SPEAKER_00

La ténacité qu'il faut développer pour ne jamais lâcher. Tu sais que ton objectif est à deux ans devant toi. Comment tu fais au quotidien pour avoir la sensation d'avancer vers ton but

UNKNOWN

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SPEAKER_00

Je le disais déjà pendant la préparation, aujourd'hui j'en suis convaincu, ça a été la plus belle école de ténacité. Hello, hello, c'est Loïc Blanchard, le créateur et host du podcast indépendant Les Frappés. Je suis un ancien sportif de haut niveau, aujourd'hui reconverti en sportif aventureux, mais aussi entrepreneur, coach et préparateur mental certifié. Passionné d'outdoor et de défis en tout genre, j'ai voulu créer une communauté autour des valeurs de résilience, de dépassement de soi et de détermination, en vous offrant chaque semaine des conversations inspirantes avec des invités incroyables issus d'univers très variés. J'ai reçu aussi bien des athlètes olympiques que des entrepreneurs à succès, des aventurières professionnelles ou encore des anciens des forces spéciales. Leur point commun, la passion pour leur projet et l'audace de se lancer. Alors fonçons ensemble découvrir mon invité de la semaine. Excellente écoute à vous les frappés

UNKNOWN

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SPEAKER_00

Ben écoute, salut Lilian, bienvenue sur le podcast. Salut Loïc, ravi d'être avec toi aujourd'hui. Ben écoute, ravi de te recevoir, un grand merci à Teddy d'ailleurs pour, je ne sais plus vraiment d'ailleurs, il n'y a pas eu de vraie mise en relation, mais en tout cas c'est à travers Teddy que moi j'ai découvert ton parcours, donc j'imagine qu'on peut quand même le remercier pour ça. Oui, on peut remercier Teddy. Donc merci Teddy quand tu nous entendras. Eh bien écoute Lilian, ce que je te propose c'est peut-être de nous expliquer un petit peu ce que tu fais. Oui, avec plaisir. plaisir. Alors on va commencer par les standards, Lilian 36 ans et demi, papa de deux petites filles et je suis à la fois entrepreneur et également aventurier amateur. Aventurier dans le business et puis aventurier dans la vie en dehors aussi. On pourrait tout regrouper sous la casquette d'aventurier mais j'arrive pas trop à assumer. C'est intéressant ça, pourquoi tu dis ça

UNKNOWN

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SPEAKER_00

Je ne sais pas, je ne sais pas. Peut-être que dans mon inconscient, l'aventurier va plus loin que ce que je fais, prend plus de risques que ce que je prends. Je ne sais pas, je ne sais pas. Aussi, je pense que ce terme est utilisé un peu à tout bout de champ, que chacun a sa propre définition. Et en tout cas, la mienne, je ne sais pas, avec cette modestie ou pas, je ne l'assume pas toujours. C'est marrant parce que c'est quelque chose que nous disait Steven, Steven Le Yarik, dans un épisode précédent, qui ne se considère pas non plus comme un aventurier, mais plus que comme un aventureux, tu vois, un sportif aventureux. Donc, c'est marrant. Ok, écoute, peut-être qu'on peut commencer par ça. Alors, l'aventure, cette notion d'aventure, peut-être toi, comment est-ce que tu te la définis aujourd'hui et qu'est-ce que tu as mis en place pour vivre cette vie d'aventure

UNKNOWN

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SPEAKER_00

Aujourd'hui, moi, je la définis vraiment comme t'engager dans quelque chose pour lequel il y a une part de risque. et là une fois de plus chacun mettra ce qu'il veut derrière la notion de risque mais une part de risque, une part d'inconnu de découverte mais par rapport à soi donc ce qui est une aventure pour moi ne le sera peut-être pas pour toi ou inversement et moi je suis tombé là-dedans en fait j'ai grandi près de, enfin j'ai grandi à Clermont-Ferrand dans le Massif Central et j'ai grandi avec un papa qui était président de la section Auvergne du Club Alpin Français et Et qui, tous les week-ends, depuis que je suis petit, me trimballait dans tout un tas de sorties outdoor. Même si on ne disait pas outdoor à l'époque. Et donc comme ça, j'ai fait plein d'activités de montagne. Et il y en a en particulier deux qui m'ont passionné étant ado. C'était l'escalade et le ski de Pantraide. Et je me suis éclaté à skier toute mon adolescence dans la petite station du Mont d'Or. qui est une toute petite station mais qui a l'avantage de présenter des reliefs dignes de reliefs alpins avec des couloirs extrêmement raides, avec de la glace avec des rochers, tout un tas de choses et donc voilà je me suis vraiment passionné pour ces deux activités et puis à côté de ça aussi un petit peu d'alpinisme de ski de rando de VTT, enfin de tout plein de choses qu'on peut faire en montagne et ce qui m'a toujours plu dans ces activités c'était vraiment jamais la recherche de performance c'était toujours aller m'amuser aller découvrir un nouveau couloir aller explorer une nouvelle face c'est vraiment ça qui m'a toujours animé et puis j'ai quitté le Massif Central pour aller faire mes études à Paris et comme c'est souvent le cas quand on part faire ses études et qu'on a une activité sportive à côté souvent on l'abandonne en tout cas moi ça a été mon cas je l'ai abandonné et puis au bout de cinq ans j'ai donc j'ai obtenu mon diplôme diplôme d'ingénieur en en micro électronique et c'est marrant parce que je fais une petite parenthèse là dessus mais aujourd'hui je vois quand je regarde dans le rétro qu'en fait cette logique d'aventure je la retrouve aussi dans mon parcours scolaire parce que en parallèle de ces activités sportives quand j'étais ado j'ai découvert l'informatique et pareil ça m'a passionné et j'ai toujours voulu comprendre comment ça marchait donc d'abord j'ai fait un peu de code et puis après j'ai voulu assembler mon premier ordinateur et puis j'ai voulu commencer à faire de l'électro et donc c'est comme ça que je suis parti en école en école d'électronique et sur ces 5 ans il y a un jour où j'ai eu l'impression d'avoir touché le Graal c'est quand j'ai eu mon cours de physique quantique, où là j'ai eu la sensation d'être arrivé au bout de quelque chose d'être allé vraiment au bout du bout et d'avoir compris, ce qui évidemment est une illusion parce que il y a encore plein d'autres choses derrière, mais voilà j'avais cette notion de ça y est j'y suis arrivé et donc je referme la parenthèse là dessus mais j'ai bouclé mes études et je suis descendu dans le sud, à Aix-en-Provence, pour cofonder ma première entreprise. Pareil, un peu par hasard, je ne m'étais pas destiné à être entrepreneur loin de là. Je me voyais vraiment faire carrière dans la microélectronique. Et puis, j'ai eu l'opportunité de rejoindre un groupe qui avait cette envie de monter à l'époque une entreprise qui allait proposer un téléphone à un seul bouton pour les seniors. On était en 2006, le smartphone n'existait pas encore. Et donc, comme ça, j'ai cofondé fondé ma première entreprise dans le sud de la France. Et dans le sud de la France, j'ai découvert un terrain de jeu qui m'a redonné envie de repartir à l'aventure, en tout cas de repartir faire des activités nature, parce que j'ai découvert qu'à une heure et demie, deux heures de voiture, j'avais les calanques de Marseille, j'avais la Sainte-Victoire dans mon jardin, qu'il y avait les écrins à portée de main, qu'il y avait tout, la mer, la montagne, absolument tout ce qu'on voulait. Et donc, comme ça, j'ai repris l'escalade, j'ai repris le ski, j'ai décidé de me mettre au canyoning de refaire tout un tas d'activités et ça m'a fait vraiment du bien ça m'a fait du bien et j'ai retrouvé ce feu de le week-end prochain on va aller découvrir tel canyon, on va aller faire tel truc et c'était génial et donc en parallèle de cette vie je dis bien en parallèle parce que à cette époque je fais vraiment une différence entre mes activités sportives ou activités de nature et le monde professionnel pour moi c'est cloisonné, c'est étanche et ça ne communique pas et en 2012 je vais quitter cette première entreprise parce que personnellement je ne m'y retrouve plus trop il n'y a plus justement ce côté d'exploration on a passé la phase de création vraiment on est sur un rythme plus routinier qui est très bien pour l'entreprise mais qui ne me correspond plus donc je quitte et on va avoir à ce moment là nos deux filles avec ma femme et on se dit il faut qu'on profite d'elles elles sont encore petites nous on sort tous les deux d'aventures professionnelles qui ont été vraiment extrêmement intenses et on a envie de profiter d'elles et on se dit il faudrait qu'on parte un an en voyage à vélo avec nos filles et donc comme ça l'idée elle naît fin 2014 en 2015 et on prévoit de partir un an à vélo avec nos deux filles depuis le Mexique direction la Patagonie pour passer du temps en famille donc c'est un peu ça qui sonne le début des grandes aventures et après il y aura une succession d'autres aventures derrière et à côté de ce projet il y a aussi pour moi quand on y pense en 2014 2015 cette envie d'aller vite quand même et un an ça paraît long et avec mon beau frère on découvre le concept de micro-aventure qui est un truc qui a été imaginé par un anglais qui s'appelle Alastair Humphrey qui a d'ailleurs eu le prix je crois de l'exploreur de l'année par le National Geographic pour ce concept là et ce concept je trouve génial parce que c'est vraiment l'idée de dire par rapport à ce qu'on évoquait au début. En fait, l'aventure, ce n'est pas que des gars bodybuildés avec un million de dollars de budget qui partent à l'autre bout du monde faire des trucs incroyables. En fait, c'est juste faire des choses qu'on n'a pas l'habitude de faire. Et ces choses-là, c'est par exemple décider que ce soir, en sortant du bureau, plutôt que de rentrer à la maison, on va aller dormir à la belle étoile sur la colline d'à côté et le lendemain, on va retourner au bureau directement. C'est décider que tiens, qu'est-ce que ça donne si je décide de suivre le sud en ligne droite parfaite au milieu de la forêt pendant x kilomètres c'est des choses comme ça et donc voilà on est vraiment séduit par cette idée avec mon beau frère et on se dit bah allez on se lance le défi de faire une micro aventure par mois pendant un an et on va documenter ça sur un blog pour essayer de donner envie d'inviter des gens à nous rejoindre etc et donc 2015 c'est vraiment la première année en préparation ou en tout cas en amont de notre voyage à vélo c'est la première année d'aventure avec des toutes petites aventures parfois un petit peu plus grosses parce que du coup dès que tu commences à tirer le fil il y a des idées de plus en plus grosses qui arrivent mais voilà on a commencé vraiment très très simple vraiment la première micro aventure qu'on ait faite c'était ça, c'était on traverse un petit canyon qui est à côté d'Aix-en-Provence là en ligne droite par si il y a un caillou on monte dessus si il y a un buisson on passe à travers mais en tout cas on ne dévie pas du sud parfait donc voilà c'est venu comme ça et donc on a enchaîné sur ce voyage à vélo qui a duré donc un an avec nos deux filles qui avaient 3 et 5 ans à l'époque donc quelque chose de vraiment nouveau pour nous parce qu'on n'avait jamais fait de vélo enfin on faisait du vélo comme tout le monde sait faire du vélo pratiquement mais on n'avait jamais fait de voyage et en Ensuite, moi, ça va me donner envie au retour de ne pas lâcher cette logique, de se dire, allez, en parallèle d'une vie familiale, en parallèle d'une vie pro, moi, j'ai besoin de ce truc-là. J'ai besoin de me lancer dans des projets d'aventure sportive. Et donc, je vais continuer. Et le premier projet que je mettrai après ça, c'est la traversée de la France en triathlon. Donc, j'imagine pendant la fin de notre voyage à vélo ou on a passé un an à 4 et où je me dis moi j'ai envie de faire quelque chose tout seul j'ai envie d'avoir un peu d'air parce que à 4 à vélo t'es toujours les uns sur les autres ce qui est génial d'un point de vue familial c'était une aventure extraordinaire pour nos filles pour nous à titre perso à titre de couple c'était absolument fabuleux et à la fin t'as quand même l'envie de se dire j'ai envie de faire quelque chose pour moi en tout cas c'était moi ma volonté et et je me dis tiens qu'est-ce que ça donnerait de traverser la France en courant c'est une idée qui m'avait traversé l'esprit il y a longtemps et puis là j'y repense je me dis bon je suis pas coureur on rentre d'un an de voyage il faut quand même reprendre une activité pro donc se lancer comme ça ça risque d'être compliqué ça risque de prendre beaucoup de temps donc si je le faisais à vélo ça irait plus vite mais j'ai quand même envie de courir et du coup je me dis vélo course à pied si je rajoute de la nage ça fait un triathlon et c'est comme ça que naît l'idée de se dire je prends la plus grande distance terrestre qui existe en France qui est une diagonale qui part de Bretagne jusqu'à Menton et je la divise suivant les ratios de l'Ironman et je parcours cette diagonale là et donc ça va donner un triathlon que je vais faire au mois de juin ou mai 2017 et donc je vais pédaler de Poste Poder près de Brest jusqu'à Gap à Gap Ma femme va récupérer mon vélo et je vais courir jusqu'à Nice. Et de Nice, je vais nager jusqu'à Menton. Je n'ai pas gardé l'ordre traditionnel du triathlon pour des questions logistiques. Et donc, ça sera ma première grande aventure solo. Ce qui me donnera l'idée, en fin de ce triathlon, de me dire, mais tiens, le Tour de France ne fait pas le Tour de France. Le Tour de France à vélo ne fait plus le Tour de France. Il le faisait il y a longtemps. Tu retrouves des cartes 1911, 1912 de tracés qui font vraiment le tour mais c'est plus le cas aujourd'hui et donc je me dis bah ça serait assez élégant de le faire et je me dis si je trouve un sponsor qui est prêt à m'aider sur le vélo et bah je me lance dans ce défi l'année prochaine et donc Giant va répondre présent Crosscall également et ensemble on va monter le projet de faire le Tour de France à vélo 4800 km, 21 jours que je ferai au mois de juin 2018. donc ça autre grande aventure et c'est toujours pendant que je fais des trucs comme ça que j'ai l'idée du truc d'après et j'avais découvert quelques mois en arrière qu'il y avait des gens absolument fous qui traversaient des océans à la rame et en bon montagnard que moi j'étais ça m'a effrayé comment des gens peuvent être assez fous pour se lancer pendant des semaines voire des mois sur un environnement aussi hostile et vraiment ça me terrifie et malgré tout je vais quand même suivre sur les réseaux sociaux quelques bateaux comme ça qui traversent et la peur va progressivement se transformer en curiosité en disant mais s'il y a des gens qui le font c'est que c'est possible et je découvre que ces gens sont pas particulièrement marins au départ et que finalement quasiment tous arrivent de l'autre côté entier et donc la curiosité va se transformer en pourquoi pas moi et donc je décide en 2017 je décide de préparer ce projet de traverser l'océan Atlantique à la rame je décide de me lancer dans ce projet cette fois-ci pas tout seul avec un coéquipier et on va donc préparer ce projet qui finalement nous fera prendre le départ de la traversée fin 2020, le 22 novembre 2020, et on traversera en 47 jours depuis les Canaries jusqu'en Martinique, où on arrivera le 8 janvier 2021. Voilà, en condensé et avec des petits allers-retours temporels, un peu comment je suis arrivé dans ce monde de l'aventure. Excellent

