4e de couverture
Ce podcast est créé pour donner voix à des auteurs de talent. Il leur sert de tribune, le tout dans un cadre intimiste.
Si vous avez hâte de découvrir des créateurs authentiques et frais, vous êtes à la bonne place. Ici on donne vie à la 4e de couverture. C'est l'heure de l'auteur.
4e de couverture
E11 - Zeina Fayad - Beyrouth, entre cendres et espoir
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Une ville peut-elle tenir debout quand tout semble conspirer pour la faire tomber? Nous accueillons Zeina Fayad pour raconter Beyrouth telle qu’elle se vit: un entrelacs de lumière et de cendre, de fêtes et de deuils, de soulèvements étouffés et d’un entêtement à rester humain. De 2019 à 2020, l’enthousiasme des places remplies, la colère contre la corruption et le système confessionnel, puis la déflagration du port qui marque à jamais les corps et les rues. Zeina Fayad met des mots sur ce qui blesse et ce qui sauve, avec une précision qui refuse les clichés et une tendresse pour les détails qui tiennent la mémoire.
On parle de l’histoire longue de Beyrouth, de ses couches phéniciennes aux reconstructions modernes, pour comprendre comment la ville fait de la beauté une forme de survie. On traverse l’enquête empêchée, la lassitude politique et l’impunité, mais aussi la micro-résistance des gestes ordinaires. Zeina raconte la double vie entre Montréal et Beyrouth, l’exil qui n’efface pas, les choix de langues, et le rôle vital de l’enseignement. Elle défend l’édition indépendante qui accompagne les voix sans les déformer, et présente Du khôl et des cendres, un texte à la croisée du roman et du poème, nourri d’images, d’illustrations et de silences qui parlent.
Ce voyage n’offre pas de solution miracle; il propose une attention. Écouter, relire, transmettre. Si tu t’intéresses à la littérature du réel, à la mémoire des villes blessées, à la création en temps de crise et aux coulisses d’une publication hors des circuits industriels, cet épisode est pour toi. Abonne-toi, partage à quelqu’un qui aime Beyrouth ou les livres qui remuent, et laisse-nous un avis pour aider d’autres auditeurs à trouver cette histoire.
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C'est une ville qui fait rêver. Beyrouth, on l'appelle ville des lumières. C'est une ville de joie et de festivité la plupart du temps, mais qui a connu aussi beaucoup de conflits. Et donc souvent depuis petite, on a été forcé de se déplacer pour fuir les guerres.
Vous avez dit écrire c'est reprendre les renes de son existence. Oui, ça veut dire qu'à un moment donné de son histoire personnelle euh j'ai eu besoin de mettre des mots sur ce que j'avais vécu. Quand on arrive à raconter son histoire, je trouve qu'on a déjà fait un grand pas vers l'avant, vers soi-même et vers les autres. Nous avons une explosion qui a été qualifiée comme la deuxième explosion la plus forte après Hiroshima et Nagasaki. C'était énormissime. Il y a eu 200 morts. Je pense qu'il y a eu 200000 personnes qui ont été déplacées ou sans logement parce que ça a touché tout un quartier très peuplé aux alentours du port de Beou. Ça n'en finit plus. Ouais. Et ce qu'on dit chez nous, c'est que si tu comprends quelque chose à la politique libanaise, c'est qu'on te l'a mal expliqué parce qu'en fait personne comprend ce qui se passe. On ne comprend plus c'est des querelles sans fin et tout ce qu'on sait c'est qu'ils veulent tous le pouvoir mais qu'ils sont tous contraints de vivre ensemble et qu'ils n'arrivent pas à le faire.
Alors bonjour et bienvenue sur 4e de couverture. Je suis Jocelyne Sema. Euh aujourd'hui, on ne plonge pas simplement dans un livre mais dans un témoignage de vie tissée entre les continents. Mon invité a vécu entre Beyrouth et et Montréal enseigner la culture et la littérature et porte en elle une géographie de l'âme à la fois magnifique et déchirée. Son premier roman est un paradoxe puissant, un titre qui nous confronte
du khol et des cendres je l'ai dit. ou du ou du Khol et des cendres voilà des parfait donc c'est un site qui nous confronte à la beauté et à l'effondrement du col et des cendre publié aux éditions TNT je suis absolument ravie de recevoir Zeina Fayad aujourd'hui en studio pour une rencontre en présentiel. Bonjour Zeina. Bonjour Jocelyne. Je suis très enchantée. Merci beaucoup pour cette longue et belle présentation. Je suis je suis touchée et j'espère que je serai à la hauteur de tout cela. Mais euh Za, pour ceux qui ne vous connaissent pas encore, est-ce que vous pouvez nous décrire, nous dire qui vous êtes ? Oui. Euh ben je suis Zeina et c'est vrai que j'ai beaucoup voyagé depuis mon enfance parce que j'ai des origines libanaise et qui dit origine libanaise dit origine mouvementée. Euh étant donné les années que nous avons vécu depuis ma naissance à peu près, c'était assez mouvementé et en même temps donc c'est une ville qui fait rêver. Beout on l'appelle ville des lumières. C'est une ville de joie et de festivité. la