Une Alchimie de l'Eveil
Une Alchimie de l'Eveil
Ep. 72 : Ressentir ou Sentir ? Deux Chemins Vers l'Eveil.
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Dans ce nouvel épisode de votre chaine de podcasts Une Alchimie de l'Eveil, Iker Aguirre vous dévoile comment vous ouvrir à tous vos potentiels et un chemin d'éveil spirituel à la fois à travers deux chemins d'expérience incarnée.
D'un côté, une voie active et engagée, que nous pourrions dire "yang", qui est celle du ressenti, de l'autre une voie, contemplative et non agissante, que l'on pourrait dire "Yin" et qui est celle du sentir. Une prise de conscience importante pour tous ceux et celles d'entre vous qui désirez progresser sur le chemin de l'éveil de soi.
Dans cet épisode il sera question de :
👉 comment le mental nous aide et nous empêche d’avancer en même temps
👉 la découverte de la voie du ressentir, engagée, jalonnée et active, sécurisante mais limitée
👉 la découverte de la voie du sentir, contemplative, non agissante mais s’ouvrant à tous les possibles
👉 des suggestions de préparation à la découverte d’un monde nouveau d’expérience de l’être.
Pour vous procurer le dernier livre d'Iker : Quickwins, le livre pour booster votre potentiel.
Pour aller plus loin, découvrez les ressources suivantes citées dans l'épisode :
- Ep. 70 : Finissons Enfin avec le Mental Envahissant !
- Ep. 54 : Scan Corporel - Ses Secrets pour l'Eveil du Potentiel
- Ep. 51 : 5 Corps, 5 Dimensions pour Eveiller Votre Potentiel
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Notre but est de diffuser au plus grand nombre et gratuitement des clés concrètes et applicables pour la transformation et la croissance personnelles. Nous voulons apporter des contenus positifs, constructifs, pédagogiques, humains et responsables, servis avec pragmatisme et une approche pratique qui donne toute sa place au bon sens et à l’expérience vécue .
Le moment est venu de réinventer notre humanité et ce n’est pas en restant dans la cadre que nous allons le faire.
Chers amis, bonjour et bienvenue dans votre chaîne de podcast « Une alchimie de l'éveil ». Je suis Iker Aguirre et aujourd'hui nous allons entamer ce que je pense être, avec l'épisode antérieur sur l'attention, l'un des épisodes les plus importants de cette chaîne. Aujourd'hui, il va être question de ressentir et de sentir, et de l'ouverture vers ces deux voies, vers l'éveil de soi, de ses capacités, de ses potentiels, mais aussi de sa conscience et de sa spiritualité. Rien que ça. Alors sans plus tarder, partons en voyage et découvrons en quoi le ressentir et le sentir nous montrent une voie extraordinaire.
Au programme de cet épisode
Et oui, chers amis. Alors, pour aller droit au but, à quoi pouvoir vous attendre dans cet épisode ? Pour commencer, nous allons pouvoir poser un contexte et en quoi nous avons un ennemi principal dont nous avons déjà parlé dans des épisodes antérieurs et qui s'appelle le mental, qui est non seulement notre principal allié dans la vie de tous les jours, mais aussi un certain empêcheur de tourner en rond. Et on va expliquer en quoi ce mental peut aussi être une barrière à notre évolution.
Une fois que nous avons pris conscience de ça, nous irons voir à travers quel chemin nous pouvons nous ouvrir à de nouveaux potentiels avec le mental et au-delà du mental, et en particulier les cinq dimensions à travers lesquelles ces capacités peuvent s'exprimer.
Une fois que nous avons défini ça, nous allons rentrer dans le vif du sujet et nous allons parler de la voie du ressentir, et en quoi est-elle importante, et la voie du sentir, en tant qu'une voie yang active et engagée et une voie yin passive et contemplative. Les deux vous amènent au même point. Il y en a une qui est une voie beaucoup plus directe, mais intuitivement, ce n'est pas forcément celle que, en tant qu'occidental, vous aurez tendance à choisir.
Une fois que nous aurons décrit ces deux voies, leur importance et en quoi elles définissent les bases essentielles de votre évolution, autant dans le développement personnel que dans l'éveil de votre potentiel ou dans le développement spirituel, une fois que nous aurons posé cette base, nous finirons l'épisode comme à chaque fois dans cette chaîne de podcast avec des descriptions concrètes des choses que vous pouvez faire pour commencer à arpenter ces chemins magnifiques de découverte de l'être.
