Vraiment, moi, ma philosophie de vie, c'est de faire ce qui me fait vibrer, de poursuivre mes passions, d'être à 110% dans mes projets. Moi, je n'arrive pas à me dire je vais dans un projet, mais je le fais tranquillou à 80%. Ce n'est pas moi. Ce qui va mener aux plus belles choses dans sa vie, c'est d'aller faire les choses qui nous font peur et qui nous tiennent à cœur.
SPEAKER_01Hello, hello, c'est Loïc Blanchard, le créateur et host du podcast indépendant Les Frappés. Je suis un ancien sportif de haut niveau, aujourd'hui reconverti en sportif aventureux, mais aussi entrepreneur, coach et préparateur mental certifié. Passionné d'outdoor et de défis en tout genre, j'ai voulu créer une communauté autour des valeurs de résilience, de dépassement de soi et de détermination, en vous offrant chaque semaine des conversations inspirantes avec des invités incroyables issus d'univers très variés. J'ai reçu aussi bien des athlètes olympiques que des entrepreneurs à succès, des aventurières professionnelles ou encore des anciens des forces spéciales. Leur point commun, la passion pour leur projet et l'audace de se lancer. Alors fonçons ensemble découvrir mon invité de la semaine. Excellente écoute à vous les frappés
UNKNOWN!
SPEAKER_01Bienvenue sur le
SPEAKER_00podcast, Diane. Merci à toi, merci de
SPEAKER_01m'avoir invitée. Je suis ravi de t'accueillir, merci beaucoup d'avoir libéré du temps entre ton job, tes entraînements. D'ailleurs, on va en discuter parce qu'entraînement, je ne sais pas si tu es encore sur les deux disciplines que tu pratiques ou pas, mais en tout cas, je sais que tu es très busy, donc c'est vraiment super que tu aies pu te libérer. Merci beaucoup pour ça. Et puis moi, je suis ravi de t'accueillir parce que tu viens d'un univers, d'une honnête pour ne pas dire pas du tout, elle est peut-être longue. Et puis là, tu es en train de gérer un changement que je trouve hyper intéressant et hyper courageux. Donc, je suis vraiment curieux que tu puisses nous en dire plus. Mais écoute, ce que je te propose, c'est tout simplement de commencer par te présenter, de nous dire qui est Diane.
SPEAKER_00Merci déjà de m'accueillir sur le podcast que j'ai déjà regardé quelques petits épisodes, enfin plutôt écouté quelques petits épisodes. Et c'était vraiment intéressant d'avoir des profils variés comme dans l'effort spécial, d'avoir aventurier, c'était vraiment top. Donc, un honneur d'être dans ce podcast. Et du coup, qui c'est Diane
UNKNOWN?
SPEAKER_00C'est quelqu'un multifacette, plusieurs casquettes. Du coup, je commencerai à la base. Du coup, je suis athlète, athlète de haut niveau, du coup, en athlétisme. Donc, je faisais de l'héptathlon. Donc, du coup, pour resituer pour les personnes qui ne savent pas exactement ce que c'est, c'est cette discipline de l'athlétisme. Donc, c'est présent à Joselin Donc, c'est une discipline exclusivement féminine parce que l'équivalent, c'est le dégât de long chez les hommes. Du coup, on fait sept épreuves en deux jours. Donc, c'est toujours le même ordre. Donc, du coup, c'est 100 mètres haies, 100 hauteurs, lancée de poids, 200 mètres. Donc, ça, c'est la première journée. Et la deuxième journée, c'est saut en longueur, lancée de javelot et on finit par 800 mètres. Donc, ça, c'est ce que j'ai fait pendant 12 ans. Donc, voilà, au niveau, j'ai fait six sélections en équipe de France. France, dans les Chambas d'Europe à Berlin, donc ma meilleure expérience en 2018. Donc voilà, c'est incroyable de courir devant 60 000 personnes. Et du coup, vu que comme dans mon sport, comme dans mon ancien sport, je n'aime pas m'ennuyer. Du coup, j'ai fait des études à côté, donc études d'ingénieur à Lyon, donc spécialité sciences et génie des matériaux. Sauf que j'ai fait des premiers stages en recherche parce qu'on est obligé de passer un peu par le monde de la recherche et des stages scientifiques, ce qui est logique pour une école d'ingénieur et j'ai senti qu'il manquait un petit quelque chose parce que j'avais besoin en plus, il me manquait un peu le côté humain, du coup j'ai complété avec un master en management et en finance à l'EM Lyon et du coup là je fais mon stage de fin d'études à la BPI, donc c'est la banque publique d'investissement et du coup c'est un stage un peu qui mêle un peu les deux milieux parce que du coup je suis chargée d'études d'innovation, donc ça veut dire en fait je vois les startups innovantes de l'écosystème Moi, je suis sur Paris. Et du coup, elles me présentent leurs projets, leurs programmes de recherche et développement, qui elles sont, d'où elles viennent, où elles vont. Moi, j'analyse du coup tout ça. J'analyse aussi leurs performances financières. Et après, moi, je vous mets une proposition d'un montant pour une subvention, un prêt ou un accompagnement. Donc, c'est hyper varié, hyper intéressant. J'ai des projets sur les crypto-monnaies. J'ai des projets sur des robots chirurgicaux avec des chirurgiens. Là, je viens d'avoir une tofuiterie pour des circuits courts sur Paris donc c'est vraiment il y a vraiment tout et vraiment on pivote donc c'est pas mal et justement en parlant de pivot bah du coup moi j'ai décidé là il y a 6 mois de changer de sport donc de partir de l'héptathlon au rugby à 7 et du coup dans l'optique de Paris en 2024 donc voilà petite présentation générale et sinon dans ma vie perso j'adore voyager je suis partie 2 mois toute seule en Nouvelle-Zélande pour faire pour faire des randonnées et rencontrer des gens et voilà et je suis un peu à peu près tout m'intéresse quoi tant que c'est intéressant ce qui est logique
SPEAKER_01Waouh, quel parcours en tout cas
UNKNOWN!
SPEAKER_01Incroyable, punaise
UNKNOWN!
SPEAKER_01Donc, études d'ingénieur, couplée avec un master à l'EM Lyon, 12 ans dans une discipline, l'heptathlon, et maintenant une reconversion en rugby A7. Punaise, ça fait effectivement beaucoup de casquettes à gérer. Mais première question, peut-être juste par rapport à l'heptathlon, je ne savais pas du tout que c'était une discipline uniquement féminine, et tu disais que le décathlon n'est pas ouvert aux femmes, c'est ça
UNKNOWN?