plupart du temps, mais qui a connu aussi beaucoup de conflits. Hm hm. Et donc souvent depuis petite, on a été forcé de se déplacer pour fuir les guerres. Donc j'ai j'ai beaucoup voyagé et je me suis retrouvée à un moment donné à Montréal. Euh j'ai adoré la vie à Montréal. J'étais étudiante quand j'ai vécu ici la première fois. Euh mais euh bon euh comme je suis toujours à la recherche aussi de mes origine hm hm conflictuelle certes mais belle. Donc j'ai j'ai je suis retournée à route quand j'ai eu l'âge de commencer à travailler. Et c'est là que j'ai commencé à enseigner la littérature parce que j'avais fait des études de littérature. Vous avez enseigné la littérature à Beyou. À Beyouth d'abord. Ouais à Beyrouth et pas seulement Beyrout en fait j'enseignais un peu dans les campus à travers à travers le Libanou pardon ça va donc je veux pas déplacer le micro mais oui. Donc, j'ai commencé dans une petite région qui s'appelait Derar, le village de la lune, c'est beau. Qui est un très beau village dans le chouff du Liban, dans les montagnes où normalement il y a une communauté de ruses et une communauté chrétienne qui vivent ensemble. Et donc ma grand-mère paternelle était originaire de ce village. Donc j'étais très contente de commencer mon premier travail en tant qu'enseignante de littérature là-bas. Euh c'est pour ça que j'ai quitté Montréal et je suis revenue à Liban pour enseigner la littérature et euh et de fil en aiguille, je suis restée de nouveau à un long moment dans mon pays et j'ai enseigné dans plusieurs endroits. H h et je suis revenue dernièrement suite aux événements de 2019 qui sont le sujet de ce roman. Donc il y a eu une grande révolution qu'on a appelé la tha. ça veut dire la révolte ou la révolution en en Libanais. Et c'était une période en fait où on avait une crise économique et politique euh tellement forte que en fait à partir d'un tout petit incident euh un jeudi soir, c'était le jeudi euh tiens, regarde, je crois qu'il y a une coïncidence 17 octobre. Donc aujourd'hui, nous sommes le 17 novembre. Ouais. Voilà. 2019. Il y a eu alors le gouvernement a annoncé tout d'un coup qu'il voulait mettre des taxes sur les applications téléphoniques WhatsApp des usagers. OK. Et c'était la goutte d'eau qui faisait déborder le vase parce que le gouvernement était très corrompu et il euh en fait il prenait de l'argent sans jamais en redistribuer ou l'utiliser à bonissien pour faire des projets pour la ville ou le pays. Et donc les jeunes tout d'un coup se sont tous levés et sont descendus dans la rue spontanément ce jeudi soir pour dire non c'est assez déjà que tout est corrompu. On paye l'électricité de fois, l'eau de fois. Oh wouh ! Ah oui oui ! Donc là non et ils sont descendus un jeudi soir et ils n'ont plus quitté la rue pendant plusieurs journées h euh et il réclamait finalement la suite du système en même temps. Donc la fin d'un système confessionnel et corrompu et népotiste et qui avait tous les défauts en fait. Voilà. Donc et ces moments-là ont inspiré l'histoire. Donc c'est une très belle histoire parce que c'était un moment de solidarité et d'unité à travers tout le pays. Mais évidemment c'est pas si simple une révolution. Donc il y a eu des péripéties et en fait en août 2020 après qu'on a eu la crise sanitaire également parce que c'était mondial aussi la COVID qui a mis fin au rassemblement finalement gris malgré voilà même si on trichait quelque fois parce que en fait la crise sanitaire pour nous ça voulait dire pas de travail à la maison en fait pour la plupart des gens et le gouvernement n'assurait pas de subvention pour aider les gens qui se retrouvaient tout d'un coup au chômage en fait. Donc il y en avait beaucoup qui bravaient les interdits et nous avons dû le faire quelquefois par exemple en août 2020. Ouais. Nous avons eu une énorme explosion dans le port de Beyroute, l'explosion du 4 août 2020. Et ça ça a été pour moi l'élément déclencheur qui m'a dit que je devais plus rester dans ce pays malgré tout ce que j'avais vécu et tous les espoirs que j'avais et tout voilà et les racines ex les racines la lutte et tout ça c'était c'était très motivant et nous sommes passés à ben nous avons une explosion euh qui a été qualifiée comme la deuxième explosion la plus forte après Hiroshima et Nagazek. Par oui, je c'était énormissime est-ce qu'on a une idée de nombre de morts ou Oui, il y a eu 200 morts. OK. Et euh que je pense qu'il y a eu 200000 personnes qui ont été retrouvé sans déplacé ou sans logement euh parce que ça a touché tout un quartier très peuplé aux alentours du port de Beout. Hm hm. Donc il y avait les quartiers de Maïsé notamment qui étaient des quartiers d'artistes très populaires. La quarantaine juste à côté du port, c'est vraiment la banlieu de Beyouth et et et Beyouth même du côté de de Jé qui a été touché. Donc alors à ce moment-là, en fait euh il y avait 2500 tonnes de nitrate d'ammonium qui avaiit été stocké illégalement dans le port de