Inside CGI

Une voie pour elles - Sophie Vanel

CGI Season 1 Episode 6

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Bienvenue dans "Une voie pour elles", la série de podcasts qui met en lumière les parcours inspirants des femmes qui façonnent l’avenir du numérique au sein de CGI.

Dans chaque épisode, vous découvrirez des histoires uniques, des parcours, des défis et des réussites qui prouvent qu’il n’y a pas de limites quand on ose se lancer dans ce secteur.

Ces femmes passionnées, audacieuses et visionnaires partagent avec nous leurs expériences, leurs ambitions et leurs conseils pour prendre sa place dans un monde en constante évolution.

Alors c'est parti, installez-vous confortablement et écoutez-les ouvrir la voie.

Aujourd'hui, je reçois Sophie Vanel, Vice-Présidente Conseil Experte - CGI

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Générique

Lorraine Houel

Bienvenue dans Une Voix pour Elle, la série de podcasts qui met en lumière les parcours inspirants des femmes qui façonnent l'avenir du numérique au sein de CGI. Dans chaque épisode, vous découvrirez des histoires uniques, des parcours, des défis et des réussites qui prouvent qu'il n'y a pas de limite quand on ose se lancer dans ce secteur. Ces femmes passionnées, audacieuses et visionnaires partagent avec nous leurs expériences, leurs ambitions et leurs conseils pour prendre sa place dans un monde en constante évolution. Alors c'est parti, installez-vous confortablement et écoutez Écoutez-les ouvrir la voix. On commence par le commencement. Sophie, est-ce que tu peux te présenter, nous donner ton prénom, ton âge, d'où tu viens, depuis combien de temps tu es chez CGI et surtout ce que tu y fais ?

Sophie Vanel

Je suis Sophie, Sophie Vanel. J'ai presque 44 ans le mois prochain. Vous pouvez m'envoyer un petit mot si vous voulez. J'ai grandi en région parisienne à Courbevoie en 1992. J'ai intégré CGI en 2018. Ça va faire 7 ans que j'y suis. Je suis rentrée en tant que directrice consulting expert et j'ai évolué vers un rôle de vice-présidente expert Voilà, donc qui je suis, c'est toujours une vaste question, je trouve. Je trouve que je suis la même dans ma vie privée et ma vie pro. D'ailleurs, l'un et l'autre se sont construits en écho. On est tous multiples et du coup, mes passions, mes valeurs, tout ça, ça s'entremêle et se retrouve dans mon métier, mais aussi, je pense, la façon dont je suis avec mes collègues. Donc, d'où je viens, qui je suis, je pense que je suis une femme profondément humaine. Le travail d'équipe, pour moi, est très important et d'ailleurs, c'est ce qui donne du sens à une grande partie de mon travail. je suis aussi une femme persévérante travailleuse je pense que mes parents m'ont transmis la valeur du travail et donc voilà j'ai appris après avec le temps à viser l'excellence et non la perfection ce qui est souvent le travers de beaucoup de filles devenues femmes aussi très créative on le retrouve je pense aussi dans ma façon de travailler j'ai besoin de créer d'innover de m'adapter et en parallèle du coup dans ma vie perso c'est plutôt sculpture, bricolage menuiserie, peinture et puis je crois que j'ai aussi une grande ouverture sur la différence et la nouveauté donc voilà, vu qu'on est dans une industrie qui évolue très rapidement, qui se renouvelle très rapidement, je trouve que c'est plutôt un atout et puis il y a aussi un aspect chez moi très fort qui est l'international sous toutes ses formes, j'ai une passion pour les langues étrangères mais voilà la différence au sens général j'ai vécu et travaillé 15 ans à l'étranger avant de revenir il y a 7 ans m'installer définitivement définitivement en tout cas intégralement en France et puis et puis voilà il y a aussi dans qui je suis maman récemment d'une petite fille qui va avoir un an le mois prochain et qui fait mon plus grand bonheur

Lorraine Houel

Qu'est-ce que tu rêvais de faire quand tu étais petite ?

Sophie Vanel

Moi, je rêvais d'être Freud, mais au féminin, et appliqué à ce qu'on appelle la Gestalt-thérapie. Donc, c'est l'art-thérapie. C'est comment on soigne les mots... du corps, du cœur et de l'âme avec l'art, au travers de l'art. Et d'ailleurs, je trouve que, d'une manière générale, l'art au sens larve, que ce soit la création avec ses mains, mais aussi l'art, la lecture, l'art dans toute sa grandeur, ont un pouvoir extraordinaire, je trouve, pour soigner les maux, d'une manière générale, mais pas que, dans le sens où, pour moi, la thérapie, c'est de C'était aussi une façon de concilier ma passion pour la création avec le soin. Mais au final, quand on regarde la thérapie, c'est aussi, je trouve, un précieux allié pour se projeter et s'affranchir finalement des codes et des injonctions de la société, de notre éducation, pour être vraiment qui on veut être, soi. Donc de la psychanalyse à l'informatique, il y a quand même un lien, même si on voit que tu fais quand même des liens entre ces mondes. Est-ce que tu peux m'expliquer le parcours qui t'a amenée jusqu'à nous

