iPA Podcast
Patreon.com/iPApodcast - 6 degrés de separation en lien avec les acteurs du terroir : bières, vins, distilleries et plus encore. The 6 degres of seperation with the people in the world of beer, distillery, wine, cider and more.
iPA Podcast
S02E39 - Frontibus .....neztibus, mentonbus
Use Left/Right to seek, Home/End to jump to start or end. Hold shift to jump forward or backward.
Prendre le temps de découvrir ou re-découvrir Frontibus une bière à la fois. J'ai eu la chance d'acceuillir chez moi le temps d'une jasette, Lydia Martin Bérubé co-propriétaire de la microbrasserie. Bonne écoute!
Cet audio possède aussi une vidéo que vous pouvez trouver sur le Patreon du iPA Podcast.
Générique
SPEAKER_03Tu
SPEAKER_00veux qu'on parte là? On part là. Ok. Allô tout le monde, bienvenue au IPA podcast. Nouvel épisode. Ah oui, c'est vrai, ça se peut que tu m'entendes juste dans une oreille parce que je ne
SPEAKER_03suis pas en stéréo. Ok, il
SPEAKER_00n'y
SPEAKER_03a pas de problème.
SPEAKER_00Je te vois avec mes deux yeux et je t'entends avec une oreille. Et alors, à qui est cette belle voix? Je vais la laisser se présenter elle-même parce que comme ça, vous allez savoir c'est qui. Elle va le dire d'elle-même et de où elle vient
SPEAKER_03et tout et tout. Donc, je te laisse te présenter. – Lydia Martin-Dérubé, copropriétaire de la microbrasserie Frontibus avec mon tendre époux Patrick Leblanc, qui était connu à Montréal sous le nom de Pat DeWay dans sa carrière musicale de blues autrefois. Fait que c'est lui qui est rendu brasseur. Fait que juste comme... – Change de carrière. – Oui, déplacer sa passion de la guitare dans la bière, puis il
SPEAKER_00tripe vraiment. – OK. – Fait qu'il
SPEAKER_03s'occupe de tout ce qui est dedans la bouteille, puis moi je m'occupe de tout ce qui est à l'extérieur de la
SPEAKER_00bouteille. – OK. Vous
SPEAKER_03êtes deux à juste
SPEAKER_00clencher tout ça. Oui. J'imagine qu'il y a du monde qui doit vous aider. Il n'y a pas d'employé officiel, mais des bénévoles?
SPEAKER_03On a des amis de la famille d'hiver qui viennent nous donner un petit coup de main pour l'embouteillage, mais c'est plus l'été. Quand le pub rouvre, on va être une quinzaine d'employés en tout. Mais de octobre à mai, d'habitude, on
SPEAKER_00est moi et Patrick. On commence avec ça et un petit cheers à tout le monde qui écoute. Santé, santé. Et à Pat qui est pas Là
SPEAKER_03aussi, santé. Ah, mais je lève mon verre à patte que tu as un boc la semaine passée. Fait qu'on va manger de l'orignal avec des bonnes bières. Ça va être
SPEAKER_00extraordinaire.
UNKNOWNC'est baveux un peu. Tu le réécouteras en podcast en même temps que tu le noms.
SPEAKER_00mais c'est drôle parce que là tu dis ça mais il me semble c'est ça que vous m'avez dit à percer quand on était à percer comme ben là tu vas t'en retourner chez vous pis t'auras pas le temps de tuer un buck il me semble je me souviens clairement que vous m'avez dit
SPEAKER_03ça ben ouais c'est ça ben là c'est parce qu'en Gaspésie ça vire fou c'est pour ça que Patrick il était pas là au Oktoberfest lui c'est la chasse pis même Michael qui l'a dit tiré au doyer il dit t'es pas là toi à l'Oktoberfest
SPEAKER_00il dit ben non il dit moi j'étais à la chasse il y a un chat aussi il y a un chat qui a besoin d'attention ça fait longtemps que je suis en événement
SPEAKER_03ben Flatley, Flatley. C'est ça. En Gaspésie, je veux dire, les commerces s'adaptent, les écoles s'adaptent. Les gens, ils partent dans le bois. C'est ça. Mon chum,
SPEAKER_00très viril, a battu son boc. Mais ça, ça va faire de la viande pour... Christy de bon bout. Tu vois, on est cinq. Ça nous donne un corps d'orignal. On est bon pour tout l'hiver. Wow! Frontibus. Ça fait combien
SPEAKER_03d'années?
SPEAKER_00On a fêté notre cinquième en septembre. Cinquième. Déjà cinq ans. C'est sûr qu'on a vu la brasserie sortir. Il me semble qu'il y a eu plein de péripéties avec Frontibus. On clenche toutes ces informations-là pour que les gens soient un peu up-to-date à tout ce qui se passe de Frontibus. C'est parti de où le D était où. C'est depuis le départ? Vous êtes les deux depuis le
SPEAKER_03départ? Oui, mais c'est ça. Moi, j'ai une famille d'entrepreneurs. Mes grands-parents, mes parents. Finalement, j'ai fait des études en pleine affaire pour revenir avec un bac en administration en entrepreneuriat. Quand on est retourné en Gaspésie, on cherchait un projet. Moi, je n'avais jamais fait de bière. J'en buvais. Je ne connaissais pas ça. On était amis avec quelqu'un qui travaillait comme brasseur pour une autre compagnie. On on s'est dit, bon, toi, tu seras le brasseur, moi, je m'occuperai du pas, puis je ferai l'administration, puis Patrick, il voulait devenir être brasseur, puis
SPEAKER_05apprendre.
SPEAKER_03Mais finalement, avec ce brasseur-là, ça n'a pas bien été, les recettes n'étaient pas bonnes, on a manqué faire faillite en six mois, puis là, c'est comme l'urgence de comprendre, il faut revirer ça de bord, puis comprendre que c'est qu'on fait, puis... Fait que là, Patrick s'est mis à lire, à lire, à faire des tests, puis Ben Chiaval a été vraiment fin, donner des bons conseils, puis tout ça, sans nous juger, parce qu'on voyait les
SPEAKER_00autres qui nous ont regardé un peu d'eau. Ça a été une grosse claque. Ça a rentré, mais ça a été un gros coup. J'en vendais des produits depuis le jour 1. Il y avait quelque chose à faire. Les médias
SPEAKER_03sociaux, quand ça va bien, ça va bien. Quand ça ne va pas bien, les bières n'étaient pas bonnes. C'était le temps des fêtes. Les gens prenaient en photo. La blonde était rendue brune. La brune était noire. Nous autres, on ne savait pas ce qui se passait. On s'est rendu compte que le marché connaissait mieux les bières que nous autres. On a essayé de répondre, mais on se calait. Fait que là, à un moment donné, c'est comme « OK, on paye sur pause, là. Qu'est-ce qu'on fait? » Fait que finalement, on est allé chercher du love money pour acheter les équipements qui nous manquaient. On s'en virait de bord. On a retravaillé un marketing pour expliquer que là, on faisait de la vraie bière. Fait qu'il fallait informer les gens qui avaient été au courant. Il fallait pas affoler les gens qui avaient pas remarqué qu'il y avait un problème. C'est comme si moi, je vendais des pommes, puis je dis « Hey, maintenant, sans pesticides. » « Ah, qu'il y avait tant avant. » Fait que Il a fallu vraiment travailler notre marketing de cette façon-là. On avait perdu beaucoup de clients. Il fallait aller les rechercher, les reconquérir. Il y en a qui ne nous ont toujours pas repris. Ce n'est pas grave parce que ceux qui nous ont encouragés depuis le début et qui nous ont donné une deuxième chance, on a développé des bons partenariats. Maintenant, je l'apprécie. Quand c'est le temps de leur donner des cadeaux, je m'en rappelle qu'ils ne m'ont pas laissé tomber la première année. Ça fait qu'où est-ce qu'on est rendu aujourd'hui
UNKNOWN?
SPEAKER_03on ne l'a pas volé à personne. Ça, ça a été la première année, mais tous les problèmes que les microbrasseries vivent et qu'ils ne disent pas à personne, nous autres, on les a vécu. Des bières qui avaient plus de sucre sur deux rangées, puis que là, à un moment donné, ils ne prenaient plus la pression. Des bières qui avaient un goût de fumée parce que les éléments dans les bouilloires avaient accumulé des sucres, ce qui pouvait dégager un petit goût de fumée. Après ça, des sourds avec des houblons qui développaient des goûts métalliques. À un moment donné, on les a tous vécu. Les contaminations diastaticus, ça, c'est mon mot de 2020. 2020, 2021, la diastaticus. C'est ça. On a appris beaucoup. On a fait beaucoup de changements. On a fait beaucoup de tests. Je te dirais que depuis un an, c'est réglé. Toutes nos bières sont bonnes. Nos problèmes, on les a identifiés, on les a réglés. Là, on est
SPEAKER_00content. Vous avez grandi avec
SPEAKER_03les clients.
SPEAKER_00Les clients ont grandi avec
SPEAKER_03vous en
SPEAKER_00vous suivant, en allant là où vous êtes rendus là. Cinq ans. Ça a pris cinq
SPEAKER_03ans. Je te donne un exemple. La tripelle forestière. On mettait du thé du Labrador, du Chaga, du poivre des dunes. Mais le thé du Labrador, les Amérindiens et les Autochtones, en tout cas, je ne sais plus comment, qu'est-ce qu'on a le droit de dire aujourd'hui, eux autres, ils fumaient ça. Ça donnait un petit buzz. Mais nous autres, on en mettait tellement dans la bière qu'après une peinte, tu avais un petit buzz. Tu avais le petit buzz qui t'en venait. Il a fallu venir tempérer un petit peu nos nos ingrédients, dans nos recettes. Le poivre des dunes, ça ressemble à du clou de girofle. Ça, dans une bière qui n'est pas filtrée, la tripelle, après un mois, trois mois, six mois, elle ne goûtera pas pareil. Ce n'est pas qu'elle n'est plus bonne, c'est que ça continue à se découpler ses arômes. Ça aussi, il a fallu venir le tempérer. Puis là, on commence à être capable, justement parce que nos bières sont bonnes depuis l'année passée, de les faire vieillir, voir qu'est-ce que ça donne. Une tripelle, après un an, est-ce que tu le fommes? Est-ce que tu ne le fommes? Qu'est-ce qui se passe? Même si ça fait 5 ans qu'on
SPEAKER_00brasse, on n'a pas
SPEAKER_03pu
SPEAKER_00faire vieillir nos bières depuis 5 ans pour voir ce qui arrivait. C'est des tests que souvent les brasseries vont faire. Ils vont prendre des échantillons, ils vont les mettre de côté, ils vont voir comment ça vieillit avec le temps, voir si la recette est justement ajustée ou pas ajustée. Mais là, que tu me dis, mettons Ben qui a donné un coup de main, c'est comme la gaspillerie, c'est comme mis ensemble un peu, donner un petit coup de main, un petit clin d'œil à voir comment ça peut avancer. Non, j'ai dit Ben. Juste Ben? Ah oui, OK. C'est comme, OK, il n'y a pas eu de... Parce que sur le coup, des fois, tu remarques, il y a une entraide brassicole,
SPEAKER_03mais là, si Ben s'est
SPEAKER_00penché sur le sujet, ça peut
SPEAKER_03aider aussi. Bien, je pense que les gens, c'est ça, notre première mauvaise expérience, je pense qu'il y en a beaucoup qui nous ont regardé de haut avec ça, puis il y en a quelques-uns qui ont voulu nous aider, parce qu'ils ont vu qu'en arrière de la bière, il y a une famille, il y a des gens, il y a des entrepreneurs, il y a des investissements, il y a des gens passionné, puis que c'est ça, il y en a d'autres, j'ai l'impression qu'ils attendaient qu'on coule,
SPEAKER_01là,
SPEAKER_03tu sais. Fait que là, aujourd'hui, ils voyaient bien qu'on a travaillé fort, puis nos bières sont en bas, fait que là, ça revient, mais je l'ai trouvé dur les cinquièmes années, le regard des autres microbrasseries, là, je savais, là, je suis comme, coudonc, j'ai pas tué quelqu'un non plus, là, en fait, j'obègue la bière, il y avait pas personne ici qui va se faire crucifier pour sauver la planète, là, fait que je l'ai trouvé dur, puis on a rapidement trouvé les amis avec
SPEAKER_00qui ça marchait bien, là. – Parce que moi, de l'autre côté, en ne vous voyant pas aussi souvent, je veux dire, étant au biérologue, vendant les bières, j'ai vu aussi une clientèle qui était un peu, comment je pourrais dire, amochée de tout ça. Puis oui, c'est sûr, c'est dur parce qu'on est un milieu, le milieu bréscol, ça bouge très vite, les nouvelles microbrasseries, par le temps que tu as sorti une bière qui n'a pas goûté telle affaire, telle affaire, mais là, on parle de tout, mais il y en a plein d'autres brasseries qui peuvent sortir des bières qui peuvent trop gaucher, puis que ce soit n'importe quoi ou une bière je sais pas quelqu'un qui va dire que c'est une bière noire pis elle est pas tout à fait noire ben là il va se faire ramasser aussi pis les gens vont juste pas l'acheter ils vont peut-être pas le pardonner tout de suite mais c'est très dur c'est de plus en plus dur en plus le milieu brassical je savais pas que c'était aussi dur ça l'est c'est comme l'impression que les nouvelles micros quand ils arrivent je dis nouvelles micros mais je parle de ceux-là que quand t'arrives faut que t'ailles faire quasiment tous tes devoirs pour être prête à être mise sur la table parce que t'as plein de gens qui vont être prêtes à goûter tes produits à 100 000 $ parce qu'ils veulent tous des nouveautés, ils veulent tous des nouveaux produits, ils veulent tous des nouvelles affaires. Fait que j'imagine que autant pour une nouvelle micro d'arriver, puis qu'il faut qu'elle ait des nouveaux produits, après ça, t'as toi qui es là, puis qui fais tes trucs, puis à un moment donné, tu bafouilles sur un, puis là, OK, est-ce qu'ils vont le pardonner, est-ce qu'ils vont revenir? C'est pas évident. Pas tout le monde qui a le pardon
SPEAKER_03facile.