Beout. Les nitrates d'amonium, c'est une denrée qu'on utilise quelquefois pour l'agriculture. Hm hm. Mais elle est interdite dans plusieurs pays parce que justement elle a cette capacité explosive aussi. Donc elle est assez dangereuse. Hm hm. Et donc nous avons une loi qui interdit le stockage du décret d'ammonium, du nitrate d'ammonium, mais elle n'avait pas été respectée. Et ça faisait plusieurs années qu'en fait ben les enquêteurs, les journalistes ont retracé l'histoire. Il y avait un bateau dont la cargaison n'était même pas normalement destinée pour le Liban qui a eu une panne au port de Beou soi-disant. On n' jamais su vérité en fait. et qui a été obligé de lâcher sa cargaison au port de Beou. Euh mais c'est c'est euh mais c'est plusieurs années après que l'explosion a eu lieu. Donc entre-temps
pardon je je oublié de d'éteindre le mien. C'est plein d'impromptu. C'est mieux. On va couper tout au montage. D'accord. Et donc voilà. Donc euh Oui. Et et donc euh donc nous avons euh découvert que euh au su de toutes les autorités euh du port euh ces denray étaient restés plusieurs années dans des entrepôts à quelques mètres du centre-ville. Donc en posant un grave danger parce que il n'y avait aucune mesure de sécurité. Elle n'avait même pas été déclarée. My god. Donc euh quand l'explosion a eu lieu le 4 août 2020, euh nous ne savons toujours pas la quelle était la source du feu, mais il y a eu un feu quelque part, une étincelle. H, il y a plusieurs théories chez nous. Euh, c'est courant. Il y a comme des univers parallèles si vous voulez parce que euh souvent la vérité est cachée et donc ça fait depuis 2020 que nous essayons d'avoir une enquête pour l'explosion du port de Beyrout mais on est constamment bloqué par les interférences des hommes influents qui mettent des bâtons sur les routes des enquêteurs. L'enquêteur principal, le juge Tarek Bitar a été arrêté plusieurs fois dans dans son enquête. On l'a démis de ses fonctions. On a mis quelqu'un d'autre à la place qui ne travaillait pas et là il est revenu mais il appelle des gens à témoigner, il ne se présente pas. C'est c'est un une mascarade. Ouais pour l'instant. Ce qui fait que les familles sont en colère et moi aussi. Et c'est une partie des raisons pour lesquelles j'ai écrit ce livre aussi. Je voulais euh demander justice pour toutes ces familles euh qui ont perdu des enfants, des parents dans cette explosion du port et qui ne savent toujours pas pourquoi euh pourquoi c'est arrivé et pourquoi personne ne s'est excusé, pourquoi personne n'a été inculpée euh devant ces actes-là ? Euh donc ça c'est une des choses euh qui est dans ce livre-là. Euh euh mais disons que il y a aussi tout le début qui est très très euh enthousiasmant euh donc les grands espoirs et euh pour moi euh
cet état de des choses était devenu un peu insupportable et j'ai décidé de revenir à Montréal. Ça m'a pris un peu de temps de me trouver une petite place, de me débrouiller pour et d'attendre la fin de la crise sanitaire. Donc je suis arrivée ici en 2022 et euh et c'est ici que j'ai pu compléter le roman euh h grâce à une subvention du Conseil des arts du Canada entre autres et j'avais du temps devant moi. J'étais en transition. J'ai pu remettre tout ça sur le tapis. Et euh voilà, parfait. Mettre de l'ordre dans tout ça et écrire ce ça. Merci beaucoup pour cette histoire Zina. Ça donne ça donne du contexte à à tout ça. Euh j'aimerais parler du titre. Oui. Du col et des cendres. Vraiment désolé si j'arrive pas à dire les mots comme il faut. Euh il y a le col. Oui. Qui pour moi c'est ça évoque la beauté, le regard, la tradition aussi. Oui. Puis a les cendres qui évoquent un tout petit peu. C'est c'est un peu moins moins drôle. C'est plus la fin, la destruction, les les incendies et cetera, la guerre. Exact. Pourquoi ce title ? Pourquoi ce titre ? Mais c'est tout ce que tu dis. Euh mais il y a une petite histoire aussi en fait. Alors, j'ai visité à Beou, nous avons des musées h et nous avons un musée de l'archéologie qui est dans le campus de l'université américaine de Beou on peut trouver des traces des différentes civilisations qui sont passées par Beou. Donc c'est assez fascinant. Euh Beou, c'est une ville qui a plus de 3000 ans d'histoire en fait. Et euh et dans le Liban, il y avait plusieurs ports phéniciens à l'origine. Donc, ils sont très très anciens. Et parmi euh les objets qu'on retrouve de cette période, il y a du maquillage pour les yeux des femmes qui date de cette période là qui était une espèce de de marque de beauté. Donc euh j'ai l'impression que la beauté de la femme a toujours été importante dans nos régions et c'est vrai que c'est un hommage à la femme un peu dans ce livre. Euh les deux personnages principaux sont des femmes. Donc Iman, c'est la jeune fille qui fait la révolution et sa mère euh c'est Lila euh qui a vécu dans les années euh 90 euh au Liban. Donc c'était l'époque de la reconstruction après la guerre civile et elle était musicienne. Donc