On va dire que tout bascule pendant une hémorragie parce que tout s'arrête, c'est un peu l'horloge de la vie qui s'affole. Il faut foncer, il faut pousser les murs, il faut croire en soi et puis ne pas hésiter à réaliser ses projets, même les plus fous. Moi je pense que vu qu'on n'a qu'une vie, autant en profiter et autant vivre sa passion ou ses passions.
SPEAKER_01Hello, hello, c'est Loïc Blanchard, le créateur et host du podcast indépendant Les Frappés. Je suis un ancien sportif de haut niveau, aujourd'hui reconverti en sportif aventureux, mais aussi entrepreneur, coach et préparateur mental certifié. Passionné d'outdoor et de défis en tout genre, j'ai voulu créer une communauté autour des valeurs de résilience, de dépassement de soi et de détermination, en vous offrant chaque semaine des conversations inspirantes avec des invités incroyables issus d'univers très variés. J'ai reçu aussi bien des athlètes olympiques que des entrepreneurs à succès, des aventurières professionnelles ou encore des anciens des forces spéciales. Leur point commun, la passion pour leur projet et l'audace de se lancer. Alors fonçons ensemble découvrir mon invité de la semaine. Excellente écoute à vous les frappés
UNKNOWN!
SPEAKER_01Eh bien écoute, bienvenue Thomas sur le podcast. Salut Loïc, merci à toi de m'accueillir. Très très content que tu sois avec nous aujourd'hui pour parler d'une discipline en plus qui intéresse énormément de monde sur le podcast. Je le sais parce que j'ai systématiquement des super retours quand on a des invités qui sont issus de cet univers et c'est le trade. Donc moi je suis très content d'avoir cette chance d'échanger avec quelqu'un qui est dans la discipline et peut-être que sans trop en dire plus, on peut commencer par une petite présentation, que tu nous expliques un petit peu ce que tu fais aujourd'hui et quel a été ton parcours.
SPEAKER_00Écoute, avec grand plaisir de vous présenter mon parcours et puis ma carrière de jeune athlète dans le trail running. Donc en fait, depuis tout gamin, si on peut dire ça comme ça, j'ai toujours eu cette proximité avec la nature je me souviens de prendre une paire de baskets en short et puis d'aller courir mais sans plus vraiment l'histoire d'aller en forêt d'aller voir un peu les animaux vraiment par plaisir en ayant une certaine proximité et puis au fur et à mesure on va dire en grandissant j'ai toujours gardé ce rythme de vie un peu proche de la nature et puis toujours courir un peu mais sans prétention, avec toujours autant d'humilité et puis sans trop penser à la compétition, au dossard etc en fait après arriver au lycée quand je suis vraiment arrivé au lycée et que j'ai rencontré un professeur qui était issu de l'athlétisme c'est là où j'ai un peu pris cette fibre parce que si tu veux on allait courir partout les temps dehors, on faisait les crosses en hiver quand il caillait en short t-shirt on avait le goût du sang dans la bouche C'était folklore, mais c'était finalement ce que j'aimais. C'est là où je me suis vraiment retrouvé, on peut dire ça comme ça. Donc, ce n'était pas forcément rigolo, ça glissait, c'était des petites boucles de 3 km, on faisait à l'époque, je ne sais plus, on faisait 7-8 bornes. C'était fun, c'était plus pour le dépassement de soi, mais moi, je me prenais au jeu et j'adorais. Au fil du temps, pendant ce temps-là, je faisais mes tout ce qui était études, mon cursus scolaire. Et donc, j'ai basculé ensuite sur un enseignement supérieur, donc un BTS production horticole et un BTS aménagement paysager. Et en fait, c'est donc pendant tout ce qui était enseignement supérieur où là, j'avais un peu plus de temps, entre guillemets, et où là, je me suis réellement consacré, on va dire, à un peu plus le trail running. Moi, je connaissais la course à pied par plaisir et puis plus que par mettre en dossard et aller me confronter à d'autres, on va dire, et puis à soi-même. Mais c'était, voilà, jusqu'à présent, c'était plutôt loisir. Et puis là, j'avais envie de faire un peu plus de volume, entre guillemets, et encore, ça restait faible à comparer comparé à maintenant mais voilà j'avais envie déjà j'avais une petite envie on va dire de m'orienter vers du vers du un peu plus concret et moins du loisir à mon échelle à petite échelle voilà donc au fur et à mesure j'ai pris on va dire de la maturité j'ai évolué et puis donc je courais toujours un petit peu en 2018 donc c'était pendant ma dernière année d'études donc de BTS donc là j'ai commencé à mettre en premier dossard mais vraiment pour une cause caritative c'était un 10 km un 10 km vraiment pareil pas pour un chrono mais plutôt pour une cause et l'histoire de se dire ben voilà il y en a ils peuvent pas faire ce que je fais et donc c'est une chance déjà de prendre un départ un 10 km pareil sans aucune prétention mais vraiment par plaisir on va dire et puis j'ai vu 10 km donc c'était sur route c'était tout plat c'était type marathon mais vraiment en 10 km donc pas de dénivelé ou quasiment pas et donc j'ai vu que ça passait avec un temps plutôt sympa je crois qu'à l'époque j'avais dû mettre 45 minutes donc c'était pas non plus ouf mais ça restait correct quoi je veux dire sans entraînement on va dire spécifique et puis ensuite en 2019 là j'ai réellement donc l'année d'après j'ai voulu commencer à faire un petite saison avec deux trails donc vraiment avec une course en montagne avec du dénivelé pareil entre 10 et 15 bornes donc pareil assez court mais voilà pour me jauger et puis l'histoire de voir un peu où j'en étais et là ça a matché parce que dès la première course je fais deuxième espoir au trail du Galibier-Tabor en fait donc c'était fun moi j'y allais un peu les mains dans les poches avec pareil une paire de chaussures enfin voilà c'était une paire de baskets à l'époque c'était des speedcross mais à l'heure actuelle je me dis mais comment je courirais avec ça parce que c'est des super chaussures mais on peut pas courir spécifiquement avec ça enfin bref sans du matos on va dire plus ou moins oui adapté mais sans plus on va dire sans plus de réflexion sur la pratique en y allant par plaisir toujours et là je me retrouve sur le podium dans ma catégorie jeune espoir et je me dis c'est ouf quoi j'en suis là j'ai pas fait une prépa spécifique c'est chouette donc c'était