SPEAKER_01Il y a eu le penchant féminin qui a été créé à travers
SPEAKER_00l'heptathlon. Oui, c'est ça. En fait, ça vient de quelque chose de sexiste à la base, c'est que les femmes ne pouvaient pas faire du soi à la paire jusque dans les années 80 et c'est rentré aux Jeux Olympiques en 2000, ce qu'on ne considérait pas capable de faire ça. Et aussi juger que ça allait être trop dur de faire 10 disciplines pour une femme. Du coup, au début, il y avait du pentathlon, donc 5 disciplines. Après, ils en ont mis 7 et Et depuis, en fait, ils ne changent pas sur les programmes. Ils invoquent des problèmes de place. Mais c'est surtout qu'il y en a qui disent que c'est une histoire d'avoir sa discipline. Pour moi, il devrait y avoir la parité. Ça, c'est clair. Mais ça ne bouge pas à ce niveau-là sur les instances, ce qui est bien dommage. Du coup, c'est l'une des... Je pense que c'est la seule discipline au monde qui n'est pas ouverte aux deux. Après, en soi, c'est possible de faire un décathlon. Il y a des femmes qui en font. Personne ne nous empêche. Mais par contre, sur les grosses compétitions internationales, Jeux Olympiques, Champagne du Monde, Champagne d'Europe, c'est que de l'héptathlon, donc peu d'intérêt
SPEAKER_01de faire du décathlon, sinon. Ouais. C'est dingue, ça. Ok, je ne savais pas du tout. Comme quoi, il y a encore des disciplines dans lesquelles il y a des choses peut-être à faire évoluer, mais ok. Ouais, assez fait. Ouais. Et alors, un autre fun fact que j'ai lu dans un de tes articles sur l'héptathlon, c'est qu'en fait, les épreuves durent deux jours, c'est ce que tu nous expliques juste avant par contre si on chronomètre chacun de tes efforts sur ces 7 disciplines c'est moins de 10 minutes c'est ça au
SPEAKER_00total ouais c'est ça parce que en soi si on enlève tous les échouements si on prend juste le temps d'efforts comptabilisés c'est que des efforts courts 100 mètres ça va être 13 secondes la course la plus longue ça va être le 800 mètres ça va être un tout petit peu plus de 2 minutes et en soi des sauts en hauteur ça prend peut-être 10 secondes pour chaque saut donc en fait il y a c'est très très court mais au final très très long dans l'effort donc du coup c'est ça qui est compliqué à gérer c'est qu'il faut vraiment arriver à gérer d'avoir des hauts très hauts très courts sur deux jours et après tout le moment c'est comment se préparer pour avoir que ces hauts soient le plus haut possible et du coup avoir des moments de récupération rester en pression mais quand même arriver à y redescendre pour regagner son afflux, regagner son énergie donc c'est une vraie école de la vie, arriver à mettre de l'intensité au moment où il faut, là où il faut et pas avant, pas après et arriver quand même à bien s'échauffer parce que c'est sûr on n'arrive pas
SPEAKER_01en mettant ses pointes et on s'en mettrait comme ça je crois que tu l'as très bien résumé je ne connais pas du tout ta discipline mais c'est ce qui m'est venu en tête quand j'ai vu moins de 10 minutes d'effort sur 2 jours j'ai tout de suite pensé comment est-ce que tu gères le fait de rester 100% focus sur 48 heures sachant que au final dans l'effort tu y es assez peu de temps parce que même si tu as changé de discipline tu as quand même fait 12 ans au plus haut niveau comment typiquement est-ce que tu préparais et comment est-ce que tu réalisais une épreuve sur deux jours avec ce niveau d'intensité c'était quoi les outils que tu mettais en place en phase de préparation et pendant l'épreuve
UNKNOWN?
SPEAKER_00comme tu dis c'est des outils à mettre en place ça s'est fait vraiment progressivement en fait je pense que c'est comme tout il faut pratiquer pour arriver à trouver sa bonne méthode et trouver en fait ce qui marche parce qu'on a beau faire des plans pour moi il faut être dans l'action et faire et du coup ça vient petit à petit surtout que les formats évoluent parce que par exemple quand on est petit à petit niveau ça va être beaucoup plus condensé en fait la première journée ça va être de 14h à 18h et la deuxième ça va être de 10h à 15 heures donc en soi c'est beaucoup moins long alors que par exemple au niveau international il va y avoir une première et deux premières épreuves le matin de 8h à midi après il va y avoir 7h de pause et on va revenir sur la session du soir donc de 20h à 22h puis on va repartir le lendemain sur la session du matin de 10h à 11h puis on va avoir une pause de 6-7h et on va repartir sur la dernière épreuve vers 20h donc en fait c'est ça va changer donc c'est un gros travail déjà je pense qu'il y a premièrement il y a un gros travail physique à faire déjà pour être prêt à encaisser tout ça mais pour moi il y a un gros travail mental parce que pour moi c'est bien d'être prêt physiquement mais pour moi dans la perf il y a au moins 60% de mental donc ça c'est clair et du coup moi j'ai pas mal travaillé avec un préparateur mental sur tous ces aspects parce que moi j'ai des j'avais vraiment le tempérament qui allait et de jamais redescendre en pression moi au début j'étais à fond pendant deux jours sauf qu'à la fin j'étais morte et forcément je perdais de l'implu parce qu'on peut pas être à fond pendant deux jours enfin on aimerait bien mais c'est pas possible ça serait beau quand même mais du coup j'ai appris à pas mal travailler sur ça donc à vraiment me préparer déjà en amont donc comme tu dis c'est hyper important enfin tu l'avais mention Donc, déjà, en fait, de savoir à quelle heure on passe sur chaque épreuve, quelle intention on veut mettre sur chaque épreuve, savoir exactement, en fait, avoir dans la tête chaque épreuve. C'est hyper important parce qu'en fait, si on arrive et qu'on ne sait pas qu'est-ce qu'on doit faire, en fait, c'est de l'énergie qu'on va perdre sur le moment. Alors qu'en fait, si on s'est déjà préparé en amont à qu'est-ce qu'on va faire, c'est beaucoup plus facile. Et bien sûr, il faut se préparer aux circonstances. Du coup, en fait, ce que je faisais, c'est que je préparais plein de scénarios alternatifs dans ma tête. par exemple si j'expose mon record à la première épreuve comment je réagis, qu'est-ce que je fais et comment j'arrive à redescendre en pression et à l'inverse si ça s'est pas bien passé comment je réagis et comment je me remobilise sur la suite parce que ça c'est mon préparateur mental qui me l'a dit et en fait si on a déjà visualisé la situation il suffit de ressortir le petit tiroir et d'avoir la réponse adéquate alors que si on la découpe sur le terrain forcément on va plus avoir tendance à paniquer, à ne pas savoir et ça va être de l'énergie perdue et on n'aura pas forcément la bonne réponse adéquate donc déjà j'essaye de me préparer à toutes les éventualités, donc ça est hyper important et ensuite j'ai pas mal utilisé la respiration, c'est quelque chose aussi que j'utilise même dans ma vie de tous les jours, en fait juste se poser 5 minutes et faire un exercice qu'on appelle cohérence cardiaque, donc respirer enfin inspirer 5 secondes respirer 5 secondes et c'est vrai que ça perd Ça permet de vraiment calmer, de se remettre les idées en place et c'est important. Donc ça, je l'utilise pas mal. Et puis après, quand il y a des grosses, grosses pauses, comme dans les grands shumunas, moi, je me suis fait piéger à mon premier grand shumuna parce que je n'avais pas l'habitude de gérer une pause de six heures. Mais maintenant, ça va, j'arrive. C'est vraiment se déconnecter, aller parler à d'autres personnes, tout simplement leur parler d'autres choses, rigoler. Moi, c'est ce qui marche le mieux. et voilà et puis après se restaurer pour être bien physiquement mais en vrai si le mental suit le
SPEAKER_01physique suit si on est entraîné quand même c'est super intéressant cette notion de déconnexion tu vois moi je viens d'un univers assez différent le judo c'est aussi je dirais que c'est plutôt de l'intensité quand même parce que les combats j'avais commencé c'était 3 minutes et après enseigneur 5 minutes donc c'est relativement court court comme effort, tu vois, par rapport à un match de rugby. Mais par contre, en termes de durée d'épreuve, c'était peut-être maximum une journée, tu vois, souvent plutôt une demi-journée, une après-midi, une matinée. Ce qui fait que quand tu parlais de déconnexion et moi, je me suis replongé dans mes années judo, moi, je pense que j'étais plutôt au contraire du fait de la durée assez courte de l'épreuve. J'étais plutôt en mode surtout ne pas déconnecter, tu vois, dans ma bulle tout le temps. Typiquement, je n'allais pas parler à d'autres personnes j'allais pas faire un tour dehors à moins qu'il y ait vraiment deux heures d'attente c'était la bulle la bulle la bulle donc c'est intéressant de voir les différents schémas au final par rapport à la durée de l'épreuve
SPEAKER_00ouais c'est vrai que la bulle moi je voulais au début je voulais vraiment la garder mais en fait c'est humainement pas possible et du coup en parlant avec justement moi j'ai eu l'occasion de côtoyer pas mal de champions championnes Antoine et Nana Jimou qui avaient une meilleure et je les voyais sortir de leur bulle et je me suis dit il faut que j'arrive à sortir de ma bulle aussi. Du coup, j'aurais demandé des petits conseils et c'est comme ça que ça se fait. Il faut prendre l'exemple sur les meilleurs et
SPEAKER_01essayer d'appliquer ce qui marche à soi. Génial. Génial. Et alors, comment est-ce que tu gères la nuit entre les deux journées
UNKNOWN?
