Le médecin disait, en fait, là, c'est ton corps qui dit que tu n'as pas pris assez soin de lui jusque-là. Et puis là, tu ne veux trop en faire. Donc c'est stop, tu n'es pas fait pour le sport tel que tu veux le faire. J'ai décidé de m'inscrire à Alpha Ironman. Parfois, la maladie a aussi un lien avec l'esprit et puis le fait de ne pas s'accorder suffisamment de temps.
SPEAKER_01Hello, hello, c'est Loïc Blanchard, le créateur et host du podcast indépendant Les Frappés. Je suis un ancien sportif de haut niveau, aujourd'hui reconverti en sportif aventureux, mais aussi entrepreneur, coach et préparateur mental certifié. Passionné d'outdoor et de défis en tout genre, j'ai voulu créer une communauté autour des valeurs de résilience, de dépassement de soi et de détermination, en vous offrant chaque semaine des conversations inspirantes avec des invités incroyables issus d'univers très variés. J'ai reçu aussi bien des athlètes olympiques que des entrepreneurs à succès, des aventurières professionnelles ou encore des anciens des forces spéciales. Leur point commun, la passion pour leur projet et l'audace de se lancer. Alors fonçons ensemble découvrir mon invité de la semaine. Excellente écoute à vous les frappés
UNKNOWN!
SPEAKER_01Bienvenue Marjorie sur le podcast.
SPEAKER_00Merci,
SPEAKER_01bonjour. Je suis ravi de t'accueillir en direct de la Suisse. Tu vois, ça ne fait pas très longtemps que j'ai quitté le pays, mais ça me fait déjà un bon petit souvenir de ces quatre ans passés dans le pays. Et du côté de Lausanne, c'est
SPEAKER_00ça
UNKNOWN?
SPEAKER_00Exact, du côté de Lausanne où il a neigé hier. Donc, on rentre en plein dans l'hiver.
SPEAKER_01Oui, j'imagine. J'imagine que ça va avoir un petit impact sur certaines de tes activités, mais tu vas nous en dire plus. Peut-être qu'on peut commencer par ça d'ailleurs. Est-ce que tu peux nous expliquer ce que tu fais ou les différentes choses en tout cas que tu fais
UNKNOWN?
SPEAKER_00Alors, sportivement, je suis passionnée de cyclisme. En fait, je suis passionnée de sport depuis longtemps. Je suis entrée dans le sport déjà depuis toute petite, mais pour plus particulièrement le cyclisme depuis sept ans maintenant, je crois, à peu près, où j'ai commencé le vélo par le triathlon. Et puis, finalement, j'ai décidé de faire plus que du vélo. Mais bon, on aura l'occasion d'en discuter. Ce n'est pas pour gagner du temps, bien au contraire, mais c'est pour vraiment pouvoir m'adonner pleinement à une passion et puis le faire
SPEAKER_01bien. Génial. Est-ce que tu peux peut-être nous expliquer ce que tu fais en parallèle
UNKNOWN?
SPEAKER_01Parce que ce que je trouve super intéressant dans ton parcours, c'est que tu fais des choses complètement folles dans l'univers du cyclisme, mais que tu arrives en parallèle à mener différents autres projets de front. Je serais curieux de savoir, comme ça les gens l'auront en tête, ça place un peu le contexte pour la suite de
SPEAKER_00l'échange. Déjà, j'ai 32 ans, ça peut donner un élément contextuel. Moi, je suis infirmière de depuis à peu près huit ans, donc à peu près le même moment où j'ai commencé le triathlon. On verra, mais il y a un lien. Je suis infirmière, passionnée par ce métier, et puis ça m'a amenée à faire différentes choses dans l'univers professionnel. Je n'ai pas seulement gardé un pied dans la clinique, malgré le fait que je suis spécialisée en soins palliatifs, mais j'ai aussi contribué à développer une équipe de soins à domicile ici sur Lausanne avec un modèle de soins particulier qui m'a fait vraiment explorer toute la partie du management horizontal. En fait, je ne sais pas si ça parlera à certains d'entre vous. Donc voilà, et puis parallèlement à ça, j'ai décidé de m'investir dans l'enseignement. Donc je suis enseignante depuis quelque chose comme cinq ans maintenant pour les soins infirmiers et je me spécialise actuellement dans l'enseignement en faisant une maîtrise universitaire pour la formation des adultes, donc en éducation. Donc voilà, ça, c'est mes casquettes professionnelles. Et puis, mes casquettes sportives, comme je l'ai dit, je suis rentrée dans le cyclisme. Moi, j'ai un parcours où je suis rentrée dans le sport par la natation synchronisée. Enfin, pas tout à fait, en fait. Je suis rentrée dans le sport par le kung fu, par la voile, mais ça, c'était des choix de mes parents. Et puis, plus tard, je suis rentrée dans le monde de la natation synchronisée et où là c'était un petit peu mon émancipation parce que je l'ai fait en le cachant à mes parents et puis au moment où le club a dit non mais là le sport étude c'est parce que nous on a des possibilités de quand on a 14-15 ans de tester des sports puis de faire ça le mercredi après-midi et puis j'ai commencé vraiment tardivement normalement la natation synchronisée on la commence plutôt aux alentours de 10 ans voire plus tôt puis moi j'ai commencé ça à 14 ans et puis Et puis voilà, mes parents l'ont appris au moment où le club a dit, ben non, là maintenant, tu commences à devenir vraiment performante, donc il faut en faire quelque chose. Et puis du coup, là, j'ai intégré le sport. Et puis ça, pour moi, c'était une expérience importante parce que c'est le premier sport que j'ai choisi. Et puis du coup, c'est vraiment... ça a été la première entrée dans ma propre identité en fait si je puis dire et puis après ça a évolué voilà
SPEAKER_01mais je sais pas s'il faut pas trop que j'en dise trop dès le départ garder un peu de suspense mais c'est déjà je trouve que c'est un j'aimerais bien qu'on creuse si t'es ok pour en parler un peu plus justement peut-être plus tard sur ce sujet de l'identité et du sport parce que c'est c'est quelque chose dont j'ai l'impression qu'on parle pas énormément mais qui moi me semble super super important tu vois pour avoir fait du haut niveau à peu près à l'âge auquel t'as décidé de t'investir plus dans la natation synchronisée maintenant avec du recul je me rends compte à quel point ça fait partie de mon histoire de mon identité et c'est quelque chose qui revient très souvent quand j'ai des échanges avec des sportifs de haut niveau ou des gens qui comme toi tu vois ont passé un palier à un âge où souvent disons La moyenne, on va dire, des enfants de cet âge-là ne pensent pas forcément à passer des heures dans des piscines ou sur des cours de tennis à taper dans des balles ou des tatamis, etc. Donc, je trouve ça super intéressant. Mais tu as raison, un peu de suspense, on y reviendra plus tard. Avec plaisir. Et une dernière chose que tu n'as pas encore mentionnée, alors je ne sais pas si tu allais le faire ou pas, mais en plus de tout ça, tu as une
SPEAKER_00chaîne YouTube. Oui, en plus de tout ça, j'ai une chaîne YouTube. Donc, depuis récemment... On s'est lancé là-dedans. Je ne dirais pas que c'est sur un coup de tête parce que les choses, je pense qu'elles ne se décident pas sur des coups de tête. C'est plutôt l'élaboration un petit peu comme ça en profondeur et puis pouf, ça a pris naissance pour de vrai cet été. C'est drôle parce qu'en fait, mon mari avait commencé une chaîne YouTube pour lui parce que lui, il est infirmier comme moi, passionné comme moi, mais il a aussi des passions à côté et puis une de ses passions, c'est la photographier et la vidéo et il avait commencé une chaîne YouTube pour justement montrer son matériel et puis son but c'était bon après c'est mieux ce serait lui qui en parle mais en tout cas moi ma vision que j'en ai c'est que son but c'était de pouvoir utiliser cette chaîne YouTube pour se déployer dans la vidéo et la photo puis finalement de montrer aux gens comment est-ce que lui-même se développait donc vraiment déjà j'adore cette démarche et puis il a différents projets, il avait un autre projet aussi et tout ça. Puis, en partant pour la WC Cross France, je lui ai dit, moi, j'aimerais faire une vidéo sur mon matériel. Puis, tout de suite, il a adhéré à ça. C'est vrai que souvent, on me pose des questions sur le matériel que j'ai et puis, j'aime beaucoup partager sur ce que je fais, sur comment je me prépare et tout ça. Donc, je réponds avec plaisir. Mais là, je me suis dit, il y a tellement de questions. Puis, les gens ont besoin aussi de savoir parce qu'eux-mêmes s'organisent. Moi, je suis super bien entourée. J'ai un vélociste à qui je fais une une totale confiance puis du coup j'ai envie de partager ça aussi et puis surtout aussi que je suis tellement je suis passionnée et puis on va dire que quand il y a un truc qui m'intéresse je vais aller creuser tout donc moi j'ai des tableaux comparatifs de toutes les lumières qu'on peut trouver sur le marché donc voilà et puis donc voilà tout ça pour dire que j'ai voulu faire une vidéo et puis à la base je voulais faire une petite vidéo comme ça sur Instagram peut-être faire un reel et puis finalement il m'a dit non non on va faire une vidéo YouTube. Donc, c'était la veille à partir en France pour aller prendre le départ de la Race Across France. Et puis, on a fait toute la vidéo. Donc, en plus, à ce moment-là, il n'avait pas encore tout le matériel. Donc, il faut attendre qu'il fasse nuit pour ne pas qu'il y ait trop de reflets dans l'appartement. Donc, bref, on se lance hyper tard. Évidemment, c'est l'été. Puis, on finit de tourner. Et puis là, il va sur son ordinateur. Et puis, il y a un problème. Je ne me rappelle plus quel était le problème. Il faut tout recommencer. Il me dit, tant pis, on ne le fait pas. Et puis, tant pis. Moi, je suis un peu têtue. Et du coup, je dis, tant pis, je le ferai toute seule sur Instagram. Et puis, là, il s'est dit non. OK, alors non, on va le faire tout de vrai et on va prendre le temps. Puis du coup, on l'a retourné vite fait. Alors, la deuxième fois, ça a été beaucoup plus vite. On l'a tourné assez rapidement, à minuit, quelque chose comme ça. Après, il l'a retravaillé et pouf
UNKNOWN!
SPEAKER_00C'était peut-être l'avant-veille de partir, mais ça lui laissait juste le temps de la travailler, de la mettre sur YouTube et de partir en France. Et puis là, en fait, on a vu que ça a vraiment pris. là on est à plus de 17 000 vues sur cette première vidéo bravo merci et bravo à lui aussi et puis ça se voit si ça donne l'envie à certains d'entre vous d'aller regarder ses vidéos on voit qu'en fait son propre pari il est vraiment tenu parce qu'on voit aussi son évolution à travers la vidéo et la photo et puis voilà je trouve ça génial, ça nous permet chacun de partager nos passions. Et donc, voilà. Là, on a tourné encore des nouvelles vidéos. Et puis, en fait, de nouveau, c'est... Une transition. Et là, il y a plein de choses qui vont arriver sur 2020 grâce à cette ouverture, en fait, où du coup, autant à lui qu'à moi, ça nous a donné confiance. Ça a renforcé de nouveau toujours cette identité. Et là, ça nous donne la confiance à développer d'autres choses et puis à commencer des partenariats
SPEAKER_01aussi. Super, super. C'est vrai que quand tu as des projets qui marchent bien comme ça et que tu emmènes plusieurs de front, c'est toujours... Comme tu dis, ça fait un bon boost de confiance quand tu vois que certains prennent et se développent. Première question que j'ai peut-être envie de te poser, avant qu'on rentre dans le détail, décidément, on ne fait que repousser les sujets, mais avant qu'on rentre dans le détail peut-être du vélo, comment est-ce que tu fais pour gérer tout ça de front
UNKNOWN?
