En fait, moi, mon parcours a été un peu atypique personnellement. C'est que j'ai été adoptée. J'ai été adoptée à l'époque de Ceausescu en Roumanie, l'époque de la dictature. Et ça a été en fait un peu aussi un tremplin sur ma façon de voir les choses, ma sensibilité et mon engagement.
SPEAKER_00Hello, hello, c'est Loïc Blanchard, le créateur et host du podcast indépendant Les Frappés. Je suis un ancien sportif de haut niveau, aujourd'hui reconverti en sportif aventureux, mais aussi entrepreneur, coach et préparateur mental certifié. Passionné d'outdoor et de défis en tout genre, j'ai voulu créer une communauté autour des valeurs de résilience, de dépassement de soi et de détermination, en vous offrant chaque semaine des conversations inspirantes avec des invités incroyables issus d'univers très variés. J'ai reçu aussi bien des athlètes olympiques que des entrepreneurs à succès, des aventurières professionnelles ou encore des anciens forces spéciales leur point commun la passion pour leur projet et l'audace de se lancer alors fonçons ensemble découvrir mon invité de la semaine excellente écoute à vous les frapper Bienvenue
SPEAKER_02Anne-Flore sur le podcast. Merci, merci
SPEAKER_00Loïc. Moi je suis ravi de t'accueillir sur le podcast, je suis impatient que tu nous expliques ton parcours et ce que tu fais. Déjà d'une part parce que c'est un univers qui moi personnellement m'intéresse beaucoup et puis d'autre part parce que sur le podcast j'aime bien évoquer des sujets qu'on ne voit pas forcément toujours, la partie immergée de l'iceberg et toi ce que tu fais c'est un peu clairement ça, tu vas nous en dire plus mais... Je ne fais pas de spoil. En tout cas, très content que tu sois là avec nous ce soir. Merci d'avoir pris le temps entre tes différents projets, tes expos, tes reportages, etc. Je n'en dis pas plus et je te laisse nous expliquer qui est
SPEAKER_02Anne-Flore. Bonsoir, merci beaucoup. Je suis... Anne Flortano, j'ai 34 ans et je suis photographe à la base et je me suis un peu, on va dire, élargie dans le domaine en tant que vidéaste spécialisée dans l'aventure. Donc, pour dire en gros mon parcours, j'ai commencé en 2011. dans la photo mais vraiment en tant qu'autodidacte sachant que mon père était dans l'endoscopie il travaillait chez Olympus donc il y a une partie un peu caméra, photo et tout ça et il m'a offert mon premier mon premier appareil photo et moi j'étais un peu à cette époque là j'étais déjà au cours Florent dans le côté acting mais aussi dans le côté réalisation parce qu'il y avait des modules au cours Florent dans l'aspect réalisation derrière la caméra, apprendre à filmer, apprendre à réaliser, monter, tout ça. Et du coup... Je me suis passionnée pour ça. J'ai combiné un peu tout ça entre ce que j'aimais faire un peu au jour le jour et puis la caméra que j'avais. J'avais un Canon 6 HD que j'ai toujours, que j'utilise toujours et qui fonctionne très bien. Et j'ai commencé un peu à faire juste des photos de Paris, que ce soit la vie à Paris ou les gens, la vie quoi, la vie humaine. Et puis aussi, en même temps, quand même, parce qu'il faut quand même gagner sa vie, j'ai fait des books comédiens avec les gens que je connaissais de l'école, du cours Florent. Et ça a bien marché. Voilà, ça a bien marché. C'est comme ça un peu que j'ai commencé à faire un peu ma patte où je me suis dit, ça marche, je vais essayer de faire un peu plus, pousser le côté un peu professionnel. Si je peux gagner un peu de sous à cette époque, tant mieux. J'avais un boulot à côté, évidemment, parce que quand on est dans ce milieu un peu artistique, au départ, c'est un peu délicat, donc on a un double travail, voire trois boulots à la fois. Ce que je faisais, c'est vrai j'avais des shootings photos des salons je faisais des photos d'entreprise aussi j'essayais de toucher et de gagner au