Église Nouvelle Vie | Trois-Rivières

Quand ma famille est brisée | Daniel Metbach |

Église Nouvelle Vie

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Et si Dieu était encore en train d’écrire quelque chose… au milieu même de ce qui semblait détruit?

À travers l’histoire bouleversante de Naomi et Ruth, pasteur Daniel nous entraîne dans un récit marqué par la famine, le deuil, l’exil, l’amertume et l’incertitude… pour nous révéler comment Dieu peut encore faire naître la vie au cœur des ruines.

Un message d'espoir pour tous ceux qui portent le poids d’une histoire inachevée.

Versets de référence : Ruth 1.1-21

SPEAKER_00

Très heureux d'être avec vous pour la suite de notre série du moment qui s'intitule « Ma famille et moi ». Et ce matin, on va parler ensemble d'un sujet assez important que j'ai intitulé de la manière suivante « Quand ma famille est brisée ». On est tous d'accord pour dire que la famille est souvent porteuse d'espoir, porteuse de moments heureux et que l'on souhaite toujours vivre au quotidien. Mais il arrive des moments dans notre vie, dans notre parcours familial, il peut y avoir des brisements qui prennent place. Et ce matin, on va regarder ensemble à une famille de l'ancienne alliance, de l'Ancien Testament, une famille qui s'est illustrée dans un moment de brisement, mais Dieu a manifesté sa grâce. Et j'aimerais, à travers ce message ce matin, nous encourager ensemble que, quel que soit ce que la vie peut briser dans notre parcours familial, l'espoir est toujours possible avec Dieu. Il est toujours possible de renaître à l'espoir. Il est toujours possible de vivre un recommencement, de prendre un nouveau départ, d'avoir une restauration. Dieu est celui qui amène la vie même au milieu de la mort, celui qui amène la lumière au sein des ténèbres et celui qui amène la restauration tout était cassé et complètement brisé. Quelqu'un devrait dire oui ce matin. Alors on va faire ensemble une lecture dans le livre de Ruth. Je ne sais pas si vous êtes familier de cette histoire mais ce matin le message va plonger profondément dans ce livre qui nous présente Une famille qui commence dans des circonstances assez difficiles. On va en prendre connaissance. Ruth, chapitre 1, à partir du verset 1er, nous lisons ensemble. « Du temps des juges, il y eut une famine dans le pays. Un homme de Bethléem, de Juda, partit avec sa femme et ses deux fils pour faire un séjour dans le pays de Moab. Le nom de cet homme était Elimelech. » celui de sa femme Naomi. Et ses deux fils s'appelaient Maclon et Kilion. Ils étaient effraciens de Bethléem de Juda. Arrivé au pays de Moab, ils y fixèrent leur demeure. Et Limelech, mari de Naomi, mourut. Très sobre le récit biblique, mais on comprend ici, dans cette petite phrase, qu'il y a eu beaucoup de choses qui se sont passées, émotionnellement. « Et elle resta avec ses deux fils. Ils prirent des femmes Moabites, dont l'une se nommait Orpa et l'autre Ruth. Et ils habitèrent environ dix ans. Maclone et Kylion moururent aussi tous les deux. » Et aussi, très sobre le texte, mais on comprend ici toute la charge émotionnelle. « Et Naomi resta privée de ses deux fils et de son mari. » Verset 6. « Puis elle se leva, elle et ses belles-filles, afin de quitter le pays de Moab, car elle apprit au pays de Moab que l'Éternel avait visité son peuple et lui avait donné du pain. Elle sortit du lieu qu'elle habitait accompagnée de ses deux belles-filles et elle se mit en route pour retourner dans le pays de Juda. Et elles élevèrent la voie et pleurèrent encore. Orpa embrassa sa belle-mère, mais Ruth s'attacha à elle. » En fait, à un moment donné, il y a comme un carrefour Naomi demande à ses belles-filles en leur disant « Mais ne me suivez pas, je suis trop âgée pour avoir un autre enfant que vous puissiez en faire votre mari. Vaut mieux de « Restez dans votre peuple, puis trouvez un autre mari à épouser pour avoir une famille. » Et à la suite de cette discussion, Orpah décide d'embrasser Naomi, puis de rebousser chemin pour retourner dans son pays, tandis que Ruth, elle, va s'attacher à sa belle-mère et va la suivre jusqu'à Bethléem. Verset 19. « Ruth et Naomi firent ensemble le voyage jusqu'à leur arrivée à Bethléem. Et lorsqu'elles entrèrent dans Bethléem, toute la ville fut émue à cause d'elle, et les femmes disaient, « Est-ce Naomi

UNKNOWN

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SPEAKER_00

» Et elle leur dit, « Ne m'appelez pas Naomi.

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»

SPEAKER_00

« Appelez-moi Mara, car le Tout-Puissant m'a rempli d'amertume. » J'étais dans l'abondance à mon départ et l'Éternel me ramène les mains vides. Pourquoi appelleriez-vous Naomi après que l'Éternel s'est prononcé contre moi et que le Tout-Puissant m'a infligé

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Amen. Je ne sais pas si on a envie de dire « Amen » à ça. Le livre de Ruth est un récit fascinant parce qu'on n'y voit pas de miracle extraordinaire, mais pourtant Dieu est constamment en train d'agir à travers les filigranes de cette histoire et en rafale quelques réalités humaines que nous découvrons dans ce livre. et qui vont venir nous rejoindre ce matin en tant que famille des grandes réalités humaines en Rafale. Premièrement, il y a l'immigration et le déracinement culturel. Il y a un flux migratoire dans ce livre qui commence dès les premières pages. On voit une famille qui était à Bethléem et qui immigre à Moab à cause d'une famine, à cause d'une situation matérielle, économique, qui les conduit à chercher un endroit pour mieux vivre. Alors Elimelech quitte Bethléem pour Moab, puis ensuite Naomi et Ruth quittent Moab pour Juda. Il y a deux flux migratoires qui prennent place. Donc le récit traite du déracinement et de l'adaptation culturelle, de la vulnérabilité de l'étranger, de la perte des repères et du choc des cultures. Pour ceux qui sont des arrivants, des immigrants, des familles qui ont parfois quitté des situations confortables ou des relations qui étaient profondes et qui étaient vraiment chères à leur cœur pour se retrouver dans une nouvelle situation, dans une nouvelle géographie tout est à rebâtir, tout est à recommencer, ce récit vient faire écho au déracinement culturel. Ruth arrive dans un peuple, on va le voir dans les prochains chapitres de ce livre, dont elle ne connaît pas bien les codes. Parce que lorsque tu arrives dans un endroit, il y a des codes. Il y a des codes culturels, il y a des codes linguistiques, il y a des codes moraux, il y a des codes qui prennent place dans la société. Et on n'a pas de mode d'emploi lorsqu'on arrive dans un pays étranger et que toi, tu es l'étranger dans cette situation, tu ne connais pas les codes. Ceux qui sont arrivants, des nouveaux arrivants, même d'hier ou d'avant-hier ou même de plusieurs années, vous avez tous vécu des situations cocasses, vous étiez arrivés au Québec et ne connaissant pas les codes, vous vous êtes retrouvés un petit peu bêtes. Confessez vous les nouveaux arrivants ce matin moi je me souviens avec Magali dans les premières années nous étions arrivés dans la province ça a pris longtemps avant qu'on comprenne parce que parfois ça peut être vraiment cocasse à chaque fois qu'on est dans un magasin qu'on demandait un renseignement qu'on demandait un service et qu'on disait à la personne merci pour le service elle nous disait toujours bienvenue et avec Magali on se disait waouh ils sont tellement accueillants dans ce pays puis je disais à Magali ça doit se voir sur notre visage sans doute qu'on est des nouveaux arrivants c'est pour ça qu'ils nous souhaitaient bienvenue Et ça a pris sérieusement pratiquement un an avant qu'on réalise qu'en fait, non, lorsque les gens nous disaient « bienvenue », c'était l'adaptation francophone du mot anglais « you're welcome », « bienvenue ». Ça voulait dire simplement « de rien », en fait.