SPEAKER_01C'est tout bête, mais tu vois, je me dis, encore une fois, si je me replonge dans mon passif à moi, j'aurais été, je pense, hyper stressé. Je pense que j'aurais vraiment eu du mal à accueillir ce moment de repos et à ne pas me projeter sur les épreuves du lendemain. demain refaire de la visualisation tu vois me réimaginer tous les scénarios
SPEAKER_00bah en vrai c'est vrai qu'elle est importante mais pour moi c'est plus avant qui est important enfin au niveau du sommeil pour moi il faut plus être hyper reposé en fait quand on arrive donc les deux semaines précédentes avoir vraiment vraiment bien dormi et après en fait on sait que cette nuit là on va pas forcément ça va pas être la meilleure nuit de notre vie souvent les courses souvent ça dure même si on l'optimise ça dure 5 heures entre la sortie de la dernière épreuve le temps de manger le temps d'aller faire des soins au kiné le temps de se réveiller le lendemain 3h avant l'épreuve on sait qu'elle va être courte donc déjà il faut l'accepter il ne faut pas se dire je ne vais pas avoir mes 8h-9h de sommeil je panique il faut en récupérer pas mal avant et puis après pareil exercice de respiration j'utilise une petite application Headspace je ne suis pas sponsorisée c'est pas de l'application je l'utilise Et ils ont des petites applications, des petits audios de sommeil. Et du coup, j'essaye d'en mettre et souvent, ça me calme aussi. J'essaye de lire un livre parce que ça apaise de couper les écrans. Les choses classiques d'une nuit de sommeil, de ne pas tout révolutionner. En fait, il ne faut pas essayer de tout révolutionner le jour J. Il faut faire ce qui marche pour dormir de manière normale et essayer de réenforcer un peu les principes.
SPEAKER_01Et pour peut-être pour rentrer dans le détail sur la partie préparation physique, même si j'ai bien noté que ta vision des choses, c'est que 60% à peu près de la performance se fait au mental. Et bon, à titre perso, je suis 100% d'accord avec toi. Mais sur la partie préparation, quelle était ton approche, sachant que tu avais sept disciplines à
SPEAKER_00couvrir
UNKNOWN?
SPEAKER_00C'est vrai. Du coup, mon approche, elle a évolué. Au début, j'étais vraiment un peu en mode brun. Je me suis dit, il faut que tu aies une caisse monstrueuse que physiquement tu sois monstrueuse et la technique il y aura un peu de technique qui sera mis dessus c'était un peu la vision du début donc ça a pas mal marché après j'ai quand même eu pas mal de pépins quand j'étais jeune je me suis fait le croiser, j'ai eu un corset pendant plusieurs mois, je me suis fait des orientorses à la cheville et du coup ça m'a fait pas mal réfléchir je me suis dit c'est bien de vouloir avoir un gros physique mais à force de vouloir le pousser au maximum en fait tu te blesses avant de pouvoir t'exprimer et toutes mes années entre 16 ans et 20 ans en fait je savais que j'étais forte mais je pouvais pas m'exprimer en fait parce que j'étais tout le temps blessée donc je me suis bah en fait ça sert à rien parce que faut mieux être un peu moins en forme et pouvoir s'exprimer que être blessée parce qu'en fait on peut pas s'exprimer c'est le pire et du coup bah j'ai re-réfléchi je me suis bah en fait le plus c'est pas toujours le mieux enfin Des fois, il faut mieux... Ce qui était dur à accepter, je me suis dit qu'il faut faire les choses intelligemment à des moments, mettre des grosses séances et bien s'envoyer. Ça, ça a toujours été ma force. Il y a beaucoup à l'heptaclone, par exemple, qui ont peur du 800 mètres parce que c'est l'épreuve qui fait le plus souffrir. C'est l'actique, le cœur monte à 205 pulsations, on finit vraiment mal. Alors que moi, j'ai toujours aimé me surpasser, aller dans la souffrance. Moi, c'est vraiment... que j'affectionne je sais pas pourquoi parce qu'en fait j'ai l'impression que quand je me suis donnée à 120% que je finis en croix bah j'ai l'impression que je suis allée au bout de moi-même et que c'est comme ça que je vais progresser donc je continue à faire bien sûr des séances comme ça mais je me suis dit bah déjà si tu mets un peu plus de technique si tu vas chercher des gens plus compétents en musculation et ailleurs qui vont t'apporter les bonnes techniques les bons principes et bah ça va t'aider donc donc voilà j'ai mis un peu de physique et de technique et après en fait une semaine d'entraînement en fait on va essayer de faire au moins une fois par semaine chaque épreuve du coup pour mettre un peu de technique dessus après il y a des épreuves qu'on va faire plus par exemple faire du sprint c'est la base dans toutes les épreuves donc ça on va pas y couper ça ça va être toute l'année tout le temps voire une deux fois par semaine et sprint est couplé et par exemple des épreuves un peu plus technique comme la hauteur, on peut se permettre de ne pas faire des séances certaines semaines parce qu'en soi, si on est préparé physiquement et qu'on a eu les principes un peu techniques, ça va aller. Et puis après, en fait, ça dépendait des années. Des fois, je me disais, cette année, j'ai envie de travailler mes points forts parce que des fois, c'est bien de renforcer ses points forts. C'est là où on pouvait aller chercher le plus de points, le plus à gagner. Donc, je faisais mes points forts et certains Certaines années, je me disais que mes points faibles sont trop faibles. Je vais mettre l'accent sur ça. Certaines années, mon gros point faible, à la base, c'était la hauteur. Une année, j'en faisais trois fois par semaine pour que ça revienne à un
SPEAKER_01niveau correct. D'accord. Si tu dis une fois par semaine à peu près chaque discipline, j'imagine qu'en termes de charge, ça doit être assez costaud. Je ne serais que savoir, est-ce que tu vois des... Est-ce qu'il y a de grosses différences sur les chronos, les performances entre les heptathlètes et les athlètes de chaque épreuve individuelle
UNKNOWN?