UNKNOWN

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SPEAKER_00

Je ne sais pas par où commencer, j'ai plein de questions qui me viennent, mais ce que je trouve fascinant, c'est la façon dont tu l'as dit il y a quelques instants, quand tu regardes dans le miroir, tu vois que finalement tout s'enchaîne et qu'il y a un espèce de fil conducteur, un fil rouge, et la façon dont tu le racontes, en tout cas, ça donne vraiment ce sentiment que c'est ça a été quelque part une évolution naturelle, une aventure en entraîne une autre un petit peu plus importante ou un petit peu plus folle. Mais la question que je me pose quand même, c'est si j'ai bien compris, moi ce que je retiens, c'est que vraiment le lancement, on va dire le moment, le tipping point, ça a été cette année en famille à vélo. Et tu vois, ça m'interpelle parce que moi je suis en pleine phase de changement aussi, on attend un enfant, je viens de quitter mon job chez Apple, on déménage, on quitte la Suisse, on rentre en France. Bref, les changements, ça fait toujours un petit peu peur donc je me demande comment est-ce que toi t'as géré ça c'est à dire à quel moment est-ce que l'idée de cette année en famille où en gros vous avez tout lâché pour prendre du temps pour vous à quel moment est-ce que c'est passé de l'idée à la réalité et comment est-ce que vous avez géré ça avec ta femme écoute c'est une bonne question avec ma femme donc on s'est rencontré en école d'ingénieur et la société dont je te parlais que j'ai confondé en fin d'études elle faisait aussi partie de l'aventure et on s'était toujours dit avec ma femme mais depuis vraiment très longtemps depuis qu'on était étudiant on s'était dit un jour on fera un grand voyage alors est-ce que ça serait en backpacker en je sais pas quoi mais on s'était dit voilà un jour on partira longtemps loin et ça sera bien et puis voilà tu te fais embarquer dans les études le boulot et puis tout ça passe et on a notre première fille on a notre deuxième et je crois qu'on s'est vraiment réveiller un matin et sincèrement c'est à peine romancé où on est tous au petit déjeuner et où on se dit en fait elles sont déjà si grandes tu vois elles sont déjà grandes elles sont pas encore à l'école enfin elles sont à la maternelle donc pas encore d'école entre guillemets obligatoire il y a cette envie de voyage qui nous a jamais vraiment quitté et de se dire en fait si on veut profiter de nos filles si on veut aussi que elles elles puissent profiter de nous en fait c'est maintenant c'est maintenant et donc on se dit il faut qu'on passe du temps avec elles et sauf que passer du temps avec elles on voit bien que bah pris dans nos boulots, c'est compliqué. Elles prient aussi dans leur routine d'école, c'est compliqué aussi. Et l'idée va venir assez spontanément de se dire, partons un an à vélo. Pourquoi le vélo

UNKNOWN

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SPEAKER_00

Je ne saurais pas te le dire. C'est vraiment venu naturellement. Et l'itinéraire nous est apparu aussi comme une évidence. On était allés pendant nos études, on avait fait 15 jours de vacances au Mexique, on avait adoré ce pays. Et en bon grimpeur qu'on était je parle pas en termes de niveau mais en termes d'esprit en bon grimpeur qu'on était la Patagonie c'était un truc qui nous faisait rêver et bah tu mets tout ça dans un sac tu mélanges et ça donne l'idée de bah partons à vélo du Mexique direction la Patagonie avec nos filles pendant un an ça vient comme ça quoi ça vient comme ça alors ça ça reste encore une idée et tant qu'une idée elle passe pas à l'action bah ça fait pas grand chose et donc vraiment le truc qui fait basculer c'est de dire bah on prend des billets quoi vas-y on va sur internet on prend des billets Marseille Cancun et puis et puis on verra ce qui vient après quoi et donc ça ça part de là quoi ça part vraiment vraiment de là d'une envie de de profiter de nos filles que elles elles puissent aussi profiter de nous et de pas se réveiller le jour où elles quitteront la maison en se disant zut on a peut-être coupé quelque chose ouais waouh en tout cas bravo parce que j'ai J'imagine que, si je me projette, ça fait quand même, encore une fois, un certain nombre de changements. Je trouve que c'est juste génial de voir que vous avez réussi à saisir l'opportunité. Ça fait beaucoup de changements. Après, je crois que le plus dur, c'est cette première étape. C'est de réserver le billet d'avion, c'est de mettre le premier coup de rame quand tu es au Canary. C'est toujours ce premier truc. Je pense que si tu arrives à décomposer ton projet en en éléments suffisamment petits jusqu'à identifier c'est quoi le truc le plus facile que tu peux faire là tout de suite pour mettre le pied à l'étrier, ça y est, tu te mets dans l'action et derrière, c'est parti. Mais si tu veux à l'avance faire le contour intégral du projet dans ses moindres détails, tu ne passeras jamais à l'action. Il y aura toujours une bonne raison de ne pas faire. Oui, mais j'ai un boulot. Oui, mais j'ai un crédit sur la maison. Oui, mais les enfants. Oui, mais la famille. Il y aura toujours une bonne raison. Tu trouveras donc il y a un moment où il faut se dire si j'ai envie de le faire c'est quoi la première étape c'est de prendre un billet d'avion on le prend et puis on verra derrière ce qu'il se passe et puis cette notion de découper l'énorme projet en blocs un peu plus gérables ça te permet aussi de rapidement comme tu dis l'ancrer dans la réalité une fois que tu as tes billets une fois que tu en as parlé à 3-4 personnes c'est plus un projet c'est un engagement peut-être juste une autre question sur ce voyage d'un an moi j'ai eu la chance de faire 6 mois en Amérique du Sud aussi aussi, pour mes études, Pérou, Bolivie, Colombie. Et c'est vrai que très souvent, quand j'en parle à des personnes qui ne sont pas forcément allées, les premières questions, c'est sur la sécurité. Est-ce que c'est vraiment dangereux