encourageant on va dire donc ça m'a redonné l'envie de refaire un deuxième dans la saison et puis pareil j'ai fait un top 3 espoir sur le deuxième donc ça c'était à Valceny pareil sur 15 kilomètres donc rien de bien fou en kilométrage mais c'était encourageant pour la suite et ensuite donc fin 2019 j'ai eu un gros problème j'ai eu j'ai fait une opération chirurgicale, enfin une intervention et là j'ai eu une hémorragie en fait, donc en fait entre 2019 et 2020 c'était l'année où j'allais basculer dans ma dernière année d'espoir de jeune espoir trail, fin catégorie et je m'étais dit pourquoi pas me faire une bonne prépa à la fin de l'hiver pour que ma dernière année d'espoir je peux peut-être mieux encore jouer devant voir où je me situe vraiment avec les jeunes qui avaient mon âge et qui avaient un niveau déjà plus élevé J'ai fait une intervention chirurgicale et j'ai eu une hémorragie. On va dire que tout bascule pendant une hémorragie parce que tout s'arrête. C'est un peu l'horloge de la vie qui s'affole. Du jour au lendemain, tout bascule. Tu as une certaine autonomie et une hémorragie, ça te crée plein de problèmes annexes que le fait d'être anémique et une perte de sang. donc cette opération là si tu veux c'était donc une opération bénigne à l'origine au sacrum et en fait ben on n'avait pas de j'avais pas de date de fin en fait je savais pas quand est-ce que j'allais être guéri réellement est-ce que ça allait prendre 4 mois 6 mois de cicatrisation et en fait et en fait en fait ben je me suis retrouvé donc quasiment alité j'avais beaucoup beaucoup de douleurs j'étais sous morphine et en gros ben J'avais quasiment une perte d'autonomie. C'était mes parents qui m'habillaient, qui m'aidaient. Et en gros, je n'avais aucune date de fin. Je savais que ça allait durer peut-être 4 mois, 6 mois. C'était dépendant de mon hygiène de vie. Mais j'étais un peu dans l'inconnu, dans le flou. Donc là, on était en décembre 2019. Et donc, je ne marchais quasiment plus. En fait, je marchais un kilomètre. C'était en 20 bornes. C'était une victoire. Et donc, je me suis toujours dit que tant que l'esprit et le corps n'étaient pas… guérison, donc je suis toujours resté dans le mood positif, quasiment du début jusqu'à la fin, dans le but, eh bien, de me dire, ben voilà, du positif va tirer le positif, et donc, c'est un peu une loi d'attraction, et donc, ça va guérir assez vite. Donc, en fait, quatre mois plus tard, courant mars, donc j'ai été guéri, ça a été finalement assez rapide, et même pas un miracle, mais quasiment, pour le chirurgien qui lui estimait à une guérison qui est à minima six mois, en vraiment une opération On n'avait pas trop de recours en termes de guérison. C'était assez compliqué. C'était le corps qui était le maître, on va dire, qui avait tout entre ses mains. Et ensuite, il y a eu le confinement. Donc, ça n'a pas aidé, on va dire, dans le sens de me dire, voilà, je peux repartir sur des ondes positives. Donc, moi, j'ai toujours regardé ce mood-là en me disant, écoute, voilà, profites-en. J'étais sur la fin de mon deuxième BTS. Et donc, je n'avais pas de cours en tant que tel, hormis du distanciel. Donc, j'ai pu me faire une guérison. avec une certaine avec un certain recul et puis réapprendre à marcher correctement réapprendre à courir enfin courir c'était 5 minutes et encore c'était pas la priorité c'était vraiment me refaire une santé me refaire une carcasse alimentairement physiquement et puis mentalement toujours poursuivre sur le mood très très très positif le plus possible donc ça ça a duré jusqu'à un juin non de mars à juin quelques mois donc en fait quasiment tout le confinement ont été axés sur ma sur voilà sur cette remise en forme et puis donc de juin à ouais à fin juillet là j'ai pu reprendre le trail enfin déjà la course à pied sur du plat avant de parler de trail vraiment en fait les bases trottiner tu vois repartir à zéro quoi comme un enfant que tu apprends à marcher au début bah il va tomber après il va faire 3 mètres après il va faire une borne bah là c'était un peu pareil bon sauf que je tombais pas mais j'avais quasiment plus de souffle puis je transpirais alors qu'on aurait dit que j'étais un débutant alors que j'avais quand même quelques bonnes bases enfin bref tu repars à zéro beaucoup de doutes mais voilà j'étais motivé et là pour le coup j'avais vraiment envie de faire une grosse saison 2020 vu que 2019 avait été deux trails mais deux trails assez encourageants je m'étais dit ben 2020 je mets le paquet et je voilà je mets des choses en place quelques petites choses en place c'était à l'époque à mon échelle quand j'y repense c'était léger mais voilà ça me semblait déjà grand et puis j'ai fait 2 ou 3 volumes d'entraînement avec des amis des connaissances qui sont élites dans le trail qui courent encore l'UTMB qui font les top 20 sur les grosses courses du circuit World Tour Et j'ai fait un ou deux gros entraînements avec eux. Et donc de 5-6 heures avec des gros volumes d'entraînement. Et je me suis dit, mais c'est dingue, j'arrive à les suivre. Alors qu'il y a encore quelques mois en arrière, j'étais vraiment au fond de mon lit. J'avais plus de force, on va dire. Et puis, j'ai été mis en relation avec Nicolas Martin. Donc Nicolas Martin, pour faire simple, c'est un grand athlète par son tas et par son humilité qui est en équipe de France assez régulièrement et puis qui a un gros palmarès mais surtout qui a une grande humilité et qui m'a beaucoup inspiré j'ai toujours régulièrement suivi les sports outdoor Xavier Thévenard des Nicolas Martin des François Laen c'est des grands messieurs du trail qui m'ont beaucoup inspiré et en fait j'ai eu la chance d'être mis en relation donc fin juillet par un ami qui le connaissait très bien un ami à lui Il m'a dit, écoute, essaye de le contacter. Je pense que... Ça mériterait que tu sois entre ses mains ou en tout cas entre les mains d'un entraîneur. Parce qu'à mon avis, tu as du potentiel et puis il y a des choses à faire. Et tu vois, je me souviens encore de ce jour. Donc, je savais que Nicolas devait me contacter fin juillet. Je ne savais pas trop le jour, mais je savais plus ou moins la semaine. Et je me souviens encore de ce jour si particulier où Nicolas m'a appelé. Et là, je me suis dit, mais j'ai Nicolas au téléphone
UNKNOWN?