SPEAKER_00Non, vraiment pas. Au Québec, je me souviens pour une bonne raison. Ou une mauvaise. Je vais vous laisser faire vos recherches. –
SPEAKER_03Mais c'est ça, je me suis rendu compte que c'était très complexe, puis que les gens, depuis plusieurs années, ils se sont beaucoup informés, puis la subtilité, puis tu sais, comme là, on rit, du coup, les bières houblonnées, les IPI, justement, là. Puis là, ils nous les retournent après trois mois à être plus bonnes. Si je comprends le principe de la IPI, c'est qu'on a mis du houblon dans la bière pour qu'elle t'offre plus
SPEAKER_00longtemps. – Puis là, le
SPEAKER_03houblon, bien... – Oui, c'est ça, mais là, après trois mois, ça marche plus. Fait que là, tu sais... Je trouve que des fois, on exagère un petit peu. Il y a quand même des ingrédients là-dedans. Il y a de l'amour là-dedans. Elle n'est pas plus bonne. Elle va peut-être goûter un peu différent. Peut-être le cascade, après un mois, il s'est estompé. Le centennial, on va le goûter un petit peu plus. Mais de là à dire qu'elle n'est plus bonne. Maintenant, nous autres, on essaie de s'adapter au marché. Parce que le marché de la Gaspésie, le marché à Montréal et même le marché à Québec, c'est complètement
SPEAKER_00différent. Oui. vraiment, mais t'sais, t'es pas la première à me dire ça, il y a d'autres brasseries qui m'ont dit « Hey, c'est dur, parce que après trois mois, les détaillants, ils vont me revirer ma bière, ils vont me dire « Hey, là, elle s'est pas vendue. » — Ouais, mais là, c'est moi qu'il faut qu'elle aboive, là, pis là, maman... — Enough. Enough is enough. Ah, mais... Excuse-moi. Mais ouais, ça, c'est... C'est vraiment pas évident. J'imagine que, t'sais, la game change. T'sais, je suis plus au biérologue, pis je sais que, déjà, là, la réalité doit être vraiment différente avec le nombre de brasseries qu'il y a, pis c'est sûr À Montréal, comme tu dis, l'espace des tablettes est plus restreint. D'avoir trouvé une fraîcheur, une nouvelle bière, tu en prends moins pour être sûr que ça roule bien, pour être sûr de faire de la place à tout le monde. Toi, d'un autre côté, c'est mieux. Tu n'es pas à la porte non plus. De faire venir une petite quantité pour juste une ou deux personnes, ce n'est vraiment pas évident non
SPEAKER_03plus. Ça te coûte plus cher. Les coûts, la distance... J'étais à 12h. J'étais à une heure de Percé.
SPEAKER_00Après ça, c'est
SPEAKER_01les
SPEAKER_03Îles-de-la-Madeleine. C'est les sûr que le transport, ça coûte une fortune. Mon produit, il arrive sur les tablettes à Montréal, je ne peux pas compétitionner par rapport au prix avec une microbrasserie qui n'est pas loin d'ici. C'est ça qu'on a appris aussi à se démarquer avec des produits qui venaient de la Gaspésie, des choses qu'on a cueillies nous-mêmes pour que la nature sauvage à chaque gorgée, pour qu'à un moment donné, la personne soit qu'elle a fait le trajet pour venir boire ma bière à Gaspé et qu'elle trouve que ça vaut la peine parce qu'elle n'a pas goûté ça ailleurs, ou l'inverse, elle sache de nos bières en ville, puis c'est comme « Ah, crème, ça goûte la Gaspésie, c'est différent.
SPEAKER_00» Mais ça, il fallait pousser ça. Justement, qu'est-ce qui fait que vous êtes vous aujourd'hui, cinq ans plus tard? Qu'est-ce qui fait que, mettons, Frontibus, ça dégage quoi? Le nom de la brasserie
SPEAKER_03vient d'où, le logo? Le nom de la brasserie, ça vient de la chanson française. « Porte-le au front du bus, au petit bus, au menton bus. » Mais on skippe la dernière phrase, parce que la dernière phrase, si tu te rappelles, ça disait « Il boit n'importe quoi pourvu que ça cogne. » Mais je pense que maintenant, au prix que les pierres de micro-brasser écoutent, on ne boit plus n'importe quoi pourvu que ça cogne. On skippe la dernière phrase. Mais nous, on l'a décortiqué. Le front, ça veut dire les falaises, le début d'une terre. OK. Gaspésie qui est berceau du Canada. Tu sais, les gens, ils me disent « Ah, Gaspésie, c'est loin. » Bien, excuse-moi, là. Jean-Cartier a mis sa croix chez nous en 1534. C'est Montréal qui est loin, tu sais. Fait que tout a commencé là. Fait que l'idée du front, du début des terres, du début du Canada, être berceau du Canada, pour moi, c'était important de reprendre position de tout ça. C'est qu'on n'habite pas dans un trou, on habite dans un paradis, là. Après ça, on a tout le temps été engagés, nous autres, contre l'exploitation pétrolière, tu sais, la préservation de l'environnement. On ordonne des soins à Fondation Rivière. J'ai inventé le slogan dans chaque bière coule une rivière
SPEAKER_00à protéger. C'est
SPEAKER_03cute, hein? C'est très cute. Le côté de front, être en avant dans des enjeux sociaux, ça fait partie aussi de nos valeurs. C'est un peu pour ça qu'on est retournés en Gaspésie aussi, pour cette qualité de vie qu'on veut préserver. Moi, je viens de Gaspé. Patrick vient de Carleton. Au début, on regardait à Gaspé pour ce qu'on pouvait acheter pour faire la microbrasserie. Finalement, on s'est retrouvés à Rivière-Hornard, à 20 minutes de Gaspé. C'est la capitale des pêches. Puis, il y avait une ancienne épicerie juste au côté de la mer qui était à vendre là puis qui nous permettait de produire puis d'expansionner. OK. Au besoin. Il y en a des fois qui sont limités dans leur espace. Nous autres, c'est comme, on en a de l'espace. On en a en masse. Fait qu'on a acheté ça puis c'est dans un village où il n'y avait pas grand-chose qu'ils ont pu nécessairement visiter. Tu sais, tu as le parc Forillon à côté, mais les gens n'arrêtaient pas nécessairement d'arriver hors nord. Fait que ça, ça a créé un dynamisme dans le village aussi. Fait que c'est le fun quand tu sais que... Ton entreprise, elle vient stimuler un village et faire de la rétention aussi touristique. C'est le fun. C'est pour ça qu'on est à Rivière-en-Nord. C'est pour ça que le renard, des fois, les gens sont à Rivière-en-Nord et me disent « Mais c'est quoi le loup? » « Mais là, madame, c'est pas un loup. » « Vas-y, vas-y, on est à Rivière-en-Nord. » Puis au départ, on voulait se spécialiser dans les bières de style
SPEAKER_00belge puis anglaise. Ce qui est quand même deux beaux
SPEAKER_03créneaux. À Rivière-en-Nord, Gaspésie, ça boit des anglaises. C'est très macro-branche. brasserie encore. Ça fait qu'eux autres, mettre de la sapinette,
SPEAKER_05ils n'étaient
SPEAKER_03pas prêts encore. Puis, de l'autre côté, les belges, c'est explosif. C'est tellement créatif. Les labeurs, c'est herbacé. Puis, on pouvait rajouter du fruit, de la sapinette, du labrador. Ça fait que nous, on est deux artistes. Moi, j'étais une artiste peintre multidisciplinaire, puis Patrick est musicien. Ça fait que c'est le côté artistique de pouvoir faire des bières éclatées. Ça fait que notre slogan, c'est la gaspésie sauvage à chaque gorgée. Quand on réfléchit à une bière, puis il dit, j'aimerais ça que
SPEAKER_00ça goûte l'ananas, il ne mettra pas d'ananas. Il faut que tu trouves quelque chose en Gaspésie qui goûte... C'est un dérivé qui va amener à
SPEAKER_03goûter ça. C'est ça. On a travaillé avec Gaspésie Sauvage. Eux autres, c'est des cueilleurs business. Super belle place. Au doigt, eux, Jean Radun, ils travaillent avec leurs champignons. Ils ont plein de super beaux produits. J'ai un chat
SPEAKER_00dans la gorge. Vas-y. C'est là pour ça. Ton chat ou la bière? La bière. Le chat Le chat,
SPEAKER_03il n'est pas là. Il n'est pas là, là. Fait qu'on les a rencontrés, puis à un moment donné, si tu veux un goût de sour, bien là, il a expliqué, bien, on peut travailler avec le sumac. Si tu as un goût vanillé, on peut travailler avec la fleur de mililo. Fait que là, c'est comme, hey, on s'est rendu compte qu'on ne connaissait pas notre nature. On ne connaît pas notre forêt. Les Québécois, c'est les Européens, ils arrivent ici puis ils connaissent tous les champignons. Fait que ça, c'est... Il y a-tu 15 ans, le Québec s'intéressait moins à sa forêt sauvage, à aller ramasser des têtes de violon, puis tout ça. Il y a mais là, maintenant, il y a comme un nouvel mode. Les gens veulent se réapproprier leur territoire puis leur nature. Fait qu'il a fallu qu'on fasse ce travail-là un petit peu de comprendre qu'est-ce qui poussait chez nous, tu sais. Fait que là, en achetant un beau livre, La
SPEAKER_00forêt,
SPEAKER_03là, as-tu vu ce livre-là? Non, j'ai pas vu ce livre-là, mais je vais regarder, c'est sûr. Là, tu peux manger de la quenouille, du pissenlit. Ah oui, ça dit tout ce que tu peux manger. Ah
SPEAKER_06oui, c'est bien cool.
SPEAKER_03Accessible sur ton terrain, là. Fait que nous, dans la saison, on met la fleur de trèfle. la petite fleur mauve qu'on était quand on était jeunes pour le miel. Fait qu'avec la levure belge qui est plus herbacée, tu mets la petite fleur, puis le miel dedans vient apporter une petite rondeur, amener tout ça. C'est ça. Dans la tripelle, on met du thé du labrador, du chaga, poivre des dunes. Dans la double blanche de la cédrière, on met des pousses de sapin baumier, du sel, du mélèze. Fait que, tu sais, c'est ça. On essaie que ça goûte différent de ce qu'on trouve
SPEAKER_00ailleurs. Oui, mais en même temps, ça fait pas la même bière que tu peux avoir dans une autre brasserie. C'est le fun. C'est une belle... On a comme une tendance à être un petit peu fort en alcool. Un peu plus haut. Les bières belges sont un peu plus hautes en alcool, il me semble. Pas moins que ce soit le Québec qui en ait
SPEAKER_03mis une couple. Je ne sais pas qui c'est qui a augmenté le pourcentage. On s'est rendu compte qu'on fait pas mal de bières cis
SPEAKER_00en montant.
SPEAKER_03Peut-être parce que l'hiver est long en Gaspésie et qu'on a besoin de se réchauffer à l'intérieur. Mais c'est ça. mais
SPEAKER_00c'est le fun de voir que vous travaillez ça moi c'est sûr que tu me dis les microbrasseries qui travaillent justement la nature aussi je pense tout de suite à voyons je le dis tout de suite j'en ai deux qui veulent sortir en même temps c'est pour ça que ça prend un petit il y a Saint-Pancras puis il y a Naufrageur dans ma tête les deux
SPEAKER_05qui travaillent
SPEAKER_00beaucoup ça aussi c'est le fun moi j'aime ça au Québec quand on se gêne pas puis on travaille ça puis je peux bien dire Breté-Savage aussi le français s'utilise plein plein plein de produits mais
SPEAKER_03tu sais Naufrageur ils ont vraiment il y avait une collection amérindienne, tu sais, avec Béric Beaumier, du Sumac, il y en a une blanche là-dessus. Fait que c'est ça, moi aussi, je trouve que on se ressemble, mais si je vois qu'ils ont fait une bière à tel produit, je vais pas aller faire la même affaire. Puis même que tu changes l'eau, tu changes la levure, tu changes tes houblons, t'aurais beau mettre du thé du Labrador, mais ça va pas goûter pareil. Fait que je trouve ça beau, ça, d'être capable d'exploser en mille une recette. Je pensais qu'à un moment donné, on finit par goûter pareil. Peut-être qu'ils font des collabos, la même recette, mais ils la brossent ailleurs, puis elle ne
SPEAKER_00va pas goûter pareil. Ils ont fait ça justement, la dernière que Louis-Franck me disait, c'était avec la micro du lac. Ils ont fait comme une même recette, mais pas en même place. C'est beau à voir comment ça sort d'une place à l'autre. Oui, tu peux la refaire, mais tout en respectant. Si tu reprends une recette que qu'eux ont déjà faites, je suis pas mal sûr que tu vas les respecter, tu vas les appeler et se dire qu'on a fait ça, mais pas peur, on a comme tweaked cette petite affaire dedans pour être sûr que ça sorte différent. Puis sinon, le coin que vous avez, est-ce que vous avez une terrasse, place pour manger, ou c'est vraiment juste brasserie?
SPEAKER_03Non, c'est ça, dans l'ancienne épicerie, on a l'usine qui est en arrière, puis on a un pauvre restaurant en avant. On a une petite terrasse, mais on n'a pas la vue sur la mer, parce qu'à Rivière-en-Or, ils vendent. puis
SPEAKER_01les vagues l'automne ça
SPEAKER_03arrache ah oui fait que là les gens je comprends bien ils veulent s'éroter mais il y a de l'enrochement en arrière du bâtiment faudrait faire une terrasse sur le top sur le top fait que dans 5 ans ça passe dans 5 ans quand je vais avoir passé mes 5 premières années je vais avoir mis un petit peu tout de côté une belle terrasse sur le top c'est merveilleux puis là ils font un beau projet de développement ils refont toute la plage avec des jeux pour enfants ah oui ouais fait que là les touristes vont plus venir puis fait que là si tu es à Rivière-en-Or il faut notamment ta canne à pêche OK. C'est ça. Bien, on a la capitale des pêches, là. Tu peux aller sur le quai, tu pêches le macro, t'en reviens pour se faire un petit feu sur le bord de la
SPEAKER_00biche avec ta petite rontibus. C'est ça, la Gaspésie, là. Ah oui, c'est ça. Puis c'est comme un peu, tu sais, à Pétcaribou, j'ai vu qu'ils ont une place, justement, que tu peux arriver, t'as les toilettes extérieures, t'as des places pour pouvoir nettoyer, t'as les lavabos sur l'extérieur. Ah oui! Tu sais, tu me dis ça, puis je viens juste de flasher, comme, ben oui, tu peux arriver avec ton poisson puis te préparer tes
SPEAKER_03affaires quasiment sur place. Non, j'avais pas pensé à ça, à l'extérieur. Ça fait pratique,
SPEAKER_00oui. C'est une idée de même. Mais non, quand j'ai vu ça, là, tu l'entends pas. C'est vrai que tu peux te servir toi-même. Tu peux camper. Au moins, ça incite les gens à venir un peu. Tu sais, qu'ils n'ont pas peur de rester ou d'amener leur petit lunch puis se faire des affaires. Mais toi, si t'as de la bouffe sur place, peut-être que là, tu veux pas... C'est ça. Ouais, fait qu'oublie l'idée. Oublie l'idée. Parce qu'au pub à Pit Caribou, ils n'ont pas de bouffe. C'est ça. Fait que sûrement, ça incite les gens à pouvoir venir faire. Voilà. J'ai eu ma réponse.
