Église Nouvelle Vie | Trois-Rivières

Être chrétien c'est... persévérer dans la foi | Denis Morissette

Église Nouvelle Vie

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Être chrétien… mais qu’est-ce que cela signifie vraiment ?

Parfois la foi se heurte à des moments difficiles :
• au silence de Dieu
• à l’opposition des hommes
• au sentiment d’être exclu
• ou même à l’humiliation

Pourtant, dans l’Évangile, une femme refuse d’abandonner. Malgré les obstacles, elle continue de venir à Jésus… et finit par voir Dieu agir.

Dans ce message, pasteur Denis Morissette nous montre que la foi qui persévère, malgré le silence, le rejet et l’épreuve, finit toujours par trouver une réponse à son besoin.

Versets de référence : Matthieu 15.21–28 & Marc 7.24–30.

SPEAKER_00

Être chrétien, c'est, et je voudrais aborder à Bébou ce matin, ce message d'encouragement à ne jamais lâcher, à ne jamais abandonner. On va jeter les regards dans un récit des évangiles. Et on retrouve ce récit, cette histoire, dans deux livres, Matthieu, chapitre 15, et Marc, chapitre 7. Et pour les besoins de la cause, j'ai fusionné les deux textes pour en faire quelque chose d'un peu plus suivi en regard de ce que nous allons voir ce matin.

UNKNOWN

Ça va?

SPEAKER_00

Le texte va apparaître à l'écran. Jésus étant parti de là, se retirant dans le territoire de Tire et de Sidon, il entra dans une maison désirant que personne ne le sût. Mais il ne peut rester caché, car une femme dont la fille était possédée d'un esprit impur et cruellement tourmentée par le démon a entendu parler de lui. Cette femme était grecque, syrophénicienne d'origine, une femme cananéenne qui venait de ses contrées. Elle vint se jeter à ses pieds et lui cria,« Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David.» Ma fille est cruellement tourmentée par le démon. Il ne lui répondit pas un mot. Et ses disciples s'approchèrent et lui disaient avec insistance,« Renvoie-la, car elle crie derrière nous.» Il répondit,« Je n'étais envoyé qu'au brebis perdu de la maison d'Israël.» Mais elle vint se prosterner devant lui, disant,« Seigneur, secours-moi.» Car il n'est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens.« Oui, Seigneur, dit-elle, mais les petits chiens sous la table mangent les miettes qui tombent de la table de leur mère.»« À cause de cette parole, va qu'il te soit fait comme tu le veux, et comme tu veux, le démon est sorti de ta fille.» Et quand elle rentrait dans sa maison, elle trouvait l'enfant couché sous le lit, le démon étant sorti d'elle à l'heure même. Histoire assez particulière, vous êtes d'accord avec moi. Si vous l'avez déjà lue une fois, au moins, ça nous présente un Jésus un peu particulier. On n'est pas sûr qu'il y ait de la compassion dans cette histoire-là au départ. Et Ce matin, oubliez un peu toute l'histoire du démon. Ce n'est pas le but de mon approche ce matin. C'est davantage de voir un peu comment cette femme a réussi à faire face et à dénouer la situation. Lorsque Jésus se rend dans cette région, les commentateurs disent qu'en fait, vous savez, les pharisiens, l'Esprit était toujours un peu à sa poursuite, cherchant à le prendre toujours en défaut. Et il s'est retiré dans cette région, qui est une région majoritairement païenne, pour prendre l'expression de l'époque. Il a voulu se mettre à l'écoute corps, puis il allait se reposer un tout petit peu, mais il n'y avait pas beaucoup d'endroits où il pouvait le faire pour se retirer, et il se retrouve là-bas, mais c'est d'accord avec moi qu'il n'a pas été à l'écart très très longtemps, puisqu'il y a cette chambre qui apparaît et qui s'approche de lui, en lui disant,« Pitié de moi, Seigneur, fils de David, ma fille est cruellement tourmentée par le démon.» Alors, c'est un peu une déformation professionnelle, mais j'aime ça, moi, voir les personnages qu'il y a dans les scènes d'écriture et tenter de comprendre pourquoi, surtout les auteurs comme Mathieu et dans le contexte, c'est Marc, vont à des détails très particuliers. Ce qu'on sait de cette femme-là, il y a quelques petites caractéristiques. Il y en a au moins quatre que j'ai relevées rapidement. C'est une femme canadienne. Ça, c'est Mathieu qui l'a dit. Et le choix de Mathieu, c'est pas anodin parce qu'en fait, il met de l'avant un espèce de rappel que les relations entre Israël et toute la contrée autour n'étaient pas quelque chose de très, très, très, très, très, comment dirais-je, pacifique, comme c'est le cas à l'heure actuelle. C'est un conflit historique entre Israël et toute cette région de Canaan et des peuples de cette région-là. Et c'est le contraste littéralement entre le peuple de Dieu et, encore une fois, cette réalité d'une femme qui est issue de ce peuple-là. Le texte mentionne aussi qu'elle était une femme grecque. Elle appartient donc à un monde culturel. Vous devez garder cette notion du côté grec. On connaît tous les philosophes grecs. On a entendu parler. C'est un monde culturel assez développé. Et elle est probablement cultivée puisqu'elle est assez vive d'esprit, cette femme-là, lorsqu'elle va avoir une répartie envers Jésus, on s'aperçoit qu'il y a quelque chose de structurant à l'intérieur. Elle a un discours articulé, en fait. C'est une femme, je vous le dis, qui est syrophénicienne. À cette époque, la Phénicie était sous la dénomination de la Syrie. Et elle vient d'un environnement où on adorait différentes divinités phéniciennes, gréco-ramènes, vous savez, c'était pas un peu une espèce de soupe de religion, tout entremêlé de superstitions et tout ça. Et, donc, les cultes de divinité, Baal, Astarte et tout ça, Et ce qu'on sait aussi, c'est surtout l'élément qui va être l'élément clé de l'histoire, c'est que c'est la mère d'une fille, d'une jeune fille, qu'elle se bat pour sa fille. Le texte mentionne que sa fille, elle est tourmentée par le démon, on ne sait pas ce qui s'est passé, on ne sait pas pourquoi, mais elle est engagée dans une mission fondamentale pour elle, si je veux sauver ma fille, je veux réchapper ma fille. Et c'est une grande leçon pour nous qui sommes parents, parce qu'on est confrontés justement à des impondérables dans la vie de famille, vous savez, c'est pas évident, surtout à notre époque, je dirais, d'élever des afin de les garder vraiment en bonne santé, à la fois spirituelle et pour le reste de leur vie. Donc, ici, on assiste à une espèce de contraste entre deux mondes. Il y a à la fois Jésus qui est là avec ses disciples, qui représente vraiment la mission de Jésus, celle de propager la bonne nouvelle, et tout un autre monde qui n'est pas nécessairement ouvert à ça, qui n'est pas nécessairement perceptible de cette réalité de ce que Jésus est prêt à faire. Alors, cette femme s'approche de Jésus avec une, on pourrait dire, une certaine audace, parce qu'en contrefort, il faut se mettre dans la culture de l'époque où les femmes étaient très, très retirées, très, vous savez, vivent un petit peu en retrait, c'est une société très patriarcale, un peu machiste aussi. Puis elle, elle a cette audace de se rapprocher de Jésus, puis de l'interpeller, et, bon, Jésus, il se tient à l'écart parce qu'il veut se reposer un tout petit peu, mais là, il y a quelque chose, elle est dans un mode un peu intrusif, OK? Si elle s'était, elle disait à Jésus, fils de David, ma fille est cruellement tourmentée par le démon, s'il te plaît, aide-moi, aie pitié de moi. C'est Ce qu'elle veut de la part de Jésus est déterminé. Est-ce que vous connaissez l'expression« ce qu'une femme veut»