La mission de la chaîne
Chers amis, permettez-moi de vous dire que le but de cette chaîne est de diffuser au plus grand nombre et gratuitement des clés concrètes et des pépites pour la transformation et la croissance personnelle. Nous voulons contribuer à éveiller la prise de conscience de l'immensité de notre potentiel, ceci en partageant des clés concrètes et applicables. Ceci à travers des contenus positifs, constructifs, pédagogiques, humains et responsables, servis avec pragmatisme et une approche pratique qui donne toute sa place au bon sens et à l'expérience vécue. Car le moment est venu de réinventer notre humanité et ce n'est pas en restant dans le cadre que nous allons le faire.
Cette chaîne de podcast fait partie d'un projet de contribution et de diffusion de plus grande ampleur pour aller au cœur de l'humain et de son potentiel. Ce projet s'appelle Konxus Media, c'est le média pour une vie pro et perso en conscience. C'est une approche de divulgation à 360 degrés pour remettre un peu d'humanité et de conscience dans toutes les dimensions de notre vie. Retrouvez-nous sur www.konxus.com ou sur Instagram et découvrez la quantité de contenu que nous avons à partager avec vous.
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Et maintenant, chers amis, avant de continuer, permettez-moi de vous dire que nous entamons le dernier épisode du mois de juillet 2023 et que pour la première fois depuis l'existence de cette chaîne, c'est-à-dire pour la première fois en 72 épisodes, je vais me permettre un petit écart à la règle, c'est-à-dire qu'au mois d'août, on publiera un épisode tous les 15 jours. On va libérer un peu la cadence pour vivre des vacances. Du coup, on se retrouvera dans 15 jours après cet épisode. Et maintenant, annonce étant faite, allons droit au but.
Le contexte : la dictature du mental
Je vous disais à l'introduction que l'épisode antérieur sur l'attention était l'un des plus importants de la chaîne. Eh bien celui-ci que vous allez écouter aujourd'hui prend la suite. Nous sommes là face à un podium des essentiels. Permettons-nous maintenant d'expliquer pourquoi et définissons d'abord le contexte, qui commence par une dictature du mental. Et en particulier de celui que je nomme avec beaucoup d'affect, le petit monkey. Ce petit singe fou qui envahit notre cerveau et à force de pensées ruminantes et envahissantes, ne nous laisse pas tranquilles.
Si vous ne connaissez pas le petit monkey, c'est que vous avez raté l'épisode 70, dont le titre était « Finissons enfin avec le mental envahissant ». Dans cet épisode, je vous présente petit monkey et aussi comment faire pour le remettre à sa juste place. Ainsi, ceci me permet de gagner du temps dans l'épisode d'aujourd'hui et de tout simplement me contenter de résumer en disant qu'aujourd'hui, nous vivons, et en particulier en Occident, dans ce que j'appellerais le royaume du mental. On veut tout comprendre, on veut tout expliquer parce qu'on a besoin de tout maîtriser. Or, ça c'est le grand piège pour notre développement.
Le mental dans le développement personnel : 50 % du chemin
Si l'on commence par le développement personnel, on va dire que 50 % du chemin du développement personnel intègre le mental. C'est de l'analyse, il faut analyser, décortiquer, comprendre et arriver à se comprendre à travers des schémas, des cadres, des compréhensions de personnalité, de construction, son histoire, ceci, cela. Il y a une conscientisation, c'est la moitié du chemin. Donc le mental a toute sa place dans cette partie-là du développement personnel, qui, je vous rappelle, n'est que le début, le tout début du parcours d'éveil à soi. Alors que beaucoup pensent que c'est le Saint Graal. Non, non, non, non, non. Le développement personnel est juste les starting blocks de l'aventure.
Sauf que, j'ai dit c'est 50 % du chemin. L'autre 50 % passe ailleurs. Il ne passe pas par le mental. Quand il s'agit de libérer, de transcender, de transmuter, voire même de renaître, nous avons besoin d'autre chose que de passer par la tête. D'ailleurs, c'est l'un des pièges des thérapies longues, c'est-à-dire toutes ces thérapies psy traditionnelles comme la psychanalyse par exemple, qui vont s'enfermer dans le mental en oubliant plein d'autres dimensions de notre être à travers lesquelles on peut passer pour réellement aller à la source du problème sans avoir à passer dix ans de thérapie. Ne serait-ce qu'en une ou deux séances, on peut arriver exactement aux mêmes résultats, voire des résultats meilleurs. Ce qui énerve particulièrement certains défenseurs des thérapies longues.
Mais ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Je ne suis pas en train de dire que les thérapies longues ne soient pas nécessaires ou soient inutiles. Ce que je suis en train de dire, c'est que les thérapies longues, beaucoup d'entre elles utilisent la voie du mental et de la conscientisation, alors que beaucoup de choses se passent littéralement de notre néocortex et de notre pensée cartésienne. Du coup, pour pouvoir libérer, transcender, transmuter, voire renaître, il va être nécessaire de passer par d'autres chemins alternatifs que celui du mental. Et ça, c'est 50 % du chemin du développement personnel.