maximum un peu de sous j'essayais de me mettre un peu à niveau professionnellement pour essayer de gagner ma vie tout en complétant avec un travail d'appoint à côté. Et puis après, petit à petit, je me suis focalisée sur un peu l'essentiel, c'est-à-dire qu'il y a eu un cheminement dans ma tête, c'est-à-dire que ce n'était pas que l'aspect humain qui m'intéressait. Quelque part, ça me parlait, en faisant ce travail de photographe avec des gens, la vie dans Paris, le métro, la nuit, le matin, j'ai Et il y a quelque chose qui m'a un peu interpellée et du coup je me suis focalisée sur un peu l'essentiel, ce qui me correspondait petit à petit de plus en plus et c'était le côté nature. la photographie extérieure la nature telle qu'elle est et c'est comme ça que j'ai pris un peu des photos un peu tous les jours vraiment le matin, le soir dans des moments entre mon travail en fait d'à côté qui me permettaient quand même de vivre de faire des photos qui me parlaient et d'en faire des séries de photos et c'est comme ça en fait que j'ai fait que j'ai commencé à créer mon site internet et j'ai fait des photos un peu de landscape de et puis d'autres choses aussi que vous pouvez voir sur mon site internet et puis j'ai eu un prix dans un magazine génial et donc parce que j'ai en fait j'ai testé en fait des concours je me suis dit comme je suis quelqu'un qui est très engagé par nature je me suis dit j'essaie de faire des séries de photos qui sont cohérentes qui racontent une histoire et puis je vais proposer à des concours de photos comme Lance Culture le prix Virginia voilà Donc, c'est ce que j'ai fait. Alors, je n'ai pas eu ces prix-là, mais j'ai eu des parutions dans des publications plus petites, mais qui ont fait son effet quand même. Voilà. Super. Ça, c'est pour la partie démarrage de photos. Après, le côté aventure, j'ai toujours fait un peu… des randonnées, des marches j'ai fait en 2005 le Kilimanjaro l'ascension du Kilimanjaro en 4 jours avec un groupe d'amis
SPEAKER_00ce qui est assez rapide déjà 4 jours il me semble
SPEAKER_02c'est très très rapide mais en fait je me suis entraînée avant j'ai fait un 30 km de course à pied je me suis entraînée aussi physiquement aussi avec les conditions c'est à dire avec la lampe torche à marcher la nuit à essayer de faire de m'entraîner quoi au
SPEAKER_00plus proche des conditions
SPEAKER_02même si l'entraînement j'ai eu l'impression que l'entraînement que j'ai eu physique avant était plus intense physiquement que ce que j'ai vu parce que quand j'y étais en 4 jours j'étais acclimatée très rapidement sauf le retour ça a été plus compliqué parce qu'une fois qu'on est arrivé en haut c'est vrai qu'il y a ce moment un peu d'adrénaline. Et sur le retour, en fait, comme c'était des cailloux, je suis descendue sur les fesses. J'en pouvais plus. C'était intense. C'est vrai qu'en quatre jours, c'est très rapide. Alors que maintenant, c'est connu quand même. Le Kilimanjaro, il y a plusieurs routes à faire. Il y a la Machame route. C'est ce que j'ai fait. Et on a coupé un peu pour faire plus rapidement enfin c'était un truc un peu fou et en fait c'est à partir de là donc depuis 2005 donc vous voyez depuis 2005 c'est là que quelque chose s'est passé dans ma tête et c'est là où le cheminement s'est fait entre la photo et maintenant la partie vidéo et tout ce que je fais au jour d'aujourd'hui et ce que j'ai envie de faire enfin mes projets là en tout cas ce qui arrive
SPEAKER_00mon
SPEAKER_02côté un peu fou Super.
SPEAKER_00Et quand tu as décidé de te lancer sur le Kilimanjaro, est-ce que c'était déjà clair pour toi que ça allait être une première expérience pour la suite de ta spécialisation, on va dire, si on va parler de ça, de spécialisation
UNKNOWN?
SPEAKER_00Ou est-ce que tu t'es découvert cet intérêt pour le film d'aventure pendant l'expédition même
UNKNOWN?