SPEAKER_00Alors déjà, je ne suis pas si différente que tout le monde. Je ne suis même pas différente du tout. Mes journées font 24 heures, mes semaines font 7 jours. une chose souvent que je dis c'est que j'ai appris très jeune à organiser mon temps et puis très jeune pas tant que ça finalement mais quand j'ai commencé à travailler quand j'ai commencé la natation synchronisée en fait ça a pris très vite dans le sens où après 6 mois d'entraînement j'avais un niveau qui était trop élevé pour le club dans lequel j'avais commencé donc j'ai dû aller dans un autre club et puis en fait je suis passée de 2 entraînements par semaine à des entraînements 5 à 6 fois par semaine donc je suis passée de 3 heures d'entraînement par semaine à près de 20 heures avec des compétitions aussi et là c'est bah 14 ans en tout cas en Suisse à 14 ans c'est le moment où au niveau de l'école ça se corse on arrive à ce qui s'appelle le gymnase donc c'est une voie c'est le baccalauréat en fait je pense chez vous et puis donc voilà c'est un grand investissement de temps au niveau des études et puis en même temps j'avais cette passion qui se développait où je découvrais des choses de moi-même parce qu'avant 15 ans j'étais très enfin avant 13-14 ans j'étais très Très, très, très timide, très refermé sur moi-même. En tout cas, c'est l'image que j'en ai actuellement. Et puis, du coup, ça, ça a été vraiment important pour mon développement identitaire et j'avais envie de m'investir là-dedans. Donc, j'ai vraiment... Pour moi, je ne pouvais pas choisir entre l'un et l'autre. J'avais fait même des demandes pour pouvoir avoir un gymnase qui était proche de mon lieu d'entraînement. Ça n'a pas été accepté. Mais du coup, ça a engendré beaucoup d'organisations... de ma part en fait entre les études et cette nouvelle passion donc je crois que pour en revenir à comment je fais pour tout mener de front bah déjà en fait je m'organise beaucoup je m'organise à l'avance à l'avance je sais exactement quand est-ce que je vais travailler sur tel sujet quand est-ce que je vais m'entraîner est-ce que du coup il va falloir que je coupe sur quelque chose d'autre donc soit le sommeil donc souvent je fais des entraînements le matin voire même le soir. Après, c'est vrai que souvent, je fais du acheter aussi quand je fais des horaires comme ça, soit le matin, soit le soir, selon les saisons. Je suis obligée de m'adapter aussi à la vie en communauté. Je suis dans un immeuble. Après, on coupe où on peut couper. Moi, je coupe aussi sur la vie sociale. C'est vrai que je suis quelqu'un qui ne sort pas beaucoup ou qui ne sort plus beaucoup parce que je suis beaucoup sortie en étant plus jeune. Maintenant, j'ai trouvé un équilibre en sortant beaucoup moins et puis en me centrant là-dessus. Il faut aussi dire que je n'ai pas d'enfant. J'ai fait le choix de m'impliquer dans mes passions, qui sont autant les soins infirmiers, l'enseignement que le vélo. Et puis, ça libère du temps aussi. Donc non, je ne suis pas différente des autres. C'est juste que j'ai fait des choix et j'ai coupé à certains endroits.
SPEAKER_01Ok, super intéressant. J'aime bien demander parce que souvent, il y a des invités qui ont des... qui ont des tips où c'est toujours intéressant je trouve de voir comment les gens justement s'organisent ou les choix qu'ils ont pu faire tu vois au moment où on enregistre on est mardi donc aujourd'hui il y a la sortie d'un épisode avec Perrine Fage peut-être que tu connais ouais et avec qui on avait discuté justement d'une période d'une grosse grosse période d'entraînement pour elle qui avait été la préparation à l'enduroman et elle expliquait qu'elle faisait des semaines entre son job à temps plein et ses entraînements des semaines à plus de 80 heures euh Et donc, forcément, comme tu le dis, tu vois, elle avait des journées de 24 heures comme tout le monde. Donc, par contre, ça impliquait des choix et qui ressemblaient un peu au tien, d'ailleurs, organisation assez poussée, réduire un peu certaines activités sociales, etc.
SPEAKER_00Ah oui, et puis aussi, il faut quand même dire que pour ma part, moi, je vis un couple.
UNKNOWNOn vit ensemble avec mon mari. Et puis,
SPEAKER_00Il faut aussi... En tout cas, dans mon cas, on prend vraiment du temps pour organiser ça à deux. Et ça peut paraître... Ouais... autant ça peut paraître simple on peut se dire oui mais évidemment qu'il faut le faire à deux autant on peut se dire ouais bon c'est pas si important que ça et en fait c'est vraiment le socle qui fait que ça marche si lui il a des passions aussi mais on a aussi discuté on a aussi trouvé des passions communes c'est à dire que lui il aime faire du vélo mais il en fait pas autant que moi et du coup il fait de la vidéo et il vient en faire sur le cyclisme et puis en fait voilà de pouvoir soit le faire à deux soit d'avoir de compenser. Moi, j'ai des personnes, je sais qu'ils s'organisent où une année, c'est l'un qui s'adonne à ses passions, puis l'année d'après, c'est l'autre. Et je pense que vraiment de pouvoir... Comme je disais, moi, j'ai tendance à couper sur la vie sociale, donc plutôt sur les amis et ce genre de choses. Mais après, il ne faut pas non plus s'isoler complètement. Donc, je trouve que c'est vraiment important de pouvoir intégrer les
SPEAKER_01proches. Ouais, super point. Et c'est vrai que pour vous, en tout cas, de l'extérieur, ça donne un peu la vision idéale du couple, parce que toi, t'es dans tes activités, et puis lui, en fait, il est dans les siennes, mais vous avez réussi à marier tout ça, en fait. Tu vois, je pense à une vidéo, je sais plus, c'était une de tes vidéos, enfin, une de vos vidéos, du coup, sur le tour d'un canton, je crois, dit en hiver. J'affouse. Ouais, peut-être, où tu fais une chute sur la classe. Et du coup, c'est là où on le voit, on voit une partie un peu plus back office par rapport à d'autres vidéos après ta chute et je trouve ça génial tu vois de voir ce que vous arrivez à construire
SPEAKER_00ensemble super
SPEAKER_01mais c'est un bon point effectivement sur le support et le fait de s'entourer en fait toi c'est le vous deux c'est peut-être la situation rêvée, idéale parce que vous vivez ensemble, vous êtes mariés c'est vraiment le couple qui fonctionne comme ça mais c'est vrai que le fait d'être accompagné supporter c'est juste super important quand tu as autant de projets à mener en simultané enfin de façon générale mais surtout dans ce cas de figure cool et bien écoute ce que je te propose c'est peut-être qu'on rentre dans le détail qu'on fasse sauter un peu le suspense et qu'on rentre dans le détail de certaines épreuves que tu as pu faire récemment en cyclisme il y en a une que tu as cité plusieurs fois la Race Cross France qu'on a déjà évoqué plusieurs fois aussi sur le podcast puisqu'on a eu Arnaud comme invité et d'ailleurs très bientôt d'autres personnes qui ont fait la race à Cross France donc je serais curieux de savoir comment est-ce que t'es tombée dans cette épreuve comment est-ce que t'as fini par te dire allez hop je prends un dossard pour la première fois et à quoi ressemblait la préparation et l'épreuve en
SPEAKER_00elle-même ouais bah écoute avec plaisir ça a été vraiment bah en tout cas jusqu'à aujourd'hui ça a été une de mes plus belles expériences euh mais expérience au sens large parce que c'est vraiment pas réduit à l'activité qui s'est déroulée entre je sais plus quelles étaient les dates exactement mais en fait ça a été une expérience de 6 à 8 mois ou même plus même peut-être une expérience d'une année parce que en fait je l'ai fait deux fois la Race Across France une première fois sur un parcours de 300 kilomètres qui s'appelle 300 kills mais en fait c'est 350 kills
SPEAKER_01et j'imagine
SPEAKER_00que les derniers 50 sont importants. Voilà, c'est le mont Ventoux pour finir. Ce n'est pas négligeable. C'est vrai que la volonté de m'inscrire sur un parcours plus long, elle est née durant les 350 kilomètres justement où je me disais mais j'aime trop ça, j'aime trop ça, j'aime trop ça, il faut que j'aille plus loin. Et la grande déception de devoir m'arrêter au kilomètre 350 et de voir les autres continuer et de dire mais je veux en être donc voilà ça a été vraiment une superbe expérience et je me réjouis d'en parler donc par où veux-tu que je
SPEAKER_01commence comment je suis arrivé là ouais peut-être à quel moment tu vois qu'est-ce qui fait qu'à un moment donné tu t'es dit bah ça y est je suis prête je me lance sur un 300 kilos sur le papier 350 en vrai sur une épreuve quand même assez renommée et puis en plus une épreuve pas chez toi donc je sais pas quelle est ta connaissance de la topographie sur le circuit en France mais qu'est-ce qui fait qu'à un moment donné t'as basculé
UNKNOWN?
SPEAKER_00Bon alors déjà avant de me faire monter trop le suspense à aucun moment j'ai dit que j'étais prête qu'on soit d'accord c'est toujours de l'ordre du défi non en fait je pense qu'il faut rebrousser un petit peu le chemin donc moi j'ai dit comme je t'ai expliqué je viens de la natation synchronisée le problème de la natation synchronisée c'est que en fait la retraite des sportive et relativement tôt. Donc moi, j'ai pu monter dans un niveau assez élevé. Mais voilà, entre 18 et 20 ans, c'est déjà un petit peu tard en fait pour la natation synchronisée. Donc il y a eu tout un moment dans ma vie où j'ai un petit peu plutôt fait de la natation synchronisée. Mais voilà, plutôt de loisirs et non plus forcément de haut niveau parce que j'étais trop âgée une grande difficulté à retrouver un sport en fait parce que en plus quand on sort un peu de l'âge enfant adolescent où on a cette conscience des sports qui nous entourent mais c'est beaucoup des sports où passer un certain âge c'est difficile, soit ça n'existe plus, il faut rentrer dans un cadre de sport ce qu'on dit en Suisse master, donc master c'est les plus âgés et puis là on est vraiment sur de la pratique de loisir sauf que moi j'étais en rentrée il y a peu de temps dans le sport dans la compétition et puis c'était pas la pratique loisir qui me plaisait et puis même si c'est pas forcément la compétition qui me plaît je voulais quand même vraiment du dépassement de soi et c'est ça que je cherchais et puis du coup j'ai fait quelques années à faire plutôt du fitness, de la course à pied essayer un peu différentes choses là je me suis sentie vraiment vieille. J'ai eu l'impression que c'était trop tard pour commencer du sport et tout ça. Jusqu'à ce que je rentre en plus dans la vie active en tant qu'infirmière. En plus, avec les horaires d'infirmière, j'avais tendance à quitter la pratique sportive parce que c'était compliqué. En travaillant 12 heures, je me levais à 4 heures du matin, je rentrais à 21 heures, 22 heures. Je ne pouvais pas imaginer faire du sport. Et puis, après avoir enchaîné trois, quatre jours de travail, en fait, les jours de congé, je passais mes jours à dormir. Et puis, je savais que j'aimais faire du sport, mais c'était très compliqué de me voir faire une pratique. Et puis après, j'ai changé aussi de milieu. Je suis allée travailler dans un endroit où j'avais des horaires un petit peu plus... Enfin, pas réguliers. J'avais des horaires très irréguliers, mais je faisais plus de 12 heures. Donc, ça me donnait enfin un peu plus de liberté. Et puis, en vivant des choses... Assez dur au travail. J'avais vraiment besoin, en fait, de... d'une soupape, premièrement, d'aller me libérer. Et puis, après ma pratique en soins palliatifs, accompagner des gens sur leur fin de vie, retracer avec eux leur vie. J'ai vraiment eu cette volonté de faire quelque chose de la mienne. Et puis, même si on fait tous des choses de notre vie, moi, j'avais envie de planter des choses qui seraient comme des piliers, des choses qui seraient là où je pourrais me rattacher à ça en disant bah oui cette année là j'ai fait ça et puis bah on parle encore d'identité en fait le fait de pouvoir bah savoir qui je suis et puis et puis de pouvoir me définir au travers de quelque chose et puis je sais que y en a ça passe par l'art et puis bah moi ça passe vraiment par le sport et puis du coup j'avais cette volonté là et à ce moment là je suis rentrée dans le monde du triathlon euh Là, pour le coup, c'était presque un coup de tête. Je m'entraînais beaucoup. La natation synchronisée, je m'entraînais à un endroit, puis j'étais aussi entraîneur. Et puis, je voyais toujours ces gens faire leur longueur de triathlon, puis j'ai beau être bonne nageuse, à chaque fois, je me disais ça a l'air vraiment terrible ce qu'ils font. Puis un jour, je me suis dit bon, allez, il faut vraiment que je fasse quelque chose, il faut que je me bouge. Puis du coup, j'ai appelé un ami en lui disant je sais que tu nages le jour où moi j'entraîne. Donc, comment je fais
UNKNOWN?