Le développement intérieur et spirituel : la part des corps
Ensuite, étape suivante, quand on rentre dans le développement intérieur, c'est-à-dire l'éveil de votre potentiel, il y a 20 % du chemin qui passe par la tête, parce qu'il y a des méthodes, des outils, des façons de faire que vous pouvez apprendre pour vous éveiller à de nouveaux potentiels. Et 80 % du chemin passe par les corps. On en parlera tout à l'heure. Les plusieurs corps que nous avons, et c'est une expérience vécue, incarnée. Déjà 80 % de votre potentiel ne passe pas par la tête.
Mais il nous reste ensuite le développement spirituel. La troisième étape est là : on a 5 % du chemin qui passe par la tête. C'est là qu'on va jalonner le parcours. On va éviter de faire n'importe quoi, on va cadrer le développement spirituel. Et 95 % du chemin passe par les corps, par une expérience incarnée.
Les cinq corps
Alors, une fois que l'on sait tout ça, comment faire et que faire ? C'est là que commence notre épisode d'aujourd'hui. Tout commence par les corps et nous en avons cinq. Le corps physique, le corps émotionnel, le corps mental, le corps spirituel et le corps énergétique. Je devrais normalement rassembler mental et spirituel, mais je les sépare volontairement pour vraiment faire la part des choses, car on a trop tendance, à travers le terme mental, à oublier que nous avons une dimension spirituelle. Donc, nous parlons de cinq corps, on pourrait parler de quatre.
Pour aller plus loin sur la question des cinq corps, je vous invite à écouter l'épisode 51, intitulé « Cinq corps, cinq dimensions pour réveiller votre potentiel ». Et ceci donnera beaucoup plus de fond à ce que je viens d'affirmer. Cet épisode-là me permet d'aller beaucoup plus vite pour aller droit au but.
Et quel est ce but-là aujourd'hui ? C'est de vous dire que l'on ne peut pas intellectualiser une expérience corporelle et/ou spirituelle. On ne peut que la vivre. Par exemple, vous pouvez lire autant de bouquins et d'encyclopédies que vous voulez sur le cyclisme : si vous ne faites pas du vélo, vous ne savez pas ce que c'est. Alors, comment faire si l'on ne peut pas intellectualiser une expérience ? Le seul moyen, c'est de la vivre à travers le ressenti et le senti. Car il y a une nuance très importante entre les deux et nous allons la développer.
Deux chemins d'évolution : yang et yin
Ce sont deux chemins d'évolution. Ce que l'on pourrait appeler, si l'on reste dans les terminologies orientales qui me tiennent tellement à cœur, une voie yang, active, engagée, consciente, ce sera la voie la plus humaine, celle du commun des mortels, vous et moi, notamment si vous êtes — nous sommes — occidentaux ; j'expliquerai pourquoi. Et c'est une voie pour comprendre, qui jalonne le chemin. C'est pour ça que c'est une voie rassurante, mais elle reste une voie incomplète. Et cette voie yang, c'est celle que j'appelle la voie du ressentir.
Et ensuite on a une autre voie, c'est la voie yin. C'est une voie passive, contemplative, libérée du mental. Et ce serait la voie royale, celle que les maîtres orientaux vont vous inviter à découvrir. Alors que nous, occidentaux, on aura du mal à rentrer dedans. C'est une voie de l'être sans condition, une voie de présence et une voie de confiance. Car c'est dans le silence que le senti se révèle dans toutes ses dimensions. Ceci est la voie du sentir.
Déjà, je pense qu'à ce moment-là, vous devez appuyer sur pause, rembobiner et réécouter ce que je viens de dire, parce que la voie du sentir, au début, elle ne rentre pas très simplement. Mais faites-moi confiance, on va développer tout ça dans la suite de l'épisode.
La voie du ressentir : un engagement de la conscience
Quelle est la différence ? Commençons par la voie du ressentir. Là où est toute la clé, c'est que dans le ressentir, il y a un engagement de la conscience. On va aller chercher un ressenti. L'exercice au nord de ce travail-là, c'est le scan corporel. Alors, si vous voulez en savoir plus, dans l'épisode 54 de cette même chaîne de podcast intitulé « Scan corporel, ses secrets pour réveiller le potentiel », vous aurez beaucoup plus de fond sur l'importance de cet exercice, en quoi il vous aide à développer le ressenti, et en quoi le ressenti est important.