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Est-ce que tu t'es fait agresser

UNKNOWN

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SPEAKER_00

Comment ça se passe pour les étrangers, etc. Et même si, moi, je pense que c'est un petit peu comme partout, il faut juste faire attention de ne pas faire n'importe quoi et n'importe où. Globalement, tout se passe bien. Mais c'est vrai qu'il y a quand même des faits. En termes de sécurité, il y a il y a quand même des endroits où il vaut mieux éviter de passer. Comment est-ce que vous avez géré ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Vous avez vraiment réussi à faire Mexico-Patagonie d'une traite ou il y a des endroits que vous avez dû éviter

UNKNOWN

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SPEAKER_00

Alors, donc déjà, finalement, on n'a pas fait Mexico-Patagonie parce que pendant la traversée de l'Amérique centrale, nous, on n'avait jamais fait de vélo de voyage auparavant. Donc, on a vraiment appris et on a appris dans un contexte où tu as deux enfants de 3 et 5 ans qui sont là aussi. Donc, cela fait courte, mais en fait, ce qu'on a... découvert c'est qu'il nous a fallu un bon mois et demi pour comprendre quel était le rythme qui était adapté à ce voyage et le rythme qui convenait c'était que nous on roule fort pendant 4-5 jours pour satisfaire notre envie de se dépasser etc et par contre après on touchait plus les vélos pendant 3 jours on s'arrêtait quelque part et on passait du temps en famille et en fait ce rythme marchait très bien mais on s'est dit finalement quand on va arriver en Amérique du Sud on pourra pas le tenir parce que quand t'arrives dans des déserts qui font 1000 km t'arrêter 3 jours au milieu du désert ça a juste pas de sens quoi, donc on s'est dit bon on sait qu'on en est capable, maintenant on se l'est prouvé mais il n'y a pas d'intérêt en fait on avait perdu notre objectif de vue, notre objectif c'était de passer du temps en famille et en fait rapidement notre objectif il est devenu inconsciemment il faut qu'on arrive en Patagonie à vélo ce qui en fait était une connerie, notre vrai objectif c'est de passer du temps ensemble, donc on a rerouté le voyage pour finalement traverser l'Amérique du Sud jusqu'au Panama, ensuite faire un petit tour d'Europe parce que finalement on le connaissait pas et puis c'était plus simple de changer nos billets pour l'Europe, bref je te passe les détails, donc on fait Angleterre, Écosse, Irlande, on se prend la pluie pendant trois mois, on craque, on dit c'est pas possible, donc on finit la fin du voyage en Thaïlande, on va traverser la Thaïlande du nord au sud pendant trois mois. Donc voilà, finalement trois continents, on n'arrive pas en Patagonie, mais voilà, on remplit notre objectif de passer un an ensemble à vélo. Donc je reviens sur cette notion de risque, effectivement quand tu prépares ce voyage et que tu dis à tes parents on va partir à vélo avec nos filles, alors en fait non, c'est pas quand tu dis ça à tes parents c'est quand tu dis ça aux grands-parents de tes enfants je te laisse faire l'association eux te disent no way quoi vous vous rendez pas compte c'est dangereux machin donc un peu difficile de prendre ça de la part de tes proches et de moins proches aussi la vérité c'est que dans la préparation de ce voyage tu sais t'as le site du ministère des affaires étrangères je crois en France qui te donne un peu le niveau de dangerosité des pays là où tu peux aller par Et je ne sais pas pour quelle raison, nous, on s'est retrouvés sur le site anglais, sur l'équivalent anglais de ce site-là. Et on regarde donc un peu tous les pays qu'on avait traversés. Et puis, par curiosité, on se dit, tiens, on va regarder la France. Eh bien, la France était le pays le plus dangereux qu'on pouvait traverser. Parce qu'on était juste après les attentats. Et que si tu veux, le site anglais disait, évitez d'aller en France, restez à l'hôtel si vous y êtes, ne prenez pas les transports en commun. Enfin, c'était une situation de guerre. Donc déjà, ça te fait relativiser un peu. Ensuite, donc effectivement, tu as quand même cette appréhension parce que tout le monde te le dit. Mais il y a un moment, tu te dis, bon, attends, il y a quand même des gens qui vivent dans ces pays. Il y a des enfants qui vivent dans ces pays. Et bon, a priori, ils grandissent, ils se développent et ça a l'air d'aller. Donc, tu te renseignes et puis tu te convaincs qu'effectivement, si tu ne fais pas n'importe quoi, ça devrait bien se passer. Et que finalement, aller traîner certains soirs dans certains quartiers de Marseille, ce n'est pas recommandé non plus. Donc, finalement, si tu pars avec du bon sens, ça devrait se passer. Après… petite anecdote mais qui révèle bien aussi que finalement c'est un peu toujours le voisin qui est dangereux c'est que quand on est arrivé au Mexique le premier mexicain qu'on a vu à l'aéroport avec qui on discute ah vous êtes français et il nous dit très sérieusement avec la tête vraiment accablée il nous dit mais est-ce que vous avez quitté votre pays parce que c'était trop dangereux et en fait tu te dis ok donc on a vraiment un problème avec l'autre on a une image de l'autre qui est vraiment orientée sur la peur et les dangers Et en fait, on va se rendre compte au début de ce voyage que quand tu parles à des Mexicains, on va te dire, n'allez surtout pas au Guatemala, on va kidnapper vos enfants. Quand tu es au Guatemala, n'allez surtout pas au sud parce qu'on va vous prélever vos organes. Et en fait, tu passes finalement de pays en pays, tu fais attention, tu es prudent et finalement, tu rencontres que des gens avec qui ça se passe très très bien. Donc ça, c'est la première chose. Et la deuxième chose, c'est que oui, il y a des coins dangereux, mais en fait, ces coins dangereux, tu ne peux pas t'y retrouver par hasard. Si ces coins ils sont dangereux en fait tu auras suffisamment d'alerte au fur et à mesure que tu t'en rapproches pour ne pas y aller et nous au moment où on a passé la frontière mexicaine on est passé du côté du Belize et tu as un autre passage qui va directement au Guatemala j'ai oublié le nom de la région et on a rencontré des français qui étaient eux en voiture et qui voulaient passer par cette frontière là qui était réputée dangereuse à l'époque et on a eu la chance de les recroiser plus tard au Guatemala et ils nous ont expliqué ils nous ont dit bah effectivement c'était une zone super dangereuse mais il a fallu se battre pour pouvoir la traverser parce qu'en fait au fur et à mesure qu'on se rapprochait la police nous disait non on n'y allait pas puis après il y avait des barrages de police auxquels il fallait négocier pour passer et il dit effectivement au bout d'un moment on s'est retrouvé au milieu de bus brûlés et oui potentiellement ça craignait mais ils ont vraiment dû forcer la main à plein de gens pour pouvoir aller dans cette zone donc je ne dis pas que c'est une bonne idée évidemment mais voilà ce que je veux dire c'est que si on y va avec du bon sens, qu'on est vigilant, qu'on reste à l'écoute, il n'y a pas de raison que ça se passe mal. Je pense que dans notre cas précis, le fait d'avoir des enfants protège aussi, d'une certaine manière. Je me mets dans la peau de quelqu'un mal intentionné. Si je dois aller taper le sac d'une famille avec deux enfants ou d'aller taper le sac à des backpackers, je pense que je... choix est vite fait que les passages de frontières avec deux têtes blondes ça s'est toujours super bien passé parce que en plus dans ces pays là ils adorent les enfants donc voilà c'est oui on a eu beaucoup d'avertissements non on n'a pas fait n'importe quoi mais par contre ça s'est extrêmement bien passé et on s'est jamais senti en danger pardon si une seule fois au Belize où effectivement on nous avait prévenu que le Belize c'était vraiment pas une zone dans laquelle il fallait traîner on avait prévu d'y passé, c'était vraiment un tout petit morceau de pays à traverser et finalement en une journée au Belize on s'est fait arrêter physiquement 5 fois sur la route par des gens qui nous ont dit n'allez pas plus loin ce pays est dangereux, partez et donc effectivement le soir arrivé à l'hôtel on s'était encore au début du voyage on s'est dit bon, est-ce que ça vaut vraiment le coup de faire encore 200 km dans ces conditions et on s'est dit non, ça vaut pas le coup on a pris un bus qui nous a emmené à la frontière Guatémaltèque, 200 km plus loin et on a repris notre voyage Ok, intéressant comme retour tu vois j'avais pas forcément j'avais jamais entendu cette notion avant de une zone dangereuse faut vraiment faut forcer la main entre guillemets pour t'y retrouver mais c'est vrai que quand je réfléchis tu vois certaines situations que j'ai pu avoir en Amérique du Sud c'est un petit peu ça effectivement qui s'était passé donc intéressant génial donc première grosse aventure ce tipping point où les projets sont devenus de grosses réalités peut-être qu'on peut pas si on fait un espèce de fast forward à l'aventure la plus récente donc la traversée de l'Atlantique à la rame comment est-ce que le Lilian aventurier a évolué tu dirais entre ses premiers voyages en famille et cette traversée de l'Atlantique en 47 jours c'est une vaste question parce que parce qu'il y a beaucoup de temps qui est passé il y a beaucoup de choses qui sont passées professionnellement personnellement Donc, forcément, une grosse évolution. Maintenant, cette aventure, elle a eu quand même un rebondissement particulier qui pour moi a été... Alors, pas la cause, mais plutôt la manifestation d'une évolution significative. En fait, je te disais, quand j'ai découvert que les océans se traversaient à la rame, je l'ai découvert au travers d'une course. Une course qui s'appelle la Talisker Atlantic Challenge et qui, tous les ans, fait partir une vingtaine de bateaux sur l'Atlantique. Et donc, quand j'ai l'idée de me dire, tiens, pourquoi pas moi, en fait, je me dis, il n'y a pas de question à se poser, je vais m'inscrire à la course. Parce que, même si c'est une course en autonomie, il y a un cadres, on va être sur des rails pour la préparation donc on va mettre toutes les chances de notre côté pour arriver de l'autre côté de l'océan et donc on va rentrer dans le process passer toutes les formations on va se préparer avec la course et au départ on doit partir fin 2019 et fin 2019 mon coéquipier Guilhem qui lui habite à Paris fait les allers-retours régulièrement pour qu'on s'entraîne, prépare le bateau et le dernier week-end où on doit expédier le bateau jusqu'à la ligne de départ, donc il descend Il descend à Marseille et pendant qu'il est dans le TGV, il m'envoie un texto pour me dire qu'en fait, il est tombé et qu'il a le pouce cassé. Donc, il arrive à Marseille et effectivement, on fait très rapidement le constat qu'en fait, avec un pouce cassé, on ne part pas. On ne part pas et qu'on est obligé d'annuler, enfin annuler, on est obligé de partir un an plus tard. Donc, on contacte la course pour leur expliquer et leur dire qu'on déplace notre inscription à l'année suivante. Ce ce qui est permis par l'organisation, tu as le droit de déplacer trois fois ton départ, parce qu'ils savent qu'il y a plein d'aléas liés au sponsoring, il y a plein de choses qui font que c'est compliqué d'être au rendez-vous l'année où tu t'inscris. Et donc, on appelle la cour, ça nous dit, bon, pas de problème, par contre, l'année prochaine, c'est déjà plein, donc on peut vous mettre sur l'édition de fin 2022. Sauf que nous, on est fin 2019, que ça fait deux ans qu'on prépare le projet, et que l'idée de partir dans deux ans, elle est juste pas possible. Que moi, professionnellement, et Guilhem aussi, ben on s'organiser, c'est-à-dire que lui a pris un congé dans sa boîte. Moi, à l'époque, je suis indépendant, donc j'ai prévenu tous mes clients qu'on arrêtait l'émission et qu'on reprendrait contact dans quelques mois. Et donc là, tout d'un coup, alors que ça fait deux ans que tu travailles, en l'espace de deux heures, tout le projet doit être revu. Alors que tu n'as jamais été aussi proche du départ. Et à ce moment-là, on se dit, finalement, et si on partait tout seul