SPEAKER_03Merci beaucoup. C'est ça. Voilà. super beau, Rivière-en-Or, pis t'sais, t'es juste à côté du Parc Forillon, les gens, ils font le tour de la Gaspésie trop vite. T'sais, faut que t'aies le temps de frencher comme il faut à Rivière-en-Or, sur la plage de la Gaspésie, à Percé, tu fais la route des bières, pis tu frenches sur les beaches.
SPEAKER_00C'est ça, la Gaspésie, finalement. Ah, c'est ça? Oui. Ah! C'est ça. Là, maintenant, vous le savez. Je pense pas que personne le savait avant. Là. Non? Non. Maintenant, c'est dit. T'as pas expérimenté ça quand t'es descendu à son passé? J'ai pas fait le tour de la Gaspésie. comme ça j'ai été trop vite j'ai fait le one shot c'est pour ça que tout le monde dit tout le temps comme ah tu l'as fait d'un coup ah tu l'as fait d'un coup ok tu sais t'es arrêté je suis arrivé je suis arrêté mettons à telle place mettons à mi-chemin genre à la POC ou à c'est même pas la gaspésie la POC à terre non c'est ça fait que tu sais j'ai comme juste flashé je l'ai fait j'ai été gazé à ma
SPEAKER_03tanne that's it j'ai juste
SPEAKER_00mis du gaz ça marche à ma tanne c'est la gaspésie ouais j'ai juste mis du gaz à ma
SPEAKER_03tanne parce que si là faut pas tu te fasses berner par les gens de Rimouski parce que les gens de Rimouski sont spéciales. S'ils sont avec les gens de la Gaspésie, ils vont dire que non, eux autres, c'est la plus grosse ville avant Québec, tu sais. Fait que là, ils jouent à Big Shot. Puis quand ils sont avec des gens de la ville, bien là, ils se revirent de l'autre bord, puis ils font comme, oh non, mais nous, Bosse-Norand-Gaspésie, là, tu sais. – Ah, ils font
SPEAKER_00partie des deux. – L'exotisme, là. – Ils sont de deux bords. – Ah, ils sont
SPEAKER_03opportunistes. – OK. – Oui. – OK. – Bien, pour vrai, la Gaspésie, ça commence à m'attendre.
SPEAKER_00– Ça
SPEAKER_03commence
SPEAKER_00à m'attendre? – Bien, tu sais, Sainte-Flavie, là. – Officiellement, c'est... – Oui, Sainte-Flavie, oui. – ok c'est officiel c'est officiel ok là les gens pourront plus jamais le dire c'est ça c'est là Sainte-Flavie ça commence c'est là la Gaspésie pis de l'autre bord c'est où le mettons Sainte-Flavie pis par en bas c'est quoi le
SPEAKER_03dernier ouais
SPEAKER_00mais j'ai l'impression que ça coupe d'inter comme ça petit point de Matapédia pis en bas point de Fregate je sais pas trop ouais je pense pas souvent par en bas
SPEAKER_03faut que t'en regardes aussi qu'ils vendent des cigarettes
SPEAKER_00amérindiennes c'est là que tu le sais ouais j'aime ça Ah non, très sans compte, gorgée, c'est bon. Je vais trop vite, moi, je suis en train de... Je suis sur le point de dire, on va boire quoi de tes produits?
SPEAKER_03On va commencer par la Charbel. Je te l'ai faite goûter à l'Octoberfest.
SPEAKER_02Oui, je vais aller
SPEAKER_03chercher ça. C'est ça qui est plus doux. Tu peux en parler, c'est plus doux? Ben oui, là, c'est parce qu'après ça, j'ai amené des plus fortes, des quadruples et des IP. C'est la Berliner Weiss à l'argousier. C'est la même recette que la Berliner qu'on avait... sortie cet été, mais cet été, elle avait du cassis avec une texture plus smoothie. Celle-là, l'argousier, on l'a mis dans... Ouais, on s'est gâté, on l'a mis dans une belle bouteille transparente. Puis, bon là, tu vas me dire, ça dit qu'il y a de la tangerine, il n'y a pas de tangerine dans la Gaspésie, mais des fois, on peut tricher un petit peu comme ça pour... C'est pas notre ingrédient vedette, mais ça l'a aidé à couper l'acidité un peu de l'argousier. Puis ça goûte pas la tangerine, ça a vraiment aidé à propulser le goût d'argousier. Moi, je ne suis pas une fan de sour. J'aime ça goûter des fois, mais ce n'est pas quelque chose que je me commande. J'ai une sorte de bière, mais celle-là n'est pas trop sour. Les gens qui aiment la sour, ils vont l'aimer. Ceux qui n'aiment pas la sour, ils vont quand même apprécier le goût rafraîchissant et le goût d'argousier qui est vraiment
SPEAKER_00présent. L'étiquette est super belle, en tout
SPEAKER_03cas. Oui, c'est une de nos amies. Elle s'appelle Frédérique Benoît, une fille de Gaspé. Elle fait plein de petits dessins de même, juste pour le fun. Elle a fait son Instagram. Quand Là, on a vu ses dessins. On a décidé de créer des bières pour fûter avec ses dessins. D'habitude, c'est l'inverse, nous autres. On a
SPEAKER_00travaillé à
SPEAKER_03l'envers là-dessus. Je me sers en premier. Je suis super poli comme ça. Ah oui, ça goûtait les petits pois,
SPEAKER_00cette bière-là. C'est drôle, hein? Les
SPEAKER_03petits pois verts, la canne de petits pois. C'est bon, les petits pois. C'était excellent. Là, ça donne le goût de manger un chicken. Ah oui, un chouchou. Un chouchou. Ah, tu sais, une poutine avec des salades de chou, puis du poulet, puis des petits
SPEAKER_00pois, là. Oui. C'est un chouchou.
SPEAKER_03Un chouchou.
SPEAKER_00OK. C'est vrai que c'est bon
SPEAKER_03aussi. Merci d'avoir amené ça. Tu l'as bien coulé parce que plus que tu travailles avec des produits qui ont de la vitamine C, c'est pas super pour la mousse. Ça fait tomber la mousse facile. Quand les gens y
SPEAKER_00accouchent, c'est comme... Maisant. Donne-lui de l'amour. Santé. Merci beaucoup. As-tu déjà goûté à de l'argousier?
UNKNOWNSeul, non.
SPEAKER_03Mais dans beaucoup de bières, oui. Je ne sais pas si dans les autres bières, ça goûtait, mais c'est ça que ça goûtait. de l'argousier.
SPEAKER_00C'est très bon. C'est le fun, hein? Du côté, ouais,
SPEAKER_03acidulé. Mais pas
SPEAKER_00trop.
UNKNOWNPas trop.
SPEAKER_00Non, ça, ça se passe super bien. C'est aussi bon que quand j'ai
SPEAKER_03goûté à Percé. Oui, avant Fiona. Oui, juste avant. Puis, est-ce que quand tu t'es promenée un peu en Gaspésie, t'as entendu le langage gaspésien un peu, puis ça t'a fait rire?
SPEAKER_00Bien, je l'entends souvent. Je veux dire, j'aime toujours ça, les accents. Oui, est-ce que ça me fait rire? Bien, je souris, mais pas parce que ça me fait rire, parce que je trouve
SPEAKER_03ça beau. Parce que, dépendamment des villages, l'accent va changer. Tu sais, comme à Bonaventure, c'est eux dans la francophonie qui ont le meilleur français parce qu'ils prononcent les fins des mots. On dit bonaventure. Ou même, on va dire le re. Tandis que nous autres, on fait vite bonaventure. Il n'y a plus de re. Après ça, quand t'arrives à Passepébiac, Passepébio, il parle comme ça. Patine, patine. On fait des jokes parce que dans les arénas, les parents, ça chiale après les enfants. Patine, patine. Fait que nous autres, c'est plus ça. Après ça, à Gaspé, je ne sais pas si c'est parce qu'il y a beaucoup de fonctionnaires ou des gens à cause du cégep. qui arrivent de l'extérieur, on dirait que l'accent à Gaspé, il est moins là. « Hey, t'arrives à Rivière-Nord. » « Hey, là, ça fait ça. » Ils ont rien qu'un temps de verre, eux autres. – Un temps. – Oui. Puis c'est... « J'ai mangé », ils vont dire « J'mangeais ». Puis là, tu vas dire « Ok, t'as mangé ou t'en vas manger
UNKNOWN?
SPEAKER_03» «
SPEAKER_00Ben, j'mangeais ». Fait que là, tu sais, c'est tout le même. C'est pas clair si t'as mangé ou si t'en vas manger. «
SPEAKER_03J'mangeais ». Puis, si tu vas à la quinquairie, à Rivière-Nord ou dans les restaurants, tout le monde va t'appeler « mon cher beau » ou « mon loup ». Fait que « cher », tout le monde est bien précieux en gaspillage. On est tous des chers. « Cher belle ». Fait que ça augmente le style
SPEAKER_00chère
SPEAKER_03mais
SPEAKER_00il n'y a pas fille ou gars aussi ouais mais ça c'est ailleurs ce ne sera pas moi je l'ai moins entendu le fille mais chère chère
SPEAKER_03belle chère beau mon loup pour ça plus dans l'intimité mon boy vraiment fait que là elle on l'a appelé la chère belle en l'honneur un peu des gens des régions puis parce que notre route ça s'appelle la rivière Ornord On ne l'a même pas écrit rivière au renard. On l'a vraiment écrit rivière, R majuscule, nord, N-O-R-D. Parce que les touristes, quand ils arrivent, eux autres, ils disent, elle est où la rivière nord? Ils entendent rivière nord, mais c'est rivière au renard. Fait que sur notre rousse, on l'a écrit comme les gens la prononcent.
SPEAKER_00Rivière
SPEAKER_03nord. Fait qu'on aime bien ça, jouer un petit peu avec la façon que les
SPEAKER_00gens
SPEAKER_03y parlent. C'est vraiment cool. J'ai jamais fait le lien de ça. Non? Wow, c'est vraiment cool. La rivière au nord, puis ce qu'on a sorti l'autre
SPEAKER_00Berliner cet été en canette qui s'appelait
SPEAKER_03« La maille et les frettes ». La maille et les frettes? Comme le postier, la maille? Non, non, maillée, comme faut qu'il ait perdu un peu tes mailles et les frettes, là, tu sais. Fait qu'on l'a appelée de même, pis c'est ça, la chair belle, on trouvait ça terriblement drôle, pis ça fait très gaspésien, chair belle, là. J'avoue. Fait que ça vient de là. Fait que là, maintenant, c'est comique, parce qu'au bord, les petits messieurs se disent « Hey, je vais te prendre une chair belle, ma chair belle, pis oui, mon cher beau, je t'amène ça tout de suite. » Ah non, là, on se crouse, là, tout le monde se
SPEAKER_00On est heureux. Ça me fait penser au cinéma. Quand je travaillais au cinéma à Saint-Adèle, il y avait un film qui était sorti et c'était « Vous êtes belles ». Les gens faisaient exprès. « Je vais prendre deux billets pour « Vous êtes belles ». » Ils ne le disaient pas à moi, clairement. Il y avait quelque chose qui ne marchait pas.
UNKNOWNAh!
SPEAKER_00Mais oui, c'était pas... Mais j'ai entendu, là, vous êtes beaux. J'étais comme, ah, ah, ah, après l'avoir entendu 15 fois à côté de moi. Oui, je la pogne. Oui, non, mais souvent, c'est le fun. Je pense que c'est cool, ce joke-là, une fois ou deux, ou faire ces petits jeux-là, mais c'est ça. C'est le genre de phrase que les gens ne se rendent pas compte des fois, que
SPEAKER_03c'est trop dit. On arrivera
SPEAKER_00peut-être avec une bière qui s'appelle le colon ou le... Ah, peut-être. Le tache, le tache. Le tache. La tâche. C'est une tâche? Le tâche? Comment tu dirais? T'as une façon de le dire? Je ne sais pas c'est qui. Ah ok. Dans d'autres mots pas beaux à dire. Ben non. L'autre particularité que vous avez, que tu m'as parlé et que j'ai fait « wow, j'ai un pensée », c'est que j'ai souvent vu des groupes de musique qui sont chrétiens. Puis souvent, tu n'y penses pas. Tu les écoutes et tu les réalises.