SPEAKER_02En fait, c'était tellement évident. Si tu veux, dans le groupe, on était… Il y avait pas mal de monde. C'était comme un peu une chaîne. Il y avait des gens qui suivaient d'autres groupes et tout ça. J'étais un peu le leader dans le... le groupe, c'est-à-dire qu'il y avait des gens qui avaient des difficultés, mais ça, c'est en dehors de l'entraînement et tout ça, parce que c'est des gens qui se sont entraînés, des amis que je connais, qui se sont entraînés comme moi, mais qui n'ont pas eu la capacité sur place et qui ont failli être aveugles par rapport à la lumière quand ils sont arrivés au dernier jour. C'est... Du coup, j'ai essayé d'être là pour eux. Pour moi, ça a été très révélateur. En tout cas, ce projet du Kilimanjaro, ça a été très révélateur parce que je me suis sentie forte et je me suis sentie dans mon élément. Et puis, je ne sais pas, il y a des choses par moments qui se passent On ne sait pas pourquoi, il n'y a même pas de mots en fait, ça ne s'explique pas. Pour moi, c'est très cohérent et ça me parle et j'ai été très forte pour ça. J'ai pu aider d'autres gens qui ont eu des difficultés pour l'ascension parce que ça a été très rapide. Et voilà, oui, ça a été l'effet déclencheur. Après, j'ai fait le Mont Blanc aussi, par la suite. Mais ça, c'était plus... C'était le côté fun, rien à voir avec le côté professionnel. C'était plus entre amis, avec un guide de Chamonix. Comme ça, on est partis faire l'ascension. Et puis, voilà.
UNKNOWNC'est...
SPEAKER_00Qui est quand même assez technique aussi, non
UNKNOWN?
SPEAKER_00Il me semble, le
SPEAKER_02Mont-Blanc. Alors, le Mont-Blanc est assez technique. Et en même temps, il faut faire en fonction du climat. Parce que ça change très vite.
SPEAKER_00En tout cas, déjà, deux belles expériences entre le Kilimanjaro et le Mont-Blanc. Et donc... C'est suite à ces deux expériences que tu t'es dit, bon, là, il me faut un projet pour un film d'aventure, quelque chose que je puisse réaliser de A à Z, etc. Comment est-ce que ça s'est mis en place, tout
SPEAKER_02ça
UNKNOWN?
SPEAKER_02En fait, ça s'est mis en place naturellement, en fait, avec le temps, avec ce que tout le monde vit un peu au quotidien, les aléas du quotidien, aussi le côté quand même de notre société, c'est qu'il faut quand même vivre. C'est pas tout d'avoir des rêves, de pouvoir avoir des projets et tout ça, c'est pas forcément payant. Mais en fait, c'est toujours resté depuis, en tout cas le Kilimanjaro, depuis 2005, c'est toujours resté quelque part dans ma tête quelque chose qui me... qui me parlaient et qui étaient très proches de moi je me suis dit à un moment donné quelque chose va se présenter et je vais prendre cette direction peu importe ce qu'il se passe je vais y aller parce que ça me parle parce que c'est ce que j'ai envie de raconter c'est pas forcément moi qui ai envie de parler de moi c'est plutôt ce genre de contexte ce genre d'aventure, les gens qui sont un peu dans la même perception que moi, des aventuriers, des explorateurs, qui ont des projets dans leur tête, comme moi j'en ai. J'ai des projets perso, mais je ne dis rien pour l'instant. Je ne préfère pas en parler, mais ça ressemble un peu au projet que... que je commence petit à petit à toucher et que j'ai envie d'être derrière et soutenir
SPEAKER_00super
SPEAKER_02pour l'instant
SPEAKER_00oh là là quel teasing quel teasing excellent et alors on a eu la chance sur le podcast d'avoir un invité avec lequel tu as travaillé justement pour un film d'aventure mais oui Claude Claude Caz qui a fait qui a fait un défi complètement fou alors Marcheurs du Nil effectivement le reportage le documentaire sur cette expédition qu'il a fait en solo de la source du Nil jusqu'au soit 6000 kilomètres si je ne me trompe pas quasiment essentiellement à pied cette rencontre comment est-ce qu'elle s'est
SPEAKER_02faite
UNKNOWN?