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Tout seul, on on se débrouille pour amener notre bateau tout seul au Canary et puis on se monte une équipe avec un médecin un routeur et puis on part quoi et puis voilà en se disant si la course nous attend cette année sur la ligne de départ c'est qu'ils estiment qu'on est prêt donc s'ils estiment qu'on est prêt bah en fait on est capable de le faire tout seul et en fait là où je dis que c'est pas une cause mais plutôt un symptôme d'une évolution perso c'est que bah une fois de plus si je regarde dans le rétroviseur mais c'est toujours enfin je me méfie toujours de ça parce que finalement tu sais tu trouves ce que tu cherches quoi mais bon si je regarde dans le rétro une histoire que je peux me raconter et qui je pense est sincèrement une évolution que j'ai faite c'est de se dire finalement j'ai toujours eu cette envie d'être leader de mes projets et finalement j'en ai jamais eu vraiment l'audace ni le courage enfin ça a été un demi-courage une demi-audace quand j'ai j'ai co-fondé ma première entreprise j'ai rejoint un groupe qui avait une idée et ensemble on l'a créé et j'ai dirigé cette boîte pendant 5 ans mais voilà je me suis raccroché à quelque chose et là du coup je me disais bah tiens finalement cette traversée c'est un peu ça aussi il y a une organisation je me suis raccroché à l'organisation alors qu'en fait au fond de moi je sais que j'en suis capable je sais que je suis capable de me lancer tout seul dans ce truc là et donc cette décision de dire bah écoute tant pis on part tout seul si tu veux il matérialise cette acceptation de en fait je suis capable je suis capable et je vais y aller je vais y aller tout seul et en fait il est aussi le le tipping point pour reprendre ton expression professionnelle où je suis à ce moment charnière où j'ai arrêté toutes mes missions de conseil et où je me retrouve avec un an devant moi jusqu'au prochain départ où j'ai entre guillemets rien à faire quoi et où là pareil j'ai deux choix qui s'offrent à moi soit je rappelle mes clients en leur disant bon bah en fait bonne nouvelle ou en tout cas nouvelle je suis là ou alors je me dis bah Lilian ça fait quelques mois que t'as cette idée de monter une nouvelle boîte ça fait des mois voire des années que tu as envie de relancer une nouvelle entreprise et bien est-ce que c'est pas le moment de la lancer et donc c'est à ce moment là que je vais créer la société Andonora avec Teddy et où on va lancer ce projet mais donc une fois de plus ce projet qu'on lance à deux mais moi dans un tout autre état d'esprit de je peux compter que sur moi-même et sur notre binôme pour faire avancer ça et et c'est à moi de tirer la charrette et tu vois avant ça en 2014 pareil j'avais monté une autre boîte mais toujours pareil cofondé parce qu'à un moment il y a vaguement une idée dans un groupe et qu'on se dit allez on y va mais vraiment personne est prêt à assumer pleinement le projet mais on y va et ça a fait une super belle boîte on a fait le premier espace de coworking à Aix qui est encore le seul vrai espace de coworking à Aix et donc voilà donc tu vois ce projet il est il est pour moi vraiment la matérialisation d'une évolution personnelle mais qui depuis toujours quoi et c'est pas non plus une fin tu vois c'est juste une étape qui a permis de concrétiser et de matérialiser plein plein plein plein de choses quoi et ça tu dirais que t'as fallu combien de temps pour l'intérioriser entre guillemets c'est difficile c'est difficile parce que je pense que j'ai toujours j'ai toujours souffert entre guillemets de ce truc de me dire ouais je suis suis dedans, mais en fait, ce n'est pas vraiment que moi. Enfin, il n'y a pas d'ego là-dedans. C'est vraiment un truc de me dire, en fait, je pense que je suis capable de plus, mais je n'y vais pas. Et ça, je l'ai un peu toujours senti. Et donc, c'est difficile de dire, tu vois, ça a commencé là, ça s'est terminé là. Non, je sais que là, il y a eu un truc qui s'est passé en particulier. Maintenant, c'est l'histoire de toujours.

UNKNOWN

Oui. Oui.

SPEAKER_00

et alors si on rentre dans le détail de cette aventure donc 47 jours c'est ça hein 47 c'était hein 47 jours exactement 15h et 15 minutes ah ouais qu'est-ce que toi tu retiens alors c'est encore une question un peu générale mais je serais curieux de savoir tu vois peut-être qu'on rentre dans le détail du matériel etc s'il fallait que tu la résumes toi en une phrase cette aventure ce serait laquelle si je devais la résumer en une phrase c'est une aventure accessible à tout le monde parce que c'est une aventure 100% dans la tête et dont la difficulté provient de l'accumulation de contrariétés d'inconfort et de entre guillemets petites difficultés qui prisolément peuvent se gérer mais qui en fait viennent se cumuler et se cumuler jusqu'à un moment où tu exploses et c'est ça qui va rendre la traverser une aventure extrêmement difficile dont il ne faut vraiment pas minimiser la difficulté et un truc absolument incroyable dont aujourd'hui je suis je pense que je n'ai pas encore tiré toute la matière je pense qu'il y a encore des apprentissages qui vont venir avec le temps à la fois des choses très personnelles sur lesquelles il est très difficile de mettre des mots et puis d'autres sur lesquelles on peut beaucoup plus partager mais voilà c'est la seule aventure qui me revient aussi souvent en tête et ce n'est pas juste parce qu'elle est récente parce que c'est 47 jours d'une difficulté incroyable et c'est au-delà de 47 jours, c'est plus de trois ans de préparation qui moi j'ai toujours dit sur toutes ces aventures mais celle-là en particulier la ligne de départ c'est déjà une ligne d'arrivée t'es sur la ligne de départ bah en fait t'as déjà gagné quoi parce que mais c'est tellement de travail tellement de sacrifice qu'il faut faire avant pour pouvoir être sur cette ligne de départ qu'en fait voilà la traversée c'est pas 47 jours j'ai compté je crois qu'en tout c'est ouais 1900 quelques jours je crois ou un truc comme ça c'est super intéressant ce que tu dis je me le suis noté la ligne de départ c'est déjà la ligne d'arrivée je suis 100% d'accord avec toi c'est vrai que souvent on voit pas cette partie immergée des icebergs de toute la phase de préparation tu dirais que c'est quoi qui a été le plus challengeant sur ces 3 ans de préparation sur ces 3 ans de préparation le plus challenging on va dire ça va être le sponsoring parce que là on est sur des niveaux de budget que nous on pouvait pas financer tout seul on est sur un peu plus de 100 000 euros et puis aussi l'envie de partager ça avec du monde pas de le faire juste dans notre coin donc ça c'est extrêmement difficile ça prend beaucoup de temps moi je suis arrivé un peu naïf sur ce sujet en me disant que j'avais déjà fait de la levée de fonds pour des entreprises pendant longtemps et que je savais comment on levait de l'argent c'est pas du tout la même chose et qu'on est sur une discipline tu vois là on en parle ça fait rêver etc mais en fait globalement c'est pas un truc qui intéresse tu vois tu vas pas une boîte va pas sponsoriser ça pour gagner en notoriété ou si tu veux c'est pas le Vendée Globe c'est pas Roland Garros c'est pas un truc grand public c'est pas quelque chose qui va vite c'est autre chose donc le sponsoring c'est très très dur et c'est tenir la ténacité qu'il faut développer pour ne jamais lâcher tu sais que ton objectif il est à deux ans devant toi comment tu fais au quotidien pour avoir la sensation d'avancer vers ton but moi je le disais déjà pendant la préparation aujourd'hui, j'en suis convaincu, ça a été la plus belle école de ténacité où j'ai pu aller. Ça, je veux bien te croire, surtout, comme tu dis, sur la partie budget, pour en avoir discuté avec pas mal d'invités. Oui, ça fait partie de l'aventure, j'imagine, mais c'est vrai que c'est souvent un point, parfois même bloquant, mais en tout cas, qui demande énormément de temps et d'énergie, à tel point que, bon, j'ai découvert ça il n'y a pas longtemps, encore une fois, avec Steven. Tu as des boîtes qui se spécialisent dans la levée pour des projets comme ça donc ils viennent prendre une commission au passage évidemment mais voilà à tel point que t'as des aventuriers des sportifs qui n'hésitent plus à sous-traiter cette partie financement ok donc sur la partie préparation clairement le sponsoring belle preuve de résilience en tout cas j'imagine que rester 100% engagé au delà de la ténacité c'est aussi arriver à rebondir gérer tu vois la news du dernier moment le pouce cassé oui C'est ça. Et dans ta tête. Et toutes les autres, non, je ne te passe les détails qui sont arrivés avant, mais si tu veux, dans cette préparation, s'il n'y a pas eu 10 occasions où je me suis dit, bon, on abandonne, quoi. C'est qu'il n'y en a eu aucune. Mais il y a eu tellement de fois où, en fait, tu te dis, bon, franchement, est-ce que ce n'est pas le moment, en fait, de lâcher, quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Est-ce que ce n'est pas le moment de lâcher