SPEAKER_03Mais là, vous autres, vous êtes une microbrasserie chrétienne. On est devenus chrétiens en même temps qu'on a starté ce projet-là. C'est fou! Oui, parce qu'on avait un autre projet avant. Puis là, on a vu le côté obscur de la force. Je ne sais pas si tu connais un peu Star Wars, mais on a décidé qu'on était des Jedi, nous autres. on n'allait pas le côté obscur fait que on est devenu chrétien à travers ça pis c'est justement Michael que la distillerie Audoyeux a gaspé on l'avait rencontré pour de la business lui il startait sa distillerie pis il voulait voir s'il pouvait pas faire sa distillerie dans notre local à Rivière-en-Or parce que je t'ai dit c'était immense
SPEAKER_05pis tout
SPEAKER_03ça fait que là on parlait de business ensemble pis je sais pas pourquoi à un moment donné il nous dit ça qu'il croit en Dieu lui pis tu sais il était bien habillé c'est un gars intelligent tu sais j'avais de l'estime pour lui j'ai dit ah
SPEAKER_00j'avais
SPEAKER_03dit ça non non mais tu sais j'étais curieuse je me dis que c'est un jeune entrepreneur tu sais c'était pas fait que là il dit oui oui je vais à une église on chante les bras d'un zère le dimanche puis je suis ah moi je suis curieuse allez voir c'est sûr tu sais puis justement c'est des églises protestantes c'est pas il y a pas personne qui dort dans ces églises là ça chante les bras d'un
SPEAKER_06zère puis c'est
SPEAKER_03alléluia puis tu sais des prières de guérison puis c'est très très très dynamique là Moi, je rentre là, je capote. Parce que moi, en tant qu'artiste extravertie, il me fallait quelque chose de puissant. Finalement, moi, je suis devenue chrétienne. Puis un an plus tard, il est arrivé un miracle dans notre famille. Puis Patrick a dit, « Moi, je veux rencontrer le Dieu qui a fait ce miracle-là dans ma famille. » Ça faisait un an que j'allais à l'église. Il a commencé à venir à l'église. Puis c'est ça, il a eu une révélation aussi. Puis il a commencé à faire de la musique à l'église. Puis nous, on a la chance d'une église bilingue. Fait que tu peux avoir des chants francophones, anglophones. Puis la musique chrétienne, c'est comme dans toutes les autres sortes de musiques. T'en as de la bonne, t'en as de la pas bonne. Tu sais, du rap, là, il y en a des bons, puis il y en a des pas bons. Tu sais, c'est sûr que tu es comme, la musique chrétienne, ça va être quétaine, ça, on n'écoutera pas ça. Mais il y a des super de bons groupes aux États-Unis, en Australie, en Angleterre, Hillsong, Bethel, puis c'est vraiment... Fait que Patrick est allé chercher un peu ce style de musique-là pour ses chants à l'église. Puis ça l'a teinté toute notre famille. façon d'être entrepreneur après. Parce que Dieu peut donner, mais Dieu peut tout reprendre. Puis quand tu rentres dans ma microbrasserie, on a collé 90 000 bouchons sur notre plancher, nous autres, au printemps, on est allés en socio-financement, puis il y a des gens qui ont contribué, on a fait une belle banderole quand t'arrives, puis c'est écrit le nom de tout le monde. Puis quand tu rentres, t'as un verset, ça dit « Il y a dans le cœur de l'homme beaucoup de projets, mais seuls les plans de Dieu vont s'accomplir. » Ça, ça veut dire que toi, tu peux avoir des projets gros de même. mais il y a quelque chose qui orchestre. Il n'y a pas de coïncidence dans la vie. Il y en a qui disent le destin. C'est un peu vers ça qu'on s'aligne. On s'était tellement blessés et perdus dans nos autres entreprises que c'était important d'avoir une spiritualité qui était forte et avoir les valeurs qui étaient à la bonne place. Tu t'investis, tu investis ton argent, tu investis ton temps, tu sacrifies ta famille aussi à certains moments. Quand on est devenu chrétien, c'est comme, OK, c'est cool faire de la bière, mais on ne s'amènera pas au divorce, tu sais, avec ça. Fait qu'on a fait du ménage dans nos valeurs, puis ça a teinté nos valeurs entrepreneuriales, comment qu'on reçoit les gens aussi, tu sais, dans l'amour. Puis c'est pour ça que les gens, quand ils sortent au front, tu sais, on sent bien chez vous, on sent en famille. Moi, quand je les accueille, je dis, faites comme chez vous, bienvenue chez nous, faites comme chez vous. Fait qu'il y a beaucoup d'amour, puis C'est important pour nous autres de partager ça. Notre but, ce n'est pas de... Oui, je veux rentabiliser mon entreprise et je veux être capable de développer quand j'ai des idées, mais ce n'est pas de me rendre riche. Je veux investir dans Rivière-Horneur. Je veux être capable d'ordonner à la société. Je ne veux pas fourrer le système juste pour faire de l'argent. Quand tu es en entreprise, tu as des occasions
SPEAKER_00de faire ça. Tu en as. C'est ça. Un plan chez vous qui est dirigé vers les gens chez vous, mais c'est correct aussi, c'est ce que je dis à plusieurs micros, puis plusieurs fois sur le podcast, je l'ai dit, mais je pense que les microbrasseries, il faut vraiment qu'ils se concentrent sur où ils sont, puis si les gens qui viennent les voir, comme leur village, leur ville, peu importe, qu'ils viennent les encourager, puis s'ils peuvent vivre de ça, puis après ça, voir à ce moment-là s'ils veulent aller plus gros, s'ils veulent grossir, s'ils veulent exporter, s'ils veulent aller plus loin, mais tu sais, vraiment, il faut que ta base soit faite, parce que cette base-là a besoin d'être solide, puis Puis avec l'image que tu amènes, là, je veux dire, tout de suite, tu flashes depuis le premier festival de la cuvée qu'il y a eu. Puis je disais toujours que je trouvais ça cool parce que justement, les microbrasseries deviennent un peu les églises de chaque village. Tu sais, c'est le nouveau, je vais dire en guillemets, le nouveau lieu de rencontre où tu vas voir ton voisin. Ton voisin, avant, tu le voyais, dans ma tête, tu le voyais à l'église, tu jasais avec. Tu le paierons de l'église. Tu le paierons de l'église. Tu sais, tu as tout, tout, tout ce qui descend de là. Mais dans ce temps, c'est qu'est-ce que tu fais, tu vas prendre une bière à brasserie, microbrasserie au pub, puis là tu vas jaser avec ton voisin que tu n'aurais pas vu sur le perron de l'église mais tu le vois sur le bord de ton bar sur le bord de ton bar mais tu sais c'est ça je pense que tu as tout ça qui rentre en ligne de compte, je pense que là tu as comme les ça amène les gens à peut-être plus se parler plus se voir, plus se croiser donc non, je pense que c'est une autre
SPEAKER_03belle... Tu sais comme on disait tantôt au départ, les moines ils faisaient de la bière dans les monastères Pasteur, les bières Trappistes, en Belgique. Puis ça redonnait à la communauté. Fait que moi, c'est ça que j'ai envie de faire. J'ai envie d'avoir un projet qui va redonner à la communauté. Et c'est sûr, quand t'es tout le temps en bris d'équipement, puis des problèmes de bières, puis tout ça, ton énergie est mise sur sauver ton entreprise. T'es plus là pour la veuve et l'orphelin. Fait que moi, j'avais hâte de passer mon stade de 5 ans de rush, de démarchage qui finit plus, là, tu sais. Puis à un moment donné, ok, mes bières sont bonnes, j'ai des bons clients, on commence à avoir du fun, on peut-tu se réinvestir dans la société?
SPEAKER_00Parce que oui, en business, le premier 5 ans, c'est le plus dur à passer. Avec deux années de COVID en plus. En plus. Vous êtes là, là.
UNKNOWNOn est là, là.
SPEAKER_03Fait que là, c'est le temps de les découvrir, là. Fait qu'on met des petits versets sur nos
SPEAKER_00bières. Ah
SPEAKER_03oui, en plus. Fait que là, on va dire ici, c'est écrit Jean 4-7. Fait que là, il y a certaines personnes qui sont curieuses, puis qui vont voir sur leur cellulaire, ça veut dire quoi? Jean 4-7. Fait que là, dernièrement, j'ai reçu un message d'un jeune homme qui me disait qu'il trouvait ça super. Lui, il était pas chrétien, mais que ça... Il était curieux, pis que des fois, il prend le temps d'aller voir le verset au complet, pis il boit sa frontibus en lisant des versets bibliques. Ben, je suis comme, ben, tabarouette, j'ai touché une personne, pis cette personne-là, elle met un peu de spiritualité dans sa vie, parce que, excusez, mais le monde, c'est dark un peu, là. Les gens se cherchent, là, tu sais... c'est Facebook, puis ça va vite, puis tout ça, mais les valeurs vont revenir se brancher sur le spirituel, là, et je pense qu'il va y avoir un retour
SPEAKER_00à ça. — Bien, il faut que tu
SPEAKER_03utilises Google pour aller le chercher. Ou sinon, tu rouvres la
SPEAKER_00Bible, puis tu vas chercher ton Jean 4-7. — Ouais, tu fais Google Jean 4-7. — Là, je viens de faire Google Jean 4-7, puis là, il vient de tout me mélanger. Attends, Jean 4-7, qu'est-ce qu'il me disait ici? Bien, juste bien, c'est écrit « Une femme de sa marie vient puiser de l'eau.
UNKNOWN»
SPEAKER_00Mais je n'ai pas été plus loin. Jésus lui dit
SPEAKER_03blablabla, je clique dessus, je le perds le lien, mais bref. C'est quoi le
SPEAKER_00lien? Est-ce qu'il y a
SPEAKER_03un lien avec la bière? Parce que là, c'est la chair belle. La chair belle. Fait que là, on s'est demandé quelle femme a eu un rôle dans la Bible X. Puis ça, c'est l'histoire de la Samaritaine. Jésus va au puits à midi, puis c'était un peu la guerre entre les Juifs puis les Samaritains, qui étaient Juifs aussi, mais moins pratiquants. Un peu comme les protestants puis les catholiques. Fait que là, les Juifs, eux autres, ils ne voulaient jamais être en contact avec les Samaritains. parce que c'était impur. Fait que là, tu as Jésus qui a soif, qui arrive au puits, à l'honneur que c'est juste les femmes, qu'il n'est pas supposé d'avoir personne au puits. Puis Jésus, il était féministe. Il était vraiment hot. Tu sais, il avait passé ici, on aurait voté pour lui hier. Il est vraiment hot. Fait qu'il dit, donne-moi de l'eau, etc. Puis là, elle dit, pourquoi tu me parles? Tu n'es pas supposé parler à une femme. Puis c'est lui qui dit, si tu savais c'est qui que je suis, tu serais bien contente. Puis l'eau que moi, je vais te donner à boire, tu n'auras plus jamais soif. C'est de toute beauté. Fait qu'on va peut-être chercher un petit link comme ça. Sur la maille et les frettes, dans la Bible, ça parle de Jésus, un troupeau de 100 moutons, puis il en a perdu un. Il met les 99 autres en sécurité, puis il s'en va chercher
SPEAKER_00son pardu.
UNKNOWNIl va chercher sa maille et les frettes.
SPEAKER_00Si tu me donnes ça à boire, je vais toujours avoir soif pour ça. C'est clair. Mais je comprends. Mais c'est bien d'aller chercher ces idées-là, puis de peut-être inspirer les gens à aller chercher
SPEAKER_03cette petite... Oui. Oui, puis au bar, moi, si je vois qu'il y a quelqu'un qui rend du chaud, c'est interdit de revendre une eau de bière à cette personne-là. Pas juste pour qu'il vise dans le bar, mais par respect pour cette personne-là. Je ne vais pas le laisser prendre son auto. Tout le monde le sait, on va prendre ses clés, on va trouver quelqu'un qui va aller le porter. Le côté de boire jusqu'à être saoul, de boire jusqu'à ne plus goûter, à ne plus être respectueux. Nous, on ferme à 9h. Ah oui? 9h et plus. C'est ça. Si on est là, on a été une belle gang, on a du plaisir, on peut continuer. Mais ce côté-là, de ne plus apprécier le produit ou de ne plus... Nous, après avoir connu le côté obscur de la force, on a décidé de
SPEAKER_00mettre ça de côté. OK. Oui. Donc, on ferme à 9h. 9h et plus. 9h et plus. Dépendant de comment ça se passe. C'est ça. OK. C'est comme, c'est pas à cause d'un manque de main-d'oeuvre, c'est pas à cause... C'est
SPEAKER_03vraiment un choix. C'est un choix qu'on
SPEAKER_00a fait. C'est un choix.
SPEAKER_03Quand c'était notre cinquième, on a toffé jusqu'à minuit. Il n'y avait pas de problème. Le party n'était pas nié. Des fois, à 10h, 10h30. Mais en général, après ça, les gens qui veulent vivre la tournée de shooter et les monologues, on les envoie chez Vicky au calvaire. Elle qui
SPEAKER_00appelle tout le monde « chair belle », on l'envoie chez elle. Son calvaire, s'appelle-tu le calvaire comme un calvaire ou cal-vaire? Cal-le-vaire. Je ne sais jamais si c'est la fin de soirée, tu t'en
SPEAKER_03vas au cal-le-vaire. Non!
SPEAKER_00Ça
SPEAKER_03répète
SPEAKER_00un beau jeu de mots encore une fois. Mais non, on ne veut pas que les gens boivent comme ça.
SPEAKER_03Il faut boire en modération. Mais ça, c'est super comme bière. C'est cool, hein?
UNKNOWNÇa donne vraiment soif.
SPEAKER_00Toi, tu bois quoi comme bière d'habitude? De tout, mais surtout bière noire. C'est comme, je regarde qu'il y en a sur la table. C'est pas mal ça que j'ai, oui, bière noire. Surtout la pêche immortelle, c'est ma bière de toujours.
SPEAKER_03Bien, tu vois. Ça a toujours été ma bière. Ça, tu vas rire, mais je ne pourrais pas la boire.
SPEAKER_02Non?
SPEAKER_03Parce qu'elle s'appelle Pêcher mortel. Oui. Par principe, je ne me sens pas bien de boire une bière. Je n'ai jamais
SPEAKER_00bu une trou du
SPEAKER_03diable. OK. Tu ne pourrais pas boire le Pêcher mortel. Par amour, je suis avec toi, il y a une circonstance. Mais moi, arrivé dans un dépanneur, je vois la pêcheresse ou la guidoune, la toutoune,
SPEAKER_00le Pêcher mortel. Le nom de la bière va avoir une incidence sur ce que tu
SPEAKER_03vas faire. Si ça reflète un dark side ben s'il y avait juste 10 bières je finirais par les goûter mais il y en a tellement d'autres choix que ça pour nous ma famille puis Patrick puis les gens autour de nous autres qui sont chrétiens ça fait comme non mais est-ce que tu manges des pommes? mais c'est pas écrit dans la Bible que c'est une pomme c'est un fruit fait que tu manges des fruits? je mange des fruits tu savais-tu que la tomate c'est un fruit? oui c'est quoi la définition
SPEAKER_00d'un fruit? c'est quoi? il faut
SPEAKER_03avoir des pépins ah c'est des graines Fait que toi, t'es un
SPEAKER_00fruit. Oui. Il y a des bières qui sont aussi des fruits. Parce qu'ils ont des graines. Il y en a des fois qui ramassent, qui sont pas bien filtrées. Il y a des petits pépins. Ta-da! C'est
SPEAKER_03pour ça que la famille des curcubitacées, la citrouille, la courge, le zucchini, le concombre, c'est tous des fruits parce
SPEAKER_00que ça a
SPEAKER_03des pépins. Fait que
SPEAKER_00là, t'es en train
SPEAKER_03de dire que l'homme est un fruit défendu. Tu peux voir ça comme ça. C'est pour ça que tu bois du pêché mortel, toi. Il y a une corrélation directe.
