Sous les jupons de la couronne
Sous les jupons de la couronne vous fera découvrir chaque mois un personnage historique ou un événement ayant laissé sa marque dans l’histoire britannique.
Sous les jupons de la couronne
Sous les jupons de la couronne - Anne Boleyn
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Dans ce premier épisode de Sous les Jupons de la Couronne découvrez le destin de l’une des femmes les plus célèbres de l’histoire: Anne Boleyn. Dépeinte comme une manipulatrice, une briseuse de ménage ou même comme une garce, elle s’avère avoir une personnalité bien plus complexe qui aura transformé à jamais l’Angleterre.
C'est du pipi de corgi
UNKNOWN!
SPEAKER_00Faisons un bond en arrière de 500 ans. Aujourd'hui, nous sommes le 19 mai 1536 et c'est l'effervescence à Londres. Un spectacle un peu particulier se prépare. Une exécution. Alors oui, à l'époque, les décapitations, écartèlements et compagnie sont un peu l'équivalent de nos sorties au bowling ou au cinéma. C'est le divertissement de la population. On se demande toujours si le pauvre bougre va payer le bourreau qui va lui trancher la tête dans l'espoir d'un coup rapide et un De l'or, s'il va expier ses crimes ou bien pleurer à chaudes larmes. Au XVIe siècle, en Angleterre, il y a des exécutions chaque semaine. Le deuxième roi de la dynastie Tudor, j'ai nommé Henri VIII, ce cher bourreau des cœurs, au sens littéral du terme, est un fervent adepte de la décapitation. Quand il souhaite se débarrasser d'un concurrent pour le trône, d'un ministre qui ne parvient pas à lui obtenir ce qu'il souhaite, ou même de son meilleur ami qui l'a déçu, Henri a toujours recours à la même solution, la bonne vieille méthode de l'exécution, rapide et efficace et sans bavure. Si elle est bien exécutée, bien sûr. Mais en ce jour du 19 mai 1536, ce n'est ni un noble anglais ayant une légitimité à s'asseoir sur le trône, ni un ministre incompétent qui est sur le point de perdre la tête. Henri a décidé d'innover. C'est sa propre femme qu'il va décapiter. Et le peuple en est ravi. Les Londoniens détestent leur reine. Pour eux, c'est la putain du roi, la sorcière, la putain aux yeux de grenouille Ils la tiennent pour responsable de tous les bouleversements qui ont frappé l'Angleterre ces dernières années. Anne Boleyn est la femme la plus haïe du pays. Mais comment est-elle passée de simple noble anglaise à reine d'Angleterre, puis de reine d'Angleterre à traitresse en seulement quelques années
UNKNOWN?
SPEAKER_00pour d'autres, en 1507. Son père, Thomas Boleyn, issu d'une famille sans grande importance, est ambassadeur. Sa mère, Elisabeth, est une Howard, l'une des plus nobles familles d'Angleterre. Anne a une soeur aînée Marie et un frère Georges. Les Boleyn sont une famille parmi tant d'autres. Ce qui les distingue, c'est leur redoutable intelligence et surtout leur ambition. Ce sont un peu les Lannister du XVIe siècle anglais. Anne est en Elle a été envoyée très tôt à la cour de France avec sa sœur afin de parfaire son éducation. Ce séjour sera décisif. À la cour du roi François Ier, Anne côtoie des adeptes de cette nouvelle religion qui faisait presque jurer le pape, le protestantisme. Elle découvrit les réformes religieuses grâce à Marguerite de Navarre, la sœur du roi de France. Elle adoptait également le style français. C'était un peu la Émiline Paris de la Renaissance. Elle commençait à porter la coiffe française une coiffure très aux épaules époque, car elle laissait entrevoir la naissance de ses longs cheveux bruns. So shocking
UNKNOWN!
