Église Nouvelle Vie | Trois-Rivières

Comment aimer... sans contrôler? | Daniel Metbach |

Église Nouvelle Vie

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Comment aimer… sans contrôler?

À travers les histoires bouleversantes d'Abraham, de Jokebed et de Marie, pasteur Daniel nous fait découvrir comment Dieu agit au cœur même des épreuves familiales lorsque nous apprenons à passer du contrôle à la confiance.

Un message rempli d'espérance pour tous ceux qui portent leur famille dans leur cœur et qui cherchent à remettre entre les mains de Dieu ceux qu'ils aiment le plus.

Versets de référence : Genèse 22 ; Exode 2 ; Luc 2.25-35.

SPEAKER_00

Très heureux d'être avec vous ce matin pour poursuivre notre série « Ma famille et moi ». Et ce matin, j'ai donné pour titre à ce message, ça va être une question à laquelle nous allons répondre. Comment aimer sans contrôler

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Je ne sais pas si vous avez déjà remarqué comment, lorsqu'on est en amour avec quelqu'un, lorsqu'on est dans une relation avec quelqu'un, que ce soit une relation de parent-enfant, une relation de couple, une relation familiale ou même une relation d'amitié, comment souvent l'amour peut basculer vers le contrôle

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Comment, sans le vouloir, parce qu'on veut le bien de la personne, on peut parfois, sans le vouloir, franchir la limite et être quelqu'un qui va vouloir contrôler, posséder la personne, dominer la personne

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Et lorsqu'on pense aux relations, il y a toujours une... tensions dans les relations, une tension notamment entre l'autorité et l'amour. On peut aller à la diapo suivante, s'il te plaît, Israël. Entre l'autorité et l'amour. Parce que lorsque tu es parent, par exemple, tu exerces l'autorité et la tension que tu vas vivre en tant que parent, c'est que dans l'exercice de l'autorité avec ton enfant, il y a aussi l'amour. Et tu ne veux pas non plus que l'autorité empêche l'amour. Il y a aussi la tension entre les règles et la relation. Et les règles sont importantes dans une famille, sont importantes dans des relations, mais les relations sont plus importantes que les règles. Et souvent, les règles vont chercher à réguler, vont chercher à régner, mais la relation a besoin de rire, il a besoin de respirer. Et c'est là où souvent il y a des paradoxes, il y a des tensions qui prennent place dans nos relations. Et alors que je préparais ce message, je pensais aussi au fils prodigue. Dans la parabole du fils prodigue, il y a une image qui va apparaître à l'écran, le fils prodigue, ce qui se passe, c'est qu'il vient demander à son père son héritage, et le papa lui donne son héritage, et le fils part pour un pays éloigné. Et dans le récit, ce n'est pas explicite, mais le papa, on comprend que pertinemment il sait que son fils est en train de faire une erreur. Il sait que son fils va se casser les dents sur le mur de la réalité. Il sait que son fils s'en va vers des expériences qui vont être difficiles, douloureuses et souffrantes. Mais le papa n'empêche pas le fils de partir. Il sait que le fils va revenir. Mais certainement qu'au moment où le fils s'en va, le papa a le cœur brisé. Le papa est triste. Le papa est dans la douleur, est dans l'attente. D'ailleurs, les récits, lorsque vous lisez ça... pardon, dans l'évangile de Luc, nous dit que lorsque le fils se met en route pour revenir, de loin le père le voit. Ça veut dire que pas un seul instant, pas une seule journée, le père n'a cessé de scruter l'horizon en attente du retour de son fils. Mais il a laissé son fils partir, il ne l'a pas attaché à une table, il ne l'a pas enfermé dans la cave, non. Il a dit je vais laisser aller mon fils parce qu'il l'a aimé sans vouloir le contrôler. Et c'est ce que nous allons parler ce matin. Alors ce matin, à travers ce message, ça va nous faire du bien aux uns et aux autres parce que parfois tu es dans un mariage, et combien savent que si tu es marié, tu es un peu plus de 24 heures, que lorsque tu es marié, l'une des tentations, c'est de vouloir changer l'autre. Vous qui êtes marié, dites « Amen » ou dites « Ouch ». Tu veux changer l'autre. Lorsque tu as des enfants, les enfants viennent au monde avec déjà leur caractère. Et qu'est-ce qui arrive des fois quand tu es parent, puis que tu as des idéaux, que tu as des projections sur tes enfants, que tu voudrais que tes enfants réparent des choses que toi tu n'as pas pu faire, accomplissent des choses que tu n'as pas pu faire, etc. Puis là, qu'est-ce qui se passe

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

tu vas vouloir contrôler, vouloir changer l'enfant pour qu'il calque avec ton image que tu t'étais faite de ce que ton enfant devrait être.

UNKNOWN

Dites amen ou ouch, là encore.

