Élever la physio
Suis-moi alors que j'explore et discute de tout ce qui concerne le marché de la physio et de la santé physique sous un autre angle, au delà de la pratique!
Nous parlerons de l’état de la profession dans le marché de la santé physique en abordant plusieurs sujets allant de la gestion à la psychologie et en passant par les aspects sociaux entourant ou impactant la physiothérapie au Québec et ailleurs.
Discutons et analysons notre marché, apprenons et trouvons des solutions pour qu’ensemble, on puisse élever la physio!
Élever la physio
Gratification Immédiate : Un Piège à Éviter ? avec Guillaume Harvey
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Dans cet épisode, je discute avec Guillaume Harvey, physio et kin, du dilemme entre la gratification immédiate et la récompense différée, en discutant des défis liés aux résolutions du Nouvel An, des habitudes de vie, et de l'importance de la motivation et de la discipline. Nous abordons également les risques de différer le plaisir et l'importance d'apprécier le processus de changement. Nous explorons l'équilibre entre l'entraînement et l'alimentation, la chance et la persévérance face aux défis, ainsi que l'importance de la coercition personnelle pour maintenir la motivation. Nous discutons également de l'impact de la technologie sur notre confort et notre capacité à accepter l'inconfort. Nous soulignons l'importance d'adopter des habitudes de vie saines, de transformer la motivation extrinsèque en intrinsèque, et de naviguer dans les opportunités et les défis pour améliorer notre bien-être émotionnel et mental. Enfin, nous concluons que la quête du bonheur est un processus continu.
Rejoins-moi dans cette exploration de la physiothérapie sous un angle nouveau, où l'objectif est de stimuler le débat, d'inspirer l'innovation et de contribuer positivement à l'avenir de la profession. #physio
Tes commentaires et suggestions sont les bienvenus pour enrichir cette conversation et explorer ensemble les sujets qui nous passionnent, pour ensemble, Élever la physio.
@physiofranky
francoisgregoire.com
speaker-0 (00:01.11)
Tu écoutes le podcast Élevez la physio avec moi-même François Grégoire.
J'y suis moi alors que j'explore et discute de tout ce qui concerne le marché de la physio et de la santé physique sous un autre angle au-delà de la pratique. On va parler de l'état de la profession dans le marché de la santé physique en abordant plusieurs sujets, allant de la gestion à la psychologie en passant par les aspects sociaux entourant ou impactant la physiothérapie au Québec et ailleurs. Discutons et analysons notre marché, apprenons et trouvons des solutions pour qu'ensemble, puisse élever la physio.
speaker-0 (00:38.562)
Salut, c'est François. D'ébut d'année, nouvelle résolution est souvent les mêmes pièges, trop d'ambition, trop basé sur la motivation, passé sur la réalité de là où on est vraiment. On veut tout tout de suite ou à l'inverse, on se force à tout retenir en se disant que le plaisir viendra plus tard. Dans cet épisode, je discute avec mon collègue Guillaume Harvey, fils du Wakin, d'un dilemme qui nous touche tous. Gratification immédiate ou récompense différée. Est-ce que retarder le plaisir mène vraiment à une meilleure vie? Mais si oui, à quel prix? On parle du cerveau, son rôle, de dopamine, de discipline et aussi des risques de toujours se forcer.
de toujours attendre. De cette idée qu'il faudrait constamment être inconfortable pour réussir, on discute de la culture de l'immédiat sans tomber dans l'extrême inverse. Cet épisode, c'est une réflexion sur l'équilibre entre plaisir et patience, entre discipline et épuisement, entre vivre maintenant et construire pour plus tard, parce qu'au fond, la vraie question, c'est pas quand se récompenser, mais comment le faire sans se perdre en chemin. Bonne écoute!
Salut !
On est-tu un an après? Tu disais tout à l'heure que la dernière fois que j'avais publié un podcast, Guillaume, c'était avec Luc Hébert. J'avais passé en entrevue, j'avais discuté avec les trois candidats candidats à la présidence de l'ordre l'année passée. tu sais comment les années vont vite. J'ai eu soit moins le temps, soit moins de sujets, soit moins d'interlocuteurs. Tu sais, comme moi, c'est le fun d'avoir quelqu'un avec qui discuter. J'en ai fait des podcasts seuls, mais c'est...
C'est pas évident, là. Faut je me prépare vraiment beaucoup plus. Ça me prend un texte parce que je parle tout seul, fait que faut pas que... faut que sache où est-ce que je m'en vais. Donc, il a quand même quelques mois, on s'était dit qu'on voulait discuter d'un sujet qu'on trouve vraiment intéressant. Toi puis moi qui est un peu le débat entre être patient ou se récompenser immédiatement dans plein des phases de notre vie. Puis on va aborder ça aujourd'hui. Puis ça donne qu'on est le 16 janvier aujourd'hui puis on se demandait sur quel pied est-ce qu'on pouvait partir le podcast aujourd'hui. on finalement, a fini par parler de...
speaker-0 (02:29.742)
les fameuses résolutions du nouvel an. Alors là, on est le 16 janvier, Guillaume, on est environ deux semaines après le 1er janvier ou le 31 décembre, tu sais. Où est-ce que tu penses que les gens sont en ce moment en termes de... si ils ont pris des résolutions pour des bonnes habitudes de vie, en cette nouvelle année?
ils sont probablement à se demander s'ils sont encore en mesure de tenir leur résolution. Mais j'aimerais savoir un peu c'est quoi le pourcentage de gens qui tiennent leur résolution à partir du moment où ils se sont dit avec un bon verre de vin le 1er janvier je me prends en main je veux perdre je sais pas 10 livres dans la prochaine.
Oui, en fait, les résolutions, ça peut être bien des trucs. Les gens peuvent vouloir se remettre en forme, retourner à des activités physiques, perdre du poids. Ils peuvent vouloir faire du travail personnel pour être plus en paix avec certaines situations où ils veulent peut-être, des fois, changer quelque chose qui les dérange dans leur personnalité. Peut-être qu'il des gens qui veulent changer les autres, ça, en tout cas, le pourcentage d'efficacité. Mais juste avant qu'on entre en onde, on regardait voir c'est quoi les taux de réussite sur les résolutions. C'est ce qu'on pensait un peu. C'est très, très faible.
On parle de 9, 10, peut-être 11 % des gens qui réussissent à maintenir, même une personne sur 10 qui réussissent à maintenir ses objectifs jusqu'à la fin de l'année. Pourquoi tu penses que c'est si faible que ça? On parle de 90 % des gens qui abandonnent en cours d'année, puis en fait les statistiques sont assez criantes. Dans les deux premières semaines, de là, est le 16 aujourd'hui, on à peu près deux semaines après le début de l'année, dans les deux premières semaines, on parle de probablement environ 80 % des gens qui ont déjà abandonné. On s'est demandé si ces gens-là ont-ils même essayé.
Qu'est-ce qui fait en sorte que les gens abandonnent rapidement dans leur résolution de début d'année, mais même dans n'importe quoi qu'on pourrait vouloir commencer, à n'importe quel moment de l'année finalement.
speaker-1 (04:13.922)
C'est une très bonne question. C'est sûr que changer l'habitude de vie, on cherche à amener les gens à changer leurs habitudes de vie aussi en physio, c'est difficile. Ça comporte un certain niveau d'uffrance psychologique. Délibérément, il faut se sortir de sa zone de confort, il trouver comme un nouvel équilibre. On perturbe son homéostasie dans quelque chose qui nous apporte du bien. Les mauvaises habitudes naissent du fait de vouloir se satisfaire immédiatement.
un sac de chips, on ira plus en détails tantôt. Les bonnes habitudes naissent d'un effort qui doit être soutenu dans le temps.
et dont on doit apprécier le processus pour être capable de maintenir le comportement. Ça, on se dit du jour au lendemain, moi je veux perdre des livres. Ça va impliquer d'aller m'entraîner à tous les jours et de courir sur le tapis roulant 30 minutes par jour. Et quand on n'a pas fait ça, les chances qu'on le maintienne sont assez faibles. Parce que ça va être difficile pour le cerveau de faire ce changement-là qui va finir par cédé, qui va vouloir revenir à l'équilibre. Et notre cerveau, il est tout le temps à essayer de chercher le plus possible ce fameux équilibre-là. Donc si tout se sent déstabilisé, on a des signaux un contradictoires.
On a envie de revenir vers le bon vieux sac de chips qui ne demande aucun effort.
Oui, puis on va rentrer dans ce sujet-là progressivement, mais qui amène de la dopamine, qui amène une récompense immédiate, versus de créer des changements ou de faire un effort supplémentaire qui va finir par amener un équivalent en termes de plaisir, mais qui va arriver plus tard dans le temps. Moi, quand je pense à ça, sur pourquoi est-ce que... pour vrai, c'est pas scientifique du tout, mais c'est plus mon interprétation. Puis j'aimerais savoir ton opinion. J'ai trois points sur
speaker-0 (05:48.476)
Pourquoi est-ce que je pense que les gens abandonnent rapidement quand ça nécessite un effort qui est plus grand que XY? On pourrait pas le lire là-dessus, La quantité d'efforts, tu la quantité d'efforts est relative à où on est. Tu parce que là tu parles, mettons, de vouloir perdre du poids, pis on veut pas faire de l'agroxophobie, mais on pourrait utiliser n'importe quel exemple. Si ça fait 30 ans que j'ai une habitude que je veux changer, mais la quantité d'efforts pour changer cette habitude-là...
plus profondément ancré dans cette habitude-là, l'effort va être beaucoup plus grand. Et probablement que plus c'est long avant qu'on tente de changer cette habitude-là, plus c'est difficile de la changer, ultimement. Qu'est-ce que tu penses de ça?
T'as tout à fait raison. Puis t'amènes quelque chose qui me fait penser à l'effet cumulé. Autant bien qu'en mal, il a un effet cumulatif de ce que l'on fait. On vient toujours avec le sac de chips. Je prends un sac de chips par jour, on a serait ce qu'un petit sac de chips équivalent de 500 calories. Le bilan calorique au terme de l'année, 500 fois 365 jours, il non-négiat. Donc, c'est certain qu'on pourrait le faire ensemble. Ça serait quand même intéressant. C'est plusieurs livres. sur des années, c'est des dizaines de livres qu'on a pris en isolant uniquement cette habitude-là. Donc là, c'est un effet cumulatif de plusieurs mauvaises habitudes.
de vie, bien clairement, ça a un enjeu, un effet qui est non-inéligible. Mais on peut entrer inversement dans le sac vertueux aussi lorsqu'on accumule des bonnes habitudes de vie. Une bonne habitude en général en attire une autre, mais à l'inverse aussi, une mauvaise habitude va en attirer une autre. Fait que faut jouer sur le temps à notre façon. Puis quelque chose que j'entends souvent et que tu entends souvent en clinique, c'est « Ah, je suis non, mais vieux, j'ai mal, j'ai j'ai ça ». Est-ce que c'est vraiment le vieillissement ou l'effet du temps? Puis il se fait que dans le temps, justement, on a maintenu de mauvaises habitudes de vie si on s'est laissé aller.