SPEAKER_00est-ce que c'est un rêve ou est-ce que c'est une réalité tu vois j'étais dans ce mood entre réalité rêve mais c'était bien vrai c'était Nicolas et donc c'était assez fou mais sérieux le projet c'était fou c'était Nicolas c'était pour monter pour en suivi pour voir mes ambitions moi à l'époque j'étais un inconnu dans le trail dans la course à pied j'étais un parfait inconnu j'étais un jeune qui courait par plaisir, avec quand même quelques niveaux, quelques bases, on ne va pas se mentir, mais je sortais de plusieurs mois un peu de galère, je voulais me remettre avec quelque chose de taplon, avec une bonne structure, Et donc, on a longuement discuté sur mon projet, sur aussi ses attentes, dans les deux sens, parce que forcément, ça marche dans les deux sens, coach-athlète et puis l'athlète-coach. Et puis moi, je voulais une relation entraîneur-entraîné, c'est-à-dire qui ait aussi un réel partage de connaissances, un réel échange régulièrement et puis un réel suivi. Donc, c'était du sur-mesure. On parlait bien de sur-mesure. Donc, le projet me correspondait Euh... Et puis, avec beaucoup de bienveillance et d'espoir, on va dire que mon projet lui a plu. Et moi, je me souviens encore de cette gentillesse, de sa simplicité de ce jour-là, en fait, parce que moi, je débutais... Enfin, je débutais... J'avais déjà une tendance à aller vers ce niveau, vers le haut niveau, mais j'étais encore très jeune, donc j'avais peut-être des... J'étais peut-être pas assez lucide sur certaines choses et donc, voilà, il m'a éclairé tout ça. Et ça a été le début d'une belle collaboration donc fin juillet début août 2020 et c'est là où ça a marqué en fait en penchant dans ma carrière de jeune athlète c'est cette rencontre en fait qui a fait basculer beaucoup de choses et qui m'a réorienté là où je suis passé d'un athlète d'un jeune qui courait par plaisir avec quelques bases quasiment à une carrière donc de jeune athlète que je poursuis actuellement où en fait dès octobre 2020 il me replace sur un podium au 43 kilomètres de faverge. Non, c'était même plus. Il y avait même 47 kilomètres et 2800 des plus. Où là, c'était dantesque. Il y avait de la neige. C'était vraiment dantesque. Il y avait de la neige. Il y avait de la pluie. Il y avait des athlètes élites qui abandonnaient parce que vraiment, c'était compliqué. C'était même galère. Avec des passages à 2000... Avec des gros passages à 2200 mètres. C'était compliqué. Vraiment, le temps brouillard. Bref. Et là, je fais deux ou troisième espoir. et donc pareil inattendu tu vois alors que quelques mois avant enfin j'aurais jamais vraiment imaginé ça et là je me recale je me replace sur un podium donc par catégorie certes mais ça prouvait que j'avais que j'étais là de retour donc ça m'a fait plaisir c'était surtout ça le but c'était pas c'était vraiment avec toute humilité de me dire ben voilà c'est en peu de temps avec Nicolas on a su mettre enfin Nicolas a su mettre des choses en place moi j'ai su aussi les appliquer sur le terrain et en tirer profit et ça a marché donc tu vois depuis 2020 enfin donc depuis oui la fin de l'été 2020 il y a eu beaucoup beaucoup de choses qui se sont passées et ça m'a amené donc à cette saison 2021 où là j'ai fait mes deux premiers ultra trails dont l'échappée belle qui est quasiment la deuxième course la plus dure au monde derrière la diagonale des fous tu vois il y a de la roche de partout il y a que de la pierre il y a quasiment aucune relance pareil il faisait une chaleur du tonnerre sur la pierre pire qu'un les arts au soleil et tu vois donc c'était un 62 km mais en fait l'échappe est belle 62 km tu mets 11 moi j'ai mis 14 heures et tu mets entre 11 et 14 heures c'est énorme 14 heures pour faire 60 km c'était dingue si tu veux t'as aucune relance c'est du rocher c'est du pierrier bon moi c'était un challenge qui me qui me convenait parfaitement je savais à ce que je Je m'attendais. Mais c'était très dingue. Quand tu secoues la cloche à l'arrivée, cette cloche, elle est méritée. Tu sais que c'est un long combat. C'est un combat contre soi-même, d'ailleurs, cette course. Je crois que là, on ne parle même pas de compétition contre un adversaire. On parle d'un combat de 14 heures contre soi-même, faire face à ses doutes, faire face à plein de choses. Donc, c'était chouette. Et puis, entre, j'ai fait aussi, j'ai fait le marathon du Mont-Blanc. J'ai pris part au… Donc, c'est une manche de la Golden Trail Series, si tu connais. Et donc, il y avait Thibaut Baronian, il y avait David Emanini. Enfin, il y avait tous les trailers élites, Team Salomon. Enfin, tous les gros teams internationaux qui étaient là. Et moi, j'étais juste derrière eux. Si tu veux, je me disais, mais waouh, c'est fou, quoi. Je prends ma première manche Golden Trail Series. En France, c'est le Marathon du Mont-Blanc. Enfin, c'était fou, quoi. J'avais été tiré au sort. C'était fou. Donc, j'ai fait pas mal de trails. Donc, globalement, des démarats trails. Donc, des 42 kilomètres avec 2006, 2007 2D+. Et puis, deux ultras. Enfin, deux petits ultras. Donc, l'échappe est belle. Et puis, le 75 kilomètres du Grand Trail du Lac. Donc, le Tour du Lac du Bourget. Donc, c'est chez moi. C'est où j'habite. C'est vraiment... C'était fun avec un ami. Voilà, dans le but de découvrir l'ultra. Bon, ça m'a moyennement plu au final. l'ultra c'est je suis encore trop jeune mais voilà mais c'était fun et donc tu vois toute cette progression ça m'a amené je suis passé d'un jeune à mettre une paire de chaussures basket à mettre une paire de chaussettes quasiment lambda en short lambda et d'aller courir à aujourd'hui à mettre en place tout un tas de processus à mettre à créer un petit staff médical à essayer à être à l'affût en permanence du matériel des derniers cris c'est tout con mais à faire des tests aussi de matos à choisir une paire de baskets en fonction du terrain qui sera plus rapide avec peut-être plus de crampons moins de drop plus de drop à être à l'affût du matériel et puis à optimiser tout ça pour pour
SPEAKER_01performer quoi génial waouh quel parcours quel parcours c'est génial en tout cas bravo tu vois moi je pense ça va être ma première série de questions c'est par rapport on voit bien quand tu le décris on comprend qu'il y a une progression qui a été au début assez linéaire tu vois tu l'expliques tu as pris un premier départ sur une course un deuxième un troisième voilà des résultats qui arrivent les ambitions qui s'étoffent un petit peu et puis d'un coup cet arrêt un peu brutal forcément non anticipé avec la blessure et ses complications donc moi je serais déjà peut-être curieux de savoir sur le podcast tu le sais on parle de résilience détermination et dépassement de soi donc à quoi est-ce que ça ressemble ressembler pour toi cette période
UNKNOWN?
SPEAKER_01Parce que tu nous l'as expliqué assez brièvement, l'hémorragie, qu'il n'y avait pas forcément de date butoir par rapport à ta convalescence, etc. Donc, comment est-ce que tu as géré toute cette partie, justement, peut-être un peu plus au mental de la
SPEAKER_00blessure
UNKNOWN?