UNKNOWNJe comprends.
SPEAKER_00Mais oui, non, j'ai toujours aimé les biens noirs, puis celle-là en particulier, vraiment depuis avant même que je travaille pour Dieu du ciel. Ça a vraiment été toujours, toujours, avant même que je travaille au biérologue, c'est toujours été la bière que je prenais.
SPEAKER_03T'as-tu une formation?
SPEAKER_00J'ai suivi des cours, oui, de biérologue. Même trois cours, puis après ça, bien, travailler au biérologue, ça a beaucoup aidé aussi à mettre ça en pratique, puis souvent, c'est de répéter, répéter, répéter, trouver une façon un peu plus de le dire à monsieur, madame, tout le monde, sans tomber dans les gros mots. Mais je trouve que c'est des trucs qui viennent plus spontanés. Comme tu sais, je me vois pas donner une formation devant du monde. Je pense que je vais en parler à des gens, de démocratiser, mais je vais pas aller faire une formation devant du monde. Je sais pas pourquoi. Je suis juste le même. Je le dis en jasant, mais sinon je le penserais pas. Parce que tu vas adapter à chaque personne
SPEAKER_03ton speech. Fait
SPEAKER_00que de faire un speech à plein de personnes que... Je pourrais. J'ai déjà fait. J'en ai déjà fait. Justement, à l'Octoberfest gaspésien, il y a trois ans, j'avais fait une présentation. Puis, ça avait super bien été. Mais je pense que, tu sais, en faisant la présentation, c'est le fun, mais j'en ferais une vraiment courte pour avoir un super gros volet personne à personne pour pouvoir parler aux gens. Fait que vraiment avoir une idée de, tu sais, vraiment, toi, ton questionnement là-dessus, qu'est-ce qu'il y en a, puis que qu'est-ce qu'on peut aller
SPEAKER_03approfondir justement là-dedans. Quand vous avez fait le cours de biérologue, est-ce que c'était juste au niveau des bières ou il y avait aussi tout ce qui tourne autour
SPEAKER_00de la bière? C'est une question dans ma tête. On touche à tout, en fait, parce qu'il faut vraiment de tout comprendre ce qui se passe. Il y a quelque chose qui se passe sur mon écran.
UNKNOWNOn va aller voir.
SPEAKER_00Ce ne sera pas long. La carte est pleine. Ah oui? Vous avez fait ça déjà?
UNKNOWNVoilà.
SPEAKER_00En tout cas,
SPEAKER_03moi je continue à boire, c'est très bon. En regardant toute ta collection.
UNKNOWNOn continue.
SPEAKER_03Saison
SPEAKER_02cassée,
SPEAKER_03ça va être beau, ça. Ouais, c'est ça. Je voulais voir avec toi... J'ai... Tout le problème de la consigne, là. Ils ont-tu fait chier avec ça depuis le début, là? Pas ta bouteille, puis là, tout le monde, il faut que vous ayez le même format de bouteille. Et puis là, nous autres, en Gaspésie, là. Il faut que je ramasse mes bouteilles, puis je repaie le transport pour venir les faire laver ici. Il y a une problématique autour de ça. Puis toi, tu l'as vécu en tant que commerçant aussi. Oui. As-tu trouvé des
SPEAKER_00solutions? Moi, je n'ai pas eu à toucher à tout ça. C'est vraiment les microbrasseries qui ont ce
SPEAKER_03calvaire-là. Mais
SPEAKER_00comme détaillant? Moi, en tant que détaillant, c'est vraiment toujours des triés comme il faut, les bons formats d'aimants de boîte. Après ça, les microbrasseries, ils voulaient les leurs. Ce n'est pas parce que tout le monde utilise du B152, je ne sais pas le numéro. Mettons un 500ml format, je vais l'appeler le format Sotun, comme tu as là, mais comme brune. Ça, il fallait absolument que ce soit même par microbrasserie. Pas parce que la bouteille était brune que je pouvais l'envoyer ailleurs. Il fallait que j'envoie les ovales avec les ovales.
SPEAKER_03Maintenant, ils nous ont dit de ramasser celle de tout le monde.
SPEAKER_00C'est bon. c'était vraiment tout divisé selon les microbrasseries, les 750 ml aussi. Fait que oui, il y avait ce côté-là vraiment un peu plus casse-tête de toujours les trier. Des fois, tu ne vas pas les redonner parce que ta caisse n'était pas pleine, parce qu'on a juste des caisses de douze. Ah non! Des fois, tu attends des mois avant qu'il y ait six autres personnes parce que peut-être qu'ils te l'achètent chez vous, mais qu'ils les ramènent au Pélouseau, mettons. Lui, il y en a plus. Tu passes par là, tu achètes des bouteilles, mais tu ne les ramènes pas. Si il y a une brasserie, le plus dur, si une brasserie te limite à une caisse de 12 d'un format unique les personnes viennent en acheter t'as 6 personnes qui te ramènent mais les 6 autres ça a été donné en cadeau à tous les coins du Québec t'y reverras jamais ces bouteilles vides là parce que moi avec les élections
SPEAKER_03on a réfléchi ça je trouve, je suis comme panique d'avoir cette responsabilité là c'est de la gestion, c'est de la paperasse il faut que je fasse un rapport par mois pour les consignes de canettes après ça trimestriel pour les bouteilles après ça il faut que leur prouve avec un rapport annuel que j'ai fait des belles déclarations. Puis ça, ça coûte un autre 4 000 $. Puis ça, moi, j'étais en Gaspésie. Ils me renvoient mes vitres pour que je les renvoie faire laver. Tu sais, c'est comme... Je pense que Recyc-Québec, là, le Québec devrait prendre ça en charge. Puis que ça serait... Tu pourrais les ramener dans les SAQ.
SPEAKER_00– Bien, ils en ont parlé de ça, les SAQ qui reprennent les bouteilles de vin, les autres bouteilles aussi, ou même des centres de recyclage aussi, ou des endroits où tu peux reprendre – En ville. – Oui,
SPEAKER_03en ville. – Mais moi, je pense vraiment que la SAQ, ça serait leur responsabilité qu'ils ramassent tout ce qui est contenant de verre.
SPEAKER_00– J'avoue, parce qu'ils sont partout, les SAQ.
SPEAKER_03– Parce qu'ils sont partout, puis qu'ils ont un système de distribution efficace, puis c'est l'État qui gère la Russie-Québec. – Sauf qu'ils vont prendre le temps de nous charger plus cher, tout. – C'est relatif. Moi, je mets tellement de temps à gérer ça, ces cossins-là, puis ça me coûte tellement cher de transport que même s'ils me mettaient une petite taxe à moi, peut-être que ça ferait mon affaire. Mais au moins, il y a aussi... Est-ce que ça ça
SPEAKER_00va être mieux géré. Ça, c'est
SPEAKER_03une autre affaire à voir. Si c'est l'État qui gère ça, la ressource va peut-être être mieux gérée, mieux recyclée. Parce que moi, les gros formats, quand on avait commencé, on travaillait avec le 750, ce format-là. Moi, pour l'envoyer à faire laver, il fallait que j'aille minimum cinq palettes. Et moi, les palettes, je les avais vendues en ville, je les avais vendues ailleurs, pas nécessairement à Gaspé. Ça me prenait un an, peut-être pas un an, mais tu sais, comme l'été, une plus longue période. Fait que là, à un moment donné, tu te dis, ben là, je vais aller plutôt au resclat. Fait que tu sais, moi, je suis une grano, j'ai le temps de la laver puis de la récupérer, mais parce qu'il n'y a pas quelque chose en place, une infrastructure efficiente pour ramasser les bouteilles, ben, on va au resclat. C'est plat. Et moi, je pense vraiment qu'il y a quelque chose à faire à ce niveau-là. Puis c'est pour ça que je voulais avoir un petit peu ton pouls de toi en arrière
SPEAKER_00du comptoir sur eux qui ramassent les... — Ouais, mais sinon, j'ai vu que la canette, ça l'a amené quelque chose de super le fun, là. — Ouais. — Parce que là, la canette, c'est... Là, il faut que tu te divises le 473 puis le 355. — Ouais. — Parce que les sacs, il faut qu'ils soient de la même hauteur tout le temps parce qu'ils te donnent pas le même prix pour le sac. Fait que tu peux pas mélanger les deux formats. Mais... Mais... Tu peux reprendre toutes les canettes. Fait que ça, c'est les épiceries puis les autres qui disaient « Ah non, je ne l'ai pas parce que le scan n'est pas dans le système. » En fait, quand tu vas voir sur la loi, tu es obligé de la reprendre, la canette. Fait que c'est une canette en aluminium, tu es obligé de la reprendre. Pas parce que tu ne la vends pas ou whatever. C'est un 355, c'est un 473, tu la reprends. C'est le format, tu la reprends, c'est de l'aluminium, tu reprends ça n'importe où. Parce qu'il y a des épiceries qui étaient comme « Ah non, cette canette-là ne vient pas d'ici, je ne peux pas la reprendre. » Mais il y en a, je l'ai vécu. On a tous vécu ça, c'est fou. Il y a aussi un autre truc, les les consignes, mettons, ça, c'est un autre débat à avoir plus tard. D'accord. Je pourrais pas rentrer bien gros là-dedans. Mais, techniquement, il faudrait que je retrouve la clause, mais il est écrit que le détaillant spécialisé, mettons, qui reprend les consignes, fait que, mettons, c'est 30 sous la bouteille, ben, il faut que la personne qui vient reprendre au détaillant doit redonner 2 sous par bouteille pour le service qui a été donné. Fait que, mettons que toi, tu vends, mettons, tes consignes. Ça, c'est quoi? C'est 30 cents. Fait que là, mettons que tu la laisses au biérologue. Fait que ta caisse te coûte déjà 30 cents pour les 12 bouteilles. Mais là, quand moi, je t'en redonne, il faudrait que tu me redonnes 32 cents par bouteille. Ça, c'est dans la loi.
SPEAKER_03Ah, ouais. Il n'y
SPEAKER_00a pas personne qui a fait ça encore. Il y en avait quelques-uns qui le faisait. Mais là, il fallait-tu la rincer? T'avais pas le droit d'avoir un bâche de cigarette dans le fond. Non, mais ça, un bâche de cigarette, t'as pas le droit. N'importe quoi, tu mets pas un bouchon dedans, faut que ça soit clean. Pour que toi, tu puisses le nettoyer. Mais oui, parce que c'est censé être trié, censé être remis en bonne personne. Tout ça, tout ce travail-là, vu qu'ils prennent le fait que l'employé est payé pour vendre, mais l'employeur n'est pas censé avoir à payer. C'est pas lui qui a à payer quelqu'un pour retirer les bouteilles pour les redonner à la microbrasserie ou à l'endroit
SPEAKER_03X où ils les ont achetés. C'est pas supposé d'être un revenu non plus. C'est supposé d'être un 30 cents qui voyage.
SPEAKER_00C'est fou, là. C'est pour ça que je te dis que c'est un gros débat qu'il peut avoir.
SPEAKER_03Moi, j'ai hâte de reprendre
SPEAKER_00ça à l'État. C'est comme... Lâche-nous un peu. Parce que le bonbon n'a pas de panne. Si tu l'achètes 40 piastres, quand il te reprend, c'est 40
SPEAKER_02piastres aussi. C'est pas... En tout cas, bref. On rentre là-dedans. C'est ça. C'est un beau chien, ça.
UNKNOWNOui.
SPEAKER_00Voilà, ça se boit super bien, je vous souhaite de trouver ça.
SPEAKER_03Fait que ça, c'est une saisonnière. Ben là, on l'a fait, on a fait un brassin pour notre cinquième anniversaire, pis elle va revenir l'été
SPEAKER_00prochain. Parce que, wow, super bon. Très belle découverte. Non, tu dis même pas ça
SPEAKER_03pour me faire plaisir, hein, elle est vraiment
SPEAKER_00bonne. Non, je dis pas ça pour te faire plaisir.
SPEAKER_03Parce que quand j'y ai goûté, elle avait pas d'étiquette, pis là Patrick est venu me la faire goûter, parce que là, on fêtait notre cinquième, pis il l'a embouteillée deux semaines avant, pis à notre cinquième. ça faisait deux semaines. Elle faisait sa bubule. Fait que là, j'étais comme « Es-tu prête? Es-tu prête? » Fait que là, il me l'a fait goûter pis je suis comme « Ah, mon dieu, c'est bon. » Il part à la maison. J'ai vraiment pris le temps d'y réécrire pis
SPEAKER_00de dire « Hey, chérie, bravo. »
SPEAKER_03T'as quelque chose. T'as quelque
SPEAKER_00chose. Je vais en reprendre même. Parce que, ouais. C'est combien de pourcents, ça? Cinq. Oh, ça se prend tout seul. Ça va
SPEAKER_03bien, là. Regarde, même, je te laisse le fond vu que t'aimes ça. Ouais, j'aime ça les fonds. T'aimes ça les fonds? Ben, tu sais, Les gens, ils ne le savaient pas. Il y a un dépôt, dans le fond, de votre bière, madame. Là, maintenant, on dirait qu'ils commencent de plus en plus à savoir que c'est la lit.
SPEAKER_00Tu brasses ça, puis que toutes les vitamines sont là.
UNKNOWNOui. Mais ça sent super bon.