SPEAKER_00

Mais ce matin, on va regarder ensemble à travers trois personnages bibliques, trois familles bibliques. On va regarder à Abraham, Jochebed et Marie. Abraham est le papa d'Isaac, Jochebed est la maman de Moïse et Marie est la mère de Jésus. À travers ces trois figures familiales, on va découvrir ensemble trois vérités pour aimer sans tomber dans le contrôle. Trois vérités pour aimer sans contrôler. La première vérité pour aimer sans contrôler, c'est que premièrement, tu n'as pas à tout porter seul. On va lire dans Genèse 22, un récit qui est très connu, dans lequel Dieu va dire à Abraham, après ces choses, Dieu mit Abraham à l'épreuve et lui dit, Abraham, et il répondit, me voici. Dieu dit, prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes. Avez-vous remarqué la progression crescendo

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Ton fils, ton unique, celui que tu aimes. Isaac, va-t'en au pays de Morija et là, offre-le à en sacrifice, mets-le à mort quelque part, sur l'une des montagnes que je te dirai. Dans ce passage ici, pour ceux qui ne sont pas familiers avec cette histoire biblique, Dieu met Abraham à l'épreuve non pas parce qu'il souhaite mettre à mort Isaac, ça n'a aucun cas, c'était l'intention de Dieu depuis le début. Lorsque Dieu demande à Abraham de faire cela, c'est pour tester la foi d'Abraham afin de savoir si Abraham est plus attaché à Dieu, est plus attaché à faire confiance à Dieu qu'à essayer de se sortir par ses propres moyens. Et lorsque le texte dit qu'il à l'épreuve, le verbe hébreu qui est traduit par éprouver, il vient d'un terme qui signifie tester, examiner, mettre à l'épreuve afin de révéler la qualité de la foi. Donc il ne s'agit pas d'une tentation au mal, mais d'une mise à nu du cœur. Le but c'est de révéler, de dévoiler, d'amener à la lumière du jour ce qui est caché dans le cœur d'Abraham. Et ensuite Dieu va dire à Abraham, ton fils, donc c'est la relation, c'est son fils, c'est son enfant, ton unique, ça fait allusion vraiment au caractère précieux de cet enfant, puis celui que tu aimes, la notion d'affection et Il y a une charge émotionnelle. Celui que tu aimes, celui que tu as de l'affection pour lui. Puis il donne le nom Isaac. Et là, on a un visage qui vient en mémoire. Quand tu es un papa, puis qu'on donne le nom de ton enfant, tu as son visage qui vient à ton esprit. Il y a toute une histoire aussi de sa naissance. Isaac n'est pas seulement un enfant. Il est la promesse parce qu'Abraham et Sarah étaient stériles. Ils ne pouvaient pas avoir d'enfants. Et Dieu a mis des années avant d'accomplir la promesse. Et donc, on imagine toute la valeur à la fois sentimentale, symbolique, spirituelle que Isaac incarnait dans le regard de son père. Mais l'épreuve

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Ici, il va révéler une vérité qui est fondamentale. Parce que lorsque Abraham va monter sur la montagne, ils vont cheminer ensemble, puis il va être questionné par son fils. Son fils va lui dire, je vois qu'on a le bois, je vois qu'on a le feu, je vois qu'on a le couteau, mais où est l'animal pour le sacrifice

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Parce qu'il n'avait rien dit à son fils de ce qui s'en venait. Et Abraham va répondre, Dieu se pourvoira lui-même pour le sacrifice. Et alors qu'ils cheminent ensemble et qu'ils montent sur la montagne, Abraham finit par apprêter le bois, commence à mettre en place l'autel Et là, alors qu'il attache son fils, on est complètement ébahis de voir que son fils ne résiste pas, son fils ne s'enfuit pas, il est obéissant à son père. C'est une figure de Christ, ça. Quand il dit Jésus-Christ, fils d'Abraham, dans Matthieu chapitre 1, il y a une analogie ici. Il se laisse mettre sur l'autel, puis il ne questionne même pas son père, il comprend ce qui arrive en fait. Et il l'accepte. Ça, c'est incroyable. Là aussi, il y aurait quelque chose à dire par rapport à ce fils. Mais en tout cas, Abraham va pour porter la main, finalement, Et là, Dieu l'arrête. Il dit « Non, non, maintenant, je sais que tu n'aurais pas hésité à me donner ton fils si je t'avais demandé. Et voici, à cause de ça, je te bénirai et toutes les familles de la terre seront bénies en toi. » Puis Dieu lui amène à lever les yeux. Puis il voit dans des buissons un animal qui est pris par les cornes. Et là, finalement, c'est lui qui va être offert en sacrifice. Mais la pensée est la suivante. C'est que ce jour-là, Dieu a voulu faire comprendre à Abraham que son fils, ultimement, ne lui appartenait pas. Son fils appartenait à Dieu. Et cela fait écho à nous en tant que parents, à nous en tant que membres d'une famille où parfois on veut posséder, on veut contrôler, on veut avoir la maîtrise de tout ce qui se passe dans notre famille. Cette pensée qu'on n'est pas propriétaire de nos relations, on n'est pas propriétaire de nos enfants. On est responsable, mais on n'est pas Dieu. On n'est pas Dieu. Abraham doit apprendre que son rôle est celui d'un père fidèle, non celui d'un sauveur. C'est ça qu'il apprend ici dans ce passage. Il apprend que finalement le sauveur de son enfant, c'est Dieu, c'est pas lui. Il y a des moments dans nos vies, nous aussi, on est travaillé parce que ce texte nous rejoint profondément en tant que famille. Parce que beaucoup de parents portent un point immense. Parfois on porte une charge mentale, une charge émotionnelle, une charge spirituelle, une charge relationnelle. On veut bien faire parce qu'on veut réparer ce qu'on n'a pas reçu. Qui n'a jamais eu les yeux d'un enfant qui le regarde pour la première fois en sortant de la salle d'accouchement en se disant « avec lui, je vais réparer ce que je n'ai pas eu ». Qui ne s'est jamais dit ça en tant que papa ou en tant que maman