SPEAKER_00Alors, j'ai eu la chance de travailler avec Marie-Laure Brunet, que tu dois connaître, puisque tu as fait un podcast. Tu étais une invitée. Oui, tout à fait. J'avais gardé beaucoup de savoir-faire, on va dire, que Marie-Laure m'avait transmis durant la période où j'avais travaillé et collaboré avec elle. Et en fait, tout ce qui était le cheminement, la visualisation, le questionnement, l'état d'esprit, le fait de poser ses mots, le fait d'enlever ses pensées parasites, Tout ça, en fait, c'est des choses que j'ai gardées et que j'ai encore actuellement dans ma jeune carrière d'athlète avant une course. C'est tous des paramètres, si tu veux, que j'ai gardés et que j'ai mis à profit et que j'ai utilisés lorsque j'ai eu, entre guillemets, cette blessure. C'est vraiment ces paramètres-là qui m'ont aidé, qui m'ont permis de garder le cap. Et je me suis dit ben voilà en fait il y a pire tu vois il y a des personnes qui sont en fauteuil toute leur vie il y a des personnes qui ont des maladies à vie également donc moi finalement c'était de courte durée ou pas mais c'était éphémère si on peut dire ça donc la cicatrice elle n'est pas éphémère par contre le mal entre guillemets le mal négatif et psychique était éphémère donc c'était à moi de de transformer ce négatif en positif. grâce à beaucoup de j'aimais bien moi la visualisation tu vois de me dire ben voilà peut-être que ta première course sera tel objectif admettons c'était je ne sais plus je crois que je m'étais dit c'était en juillet à l'époque c'était l'UT4M40 donc le Maratrail en chartreuse ben je m'étais dit ben voilà moi mon but c'est d'être prêt pour cette course donc c'était je crois autour du 15 juillet bref à la mi-juillet 2020 oui 2020 je veux être prêt sur le Maratrail de la chartreuse alors que alors que j'étais tu vois clairement je ne courais plus j'étais plus apte à faire 2 km en courant encore moins c'était osé tu vois mais mentalement j'avais besoin de me rassurer et finalement c'est des choses qui ont quasiment marché parce que si tu veux moi même pas 4 mois après j'étais remis alors j'étais remis on va dire que j'étais guéri j'avais pas une rééducation encore optimale mais néanmoins j'avais j'avais retrouvé on va dire les bases pour pouvoir me déplacer pour pouvoir reconduire une voiture Voilà.
SPEAKER_01Hum. comment tu as géré ce retour dans ta discipline dans le trail sachant que voilà encore une fois l'arrêt a été brutal et puis que tu es passé d'un certain niveau à ce que tu expliquais quasiment réapprendre à marcher ça comment est-ce que tu l'as géré est-ce que c'est aussi la visualisation je vais y arriver qui t'a permis de poursuivre tes efforts et de regravir des échelons petit à petit que tu avais déjà gravi au auparavant et je te pose la question parce que c'est un sujet que j'évoque assez souvent moi je suis aussi passé par le haut niveau et l'arrêt a été brutal tu vois et j'ai fait une tentative de retour au haut niveau quand je vivais au Canada où je me suis retrouvé en fait sur un entraînement avec l'équipe du Canada qui préparait les JO de Londres et le retour et en fait ça a été mon retour à la réalité en termes de pratique du judo et voilà j'ai même pas fini l'échauffement en fait tu vois avant la fin de l'échauffement j'étais en train de vomir aux toilettes et ça avait été j'avais trouvé ça hyper compliqué en termes de gestion des émotions de te rendre compte qu'en fait quand t'as été t'as pu faire une pratique avec un certain une certaine intensité te rendre compte que tu peux plus faire un dixième de ce que tu faisais avant moi j'avais trouvé ça super difficile donc je serais curieux de savoir comment ça s'est passé pour toi et qu'est-ce qui fait que t'as réussi à raccrocher les wagons
SPEAKER_00ouais ouais ouais parce que tu dis ouais c'est c'est c'est c'est franchement parlant. C'est clairement la réalité. Là, c'est sûr, tu traduis un peu ce que je n'ai peut-être pas assez expliqué. Mais oui, en gros, avant, on va dire, de retourner sur ce podium au Maratrail de Faverge en octobre, il y a eu un long chemin sur le terrain d'entraînement et de difficultés à éviter. C'est un peu des obstacles qu'on vite ou qu'on passe ou pas mais oui c'est compliqué moi ce que je me rappelle c'est que ouais les premiers entraînements les gros entraînements ils étaient durs bah c'était du coup avec bah c'était avec ouais c'était avec un collègue là Hugo Ferrari là on avait fait une grosse session de je sais plus 3 ou 5 heures il avait des séances à faire et puis j'avais été avec lui donc des séances navettes et là je me rappelle mais c'était mais c'était compliqué j'étais rentré mais HS Parce que si tu veux, lui, il avait un niveau énorme. Il a élite, il fait l'UTMB. Hugo est professionnel dans le trail. Moi, je n'étais pas débutant, mais jeune novice qui penchait vers une pseudo carrière d'athlète à l'époque parce que je n'étais pas dans le team altitude trail. Je n'étais pas suivi par Nicolas. Bref, je n'avais aucune base que tous ces grands noms avaient. et en fait je me rappelle mais j'étais terrassé quoi je me rappelle mais j'avais plus de jambes je me disais mais les descentes elles étaient presque plus dures que les montées enfin bref c'était galère quoi ensuite j'ai même refait une autre séance encore pire il y avait Julien Chaurier il y avait enfin bref il y avait encore plein de monde plein d'élites on s'était fait une session de je sais plus de 2 ou 3 fois 3000 enfin je sais plus mais une grosse séance navette mais j'ai dit mais qu'est-ce que je fous là mais clairement mais je ne suis pas à leur niveau je ne sais même pas si réellement je m'en rendais compte parce que eux ça faisait 10-15 ans qu'ils bornaient ils font l'UTMB donc 170-180 km enfin les ultra trails moi je n'avais même pas couru à cette époque là un maratrail encore moins 20 km en off je me pointais avec eux comme ça c'était fou donc non non c'était compliqué et puis après j'ai rencontré Nicolas donc avec Nicolas on a vraiment on est vraiment reparti sur des bases des bases intenses mais de faible on va dire de courte durée pour se remettre un peu raccrocher le wagon et puis après j'ai fait j'ai fait réellement en fait le Maratrail de la Vanoise donc le tour du glacier de la Grande Casse qui est vraiment magnifique où là je crois que j'avais mis 6 ou 7 heures quoi pour un Maratrail un quart de kilomètre mais alors là et là vraiment là je me rappelle il y avait des gens ils me doublaient sur des portions à plat j'étais HS j'étais HS Dans les montées, j'étais en canne. Mais alors sur le plat, ou là où normalement tu relances et tout le monde est en forme, mais là, j'avais aucune relance. Et ça, c'était fin août. C'était fin août. Nicolas me suivait depuis à peine un mois. Et j'avais voulu prendre part à ce Maratrail. Et en fait, il me doublait. Les gars, ils me doublaient sur le plat. J'étais terrassé. Je me suis dit, mais qu'est-ce que je fous là
UNKNOWN?