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Lorraine Houel

Moi, je te parlais de la guéchalthérapie, mais au final... La thérapie

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Lorraine Houel

pour moi, c'est quelque chose qui fait partie de mon éducation, même de ma vie en général, puisque j'ai grandi entourée de médecins, infirmiers, coachs, psychologues. Donc, c'est quelque chose qui a toujours été dans ma dynamique, on va dire, intellectuelle. Et du coup, très naturellement, moi, j'ai grandi avec tous ces bouquins de grands auteurs qui ont marqué l'histoire de cette discipline. Et donc, je me suis orientée vers des études effectivement de psychologie à la Sorbonne. Et une fois dit je me suis rendu compte que c'était passionnant mais ça restait finalement plus un plaisir intellectuel et je ne me voyais pas je me disais à 24-25 ans je n'ai rien vécu de la vie comment est-ce que moi je peux accompagner des hommes des femmes des enfants alors que je n'y connais rien je ne connais que l'université l'école et donc c'est là que j'ai eu un autre besoin qui était d'être alignée avec moi-même et aussi honnête par rapport à aux autres. Et du coup, je me suis dit, il y a un autre pendant chez moi qui est très important, qui est l'international. Et j'avais très envie de découvrir le monde au final. J'avais besoin, une sorte de soif, de découvrir l'autre avec un grand A, de découvrir comment on voyait le monde différemment dans d'autres pays, dans d'autres cultures. Et puis, étant passionnée par la langue étrangère, j'avais à mon arc le français bien sûr, mais l'anglais, l'allemand, l'espagnol, et puis après le chinois qui est venu. Voilà, j'ai J'avais vraiment besoin de partir vivre ma vie. Et c'est comme ça que je me suis orientée vers une école de commerce, donc Sudoco à Rennes, qui est maintenant, je crois, Rennes International Business School, qui offrait à l'époque le plus de doubles diplômes et de parcours aussi en différentes langues. Ce qui me permettait moi aussi d'avoir un bagage qui soit reconnu un peu partout à l'étranger. Donc c'est comme ça que je suis arrivée sur un parcours très général ne sachant pas ce que je voulais faire. Et surtout, ça me permettait d'avoir une connaissance de l'entreprise, une connaissance du monde au final, puisque l'économie quand même régit beaucoup de choses dans notre quotidien. Et donc, c'était très formateur, très intéressant et encore une fois, définitivement un bon choix. C'est ce qui m'a permis du coup de partir après à l'étranger, de construire ma vie autrement. Mais un point important que je voudrais quand même souligner, Ce parcours-là que j'ai eu professionnel, il est très marqué par les rencontres. Tous les postes que j'ai pris dans ma vie professionnelle ont été les fruits de rencontres. J'ai répondu à des annonces de job, mais ce sont vraiment des rencontres qui ont donné lieu à des ouvertures de postes ou à des propositions qu'on a pu me faire. Et quelque chose qui peut-être est moins vrai aujourd'hui, mais qui est à l'époque, c'est la façon de cultiver, créer, enrichir son réseau. Ce n'est pas un mauvais mot, c'est justement un mot que je trouve très important déjà, parce que ne serait-ce que pour soi, ça ouvre les chakras et heureusement, on ne sait pas tout, on apprend dans tout le temps, toute la vie. Et au-delà de ça, c'est ce qui fait, en fait, qu'on ouvre des portes. Et moi, tous mes postes, tu me dis comment je suis passée de la psycho au final à l'informatique, et bien, entre deux, il y a eu des choses, mais ce sont des rencontres. C'est des rencontres avec des gens qui m'ont ouvert des portes, qui m'ont fait confiance, qui ont fait aussi des paris sur moi, parfois, parce que le lien n'est pas forcément évident entre psycho et informatique au début. Et ça, c'est vraiment, je pense, très important. Il y a un message à passer que le réseau, c'est important. Aujourd'hui, on ne peut pas réussir seul. Je doute qu'on puisse réussir seul, en tout cas. Et même humainement, je trouve ça très riche de pouvoir s'entourer et ouvrir son esprit à d'autres façons de faire, de voir les choses, qu'on soit en accord ou en désaccord. Ok, cette ouverture de porte dont tu parlais sur l'international, j'ai cru comprendre que tu l'avais ouverte pendant longtemps, puisque tu avais passé 15 ans à l'étranger. Est-ce que tu peux nous parler de cette expérience qui, je crois comprendre, a été quand même très formatrice. Oui, on dit que les voyages pour la jeunesse, et j'y crois profondément, je rêverais d'un système français qui soit un peu à l'image des pays nordiques ou américains, où après le bac, on part un an à l'étranger avant de s'engager dans une voie. très rapidement. Moi, je trouve ça très très troublant dans le système français qu'on attende de nous de savoir très tôt ce qu'on veut faire et qui on veut être. Moi, en toute franchise, j'en savais rien et je pense que je change de projet de vie régulièrement