UNKNOWN

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Lévez la main à tous les hommes mariés qui avaient été victimes de votre femme. Moi, ma femme, quand elle a de quoi en tête, c'est fascinant jusqu'où elle est prête à aller. Et même moralement, ça peut aller à la manipulation, ça peut aller au drame, ça peut aller à tout. Non, je rigole. Ma femme mais pas ici, je n'en profite. Mais, honnêtement, au-delà de la blague, c'est un côté féminin qui est fascinant d'avoir cette détermination, d'avoir cet objectif, cette capacité de focaliser sur quelque chose. Donc, elle, elle approche Jésus parce qu'elle vise un but particulier, mais si elle s'était imaginé une certaine facilité, bien, ce n'est pas ce qui se produit parce que sa foi va être confrontée à quatre obstacles majeurs. Et c'est ce que je voudrais voir avec vous parce que c'est aussi quelque chose qui fait partie de notre vie, on est confronté à cela. Le premier obstacle, c'est la foi qui saute au silence. Le texte dit, lorsqu'elle s'approche de Jésus,« Aie pitié de moi, fils de David», le texte mentionne,« Il ne répondit pas un mot.» Jésus ne réagit pas. On est habitué de voir Jésus réagir. Mais là, il n'y a pas un mot. La réponse à son interpellation de Jésus, ce n'est pas un miracle. Elle est ignorée. C'est le silence. Jésus ne répond pas. C'est un moment troublant parce que souvent, quand on est en besoin, on s'attend à ce que notre foi provoque quelque chose. Il y a toute cette dimension de la foi qui provoque, qui génère quelque chose. Mais cette foi-ci, ce n'est pas ce qui se passe. Sa foi traverse Cet obstacle premier, c'est le fait que Jésus ne lui dit pas un mot. Et, vous savez, vous avez déjà sûrement connu ou exprimaté ces périodes ou ces saisons de la vie où Dieu semble silencieux. Des périodes de silence. Je l'ai vécu, moi, à plusieurs reprises au fil de toutes les années. Où es-tu, Seigneur? Je sais que tu es là, je sais que tu vas répondre, mais à quel point j'aurais besoin d'un petit jet de lumière dans mon obscurité? Fais-moi signe à quel Au-delà de se convaincre que Dieu nous parle par la Bible, on a besoin d'entendre Dieu souvent nous parler. Mais ce qu'on découvre au fil des années aussi de notre marche chrétienne, c'est que le silence de Dieu n'est pas nécessairement un refus. Il peut être un espace, une espèce de délai face à quelque chose qui nous met à l'épreuve nous et qui met à l'épreuve notre foi. Dans la vie, plusieurs passent par ces moments de silence. Ils prient, ils attendent, ils cherchent, ils aspirent, ils voudraient que quelque chose se passe, mais rien ne se passe. Ce qui est intéressant dans cette histoire-là, c'est que cette femme aurait pu s'arrêter là, jeter l'éponge, et dire, écoute, ça n'a pas marché, je me suis essayé, je suis allé vers lui, et tout ça. Ça m'amène à la question, à ce premier obstacle, est-ce qu'elle va continuer, est-ce qu'elle va aller de l'avant? Nous, on connaît la suite de l'histoire. Il y a un vieux pasteur qui s'appelle Taser, qui écrit beaucoup de livres, surtout sur la personne de Dieu, son livre le plus céleste, ça s'appelle La recherche de Dieu, ce que je vous encourage à lire aussi. Il a dit, il est souvent vrai que Dieu est le plus proche de nous lorsque nous pensons qu'il est le plus loin. Ça, c'est nos paramètres. Laissez-moi aller du côté psy. Ça, c'est nos émotions qui, parfois, ne sont pas au diapason de ce qui est Dieu. Et ce qui est intéressant aussi, c'est que lorsqu'on est confronté au silence de Dieu, ça met en lumière plein de choses à l'intérieur de nous. Vous savez que dans l'Ancien Testament, Dieu envoyait ses prophètes dans le désert. Presque tous ont eu des périodes de désert. Mais dans le désert, il ne se passe rien. Vous pouvez entendre un petit peu le bruit du vent, mais il n'y a aucun bruit. C'est le désert et tout ça. Mais dans des moments comme ça, d'arrêt, on s'aperçoit que tout remonte à la surface. Je ne sais pas si vous vous rappelez de la pandémie. La pandémie, tout s'est arrêté. En s'arrêtant, en coupant un peu notre effervescence, le fait de courir constamment, métro, boulot, dos, il n'y a pas de métro à Trois-Rivières, mais boulot, dos, la famille, toute l'effervescence, il y a plein de choses qui ont remonté à la surface. On s'est arrêté et on est tombé en mode d'éveil face à ce qui se passait à l'intérieur de nous. Et c'est souvent ça la force du silence de Dieu. Le silence de Dieu, première leçon, n'est pas l'absence de Dieu. Ce n'est pas parce que je ne vois pas le soleil, surtout aujourd'hui, qui a disparu. Il est toujours là, mais je ne le vois pas. La deuxième chose auquel sa foi va se heurter, c'est au rejet. Le texte mentionne, et c'est la réaction des apôtres,« Renvoie-la, car elle crie derrière nous.» En contrepassé d'imaginer la Sainte, vous savez, Jésus a eu beaucoup de patience avec ses disciples. Parce que parfois, ils ne sont pas très spirituels. Ils suivent Jésus depuis un bon moment, et là, ils sont énervés, ils sont agacée, mais elle m'énerve, elle m'énerve, ça n'occupe pas eux-mêmes, ils disent à Jésus d'en envoyer, débarrasse-toi d'elle, elle nous dérange, ça te dérange toi. Donc, ce second obstacle ne vient pas de Jésus, mais vient de ses propres disciples. Ils sont dérangés, énervés, ils ne voient pas la mère désespérée qui est en besoin, ils voient quelqu'un qui les dérange. Ça nous ferait penser à certains d'entre nous, vous savez, c'est beau l'Église, mais il y a des gens qui nous dérangent dans l'Église. Si quelqu'un, si un Sans-abri, il rentre ici, qu'il n'est pas trop en bonne santé physique et d'apparence. Moi, j'ai connu ces époques-là au Québec, où à quelque part, on appelle ça en anglais« holy few», les cinq petits troupeaux qui se réunissent, les enfants de Dieu, et tout ce qui vient de l'extérieur, ça dérange, ça nous déplace et tout ça. Renvoilà, combien parmi nous ont déjà vécu des moments où c'est nous qui avons été mal accueillis, c'est nous qui avons été mal reçus

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ou même rejetés par d'autres personnes, puis souvent, ce n'est pas les incroyants qui vont nous rejeter. Bien sûr, ils vont nous rejeter, mais à quelque part, il y a cette dimension d'entre nous, Satan est en sécurité, mais ce n'est pas ce qui se passe. Mais cette femme ne laissera pas l'attitude des disciples ou la réaction des disciples déterminer ce qu'elle va avoir de la part de Jésus. Elle ne s'adresse pas aux disciples, elle les ignore, mais elle va s'adresser à Jésus directement. Spurgeon a dit« Si la foi ne peut pas passer à travers l'opposition des hommes, elle ne mérite guère le nom de foi.