SPEAKER_01Tu vois, quelqu'un qui ne fait que du 800 mètres ou que du saut, est-ce qu'il y a vraiment des gros écarts de
SPEAKER_00performance
UNKNOWN?
SPEAKER_00En fait, ça va vraiment dépendre, un, des disciplines et deux, du profil, parce qu'en fait, c'est ça qui est bien à l'heptathlon, c'est c'est qu'il y a divers processus. Il y en a qui vont être sprinteurs-sauteurs, donc hyper rapides, hyper moins en saut, mais un peu moins bons, par exemple, pour le lancer. Il y en a qui vont plus être pondes partout, mais qui ne vont pas exceller quelque part. Donc, en fait, ça dépend des profils. Par exemple, pour prendre un exemple, aux Jeux Olympiques de Rio, celle qui gagne l'heptaclon, du coup, Nafissa Toutiam, elle aurait pu gagner le saut en hauteur avec son saut de l'heptaclon. Donc, c'est pour dire que dans certaines disciplines, ça rivalise vraiment Souvent, au niveau mondial, les meilleurs aux 100 mètres, elles pourraient rentrer dans les finales olympiques, dans les finales mondiales. Donc, assez impressionnant. Les disciplines où on est un peu plus loin, ça va être lancé de poids parce qu'on n'a pas le gabarit pour. Il nous manque quelques kilos. Et 800 mètres aussi à l'inverse parce qu'il faut vraiment faire des kilomètres, faire des kilomètres et du coup, on n'a pas le temps d'en faire et l'énergie à en dépenser pour. Et après, au niveau niveau national c'est ça qui était bien parce que par exemple moi je faisais ma saison d'héptaclon et après du coup moi j'allais faire les chambas de France individuels comme la plupart des autres et vu que moi j'avais des gros points faibles et du coup un peu des points faibles enfin des gros points forts et quelques points faibles du coup sur mes gros points forts j'allais faire les chambas de France et j'ai déjà été chambonne de France enfin je montais sur les podiums moi je faisais le 400 mètres même s'il n'y a pas d'héptaclon en fait c'est un petit mix de tout parce qu'il faut de la vitesse des de la puissance et du coup bah j'ai fait 5 podiums au championnat de France là-dessus j'ai fait championne de France aussi j'allais faire aussi des fois aux 800 mètres j'arrivais à rivaliser aussi en longueur j'arrivais à rivaliser et en fait sur les 7 disciplines il y en a 6 sur lesquelles je pouvais me qualifier au championnat de France et 4 sur lesquelles je pouvais faire des finales à peu près quoi donc en vrai souvent on rivalise
SPEAKER_01ouais waouh c'est super impressionnant et surtout enfin qu'est-ce que t'en penses est-ce que pour toi c'est la preuve que les entraînements croisés tu vois de pas être 1000% que dans sa discipline unique est-ce que ce serait pas la preuve quelque part que c'est super bénéfique et que tu peux performer sur du 800 mètres en faisant autre chose finalement que du 800 mètres alors peut-être pas le 800 mètres parce que t'as dit que c'était le max mais tu vois je sais pas sur d'autres sur les haies par exemple est-ce que tu dirais qu'il y a un vrai intérêt à faire du croisé et qu'au final ça a aussi un impact hyper positif sur la
SPEAKER_00perf franchement totalement d'accord avec ça même de manière un peu plus philosophique dans la vie je pense qu'en faisant une multitude de choses souvent c'est hyper complémentaire et c'est comme ça qu'on apprend et surtout qu'on s'épanouit comme je l'ai dit et comme tu l'as dit la tête c'est hyper important et je pense que d'avoir un entraînement croisé ça permet déjà d'avoir un entraînement plus varié donc de moins saturé de travailler de manière différente, d'habituer aussi sa motricité. Pour moi, ça a plein de bénéfices. Après, c'est sûr que si on veut exceller, qu'on veut être champion olympique, à un moment, il va falloir faire un choix. Mais par contre, dans tout ce qui est la formation, c'est hyper important. Dans tout ce qui est le sport loisir ou le sport même compétition, je trouve que c'est hyper important, c'est hyper bénéfique. De toute façon, le plus d'informations qu'on peut aller rechercher, ça a vraiment nous
SPEAKER_01aider à grandir donc ouais franchement à 200% génial alors t'as parlé du fait que j'ai le sentiment qu'il y a eu un peu deux phases dans ce que tu t'écrivais dans ta pratique de l'héptathlon une première où t'étais vraiment concentré sur le physique, le cardio être vraiment au dessus du lot par rapport à tes capacités mais que l'impact de cette charge de travail que tu t'imposais ça a été ça a été des blessures et bon comme tu le sais sur le podcast on parle de résilience de détermination de dépassement de soi donc si on fait un zoom sur la partie plus résilience comment est-ce que comment est-ce que t'as appris à gérer ces blessures qui t'empêchaient comme tu le disais de t'exprimer et en quoi est-ce que ça a changé ta pratique de l'héptathlon et peut-être ton approche du sport en général
SPEAKER_00du coup comment je les gérais souvent j'avais une petite phase où je faisais le deuil où j'étais clairement triste, je pleurais mais je pense que c'est humain, il faut passer par là, il ne faut pas refouler ses émotions et en fait par contre, direct après, souvent ça ne durait que quelques jours ou une petite semaine, je me disais bon ben voilà là où tu en es et en fait à chaque fois j'avais le sentiment qu'il y avait quelque chose d'inachevé en fait, il y avait un feu qui continuait de brûler en moi à me dire non ce n'est pas terminé, tu ne peux pas finir là, là-dessus donc recontinuer et puis j'avais une telle envie de pratiquer, de m'éclater parce qu'à chaque fois, moi, je suis aussi tirée par la passion. Pour moi, il faut être passionnée de ce qu'on fait. Donc, ma blessure, ça m'a enlevé ça. Mais je me disais, si tu as une blessure, c'est qu'il y a quelque chose qui a été mal fait. Moi, je ne pars pas du principe d'être défaitiste en me disant qu'il y a une blessure, c'est la faute, tu n'as pas de chance. Dommage. Même pour moi, par exemple, quand je me suis fait une entorse, j'ai mis le pied sur sur une latte, on pourrait dire, c'est un accident, c'est de la foutue à pas de chance, mais pour moi, je me suis dit, c'est qu'il y a quelque chose, c'est que t'étais fatiguée, c'est que t'étais pas attentive, donc il y a forcément quelque chose derrière. Et du coup, je me disais, qu'est-ce que je peux faire
UNKNOWN?
SPEAKER_00Moi, c'était toujours la première question que je posais aux docteurs, aux médecins, aux chirurgiens. Là, je viens de me faire opérer, là, je viens de me faire ça, mais qu'est-ce que je peux faire
UNKNOWN?
SPEAKER_00Est-ce que je peux aller à la piscine
UNKNOWN?
SPEAKER_00Est-ce que je peux faire de la musculation
UNKNOWN?