parce que, justement, il est enrichi de rencontres et de la vie d'une manière générale. Et donc, après Sudoco, moi, je suis partie en Chine faire un MBA. C'était un exact MBA, donc immersion totale avec des équipes et des collaborateurs, des étudiants en tout cas chinois, mais qui revenaient au moins de 10 ans de parcours pro. Et ça a été un show culturel voulu, souhaité, mais effectivement parfois dans la douleur. Parce que le rapport au travail, le rapport au groupe, le rapport à l'individu est très différent de notre rapport à nous dans une culture plus occidentale. Je te prends un exemple. exemple, on est vraiment invité à être différent, à sortir du lot, à être créatif. Et alors que je suis arrivée dans une culture où justement il fallait jouer le jeu du groupe, il ne fallait surtout pas se faire remarquer, il ne fallait pas dire des choses différentes du groupe pour préserver l'harmonie. Donc forcément c'est perturbant et c'est aussi, je trouve, très formateur. Ça t'oblige à penser contre toi-même, à t'adapter à des modes de fonctionnement qui sont très différent de tes modes de fonctionnement natifs, en quelque sorte, pour ta culture. Moi, j'ai appris beaucoup de choses, la diplomatie, la patience, le test and learn, comme on dit. parce qu'au début je voulais m'arracher les cheveux parce que c'était tellement différent de moi et après c'est vraiment une position basse et d'humilité pour dire ok moi je suis invitée dans ce pays donc c'est à moi de me conformer c'est à moi de mettre de l'eau dans mon vin c'est à moi de faire preuve de souplesse voilà donc j'ai commencé par la Chine et puis après ce MBA j'ai voulu travailler en Chine et je te parlais de rencontre moi je ne savais pas ce que je voulais faire mais je voulais travailler en Chine et j'ai rencontré quelqu'un dans la du textile, ce qu'on appelle une trading. C'est une boîte qui est intermédiaire entre les marques de textile et puis les usines qui fabriquent ces vêtements. Cette personne avait une usine au Bangladesh pour faire des produits en coton. Elle voulait ouvrir un bureau de trading à Shanghai et il fallait monter le bureau, recruter des équipes, créer le réseau de sourcing, gérer les commandes de l'appel d'offres, on va dire, à la commande quand elle allait remporter, du coup, toute la production et l'envoi par bateau ou avion de la commande. Et ça a été une expérience extraordinaire. C'est-à-dire que je n'aurais pas eu cette liberté-là, cette confiance-là en France. Et je me suis retrouvée à nourrir vraiment ce côté un peu entrepreneurial, on va peut-être dire intrapreneurial parce que ce n'était pas mes billes. Et c'était super. Et donc, j'ai fait quatre ans comme ça. Et au bout de quatre ans, j'étais fatiguée. Parce que du coup, j'étais sur le pont quasiment tout le temps avec le décalage horaire. et je suis rentrée en front j'avais besoin de me ressourcer force quand même d'une expérience où j'avais dû très jeune manager des équipes au Bangladesh avec une culture musulmane très forte qui était très différente d'une culture chinoise et encore plus différente de ma culture occidentale en management et puis négocier développer, faire des erreurs apprendre Donc, ça a commencé comme ça. Puis après, j'ai rejoint... Une fois arrivée en Europe, j'ai rejoint American Express où j'ai fait 10 ans et j'ai été recrutée pour participer à la création du cabinet de conseil d'Amex et puis d'une toute petite équipe où on a grossi. Et très rapidement d'un rôle et d'un rôle de conseil en stratégie, en optimisation financière, moi j'ai développé une branche qui avait trait à l'humain, à l'homme, puisque je me suis rendue compte qu'on pouvait avoir les plus belles stratégies financières financière d'optimisation, tout ce que vous voulez, si on n'embarquait pas les hommes derrière, si on ne mettait pas du sens dedans, si on ne tenait pas compte d'eux, ce qu'on espérait comme retour financier faisait souvent des coups d'épée d'en haut. Donc j'ai adossé cette partie humaine à la transformation qu'on pouvait promouvoir chez nos clients ou définir avec nos clients. Et ça m'a permis de travailler dans différents pays et un peu sur tous les continents. Pareil, avec à chaque fois un choc culturel mais un choc aussi humain dans la façon de travailler, dans la façon de, le rapport au temps, le rapport à ce qui est attendu en termes de qualité, le rapport aussi à l'homme, comment on considère les collaborateurs. Donc, dix années comme ça qui m'ont permis de développer une approche très riche au final, de l'engagement salarial dans les projets. Et puis, au total, au bout de 15 ans, j'ai eu besoin de me réinstaller vraiment en France. Et donc, c'est comme ça que je suis rentrée chez CGI. Pareil, au travers d'une rencontre avec M. Philippe Calvet, qui a joué un rôle très important dans cette nouvelle étape de ma vie. Et comment s'est passé ton arrivée chez CGI et qu'est-ce qui t'a attirée vers cette entreprise