SPEAKER_02c'est ça qui est génial et c'est ça les rencontres en fait parce que ça se passe toujours comme ça ça ne se passe jamais comme tu as envie que ça se passe alors bon moi je suis pas je suis sur les réseaux mais en même temps pas trop trop sur les réseaux mais Mais en même temps, je me dis que c'est important parce que je me dis que c'est peut-être là où tu peux rencontrer des gens intéressants ou des gens qui te ressemblent ou qui ont des projets aussi qui te ressemblent. Et je suis tombée sur Claude Caz. Mais vraiment par hasard. Il était bloqué au Caire pour des raisons et tout ça. Il parlait de son projet. Et j'ai commencé à parler sur Instagram en privé avec lui. Et puis, on a bien sympathisé. Il m'a dit« Oui, je suis bloqué et tout ça. Ça fait dix jours et tout.» Et puis, je suivais un peu ses lives, ce qu'il faisait. Et puis après, concrètement, quand il a réussi à rentrer en France et tout ça, on s'est parlé vraiment sérieusement. Il me dit« J'ai vu ce que tu as fait. Franchement, tu as l'air vraiment pro. Moi, ça me donne envie de bosser avec toi et tout ça. J'ai ce projet-là. Je reviens de cinq mois en Afrique et j'ai des images.» j'aimerais vraiment faire un documentaire et le mettre au cinéma, le projeter au cinéma. Et pour moi, c'était un peu une première au cinéma. Pas les projets, mais au cinéma, je me dis... OK, qu'est-ce que ça va être
UNKNOWN?
SPEAKER_02Parce que moi, je n'ai pas été là.
SPEAKER_00Oui, c'est ça, c'est-à-dire que tu ne l'as pas accompagné. Je n'ai pas
SPEAKER_02pu avoir ma patte, mais en même temps, je me suis dit, j'ai confiance en ce gars-là, franchement, et c'est vrai, j'ai toujours confiance. D'ailleurs, tout à l'heure, on s'est eu en SMS et tout ça, pour d'autres projets. Et voilà, j'ai fait le... Le 36 minutes, ça y est, ça a été paru au Mont-Siné à Béziers. Et puis moi, je fais le nécessaire pour que ce soit aussi projeté dans d'autres salles de cinéma à côté de Paris, parce que je ne suis pas loin de Paris. J'ai envie que ce projet aille un peu plus loin. Et aussi sur des festivals.
UNKNOWNOui.
SPEAKER_02Et donc voilà, en fait, tous les projets, je vais dire, je ne vais pas m'étayer là-dessus, mais en gros, à chaque fois que je prends un projet, ça part en fait d'un sentiment humain, d'une relation. Il faut qu'il se passe quelque chose, en fait, entre cette personne et moi. Que ce soit ce qu'il a à défendre, ou donc ce qu'il a à défendre et donc ça me parle ou peut-être moi ce que j'ai en idée à ce moment-là et que je peux évoquer et donc parler avec cette personne-là dans un projet d'aventure
SPEAKER_00voilà Super intéressant. Ce n'est pas forcément la dimension un peu folle d'un point de vue sportif, mais c'est vraiment plus les valeurs, les convictions associées au projet. Il faut qu'il y ait un match avec ça, si je comprends
SPEAKER_02bien. Après, il y a le côté sportif parce qu'effectivement, pour les projets qui vont venir à la fin de cette année et l'année prochaine, peut-être pour l'Antarctique, il y a quand même il faut se préparer physiquement mais en fait je crois pas que ce soit que physiquement et c'est surtout mentalement je pense que il y a quand même ce facteur mental qui joue énormément pour n'importe quel corps de métier que ce soit même parce que voilà moi j'ai suivi un peu ce que tu faisais des interviews que tu faisais dans un n'importe quel corps de métier, que ce soit dans l'armée, le militaire, dernièrement, Je ne vais pas citer, je ne sais pas si je peux citer, mais c'est le côté mental qui joue énormément, qui fait en tout cas la différence. Le physique, ça aide, c'est bien de s'entraîner, mais le côté mental a vraiment une balance sur ce que tu fais. Voilà.