SPEAKER_00Donc, en fait, déjà, je cherchais quoi faire pour rester dans une dynamique d'être active, d'être dans l'action parce que pour moi, la réflexion c'est bien, je réfléchis beaucoup mais il faut être dans l'action pour avancer il n'y a que ça qui les mots c'est bien mais on sera jugé que sur nos actions et même moi-même je me juge que sur mes actions donc déjà un, se remettre dedans, deux, trouver les causes, réfléchir pourquoi on s'est blessé, est-ce que c'est le programme d'entraînement qui n'est pas adapté est-ce que c'est nous qui n'avoue pas une hygiène de vie assez bonne est-ce que enfin divers facteurs et essayer de voir en fait les actions
SPEAKER_01qu'on peut faire pour les résoudre quoi ouais super intéressant comme schéma mentaux est-ce que tu serais ok pour nous partager peut-être la façon dont tu as géré du coup la dernière en date parce que je sais qu'elle a été particulièrement intense d'un point de vue émotionnel cette blessure et peut-être tu vois en quoi est-ce que ça a influencé ta ta décision de pivoter dans ton
SPEAKER_00sport ouais du coup bah la dernière c'était c'était des tendinites aux tendons d'Achille et Bursit du coup j'en ai eu sur les deux dernières années je pense que j'en ai eu deux là je remettais pas du tout en cause mon hygiène de vie j'avais une hygiène de vie impeccable j'étais vraiment déterminée en fait pour me qualifier aux Jeux Olympiques de Tokyo mais en fait à chaque fois j'avais ces tendinites aux tendons d'Achille et petit à petit ça m'a fait perdre un peu justement cette passion de l'heptaclon que j'avais réellement en fait je mettais tout dans le sport mais en fait j'avais l'impression que j'y allais parce que bah j'étais assez forte que ça me ça me plaisait que c'était ce que j'avais toujours fait mais c'était plus comme avant je me levais pas je sautais pas du lit quand il y avait compétition je me disais bah ouais c'est super je vais je vais faire une compétition et pourtant je faisais des enfin j'ai fait le circuit mondial tout l'été donc c'était vraiment des belles compétitions qui auraient dit vraiment me faire vibrer mais il n'y avait plus cette petite flamme en moi et du coup je suis arrivée au chemin de France normalement j'étais clairement favorite en fait j'ai fait 4 fois dans la saison la perf qui aurait permis d'être championne de France mais en y allant je me suis dit tu vas juste faire le job et il n'y avait plus cette petite flamme je ne me reconnaissais pas à la Diane en me disant tu vas tout gagner tu vas tout pulvériser j'avais plus cette cette énergie un peu volcanique en moi. Et du coup, j'y allais. Et au bout de deux épreuves, rechute de mon tendon d'Achille, alors qu'en finale, je n'avais pas de signe avant le coureur. Enfin, sur le son hauteur, je me refais mal. Donc, je me dis quand même, tu ne peux pas t'arrêter là, tu ne peux pas terminer au championnat de France comme ça, sur une blessure. Donc, je fais le poids, je serre les dents. Et après, je ne pouvais plus marcher après le lancer du poids. Donc, compliqué. Mais je me dis, va quand même faire faire le 200 mètres. Du coup, je ne m'échauffe absolument pas parce que je ne pouvais pas poser le pied. J'arrive quand même à faire le 200 mètres. Je le gagne. Bon, je fais un temps pas ouf, mais j'arrive quand même à le gagner dans la tête. Sauf qu'après la course, là, je ne pouvais vraiment plus marcher. Je me dis, là, c'est terminé. Et donc, voilà. Et pour petite anecdote, j'avais fait un heptathlon trois semaines avant à Ténérife. Et en fait, il y avait un truc ouf c'est que du coup je faisais le 800 mètres parce que là j'étais arrivée au bout et en fait dans la dernière ligne droite en fait je me disais au fond de moi je sais pas il y a eu un petit truc dans ma tête qui m'a dit profite parce que c'est le dernier 800 mètres de ta vie que tu fais alors qu'en fait c'était pas du tout le plan il fallait aller chez moi de France après j'avais pas prévu d'arrêter mais en fait il y a eu un peu comme un cri du coeur cette petite voix dans ma tête du coup j'ai profité et après j'ai pas mis cette petite voix de côté et du coup après le chemin de France en m'étant blessée je me suis posée et je me suis dit Diane qu'est-ce que tu veux faire parce que pour moi le sport c'est toute ma vie c'est ma passion mon problème c'était pas de pas me faire mal d'arrêter c'était pas un problème de vouloir changer de vie c'était juste que dans mon sport j'ai l'impression d'avoir un peu fait le tour un peu lassée aussi par l'ambiance qui règne aussi dans la clé française qui n'est pas exceptionnelle et lassée de faire faire mes séances souvent toute seule. Il y a plein de choses qui me pesaient dans le sport et aussi l'impression d'avoir fait un peu les objectifs qui faisaient vibrer quand j'étais petite. Parce que quand j'étais petite, je n'étais pas forcément la plus douée. Et du coup, dans mon rêve, c'était vraiment de faire un gros chemin, de porter le maillot de l'équipe de France. Et du coup, ça, je l'avais un peu réalisé. Enfin, je l'avais réalisé carrément. Et du coup, j'ai l'impression que j'ai je voulais aller me qualifier aux Jeux Olympiques et tout, mais que j'étais arrivée un peu au bout de mes capacités, même si au final, je pense que c'était des barrières que je me mettais dans la tête. J'avais du mal à me les enlever. Et donc, voilà. Et puis, ça me faisait plus vibrer. Je me suis dit, est-ce que tu es prête à repartir trois ans comme ça
UNKNOWN?