SPEAKER_00Est-ce que je peut rentrer dans ce monde là comment je fais et puis lui il était vraiment hyper enthousiaste et si je l'avais vraiment écouté deux mois après je faisais mon premier triathlon bref j'ai commencé l'entraînement très fort j'ai acheté un vélo alors que je me rappelais j'avais fait du vélo avec mes parents il y a très très très longtemps ça m'était jamais venu à l'idée même d'acheter un vélo pour faire des trajets donc j'étais vraiment pas dans ce monde là là, mais je me suis dit, bon, il faut un vélo, on va acheter un vélo. Ce que je voyais de bien dans cette pratique, c'est qu'en fait, ça allait me forcer à découvrir des pratiques que je connaissais pas du tout. Enfin, la course à pied, oui, je connais, mais là, la course à pied après du vélo, non. Le vélo, non, je connais pas. Le vélo de route, mais j'ai aucune idée de ce que ça veut dire. Et puis, bah, on... Voilà, un bon élève. Je suis allée acheter mon vélo. On m'a dit, il faut des clips. J'ai dit, il faut des clips. On achète les clips. Il faut des chaussures à clips. Il faut des chaussures à clips. J'ai acheté la totale et je suis partie. Donc, voilà. Spontanément,
SPEAKER_01ça a été quoi l'appel pour le triathlon
UNKNOWN?
SPEAKER_01C'était la perception d'une sorte de challenge dans l'enchaînement des trois disciplines ou c'est parce que tu avais des gens que tu trouvais inspirants autour de toi qui en
SPEAKER_00faisaient
UNKNOWN?
SPEAKER_00Oui, il y avait... cette personne-là, Antoine, qui, pour moi, était quelqu'un d'inspirant, quelqu'un de très vif, énergique, et puis je me suis dit, si c'est le sport qui lui donne cette énergie-là, je veux pouvoir voir ce que c'est. Je n'avais aucune volonté de faire ça 15 ans. Je me disais, je veux entrer dans quelque chose, je veux être guidée aussi, parce que je ne savais pas où aller, je ne savais pas dans quel sport me plonger, et puis je me suis dit, là, on va m'accompagner, ça a l'air d'être une communauté. J'avais aussi envie de rentrer dans une communauté. J'avais quitté l'identité de la nageuse synchronisée et du coup, au fitness, je ne trouvais pas cet aspect de communauté. Et puis là, je crois que ce que je venais chercher, c'était une nouvelle pratique, de l'animation, le fait de m'animer moi-même et puis cet aspect de communauté. et
SPEAKER_01ça tu l'as fait cette transition vers le triathlon tu l'as fait combien de temps après avoir arrêté la natation synchronisée
UNKNOWN?
SPEAKER_00l'arrêt de la natation synchronisée elle a pris beaucoup de temps je sais pas toi il me semble que je sais plus comment t'avais arrêté la pratique à haut niveau mais c'est
SPEAKER_01dur de quitter une pratique exactement c'est pour ça que je te demande parce que c'est un sujet tu vois on en parle aussi régulièrement avec des invités qui ont fait des transitions entre autres peut-être que tu connais lui aussi de l'univers du vélo comme Perrine d'ailleurs oui ils sont aventuriers dans le sport mais aussi en couple dans la vie il nous disait qu'apparemment ça a été mesuré je crois que c'est une étude en France qu'il faudrait entre 6 et 7 ans pour tourner la page du haut niveau et depuis qu'il m'a dit ça en fait j'aime bien poser la question tu vois quand il y a des situations de transition des partages sur des transitions sportives moi dans mon cas ça a été clairement ça ça a été comme tu dis, très difficile. Oui. Notamment en termes, évidemment, d'identité puisque quand tu as grandi, tu as fait que de la natation au cours du judo. Quand ça s'arrête, tu es qui en fait
UNKNOWN?
SPEAKER_01Oui. Tu vois
UNKNOWN?
SPEAKER_01Oui, complètement. Et puis après, en termes d'émotion aussi. Je ne sais pas toi, comment est-ce que tu l'as vécu, mais moi, c'est vrai qu'en termes d'émotion, c'était très difficile de trouver une pratique. En plus, au judo, ce n'est pas un sport de combat, mais il y a quand même une notion de… Il y a un adversaire, tu vois, il y a des… une compétition directe tu vois c'est pas tu affrontes quelqu'un en réalité mais nous on affronte
SPEAKER_00aussi on est des équipes quand t'es sur le tatami c'est
SPEAKER_01toi tout seul face à l'autre personne toute seule et moi en tout cas ça a déclenché beaucoup d'émotions positives globalement et c'est vrai que c'était difficile de trouver quelque chose qui m'en apporte autant mais je suis sûr d'ailleurs je te pose la question quels étaient toi les émotions fortes que tu as pu avoir en natation et comment est-ce que tu as fait pour pas les retrouver ailleurs ou peut-être les retrouver ailleurs je sais pas si tu as pu le faire mais comment est-ce que ça s'est fait ce renouveau
SPEAKER_00déjà j'aime beaucoup parce que tu parles finalement de toi face à quelqu'un d'autre sur un tatami et puis bah là je me vois en fait moi c'était moi dans un groupe à aller dans l'eau et c'était en fait appartenir à un groupe et pour moi ça signifiait énormément c'est c'était justement cette petite fille, cette petite Marjorie très timide qui ne rentre pas forcément en communication avec les autres, qui arrive à entrer dans un groupe et qui est acceptée par le groupe. Au moment de quitter, c'est compliqué parce que déjà, comme je l'ai dit, ce qui m'a fait quitter, c'est l'âge. Ça veut dire que mon groupe s'est aussi quitté avec l'âge. Le groupe n'est pas resté là en fait où on peut aller se raccrocher c'est à dire que tout le groupe s'est délié quand après on essaie de continuer quand même de se raccrocher on tombe dans un groupe avec celle qu'on appelait les petites donc c'est plus notre identité tout à fait c'est là aussi où je me suis sentie vieille parce qu'on passe dans les vieilles enfin dans les grandes pour continuer il faut c'était de la natation synchronisée mais plutôt sous forme de spectacle Donc, ça veut dire que j'ai continué à mettre du spectacle où c'était comme du théâtre dans l'eau, en fait, mis en scène avec de la lumière et tout ça. C'était sympa, mais ce n'était pas ça que je cherchais. Puis, en fait, j'ai eu l'impression de passer plusieurs années à chercher cette identité que j'avais créée qui n'existait plus. parce que le groupe lui-même n'existait plus. J'ai aussi été entraîneur. J'ai commencé entraîneur avant d'arrêter, mais je cherchais aussi quelque chose à ce niveau-là. Je pense que moi, je n'arriverais pas à dire quand est-ce que j'ai arrêté pour de vrai. Il faut dire que dans ma vie, j'ai tendance à toujours regarder devant, mais j'ai beaucoup de peine à regarder derrière. Ça peut être bien des fois, mais des fois, ce n'est pas toujours évident. C'est aussi pour ça que j'ai envie de planter des phares en disant là cette année ça j'ai fait ça et du coup voilà j'arriverai pas à dire quand j'ai arrêté je sais que à 18 ans ça a commencé à devenir compliqué à 20 ans il a fallu plutôt prendre de la distance puis je dirais que j'ai vraiment arrêté la natation synchronisée à quelque chose comme 23-24 ans et puis après à 25-26 bah là je suis plutôt entrée dans le triathlon donc entre la natation et synchroniser le triathlon il y a eu 10 ans deux ans de flottement où j'ai fait plutôt un peu de fitness, un peu de course à pied de temps en temps, surtout pour se maintenir. Mais là, je crois que j'étais plutôt en train de faire mon deuil de l'identité parce qu'à ce moment-là, pendant ces deux ans, je n'ai plus du tout recherché vraiment d'identité. Puis j'étais si prise par mon travail. Voilà. Et puis, le triathlon, là, vraiment, je crois que je cherchais vraiment la communauté. Et puis, si on fait évoluer, je crois que le vélo me permet du coup d'exister seule et plus seulement au travers d'une communauté, même s'il y a toujours une communauté. Mais on peut exister sans être un groupe.
UNKNOWNOui.