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SPEAKER_00

La foi, ce n'est pas quelque chose qui est dans tout facile, nécessairement. C'est la confrontation à plein de situations. Vous savez, quand je travaillais sur ce message-là, ça fait plusieurs mois que je suis sur ce message-là, sans savoir que j'étais pour prêcher sur cela aujourd'hui ici. On ne peut pas ne pas penser à des segments de la vie. Vous savez, quand on vieillit, je ne veux pas me mettre plus vieux que je suis, mais quand on vieillit, on pense plus au passé qu'on pense à l'avenir. Parce qu'évidemment, la distance face au futur n'est pas la même que la distance de tout ce qu'on a parcouru jusqu'à là. Et quand je pense à toute ma vie chrétienne, combien de fois j'ai vécu des choses que je n'aurais jamais voulu vivre. Vous savez, moi, j'aurais aimé avoir une divine immunité. Être à l'abri. Maintenant, je suis chrétien. Je suis une espèce de protégé. Les anges campent autour de moi. Maintenant, on s'aperçoit que ce n'est pas aussi magique que cela. Ce n'est pas aussi facile que ça. On est blessé. Daniel le sait et Magali, puisqu'ils ont vécu des choses quand ils étaient en Europe. Ce n'est pas évident de vivre cela. Souvent, on est confronté au fait que je vais lâcher est-ce que je vais abandonner ou est-ce que je vais continuer? Et c'est la question de ce second obstacle. Est-ce qu'il y a d'arrêt là, en se disant, écoute, ils ne veulent pas de moi, ils ne veulent pas de moi, je vais dégager. Au début du ministère, je me souviens, à peine six mois après mon appel, qui s'est fait dans un contexte assez fascinant, et vous savez, laissez-moi vous raconter ça. Je suis à Drummondville à l'époque, à l'église de Pentecôte à Drummondville. Je suis un jeune chrétien peut-être depuis deux ans. Il y a un évangéliste de passage, un évangéliste américain, et moi je suis assis dans comme vous, ce dimanche matin-là. Et c'est extatique. Ce genre de réunion-là, on voit moins ça de nos jours. Mais à l'époque, c'était soirée après soirée, comme des réunions de réveil un tout petit peu. Puis à un moment donné, au plein milieu de son message, le prédicateur américain me pointe, moi, au milieu de la foule, OK? Puis il me dit, Dieu m'appelle. Puis moi, je suis là, je suis interloqué. OK, je suis fasciné. Puis là, je sais pas trop ce qu'il veut aussi, ce que ça veut dire. Mais c'est mon appel. Grâce... que Dieu puisse bénir le pasteur qui était là à l'époque. Parce que c'est lui qui m'a rassuré en tout ça, malgré le fait que plein de gens disent« lui, lui, lui». Là, vous devez comprendre qu'à l'époque, j'ai les cheveux longs. Là, vous avez la version revue améliorée au fil des années. Mais à l'époque, il y avait besoin de changement à travers tout ça. Je me souviens qu'un pasteur qui était le pasteur avait dit« lui, lui, Dieu ne pourra jamais servir de lui». J'ai été KO pendant des mois et des mois à entendre cette parole-là qui venait me bombarder en disant« ça, c'est du rejet». C'est la blessure attachée au rejet. Mais, je suis encore là. Le troisième obstacle de la femme, c'est celle-ci. La foi exclue à l'exclusion. Et là, ce qui est intéressant, c'est une forme de discrimination. Le texte, c'est Jésus qui parle. Il dit, je n'ai été envoyé qu'au brebis perdu de la maison d'Israël. Sorry, le message que j'ai, ça ne s'adresse pas à toi. La troisième difficulté auquel elle en fait face, c'est face à son identité. Jésus rappelle que sa mission première s'adresse à Israël. Cette femme ne fait pas partie du peuple de Dieu. Elle est exclue. Elle est en dehors de cela. Elle est étrangère à tout cela. Puis à quelque part, vous devez voir que la chose va se dénouer. Mais même les disciples pensent de cette façon-là. Elle n'est pas parmi nous. Elle n'est pas de nous. C'est une femme étrangère. Appelez-vous Syrophénicienne, grecque, canadienne. Elle ne fait pas partie du peuple de l'Alliance. Elle ne fait pas partie du peuple de Dieu. Elle est païenne elle est disqualifiée, et Jésus fait simplement préciser le but de sa mission.« Je suis venu pour Israël, je suis venu pour le peuple de Dieu.» Elle n'est plus conclue.