UNKNOWN

« Merci de rien ».

SPEAKER_00

Toujours quelqu'un, il dit de lui, bienvenue. Alors, on vit des situations cocasses quand on est un immigrant, quand on fait adaptation dans une culture étrangère. Et ce déracinement, eh bien, ici, Ruth le vit et Naomi le vit aussi à son niveau. C'est ceux qui ont quitté leur pays, qui vivent entre deux cultures, ceux qui doivent tout recommencer à zéro. C'est aussi toute personne qui vit un déracinement intérieur, un divorce, un déménagement, une rupture familiale. Cette histoire, ici, va nous montrer que Dieu agit derrière les flux migratoires. Amen. Comme Joseph, on s'entend, qui était un migrant qui arrive en Égypte par la petite porte, évidemment, il était un esclave, mais pourtant, à travers ce flux migratoire, Dieu préparait non seulement le salut de l'Égypte, mais aussi celui de toute Israël. Deuxième réalité également que ce livre nous partage, c'est l'insécurité financière et la précarité économique. Le livre s'ouvre avec une famine. Une famine qui prend place dans le pays et qui se poursuit ensuite avec deux pauvres veuves. Naomi et Ruth, qui vivent dans une vulnérabilité qui est extrême. Pas de mari, pas d'héritier, pas de revenu, pas de filet social. Ruth se retrouve à glaner lorsqu'elle arrive à Juda, derrière les moissonneurs, on en parlera plus tard, parce que le glanage était le minimum vital laissé aux pauvres selon la Torah. La Torah avait prévu un équilibre économique qui faisait en sorte que lorsque les gens allaient cultiver leur champ et qu'ils faisaient la moisson, ils avaient le devoir, la loi l'exigeait, de laisser une portion sur le plan, que ce soit la vigne ou que ce soit le grain, laisser une portion sur le plan de manière à ce que les pauvres puissent aller chercher ce qui restait sur les plans pour pouvoir acquérir de la nourriture. De cette manière-là, Dieu prévoyait que les vulnérables ne soient pas en situation de mendicité en leur permettant non seulement d'avoir un subside, mais aussi de garder leur dignité. Car souvent, l'enjeu lorsqu'on fait des offres sociales, c'est la dignité du prochain, c'est la dignité de la personne à qui on apporte de l'aide. Je me souviens, dans les cours de maîtrise que j'ai faits, à un moment donné, on parlait d'une situation qui s'est produite dans la région de Montréal. Une église avait eu à cœur d'apporter des repas de Noël à des familles immigrantes de couleur. Et sans consulter personne de cette communauté, ils ont pris l'initiative d'aller frapper aux portes et de donner des repas. Et chaque fois qu'ils frappaient aux portes, les maris prenaient la porte par derrière pour se sauver parce qu'ils avaient honte. Ils avaient honte de ne pas être capables d'offrir à leur famille ce que ces étrangers venaient leur offrir à ce moment-là. Donc vous voyez que parfois, dans l'aide sociale, il est important de prendre en compte la dignité du prochain. Et la loi, j'aime beaucoup comment Dieu est sage, qu'en mettant cette cette situation du glanage, il permettait aux pauvres de garder leur dignité. Parce que Dieu ne veut pas que parce que tu es pauvre que tu perds ta dignité. Amen. Insécurité financière et précarité économique. C'est un terme qui parle également, à notre époque, l'inflation, l'anxiété financière, la surcharge économique, les familles épuisées, les parents qui portent seuls, les charges. Le livre de Ruth nous rappelle que Dieu voit aussi les besoins matériels et qu'il veut y pourvoir. Quelqu'un devrait dire oui. Troisième réalité également, c'est le veuvage et le mariage. Ruth et Naomi sont veuves et dans l'Antiquité, cela signifiait souvent la vulnérabilité, l'isolement, la dépendance, la fragilité sociale parce que c'était le mari qui ramenait l'argent à la maison. Le livre de Ruth également traite du remariage avec une grande délicatesse. Elle traverse le deuil et le texte ne banalise pas la perte, ni le passé, ni la mémoire de ceux qui sont morts, mais il montre qu'une grâce peut émerger après une saison de douleur. Ça, ça va rejoindre les veufs, les divorcés, les familles recomposées, ceux qui ont peur d'aimer encore ou qui culpabilisent d'espérer à nouveau. Ruth montre qu'il existe une vie après certaines morts relationnelles. Quelqu'un devrait dire oui. Et enfin et dernièrement, stérilité et fécondité. Le livre commence avec une famille dont la lignée semble condamnée. Il y a une stérilité, il n'y a pas d'enfant, il n'y a pas de descendance. Les hommes meurent, aucun enfant, aucun héritier. Mais Ruth va plus tard enfanter Obed. Cette stérilité va laisser place à une fécondité et ça dépasse le biologique parce que Obed va être le grand-père du roi David. Et Ruth va entrer dans la généalogie du Messie. Le livre enseigne que Dieu peut produire la vie, tout semblait fermé, l'avenir semblait impossible, cette tension rejoint les couples confrontés à l'infertilité, les familles qui ont perdu l'espoir, les parents qui sont découragés, peut-être avec un ado qui grinche dans sa chambre, ceux qui pensent que leur vie ne portera plus de fruits. Ce matin, il y a une parole pour chacun d'entre nous. Et ce matin, à travers son histoire, on va regarder ensemble à trois vérités concernant nos familles. Est-ce que vous êtes avec moi ce matin