SPEAKER_00100% d'accord et tu vois c'est pour ça que je te posais cette question par rapport à Marcheur du Nil donc le projet que tu as mené à bout avec Claude après son expédition c'est justement je me posais cette question tu vois comment est-ce que toi sans avoir d'expérience préalable avec le cinéma on s'entend comment est-ce que tu as fait pour à un moment donné te dire bon bah j'étais pas dans l'aventure j'ai jamais rencontré cette personne avant je me lance avec elle et je vais faire à 36
SPEAKER_02minutes. Ça a été un vrai challenge. Pendant un mois, jour pour jour, ça a été... Je pense que j'ai dormi 3-4 heures à chaque fois pendant un mois. Ah oui. Ça a été vraiment... Parce que déjà, il y a plusieurs... Évidemment... Il y a plusieurs passages, il y a plusieurs stratégies dans le montage. Moi, je suis arrivée avec plein d'images, mais des heures et des heures de rush. Je n'ai pas participé au truc, je ne connaissais pas en fait l'itinéraire, je savais que c'était d'un point à un autre, jusqu'au Caire, mais je ne savais pas vraiment l'histoire. Je savais qu'il allait traverser 5-6 pays, et puis voilà, et puis passer par les ONG, ok... Mais en fait, dans ce que j'avais comme image, il me manquait des images pour raconter le
SPEAKER_01truc, c'est
SPEAKER_02ça. C'est que lui racontait à sa façon, mais moi j'essayais de transformer sa façon pour que tout le monde puisse comprendre son trajet. donc ça a été un vrai challenge et ça a été un vrai plaisir on était au téléphone tout le temps évidemment en disant mais là après le lac Victoria t'es allé où en fait parce que t'es allé chez le gars là ou t'es allé à l'ONG enfin c'est des petites choses comme ça mais du coup c'est un vrai challenge et pour moi c'est une ouverture aussi à c'est un défi quoi
SPEAKER_00Clairement,
SPEAKER_02oui. C'est passionnant. Et il y a des fois, plusieurs fois, je me suis dit, mais putain, j'aurais dû être là pour filmer le truc. Il faut qu'on fasse un truc ensemble, Claude. Et je lui ai dit, il faut qu'on fasse un truc ensemble. Et on va faire un truc ensemble avec lui l'année prochaine. Je ne dirai pas. Mais il y aura des choses qu'on va faire. Et... Et voilà. En fait, là, c'est la partie un peu post-production, montage. mais je pense que même si on filme une aventure comme ça que ce soit une grande aventure ou une petite aventure il y a des moments où il y a des moments où j'ai craqué il y a des moments où j'étais en pleurs dans le montage parce que j'étais pas là je comprenais pas le truc et je me disais mais comme je suis toute seule en fait j'ai sollicité personne pour réaliser en tout cas ce documentaire je n'ai sollicité personne à part pour faire le DCP qui est le format cinéma pour que ce soit projeté au cinéma j'ai fait de A à Z on va dire dans la post-production toute seule
SPEAKER_00donc que ce soit le montage,
SPEAKER_02l'audio voilà donc C'était effectivement un vrai challenge pour moi. Mais... Et... C'est pas mais. Et voilà. Il y a eu plein de phases où... Je me suis sentie seule à des heures perdues dans la nuit où il y a des fois, je craquais parce que c'était un problème de logiciel. Par moments, c'est parce que j'avais loupé un truc que je ne comprenais pas. Et puis, il était trop tard. C'était la nuit ou c'était le matin. C'est une période un peu où tu es déphasée, où tu travailles un peu à 24, où tu es déphasée, mais en même temps, tu es concentrée quand même à 100%. Et voilà, il y a des fois où j'ai craqué. Il y a des fois où j'ai craqué alors que je n'ai même pas vécu le truc. Alors, j'imagine en fait, mais je me suis imaginée. C'est ça le truc, je me suis imaginée si je vivais un truc comme ça cinq mois avec le gars. Putain
UNKNOWN!
SPEAKER_02Je serais... Je serais en panique par moments...