« Bon, ok, ok, ok, j'ai compris. Troisième strike tree, comme on dirait au baseball, troisième prise, je suis disqualifiée et tout ça. Ce n'est pas pour moi.» La réalité, c'est qu'elle ne l'abandonnera pas encore une fois. Elle va aller un pas de plus, et c'est là qu'il est intéressant. La grâce et l'amour qui se penchent vers ceux qui ne peuvent rien réclamer. On ne sait pas pourquoi Jésus agit de cette façon, mais certains vont dire qu'il testait la foi de la dame. On ne peut pas aller jusqu'à ce point-là quand on a étudié le texte en profondeur. Mais, est-ce qu'elle va s'arrêter là? Absolument pas. Au lieu de partir, elle s'approche encore plus près de Jésus. Ils retenissent cela, OK? Premier obstacle, deuxième obstacle, troisième obstacle. Au lieu de fuir et de dire« Écoute, ça ne marche pas pour moi», elle fait le contraire. Elle s'approche encore davantage de Jésus, mais elle est confrontée quand même un autre obstacle, c'est l'humiliation. Jésus va dire, il n'est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. Quand on lit ça une première fois, nous, Québécois, on se dit, elle vient de se faire traiter de chien? C'est ça qu'elle vient de... Non, mais c'est quoi? C'est probablement le moment le plus difficile du dialogue qui prend place entre elle et Jésus. Ses paroles semblent humiliantes. Jésus semble insensible. Mais Seigneur, si tu étais pas le Jésus que je connais, pourquoi tu lèges comme ça?» Et, encore une fois, beaucoup auraient quitté la scène en disant« Mais moi, je débattre, je m'en vais, je me casse, je fuis.» Mais la femme, elle ne se défend même pas. Elle ne essaie même pas de contrecarrer Jésus dans ce contexte-là. Elle ne proteste pas. Elle va transformer l'image utilisée par Jésus. Il va dépendre« Oui, Seigneur, mais les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leur maître.» Mais là, il faut qu'on aille un petit peu dans les détails techniques. Premièrement, sa réponse, c'est une réponse qui démontre une humilité remarquable. Elle ne cherche pas à revendiquer, elle ne cherche pas à confronter, elle ne pète pas un câble, elle ne pète pas une coche, elle ne fait rien de cela, c'est une humilité, vous allez voir. Et elle ne cherche pas à prouver qu'elle mérite quelque chose, qu'elle devrait avoir quelque chose, que je devrais lui répondre. Le problème vient du sens que l'on donne aux mots. OK? Parce que vous savez, les mots, c'est porteur d'une charge. OK? C'est porteur d'une charge émotionnelle. Il y a des émotions dans des mots. OK? Vous lisez un livre, vous lisez un roman, vous lisez des grands écrivains, ils viennent vous chercher à l'intérieur. OK? Parce que juste à partir des mots, les mots, c'est fascinant. Ici, il y a un jeu de mots. Mais en fait, il y a deux mots. Laissez-moi juste vous expliquer ça rapidement. Petite étude biblique de l'espace d'un instant. Il y a deux termes en grec pour le chien. Il y a kion qui désigne les chiens errants ou les chiens sauvages. Ça, c'est les chiens qui sont dans les ruelles et tout ça. Les chiens de ruelles et tout ça. Dans la culture juive de l'époque, ces chiens étaient considérés comme impurs et méprisables. Voilà pourquoi on utilisait cet expérience-là pour insulter des païens. Mais le second mot qu'on retrouve dans ce texte, c'est pas quiante, c'est qui n'a rien. Ça fait, disons, un animal domestique ou petits chiens qui sont là. Et là, c'est plus affectueux. C'est plus... C'est pas rejetant. C'est un diminutif qui signifie, en fait, petits chiens, chi C'est cute, un petit chiot et tout ça. Il y a un animal qui vit dans la maison. Donc, à quelque part, si on regarde un peu, même prophétiquement parlant, ce que Jésus lui dit, c'est que, à quelque part, même si c'est restreint au peuple d'Israël, il y a quelque chose, il y a une voie d'accès dans tout cela. Il y a une voie d'accès aussi dans tout cela, dans l'utilisation du terme. Comme si, à quelque part, même si tu ne vis pas dans la maison, tu peux potentiellement faire partie de la famille, mais je vais y revenir dans quelques instants. Je voudrais vous dire que l'humilité, c'est la racine de toute la vraie foi, mais l'humilité, ce n'est pas l'humiliation. Vous savez, les gens qui sont humiliés dans la vie, c'est les gens qui sont orgueilleux. Les personnes humbles ne sont jamais humiliées. Parce qu'ils n'ont pas peur de perdre la face. Vous savez, l'orgueil, c'est un masque. C'est le masque qu'on projette devant les gens pour un peu protéger ce que nous sommes à l'intérieur, nos propres déficiences, nos complexes et tout ça. Il y a quelques qui est humble, puis l'humilité, c'est la juste vision qu'on a de soi-même. Ni plus, ni moins. C'est le juste regard. Alors, cette femme-là, dans son humilité, elle n'est pas