on a deux femmes quand même qui sont très importantes dans ce récit. Donc c'est un hommage euh à tout cela et à l'histoire de Beou qui est fascinante. Donc nous avons eu les Phéicitiens puis les les Romain puis donc vraiment toute l'histoire est passée par Beou euh mais Beou aurait été euh d'après les poètes. Donc je je c'est quand même on n pas beaucoup de traces écrites de ces périodes-là. Donc c'est un travail continu des archéologues d'essayer de de retracer l'histoire. Bey route aurait été détruite et reconstruite sep fois. Ah ouais. Dans depuis ces milliers d'années dont la j'ai assisté à la dernière pendant la guerre civile quand j'étais enfant dans les années que soit depuis entre 75 et 90. La guerre civile c'était une guerre religieuse il me semble. C'était une guerre confessionnelle. Ouais. Euh alors oui, c'était une guerre civile, c'était entre les différentes communautés. Euh c'est un peu facile de dire que c'était euh simplement religieux euh parce que en fait c'est un conflit euh qui mettait en jeu euh également les pays voisins et toutes les puissances coloniales qui sont interférées dans l'histoire du Liban aussi. Euh c'est le Liban est un tout petit pays euh qui était une terre d'asile pour différentes communautés en fait pendant des millénaires. Mais nous avons été colonisés par les Turcs pendant très longtemps, donc l'Empire ottoman. Et puis après cela, nous avons été colonisés par les Français. Euh nous étions un protectorat français. Le Liban a réellement acquis son indépendance en 1945. Hm. Après la guerre mondiale vient d'à peine avoir eu son 100 ans et quelques après la première guerre mondiale, nous avons pris notre indépendance. Mais euh ces différentes communautés qui vivaient en paix quand même et qui avaient toutes trouvé refuge qui venait de différents endroits de la région ou bien qui étaient là depuis plus longtemps ont été un peu attirés par les puissances alentour. Par exemple, on sait que les Français ont donné plus de pouvoir aux maronites euh chrétiens maronites de la région. Ils leur ont promis le pays par exemple après la colonisation. H donc ça commençait à créer des is conflit israélo-arab et de de par la tradition, le Liban a aussi recueilli plusieurs réfugiés palestiniens h et quelques années après, récemment, nous avons recueilli des réfugiés syriens. Mais ce qui n'a pas ce conflit n'a pas facilité les choses parce que euh les Libanais entre eux ont pris position euh dans ce conflit. Euh donc il y a eu une cission qui était confessionnelle mais certains voulaient défendre les droit des Palestiniens quit à prendre les armes et se battre pour les le retour des Palestiniens chez eux et certains voulaient en fait plutôt ne pas prendre position et comme toutes ces factions là sont armées parce que l'État n'est pas assez fort euh pour contrôler tout cela. Ça a créé une guerre civile et le conflit a pris une forme religieuse parce que euh les Palestiniens sont pour la plupart sunnites d'origine, donc musulmans sunnites. Donc il y a eu un peu des préférences. Euh les sunnites ont voulu protéger et puis après les musulmans et les chrétiens sont mis à se chamailler et ainsi de suite. Mais le mais en fait c'est pas si aussi simple que ça parce que il y a une gauche chrétienne aussi qui voulait aider les Palestiniens et euh et après il y a les chrétiens se sont battus entre eux à partir d'un certain moment dans les années 90. Il y avait deux milices chrétiennes différentes. Enfin, un chef de l'armée chrétien qui a fait une session du gouvernement. Ça n'en finit plus. Et ce qu'on dit chez nous, c'est que si tu comprends quelque chose à la politique libanaise, c'est qu'on te l'a mal expliqué parce qu'en fait personne comprend ce qui se passe. On ne comprend plus. C'est des querelles sans faim et euh tout ce qu'on sait c'est qu'ils veulent tous le pouvoir mais qu'ils sont tous contraint de vivre ensemble et qu'il n'arrivent pas à le faire en fait. Si bien que ça paralyse le pays. Ouais. Tu vois donc il y a des périodes de paix et des périodes où ça s'enflamme de nouveau depuis que je suis née en tout cas. Ouais. Et euh donc voilà, ça fait que les Libanais sont une population de l'exil, ça fait que il y a des communautés libanaises partout dans le monde et donc nous essayons de de continuer à à vivre comme nous l'avons toujours fait, c'est-à-dire avec une ouverture vers l'extérieur, avec euh de de la culture des très diverses et euh et bon euh c'est correct euh Zina euh dans une entrevue, j'ai vu que vous avez dit écrire c'est reprendre les reines de son existence. Oui. Qu'est-ce que ça veut dire pour vous ? Ça veut dire qu'à un moment donné euh de son histoire personnelle euh enfin moi à un moment donné de mon histoire personnelle en tout cas euh j'ai eu besoin de mettre des mots sur toute sur vos mots sur ce que j'avais vécu. Oui. Donc euh euh c'est arrivé à plusieurs reprises. Je pense que c'est ça l'appel de l'écriture avant tout. C'est une espèce