SPEAKER_01

Et même si des fois on a des envies qui ne sont pas comme les autres, de foncer parce que c'est ça qui nous rend heureux. C'est aussi une liberté de ne pas faire comme les autres et de faire ce qui au fond de soi on pense foncièrement bon pour soi. On n'est pas riche de ce qu'on possède, on est riche de ce qu'on vit.

SPEAKER_00

Eh bien écoute, salut Manuel, bienvenue sur le podcast des Frappés. Bonjour Loïc. Très très content de te recevoir aujourd'hui. Merci de prendre le temps en fin de journée. Je sais que tu es pas mal occupé en ce moment. On vient d'en parler en plus avec tous les changements, etc. Tout ce qu'impliquent les mesures sanitaires actuelles. Donc vraiment un grand grand merci de te libérer du temps et de venir partager un peu ton parcours incroyable avec nous. En tout cas, je suis impatient que tu partages un petit peu plus ton histoire avec les auditrices, les auditeurs. Et du coup... pour celles et ceux qui ne te connaîtraient pas, c'est-à-dire tous ceux qui ne sont pas dans l'univers du trail, est-ce que tu pourrais peut-être commencer par te présenter, nous expliquer ton parcours sportif récent et peut-être

SPEAKER_01

d'où tu viens

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Un grand merci à toi Loïc. C'était un plaisir de me libérer de mes obligations pour être parmi vous. J'avais une réunion ce soir qui est tombée au dernier moment et je me suis excusé. C'est pas vrai, merci. On a On avait calé ça depuis trois semaines et voilà, quand on s'engage, il faut tenir ses engagements. Donc, vraiment enchanté d'être parmi vous. Moi, je me présente, Nahuel Passera, j'ai 36 ans et je suis papa de deux enfants. Au niveau professionnel, je travaille pour la Riégeoise de Cyclosportive, qui est une grosse cyclosportive qui rassemble chaque année plus de 5000 personnes. Et je travaille aussi pour le Mont Calme, le Challenge du Mont Calme, qui est une course historique des Pyrénées. qui a plus de 30 ans d'existence. Donc ça fait 30 ans que cette course envoie des coureurs courir à plus de 3000 mètres d'altitude. Et dans ce cadre-là, en 2018, ils m'ont recruté pour créer un ultra de montagne qui s'appelle la Pika Pika qui fait 109 km et 11 500 mètres de dénivelé positif et négatif et dont je suis à l'origine voilà pour l'aspect professionnel je suis en reconversion professionnelle j'ai passé un BTS com dans le cadre de ces deux structures que je viens d'avoir et donc là voilà maintenant je suis dans le milieu de l'événementiel sportif qui me passionne depuis 2018 donc ça c'est super intéressant malgré la situation actuelle c'est super intéressant au niveau sportif parce que le sport c'est un peu mais c'est un peu toute ma vie j'ai commencé le par le foot ou bizarrement j'étais gardien de but moi j'étais un peu j'étais le gardien de but qui battait les les joueurs de chant au test va mais valent de ce début de saison donc voilà j'ai de suite connu les exigences du haut niveau avec le foot je suis parti très tôt de chez moi à 13 ans pour partir dans le centre de la france à châteauroux pour l'ensemble de formation après j'ai fait trois ans à ytre j'ai pas réussi à passer assez pro. La dernière étape, j'étais dans le groupe pro, mais je ne sais pas si j'avais signé un contrat pro. Je sais pourquoi. Je ne peux m'en prendre qu'à moi-même. À un moment donné, je n'ai pas fait les bons choix. Il ne faut pas faire la fête et être performant. Et donc, à 20 ans, je suis revenu auprès de ma cellule familiale qui avait déménagé de Paris en Ariège. Donc, j'ai découvert l'Ariège où je vis actuellement à 20 ans. C'est un peu le choc des cultures entre le milieu de la nuit et Marseillaise et le calme ariégeois. Mais je ne regrette pas Je ne regrette pas du tout mon choix. Ça m'a peut-être fait du bien d'ailleurs. J'ai continué à jouer au niveau amateur, au niveau national par ici. Ça m'a trouvé un job. Ça m'avait fait rentrer à la mairie dans un premier temps. J'ai coaché aussi au niveau national les jeunes. Et je me suis blessé en CFA2, c'est la 5e division, en 2011, quand je jouais à Toulouse-Fontaine. Et là, ça faisait un moment que je me demandais ce que je faisais sur le terrain. Je jouais par« obligation». pour m'arrondir les fins de mois avec les quelques primes qu'on avait. Et donc, je me suis fait une acromioclaviculaire et en rééducation en cas breton, je me suis dit, mais là, c'est clairement, il faut arrêter. Donc, ça, c'était en 2011. J'ai continué à coacher jusqu'en 2013. Et entre-temps, j'ai pris du poids. Un soir de fête, j'ai passé la barre des 100 kilos. J'ai fait 100,5. Et à un moment donné, mon père m'a dit, il va falloir quand même que tu fasses quelque chose. Tu as toujours aimé courir, mais je n'avais pas embrayé le pas du marathon parce que quand j'ai regardé une préparation de marathon avec tous les fractionnés, tous les trucs, j'ai dit ça, tu l'as fait assez pendant ta jeunesse, stop. Et donc, un jour de juillet 2012, mon père m'a dit, viens, dans trois semaines, il y a une course de montagne par ici où on part du centre du village et l'arrivée, c'est en haut d'un sommet. Et il m'a dit, dans trois semaines, il y a ça, on va courir et on va faire ça. Et j'ai dit, on y va. Et en gros, depuis ce jour-là, je cours tous les jours ou presque. Donc, voilà. Donc, ça, c'était mon entrée dans le monde du trail. C'était un premier déclic. c'était la course de village la course de la dent d'orlu on part du village d'orlu qui doit être à 600 mètres et l'arrivée c'est sur la dent d'orlu donc c'est un sommet très pointu qui est à 2222 mètres et quand j'ai vu cette ligne d'arrivée quand je suis arrivé là je suis arrivé en Tépé-Nutiem j'étais vraiment dans les fins fonds du classement j'étais tellement content c'est ça qu'il faut que tu fasses c'est ça qu'il faut que tu fasses donc depuis là j'ai pas arrêté Donc, qu'est-ce que j'ai fait