déstabilisée. Bien sûr, on n'a pas accès à ce qui vient à l'intérieur d'elle-même, mais on voit par ses réactions qu'elle n'est pas renversée par tout cela. Et je vais y revenir dans quelques instants, parce que c'est fascinant de voir comment on va s'en sortir. Vous savez, sa foi a traversé différentes obstacles. Et quand je regarde cette femme-là, d'ailleurs, Jésus a validé lui-même, il dit, ta foi est grande, ta foi est grande. Moi, à chaque fois, je vais y revenir dans quelques instants, que j'entends cette expression de ta foi, qu'il soit fait selon ta foi. Pourquoi Jésus dit ça? La foi, c'est invisible. La foi, c'est à l'intérieur. Pourquoi il dit que ta foi est grande? Parce qu'à quelque part, il voit quelque chose dans ses réactions. Je vous dirais, la foi, en fait, ce n'est pas vrai que c'est invisible. La foi, ça devient visible le jour où elle passe à l'action, où quelque chose bouge. Vous voyez, dans ces obstacles-là, on les voit, tout devient un peu, remonte à la surface. Une foi qui est confrontée au rejet, à au silence. On voit tout ça dans le texte. Ce que je suis inconfortable de nos jours, je vois souvent ça sur les réseaux sociaux, une espèce de confession prophétique. Par la foi, aujourd'hui, ta journée va être bénie. Par la foi, Dieu va répondre. C'est des paroles. C'est un peu magique tout ça. Ce n'est pas du tout ce qu'on voit dans ces réactions, dans la réaction de cette femme-là, comme dans bien d'autres histoires du Nouveau Testament. Alors, comment tout ça va se dénouer? Réfléchissons ensemble Lorsque Jésus lui répond« Femme, ta foi est grande», à cause de cette parole qu'elle vient de lui dire, va qu'elle te soit faite comme tu veux. Tu as la réponse à ton besoin. Cette déclaration-là, ça soulève immédiatement une question profonde. Où se trouve la foi de cette femme? Pourquoi Jésus dit cela? Sur quoi il se base pour dire cela? À quoi sa foi est si grande que cela? C'est juste dans une interaction, dans un dialogue avec Jésus. La foi de cette femme, ce n'est pas une simple... déclaration religieuse, c'est même pas une croyance abstraite, c'est quelque chose de plus concret. Elle vise un but particulier. Puis le but qui est toujours en arrière-plan, c'est la libération de l'adhérent de sa fille. La foi de cette femme, ça manifeste au travers d'une attitude, d'une réaction, même de la parole, de l'échange qu'elle va avoir avec Jésus, et aussi, je dirais, d'une persévérance remarquable. Est-ce que je peux vous confesser quelque chose ce matin? Vous voulez que je confesse des choses, c'est ça. J'avais, historiquement, ce n'est plus le cas maintenant, beaucoup de difficultés avec le mot patience et le mot persévérance. Surtout persévérance. Je suis un homme assez patient, mais persévérance dans le sens que je voyais la persévérance comme une espèce de sous-produit de la foi. Tu sais, quand tu n'as pas assez de foi, accroche-toi et ne lâche pas. C'est ça mon image. Parce qu'aussi, dans ma culture évangélique de l'époque, on a été beaucoup informés aussi par ce qu'on appelle l'hyperfaith, l'hyperfoi américaine, name it and claim it and name it, et tout va se passer. Alors, quand ça ne se passe pas, tu te dis, écoute, lâche pas, persévère, écoute, ça va peut-être finir par arriver un jour. Jusqu'au moment où je suis tombé dans ce texte de l'Épître aux Hébreux, où le texte m'assure que c'est par la persévérance qu'Abraham a eu l'accomplissement des promesses. Hum, intéressant. Comment appelle-t-on Abraham Le père de la foi. Alors, si le père de la foi a dû persévérer, c'est que la foi n'est pas un sous-produit, la persévérance n'est pas un sous-produit de la foi. Donnez-moi quelqu'un qui croit, je vais vous trouver quelqu'un qui persévère. Donnez-moi quelqu'un qui persévère, je vais vous trouver quelqu'un qui croit, qui croit, qui croit, qui croit jusqu'au bout. Et c'est ce qui prend place avec cette femme-là. Elle ne lâchera pas parce que c'est indissatiable. La foi, persévérance, persévérance et foi, tout ça est indissatiable. Comment, encore une fois, tout ça se dit-nous? Première chose, elle s'approche de Jésus... et reconnaît son autorité. Le texte mentionne, on le voit dans le récit, qu'à trois reprises, elle l'appelle Seigneur. Elle est païenne, elle ne connaît rien de toute la culture juive, peut-être un peu de la culture, mais du moins du fait que le peuple est lui. Seigneur, aie pitié de moi. Seigneur, secoure-moi. Et la