SPEAKER_01tu disais que le triathlon avait été d'abord ça avait été une étape pour finalement arriver au vélo mais je sais pour avoir écouté une autre de tes interviews avec Arnaud que ton passage par l'univers du triathlon a été un challenge je crois qu'on peut dire ça je me demandais quel mot tu allais utiliser je ne sais pas si c'est ce que tu utiliserais mais moi quand j'étais entendu expliquer tout ce à travers quoi tu avais dû passer c'est quand même ce qui m'est venu et je trouverais ça super intéressant si tu pouvais le partager sur le podcast nous expliquer un petit peu comment se sont passés les débuts et puis très vite ce qui est apparu et comment tu l'as
SPEAKER_00géré
SPEAKER_01hum hum
SPEAKER_00très vite j'ai été en fait ça m'a rempli ça m'a apporté ce que je cherchais la communauté, aller courir ensemble, les gens qui se dépassent qui s'encouragent j'ai vraiment tout de suite été accueillie comme dans une famille c'était incroyable parce qu'il y avait plein de femmes, plein d'hommes tout le monde se parlait et puis on existe au travers différents sports qui se combinent c'était un monde nouveau moi j'adore apprendre donc là j'étais vraiment tout le temps en train d'apprendre et puis toute cette énergie a fait que je me suis beaucoup trop entraînée comme beaucoup je me suis blessée très vite d'ailleurs je me rappelle encore le président en fait une chose qui est jolie c'est que quand j'ai commencé la natation synchronisée j'ai eu après 3 mois un mérite sportif parce que j'étais arrivée 3ème de ma région en fait à une compétition puis la personne qui m'a donné le mérite sportif c'est lui qui était le président du club qui m'a accueillie après en tant que triathlète puis il m'a dit oui les nouveaux il faut faire attention parce qu'ils ont toujours tendance à commencer trop vite et se blesser tout de suite. Moi, je me suis jamais blessée de ma vie. Je suis une sportive de haut niveau. Il n'y a pas de souci. Au bout de deux mois, je me suis fracturée les deux jambes de fatigue avec trois fissures sur le tibia à droite et deux sur le tibia à gauche. Très dur parce qu'en fait, ça m'a mis à l'arrêt sportif et En tant qu'infirmière, quand on doit pousser des lits, quand on est toute la journée debout, en fait, on ne peut plus. Donc, voilà, je me suis retrouvée vraiment à l'arrêt. Ensuite, ça a été long parce qu'en fait... Je réenflamais tout de suite mes périostites. Donc, j'ai dû passer par un apprentissage, un réel apprentissage de la pratique sportive d'une part, mais de mon corps. Il faut savoir que dans l'eau, les choses sont plus faciles. Le corps est porté. Moi, je n'ai jamais eu de difficultés dans l'eau. Alors, il y en a qui se blessent aussi. Mais voilà, pour moi, le milieu de l'eau, c'était quelque chose de vraiment très facile et puis là je me suis confrontée vraiment à des grandes difficultés et puis en fait j'ai dû dire stop et comme on a commencé le podcast peut-être que les auditeurs auront compris que je suis quelqu'un de très très active qui aime faire beaucoup de choses qui mène beaucoup de choses en même temps et puis là il y a tout qui s'est arrêté j'ai eu un moment et Et puis, quand je dis qu'il y a tout qui s'est arrêté, ça a duré à peu près deux à trois ans où à chaque compétition que je m'inscrivais, je devais l'annuler. Je m'inscrivais pour me dire là, je serais prête. Pouf, je devais l'annuler parce que j'étais encore blessée. Et je dis que ça a duré trois ans parce qu'il y a eu les fractures de fatigue. Après, il y a eu les inflammations dans à peu près tout le corps. J'ai fait des inflammations du psoas où je ne pouvais plus marcher. J'ai fait des inflammations sous le pied où je me suis retrouvée avec des baies je me suis retrouvée à un moment justement quand j'avais cette inflammation au pied à ce qu'un médecin me dise maintenant le sport c'est fini la natation synchronisée ça a fait des dégâts dans le sens où on nous demande de nous ressembler les unes les autres, d'avoir un poids équivalent et puis comme la danse classique ça implige aussi des difficultés de l'ordre alimentaire donc cette période qui a impacté sur sur mon mode alimentaire et tout ça, ça a créé des failles qui a rendu mon corps fragile. Et puis là, le médecin disait, en fait, là, c'est ton corps qui dit que tu n'as pas pris assez soin de lui jusque-là. Et puis là, tu ne veux trop en faire. Donc, c'est stop. Tu n'es pas fait pour le sport sportif. tel que tu veux le faire. Donc, ça a été extrêmement dur. Et puis là, quand on parle de la construction identitaire et tout ça, en fait, je n'avais plus d'identité. J'avais enfin trouvé un groupe. En plus, j'étais infirmière, donc j'avais ces identités et tout ça. Puis là, je ne peux plus travailler. Je ne fais plus partie du groupe. Je ne peux même plus. Puis quand on a des béquilles, évidemment, on ne peut plus être infirmière non plus. Donc, il y a eu beaucoup d'arrêts, beaucoup de moments où je me suis retrouvée… dans mon canapé à regarder les autres faire du sport sur la télévision et puis à me dire mais bon maintenant il va falloir te réinventer quoi et puis bah en fait là je pense que c'est là où j'ai commencé un peu à me réveiller à me dire bon ok tu veux faire du sport mais c'est pas juste une pratique pour s'entretenir le physique pour rentrer dans le maillot de bain ou j'en sais rien c'est Le sport, c'est bien plus global que ça. Là, ton corps t'envoie des signaux. Donc, en fait, ton corps, il a une intelligence, mais seulement si on l'écoute. Et là, j'ai commencé à essayer d'apprendre à l'écouter. Moi, j'étais suivie par un kinésithérapeute. En Suisse, c'est des physiothérapeutes qui ne trouvaient pas aussi ce qu'il fallait pour m'aider. On n'avait pas la même communication. Et puis, à chaque fois que je venais et que je me plaignais d'avoir mal, ils me disaient« Est-ce que tu tu as couru. Je dis, non, je ne peux pas marcher. Comment je peux faire pour courir
UNKNOWN?
SPEAKER_00Est-ce que tu as nagé
UNKNOWN?
SPEAKER_00Je dis, non, je suis bonne nageuse et je ne peux pas aller à la natation voir tous les autres qui vont me parler de leur triathlon alors que moi, je suis coincée dans la piscine et moi, la piscine, je ne veux plus la voir. Si c'est pour ne pas faire du sport en compétition, la piscine, je m'en fiche. Les carreaux, je les connais par cœur. Là, ça a été très compliqué et à ce moment-là, je dis, lui, il n'arrive à trouver la communication où ils ne trouvent pas le point pour m'aider donc il va falloir aussi que moi je fasse un effort et puis que je trouve comment m'aider à ce moment là une chose qu'il m'avait dit c'est bon bah quelqu'un d'hyper stressé regarde sur l'alimentation et le stress alors là j'ai commencé à voir que effectivement selon comment je m'alimente mon corps entier réagit donc là je crois que j'ai commencé à écouter mon corps par en essayant de comprendre qu'est-ce qu'il avait besoin pour fonctionner en termes d'aliments après j'ai commencé le yoga en me disant là je suis rentrée dans le yoga par le fait qu'il fallait diminuer mon stress et puis en fait par cette pratique là je me suis rendu compte le bienfait des étirements sur mes inflammations donc j'ai réussi à abandonner définitivement en tout cas jusqu'à aujourd'hui mes inflammations du psoas qui étaient vraiment récurrentes j'ai réussi à... Alors, le pied, c'était plus compliqué. Et puis, le jour où... Après, je suis allée voir un autre kinésithérapeute qui me suit encore maintenant, que je vois maintenant une fois par semaine, voire plus selon les besoins. À ce moment-là, j'ai aussi commencé à avoir un kinésithérapeute... Non, un chiropraticien. Je ne sais pas si c'est le même terme chez vous. En fait, c'est un médecin qui s'occupe vraiment au niveau osseux, de l'alignement, mais aussi au niveau nerveux. Donc, ce que notre corps nous dit, quelle position notre corps nous dit de prendre par rapport à différents signaux. Puis lui, maintenant, je continue encore à le voir à peu près une fois par mois, tous les deux mois ou selon les périodes de compétition. Puis j'ai commencé à m'entourer comme ça de différents professionnels qui, eux, avaient une connaissance sur le fonctionnement du corps qu'ils allaient pouvoir m'apporter. Et puis, moi, de mon côté, j'ai continué mon chemin en essayant de voir finalement qu'est-ce que mon corps avait besoin et qu'est-ce qui lui faisait du bien. Et puis, là, comme le médecin avait dit, on arrête le sport, ce n'est plus pour vous. J'ai décidé de m'inscrire à Alpha
SPEAKER_01Ironman. J'attendais que ça arrive, ça.
SPEAKER_00Voilà, donc ça, c'était au mois de novembre, décembre 2017, je crois. On m'a dit, le sport, c'est fini. et puis là j'ai beaucoup ruminé et puis je me suis dit ok moi de janvier je prends un coach parce que ce qui me fait arriver en blessure c'est le surentraînement je connais maintenant le surentraînement par coeur mais je ne sais pas vraiment comment l'éviter donc j'ai décidé de prendre un coach qui m'a suivi depuis quelque chose comme le 1er janvier j'ai posé mes cannes et puis il m'a fixé des jours où je ne faisais pas de sport C'était, je crois, la première fois de ma vie où j'avais des jours entiers où je ne faisais pas de sport et où je n'essayais pas d'en faire ou en tout cas, je n'avais pas mauvaise conscience de ne pas en faire. Là, ça a été plus facile aussi de coordonner la vie privée. Quand on se rend compte qu'en fait, on n'a pas besoin de faire tout le temps, tout le temps du sport. Et puis, voilà, je me suis entraînée beaucoup. Là, on a commencé aussi avec mon mari à... Voilà, développer d'autres pratiques. Donc, on est parti en voyage à vélo. D'ailleurs, est-ce qu'on n'avait pas déjà fait ça avant
UNKNOWN?
SPEAKER_00Si, il me semble que c'était déjà venu avant. Parce que oui. Ah oui, parce que quand même. Comme je ne pouvais plus marcher. Je pouvais quand même un peu faire du vélo. Là, mon mari a décidé de s'acheter un vélo pour me suivre et pour qu'au moins on arrive à faire quelque chose ensemble vu qu'on n'arrivait plus à marcher. Notre couple s'est aussi renforcé là pour répondre à la question d'avant. Je me suis inscrite au Half Ironman de Rappersville au mois de juin que j'ai fait. Évidemment, j'ai vraiment très mal géré ma zone de course. Je suis passée toute la course à à vomir, mais sinon, voilà, j'ai fini. Là, c'était vraiment juste, il fallait le finir, mais bon, je n'ai pas mis un temps trop sale, je crois, 5 heures, quelque chose comme ça, pour le half. Ça va
UNKNOWN?
SPEAKER_00Non, ça va, surtout que je ne suis pas du tout une coureuse. Et puis, après, je me suis dit, franchement, je suis bien entraînée, je ne sais pas ce que la vie me réserve. Jusque-là, ça a été tellement compliqué. Cette année, je suis entraînée. Aujourd'hui, je me sens bien. Je fais un Ironman complet. Et puis, du coup, je me suis inscrite à l'Ironman complet qui était un mois et demi plus tard. Donc, mon coach, à ce moment-là, il a ajusté mon entraînement. Et puis, feu, quoi. Bon, après... Donc,
SPEAKER_01ça, c'était l'Ironman de Zurich. De Zurich. La même
SPEAKER_00année.
SPEAKER_01La même année. Un mois et demi après. Un mois et demi après. Ouais. 2018. OK. On en avait parlé en off. C'était l'Ironman sur lequel je devais... pour lequel je me préparais aussi et mon accident était le 28 mai 2018 donc peu de temps avant ah c'est dommage on aurait pu s'y croiser peut-être
SPEAKER_00peut-être et du coup
SPEAKER_01cette Ironman qu'est-ce que ça a
SPEAKER_00donné
UNKNOWN?