Quand on regarde ça, dans la littérature, on associe l'âge avec les risques augmentés de problèmes de santé, mais je pense que si on vient le décortiquer, quand on vient ventiler, c'est pas l'âge, c'est plus les problématiques qui peuvent en découler. Donc évidemment, tu as plus de chances d'avoir développé... Je vais encore une fois mettre du diabète.
speaker-0 (07:50.782)
tu as été dans des mauvaises habitudes de vie pendant toutes tes années entre 20 ans et 55 ans. Si tu as eu des mauvaises habitudes de vie entre 20 et 25, alors ce pas parce que tu 55, c'est parce que 30 ans se sont écoulés avec des mauvaises habitudes. On a eu le temps de creuser loin notre problème de santé à ce moment-là. Donc effectivement, pas tant associé à l'âge, plus associé au temps. Mais ce qui positif, c'est que des choses positives peuvent arriver aussi associées au temps. Mais c'est toujours associé au temps dans tous les cas. C'est pour ça que c'est long.
Et oui, il a une relation entre le temps et l'impact, autant dans un sens que dans l'autre.
Mm-hmm.
Par rapport à ce que tu disais, je fais le parallèle avec l'utilisation d'un dépôt sur la bonne façon. L'investissement boursier, je veux dire, si tu commences à investir à 18 ans, ne serait-ce qu'un dollar par jour, on est à 365 avec des intérêts cumulés à 15-20%, ça a été sa mieux été dans l'année dernière, mais mettons qu'on va dans quelque chose de 8 à 12 % dans les 100 ans de la bourse, finalement, as des milliers, avoir des dizaines de milliers de dollars à 40 ans sans avoir vraiment réalisé que cet argent-là sentait de ton compte parce que c'est un petit montant, mais tu es régulier. Un exercice fait par jour qui te prend 5 minutes,
C'est problème plus intéressant que d'aller s'entraîner une à deux fois une heure dans la semaine parce qu'on a un stress positif répété sur le corps et il des adaptations plus intéressantes qui vont découler de ça. Un peu comme, au final, on n'a plus dans nos poches si on ne déroge pas nos habitudes. Le défi, c'est de maintenir ça. Puis il a quelque chose dans l'appréciation du processus qui fait en sorte qu'on est capable d'avoir une satisfaction différente qui va nous apporter plus ultimement que notre satisfaction immédiate. Puis le fameux rush de dopamine qui a tout temps envie de soulager.
speaker-0 (09:25.942)
oui. Fait que mettons sur mes trois raisons, on parle de proche. Moi, pense que les gens abandonnent rapidement. L'effort est relatif à où on est. Donc là, on est loin dans nos mauvaises habitudes, en guillemets, plus c'est difficile à changer. Deuxième chose, je pense que les gens sont trop ambitieux. en fait, tu peux certainement en parler comme Kim. Tu le vis, on le vit comme physio, tu dois, dans ce genre de remise en forme-là, l'ambition. Des fois, les gens, ils le voient plus. Si je consulte, par exemple, pour une épicondylite au coude, sais, être ambitieux, ben c'est peut-être être ambitieux sur le temps que ça va prendre avant que ça guérisse. Mais les gens qui veulent, les gens qui disent
qui veulent être en forme demain, on peut... Puis en fait, l'ambition, ce que ça amène, c'est que ça amène qu'on se des objectifs qui sont irréalisables. Quand on se fie des objectifs qui sont irréalisables, ben, on est déçus. Donc là, ça aussi, c'est... Je pense d'être trop ambitieux dans... On se blesse carrément, tu sais, dans... Ou dépendamment de ce qu'on veut faire. Tu si dis du jour au lendemain, moi, je vais mettre 50 % de mon salaire... Tu parlais de bourse, tu je vais mettre 50 % de mon salaire en bourse du jour au lendemain, mais ça va changer mon mode de vie, mon rythme de vie de façon très importante.
parce que j'essaie de rattraper ce que j'ai pas mis dans les trente dernières années, ça peut pas fonctionner. C'est voué à l'échec. Je sais pas si les gens réfléchissent à ça, puis... c'est tous les mêmes personnes qui, à chaque année, se disent qu'ils vont faire quelque chose, qu'ils le font pas. Donc si l'échec... Comment les gens se rendent pas compte, tu fait que c'était pas la bonne façon de faire, finalement. Trop d'ambition. Comment est-ce que tu vois ça,
Mmh.
speaker-1 (10:47.182)
ça passe d'une bonne intention. Quand les gens me disent que je vais prendre 30 livres dans la prochaine année, on revient à cet exemple-là pour ceux pour qui c'est un réel. Mais ça se peut! Je relativise, c'est pas impossible, mais je mets quand même des bémols par rapport au...
Est-ce que tu construis des bonnes habitudes de vie si tu vis dans l'extrême?
La réponse est probablement non. Et c'est que le coût de renonciation, s'il est plus important...
face pour le cerveau, le risque de souffrir de ça est plus important. Puis le risque de maintenir le comportement qui est souhaitable dans le temps constablement diminué. Fait que si je veux perdre du poids, puis qu'on dit 30 dans la prochaine année, peut-être qu'on est dans quelque chose de raisonnable pour certaines personnes, mais 30 mettons sur trois mois, ce qui est irréaliste pour bien des gens, mais des trucs qu'on peut me demander des fois. Bien là, c'est à nous, physio, comme procès de la santé aussi, de tempérer les attentes pour que les gens soient moins déçus. Parce qu'ils se sont déçus, ben probablement qu'ils vont vouloir cesser le comportement. Ils vont dire que ça n'a pas fonctionné. Puis des chances qui...
Mais ça se...
speaker-1 (11:44.11)
Exactement, de vivre un échec rapidement. Accumulons des petites victoires. On va les satisfaire à notre satisfaction immédiate pour être capable de vraiment canaliser cette énergie-là et de la garder dans le temps afin d'avoir une satisfaction différée. Et ça, c'est quoi? Une récompense plus importante, comme par exemple s'entraîner sur plusieurs années pour réaliser un marathon, alors qu'on ne courait pas il a pas si longtemps. Mais tout est dans la façon de faire les choses parce que trop rapidement, ce n'est pas assez. Donc, tu commences à t'entraîner pour un marathon et que rapidement, tu veux atteindre cet objectif dans la raison de trois, six mois tu n'as jamais couru.
les chances que tu l'accomplisses sont assez faites parce que le risque de blessure est là. Mais le problème, ça n'est pas la course, c'est la façon dont tu as voulu faire le changement dans ta vie. Et on le sait que les changements, c'est dur pour le cerveau humain. Quand c'est fait très rapidement, plus souvent qu'autrement, ce n'est pas maintenu. Puis c'est quelque chose qu'on répète depuis tout le temps en clinique avec les patients-patients.
Et les gens blâment l'extérieur. Là, c'est un autre sujet. On pourrait revenir là-dessus dans une autre discussion.
Faut regarder le regard vers soi-même, il faut se regarder dans le miroir parce que c'est pas de la faute à la course, c'est pas de la faute au sac de chips, c'est pas oui. Bon, c'est sûr que, mettons, en 2026, on est entouré par des stimulants externes bien plus que si on montre qu'il 30-40 ans. Mais la réalité, c'est c'est le monde dans lequel on vit, il a des choses pour lesquelles on pourra rien faire. Qu'est-ce qu'on peut faire? C'est surtout réguler. Moi, ma troisième chose que je pense qui fait en sorte que les gens abandonnent, c'est que je pense que les gens...
...
speaker-0 (13:02.966)
Tente trop de créer des changements basés seulement sur leur motivation et non sur rétablir des habitudes de vie. Quelque chose comme tu disais qui est petit et qu'on peut réussir à à tous les jours, quand tu te baisses juste sur ta motivation, la motivation va fluctuer un peu comme la météo. Parle donc un peu de la motivation versus la discipline.
mais au final, faut que...
ta discipline devient plus importante que ta motivation intrinsèque ou extrinsèque à faire, qui dépend de deux éléments. pense que beaucoup de gens qui dépendent trop de motivation extrinsèque. La motivation extrinsèque, c'est, la récompense après avoir fait un entraînement. Le cornet de crème glacée est assez classique. Il y a tout à fait sa place parce qu'on veut en semer un petit peu à travers le processus pour être capable de soutenir le comportement puis mesurer les changements significatifs parce que justement, va avoir un effet cumulé dans le temps qui va être intéressant. Mais il que ça devienne... c'est ça qu'on soit plus...
que la discipline puis que l'objectif soit en quelque sorte un peu plus important que le fait qu'on veuille soulager des désirs éphémères en the spot à travers ça parce que quand je vais m'entraîner c'est pas vrai que ça me tourne tout le temps. il n'y pas une fois où je me sens prévu, je me suis dit, ah j'ai perdu mon temps puis je regrette de l'avoir fait. Fait que des fois c'est très contradictoire mais il faut aller un peu à l'encontre de nos désirs immédiats, tu le sais, t'étais en faisant des musculations sur une base régulière pour par la suite au de quelques années avoir des effets vraiment intéressants sur notre corps, gain de force qui vont nous rendre.
encore plus satisfaits ultimement. Fait que si on se ramène tout un peu à l'objectif, pourquoi est-ce que je fais ça? Puis que c'est en accord avec notre « », mettons, qui nous gouverne de l'intérieur, dans le fond, il y plus de chances qu'on mette un comportement dans le temps. Puis à travers le processus, un petit peu de satisfaction médiate qu'on va aller satisfaire, mais pas tout le temps. Ça, c'est les récompenses. moi, je pense à la nourriture quand je m'entraîne, mais je prends pas un con de crime de la sache, à chaque fois, je vais faire du vélo. Parce qu'au final, ça fait partie de qui je suis. Puis je comprends qu'il un événement qui m'attend, par exemple.
speaker-1 (14:54.832)
ça va être raison quelques mois pour que je me prépare et ça me donne un équilibre de vie, par exemple.
Donc là, on parle de gens qui, comme nous, peut-être qui ont des ambitions, puis qui vont avoir des... essayer de se fixer des objectifs en début d'année. Puis pourquoi est-ce que ça fonctionne pas? Statiquement, sait, la plupart des gens vivent des échecs là-dessus. On vient de discuter de pourquoi est-ce qu'on pense que ça se produit. Fait que si on revient un peu à ce concept-là, dans le fond, ce qu'on est en train de discuter, c'est le concept de instant gratification, qui est un concept...
quand même qui discuté dans bien des livres, des non-fiction, si on va sur les réseaux sociaux et compagnies, on voit souvent des textes là-dessus. On va comparer la gratification instantanée à la gratification différée. Je paraphrase, à phrase, je ne pas si il des termes qui sont exacts en français. Donc se gratifier instantanément, c'est de s'attendre à une récompense ou de se récompenser rapidement après avoir fait un effort. Puis la gratification différée, ce serait d'être capable de souffrir.
entre guillemets, une souffrance étant le contraire du plaisir, d'une certaine façon. C'est pas obligé d'être quelque chose de violent ou de très très difficile, on va se forcer à souffrir un peu plus longtemps pour avoir une gratification qui est différée, donc qui plus loin dans le temps, dans l'espoir que cette gratification-là soit meilleure que celle qu'on reçoit ou qu'on se donne rapidement. Donc, par le mode, essaie de... Là, moi, c'est des idées du concept, là, c'est...