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Lorraine Houel

Alors, je connaissais la culture de CGI mais surtout la culture de unilogue logica qui après a été racheté par CGI et quand j'ai rencontré Philippe Calvet c'est pas très longtemps mais quelques années peut-être 4-5 ans que CGI avait racheté le groupe et moi c'était avant tout des valeurs dont j'avais connaissance des valeurs humaines des valeurs d'équipe des valeurs d'intrapreneuriat ou entrepreneuriat cette volonté de créer de produire de se développer d'aller chercher chez ce qui va faire la différence c'est des valeurs qui me parlaient beaucoup et puis c'est quelque chose que j'ai vraiment rencontré sur le terrain quand je suis arrivée chez CGI et j'ai vraiment vu cette place à la parole de chacun, du stagiaire au big boss cette accessibilité aussi de chacun où on pourrait dire presque une hiérarchie un peu flat dans les usages où tu peux très bien frapper à la porte du big boss et prendre un café partager tes idées donc c'est super, c'est hyper où je trouve riche comme ADN et puis c'est aussi des rencontres moi j'avais demandé à rencontrer mon manager qui était Olivier Auchon David Kirchhofer et c'est vraiment avant tout des rencontres humaines qui m'ont donné envie de rejoindre ce groupe où je me suis vraiment retrouvée et on me disait l'informatique c'était pas mon environnement de prédilection mais ils m'ont fait confiance dans le fait où moi je leur ai dit les marins en cambouis c'est mon ADN à moi donc je vais apprendre je vais apprendre vite et c'est qui s'est passé. Et donc, ça a été un peu tout dans la piscine sans les bouées. mais voilà c'était le jeu de ma pauvre lucette je savais d'en quoi je m'embarquais et c'est encore une entreprise aujourd'hui que je recommande pour ses valeureux parce qu'il y a un souci vraiment de la qualité client qui est extrêmement importante mais aussi de l'humain de l'équipe on est parfois dans des sujets complexes qui n'ont beaucoup de travail beaucoup d'implications il y a vraiment un souci justement d'entraide d'humain de partage de la connaissance qui sont très très chers t'as un petit peu gravi les échelons puisque t'es rentrée en tant que directrice conseil expert et aujourd'hui tu es vice-présidente donc ça veut dire que cette progression elle a été possible elle a été voulue de ton côté qu'est-ce qui t'a motivé toi pour gravir ces échelons et pour arriver à la place où tu es aujourd'hui chez CGI alors d'abord je pense qu'il y a un péché d'orgueil c'est terrible mais c'est ça non c'est pas terrible c'est très bien J'ai toujours eu beaucoup d'ambition. C'est un besoin, je pense, de réussir, mais aussi de renouveau. Et dans le fait de gravir des échelons, il y a toujours une intervention des possibles qui augmente. Et moi, je trouve ça génial de changer de terrain de jeu ou d'avoir de nouveaux outils pour performer. Et c'est un peu ça. C'est-à-dire qu'en passant de vice-présidente, ça me donnait accès à un autre terrain de jeu qui était de pouvoir accéder plus facilement à des C-Level, qui était d'accéder à une dimension stratégique dans l'impact que je pouvais avoir pour le groupe et auprès de mes clients. C'est-à-dire qu'il y a une implication qui est différente dans la stratégie interne de CGI. Donc, il y a capacité à participer différemment aussi. C'est vrai qu'il se développe à la fois en ayant plus de collaborateurs, donc en embauchant, mais aussi en rachetant des entreprises. Et donc, c'était la possibilité aussi de participer de manière plus stratégique à des due diligence et acquisition. Et c'est vrai que c'est passionnant. Donc, il y avait aussi cette ouverture-là d'autres possibles, cette découverte d'autres niveaux d'interaction dans l'entreprise. D'accord. Je pense que je connais déjà la réponse, mais Est-ce que cette évolution a été facile

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Lorraine Houel

Est-ce que tu as rencontré des obstacles

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Lorraine Houel

Et si oui, comment tu les as surmontés

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Lorraine Houel

Moi, je l'ai trouvé difficile. Ce qui est intéressant, c'est que CGI a une nature très humaine et je pense, en tout cas moi je le vis, très impartial j'ai envie de dire en termes de genre en termes de diversité d'ailleurs CGI est concrètement très engagé en faveur de la diversité et puis d'une plus grande parité femmes-hommes donc ça moi je le vois au quotidien j'y participe aussi mais je le vois vraiment et à côté il y a quand même toute cette éducation sociétale française où je trouve que c'est plus compliqué pour les femmes de mettre en visibilité finalement leur performance leur travail Quand on dit progression ou promotion, c'est accès vers des sphères qui sont encore aujourd'hui très occupées par des hommes, qui sont régies par des codes masculins, inconscient, mais aussi des problématiques masculines, si je puis dire. Donc, les femmes, quand elles accèdent à des postes à responsabilité, ont généralement des problématiques différentes de celles des hommes, même si ça tend à bouger, qui ont trait à la nature de femmes physiologiques, que sont les règles, la maternité, qui sont aussi la charge mentale, même si elle tend à se rééquilibrer. Et moi, j'ai grand bonheur d'avoir beaucoup d'hommes de plus en plus me dire, moi, je pars à 4h parce que je vais chercher ma fille et j'en suis je suis ravie et je trouve ça génial parce que c'est modélisant pour les hommes. Néanmoins, c'est encore beaucoup les femmes qui gèrent tout ça. Et dans la conscience collective, je pense que c'est plus compliqué pour une femme aujourd'hui qu'on voit sa valeur. et pour moi ça a été aussi ce que j'ai ressenti dans ma promotion et dans ma progression c'est qu'il a fallu que j'ai eu parfois le sentiment d'avoir défoncé les portes pour dire pour montrer ma valeur et avoir cette promotion et ce qui n'enlève rien au fait que j'ai eu aussi des hommes qui ont été extrêmement sponsors pour moi il y a trois hommes particulièrement qui ont été très soutenants et promoteurs dans ma promotion mais je pense que je ne pas secouer le cocotier, affirmer maintes et mêmes fois que je voulais être VP et que je le méritais, je pense qu'on se serait bien satisfait du fait que je reste DCE. Donc, oui. Et en fait, je m'en réjouis et c'est aussi quelque chose d'important. Moi, on m'a éduquée en me disant qu'il ne faut pas réclamer. Mais en fait, j'ai envie de dire mais si, réclamer, réclamer haut et fort ce qui est important et ce qui est dû Voilà, réclamez