SPEAKER_00Heureusement, il faisait grand beau. Les paysages étaient magnifiques. Donc, tout au mental, si on peut le dire. Je crois que j'ai mis… 6h30 j'ai dû mettre 6h30 j'étais terrassé mais content tu vois d'être là parce que je me suis dit il y a encore quelques mois en arrière bah jamais j'aurais pu prendre part au départ de cette course tu vois donc vraiment content et en fait c'est un peu cette course qui m'a remis réellement on va dire dans le bain ou derrière avec Nicolas on a dit ok donc il y a ça ça ça à retravailler ok bah on va aller retravailler en off à la maison tranquillement et puis après ça a été quoi ça a été mais ouais c'est c'est pas évident ouais ce retour au charbon si on peut dire enfin où tu veux pencher vers quelque chose on va dire de plus
SPEAKER_01concret et là où ça pardonne pas on parle de chrono ouais tu te fais terrasser ouais j'imagine bien la scène tu vois surtout quand encore une fois tu vois t'es habitué t'as tes références c'est à dire tu sais que voilà tel type de montée tel dénivelé tu gères de cette façon que sur le plat t'arrives à relancer dans ces conditions et quand la réalité te rattrape et que tu te prends le mur ça fait bizarre ça me fait penser à J'avais fait le marathon du Larzac, qui est une des épreuves du Festival des Templiers. Oui. J'étais tellement… Je ne sais pas si tu connais le profil, mais en fait, c'est un départ qui est relativement plat. Et puis en fait, tu as une énorme bosse et une énorme descente. C'est assez simple. Ça fait tac, tac. Un U inversé. Et en fait, dans la montée, j'étais allé pas super préparé. je crois que c'était juste après Saint-Élion de mémoire l'année d'après bref et je me rappelle que ma montre j'avais activé l'option tu sais pause automatique quand le GPS avance plus le chrono s'arrête et ma montre en côte elle arrêtait pas de s'arrêter j'étais tellement lent sur la montée que ma montre elle a dû s'arrêter 20 fois alors qu'en fait j'étais pas du tout à l'arrêt j'avais l'impression d'avancer mais j'avançais à 2 à l'heure quoi donc j'imagine bien ce sentiment d'être scotché au
SPEAKER_00sol
SPEAKER_01ouais c'est exactement ça ouais c'est trop ça ouais et puis tu vois les autres qui te doublent tu te dis c'est fou quoi ouais mais du coup j'imagine que t'as quand même retrouvé assez rapidement dans le trail quelque chose qui fait que t'as eu envie de continuer et donc qu'est-ce que ce serait qu'est-ce que t'apporte le trail qu'est-ce qui fait que t'as réussi à retrouver tu vois cet engouement pour dans le fait de prendre des dossards de sortir de mettre tes chaussures de repartir en montagne qu'est-ce que ça t'apporte le trail
SPEAKER_00ouais alors on peut dire qu'il y a eu plusieurs choses à ça je pense que tu vois donc il y a eu entre autres la rencontre avec Nicolas il y a eu la rencontre avec pas mal d'athlètes élites qui m'ont un peu mis dans le bain il y a eu il y a eu il y a eu Et puis, il y a eu aussi dernièrement, je ne vais pas expliquer avant, mais il y a eu aussi l'intégration dans le Team Altitude Trail. C'est une bande de copains à l'origine, mais il ne faut pas sous-estimer parce qu'il y a réellement des athlètes. On a une collègue, Claire Bernard, qui a gagné la Lyon-Saint-Élion il y a quelques semaines maintenant. Bref, on est un petit groupe d'athlètes avec des grosses ambitions. Et en fait, si tu veux, je pense réellement que l'esprit de l'athlète de groupe, que l'esprit de partage, d'échange peut apporter une certaine émulation saine au sein d'un groupe, mais aussi individuellement. Tu vois, je pense que toutes ces rencontres et puis dernièrement, donc plutôt l'intégration et d'être dans un petit comité, ça peut aider à se surpasser et à vouloir vraiment performer, donc individuellement, mais aussi collectivement. Et puis, prendre des dossards aussi pour le fait de maintenant il y a toujours ce côté plaisir certes tu prends pas en dossard pour dire de taper en chrono mais tu prends en dossard aussi pour te dire ben voilà cette course elle est belle cette course elle a des valeurs peut-être qui me correspondent j'ai aussi envie de découvrir ce massif donc à travers ce massif comme l'échappée belle tu vois j'ai pu découvrir ce massif que je connaissais pas que de nom mais j'ai pu découvrir j'ai vu des belles choses et donc c'est tout ça qui font que ben en fait à l'heure actuelle on devient boulimique de la borne quoi Il n'y a pas une journée où je n'ai pas envie de chausser une paire de baskets et d'aller courir. Et là, pourtant, par tous les temps, actuellement, chez moi, j'ai 30 cm de neige, mais je ne peux pas m'empêcher d'aller courir. Qu'il pleuve, qu'il fasse froid, qu'il vente, qu'il neige, franchement, par tous les temps, je me sens heureux. Je suis épanoui en nature. Franchement, quand je me balade dans les bois, quand je cours plutôt, je me sens heureux. C'est cette proximité qui fait... que tu as envie après de chausser les baskets et puis vraiment après de te dépasser de courir ce sentiment de liberté et ça c'est chouette
SPEAKER_01quoi génial génial mais dans l'épreuve du coup je reviens sur cette notion tu vois de mental là je pense que c'est assez clair tu en avais parlé en introduction quand tu as commencé à te présenter cette connexion que tu as avec la nature et que c'est ça quelque part que tu retrouves dans le trail et qui visiblement te motive à reprendre des dossards mais il y a aussi une réalité c'est que dans ces épreuves voilà tu l'as dit tout à l'heure t'en as fait une au moment de ta reprise où t'as mis 14 heures pour faire 60 kilomètres donc je pense qu'il y a eu des phases par lesquelles c'était peut-être un peu moins fun sur quoi est-ce que tu t'appuies tu dirais pendant ces courses pour les finir déjà et pour tu parlais de transformer le négatif en positif mais est-ce que c'est quelque chose que tu fais aussi pendant tes épreuves quand t'es en train de courir
UNKNOWN?