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

J'ai regardé un peu ce qui se faisait dans ce nouveau monde. J'avais un collègue qui jouait au foot avec moi, qui avait fait le Citadel. Le grand format ici en Ariège, c'est un peu une course référence qui fait 70 km. Donc, au mois de mars d'après, j'ai fait le 70 km des Citadelles avec 8 mois de course d'expérience. Et j'avais l'impression d'avoir fait l'UTMB, parce que quand tu commences, l'UTMB, c'est le Graal. Après, tu découvres que ce n'est pas exactement ça. Enfin, moi, de mon côté, de ma vision des choses. Mais j'avais fini les citadelles. Donc, ça, c'était en 2013. Et pour moi, j'avais fait le graal. J'étais finisseur des citadelles. Sauf que tout a été très vite. Et deux ans après, je l'ai gagné. Donc, ça a été dès 2014. De suite, j'ai voulu faire du long. Ça m'a attiré. J'avais mon cousin Germain qui vivait à La Réunion qui m'a dit« Nahu, tu commences à faire ça. Il faut que tu viennes faire la diagonale.» J'ai dit« Ouais, pas de problème. Moi, ça me plaît.» à force de courir tous les jours tout le monde me disait mais tu t'en fais trop t'en fais trop mais moi comme ça me plaisait que je faisais pas ça d'un outil de performance mais ça me plaisait donc j'ai commencé à perdre beaucoup de poids à m'affûter les capacités cardiaques je les ai eues depuis très jeune et en fait le fait de s'entraîner tous les jours c'est quelque chose qui est acquis dans mon organisme depuis longtemps donc il a fallu que la machine se remette en marche donc très vite j'ai eu des résultats sur des petites courses ici mais moi ça m'intéressait pas on m'a dit mais Nabil pourquoi tu veux faire du long tu gagnes des cours des petites courses je m'en fous de gagner des courses ce que je veux faire c'est vivre des aventures il faut que je fasse la diagonale j'ai fait la diagonale en 2014 j'ai fait ma première diagonale où j'ai fini je ne sais plus 30ème et voilà c'était mes premiers ultras et là j'ai eu la révélation l'endurance m'a beaucoup plu et après tout s'est enchaîné très vite tout s'est enchaîné très très vite donc 2014 première diagonale 2015 je suis revenu à la diagonale j'ai commencé à performer sur du sur du long et voilà je fais même si c'est vraiment pas mal mon leitmotiv la performance d'ailleurs les hommes types c'est la diagonale la deuxième diagonale à 30 km de l'arrivée on était avec Nouria Picas on était 11ème avec un collègue des Pyrénées Maxime Casajou et un collègue à Réjouin nous rejoint et donc on avançait on avançait en randonnée on était clairement et il y a un coureur qui nous double et on lui propose de finir avec nous et il nous dit, non, non, il faut déjà faire un top 10. On se regarde, je n'étais plus frais des trois, Nahu, tu veux faire un top 10

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Non, non, un top 10, moi, je me tape la coquille de faire un top 10. Je préfère finir la diagonale avec trois Pyrénéens et c'est des moments qu'on se rappellera toutes nos vies, plutôt que courir comme un poulet sans tête, on ne court plus trop, mais d'avancer pour une hypothétique top 10. Donc, voilà, on a fini entre Pyrénéens, c'était un super moment et voilà, donc ça, c'était en 2015 et après, en 2016, en fait, il y avait il y a eu un premier déclic qui a changé un peu ma vision des choses de suite j'étais attiré par le long et le technique sauf que en fait dans les Pyrénées où j'habite en Ariège mais même à la Diagonale je me suis vite ennuyé et donc pour moi le Graal c'était la Rwanda d'El Sim donc c'est 170 km et 13 500 mètres de dénivelé et en 2015 j'ai fait 3ème en 2016 ils m'ont réinvité et moi je me suis dit mais t'as fait 3ème la dernière est-ce que c'est pas possible de faire mieux comme ils m'avaient invité et que ben Et j'y suis allé. Et là, je l'ai gagné. Je l'ai gagné. Et pour moi, c'était vraiment le graal. C'était vraiment le rêve. C'est comme si un trailer gagnait l'UTMB. Parce qu'en tant que montagnard, l'UTMB, ça ne me fait vraiment pas vibrer. Et donc, j'ai franchi cette ligne. Et là, parce que c'est des mois de sacrifice. En ayant un job, en ayant tout, une vie de famille et tout, c'est des sacrifices énormes. Et donc, j'ai franchi cette ligne. Alors, j'ai dit, maintenant que j'ai fait ça, qu'est-ce que je vais faire

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Et là, l'organisateur, il m'a dit, on va créer un truc s'appelle l'Euphoria, c'est 230 km et 20 000 mètres de dénuvée en équipe et sans balisage et là ma vision elle a complètement changé parce que j'ai toujours aimé partager et le fait de commencer le sans balisage m'a beaucoup plu parce que souvent le trailer dans le monde du trail, pourquoi tu fais du trail pour être libre sauf que manque de bol, dès qu'il manque une balise tous les 20 mètres, et là on se fait en tant qu'organisateur on se fait lyncher donc j'ai découvert la montagne sans balisage et ça de suite c'est c'était le deuxième déclic, et surtout le très très long, parce que 220 km, c'est vraiment la gestion des nuits, parce que quand la Ronda des Sims, j'ai dû mettre 31h30, donc 31h30 tu dors pas, donc dans la foulée de la Ronda, j'ai fait le Tour des Géants en 2016, et là c'était la première fois que j'étais confronté au vrai ultra-endurance, où il faut gérer son sommeil, et là j'ai pris une belle claque, où j'ai beaucoup souffert, mais j'ai beaucoup appris, Et après, c'est vraiment ça maintenant qui me plaît énormément, c'est le très long, le très sauvage et la liberté. Donc j'ai enchaîné en 2017, 2018 avec le Froyard et en 2019, on a fait dans la même mouvance, on a réussi à terminer Bob Graham en Angleterre qui est un défi sur 24 heures où tu dois faire 42 pics et tu es libre de ton chemin et ça fait 110 km et 9000 m de dénivelé dans le nord de l'Angleterre. Donc voilà un peu où j'en suis. suivi. Après, depuis 2018, j'ai un travail qui est passionnant. Comme toute passion, ça prend pas mal de temps. Et donc, avec les deux enfants aussi, je cours moins et donc je suis moins performant. Mais ça, c'est vraiment pas mon souci. Voilà un peu le personnage.

SPEAKER_00

C'est juste génial d'écouter ton parcours parce qu'on sent vraiment que la passion n'est pas du tout cette recherche de performance ou de podium. Je trouve que ton histoire tu vois sur ta deuxième diagonale où potentiellement tu pouvais faire un top 10 et tu as préféré finir avec des amis pour les souvenirs que ça t'a permis de créer je trouve ça chouette je trouve que ça illustre vraiment on avait déjà un peu échangé avant donc je trouve que c'est vraiment l'exemple parfait de j'ai l'impression de ton parcours est-ce que tu pourrais juste pour le Thor parce que c'était le troisième ou quatrième invité je crois qu'on a sur le podcast qui a fait le Thor juste pour qu'on ait une idée parce que tu dis que t'as beaucoup souffert tu l'as fini en combien de temps et qu'est-ce que t'as trouvé particulièrement difficile parce que comme on a déjà parlé sur d'autres épisodes c'est intéressant je pense pour les gens ils pourront tout de suite s'ils ont écouté les autres épisodes voir ce que