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

On veut éviter à nos enfants les blessures qu'on a nous-mêmes connues. Alors on porte l'avenir scolaire de nos enfants. Un cahier de notes, ça va être très important. Si la note n'est pas bonne, on peut avoir des crises de nerfs parce qu'on a tellement projeté qu'il faut qu'ils réussissent là où nous on a échoué, que si nous on n'a pas eu des bonnes notes, il faut absolument qu'ils aient des bonnes notes. Et si l'enfant arrive avec des mauvaises notes, c'est un drame. Les choix relationnels, la foi, leurs échecs, leur bonheur, leur sécurité financière, leurs images, leur image. Mais le texte nous rappelle que être parent, ce n'est pas être Dieu. Tu peux aimer, tu peux éduquer, tu peux prier, tu peux conseiller, tu peux accompagner, tu peux faire toutes sortes de choses. Mais tu ne peux pas sauver à la place de Dieu. Dieu seul peut le faire. Parfois, en tant que parent, dans les familles chrétiennes, on a imposé à nos enfants la foi comme si c'était une obligation en oubliant qu'en fait, c'est une proposition. Que Jésus est un gentleman, il frappe à la porte du cœur et celui qui veut bien ouvrir, il le laisse entrer. Jésus ne force personne à croire en lui. Des fois, en tant que parent, on a fait port à nos enfants, et même en tant que famille pastorale, on peut faire porter à nos enfants un poids, une responsabilité, de devoir se conformer à l'image du père ou de la mère, de la famille, puis que s'ils ne rentrent pas dans ce cadre-là, il est condamné, il est rejeté, il est maudit même. Il est exclu de la communauté. Mes frères et sœurs, en tant que famille, si vous avez des enfants chrétiens qui grandissent, si vous êtes une famille chrétienne et qu'il y a des enfants qui grandissent dans votre famille, ne commettez pas cette erreur de faire porter à vos enfants votre foi. Laissez-les libres de faire leur expérience. Parlez-leur, par contre, de votre foi. Partagez-leur Amen. Amen. C'est très important ça ici. Moi j'ai connu des familles que les enfants n'avaient pas donné leur cœur au Seigneur, mais on avait tellement mis des règles dans leur vie, que finalement on aurait pu leur donner le bon Dieu sans confession. Mais lorsqu'ils ont commencé à goûter aux choses du monde, ça a été une dérive, parce que finalement ils n'avaient pas un cœur qui était transformé par le Seigneur, ils n'avaient pas goûté à l'amour de Dieu, ils avaient juste goûté aux règles. Ça me rejoint aussi cette image-là du contrôle. C'est lorsque ton enfant est petit, tu lui tiens la main pour traverser la route. Puis c'est normal. Tu as intérêt à bien le tenir. Moi, je me souviens, des fois, les enfants avaient tendance à vouloir sortir leur main de la mienne, puis à courir en avant. Puis des fois, il y a des voitures, tu traverses la route. Donc c'est important de tenir la main de ton enfant, puis de bien la tenir. Mais personne n'aurait à l'esprit de tenir la main de son enfant qui a 21 ans. Qui, souvent, est plus grand que toi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Et là, les gens se retournent en disant « Tu conduis ton papa, t'es vraiment un bon enfant.

UNKNOWN

»

SPEAKER_00

Ton pauvre papa, heureusement que tu es là pour le soutenir. Non, ça ne viendrait pas à l'esprit de faire ça. Parce qu'il a 21 ans, il est grand, il est majeur, il s'est traversé une route sans avoir besoin de ton contrôle. Eh bien, c'est la même chose dans l'éducation, dans la vie familiale. Il y a des moments où c'est important de tenir la main, puis de protéger, puis il y a des âges pour ça. Mais il y a d'autres moments où quand l'enfant grandit, il faut lâcher du lest, il faut donner de l'espace, il faut donner de la responsabilité, de l'autonomie. Le but de l'éducation n'est pas la dépendance, c'est l'autonomie. Très important, ça. Deuxième... c'est... que tu ne peux pas nier tes limites. Si tu ne peux pas porter tout seul, deuxième vérité également, c'est que tu ne peux pas nier tes limites. Face à toutes ces situations familiales où on peut tomber dans le contrôle, comment ne pas tomber dans le contrôle