SPEAKER_00bah bon faut savoir que j'ai arrêté avec le coach entre deux et tout ça donc j'ai fini par m'entraîner seule pendant quelques semaines avant la course et puis bah ce cours j'ai décidé de la vivre pour moi de la vivre Le half, je l'avais bien fini en termes de temps, mais je n'avais pas pris de plaisir. Comme je l'ai dit, j'avais vomi tout le long. Et puis là, j'avais dit non, cette fois, je prends du plaisir. Donc, j'ai mis ma montre de sorte que je ne voyais rien en dehors de mes pulsations. Et puis, j'ai fait ma course comme ça, à parler avec tout le monde parce que je suis un peu comme ça. Moi, en course, je vais aller partager mes gels, je vais aller donner une barre à quelqu'un qui a faim. Et puis voilà, du coup, j'ai vraiment pris un plaisir de ma c'était incroyable cette expérience elle me fait vivre encore aujourd'hui parce que c'était génial et puis je l'ai plutôt bien fini avec un temps qui me rend encore assez
SPEAKER_01fière aujourd'hui allez vas-y
SPEAKER_00partage-le je l'ai fait en 11h15 et je suis arrivée bon évidemment j'avais pas ma montre j'ai pas regardé j'ai demandé à tout le monde qui me dise pas mes stats et puis en fait à 2km de la fin ma maman m'a dit mais bravo Marjorie à 5 minutes du podium et donc voilà je suis arrivée à 5 minutes du podium mais ce n'est pas grave mon but c'était vraiment pas d'y être c'était pas d'aller à Hawaii et d'ailleurs on en avait déjà discuté avec mon mari qui n'était pas mon mari encore à ce moment là que si j'avais le slot je n'irais pas à Hawaii parce qu'on préparait notre mariage et donc voilà mais ça a été là en termes d'identité à partir de ce moment là j'ai osé dire que j'étais triathlète que je faisais enfin partie de cette communauté donc il m'a fallu quand même quelques années
SPEAKER_01et puis un Ironman quoi et puis voilà génial en tout cas félicitations c'est vraiment impressionnant de voir comment tu as réussi à reprendre le contrôle en fait après cet avis médical voilà assez on va dire assez clair assez ferme en tout cas, très... Oui, qui a engagé finalement beaucoup de choses. Et finalement, la conclusion de tout ça, c'est qu'en t'écoutant et en apprenant à mieux détecter les signaux et mieux les interpréter, les signaux de ton corps, finalement, encore une fois, tu as repris le contrôle. Et le résultat est juste complètement fou. Donc, c'est
SPEAKER_00génial. Oui, oui, oui. Et puis, voilà, pour finir l'histoire, après, l'année d'après, j'ai décidé de faire un autre Ironman. Donc, j'ai fait un brin. Après, malheureusement, le stress m'a repris, m'a pris le dessus. Donc, je n'ai pas pu finir la course à pied malgré avoir fait un très bon vélo et puis d'arriver vraiment avec les jambes sur la course à pied. Mais voilà, là, ça a été mon souci au niveau gastrique. Et puis, j'avais l'objectif de repartir sur Ironman et puis en brinman notamment l'année d'après. Mais l'année d'après, ça a été le Covid. Donc voilà, on a tous vécu plus ou moins la même chose avec le Covid, en tout cas dans la surprise que ça a amené et puis dans l'annulation de plein d'objectifs, qu'ils soient professionnels, personnels ou sportifs. Et puis, moi j'ai cherché, à ce moment-là, en fait j'étais infirmière et enseignante pour les infirmiers, mais la particularité c'est que je travaille, j'organise la formation pratique des étudiants et puis À ce moment-là, en Suisse, on a décidé de retirer une partie des étudiants de stage pour aller les déployer. À ce moment-là, on parlait encore de déploiement. On les a déployés dans les équipes de soins pour aller renforcer les manques d'infirmiers. Je coordonnais cette organisation-là. Je travaillais 12 heures par jour, 7 jours sur 7, pendant à peu près 6 semaines. Ça a été très long. très dur. Pendant ce temps, ma coach nous avait donné des défis où il fallait faire tous les jours pendant un mois 45 minutes de home trainer. En plus, il faut savoir qu'on avait pris la décision avec mon mari d'arrêter complètement le vélo. En Suisse, on avait le droit encore de sortir de la maison, mais on avait décidé d'arrêter toute pratique sportive à l'extérieur pour ne pas prendre de risques et ne pas encombrer les urgences. Le défi que ma coach m'avait donné de faire tous les jours du home de trainer pendant en tout cas 45 minutes ça m'a vraiment aidé à survivre dans cette crise et puis là en fait je me suis dit mais Je ne me vois pas aller courir, je ne me vois pas essayer d'aller nager dans le lac, faire tout ça, alors qu'on ne sait pas s'il y a un Ironman à la clé. La préparation est si exigeante que je ne me vois pas. Surtout que je n'aime pas tellement nager. Je suis bonne nageuse, mais j'aime faire de la natation synchronisée. Je n'aime pas faire des longueurs. Du coup, je ne me voyais pas faire des entraînements. La course à pied, c'est un gros problème à cause de mon estomac qui est fragile. Comme beaucoup. Mais voilà, moi, c'est en tout cas une de mes grandes difficultés. Et puis là, je ne me voyais pas de continuer un entraînement sans savoir ce qu'il y avait au bout. Voilà. Et puis... Puis finalement, comme j'avais fait beaucoup de vélo, je me suis dit, allez, je me mets en objectif. J'ai vu qu'il y a un truc là de l'ultra. Alors moi, je n'étais pas du tout concernée par l'ultra. C'était plutôt une amie à moi, Daniela, qui avait ça en ligne de mire. Mon mari qui me parlait de transcontinental et tout. Puis moi, je ne prenais même pas la peine d'aller me renseigner sur ce que c'était. Là, je me suis dit, ah ouais, mais il y a un truc qui a l'air sympa. En plus, moi, j'ai appris à faire du vélo dans les montagnes. Donc que j'adore le dénivelé en fait pour moi c'est difficile l'Ironman de Zurich était difficile parce qu'il était relativement plat même si c'est connu pour être un Ironman avec du dénivelé il y a quelque chose comme 2006 sur 180 mais en fait 2006 sur 180 il y a beaucoup beaucoup de plat et puis je ne suis pas habituée à ça donc je sais que moi j'aime l'école ma troisième sortie j'avais fait un décolle ici que j'ai des amis ils l'ont fait après 3 ans d'entraînement Je ne me suis jamais posé des questions sur l'école. J'ai toujours aimé ça, ce fait de se mettre dans un effort et être dans la régularité. Bref, j'adore ça. Du coup, j'ai vu ces 350. C'était un beau défi. C'était un truc où je n'étais pas sûre d'arriver au bout. Vraiment, j'adore ça quand je ne suis pas sûre d'arriver au bout. En plus, ça faisait passer par plein de régions que je ne connaissais pas, que je rêvais de découvrir. Pas l'Ardèche, mais l'écorche du Verdon et tout ça. Et en plus, c'est arrivé en haut du Mont Ventoux que j'avais déjà fait une fois et que j'avais trouvé juste sublime. Donc voilà, je me suis inscrite sur un coup de tête en pensant que c'était plutôt... Voilà, c'était l'année Covid. On fait des choses qu'on n'aurait pas pensé faire avant. Et puis voilà, comme je t'ai dit, après, j'ai pris le départ. Déjà, le départ, c'était incroyable. Tu avais rencontré Arnaud. Arnaud, c'est un personnage, une personne d'une grande, grande bienveillance qui aime partager qui met tout en place pour que les gens soient... soient bien accueillis et puis se sentent bien. Et puis, c'est vrai que pour ceux qui écoutent, qui ont participé à une de ces courses sur n'importe quel format, peut-être qu'ils ont vécu la même chose que moi. Moi, j'étais vraiment surprise à l'arrivée, en fait. Je ne sais pas, Arnaud est quelqu'un de calme. Et là, pouf, c'était calme. Les gens sourient, les gens prennent connaissance les uns des autres. Et puis, je me suis dit, mais en fait, non, non, non, c'est cette communauté-là que je veux faire partie. C'est ça, c'est cette identité que je veux c'est ce partage c'est vrai que les triathlètes c'est pas forcément ceux qui partagent le plus entre eux encore moins en course contrairement aux trailers par exemple c'est vrai que j'ai fait du trail aussi j'ai bien aimé les trails un peu plus longs comme 30-40 km et puis là c'est vrai qu'il y a aussi beaucoup de partage qu'on retrouve dans l'ultra distance et puis du coup c'est ça qui m'a c'est la première chose qui s'est animée en moi en disant mais ces gens d'une telle douceur et puis d'une telle passion voilà j'aime ça et puis ben voilà quand j'ai dû arrêter au kilomètre 350 mais je me rappelle encore ce sentiment de mon mari était là donc je savais que je pouvais pas continuer parce qu'il avait pas attendu toute une journée pour que je lui dise ben non reviens demain donc voilà mais je me rappelle que là je me suis dit mais non mais en plus je suis capable je sais je sais et je crois que j'ai eu un peu ce sentiment comme quand je me suis inscrite à mon Ironman complet de me dire mais aujourd'hui je suis entraînée je sais que je peux le faire l'année prochaine j'en sais rien je sais pas ce qui m'attend donc je me rappelle avoir demandé à Arnaud mais j'aimerais bien continuer juste pour voir s'il me disait bah vas-y ou s'il me disait bah non tant pis et en fait en l'occurrence il m'a dit bah l'année prochaine donc voilà et puis là je me suis rendu compte que le vélo j'avais pas de problème d'estomac j'avais beaucoup moins de problèmes au niveau inflammatoire tout ça je suis quelqu'un qui me bloque vite du dos donc là il n'y a plus de natation, je ne me bloque plus le dos enfin là je me suis dit mais en fait ça peut aussi être simple beaucoup plus simple et puis donc voilà c'est pour ça que j'ai décidé d'arrêter le triathlon et puis de m'adonner complètement au cyclisme même si j'ai quand même fait un XTERRA cette année accessoirement de temps en temps une petite nouveauté ça fait pas de mal mais voilà comment je suis rentrée
SPEAKER_01là-dedans génial génial c'est vraiment un univers l'ultra distance à vélo qui me fascine parce qu'il y a plein de choses tu vois il y a plein d'aspects que ce soit la préparation la gestion de l'effort le sommeil mais aussi la tactique parce qu'en l'occurrence je crois que sur les alors tu me corriges si je dis des bêtises mais peut-être pas sur le 350 mais sur les formats très longs tu fais à partir du moment où tu passes par les checkpoints le reste du parcours c'est toi qui le dessine en
SPEAKER_00fait c'est ça
UNKNOWN?
SPEAKER_00alors dessine je sais pas où tu veux en venir par là mais en tout cas le parcours il est décidé il est tracé maintenant tu dessines dans le sens où t'as une certaine marge de liberté où au début t'as des checkpoints t'as des heures pour y arriver ce qui rend la première partie assez fastidieuse parce que en fait les heures sont assez serrées t'as 24 heures pour arriver en haut du mont Ventoux Donc ça, là, ça va encore, mais tu as deux jours, non, 36 heures pour arriver au kilomètre 550. Donc là, ça commence à se compliquer. Moi, je suis arrivée sur le kilomètre, au Mont Ventoux, la première année, je suis arrivée deuxième femme, donc là, on voit un peu que ça permet juste, sans me vanter, même si je suis fière, ça permet juste de voir finalement que le niveau, que je ne suis pas arrivée dans les dernières, donc, et je Je suis arrivée en 17 heures. Donc, 17 heures, j'avais 5 heures de marge. Mais si on compte qu'il faut encore se reposer et puis une course en 350 kilos, on ne la fait pas à la même vitesse qu'une course de 500, 1000 ou 2005. Donc, mes 17 heures en allant plus ou moins un bloc c'est plus 17h une fois qu'on se lance sur d'autres formats donc réussir ensuite à faire 200 kills de plus en 36h c'est ça devient vraiment serré. Et moi, cette année, sur le 1000, j'ai vraiment été stressée par cette arrivée au kilomètre 550. Et puis, il y a eu... Alors, je ne sais pas combien il y en a eu qui n'ont pas pu continuer parce que je sais qu'ils ont augmenté aussi la barrière horaire qui était vraiment compliquée, surtout que la barrière horaire, elle n'est pas juste compliquée en termes de« Ok, je me fixe une moyenne de temps et puis j'arrive dans les heures, ce n'est pas problématique.» Non, à côté de ça, il y a la canicule, à côté de ça, il y a la déshydratation, à côté de ça, il y a... Il y a la surchauffe. Moi, je me suis arrêtée hyper régulièrement pour enlever mes chaussures, me plonger dans des fontaines parce que je surchauffais. Et puis, en fait, c'est tout ça qui fait qu'en fait, 36 heures, c'est chaud. Du coup, je n'ai plus qu'à éteindre ta question parce que je
SPEAKER_01m'emballe. Non, mais c'était exactement ça. Tu vois, c'était tout ce que tu évoques, en fait, ces aspects hyper stratégiques de gestion, que ce soit dans la préparation, l'itinéraire... où est-ce que tu dors, quand tu dors. Je trouve que, en tout cas, moi, c'est des aspects qui sont fascinants parce que ça rajoute un petit truc en plus. Ce n'est pas juste une épreuve sportive. Il y a plein d'autres paramètres. Oui, c'est une expérience. Exactement, c'est ça. Et quand on parle, on sent, tu vois, il y a la flamme qui est là. C'est quelque chose que je retrouve avec beaucoup de gens qui font de l'ultra en cyclisme d'ailleurs peut-être que tu l'as croisé l'épisode va sortir la semaine prochaine avec Benoît Bigot qui a gagné
SPEAKER_00la première année cette année aussi et en fixie Oui,
SPEAKER_01incroyable.
SPEAKER_00Il m'a dépassé comme une bombe. Je ne le connais pas personnellement. J'ai essayé de lui dire salut comme ça, mais non, je l'ai croisé vraiment de loin. Mais très impressionnant, une belle
SPEAKER_01performance qu'il nous a fait là. On évoquait justement tout ce que tu viens de mentionner aussi sur la gestion du sommeil, le rythme, que tu ne pars pas Parce qu'il nous parlait surtout d'un biking man au Portugal. Alors, je ne me rappelle plus la distance, mais je crois que c'est à 1000 kilomètres. Et donc, justement, tu vois, on parlait de ça, qu'il a fait en 52 heures. Enfin, un truc complètement dingue. Mais c'est juste super intéressant. Donc, je ne suis pas trop surpris vu ce que tu racontais avant en termes d'identité, de communauté, ce que tu cherchais dans le triathlon, que tu l'as visiblement trouvé dans l'ultra à vélo.