Si on compare les deux, comment est-ce qu'on peut expliquer ça aux gens qui nous écoutent à Guillaume?
speaker-1 (16:30.35)
La satisfaction immédiate, ça récompense ton bonbon, comme tu le disais. Ça fait que c'est ta dopamine en fait, comme neurotransmetteur dans ton cerveau, dans ton circuit électrique.
neurochemique
neurochimique qui remonte à l'âge préhistorique et même avant, où au final, dans le fond, qui va gouverner tes choix basés sur anticipation d'une récompense à venir. Fait qu'en fait, le rush de dopamine, le pic d'opamine vient dans l'anticipation de la récompense. Fait que le moment où tu vas en avoir un peu plus, c'est au moment où tu penses à manger ton sac de chips. C'est pas au moment où tu manges ton sac de chips. Ça, c'est intéressant au niveau des neurotransmetteurs. Quand tu manges...
t'es chips, bien au final t'es plus dans des neurotransmetteurs comme de la sérotonine par exemple, des endorphines où là t'es dans l'appréciation du moment présent.
un peu engourdi déjà, sais. Ton rush, puis ton engourdissement un peu où là, tu es dans un état de bien-être parce que tu as vécu ton rush de dopamine, puis par la suite qu'est-ce qui va se produire. On n'est pas des neuropsyches, mais...
speaker-1 (17:28.662)
Mais c'est quand même intéressant, c'est-tu, on a lu un peu là-dessus. C'est de dégosser un peu ces neurotransmetteurs-là, fait, dans le temps, pour que, t'sais, oui, la satisfaction immédiate ait sa place, mais ne prennent pas toute la place dans ce qui va gouverner tes choix et donc va jouer sur tes motivations, t'sais. Fait que, t'sais, d'aller chercher un peu plus de sérotonine, d'endorphine dans l'appréciation du moment présent. Puis ça, c'est tranquillement d'être dans j'aime le processus, ça me...
correspond comme individu, c'est en accord avec mes valeurs puis ce qui est important pour moi. Ce qui est important pour moi, c'est d'accomplir par exemple tel événement sportif au-delà de manger ses sacs de chips, même si à ce moment-là, j'aurais envie de le faire. Mais je vais me donner dans le temps des moments opportuns pour pouvoir aller me satisfaire et me récompenser pour être capable de garder suffisamment de motivation afin d'arriver à l'objectif ultime. Il a un délicat équilibre entre motivation extrinsèque et intrinsèque. te dirais motivation intrinsèque, on est peut-être plus souvent dans la satisfaction immédiate versus motivation intrinsèque, la fameuse «wide». Pourquoi je fais
la faire, a des choses. Tu pourquoi je veux aider les gens comme physio? C'est pas parce que je veux être payé pour le faire. En ce qui est plus dans le sang de de sang et et c'est parce que c'est en accord avec mes valeurs, etc. Fait qu'il faut trouver un délicat équilibre entre les mais c'est pas facile. Puis notre cerveau a évolué de façon à vouloir bien répondre aux roches de dopamine. C'est pour ça que la société de consommation est si addictive. Parce qu'à l'époque où il fallait chasser de mammouth, il fallait qu'on ait des roches de dopamine pour anticiper la récompense à venir, c'est-à-dire quoi à la nourriture? Parce que sinon, on serait pas là, toi et moi, pour faire ce podcast-là.
Ce ceux qui ont resté assis leurs steaks, ils n'ont pas mangé une mammouth et ils n'ont pas vécu la récompense. ils n'ont pas survécu à...
à cette petite famine qui devait passer dans la région. Oui, parce que là, on parle du sac de chips, mais effectivement, des exemples faciles, des achats impulsifs, de la nourriture, par exemple. C'est bon maintenant, mais est-ce c'est bon à long terme? Évidemment, les réseaux sociaux ou n'importe quelle stimulation par écran, notamment les réseaux sociaux. Encore une fois, on n'est pas là pour chialer. On en concerne pas. moi, des chips, c'est des réseaux sociaux, puis on en achète des gagos. Mais encore une fois, c'est le fameux équilibre.
speaker-0 (19:27.936)
Comment on fait? Guillaume aussi, aujourd'hui, je regarde quelque chose et j'ai goût de l'acheter parce que j'ai goût de me faire plaisir. Je pense que je le mérite, cette fameuse phrase-là. Je le mérite. On mérite tout, tout le temps. pense que tout monde travaille fort. Mais cette perception-là d'effort est toujours relative à comment est-ce qu'on est capable de tolérer un effort, finalement, quand on parlait de souffrance tantôt. Comment je fais pour?
me dire que je ne devrais pas succomber maintenant à cette tentation-là pour viser à plus tard ou à jamais ou à ce que ça passe dans mon cerveau. Comment on fait pour ne pas succomber à certaines tentations qu'on connaît négatives pour soi? Puis là, pourrait aller dans des trucs illégaux comme drogue. C'est un principe similaire. Ce qui se produit au cerveau à ce moment-là, c'est l'anticipation du plaisir.
C'est une super bonne question. Il n'y clairement pas une seule réponse à ça. c'est sûr. J'irais... Probablement, qui vient en tête, beaucoup dans le discours interne qu'on va avoir aussi. On va avoir un discours qui est culpabilisant sur la base de je ne devrais pas manger tel élément. On ne veut pas être nécessairement dans une logique de troubles alimentaires. Parce qu'on pourrait se dire que certains athlètes font ce qui doit être fait parce qu'ils mangent bien, mais dans certains contextes, peut-être qu'ils mangent pas assez et sont dénutris pour la demande physiologique de leur sport. Ça, n'est pas nécessairement quelque chose qui est bien.
évolutif dans le temps. Comment est-ce tu nourris à 25 ans dans ton sport de haut niveau ou à 30 ans après avoir... On prend par exemple l'exemple de quelqu'un qui a eu un enfant, quelqu'un qui vit... On vit des trucs dans l'extérieur de notre vie qui font en sorte que cet équilibre-là, on doit toujours à la recherche cet équilibre-là, mais on trouve jamais la perfection, perfection sur du long terme. On ne peut pas dire aujourd'hui j'ai mon équilibre, ça va être comme ça pour toujours.
Oui, c'est un équilibre qui est dynamique en fait.
speaker-1 (21:13.518)
puis on veut, t'sais, le plus possible être en mouvement, t'sais, pour être capable d'avoir d'énergie afin de faire davantage de trucs, t'sais. Fait que je trouve que, t'sais, à mon sens, c'est beaucoup dans le discours étern dans notre petite voie intérieure aussi, face à ces situations-là. t'sais, un exemple que plusieurs personnes de ma génération pourront avoir, c'est acheter une maison, t'sais. Fait que si le fait d'acheter une maison dans ton échelle de valeur est plus important que d'aller au resto plusieurs fois, même si t'avais cette habitude d'aller au resto peut-être une fois par mois, ça se peut que pendant un certain temps, tu te dises
finirai pas au resto une fois par mois parce que je sais que ce montant-là, vais l'investir pour ma maison. Puis ce projet-là est plus porteur de sens émotionnellement parlant, notamment. pense que c'est une de raison émotionnelle un peu comme ce qui amène les gens à consulter vidéo. C'est de valeurs. De valeurs. Ça, d'accord avec mes valeurs et la façon dont moi, j'ai forgé mon entité et je me constitue comme individu, ça va être plus important pour moi de renoncer à ce plaisir immédiat-là pour aller chercher une satisfaction différée qui va être encore plus importante parce que je sais que ça, c'est en accord avec moi et la personne que je suis maintenant
que je veux devenir, que j'aspire à devenir. C'est difficile, c'est pour ça que pense qu'être coaché et d'être encadré là-dedans, ça vient nécessaire dans certaines situations. C'est normal d'avoir envie d'éroger, mais il se permettre d'éroger des fois aussi pour ne tomber dans un coup de renoncée trop élevé et développer une relation toxique face à certains éléments comme l'activité physique ou encore l'alimentation.
C'est ça. Donc là, vois, mettons, d'un côté, la satisfaction immédiate, puis après ça, la satisfaction différente. C'est quoi les avantages que tu parles, par exemple, de vouloir s'acheter une maison, puis... Tu parles du soi, tu parles des valeurs de qui je suis. C'est comme... C'est un travail d'une vie pour bien du bon de savoir pourquoi ils sont ici, puis leur raison d'être, c'est la planète Terre, carrément. Les avantages...
de différer sa satisfaction. Comment est-ce qu'on réussit à se projeter dans le futur et se dire que la décision que je prends aujourd'hui, les gens vont voir ça des fois comme une punition, de ne pas me donner quelque chose de positif maintenant. Comment est-ce que ça peut être positif ou porteur de sens pour soi par la suite ou est-ce qu'on peut même se construire comme individu dans ce contexte-là?
speaker-1 (23:25.358)
C'est une bonne question. Je pense que c'est beaucoup le fruit de l'expérience aussi. fait, ton cerveau est très adaptatif. Tout ce qu'on parlait de circuits neurophysiologiques, tout ça se forme aussi autant d'un côté positif lorsqu'on accumule des bonnes habitudes dans le temps ou qu'à travers beaucoup d'inconforts, t'es entrepreneur, tu le sais très bien, t'en as déjà parlé dans podcasts, t'as été capable de persister malgré les embûches puis d'accomplir quelque chose qui était plus grand que toi ou plus grand que la somme de toutes tes interventions.
quand tu réussis à faire ça, le cerveau qui est le message que s'envoie à ton cerveau c'est je peux le faire, je sais que ça sera difficile, je sais que ça va être peut-être inconfortable, voire longtemps inconfortable, mais je sais qu'en bout de ligne ça va m'apporter beaucoup plus de satisfaction. C'est dur à quantifier parce qu'un peu quelque chose que tu vis intérieurement parce que tu te dis si on a accord avec mes parents, si on a un accord avec ma philosophie de vie, tu tu as créé un entreprise, physio, je veux dire où il a plein de gens qui rayonnent et qui sont heureux, quand tu vois ça clairement tu te dis wow ça va être fort probablement entre autres, peut-être les nuits blanches que tu as eues, puis tout le stress que tu as fait vivre.
pendant un certain temps. Il y a quelque chose de plus grand que ce soit qu'on est capable de créer, mais il faut, dans le premier temps, accepter le confort initial qui vient avec. c'est la première fois qu'on le fait, je pense que c'est plus difficile parce que plus on le fait, je pense à moi, tu mets en terme d'activité physique, plus ça devient facile de faire le changement parce que là on est capable, donc oui c'est message au niveau de, malgré ce niveau contradictoire, je vais être capable de le faire de plus en plus.
T'as raison. Mais t'sais, ça m'amène un bon point, Guillaume. T'sais, ça fait 15 ans que tu parles d'être en affaires, ça fait 15 ans en décembre. Il y a plein de choses que je vis aujourd'hui que je savais pas que je pourrais vivre quand j'ai commencé. Je pense que c'est probablement une des difficultés importantes que les gens vont vivre.
dans la tentative d'accomplir quelque chose qu'ils n'ont jamais fait ou dans se fiscuer des objectifs à moyen et à long terme, puis qu'ils veulent réussir à courir un Ironman, courir un triathlon, courir un marathon, courir un demi-marathon, juste réussir à courir un 5 km pour quelqu'un qui n'a jamais fait beaucoup d'activités physiques soit ou qui n'a jamais fait ou qui n'en a pas fait depuis longtemps. En fait, je pense que tous les objectifs sont louables quand les gens essaient. Puis on en parlait tout à l'heure, je pense que c'est certainement plus facile d'atteindre des trucs progressifs.
speaker-0 (25:40.208)
puis d'aller chercher des cibles qui sont plus attaignables, les fameux low hanging fruits qu'on appelle. C'est plus facile de prendre la pomme ici que celle qui est en haut, mais peut-être plus petite celle-là. Mais je vais avoir celle-là maintenant, donc je vais réussir à monter tranquillement les échelons. Mais il a une difficulté, c'est ça. C'est que dans le fond, tu sais jamais vraiment dans quoi tu t'embarques. Tu sais pas sur un an, cinq ans, dix ans...
tu peux pas te projeter parce que tu ne l'as jamais vécu et je pense que c'est même difficile de s'approprier les succès des autres et de sentir ce que ça peut vraiment se faire ressentir d'arriver à avoir réussi, cette fameuse réussite-là, qui est toujours quelque chose, c'est un savon mouillé, c'est dur à saisir quand même la réussite, c'est un autre sujet complètement, quand est-ce que tu as réussi, c'est propre à soi beaucoup. Mais j'aimerais ça dans ce contexte-là, t'amener aussi vers le
...
speaker-0 (26:33.736)
le risque de différer trop à plus tard. Je pourrais te donner un exemple de... traversais la rue et me fais frapper avant un char, puis dans le fond, je pensais prendre ma retraite puis aller vivre dans les Caraïbes, mais je suis tombé handicapé, puis là, tout à coup, mon... Donc, il y a quand même des risques associés à différer à plus tard le plaisir qu'on pourrait avoir aujourd'hui dans un contexte où on... Quand on met ça en perspective, on sait vraiment jamais dans quoi on s'embarque dans la vie.