SPEAKER_00Et au fond de moi, la réponse, c'était non. Et donc, je me suis dit, est-ce que tu fais semblant, entre guillemets, en disant que je suis sûre, là, si je serais repartie, j'aurais maintenu un bon niveau, j'aurais fait des podiums, je pense, au Choubat de France, etc. des petites sélections à droite à gauche voilà j'aurais pu être entre guillemets fonctionnaire de l'athlétisme et je me suis dit bah non enfin vraiment moi ma philosophie de vie c'est de faire ce qui me fait vibrer de poursuivre mes passions d'être à 110% en fait dans mes projets moi j'arrive pas à me dire je vais dans un projet mais je le fais tranquillou à 80% enfin c'est pas moi quoi et en fait il y avait cette petite idée du rugby à 7 qui me trottait dans dans la tête depuis longtemps parce que j'avais vu c'est un sport qui m'a toujours passionnée, je regardais beaucoup de rugby à 15 et je trouvais ça hyper manorant dans le sens d'aller au combat mais avec respect qu'il y ait plein d'aspects dans le rugby à 7 ça va hyper vite et puis cet aspect collectif moi j'avais vraiment envie de le découvrir et du coup je me suis dit quand j'y ai pensé j'ai vraiment pesé le poids et le compte pendant deux mois et en fait mon coeur me portait vers le rugby Bia7 et juste il y avait ma raison reste dans ta zone de confort reste à la clé et je me suis dit bah non en fait on évolue, on grandit hors de sa zone de confort donc vas-y fais le pari tente et suis ton instinct, suis ton coeur donc voilà et maintenant je fais
SPEAKER_01du rugby à 7 waouh excellent c'est fou l'anecdote que tu racontes sur ton dernier vie sans maître parce que tu savais déjà à ce moment là à Ténérife que trois semaines plus tard évidemment tu savais que t'allais au championnat de
SPEAKER_00France ouais ouais non je savais à Tenerife que j'allais au championnat de France et en plus enfin j'y allais pour le titre donc c'était pas j'y allais sans enjeu mais je pense que à des moments en fait le corps il sait enfin le corps pour moi il est hyper intelligent il nous envoie plein de signaux et en fait ce qui est important c'est d'arriver à les décrypter arriver à savoir ses envies et je pense que c'est comme ça enfin de manière plus générale qu'on va vers l'épanouissement et le bonheur mais c'est c'est hyper dur à faire des fois c'est dur à admettre parce qu'à ce moment-là je me suis dit bah non t'es allé je suis pas de France enfin c'était ma première réaction et puis au final je me suis
SPEAKER_01dit
SPEAKER_00bah
SPEAKER_01en fait ton corps il savait quoi bah écoute c'est fou comme histoire c'est vraiment et puis c'est fascinant de voir tu vois la façon dont justement toi t'as appris au fil des ans à écouter ton corps et à un moment donné de te dire voilà la tête me dit reste là où je suis euh Reste là où tu es parce que c'est ta zone de confort mais que ton cœur t'a appelé ailleurs et qu'au final, tu as pris la décision de changer complètement de discipline. Je ne suis pas un fabuleux expert de l'histoire du sport de haut niveau, mais les transitions comme ça entre disciplines qui n'ont pas vraiment de lien entre elles, je ne pense pas que ce soit hyper courant quand tu as été pendant 12 ans au plus haut niveau de basculer comme ça sur un sport qui n'a rien à voir
SPEAKER_00ouais c'est pas hyper courant il y en a déjà eu du coup je me suis un peu rassinée j'ai fait une petite recherche il y a un américain qui fait le 100 mètres en 10 secondes 30 donc en France il serait dans tous les relais sauf qu'aux Etats-Unis ça doit être juste entre guillemets le 30ème américain donc en fait il est barré de tous les grands choumanas il s'est dit bon bah je vais aller tester le rugby A7 et lui il a fait une très belle carrière justement au rugby A7 sur sa pointe de vitesse quoi donc c'est déjà arrivé et après il y a pas mal d'athlètes qui vont au bobsleigh aussi autre sport de transition et sinon à part ça c'est vrai que c'est pas non plus hyper courant mais en vrai moi j'aime bien me lancer des défis que personne personne n'a réalisé c'est bien c'est excitant
SPEAKER_01au moins c'est clair et puis ça ouvre la voie pour d'autres tu vois parce que je pense pas être représentatif de tous les anciens sportifs de haut niveau mais à l'époque si tu m'avais dit bon bah tu passes du judo je dis n'importe quoi au water polo ou tu vois une discipline qui a rien à voir je t'aurais dit bah non c'est impossible il m'a fallu 10 ans 15 ans pour acquérir la technique j'y connais rien dans l'autre discipline même si elle m'intéresse typiquement le rugby c'est un bon exemple au final parce que je trouve que c'est un sport qui a de belles valeurs j'ai toujours aimé regarder mais si tu m'avais dit à l'époque tu passes du judo au rugby je t'aurais dit bon ouais je sais pas tu vois ne serait-ce que la dextérité avec le ballon je suis pas bien sûr d'avoir les techniques et au final ce qui est incroyable c'est de voir que toi tu t'es lancé tu t'es pas j'allais dire tu t'es pas posé de questions j'imagine qu'il y a eu beaucoup de questions avant mais qu'au final ça t'a pas empêché de le faire
SPEAKER_00ouais en fait je me suis dit bien sûr toutes ces questions je les ai eues je me suis dit bon bah il y a enfin je vais avoir des problèmes techniques que j'ai pas enfin qu'il va falloir que je résolve en fait je me suis tout de suite posé dans la posture enfin ça m'a pas paru impossible enfin je me suis dit ça va être compliqué ça va pas être facile c'est sûr faut que j'apprenne à manier le ballon faut que j'apprenne la posture faut que j'apprenne les techniques mais en fait je me suis dit ma question c'était plus combien de temps ça va me prendre j'ai pas encore totalement résolu mais je me suis dit en fait c'est possible parce que à force de travail je me suis dit faire une passe en rugby elle est pas encore parfaite faut que je la travaille mais je me dis en soi si tu passes une heure par jour à faire des passes à un moment tu vas y arriver forcément la technique pareil si je je regarde des vidéos en permanence, si on m'explique, et en fait, surtout si je m'entoure des meilleurs, des entraîneurs de l'équipe de France qui m'expliquent la technique, des joueuses que je parle beaucoup avec elles, je me suis dit, ça doit quand même s'apprendre combien de temps ça va mettre, je ne sais pas, mais on va y arriver, et je me suis dit, en fait, j'ai vu aussi comme à l'héptaclon, du coup, il y en a certaines qui ont des gros points forts et des gros points faibles, et je me suis dit, ça n'empêche pas d'être performant, le but c'est de remonter ses points faibles, et de continuer à monter ses points forts mais bien sûr ce sera pas parfait au niveau rugby tout de suite bien sûr ce sera pas parfait au niveau technique mais je me suis vu si j'arrive à être au dessus physiquement au niveau vitesse à faire des différences sur mes jambes jusqu'à quel point avoir une passe pas parfaite ça peut passer et bien sûr au fur et à mesure je vais monter ma passe mais en fait je l'ai vu comme ça en fait je me suis dit bon bah faut pas viser en fait la perfection c'est sûr si je m'étais dit bon bah faut que tu sois parfaite dans tous les domaines avant de pouvoir jouer c'est sûr que je me serais pas lancée mais je me suis dit est-ce que je vais pouvoir apporter quelque chose tout en continuant à progresser et en vrai je le pense et après je me suis dit bah après c'est du travail quoi tu passes une heure par jour là c'est ce que je fais je passe une heure par jour à faire des passes et petit à petit ça
SPEAKER_01vient quoi ouais c'est super intéressant ce que tu dis sur cette notion de finalement d'apporter de la richesse du fait de ton parcours d'être athlète d'apporter quelque chose de différent dans l'équipe et en parlant d'équipe d'ailleurs comment est-ce que tu vas le gérer cette transition entre sport individuel et sport collectif
SPEAKER_00ça c'était aussi une question je me suis dit ma peur c'était j'espère que je ne vais pas avoir un comportement trop individualiste et en fait déjà j'étais étonnamment surprise c'est que il y a une bienveillance qui est folle alors que le milieu de la clé c'est vraiment un peu chacun essaye de tirer sa couverture c'est mon athlète c'est mes pères il y a un peu de jalousie c'est aussi pour ça que je suis partie de ce milieu et ça m'a vraiment changé en arrivant dans le rugby toutes les personnes que j'ai rencontrées elles m'ont toutes ouvert la porte toutes aidées toutes par exemple je joue au début j'ai commencé à jouer dans une association c'est les 7 Fantastiques donc c'est une association de rugby à 7 et du coup je jouais qu'avec des garçons qui ont déjà joué au rugby donc je me suis dit j'arrive je sais pas faire du rugby jouer avec des garçons enfin je me suis dit je sais pas du tout comment ils vont m'accueillir ils m'ont hyper bien accueillie ils ont tous été hyper bienveillants ils me parlaient du coup sur le terrain pour apprendre à me placer si je faisais des passes je me suis dit je vais louper des passes forcément et j'avais trop peur que les gens soufflent ou me regardent mal et en fait j'ai jamais eu ces réactions ils se disaient ça faisait partie du jeu on recommence, on continue, il y a une erreur mais c'est pas pour ça qu'il faut s'arrêter et du coup moi ça m'a vraiment encouragée à continuer et puis après moi j'essayais de prouver que sur mes jambes j'apportais quelque chose et je faisais une différence donc ils voyaient que j'arrivais à faire une différence donc il y avait un lien de confiance comme ça qui se créait et justement j'avais tellement peur d'être individualiste qu'au début on m'a reproché de trop faire la passe et de ne pas assez garder mon bonbon ce qui est assez fou du coup maintenant je le garde un peu plus et j'essaye d'aller à l'essai Mais c'est vrai que cet aspect collectif, je l'aime vraiment bien. J'ai déjà fait deux tournois. Un, du coup, avec cette association, on a gagné. C'est super bien passé avec les filles. Et un tournoi aussi à Dubaï, du coup, c'était avec l'équipe de France Développement. Donc, pour situer, c'est un peu l'équipe de France B avec des jeunes et des joueuses pros qui ont besoin de temps de jeu. Et pareil, en fait, j'adore cet esprit de solidarité, surtout au rugby. En fait, c'est vraiment, on va au combat, mais il y aura toujours quelqu'un avec nous, même les les entraîneurs, ils le répètent en permanence, ils disent, s'il y a quelqu'un qui impulse, qui fait un choix, tout le monde y va avec elle, que ce soit un bon ou un mauvais choix, on réfléchit pas, on y va, on débriefera après, mais c'est tout le monde ensemble, et en fait, j'adore cet état d'esprit au-delà du sport, je pense que c'est un état d'esprit à avoir dans la vie de tous les jours.