d'urgence de de dire que ben là tuas tu en as assez pris, il faut que ça passe par les mots Ouais. pour pour arriver à la surface là et devenir une existence que un tout. Donc donc c'est très important et c'est pas c'est pas aussi simple que ça en a l'air de de mettre les mots sur ce qu'on vit. des fois c'est trop proche, on y arrive pas, c'est trop mouvementé. Donc quand on arrive à raconter son histoire, je trouve qu'on a déjà fait un grand pas vers l'avant, vers soi-même et vers les autres du coup parce qu'on arrive à à se montrer tel qu'on est et donc à aller vers l'autre et à être aimé et aimé en retour plus sa pleinement, plus Ouais. Est-ce que c'est pour ça que vous écrivez ? Bien sûr. pour aller vers l'autre pour être aimé être aimé en retour. Oui. Oui. Est-ce que ça marche ? Ça marche. Ça marche. Non mais oui, bien sûr. Euh non mais c'est ça c'est un cadeau en fait qu'on se fait euh de de mettre des mots sur euh sur sur nos mots euh pour aller de l'avant en fait. Mais ben j'ai j'ai une amie qui écrivaine qui me disait que c'est c'est même pas un choix en fait. et je suis d'accord avec elle, il faut le faire. On sent que là, ça y est, il faut il faut écrire, il y a une urgence, il faut dire quelque chose, ça va plus. Voilà, on s'assi et vous toi, je sais plus s'il faut vous voyez ou tutoyer, mais toi tu as tu enseignes la littérature. Ouais. Selon toi, c'est quoi la différence entre enseigner la littérature ou et créer de la littérature ? Ça n'a rien à voir. Non non, c'est pas la même chose. Mais euh hm bonne question. Euh je pense que enseigner c'est un partage aussi de connaissance. Euh donc c'est c'est ça qui est beau dans l'enseignement, c'est la transmission. C'est euh parler à des étudiants, voir la flamme s'illuminer dans leurs yeux à leur tour, les voir se motiver. pour euh pour une lecture, pour une histoire qu'on leur a raconté, en discuter, partagé et cetera. Euh oui, euh c'est très gratifiant immédiatement on a le contact direct avec les étudiants et on le voit là, on est bien, on est content après avoir enseigné. L'écriture, c'est c'est tout à fait une autre manière. C'est une introspection. Ça peut-être beaucoup moins drôle. à vivre au début. Donc c'est des heures de de solitude d'abord. C'est euh effacer, jeter, réécrire, euh réessayer, se cogner à des impasses, chercher des ponts euh et faire les ponts entre tout ça. Et après euh Oui. Après, il y a un moment très beau comme maintenant là où là tu es enfin devant le public mais il y a des années avant où où c'est vraiment introspectif. C'est vraiment toi et toi-même et tu te poses des questions, tu as des doutes, tu h Ouais. Quand vous êtes dans le processus d'écriture justement, est-ce que pour vous c'est comme un moyen de une méthode de survie ou alors c'est plus super douloureux ? C'est comme si vous revivez toutes les épisodes qui se sont je suppose passés au Liban. Toute l'histoire. Non, c'est pas douloureux. Non, c'est pas douloureux comme ça. Mais c'est peut-être un cri qui sort là. C'est peut-être voilà et des fois on n'est pas prêt. Ça ça ça on peut juste pas écrire sur quelque chose qui nous a touché de trop proche et puis d'un coup ça arrive et paf, voilà, on sort ça. Et moi ce que j'aimerais dire c'est que
ce qui me plaît dans tout ça, c'est les moments où je je sors de ma bulle et donc j'ai eu une armée de correctrices et amies qui m'ont à un moment donné des retours et parce qu'à un moment on voit plus ce qu'on fait et on n'est plus capable de discerner c'est bon, c'est pas bon. Est-ce que Mais mais on sent que ça y est, on est prêt à montrer un peu le la pointe de la de labergle. Et donc et donc j'ai beaucoup d'amis qui m'ont beaucoup aidé euh dans ces étapes-là et j'aimerais les remercier. Euh je vais peut-être pas dire leur nom, beaucoup ne sont pas là mais je il y en a plusieurs. Il y a Vera, il y a ma maman qui me dit, il y a euh Nadia du pigeon des coiffés qui m'a beaucoup donné des conseils, qui est conseillère littéraire. Euh des amis d'un peu partout, Julie, Fannie, enfin bref. à chaque fois c'est comme une première confrontation, un petit pas vers vers l'avant et puis aussi. Euh bon voilà donc j'aimerais toutes les remercier parce que elles ont toutes une petite touche dans ce parcours là et mon ça doit être Oui. Zoé qui est une femme. Donc voilà, ça doit être on doit se sentir vraiment vulnérable hein lorsqu'on donne son premier get. Oui. Puis on le montre pour que les autres le regardent ou le jugent, ça doit être vraiment Oui. Oui, c'est vrai. Et c'est pour ça que il faut commencer par des proches, des regards un peu conciliants. Euh et c'est vraiment quand on est vraiment prêt qu'on fait face à aux éditeurs et aux éditions et tout ça parce que ça ça peut être cruel et ou essuyer des refus et tout ça c'est pas drôle. Ouais. que l'édition Oui, c'est bien beau, on publie des livres mais c'est quand même un business quand même du commerce, on va dire. Ben souvent, oui, souvent. Mais la TNT