Comment tu vois ça? mais t'as tellement raison. C'est intéressant ce que tu dis par rapport à « est-ce certifiaire, est-ce certifiaire, » parce que le bon vieux sac de chèche, je trouve que c'est l'exemple le plus facile à avoir puis ça me fait salvage d'en parler. Exactement. T'as la certitude que ça va te satisfaire si t'as été chercher ta saveur assaisonnée que t'aimes. Aucune chance que... Les chances que tu trouves... assaisonnée. T'es all dressed, assaisonnée. J'aime bien les munchies aussi, mais j'en ai une coupe. C'est pour ça que par rapport à... Toutes bonnes. Toutes bonnes.
Ce tu vois, c'est ce que tu as.
speaker-0 (27:16.974)
C'est quoi tes chefs préférés, Guillaume ?
speaker-0 (27:24.622)
Tu sais, sont toutes... Pis le problème, c'est que t'en manges une, dans le fond, tu voulais donc l'autre, tu sais. « Hé, Péco, si tu bon, dans le fond, j'arrête de tu prendre ça. Fait là, qu'est-ce que fais la prochaine fois? T'achètes les deux.
Avec les tentations, ils sont là en tabarouette. je commence à manger une chip, puis finalement je finis par finir le sac. Je le connais, comme bien des gens, j'ai de difficulté à résister à ça. Puis c'est normal parce que j'ai le proche de dopamine, on est accro à ça. C'est vraiment l'effet de...
C'est pas fait pour être fermé
speaker-0 (27:51.47)
la dimanche est faite pour ça. C'est simple souvent.
Donc, je finis le donc j'en achète beaucoup moins. Puis quand j'en achète, je les mets dans mon armoire de cuisine le plus haut possible pour que... J'ai quand même un peu le sentiment de culpabilité de... Je dois monter debout sur mon...
contour de cuisine pour aller chercher le sac. Quand je le fais, c'est que je l'ai vraiment voulu et je l'ai désiré probablement plus d'une fois. Il a ça par rapport à... T'as peut-être l'effet répulsif d'habitude de vie, desquels je vais me détacher, mais qui me font du bien. Là, on a différé un petit peu. Ta question, c'était... C'est l'incertitude du futur. L'incertitude.
C'est l'insertitude du futur associée à est-ce que je vais vraiment avoir des résultats positifs de ce que je suis en train d'amorcer. Puis il va y des reculs, tu sur un long cheminement, il a des moments difficiles où on se demande pourquoi on a commencé à faire ça, même si ultimement on sait que...
C'est bon pour soi, c'est bon pour la santé, c'est bon pour le psychologique, peu importe l'habitude de laquelle on parle. Mais je ne pas ce que ça va donner dans le futur, versus la certitude du sac de chip par exemple. On va avoir beaucoup parlé du sac de chip aujourd'hui. Je crois que j'arrête à l'épicerie en en parlant ça. Mais c'est surtout l'incertitude de ce que les habitudes à long terme, les positives peuvent amener, qu'on ne connaît pas.
speaker-1 (29:02.894)
...
speaker-0 (29:14.574)
Tant qu'on ne pas rendu là, mais ce rendre là, prend du temps. Donc, c'est une espèce de cercle virtueux qui est dur à bâtir sur un contexte d'incertitude. Dans un contexte où l'esprit humain a de la difficulté à se projeter, tu parlais d'investir, de placer des réaires. J'avais vu quelqu'un en conférence qui disait que l'humain a de la difficulté à se projeter plus loin que trois ans. C'est dur pour le cerveau humain. Encore une fois, dans notre évolution de l'humanité, il fallait qu'on réussisse à
accomplir nos besoins immédiats. Si je ne pas vivant demain, ça ne sert à pas grand-chose à penser à l'année prochaine. Donc, certitude immédiate versus incertitude de ce fameux avantage-là plus tard, tu quoi, les risques qu'on peut avoir, vraiment des risques réels à différer trop longtemps, dans le fond, ou à abuser peut-être sur le fait de différer nos récompenses.
Oui, un risque, définitivement. T'es exemple comme tu disais, t'es d'investir pendant longtemps et de pas pouvoir profiter de sa retraite parce que malheureusement, à comme 60-65 ans, moment où tu prends ta retraite, tu te tapes un cancer, t'sais. C'est tragique. Il y a des histoires comme ça, puis malheureusement, y a de plus en plus. Après ça, tout est dans l'appréciation du processus qui mène vers l'objectif ultime. Il n'y a pas une finalité en soi, t'es gué.
Et vraiment, encore une fois, encore avec nos valeurs. Moi, cette année, par exemple, je m'entraîne pour un demi-herman. Le demi-herman, c'est l'astrice sur le Sunday, mais j'apprécie le processus. Si je ne réussis pas à faire mon demi-herman dans le temps que je me suis donné, je vais tirer ma satisfaction ailleurs de l'appréciation du processus, c'est-à-dire de l'entraînement que j'ai fait, parce que ça me donne un équilibre de vie. Puis c'est en accord avec la personne que je suis et donc mes valeurs. Fait que si on ramène ça à...
Tu peux revenir à ce que tu as vécu il deux ans avec le débarrement tremblant qui avait été annulé à cause des feux de forêt. C'est un bon exemple. C'est un exemple qu'on peut appliquer à n'importe quoi. Tu as fait une conférence là-dessus. Justement parce que c'est un concept qu'on peut appliquer à n'importe quoi dans vie. Tu t'entraînes pendant des mois. Dans le fond même, peux en rétrospectif parler d'entraînement sur des années qui amènent à faire ce genre d'entraînement-là. Ultimement, la performance. Finalement, c'est annulé et c'est hors de ton contrôle. C'est souvent quand c'est hors de
speaker-0 (31:30.256)
Je pense qu'on peut regretter beaucoup d'avoir fait quelque chose qu'on décide nous-mêmes d'arrêter. quand toi-même, toi-même tu te dis « je pense pas que je suis pas prêt, c'est plate, mais j'irai pas le faire, cette compétition-là ou cette... » Mais quand c'est hors de notre contrôle, c'est là qu'il y a plus de risque d'être déçu ou de vivre des regrets et de dire « je me suis épuisé à faire ça, finalement, j'ai pas réussi à... » Là tu parles de réussir à soupoudrer du plaisir un peu, aussi de trouver du plaisir un peu dans sa vie de tous les jours dans ce
d'exclure.
Oui, et si mettons qu'on avait à coeur d'atteindre cet objectif-là, finalement, qui s'est pas...
concrétiser comme on le voulait puis qu'on est déçu amèrement, il se questionner à savoir pourquoi on faisait ça. Est-ce qu'on le faisait pour les bonnes raisons? Si on est déçu amèrement à ce point-là, peut-être qu'on le faisait pas pour les bonnes raisons parce qu'atteindre un objectif c'est aussi, et avant tout, apprécier le processus qui est 99,9 % du chemin qui va nous permettre d'arriver à la finalité, en quelque sorte. Puis qu'il ait peut-être le début de quelque chose de nouveau aussi. On a déjà parlé aussi, dans cette conférence, j'avais parlé du growth mindset, d'un état d'esprit en croissance.
mes expériences m'amènent à tirer du positif à travers une forme de souffrance psychologique. Annulation du demi-herriman, je pas capable de le faire. Plutôt que d'aller sur mon sort, je vis mon émotion négative et je me dis que je développe ma résilience, flexibilité psychologique. Je me dis qu'à travers le processus, finalement, j'ai appris à m'entraîner adéquatement. Puis, j'ai tiré de ça des connaissances que j'utilise encore aujourd'hui trois ans plus tard et qui me permettent de faire des demi-herrimans que j'apprécie encore plus parce que je suis conscient de la chance que j'ai de les faire, parce que je ne pas prendre ça pour acquis avec...
speaker-1 (33:03.854)
les aléas de Madame Nature, t'sais. Fait que... tout ça, donc je peux être déçu vraiment dans cette situation-là, je le suis, mais pas indéfiniment. Je pense que c'est ça. Mais tu eu la valeur de...
ben oui, les gens ont le d'être tristes ou d'avoir de la peine ou de la colère dans la vie. De cacher ça, c'est pas naturel dans tous les cas. Donc ce tu parles, c'est... Mais c'est ça, c'est de pas rester à mer d'une situation.
pour le de
C'est facile à dire. Il faut juste l'accepter. Mais ce que tu dis, c'est que... un peu comme... c'est un dicton qu'on entend, là. Puis je vais le paraphraser, parce que je sais pas, il faut que le trajet soit le fun, tu Si tu t'en vas en vacances, il faut que tes vacances commencent quand tu débutes ton trajet, finalement.
Oui, puis à travers l'expérience d'entraînement, un peu comme toi, clairement, j'ai appris à saupoudrer le processus de récompenses immédiates qui me font du bien, mais à intervalles réguliers, pas trop rapprochés. Parce que si à tous les jours, je me récompensais de m'être entraîné avec un sac de chips, au final, je vais être peut-être en partie invalidé une bonne habitude par une mauvaise habitude. Ça fait que tout est dans le dosage, mais les mauvaises habitudes qu'on a décrits, je trouve pas
speaker-1 (34:43.216)
pas que c'est une bonne façon de dire. Est-ce que c'est une mauvaise habitude si on le fait avec le dosage adéquat, manger des chips, ça a sa place. Fait que là, on entretient dans l'esprit des gens, le disco-occupabilisant, qu'il faut en sorte que des fois, ils développent des troubles alimentaires aussi. Fait que pour moi, c'est plein de zones grises, comme tu disais. Tout est dans le dosage, tout est dans le délicat équilibre. Donc, mauvaise et bonne habitude de vie si on... Je mets ça en gros, ce qui mais ça a sa place.