SPEAKER_01Clairement. En tout cas, moi, je suis 100% d'accord avec toi aussi. Je disais tout à l'heure, je trouve que les valeurs de rugby, elles sont juste géniales. J'imagine que tout n'est pas super rose, mais globalement, c'est vrai que c'est un sport qui a l'air d'être top en termes d'expérience en tant que joueur. Génial. Tu nous parlais de comment tu te servais des outils de visualisation, de projection, etc. quand tu étais en heptathlon. Là, comme tu viens de te lancer dans une nouvelle direction avec des ambitions déjà fortes, comment est-ce que tu t'es préparée
UNKNOWN?
SPEAKER_01Est-ce que tu t'es dit que tu avais des jalons, des épreuves en particulier par lesquelles tu veux absolument passer pour valider des paliers de niveau ou pas forcément tu fais confiance à ton intuition au fil de
SPEAKER_00l'eau
UNKNOWN?
SPEAKER_00Déjà, en fait, ce que j'ai fait, c'est me dire quelle est la bonne attitude pour ce challenge parce qu'en fait je me suis faut changer ton attitude pas qu'elle était mauvaise en soi avant mais avant j'étais dans ma zone de confort je savais que j'étais dans les meilleures françaises ça roulait même si j'étais toujours dans une posture d'apprentissage c'est pas la même que de découvrir un nouveau sport de forcément être la plus nulle clairement dans certains domaines surtout pas directement je m'entraîne avec des filles de l'équipe de France donc je sais que clairement il y a des domaines où je suis la plus nulle et c'est pas forcément facile de se remettre dans cette position donc je me suis dit bon bah faut que tu t'y prépares et en fait je me suis simplement dit bah ok tu pars de cet endroit là enfin ok par exemple si on va prendre les passes tu sais pas faire de passes très bien bah qu'est-ce que tu fais enfin ça sert à rien de se cacher de s'excuser à chaque fois qu'une passe est mauvaise faut juste se dire bon bah je progresse j'essaye j'apprends et juste je veux arriver le plus rapidement rapidement à me dire bah j'arrive j'arrive à en faire et en fait se dire bah je suis dans une posture d'apprentissage je mets mon égo de côté je vais pas être la meilleure la meilleure de partout et et s'accrocher au fait à ces petites victoires personnelles à se dire bah au début tu savais pas du tout faire une passe maintenant là les passes elles arrivent dans les mains 95% du temps maintenant faut qu'elles soient brillées enfin faire des faire des petits progrès comme ça des progrès personnels et puis aussi parce qu'on peut pas toujours être dans les trucs dans lesquels on n'est pas fort, quand même, faire de temps en temps des... des choses dans lesquelles on est fort du coup moi je garde quelques séances de spring quelques séances de musculation où je suis forte juste pour réinforcer ces points forts et pas faire que des trucs dans lesquels on n'est pas bon en permanence et après niveau préparation je me suis dit il y a des petits jalons mais je me suis dit tu verras en fait tu verras là où tu vas parce qu'en fait je ne maîtrise pas tout surtout que c'est un sport d'équipe après moi je suis beaucoup en lien du coup avec l'entraîneur de l'équipe de France depuis le début donc en fait c'est un peu lui qui m'a posé les jalons il m'a dit bah déjà tu vas t'entraîner avec l'association tu vas vers ton premier tournoi j'ai fait mon premier tournoi ça s'est bien passé du coup ils m'ont dit bah tu peux aller en équipe de France développement à Dubaï donc j'ai fait ça après il m'a dit bah du coup tu peux venir t'entraîner avec le groupe et après tu peux venir t'entraîner à temps plein quand tu termines ton stage donc en fait lui-même m'a posé les jalons et du coup c'est vrai que ça a quand même pas mal permis d'avancer parce que pour moi si on avance dans le flou enfin ça marche pas pour moi il faut des objectifs il faut des un peu des dates butoirs pour se motiver surtout que là je m'entraîne pas mal seule du coup en préparation physique donc c'est sûr que se lever à 6h du matin en sachant pas pourquoi pour quand comment c'est compliqué alors que si là je me dis dans 2 mois tu vas être à temps plein avec l'équipe de France donc il faut que tu sois prête physiquement et le réveil il est hyper facile à 6h du matin ouais
SPEAKER_01j'imagine ouais alors tu nous as parlé des jalons mais ces jalons ils mènent tous vers quoi
UNKNOWN?
SPEAKER_01il y a un objectif final
UNKNOWN?
SPEAKER_00ouais bah déjà le gros objectif c'est quand même Paris en 2024 quoi les jeux à domicile à la maison après du coup il va y avoir plusieurs jalons il va y avoir du coup m'entraîner avec les filles arriver à prouver que je peux vraiment apporter quelque chose de différent parce que moi c'est vraiment mon but c'est pas d'être le boulet en gros de l'équipe qui arrive dans notre sport c'est vraiment de dire bah voilà moi j'arrive avec mes qualités je peux vraiment apporter quelque chose quelque chose à cette équipe par la vitesse et quelque chose qui peut-être manque actuellement donc ça c'est vraiment ce que j'ai envie de faire après du coup il y a faire des étapes du circuit mondial avec l'équipe de France A et puis bah c'est ça petit à petit et mes buts ultimes c'est les Jeux à Paris en 2024
SPEAKER_01Trop bien ah c'est chouette j'avais fait je crois crois que le deuxième épisode du podcast de mémoire ouais le deuxième épisode du podcast c'était avec Jonathan Logel ok ouais je vois je l'ai jamais croisé mais je vois qui c'est ouais qui est équipe de France de rugby A7 et je crois qu'il avait mis un poste il y a pas longtemps je crois que c'est lui qui a le record du nombre de sélections dans l'équipe de France masculine de rugby A7 donc c'est top franchement ça serait génial de vous avoir tous les deux au
SPEAKER_02jeu tu vois
SPEAKER_01ouais
SPEAKER_02ça serait vraiment
SPEAKER_01top ouais
UNKNOWNGénial.