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Première vérité, c'est qu'il n'est jamais trop tard, il n'est jamais trop tard pour revenir vers Dieu Le texte dit de cette façon, verset 6 du chapitre 1, « Naomi se leva, elle et ses belles-filles, afin de quitter le pays de Moab, car elle apprit au pays de Moab que l'Éternel avait visité son peuple et lui avait donné du pain. » Cette histoire se situe au temps des juges. Et au temps des juges, l'auteur biblique résume cette époque en disant « Chacun faisait ce qui lui semblait bon ». Pour résumer, c'était de l'anarchie. Il n'y avait pas de roi en Israël, il n'y avait pas d'ordre, il n'y avait pas de gouvernement, il n'y avait pas d'autorité qui dirigeait et donc de ce fait, chaque enfant d'Israël faisait à sa mesure ce qui lui paraissait juste. Et on comprend ici que cette famille a, comme les autres, fait ce qui lui semblait bon. Dans cette période et jusqu'à la venue de Jésus, il faut comprendre que le salut était quelque chose de géographique et de territorial. Le salut n'était pas comme nous aujourd'hui avec Jésus on croit dans la mort de Jésus, mais à ce moment-là, le salut était associé au terrain, à la promesse. C'est pour ça qu'on parlait de la terre promise. Parce que la rédemption était effective par le fait de s'emparer du territoire, de l'habiter, d'en chasser les ennemis et de rendre un culte à Dieu à travers sa vie de famille. Et c'est pourquoi, ici, le fait de quitter la terre de Bethléem, la terre promise, c'est quitter le territoire des promesses de Dieu, en fait, pour aller dans une terre étrangère pour aller dans un endroit où, quelque part, Dieu n'avait pas promis de les aider, de les protéger. Ils étaient dans une terre étrangère et donc, même si le texte laisse une certaine ambiguïté, on comprend ici qu'il y avait une tension, que quelque part, le fait de quitter la terre d'Israël pour aller à Moab était contraire à la volonté de Dieu. C'était un lieu qui n'était pas appelé à être possédé par les enfants d'Israël. Et de plus, dans cette terre étrangère, cette famille va s'allier avec des Moabites, des gens qui étaient étranger aux promesses de Dieu. Et lorsqu'on regarde l'étymologie des noms, ici quelques étymologies qui vont apparaître à l'écran, Naomi signifie agréable, douceur ou grâce. Elimelech signifie mon Dieu et roi. Maclon signifie maladie, faiblesse, un drôle de nom pour un enfant. Kilion signifie épuisement, disparition. On dirait que c'est prophétique la manière dont elle appelait ses enfants. Bethléem, c'est la maison du pain. Ils ont quitté Bethléem parce qu'il y avait une famine. Il y avait une famine à la maison du pain. C'est comme un paradoxe. Et Ruth signifie celle qui s'attache et Moab veut dire issue du père. Et donc Moab, pour revenir un petit peu à l'étymologie de ce nom, Moab est apparu dans un contexte très troublant. C'est lors de la destruction de Sodome et Gomorre, les filles de Lot ont couché avec leur père parce qu'il s'est retiré dans les montagnes. Et de cette relation incestueuse est un enfant qui a été appelé Moab. Et le nom de Moab porte la peur, le traumatisme, l'inceste, la survie, la confusion morale. Et Moab était un peuple qui était cousin d'Israël. Les Moabites sont des descendants de Lot qui étaient neveux d'Abraham. Il y avait donc une proximité familiale avec Israël. C'était un peu comme des cousins éloignés, un peu comme les Français et les Québécois. Mais cette proximité est traversée par des tensions tout au long de l'écriture. On voit des conflits, on voit de l'idolâtrie, on voit de l'hostilité, on voit aussi de la séduction. Balaam, le prophète, c'était également des gens de Moab. Et pourtant, dans le livre de Ruth, Dieu choisit précisément une Moabite pour entrer dans la lignée de David, puis la généalogie de Jésus-Christ. Et ça, c'est le choc théologique du livre, c'est le choc. De prendre quelqu'un qui était considéré comme appartenant à une nation incestueuse, une nation idolâtre, une nation rebelle, une nation avec laquelle il y avait des guerres également, et de prendre une femme parmi ce peuple-là pour en faire une des ancêtres qui va... Donner naissance à Jésus était vraiment quelque chose d'inconcevable pour les juifs. Ses origines semblaient disqualifiantes. Cela veut dire que le passé avec le Seigneur n'a jamais le dernier mot. Tes origines ne déterminent pas définitivement ton avenir. La grâce de Dieu dépasse les barrières ethniques, morales et historiques. Et dans cette terre étrangère, cette famille va vivre ce cauchemar de perdre à la fois le mari et les deux fils. C'est ce que déclare le psaume 127. Si l'Éternel ne bâtit la maison, ceux qui la bâtissent travaillent en vain si l'éternel ne garde la ville ceux qui veillent ceux qui la gardent veillent en vain cette déclaration attire notre attention sur le fait que nous risquons de bâtir et de travailler en vain si nous ne le faisons pas avec Dieu Dieu doit être le bâtisseur de nos familles tournez-vous vers quelqu'un et dites-lui Dieu seul doit bâtir il est le sage architecte il a des plans merveilleux pour nos vies Et parfois, on veut se soustraire à la volonté de Dieu en faisant qu'à notre tête. Et parfois, on vit les conséquences de décisions irréfléchies qui peuvent nous amener à avoir travaillé, à avoir parfois investi des années. Pendant dix ans, ils sont restés là-bas. Et finalement, ce qui rentre de ce territoire-là, force est de constater qu'ils ont travaillé en vain. Ça a été pour rien. Elle va même dire, je rentre les mains vides. J'étais parti dans l'abondance et je reviens les mains avides. Lorsque tu bâtis avec Dieu, rien ne peut te détruire, car son œuvre subsiste même après toi. Mais certaines situations dont nos vies interviennent pour nous rappeler cette vérité et nous conduire à revenir vers lui. Et ça, c'est le véritable pivot de l'histoire. Lorsque Ruth et Naomi se mettent en route pour revenir vers Bethléem, revenir vers Dieu. Il n'est jamais trop tard pour revenir, quelles que soient les pertes, quelles que soient les deuils, quelles que soient les déceptions, les désillusions que tu as traversées en chemin avec ta famille, il n'est jamais trop tard pour revenir vers Dieu, pour retourner à Bethléem. Et on sait qu'à Bethléem, c'est l'endroit Jésus va naître, la maison du pain. Jésus était le pain, il est le pain de vie, le pain qui est descendu du ciel. Mais parfois dans nos vies, il peut arriver des moments même à Bethléem, il y a des famines. Et combien de gens parfois quittent le terrain de la grâce, quittent l'église, quittent la foi, quittent l'évangile, quittent leur engagement, quittent leur consécration, quittent leur amour pour Dieu, parce qu'ils vivent des famines parfois à Bethléem. Ils marchent avec le Seigneur et ils vivent des tensions, ils vivent des incompréhensions, ils vivent des situations qui sont difficiles, ils mettent un pas de recul et ils se retirent progressivement puis ils glissent de Bethléem à Moab. Et à Moab, parfois, il y a des alliances, il y a des décisions, il y a des engagements qui prennent place, mais qui ne produisent aucun fruit. Mais ce matin, il n'y a pas de condamnation pour personne. Dieu nous appelle à revenir vers lui et il nous rappelle qu'il n'est jamais mais trop tard. Et que le moment tu te mets en route pour revenir vers lui est souvent le moment d'une nouvelle histoire qui va s'écrire maintenant. Parce que Dieu est celui qui change le mal en bien. Dieu n'est pas celui qui nous culpabilise. Et j'aime cette image du GPS. Lorsque le GPS perd le signal ou qu'un conducteur se trompe de route, le système ne passe pas son temps à culpabiliser le conducteur. Il ne dit pas, tes poches, tu ne m'as pas écouté. C'est ta faute, tu en es dans une impasse. Sale conducteur du dimanche, qu'est-ce que tu fais