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Finalement, allez, on n'a pas trop, on a perdu un peu d'argent perso, on a passé du temps, mais bon, finalement, voilà, parce que ce n'est pas le truc à faire. Et je me souviens m'être fait la promesse pendant la préparation de dire en fait non. Là, vraiment à titre perso, il faut que tu te prouves que non, là tu ne lâcheras pas, quoi qu'il arrive, tant que tu ne seras pas physiquement cloué sur un lit qui t'empêche de faire ce truc, tant qu'il n'y a pas un truc qui te met un stop et sur lequel tu ne peux pas agir, tu ne lâcheras pas. Et il y en a eu des dizaines d'occasions de dire on arrête. il me semble avoir lu quelque part que vous avez même frôlé une catastrophe, ton coéquipier est tombé à l'eau, c'est ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Ouais, Guilhem est passé à l'eau, alors bon, tu sais, entre la réalité et comment les médias vont transformer ça en plein, il y a un petit monde, mais effectivement, Guilhem est passé à l'eau une nuit, et en fait, il faut savoir que le vrai danger sur ce type d'aventure, sur une traversée océanique à la rame, c'est de tomber à l'eau sans être C'est-à-dire que si tu tombes à l'eau sans être attaché, le bateau avance toujours. Même si tu arrêtes de ramer, il y a toujours un peu de vent qui le pousse. Et donc si tu tombes à l'eau, tu peux ne jamais remonter sur le bateau. Et en fait, avec Guilhem, on est tous les deux montagnards. Donc en termes de sécu, on est tous les deux au taquet. Et on a vraiment été irréprochables là-dessus pendant toute la traversée. Donc oui, Guilhem est tombé à l'eau une nuit en sortant de la cabine, mais il était longé. Donc si tu veux, en 15 secondes, il était remonté à bord du bateau. Ok. en rage comme pas possible parce que ben voilà il sortait de son de son quart de sommeil il s'était bien préparé il était sec crémé tout ce qu'il fallait donc ça fout les boules par contre donc il est remonté sur le bateau et en tombant il a perdu sa frontale et dans les 15 secondes où il est remonté sur le bateau on a regardé derrière nous et la frontale elle était 50 mètres derrière le bateau et donc là tu te dis effectivement s'il avait pas été attaché en fait c'était terminé quoi plus jamais je le revoyais quoi c'est c'est franchement effrayant et c'est le vrai risque de ces traversées et ça me fait ça me fait vriller quand je vois sur les réseaux sociaux des équipages qui postent des photos pendant leurs traversées où ils sont tous tous dans l'eau sans être longés alors oui la mer est calme il n'y a pas une ride mais il ne faut pas le faire quoi ne serait-ce que par l'image que tu renvoies c'est vraiment le truc à ne pas faire si tu veux mourir sur une traversée à la rame mais fais ça quoi il n'y a pas meilleur moyen de le faire voilà Donc, voilà, il y a eu ce truc-là. On n'a pas eu le temps d'avoir peur, si tu veux, parce que ça s'est vraiment passé très, très vite. Et puis, voilà, il était longé. Alors, c'est chiant d'être toujours longé, on ne va pas se mentir, c'est très, très chiant. Mais voilà, on se l'était promis, on l'avait promis à nos familles et on l'a respecté à la lettre pendant toute la traversée. Et comment vous organisez, du coup, sur les 47 jours

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Vous ramez... Il y a des quarts

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui, l'organisation à deux, c'est des quarts de deux heures. Donc, on ne rame jamais ensemble. tu rames par alternance, 2h-2h, donc il y en a un qui rame pendant 2h, pendant que l'autre va se reposer, alors il va manger, faire un point sur la navigation, dessaler de l'eau, etc. Et donc on se relaie comme ça 24h sur 24. Donc ça crée en fait une situation d'épuisement très rapide, au bout de quelques jours, au bout de 2 jours t'es déjà HS, parce que on traverse au niveau des Canaries, enfin on part des Canaries, donc on est très au sud, donc malgré le fait qu'on soit en novembre et il fait très chaud. C'est-à-dire qu'en journée, dans la cabine, il fait à peu près 39 degrés. Parce qu'il faut toujours fermer la porte et la fenêtre, parce que sinon, tu te prends de l'eau en permanence. Donc, ça veut dire qu'en journée, tu ne peux pas dormir dans la cabine. Il commence à faire suffisamment frais à partir de 2h du matin. Donc, ce qui veut dire qu'au final, en moyenne, tu dors 3 fois 1h par jour. Donc, tu te fais exploser. Ça, c'est vraiment construit une base de fatigue sur laquelle tu viens empiler tout le reste. Et tout le reste, ça va être que tu es toujours mouillé, tu es toujours salé, tu as toujours des petits bobos partout, en premier sur les fesses, parce que tu es toujours en train de ramer, tu as des irritations aux fesses, je te passe les détails, mais quand tu as du sel qui vient se mettre là-dedans, tu as un bonheur, tu as la même chose aux mains, tu rajoutes à ça l'isolement, le manque de ta famille, le fait que la nuit, tu ne vois rien, tu es dans un noir absolu, comme tu ne l'as jamais vu. Tu es dans le noir, tu as des creux qui vont jusqu'à 8 mètres, tu ne vois pas le bout de tes rames. Des fois, tu mets une rame, il y en a une qui est dans l'eau à droite, mais à gauche, la rame est dans l'air. Des fois, tu n'as pas d'eau du tout. Des fois, tu les mets dans l'eau, mais ça n'avance pas. Tu rajoutes à ça le manque de la famille qui, pour moi, a été quelque chose de très difficile. Tu rajoutes à ça le fait que tu manges un peu toujours la même chose. Tu rajoutes à ça que l'eau tu dessales bah elle a quand même un goût de plastoc qui est dégueu et quand au milieu de la nuit t'as un poisson volant qui vient s'écraser sur ta figure comme à la vitesse d'un service de tennis bah en fait t'exploses quoi t'exploses et en fait c'est ce que je te disais tout à l'heure c'est que pris séparément chacun de ces trucs y'a rien d'insurmontable mais quand tu fais la somme de tout bah y'a un moment t'en peux plus quoi quand Guilhem il est sorti de la cabine et qu'il est passé à l'eau ça l'a fait mais exploser quoi parce que ça vient se cumuler à tout ça des fois des trucs à la coupe tu es en train de ramer et tu vas glisser sur ton siège et tomber en arrière. En fait, pareil, ça te met dans une colère, mais incroyable. Donc, c'est tout ça qui fait que c'est extrêmement difficile. S'il y a un autre truc qui est… On ne peut pas se l'imaginer, mais c'est de n'être jamais debout, de jamais marcher pendant 47 jours. C'est-à-dire que le bateau, il fait 7 mètres de long, 1,80 m au plus large. Et sur le pont… Enfin, c'est plein de cordes, les rails des sièges. Enfin, tu n'as pas d'espace en fait pour marcher. Donc, tu passes ta vie assis à quatre pattes, allongé pendant 47 jours. et 47 jours parce que nous on a été rapide ça peut durer jusqu'à 90 jours une traversée donc voilà c'est tout ça qui en fait fait que à un moment tu te dis c'est pas possible comment on va faire et comment ça s'est passé avec Guilhem justement le fait d'être 47 jours ensemble H24 et ben très bien ça s'est très bien passé alors déjà parce qu'on a eu 3 ans pour apprendre à se connaître à naviguer ensemble parce qu'on se connaissait pas au départ avec Guilhem moi quand j'ai eu cette idée j'ai mis un message sur les réseaux sociaux en disant tiens je cherche des gens pour faire un projet un peu gros et Guilhem a répondu et donc on a eu trois ans pour se préparer on a passé franchement je pense la meilleure traversée qu'on aurait pu imaginer il y avait vraiment de la confiance entre nous et d'un point de vue sécurité on était vraiment au taquet donc ça s'est très bien passé il faut savoir qu'il y a deux le fait qu'on ait ces shifts de deux heures en fait ça te met dans une situation où tu peux rapidement ne jamais voir ton coéquipier tu vois parce que comme tu rames pas ensemble il y en a un qui est dans la cabine l'autre qui rame mais en fait tu te croises au niveau des changements donc nous on faisait en sorte de au moins une fois par jour prendre un repas ensemble enfin il y en a un qui mange en face de l'autre qui est en train de ramer au moins voilà à Noël on a posé les rames pendant 20 minutes pour prendre une bière chaude ensemble voilà donc il faut se forcer à se donner des moments comme ça parce que sinon tu tu te retrouves vite à faire deux traversées solo sur le même bateau, ce qui est un peu dommage. Et pourquoi cette période de l'année, par curiosité

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Parce que tu viens de dire que vous avez passé Noël sur le bateau, mais qu'est-ce qui fait que vous êtes parti là

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Les traversées, alors pas que à la rame, mais les traversées de l'Atlantique, c'est plutôt en fin d'année, parce que la saison des ouragans est terminée, les alizés sont bien établis, et le temps que tu arrives de l'autre côté, la saison des ouragans ne sera pas revenue. Donc en gros, tu as une fenêtre qui s'ouvre fin octobre début novembre et qui se referme fin mars ok ouais ok donc c'est pour ça que tu parles à ce moment là excellent alors tu nous disais tout à l'heure quand cette aventure du coup a dû être reportée t'as profité de cette année pour te lancer avec notre amie Teddy dans une aventure entrepreneuriale celle-ci comment est-ce que tu t'es organisé pour après un an donc j'imagine que vous étiez encore vraiment en phase de lancement peut-être même à morsage pour pour cette boîte, comment est-ce que tu t'organises pour, en tant que cofondateur, partir 47 jours