troisième, c'est, oui, Seigneur, mais, et je vais revenir au mais dans quelques instants. Donc, le fait qu'elle utilise cette dimension de Seigneur, elle exprime sa reconnaissance d'une autorité supérieure. Elle le positionne Ce que moi, je ne suis pas capable, toi, tu es capable. C'est toi, Seigneur. C'est toi, le roi des rois. À la connaissance de son positionnement devant elle, cette femme païenne, étrangère, au peuple du réel, reconnaît pourtant en Jésus une autorité spirituelle. Et ça, c'est un geste de foi pour quelqu'un qui n'est pas exposé à cela. En second lieu, elle l'appelle fils de David. Ah, fils de David, aie pitié de moi. Aie pitié de moi, Seigneur fils de David, le texte mentionnait, c'est encore plus significatif parce que le fils de David, c'est un titre qu'on appelle messianique. C'est qu'à quelque part, même dans l'expression, elle confesse que Jésus est le Messie. Soyez avec moi là. Tout le travail qui s'est fait à l'intérieur de cette femme-là, il a fallu que quelque chose se prépare à l'intérieur d'elle avant que ça se dénoue dans l'extérieur. Jésus est celui, on l'a chanté tout à l'heure, qui accomplit des promesses. Il a accompli des promesses faites à Israël. Cette femme païenne reconnaît ce que plusieurs dans le peuple dont les scribes et les pharisaïens n'arrivent même pas à reconnaître. Et parfois, les disciples sont lents à comprendre tout ça. Jésus est le Messie attendu. Elle vient vers celui qu'elle sait qu'il est envoyé par Dieu. Sa foi se manifeste par une compréhension spirituelle et une ouverture dans son esprit étonnante pour quelqu'un qui ne fait pas partie du peuple de Dieu. C'est aïe aïe. Troisièmement, elle manifeste une foi insistante. Le texte mentionne encore une fois,« Elle vint se jeter à ses pieds du criant,« Aie pitié de moi, ma fille est cruellement tourmentée par le démon.» Elle ne se contente pas ici d'une demande polie. Elle persiste, puis elle s'approche davantage, au point de se jeter à ses pieds. Ses paroles deviennent non pas une demande formelle, mais une supplication, une insistance incroyable. Quelque chose qui, à l'intérieur, dit« Je ne peux pas passer à côté. Il faut que tu me secoues. Il faut que je m'en sors.» Sa foi, encore une fois, qui s'exprime dans l'humilité et dans la dépendance totale envers Jésus.« Seigneur, si toi, tu ne peux, tu ne fais rien, je suis foutu. Ma fille est foutue.» Sa foi s'exprime dans l'humilité et dans la dépendance en se tentant envers Jésus, c'est toi la solution. Elle sait qu'elle n'a aucun pouvoir et il n'est pas question qu'elle lâche, qu'elle abandonne. Troisièmement, elle persévère malgré les obstacles. Sa foi est mise à l'épreuve par plusieurs barrières successives au résultat du vin ensemble. Le silence de Jésus, le rejet de la part des disciples, l'exclusion parce qu'elle ne fait pas partie du supérieur et ce qui semble quelque chose d'humiliant, bien sûr, c'est le fait de toute cette dévocation du petit chien lorsque Jésus évoque le pain des enfants et des petits chiens. Beaucoup auraient abandonné après la première ou la deuxième difficulté et ne lâchent pas de continuer encore davantage. Je veux ce matin vous encourager à faire confiance à Dieu. Je vais vous encourager à aller au-delà des obstacles. Moi, j'aurais aimé que la vie soit une belle longue autoroute, bien droite, bien éclairée, une quatre voies qu'on appelle. C'est un petit chemin sinueux avec plein, plein, plein d'obstacles en cours de route. Cinquièmement, elle fait preuve d'une intelligence spirituelle remarquable. Intelligence spirituelle remarquable. Lorsque Jésus déclare, il n'est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens, elle ne se scandalise pas. Suivez-moi bien l'espace un instant. Elle ne se retire pas. Au contraire, elle saisit l'image que Jésus... Jésus dit ça, elle va prendre l'image, et là, on a quelqu'un de brillant. C'est pour ça que tout à l'heure, j'ai fait la révision côté grec, là. Elle a saisi quelque chose que les... même les disciples postaux qui Au contraire, elle saisit l'image et la retourne avec finesse. Le texte mentionne, elle dit« Oui, Seigneur, mais» Dans mes notes, le« oui» et le« mais» sont ensemble, sont en caractère grand. Parce que le« oui», c'est, je ne me pose pas à Jésus.« Wow, wow, wow, wow. Non, je ne suis pas d'accord avec toi, Jésus, puis on va débattre.» Elle dit« oui». Mais, et le« mais» qui est là, c'est, elle met le pied dans la porte.