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Non, le GPS, il recalcule l'itinéraire et il te propose une autre solution. Eh bien, Dieu est comme le GPS. Lorsque tu te trompes, il n'est pas pour te condamner, mais il est pour, à travers sa grâce, te montrer une autre issue, te montrer qu'une autre voie est possible et que peu importe le temps que tu as perdu dans ton impasse, il est toujours possible de revenir à la maison, de retrouver le chemin vers le Père, de retrouver le chemin de l'amour de Dieu et que sa voie te conduit à travers les ténèbres et te montre ce que tes yeux ne peuvent pas voir. Par sa grâce, il va le faire. Encouragez quelqu'un qui a besoin d'entendre ce matin.

UNKNOWN

Applaudissements

SPEAKER_00

Peut-être que la famille t'a poussé à t'éloigner de Bethléem, à sortir des voies de Dieu, à prendre de la distance avec les promesses, parce qu'il est plus facile de suivre quand tout va bien. Mais dans les situations de crise, notre foi est mise à l'épreuve. Mais il n'est jamais trop tard pour revenir. Ça peut être de revenir à Jésus ce matin, de revenir à la croix, simplement de dire « Seigneur, je reconnais que tu es mort pour moi à la croix et ce matin, je veux revenir vers toi. Je me suis éloigné pendant un temps dans ce monde, je me suis perdu dans des illusions, mais je veux revenir au pied du crucifié. Je comprends son œuvre pour moi et je veux la recevoir et je veux l'accepter comme mon sauveur et Seigneur personnel. Ça peut être ça ce matin, de revenir vers Jésus. Ça peut être également de t'engager avec Dieu par les eaux du baptême, de dire Seigneur, je veux faire ce pas de foi, de mettre un pied maintenant avec toi, concrètement, de m'engager avec toi Seigneur. Ça peut être de retrouver ta place dans une communauté de foi, de rejoindre un groupe maison, de t'appliquer dans un ministère. Ça peut être de recommencer à venir à l'église régulièrement, pas une fois aux cinq semaines, mais de dire Seigneur, à chaque semaine, je vais me mettre à part le premier jour de la semaine pour être avec toi, dans ta présence avec mes frères et sœurs. Ça peut être également de prendre la main de ton épouse chaque matin, Et de dire, je veux prier et je veux passer un temps, de prendre la main de ton époux, de dire, je veux prendre un temps et que chaque journée, chaque matinée soit passée d'abord devant Dieu. De dire, Seigneur bénis le travail, bénis la famille, bénis les enfants, bénis nos situations et avoir un temps ensemble de connexion mari et femme. Ça peut être de laisser les écrans, ces fichus écrans qui occupent notre attention H24 pratiquement. Tout le monde voit quelqu'un et dit, quel fichus écran

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

On était tellement mieux avant.

UNKNOWN

Hein ?

SPEAKER_00

Il y a des enfants, ils n'ont pas connu comment c'était avant. Alors quand on parle comme ça, on est des dinosaures à leurs yeux. Tant pis. On est des dinosaures, mais c'est correct. Ces fichus écrans. De laisser les écrans, d'être intentionnel pour prendre un temps de qualité en famille. Et reconnecter les uns avec les autres. Parfois les écrans font vraiment des écrans entre nous. Ça crée vraiment des écrans entre parents et enfants, entre mari et femme, entre frères et sœurs. De laisser les écrans. Peut-être de reconnaître aussi nos erreurs. De demander pardon. De refuser de rester dans le orgueil. La Bible déclare que c'est seulement par orgueil qu'on excite des querelles. Lorsque quelqu'un excite une querelle, c'est qu'il est orgueilleux. C'est pas moi qui le dis, c'est la Bible qui le dit. C'est seulement par orgueil qu'on excite des querelles. Et lorsque des querelles prennent place dans la famille, eh bien, soyons ceux qui montrons l'exemple par l'humilité, de demander pardon, de se répentir, d'être capables de reconnaître nos erreurs. Et ça, ça va apaiser la dispute. Ça peut être également de te reconsacrer, de répondre à l'appel de Dieu, de servir tes frères et soeurs avec tes dons, ou bien de te former selon l'appel que tu as reçu. Peu importe de quoi il s'agit ou de quelle forme que Amen. Deuxième vérité également, c'est que la douleur n'est jamais une bonne interprète. Le texte dit de cette façon, lorsque Naomi rentre au pays, elle dit à ses consoeurs, aux femmes qui la réceptionnent, « Ne m'appelez pas Naomi, appelez-moi Mara ». Car le Tout-Puissant m'a rempli d'amertume. J'étais dans l'abondance à mon départ et l'Éternel me ramène les mains vides. Pourquoi m'appelleriez-vous Naomi après que l'Éternel s'est prononcé contre moi et que le Tout-Puissant m'a affligé

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

» Naomi veut se faire appeler Mara et Mara signifie « amère », « amertume ». Le deuil, ici, tend à devenir l'identité de Naomi. Elle tend à se définir à partir de ce qu'elle a vécu. Elle ne dit plus « j'ai souffert », mais elle dit « je suis souffrance ». Elle se définit par ce qui lui est arrivé, par ses malheurs et sa douleur. Elle fit une forme de ce que j'appelle une mutation identitaire. Parfois, lorsque tu immigres, tu peux vivre cette mutation identitaire. Lorsque tu vis des deuils, tu peux vivre cette mutation identitaire. Lorsque la vie avance et que les cheveux blancs arrivent et que la fatigue arrive aussi dans ton corps ou que ton apparence change, ta silhouette change, tu peux vivre cette mutation identitaire. À différents stades de l'existence humaine, de l'expérience humaine, la mutation nous guette de se définir par rapport à des choses qui sont extérieures à nous. Et ce qui est intéressant ici, avez-vous remarqué comment elle explique ce changement d'identité