SPEAKER_00Ouais. T'en es où à Montréal, mettons, ou
SPEAKER_03à Québec? T'as-tu des... Ben là, ça va arriver à Montréal demain, mercredi. Fait que j'ai l'impression que dans tous les dépanneurs spécialisés, là, je vais voir tout le monde aujourd'hui. Tout le monde
SPEAKER_05va sûrement commander.
UNKNOWNOK.
SPEAKER_03Cool. Et puis, les eaux sont tout le temps là aussi. Ils vont les commander. Partie bière, Bireluc va sûrement
SPEAKER_00commander aussi. Pis quand tu fais ton chemin, mettons, tu commences à Montréal
SPEAKER_03pis tu remontes vers Québec pis après
SPEAKER_00ça, où t'as tes autofaites déjà en chemin?
SPEAKER_03Ben, ça dépend. Quand ils sont sous mon bas, hors de chemin. J'arrête. J'en ai fait une coupe à Montréal en fin de semaine. Je vais retourner à Québec. Il faut que j'aille en voir d'autres. Il y en a qui ne sont pas ouverts les lundis aussi des fois. Je planifie mes affaires. Je ne monte pas souvent. J'habite quand même loin. J'essaie de voir ce que je n'ai pas vu. Je me rends compte que je vais revenir à Noël. Je
SPEAKER_00vais venir faire des dégustations. Je vais voir les gens. C'est important. Je suis content de savoir que tu étais là et de pouvoir te recroiser
SPEAKER_03aussi vite. Bien, crime,
SPEAKER_00on
SPEAKER_03a manqué partir ensemble dans une tornade, là. Non, mais c'était quelque chose, là. Parce qu'on est sortis, à 11h, ils nous ont dit «
SPEAKER_00last call ». Fait que là, tu sais, moi... – En attendant qu'on brette à 11h30. – On
SPEAKER_03brette, puis que je crouse tout le monde qu'il y avait en dessous de la tente, puis avec mon casque de poêle, là. Fait qu'à minuit, tout le monde était sortis, puis à minuit et quart, les poteaux commençaient à lâcher. Puis à
SPEAKER_01minuit et demi,
SPEAKER_03il n'y avait plus rien. Fait que tu sais, on était à 15 minutes d'avoir des blessés, puis on était à une demi-heure de tuer du monde c'est quelque chose c'est fou on a ri là mais c'était
SPEAKER_00pas drôle parce qu'on est là parce qu'on est là mais non j'ai dit à beaucoup de monde que dans le pit justement il y avait plein d'émotions t'avais ceux qui voulaient justement l'oublier t'avais ceux qui le vivaient pleinement t'sais t'avais comme ouais t'as vraiment eu ceux qui sont tombés en comme non moi je vais juste boire pour oublier ce qui se passe t'avais ceux qui étaient ça panique un peu comme je vais aller en dessous de la tente chercher mes affaires t'avais les autres t'es comme mais tu réalises-tu que 15 minutes une demi-heure une heure plus tôt, on était tous dedans. Il y a plusieurs...
SPEAKER_03J'ai fait une petite prière avec les bénévoles la main le dimanche quand j'ai vu les gens, juste pour les remercier d'être là avec le sourire. L'important, c'est que justement, on était protégés. Il n'y a pas eu de mort, il n'y a pas eu de blessés. Le restant, c'est les plates. C'est de l'argent, c'est du matériel. En même temps, les gens qui n'étaient pas au festival, ils nous jugeaient. « C'est cool l'idée. Pourquoi vous êtes restés? » En même temps, ils ont fortifié la tente avec des trucs de béton de plus, puis des grosses palettes. Moi, j'ai fait un post, c'était écrit « Hey, Oktoberfest, il n'y a rien qui bouge ». Le même truc le lendemain, ils étaient pliés en
SPEAKER_00deux.
SPEAKER_03Arrachés, des sorties du sol. C'est ça. On s'est fiés aux organisateurs. Les organisateurs se sont fiés à la compagnie de la tente. Ça disait que ça t'a fait une tornade niveau 3. Je sais-tu, moi, c'est quoi
UNKNOWN?
SPEAKER_03entre
SPEAKER_00le niveau 3 et le niveau 5. Moi non plus, je sais pas. Je
SPEAKER_03sais même pas c'est
SPEAKER_00quel niveau qu'on a eu, là, avec le final. Oui, ils m'ont juste dit de t'amener tes bottes. J'ai fait comme, de quoi tu parles? J'ai pas de
SPEAKER_03bottes. Ah, ils nous parlaient de bottes de pluie,
SPEAKER_00de bottes à crottes, là, mais... Non, j'ai pas de bottes. Quand on va
SPEAKER_03partir comme Mary Poppins, ça, c'était pas dans les... En tout
SPEAKER_00cas, ça... C'était quelque chose. C'était quelque chose. J'ai marché, juste marché avec le vent. J'essayais d'expliquer aux gens comment c'était. J'étais comme, imagine l'hiver quand tu pousses le char de quelqu'un qui est pogné sur la glace, c'est la même affaire. C'était de même, la pression, le vent, j'avais l'impression que je poussais un char, puis je marchais.
UNKNOWNC'était fou, là.
SPEAKER_00Moi, je me tenais sur mon ami, j'avais peur de m'envoler. Avec ma capine de poêle qui faisait ça. Avec la capine de poêle à part-tête. C'était fou comment c'était le calme. Tu sais quand ils disent le calme après la tempête, le dimanche matin, c'était le calme plat. Le soleil qui a revenu tout beau. Super beau. T'avais évidemment tous les débris, mais il y avait comme un côté quand même... Tu sais, je regardais, puis je voyais juste l'image. J'ai pris une photo de la contre-jour avec le soleil, puis je venais de retrouver mon pouf orange aussi. J'étais très content. J'allais le retrouver. Pouf orange de Dieu du ciel qui a fait jaser pas mal.
SPEAKER_03J'en ai même essayé.
SPEAKER_00Non, mais tu sais, tout le monde a passé dessus. Pas tout le monde a passé sur ton pouf. Tout le monde a passé sur le pouf. Non, mais... j'étais content de le retrouver c'était comme un symbole de la fin de semaine de comment il est là il est là il est encore là fait que non j'étais bien content j'ai pris une photo pis il y avait comme un petit une sérénité en quelque part de c'est fait là on ramasse nos affaires on s'en va c'est comme tu disais il y a pas de blessés ah moi je me suis ouvert une bière ramassant mes affaires à midi ouais j'ai fait t'es
SPEAKER_03arrivé plus tard moi je suis arrivé il y a beaucoup des il y a beaucoup d'émotions ici là j'ai donné une petite charbelle à
SPEAKER_00tout le monde pour déjeuner ah ah ah J'étais
SPEAKER_03allé à 6h du matin. Ah, ok. Parce que t'as refait la
SPEAKER_00route
SPEAKER_03One Shot. J'ai refait la route One Shot jusqu'à
SPEAKER_00Saint-Jérôme. Et boboï. Ouais, c'est ça que je me suis dit aussi en chemin. Et boboï. Là, t'étais tout seul. Ouais. C'est pas comme... C'est plus la
SPEAKER_03conduite, là. Non, c'est ça.
SPEAKER_00C'était moi qui conduite. Pis
SPEAKER_03ton pouf. Moi pis le pouf. Le pouf m'a pas lâché. Il était là. Il était là. Il était là. Fait que combien de festivals as-tu
SPEAKER_00fait dans l'été, à peu près? Je sais même pas compter encore, mais il y en avait beaucoup. Il y en avait beaucoup. Beaucoup, beaucoup. Une douzaine 12, 15 je ne me souviens plus peut-être une douzaine mettons mais il y en a qui en ont fait quasiment ils vont en refaire il y en a qui n'ont même pas fini encore il y en a à qui je parlais leur saison n'a toujours pas fini elle va finir dans 2-3 semaines il y en a que leur saison a fini il y a 3 semaines puis qu'ils en ont fait 22 c'est ça c'est constamment c'est la route moi juste le mois de septembre a été une folie j'ai fait 5 endroits 5 fins de semaine puis on va dire que j'avais hâte de venir
SPEAKER_03me coucher chez nous dans tous les festivals que tu fais c'est ça Ils n'ont pas toutes la même façon de faire aussi. Il y a comme un débat en Gaspésie. Il y a des places qui demandent 50 % des ventes. Ils se font boycotter. Dans les premières années, même s'ils prenaient 50 % de mes ventes, j'avais besoin de me faire connaître. Je voyais ça un peu comme la publicité, aller serrer des mains, rencontrer des nouveaux clients et tout. Cette année, j'en ai fait des festivals. Crime, tu as vendu pour 6 000 $. Il faut que tu leur donnes la moitié. Le système coûte 1 000 $. 2 000 $, mais tu n'as pas payé ta bière, t'as pas payé de gaz dans ton char, t'as pas payé d'hébergement, t'as pas mangé, pis t'as pas payé ton staff, c'est-à-dire que c'est moi qu'il faut qu'il y ait des bénévoles. Pis la glace, t'as amené des flash-coolers aussi pour payer la glace. Pis là, je me dis, est-ce que les autres, ils le font aussi pour côté publicité, ou à un moment donné, ça devient du payant? On choisit-tu nos festivals? Je suis-tu nounoune d'aller encore dans les festivals qui prennent 50%
SPEAKER_00de
SPEAKER_03mes ventes?
SPEAKER_00Le mot se passe, pis c'est vraiment du... Tu sais, un festival, si tu fais de l'argent avec Il faut te dire que tu as été vraiment chanceuse. OK. Chanceuse. Mais oui, c'est vraiment vu comme une publicité. Une publicité. Faire voir les produits, faire voir ce qu'il y en a. Puis c'est toute cette espèce de la stratégie qui vient en arrière de comment tu vas faire ça, qu'est-ce qu'il y en a, qu'est-ce que tu apportes, qu'est-ce que tu apportes. Tu sais, même moi, le judiciaire, ça fait 24 ans qu'il existe, bientôt 25. Puis l'idée en arrière, c'est de voir des régions où les gens nous posaient la question « Ah, vous venez d'où? Vous êtes nouveaux? » « Wow! » Comme c'est fou d'avoir des gens qui connaissent la microbrasserie locale, qui a peut-être un an, deux ans, trois ans, cinq ans, mais qui a du judiciel qui va en avoir 25, ils la connaissent pas. On a l'impression que c'est en estrie, ça, hein? Non. Mais on peut jaser. En fait, c'est ça qui est le fun, de prendre le temps avec ces gens-là, de leur expliquer qui on est. Le nouveau fait que oui, ça fait une petite pub, un petit marketing de ce côté-là. On espère tous que cette personne-là va en parler à une autre, puis une autre, puis une autre, puis une autre. Puis qu'il a aimé la bière aussi.
SPEAKER_03aussi, qui a aimé la pêche
SPEAKER_00immortelle. Toi, si t'en fais 22 des festivals, pis qu'à chaque fois, ils prennent la moitié de tes ventes, ça fait du cash à la fin de l'année, pareil. Un festival, t'as des compagnies de production qui en font plusieurs, plus qu'un, mais il y en a d'autres qui prennent, oui, la moitié, pis la moitié, ben là, si tu souhaites que ce soit un festival, tu vas faire plus d'argent. Fait que si tu te dis, moi, il faut que je fasse, comme tu disais, mettons, tu fais 6000, ben là, tu sais que tu vas faire 3000, mais là, c'est-à-dire qu'il faut que tu fasses encore plus. Mais là, pour faire plus, il faut que tu regardes qu'est-ce qu'il faut que tu fasses pour aller chercher plus. Fait que, il faut que tu ailles autant de ta bière que tu sais que tout le monde va boire, que tu ailles ta nouvelle bière pour que le monde découvre. Découvre, ouais. Fait que tu ailles de tout, tu sais, à la longue. Les fois que j'ai amené une blonde, je me suis demandé de la blanche. Les fois que j'ai amené de la blanche, je me suis demandé de la blonde. Puis entre les deux, tu me demandais de la rousse. J'ai jamais moyen de satisfaire tout le monde, fait que C'est ça qui est le plus dur, en fait. C'est de trouver le moyen d'aller toucher tout le monde, d'aller amener les gens à vouloir découvrir d'autres choses. Puis on entend toutes les couleurs aussi, là. Puis je dis ce mot-là parce que j'ai vraiment entendu un client me dire « As-tu de la... Ah, c'est quoi ta... C'est quoi ta jaune? C'est quoi ta rouge? C'est quoi ta noire? » Puis là, je suis juste resté comme « Tiens, tu me demandais ma jaune, ma rouge? » Comme ma jaune puis ma rouge, là. Comme... Wow! Tu sais, moi, tu me dis ça, puis mon cerveau va penser à un smoothie. Comme qui, tu sais, un jus matinal. Un gros jaune. Mais non, la jaune, c'était sa pilsner. C'est ça. Non, non, mais là... On ne peut plus parler de même. Ma
SPEAKER_03tripelle forestière à 9,2, c'est une blonde. La visseroie à 4%, pilsner-boilmine, c'est une blonde. Je sais bien qu'il y a le monsieur, quand il a un langage de même, il boude la car's
SPEAKER_00light chez eux. Moi, j'ai même pas catché ça ben moi j'ai amené et la blonde et un shooter de triple fait que là finalement il finit par
SPEAKER_03boire les deux choisis celle que tu veux tu es vendu quoi on a fini c'était la sentinelle en
SPEAKER_00fait fait qu'il finit avec la colche petite colche fait que c'était la jaune c'était sa jaune ok pis sa rouge c'était une rouge genre ouais ça a été la voyageur des brumes ok c'était pas une rouge des flammes non c'était pour sa blonde c'était la voyageur des brumes c'était un petit bitter ouais Ça
SPEAKER_03va vite, pareil, parce que, tu sais, Pete Carribois en Gaspésie a fêté son 15e, je pense l'été passé, là. Fait que, tu sais, il s'était les premiers, puis ça fait juste 15 ans. Puis là, maintenant, en Gaspésie-Bois-Saint-Laurent, là, sur la route, là, la route des Bières-de-l'Est, on est 18 en 15 ans. C'est sûr qu'à un moment donné, en 18 ans, c'est pas tout le monde qui sont là depuis 15 ans. Il y a encore du monde qui boivent de la Coors Light, puis qui découvrent, puis qui posent ces questions-là. « As-tu une jaune? » Fait qu'il y a beaucoup d'éducation à faire encore, mais je vois qu'il y en a beaucoup de fêtes. Les jeunes, vingtaines, trentaines, je
SPEAKER_00veux dire... Je ne me suis pas fait poser cette question-là à
SPEAKER_03Percé. Non. Non. Non, à Percé... C'était pas cette
SPEAKER_00question-là. Non, ils s'y connaissent vraiment beaucoup. C'était le fun. Tu sais, oui, tout ce qui s'est passé, mais la journée qu'on a faite, ça a été une très belle journée de festival. L'Octoberfest, c'était le fun. Fait que oui, c'est tout passé ça, puis oui, les gens se demandent pourquoi on n'est pas parti, mais comme honnêtement, la journée qu'on a faite était
SPEAKER_03super le fun. Non, pis t'sais, en même temps, tu fais, t'as
SPEAKER_00tapé 15 heures de route, là, t'es là, t'es là, tu te dis, ben, advienne qu'il pourra, là, t'sais. On était tous là d'entendre, là. On était tous là, tout du fun, la musique était là, le monde buvait, il y avait des familles, il y avait plein de monde. Fait que, t'sais, oui, c'était le fun. Il y a peut-être la moitié du monde qui aurait pu avoir à cause de tout ça. Mais le monde qui était là était au rendez-vous et c'était le fun. Ils nous ont permis une belle soirée aussi quand même, malgré tout
SPEAKER_03le désastre. Est-ce
SPEAKER_00que tu vas être là l'année prochaine? Ils vont-tu nous mettre ça sur la table? On va-tu revenir l'année prochaine? Est-ce qu'ils vont être là l'année prochaine? On ne sait pas. Mais si l'offre est là, je ne vois pas pourquoi que... Gaspésie, j'aime
SPEAKER_03ça y aller.