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Lorraine Houel

J'adore, j'adore. Bon, j'enchaîne. Tu parlais des problématiques, on va dire typiquement féminines par opposition à ce qui peut être les préoccupations masculines. Il y en a une que tu as citée toi-même, la maternité. Tu me disais que tu as récemment eu une petite fille. Comment tu as réussi à concilier ou comment tu... Est-ce que pour toi c'est facile de concilier l'ambition professionnelle et la maternité

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Lorraine Houel

Comment ça a été reçu

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Lorraine Houel

Comment tu as vécu les choses

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Lorraine Houel

Alors déjà, moi, la question de l'équation maternité et ambition... ou plutôt une équation, ou devoir choisir entre l'une et l'autre, ça n'a jamais été un sujet. C'est-à-dire que pour moi, il n'a jamais été question de choisir entre l'un et l'autre. Et je me rappelle d'un échange avec un médecin à qui je demandais des conseils, justement pour gérer mon parcours PMA, avec mon ambition professionnelle, et qui m'a répondu qu'il fallait choisir. Le truc qui m'a mise très en colère. Et ma réponse était, c'est hors de question. On ne demande pas à un homme de choisir entre famille et carrière professionnelle. Donc, déjà, c'est le premier point. Pour moi, la question ne se posait pas et les deux, si je le souhaitais, devaient aller de pair. Ce qui a été dur pour moi, ça a été de mener mon parcours PMA. plus ma carrière professionnelle. On pense souvent, je pense en tant que femme, que c'est jamais le bon moment. Et moi, tout se précipitait en même temps. Mon âge faisait que je n'avais plus forcément beaucoup de temps, puisque j'avais 44 ans, comme je le disais. Je suis tombée enceinte, j'avais 42 ans. Et c'est vrai que j'ai mené ce parcours PMA en secret, et au risque de déplaire peut-être à beaucoup d'hommes, moi je trouve que les femmes sont des warriors, parce qu'un parcours PMA, c'est un parcours qui veut dire beaucoup de logistique, puisqu'il y a des examens, à des moments très précis à faire, on ne peut pas les anticiper, ils sont liés à notre cycle. Il y a beaucoup d'hormones à prendre, beaucoup de médicaments qui vont du coup influencer notre résistance émotionnelle, mais aussi notre fatigue. Et donc tout ça, le menu de front, en ce avec une grosse charge de travail une mission de prise en responsabilité et puis un environnement qui reste quand même assez masculin donc qui je pense n'a pas forcément conscience que les femmes doivent virer ce type de choses et bien je trouve ça dur, moi je trouve ça très dur mais je ne le regrettais absolument pas et je le referais pardon un million de fois s'il le fallait parce que à la clé j'ai eu cette petite fille une fois que j'ai été enceinte J'ai eu un accueil très positif et chaleureux de mon entourage professionnel. La question ne s'est pas posée dans le sens où j'avais vraiment un vrai bonheur de mon entourage de ce qui m'arrivait. Après, j'ai trouvé que mener grossesse et post-arrestabilité était très dur. Parce que pareil, beaucoup de pression, beaucoup de travail. Et quand on est en plus avec cette casquette de consultant mission chez les clients, la charge est importante. Le travail, c'est aussi pour l'interne, pour l'externe. Et j'avoue que moi, j'ai été mon pire ennemi, je pense. Dans le sens où je voulais absolument démontrer que je pouvais faire mon travail enceinte comme un homme. Et ça, c'est de ma faute. C'est de ma faute. C'est-à-dire que je n'ai pas imposé mes limites et en fait, la vérité, c'est que tu ne peux pas faire ton travail comme un homme parce que tu n'es pas un homme, parce que tu crées ma vie, parce qu'il y a des manifestations physiologiques qui sont normales et au final, tu es crevé. Moi, j'étais crevé, j'avais de l'hyperménèse, donc en gros, j'étais le premier trimestre tout le temps à l'hôpital pour pouvoir me faire des perfusions, pour pouvoir me réhydrater. Voilà, et la grossesse, j'avais aussi 42 ans, je n'avais pas 25 ans. Donc en fait, un métier qui te demande de beaucoup bouger, d'être très présent, d'avoir des longues plages horaires comme je faisais avant, physiologiquement, je ne dormais plus parce que pour x, y raison, le corps des femmes est chamboulé. Donc il y a des femmes pour qui c'est finger in the nose, ça se passe super bien et tant mieux. Et puis il y a des réalités où ça peut être très lourd à porter, ça peut être éprouvant physiologiquement et émotionnellement. Et aujourd'hui, je pense que la clé c'est que ma fille a une place bien sûr très importante dans ma vie encore plus que je l'ai eu tard donc je sais la valeur que ça a d'avoir un enfant et de désirer un enfant et mon ambition est intacte Je dirais que la différence, c'est qu'aujourd'hui, j'assume la place que je fais à mon rôle de mère et à ma fille dans ma vie. Donc, ça veut dire typiquement, entre 18h et 19h30, je ne suis pas disponible. Et c'est OK. Et je le dis. Et je pense que l'assumer et le dire clairement rend les choses beaucoup plus faciles. Et d'ailleurs, autour de moi, personne ne me fait de réflexion. Mon message, c'est que je suis disponible, si tu veux, pour une réunion ou pour en discuter après 7h30. Mais 18h, 19h30, je ne suis pas disponible. Et ce temps avec ma fille a de ma valeur et il est important pour moi. Et je l'ai toujours. On ne peut pas demander à un parent, homme ou femme, de travailler de la même façon quand il est parent que quand il n'a pas d'enfant. Donc, mon métier, il est... tout aussi bien fait, avec une très bonne qualité, mais différemment. Parfait, Sophie. On va parler des rôles modèles maintenant. Est-ce qu'il y a eu des femmes comme ça qui t'ont inspirée, étant plus jeune ou même maintenant