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Elle attribue ça à qui dans le texte

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

À Dieu. Elle dit, c'est la faute à l'éternel. C'est lui qui me ramène les mains vides, c'est lui qui s'est prononcé contre moi. C'est le Tout-Puissant qui m'a affligé. Donc, ici il y a un principe. La façon dont elle se définit dans cette souffrance est étroitement liée à la façon dont elle perçoit Dieu dans sa souffrance. C'est la perception qu'elle a de Dieu qui détermine la perception qu'elle a d'elle-même. Et parce qu'elle voit Dieu comme un tyran, parce qu'elle voit Dieu comme quelqu'un de cruel, quelqu'un d'injuste, quelqu'un d'adversaire à elle, comme elle le voit comme étant, il dit, c'est prononcé contre, donc il n'est pas avec, il est contre. Toutes les fois nous voyons Dieu comme étant contre nous, comme comme étant celui qui est la cause de nos malheurs, toutes les fois que nous attribuons à Dieu la faute de ce qui nous arrive, nous tendons à devenir amers comme Naomi qui voulait devenir Mara. Elle le voit comme un ennemi et non comme un ami. Elle interprète sa souffrance comme le signe que Dieu est contre elle alors qu'en réalité, Dieu est avec elle et il est en train de travailler dans les coulisses pour la bénir abondamment. La suite du livre nous le confirme. Elle attribue à Dieu la cause de tous ses malheurs alors que ce sont ses choix qui l'ont conduit dans cette impasse. Parfois, nous aussi, on va attribuer à Dieu des choses qui sont le résultat de nos décisions. Désolé si ça ne fait pas plaisir à quelques-uns, mais je dois vous le dire, c'est la vérité. Parfois, nous n'avons besoin de personne pour nous mettre dans le trouble. Quand on voit quelqu'un dis-tu, tu n'as besoin de personne pour ça. Dis ta main à nous, ouch. Naomi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Elle interprète toute son histoire à travers le prisme de sa douleur, à travers le filtre, la couleur de sa douleur. Elle voit Dieu comme celui qui l'a vidé, puis elle commence à se définir elle-même comme Mara, la mère, l'amertume. Et voilà le danger de certaines saisons. Lorsque notre compréhension de Dieu devient obscurcie par la douleur, on risque de construire aussi notre identité sur une lecture incomplète de notre histoire. On ne voit qu'une portion, qu'un fragment, qu'une partie de ce que Dieu est en train de faire. Ton identité dépend toujours de comment tu perçois Dieu. Ton identité dépend toujours de comment tu perçois Dieu. Elle est toujours liée à ta théologie. La psychologie, une bonne psychologie, est toujours le fruit d'une bonne théologie. Quand tu sais que Dieu est ton Père, que Dieu t'aime, que Dieu est avec toi, ça crée une santé émotionnelle. Ça crée une santé mentale. Ça crée une santé relationnelle même. Quand tu sais que Dieu est avec toi et qu'il pourvoit tous tes besoins, et que même si tu ne sais pas comment, même si les circonstances te disent le contraire, tu ne sais pas comment, tu ne sais pas quand, tu ne sais pas par quels moyens, mais tu sais qu'il va le faire, alors tu peux déjà anticiper et te réjouir pour la grâce de Dieu qui est déjà dans les coulisses, en train de te préparer à un avenir meilleur Combien parfois nous sommes comme Naomi, remplis d'amertume parce que nous avons déformé Dieu. La douleur a déformé Dieu. La douleur est une mauvaise interprète. N'interprète pas Dieu à la lumière de ta douleur, à la lumière de tes circonstances, à la lumière de tes désillusions, de tes déceptions. Ne laisse pas ta douleur te dire qui Dieu est, car sinon demain elle va te dire qui tu es également. Et ça, c'est le danger que nous avons tous. Tu ne peux pas savoir qui tu es dans tout ce que tu traverses si tu ne sais pas qui Dieu est dans tout ce que tu traverses. La manière dont tu perçois Dieu dans l'épreuve influencera toujours la manière dont tu te percevras toi-même. Une mauvaise lecture de Dieu finit souvent par produire une mauvaise lecture de nous-mêmes. Quand la douleur parle plus fort que Dieu, l'identité finit souvent par se déformer. Et c'est pourquoi ici ce matin, on a besoin de reconnecter avec cette pensée que Dieu est amour. Dieu est grâce. Dieu nous aime. Dieu nous appelle. Ses bras sont grands, tout verts. On l'a chanté ce matin. « J'ai découvert qui tu es. Tu es mon père et mon ami.

UNKNOWN

»

SPEAKER_00

tu as toujours été fidèle, tu as toujours été avec moi. Ça, c'est la bonté de Dieu. Mais combien lorsque nous sommes dans l'épreuve, il est difficile pour nous de le réaliser. Lorsque les nuages noirs obscurcissent les rayons du soleil, on a tendance à broyer du noir, nous aussi. Mais il faut réaliser que malgré tout cela, Dieu reste fidèle. C'est Jérémie qui dira à un moment donné dans les Lamentations, il dit « Lorsque je pense à ma misère, à l'absinthe et au poison, quand mon âme se souvient, mon âme est abattue au-dedans de moi. Mais voici ce que je veux repasser en mon cœur, ce qui me donnera de l'espérance, c'est et que les bontés de l'Éternel ne sont pas épuisées, ces promesses ne sont pas arrivées à leur terme. Alléluia

UNKNOWN

!

SPEAKER_00

Ce matin, on a besoin de repasser dans notre cœur les bontés du Seigneur. Il y a un chant qui disait autrefois quand on chantait, il disait « Compte les bienfaits de Dieu, mets-les tous devant tes yeux, et tu verras en adorant, parce que quand tu comptes les bontés de Dieu, il y a une adoration qui jaillit, et tu verras en adorant combien le nombre en est grand.