En fait, c'est juste mauvais si c'est trop grand, trop fréquent, trop longtemps dans le temps.
trop c'est quoi? C'est propre à toi-même. Notre personne de 6 pieds 8 peut tolérer pas mal plus de mal-bouffe. C'est question relative à quitter. Où est-ce que tu dans ta vie? Dans quel contexte socio-économique tu grandis? On parlera pas du prix d'épicerie, mais ça devient plus complexe. Il faut être très créatif pour réussir à bien manger en 2026. Ça coûte moins cher d'aller chercher du fast food, surtout sur les médias encore une fois. Peut-être que si on réussit à se faire quelque chose pour plusieurs jours, ça demande un effort. Ça demande de faire des milliers
On touche des sujets quand même qui sont délicats, qu'on ne pas qu'une personne se sente visée ou culpabilisée de ce qu'on dit. C'est quoi une mauvaise habitude ? C'est juste comment est-ce qu'on définit nous-mêmes que c'est une mauvaise ou une bonne habitude. Et effectivement, parfois les forces extérieures.
parce que si on regarde, mettons, un point de vue sociétal, s'entraîner, c'est une bonne habitude. Une personne qui va dire d'emblée s'entraîner, c'est une bonne habitude, mais s'entraîner trop, est-ce que c'est une bonne habitude? Il a des athlètes qui sont en temps sur entraînement. y a la famille qu'on appelle la triade de l'athlète féminine, il y a des athlètes féminines qui ont une dysrégulation au niveau de leurs règles menstruales qui sont dénutries, qui développent perte osseuse, perte de densité osseuse et qui sont blessés révéler des grandes fatigues, des règlements hormonales. Ce n'est pas une saine habitude de vie. Pourtant, d'un point de vue
speaker-0 (36:24.174)
...
speaker-1 (36:29.456)
au précédent, cet athlète, elle est athlétique, elle est en forme, elle n'est pas dans bon point, elle s'entraîne à tous les jours, mais ce n'est pas une bonne habitude de vie. Donc tout est en façon, puis autant pour l'entraînement que pour l'alimentation, tout est une question de dosage puis d'équilibre à travers tout ça.
Et parfois, extrêmes dans une sphère, des fois, ça vient de qui on est. Les extrêmes dans une sphère de notre vie, si on tente de les diminuer, ça va sortir ailleurs. On va tenter de compenser, tu disais tout à l'heure, de corriger ou améliorer quelque chose. Mais finalement, si tu paies sur le bouton ici, tu le bouton ici qui descend, puis là, finalement, tu es mal pris. Tantôt, tu parlais de... Tu parlais de... te lançait en affaire, puis...
Des fois, je réfléchis à ça, je pense... y a une part de chance là-dedans toujours. Puis quand je parle de ça, les gens disent non, non, non, mais en fait, la chance, elle joue pour beaucoup dans sens où quand tu fais les bonnes choses, puis que t'es chanceux, ça va bien, mais si tu fais les bonnes choses, si t'es pas chanceux, ça ira pas bien. Il a des tuiles qui peuvent te tomber sur la tête. Une des choses que j'ai trouvées... nécessaires, en tout cas, avec le recul, il a des moments où c'est difficile.
puis que tu as le goût de tout sacrer cela. Ça arrive à tout le monde en vie, que ce soit des petits changements, des petits défis, ou des grands changements, des grands défis, puis toutes les teignes de gris qu'il peut y avoir entre ces deux extrêmes-là.
Puis je pense qu'une des choses qui est importante à faire comme professionnels de la santé dans notre cas, c'est d'être capable de comprendre que le découragement dans des petites choses, c'est pas moins valable que le découragement dans des grandes choses pour les gens qui viennent nous voir. Il a des gens qui veulent faire des petits changements, puis pour eux c'est gros. Donc il faut être capable de comprendre ça. Mais ce que j'ai trouvé, c'est que quand t'es obligé de continuer, quand tes options sont « j'arrête, puis c'est pire que si je continue »,
speaker-0 (38:22.388)
Une forme de coercition, là, tu C'est comme si tu rentres dans un corridor, puis t'as pas le choix d'avancer parce qu'il a pas d'autre sortie avant d'être rendu loin au bout, puis tu peux pas reculer.
La coercition, je pense que c'est le bon terme, où on te force à quelque chose. J'ai trouvé que c'était la façon la plus efficace pour me permettre de continuer. Puis aujourd'hui, mais tu si on revient il plusieurs années, il a des moments où tu peux être découragé, puis ta seule option c'est de continuer à avancer. Est-ce qu'il des façons qu'on peut s'autoplacer dans des situations où on se force à poursuivre pour se garder une forme de...
Je veux dire, motivation, mais ce n'est pas vraiment une motivation, une forme de discipline dans le fait de réussir à accomplir finalement certains objectifs. Comment est-ce qu'on peut se limiter dans nos options et se dire qu'on n'a pas le choix de continuer parce que c'est ça qu'on veut ultimement.
Puis, j'aime ça la façon tu l'amènes, on n'a pas le choix d'être coercitifs envers nous-mêmes dans certaines situations parce que le cerveau va nous envoyer des signaux contradictoires à travers un processus de longue haleine, que ce soit préparé pour un development sur six mois, un an, que ce soit fondé d'entreprise sur plusieurs années, où il aura des hauts et des bas. Puis lui, voulant assurer notre survie et percevant le mammouth dans le coin de la pièce, il va vouloir...
bien la
speaker-1 (39:39.488)
nous ramener vers ce qui semble être le plus confortable. Puis ça, c'est quoi?
c'est tous les éléments qui permettent une satisfaction immédiate et donc un rush de dopamine pour que justement on accumule des ressources afin d'optimiser nos chances de survie. C'est ainsi que la circuiterie du cerveau, si je peux utiliser le terme, évolué depuis les derniers millions d'années. Donc au final, on ne changera pas ça du jour au lendemain. La société contribue beaucoup à ça. Enfin, on a besoin de méthodes coercitives qui vont faire en sorte qu'on va garder le comportement dans le temps. Pour ma part, en m'entraînant pour un triathlon, je me fais une planification d'entraînement que je
je m'impose, je l'imprime, je la mets sur le frigo, mais j'ai mon petit roche de dopamine à chaque fois aussi que je viens cocher la case de l'entraînement que j'ai fait. Et de mon côté, c'est propre à chacun, ça fonctionne très bien d'avoir une structure dans le temps parce que autant j'aime entraîner, autant je ne me poserais pas une charge d'entraînement aussi volumineuse si je n'avais pas des comptes à rendre vers mon calendrier. Puis des fois, c'est des comptes à rendre vers un entraîneur aussi. Là, ça fonctionne bien, mais lorsqu'on a l'expérience puis qu'on a quand même un bon niveau de motivation intrinsèque, on va quand même avoir besoin de se poudrer ça de motivation intrinsèque aussi.
pour avoir une petite roche de dopamine dont je parlais. Mais il s'imposer ces éléments-là. Puis plus on résiste souvent sans avoir l'impression qu'on se prive tout le temps, plus on va contrer ce signal erroné là en se disant, là j'ai une roche de dopamine, mais je sais que je peux l'inhiber en faisant quelque chose qui va me porter plus ultimement. Parce qu'à chaque fois que je l'ai fait, n'ai jamais été déçu. J'ai fait un entraînement qui m'a apporté du bien. Tu as fondé une entreprise de laquelle tu es encore plus fier que si tu avais tout lâché au moment où tu avais envie de lâcher. C'est comme ça qu'on a compris de grand-chose. C'est pourquoi les entrepreneurs sont général des personnes inspirantes ou les gens qu'on entend en général.
dans les réseaux sociaux, on trouve qu'ils ont un aura particulier puis qu'ils sont d'un autre monde, c'est parce qu'ils acceptent de souffrir plus que la moyenne des gens.
speaker-0 (41:19.502)
Merci.
C'est d'accepter la souffrance. C'est se pratiquer. C'est un phénomène de société qu'on vit en ce moment. Entre autres, la technologie, c'est notable. surtout ça qu'il a de vers ça. La technologie amène du confort. C'est pas d'hier. Nous, vit la technologie de 2026. Mais si on revient il a 40 ans, les gens il a 40 ans vivaient... La technologie, toujours pour répondre à un problème. L'être humain est fait pour résoudre des problèmes. Donc, un marteau, c'était de la
des à un certain point, sont considérés comme des technologies aujourd'hui. Mais avant que ça existe, le marteau, quelqu'un qui avait dit, il faut que je plante ça, puis quand je le fais avec ma main, ça me fait mal, je chaigne de la main, je vais essayer de trouver d'autres choses. Peut-être que la roche, c'était quelque chose, mais là, je me pogne le doigt entre la roche, quoique le marteau, je peux me pogner le doigt entre le marteau, puis qu'est-ce que je suis en train de taper aussi. C'est un outil qui été développé pour réussir à régler un problème.
Dans le fond, pour réussir à régler... Je me fais un peu bougeant avec ça, mais c'est pour dire qu'il faut se pratiquer. La technologie fait en sorte qu'on devienne, entre guillemets, paresseux à certains égards, parce qu'on est capable plus facilement d'obtenir nos résultats, de régler les problèmes que notre cerveau nous envoie constamment. Le cerveau humain est fait pour voir des choses à régler, à réparer, à corriger, à améliorer chez nous, chez les autres, dans notre environnement physique. Donc, on... probablement qu'on...
que l'humain en ce moment est encore plus déconditionné à être capable de souffrir ou d'accepter la souffrance, surtout dans les sociétés modernes, puis les sociétés gentrifiées, occidentalisées, si on le veut, parce que c'est pas partout pareil sur la planète, on le sait bien. Mais si on se permet de relativiser, clairement, on vit dans de la ouate pas mal, en 2026, sans se taper dessus et vouloir vivre dans la volontairement. On peut quand même conscientiser tout ça, mais...
speaker-0 (43:11.276)
On peut se pratiquer à être inconfortable. Christy, pense que tu le sais comme moi, ça se pratique et ça s'améliore. En fait, toute l'anxiété et le stress que les gens vivent, ça peut être diminué en se pratiquant à vivre des choses plus difficiles. Ça ne pas être typogé d'être quelque chose de bien compliqué pour commencer.
Mm-hmm.
Et puis ce qui est ironique, c'est que pour moi, la vie, fait de paradoxes. Lorsqu'on a en général le plus envie de fuir, c'est peut-être le moment où il faudrait le plus souvent passer dans le fameux corridor pour aller vers la porte, qui est la seule issue, mais celle qui est porteuse de science aussi. Fait que dans nos sociétés occidentalisées, on est très victime du fait qu'on recherche à tout prix le confort. La technologie via l'instantanéité contribue à encoder encore plus dans notre cerveau aussi l'opamine comme neurotransformer.
dominant, puis ça agit comme une drogue, comme de la cocaïne, puis le définement est fini sur les réseaux sociaux comme Instagram, TikTok, fait en sorte qu'on peut passer plusieurs heures là-dessus sans voir le temps passer. Et est-ce que ça, c'est quelque chose vers lequel on veut tendre à moins long terme comme humanité? La réponse est probablement non, parce qu'on voit que la prévalence des troubles de mentale dans ce contexte-là, entre autres, surtout chez les jeunes, a augmenté. Est-ce que ça a sa place comme méthode de divertissement? Oui, mais on n'a pas le choix d'utiliser des méthodes de contrôle. Les parents font ça de plus en plus et avec raison, sachant les problèmes sur
sur la santé mentale pour faire en sorte que le cerveau qui plus vulnérable parce qu'il n'est pas encore à maturité ne soit pas victime du fait qu'il ne veut que carburer la dopamine. Mais spontanément, notre cerveau veut toujours nous amener un peu plus vers la recherche de satisfaction immédiate. C'est ce qui nous a permis de survivre et de devenir l'espèce dominante dans le monde tel qu'on le connaît aujourd'hui. Donc, on doit s'imposer à certain niveau de souffrance qu'on finit ironiquement par apprécier. J'aime l'inconfort, je recherche l'inconfort parce que je sais que ça va m'apporter plus.
speaker-0 (44:56.718)
C'est bon, c'est bon.
expérience antérieure aussi, mais c'était pas facile au début. Puis, ça l'est pas encore facile. À chaque fois que je vais chercher un niveau d'inconfort, une nouvelle distance par exemple dans une épreuve d'endurance ou faire des rénos à maison, quelque chose dans lequel tu t'amoues à l'aise quand t'as le symptôme d'imposteur. Mais c'est probablement là où il plus que tu y ailles parce que dans fait d'apprendre quelque chose de nouveau, il a quelque chose de très satisfaisant que tu pourras jamais avoir quand tu fais du défilement infini sur Instagram, même si on the spot, ça t'apporte peut-être plus de bonheur parce que t'as pas le sentiment d'incompétence qui vient avec le fait d'essayer d'apprendre à manier le marteau.
que toi, moi, t'es le marteau de tard.
