent pourquoi pas potentiellement te contacter pour du coaching est-ce que t'es Tu te concentres pour le moment principalement sur des sportifs de haut niveau ou pas uniquement
UNKNOWN?
SPEAKER_01Non, j'ai 50% de mon activité de coaching qui est orientée plutôt au sport et l'autre moitié qui est orientée… sur les personnes qui ont envie d'entreprendre cette démarche là donc moi je suis totalement ouverte parce que de toute façon l'humain est passionnant et voilà je suis pas élitiste je fais du sport de haut niveau parce que c'est le sport qui est venu à moi mais au départ je ne voulais pas faire d'un sport et alors c'est ce qui est paradoxal puis après je me suis dit oh si c'est quand même sympa et donc vraiment vous êtes tous les bienvenue j'ai un site internet donc marilorbrunet.com et après je suis présente
SPEAKER_00sur les réseaux sociaux donc vous me trouverez facilement génial je mettrai tout ça en description de l'épisode un immense merci Marie-Laure c'était juste passionnant de t'écouter partager ton parcours mais surtout les enseignements que t'en as tiré et comment ça a contribué en tout cas fait en sorte que tu te réorientes sur une voie qui semblent te correspondre parfaitement parce que quand on parle on sent la passion et l'intérêt pour tout ce qui touche au développement personnel donc encore une fois merci merci beaucoup pour tous ces partages et écoute je te souhaite tout le meilleur pour la suite plein de clients en coaching et des formations toujours plus intéressantes les unes que les
SPEAKER_01autres merci beaucoup Loïc c'était un vrai plaisir j'ai passé un bon
SPEAKER_00moment justement à échanger avec toi donc merci pour ça
UNKNOWNAbonne-toi!
SPEAKER_00Merci d'avoir écouté cet épisode du podcast Les Frappés jusqu'au bout. J'espère qu'il vous aura intéressé, même inspiré pour vos différents projets, qu'ils soient pros ou persos. Je vous invite à nous faire parvenir vos commentaires, vos feedbacks, vos suggestions d'invités également, directement par e-mail à contact.lesfrappés.com Et enfin, si vous souhaitez nous soutenir dans cette aventure, n'hésitez pas à nous laisser une note sur les différentes plateformes d'écoute que vous utilisez, ainsi qu'à commentaires. Et je vous dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode.
UNKNOWNCiao!