SPEAKER_00oui oui tout à fait donc tu vois 14 heures de course c'est extrêmement long surtout l'échappée belle tu as je sais plus je crois qu'il y a Il y a trois ravitaillements sur le parcours, sur 60 bornes, ce qui est relativement peu. C'est peu parce qu'en fait, tu vois, l'accès, il est très compliqué. C'est par hélicoptère. Donc, en fait, c'est assez compliqué pour eux. Les bénévoles, forcément, ils se tapent beaucoup de marge pour aller sur les ravitaux. Bref, donc, il y a peu de ravitaux. Donc, tu vois, peu de personnes. En fait, le peu de personnes que tu croises, c'est tes concurrents, entre guillemets. Encore, moi, sur les chapelets belges, je n'appellerais même pas ça des concurrents. J'appellerais plutôt ça des collègues d'aventure, clairement, parce que tu pars, t'es un peu une cordée, c'est comme le gars qui part faire le Mont Blanc et qui va trouver, qui est solo et qui va tomber sur trois alpinistes et qui va finir la voie avec lui, tu vois, qui va arriver au Mont Blanc avec ces trois gars-là, ils se connaissent pas, mais c'était une belle aventure, peut-être de deux heures, mais ils garderont ce beau souvenir. Tu vois, l'échappée belle, c'est pareil, l'échappée belle, tu pars, t'es au cœur d'une ville, Alvar, t'es, je sais plus, t'es, bref, t'es 300, voilà, t'es en groupe de 300, et puis après, chacun va à ses allures, et donc, tu t'éparpilles vite et tu peux vite te trouver tout seul, donc tout seul c'est assez long une course il faut s'y préparer, moi je m'étais beaucoup préparé mentalement en me disant bah voilà tu vas avoir peu de, parce que sur les ravitaux j'avais mon assistance, mais tu as que 3 ravitaux donc pour te donner un exemple mon premier ravitaux, donc j'ai vu mon assistance au départ à 8h, je les ai vus à 9h et de 9h du matin je les ai pas revus avant 19h le soir, donc ça veut dire qu'il y a extrêmement du temps qui passe entre tout ça, c'est à dire que c'est à toi de bien gérer, c'est à toi de partir avec ta nourriture, enfin bref tout ce qu'il faut, et donc tu ne peux pas, on va dire, couper et parler d'autres choses avec ton assistance. Donc, il faut le faire avec des gars que tu vas croiser sur le terrain. Et moi, j'ai eu la chance, l'Échappée Belle, pour ça, c'est une superbe course, assez conviviale. Et les gars, c'est vraiment des, moi, j'appelle ça même des aventuriers qui prennent le départ de cette course. Et je pense que beaucoup te le diront si tu as l'occasion d'en reparler avec d'autres. C'est vraiment cette expérience c'est une belle expression parce que c'est l'esprit je trouve qui règne sur cette course où c'est l'aventure et où en fait tu te retrouves seul donc c'est à toi d'avoir un bon mental et de pas douter c'est là aussi où il faut avoir un bon matos il faut connaître tout ton matos il faut être sûr que tu pars avec des bâtons qui ne casseront pas enfin c'est tout con mais il y a tellement de dénivelé qu'il faut penser à tout que ta flasque elle va pas se percer peut-être parce qu'il fait trop chaud enfin bref c'est des petits détails mais qu'il faut pas louper déjà pour éviter des une pensée négative et de se dire j'espère que ça va tenir ou j'espère que je vais arriver au bout non ça tu vois ça on n'y pense pas moi je me suis dit direct je veux mon objectif c'est faire sonner cette cloche tu vois la fameuse belle cloche de l'échappée belle elle est mythique c'est comme à l'UTMB quand tu traverses et que tu arrives sous l'arche de l'UTMB avec cette musique de fond ça fait vibrer là c'est ça c'est l'objectif tu te dis c'est des sacrifices j'en ai fait et j'en ferai encore pour vivre de grands moments comme ça et donc moi je m'étais dit ben voilà pense pas au négatif et puis dès que tu croises des gars sur la route sur le chemin quoi et ben n'hésite pas parle avec eux et puis voilà ça va le faire et puis tu vois j'ai fait je sais plus j'ai dû faire quelques kilomètres avec un groupe j'ai fait quelques kilomètres avec un autre groupe et puis à la fin on est tombé avec une cordée de 10 gars et on a fini ensemble et après on a tapé un sprint pour le fun avant l'arrivée enfin c'était vachement ludique et au final j'ai transformé peut-être une course que certains te diront bah elle était galère bah en course dure c'est clair qu'elle était costaud j'ai mis un mois à m'en remettre c'est clair mais où j'ai transformé enfin où j'ai eu aucune pensée négative et que c'était que du fun voilà et pourtant c'est une des plus dures et plus corsée après la diagonale des fous
SPEAKER_01quoi ouais super c'est intéressant de voir comment t'as utilisé quelque part le collectif en fait le collectif je crois que c'est Nahuel je crois que c'est Nahuel qui disait ça sur l'épisode qu'on a fait ensemble il disait qu'il est passé parce que c'est un ancien footballeur lui oui tout à fait il joue en N2 je crois il est passé du sport collectif le plus individualiste au sport individuel le plus collectif avec le trail super façon de le résumer c'est ce que tu viens d'expliquer génial intéressant super intéressant écoute je serais curieux de savoir si tu peux peut-être nous parler aussi de comment est-ce que la transition est en train de se faire pour toi d'un point de vue très concrètement entre un trail runner amateur et un trailer qui maintenant fait partie d'une team et qui a des objectifs affichés qui est suivi etc qu'est-ce que ça a impliqué comme changement de rythme comme changement dans l'entraînement quels sont les impacts sur ta vie je serais curieux de savoir comment se fait, à quoi elle ressemble cette phase de transition
UNKNOWN?
SPEAKER_00Oui, ça c'est une bonne question. C'est même une belle question qui m'intéresse encore sur le sujet parce que je mets des choses en place, mais je m'inspire aussi de grands noms qui eux sont passés par là aussi. Tu vois, en France Oden, il y a beaucoup de grands noms à suivre et d'exemples, je dirais. Et bien, tout simplement, à une phase un peu... Une phase un peu tremplin où tu passes du loisir. Franchement, il ne faut pas avoir peur de le dire. Vraiment de loisir à afficher des ambitions. tout en restant humble bien sûr mais disons sans se cacher vraiment en s'affirmant dans cette position là même si je suis conscient qu'il y a du boulot et que le chemin est encore long avant d'arriver à un niveau comme Nicolas Martin ou tant d'autres voilà bien sûr mais on va dire que cette phase là elle est cruciale si tu veux performer et être déjà dans de bonnes conditions moi la première chose c'est que je suis passé déjà mes volumes d'entraînement pour moi quand je courais 3 fois par semaine c'était énorme tu vois pour dire ça il y a 2 ans il y a 2 ans et demi en arrière je courais 3 fois par semaine pardon c'était énorme donc admettons 3 fois une heure ou non ou allez non je faisais si on va parler en kilomètres je faisais je sais pas 20 bornes 20 bornes semaine j'étais content tu vois c'était le loisir bon là on peut plus attention à ce que
SPEAKER_01tu vas dire parce que c'est mon rythme alors fais
SPEAKER_00gaffe non non après par contre tu vois c'est tout à fait respectable c'est tout à faire respectable, tu vois, à l'échelle d'une personne, de chaque personne à ses objectifs et à ses, comment on va dire
UNKNOWN?