UNKNOWN

OK?

SPEAKER_00

littéralement, spirituellement, elle met le pied dans la porte, elle cherche, elle voit la brèche, elle voit l'espace, puis elle rentre dans l'espace. Est-ce que vous êtes avec moi ce matin? C'est ce qu'elle fait. S'il y a des enfants à la table, s'il y a des miettes qui tombent, et si des miettes tombent vraiment, mais les petits chiens peuvent en profiter. Donc, de façon, un, elle se positionne comme ça, encore une fois, je reviens, avec une humilité remarquable, mais une intelligence vive, une intelligence forte. Elle s'engouffre littéralement dans ses ouverture-là. C'est pour ça que Jésus dit« à cause de tes paroles, à cause de cette parole.» Je voudrais que vous, parfois, vous imaginez Jésus devant des situations comme ça, avec une espèce de sourire en coin, en disant« my, c'est ça la foi.» Vous savez, il y a plusieurs histoires dans la Bible qui sont comme ça. Pensons à la femme qui avait une perte de sang, qui s'est approchée de Jésus, qui a touché son vêtement. Jésus qui dit« qui m'a touché?» La femme, elle vient par le port de Jésus, puis Jésus, elle est là.

UNKNOWN

« Ma fille, ta foi t'a sauvé.

SPEAKER_00

»« Ma fille, wow!» Le paradis est descendu par le toit. Voyant leur foi. Voyant leur foi. Je suis certain qu'ils disent« Non, mais vous faites quoi à débâtir mon toit?» Il n'est pas là. Il est dans la reconnaissance de la foi. C'est par la foi qu'on est agréable à Dieu. C'est par la foi qu'on est agréable à Dieu. Essayez d'imaginer que quand vous faites des pas de foi, que vous avancez par la foi face à des obstacles, face aux impondérables de la vie, les épreuves et tout ça, à tous les fois que vous faites des pas de foi, imaginez le sourire de Dieu.« Wow, c'est ce que je veux voir en vous.

UNKNOWN

»