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

C'est de ne pas nier nos limites. On a l'exemple ici du jour au Québec dans l'Exode chapitre 2. Il est dit qu'un homme, dans le texte, un homme de la maison de Lévis avait pris pour femme une fille de Lévis. Cette femme devint enceinte et enfanta un fils. Elle vit qu'il était beau et elle le cacha pendant trois mois, ne pouvant plus le cacher. Ce mot, ne pouvant plus, soulignez-le. Soulignez-le dans votre Bible. Ne pouvant plus, elle était à bout. Elle n'était plus capable. Ne pouvant plus le cacher, elle prit une caisse de jonc qu'elle enduisit de bitume et de pois. Elle y mit l'enfant et le déposa parmi les roseaux sur le bord du fleuve. Amen. Dans ce passage, on est dans un contexte brutal. Pharaon a ordonné un infanticide masculin. Tous les enfants masculins qui naissent parmi le peuple hébreu, qui est en esclavage à ce moment-là, sont condamnés à être jetés dans l'eau d'une île pour être noyés. Et l'enfant de Jochebed ne fait pas exception. Et Jochebed, pendant trois mois, elle va accomplir vraiment quelque chose d'incroyable, c'est un exploit, elle va protéger son enfant malgré les cohortes de soldats qui cheminent dans le village jour et nuit en quête des cris d'enfants pour faire irruption et accomplir l'ordre cruel du Pharaon. Elle, pendant trois mois, elle arrive à faire cet exploit extraordinaire de protéger à la vue de tous cet enfant qui grandit dans la maison. Mais au bout de trois mois, le texte nous dit qu'elle ne pouvait plus, elle n'est n'était plus capable. Et le texte nous dit qu'elle vit qu'il était beau. Et le mot en hébreu, etov, qui signifie, c'est le même mot qui est utilisé dans Genèse 1, où Dieu regarde sa création et il dit qu'il vit que cela était bon. Donc c'est une bonté et une beauté qui fait allusion ici à quelque chose de divin, quelque chose qui est sain, quelque chose qui porte une bénédiction. Et ce n'est pas seulement une beauté physique. Le narrateur ici suggère que cet enfant porte quelque chose de voulu de Dieu, quelque chose de providentiel. Donc elle a discerné que cet enfant était porteur d'une marque divine, d'une beauté divine. Et Jo Kebed le cache, elle fait tout ce qu'elle peut, mais vient la limite, ne pouvant plus le cacher. La foi de Jo Kebed ne consiste pas à nier la limite, elle consiste à agir fidèlement jusqu'à la limite, puis à confier l'enfant au-delà de ce qu'elle peut maîtriser. Alors elle fabrique une caisse, elle l'enduit de poids, et le mot hébreu ici est ébat. Ce terme est très rare, il apparaît principalement pour parler de l'arche de Noé et de la caisse de jonc de Jo Kebed. C'est comme s'il y avait un écho, un écho testamentaire avec l'Arche de Noé, où cette petite caisse enduit de poids est quelque part une arche de salut pour Moïse. Ce n'est pas un simple panier. Le texte veut qu'on comprenne ici que Noé a été préservé dans une arche au milieu des eaux du jugement. Moïse sera préservé dans une arche au milieu des eaux de la mort. Le Nil devait être un lieu de noyade, mais Dieu va en faire un lieu de délivrance. Ce pharaon voulait utiliser le Nil pour tuer l'enfant, mais Dieu va l'utiliser pour le conduire vers sa destinée. Jochebet ne jette pas son fils au hasard, mais elle le remet entre les mains de Dieu. Quelque part, lorsqu'elle le met dans la caisse et qu'elle le laisse aller à à la dérive sur le bord du fleuve, ce geste-là, ce n'est pas un geste anodin, elle le fait dans un acte de foi ultime devant Dieu. Et le fait qu'elle ait bâti cette arche, c'est un petit peu comme un écho avec l'arche de Noé, ça veut dire par là qu'elle bâtit quelque chose pour protéger son enfant. Et elle le met à l'intérieur. C'est comme si elle faisait une alliance avec Dieu. Et lorsqu'elle met l'enfant et qu'elle le dépose et qu'elle le laisse aller sur les flots du fleuve, elle entraîne littéralement de le remettre entre les mains de Dieu, de dire « je ne suis plus capable de m'en occuper, maintenant Seigneur, Occupe-toi-en. Seigneur, j'ai atteint une limite dans cette dimension-là de ma relation, mais maintenant, Seigneur, prends le relais. Et combien savent que parfois, le plus difficile lorsque tu es dans une relation, c'est de lâcher prise

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Parfois, on veut que Dieu agisse, mais tu es dans le cadre de la porte. Littéralement. Tu es dans le cadre de la porte. Dieu veut agir dans ta relation. Dieu veut agir dans ta situation. Mais le seul problème, c'est que toi, tu es dans le cadre de la porte. Tu ne peux pas laisser Dieu entrer dans la relation, laisser Dieu entrer dans la situation parce que tu fais obstacle, parce que tu ne lâches pas prise, parce que tu ne laisses pas Dieu agir, parce que tu veux agir à la place de Dieu. Et il y a des moments dans les relations, ça peut être dans ton couple, lorsqu'on est des jeunes mariés et qu'on vit toutes sortes de tensions. Et même parfois, lorsque tu es marié depuis plus longtemps, tu peux avoir encore toutes sortes de tensions. Dites Amen à ceux qui sont mariés depuis plus longtemps. Il y a des moments comme ça, l'enjeu, c'est de lâcher prise, l'enjeu de dire « Seigneur, je ne suis plus capable de m'en occuper, mais regarde Seigneur, je le remets entre tes mains. » De s'abandonner, de dire « Seigneur, je te fais confiance parce que je ne contrôle pas. » On vit dans une culture où les parents sont souvent épuisés. On le remarque de plus en plus. On doit être présent, performant, émotionnellement disponible, financièrement solide, spirituellement constant, psychologiquement stable et toujours calme. Il ne faut pas péter les plans avec tout ça. Il faut être capable de garder son calme. Je suis zen. Mais personne n'est aussi fort que la vie nous l'exige. Personne. On atteint tous à un moment donné notre point de rupture, notre limite. Et face à la limite, on a besoin justement de savoir que là où nos limites s'arrêtent, la puissance de Dieu commence. C'est là où Dieu commence à agir dans sa grâce. Il y a des moments dans nos vies où on ne peut plus cacher, on ne peut plus protéger, on ne peut plus corriger, on ne peut plus convaincre, on ne peut plus contrôler. Et ça peut prendre plusieurs formes. Ça peut prendre la forme d'un enfant adulte qui s'éloigne de la maison. Ça peut prendre la forme d'un adolescent qui va mal, la forme d'un couple qui s'effrite, ça peut être la forme aussi d'un diagnostic qui tombe comme un coup près dans notre vie, d'une dépendance qui va nous détruire, ou encore d'une situation familiale qui dépasse nos forces. La foi ne consiste pas à prétendre que tu es fort, que tout va bien, que tu es capable, que tu es en contrôle. La foi consiste parfois à dire « Seigneur, je suis arrivé au bout de mes forces, mais maintenant, je remets cette situation entre tes mains. » C'est ça aussi la foi. Jo Kebed n'est pas passive dans cette histoire. Elle prépare l'arche, elle fait sa part, mais elle accepte qu'à partir d'un certain moment, Moïse devra être porté par autre chose que ses deux bras. Et lorsqu'elle abandonne l'enfant dans la caisse de jonc, elle le remet littéralement entre les bras du Seigneur. Tournez-vous vers quelqu'un et dites-lui « Entre les bras du Seigneur, c'est toujours mieux.