Et là, je fais une parenthèse. C'est ça qui est génial : c'est que nous sommes à 72 épisodes et maintenant cette chaîne de podcast commence à prendre toute sa forme, toute son anatomie. C'est que vous pouvez sauter d'un épisode à un autre et réellement aller en profondeur dans la découverte de connaissances qui vous prendraient des années à accumuler. Là, je commence à être vraiment fier du travail que nous avons accompli. 72 épisodes, et maintenant dans chaque épisode, je peux vous conseiller de sauter de l'un à l'autre. Cette chaîne de podcast a maintenant toute sa place. Et maintenant que je me suis congratulé moi-même, je ferme la parenthèse et nous allons continuer.
On va aller chercher du ressenti avec un engagement de conscience. Ça veut dire quoi ? C'est que quand il y a conscience, il y a engagement du mental. Parce qu'on va aller prendre conscience de quelque chose. On va observer son corps, on va observer les centres énergétiques, le parcours d'une émotion, d'une pensée, etc. Bref, c'est le mental qui scanne, qui observe, qui note. Le mental est devenu une boîte à outils parce qu'on a appris à le canaliser. Il est maintenant à notre service et à celui de notre évolution. Le petit monkey dont on parlait tout à l'heure, il a appris à bien se tenir. Comme je vous disais, c'est l'épisode 70 intitulé « Finissons enfin avec le mental envahissant ». Nous avons appris à le mettre à sa place. Mais le mettre à sa place, ça ne veut pas dire qu'il a cédé sa place.
Ainsi, pour apprendre la voie du ressentir, nous avons besoin de guidance. On va aller chercher des livres, des supports, des formations, des professeurs, etc. Or, même quand le mental ne fait qu'observer, c'est-à-dire que le petit monkey se tient bien à sa place, il s'est mis à notre service, il reste quand même au centre quand vous êtes dans le ressentir. Le mental est devenu comme un leader bienveillant qui a su autonomiser ses équipes. Il les observe, il les sécurise, tout en étant garant du cadre et des résultats que l'on veut obtenir. Ainsi, il suit un chemin qu'il comprend et/ou qu'il maîtrise. Et à tout moment, il observe, il note. Puis, le cas échéant, après la pratique, il fait la part des choses, il opine, il trie, etc.
Or, arrivé à un certain point, il limite votre progression. Car comme je disais en introduction, on ne peut pas comprendre une expérience corporelle. On ne peut que l'expérimenter. Sauf que plus vous avancez sur ce chemin-là, plus chaque expérience est unique et non reproductible. Si l'on vivait exactement le même exercice, dans exactement les mêmes contextes, exactement au même moment, avec deux jumeaux parfaits, on va dire toute chose égale parfaitement par ailleurs, chaque expérience de l'un ou de l'autre sera complètement différente, unique et non transférable. Et à ce moment-là, le mental qui a besoin de comprendre, de jalonner, de créer une méthode, un process, ce mental ingénieur, il bug.
Et donc, plus vous avancez sur ce chemin-là, plus vous devez apprendre à laisser tomber ce besoin d'observation, de notation, de contrôle, pour vous laisser vivre ce qui est ici et maintenant dans l'acceptation de son unicité. Et c'est là que vous vous ouvrez, par la force des choses, à la voie yin, celle du sentir.
Une parenthèse : mon premier livre, Quick Wins
Et maintenant, permettez-moi une petite parenthèse, car si vous aimez le contenu de cette chaîne et vous voulez faire une preuve d'appui à notre travail de divulgation, voici une petite chose que vous pourriez faire qui vraiment me remplirait de joie. Car je viens de fêter — oui, grand événement — la publication de mon premier livre. Il s'appelle Quick Wins, le livre pour booster ton potentiel, des résultats et une énergie de ouf en claquant des doigts. Et je pense que je tiens la promesse. Sinon, regardez les commentaires et les avis : 5 étoiles sur 5 sur Amazon, les avis longs sur l'expérience de lecture. Et je dois dire qu'ils me touchent vraiment le cœur chaque fois que je les lis.
Nous passerons avec ce livre un bon moment ensemble, avec humour et légèreté. C'est un livre que j'ai voulu facile à lire, mais j'ai pris très au sérieux sa qualité, autant dans le fond que dans la forme, que dans les sources qui viennent étayer mes propos. Ainsi, Quick Wins vous invite à éveiller le potentiel de vos 5 corps rapidement, avec peu d'efforts, mais des résultats garantis. Oui, oui, oui, je tiens la promesse. C'est une entrée en matière idéale pour ceux et celles d'entre vous qui voulez vous éveiller à votre potentiel et découvrir une nouvelle version de vous-même. Le livre est en vente sur Amazon.fr. Pour le prix de 19,90 euros, vous pouvez le trouver en recherchant Iker Aguirre ou tout simplement en cliquant sur le lien dans la description de cet épisode. Alors, si vous aimez cette chaîne, à en croire les retours de nos premiers lecteurs, je vous garantis, nous passerons un très bon moment ensemble entre les pages de ce livre.