c'est un organisme communautaire qui a eu non lucratif et qui encourage la culture chez les jeunes et de du quartier d'Ochlaga maison Neu. Ils ont un magazine aussi reflet de société. Oh ! euh qui est distribué euh et il euh ils m'ont beaucoup encouragé. Euh ben pour l'instant la promotion, on est sur la même longueur d'onde, on travaille bien ensemble et j'aimerais les remercier aussi beaucoup de m'avoir fait conscience. Voilà. Donc donc tout parfait tout ça c'est de belles surprises et oui ben oui c'est sûr que c'est pas le rapport avec la grande maison commerciale qui euh h euh qui veut vendre à tout prix euh Ouais. Donc donc je suis contente d'avoir fait ce choix là. J'avais envoyé à d'autres maisons bien sûr, mais c'est eux qui m'ont fait confiance et c'est pour le meilleur. C'est un peu l'univers qui nous a mis ensemble. Ouais. Zaina, pour ceux qui n'ont pas lu le livre, oui, est-ce que tu pourrais leur dire en un résumé pourquoi est-ce qu'ils ont intérêt à lire ce livre et surtout c'est quoi le l'émotion universelle générale que tu voudrais qu'ils emportent après avoir fermé du col et des centres ? Oui. Alors, du col et des centres. C'est un roman euh c'est une écriture poétique, je dirais. Hm hm. Parce que c'est sûr qu'on raconte des événements euh un peu bouleversant euh mais il y a toujours une note d'espoir. Euh et il y a un espèce d'amour plus fort que tout qui fait que ces jeunes croient en leur pays à un moment donné. Malgré tout ce qu'ils ont vécu auparavant et qu'ils vont vivre après, euh il y a un élan qui est beau et qui arrive quelquefois qui survient dans le monde quand on s'y attend le moins. Hm hm. Euh une solidarité peut-être entre les jeunes, un une reprise du pouvoir aussi peut-être, même si c'est momentané. Je pense que c'est la quintessence de ce qui fait que la vie vaut la peine d'être vécu. C'est des moments comme ça euh qui nous donnent confiance en nous et qui nous donne envie de nous battre pour ce en quoi nous croyons. Donc rien que pour ça, euh je pense qu'il faut lire du col et des cendres et euh et puis il y a une relation qui est très belle entre les générations. Donc chacun partage ce qu'il a appris. une mère musicienne, une fille militante. Euh pour les parents, ça a été la musique qui a un peu été le fil rouge, tu sais, qui retrace les liens entre les gens et entre les communautés après la guerre civile qui était autrement plus pénible euh que cette explosion du 4 août que la nouvelle génération a vécu et qui est déjà quelque chose de terrible, tu vois. Ouais. Donc donc il y a des belles choses dans la vie et il faut essayer de s'en rappeler de de rester proche de ces choses-là quand ça va mal et de les célébrer autant qu'on peut. Donc c'est ce que j'ai j'aimerais faire passer dans ce livre. Il faut me dire bien sûr me donner du des commentaires et des échos pour me dire si ça a marché. Euh alors, j'ai mis une playlist à la fin du livre. Ah oui oui avec un petit code QR euh qui ramène directement vers euh la musique euh de qui est citée dans le livre et euh Oui, je pense que c'est là. Ah oui ouai. Donc euh ça c'est toutes les chansons euh qui sont citées. J'aimerais qu'on voit dans ce livre euh quelque chose de qui qui se déploie dans l'espace avec de la musique, des mots et des images. Il y a des illustrations de mon ami qui est illustratrice. Justement, j'allais demander si c'est toi qui a fait des illustrations. Non, c'est pas moi. C'est une jeune peintre et illustratrice libanaise qui s'appelle Ala d'Abie. Euh donc elle et elle était avec moi quand l'histoire est née dans les manifestations de la Saula à Beirou et nous avons eu l'idée ensemble. Nous voulions à la base construire ce roman récit ensemble sur la Saura que nous vivions tous les soirs avec un groupe d'amis donc sur les routes et tout ça. Nous voulions en parler. Elle voulait illustrer, je voulais raconter et nous avons mis les le premier plan de ce récit en mot. ensemble. Donc euh donc évidemment la vie étant ce qu'elle est euh j'ai déménagé à Montréal, c'est là que le ress a vu le jour mais nous avons repris les illustrations qu'elle avait imaginé et elle les a adapté avec le le contenu qui était là et donc j'aimerais la citer aussi et la remercier. Zena, est-ce qu'à un moment donné vous voudriez retourner au Liban ? Ah et peut-être fini votre vie là-bas. Ah ben il fait beau, il y a du soleil et là aujourd'hui il neige. Je sais pas si ça va être rediffusé en direct mais je pense qu'on en a pour un bout là avec la neige. Donc certes, c'est tantant de se dire mais je vais finir mes jours au soleil à côté de la mer Méditerranée. Euh mais je ne sais pas ce qui va se passer si je n'ai pas de boule de cristal. Euh pour l'instant, ma vie est ici. Je fais tout ce que je peux pour que ce soit une belle vie et que je rencontre plein de monde et que je partage cette étincelle h qui qui a commencé là-bas pour moi. Oui, mais mais je ne sais pas, j'essaie d'y retourner de temps en temps. Euh