UNKNOWN

»

SPEAKER_00

Peut-être que ce matin, tu es venu et tu es fatigué dans tes relations, dans ta famille, peut-être dans ton couple, dans ton mariage. Tu es fatigué, tu es à bout. Puis ça fait peut-être des semaines ou voire des mois que ça dure. Tu as prié, tu as conseillé, tu as accompagné, tu as même fait des ultimatums, tu as mis ton pied à terre, tu as essayé de mettre des conséquences, tu as essayé toutes sortes de moyens, puis tu n'y arrives pas. Peut-être que ce matin, le Seigneur te dit simplement, « Arrête d'essayer par toi-même, accepte tes limites et laisse-moi maintenant prendre le relais.

UNKNOWN

»

SPEAKER_00

Amen. La bonne nouvelle de l'Évangile, c'est que Dieu ne te demande pas d'être plus fort que tu ne l'es en réalité. On a un Dieu qui est plus fort pour cela, justement. Dans nos faiblesses, il est celui qui est tout-puissant. Il ne nous demande pas d'être inépuisables, mais lorsque nos ressources s'épuisent, notre Dieu, lui, commence à entrer en scène avec ses ressources qui, lui, sont inépuisables. C'est souvent cette image que je pense. C'est comme placer quelqu'un que tu aimes dans une ambulance. Lorsque quelqu'un a un problème médical et que tu es obligé d'amener l'ambulance, Eh bien, on aimerait monter devant dans l'ambulance. Vous avez remarqué, ils ne vous laissent pas monter devant. On aimerait tenir le volant, mais l'ambulancier ne te laissera pas tenir le volant. On aimerait contrôler la vitesse, l'itinéraire, les gestes médicaux, mais quand tu donnes ton enfant ou ta relation dans une ambulance, tu n'as plus le contrôle à ce moment-là. Il faut que tu laisses le personnel faire son travail. Et idem, si c'est une salle d'opération, toi, tu t'arrêtes à l'entrée de la porte de l'opération et maintenant, il faut que tu laisses les gens faire le travail. Et ça, ça demande une abnégation, ça demande un lâcher-prise. Tu n'as pas le contrôle sur ce qui se passe derrière les portes. À un moment donné, aimer, c'est accepter de prendre du recul. Parce que lorsque tu prends du recul, en fait, ce qui se passe, c'est que tu donnes de l'espace à Dieu pour agir. Souvent, ce qui manque dans nos relations, c'est qu'on va étouffer les relations parce qu'on ne donne pas l'espace à Dieu d'agir. Ce matin, prends du recul. Tourne-toi vers quelqu'un et dis-lui, il faut que tu prennes du recul. Il faut que tu prennes du recul. Et si tu prends du recul, tu vas laisser de l'espace pour que Dieu puisse agir dans ces relations-là. Des fois, on va se mettre en colère, des fois, on va s'attrister, on va se décourager, on va se désespérer, on va avoir toutes sortes de palettes d'émotions qui vont nous submerger, simplement parce qu'on est trop dedans. Il faut simplement qu'on recule et qu'on laisse la place à Dieu maintenant d'agir, de donner de l'espace, de donner de l'aération, de donner de l'oxygène à la relation, pour qu'elle puisse respirer et pour que Dieu puisse maintenant restaurer et rétablir ce qu'il y a besoin de l'être. Amen. Encouragez quelqu'un ce matin qui a besoin de le saisir. Troisième vérité également, face au contrôle, une vérité qui va nous aider à aimer sans contrôler, c'est que tu n'as pas à te sentir coupable de tout. Combien de gens dans les relations dealent avec une culpabilité, qui est parfois chronique

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Je dirais qu'en tant que parent, c'est l'un des sentiments... le plus terrible qui peut nous tirailler sur de longues années parfois. On va lire ensemble l'histoire de Marie dans Luc chapitre 2 verset 35. Il nous est dit ici, alors que Marie vient d'apporter Jésus au temple avec Joseph, il est dit « Simeon l'est béni et dit à Marie, sa mère, voici cet enfant est destiné à amener la chute et le relèvement de plusieurs en Israël et à devenir un signe qui provoquera la contradiction. Et à toi-même, une épée te transpercera l'âme afin que les pensées de beaucoup de cœurs soit dévoilé. » Ici, Jésus est amené au temple et puis il y a un homme de Dieu, Siméon, qui est averti par le Saint-Esprit, qui se rend au temple pour bénir Jésus et qui tient Jésus dans ses mains et lui-même avait été averti par le Seigneur qu'il ne s'éteindrait pas dans son vieil âge avant de voir le Messie, avant de voir la promesse du rétablissement d'Israël en la personne du Messie. Alors qu'il sert l'enfant, il voit la promesse et il bénit Dieu, il adore Dieu, il dit des choses prophétiques et il est en adoration devant le Fils de Dieu. Et alors qu'il donne ces paroles-là, il termine en disant à Marie, toi, la maman, une épée te transpercera le cœur. une épée va te transpercer l'âme. Le terme ici, qui est employé par épée, ça désigne une épée qui est lourde, associée à la guerre et au jugement. Et le mot transpercer vient d'un terme qui signifie passer à travers, traverser complètement. Donc, c'est-à-dire que ce n'est pas une petite image douce. L'épée va te transpercer, elle va te traverser littéralement. La douleur ne va pas simplement la frôler, elle va la traverser entièrement. Et cette épée, qu'est-ce que ça représente ici