SPEAKER_01Cool. Alors, la question que je me pose, c'est par rapport à ta charge d'entraînement, le fait de passer de 7 disciplines à 1, est-ce que ça a impliqué de gros changements
UNKNOWN?
SPEAKER_01Est-ce que tu as beaucoup plus de temps ou pas nécessairement
UNKNOWN?
SPEAKER_00Pas nécessairement, en vrai. Dommage. Après, moi, j'adore m'entraîner. Si je pouvais m'entraîner 10 heures par jour, limite, ça me plairait donc il n'y a pas de soucis de ce côté-là sinon je n'aurais pas fait cette discipline à la base et non pas tant que ça parce que déjà il y a l'aspect physique en plus il faut que je développe parce que moi par exemple j'avais l'habitude de courir dans l'axe donc il faut que j'apprenne à courir latéral à changer d'appui donc ça ça prend des entraînements il y a tout le travail du haut du corps moi j'ai dû me développer un petit peu en haut du corps même si je faisais des lancers il a fallu que je le développe donc ça fait des musculations et puis après il y a tout le travail travail technique qui prend beaucoup de temps par exemple faire une heure de passe par jour au final c'est pas très ça demande pas beaucoup énergétiquement mais ça demande du temps et donc je dirais que niveau charge d'entraînement je suis restée à peu près pareil et surtout que du coup pour apporter à l'équipe moi je veux vraiment appuyer sur mon point fort mon physique donc qui reste vraiment au top et même qui continue de progresser
SPEAKER_01quoi ok bon écoute c'est dommage quelque part mais en même temps je ne suis pas trop surpris j'imagine que voilà en plus tu es dans une sorte de phase de rattrapage entre guillemets tu vois pour combler certains en tout cas techniquement certains manques forcément tard en n'ayant pas évolué toute ta vie dans le rugby donc ouais excellent alors je serais curieux de savoir tu nous as dit qu'en introduction que tu travaillais aujourd'hui pour la BPI donc la banque pour les investissements ou pour l'investissement
SPEAKER_00d'ailleurs banque publique d'investissement
SPEAKER_01publique pour l'investissement ok donc qui accompagne des projets de start-up alors c'est une question un peu intéressée parce que j'évolue aussi en ce moment dans le monde de la création d'entreprise donc je serais curieux de savoir quel parallèle est-ce que toi tu ferais entre le haut niveau et l'univers des start-up ou de l'entrepreneuriat en général comme tu baignes un peu dans les deux
SPEAKER_00Oui. Je mène totalement dans les deux, un peu comme toi. Et du coup, ce qui est... Moi, je vois énormément de parallèles. Parce que pour moi, un entrepreneur et un sportif, du coup, il a un projet qui lui appartient à lui en premier, même s'il y a des gens, bien sûr, qui gravitent autour. Nous, il y a des entraîneurs. Les entrepreneurs, il peut y avoir des associés, des investisseurs. Mais c'est déjà son projet à soi. Il faut se l'approprier. Il faut que ça soit... un peu une passion ou que au moins ça nous tienne vraiment à coeur parce que pour moi dans les deux cas on réussit vraiment que si on est un convaincu de son projet et deux à fond dedans on peut pas se permettre de se dire je le fais mais à 20-30% ça marche pas donc il y a ça deuxième parallèle c'est de bien s'entourer pour moi c'est hyper important d'être entouré des bonnes personnes moi je l'ai vu dans ma carrière un bon entraîneur ou un mauvais entraîneur ça peut faire des différents énorme et pareil au niveau entrepreneurial si on a des bons associés il suffit d'avoir deux bons associés et bien la société elle peut hyper bien marcher si c'est complémentaire alors que si les associés ne sont pas vraiment en phase ou les compétences ne sont pas complémentaires ou ils n'ont pas le même état d'esprit ça va être beaucoup plus compliqué moi je le vois sur la multitude des projets souvent ce qui fait la différence c'est l'humain, c'est l'investissement des personnes dans leur société leur vision et c'est pas forcément les personnes qui ont le meilleur CV le plus gros background en fait ça va juste être des personnes passionnées et surtout qui acceptent de se dire je sais pas tout et je vais aller chercher des compétences ailleurs que ce soit des mentors que ce soit des employés qui sont plus forts qu'eux dans certains domaines donc je pense que c'est ça qui est important et au sport je ferais le parallèle de reconnaître ses faiblesses c'est de dire par exemple dans le sport co je ne suis pas hyper bonne pour l'instant pour faire des passes ok je vais aller jouer à l'aile je vais attendre que les passes viennent à moi et par contre quand j'ai la balle je sprint à fond et là c'est ma grande force et du coup tu combines la force des deux une fille à ta gauche qui fait une super passe toi qui mets tes jambes et du coup ça va à l'essai et du coup voilà moi je pense que c'est les deux plus gros parallèles que je vois être vraiment investi à 200% dans son projet et savoir reconnaître ses faiblesses donc se connaître et faire la démarche de s'entourer des personnes qui sont meilleures que nous dans les domaines et les enfin j'aime pas beaucoup ce mot mais enfin je voulais dire utiliser mais en fait on va dire s'associer
SPEAKER_01à elle quoi top écoute on arrive au bout je voulais dire un grand merci c'était juste passionnant c'était trop bien de pouvoir échanger avec toi de mieux comprendre comment t'avais tu vois géré cette transition la flamme ce qui fait que t'as eu une flamme pendant ces 12 ans pour l'heptathlon qui est aujourd'hui en train de d'être alimenté par une discipline différente les parallèles que tu vois avec l'entrepreneuriat c'était juste génial donc je voulais te dire un grand grand merci pour ton temps Diane
SPEAKER_00merci à toi franchement c'était c'était hyper top c'était un vrai plaisir d'échanger avec toi sur ce podcast en plus on voit que t'es vraiment passionné et puis vu tous les précédentes personnalités qui sont
SPEAKER_01venues c'est un honneur écoute avec grand plaisir et peut-être tu vois pour conclure en tant qu'athlète de haut niveau que voilà personne qui suit des projets entrepreneuriaux bref quelqu'un qui est vraiment multi casquette comme tu nous l'as dit quel serait peut-être le conseil à donner ou toi l'adage qui te semble vraiment
SPEAKER_00important je pense qu'il y avait une chose à dire c'est vraiment suivre son instinct et prendre prendre des risques en fait enfin réellement faire ce qui nous passionne et ce qui nous fait peur parce que souvent ce qui va mener aux plus belles choses dans sa vie c'est d'aller faire les choses qui nous font peur et qui nous tiennent à coeur et du coup d'oser se lancer, de y aller de vivre à 200% sa
SPEAKER_01vie 200% génial j'adore le message merci beaucoup Diane, tout le meilleur pour la suite on fera un épisode débrief de la finale des JO en 2024 si ça te va quand vous aurez quand vous serez allé chercher la
SPEAKER_00coupe
SPEAKER_01à bientôt salut Diane