L'apport de Luce Sansa et de « La voie du sentir »
À ce moment-là, je me dois de citer Luce Sansa avant de continuer. Et en particulier la découverte de ses enseignements, qui a été un véritable Eureka pour moi. Je vais vous dire que ça faisait des années que j'explorais les voies du corps à travers le Qigong, la méditation, je vous en passe. Ça fait des années que je travaille sur ces questions-là, que je fais des découvertes magnifiques, que j'adore transmettre. Beaucoup d'entre elles se retrouvent dans les 72 épisodes de cette même chaîne de podcast. C'est une véritable passion que je découvre, d'aller au cœur de l'humain et de son potentiel.
Et un jour, je tombe sur ce livre, La voie du sentir, de Luce Sansa, mais écrit par Robert Eymeri. Et là, quel cadeau tombé du ciel. Ces travaux m'ont ouvert les yeux sur de nombreuses nuances essentielles. J'avais beau avoir avancé sur ce chemin — je le souligne, avec beaucoup de maîtres, beaucoup de travaux, beaucoup de travail, un stakhanovisme engagé — ces nuances essentielles que j'ai pu découvrir dans cet ouvrage apportent des clés de voûte qui m'étaient passées inaperçues. Et entre autres, la différence entre le ressentir et le sentir. Parce que j'étais engagé pleinement depuis toujours dans la voie du ressentir, sans prendre conscience que j'étais en train de passer à côté des étapes suivantes. Bref, j'étais presque en train de me condamner à tourner en rond en croyant que j'avançais.
Je prends alors conscience que toutes ces années, j'étais emprisonné dans mon mental, en dépit de travailler dur pour y voir plus loin, pour le remettre à sa place, pour qu'il me permette d'embrasser dans l'expérience incarnée plein d'autres choses. Et c'est là que je réalise que tant qu'il y a conscience et volonté, il y a une présence, ne serait-ce qu'un fil, du mental. Et c'est là que j'ai compris que ce n'est pas suffisant d'apprivoiser le petit monkey, de l'inviter à se taire et de l'inviter à nous servir. S'il est le filtre à travers lequel tout passe, même quand il ne parle pas, il est toujours là.
La voie du sentir : quand le mental cède sa place
Et dans la voie du sentir, le mental cède sa place. Il ne disparaît pas, il cède sa place. Et c'est quand le petit monkey comprend qu'on n'est pas en train — je mets des guillemets — de « le tuer », de le faire disparaître, qu'il est juste en train de céder sa place, ce n'est qu'à ce moment-là qu'il se dit « ok, allez, je te laisse faire ».
Et à ce moment-là, le sentir devient le langage du monde invisible. C'est une observation de ce qui est à l'intérieur de soi et à l'extérieur. Ça devient alors une contemplation non-jugeante et non-analysante. Et ces deux parts sont extrêmement importantes : non jugeantes, non analysantes. Cette contemplation se contente d'observer ce qui est. C'est tout. C'est une ouverture de l'être à l'instant, dans la sensation et dans l'amour.
Car l'amour, quand vous rentrez dans la voie du sentir, devient un passage obligé. Vous n'avez rien à faire. C'est un passage obligé vers l'entièreté de l'être. Sans attente, sans rien faire, juste à travers le sentir, l'amour rentre dans votre vie. Et il vient alors se poser — je devrais dire se reposer, non pas dans le sens de se lever et s'endormir à moitié, mais de se reposer, c'est-à-dire de revenir. Il vient se poser encore une fois en vous pour reprendre sa place.
Du « moi » au « soi »
Alors comme on disait, c'est une ouverture de l'être à l'instant dans la sensation et dans l'amour, mais aussi, autre clé, dans le dépassement de sa personne. C'est-à-dire dans le dépassement du je. C'est-à-dire que le mental, le petit monkey, cède sa place, mais son super petit copain de fait, l'ego, cède sa place aussi. Vous commencez à sentir au-delà de ce que vous croyez être pour rentrer pleinement dans l'être. Car dès que vous voulez savoir, comprendre, avoir, pouvoir, devenir, vouloir être, tout ça indique que vous êtes encore dans le « je » ou le « moi » que Luce Sansa oppose, d'après la culture indienne, au « soi ». Une unité indivisible et éternelle avec l'être, une conscience non-duelle.