SPEAKER_01

c'est ouais c'est clair alors le tord des géants j'avais prévu de mettre entre à peu près un peu moins de 80 heures mais finalement j'en ai mis 110 en gros ce qui s'est passé c'est que je sortais de la ronda d'Elsim qui est l'ultra track sur le format 100 miles le plus technique et j'avais parlé pendant ma première ronda l'année d'avant avec Antoine Guillon qui m'avait dit sur le chemin de la ronda il m'avait dit le Thor c'est la course la plus technique que j'ai jamais fait donc moi je sortais de la ronda j'étais faire que des crêtes par chez moi je suis sorti du chemin de la ronda j'étais au dessus j'étais faire des crêtes je me suis enroché voilà sauf que le Thor c'est une course de gravel quoi j'ai j'ai très très très vite déchanté quoi j'ai très vite déchanté parce que c'est beaucoup de pistes parce que la montagne sauvage telle qu'on l'a voie nous dans les pyrénées ou telle ma vision des choses non parce que les courses dans les pyrénées c'est pareil mais ma vision de la montagne en fait je me suis trompé totalement dans ma préparation et donc j'ai très vite déchanté j'ai très vite déchanté après c'est une course qui est magnifique mais j'étais pas je m'attendais pas à devoir faire des cinq kilomètres sur une piste de passer à 3300 mètres dans des cols où on peut passer en 4x4 le col malatra on a passé le col de matra donc là j'étais blessé donc on reviendra peut-être là dessus sur le toute la souffrance que j'ai enduré pendant cette course là mais le col Malatra le col le plus technique du Thor donc j'étais avec mon ami espagnol et un italien et donc on y est passé de nuit sous la neige enfin la nuit elle est tombée sous la neige et donc on a commencé on a attaqué quelques chaînes ok bon ben c'est bon ils ont mis là c'est joli on arrive au col à un col il y avait des parois je dis bon mais ça a commencé avec technique sauf que j'ai regardé sur le à ma gauche il y avait écrit Col Malatra et j'ai dit là on n'est pas câblé pareil donc ouais j'ai vraiment déchanté sur le Thor c'était parce que je ne m'attendais pas à ça il y avait un italien qui avait fini 3ème de la ronda qui est un très bon montagnard qui me disait mais d'ailleurs c'est comme ça ça va être comme ça pendant toute la course donc voilà mais après c'est parce que je n'étais pas prêt après j'ai failli y retourner après pour prendre une revanche sur moi-même en me préparant à ça mais je n'étais vraiment pas prêt parce que dans l'esprit général le Thor des géants c'est la course à plus de montagne c'est mais ouais s'il y a sur 330 km s'il y a 10 km un peu technique ou 15 c'est le bout du monde et donc comme tu fais que t'aimes que ça et que tu t'es préparé pour faire que ça mais c'était pas le bon casting mais voilà après j'ai beaucoup appris sur ce temps beaucoup beaucoup appris parce que je t'avais pas parlé mais en gros mes résultats j'ai aucune fierté par rapport à mes résultats la petite fierté que j'ai dans le ma pratique de travail, c'est que je n'ai jamais abandonné une course. Jamais. Pourtant, j'en prends des pas faciles. Et au tort, c'était la première fois où je me suis posé la question avec moi-même. Là, clairement, c'est trop difficile. J'ai trop mal. La douleur est trop présente. Je ne peux plus avancer. Il faut que j'abandonne. Donc ça, c'est en gros ma course. Parce que c'est important de parler des échecs parce que c'est bien plus intéressant que les victoires. Et donc, en 50 km, ça s'est très bien passé. D'ailleurs, j'ai compris que j'étais pas assez expérimenté parce que au bout de 50 km j'étais avec l'italien qui a gagné et je lui ai demandé on va pas un peu trop doucement là et il m'a dit on va déjà trop vite en fait parce que j'étais pas habitué à ces j'avais pas les codes de ces épreuves et donc j'ai eu des douleurs au pied très vite ça j'ai voulu compenser les douleurs au pied se sont transformées en un tfl puis deux tfl donc je crois qu'au kilomètre 90 en haut d'un col à peu près j'ai pris mon téléphone j'ai appelé mon épouse je dis mais là je crois que les douleurs font que la première fois j'ai peut-être pensé à arrêter et là mon épouse m'a dit non mais attends depuis le temps que tu me dis tu vas pas abandonner c'est pas un TFL je sais pas quoi parce que ma compagne elle est pas du tout dans le monde du sport et le TFL elle sait même pas ce que c'est tu vas t'arrêter et donc j'avais un français à côté de moi il m'a dit elle t'a dit quoi elle m'a dit mais il faut continuer donc je suis arrivé au ravitaillement d'après dans un petit refuge italien dont ils ont le secret le mec il m'a dit ça a pas l'air d'aller, je dis non ça va pas, pourtant je devais être à ce moment je devais être 15ème parce qu'on avait pris tellement d'avance, il me dit mais attends mais t'es 10ème ou 15ème, c'est énorme, je dis non mais j'ai mal, il me dit attends j'ai le secret pour toi, il m'a fait une polenta la fontina où j'ai pris 500 calories il m'en a resserré une deuxième j'ai dit oui resserre moi parce que là il me reste 240 kilomètres à faire pour pas abandonner là pour mes principes à la con et donc voilà, moi j'ai continué, j'ai souffert énormément, ça a fini que je descendais en marchant que j'avais les TFL qui cristallisaient et que j'ai mis 110 heures au bout de 4 nuits ma femme m'a dit il faut que tu arrives ce soir parce qu'il n'y aura pas de 5ème nuit dehors et on allait arriver pour l'apéro pile le 4ème soir sauf qu'on a dû secourir un coureur qui n'était plus là qui était sur le bord du chemin qui était en mode off et donc le temps que les hécoptères arrivent qu'on le secoue et on arrivait pendant la 5ème nuit et les bars étaient fermés mais c'était super enrichissant grâce à ça j'ai fait des super rencontres dont Kogan mon binôme avec qui après j'ai fait Euphoria mais ça a été très très dur c'était un voyage dans la douleur mais c'est très enrichissant et on se rend compte à quel point le corps humain peut à chaque fois repousser repousser repousser des limites après le contre coup de ça c'est que pendant 6 à 8 mois j'ai pas pu refaire 1500 mètres de dénivelé mais voilà je suis arrivé au bout pour moi J'ai ramené le dossard à bon port, comme je m'étais toujours juré de faire, mais c'est

SPEAKER_00

une expérience très enrichissante au bout de

SPEAKER_01

la

SPEAKER_00

douleur. C'est hyper intéressant parce que je crois que c'est la première fois que j'entends, après je ne baigne pas du tout dans l'univers du trail comme toi, certainement pas à ton niveau et sûrement pas depuis aussi longtemps, mais c'est la première fois que j'entends ce genre de feedback sur le fait que tu t'attendais à du plus technique sur le Thor des géants et que TMB c'est pas forcément le type de course qui toi te fait rêver en étant coureur d'ultra c'est vrai qu'en tout cas d'un point de vue aux yeux du grand public c'est généralement les deux courses qui font un petit peu quand même référence mais du coup comment tu qualifierais ta discipline est-ce que tu dirais même que c'est tes coureurs d'ultra trail ou est-ce que pour toi c'est même une autre catégorie

SPEAKER_01

clairement moi ça fait un moment que je fais plus de trail tu vois ça fait un moment très vite ça s'est opéré c'est que tu vois en 2015 les citadelles je gagne les citadelles en 2016 en tant que vainqueur je fais bien sûr honneur à l'invitation mais toi courir 70 km et 3000 je n'en avais plus envie ça ne me faisait plus du tout rêver parce que j'avais découvert la montagne la vraie montagne et pas courir autour des montagnes et donc d'ailleurs moi je me considère plus comme un montagnard ou un ultra randonneur qu'un ultra trailer clairement je suis ma pratique n'est plus du trail depuis un moment. D'ailleurs, ça fait donc deux ans que je travaille pour la Riégeoise. Je suis dans le milieu du vélo, donc je ne faisais pas de vélo parce que le cliché du cycliste avec les comme Strava, les trucs, se faire la course au moindre pancarte et le moindre pont d'autoroute, ce n'était pas du tout ma philosophie. Mais donc là, depuis cet été, je me suis mis au vélo et de suite à l'ultra bike et au gravel. Et je pense que, je ne sais pas si c'est cette année ou l'année prochaine, j'irai faire le parcours de l'UTMB en gravel parce Parce que quand je dis que je fais du trail, on me dit, tu as fait l'UTMB