SPEAKER_00

par ses paroles, par cette parole, elle fait juste s'infiltrer. Elle fait juste s'introduire dans la pensée de Jésus, dans l'expression de Jésus, pour retirer le bénéfice qu'elle a. Oui, mais. Rappelez-vous. Ce que femme veut. Oui, mais. Oui, mais. Le mais, parfois, c'est un obstacle. Parfois, le mais, c'est une petite objection en disant, oui, mais il y a un autre espace, une autre solution, une autre façon de voir les choses. Et enfin, je crois que sa foi a été motivée plus que tout, qui était le moteur derrière sa foi, c'était l'amour qu'elle avait pour sa fille.« Aie pitié de moi, ma fille est cruellement tourmentée par le démon.» Cette femme ne vient pas pour elle-même, elle ne vient pas revendiquer pour revendiquer, elle vient pour sa fille qui est tourmentée. C'est l'amour d'une mère, c'est l'amour d'un parent, l'amour d'une mère qui donne à sa foi toute cette intensité-là. Et dans plein de situations comme ça, on le voit dans la Bible. Tout à l'heure, je faisais allusion que la persévérance est indissociable de la foi, je dirais que l'amour est presque indissociable de la foi. Paul, quand il parle à Philemon, lui dit, j'ai entendu parler de ton amour pour tous les saints et de ta foi au Seigneur Jésus. Paul est en prison à Rome. Philemon est un colosse et la réputation de Philemon s'est répandue jusqu'à Rome. J'ai entendu parler de ton amour et j'ai entendu parler de ta foi. Et l'apôtre va dire, c'est juste à mon nom de la amour que je vais te demander ce que je vais te demander. Alors cette femme ici, elle est poussée par l'amour, elle ne lâche pas prise, elle refuse d'abandonner parce que la souffrance et l'état de son enfant la poussent à chercher, à rechercher par-dessus tout un secours et une solution à sa situation. Son amour devient la force derrière sa foi, derrière sa détermination au niveau de la foi. Et le texte pour conclure, et quand elle rentra dans sa maison La dernière leçon, la foi qui refuse d'abandonner finit toujours par trouver une réponse à son besoin. Je répète, la foi qui refuse d'abandonner finit toujours par trouver une réponse à son besoin. Fillez toujours par trouver une réponse aux vos besoins. Ce matin, je vais vous demander de fermer les yeux juste quelques instants, s'il vous plaît. J'aimerais terminer avec ceci. Je ne sais pas ce que vous vivez dans votre propre vie. Quand moi, je vous regarde, vous avez l'air tous bien, en bonne santé. On est bien à l'église. C'est paisible, c'est harmonieux. Je peux facilement m'imaginer, étant un être humain tout comme vous, que la vie n'est pas facile. On est confronté parfois à des obstacles. On est confronté parfois à des blessures, à des douleurs J'aurais même le goût de vous poser la question ce matin. Comment va votre foi ce matin? Est-ce que vous avez une foi en santé? Est-ce que vous avez l'impression de perdre la foi? Est-ce que vous avez une foi usée? J'aimerais vous poser la question. À quoi faites-vous face? Peut-être que vous êtes arrivé ce matin, même en disant au Seigneur,« Seigneur, là, faut-tu me parler ce matin? Faut-tu me parler? Parce que là, j'ai le goût de tout lâcher. Ça se passe pas bien à mon travail. Ça se passe pas bien dans mon mariage. Ça se passe pas bien dans ma famille. Ça se passe pas bien dans mes finances. Peu importe. Seigneur, je je plaque tout. Je m'en vais sans savoir où je vais aller, mais j'ai le goût de tout plaquer. Puis tout d'un coup, ce matin, il arrive ce prédicateur qui parle de ne pas lâcher, de ne pas abandonner, mais d'aller de l'avant malgré les obstacles qu'on demande. Posez-vous la question ce matin, où pouvez-vous appliquer votre foi? Et si dans le texte, cette femme applique sa foi devant Jésus, en dépit des disciples, pour une cause plus grande qu'elle, c'est celle de sa fille. C'est ça la force de l'amour. En ce matin, la prière, c'est que le Saint-Esprit puisse vous éclairer, puisse mettre à jour plein de choses. Vous pouvez être un chrétien du dimanche qui est venu juste pour bien vous sentir, pour dire,« Wow, c'est bien.» Mais votre foi doit être quelque chose qui va s'appliquer dans chaque aspect de votre vie. La Bible nous dit,« Mon juste vivra par la foi.» Vivre par la foi, je ne veux pas simplement mentionner une certaine passivité ou une certaine résignation. C'est quelque chose qui nous pousse à aller devant. Cette femme a assister à un dénouement dans sa vie. Et toutes les histoires du Nouveau Testament, les miracles de Jésus pointent toujours dans la même direction. Je vais vers Dieu parce que je veux voir quelque chose se produire dans ma vie. Que ce soit au niveau du salut, que ce soit au niveau du rétablissement, peu importe la situation, je veux un dénouement. Seigneur Dieu, par la présence de ton esprit en ce lieu ce matin, je prie Seigneur. que tu touches le cœur de chaque personne qui est ici. Ils ont mis à part, Seigneur, cet espace dans le temps, dans cette journée de dimanche matin, non seulement pour venir te louer, t'adorer, mais surtout pour recevoir de toi aussi. Seigneur, je vois souvent l'église du dimanche un peu comme une station-service où on vient faire le plein pour la semaine. Seigneur, tu vois ce à quoi ils ont fait face. La vie est difficile. La vie actuelle est insécurisante avec toutes les guerres qui prennent place, Seigneur. Ce qu'on entend des gens actualité, l'économie qui est malmenée, l'essence qui grimpe à un taux incroyable. Dans ces moments-là, lorsqu'on regarde aux circonstances, on a le goût de dire, Seigneur, Seigneur, est-ce que ça va lâcher? Qu'est-ce que je peux faire dans tout ça? Mais nos regards se tournent vers toi, Seigneur Jésus, en sachant que tu es au-dessus de tout cela. Sachez que je suis Dieu et que je règne sur les nations. Seigneur, notre foi, elle est en toi. Elle n'est pas dans les circonstances, elle n'est pas dans l'État, elle n'est pas dans la mairie. Ta foi n'est pas dans les Les hommes de la foi, elle est en toi, Seigneur. Et que cette histoire ce matin, ce récit de cette femme syrophénicienne, Seigneur, qui n'avait rien pour gagner, Seigneur, mais qui assistait à dénouement tout ça, par une foi qui a dépassé tous les obstacles qu'elle avait fait. Seigneur, fais cette œuvre maintenant dans la vie de tous et chacun, et sois élevé et glorifié en toutes choses. Et tous ensemble, nous disons Amen, Amen et Amen.

UNKNOWN

Amen.