SPEAKER_00à des objectifs propres à lui en fonction du temps qu'on lui accorde à cette pratique de sport. Ça, c'est vraiment respectable. Et tu vois, j'admire totalement. Une personne qui va faire un 10 km, j'admire parce que peut-être qu'elle va te le sortir en 30 minutes. Moi, je ne les sors pas les 30 minutes en 10 km. Donc, je suis bon, mais pas sur du très court non plus. Donc, tu vois, chaque distance est propre à chacun et c'est tout à fait respectable et à ce qu'il peut faire aussi. Donc ça, il faut aussi en être conscient. Moi, personnellement, je suis en train de me découvrir. J'ai vu que l'Ultra Trail par exemple c'est pas pour moi en tout cas je suis trop jeune peut-être pour le faire j'avais des doutes mais voilà j'ai essayé deux petits ultras un de 62 parce que l'échappée belle on peut un peu le classer comme un ultra étant donné qu'il est assez long et dur et puis un 75 km bon j'ai vu que c'était un peu trop dur je pense physiquement physiologiquement je pense que j'ai pas la structure pour par contre tu vois on a mis beaucoup de choses en place enfin j'ai mis beaucoup de choses en place parce que c'est personnellement donc bah déjà le fait d'être suivi par un on va dire avec du sur-mesure si on peut appeler ça comme ça ça aide énormément tu vois avec des plans d'entraînement avec des volumes appropriés sans se blesser avec des temps de récupération à étudier en fonction d'un travail donc j'ai aussi un travail je suis paysagiste à côté j'ai une double activité on va dire je suis paysagiste donc de formation et donc c'est mon métier et à côté jeune athlète donc c'est il faut arriver à trouver un équilibre forcément entre ben voilà il faut que je m'entraîne mais aussi il faut que je travaille forcément donc Donc, moi, c'est un équilibre que j'aime bien parce que ça permet de se changer les idées. Et mine de rien, le paysage, c'est costaud. Donc, ça me fait mon renforcement musculaire. Autant, tu vois, allier l'utile à l'agréable. Donc, non, non, c'est pas mal. Donc, tu vois, c'était des choses à mettre en place parce que forcément, il faut arriver à trouver… Puis, il y a aussi un équilibre avec ta vie, tu vois, vie, vie, famille, vie personnelle. Donc, c'est beaucoup de choses à concilier. C'est beaucoup de choses à mettre en place. Mais ça se fait, on va dire… Au fur et à mesure, tu tentes des choses, tu vois que ça ne marche pas forcément. Tu vas peut-être t'entraîner à des heures finalement qui ne conviennent pas. Peut-être plus t'entraîner différemment. Et puis, j'ai intégré aussi, on va dire, tu vois, un staff médical avec un suivi régulier parce que finalement, on s'entraîne beaucoup avec des gros volumes, mais avec plusieurs heures semaine. Mais finalement, je me suis aperçu que tu vois… il faut optimiser à fond donc peut-être qu'il faut s'imprégner des grands sportifs et mettre ça peut-être dès mon plus jeune âge à mon échelle à mon niveau bien sûr adapté mais ça peut pas être mal tu vois c'est déjà commencer à protéger son corps à faire en sorte que j'ai une carrière plutôt longue et pas plutôt au bout de deux ans le gars il peut plus courir parce qu'en fait il a pas fait tout ce qu'il fallait il est passé à côté de plein de choses alimentairement c'est pareil alimentairement Argumentairement, je ne te cache pas que je bookline énormément. Je m'intéresse énormément à la nutrition. Je suis parti de quasiment zéro à… à une hygiène de vie lambda forcément j'ai jamais fait trop d'excès tu vois mais maintenant je regarde quasiment tout ce que je mange c'est pas une obsession tu vois mais bon je m'y intéresse quoi donc je fais gaffe donc il y a eu pas mal de choses des rééquilibrages à droite à gauche on va dire alimentairement sportivement et puis bah forcément tu vois comme je te disais un peu tout à l'heure faut aussi faire attention au matériel tu vois à l'époque moi je mettais une paire de chaussures ok il y avait des bons crampons ok on peut courir avec allez et ben je pars avec elle était belle elle avait une belle gueule la chaussure je la prenais non tu vois ça on peut plus tu vois à l'heure actuelle bon ben je suis conscient que ça aussi ça peut t'amener à te blesser ça peut t'amener une chaussure qui est pas faite pour soi ça peut être aussi grave que voilà que plein de paramètres nous respecter donc ben voilà je fais aussi attention au matériel j'aime bien faire des tests de matériel à mon échelle mais aussi des fois pour des magasins lorsque j'ai enfin je suis invité donc c'est cool euh Voilà, c'est plein de petits détails. On va dire que c'est l'accumulation de petits détails au quotidien et sur du long terme. qui vont faire que tu vas passer aussi... Que tu sais que ton matériel est optimum. Vraiment, tu sais que quand tu prends une course, ton matériel est sûr, il est adéquat, il est pour toi. En fait, tu laisses place à aucune part de doute. Et quand tu pars comme ça, déjà, tu as déjà un gros point positif et un gros point faible que tu élimines. Et ensuite, il y a plusieurs choses comme ça. C'est vraiment l'accumulation de petites choses. Et puis, le fait... voilà de se faire plaisir aussi au quotidien quoi puis d'être bien entouré voilà surtout d'être bien entouré ouais et puis de faire ce qu'on voilà de ce qui nous ressemble voilà
SPEAKER_01ce qui nous plaît j'aime bien ce que tu dis sur le en fait l'effet cumulé des petits ajustements à droite à gauche qui sont pas forcément des petits ajustements d'ailleurs comme l'alimentation l'alimentation c'est un peu juste notre carburant donc je comprends tout à fait que tu dises que maintenant tu fais gaffe à ce que tu manges tu sais ça me fait penser je sais pas si tu connais cette histoire mais enfin cette histoire oui cette histoire je crois que c'était l'équipe de cyclisme de Grande-Bretagne qui avait changé de coach je sais plus exactement quand c'était et ça faisait la course référence était le Tour de France ça faisait je sais pas des décennies qu'ils avaient gagné aucune étape du Tour de France etc et en fait l'approche de ce coach c'était les les comment est-ce qu'on dit en français les les gains marginaux les gains marginaux donc c'était de dire si on arrive à améliorer ce qu'on fait dans plein de domaines différents de juste 1% dans chaque domaine en fait l'effet cumulé fait que ça aura des conséquences juste énormes ils ont commencé à faire des choses mais complètement dingues tu vois je crois que tous les coureurs se trimballaient avec chaque fois qu'ils étaient en déplacement ils avaient leur propre matelas chaque coureur avait son matelas qui était adapté à sa morphologie pour maximiser le temps de sommeil, des trucs vraiment très poussés. Et au final, les résultats ont été incroyables. Je ne suis plus exactement sûr de quel était le nom de ce coach et de quand ça s'est passé, mais c'était un peu cette approche de dire qu'on fait plein de petits ajustements à la marge, mais en réalité, tous ces ajustements cumulés payent. Et du coup, concrètement, aujourd'hui, tu t'entraînes comment
UNKNOWN?
SPEAKER_01Parce que tu as un métier, tu l'as dit, qui est manuel. Donc, j'imagine que tu es dehors toute l'année, qu'il pleuve, qu'il neige, qu'il vent. donc comment est-ce que physiquement déjà tu arrives à t'organiser pour avoir un certain rythme d'entraînement et puis et puis comment est-ce que tu utilises ton temps si tu prends une semaine type s'il y en a une comment est-ce que comment est-ce que tout est organisé et ouais à quoi ça
SPEAKER_00ressemble ouais ouais bah oui c'est un sacré métier ouais assez physique mais il y a pire mais ouais ouais non c'est et puis bah le côté manuel comme tu dis non alors bah ouais une semaine type c'est Je travaille, on va dire, en journée. Après l'été, j'ai la chance du coup de travailler que le matin, tu sais, avec les conditions climatiques. Donc ça, c'est vraiment bien. Ça me laisse le temps de m'entraîner l'après-midi. Ça, c'est bien. Et puis même d'avoir des phases de repos aussi, c'est aussi important. Mais globalement, une journée type, c'est travail en journée. Et puis des fois, j'ai… Alors l'été, j'arrive à cumuler plusieurs entraînements. la même journée. Donc, avec des phases de renfort, des phases de récup, des phases d'entraînement, on va dire, ciblées, des entraînements cibles. Et après, sinon, on va dire lambda sur l'année complète, c'est... C'est 12 mois de course à pied. Vraiment par plaisir. Vraiment, ça, c'est vraiment ce qui me fait plaisir. Et avec des gros volumes qui varient chaque semaine en fonction des objectifs, en fonction de la difficulté de l'objectif. Et donc, c'est travail. Enfin, mon métier de paysagiste. Et donc, ensuite, on va dire entraînement, rentrant. Donc, j'arrive à faire ce lien. C'est assez,
SPEAKER_01on va dire, rythmé, mais j'aime bien. C'est cool. Donc, tu n'es plus à trois séances par semaine, j'imagine. Tu me disais qu'avant, quand on faisait trois ou vingt kilomètres, c'était la semaine type. J'imagine que ce n'est plus le cas aujourd'hui.