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Enfin, tu ne savais même pas, a priori, que c'était 47 jours. Non, c'était 47 jours. Tu pars en disant, on part pour entre 30 et 90 jours, ce qui est une fourchette assez large. Ce qui est assez large, oui. Donc, là aussi, c'est une aventure, cette entreprise, parce que fin 2019, on ne part plus. Donc, fin novembre 2019, je dépose des statuts de de l'entreprise. Et puis, en 2020, se passe ce qui se passe. Et donc, quand tu as eu la bonne idée de créer une entreprise la veille d'une pandémie mondiale, si tu veux, il faut être là aussi résilient et créatif sur comment on bouge. Donc, ce qu'on a fait, c'est qu'avec Teddy et tous les gens qui ont gravité autour de ce projet, parce qu'il y a beaucoup de monde qui gravite autour de ce projet, c'est de dire, utilisons 2020 comme on peut. C'est-à-dire qu'on va développer la solution technique... au maximum. L'objectif, c'est d'avoir un produit fini, vendable, avant que je parte sur l'Atlantique, pour qu'à mon retour, on puisse vraiment commencer à vendre. Si tu veux, le timing qu'on se donne, c'est ça. Et c'est ce qu'on va faire. Au-delà du développement technique 2020, le confinement et tout ce qui se passe, ça nous oblige à revoir notre modèle, là où au départ, on s'était dit, c'est vraiment quelque chose qu'on va vendre aux entreprises pour le bien-être des salariés, pour amener du sport aux salariés. Quand tous les salariés sont enfermés chez eux, tout d'un coup ça a un peu moins de sens, donc il faut revoir notre modèle, nos cibles et finalement, alors pareil on fait ce qu'on veut des événements mais nous on a décidé d'en faire une opportunité et de se dire bon bah qu'est-ce qu'il y a à tirer de ça et c'est de se dire finalement c'est peut-être pas que l'entreprise, notre marché, mais c'est peut-être les villes qui ont vu pendant le confinement plein de joggeurs se mettre à la course à pied pendant une heure à un kilomètre de chez eux c'est peut-être les hôtels qui auront envie de faire sortir les gens c'est peut-être les salles de sport qui les pauvres sont fermés et ont besoin de faire faire quand même du sport à leurs adhérents et donc comme ça on va explorer plein d'autres pistes et donc en parallèle de ma traversée il y a plein de choses qui avancent avec des équipes sur des identités graphiques avec des finalisations d'offres etc Teddy avance aussi beaucoup pendant mon absence et au retour effectivement on démarre commercialement dans un contexte qui est la traîne de cette année 2020 qui rend les choses pas faciles mais finalement la promesse que je m'étais faite sur la traversée de rien lâcher de toujours chercher une solution aux problèmes qui se présentent et de vraiment s'en servir pour en tirer des enseignements on va l'appliquer et là où on sort de 2019 en se disant bon il y a plein de marchés potentiels on va les essayer pour voir lesquels répondent en fait on a commencé à commercialiser en février aujourd'hui on est au mois de septembre sur tous les marchés qu'on avait envisagé on a trouvé des clients et des clients contents donc aujourd'hui on est dans une situation pas facile à gérer parce que du coup ça fait beaucoup de beaucoup de boulot mais qui est plutôt idéal dans le sens où partout où on propose ça répond et ça plaît donc voilà ça s'est bien emboîté et cette entreprise pour moi c'est aussi la première fois où vraiment je décloisonne complètement vie pro et vie perso en tout cas ses aventures et où les deux vraiment se se marient très bien si tu veux cette idée d'Andonora elle est vraiment née de la rencontre avec Teddy où tu l'as vu quand tu l'as interviewé Teddy il a son expérience dans les forces spéciales où l'outdoor c'est leur terrain de jeu c'est leur terrain d'entraînement et où moi l'outdoor c'est aussi mon terrain de jeu sous un autre un autre mais au moins j'ai toujours eu cette passion de dire c'est toujours mieux quand tu fais un truc dehors même si t'as pris la pluie pendant une randonnée avec tes enfants t'en gardes un bon souvenir alors que comme je dis souvent je connais personne qui m'a dit je me souviens en 2007 j'ai fait une séance de course sur tapis incroyable c'est clair ça existe peut-être mais j'ai jamais vu et donc ce qui nous réunit avec Teddy c'est cette idée de dire il faut qu'on arrive à emmener les gens dehors il n'y a rien de mieux que faire de l'activité dehors même si c'est une fois de plus une randonnée facile avec ses enfants t'es pas obligé d'aller faire un Ironman pour te sentir bien dehors et c'est vraiment ça qui va donné le point de départ et pour moi à titre perso c'est vraiment la réunion entre deux vraies passions que j'ai une pour l'outdoor et une pour l'entreprise où j'adore l'entreprise tu vois en tant qu'entité je trouve que c'est un outil incroyable de développement personnel pour les gens qui y travaillent de développement économique parce que ça apporte à la société par la mission qu'on a d'emmener les gens dehors donc pour moi c'est vraiment l'union de tout ça et finalement tu vois l'histoire qu'on raconte alors j'aime pas utiliser le mot histoire parce qu'on se dit que c'est romancé, mais cette histoire qui nous a unis avec Teddy et qui a fait ce qu'on Donora est aujourd'hui, elle est vraie. Elle est 100% sincère. Et du coup, je pense que ça se ressent quand on va pitcher notre projet, ça se ressent quand on est dans les négociations. Et ça fait qu'aujourd'hui, effectivement, ça prend un bon départ. Alors justement, Donora, qu'est-ce que c'est

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Alors oui, tu as raison, parce que du coup... Je n'ai même pas dit ce que c'était. Donc, Andonora, c'est cette envie d'emmener des gens dehors. Et avec Teddy, on se dit, le meilleur moyen d'emmener des gens dehors, c'est de mettre un coach derrière eux. Sauf que mettre un coach derrière tout le monde, ce n'est pas possible. Donc, l'idée, c'est, on fait rentrer le coach dans le téléphone. Donc, Andonora, c'est des parcours sportifs audio-coachés. L'audio-coaching, c'est quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

C'est une voix qui, sur ton téléphone, au travers de notre application, va te guider. C'est-à-dire qu'il y a une voix qui va te dire, passe entre la pharmacie et la fontaine. et ensuite continue tout droit. Donc, un guidage vraiment où on se met à la place de l'utilisateur. C'est-à-dire qu'on ne va jamais te dire dans 200 mètres, prenez légèrement à droite sur le boulevard Schumann, parce que ça, c'est insupportable en fait. Quand tu es en voiture, ça marche, mais quand tu es à pied, ça ne marche pas. Donc, nous, on ne va qu'utiliser des repères visuels que tu ne peux pas louper quand tu es en train de courir ou de marcher. Donc, il y a cette première navigation, l'application va t'encourager, etc. Et surtout, de temps en temps, l'application va te dire tiens, stop, arrête-toi, regarde sur la droite, tu dois avoir des bancs. Eh bien, sur ces bancs, on va faire des pompes faciles. Et donc, on va t'expliquer le mouvement, etc. Et donc, on va te guider comme ça sur des parcours qui vont faire entre 2 km et 8 km et qu'on va créer spécifiquement aux besoins de nos clients. Et donc, nos clients, ça va être des villes, des entreprises, des salles de sport, des universités, des grandes écoles, des hôtels, des campings, tous les gens qui veulent mettre en mouvement des populations ou en tout cas valoriser un territoire sur lequel ils sont. Et donc, on va faire spécifiquement des parcours. Donc, par exemple, une ville qui va nous dire, moi je veux faire bouger les étudiants je veux faire bouger les seniors, je veux valoriser tel parc, tel itinéraire nous on va intégrer ça, on va amener toute notre expertise sportive pour créer vraiment les programmes d'entraînement adaptés et on est capable de faire des parcours là on a créé un parcours sur Aix-en-Provence spécial sport en famille donc une toute petite boucle très simple à faire avec les enfants, ils peuvent être à vélo à pied comme ils veulent et à l'inverse on a fait des parcours d'entraînement pour les centres de recrut désarmé ou là franchement je souhaite à personne de le faire le parcours c'est une programmation sportive titanesque t'as dit qui a fait ça c'est voilà et entre les deux on sait tout faire on sait tout faire on sait faire du programme d'échauffement pour une boîte de BTP qui a des gars qui partent sur les chantiers et qui peuvent se péter le dos parce qu'ils sont pas échauffés on fait des parcours pour des universités qui veulent mettre en mouvement leurs étudiants et qui avec le Covid etc ont été obligés de fermer leurs infrastructures intérieures enfin voilà donc c'est vraiment ça là c'est créer des parcours ultra personnalisés pour vraiment guider l'utilisateur dehors, qu'il soit pris par la main et qu'il puisse profiter de ce petit shoot d'endorphine qu'on a dès qu'on se bouge un peu. Génial. En tout cas, moi, j'ai eu la chance de le tester puisque Teddy m'avait fait sur mesure un petit parcours autour de chez moi en Suisse. Et je le recommande vraiment parce que c'est vrai que l'expérience, tu l'as dit, c'est vraiment de l'audio… Audio coaching. On n'utilise pas trop d'audio guidage parce que audio guidage, des audio guides, tu vois, il y en a déjà plein. Et audio guide, c'est vraiment le côté culturel. Et audio guide, c'est toujours, comme je te disais, c'est dans 200 mètres, prenez la troisième sortie au rond-point. Et en fait, moi, j'en suis le premier utilisateur. C'est insupportable, en fait. C'est bien si tu veux découvrir une ville, si tu veux découvrir un musée, c'est très bien. Mais nous, ce qu'on veut faire faire, c'est du sport. Et donc, c'était important pour nous de vraiment faire quelque chose de différent. Et donc, c'est pour ça qu'on utilise le terme audio coaching plutôt que audio guidage. En tout cas, c'est vrai que la différence, elle est juste en termes d'expérience utilisateur. C'est juste incroyable parce que moi, le sentiment que j'avais, c'est que c'était la voix de Teddy. Je ne sais pas si c'est tout le temps Teddy qui parle, mais j'avais l'impression qu'il était derrière moi. Cette notion d'élément visuel que tu ne peux pas rater, ça fait une énorme différence parce que tu as vraiment l'impression, encore une fois, que tu as le coach avec toi. Quand il te dit, tu arrives à un pont qui passe au dessus de la rivière chouette qui te fait arriver dans le parc où tu trouveras un banc et on fera des pompes ah ouais d'accord ok t'as eu beaucoup de chance si c'est Teddy qui a personnellement fait la voix pour ton parcours c'est bien qu'il fait pas pour beaucoup de gens mais non c'est une voix de synthèse normalement qui est vraiment une très bonne voix de synthèse et c'est vrai le commentaire que tu fais on l'a régulièrement de la part de premiers utilisateurs qui nous disent sincèrement j'avais l'impression d'être à pionner. Quand vous m'avez dit qu'on a la boulangerie et qu'il y a vraiment une boulangerie, l'expérience, elle est vraiment sympa. C'est vraiment génial. Et même sur ces modules d'exercice qui viennent se greffer sur le parcours, puisque l'idée, c'est comme un parcours de run et au milieu de ce parcours, tu as le choix, si tu veux, de t'arrêter là où il y a un banc, un muret, une zone plane, etc. pour faire des exercices. Et ce qui est super, c'est que tu as les vidéos. Si tu as un doute sur le mouvement, moi, par exemple tu vois j'étais pas bien sûr je me rappelle plus exactement quel mouvement est-ce qu'il fallait que je fasse quelle répétition est-ce qu'il fallait que je fasse mais j'avais un doute sur le comment bien faire le mouvement l'idée c'est quand même pas de se blesser et ce qui est génial c'est que t'as les vidéos intégrées où tu peux voir encore une fois Teddy en train de te montrer le mouvement décidément ce qui est juste génial c'est un super mix j'ai trouvé l'épisode n'est pas sponsorisé par Andonora il faut quand même le préciser non mais j'ai trouvé que c'était un super mix entre une séance accompagnée avec un coach et puis en fait une séance en autonomie tu vois c'est à dire le curseur en tout cas pour moi était super bien placé on remplacera jamais un coach et c'est pas le but il n'y a rien de mieux que l'humain mais voilà le coach il ne faut pas se le payer il faut qu'il soit dispo il y a plein de contraintes donc on essaie de faire le mieux qu'on peut avec la machine entre guillemets et après on essaie vraiment de ne pas trop se coller l'étiquette d'application parce que oui évidemment le service c'est distribué autour de cette application mais l'idée c'est vraiment un concept sportif avant tout et ça c'est vraiment Teddy tu vois qui a cette expertise là et qui l'amène de dire on va mixer à la fois du running et des ateliers de renforcement musculaire parce qu'en fait ça va faire bosser toutes tes filières absolument toutes et c'est l'entraînement le plus complet que tu puisses avoir parce que t'as ces petites séances ces petites jonctions entre les exercices que tu vas faire en courant mais sur tu vois parfois juste 200-300 mètres donc tu cours pas longtemps mais suffisamment quand même pour bien activer le cardio enfin voilà donc c'est vraiment absolument avant tout, une pratique sportive à part entière qui est accessible au travers d'une application, évidemment. Génial. Génial. Et application, d'ailleurs, qui est en train de... Enfin, qui est en train. Ça ne date pas d'hier, mais qui s'éduque de plus en plus parce que ce qui est chouette, c'est que je vois, maintenant que je suis vos postes, il y a des villes, les armées, etc., qui se mettent à utiliser vos services. Donc, très, très chouette et je pense que ça présage, ça laisse présager un développement fulgurant, n'est-ce pas