SPEAKER_00Oui. Moi, c'est ça que j'aime. La communauté et tout ça, mais aussi toute la complexité qui la compose. Tu l'as dit, le sommeil, l'alimentation, la récupération. Et puis en fait, tout ça... ça se construit à l'entraînement ça se construit dans la vie de tous les jours et puis c'est vrai que c'est quelque chose même si les Ironman c'est vraiment ça prend énormément de temps c'est énormément d'implications et ben c'est pas tout à fait les mêmes stratégies et oui il faut travailler sur comment passer du vélo à la course à pied il y a vraiment une complexité aussi dans le triathlon mais ce que j'aime dans le bike packing, c'est que ça nous englobe entièrement. En triathlon, en Ironman, on ne réfléchit pas à comment on dort. On essaie juste de dormir le maximum avant et pendant l'entraînement pour se ressourcer. Là, il va falloir dormir suffisamment pour se ressourcer, mais pas trop pour ne pas perdre trop de temps. En l'occurrence, j'ai beaucoup trop dormi sur ma cour et j'ai perdu un max de temps, mais je n'étais pas capable de le faire différemment. Après, ça donne des indications sur l'entraînement sur l'hydratation sur la connaissance de son corps moi j'en ai vu plein qui qui comprenaient pas ce qui leur arrivait tu vois de dire mais je suis pas bien j'ai la tête qui tourne j'ai vomi tout le long et puis alors bon oui je suis infirmière donc évidemment j'ai une compréhension aussi différente mais en fait des gens qui ne s'étaient pas questionnés sur combien est-ce qu'ils allaient devoir boire sur la course qui ne s'étaient pas forcément questionnés sur combien ils allaient manger c'est vrai qu'on entend souvent bah ouais en ultra tu manges quand t'as faim et puis tu manges ce que t'as envie alors oui et puis peut-être ça marche pour certains moi je sais qu'avec moi bah ça marche pas forcément comme ça parce que de manger peu pendant un certain laps de temps parce qu'on a rien à manger et puis ensuite de manger beaucoup pour compenser ce qu'on a pas pu manger avant en fait ça fait aussi énormément varier la glycémie ça veut dire qu'aussi en termes d'hydratation on a besoin d'apport au moment où on mange aussi au niveau de l'hydratation le corps il a besoin de s'hydrater il fonctionne avec de l'eau il est grandement constitué d'eau et puis une déshydratation minime va avoir un impact énorme sur la performance sportive. Même si je ne suis pas là pour faire de la performance, qui dit performance sportive dit aussi simplement le plaisir qu'on y trouve. Ma volonté, ce n'est pas juste de faire de l'ultra, c'est de prendre du plaisir là-dedans. C'est pour ça que tous ces paramètres, je les intègre à mes entraînements et je les réfléchis. C'est vrai que pour avoir fait un peu de triathlon de longue distance faire le triathlon de distance c'était une chose ça m'a demandé beaucoup mais après il a fallu plusieurs jours plusieurs même parfois semaines pour récupérer d'une épreuve et un ultra c'est comme si on mettait plein d'épreuves les unes derrière les autres et puis on skippe la récup parce qu'on dort une demi-heure et on repart pour 200 kilos donc voilà il faut vraiment le réfléchir et puis et puis moi c'est une part que j'adore dans cette pratique parce qu'autant ça peut être réfléchi de manière très technique où moi mon vélo j'ai passé des heures à le réfléchir à le travailler j'ai fait monter un moyeu dynamo j'ai mis des lumières que j'ai fait venir d'Australie et puis après il y a tout ce qui est partie physique voilà
SPEAKER_01Je pense qu'à la fin de cette conversation, je vais retourner faire un tour sur les sites de vélo que j'avais vus et il faut que je fasse quelque chose. Ça a l'air trop génial pour ne pas me lancer. C'est génial si je peux donner cette motivation-là. Franchement, c'était déjà un peu le cas avec ta chaîne YouTube. Je t'en avais parlé, mais vraiment, j'invite tous ceux, on en parlera sans doute juste après, mais toutes celles et ceux qui se posent des questions sur la pratique de de l'ultra du cyclisme et du gravel en particulier pour peut-être introduire le prochain sujet mais super chaîne hyper qualitative et pour toutes celles et ceux qui aiment bien l'aspect matos etc je trouve que c'est juste génial ce que tu fais donc je te confirme que tu m'avais déjà donné envie d'aller regarder un peu ce qui se fait du côté des épreuves d'ultra mais peut-être pour revenir avant ça sur le deux sujets j'en profite comme tu dois savoir ça la dernière Alors, je n'ai plus les chiffres en tête. Je suis en train d'essayer de retrouver ça. Mais quand je faisais un peu plus de course à pied, marathon, et quand je préparais la Saint-Élion, j'étais tombé là-dessus. Je crois qu'une déshydratation mineure, 2% de perte d'eau, je crois, c'était plus de 20% de perte de performance sportive ou quelque chose comme ça. C'était vraiment énormissime. Je ne sais pas si tu as des chiffres en tête ou si ça se mesure vraiment.
SPEAKER_00Je n'ai plus le chiffre, mais il faudra aller regarder dans ma vidéo YouTube. Parce que je crois que je suis allée rechercher justement les chiffres. Ma diététicienne me l'avait donné. Et puis, c'est des chiffres que j'avais déjà aussi en tête. Mais effectivement, c'est quelque chose de l'ordre de 1% te réduit de même jusqu'à 40%. Je crois que c'est vraiment énorme. Et puis, je sais que je donne ce chiffre-là dans une vidéo sur le retour après la RAF. Parce que c'est vrai que l'hydratation, au-delà de l'alimentation, l'hydratation, c'est un thème en soi. Et aussi, qu'est-ce qu'on boit
UNKNOWN?
SPEAKER_00Parce que moi, mes nombreux troubles gastriques en course, ça vient aussi sur de quoi on s'alimente. Et il y a des gens qui sont très résistants, qui pourront aller manger des chips et une pizza pendant leur sortie. Et puis, il y a d'autres gens qui sont plus fragiles, qui devront vraiment faire attention. Puis, c'est vrai que moi, si je mange une pizza ou là je l'ai vu j'ai fait la gravelman il y a 2-3 semaines j'ai mangé une demi part de flan et ça a été très très compliqué sur la suite de la course donc voilà il y a des gens et souvent on me dit oui mais les conseils que tu donnes moi je fais pas comme ça et ça va très bien ben oui il y a des gens ça va très bien il y en a d'autres ça va pas du tout et en tout cas il y en a eu beaucoup sur la USA Cross France l'été passé qui ont abandonné et une grande grande part ont abandonné à cause des coups de chaud et donc les coups de chaud ça dit bien ce que ça dit c'est de la déshydratation en partie après il y a
SPEAKER_01aussi l'insolation mais c'est
SPEAKER_00bien
SPEAKER_01souvent
SPEAKER_00lié à la
SPEAKER_01déshydratation c'est vraiment un aspect que je trouve passionnant encore une fois dans toutes ces disciplines sur le vraiment long c'est que t'as vraiment pas le choix en fait même en étant amateur il faut que t'apprennes à mieux te connaître et c'est aussi un aspect que je trouve qui est juste fascinant c'est cet apprentissage perpétuel tu vois c'est des petits ajustements à droite à gauche et même sans faire du long d'ailleurs tu vois aujourd'hui je suis allé je regarde la Seine-Victoire là je suis allé courir j'ai fait une petite sortie de 15 km je suis rentré j'ai pris je pense à ça parce que tu as évoqué les pizzas j'ai mangé une pizza ça m'a absolument fracassé donc tu vois mélange-melode j'ai un petit carnet ne pas manger de pizza après les sorties ça paraît évident
SPEAKER_00mais voilà moi ça marche pas c'est une super idée bah oui bah écoute c'est surtout aussi des fois on mange des choses tous les jours qui passent très bien et puis quand Quand
SPEAKER_01on est à l'entraînement où justement le corps est un petit peu sous tension, là, ça ne passe plus. Carrément, c'est ça. Dernière question peut-être sur la partie entraînement sur la race. Tu as parlé du sommeil. Est-ce que d'après toi, en tout cas avec ton expérience, c'est quelque chose qui peut se travailler
UNKNOWN?
SPEAKER_01Le fait de réduire, tu disais que tu as trop dormi. Est-ce que tu penses qu'avec de l'entraînement, tu aurais pu réduire la durée pendant laquelle tu as dormi ou c'est ce qu'il te fallait
UNKNOWN?
SPEAKER_00Je pense qu'on peut clairement optimiser ce point-là. Moi, j'ai trop dormi. En fait, j'ai eu un souci de femme sur le début de la course. J'ai eu simplement mes périodes qui sont arrivées au moment du départ et ça m'a fracassée. J'ai eu une grande fatigue, beaucoup de difficultés à m'alimenter. J'ai vraiment les jambes cassées et j'ai senti que j'avais J'avais vraiment besoin de sommeil. Et puis, j'ai fait le choix. Déjà, j'ai dormi en bas du Mont Ventoux. Et puis, en arrivant au haut du Mont Ventoux, j'ai dormi un peu en bas du Mont Ventoux. Mon objectif, c'était après de continuer. J'avais une stratégie de sommeil. Et puis, en arrivant au haut du Mont Ventoux, je ne tenais plus debout. Puis là, je me suis dit, OK, il fait super froid. Ce n'était pas ta stratégie non plus. Mais là, il faut dormir. Donc, je me suis accordée du sommeil dans une couverture de survie. Ça ne me fait pas rêver. Mais par contre, le lendemain, le réveil avec le levier de soleil depuis le Mont Ventoux, il y a peu de personnes, je pense, qui peuvent le vivre. Et ça, c'était incroyable. Et puis après, au kilomètre 550, il y avait de nouveau une base de vie avec des lits de camp. En fait, là, je me suis forcée. J'ai dit, même si tu ne dors pas, tu ne repars pas. Parce que là, ton corps, il morfle. Il a vraiment besoin de temps. Et puis du coup, je suis restée coucher pendant un certain temps à regarder le plafond. Et puis et puis après à dormir un peu par contre c'est vrai que sur la suite de la course depuis le kilomètre 550 jusqu'à la fin j'ai dormi 2 heures donc en fait j'ai à peu près dormi 10 heures sur la première moitié ce qui fait que c'est difficile aussi d'arriver en 36 heures à temps quand tu dors pendant 10 heures donc voilà et puis sur la dernière partie j'ai dormi 2 heures à peu près j'ai fait 1h30 vite fait comme ça dans un garage souterrain où j'ai posé mon sac de couchage avec trois autres acolytes que j'avais rencontrés en route et puis après, eux avaient décidé de repartir, du coup on s'est tous levés, on a pris la route, finalement ils se sont arrêtés, j'ai continué ma route et puis avec une autre personne jusqu'au kilomètre 780 où il y avait une base de vie, puis là c'était 5h du matin donc il faut savoir que la stratégie de sommeil ça ce travail parce que notre corps il produit des hormones il produit différentes choses qui vont soit nous endormir soit nous garder éveillés et il se trouve que justement à 5h du matin là le corps il produit des choses qui vont plutôt nous réveiller et il arrête de produire les choses qui nous endorment donc mon acolyte avec qui j'avais fait quelques kilomètres en fait lui il a décidé d'aller dormir et moi j'ai décidé de ne pas dormir même si c'était très très tentant parce qu'il y avait des bons petits lits, il y avait une douche et tout ça. À ce moment-là, j'ai décidé que je continuais ma route parce que 5h du matin, c'était parfait. Le soleil se levait. Mon corps allait vraiment commencer à se stimuler. Donc là, j'ai repris la route. J'ai gravi l'Isran justement sur le début de journée. J'étais pleine d'énergie grâce à mon corps qui produisait vraiment des choses pour me mettre en pleine énergie. Et puis, le chaud-froid en entre le haut de l'Iseran et puis le bas de l'Iseran, ça m'a cassé les jambes. Puis là, j'ai fait le Cormet de Roseland dans un état second. C'était vraiment extrêmement dur. Puis là, il y a quelqu'un en haut du Cormet de Roseland qui me dit, mais vous faites quoi
UNKNOWN?