UNKNOWN

»

SPEAKER_00

Ce matin, tu as besoin de compter les bontés de Dieu, de regarder à sa grâce, de regarder au bon endroit. Parce que ce n'est pas seulement ce que tu traverses qui te transforme, mais la manière dont tu interprètes Dieu au milieu de ce que tu traverses. Ce n'est pas seulement ce que tu traverses, c'est la manière dont tu interprètes Dieu, j'ai une maladie ce matin, dont tu interprètes Dieu au milieu de ce que tu traverses. Ta lecture de Dieu au milieu de ce que tu traverses, c'est ça qui te transforme. Si tu l'interprètes mal, ça va te transformer en mal, comme Mara. Mais si tu l'interprètes comme il faut, à ce moment-là, Dieu va se glorifier à travers toi. C'est dans Ecclesiastes 7, verset 14, qui dit « Au jour du bonheur, sois heureux, et au jour du malheur réfléchit car Dieu a fait l'un comme l'autre afin que l'homme ne découvre en rien ce qui sera après lui. Vous savez ce que signifie ce passage

UNKNOWN

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SPEAKER_00

C'est un passage très très profond. Il dit ici que nous ne contrôlons ni les saisons, ni l'avenir. Nous n'avons aucun pouvoir sur le lendemain. Sur la vie, sur son devenir, on n'a aucune maîtrise sur les incertitudes du lendemain. Et donc au jour du bonheur, nous sommes appelés à nous réjouir, mais au jour du malheur, nous sommes appelés à réfléchir pour réaliser que nous avons besoin de dépendre de Dieu. Afin que l'homme ne découvre rien de ce qui sera après lui. C'est-à-dire que l'homme aimerait savoir. Et ça, c'est pertinent à notre époque, on veut la prévisibilité, on veut le contrôle, on veut les garanties, on veut savoir à l'avance, on veut avoir tout le pouvoir sur le lendemain, sur les circonstances de notre vie. Mais la Bible déclare qu'on est incapable de savoir ce qu'un jour peut enfanter. Et donc, face à cette incertitude de la vie, l'homme ne découvre rien de ce qui sera après lui. Ce n'est pas ce qui va arriver plus tard. Donc cette situation d'incertitude nous pousse à faire confiance à Dieu. Quand tu ne sais pas il faut te tourner vers celui qui sait toute chose. Quand tu ne contrôles pas, alors tu lèves les yeux vers celui qui la contrôle. Quand tu n'as aucune garantie, alors tu te tournes vers celui qui fait des promesses et qui peut te garantir, même à travers le deuil, même à travers l'échec. Afin que l'homme ne découvre rien à ce qui sera après lui. Dieu maintient volontairement l'homme dans l'ignorance face à la vie afin de le maintenir dans un état de dépendance envers Dieu. Cette incertitude devient donc une pédagogie pour nous conduire à la confiance en Dieu. Cette pertinence Pensez que la foi ne consiste pas à connaître l'avenir, mais à faire confiance à Dieu dans toutes les saisons, au jour du bonheur comme au jour du malheur. Peut-être que certains vivent aujourd'hui exactement ce que Naomi vivait intérieurement. Une rupture, une injustice, une saison d'épuisement, une déception familiale, un rejet, un deuil, un échec. Et tranquillement, la douleur a commencé à parler plus fort que la voix de Dieu. Tu ne dis plus seulement, j'ai été blessé, mais je suis brisé. Je suis abandonné, je ne vaux plus rien. Ma famille est foutu. Rien de bon ne peut sortir de mon histoire. Il y a peut-être quelqu'un qui dit ça ici ce matin. Mais l'Évangile nous rappelle que Dieu ne nous nomme jamais selon notre pire saison. Dieu ne te donne pas ton nom par rapport à ta pire saison. Dieu t'appelle en fonction de ses promesses et dans son regard d'amour pour toi. En Christ, tu n'es pas ton passé, tu n'es pas ton divorce, tu n'es pas ton addiction, tu n'es pas ton traumatisme, tu n'es pas ton poids sur la balance, tu n'es pas ton visage devant le miroir, tu n'es pas la somme de tes blessures. Et même lorsque tu nous dis ne concerne plus Dieu clairement, lui continue de voir en toi une histoire qui n'est pas terminée. C'est pourquoi ne laissons pas une saison sombre définir tout le reste de notre histoire. Elle avait emprisonné Dieu dans sa saison de tragédie et elle avait dit maintenant je suis mara, il n'y a plus rien de bon qui va m'arriver. Je suis amère et c'est comme ça que je vais mourir. Ce matin, j'aimerais te dire que Dieu n'en a pas fini avec toi et ta famille. Dieu n'en a pas fini avec ta situation. Dieu est capable de te redonner le sourire, de te redonner la joie, de te redonner la vie, de te redonner la grâce dont tu as besoin. Ne laisse pas l'amertume devenir ton identité. Vous savez, c'est comme un tableau. Un tableau inachevé, lorsque tu le regardes de très près, tu peux ne voir que les coups de pinceau, les gribouillages, les lignes un peu brouillonnes, les contrastes un peu agressifs, les zones sombres. Mais lorsque tu prends du recul, tu peux voir l'image plus complète. Le problème de Naomi, c'est qu'elle interprète toute sa vie à partir d'un seul coin sombre du tableau. Et souvent, on fait pareil. On juge toute notre histoire à partir d'une trahison, d'une perte, d'une d'une saison difficile. Mais Dieu voit toujours l'œuvre complète alors qu'on voit qu'une portion inachevée. Ce matin, tu as besoin de regarder non pas la portion inachevée, tu as besoin de regarder le tableau au complet. Dieu est en train d'écrire une histoire avec toi. Dieu est en train d'écrire un chef-d'œuvre avec toi. Et même si tu n'as pas encore vu la fin de l'histoire, tu n'as pas encore vu la fin du chef-d'œuvre de Dieu, fais-lui confiance. Il est le grand artiste qui, sur la toile de ta vie, est capable de mettre des couleurs tout semble gris en ce moment. Si le crayon à mine a commencé à faire une esquisse et que tu vois juste du gris gris sur du blanc, j'aimerais te dire le pinceau de l'esprit de Dieu est capable maintenant de mettre de la couleur et de ramener la vie dans ce qui était mort. Encouragez quelqu'un ce matin qui a besoin de croire que la toile du divin maître est en cours d'achèvement. Troisième et dernière vérité, c'est que le miracle commence toujours dans l'ordinaire. Le texte nous dit que Ruth la Moabite dit à Naomi, laisse-moi aller glaner des épis dans le champ de celui aux yeux duquel je trouverai grâce. Elle se trouva par hasard dans la portion de champ appartenant à Boaz. Par hasard, le mot par hasard ici. Quelqu'un a dit ceci, on ne sait pas quelle est la paternité de cette citation, mais quelqu'un a dit ceci, le hasard c'est quand Dieu agit incognito. Quelqu'un d'autre a dit également ceci, que le hasard, c'est le pseudonyme de Dieu quand il ne souhaite pas signer de sa main. Ici, Ruth se met par hasard à chercher un champ pour aller glaner et par hasard, elle se retrouve dans le champ de son futur époux. Elle va glaner dans un champ qui s'apprête à bientôt devenir le sien. Elle ramasse quelques miettes dans un champ qui plus tard va être complètement sa propriété à elle. Quelle image