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

C'est la douleur maternelle de Marie qui est causée par les souffrances de Jésus. Qu'elle va voir Jésus progressivement être rejeté par la nation juive et ça va culminer jusqu'au supplice de la croix et que là, au pied de la croix, Marie va pleurer abondamment parce qu'elle va voir son fils être mis à mort. Et alors qu'elle voit cela, il y a ce paradoxe parce que Marie est dans la volonté de Dieu. Marie, elle a dit oui à Dieu pour être la mère de celui qui allait devenir le Messie. Elle a porté le Messie, elle a élevé Jésus, elle a été fidèle. Mais sa fidélité ne l'a pas protégée de la douleur. Parce que tu peux être fidèle dans ce que tu fais dans ta famille, mais ça ne t'évite pas de vivre la douleur. Tu peux être dans la volonté de Dieu, mais ça ne te protégera pas de vivre de la douleur, même en étant dans la volonté de Dieu dans ta famille. Dites Amen. C'est important de le dire ce matin. Sa fidélité n'a pas été un sauf-conduit, n'a pas été une protection contre la douleur. La souffrance familiale n'est pas toujours la conséquence d'une faute personnelle, d'un péché. Dans l'univers biblique, il existe des souffrances qui sont liées au péché, c'est vrai. Mais il existe aussi des souffrances qui sont liées à l'amour, à la vocation, à la fidélité et au mystère de Dieu. Marie n'a pas tout raté parce qu'elle pleure au pied de la croix. Ce n'est pas parce qu'elle est au pied de la croix et qu'elle pleure que ça veut dire qu'elle a échoué dans son rôle de maman. En réalité, elle avait accompli exactement ce que Dieu attendait d'elle. Et toi aussi, des fois, tu vas faire des choses dans ta famille et tu vois tes enfants qui souffrent ou tu vois ta famille qui souffre ou tu vois des gens autour de toi qui te sont chers qui souffrent et tu te dis « Mais Seigneur, qu'est-ce que j'ai raté