SPEAKER_00très certainement
SPEAKER_02mais en tout cas on y arrive à
SPEAKER_00la fin oui en tout cas tu l'as prouvé avec Marcheurs du Nil mais ce qui est super intéressant je trouve justement je parlais en introduction de de cet aspect que je trouve intéressant dans ton métier qui est ce qu'on voit pas en fait justement tu vois quand on voit un reportage hier j'ai regardé celui de Mike Horn
SPEAKER_01sur RMC tu
SPEAKER_00l'as vu je l'ai vu qui est génial mais en fait pour avoir échangé avec ses filles d'ailleurs au moment où ton épisode sera mis en ligne le leur aura déjà été diffusé donc n'hésitez pas à aller l'écouter mais bref tout ça pour dire qu'en fait ce à quoi ça m'a fait ça me fait penser c'est c'est justement le fait que on se rend souvent pas compte de la quantité de travail qu'il y a derrière ce type de production tu vois c'est ce que toi bon là tu viens de nous l'expliquer t'as passé des semaines, des heures toutes seules pour monter ça mais c'est aussi en gros ce que me disaient les filles de Mycorn, c'est ce que me disait Caroline Côté qui est aussi une réalisatrice d'aventure qui m'expliquait qu'en gros elle passe pour un mois, deux mois d'expédition elle passe quatre mois à faire un montage derrière c'est complètement dingue du coup la question que je me pose et sans nous en dire plus sur le détail des projets parce que j'ai bien compris qu'il faut préserver le secret mais comment est-ce que tu vas te préparer différemment pour les prochaines réalisations que tu vas être amené à faire sachant qu'a priori cette fois-ci tu seras sur le terrain qu'est-ce qui va
SPEAKER_02changer
SPEAKER_00pour toi
UNKNOWN?
SPEAKER_00Alors à quel niveau qu'est-ce qui va changer
UNKNOWN?
SPEAKER_00Dans la façon dont tu vas faire ta production la façon dont tu vas aborder l'aventure de façon générale est-ce que tu auras des échanges par exemple avec Claude si on imagine que tu repart avec Claude donc tu vas partir avec Claude il y
SPEAKER_01aura
SPEAKER_00des échanges au préalable c'est-à-dire est-ce que toi tu vas avoir déjà ta patte sur la façon dont l'expédition va être faite ou est-ce que ce sera plutôt comme marcheur du Nil voilà tu participes mais ça t'arvient à
SPEAKER_02postériori alors pour commencer par rapport à donc
SPEAKER_00à l'aventure donc Claude
SPEAKER_02Caz je enfin si son projet donc effectivement de réaliser l'année prochaine
SPEAKER_00en
SPEAKER_02fait son projet d'Antarctique de faire un record. Je ne sais pas si ça a été évoqué déjà.
SPEAKER_00Il
SPEAKER_02nous en avait parlé un petit peu, oui. Le record un peu de Collines-Aubradie, voilà, sur 50 jours ou 54 jours, un truc comme ça. De faire un record en solo, en autonomie.
UNKNOWNEuh...
SPEAKER_02Moi, cette fois-ci, et je l'ai déjà évoqué avec lui, effectivement, je lui ai dit, si la prochaine fois, on travaille ensemble, et du coup, cette fois-ci, pour l'Antarctique, ou même pour d'autres projets à petite échelle, on venait à travailler ensemble, effectivement, je mettrais ma main à la pâte, c'est-à-dire, je vais quand même filmer des choses avec ma vision et avec mon expérience et Surtout ma vision, mon feeling pour monter quelque chose à ma vision, mais qui correspond aussi à sa vision quand même, parce qu'on ne travaille pas tout seul. Il faut que l'autre soit satisfait du résultat. Il y a aussi sa vision. Je pense que ça, c'est possible. Ça va se faire. Après, Au revoir. J'ai d'autres projets. Je dois le dire
UNKNOWN?
SPEAKER_00Non, non. Si c'est des projets qui pour le moment restent confidentiels, ça reste
SPEAKER_02confidentiel. Non, mais j'ai des projets. Ce n'est pas que ça reste confidentiel, mais je ne suis pas du genre à cacher ce que je fais ou ce que je ressens ou ce qui se passe. Je Je suis assez naturelle et spontanée. Là, je vais rencontrer, ça fait partie d'un de mes rêves, un de mes objectifs, en fait, jusqu'à Mike Horn, qui est mon objectif un peu ultime. Mais voilà, les rêves, si on n'a pas peur, c'est que les rêves ne sont pas assez grands, il paraît, d'après ce qu'il dit.