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Lorraine Houel

Est-ce que tu peux nous partager les personnes que tu admis ou qui t'ont guidée

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Lorraine Houel

Alors, les premiers rôles modèles, ça a été les femmes de ma famille, passées ou actuelles. J'ai mis du temps à réaliser, mais en fait, j'ai grandi... dans ma conception de qui j'allais être en tant que femme, il y avait quelque chose qui était de l'ordre d'être une femme indépendante, libre et indépendante financièrement. C'était quelque chose qui était un priorité. Il n'y avait pas de question là-dessus. Il n'y avait pas de doute là-dessus. Et en fait, j'ai mis un peu de temps avant de voir que c'était lié justement aux femmes de ma famille. Je dis souvent en rigolant qu'elles ne sont pas patronnes du CAC 40, mais pour moi qu'elles ont encore plus de valeur, parce que ce sont des femmes qui ont des preuves de beaucoup de courage, encore plus sur la génération passée de mes grands-mères, où le rôle de la femme était, je pense, encore plus difficile en quelque sorte. Et être une femme qui s'affranchit, qui travaille, qui élève ses enfants généralement seules, dans des conditions compliquées et qui est indépendante financièrement ben voilà c'est c'était pas une évidence c'était pas une évidence où voilà je pense à mes grands-mères à ma tante à ma mère aussi et au final c'est ce qui a forgé une identité chez moi qui très tôt m'étais comme socle de la féminité, de la femme que j'allais devenir, ces piliers comme la liberté, l'indépendance, la liberté aussi de disposer de mon corps, la liberté de pouvoir choisir qui je veux être. Les hommes aussi ont eu un impact, mais vraiment je pense que c'est plus les femmes qui m'ont... En général c'est ça, en termes de rôle modèle, ce sont des femmes qui vont te parler, qui vont t'offrir des possibles. On parle bien sûr sur les réseaux de femmes qui réussissent en entreprise, mais il y a les sportives, il y a les femmes du quotidien qui trois jobs pour pouvoir subvenir aux besoins de leurs enfants parce qu'on va pas se mentir un quart des familles monoparentales sont aujourd'hui non un quart des familles pardon sont des familles monoparentales et dans ce cas il y a 80% qui sont gérées par des femmes donc ces femmes là pour moi elles sont extraordinaires donc c'est plus moi je trouve le chemin de chacune qui est inspirant après pour donner quelques repères C'est vrai que forcément, j'ai une grande sensibilité dans la vie publique par rapport aux femmes qu'on peut voir et aussi bien dans la sphère politique par exemple il y a une femme qui me touche beaucoup qui est une femme néo-zélandaise Yacinda Ardern qui est l'ancienne première ministre néo-zélandaise et qui vraiment promote un leadership avec de l'empathie ça, ça me parle mais énormément je trouve qu'elle a ouvert une voie aussi à ce qu'on sorte de ce schéma où pour pouvoir être leader il faut être une femme comme un homme non, on peut être leader d'ailleurs le leadership pour moi n'est pas un leadership masculin ou féminin mais voilà s'autoriser à mettre de l'empathie qu'on soit homme ou femme dans son leadership. Je trouve ça assez extraordinaire. Il y a plein de femmes politiques françaises qui m'inspirent, mais là, je n'ai pas le temps d'être développée, mais ça soit Marie-Pierre Hixin, qui a joué un rôle très important dans la parité femmes-hommes aujourd'hui en entreprise. Il y a Elbrun Pivet, première femme à être présidente de l'Assemblée. Elisabeth Borne, seconde femme pour première ministre, qui a aussi toute mon admiration. Christine Lagarde, il y a beaucoup de politiciennes qui m'inspirent. Dans l'art et la culture, il y a des romans autrice que j'aime beaucoup comme Amanda Stairs ou Leïla Slimani mais on peut aussi être un peu plus exotique avec Pink par exemple qui je trouve est une artiste indépendamment des choix musicaux mais qui défend des valeurs féministes très fortes et des choix artistiques humains et politiques très forts dans le journalisme dans les référents intellectuels Caroline Forest qui érige la raison comme combat et j'aime beaucoup ça qu'on soit d'accord ou pas c'est pas grave c'est la raison et le débat des idées qui est extrêmement important Delphine Orvilleur, première femme rabbin. Je pourrais en parler pendant des heures. Et puis, il y a des femmes qui se battent pour indépendance financière. Des femmes. Et là, on va parler d'Éloïse Boll, aux Allées Compagnie, Hélène Gerbi, qui a mis en place l'NK, qui permet aux femmes d'avoir une éducation financière. Et ça, c'est un autre message que je voudrais passer. C'est important de construire sa propre éducation financière, qui, j'espère, sera inscrite à l'école pour les hommes et les femmes plus tard. mais en tout cas aujourd'hui, que les femmes s'emparent de leur pouvoir financier et de leur indépendance financière. Il y a aussi Titou Lecoq qui a fait un super bouquin, Insa Felassini. Un autre sujet, je trouve qu'il est important, dans les femmes qui m'inspirent, c'est la résilience de femmes qui ont vécu des violences conjugales, comme Sarah Baruc ou Vitguis Morissera, qui en ont fait une force aujourd'hui, quand ils sont sortis, et c'est un mal qui, pour moi, est insidieux et dans lequel l'entreprise aussi a un rôle à jouer, parce que la vie physiques ou psychologiques dans les violences faites aux femmes, l'entreprise, on la joue aussi là-dessus, donc bref, voilà. Donc beaucoup de femmes, je pourrais donner d'ailleurs en commentaire des références de podcasts et de livres à lire, s'il y a l'inspiration ou l'envie en tout cas d'ouvrir ses chakras, mais il y a beaucoup de femmes extraordinaires autour et il faut oser s'entourer de femmes plus intelligentes que soi qui ouvrent des ponts extraordinaires dans la vie. Tu as cité plein de humaines, politiques, artistiques, culturelles, etc. Dans l'entreprise et dans le monde du numérique, comment toi tu vois l'évolution de la place des femmes