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Qu'est-ce que j'ai échoué

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Qu'est travers. Ça arrive-tu pas ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Mais ici, la pensée ici, c'est qu'au contraire, sa douleur révèle simplement qu'elle aimait de manière profonde son fils, qu'elle aimait profondément Jésus. Et de la même manière, parfois nos douleurs, c'est simplement parce qu'on aime profondément les gens qui nous sont chers, et que lorsqu'on les voit souffrir, ça nous fait quelque chose. Beaucoup de parents vivent avec cette culpabilité silencieuse. Ils disent, si j'aurais dû faire autrement, j'aurais dû voir venir, j'aurais dû être plus présent, j'aurais dû mieux prier. Si mon enfant souffre, c'est sûrement parce que j'ai échoué. Mais il faut parler avec nuance. On doit reconnaître nos fautes réelles, on doit reconnaître que lorsqu'on a blessé, il faut demander pardon, il faut se repentir, il faut reconnaître les choses. On doit assumer nos responsabilités. Mais il y a une différence entre la repentance et l'auto-condamnation. Parfois, on tombe dans l'auto-condamnation au lieu de la repentance. Et au milieu de nous, plusieurs familles portent déjà beaucoup des séparations, des familles recomposées, des blessures qui sont générationnelles, ou parfois il y a des émotions qui ont été transportées d'une génération à une autre. Et où il y a de la colère qui a voyagé du grand-père au père, puis finalement au petit-fils. Parfois, il y a eu de la tristesse. Parfois, il y a eu de la dépression. Parfois, il y a eu même de la santé mentale, des choses qui sont comme héréditaires, qui ont été transmises dans les familles. Parfois, il y a la solitude aussi, la pression financière. Mais il ne faudrait pas ajouter une théologie qui est simpliste en disant, si ton enfant souffre, c'est forcément que tu as fait une erreur, que tu as échoué. Ce matin, j'aimerais vous soulager en tant que parent, en tant que responsable de famille. J'aimerais soulager le cœur de plusieurs qui peuvent porter parfois un fardeau en disant, c'est de ma faute. C'est de ma faute. Parfois, tu peux faire la bonté de Dieu et te retrouver quand même à voir ta famille souffrir. On aimerait éviter à nos enfants la souffrance mais parfois c'est inévitable. On aimerait nous-mêmes éviter de souffrir mais la vie fait mal. C'est pour ça qu'il ne faut jamais confondre une âme transpercée avec une vie ratée. Marie a été transpercée dans son âme mais elle n'avait pas échoué. Elle se trouvait exactement au centre du plan de Dieu. C'est paradoxal. Elle est là au pied de la croix et elle pleure toutes les larmes de son corps parce qu'elle voit son fils être crucifié Mais pourtant, elle est au centre du plan de Dieu. Elle est exactement là où Dieu l'attendait. Faire la volonté de Dieu n'est pas une garantie que tout va bien aller. On aimerait que tout aille bien et parfois tout va bien. Mais il y a des moments dans nos vies parfois aussi où nous vivons les larmes, où nous vivons la souffrance. Mais ce que nous savons, c'est que Dieu est celui qui recueille nos larmes dans sa coupe d'or. Et il est celui qui change même nos larmes en cris de joie. Ceux qui s'aiment avec larmes moissonneront avec chandelle et graisse. Ceux qui marchent en pleurant lorsqu'ils portent la semence en terre reviendront avec cris de joie lorsqu'ils auront le fruit entre leurs mains. Et ce matin, je ne sais pas dans quelle saison tu es, si tu es dans la saison d'ensemencement ou si dans la saison de moisson, mais j'aimerais t'encourager et te dire que quelle que soit ta saison, le Seigneur est celui qui veut restaurer et qui veut bénir. Certaines souffrances ne sont pas la preuve que nous avons quitté la volonté de Dieu, mais c'est le prix à payer pour demeurer dans la volonté de Dieu. Alors ce matin, alors qu'on a regardé à Abraham, on a regardé à Jochebed, on a regardé à Marie, qui ont tous trois remis leur enfant, leur famille à Dieu, on ne peut pas ne pas parler du Père Céleste qui a donné son Fils pour nous, Jésus. qu'il a donné pour nous sur la croix. Il n'a pas épargné son propre fils. On peut être certain que s'il n'a pas épargné Jésus, il prendra soin de ceux que nous lui confions, de ceux que nous lui abandonnons, de ceux que nous remettons entre ses mains. Et ce matin, le Seigneur peut-être ne t'invite pas à faire davantage, mais il t'invite simplement à déposer entre ses mains ce que tu n'es plus capable de porter tout seul aujourd'hui. On va se lever ensemble. Ce matin, que tu puisses simplement dire adieu. Je ne suis plus capable de porter cette situation, Seigneur. Je suis fatigué, je suis épuisé, j'ai atteint mes limites. Mais Seigneur, je veux m'en remettre à toi. Je veux te remettre, Seigneur, ce père, cette mère. Je veux te remettre, Seigneur, ce fils, cette fille, ce frère, cette sœur, cette relation, Seigneur. Je veux te la remettre ce matin. Je reconnais, Seigneur, que j'ai essayé de porter les choses tout seul. J'ai essayé, Seigneur, d'aller même à être plus fort que ce que je l'étais en réalité, Seigneur. Et je reconnais, Seigneur, que parfois je porte la culpabilité de plein de choses alors que parfois ce n'est même pas vrai. C'est juste moi qui me sabote, qui me fait du mal parce que je me sens coupable de tout. Mais Seigneur, ce matin, je réalise que tu m'aimes. Je réalise, Seigneur, que tu m'appelles à te faire confiance et que tu veux m'aider, Seigneur, à aimer comme toi tu aimes. Un amour qui ne contrôle pas, mais un amour qui libère. Un amour, Seigneur, qui ne domine pas, mais un amour qui délivre, qui affranchit. Oui, Seigneur, ce matin, on veut te venir vers toi et on veut te dire merci pour ta grâce. Merci pour ton amour, Seigneur, qui est un amour pu un amour, Seigneur, qui est détaché, Seigneur, qui est capable d'endurer parfois nos erreurs, nos mauvaises décisions, d'endurer même notre péché, Seigneur, dans certaines dimensions de nos vies. Ou parfois, tu permets que celui-ci arrive comme une pédagogie ou à travers la souffrance. Et les conséquences de nos erreurs, nous apprenons et nous revenons vers toi comme le fils prodigue l'a fait avec son père, Seigneur. Alors ce matin, on veut te dire merci pour la sagesse de ton amour. Et Seigneur, ce matin, on veut te dire, apprends-nous à aimer avec sagesse. Que notre amour augmente en sagesse et en pleine intelligence pour le discernement des choses les meilleures, comme Paul le priait dans ses lettres, Seigneur. On veut prier la même chose pour nous, Seigneur. Donc nous, d'aimer non pas à la folie, comme le dit le monde, mais d'aimer avec sagesse, d'aimer avec, Seigneur, discernement, d'aimer avec intelligence, d'aimer, Seigneur, avec une compréhension supérieure, Seigneur. Non pas celle que le monde nous donne, mais celle qui vient de ta parole, celle qui vient de ton esprit, Seigneur, dans le nom de Jésus. Que nos craintes, que nos peurs, que nos culpabilités, que nos limites ne viennent pas empêcher ce que tu vas accomplir dans la vie de ceux qui nous sont chers, Seigneur. Je te prie, Seigneur, pour celui qui est pleure après un fils perdu, après une mère perdue, après un frère perdu ou une sœur. Seigneur, je prie pour celui ou celle qui porte un tel fardeau ce matin, celui ou celle qui pleure dans le secret par rapport à une relation qui a été brisée, par rapport à des chicanes qui ont pris place dans une famille, où il y a des distances, il y a un fossé qui s'est creusé. Seigneur, ce matin, tu es celui qui nous parle par ta parole et tu nous invites à te dire, si tu es en train de nous dire ce matin, arrête de porter ça tout seul, je suis là, donne-moi ça entre mes mains, laisse-moi porter cette situation à ta place, laisse-moi, déjà j'ai porté tout cela à la croix, j'ai déjà accompli Le salut, j'ai déjà accompli. La délivrance, j'ai déjà accompli. La victoire à la croix, j'ai porté tes fardeaux. J'ai porté tes peines. J'ai porté tes douleurs. J'ai porté ta tristesse. J'ai porté tout ce qui était trop lourd pour toi. Mes épaules l'ont déjà porté à la croix. J'ai porté ta croix. J'ai porté ta misère. J'ai porté ta peur. J'ai porté tes doutes. J'ai porté ta culpabilité. Et ce matin, le Seigneur t'invite à remettre entre ses mains ce que tu n'es plus capable de porter dans le nom de Jésus. Amen. Amen. Alléluia. Ce matin, on va prendre ensemble la communion et alors qu'on est dans ce message et qu'on est dans cette pensée de remettre entre ses mains ce que nous ne sommes plus capables de porter nous-mêmes, j'aimerais nous inviter à nous souvenir à travers ces moments de la communion, ces emblèmes du pain et du vin, nous rappeler ensemble la valeur et la qualité du don de Jésus qui a tout porté, comme je disais dans ma prière, Ce matin, accepte à travers ces moments du pain et du vin. Que ce soit pour toi un moment où tu vas dire « Seigneur, je remets sur les épaules de Jésus ce que je ne suis plus capable de porter, Seigneur. Je remets mes fardeaux, je remets mes luttes, je remets mes combats, Seigneur. Oh Seigneur Jésus, je remets ma maladie, je remets, Seigneur, mes peurs du lendemain, je remets, Seigneur, mon anxiété. Seigneur, je remets, Seigneur, tout ce qui se passe en moi, tout ce qui se passe autour de moi. Seigneur, je remets cela sur toi, Seigneur Jésus. Oui, parce que tu les as déjà portés à la croix il y a 2000 ans, Seigneur. Alors ce matin, alors qu'on est dans cette mémoire, dans ce souvenir de l'œuvre de Jésus, je vous invite à prendre le pain ensemble et à dire, Seigneur, merci pour ton corps, car tu es venu dans un corps comme le mien. Tu as souffert dans un corps comme le mien afin de porter ce que je n'étais pas capable de porter, Seigneur. Et c'est pourquoi tu me comprends parfaitement. Et ce matin, je peux venir librement vers toi à travers ce moment, Seigneur, dans le nom de Jésus. Prenons le pain ensemble et disons merci, Seigneur, pour le pain. Alléluia Jésus. Quelle pensée ce matin