SPEAKER_00Je lui explique un petit peu. Puis du coup, il était vraiment super impressionné et puis il me félicitait. Puis moi, qui suis de nature joviale, j'avais vraiment pas envie de parler et puis j'arrivais pas à communiquer. Puis là, il l'a vu. Il m'a dit, mais... Vous allez dormir 30 minutes. 30 minutes et vous repartez. Je me suis dit« Bon, allez, on va essayer.» Je n'ai jamais essayé les turbos siestes. Je ne sais pas si ça marche. Pour le coup, ça, je n'avais jamais entraîné. Puis, je me suis dit« Ok, je le fais.» Du coup, dans un virage, là, je tombais de sommeil. Il y a vraiment un moment où je me suis dit« Bon, là, tu prends trop de risques.» Je me suis mise sur le bord de la route, couchée, mille capuchons, le téléphone sur moi, le réveil à une demi-heure chrono après. Je me suis endormie, mais comme une masse. C'était vraiment horrible. À ce moment-là, je me suis dit, il te reste 150 kilos et tu vas t'arrêter là. C'était vraiment très compliqué. Là, en plus, tous les messages négatifs. Tu ne vas pas y arriver. Pourquoi tu fais ça
UNKNOWN?
SPEAKER_00Là, il n'y avait plus aucun intérêt à continuer. Et puis, je m'endors. Je me réveille. Le réveil qui sonne. J'ai envie de danser. Allez, on y va. et on y retourne et c'était trop beau la vie était trop belle j'ai fait le col des saisies sous la pluie je trouvais ça trop génial je me suis dit je vais puer un peu moins à l'arrivée il y a tout qui était génial voilà je suis arrivée sur Salanches je crois j'ai fait le col la nuit est tombée j'ai fait le col de la Colombière où je voyais qu'il y avait les orages qui arrivaient donc il fallait vraiment que je me magne parce que le col de la Colombière quelques kilomètres avant le sommet il n'y a plus de Et quelques kilomètres après, il n'y a plus d'habitation. Donc, on ne peut plus s'abriter. Alors, je me disais, il faut que tu te dépêches, il faut que tu te dépêches. Et toi, tu arrives ce soir. Donc, je me suis remise dans une immense énergie. Je me suis fait des exercices en plus. Allez, tous les trois poteaux, tu fais 15 pas de danseuse. Et puis, hop, hop, hop. Et vraiment, j'avais une énergie de malade. Et voilà, je suis arrivée en haut. J'ai réussi à finir ma rafle. Et voilà. Donc, tout ça pour dire que oui, je pense que ça se travaille vraiment. Moi, l'année passée, cette année, sur la 1100, j'ai décidé de ne pas m'entraîner sur le sommeil. Même si... D'une certaine manière, je me connais en étant fatiguée parce que je suis infirmière. Je travaille, maintenant plus, mais j'ai travaillé beaucoup de nuits. Je sais quelles sont les heures où je me sens bien. Je sais quelles sont les heures où c'est plus possible ou même sous stimulation, j'arrive plus. Notamment à 3h du matin, c'est quelque chose de vraiment très, très difficile. Et puis, du coup, ça m'a appris à connaître ça. Je suis allée rouler de nuit en faisant des nuits blanches pour voir à quel moment mon attention diminue. Parce que mon but, au-delà d'essayer de gagner du temps, au-delà d'essayer de performer, mon but, c'est de prendre du plaisir et limiter les risques. Le sommeil, le risque, c'est de dormir beaucoup et d'arriver bien plus tard que ce qu'on aurait pu faire. Mais le risque premier, c'est de s'endormir sur la route. Moi, je me suis entraînée en faisant des nuits blanches pour savoir à quel moment mon corps s'éteint Et puis... Mais par contre, j'ai pas... volontairement essayer de ne pas dormir je l'ai vraiment intégré dans un entraînement je l'ai fait de temps en temps mais je ne l'ai pas fait dans une récurrence et puis là en faisant cette micro sieste je me rends compte qu'il y a sûrement un moyen mais je ne vais pas en dire trop parce que je pense que ce sera peut-être le sujet d'une prochaine vidéo ou autre je pense qu'on peut tout à fait travailler sur cette stratégie de sommeil mais Peut-être plutôt en s'axant sur la manière dont on peut
SPEAKER_01faire des turbos siestes. Oui, complètement. Écoute, je prêche peut-être pour ma paroisse, mais tu sais, à côté de mon job, quand je travaillais encore chez Apple jusqu'à il y a quelques semaines, j'avais passé un diplôme, un certificat de préparateur mental. Et on travaillait notamment sur des exercices de relaxation qui peuvent être utilisés pour des micros sommeils. Et depuis, du coup, je le fais régulièrement parce que j'ai plusieurs projets aussi que je mène de front et ça arrive parfois qu'il y ait des coups d'un peu de fatigue. Et je ne suis pas surpris de ce que tu dis par rapport à l'impact de ta sieste de 30 minutes parce que déjà, juste 10 minutes, un quart d'heure, il y a même des exercices que tu peux faire éveillé sur une chaise, donc assis, même pas allongé. Et c'est incroyable l'impact positif que ça peut avoir sur tout, ton niveau d'énergie, ton mood, comme tu l'as dit. Tu vois, te réveiller en ayant envie de danser d'être contente sous la pluie alors qu'une demi-heure avant c'était la fin du monde ça en est un bel exemple donc voilà regarde peut-être si jamais c'est un sujet qui vraiment t'intéresse tout ce qui est préparation mentale et les exercices qui vont avec notamment de respiration et d'imagerie mentale c'est hyper puissant hyper efficace alors peut-être pas pour tout le monde mais franchement globalement tous les exercices que j'ai pu faire tester ça a marché d'une manière ou d'une
SPEAKER_00autre ouais alors en tout cas Pour la RAF cette année, j'avais fait de la préparation mentale, mais j'avais skippé la partie sommeil. Je pense involontairement et volontairement parce qu'en fait, ça me fait peur. Je suis quelqu'un qui ne dort pas beaucoup, mais qui je crois que le fait de souffrir de manque de sommeil pendant le fait que je travaillais de nuit parce qu'en tant qu'infirmière, j'enchaînais régulièrement quatre nuits. Ça veut dire que la première nuit, on est tellement défracté qu'on on dort longtemps après la première nuit, puis on se réveille et on va travailler. C'est vraiment un rythme difficile. Puis en fait, après, notre corps, il ne comprend plus rien. Et puis, après la deuxième, la troisième nuit, la quatrième nuit, on n'arrive plus à dormir. Ce qui fait qu'on enchaîne les nuits sur un corps qui est déjà fatigué. On n'arrive pas à dormir. Et puis, on a ce moment justement à trois heures du matin où on s'endort. En tout cas, c'était le cas pour moi. Et puis, ça, c'est quelque chose dont j'ai souffert dans ma vie professionnelle. Et puis, maintenant que je ne fais plus nuit bah moi je me disais c'est hors de question je ne peux pas me priver de sommeil sachant que je fais tellement de choses dans ma vie pour travailler cet aspect là et en fait je pense que et tu le dis très bien on n'a pas besoin de se priver de sommeil pour travailler la stratégie de sommeil et ça c'est quelque chose qui m'était pas apparu avant la RAF de cette année mais qui franchement constituera un réel entraînement pour la suite
SPEAKER_01génial Génial
UNKNOWN!
SPEAKER_01En tout cas, on sent bien que ces deux épreuves de RAF, ça a été des tournants un peu dans ta pratique, évidemment du cyclisme, mais j'ai l'impression surtout du sport en général et dans cette recherche d'identité. Moi, j'ai le sentiment, quand tu le racontes, que tu as trouvé quelque chose. Du coup, ça a été quoi l'impact sur ta pratique du vélo pour la suite
UNKNOWN?
SPEAKER_01Et quelle est-elle aujourd'hui, notamment avec le
SPEAKER_00gravel
UNKNOWN?
SPEAKER_00En fait, tu parles d'identité et Puis ça, c'est vraiment très, très fort. Je... Comme on disait tout à l'heure, les autres sports que j'ai faits, il y avait vraiment cet esprit de la communauté. Je ne dis pas qu'elle n'est pas là dans le cyclisme, mais en fait, on est seul sur le vélo. À l'entraînement aussi, c'est plus ou moins facile d'aller courir avec quelqu'un qui n'a pas le même niveau parce qu'on peut faire des tours de terrain, on peut faire du fractionné. Mais par contre, faire du vélo quand on n'a pas le même niveau, ce n'est pas toujours facile, surtout qu'il y en a beaucoup sur le vélo une fois qu'ils sont sur le vélo il faut qu'ils fassent la vitesse et puis du coup voilà si on n'est pas hyper fort ou j'en sais rien ou que simplement ce jour là on est moins rapide on se fait vite distancer et puis du coup aussi en tant qu'infirmière moi je me suis beaucoup beaucoup entraînée seule et puis j'ai commencé à construire une identité par le sport mais en le pratiquant seule et puis ça c'était la première fois parce qu'en tant que nageuse synchronisée nager seule c'est rare, ça existe les solos mais du coup c'est plus de la synchroniser c'est de la natation artistique ou je sais pas mais on a plus cet effet de se coordonner tout le temps avec les autres, de regarder ce que les autres font parce qu'il y a vraiment ça dans la natation synchronisée donc voilà et puis le vélo en fait j'ai Déjà, il y a la première montrée en matière, l'Ironman, de réaliser que j'avais des compétences. Je suis arrivée quatrième, je ne m'attendais pas du tout à ça. Quand on m'a dit que j'étais au pied du podium, alors oui, il y a toujours la déception de se dire que la médaille en chocolat, ce n'est pas forcément celle qu'on espère. Mais, waouh, j'ai été capable de ça. Et puis, ce n'est pas que mon corps qui m'a amenée là, c'est l'association de mon corps et de ma tête. Et du coup, c'est mon moi global. Et ça, franchement... Là, je me suis rendue compte de la force que peut avoir un être humain. Après, j'ai aussi beaucoup fait le lien avec la maladie, ne serait-ce que parce que j'ai vécu. Je n'ai pas été malade comme ce que je peux rencontrer dans mon travail, mais j'ai traversé quand même des épreuves, que ce soit au niveau alimentaire, que je le disais avant quand j'étais nageuse, mais aussi par les inflammations que j'ai vécues après et tout ça. Et puis, aussi, aussi dans ce que je vis au travail. En soins palliatifs, j'ai vu beaucoup de personnes déjà nous quitter, mais aussi lutter contre des maladies et puis cette volonté de recherche en sens, de rechercher en sens à cette maladie et puis de se rendre compte qu'en fait, pas toutes, mais parfois, la maladie a aussi un lien avec l'esprit et puis le fait de ne pas s'accorder suffisamment de temps. Enfin, on le voit, le burn-out, c'est une des maladies qui révèle l'impact que peut avoir un manque d'écoute envers son corps. Et puis, le burn-out, la dépression, toutes ces maladies-là qui sont plutôt de l'ordre du psychique, en fait, elles ont un réel impact sur le corps, avec des problématiques qui se somatisent, comme on dit. Donc, voilà. Et là, je me suis rendue compte, en fait, la puissance du corps, mais que du toute la nécessité d'apprendre à travailler avec. et ça j'en suis convaincue qu'en fait c'est vraiment un besoin qu'on a chaque être humain d'apprendre à travailler avec alors on n'a pas besoin de faire des Ironman on n'a pas besoin de faire du cyclisme d'ultra distance mais en tout cas il faut qu'on entre en relation avec notre corps et puis créer du lien entre la tête et le corps si je puis dire donc ça ça a été un premier élément qui motive et qui me motive encore et puis après le fait de wow en fait je peux exister par cette pratique il y a toujours le syndrome de l'imposteur et là il y a quand même un résultat qui dit tu peux te dire triathlète donc tu Enfin, vraiment, je n'ai jamais dit que j'étais triathlète avant d'avoir fait un IRMN. Et pourtant, ça faisait des années que je m'entraînais pour. Et du coup, voilà, là, vraiment, le fait de pouvoir le dire, j'ai habité une identité. Et puis maintenant, en fait, cette pratique sportive, elle me donne confiance tous les jours. Elle me donne confiance. Avant, j'avais vraiment de la peine à avoir confiance sur tout ce que je faisais. J'avais besoin qu'on me valide tout ce que je faisais. J'avais besoin qu'on me dise que c'était bien, qu'on me pousse en avant et tout ça. Mais s'il n'y avait pas une personne externe qui me disaient que c'était bien, moi-même, je n'arrivais pas à me valoriser. Puis là, en fait, chaque étape, chaque épreuve aussi, parce que les épreuves, comme je disais, c'est mes phares, chaque épreuve, en fait, me montre que je suis capable et puis du coup, en fait, je suis capable de me dire à moi-même que je suis capable. C'est un peu tordu ce que je raconte, mais du coup, en fait, ça m'apporte tellement dans ma vie de tous les jours où ce n'est pas un hasard si j'ai réentrépris une maîtrise universitaire Enfin, moi, j'étais... J'avais hyper peur de recommencer des études, de me dire, ça fait quelques années qu'on travaille, ça fait longtemps qu'on n'étudie plus. Est-ce que vraiment tu es capable de lire un livre
UNKNOWN?