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Lorraine Houel

Il y a quelque chose qui est assez drôle, c'est que souvent on m'a demandé, dernièrement j'ai participé à une initiative que j'adore chez Céline, qui s'appelle Daughter at Work, qui a pour but justement d'influencer les perceptions, parce qu'on sait qu'on parlait de rôle modèle, mais la projection d'un être humain, elle passe par les Et donc... Actuellement, c'est vrai que ces derniers temps, moi, quand je suis arrivée dans l'informatique ou quand j'ai grandi en tant qu'adolescente, l'informatique n'avait pas la place qu'elle a aujourd'hui. Donc, moi, j'ai eu un premier PC, j'avais 22 ans, 23 ans, donc pour vous dire, vous voyez, j'ai grandi avec le modem pour Internet, ça avait bip, bip, bip, voilà, ça n'avait rien à voir. Donc, il n'y avait pas cette représentation d'un univers qui n'était pas accessible aux femmes, en tout cas qui était réservé aux hommes. En revanche, oui, en grandissant, j'ai vu comment Au final, cet univers était plutôt codé masculin. Et l'entreprise s'est liée à ce programme oratoire qui a pour but de créer et de façonner des rôles modèles et d'ouvrir ce monde aux petites filles pour qu'elles puissent se projeter aussi dans des rôles de l'informatique. Donc moi, je n'avais pas cette valeur-là. Et mon évolution, en fait, je ne peux pas te dire comment je la vois. dans le sens où, encore une fois, moi, j'aime me laisser inspirée par mes rencontres et par l'évolution aussi du numérique au sens général. En revanche, il y a une chose qui est sûre, c'est que les femmes, aujourd'hui, en France, elles sont 50% de la population française. Donc, elles contribuent aussi très fortement à la richesse de notre société. Et ce que je voudrais, c'est que demain, on ait 50% de femmes dans le numérique également. Voilà, pour moi, c'est l'aberration qu'on ne reconnaisse pas la valeur des femmes dans les entreprises. J'ai acheté un groupe qui œuvre pour que cette proportion des femmes soit de plus en plus importante. Et ce que j'aimerais, y compris dans le monde du numérique, on ne voit plus la maternité comme un coût, mais vraiment comme un gain de productivité. Encore une fois, sans les femmes, il n'y a pas de future génération. Sans les femmes, il n'y a personne pour payer les retraites. Donc, c'est important. Et je pense que le numérique, du coup, on doit accompagner cette évolution des mentalités. Voilà. Donc, moi, le numérique, je le vois plus féminin. Je le souhaite plus féminin. Je le souhaite dans une meilleure... conjugaison je pense de différence et apport de la diversité au sens large et moi ma place je ne sais pas je l'espère toujours dans le numérique mais comment quoi je ne sais pas à voir, à définir, à rêver, peut-être. Donc, quand on t'écoute, on a envie de se lancer directement dans une carrière informatique, mais je pense que s'il y en a qui doutent encore, qu'est-ce que tu leur dirais pour qu'elles se lancent, tout simplement