SPEAKER_00C'est vrai qu'il le répète
SPEAKER_02souvent, oui. Donc voilà, un de mes rêves qui va se réaliser, c'est qu'au mois de décembre, j'ai rencontré ce Alban Michon, qui est un fameux chevronné plongeur et explorateur sous-marin des glaces. dans son école donc ça c'est un super projet et puis il y a un autre projet avec les loups qui est une passion aussi qui est une passion aussi personnelle parce que j'ai fait un module pendant six mois où j'ai appris un peu l'éthologie, le comportement sur les loups. J'ai passé un examen là-dessus pour justement la connaissance un peu sur le comportement du loup et puis la partie éthologique et donc la partie scientifique du loup. et voilà pour moi c'est une passion le loup ça a toujours été quelque chose qui me parle c'est un animal qui me parle énormément je ne sais pas pourquoi mais en tout cas c'est un animal qui est très qui pour moi représente beaucoup de choses entre le rapport entre l'humain et le
SPEAKER_00côté animal voilà on a un photographe en France il me semble un photographe d'aventure qui qui est je ne sais pas s'il est spécialisé sur le loup mais en tout cas qui je me rappelle avoir vu en reportage il était parti en solo justement plusieurs semaines je crois dans le grand nord canadien pour essayer de prendre en photo justement des loups
SPEAKER_02polaires
SPEAKER_00c'était Meunier ah c'est ça exactement qui est parti avec Sylvain Tesson c'est ça ok excellent
SPEAKER_02donc comme j'ai pu étudier comme j'étais passionnée par ça et je suis toujours passionnée par ça du coup au jour d'aujourd'hui je suis sur un projet en fait pour pouvoir un peu m'intégrer sur un documentaire qui va être réalisé prochainement avec un photographe donc cet hiver j'ai ce projet là de pouvoir filmer et accompagner un peu cette quête entre la rencontre du loup et Et puis l'homme, quoi. Sur un documentaire. Voilà.
SPEAKER_00punaise ça en fait des projets et ça en fait des expéditions en tout cas des aventures qui ont l'air vraiment haltantes et du coup la question que je me pose c'est comment est-ce que parce que j'ai aussi le sentiment que sur ces projets d'expédition d'aventure de reportage t'as une notion de temps qui est hyper importante tu vois entre le moment où tu prépares l'expédition le temps dédié à l'expédition et tout ce qui se passe après l'expédition avant de pouvoir diffuser quoi que ce soit j'ai le sentiment qu'on parle de plusieurs mois voire trimestre voire des années donc comment est-ce que toi tu comment est-ce que toi tu t'organises du coup par rapport à cette notion de temps est-ce que tu planifies très très en avance est-ce que tu te dis bah 2025 j'aimerais potentiellement je sais pas partir en Arctique à nouveau ou est-ce que c'est vraiment au fil des rencontres que tout se fait
SPEAKER_02alors il y a cet aspect là au fil des
SPEAKER_00rencontres euh
SPEAKER_02Après, je ne me dis pas, en 2025, je vais être là, je vais faire ça et tout ça. Je ne sais pas ce qui va se passer demain. Je ne sais pas, on peut mourir demain. Je ne sais pas ce qui peut se passer. Je vis vraiment le truc au jour le jour et... Évidemment, je me projette parce que c'est ça qui, en fait, alimente vraiment le côté adrénaline, le côté organisation aussi. Mais en même temps, je ne suis pas une nana qui s'organise, qui fait un planning monstrueux. C'est un truc écrit, genre, là, à telle heure, là, machin. Non. Je fais des choses aussi au feeling et... donc ce qui va se passer l'année prochaine je sais et en même temps je prends en considération que peut-être ça ne va pas se passer il y a des choses qui ne vont pas se passer mais il y aura d'autres projets entre temps qui vont arriver et qui vont vraiment se concrétiser et qui vont me parler aussi
SPEAKER_01parce
SPEAKER_02que je fais tout pour que ça marche pour quelque part assouvir assouvir un peu mes rêves qui sont j'ai envie d'être c'est con mais j'ai envie d'être l'une des femmes vidéastes ou cinéastes d'aventure qui suivent les plus grands de ce jour d'explorateur. Voilà. J'ai envie d'être cette personne. Et pour l'instant, j'en suis loin, parce que je suis très petite. Je ne suis pas quelqu'un de connu.