Et je ne vais pas m'attarder sur la notion de dualité, on pourrait en faire des épisodes entiers. Je répète : Luce Sansa va venir opposer le moi, je, mon moi, qui est l'espace de la personnalité. Il va venir l'opposer au soi, qui devient une unité indivisible et éternelle de l'être dans une conscience non-duelle.
Ainsi, le sentir à ce moment-là, c'est être sans interprète. Une présence-conscience démunie de personnalité, liée au monde et à la vie. Et à ce moment-là, elle est juste, elle est non-jugeante, non-apprenante, elle est simplement expérience. Et à ce moment-là vous expérimentez une ouverture subite à la vie, et là tous les corps s'ouvrent. Il n'y a plus de bon, il n'y a plus de mauvais, il y a juste un sentir que l'on accueille, parfois que l'on évite, dans le respect le plus pur et parfait, non réfléchi, d'une intelligence qui nous dépasse et qui met en application le principe de l'homéostasie.
Le principe d'homéostasie
L'homéostasie dit que tout organisme vivant laissé au repos — entendant dans la contemplation — revient naturellement à son équilibre d'origine. Et donc, grâce à ce principe d'homéostasie, quand vous êtes pleinement dans l'accueil, le cœur reconnecte avec son équilibre d'origine, c'est-à-dire avec l'amour, avec l'esprit, avec le tout qui est partout. C'est la voie la plus directe et la plus vraie vers l'éveil et l'unicité.
La caricature du petit scarabée
Et là, certains d'entre vous qui m'écoutez, vous allez rigoler si vous avez vécu cette situation. Mais pour peu que vous ayez fait des stages, que vous ayez voyagé, que vous ayez rencontré des maîtres, vous avez tôt ou tard vécu cette situation. Car vous avez rencontré enfin ce grand maître. Vous allez le voir, vous êtes ébahis, vous êtes même intimidés, vous êtes avec toute humilité à côté de lui ou d'elle, et là vous lui demandez quel est le secret vers l'éveil. Et là il ou elle vous dira « écoutez », ou il ou elle vous dira « soyez », ou il ou elle vous dira « observez ». Et là, vous, en tant que bon occidental, vous demanderez : « oui, oui, mais encore, où sont les secrets, les cours, les techniques, les diplômes, les épreuves à endurer ? » Et là, le maître, il lève les yeux au ciel et vous fera comprendre que vous êtes à côté de la plaque, mais ne prendra même pas le temps de vous dire pourquoi.
On est presque dans la caricature du petit scarabée, où l'on pense que la caricature, c'est le maître chinois. « Petit scarabée, contente-toi d'écouter. » Et toi, tu es là : « Mais je veux plus, je veux plus. » « Non, tu te contentes d'écouter. » Et on pense que la caricature est le maître chinois qui nous donne une phrase lapidaire en mode maxime et qu'avec ça, on est censé apprendre les lois et les secrets de l'univers. Mais en réalité, la caricature, c'est nous. C'est nous, en quête tout le temps de complications, sans comprendre que, comme toujours, dans ces chemins-ci, ce sont souvent les choses les plus simples qui sont parfois les plus puissantes, mais aussi parfois les plus complexes et profondes.
Alors si vous vous engagez dans cette voie, vous finissez par comprendre qu'il suffit d'être. Un point c'est tout. Vous allez avoir à lutter avec quelqu'un. Et c'est le mental. Le petit monkey ne va pas être content, il va lutter. Parce qu'il a l'impression que vous êtes en train de le faire disparaître. Et il ne veut pas disparaître. L'ego non plus, quand vous êtes en train de dire que vous allez expérimenter l'instant au-delà de votre personnalité. L'ego, il ne veut pas disparaître non plus. Attention, il est là pour assurer votre survie. Donc, hors de question qu'il disparaisse. S'il disparaissait, ce serait comme presque vous condamner vous aussi. Non, non, non, non, non, non.
Une alliance apaisée avec le mental et l'ego
Mais la paix est possible au-delà de cette lutte-là. Car le mental et l'ego comprennent que ces moments sont des parenthèses. Ils se mettent au repos. Et là, ils acceptent de se mettre au repos. Car on aura toujours besoin du mental, on aura toujours besoin de l'ego dans la vie de tous les jours. Donc, le moment où vous comprenez cela et que vous vous permettez d'intégrer le fait que ce n'est qu'à certains moments qu'on va se passer des services de l'ego et du mental, alors ils peuvent aller se reposer. Et là vous rentrez dans une alliance apaisée. On ne vient pas tuer le mental, on ne vient pas tuer l'ego. On vient juste les laisser se reposer pendant que nous, on expérimente des choses qui s'expriment et s'expérimentent au-delà des frontières que ces deux petits coquins jalonnent.