SPEAKER_00C'est peut-être son nouveau look et ses manières frenchies qui ont permis à Anne de se démarquer des banales roses anglaises qui papillonnaient à la cour d'Henri VIII. Elle débarquait en 1522 lors d'un bal masqué sous le nom très approprié pour elle, Persévérance. Rapidement, elle attire tous les regards et devient aussi populaire à la cour que Blair Waldorf au lycée dans Gossip Girl. Mais elle attire surtout un regard, celui d'Henri VIII qui s'imagine déjà la prendre comme méthode comme il l'a fait avec sa sœur Marie, dont il s'est bien vite lassé d'ailleurs. Quel naïf cet Henri
UNKNOWN!
SPEAKER_00Anne va rapidement rejeter sa proposition de polir ses joyaux de la couronne. Le trouve-t-elle repoussant
UNKNOWN?
SPEAKER_00Est-elle amoureuse d'Henri Percy, le comte de Northumberland
UNKNOWN?
SPEAKER_00Vise-t-elle le titre de reine d'Angleterre
UNKNOWN?
SPEAKER_00Les historiens ont tous leur théorie, mais la vérité, Anne l'a emporté dans sa tombe. Henri est prêt à tout pour la mettre dans son lit. Bijoux, argent, titres pour sa famille. Enfin, pour son père et pour son frère. Quelle idée d'offrir ça à des femmes. Elles ne peuvent même pas être propriétaires de quoi que ce soit. Malgré toutes les tentatives d'Henri, c'est toujours game over. Anne refuse d'entrer dans le lit royal. Sa majesté a donc une autre solution. Il n'a qu'à l'épouser et la couronner reine d'Angleterre. Mais il y a un hic. Il s'appelle Catherine d'Aragon, reine d'Angleterre et épouse du roi. Catherine est l'épouse d'Henri depuis plus de dix ans. Elle est adulée du peuple anglais, fille de la grande reine Isabelle et de Ferdinand de Castille, les puissants et très catholiques souverains d'Espagne. Mais cela fait longtemps qu'Henri s'est désintéressé de sa femme car elle a commis une erreur qui est absolument impardonnable et proche de la traîtrise. Elle a échoué en ne donnant naissance qu'à une fille et non au fils tant espéré à qui il pourrait transmettre sa couronne et son trône. Pauvre roi, s'il avait su qu'en réalité c'est l'homme qui décide du sexe de l'enfant lors de la conception, c'est le début de la grande affaire du roi. Aujourd'hui, c'est très facile de divorcer Mais à l'époque, on ne se débarrassait pas si facilement de son conjoint. Le seul à pouvoir accorder le divorce au roi, c'est le pape. Et pas de chance pour Henri, le pape refuse et il a une très bonne raison d'ailleurs. La reine est la tante de Charles Quint, empereur du Saint-Empire germanique, qui aurait le pouvoir de se venger sur sa sainteté s'il permettait à Henri de se débarrasser de Catherine. Le refus du pape signe d'ailleurs l'arrêt de mort du cardinal Wolsey, le ministère de l'État. ministre d'Henri VIII, qui était chargé de le convaincre d'annuler le mariage royal. Heureusement pour Wolsey, il a la bonne idée de casser sa pipe avant d'être amené sur le billot. Il a peut-être échoué dans sa mission, mais au moins son timing était parfait. Henri est furieux. Anne refuse toujours de s'occuper de ses bijoux de la couronne et Catherine clame haut et fort qu'elle est la reine d'Angleterre et l'épouse légitime du roi. Il décide donc de prendre une décision massive au si massif que son égo, crée l'église d'Angleterre, dont il serait le chef suprême, et se divorcer lui-même pour épouser Anne. Rien que ça. Cela impliquerait donc de rompre avec l'église catholique, impensable pour la population anglaise, très attachée à la religion et au pape. Mais Henry se moque de l'avis de ces sujets. C'est un peu le 49-3 version XVIe siècle. Nous sommes en 1533, trois ans avant son exécution. Et Anne savoure sa victoire. Elle a finalement couronné reine d'Angleterre le 1er juin 1533 à l'abbaye de Westminster lors d'une cérémonie des plus extravagantes. Henri jubile. Il a enfin obtenu ce qu'il souhaitait, Anne Boleyn. Et non seulement elle a enfin cédé à ses avances, mais elle est également déjà enceinte. Et pour ne rien gâcher, la rupture avec le pape et la religion catholique lui a permis de fermer les monastères présents en Angleterre qui appartenaient à l'église et de récupérer ses richesses. Malinx le lynx
UNKNOWN!