Oui, mais il est lourd le marteau de tord. ne pas que je serais capable de le Je sais que ça me fait penser à un livre de Ryan Holiday. pense que je t'en avais déjà parlé. C'est The Obstacle is the Way. C'est exactement ce que tu es en train de dire. En fait, c'est juste que je pense que c'est facile à dire. Après ça, le plus difficile dans vie, n'est pas de penser à des choses, c'est des faires. Ce quoi les trucs qu'on peut réussir à...
Comment on commence à vouloir se placer dans des situations inconfortables pour quelqu'un qui aurait de discute pour tout le monde. Mais c'est quoi les trucs, c'est quoi les défis, comment est-ce qu'on fait pour s'améliorer de ce côté-là?
speaker-1 (46:14.936)
Oui, puis j'aime bien faire le pareil dans ce contexte-là, surtout où avec.
profession qui nous intéresse, la physiothérapie ou la kinésiologie, c'est comment on peut favoriser l'adoption de saines habitudes de vie qui, en général, vont nous apporter plus de satisfaction à long terme que l'adoption de mauvaises habitudes de vie. Et tantôt, un des exemples que je mentionnais, c'est de rendre répulsif un comportement qui pas souhaitable. Les chips, c'est correct d'en manger. Est-ce qu'on peut juste, moi, en acheter pour moins être soumis à la tentation ou que quand on va avoir la tentation, on ne l'a pas sous la main, donc on peut pas en manger toute la santé? Ça m'arrive souvent de me dire que je mangerais des sacs de chips, j'en ai pas, l'envie passe, j'ai pas...
contenter mon rush de dopamine puis finalement je l'oublie puis peut-être que dans les là où les deux prochaines semaines j'aurais pas envie d'en manger.
Tu vas augmenter ton délai entre les moments où ça va se produire. C'est clair. Où ton besoin va être présent.
On est dans un sevrage progressif comme on le ferait pour quelqu'un qui consomme de la cocaïne parce qu'au final, sur notre cerveau, la douille agit exactement comme de la cocaïne, tu c'est ça. Puis après ça, on veut rendre inversement aussi un comportement qui est souhaitable, attractif. sais, que le fait d'adopter de saines habitudes de vie au début, ça peut être d'accumuler de petites victoires puis de se récompenser avec je pense beaucoup à la nourriture parce que je sais que c'est la façon dont j'aimerais pas compenser, pas systématiquement, mais quand même. Tu tu fait une ride de vélo, 50 km, tu la plus longue ride de vélo que tu fait.
speaker-1 (47:30.158)
La poutine acrylomastique ici est là, mais ajuste le dosage et tu as le droit de faire ça. Comme ça, tu pas dans un discours culpabilisant aussi. Un exemple qui peut paraître bête, mais l'équipement que tu as, les accessoires vont faire en sorte que tu vas peut-être plus apprécier la pratique de ce sport-là pour commencer. C'est de la motivation extrinsique, mais un peu comme pour la satisfaction immédiate versu de ferrer, il faut que tu aies un équilibre entre des leviers de motivation extrinsique et de motivation extrinsique. C'est ce qui fait que tu vas passer tout le temps.
C'est ton 80-20. En fait, c'est ça, c'est que ta paire de souliers à 250 $ que tu voulais t'acheter parce que tes hommes de l'ombain sont beaux et tu ne pas chouer les bêtes pour courir parce que c'est fashion aussi de porter cette paire de souliers de course à pied par exemple. Si c'est juste ça ta motivation, c'est ton 100%, mais si tu finis par être capable de rentrer dans tes habitudes...
le bien-être qui est associé avec cette activité sportive-là, exemple, en fait, progressivement dans le temps, la place que va prendre ton nouvel équipement va devenir plus petit. Et c'est peut-être juste que ce qui finit par être capable de te redonner une petite coupille dans le derrière une fois de temps en temps pour continuer à faire ton 80 %, qui lui, t'amène une satisfaction par lui-même. Peut-être pas quand tu commences, tout le monde dit ça, on parle de course à pied, « Ah, je suis allé courir une fois, c'est donc bien dégueulasse. Mais oui, t'as les poumons en feu, tu penses que tu vas les cracher. Tu tuberculose, tu
La deuxième fois est déjà beaucoup mieux, mais tu ça prend plusieurs fois, même tout dans le temps, pour se dire, hey, finalement, c'est pas mal mieux. Puis là, tu dis, ben, si c'est pas mal mieux, c'est parce que je me suis amélioré. Dans le fond, je pense que c'est peut-être aussi ce qui amène beaucoup les gens à chronométrer leur distance en temps, en... justement en temps, puis en distance. Tu sais, tu sur Strava, puis aller chercher... Absolument, tu c'est comme... Tu sais, la joke, là, si c'est pas sur Strava, tu l'as pas faite, là, tu sais. Aller chercher de la motivation extrinsèque, là, la motivation qui vient des autres. Fait que, encore une fois, comment est-ce qu'on fait pour...
pas tomber facilement dans les bonnes habitudes, mais un peu vicieuses, tu de ce côté-là.
speaker-1 (49:22.702)
Oui, de se récompenser, mais trop souvent.
Ouais, tu te rends compte que finalement, as juste besoin de cette récompense-là pour être capable de continuer ce que tu juges comme étant bon, mais ça devient un peu vicieux, dans le sens où...
Je fais de la course à pied, mais juste parce que finalement, je mets mes résultats en ligne puis j'ai des bonnes dans le dos constamment. C'est bon d'avoir des tapes dans le dos aussi. Comment est-ce qu'on fait pour transformer finalement dans notre tête l'état de motivation extrinsèque qui nous fait tant du bien ou d'objets à l'extérieur ou de récompenses externes à ce que ça devienne quelque chose de naturel puis qu'il devienne soi-même? Faut-tu le faire juste assez longtemps?
pour que dans le fond, telle activité, c'est moi maintenant. Ça fait partie de moi, donc je ne pas vraiment arrêter. Puis là, ça devient une discipline. C'est juste le temps.
C'est le temps, pour moi, y a une préparation, la répétition, ça c'est clair, t'as pas les défaits cumulés. Parce que plus tu un sentiment de compétence élevé dans une activité, plus tu vas vouloir continuer à la faire. Mais ça prend des années, prendre un âge, c'est un bel exemple, ça fait quatre ans que nage, puis à partir de la troisième année, j'ai eu l'impression qu'il avait un certain éloquence, puis que je me battais moins avec l'autre. Ça a été long avant d'apprécier ma notation, mais au-delà que je m'étais inscrit à des courses, donc des triathlons, faut aller je nage. Donc je le savais que j'allais donner.
speaker-0 (50:43.086)
Je pas relayer ça à quelqu'un, non?
Mais je peux pas dire qu'en d'un spot j'avais du plaisir à nager autant que quand je courais, je faisais attention, que je faisais du vélo. Mais je savais que c'était en accord avec mes valeurs. Fait que t'sais, il a le travail d'introspection, je faisais un champ à faire dans le premier temps de qui suis-je, qu'est-ce qui est important pour moi. Fait que t'sais, moi, en faisant ce travail-là, c'était comme important d'avoir un équilibre entre ma vie professionnelle, ma vie personnelle, pis dans ma vie personnelle, il a une grande place qu'ils essaient à l'entraînement, donc le sport d'endurance, parce que ça me équilibre, ça me fait du bien. Le triathlon faisait partie intégrante de ça, j'avais envie de le développer, pis je savais que j'allais m'amélior
à la course à pied ou au vélo, je m'étais amélioré. J'avais cette expérience-là qui faisait en ça que mon cerveau se disait, en ce moment, t'as moins de plaisir, mais c'est correct, comme là, sentiment de compétence, c'était vraiment ce qui était le plus affecté dans le fait que j'étais moins autodéterminé. Puis on reviendra à cette théorie-là dans quelques secondes. Bien, j'ai voulu optimiser ce sentiment de compétence-là en me faisant coacher. Fait que j'ai pris action aussi pour tranquillement mais sûrement me sentir de plus en plus compétent dans l'activité en sachant que c'est ce qui semblait le plus affecter le plaisir que
j'avais dans l'activité. Fait que si on se questionne par rapport à qui on est, ce qu'on veut devenir, puis qu'on oriente un peu nos actions en fonction de la théorie d'autodétermination.
trois éléments, autonomie, compétence, appartenance. Ces trois éléments-là sont comblés. y plus de chances qu'on ait de la motivation intrinsèque dans une activité et qu'indépendamment des motivateurs extrinsèques, qu'on soit capable de maintenir le comportement même quand on souffre et que ça nous tente moins de le faire. Parce qu'on sait que ça comble ces trois besoins physiologiques-là qui sont fondamentaux. Fait que l'autonomie, est-ce que je suis autonome, est-ce que je me sens reconnu comme personne à part entière? Appartenance, est-ce que j'ai l'impression que j'appartiens à un groupe qui est important pour moi et qui me représentent en termes de valeurs? Un club de triathlon par
speaker-1 (52:24.176)
exemple. Puis après ça, le dernier, c'est le sentiment de compétence. Est-ce que je me sens bon dans l'activité en question ou suffisamment bon pour justifier de continuer à faire l'activité? Puis c'est correct de pas sentir complètement bon parce qu'il quelque chose de satisfaisant quand t'apprends à apprécier le confort de se dire je ne peux que m'améliorer. Puis moi, c'est ce qui me pousse à vouloir continuer à faire du triathlon en ce moment parce que sais que je peux être bien meilleur.
Puis tu parles de coaching dans tout ça, tu sais.
Parce qu'en fait, c'est une des choses qu'on... Tu tout à l'heure, on disait qu'on ne pas vraiment vers quoi ça peut mener quand on continue dans une direction. Mais c'est qu'il a une réalité, c'est que, mettons par exemple, le coaching, c'est comme une étape... Tu pourrais pas coacher si c'était la première fois que tu nageais, tu Tu pourrais pas coacher quelqu'un à nager si c'était la dixième fois que tu nageais. Mais à partir du moment où tu réussis t'accomplir dans quelque chose, redonner au suivant, c'est très motivant aussi. On en a déjà parlé, puis moi, on sait que mentorer ou de coacher, c'est aussi positif pour le coach ou le mentor qu'il a.
qui reçoit le coaching ou le mentorat. Ça a des impacts significatifs sur l'amélioration de l'état d'esprit, la santé mentale, la diminution de risque de burn-out, etc., associés à des moments où la vie va vite et qu'on a un petit peu de difficulté à assouci à la tête de l'eau. C'est une analogie adéquate. Mais oui, dans le fond, arriver à coacher ou à... Une fois qu'on est vu comme quelqu'un, par exemple, qui a de l'expérience et qui réussit jusqu'à un certain point...