SPEAKER_00Je réserverais ma place à côté de toi. Dieu du ciel et la petite chrétienne. Les deux à côté de l'autre. On avait peut-être déjà... On veut le même setup. On veut reprendre le
SPEAKER_03même setup. C'était
SPEAKER_00parfait. On reprend ça, on reset, puis on repart ça. C'est cool. Avec Frontibus, ça s'en va où? Veux-tu qu'on roule une autre bière et
SPEAKER_03qu'on
SPEAKER_00continue à jaser? Peut-être un petit peu. On en prend-tu une
SPEAKER_03dernière?
SPEAKER_00Oui, on prend une dernière. On prend la IPA que tu as amenée? C'est ça que tu as amenée? C'est une quadrupelle.
SPEAKER_03C'est comme tu veux. On prend la quadrupelle. Excuse-moi, j'arrive pas. C'est correct. Écoute, depuis qu'on a sorti la quadrupelle, on dirait que les gens, quand ils voient tripelle, dubelle, quadrupelle, là, ils voient, OK, il y a un langage ici. C'est là qu'ils nous demandent qu'est-ce que ça veut dire. Puis, moi, la première année, je pensais que c'était la double fermentation. Patrick, il dit, non, non, ça fermente juste une fois, c'est le niveau d'alcool qui augmente, ça fait que ça change de
SPEAKER_00terme.
SPEAKER_03C'est pas une quadruple alcool? Bien, C'est ça. La du Bel, je pense que c'est jusqu'à 7,5. Après ça, Tripel, c'est jusqu'à 10. Puis là, Cadrupel, on est à 10,5. Fait qu'elle, on a sorti cette recette-là l'année passée, en septembre. Cadrupel pour notre quatrième anniversaire. C'est une belle brune classique belge, légèrement sucrée. C'est sûr que les lovers belges, c'est toujours un
SPEAKER_00petit peu plus sucré. J'aime
SPEAKER_03ça. Puis on l'a sorti en recette aussi barriquée un feu de bourbon. Puis ça, ce que j'aime dans venir travailler avec les barils... Oh, check la mousse!
UNKNOWNElle est belle, hein? Oui, belle couleur.
SPEAKER_03Regardez
SPEAKER_00que c'est beau. C'est quoi que je disais? Tu parlais de la couleur. Non, tu parlais des recettes. Ah, c'est ça. Le
SPEAKER_03fait de travailler avec les barils de bourbon ou de vin, on reprend exactement notre même recette. Le brasser, on vient le splitter en deux. Classique. Puis le restant, on le met sur le côté. Il va sortir dans six mois, dans un an. Ça nous permet d'essayer des affaires sans trop risquer. C'est un 2200 litres, ça fait 4 palettes sans bouteille, ça fait 415 de 12. Une IP, tu vas sortir ça de même. Une quadrupelle, une bière à 10.5, je ne sais pas comment ça va passer sur le marché. Soit le monde va triper, soit ils vont trouver ça trop fort. Finalement, j'ai été super surprise comment les gens... Au début, ils restent bêtes pour le pourcentage d'alcool, mais après ça, tu leur expliques que vous buvez du vin, comme un verre de vin. Les gens, ils aiment vraiment beaucoup
SPEAKER_00C'est parfait, ça. Les gens l'ont juste adopté. Est-ce que vous l'avez refait, non? Depuis cette année? Oui, oui,
SPEAKER_03oui. C'est pas le brassin de l'année passée, là. C'est la recette de l'année passée qu'on a faite. Puis là, ici, tu vois, Mathieu 18-21-22. J'ai
SPEAKER_00recherché ça tantôt.
UNKNOWNC'est drôle. Non, mais je le fais toujours.
SPEAKER_03Mathieu
SPEAKER_0018-21-22. On va voir si je peux cliquer là-dessus. Mathieu 18-21-22. Oui. Louis II. Alors, Pierre s'approchait de lui et dit, « Seigneur, combien de fois pardonnerais-je à mon frère lorsqu'il pêchera contre moi? Seras jusqu'à cette
SPEAKER_03fois. Seras jusqu'à cette fois. Il a quand même écrit Seras. Seras, ça doit être du vieux français. J'imagine que oui. En tout cas, c'est pas du vieux français. du
SPEAKER_00gaspillier. J'imagine que oui.
SPEAKER_03Ça rase. Fait que le verset que tu viens de lire, c'est justement... Ça dit combien de fois qu'on pardonne. Elle dit sept fois sept mille fois
SPEAKER_00sept mille... On pardonne. Toujours. Tu
SPEAKER_03peux pardonner... Tout le temps. Des fois, on dit « Ah ben là, ça fait trois fois. Là, c'est sa dernière chance.
UNKNOWNC'est assez.
SPEAKER_03» Mais Dieu, il pardonne. C'est quand même fini. Puis ça, ça prend beaucoup d'humilité puis mettre notre égo de côté pour être capable de...
SPEAKER_00C'est ça. Moi, c'est juste en business que c'est la règle de trois. Sinon, on a envie... La règle de trois. Le
SPEAKER_03business, c'est la règle de trois. Il y a une différence entre pardonner, oublier et s'acharner. C'est que moi, on va dire que j'aurais une mauvaise expérience en business ou quand on a eu nos chutes. Je savais bien qu'il y avait des gens qui ne m'aimaient pas. Je priais pour eux autres. Je leur envoyais de l'amour. Mais à un moment donné... je peux leur pardonner, mais je ne suis pas obligée de m'acharner à vouloir être amie avec eux autres. C'est comme, mais je n'ai pas d'amertume, je n'ai pas de rancœur envers eux autres. Si je parle d'eux autres, c'est avec plein d'amour, je veux qu'ils aillent du succès dans leur entreprise. Je n'ai pas besoin, moi, d'abaisser les autres pour m'en remonter, tu sais. C'est ce côté-là de, tu dis, ah, bien, je donne trois chances. Oui, tu peux donner trois chances, mais ça ne veut pas dire que tu ne leur pardonneras pas. Mais toi, tu as trois chances, ça fait que, OK, ça, c'est ma limite, puis je m'en vais, je n'ai qu'un En
SPEAKER_00business, c'est business. Dans la vie, c'est une autre affaire. Je suis bon. Je pense que je suis
SPEAKER_06bon. Je pense que je suis bon. À la bonté et au
SPEAKER_00pardon. Pas pire, ça. Mais ça sent super bon. Ça se boit tout seul. C'est fou. 10,5 % là, ça se boit tout
SPEAKER_03seul. Oui. C'est ça qui traite un petit peu la tripelle aussi. Elle est à 9,2 et il ne coûte pas le 9,2. Wow. Fait que ça, tu mangerais quoi avec ça, toi? Tu vois,
SPEAKER_00les accords bière et bouffe? Oui. En fait... Comme là, c'est l'automne. En fait, ça serait tout de suite un brie au four avec canneberge, noisette, miel. Tu irais chercher
SPEAKER_03tout ça. Tu es plus fancy. Moi, je pensais tout de suite des
SPEAKER_00bines à perderie. Oui, mais c'est
SPEAKER_03parce que moi, il n'y a pas personne qui va à la chasse
SPEAKER_00qui me donne une belle pièce de viande sauvage. Je vais t'amener ça si tu veux. Avec une canne répète. Ça serait preneur.
UNKNOWNBeau petit tec d'orignal.
SPEAKER_03Tu vois, les deux se font. Ça va être merveilleux. Voilà. Même un fromage bleu. Ah oui!
SPEAKER_00Ce fromage bleu, ça pourrait bien aller avec aussi. J'aurais pas pensé à ça. Mais quand tu l'embouches, c'est comme un petit bleu, ça serait le fun. Un petit chèvre
SPEAKER_03cendrier, ça serait cool. Beaux accords à faire avec ça. Il n'y a pas beaucoup de qui font de la quadrupel. Il y en avait certains, les trapistes. Oui, qui le font.
UNKNOWNOui.
SPEAKER_03On a aimé ça, nous autres, travailler avec les levures belges, puis rentrer là-dedans.
SPEAKER_01Puis là, j'ai un scoop pour toi. Ah
SPEAKER_03oui? Oui, mon petit dernier, Éloi, parce qu'on fait une blanche, on fait une double blanche. Puis là, Éloi, il dit, est-ce que ça existe, une triple blanche? Puis là, je dis, bien, bonne question, moi, j'ai jamais vu ça. Fait que Patrick, c'est ça qu'il brassait
SPEAKER_00cette semaine.
SPEAKER_03Une triple blanche. Oui, une triple blanche. Fait qu'on va avoir la légèreté du blé, l'ouverture avec les levures belges, mais avec le corps, parce que moi, je voyais déjà la différence entre une blanche et une double blanche, comment ça avait plus de caractère. Et là, on va tomber à triple blanche, puis qu'on va être autour de 9, 9,5, avec un ingrédient qu'on ne dit pas encore. Ça va être extraordinaire. Ça, c'est les pistes de ski en raquettes, du chalet de Boiron, là. Ça va être très, très bon. – On va
SPEAKER_00pouvoir vous faire une quadruple blanche. – Après, on va voir de quoi ça a l'air. – Parce que la triple blanche a déjà été faite, mais ça ne sera pas pareil pendant. – Non, ça sera
SPEAKER_03pas pareil. Ce
SPEAKER_00ne sera pas pareil. Non, ce ne sera vraiment pas pareil. La triple blanche, je l'ai déjà bu. En fait, j'adore cette bière-là à l'affût, mais ils ne l'ont pas refaite depuis des années. Ah, OK. Au moins, vous avez la place à prendre la triple blanche qu'ils n'ont
SPEAKER_03pas
SPEAKER_00refaite. Ah, c'est bon. Non, quadruple blanche, existe-t-il ça? Non?
UNKNOWNQuadruple blanche, je n'ai jamais vu.
SPEAKER_03Mais triple blanche, j'ai vu. Elle n'est pas faite encore, je peux
SPEAKER_00le rappeler. Vas-y, dis. Dis triple, ça existe déjà. Oui. Mais tu vois, il a fallu que je vérifie, monsieur. comme ça, ça me dit de quoi. Puis elle était bonne en tabarouette.