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Mais non. Bon, mais maintenant, je pourrais dire, je l'ai fait, mais en gravele. Donc, voilà. Ce sera le petit clin d'œil pour que je puisse enfin me mettre à table avec des trailers et leur dire que moi aussi, j'ai fait l'UTMB. Par contre, dans le cadre de l'UTMB, il y a une course que j'aurais dû faire. Enfin, une course, ce n'est même pas une course parce qu'il n'y a pas de classement. Donc, c'est totalement dans mon état d'esprit. C'est la PTL, la petite trotte à Léon. Donc, je devais le faire avec deux amis espagnols. Et d'ailleurs, on a été suivis par Nature Trail, le magasin et malheureusement je suis blessé donc j'ai suivi la PTL et la PTL ça correspond clairement à un mental d'esprit sur le parcours, l'engagement la philosophie donc voilà, dans le cadre de l'UTMB des courses de l'UTMB il y a une course où j'irai où je retournerai avec grand plaisir c'est la PTL ok pour les non initiés à la PTL c'est une course qui se fait à 2 ou 3 sans balisage, qui fait à peu près qui change chaque année, qui fait plus de 300 km et où il n'y a pas de classement en fait c'est vraiment l'esprit de montagnards et quand on a discuté avec l'organisation on a topé ses courses c'est exactement la même chose qu'on fait nous à la Pika Pika c'est une course faite par des montagnards pour des montagnards et là dessus on fera jamais de la masse mais après pour faire parler de l'ultra bike je pense que en fait le trail s'est tellement aseptisé que de plus en plus les trailers vont sur de l'ultra bike pour retrouver un peu cet esprit d'aventure qui maintenant il y a des ultra bikes travaille partout les gens nous qu'on a lancé la pika pika 110 km et 11500 mètres de dénivelé qu'on pourrait même plus que c'était oh mais c'est plus court que l'utmb c'est plus rapide ah non non nous le premier et pourtant c'est un bon il met 26 heures parce que en montagne on compte pas en kilomètres on compte en dénivelé mais en fait maintenant c'est devenu en fait c'est devenu tellement banal on a démocratisé tout ça et d'ailleurs dans le trail il ya une grande mode pour l'ultra tout le monde veut faire de l'ultra mais le graal c'est pas de faire le tra c'est que moi j'ai fait le ultra parce que ça me faisait plaisir. Mais il ne faut pas absolument faire de l'ultra pour faire plaisir aux gens à la machine à café le lundi ou pour flatter son ego. Je trouve

SPEAKER_00

que c'est une des dérives dans

SPEAKER_01

le monde du trial

SPEAKER_00

actuellement. Oui, c'est clair. Et puis, on en a déjà parlé plusieurs fois sur ce podcast avec d'autres invités, mais c'est aussi cette... C'est devenu effectivement, comme tu dis, j'ai l'impression, hyper populaire et ça semble hyper accessible. En tout cas, je ne sais pas si ça a déjà semblé autant accessible par le c'est-à-dire que quand tu vois des témoignages ou tu vois des reportages moi je trouve pas que ça disons que ça peut donner l'impression que voilà tu t'entraînes deux mois et puis c'est bon tu peux faire un UTMB quoi et moi j'en ai vu plein et je l'ai même fait moi-même tu vois cette erreur de commencer le trail j'ai couru un 10 kilomètres et ma course suivante c'était la Saint-Élion quoi alors bon pour toi la Saint-Élion c'est comme aller faire tes courses mais tu vois pour moi qui est pas du tout en plus enfin à l'époque je crois que j'étais pas loin des 100 kilos non plus. J'ai un gabarit de judoka, pas de coureur. Donc, d'un point de vue physiologique, c'était ridicule de passer d'un 10 km à la Saint-Élion. J'avais ni l'expérience, ni l'entraînement, ni rien. C'est passé parce que je me suis entraîné comme un malade pendant trois mois. Mais du coup, effectivement, la notion de plaisir, je ne sais pas si elle était aussi importante que ce qu'elle aurait pu être. Je me m'étais aligné sur le départ de la Saint-Élion parce que j'avais vraiment envie de le faire parce que c'était l'évolution logique d'autres courses que j'avais fait donc c'est super intéressant ce que tu dis parce que en tout cas ça me parle beaucoup et je trouve que ça fait du bien d'entendre un peu ce genre de témoignage pour quelqu'un qui même si tu dis que c'est pas ça qui te drive, pour quelqu'un qui est quand même à un très très haut niveau

SPEAKER_01

en trail Ouais je te rejoins totalement dans ton analyse Après, je ne vais pas me faire des amis, mais ce n'est pas grave, c'est le fond de ma pensée. Après, ce que je tiens à dire par rapport à la Sainte-Élion, c'est comme faire mes courses, mais pour moi, courir 70 km à plat, j'ai toujours dit que c'est très difficile. Pour moi, courir un marathon, c'est très difficile parce que le chrono, de se battre contre le chrono, c'est ultra difficile. Nous, on est en montagne, on est en ultra, on part pour plusieurs jours. Tu as un coup de mou, tu regardes le paysage et ça passe. Donc, mais où j'ai vraiment pris conscience de ça, et ça va corroborer tes dires, c'est qu'après le reportage sur la PTL, j'étais avec David Gontier, un célèbre photographe de trail, et il suivait pour je ne sais plus quel média, une femme qui faisait l'UTMB, qui se battait avec la barrière horaire, et moi plutôt que de rester à rien faire, je l'ai accompagnée, j'ai suivi l'UTMB, parce que je voulais voir ce que c'était vraiment l'UTMB, et donc la femme elle a joué avec les barrières horaires pendant toute la course, et donc on a suivi la fin de course, et en fait j'ai vu des gens, qui se battaient pendant 160 km sur les barrières horaires il n'y avait aucun plaisir il n'y avait aucun sourire c'était en permanence de se battre contre les barrières horaires ça éliminait énormément de coureurs et il n'y a personne qui souriait et tout ça pour avoir une veste bleue sans manche ouais j'ai trouvé ça je me suis dit mais il y a eu ces gens là c'est le diktat en fait de ça mais j'ai trouvé que c'était vachement limitant je voyais sur 100 coureurs j'en voyais 2 qui avaient le sourire les autres ils étaient dans un chemin de croix Donc je trouve que c'est une des limites parce qu'on fait vraiment ça pour se faire plaisir, surtout dans la société actuelle. Mais c'est peut-être ma vision trop poétique ou trop bête pour certains. Mais c'est ce que j'ai ressenti quand j'ai touché ça du doigt.

SPEAKER_00

Alors justement, qu'est-ce qui, toi, te fait rêver sur l'ultra long

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Je ne sais pas si toi, tu qualifierais ça d'ultra technique, mais en tout cas, par rapport aux autres courses… peut-être un peu plus connu. Ce que tu fais, toi, c'est clairement bien plus technique. C'est quoi qui te fait vibrer et qui te donne envie à chaque fois de repartir sur toujours du plus long, toujours du plus technique jusqu'à créer ta propre