Le contexte veut que les gens vont être capables, généralement vont venir vers nous pour nous demander. Alors, on ne sait pas vraiment sur quelle nouvelle bouée on va s'accrocher en montant, en s'améliorant dans quelque chose. Puis, coacher, ça en est une, tu sais. C'est quelque chose qui peut nous prendre par surprise à partir du moment où ça fait un certain temps qu'on fait un truc. Puis là, dans fond, on se rend compte que, bien, tu oui, j'ai développé une expertise dans quelque chose. Puis maintenant, je peux l'exploiter différemment que de juste l'accomplir moi-même. C'est quelque chose que tu fais d'ailleurs toi aussi.
speaker-1 (54:12.494)
Oui, puis que j'adore, puis... c'est bien, puis je pense qu'en fait, un des trucs qui nécessaire dans ce contexte-là, c'est de ne pas partir avec l'intention première de... vais coacher, je vais atteindre un certain standard social. C'est pour ça que le travail d'interprétation est tellement important, parce que quand t'as un feu, tu le sais, là, t'as ce feu-là qui brûle à l'intérieur de toi, puis t'es comme... je sais que je le fais parce que c'est ce qui est important pour moi, c'est la personne que je suis et que j'aspire à devenir pour la suite. Indépendamment des embûches, en général, tu vas quand être capable de percer dans un certain niveau de souffrance.
Et après ça, qui va arriver par la suite, par exemple une opportunité d'enseignement à l'université que tu n'avais peut-être pas visualisée dans le spot, mais tu vas l'apprécier encore plus parce que ce seront comme des petits triz sur le Sunday qui vont s'ajouter dans le temps.
Et là, ce que ça fait, c'est que ça déstabilise à nouveau parce que tu t'en rends dans quelque chose que tu n'as jamais fait. vois? c'est un continuable.
Oui. Bien oui, bien au final quand on y pense, t'sais, l'homéostasie c'est un équilibre dynamique. Là en ce moment, t'sais, dans nos corps...
nos organes, nos vissères, y a énormément de réactions chimiques qui s'opèrent, ça vient qu'on s'en rende compte. Ça reste toujours un équilibre dynamique, il est en constant mouvement. Donc la vie, pour être heureux, il faut être en constant mouvement. Ça veut pas dire être toujours courir, mais ça veut dire être toujours dans la recherche de qui est-ce qui est porteur de sens pour moi et de prendre action en ce sens. On peut pas attendre que ça nous pompe sur la tête. Les opportunités, des fois, viennent d'elles-mêmes, mais plus souvent qu'autrement, on crée les opportunités. Après ça, les opportunités viennent une fois qu'on les a créées. Ça a un effet un peu de catalyseur.
speaker-0 (55:37.998)
C'est le phénomène. C'est souvent des questions. On entend souvent parler. Quand les bonnes nouvelles te tombent dessus et que n'as pas fait d'efforts, tant mieux. Parfois, tu te retournes de voir un an plus tard. Les gens qui gagnent des millions gagnent 15 millions. Il faut que tu sois...
il faut tu aies pratiqué déjà une saine gestion financière. Le fameux exemple des lavigeurs, sais. J'ai eu une série télé là-dessus. Tu gagnes des millions de dollars tout à coup, puis en fait, tu sais pas quoi faire avec. là, en fait, faudrait que tu te fasses aider. Mais quand les choses positives te tombent dessus, ça a un effet, ça peut avoir un effet négatif, carrément. Parce que sur le moment, c'est grandiose, mais c'est un effet de dopamine. Mais sur le temps, on finit par se dire que ça devrait toujours se passer comme ça. Tu le positif devrait toujours me tomber dessus.
Mmh.
s'il ne me tombe pas dessus, je n'ai pas été habitué ou je n'ai pas travaillé pour... C'est dur, apprécier quelque chose de façon constante.
si on n'a jamais travaillé pour moi, je pense. Et c'est là qu'on finit par voir des choses qui ne pas nécessairement de la souffrance comme en étant, parce qu'on a de l'intuité à avoir du bonheur dans notre vie et du plaisir. Un est toujours relatif à l'autre. Le plaisir dans la vie est toujours relatif à la quantité de souffrance qu'on a eue pour se rendre à ce plaisir-là. Les gens qui tentent de vivre que de plaisir, vivent que de souffrance finalement parce que tout est problématique à ce moment-là.
speaker-1 (56:53.998)
Oui. J'ai lu un livre dans la dernière année, ça s'appelle « Dopamine de Bolicule of Mournes je si tu connais. C'est super intéressant. Puis il parle de la méthode dont je parlais tantôt, dopamine versus endorphine versus sérotonine. Puis au final, on est dans un système dans lequel, quand il y a de la dopamine qui est sécrétée, dans l'anticipation de la récompense à venir, tes hormones du moment présent, qu'on appelle des endorphines et sérotonines, complètement libés. Fait que si tu n'as du carburant que de la dopamine, par exemple, tu es cocaïnomane, tu vas souffrir tout temps des cravings associés au fait qu'il n'y a pas dopamine et donc tu n'apprécieras
les moments présents. Donc, la vie, c'est un délicat d'équilibre dynamique, encore une fois, entre l'appréciation de la dopamine, parce que les récompenses ont leur place immédiate, mais aussi l'appréciation du moment présent. Mais on veut apprécier davantage le moment présent, dans ton 80-20 dont tu parlais aussi, pour avoir une vie qui est porteuse de sens, être capable de cumuler des comportements qui sont souhaitables, en accord avec la personne que l'on est, donc nos valeurs, pour accomplir plus ultimement. T'sais, faire un marathon, ça ne se fait pas en claquant les doigts puis en courant une seule fois.
Mais qu'est-ce qui fait qu'au final, au fil d'arrivée, même si t'as mal, tu l'apprécies encore plus que d'autres distances pour quelqu'un qui a de l'expérience, évidemment, en course à pied. C'est le fait que la quantité de souffrance psychologique qui t'a mené jusqu'à là, jusqu'à un certain point, elle est beaucoup plus importante. Tu t'es sorti davantage de ton inconfort, t'as eu des remises en question, puis finalement, tu as réussi. Le message que t'envoies à ton cerveau, il est très, très fort. Et c'est ça de contre-carrier que ça, par la suite, dans d'autres expériences que tu vas accumuler dans ta vie, dans le fond. Fait qu'on a... Délibérément, il faut se sortir de cette ouate-là, que notre société
a créé pour nous et qui est à l'avantage des gens des technologies aussi.
Oui, je pense que tout part d'une bonne intention dans la majorité des cas, mais évidemment, comme bien des affaires, ne pas toujours ce que ça va donner. Peut-être, on l'a abordé un petit peu, mais peut-être, on peut parler du bien-être émotionnel que...
speaker-0 (58:50.35)
d'essayer de voir la vie de cette façon-là autant que possible. Qu'est-ce que ça peut amener de positif comme élément pour notre psychologie humaine de soupoudrer notre vie, un petit peu, beaucoup, différer cette récompense-là plus tard? Quels les avantages positifs pour la santé mentale?
la souffrance psychologique.
on le voit bien en physiothérapie, vient du fait que ton plan de match n'est pas en accord avec tes attentes. Je veux jouer au soccer, je ne peux pas jouer au soccer. Je veux jouer avec mes enfants, je ne peux pas jouer avec mes enfants. Fait qu'on souffre beaucoup et c'est une des raisons pour lesquelles la prévalence des troubles de santé mentale dans les sociétés occidentales est même plus élevée que dans certains pays plus pauvres d'Afrique, on est comme mes voyants, on commence à vivre dans la boîte, mais c'est parce qu'on souffre beaucoup de toujours aspirer à plus. On ne se contente pas de ce qu'on a, puis se contente de ce qu'on a, c'est d'apprécier le moment présent. C'est pour ça que le 80V est essentiel, parce que quand on
Quoi, prend ma gueule
ou non, même si les rushs d'opamines, notre cerveau est porté à vouloir aller vers ça, si on n'a carburant qu'à ça, bien finalement, on va souffrir psychologiquement plus. Fait que dans tous les cas, il apprendre à différer la récompense parce que c'est ce qui va nous amener ultimement à moins souffrir, même si dans le processus on the spot, on va peut-être plus souffrir. Fait que tellement de contradictions, paradoxes avec lesquels faut naviguer tout temps, tout le temps, quand on revient à ça.
speaker-0 (01:00:09.766)
Ultimement, on parle de réussir à réduire son stress, anxiété, son sentiment de culpabilité de ne avoir ce qu'on veut avoir. Ça fait travailler la résilience et la patience pas mal. C'est un impact positif. Après ça, va se « spreader ça va s'étendre dans plein d'autres façons de notre vie. C'est pour ça qu'on parle souvent, par exemple, du sport comme étant l'école de la vie. Parce que ce que tu vis dans le sport, vas le vivre dans la société aussi.
autant dans l'espoir individuel où ça dépend de toi en premier et de ton propre contrôle que dans l'espoir d'équipe où tu contrôles pas les autres. On n'a pas toujours le choix, on n'a souvent pas le choix. Et la satisfaction d'avoir accompli quelque chose, pense que aussi, c'est quelque chose qui vient aider à baisser les émotions négatives. Tu as-tu des exemples?
Bien, tu sais, par rapport à comment notre capacité d'adaptation était influencée par...
Par rapport à ce que quelqu'un peut vivre de positif et créer une certaine virtu à ce moment-là. Ça c'est pour sa santé mentale.
C'est sûr que pour ma part, c'est ce qui m'a beaucoup aidé depuis que je commence à travailler, les événements sportifs. Donc le fait d'accomplir des distances en préparation, dans une préparation de blog à l'invite, des remises en question, puis finalement réussir à faire cette distance-là.
speaker-1 (01:01:28.181)
à travers les difficultés, ça me disait, OK, t'es capable de faire. Pour certains, ça va toujours être de faire plus. Puis là, il faire attention aussi. Je trouve que dans les sports d'endurance, entre autres, ou même dans nos sociétés, on est beaucoup tout le dans, j'ai fait ça, il que je fasse plus. J'ai fait un 5 km, il que fasse 10. J'ai fait un 10, il faut que fasse un demi-marathon, un marathon, etc. Et ça monte. On peut apprécier la distance aussi, tergaler, puis se contenter de faire la distance actuelle sans objectif d'amélioration du temps, parce qu'on apprécie le processus, puis ça nous apporte
un état de bien-être émotionnel. Puis au final, les gens, des fois, qui font ça, qui mettent pas leurs activités sur ce travail puis qui cherchent pas à faire ça depuis un instant, soit améliorer leur temps, c'est des gens qui ont un niveau de motivation intrinsèque plus élevé que bien les gens qui font un « man mais qu'on va en penser dans la société parce que c'est à se demander pourquoi ils font ça. Puis il en a plusieurs qui font pour les bonnes raisons, mais quand même, est-ce qu'on va chercher une forme de validation externe?
Et par expérience, ne fais pas un run-man si tu ne cherches qu'une validation externe. C'est beaucoup trop tôt, tu vas souffrir beaucoup trop et si on a trop l'impression de renoncer par la barosse qu'on pourrait pas tant seulement aller chercher, bien là, tu risques de mettre ta santé mentale à péril aussi. Inversement, comme on disait, on va prendre le même discours auprès de la clé authentique.