SPEAKER_00Est-ce que vraiment tu es capable d'apprendre
UNKNOWN?
SPEAKER_00Du coup, j'ai pu entreprendre plein de choses dans ma vie privée, professionnelle, croire aussi en mes capacités. Là, je me rends compte aussi que ce que je raconte sur ma chaîne YouTube, que ce que je fais, parce que ça fait deux ans que j'organise des sorties à vélo aussi, parce qu'il y a un moment où en fait j'ai eu envie de partager j'ai eu envie que les gens en fait ils puissent vivre ce genre de choses j'avais des gens autour de moi qui me disaient ah oui mais moi j'ose pas ah mais moi je sais pas trop comment m'y prendre et tout ça et en fait je me suis rendu compte qu'il y avait une vraie volonté de la part des personnes en tout cas qui me côtoient d'entreprendre quelque chose mais qui savait pas par où commencer et puis moi même je l'avais vécu ça quand j'ai arrêté la natation synchronisée alors évidemment il y avait un autre contexte mais je savais pas comment m'y prendre, je voulais faire quelque chose j'avais plein d'énergie mais je savais pas quoi en faire et du coup là j'ai commencé à organiser des sorties à vélo de proposer aux gens de venir rouler avec moi et tout ça et puis en fait très rapidement il y a eu beaucoup de monde je me suis associée avec une amie qui m'avait pris sous son aile quand j'avais commencé le triathlon et puis en fait on a eu beaucoup de monde on a fait beaucoup beaucoup de sorties jusqu'à deux, même des fois plus deux fois par semaine on a fait des tours du lac où des gens ils avaient jamais fait plus que 100 km Il venait faire 108 ans de kilomètres avec nous. Des choses folles. J'ai trouvé ça génial que les gens... en fait, ils apprennent d'eux-mêmes en faisant du sport. Ils apprennent, et pas seulement d'eux-mêmes dans leur capacité physique, parce que finalement, ce n'est pas forcément ça que je viens chercher, mais d'eux-mêmes dans leur capacité à exister, en fait. Et puis, d'avoir ce vecteur-là pour montrer qu'ils existent. Et puis, voilà. Du coup, en fait, maintenant, ça m'anime énormément parce que je me rends compte que je peux susciter chez l'autre une reconnaissance de soi, un identitaire qui je sais va faire boule de neige et puis soit dans leur propre vie personnelle professionnelle et tout ça qu'ils vont pouvoir se déployer mais peut-être aussi engager d'autres personnes autour d'eux en fait à se dépasser et puis ça je trouve ça génial enfin là de temps en temps j'ai des gens qui m'écrivent en me disant waouh je me suis inscrit à la RAF parce que tu m'as trop donné envie enfin ça je trouve ça génial puis c'est pour ça que là on continue dans cette chaîne YouTube et qu'on est en train de réfléchir à qu'est-ce qu'on peut proposer en 2022 pour aller encore plus loin dans ce qu'on propose aux gens.
SPEAKER_01Super
UNKNOWN!
SPEAKER_01Super
UNKNOWN!
SPEAKER_01Du coup, peut-être pour finir là-dessus, par rapport à tout ce que tu viens de nous expliquer en termes d'apprentissage, ce que tu as découvert à travers la RAF, mais ta pratique du sport en général et comment est-ce que tu as mêlé tous ces projets de front, la marjorie de demain en termes d'identité, ce sera
SPEAKER_00qui
UNKNOWN?
SPEAKER_00Oh là là, tu ne me poses pas une question facile parce qu'en plus, je ne sais pas si tu... Et encore hier, on avait cette discussion avec mon mari... Ouais, je sais pas. Euh... C'est très dur. Autant je t'ai dit que c'était dur de regarder en arrière, autant c'est dur de regarder en avant. Il faut aussi avoir vraiment confiance en soi pour oser regarder devant soi. Mais c'est vrai que ce que j'aimerais, déjà, je suis très impliquée dans ma profession en tant qu'infirmière et là, maintenant, en tant qu'enseignante. En fait, tout est lié. Moi, j'aime partager. j'aime partager ce qui m'anime dans ma profession mais aussi ce qui m'anime dans le sport et puis en tout cas une chose est sûre c'est que je vais continuer là-dedans à animer les gens et à partager ce qui me... qui me rend vivante et fière et puis autrement dans mes projets 2022 ou plus loin, toi tu disais 2022 la marjorie de demain on peut
SPEAKER_01dire 2022 on peut partir
SPEAKER_00sur 2022 si tu veux non mais en fait j'aimerais continuer à me découvrir parce que je pense que toute une vie c'est en tout cas le temps qu'on devrait passer à se découvrir du coup j'aimerais continuer là-dedans, continuer à m'écouter et c'est vrai que ça peut paraître anodin mais certains me demandent si je fais la RAF 2005 l'année prochaine et non je ne fais pas la RAF 2005 l'année prochaine parce que j'ai décidé de m'écouter et mon corps m'a envoyé des signaux après la RAF 1000 cette année donc j'ai décidé de refaire encore une saison avec des épreuves de même format avant de potentiellement allonger donc ça c'est vraiment une chose que je me donne comme objectif c'est que même si il y a les réseaux ça nous donne envie de faire plus. Des fois, il y a des partenariats aussi où on se dit maintenant, il faut faire plus parce qu'il faut aussi être légitime dans ce qu'on fait. Non, en fait, il faut prendre le temps. Le plus important, c'est notre corps, c'est notre outil, c'est notre tête. Et puis, il ne faut pas casser la machine. Il faut vraiment aller avec elle et à sa vitesse. Mon premier objectif, c'est ça. Donc, de continuer à me déployer en m'écoutant. Et puis, mon deuxième objectif, c'est vraiment de trouver un moyen de susciter l'intérêt chez les autres que ce soit l'intérêt pour la profession que j'ai qui m'anime parce qu'elle est centrale et essentielle dans notre société actuelle d'autant plus mais aussi à se découvrir soi-même au travers d'une pratique sportive et notamment le vélo parce qu'on n'en a pas discuté je crois qu'on ne va pas avoir le temps mais c'est vrai que le vélo en fait elle peut il peut être il peut être exploré sous différents angles et c'est ce qui le rend en fait si génial c'est que là on a parlé beaucoup beaucoup de vélos de route mais je sais aussi que si il y en a beaucoup beaucoup qui n'osent pas aller faire du vélo de route c'est parce qu'il y a les voitures et en fait ce qui est vraiment génial avec le vélo c'est qu'on peut en faire autant sur petites distances sur longues distances de jour de nuit mais on peut surtout s'éloigner des routes aller faire soit du VTT soit alors le VTT des fois ça fait peur aussi mais on peut aussi prendre un gravel s'éloigner des sentiers battus aller explorer la forêt à côté de chez nous le chemin dans la campagne un petit peu plus loin et puis en fait ce qui est génial c'est que on peut appréhender le vélo soit dans une pratique sportive avec des objectifs sportifs soit dans une pratique plus récréative avec avec une exploration. Et puis là, voilà, on peut... En fait, il y a tout qu'il y a à écrire. Moi, cette année, j'ai fait développer une charrette pour tirer mon chien. Il y a maintenant le bikepacking avec les sacoches. Il en existe de plein de types. Avec le Covid, on s'est rendu compte qu'on ne sait plus trop si on peut traverser les frontières, si c'est si simple d'organiser un voyage à long terme. Maintenant, avec le gravel, avec le bikepacking, avec tout ça, en fait, Le voyage, il est là, derrière notre porte d'entrée, en fait. Il suffit juste de le concevoir. Et voilà, c'est pour ça que moi, dans le futur, c'est ça que je veux. C'est continuer à faire que les gens découvrent qui ils sont. Puis à travers ce que moi, je connais, le vélo. Mais sous toutes ses formes,
SPEAKER_01pour le
SPEAKER_00coup.
UNKNOWNExcellent.
SPEAKER_01en tout cas tu parlais beaucoup tu vois de susciter des alors peut-être pas forcément des vocations mais en tout cas d'accompagner les gens de les aider à oser à faire le premier pas je suis convaincu qu'avec cet épisode ce sera le cas pour quelques-uns en tout cas je voulais te dire un grand grand grand merci Marjorie pour ton temps effectivement on arrive au bout donc le gravel ce que je te propose si ça te dit c'est qu'on fasse pourquoi pas un épisode capsule gravel avec plaisir parce que je suis absolument convaincu qu'il y aurait plein de choses hyper intéressantes que tu pourrais nous partager mais on en reparle mais en tout cas pour ceux sur quoi on a échangé aujourd'hui vraiment un grand grand merci tu vois c'est vraiment c'est toujours passionnant de rencontrer des gens enfin tous les gens que je rencontre sur le podcast en fait le podcast c'est juste une super excuse pour créer ces conversations mais c'est toujours fascinant parce que parfois j'ai des idées en tête tu vois je me dis ah bah on va sûrement parler tu vois avec Marjorie beaucoup de vélos d'épreuves d'alimentation de soins sommeil pendant la rafle. Et en fait, on n'a pas tant parlé de ça. On a plus parlé d'identité, de recherche de soi, d'écoute de son corps. Et quelque part, j'ai l'impression de son cheminement personnel et de comment toi, tu le
SPEAKER_00conçois.
SPEAKER_01Et au final, c'était juste passionnant. Donc vraiment, encore une fois, un grand, grand merci. Merci beaucoup. Et je te dis… Tout le meilleur pour la suite de tes épreuves. Si on veut te suivre d'ailleurs, tu ne l'as pas encore dit, mais la chaîne YouTube, le compte Instagram
UNKNOWN?
SPEAKER_00Alors, le compte Instagram, c'est maki-cycling. La chaîne YouTube, c'est simplement maki-cycling. Et le site Internet
UNKNOWN?
SPEAKER_00qui est déjà en ligne mais que je n'ai pas encore partagé donc c'est vraiment une info toute chaude c'est makicycling.com tout
SPEAKER_01attaché. Génial. Donc Maki, M-A-K-I cycling.com. Exact. Super. L'avant-première sur les
SPEAKER_00frappés. Voilà, c'est ça. Et puis, je vais proposer des choses pour vraiment me rapprocher
SPEAKER_01de la communauté. Super. Eh bien, écoute, on va aller regarder tout ça. Un grand merci Marjorie pour ton temps, pour tout ce que tu as bien voulu partager et tout le meilleur pour la
SPEAKER_00suite alors. Merci. Merci à toi en tout cas pour m'avoir mis à l'honneur le temps de ce podcast et et pour toute ta
SPEAKER_01bienveillance. Avec grand plaisir. Salut
SPEAKER_00Marjorie.
UNKNOWNCiao, ciao.