SPEAKER_01

épreuve

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Ce qui me fait vibrer, c'est juste l'amour de la montagne. Moi, j'aime être en montagne. Ma pratique de la montagne est très spéciale. C'est que depuis le début, je n'ai pas d'entraîneur, mais surtout que je pars pour être libre. Personne ne sait où je suis. Si je veux aller dans telle vallée, telle crête, tel truc, je vais là ou je vais là. Et ça, c'est quelque chose que mon épouse, elle a accepté. Bon, elle n'a pas eu trop le choix non plus. C'est qu'en fait, pour moi, la montagne, c'est la liberté. C'est que je ne veux pas partir en me disant, je veux faire ça, ça, ça et ça. Maintenant, avec la caisse que j'ai et la connaissance du milieu que j'ai, je vais un peu où je veux. Et ça, c'est une richesse. Je fais clairement de la montagne pour être libre. J'y suis tellement bien que le soir, pour redescendre, j'y descends pour voir ma famille. Mais si je peux passer si je pourrais rester là-haut, accrocher là-haut, j'y resterais. Je suis happé par mon amour de la montagne. Et ça, j'ai découvert aussi une des choses qui était un peu aussi un booster de tout ça, c'est quand j'ai découvert la montagne avec ceux qui la fréquentent tout le temps, c'est-à-dire les bergers. Quand tu commences à aller tout le temps hors sentier, à lire la montagne. Quand tu commences à lire la montagne et à savoir où tu peux passer, où tu ne peux pas passer, où ça risque d'être compliqué, ça, tu peux le transposer sur toutes les montagnes du monde et tu n'as pas besoin de la vraie montagne commence à sortir des sentiers battus donc voilà je tends un peu vers l'Alpi mais malheureusement j'ai pas le niveau technique pour pouvoir évoluer évoluer aussi libre que je l'espère, mais je progresse petit à petit, poc à poc, un pas après l'autre, comme on dit en catalan, qui est une devise qui me tient au cœur. Mais voilà, j'ai ce besoin de liberté. Je suis vraiment heureux. C'est une addition, en fait. C'est une addition et c'est ça un peu qui me guide. Donc après, s'il y a des courses qui me font rêver, c'est ELS 2900, c'est une course qui se passe en Andorre, qui va peut-être disparaître, qui est organisée par un ami. Et là, c'est pareil, c'est 25 équipes de deux, on part d'un refuge à minuit en Espagne, on doit faire les 7 pics à 2900 mètres de l'Andorre, et on arrive dans un autre refuge, on a 24 heures pour les faire, il n'y a aucun matériel obligatoire, il n'y a aucun chemin, le seul but du jeu, c'est de passer par les 7 pics, donc tu es totalement libre, le matériel obligatoire, c'est à partir de la deuxième base de vie, c'est Baudrier et Casque, et l'organisateur qui nous a fait le briefing, Matt, que je salue, il nous a dit, ça c'est pour électroyer le corps, tout le monde a rigolé, non, non, mais c'est pour votre sécurité et là c'est contre-initié il y a une année c'est Kylian Jornet qui avait fait la photo et d'après ce que dit la légende c'est qu'il y aurait des partenaires qui n'ont pas voulu qu'il la fasse mais voilà pour moi c'est la quintessence de la liberté mais ça c'est possible de faire ça quand on en dort parce qu'en France déjà la Pika Pika quand on leur a proposé le projet ça a été heureusement qu'on a eu beaucoup de soutien mais de maintenant monter une course de crête sans parcours officiel, là, il m'internerait, clairement. Mais c'est ce que j'aime. C'est clairement ce que j'aime. L'autre addiction que j'ai, c'est l'ultra-endurance. C'est toutes ces endorphines qui sont sécrétées par le manque de sommeil. Clairement, parce que quand je vois certains invités que tu as eus en podcast et qui sont aventuriers, ça me fait rêver. Mais j'ai ma famille, j'ai mes j'ai mes enfants et voilà c'est des choix de vie je ne l'ai pas franchi pour le moment et peut-être qu'un jour je franchirai ce pas là parce que moi passer 3 jours, 4 jours en montagne dormir un quart d'heure pour cet été on a fait un projet comme la Pika Pika ne s'est pas fait et l'Andorra Ultra Trail a définitivement disparu j'ai fait un parcours qui a mixé les deux que j'ai fait en off qui fait 158 km et 15 800 mètres de dénivelé donc on l'a fait accompagné on est trois à l'avoir fait en entier et on a mis 60 heures et on a dormi un quart d'heure donc il y a un film de cette aventure qui va sortir au printemps et là c'est voilà donc c'est c'est ce que j'aime c'est vraiment ce que j'aime être au milieu de la montagne pendant autant de temps loin des sentiers balisés c'est une vision c'est une vision des choses je suis pas là pour essayer de dire que c'est la meilleure vision loin de

SPEAKER_00

là mais c'est la mienne et c'est celle qui me fait avancer ouais en tout cas on sent clairement la passion c'est hyper inspirant de voir que t'as tu vois justement t'es pas alors j'allais dire t'es pas tombé dans ce conformisme je veux pas dire que l'UTMB c'est un conformisme évidemment pas du tout surtout que je pourrais jamais faire un truc comme l'UTMB donc bon je peux pas trop me permettre de juger mais je trouve ça chouette de voir que t'es arrivé dans un milieu que initialement qui était pas du tout le tien et que t'as suivi ta propre voie et que t'as carrément carrément enfin maintenant t'es même un créateur de contenu entre guillemets c'est à dire que tu crées tes propres expériences qui sont qui viennent challenger un petit peu en tout cas les courses les plus les plus populaires de la discipline donc c'est c'est vachement inspirant je

SPEAKER_01

trouve si toi tu oses pas le dire parler de conformisme mais moi je vais le dire clairement c'est du conformisme à partir de quand j'ai commencé à avoir des résultats en 2015 j'ai intégré un team donc pendant 5 ans j'étais dans le team Craft Salming et en fait ma première question c'est est-ce que ça va coller mon état d'esprit avec le team. Heureusement, je m'étais renseigné, le team manager était énorme, il était une super ambiance, on a des souvenirs énormes, et donc le contrat s'est terminé, le partenariat s'est terminé au début de l'année. Et donc là, de suite, pour l'instant, je n'ai pas d'équipementier qui me suit, donc j'ai eu quelques propositions, et les gens me disent, mais Nahut, tu n'as pas de... Ben non, parce que je préfère refuser d'associer mon image à une marque avec valeurs qui ne me correspondent pas, ou des personnes dont je ne partage pas les valeurs, plutôt que ça fait bien d'avoir un partenaire. Je suis en partenariat depuis bien longtemps avec Meltonic, et une fois, j'étais avec une athlète sponsorisée par Meltonic, qui est championne du monde, et qui ne mange pas de produits Meltonic, ou qui ne mange pas du tout. Et je lui ai demandé, mais pourquoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Elle me dit parce qu'il faut avoir un partenaire nutrition. il faut en fait presque le package du trailer élite mais moi je ne suis pas du tout un élite loin de là mais le package du trailer c'est du bon trailer c'est d'être ambassadeur d'avoir un moi je trouve que c'est une standardisation d'être sur Strava de voir des coms d'avoir la cote ITRA parce qu'il y a un référencement il y a un classement officiel ITRA qui est un peu le juge de paix de tous les trailers moi je dois être un des seuls à les avoir contactés pour me faire retirer de leur base de données par rapport à la RG J'ai dû envoyer un paquet de mails parce que c'était compliqué. Mais voilà, moi, je ne suis pas du tout dans cette optique-là. Mais certaines personnes ne comprennent pas ma vision. Ma vision, elle est ce qu'elle est. Quand je m'engage sur un partenariat, déjà, la plupart de mes partenaires qui me suivent, c'est des partenariats fidèles avec des entreprises, avec des valeurs dans lesquelles je crois et que je préfère être seul que la compagnie. même si un partenariat comme Kraft m'a permis, Kraft et Salmi en chaussures, ça m'a permis de clairement courir parce que moi, j'avais un petit salaire, que ce soit avant à la mairie ou après quand j'étais en contrat de professionnalisation. Mais quand moi, les grosses années, je faisais 350 000 de D+, que dans la caillasse, j'usais 16 à 18 paires de chaussures par an. Et ça, si je n'avais pas eu l'appui de mes partenaires à l'époque, financièrement, je n'aurais pas pu courir.