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Lorraine Houel

Moi, le conseil que j'aimerais, c'est d'être, premièrement, honnête envers soi-même. C'est-à-dire de ne pas définir ou de ne pas se projeter par rapport au code de la société ou à ce que nos parents voudraient qu'on fasse ou à ce que l'école ou la conseillère d'orientation nous a dit. Voilà, C'est oser rêver et rêver très grand. Et ne laisser personne définir qui vous serez. et assumer. Moi, à partir du moment où, en fait, on assume ses envies, ses désirs, ses trajectoires, on s'en fout de ce que pensent les autres, quoi. Parce qu'on est en accord avec soi-même. Et donc, du coup, quand j'irais vegan, moi, j'ai souvent, si ma fille, elle veut être astronaute, présidente de la République, et elle veut des champs posés en Ouganda, moi, elle me dit ça, je lui dirais, go ma fille, quoi. Vas-y. Vas-y, vas-y. Donc, voilà. Rien n'est impossible. Et il y a une phrase que j'aime beaucoup, beaucoup, beaucoup. Moi, j'appelle Sophie. J'ai été bercée par Sophie, la sagesse. Effectivement, j'ai été une petite fille très sage, très bonne à l'école. Tous les codes qu'on peut associer à la petite fille de ma génération. Et il y a un livre que j'ai eu entre les mains qui s'appelle de Uto Erhardt, qui s'appelle « Les fils sages vont au ciel, les autres où elles veulent ». Et je trouve que ce titre résume tout. Il est extraordinaire. Ne soyons pas sages, ne soyez pas sages, osez perturber, chahuter l'ordre établi, bien sûr dans le respect des autres et de la vie en société, mais voilà, il faut oser bousculer, rêver, penser différemment, penser contre soi-même, et surtout rêver, rêver grand. Voilà. Et entourez-vous de gens qui vont vous mettre le pied à étrier, hommes et femmes. Débarrassez-vous des parasites, vraiment. C'est hyper important parce qu'au final, on est la moyenne des gens qu'on côtoie. Et donc, entourez-vous de gens intelligents, brillants, créatifs, qui ont envie. Et ça va vous donner de l'énergie pour rêver grand et encore plus grand. Justement, la peur, tu disais que c'est un moteur pour toi. D'un premier abord, ça peut paraître un peu étrange. Est-ce que tu peux nous expliquer cette philosophie

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Lorraine Houel

Oui, pour moi, la peur est liée au courage. Le courage, ce n'est pas de faire ce qui est facile et ce qu'on sait faire, en fait. Ce n'est pas d'être... On voit ça comme, ah, elle est courageuse, c'est extraordinaire. Non, pour moi, le vrai courage, c'est de dépasser ses peurs. Et c'est le courage aussi d'être honnête envers soi-même et de se dire, c'est important pour moi, j'en rêve, et je vais me donner le moyen d'y arriver. Et tu vois, ça peut vouloir dire, parce que ça ne veut pas dire que c'est facile, du tout. Ça peut vouloir dire que tu vas au bouffer des pâtes pendant 3-4 ans, ça peut vouloir dire que tu vas renoncer à ta manucure et à ton coiffeur et à ton confort parce que tu vas mettre toutes tes billes dans un projet qui est hyper important pour toi. C'est ça, pour moi, le courage. C'est être honnête envers soi-même et affronter ses peurs. Ça ne veut pas dire que tu les surmontes, mais au moins, tu les affrontes. Tu essayes. Et ça, même, je trouve aussi la culture de l'échec, qui est très française, où l'échec est mal vu. Et alors que, non, l'échec, tu apprends. C'est avec l'échec qu'on apprend, d'ailleurs. On apprend aussi du succès, mais c'est avec l'échec qu'on apprend. Et j'ai souvent que c'est plus... Bref, je trouve, pour les femmes que pour les hommes, les femmes se relèvent toujours. Tu as un échec, tu tombes, mais tu te relèves. Et tu te relèves toujours. Les femmes se relèvent toujours. Et c'est ça que je trouve assez admiratif. Et voilà. Donc, affronter ces peurs, les identifier, les nommer, s'entourer de gens qui vont nous aider aussi à dépasser. On n'est pas seul. Il faut arrêter de croire qu'on est seul. Non. Il y a plein de femmes et d'hommes qui sont là pour nous aider. Et je trouve que c'est une des plus belles récompenses, d'ailleurs. Allez, dernière question, parce que je crois qu'on a vu plein de choses. On a un peu mélangé sur les derniers trucs, mais t'as dit tout ce que tu voulais dire. Peut-être le dernier message en allemand pour nos auditrices, qui résume un peu finalement les dernières minutes de notre échange. Comme ça, on a la synthèse de tout ce qu'on doit faire. Dernier message. J'aime bien, je ne sais pas si vous avez connu Mimi Cracra. qui était un personnage de bande dessinée. Eh bien, osons être des mimis cracras, sauter dans l'eau, se salir, mettre les mains en cambouis, rêver grand. Et puis, je dirais que moi, le cadeau... que j'ai au quotidien, ce sont les podcasts. Les livres, bien sûr, mais les podcasts qui sont plus faciles peut-être à intégrer dans un quotidien qui est compliqué. Et il y a plusieurs podcasts que je vous inviterais à aller écouter. Il y a d'abord « Legend Ladies » de Laura Le Sueur. Elle doit être à 250, je pense, podcasts, entretiens de femmes tellement inspirantes, diverses, variées, mais c'est un bonheur. Voilà, ça ouvre des portes. Ça ouvre vraiment beaucoup de portes. Et puis, en tant que telle, Laura Le Sueur est extrêmement inspirante. Et puis, il y a... aussi le podcast de Génération Do It Yourself pardon Génération Do It Yourself de Mathieu Stéphanie ou pareil il il Il a des interviews, mais tellement... Elles sont plus longues, mais tellement enrichissantes. Elles ouvrent les chakras. C'est du bonheur en barre. Les podcasts, vous n'avez pas le temps de lire. Écoutez des podcasts. Tu les écoutes dans le métro, quand tu fais ta lessive, quand tu fais ton ménage. C'est très facile d'accès et je trouve que c'est ce qui te donne de l'élan aussi pour rêver grand. Donc voilà. Soyez des mimikrakras, rêvez grand et écoutez des podcasts. Ce sera le mot de la fin. C'est la fin de cet épisode. Si vous l'avez apprécié, n'hésitez pas à le partager et restez connectés. On se retrouve très vite pour un nouvel épisode d'Une voix pour une.