La présence du maître
Ainsi, si vous voulez apprendre la voie du sentir, ce qu'il vous faut, c'est une présence. C'est là qu'on sort du professeur, de l'instructeur, et on rentre dans la présence du maître. Le professeur et l'instructeur comprennent, connaissent une méthode, sont de grands pédagogues, etc. Ils savent expliquer, ils savent enseigner, ils savent transmettre. Le maître, lui, a parcouru le chemin à des degrés tellement avancés que vous ne pouvez même pas imaginer aller aussi loin. Et c'est ça, sa vertu. Grâce au chemin qu'il a fait, il incarne une qualité de présence. Et cette qualité de présence lui permet de vous enseigner non pas à travers les mots, mais à travers sa présence, sa résonance. Le chemin qu'il a parcouru est inscrit dans chacune de ses cellules, dans chaque centimètre, millimètre carré de son être, et par conséquent, il est inscrit aussi dans ses différents corps, et ces corps-là rayonnent et communiquent à travers l'énergie et l'information qui transitent.
Le joyau n'est pas dans le Qigong
Ainsi, pour ceux et celles d'entre vous qui aimez et qui voulez voyager pour vivre des choses extraordinaires avec des maîtres : en Orient, vous partez au Népal, vous partez en Chine, vous partez en Inde, etc. Ah, j'ai fait ça. Et on part avec cette idée : oui, je vais rencontrer ce maître-là, il va me donner les clés secrètes de l'univers. Ça, c'est à Hollywood que ça se passe.
Quand vous arrivez chez ce maître-là, dans 99 % des cas, le mec ou la nana ne parle pas votre langue. Il va parler chinois, il va parler tibétain, ou népalais, ou j'en sais. Il ne parle pas votre langue. Déjà, il n'y a pas moyen de se comprendre par rapport à la parole. Mais il ne va même pas prendre le temps de vous parler. Et donc, il va vous faire faire des exercices pendant 4 heures par jour, des exercices que vous connaissiez déjà. Des exercices de base, de débutants. Que vous faisiez déjà en Occident pendant 10 minutes, lui va vous le faire pratiquer pendant 4 heures. Et après, il vous donnera un petit qigong, ou un petit ci, un petit ça, des trucs de base. Et vous pensez que le secret est là. Ah oui, ce qigong, il a une puissance incroyable.
Mais en même temps, vous allez cohabiter avec le maître pendant peut-être un mois, deux mois, plusieurs semaines. L'aveugle croira que le joyau est dans le qigong, que le joyau est dans cette pratique de quatre heures par jour. Le disciple qui a compris pourquoi il est là, il comprendra qu'en fin de compte le joyau est dans la qualité de présence du maître. Dans le fait que pendant un mois il a baigné dans sa sauce et qu'à force de baigner dans cette sauce-là, il se crée une harmonisation à des niveaux que nous ne pouvons pas comprendre. Tous nos différents corps entendent la qualité de présence du maître et une fois qu'ils l'ont entendue, ils peuvent éventuellement prétendre suivre ses pas. Parce qu'on a entendu la musique, on va maintenant essayer de l'émuler. On a un cap à suivre. C'est un GPS subtil que nous a donné le maître par sa simple présence. Et on ne sait même pas que le GPS s'est programmé.
Le choix par défaut de l'Occidental : la voie yang
Du coup, si vous souhaitez progresser, vous avez un choix par défaut qui s'ouvre à vous et qui est, pour la plupart des Occidentaux qui avons besoin de comprendre, de jalonner, d'avoir un parcours maîtrisé, sécurisé et volontaire, on va choisir par défaut la voie yang. C'est la voie des Occidentaux. La voie de l'école occidentale, c'est-à-dire le professeur et l'élève, les cours et les écoles, une voie jalonnée, chargée de multiples chemins, parfois complexes, parfois compliqués, et qui peut s'apprendre dans les livres. En sachant que c'est un choix par défaut recommandé parce que nous sommes câblés comme ça en Occident. Et ça va permettre de nous rassurer pour pouvoir faire un petit bout du chemin dans cette sécurité, qui ensuite va nous amener à comprendre que l'on peut commencer à laisser tomber toutes ces couches qui nous conditionnent pour pouvoir nous ouvrir à reconnaître la voie yin.