UNKNOWN

Donc,

SPEAKER_01

Là, il me reste quelques paires de salmings pour faire un peu. Et après, je ferai comme tout le monde. Si je ne trouve pas un partenaire d'ici là, je ferai comme tout le monde. J'irai acheter ma paire de baskets. Mais je trouve que d'associer son image à des valeurs, c'est super important. Parce que c'est un peu l'image de moi. C'est que ma vision à moi personnelle. Mais j'ai toujours voulu vivre avec mes convictions plutôt que prendre cette des autres clairement

SPEAKER_00

c'est un beau message je suis 100% d'accord mais bon je trouve que ça fait quand même vraiment du bien d'entendre ça dans quelqu'un encore une fois qui qui est clairement enfin qui est clairement dans la performance dans sa discipline donc c'est chouette à entendre

SPEAKER_01

ouais mais après attention ce que je tiens à préciser c'est je crache surtout pas dans la soupe c'est loin de là mais c'est juste que j'ai des accords solides avec des partenaires avec qui on partage les mêmes valeurs parce que c'est facile de dire oui il passera il a eu des partenaires et maintenant il crache dans la soupe loin de là loin de là. Je dis juste que quand on fait un partenariat, c'est vraiment important. Et même pour l'impact du partenariat. Quand l'image de ton partenaire te colle à la peau, c'est gagné. Plutôt que de mettre une rime en belle de hashtag, de changer de marque toutes les deux minutes. Je tenais juste à le dire parce que c'est important.

SPEAKER_00

Oui, c'est-à-dire que toi, ce qui t'intéresse, c'est un vrai partenariat. Ce n'est pas simplement une association d'images. Tu as envie que ce soit un engagement des deux côtés, si je comprends bien. C'est-à-dire que l'athlète se sente engagé vis-à-vis de la marque et que la marque soit engagée vis-à-vis de

SPEAKER_01

l'athlète. C'est clair. Et quand moi, tu vois, que ce soit Meltonic, il y a quelques marques qui m'aident sur des frontales, toutes les frontales m'aident en France depuis le début. Voilà. Et Meltonic, ils m'ont envoyé un contrat. Ushulunka, Toulouse, ils m'ont envoyé un contrat. Je les ai appelés. J'ai dit non, non, mais le contrat, moi, je ne signe pas de contrat on se serre la main je sais ce que j'ai à faire et de votre côté il n'y a aucun souci et voilà j'ose espérer qu'il y ait encore la parole donnée à une valeur à notre époque même si ça se perd totalement c'est gagnant-gagnant dans mon optique quand je vois les choses c'est gagnant-gagnant

SPEAKER_00

super super et bien écoute merci d'avoir partagé aussi ouvertement ta vision des choses c'était super intéressant est-ce que tu peux peut-être continuer à nous faire rêver en nous parlant de la pika-pika

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

La pika pika. La pika pika, c'est... Il y a eu le lancement dans notre département de l'Ariège d'un projet qui s'appelle Ariège Terre de Traille, afin de développer, de promouvoir le travail en Ariège. Et lors de cette réunion, le président de l'organisation du Mont Calme me dit, mais Nahu, tu t'entraînes tout le temps dans nos montagnes. Moi, j'aimerais faire un ultra. Ils avaient fait un ultra pour le 25 anniversaire avec ils avaient relié le marathon et le trail de 25 km que j'avais fait mais là j'ai dit mais moi y'a aucun souci je peux te relier mes traces d'entraînement mais par contre ça va piquer ça va être ça va être t'inquiète pas on a eu on est prêt on a discuté j'ai envoyé la trace parce que c'était vite fait le lendemain j'ai envoyé la trace il m'a dit bingo j'ai dit il est fou et donc c'est clair parce que la première trace initiale elle faisait 115 kilomètres et passer par 3 pays et dans les mêmes ratios quoi avec des crêtes voilà même si j'ai eu beaucoup de liberté il y a quelques crêtes qui m'ont enlevé mais c'est normal quoi parce que même si c'est une course sur des chemins très techniques très sauvages on a évité qu'il y ait des passages vertigineux parce que ça ça peut être vraiment bloquant donc c'est la vraie montagne mais on a évité donc on a créé ça on a voulu faire sur 3 pays finalement ça s'est fait sur 2 pays et en gros la pika pika donc c'est 109 kilomètres, 11 500 mètres de dénivelé c'est 16 pics ou sommets à plus de 2400 mètres on part d'Ozat en Ariège au pied des 3000 Ariégeois on passe dans un village au kilomètre 3, on passe dans un village au kilomètre 4 et le village d'April au kilomètre 109 donc c'est un concentré de montagne du début à la fin pour les trailers qui connaissent l'échappée belle l'échappée belle t'enlève les 20 premiers kilomètres et t'enlèves les 20 derniers et c'est ça pendant 110 kilomètres, c'est un concentré de montagne et on a la chance d'avoir une organisation avec plus de 800 bénévoles qui vivent montagne qui sont passionnés par leur course et ça c'est un plus, les coureurs il y a des bénévoles partout j'ai une grosse communauté qui me suit au Japon parce que j'ai pas mal de coureurs avec qui je suis ami et parce que l'histoire a fait que j'ai une belle communauté au Japon donc la première année j'avais une amie japonaise qui est venue l'année d'après j'en avais 11 dont un des meilleurs trayeurs japonais et qui a dit c'est la course la plus difficile que j'ai jamais faite avec les bénévoles les plus merveilleux au monde parce qu'on en a partout donc c'est vraiment l'essence de la pika pika mais surtout l'essence du challengement calme qui existe depuis 30 ans et que depuis 30 ans nous le marathon depuis 30 ans il n'y a aucun matériel obligatoire parce qu'il y a des ravis tous les deux kilomètres. Il y avait Andy Simons qui avait fait un dessin et qui avait croqué le fait qu'il y avait de l'eau partout, il y a des ravitaillements partout. Et donc, c'est vraiment une grosse réussite de l'ensemble des bénévoles. Et d'ailleurs, pour l'anecdote, quand la première fois que j'ai présenté, parce qu'avant de se lancer, il fallait que les bénévoles acceptent de se lancer dans ce projet un peu fou. Et en fait, quand j'ai posé le projet, la première question que j'ai eue, c'est, j'ai une question, oui, je vous écoute, mais tous ces coureurs la nuit ils dorment où

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

ah alors la nuit ils ont des frontales ils avancent ils avancent la nuit ah mais c'est bien ça ah ouais ouais ça nous intéresse donc il y avait ouais on n'avait pas une grosse culture on n'avait pas une grosse culture ultra en arrière mais là et là ils ont dit ouais de suite nous on signe on est prêt à te suivre moi mon mon ma ma ma condition c'est que ça ne nuise pas à l'organisation du marathon et donc on a fait une super réussite et quand tu vois nous Osat c'est un tout petit village de montagne au fin fond de vallée d'Ariège où il n'y a pas de transport en commun qui y va et donc on a eu 15 japonais, on a eu tous les continents on a eu des israéliens, des brésiliens des mecs d'Afrique du Sud, des russes qui viennent qui mettent Osat sur la carte mondiale de la montagne et ça c'est la plus belle des reconnaissances parce que la réalité d'une organisation de course le but d'une course c'est de faire des retombées économiques sur les territoires et quand on voit tout ça nous le second de la Pika Pika 2019 il n'était jamais venu dans notre vallée il est venu trois semaines avant pour s'imprimer du parcours avec son van il a visité il a vu une grange à vendre il a visité maintenant il habite dans la vallée il a une maison secondaire dans la vallée donc ça c'est des anecdotes mais il y en a on pourrait faire quelques podcasts pour se raconter tout ça mais c'est pas le but