SPEAKER_00Quant à Anne, elle est à présent la femme la plus puissante d'Angleterre. Elle n'est pas seulement reine, elle a également reçu le titre de marquise de Pembroke et devint ainsi la première femme à détenir un titre en son nom propre. Sans compter ce attribué à son père et à son frère. Enceinte, elle sait que si elle donne naissance à un fils viable, sa position sera assurée, comme le sera la dynastie Tudor. Dès le début de son règne, Anne refuse de faire office d'ornement. Elle a une voix et surtout des opinions. Mais à l'époque, l'égalité homme-femme, ça n'existe pas. La reine-consort n'a qu'une seule utilité, prendre à la chaîne des héritiers et surtout rester muette. Anne refusera de jouer le jeu et imposera ses propres règles. Elle souhaite consolider la religion anglicane, convaincre le peuple de l'hypocrisie de l'Église catholique et améliorer les conditions de vie de ces sujets et leur accès à l'éducation par exemple. Anne n'a pas non plus oublié les années passées en France. Elle est toujours très attachée à notre pays. Elle souhaite donc influencer le roi vers une alliance avec François Ier et pourquoi pas fiancer sa fille avec le fils du roi de France. Cette tentative de prendre les rênes de la politique étrangère du pays agacera beaucoup le roi, qui change d'avis comme de chemise. Le lundi, il décide de s'allier à François Ier pour lutter contre Charles Quint. Le mercredi, il décide d'entrer en guerre contre lui avec Charles. Bref, avec Henri, on ne sait jamais de quoi demain sera fait. Cet aspect de la personnalité d'Anne est souvent occulté. On ne la représente toujours qu'une provocatrice sexy qui a connu une fin tragique, où on ne parle que de la période qui a précédé son couronnement. Après tout, et bien plus vendeur de la dépeindre dans les séries et les films comme une prédatrice séduisante que comme une femme politique déterminée à mettre à bien ses projets. Malheureusement, c'est ce désir de participer à la vie politique de son royaume qui causa en partie sa perte. Au début, amis et alliés, Anne et Thomas Cromwell, ministre et ami du roi, avaient deux visions différentes sur l'utilité des richesses confisquées à l'église catholique lors de la dissolution des monastères. Thomas Cromwell considérait qu'elles devaient revenir au roi. Anne souhaitait les distribuer au peuple afin d'améliorer leurs conditions de vie en créant des écoles ou des orphelinats. La guerre était déclarée entre Thomas et Anne. Et Thomas savait l'influence que pouvait avoir Anne sur le roi, surtout si elle parvenait à accoucher d'un fils. Car c'était là le point faible de la reine. Anne avait donné naissance à une fille, Élisabeth, quelques mois après son couronnement. Et depuis, elle accumulait les fausses couches. Et Henri commençait à s'impatienter. Il n'avait pas seulement épousé Anne par amour, elle devait aussi mettre au monde son héritier si elle souhaitait rester en faveur. En janvier 1536, Anne retomba enceinte. Et pour couronner le tout, sa grande rivale Catherine mourut d'un cancer, bien que beaucoup accusaient Anne de l'avoir empoisonnée. Mais le jour de l'enterrement de Catherine, Anne fit une fausse couche qui, pour certains, scella son destin. C'était un garçon qui, selon certaines sources, était difforme. Et à l'époque, les malformations étaient vues comme la marque du diable. Anne savait que sa position était plus que précaire et convoitait par une certaine Jane Seymour, une de ses dames d'honneur, courtisée