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SPEAKER_00

Elle ne le sait pas encore, mais elle vient mettre les pieds sur un terrain Dieu a déjà préparé la prochaine saison dans laquelle elle va vivre. Et tout commence par un geste ordinaire. Elle va se lever le matin pendant la saison de la moisson. Chaque matin, elle va aller et elle va ramasser des grains, elle va ramasser des épis, puis elle va mettre ça dans une toile, puis ramener ça à sa belle-mère le soir. Et à chaque jour, c'est cette fidélité quotidienne, cette fidélité ordinaire. Dieu est en train d'orchestrer le futur, non seulement de Naomi et de sa famille, mais aussi de la nation d'Israël à travers la rédemption, parce qu'elle est rentrée dans la lignée du Messie. Dieu voulait de l'ADN de Ruth dans le composé qui allait donner naissance à Jésus plus tard. C'est intéressant ici de voir comment les choses les plus grandes, les plus grandioses de l'œuvre de Dieu commencent d'une manière infime, insignifiante, ordinaire. une femme dans un champ qui va ramasser des épis. Et pourtant là, dans cette scène si ordinaire de la vie quotidienne, des conversations, des choses qui n'ont complètement aucune importance de notre point de vue à nous, et pourtant Dieu était caché là, en train d'orchestrer le futur de cette nation et de cette famille. Ce matin, ne sous-estime pas la portée de l'ordinaire dans ta vie. De grands miracles prennent souvent naissance dans le lieu de l'ordinaire. La fidélité ordinaire. La patience ordinaire. La générosité ordinaire. Le service ordinaire. Le fait de rester fidèle dans les choses ordinaires. Ici, il n'y a aucun miracle dans le texte. Aucune apparition divine, aucune vision prophétique, aucune trompette, aucun feu du ciel, aucun ange qui descend. Et pourtant, Dieu est à l'œuvre dans ce chant. Le texte dit que Ruth arrive par hasard dans le chant. Et en hébreu, la formulation est presque volontairement ironique. C'est comme s'il disait « son hasard arriva ». Le narrateur joue avec la perception humaine. Du point de vue de Ruth, elle cherche simplement de quoi survivre. Du point de vue du lecteur, nous en l'occurrence, Dieu est déjà en train d'orchestrer la rédemption. Car Dieu agit souvent sans bruit, sans spectacle et sans interruption. Visible

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SPEAKER_00

des lois naturelles. Et la providence ici, parce que c'est ça dont il y a des questions ici, les questions de la providence à travers le hasard, c'est la providence. Le mot providence vient du latin provider qui signifie voir à l'avance, pourvoir, préparer. Et c'est une théologie de la providence qu'il y a dans le livre de Ruth. Et la providence désigne l'action souveraine et discrète de Dieu qui dirige l'histoire, les circonstances, les rencontres et les détails ordinaires de notre vie vers l'accomplissement de ses plans éternels. Dieu qui orchestre, Dieu qui dirige. Ruth découvre un champ, mais Dieu prépare une alliance, une rédemption, un David, puis Jésus-Christ. Le hasard humain devient le couloir caché de la providence de Dieu. Ce matin, j'aimerais te dire, il n'y a pas de hasard dans ce que tu traverses. Il n'y a pas de hasard dans ce que tu vis. Et il y a parfois des choses qui arrivent et tu te dis, mais tiens, comme par hasard. C'est l'expression « comme par hasard ». Dieu est derrière cela et il agit dans le secret. On vit dans une culture qui valorise le spectaculaire

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SPEAKER_00

Sur les réseaux sociaux, on aime le viral, l'instantané, les grandes plateformes, les grands résultats. Mais dans Ruth, Dieu agit dans un champ. Il n'y a rien d'extraordinaire ici. Il n'y a rien à voir, circulez. Circulez, il n'y a rien à voir. Une journée ordinaire, une femme qui travaille, un homme qui fait preuve de bonté, des conversations humaines toutes simples. Et cela nous rappelle quelque chose d'essentiel ici ce matin. Dieu travaille souvent dans les petites fidélités que personne ne remarque. Une conversation honnête, une prière en couple, un repas pris ensemble, une habitude spirituelle que tu retrouves, que tu avais abandonnée mais que tu retrouves maintenant, une présence fidèle auprès de tes enfants, un pardon que tu accordes, une décision de rester intègre que personne ne saura jamais. Plusieurs veulent un changement radical immédiat, mais Dieu commence souvent par transformer notre quotidien On veut des grands miracles, mais Dieu te dit, commence lundi. Et après, continue mardi. Et après, après mardi, il y a mercredi. Et après, il y a jeudi. Et après, vendredi. Viens le week-end, et Seigneur, je fais quoi

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SPEAKER_00

Commence lundi. C'est ça, la marche avec Dieu. Je me souviens de ce dessin animé de Walt Disney qui s'appelle « Am », qui illustre un musicien qui rêve d'être un pianiste de jazz, puis de se produire dans des cabarets. Puis finalement, le soir il devait se produire pour sa première, il est frappé par un accident, puis il monte au ciel. Et dans l'histoire, tout au long de cette situation, il veut retourner sur Terre pour concrétiser le rêve qu'il n'a jamais pu vivre, être un pianiste et faire une soirée de jazz. Et finalement, je vous je ne vais pas vous spoiler tout le dessin animé si vous ne l'avez pas vu, mais à la fin, je vais quand même vous spoiler un petit peu quand même, mais bon. Mais à la fin, il se retrouve quand même à jouer dans un cabaret, et là, il vit une soirée mémorable. La chanteuse de jazz fait des variantes, fait des vibes et tout, puis lui, la campagne, il se fait carrément une performance sur scène qui prend place, et à la fin, ils finissent par partir, la soirée s'est passée vraiment d'une manière incroyable, il plie bagage, les lumières se ferment, les chaises se vident, puis finalement, ils sortent dehors, ils se retrouvent sur le stationnement. Puis là, ils fument une cigarette chacun. Puis là, ils se retrouvent avec la madame qui a chanté puis il dit « C'était vraiment génial ce soir. Oui, oui, t'as vraiment joué de manière incroyable. T'es vraiment un pianiste de talent. J'ai jamais écouté un gars comme toi. T'es vraiment un super virtuose. » Puis là, alors qu'ils échangent ensemble sur la soirée puis qu'ils se congratulent l'un à l'autre, avant de se quitter, il la regarde et il dit « Puis maintenant, on fait quoi