UNKNOWNEt...
SPEAKER_02Je fais juste des projets qui me parlent et des rencontres surtout qui me parlent, que ce soit des athlètes ou même des photographes. Là, j'ai des photographes reporters qui ont fait des projets persos. Ce n'est même pas connu des médias, mais ils ont fait des trucs de malades en solo, en autonomie. Tu as plein de gens comme ça qui ont des histoires à raconter et... Et moi, j'ai envie d'être là pour raconter leurs histoires, mais en même temps, je raconte un peu mon histoire aussi, d'aventure. En fait, dans ce qu'ils font, il y a un peu de
SPEAKER_00moi.
SPEAKER_02Il y a quelque part un peu de moi.
SPEAKER_00Oui, clairement. J'imagine qu'à partir du moment où tu décides de t'engager sur un projet pour reprendre l'Arctique, parce que je pense que ça parlera à tout le monde en termes d'environnement extrême. mais oui c'est clair que du coup en participant à ce genre d'aventure d'expédition forcément que tu peux pas être toi dans ton coin et puis le ou la porteur de projet tu vois évolue de son côté de façon complètement indépendante j'imagine que oui forcément qu'il y a des interactions c'est une expédition qui se fait à deux simplement les rôles sont peut-être un peu différents
SPEAKER_02alors en fait par rapport à je
SPEAKER_00reprends juste
SPEAKER_02parce que peut-être on est vers la fin mais pourquoi en fait vraiment tous s'est formée un peu et a évolué en fait avec le temps en fait moi mon parcours a été un peu atypique personnellement c'est ce qui a fait aussi le cheminement de ce qui se passe au jour d'aujourd'hui ou même il y a quelques années c'est que j'ai été adoptée J'ai été adoptée à l'époque de Ceausescu en Roumanie, l'époque de la dictature. Donc tous les orphelinats, tout ce que peut-être vous avez pu voir en France, en tout cas mes parents ont pu voir adoptif et ont fait la démarche pour pouvoir m'adopter. Et ça a été en fait un peu aussi un tremplin sur ma façon de voir les choses, ma sensibilité et mon engagement vers des aspects... vers des choses un peu extrêmes, des choses un peu... touchantes, des histoires à raconter aussi. D'autres histoires à raconter en dehors de la mienne, mais en tout cas, j'ai peut-être... transférer un peu ça j'ai envie de raconter des histoires d'aventuriers ou d'explorateurs ou des projets peu importe petite échelle ou grande échelle de gens qui ont vraiment des choses essentielles à raconter de leur histoire pourquoi pourquoi ils veulent faire ça là à ce moment voilà pour moi ça me rappelle c'est pour ça que ça me parle parce que j'ai envie aussi de raconter à travers c'est même pas moi j'ai pas envie de raconter moi j'ai envie de raconter à travers des histoires des choses qui me touchent et qui me parlent d'expériences un peu crazy
SPEAKER_00Oui. Oui, en tout cas, je pense que ça aurait été assez clair et encore une fois, c'est ceux qui ne connaissent pas Claude, allez écouter l'épisode et vous vous rendrez vite compte de l'ampleur de ce défi. Moi, je n'ai pas eu la chance, je n'étais pas à Béziers au moment de la diffusion, donc j'ai hâte que tu nous dises dès que ça arrivera vers Paris ou qu'on pourra le trouver en ligne. Je serais vraiment curieux de voir Marcheur du Nil. Je t'enverrai le nid. Ça marche
UNKNOWN!
SPEAKER_00en tout cas je voulais vraiment te remercier à fond pour ce beau partage et puis pour nous avoir un peu ouvert la porte, montrer ce qu'il y avait derrière le rideau des films d'aventure je trouve que c'était super intéressant de comprendre un petit peu au delà de comment est-ce que techniquement ça se fait mais aussi plus quelle est la démarche et qu'est-ce que toi tu cherches à travers ce type de projet donc vraiment un grand grand merci et puis écoute reste en contact et puis une fois que tu seras la vidéaste officielle de MyCorn on se fera un
SPEAKER_01épisode
SPEAKER_00spécial j'espère un grand merci en tout cas à nous Flore et je te dis à très
SPEAKER_02bientôt à bientôt,
SPEAKER_00merci