j'ai une partie de ma famille là-bas. Euh mais euh oui euh heureusement aujourd'hui euh euh nos destins ne sont pas figés et sont liés de milliers de façons. Euh les appels WhatsApp, n'est-ce pas ? C'est un peu de magie. Ouais. Les écrans, les télés, les les avions, c'est pas si compliqué des fois, mais c'est loin. Ouais. Z après un livre aussi. fort en émotion là. C'est quoi vos prochaines c'est quoi les prochaines étapes ? Est-ce qu'on a on est on a déjà plongé dans l'écriture d'un autre monde, d'une autre œuvre, d'un autre nouvelle ? Alors, depuis 1 an, je suis enseignante au CGEP Vanier en littérature à Montréal à Saint-Laurent en fait, mais c'est Montréal aussi. Ouais, c'est Et donc, j'aimerais saluer tous mes étudiants, les étudiantes et leur dire de de lire, d'écrire et de continuer à leur parcours là. Euh mais donc oui, je suis plongée de nouveau dans l'enseignement que j'adore aussi également. Et oui, j'aimerais faire un tome 2. Oh, c'est un projet en fait. Ben, c'est aussi plein d'émotions en fait parce que le jour où Zoé, mon éditrice, m'a rappelé de TNT pour me dire qu'elle acceptait de qu'elle croyait en mon roman et c'était une très belle surprise, c'était euh en en l'automne dernier, ça fait déjà 1 an que nous travaillons là-dessus depuis. Et donc il y avait de nouveau une guerre qui avait éclaté au Liban à cause du conflit encore une fois entre Israël et la Palestine qui est qui est désastreux et qui a causé un génocide. Cette fois-ci, il faut le dire aussi qu'on pense à tous ces gens-là et que il faut pas laisser passer ça et il faut en parler et dire qu'on n'est pas d'accord. et ça avait débordé sur le sud Liban et même sur la banlie lieu sud du Liban où il y a des milices armées encore. Donc euh c'est pas la joie. Donc il qui qui était qui tentait de d'intervenir dans le conflit encore une fois et de faire plonger le Liban dans le conflit encore une fois mais qui ont il y a eu des représailles sévères sur Beyrout. qu'il y avait des bombardements sur route. Donc c'était une période où j'étais en pleur continuellement en train de me demander ce qui se passait pour mes proches et où je me disais ben tout ce que j'ai écrit là c'est déjà dépassé, il faut tirer la flche là et parler d'un nouveau conflit qui est en train de nouveau de changer les vies de toute une génération. Et et puis là je me disais c'est c'est la première chose que j'ai dite au téléphone, j'ai dit mais là tout a changé, il faut encore écrire une suite là. Et depuis ça m'est resté dans la tête et en effet je veux écrire la suite de l'histoire euh même si c'est une suite qui va être aussi une suite avec un exil à Montréal parce que beaucoup de gens sont partis euh comme moi et donc peut-être qu'il y aura cette fois-ci un parallèle entre les deux villes un peu plus prononcées. Hm. Et donc oui, je je j'ai déjà tout ça dans la tête. J'ai écrit quelques petites notes mais j'ai pas encore sérieusement commencer à à me plonger là-dedans. Mais c'est un début. Ouais. Donc il faut continuer l'histoire. Il faut continuer l'histoire malgré la distance et l'exil. Donc euh c'est une nouvelle mission pour moi, une nouvelle recherche de mots comme on disait tantôt euh à placer qui sont pas faciles à placer aussi. Alors euh voilà. OK. Ouais. Euh 4e de couverture, on a un segment un peu plus léger, on va dire. OK. Donc on rentre, on commence ce segment là tout de suite. C'est un jeu. OK. Euh je crée des jeux que j'adapte en fonction de l'invité que j'ai devant moi. Donc aujourd'hui pour Zena, on va utiliser le jeu de la carte d'identité littéraire. Aï ! J'explique. Donc je vais vous donner deux options liées à la littérature ou à la vie, peu importe. D'accord ? Vous choisirez laquelle des options vous définit le mieux, d'accord ? aujourd'hui. Et si vous voulez expliquer pourquoi, ce serait bienvenu, mais pas obligatoire. Euh, j'aurais quatre choix d'option maintenant. Est-ce que vous êtes prêts ? Je suis prête. OK. Première option la plus facile. Premier choix, le col. Hm hm. Qui symbolise la beauté. Deuxième choix, les cendres qui symbolise la renaissance après la destruction ou peu importe. Quelle est des deux l'option qui vous caractérise aujourd'hui ? Le col. Le col. On aime ça le col. C'est toujours effectivement effectivement euh l'enseignement. Oui. Ou l'écriture. Oh l'écriture. L'écriture oui c'est plus personnel. Mais l'ci l'enseignement c'est aussi un peu une mission là. Hm hm. qu'on se donne dans la vie qui fait du bien. Tout ce qu'on peut faire dans la vie, ça fait du bien. Il faut avoir plusieurs chapeaux. Il faut tenter plein de choses, rencontrer les autres. L'écriture, c'est moi, mais c'est plus solitaire. Alors, mais s'il faut dire ce qui me caractérise le plus, je dirais c'est c'est les mots, c'est l'écriture. Parfait. Euh votre langue maternelle ? Quelle est la première langue ? Je sais que au Liban il il y a il y a beaucoup de langues mais c'est le français. C'est le français. OK. Ma maman me parlait français et mon papa aussi. Même si ils sont libanais tous les deux. Ma maman a des origines greques aussi de sa de sa mère à elle. Donc ma grand-mère ne parlait pas l'arabe. OK. Et donc voilà, les deux familles parlaient trois langues euh euh sauf ma grand-mère donc. Mais notre langue qui nous définit le plus c'est le français. Et la deuxième