Et celle-ci est la voie des Orientaux. Celle qui est de maître à disciple et qui se joue dans la présence et la pratique. C'est une voie sans voie, simple, ascétique, insaisissable, d'où qu'elle soit la plus difficile. Et elle ne peut pas s'apprendre dans les livres. En Occident, qui achèterait un livre qui se réduit à deux pages ? « Tu fais la posture de l'arbre et c'est suffisant. Tu fais ça pendant plusieurs heures et tu écoutes. » Bon sang, mon livre de 20 euros, je l'écris en deux pages, qui achèterait ce livre ? On dirait ça, dans l'arnaque, on s'est fait entuber, rendez-moi mon argent ! Quand en réalité il y a juste ça à faire.
Et bien, beaucoup d'entre nous — et je me mets en première ligne — on a besoin, ou on a eu besoin, de faire des années, des années, des années pour étudier, comprendre, intégrer. Mais tu vas pouvoir faire 72 épisodes, et il m'en reste encore un paquet — n'hésitez pas à vous abonner parce que j'ai encore plein de pépites à partager. On passe des années pour, à un moment donné, prendre conscience qu'en réalité, il suffit de poser ses fesses et de sentir. Je n'ai pas dit ressentir, juste sentir. À l'instant, ici, de suite et maintenant, je sens la chaise sous mes pieds. Je sens l'excitation et l'enthousiasme qui m'habitent. Et celui-ci, il est rempli de certaines sensations physiologiques. À l'instant, je regarde par la fenêtre et je vois la forêt. C'est tout. Toutes ces années pour ça ? Mince !
Recommandation pratique : poser la graine du sentir
Du coup, recommandation pour progresser là-dedans. Si vous ne comprenez pas comment faire pour cette voie yin, comment l'intégrer, optez pour la voie yang et pratiquez les enseignements que vous avez reçus. Vous allez ainsi savoir une chose grâce à cet épisode : vous devez juste poser la graine du sentir. C'est tout. Le moment viendra où vous passerez du ressentir, c'est-à-dire ce travail engagé avec la conscience, vers un travail où la conscience cédera sa place à juste l'instant présent et le sentir.
Et ça dépasse la pleine conscience. Je vous entends là réfléchir. Non, la pleine conscience est une porte qui vous amène au sentir. Mais le sentir vous mène vers des portes encore beaucoup plus lointaines que la simple pratique de la pleine conscience.
Du coup, pratiquez les enseignements reçus. Choisissez votre école. Pour certains, le yoga. Pour d'autres, le qigong. Pour d'autres, la méditation. La pleine conscience aussi. Les rituels. Les neurosciences. Bien, il y a tant d'autres possibilités, à vous de choisir celle qui est la vôtre, ce sera votre voie yang. Et là, exercez-vous. Et chemin se faisant, apprenez à sentir en plus de ressentir. Laissez le temps faire. Ne cherchez pas à comprendre. Soyez juste dans l'instant et trouvez votre être au-delà de la pleine conscience.
Il s'agit d'une pleine conscience sans conscience. Et là, ça bug pour les occidentaux d'entre nous. Ou devrais-je dire une pleine conscience dans l'ultra-conscience sans conscience ? Là, on dirait le Tao Te King. Tous les corps présents ici et maintenant sans rien d'autre, même pas vous. À ce moment-là, quand vous avez intégré ça, pris juste conscience — donc encore le mental — de cette question-là, là vous êtes prêt. Là vous pouvez entamer la voie yin. Une voie détachée dans la confiance qui, au gré du chemin, devient foi. Et pas une foi religieuse, mais dans la confiance qui, au gré du chemin, devient foi dans la présence, dans le lien en tout, dans une étreinte avec l'infini, dans le retour aux sources, dans le retour à la source. Et l'éveil à ce moment-là deviendra une danse entre sentir et ressentir.
Conclusion
Chers amis, quel moment partagé ! J'adore ces instants, je suis habité par l'enthousiasme de l'instant. Mais quel épisode essentiel ! Le podium : 72 épisodes, avec l'épisode sur l'attention, celui-ci doit être là-haut. Il est question de ressentir et de sentir.
Nous avons voyagé pour comprendre en quoi le mental est une pièce essentielle de notre évolution, de notre vie de tous les jours, tout comme l'ego, mais qui, à un certain moment, devient un frein à notre évolution. Nous avons appris à trouver un autre chemin à travers deux voies. La voie du ressentir, une voie yang, engagée, active. Et la voie du sentir, une voie contemplative, une voie dans la non-action, une voie douce et pourtant la plus puissante des deux. Cet épisode vous ouvre alors un chemin nouveau qui, en mettant le je, la personnalité, en mettant le mental tranquillement en repos, s'ouvre à une expérience superlative de l'être. Dans le sentir, dans l'intégration, on devient un être sans interprète.
Peut-être un épisode qui méritera d'être écouté une ou plusieurs fois, peut-être pas. La voie du sentir pourrait s'ouvrir à vous. C'est tout le bien que je vous souhaite.
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