depuis peu par Henri. Elle ne se doutait pas que Thomas Cromwell interrogeait en secret des membres de la cour sur ses agissements, ses propos ainsi que ses visiteurs. Le musicien Mark Smiton, un de ses amis, fut arrêté et avoua avoir été son amant. Les tortures endurées par ce pauvre homme sont probablement à l'origine de cette confession. Sœurs Henri Norris, William Brereton et Francis Weston furent également arrêtés. George Boleyn, le frère d'Anne, est également arrêté et conduit à la tour de Londres. Rapidement, la reine d'Angleterre est arrêtée à son tour après avoir appris les chefs d'accusation. Haute trahison, adultère et inceste. Rien que ça. Conduite de suite à la tour de Londres, elle est emprisonnée en attendant son procès dans une cellule avec pour seule compagnie des femmes comme sa propre tante qui la méprisent et qui rapporteront tous ses propos à Thomas Cromwell. Le 15 mai 1536, Anne est jugée à la Tour de Londres, mais drôle de procès quand on commande le bourreau avant même que le verdict soit rendu. Anne reconnaît avoir été jalouse du roi et ne pas avoir été aussi obéissante et humble que son rôle de reine l'ordonnait. Parmi les juges se trouvent Henri Percy, son ancien prétendant, et son oncle, Thomas Howard, le duc de Norfolk. Le verdict est sans appel et la sentence est irrévocable comme dirait Denis Brognard. Anne est coupable de haute trahison, d'adultère et d'inceste avec son propre frère qui est jugé également et également reconnu coupable. Les juges la condamnent à mort. Ce sera brûlé vif sur le bûcher ou bien décapité, au bon plaisir de sa majesté qui demande au même moment la main de Jane Seymour. Anne est déchue de son titre de reine d'Angleterre et sa fille, Elisabeth, est déclarée bâtarde et est éliminée de la lignée de succession. Il ne lui reste plus qu'à attendre patiemment qu'Henri Chorésis commence sa fin d'amour. Heureusement pour elle, Henri est un gentleman et sera magnanime. Anne sera décapitée et il accédera même à sa demande d'avoir la tête tranchée non pas avec une hache comme pour les gueux, mais avec une épée. Au moins, le coup sera net. Il ne reste plus qu'à attendre que le bourreau arrive de Calais pour trancher la royale tête. La date est fixée au 18 mai. La veille, George Boleyn a été décapité avec les trois autres hommes accusés d'avoir commis l'adultère avec la reine. Le bourreau n'arrive toujours pas. Anne espère que l'exécution soit annulée et qu'elle soit épargnée par son bourreau de mari. Selon certaines sources, elle perdra la tête dans sa cellule, clamant qu'elle n'avait qu'un petit coup et qu'il serait aisé de le trancher. Le matin du 19 mai, le connétable de la tour Maître Kingston vient à chercher l'ex-reine d'Angleterre pour l'accompagner à l'échafaud. L'exécution n'est pas publique, comme l'a été celle de son frère décapité à Tower Hill. Seulement quelques membres de la cour sont présents, comme Charles Brandon, le duc de Suffolk et ami du roi, ou l'ambassadeur d'Espagne et ennemi d'Anne, Eustache Chapuis, qui devait sûrement savourer cet instant. Henri VIII n'assista pas à la mort de celle pour qui il est allé jusqu'à crée une nouvelle religion. Anne prit la parole une dernière fois, demanda à tous de prier pour le roi et lui souhaita un long règne. Sûrement pour ne pas faire enregistrer une dernière fois Henri et risquer qu'il se venge encore plus sur Elisabeth. Anne demanda également à quiconque qui s'intéresserait à sa cause de la juger avec bienveillance. S'imaginait-elle