entre l'anglais et l'arabe, je dirais l'anglais pour la culture et l'arabe pour la conversation de tous les jours. OK. Ouais. Donc si je vous demande de choisir entre l'arabe h ou le français, qu'est-ce qui vous cat aujourd'hui ? Mais je crois que la réponse exact la réponse est assez évidente. Vous dit le français. Oui. Ben oui. Non, c'est la langue qui a toujours été là avec moi depuis que je suis née jusqu'à jusqu'à aujourd'hui. Donc OK. Maintenant, je vais vous donner deux auteurs puis vous allez me dire père lequel vous rapprochez le plus. OK. Saint Gibry. Oui. Ou Romain Gar. Oh, c'est deux points faibles. Ah oui, je les adore tous les deux. Euh mais je dirais Saint exupéré parce que pourquoi euh parce que c'est quelqu'un qui a dit tellement de vérités en tellement peu de mots que l'essentiel est invisible pour les yeux. Mon pays c'est l'enfant, sa volonté. C'est des c'est on peut pas on est des armées, je trouve. Euh c'est même si c'est un peu enfantin et naïf, c'est quand même philosophique et profond et ça atteint tous les âges. Euh et c'est un livre un peu un livre remède là qui fait du bien. Le Petit Prince par exemple, mais tous ces autres livres aussi. Ouais. Et Roman Gary euh c'est plus euh un personnage aussi hors norme euh quelqu'un qui était aussi euh euh qui était aussi euh aviateur, il me semble, à un moment donné. Donc euh Romain Garry, c'est un hommage à la maman par exemple qui est très très beau aussi et une vie mouvementée mais qu'il aime passionnément. C'est aussi c'est aussi un peu d'enfance si on pense si on pense au livre qu'il a écrit sous son pseudonyme des milajar. Donc oui, pourquoi pas ? Et mais la préférence va quand même àou. OK. C'est est-ce que il y a quelque chose dont on n pas parlé et dont vous voudriez parler avant la fin de de l'entrevue ? Euh non, ça va. Mais j'espère qu'on reparlera une autre fois pour un nouveau roman. Oh, OK, parfait. OK. Et quel est le dernier mot ? Qu'est-ce que vous voulez laisser à ceux qui nous regardent ou qui nous écoutent aujourd'hui ? Qu'est-ce que vous voulez qu'il retiennent de vous ?
qu'il retiennent de de d'eux-mêmes plutôt que de moi, que qu'il se que la vie c'est une aventure et qu'il faut se lancer devant les quand on se tient devant une porte fermée, il faut essayer d'ouvrir et se lancer parce que ça vaut la peine. Voilà. Donc euh du col et des centres disponibles aux éditions TNT. Oui. Est-ce qu'on peut l'avir sur Amazon ? On peut l'avoir en ebook en livre livre virtuel. Oui. Oui. Électronique sur toutes les plateformes électroniques. Parfait ça. Ouais. Et si on veut savoir qui est Zina Fayade, est-ce que on a des réseaux sociaux ? Ah, il y a un Instagram qu'on qu'on a pour le livre, c'est Du col et descendre en un seul mot sans sans chapeau là parce qu'il y a pas de chapeau. Donc du col et descendre. Euh et on pourra trouver les infos du livre au fur et à mesure. On essaie de de le garder un peu chaud. Donc ben merci beaucoup de votre présence aujourd'hui Zina. Merci à toi. Puis ça se ressent votre amour pour votre pays natal. Ah oui, puis il y a beaucoup d'émotions qui ressort et ça ne fait que donner envie de lire vraiment le le livre et et plonger dans dans l'histoire en même temps de du de ce beau pays dont on parle souvent pas positivement ou comme il faut à la télé. On en entend pas. Je suis sûre qu'il y a des côtés des beaux côtés cachés qu'on en entend pas parler. C'est peut-être l'occasion aussi d'aller là-dedans et puis de voir la passion dont sont investis les jeunes qui se battent pour un lendemain merveilleux, un lendemain un lendemain meilleur. Donc oui, ça donne envie. J'ai pas encore lu moi-même mais un jour tu vous pourrez et vous viendrez nous voir avec ma famille là-bas. Ouais. Je connais beaucoup beaucoup de Libanais. Je suis en Afrique. Il y a beaucoup de Libanais en Afrique aussi. Ici également, il y en a beaucoup. Donc oui, je sais que ils sont ce sont des personnes vraiment ouvertes, vraiment positives puis qui ont qui ont un côté qui manque un tout petit peu ici, malheureusement en Occident, on va dire. Ils ont un côté chaleureux. Ouais. Donc oui, ce sera avec plaisir que que je Et si on doit qu'on me confirme qu'au port il n'y a plus de nitrate. Non non, il a plus là, on peut pas savoir. Mais mais oui, il y a il y a des montagnes magnifiques. Il y a le bord de mer dans un tout petit périmètre et il y a des lieux et j'imagine la nourriture, c'est Oh my god ! Ouais, voilà. Exactement. Ou là là, on prend 3 kg par voyage. Ouais. Ouais. Non, non, mais les kilos en voyage, ça compte pas.
Merci
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