Ça a été populaire. En fait, pense que c'est pas un peu ton, là, si on prend un sport de façon spécifique, la popularité de la course de trail, la course en sentier, le fait d'enlever sa montre, puis d'aller faire un peu de fartlek, t'sais, d'être capable de courir vite, courir moins vite, etc., puis si tu focuses sur le moment présent et que t'as plus de plaisir, il y a plus de chances que tu y retournes. Puis parfois, ces gens-là finissent par être plus performants que des gens qui se mesurent puis qui tentent toujours de battre des objets, t'sais. Parce qu'en fait, le plaisir que t'as en le faisant, lui, il se mesure juste dans ta sensation, t'sais. Puis ça risque de sortir à chaque fois,
sont relativement positives, que ton plaisir a été... Parce que si on part de zéro, puis ton plaisir est plus deux ou ton plaisir est plus huit, c'est toujours mieux que par rapport à ta normale de ce moment-là. Alors que ton temps, tu pourrais avoir un plaisir plus huit, mais ton temps finalement tu l'as pas battu, puis tu pourrais être déçu de toi-même. Donc, il effectivement se trouver des petits trucs comme ça parfois pour essayer d'aller apprécier. Mais ça faut se le faire, je pense que c'est la force... Il faut se pratiquer, faut se... dans n'importe quoi. Si je ne suis pas chez la guitare parce que je n'aime pas jouer de guitare, puis je toujours frustré parce que je suis pas chez la guitare,
speaker-0 (01:03:32.628)
parce que j'aime jouer de guitare, il que je joue de la guitare. Il faut que j'accepte que j'ai peu mal aux doigts. Il faut que j'accepte qu'il faut que je prenne 30 minutes à tous les soirs pendant suffisamment longtemps pour être capable de devenir bon. Comme si je veux apprendre une langue, comme si je veux devenir suffisamment bon dans une activité sportive particulière. Que ce soit juste aller marcher ou faire une activité de groupe, un sport d'équipe ou réussir à performer dans certaines activités individuelles.
Puis, tu des trucs que tu me fais pas, c'était... a aussi l'importance d'aller dans une exposition graduée, comme on ferait en physio, où, tu sais, on commence pas par quelque chose qui est trop difficile au début pour aller accumuler des petites victoires et donc tranquillement nourrir notre sentiment de compétence, puis le plaisir qu'on va avoir à faire l'activité. Fait que qui est... tu parlais 30 minutes de guitare, est-ce que ça pourrait être juste 10 minutes? Tu sais, à la limite plus souvent moins longtemps, dans quelque chose qui est un plus facile à maîtriser. Puis après ça, tranquillement, on vient sophistiquer le geste, on le rend plus compliqué, on le contextualise dans différents environnements. Puis avec...
une certaine part d'impréssibilité, exemple. Puis là, hop, on sent qu'on est de mieux en mieux. Puis là, on est capable d'apprécier davantage la complexité et le niveau de difficulté de la tâche, qui n'est plus le même. Le corps est toujours à trouver un nouvel équilibre, puis il est capable d'en trouver un. Des fois, ça prend plus de temps, mais il y aura toujours nécessité de trouver un nouvel équilibre, parce qu'au final, la vie, ce n'est que du mouvement, c'est du dynamisme. On est constitué en ce moment d'électrons en mouvement dans notre corps. Cette table sur un kalashnikov en ce moment est constituée d'électrons et on ne la voit pas bouger.
électrons-là bougent, ils sont en vibration. La façon pour nous de chercher l'énergie... Fait que c'est ça, ça me viva encore plus. Fait que faut bouger, il faut s'activer, il faut se mettre en mouvement, mais c'est difficile, il y a une inertie et c'est normal. Mais, peu à comme embarquer sur un vélo, le premier coup de pédale est plus difficile. Une fois qu'on pédale, pour garder une vitesse constante, c'est plus facile.
C'est ça.
speaker-0 (01:05:21.838)
Le plus est de
Donc le fond, commencer ou se présenter, c'est la partie la plus difficile, de bâtir cette inertie-là. Et quand tu parlais de... Tu sais, ça penser, tu sais... Parfois, ça peut valoir la peine, tu de parler à un professionnel ou parler à quelqu'un qui peut être un mentor ou un coach, que ce soit payant ou pas, pour n'importe quoi, que ce soit de la guitare ou une blessure au genou ou faire une activité sportive XYZ. C'est que quand tu parles, puis c'est vrai, c'est que faire 10 minutes une fois de temps en temps, ça peut partir la route de façon beaucoup plus facile. Souvent, ce que les gens vont... Puis je, personnellement, je peux vivre la même chose parfois aussi.
Parfois, c'est plus difficile de se dire, « Hey, ça vaut pas vraiment la peine que je me prépare à faire mon activité, qu'il me prend le même temps de préparation que j'allais faire une heure ou dix minutes. » On dirait que c'est plate que je obligé de me préparer pour faire juste une courte période. Je pense que c'est possible, surtout si on parle à des gens qui de l'expérience, de trouver des trucs.
sur comment on peut faire en sorte que ça pourrait être de « Ah, ben, as-tu déjà pensé à essayer de faire l'activité à tel moment de ta journée à la place? » Non, c'est vrai. Je me suis toujours entraîné à telle heure, mais dans mon nouvel équilibre de vie, ça serait plus facile de le faire à tel moment. Puis pour moi, ce serait plus un continuum dans ma journée que d'être obligé d'arrêter, de faire un side-step et de continuer à avancer. Par exemple, si on parle de guitare, puis la guitare est dans sa boîte, dans le garde-robe.
C'est bête, mais c'est une forme de frein à se dire, je vais m'acheter un petit rack à guitare, je vais la mettre dessus, puis je vais la mettre dans ma cuisine, dans mon salon. Comme ça, je la vois tous les jours. C'est facile de la prendre, deux secondes, puis gratter dix minutes, pratiquer des choses que j'ai commencé à pratiquer, que je suis obligé d'aller la chercher à un endroit où je l'ai rangé parce que je l'ai toujours rangé là avant. À fond, comme individus, on ne pensera pas nous-mêmes. Des fois, c'est important d'en parler à quelqu'un d'autre pour que la personne puisse nous miroiter. Puis lui dire, je cherche des solutions.
speaker-0 (01:07:02.064)
parce que des fois, on a juste le goût de chialer et quelqu'un nous écoute, mais quand on cherche des solutions, des la personne peut dire, as-tu déjà pensé à XYZEN? C'est ce qui peut permettre de rendre l'accès à cette nouvelle activité-là plus facile, finalement, de se taper moins haut pour commencer.
Oui, puis t'sais, d'avoir un mentor qui a vécu un processus similaire et qui peut relativiser sur les expériences qu'on vit, t'sais, et qui va valider nos émotions, qui va nous écouter activement, ça a l'air de rien, mais ça vaut énormément, énormément, énormément. Quand t'as des remises à questions, de te faire dire que t'es dans la bonne direction, c'est la bonne chose à faire, avec peut-être une rétroaction positive sur comment tu pourrais peut-être améliorer les choses ou faire en sorte que, justement, tu vas gratter ta guitare à telle heure parce que ça semble être peut-être une heure à plus approprier pour toi, puis que tu
Tu vas accepter finalement, mentalement, que c'est correct de gratter ta guitare 10 minutes versus 30 minutes, puis qu'au final, ça va être plus payant parce que tu quelqu'un qui a eu cette expérience-là qui te l'a dit aussi, puis que la science l'appuie, mais la science l'appuie pour le cerveau, même si on le sait, c'est après. Ce qui est concret, un peu comme le cerveau qui apprend par histoire, c'est ton mentor en qui tu as confiance, qui te dit qu'il a vécu cette expérience-là. Puis oui, ça reste anecdotique, mais quand on cumule ces anecdotes-là ensemble, finalement, des fois, on a des données scientifiques qui sont vraiment intéressantes. Pour le cerveau, d'entendre ce discours-là possible de quelqu'un en qui on a confiance, c'est...
très, très fort. Ça que c'est ce qui nous permet de nous rattacher vers l'objectif et de garder la bonne ligne plutôt que de dévier de la trajectoire. Un peu comme on prend l'avion aussi. L'avion dévie ne serait-ce qu'à un degré par minute. Au final, plutôt que d'atterrir en Australie, ça se peut qu'il atterrisse en Croatie à la vitesse à laquelle il va. C'est fou comme un micro-changement à l'œil humain peut finalement avoir une répercussion qui est majeure autant en bien qu'en mal, lorsqu'on tend vers la trajectoire ou qu'on dévie de la trajectoire. Il faut considérer
aussi.
speaker-0 (01:08:48.852)
Y'a où ? En conclusion ?
En conclusion, c'est pas facile de changer d'habitude de vie. Non. C'est normal que vous trouviez ça difficile. C'est normal que vous ayez de l'inertie et que vous ayez pas envie d'embarquer sur le vélo.
embarquez sur le vélo, mettez des roulettes aux besoins pour vous aider au début, faites-vous pousser au début, acceptez-le, baisser vos attentes dans le processus, puis tranquillement vos attentes vont pouvoir augmenter au fur et que vous allez accumuler des petites victoires. C'est dans l'équilibre entre la satisfaction immédiate et différé que vous allez trouver un sens à votre vie, puis un vrai de vrai bonheur. Mais c'est un bonheur qui va devoir toujours être renouvelé. Il n'y a pas un moment où toi et moi on va se dire « J'ai trouvé mon vrai bonheur et je n'ai plus besoin de rien faire. C'est ça que les gens des fois pensent ou que la société mette l'avant, mais ce pas vrai.
la clé du bonheur ou des trucs comme ça, mais non, c'est une quête perpétuelle. Je pense que c'est probablement la chose sur laquelle on peut se laisser, c'est que c'est jamais fini. Et d'accepter que c'est jamais fini, c'est la seule façon de vivre du bonheur et du plaisir associé au fait que c'est jamais fini.
Oui.
speaker-1 (01:09:45.582)
Merci d'être
C'est intéressant, on peut apprécier le fait que ça soit jamais fini. Parce que ça vient avec une recherche de défis constants. Quand on a appris à rechercher ces défis-là et à réussir à travers l'adversité, on est content qu'il ait d'autres défis. Moi, si j'avais pas de défis, en ce moment, je trouverais ma vie plate. Mais c'est difficile d'aller cultiver ce sentiment-là quand on décide de contenter l'histoire et qu'on est habitué, qu'on est prisé des mauvaises habitudes de vie. Mais ça se change. Mais souvent, on a besoin d'aide. On a besoin de se faire écouter et valider. Il faut prendre action. Ça, c'est clair.
la sainte divinité ne nous tombera pas dessus, contrairement à ce qu'on pourrait penser.
Non, c'est un mythe ça. C'est comme le marteau de tord. Guillaume, Harvey, merci beaucoup d'avoir eu cette discussion-là avec moi. C'est toujours intéressant et on s'en prendra pour d'autres choses. Assurez-vous...
C'est ça !
speaker-1 (01:10:32.142)
C'est clair. Salut François. bye.
Merci d'avoir écouté Élevé la physio avec moi-même François Grégoire. me jaser de mon contenu et d'idées de sujet. At physiofranky sur Facebook, Instagram ou par courriel françoisatmouvementphysio.com. Merci de m'avoir écouté. À bientôt.