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On espère. Écoute, une question que j'ai par rapport à cette partie entrepreneuriat c'est que justement encore une fois c'est une question un petit peu égoïste mais je suis en train de on a créé une boîte avec un associé il y a peu de temps qu'on va faire en sorte de développer à fond et donc on est sur toute cette partie que moi aussi je trouve très sympa de construction de la vision de la stratégie etc et comme tu le disais un peu plus tôt pour moi ce qui est à mes yeux ce qui est très intéressant également c'est en fait comment est-ce que ce projet il vient nourrir un besoin de développement personnel et donc là je suis vraiment dans cette phase de réflexion qu'est-ce que je vais aller chercher pour moi au-delà de l'aspect manger à travers ce projet donc je serais curieux de savoir comment est-ce que toi tu gères cette phase-là quand tu es en phase de lancement puisque ce n'est pas la première fois que tu lances un projet et puis tu le disais aujourd'hui c'est vraiment avec Andonora c'est la première fois que tu viens faire sauter peut-être cette barrière entre les aventures perso et puis le monde du business donc comment comment est-ce que tu gères toi cette partie réflexion sur ce que tu vas aller chercher dans un projet entrepreneurial je pense alors au départ d'un projet c'est en fait c'est assez facile parce que c'est normalement c'est justement cette envie cette vision qui te pousse à te lancer ce qui est plus compliqué c'est de maintenir tu vois maintenir le feu parce que une fois que tu t'es lancé que tu t'es fait plaisir à faire une charte graphique à faire des belles présentations pour pitcher ton idée etc bah derrière il y a une vraie réalité d'entreprise quoi et tu vois moi ça fait avant ça j'ai fait 7 ans de conseil auprès de plein d'entreprises et je sais je suis toujours partagé autour de de l'image qu'on a donné de la startup et d'ailleurs moi j'utilise plus ce terme parce qu'on l'a utilisé à toutes les sauces et ça a donné l'image si tu veux que en gros tu participes à un startup week-end et t'es un entrepreneur et t'as levé des fonds et c'est gagné quoi alors qu'en fait c'est pas ça à fond il ne faut pas oublier qu'une startup c'est avant tout une entreprise et qu'une entreprise elle vit par l'argent de ses clients et pas par l'argent de ses investisseurs et qu'il y a une vraie réalité derrière c'est beaucoup de travail beaucoup de ténacité beaucoup de moments très très durs et ce n'est pas juste passer des nuits blanches à mettre en place des plateformes web donc c'est ça qui est rapidement en fait il y a ce quotidien cette réalité qui vient et donc il faut trouver justement les relais pour se rappeler justement cette envie qui est là, la nourrir et faire qu'on continue d'aller de l'avant. Une fois de plus, tu vois, moi, je me dis aujourd'hui, mais voilà, c'est vraiment une réflexion très personnelle, je me dis, cette entreprise, on a vraiment de grandes ambitions avec Teddy pour Andonoran, on veut l'amener très loin, mais vraiment, moi, c'est... je dois le faire pour moi. Je ne sais pas trop comment le dire, mais tout comme la traversée, j'avais besoin d'aller au bout pour me prouver que quoi qu'il arrive, je ne lâcherai pas et que je tiendrai. Là, il y a un peu ça aussi. J'ai envie d'en faire une très belle entreprise, non pas pour que ce soit une très belle entreprise, mais en fait pour parcourir le chemin qui m'amène à ça. Parce que c'est ce chemin qui va continuer de me faire grandir, continuer de me faire apprendre tout un tas de choses. Et donc, je le l'aborde comme ça en n'oubliant jamais que ça reste une entreprise que le carburant de l'entreprise ça reste l'argent qu'elle rentre que oui c'est une vision qui la dirige mais son fuel c'est le cash qui

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rentre

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et là aussi c'est d'avoir ça en tête dès le début sans que ce soit une fin en soi mais c'est évidemment un objectif parce que cette entreprise il faut qu'elle soit autonome moi ma première aventure entrepreneuriale qui a duré pour moi 6 ans une entreprise qui existe toujours j'ai fait 3 levées de fonds sur lesquelles j'ai levé un peu plus de 7 millions d'euros je sais ce que c'est que de devoir chercher en permanence des financements pour soutenir un développement c'est épuisant c'est défocalisant et j'ai vraiment pas envie de reproduire ça il y a des modèles il y a des modèles économiques qui t'obligent de passer par là et c'était notre cas sur cette entreprise qui était un opérateur de téléphonie mobile à la fin donc un métier très intensif en capital donc là c'est aussi l'envie de se dire non moi je veux vraiment une entreprise qui soit capable de voler de ses propres ailes le plus vite possible et donc il n'y a pas le choix en fait il faut que commercialement on soit bon là où pareil moi à titre perso tu vois je ne me suis jamais senti l'âme d'un commerçant j'ai toujours plutôt eu une image négative de ça et en fait je me suis rendu compte qu'en fait je me suis complètement lourdé je me suis lourdé et donc c'est aussi pour moi l'occasion de voir les choses différemment et de mettre ça en oeuvre de manière très concrète parce que c'est bien de lire des trucs d'avoir des idées mais si tu les transformes pas en actions derrière c'est un peu dommage t'es pas allé au bout de l'exercice donc justement cette notion de pas forcément de développement commercial de la boîte puisque comme tu l'as très bien dit c'est comme ça qu'une boîte vit donc c'est évidemment essentiel mais cette idée d'aventure personnelle de développement personnel comment est-ce que vous êtes mis d'accord avec Teddy justement sur ce que vous alliez chercher tous les deux en tant que cofondateur

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Bah écoute donc déjà on était parfaitement alignés sur la vision c'était vraiment une envie perso qu'on avait chacun donc ça ça me paraît être une base essentielle et après ce qu'on a fait avec Teddy c'est qu'on s'est listé un ensemble de questions je lui ai proposé tout un tas de questions suite aux expériences précédentes que j'avais pu avoir justement en termes de création d'entreprise que j'avais pu voir chez mes clients parce que moi je travaillais avec les dirigeants ou les équipes de direction donc j'avais listé tout un tas de questions auxquelles chacun a répondu de son côté et finalement ça a révélé qu'on était en phase sur pas mal de choses pour pas dire quasiment tout et donc ça nous a permis de savoir que a priori ça marcherait et ensuite au quotidien J'ai envie de dire, cette notion de développement personnel au travers de l'entreprise, elle nous colle à la peau à tous les deux. Et si tu es dit, je pense que tu l'as vu au travers de ton échange avec lui, c'est quelqu'un qui a su rebondir quand il a quitté l'armée de manière juste incroyable dans le monde civil, ce que beaucoup de militaires n'arrivent pas à faire. Donc, je pense, tu vois, ça… ça traduit bien un état d'esprit tout à fait particulier chez lui qui fait qu'aujourd'hui dans Donora ça se retrouve et donc voilà tiens on a un souci on a un échec et bien comment on s'en sert et comment on passe à autre chose plutôt que de s'apitoyer sur notre sort on apprend beaucoup l'un de l'autre vraiment tu vois Teddy moi m'apporte beaucoup je pense que je lui apporte aussi beaucoup et donc voilà cette relation nourrit chacun notre notre développement, et au travers d'un outil qui est cette entreprise-là, et ça marche plutôt très bien. Excellent. Et comment est-ce que vous faites en sorte de justement ne pas oublier ces éléments que vous aviez notés au moment où vous êtes lancé, sur ce que vous venez chercher