SPEAKER_00Oui, non, du tout, non. Après, en termes de kilomètres, c'est assez variable. Mais si on parle en termes d'heures, c'est une bonne dizaine d'heures par semaine, quoi. donc après bah ouais ouais ouais tu vois si on parle parce que bon les kilomètres c'est vrai que des fois ça veut pas dire grand chose mais si on parle en volume d'heure ouais c'est ouais déjà une bonne dizaine d'heures si on cible avec du travail ciblé et fait correctement plutôt en qualitatif qu'en quantitatif ouais on va dire qu'on est sur ça ouais plus ou moins après comme je te dis c'est variable tu vois pour préparer une échappée belle
SPEAKER_01c'est plus long mais une moyenne et puis à cette dizaine d'entraînement, il faut rajouter les heures de repos également. Surtout, encore une fois, comme tu as un métier manuel, ce n'est pas comme si tu pouvais te reposer au bureau derrière ton écran. Je pense qu'en termes d'organisation, ça doit avoir son impact. Excellent. On a pas mal parlé du parcours. On a évoqué plusieurs fois le fait que maintenant, tu as des ambitions et que tu les assumes et que c'est important en avec humilité, mais voilà, de quand même les affirmer. Donc, je serais curieux de savoir quelles sont ses ambitions, tu vois, sur quelles courses est-ce que tu te projettes
UNKNOWN?
SPEAKER_01Où est-ce que tu aimerais aller
UNKNOWN?
SPEAKER_01Quelle est la direction que tu as prise pour la suite de ta carrière de trailer
UNKNOWN?
SPEAKER_00Alors, le choix est clairement, pour l'instant, défini. Ça serait vraiment de performer sur des courses à l'entre-20 et on va dire… 30 kilomètres avec max 2 000 de D+. Donc, tu vois, des trails plutôt courts, punch, mais qui me ressemblent un peu par mon caractère aussi. Tu vois, des trails où il faut envoyer, quoi. Des trails où clairement, ça relance, quoi. Donc, ça serait... Ouais, idéalement ça, en tout cas. C'est vraiment... le bilan de cette saison-là, de la saison 2021, j'aime bien faire des petits bilans. Clin d'œil à Marie-Laure, d'ailleurs, ça aussi, c'est quelque chose que j'ai appris à noter les points négatifs, points positifs. Et donc, voilà, ça serait également sur ce genre de course. Et clairement, la saison qui arrive, donc 2022, j'ai envie de faire une belle course sur le 23 km du Mont-Blanc. Voilà, c'est lors du grand week-end, du marathon du Mont-Blanc, où tu as le 90 km, le 42 et le 23 il y a un 10 et un KV et moi là j'ai été retiré au sort pour le 23 et le 23 il me tente bien j'ai bien envie en tout cas de performer sur ce profil là après il y aura beaucoup d'échéances tu l'imagines bien sur une saison il y a énormément d'échéances mais ouais on va dire qu'à court terme ça serait donc là j'aimerais faire une belle perf sur le marathon du Mont Blanc j'aimerais également bien performer à Sierre Zinal normalement je devrais la faire cette saison aussi Donc, la grosse course en Suisse, là, ça paraît une belle course qui me fait de l'œil. Et après, dans les années à venir, ouais, ça serait sur du trail court, voilà, avec maximum maratrail, tu vois, 42, 43 kilomètres, du trail court, un peu à l'image, un peu Nicolas Martin, tu vois, ce genre de trail court qui motive… voilà c'est un peu ça où il faut envoyer où en fait les bâtons on s'en sert même pas parce que parce qu'il t'envoie quoi où ça court ouais où il y a un peu de punch un peu de ouais ça j'aime bien tu vois tu vois je me suis rendu compte que l'ultra on marchait trop
SPEAKER_01mais non ouais voilà ok c'est noté bah écoute on regardera tu nous diras ce que ça ce que ça a donné avec plaisir sur ce 23 km et bah écoute un grand grand merci à toi Thomas on arrive au bout je serais curieux de savoir si peut-être tu peux tu vois quel serait le mot de la fin pour toi fort de toutes ces expériences entre la blessure cette sorte de de monter en compétence entre guillemets en tout cas cet envol que tu es en train de prendre dans ta discipline qu'est-ce que qu'est-ce que ça t'inspire comme message que tu voudrais partager
SPEAKER_00bah clairement qu'il faut il faut foncer il faut pousser les murs il faut il faut croire en soi et puis et puis ne pas hésiter ouais franchement à réaliser ses projets, tu vois, même les plus fous. Moi, je pense que vu qu'on n'a qu'une vie, autant en profiter, tu vois, et autant vivre sa passion ou ses passions pleinement et puis, pour avoir aucun regret, tu vois, ça passe tellement vite et puis, jamais perdre espoir, tu vois, foncer et puis, ouais, non, mais il faut essayer, au moins essayer de réaliser ses projets, peut-être en partie, mais voilà, il faut essayer, quoi, pour ne pas avoir de regrets, quoi.
SPEAKER_01J'adore. J'adhère 100%. 100%. Écoute, un grand, grand merci Thomas. C'était super de pouvoir échanger avec toi sur ton parcours, ce qui t'est arrivé en cours de route, comment est-ce que tu as géré ça et ce vers quoi tu te diriges aujourd'hui. En tout cas, moi, j'ai clairement senti l'énergie, la passion pour le trade. Donc, je pense que ce sera le cas pour tout le monde. Et puis, je te souhaite, qu'est-ce que je peux te souhaiter
UNKNOWN?
SPEAKER_01Le meilleur dans la suite et de prendre le départ de plein de belles épreuves et puis surtout de t'éclater de t'éclater sur
SPEAKER_00celle-ci et bien écoute un grand merci à toi Loïc c'était vraiment fun en tout cas très convivial pour moi et puis très sérieux bien sûr de pouvoir participer à ce podcast franchement c'était vraiment chouette puis big up à toi parce que je sais que tu passes énormément de temps à réaliser et puis derrière à produire ces podcasts donc voilà déjà un grand coup de chapeau à toi c'est vraiment vraiment fun et vraiment chouette tout ce que tu fais et puis bon allez je te mets au défi si tu veux faire une course et ben n'hésite pas tu viens et puis on fait un maratrail ou un 30 kilomètres ensemble si tu veux
SPEAKER_01n'hésite pas
SPEAKER_00tu me dis tu me dis et puis ben moi écoute je t'accompagne je t'accompagne on fait même en 20 kilomètres
SPEAKER_01voilà bon ok ben écoute maintenant que tu l'as dit si tu es motivé on va s'organiser un grand merci Thomas merci à toi