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SPEAKER_00

» Il dit « Rendez-vous demain soir. » Puis lui, il la regarde et il dit « Ah non, je ne suis pas certain de vouloir vivre ça encore demain soir. » Je me faisais une idée d'être pianiste de cabaret que ça allait être génial, mais j'ai vécu ça une fois dans ma vie, ok, là, mais faire ça toutes les soirs de ma vie, finalement, je me rends compte que c'est pas ça qui m'intéresse. Puis finalement, dans le film, il va donner sa place à un petit enfant. En tout cas, je ne vais pas vous spoiler tout le film, même si je viens de le faire. Mais la pensée est la suivante. C'est que parfois, on voit la vie avec Dieu comme un événement perpétuel, un grand événement à chaque jour, un grand miracle à chaque jour, un grand ange à chaque jour, une grande trompette à chaque jour, une manifestation mystique, surnaturelle, spirituelle, du supra incroyable à chaque jour. Mais Dieu, souvent, il accomplit son miracle dans la fidélité ordinaire du quotidien. Il est le Dieu de ton quotidien. Il n'est pas juste le Dieu de l'extraordinaire. Il est aussi le Dieu du quotidien qui agit à travers tes mains dans des choses insignifiantes de la vie de tous les jours. Il est parfois dans ton pain sur la table que tu rompes et que tu partages avec tes enfants. Il est parfois dans ces moments tu vas jouer dans des jeux de société avec tes enfants. Il est parfois dans ces moments tu vas faire ton jardin, tu vas tomber ta pelouse. Il est avec toi aussi quand tu tombes ta pelouse.

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Le Seigneur est là.

SPEAKER_00

Tu n'as pas besoin d'attendre le dimanche Ce matin, j'aimerais t'encourager. Ton Dieu est le Dieu de l'extraordinaire, mais il est aussi le Dieu de l'ordinaire. Il est aussi le Dieu du quotidien, le Dieu qui ne change pas, le Dieu qui est fidèle, le Dieu qui est fidèle. Naomi marchait et disait « Appelez-moi Mara, Dieu n'est plus avec moi. » Mais Dieu n'avait cessé d'être avec elle chaque jour de sa vie. Dieu n'avait cessé d'être à ses côtés. Et si dans le malheur, il a été avec elle, ce n'était pas pour l'amener à être dépouillé, à être l'ombre d'elle-même, c'est parce qu'il voulait se servir d'elle pour une œuvre plus grande encore. J'aimerais te dire ce matin, si tu es avide ce matin, si tes mains ont été dépouillées, si tu as l'impression que Dieu s'est prononcé contre toi et que tu as l'impression d'avoir travaillé en vain pour la poussière, j'aimerais te dire souvent Dieu est celui qui de la poussière fait naître l'espoir, qui de la poussière fait naître les choses les plus miraculeuses, les plus grandes, de grandes œuvres de Dieu dans la La Bible en prit place dans la poussière. Il est avec toi dans le feu. Il est avec toi. Et j'aimerais te dire ce matin, alors qu'il est dans le feu, les cendres n'auront pas le dernier mot. Les cendres ne seront pas la fin de l'histoire. Parce qu'il est avec toi dans le feu. Il va te sortir de ce feu. Il va t'amener plus pur, plus grand, plus fort. Il va se glorifier à travers toi. Ce matin, j'aimerais vraiment t'encourager. On va se lever ensemble. Il y a une grâce. Il y a une grâce pour toi ce matin. Tu n'as pas à rester esclave des circonstances. Ne laisse pas les circonstances déformer le visage de Dieu à tes yeux. Non, il est celui qui te regarde avec compassion, avec grâce, avec amour. Il n'est pas contre toi, il est pour toi. Il est avec toi. Et ce matin, il veut écrire une histoire de vie, une histoire de grâce, une histoire de miracle. Ton passé n'aura pas la fin, n'aura pas le de la fin ton passé ne sera pas ton avenir mais Dieu veut changer le mal en bien Seigneur je te prie pour toutes les familles Seigneur pour les mariages pour les couples Seigneur pour les enfants pour les grands-parents Seigneur pour tous les types de familles qui sont représentées ici ce matin Seigneur les familles recomposées ceux qui sont divorcés ceux qui sont célibataires ceux qui ont vécu des trahisons des infidélités ceux qui luttent pour survivre financièrement ceux qui sont monoparentaux et qui luttent pour boucler la boucle à chaque fin de mois Je te prie pour chaque famille ce matin, pour les étudiants qui luttent pour leur avenir face aux études, Seigneur, au stress des études et aux incertitudes du lendemain, Seigneur, du marché de l'emploi. Je prie, Seigneur, pour chaque personne dans ce lieu. Seigneur, que ce matin, nous puissions être comme Ruth et Naomi, Seigneur, te faire confiance, marcher avec toi et ne pas laisser, Seigneur, la souffrance, ne pas laisser l'amertume, ne pas laisser les circonstances nous mentir sur qui tu es, sur ce que tu veux, sur ce que tu accomplis dans nos vies, Seigneur. Mais à laisser ta grâce, Seigneur, ouvrir nos yeux sur l'œuvre que tu vas accomplir Père, dans le nom de Jésus. Oui, tu es avec moi dans le feu, à mes côtés, et même lorsque je ne vois plus ta main, ta grâce est en train de me relever, en train d'agir. Et Seigneur, ce matin, je prie pour celui ou celle qui se sent seul et isolé dans l'épreuve, dans la fournaise de l'épreuve, Seigneur. Et ce matin, nous déclarons avec foi, les cendres n'auront pas le dernier mot, mais du sein des cendres, tu feras renaître l'espoir dans ma vie. Je ne sais pas comment, je ne sais pas avec qui, je ne sais pas par quel moyen, mais je sais que tu vas le faire, parce que tu es le Dieu qui dit, et la la chose arrive, tu ordonnes et elle s'accomplit. Oui, tu as tout pouvoir dans les cieux et sur la terre, tu es le créateur divin. De tes mains, tu as faussonné la terre et de tes mains, tu peux créer, même du néant, tu peux créer ce qui existe, Seigneur. Et ce matin, nous venons vers toi et nous disons, Seigneur, me voici, moi et ma maison. Moi et ma maison, Seigneur, nous venons vers toi. Si l'éternel ne bâtit la maison, ceux qui la bâtissent travaillent envers. Alors, Seigneur, viens bâtir ma maison, viens bâtir ma vie, viens bâtir ma carrière, viens bâtir, Seigneur, mon service, viens bâtir mon ministère, viens bâtir, Seigneur, mes relations viens bâtir ma profession Seigneur dans le nom de Jésus dans le nom de Jésus on va chanter ensemble et j'aimerais que nous puissions être dans un moment de prière un moment de louange devant Dieu d'anticipation devant Dieu et que vous puissiez déclarer avec moi les cendres n'auront pas le dernier mot tu es avec parce que tu es avec moi dans le feu tu es avec moi Seigneur dans ma frounaise tu es avec moi Seigneur dans ma situation tu ne m'as pas abandonné tu ne m'as pas été contre moi mais tu es avec moi tu ne m'as pas affligé tu es celui qui va me relever Seigneur dans le nom de Jésus Amen. Chantons ensemble.