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de se dire que lorsque Jésus était en train de verser son sang sur la croix, Dieu était parfaitement au contrôle de ce qui arrivait. Au regard des hommes, ça semblait être une défaite, ça semblait être un échec. Même l'ennemi pensait avoir gagné. Les disciples étaient complètement anéantis. Les proches de Jésus étaient affligés. Tout semblait être perdu. Et pourtant, à ce moment-là, lorsque le Fils de Dieu a versé son sang, Dieu était parfaitement au contrôle. Il était en train d'accomplir une œuvre extraordinaire par laquelle nous allions être tous sauvés. Et ce matin, c'est ce que nous voulons célébrer à travers la coupe. Et nous voulons dire merci Seigneur parce que même dans nos moments de nos vies, Seigneur, où nous avons l'impression que tout échoue, que tout rate, que tout part de travers et que nous sommes perdus et sans espoir et que tout semble anéanti, l'œuvre de Jésus nous rappelle que tu es souvent au cœur de ces moments-là, au cœur de la tempête, au cœur du déchaînement de nos vies, en train d'agir et d'amener la vie là où il y avait la mort, l'espoir là où il y avait le désespoir, la lumière là où il y avait les ténèbres. Et Seigneur, ce matin, on veut, dans l'anticipation, te dire merci pour ce que Jésus nous rappelle ce matin à travers son sang. Merci pour le sang qui nous rappelle la victoire dans la défaite. Prenons ensemble la coupe. Et alors qu'on est ensemble encore dans le recueillement, On va chanter ce chant qui dit Seigneur, je lève les yeux vers les cieux, je te donne mon cœur, tu es mon repos. parce que tu es au contrôle. Même quand les mers se déchaînent, tu parles et tu les calmes. Tu es mon repos, parce que tu es au contrôle. Ce matin, laisse le volant à Dieu. Laisse le gouvernail à Dieu. Quelle que soit la situation, quelle que soit la relation, quel que soit le fardeau, tu peux mettre un nom, tu peux mettre une situation, tu peux mettre une histoire derrière tout cela. Mais Seigneur, ce matin, je t'invite à venir à ses pieds. à lui remettre entre ses mains. Fais comme Abraham, fais comme Jeu Kébet, fais comme Marie. Laisse cela au pied du Seigneur. Remets-lui ce que tu n'es pas capable de porter. Et lui va accomplir ce qu'il n'est pas capable d'accomplir. Il va ramener à la vie ce qui était mort. Il va restaurer ce qui était brisé. Il va réparer ce qui était cassé. Alléluia, Jésus. Et Seigneur, ce matin, je te rends grâce parce que tu es le Dieu, Seigneur, qui change nos histoires les plus douloureuses en témoignage pour ta gloire Tu es le Dieu, Seigneur, qui change nos fractures en portrait, Seigneur, vivant de ta gloire. Et, Seigneur, ce matin, je remets, Seigneur Jésus, toutes ces situations. Je remets, Seigneur, toutes ces blessures, toutes ces tensions, tous ces fardeaux, Seigneur, que certains peuvent porter, Seigneur. Et dans la foi et dans l'anticipation, on te dit merci, Seigneur, pour le changement, pour la transformation, pour la grâce, pour la rédemption que tu vas amener dans ces lieux, Seigneur, de nos vies, dans ces dimensions de nos vies où nous pleurons aujourd'hui. Tu es au contrôle. Et ce matin, Seigneur, tu parles et tu calmes, Seigneur. Tu parles, Seigneur, et tu agis sur nos situations dans le nom de Jésus. Amen, Amen, Amen. Chante ensemble. Hallelujah.