que cinq ans après sa mort, elle serait encore l'objet de débats entre historiens, de biographies, de thèses et autres, afin d'essayer de déterminer si, oui ou non, elle était coupable des crimes dont elle a été accusée. Après avoir prononcé ces derniers mots, Anne s'agenouilla et, selon certaines sources, le bourreau qui était attristé par le sort de cette femme demanda ce qu'on lui apporte son épée afin qu'Anne pense qu'il lui restait encore quelques minutes à vivre. Ensuite, il brandit celle qu'il avait cachée et troncha la tête de la reine d'Angleterre d'un coup net et rapide. Des coups de canon furent lancés afin de prévenir le peuple et le roi qu'Anne Boleyn, la grande putain, appartenait au passé. Au XVIe siècle, on célébrait les violences conjugales et les féminicides. Pour enfoncer le clou et rabaisser encore plus Anne, aucun cercueil ne fut préparé et aucune cérémonie ne fut organisée. Les suivantes de la reine trouvèrent un coffre qui avait servi à ranger des flèches et déposèrent le corps de leur maîtresse. Anne fut enterrée à Lavavit, à la chapelle royale de Saint-Pierre-aux-Liens, au sein même de la tour, dans une tombe anonyme. Henri VIII était un veuf heureux de pouvoir enfin épouser une femme digne de ce nom. Jane Seymour devint reine d'Angleterre le lendemain. Afin de célébrer ce troisième mariage, le roi ordonna que chaque portrait de son ancienne épouse fût détruit et que chaque emblème et initial d'Anne soit retiré et remplacé par ceux de Jane. C'était sa petite tradition à chaque fois qu'il se débarrassait d'une de ses épouses. Ça devait lui coûter cher en travaux. Anne fut peut-être enterrée dans une tombe anonyme, mais elle ne tomba certainement pas dans l'oubli. Quand sa fille Élisabeth devint reine d'Angleterre en 1559, la mémoire d'Anne fut discrètement réhabilitée. Des portraits de l'ancienne reine furent peints et on la qualifiait de martyr. Élisabeth, de ce que l'on sait, ne mentionna jamais publiquement sa mère. Cependant, une de ses bagues cachait son propre portrait et celui d'une femme ressemblant étrangement à Anne Boleyn. Peut-être était-ce l'hommage discret d'Elisabeth pour sa mère qu'elle n'a connue que pendant trois ans. Anne est considérée par certains historiens comme étant la reine-consort d'Angleterre la plus influente. On ne peut en effet nier l'impact que cette femme a eu sur son pays, ni sa volonté de promouvoir la réforme anglaise ou bien sa fin tragique comme première reine-consort à avoir été exécutée pour haute trahison. Le paradoxe, c'est que l'on connaisse si bien l'influence qu'elle a eue et la reine qu'elle était, mais que la femme nous soit autant inconnue. À quoi ressemblait-elle
UNKNOWN?
SPEAKER_00Tous ses portraits contemporains ont été détruits en 1536 et nous n'avons que des descriptions qui ne peuvent être objectives car venant d'alliés et d'ennemis d'ânes. Que ressentait-elle pour son époux
UNKNOWN?
SPEAKER_00Nous n'avons pas de journal intime ou assez de lettres pour y répondre. Anne restera cet énigme que beaucoup de films, séries et de romans tenteront de résoudre. Mais la clé de cet énigme repose avec la Reine d'Angleterre dans la Tour de Londres, qui doit sûrement savourer sa victoire d'avoir marqué l'histoire et laissé une trace indélébile qu'Henri VIII n'a jamais réussi à effacer malgré ses nombreux efforts. Merci à tous d'avoir écouté ce podcast que je dédie à ma collègue Lassia et à bientôt pour un nouvel épisode de Sous les jupons de la couronne.