SPEAKER_00

Super. Alors tu dirais sur des courses de ce format, on fait un petit focus sur la partie mentale, ou en tout cas ce qui fait la différence. À tes yeux de spécialiste, même d'expert de ce genre de course

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Il faut quoi pour finir une course comme ça ou en tout cas pour prendre du plaisir en prenant le départ

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Que ce soit pour la

SPEAKER_01

finir à la dernière place ou à la première place, déjà si on se dit que c'est une course, on a perdu. On a perdu clairement parce que ce n'est pas une course qu'on veut vivre, c'est une aventure. Donc il faut gérer son effort du début à la fin, gérer sa nutrition et gérer son équipement. Et après, nous à la Pika Pika, en 2019, au premier contrôle on a un coureur basque Eric Etchegarek je le salue d'ailleurs si il nous écoute qui était 77ème au premier pointage il a fini 4ème parce que il a dit tu dois partir doucement moi je suis parti doucement et j'ai remonté mais quand la plupart de nos montées on part pour 1000 ou 1500 mètres de dénivelé d'un coup donc quand tu enchaînes tous ces KV et bien à la fin les écarts surtout et après on descend des fois plus de 2000 mètres d'un coup avec 9000 mètres de dénivelé positif dans les jambes à un moment donné on descend 2000 mètres de des moins et en fait c'est la gestion des descentes et si on prend ça comme une course quoi qu'il arrive on ne terminera pas dans des bonnes conditions on ne terminera pas ou si on termine ça ne sera pas dans les meilleures conditions il faut le prendre comme une aventure clairement là on fait de l'aventure on ne fait plus de la course et ça soit même sur des formats plus courts je pense qu'à partir du moment maintenant à l'UTMB les mecs sont tellement rapides que c'est de la course du début à la fin mais même la Ronda moi j'ai gagné Ronda en 31h30 j'ai commencé à faire faire la course à 20 km de l'arrivée ou 30 km de l'arrivée. Sinon, il y a trop de choses qui peuvent te faire tout capoter. C'est clairement de la

SPEAKER_00

gestion. Tu nous parlais du tord des géants et que ça avait été une super expérience. Qu'est-ce que tu ferais différemment si tu devais repartir sur cette épreuve

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Comme tu viens de nous parler de gestion, gestion de course, etc. Qu'est-ce que toi, tu aurais géré

SPEAKER_01

différemment

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Tout. Tout. Tout parce que je me retrouvais... Tout parce que je suis Mais c'est bien parce que c'est en se brûlant qu'on apprend. C'est que je suis arrivé là confiant après la ronda. Ah oui, parce qu'aussi, ce que je n'ai pas précisé, c'est qu'en course, je n'utilise pas de bâton, juste par conviction personnelle. J'utilise les bâtons quand je vais dans le gispet chez nous, des herbes qui glissent beaucoup ou quand il y a de la neige, quand je vais faire pour ma sécurité. Mais en course, je n'utilise jamais de bâton. Et donc déjà, ce n'est déjà pas une très bonne idée, mais ça, ce n'est pas grave. Des mauvaises idées, je les ai toujours. Mais en fait, très vite, je me suis retrouvé au deuxième ravitaillement. Je crois que j'étais deuxième et je n'étais pas expérimenté. Tu n'as jamais géré une course avec du sommeil. Tu n'as pas été deuxième à la première base de vie. Donc ça, déjà, je me suis fait un peu griser parce que moi, j'étais bien. J'étais vraiment bien. Et après, il y a toute la gestion du sommeil. La gestion de son sommeil sur ces épreuves-là, c'est énorme. Donc maintenant, je commence à être vraiment rodé dans cette gestion. Mais on apprend sur la gestion du sommeil on apprend tout le temps on apprend tout le temps maintenant voilà pour préparer l'euphoria j'ai fait des siestes de 12 minutes pendant toute l'année toute l'année j'ai fait des siestes de 12 minutes d'ailleurs j'avais fait un papier sur la gestion du sommeil et ça avait beaucoup amusé le journaliste et en fait quand je dors sur un ultra je dors 12 minutes et après quand j'ai besoin de faire un surplus de sommeil je dors une minute dix ceux qui utilisent les bâtons ils savent bien le faire ils se mettent sur les bâtons ils s'endorment et en fait quand on donc quand s'endort vraiment mais le sursaut fait qu'il se réveille moi ce que je fais c'est que je mets le timer sur une une 10 et quand je commence à être vraiment entre en déficit de sommeil eh bien eh bien je dors une minute 10 par par terre mais c'est on fait des kilomètres et des kilomètres en étant somnambule sur des euphorias chaque fois sur les deux épreuves on a mis la première dernière demi 60 heures et la deuxième année on a mis 65 heures ou 68 heures à 75 heures et là clairement mais on dort sur sur ces périodes-là, sur 75 heures, j'ai dû dormir 40 minutes. Donc, on voit des choses, les hallucinations, c'est énorme. Mais c'est plus facile. En marchant, dans la montagne, c'est plus facile qu'en ultra-bike. Parce que maintenant, je m'oriente un peu vers l'ultra-bike. Il me tarde de voir cette gestion du sommeil en ultra-bike. Et là, clairement, c'est plus difficile parce que là, le somnambulisme en vélo, il atteint plus vite ses limites qu'en marchant. Mais ouais, toutes ces hallucinations, tout ça, c'est vraiment quelque chose que... monde parallèle et là, les décharges d'endorphine, c'est addictif.

SPEAKER_00

L'ultra-endurance, c'est vraiment comme la montagne peut l'être, c'est une addiction. Sur la gestion du sommeil en particulier, comment tu as fait ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

C'est de l'expérience course après course ou tu as été aidé par un spécialiste pour déterminer par exemple les 12 minutes

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Qu'est-ce qui fait que toi, ces 12 minutes et que tu arrives à te faire des micro-siestes d'une minute trente, Comment est-ce que tu en es arrivé