SPEAKER_03C'est ça sur mon site internet. Merci pour le scoop. Je travaille là-dessus. J'ai refait mon site internet l'hiver passé et j'ai essayé de mettre de l'information qu'on n'a pas accès en général. Combien de céréales on met dans une tripelle versus une session. On sait bien que plus tu mets de céréales, plus tu vas chercher un pourcentage élevé d'alcool. J'ai mis des informations comme ça pour que les gens puissent à un moment donné comprendre ce qui se passe et pourquoi il y a des bouchères. T'es abaroué Il y a cinq fois plus de céréales. Ce n'est pas juste... J'ai expliqué aussi... Je ne sais pas si tu as déjà goûté du bel framboise. Sûrement, c'est le plus gros vendeur. Quand on a commencé à la faire, juste de framboise, ça coûtait 1 500 $ de framboise pour faire un brassin de 2 200 litres. C'était celle qui nous coûtait le plus cher en ingrédients. La deuxième année du COVID, l'été d'avant, à cause du PCU, ils n'ont pas ramassé les framboises. Fait que là, on s'est ramassé, ça coûtait 4500$ de framboises. T'as pas de céréales encore, t'as pas de blanc, t'as rien. T'as pas de main-d'oeuvre, c'est juste la framboise. 4500$. Puis là, l'année passée, je sais pas si tu te rappelles, il y a eu des feux dans l'Ouest. Des gros, gros feux. Ben, ils ont tous leurs petits fruits à goûter fumé. Fait que là, c'est le Québec puis l'Ontario qui ont fourni des petits fruits pour le restant du Canada. Fait que là, c'est 7700$ que ça me coûte de framboises par brassin. Fait que dans chaque bouteille de ce format-là, il y a 2$ de framboises. Fait que là, on se demande, voyons donc, ça n'a pas de bon sens de mettre 7 000 $, 8 000 $ de framboises dans une bière. Fait que là, c'est notre plus gros vendeur. Qu'est-ce qu'on fait? Fait que là, il est rendu à 12 $ la bouteille. Fait que soit qu'on arrête d'en faire ou qu'on modifie la recette, tu ne vas pas modifier ta recette, tu sais, les gens, ils la connaissent comme ça. Fait que là, on en fait moins, on va faire moins de brosses dans l'année, elle va être vendue plus chère, puis on va voir. Mais ceux qui l'aiment, c'est à leur préféré, puis ils trippent, là. Ils vont l'acheter, mais ils veulent avoir quand même l'information de c'est quoi qui s'est passé en deux ans
SPEAKER_00qu'elle passe de 7 pièces à 12
SPEAKER_03pièces. Je pense que c'est important que tu le dises. Pourquoi aussi, je veux dire, si tes clients suivent et veulent savoir pourquoi tu en fais moins. Oui, mais comment tu fais pour leur expliquer ça à tes clients? Moi, je t'ai gaspillé. Toi, on va dire que tu étais au biérologue, puis on dirait
SPEAKER_00que je te l'aurais dit à toi. Mais là, à un moment donné, comment? Au biérologue, on se voyait comme l'extension des microbrasseries. Fait que l'information, si tu m'as fourni, moi, quand je vais vendre la bouteille, je vais le mentionner au client. C'est ça, c'est ça. Du coup, il y a une place qui va bien en parler des bières. Puis de là, le côté de dire... est-ce que tu mets tes bières en épicerie? Est-ce qu'il y a un conseiller sur place? Qu'est-ce que le conseiller amène de plus? Le conseiller amène ça de plus. Amène cette extension-là, amène ce petit plus-là de pouvoir le dire, pouvoir être, justement, le message que tu veux porter, c'est pour ça que les gens sont là. En tout cas, tu sais, les gens qui vont vendre la bière dans les détaillants spécialisés, je crois et j'espère qu'ils ont une passion pour le faire. Puis je pense que la passion amène ça. Amène le fait que, hey, ta framboise, là, ben oui, elle coûte plus cher à faire, pis c'est pour ça que ta bouteille coûte plus cher, c'est pas juste parce que le grain coûte plus cher cette année, c'est pas juste parce que le transport coûte plus cher, c'est pas juste parce que le gaz coûte plus cher, pis de la framboise coûte plus cher, c'est tout coûte plus cher, le coût de la vie coûte plus cher, mais ouais, c'est pour ça, pis c'est pour ça qu'il y en a peut-être pas deux fois plus, parce que il pourrait bien en faire deux fois plus, mais est-ce que toi tu vas l'acheter deux fois plus parce qu'elle coûte deux fois plus cher, tu sais, c'est ça. Fait qu'il y a toute cette balance-là à trouver comme il faut, pis tu sais, oui, il y a des brasseries qui sont bien contents d'avoir avoir stocké des framboises longtemps, congelées sous vide, whatever, puis qu'ils peuvent s'en sauver. Je me souviens quand j'étais chez Ralba, qui était arrivé ça une année, puis Alex m'en parlait comme quoi qu'on avait déjà beaucoup, beaucoup de framboises pour pouvoir continuer à faire la petite veillenne, puis tu sais, je pense que c'est un défi, puis c'est drôle, à cette heure, oui, les brasseries vont sortir une New England IPA comme ils sortaient une blanche, une blonde, une rousse avant, mais je pense que là aussi, ils vont sortir une bière aux framboises, parce que quelle brasserie n'a pas une bière aux framboises depuis que le monde fait « Ah, je vais prendre une bière aux framboises! » Tout le monde en demande une bière fruitée. Le premier réflexe qu'on a, c'est de penser à la framboise.
SPEAKER_03C'est celle qui se travaille le mieux. Les bleuets, ça ne se travaille pas super bien. La mienne était aphrodisiaque en plus. Elle donnait envie de franchir. Tu l'as dit tantôt. C'est la dubelle qui fait ça. Oui, autour de la Gaspésie. Tu bois de la dubelle, tu franches, tu te rends jusqu'à la rivière hors nord, tu viens à pêcher au macro, tu te fais appeler cher beau.
SPEAKER_00Il y a plein d'affaires qui rentrent. Je comprends mieux la Gaspésie. Personne ne m'avait expliqué comme ça la Gaspésie.
SPEAKER_03Tu arrives chez chez nous, on ferme à 9h, on t'amène faire le party à la maison après. Ah, puis le party continue. Là, je comprends. Puis le patte sort sa guitare, puis après ça, tu viens chanter le dimanche, c'est le brot d'un
SPEAKER_00soir avec nous autres à l'église. Et voilà. Puis là, tu te rends compte que... Tout ça, c'est pour des boudins. C'est des boudins. C'est ça. Ça fait longtemps que tu te laisses pousser les cheveux de même, certain.
UNKNOWNÇa fait un bon 3 ans.
SPEAKER_03C'est un petit côté juif, ça, quoi. Non, non. Même pas. Juste dans ma mère, elle sait pas d'où ça vient. C'est pas pour
SPEAKER_00vrai. T'es pas le fils du facteur. Ça doit, je sais pas. J'ai pas vu facteur. J'ai jamais vu le facteur. Mais c'est deux belles bières. Je pense que c'est le fun de les redécouvrir comme ça. C'est vraiment pas juste parce que je suis là avec toi. Non, c'est le
SPEAKER_03fun. Tu m'as pas
SPEAKER_00invité il y a 5 ans. Ben, tu sais. C'est ça. On en a regoutté à Percé puis j'ai été vraiment content de découvrir ce que j'ai goûté à Percé. C'est vraiment cool j'en ai goûté deux, trois, puis j'étais comme « Ah, OK, cool, OK, il s'est passé quelque chose. » Tu sais, j'ai pas goûté l'éventail, je sais pas sur tout, mais pour celle que j'ai goûtée, je peux dire que je suis vraiment content de voir où vous êtes rendus. Parce que oui, oui, dans la première année, j'avais vraiment pas le goût
SPEAKER_03de
SPEAKER_00l'acheter. Même, j'avais pas le goût de l'acheter pour la revendre. Même, puis le monde m'en demandait, puis j'étais comme « Non, je
SPEAKER_03m'excuse, je peux pas. » Tu sais, nous autres, on connaissait tellement pas ça, que je m'en rappelle, Patrick avait fait la dubelle au sirop, puis l'autre brasseur n'était plus là. Il avait inventé la recette du bolsero, mais avec les procédés brassicoles de l'autre spécial avant. Lui, en passant aussi, j'ai
SPEAKER_01pardonné. Si jamais il
SPEAKER_03n'écoute pas de cash, je t'ai pardonné. Je t'envoie plein d'amour. Je suis heureuse qu'il n'est plus là aujourd'hui, parce que c'est ce qui fait qu'on est sonné. Pourquoi je parlais de ça?
SPEAKER_00Ça commence à faire beaucoup de bien. Parce que les recettes t'ont changé pis là tu parlais de la bière au sirop pis ça
SPEAKER_03va oui c'est ça fait que là je filme Patrick pis il est tout fier de parler de sa bière au sirop pis là il regarde la couleur pis il dit ah oui pis on boit ça pis il dit wow c'est bon on les trouvait bon nos bières on connaissait pas ça on était pas des geeks de bière on l'avait faite on était content fait que à ce temps-là parce qu'il en reste en dessous de la poussière dans nos affaires pis on ressort ça pis
SPEAKER_06on goûte à ça
SPEAKER_03pis on dit ah c'est trop bien C'était bien trop sucré. Les bières étaient toutes sucrées.
SPEAKER_00C'était tout du caramel. Mais vous avez appris. Vous
SPEAKER_03êtes là. Mais moi, un jour, je vais écrire un livre. Quoi ne pas faire? Ah, c'est bon ça. Parce que j'ai quand même un bac en administration. Avec un certificat en littérature. Un autre certificat en communication et en animation recherche culturelle ici à l'UQAM. Ah oui? Ah oui. Moi, j'ai été ici 4 ans. J'ai même dansé une fois sur Saint-Denis au sens unique. Non, ça c'est à Rimouski, me trompe. Mais entre Sherbrooke et Sainte-Catherine, il y a un petit bar de danseuse. C'est là une fois, un vendredi après-midi, 4h. Le gars voulait m'offrir une job, mais j'ai dit,
SPEAKER_00c'était juste
SPEAKER_03pour le plaisir. C'était juste pour le plaisir. J'ai habité ici 4 ans. C'est ça, écrire un livre sur ne quoi pas faire...
SPEAKER_01En
SPEAKER_03microbrasserie?
SPEAKER_00Oui, en microbrasserie, en startup de microbrasserie. Je pense qu'on était
SPEAKER_03tellement pressés, puis nous, dans nos vies personnelles, on avait besoin d'un projet, de carrière, puis tout ça. Puis les études de marché, puis tout ça, on était allés en chercher en papier, beaucoup de ce que la BQ avait fait, puis le parlement Georges autour, mais on n'était pas allés visiter tant de microbrasserie que ça. On ne s'était pas mis en contact avec des gens pour faire du réseautage pour rentrer dans leur intimité, qu'ils nous partagent, leur dire « Hey, fais pas ça. » Puis si c'était à refaire aujourd'hui, j'ouvrirais un an plus tard, tu sais. En disant « Hey, gars, on va
SPEAKER_01prendre le
SPEAKER_03temps. On va faire de la recherche et du développement. On va aller cogner aux portes. On va aller visiter. On va goûter de la bière. On va se soulever pendant un an. Mais quand on va faire quelque chose qui n'est pas bon, on
SPEAKER_00va le savoir au moins, tu sais.
UNKNOWNC'est ça.
SPEAKER_00Je pense que cet aspect-là, c'est peut-être aussi ce qui amène les brasseurs qui vont aller en contact contrat, peut-être, puis je touche une branche que je ne suis pas sûr, puis je n'en ai pas là qui peuvent confirmer, mais je veux dire, d'aller à contrat, c'est un peu tâter le terrain pour essayer tes recettes, voir chez quelqu'un, en attendant de pouvoir te trouver une place pour peut-être,
SPEAKER_03justement, éventuellement.
SPEAKER_00Je ne vois pas là. Mais la question de tâter le terrain, puis voir ce qu'il y en a, je trouve que oui, c'est intelligent de voir où ça en est avant
SPEAKER_03de sortir, mais on lira ton livre, on verra. Je suis pour ça, d'aller essayer, si on a des amis qui nous donnent cette opportunité là mais d'en faire un plan de carrière pour moi, tant que t'as pas vécu toute la marde d'une entreprise, pis ton téléphone qui sonne tout le temps, pis qu'il y a des tuyaux qui pètent, pis à 2h du matin, c'est toi qui retournes, ben, tu peux pas juste être là. C'est un gros... C'est un mot fort, la pute, là. Juste profiter de toutes les installations de tout le monde, pis juste de prendre le beau de tout, là. C'est comme, ben oui, bonne ta bière, pis tout ça, mais t'as eu aucun risque, là. T'as-tu hypothéqué toute ta maison, là? Est-ce que tu t'es empêchée de voir ta famille pour faire ta bière. Il y a le côté entrepreneur en arrière que je me dis, à un moment donné, je mérite le succès de ce que j'ai fait parce que ça fait cinq ans qu'on bûche comme des fous. Quand je vois des brasseurs itinérants qui vont juste prendre le meilleur de tout ça et qui ont plus de place que moi sur la tablette, sans le risque,
SPEAKER_00mon discours change. J'en ai vu beaucoup qui ont construit leur usine par après et qui ont vu tout ça. C'est une autre
SPEAKER_03affaire. Mais juste ça comme modèle d'affaire, d'être une opportunité
SPEAKER_00Ça, c'est un autre gain. On pourra jaser. On en jaserait avec d'autres gens qui sont là. On fera un autre podcast sans jaser. D'accord. Sur le podcast, il y a toujours une partie où je demande une chanson à la personne qui est avec moi. J'ai créé une playlist sur Spotify. Tu ne m'avais même pas dit d'avance. Non, je ne dis jamais d'avance. Je suis toujours spontané parce que la musique, c'est spontané. C'est ce que tu as écouté dans l'auto en temps venant soit une toune à matin ou juste une toune que t'aimes jouer ou une chanson que t'aimes entendre quand tu prends une bière peu importe si il y a une chanson qui te vient à l'esprit c'est celle-là que je mets sur la playlist ça va être extraordinaire c'est quoi la
SPEAKER_03chanson qui te vient à l'esprit ben ça fait vraiment longtemps que je l'ai entendue mais c'est Patrick quand il avait sa carrière de Pat Dwight pis qu'il était pas chrétien encore il avait repris une toune de Tom Waits et ça gros... » Puis ça s'appelait « Jesus gonna be here ». Fait que là, maintenant, on la réécoute, puis je suis comme « Hey, merde, Dieu, elle avait tellement un plan sur ta vie, il t'a envoyé des calls, même. » Fait que je sortirais ça de la poussière, puis j'écouterais ça, je trouverais ça vraiment... Ça ferait le lien entre moi, puis le brosseur qui est pas là, puis on disait que Jesus est l'actionnaire numéro un au frontibus,
SPEAKER_00puis
SPEAKER_03ça serait vraiment drôle. — OK, je vais mettre ça. — Ouais, fait que c'est Tom Waits. Tu vas trouver Pat Dwight, « Jesus
SPEAKER_00« It's gonna be here », puis tu vas revoir ça. OK, je vais retrouver ça, puis je vais remettre ça. Il n'y avait même pas de pouce sur le chest quand il
SPEAKER_03avait sorti. Là, il y en a. Là, c'est un pouce. Là, oui,
SPEAKER_00c'est ton papa, maintenant. Ah oui, là, il est en quarantaine, puis il est rendu beau, là. Good. Bien, merci pour cet ajout à la playlist et tout. Merci d'avoir jasé avec moi. Ah, c'était vraiment cool. C'est mon premier podcast à vie. Ah oui? Oui, oui, c'est mon baptême de podcast. Écoute, bien, merci de l'avoir fait avec moi. C'était le meilleur. Écoute, bien, merci. Puis les bières étaient super.
SPEAKER_03super bonne, merci. Puis allez trouver ça.
UNKNOWNUn petit peu partout. Un petit peu partout.
SPEAKER_00Sur mon site internet, j'ai mis des points de vente. À Montréal, ça fait comme très difficile. Mais ils sont là. Ils peuvent aller. Point de vente. Parfait. Instagram plus ou Facebook plus ou
SPEAKER_03les deux? Je suis arrière Instagram, mais j'ai des amis qui commencent à m'aider là-dessus. Mais sur Facebook, c'est moi
SPEAKER_00qui vais répondre. Facebook, tu vas répondre. Parfait. Si il y a des questions, c'est là qu'ils vont aller. Écoute, merci. Puis on s'en va en musique dans 3, 2, 1.
UNKNOWN...
SPEAKER_04– Sous-titrage FR –