UNKNOWN

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Je pense que ça se fait assez naturellement quand on bosse ensemble, parce que physiquement, on est rarement ensemble au même endroit pour travailler, seulement quelques quelques fois dans la semaine. Mais voilà, ces échanges débordent toujours juste du cadre pro. Et donc du coup, tu vois, ça vient alimenter ces trucs-là. Donc voilà, je pense qu'il y a une vraie rencontre à un moment donné, tu vois, et que chacun nourrit l'autre. Et ouais, je pense, tu vois, on s'est rencontrés chacun au bon moment dans nos vies. Peut-être que 5 ans en arrière, tu vois, je n'aurais pas accro avec Teddy ou peut-être lui aurait pas accroché avec moi j'en sais rien mais voilà je pense que c'est la bonne rencontre au bon moment et ensuite des états d'esprit suffisamment alignés pour qu'ils continuent à se nourrir l'un l'autre dans le temps c'est pas facile l'association moi je l'ai vu chez plein de clients ou même dans les associations que j'ai eu dans mes entreprises précédentes c'est vraiment le truc le plus compliqué je pense c'est ce qui peut faire capoter un projet ou au contraire le faire vraiment réussir je pense que c'est encore plus dur qu'un mariage on le dit souvent mais je pense que c'est vrai écoute Lilian on arrive on arrive au bout quand même après avoir balayé ce parcours complètement incroyable d'aventurier sur le plan on va dire comment est-ce qu'on pourrait appeler ça aventurier perso je sais pas et aventurier entrepreneurial mais en tout cas ouais c'était juste passionnant de bah quelque part moi ce que je retiens c'est j'ai l'impression avec beaucoup d'humilité tu nous as partagé toutes ces expériences diverses et variées mais qui quand même quelque part sont en train de monter en intensité enfin moi c'est l'impression que je retiens mais ce que je retiens aussi c'est que t'as réussi à faire ça bah voilà sans avoir des millions sur un compte t'es allé de chercher des sponsors comme tout le monde comme dans tous les projets il y a eu des galères et puis bah t'as réussi avec beaucoup de détermination et de résilience et de ténacité comme tu l'as dit à les surmonter et à faire en sorte que les projets voient quand même le jour donc moi c'est vraiment ce que je retiens tu vois de notre échange c'est cette capacité à continuer à aller de l'avant croire en ses projets et puis et puis aller chercher la prochaine aventure qui fera en sorte que bah voilà tu vois en termes de développement puisqu'on a pas mal parlé tu viens rajouter des blogs tu viens rajouter des petites pierres à l'édifice et l'aventure se poursuit comme ça au fur et à mesure donc vraiment un grand grand merci pour ce super partage je sais pas toi d'ailleurs est-ce que tu disais que t'es parti en vélo avec tes filles au début et que ça a été un projet familial mais s'il y avait tu vois fort de toutes ces aventures s'il y avait peut-être un message que t'aurais envie de faire passer alors que ce soit à tes filles ou à d'autres tu vois des gens peut-être un peu plus âgés qui seraient à deux doigts de se lancer comme toi tu l'as fait à un moment donné qu'est-ce que t'aimerais partager comme message

UNKNOWN

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SPEAKER_00

bah écoute moi déjà je te remercie vraiment de m'avoir permis de partager tout ça et c'est vrai que tu vois moi j'essaie vraiment de partager en direct tu vois les préparations ce qui se passe vraiment et de le faire vraiment sans filtre tu vois j'ai aucun problème à dire que sur la Transat j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps plusieurs fois j'ai aucun problème avec ça parce que c'est la réalité en fait et on la voit assez peu tu vois cette réalité souvent on voit le truc à la fin tiens ça y est ils ont traversé l'Atlantique en 47 jours ça y est la boîte a réussi elle fait tant de millions d'euros de chiffre d'affaires et puis ça vient gommer tu vois on voit pas tout ce qu'il y a avant tout ce que ça veut dire et donc j'ai vraiment envie de montrer ça et voilà comme tu l'as dit moi je suis vraiment monsieur tout le monde je me suis jamais considéré comme sportif vraiment la notion de sport pour moi c'est entraînement c'est compétition c'est pas moi ça donc je suis vraiment monsieur même tout le monde professionnellement pareil quoi j'ai jamais été le premier de ma classe majeur de promo ou je sais pas quoi donc j'essaie de passer ce truc que c'est possible en fait il faut juste passer de l'inspiration à l'action parce que l'inspiration nous en bassine les oreilles mais à longueur de journée il suffit d'ouvrir Instagram ou n'importe quel réseau social et toute la journée tu vas avoir des idées qui pop dans ta tête en mode ça j'aimerais bien faire, ça me fait rêver, ça me donne envie etc. Donc déjà il faut se rappeler que c'est pas la réalité, qu'il y a beaucoup de travail derrière etc. Mais il faut surtout se rappeler qu'en fait c'est possible. C'est vraiment possible. Si un autre être humain a réussi à faire tel truc, c'est qu'en fait je dois être capable aussi de le faire. Et que pour y aller, le premier truc c'est ce qu'on disait tout à l'heure, c'est essayer de décomposer tout ça, trouver le plus petit élément qui peut me permettre de passer à l'action tout de suite et puis de de ce premier élément il y en aura un autre et puis un autre et puis un autre et tu vois de l'extérieur je comprends qu'on puisse se dire tu vois les aventures par exemple elles sont allées crescendo en fait moi je le vis pas comme ça parce que tu vois quand je prends la décision de faire le tour de France à vélo alors que j'ai même pas de vélo de route que j'ai jamais fait de vélo de route enfin de vélo avec des 4 pieds et que je me dis dans 6 mois je pars faire quasiment 5000 km et je me mets le challenge de le faire en 20 jours tu vois c'est sacrément intense quoi alors que quand je pars sur authentique, je ne dis pas que ce n'est pas intense, mais tu vois, il y a déjà tout ça avant. Donc, à titre perso, tu ne vis pas du tout les choses pareilles que ça peut être perçu de l'extérieur. Et quand je dis que la Transat à la rame, c'est accessible à tout le monde, je le pense sincèrement. Et il suffit de creuser un peu pour voir qu'il y a des gens à la retraite qui traversent des océans à la rame, il y a des gens amputés des deux jambes qui traversent des océans à la rame. Donc, si tu veux, pour deux trentenaires un peu passés en pleine forme, oui, c'est évidemment feu donc c'est vraiment ce message là que je veux faire passer il faut juste pas sous-estimer tout le travail que ça demande la ténacité qu'il va falloir développer mais qu'en fait tout ça ça vient nous faire grandir et moi mes premières auditrices c'est mes filles je veux vraiment leur passer ce message de leur dire je m'en fous qu'un jour elles ont envie de traverser un océan à la rame c'est pas le but mais si un jour il y a un truc qui leur fait envie il faut se donner les moyens d'y aller il faut y aller, il faut s'accrocher et ça va le faire et en fait même si ça le fait pas t'auras grandi en chemin et ce truc là il est juste énorme je sais pas si j'ai piqué la citation à quelqu'un ou si je peux m'auto-proclamer comme auteur de celle là mais je disais il y a pas longtemps à un ami on dit toujours il faut savoir se contenter de ce qu'on a et je pense que c'est vrai, il faut savoir se contenter de ce qu'on a mais par contre on peut jamais se contenter de ce qu'on est et pour moi ces aventures professionnelles sportives tu vois aventures au sens large c'est ça en fait à partir du moment où je me lance dans quelque chose auquel il y a une part d'inconnu ça veut dire que je vais devoir grandir et je pense que c'est vraiment ça ce truc on ne doit jamais se satisfaire de là où on en est personnellement tu vois on peut toujours toujours grandir moi j'ai des je fais une toute petite parenthèse là dessus tu vois pour conclure mais j'ai découvert la philosophie stoïque il y a quelques années et pour moi c'est un truc énorme qui s'est ouvert tu vois et je n'irai pas dans le détail mais il y a un truc en particulier qui m'a vraiment surpris parce que je ne m'attendais pas à ça c'est que cette philosophie comme bien d'autres elle t'invite à aller vers de la sagesse mais en fait elle est totalement consciente que cette sagesse elle est quasiment inaccessible tu vois c'est un objectif inatteignable et que ce qui compte en fait c'est de toujours progresser vers ça de toujours avancer vers ce truc qui certainement ne sera jamais atteint et j'aime bien cette image et je pense qu'effectivement si on a ça comme objectif en fait on sera jamais déçu parce que que le projet il aille au bout ou qu'il n'aille pas au bout pour de bonnes raisons bah en fait on aura avancé vers ce nouveau soi donc on en revient à cette idée de chemin plutôt que de destination en réalité ouais exactement mais tu vois c'est ça c'est un truc que t'as vu 14 fois sur Instagram avec une jolie photo derrière donc c'est bien de se le rater rappeler de temps en temps, mais en fait, je pense que chacun en a besoin à un moment donné de faire un cheminement qui va faire que ces mots vont vraiment avoir un impact et qu'on va vraiment les comprendre en fait. Alors évidemment qu'on comprend l'idée derrière, oui, ce n'est pas la destination, c'est le chemin, mais en fait, il y a un moment, il y a un truc qui se passe dans nos vies qui est différent certainement pour tout le monde où tout d'un coup, en fait, tu le percutes vraiment et ça te transforme. Ou parce que tu as été transformé, tu le percutes différemment. Qu'est-ce que tu conseillerais à quelqu'un qui voudrait tu vois en t'écoutant qui se dit ah bah tiens ça pique ma curiosité j'aimerais bien découvrir cette notion hyper simple vous foncez acheter le manuel d'Epic Tête c'est un livre qui fait 36 pages qui reprend les pensées les plus fortes d'Epic Tête grand philosophe stoïque et je fais le pari que comme moi vous serez saisi par la modernité des idées c'est C'est-à-dire que si j'arrache les pages et que je ne vous dis pas que c'est un gars qui a écrit ça des siècles en arrière, vous pouvez être persuadé que c'est un gourou du développement personnel de 2021 qui l'a écrit. C'est incroyable de modernité. Il y a des traits d'humour qui sont juste, mais vraiment saisissants. J'étais peut-être très naïf quand je suis tombé là-dedans, mais je ne m'attendais pas du tout qu'un grec antique puisse avoir ce niveau d'humour. Je n'avais pas du tout cette image-là. C'est des idées qui sont simples, qui sont incroyablement percutantes et Et moi, c'est ce qui m'a saisi. Voilà, c'est 36 pages. On peut le trouver dans le domaine public. Évidemment, on s'est tombé dedans il y a bien longtemps. Mais ça vaut le coup de l'acheter en papier. Ça ne coûte rien du tout. Et ça, ça peut emmener ensuite sur la lecture des« Pensées pour moi-même» de Marc Aurel, qui là aussi sont absolument incroyables. Livre un peu plus long. Mais c'est deux livres que tu peux ouvrir à n'importe quelle page. Tu n'es pas obligé de commencer à la page 1 et d'aller jusqu'à la page 36. Tu peux vraiment prendre au hasard des idées. Et elles sont juste… incroyable donc voilà Manuel Manuel des piquetettes Manuel des piquetettes super super et bah écoute un immense merci Lilian pour ton temps merci à toi et puis pour pour tous ces partages et bah bonne suite dans tes différentes aventures du coup merci merci beaucoup Loïc salut Lilian à bientôt

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