SPEAKER_01

à ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Par l'expérience. Parce qu'en plus, c'est comme beaucoup de choses. Ce qui convient à certains ne convient pas à d'autres. Mais c'est par rapport à des cycles de sommeil. Parce que qui dit 12 minutes pour dormir ne dit même pas de cycle de sommeil. Donc, à partir du moment où on passe la demi-heure, on commence à être entre deux cycles. Et là, c'est très difficile. Mais c'est clairement l'expérience qui m'a fait... En faisant des erreurs. C'est les... c'est en faisant des erreurs qu'on apprend le processus d'apprentissage il est rempli d'erreurs une des qualités que je peux avoir c'est que j'apprends assez rapidement et en fait donc une course où je sais où elle va se terminer en moins de 35 heures j'ai pas besoin de dormir je ressens pas le besoin de dormir parce que mais si je sais que la course va faire plus de 35 heures à partir de 24 heures de course là je commence à dormir une première fois 12 ou 15 minutes mais c'est super troublant moi j'ai des années où je dis à ma femme on va dormir tu me réveilles dans 12 minutes elle me réveille et je la regarde je dis on va à la sieste non non là t'as fini la sieste en fait t'es complètement déconnecté et cette faculté de passer aussi d'un état de sonambulisme à un état d'euphorie et aussi pour l'avoir testé est aussi incroyable pendant l'euphorie pendant l'euphorie à Delcime et donc on est suivi par Bali GPS et j'étais avec un espagnol et mon ami espagnol, Julian, il était son ombule, donc il n'avançait plus, il regardait mes baskets et d'un coup, on m'envoyait un message comme quoi les tchèques qui étaient derrière nous, ils revenaient à, alors qu'on pensait avoir 40 minutes d'avance, ils revenaient à une minute. Et là, je l'ai briefé avec mon franco-espagnol et je lui ai dit, Julian, les tchèques, ils sont une minute derrière nous. Et là, mon ami Julian, en deux secondes, il est passé d'un son ombule qui marchait sur un chemin à deux à l'heure à Kylian Jornet. Il a fallu que je le calme mais c'est impressionnant comment le corps humain peut se transfigurer d'une situation à l'autre il suffit qu'il y ait une décharge d'adrénaline et après le sommeil quand il te prend mais on parle d'adrénaline parce qu'on a beau dire le guarana, la caféine la seule chose qui te réveille c'est vraiment l'adrénaline et quand t'as peur je peux te dire que sur une crête vraiment où il y a un danger, où il faut pas tomber il faut pas se la mettre, là t'es éveillé mais sur des des parties plus faciles entre guillemets mais là tu peux vraiment faire des kilomètres en son ambulisme et d'ailleurs c'est là où c'est dangereux parce qu'on se rend compte qu'en montagne souvent les accidents ils arrivent sur des parties avec moins de danger immédiat où on relâche la

SPEAKER_00

tension et justement est-ce que toi t'arrives à le sentir le moment où tu commences à passer en pilote automatique où t'es vraiment en train d'attaquer tes réserves est-ce que t'arrives à le détecter ça maintenant avec l'expérience

SPEAKER_01

ouais ouais j'arrive à le détecter mais c'est pas pour ça que j'arrive à le surmonter facilement loin de là parce que c'est physiologique c'est physiologique et en fait donc ma première euphoria en fait euphoria c'est une course en binôme je l'ai fait avec Rulia donc un espagnol et ma deuxième euphoria je l'ai fait avec une espagnole Nerea Martinez qui est une légende du trail qui gagnait la ronda del sim moi je courais pas encore et donc on l'a fait ensemble on a fini 4ème au scratch et je me suis dit mais on a eu tu vas être en sous régime tu vas te priver de sommeil mais comme être en sous-régime, ça va passer sauf que le manque de sommeil j'ai eu des hallucinations et j'ai eu encore plus de mal à gérer ces problèmes d'hallucinations que l'année d'avant, mais parce que même en étant en sous-régime, le sommeil c'est le sommeil physiologiquement, d'ailleurs dans certains pays je crois que c'était une torture la privation de sommeil tant que le corps par les endorphines par l'adrénaline te tient t'avances, t'avances toujours mais le après mais ça laisse des traces après on n'a pas trop de recul par rapport à ça mais je suis persuadé que ça laisse des traces parce que moi après une course comme ça pendant une semaine j'ai des cycles déjà je ne suis pas un gros dormeur j'ai un mauvais sommeil mais pendant une semaine je peux être en train de discuter ou à l'apéro et m'endormir sur la table et après tu te réveilles le pire c'était le tort pendant deux semaines en pleine discussion j'étais capable de m'endormir parce que le corps il avait été tellement marqué par ça qu'il n'était pas encore trop habitué mais je suis conscient que physiologiquement par rapport à ces privations de sommeil qu'on s'inflige on n'a pas trop de recul je ne sais pas ce que ça donnera mais c'est quand même hallucinant c'est hallucinant le corps humain comment il a la possibilité de s'adapter et si j'ai bien suivi il y a des études qui avaient été faites et en fait c'est surtout une fatigue pas des muscles mais du système nerveux central C'est lui qui,

SPEAKER_00

à un moment donné, a besoin de se déconnecter. Ok. C'est intéressant, ça. Cool. Écoute, c'était vraiment passionnant. On arrive déjà à la fin d'AUL. Je suis curieux de savoir, est-ce qu'il y a un message en particulier que tu aimerais passer

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

On a parlé de plein de choses, que ce soit de ta discipline. On a bien compris que ce n'est pas de l'ultra trail, c'est de l'ultra montagne. La montagne pour les montagnards par les montagnards. Est-ce qu'il y a des un message que toi tu aurais envie de passer pour celles et ceux qui nous écoutent que ce soit en rapport avec l'ultra ou

SPEAKER_01

pas ouais un peu un message de juste de liberté et je trouve que cette liberté qu'on perd qu'on perd vraiment dans nos sociétés mais essayer de la retrouver et la liberté on la trouve en montagne on la trouve dans plein d'autres domaines de la vie et toujours essayer de la chercher de la trouver et pour trouver un équilibre pour trouver un bonheur et même si des fois on a des envies qui sont pas comme les autres, de foncer parce que c'est ça qui nous rend heureux. C'est aussi une liberté de ne pas faire comme les autres et de faire ce qui, au fond de soi, on pense foncièrement bon pour soi. On est dans une société où il y a beaucoup de pression sociétale par rapport à plein de domaines. D'essayer de trouver une liberté et un équilibre parce qu'il ne faut pas non plus, pour ceux qui ont des familles, il ne faut pas tout miser sur la liberté, mais vraiment la liberté d'être heureux et on n'est pas riche de ce qu'on possède on est riche de ce qu'on vit et toute la montagne me rend vraiment riche donc voilà de se déconnecter un peu des standards sociétals très forts et de être est supérieur à avoir enfin pour moi et je prétends vraiment pas détenir la parole je ne suis vraiment pas omniscient

SPEAKER_00

en tout cas ouais bah C'est un super message et moi, c'est vraiment ce que je retiens. Je veux être remercié pour ça de cet épisode. C'est l'authenticité avec laquelle tu as partagé ton parcours et tous ces superbes exemples que tu as bien voulu partager avec nous. Comment est-ce qu'à un moment donné, tu t'es écouté toi-même et tu es parti sur ce qui te faisait vraiment vibrer, même si ce n'était pas forcément la norme à ce moment-là, notamment sur les formats qui te plaisent et de voir que tu es allé jusqu'à la création de ta propre course je trouve ça juste génial donc un très très grand merci Naü encore une fois pour ton temps et tout ce que t'as bien voulu partager et écoute je mettrai en description de l'épisode toutes les infos sur la pika pika ton parcours etc comme ça les gens pourront aller regarder et qui sait peut-être inviter leurs amis japonais ou japonaises à s'inscrire comme ça t'en auras encore plus et je te dis tout le meilleur pour la suite

SPEAKER_01

Naüel un grand merci à toi et un grand merci à tous les auditeurs qui ont passé un peu de temps en notre compagnie.

SPEAKER_00

Merci d'avoir écouté cet épisode du podcast Les Frappés jusqu'au bout. J'espère qu'il vous aura intéressé, même inspiré pour vos différents projets, qu'ils soient pros ou persos. Je vous invite à nous faire parvenir vos commentaires, vos feedbacks, vos suggestions d'invités également, directement par e-mail à contact.lesfrappés.com Et enfin, si vous souhaitez nous soutenir dans cette aventure, n'hésitez pas à nous laisser une note sur les différentes plateformes d'écoute que vous utilisez, ainsi qu'à commentaires. Et je vous dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode.

UNKNOWN

Ciao!