Église Nouvelle Vie | Trois-Rivières

Une paix surnaturelle : Psaume 73 | Daniel Metbach |

Église Nouvelle Vie

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Nous ne pouvons pas toujours changer les circonstances que nous traversons… mais nous pouvons choisir ce qui régnera en nous.

Pour ce deuxième message de notre série estivale « Un été au cœur des Psaumes », pasteur Daniel nous rappelle que la paix véritable ne dépend pas de l’absence de tempêtes, mais de la présence fidèle de Dieu au milieu d’elles.

Découvrez comment expérimenter une paix surnaturelle, même lorsque les réponses tardent, que l’incertitude demeure et que rien autour de nous ne semble changer.

Quelle que soit la tempête que tu traverses aujourd’hui, Dieu peut ramener la paix en toi avant même de changer ce qui t’entoure.

Verset de référence : Psaume 27

SPEAKER_00

Très content d'être avec vous ce matin pour poursuivre notre série tellement inspirante, cette série estivale, un été au cœur des psaumes. Je ne sais pas si vous étiez là dimanche dernier, mais nous avions lancé cette série avec l'un des psaumes les plus emblématiques de toute cette série, le psaume 23, qui nous présente Dieu comme étant le berger de notre âme, celui qui veut nous conduire à travers les différentes saisons de nos vies. Et si vous vous souvenez, pour ceux qui étaient présents, nous avions culminé avec cette image tellement évocatrice du berger où il dit « Il dresse devant moi une table en face de mes adversaires ». Cette pensée que Dieu nous invite alors qu'il y a des combats, alors qu'il y a parfois des défis, des difficultés, des situations qui viennent nous combattre. Dieu nous invite à nous asseoir à sa table. Il dresse une table à laquelle il nous invite à nous asseoir, nous restaurer et également communier avec lui parce que la table, dans le langage et le symbolisme biblique, représente le lieu de la communion, le lieu où l'on connecte. Et quelle meilleure façon de connecter avec quelqu'un que l'on ne connaît pas que de l'inviter à manger et de prendre un temps ensemble à la maison pour manger, n'est-ce pas

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

continuons avec cette série et j'aimerais que nous puissions parler ensemble justement de cette pensée de la communion à travers les combats, que Dieu nous offre sa présence au milieu de nos combats et on va regarder ensemble à un psaume dans l'écriture un psaume qui littéralement a été écrit alors que les flèches volaient au-dessus de la tête du psalmiste alors qu'il était au milieu des combats il a été amené à expérimenter une paix surnaturelle et c'est le titre de mon message ce matin, une paix surnaturelle on va découvrir ensemble et répondre à la question, tu peux mettre le titre à l'écran s'il te plaît Israël, merci de me suivre s'il te plaît une paix surnaturelle et on va regarder ensemble et répondre à la question comment vivre en paix lorsque mes circonstances refusent de changer. Lorsque tu es confronté à des situations qui semblent ne pas vouloir changer et que tu es amené à être troublé, à être inquiété, à être chargé par ces circonstances, comment vivre et rester en paix au milieu de cela

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Et l'une des réalités que nous apprenons souvent dans la vie, c'est que ce que tu ne peux pas changer, ce que tu ne peux pas changer, te changera. C'est une prophétie même, c'est une promesse. Ce que tu ne peux pas changer, te changera. Et lorsque tu es en famille, parfois les enfants que tu ne peux pas changer, te changera. Les parents ou grands-parents, on dit t'amène. Lorsque tu es marié, ce que tu ne peux pas changer chez ton conjoint ou ta conjointe, j'ai une nouvelle pour toi, ce que tu ne peux pas changer, te changera. Dans la vie, ce que tu ne peux pas changer, te changera. Et cette pensée ici que souvent on a besoin de réaliser que le plus grand changement n'est pas forcément dans les circonstances, mais il est en nous. Et ce matin, si on ne peut pas toujours changer les circonstances que nous traversons, nous pouvons choisir ce qui va régner en nous. Avez-vous remarqué comment l'être humain a tendance à toujours penser que sa paix et son bonheur dépendent d'une circonstance qui est souvent à venir, qui est souvent devant lui, qui est en attente, en anticipation, en espérance, un lendemain, une nouvelle saison, une autre chose qui nous attend de l'autre côté du rivage, du moment présent. Avez-vous remarqué ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Qu'on est toujours en attente. Ah, je serai bien le jour où Je vais avoir telle chose qui s'accomplit. Ah, je vais enfin être à l'aise lorsque ça, ça va arriver. Ah, je serai tellement heureux lorsque ça, ça va être réglé. Souvent, on déplace notre attente et notre espérance, notre perception du bonheur, à un événement qui est hypothétique et qui est futur. Pendant que dans le présent, dans le moment présent, nous sommes souvent captifs des circonstances. Par exemple, je serai plus serein lorsque j'aurai terminé mes études. Ah, vous, chers étudiants. Petite pensée pour vous ce matin. Une fois les études terminées, que faut-il faire

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Ah, il faut aller sur le marché de l'emploi. Et tu cherches un emploi qui corresponde à la job de tes rêves. Mais souvent, tu es tiraillé entre la job de tes rêves ou la job alimentaire plate qui paye tes factures et le loyer à la fin du mois. Dis ta main ou... Ouch

UNKNOWN

!

SPEAKER_00

Ou encore... « Ah, je me sentirai en sécurité lorsque j'aurai trouvé un bon travail. » Et là, tu as fait ta prospection, tu as trouvé le bon travail. Mais là, misère

UNKNOWN

!

SPEAKER_00

Tu n'avais pas prévu cela au programme. Ce bon travail s'accompagne de responsabilités, de pression, d'échéances serrées, de stress, voire même parfois de la toxicité au niveau du leadership, qui font que tu rentres à la maison le soir et la tête, elle est comme ça, et parfois même, tu as du mal à dormir. Dites « Amen » ou « Ouch ». Le travail de tes rêves n'était pas forcément ce que tu pensais. Ah, d'autres encore, qui sont encore plus idéalistes, disent, ah, je serai enfin heureux lorsque je serai marié. Alléluia. Mais une fois marié, tu découvres les joies et les plaisirs de la vie à deux. Car si l'amour rend aveugle, le mariage rend la vue. Et tu découvres derrière la beauté enchantresse de la promise ou du promis, que finalement, il y avait aussi un qui venaient avec dans le packaging. C'était un tout inclus. Les caractères n'étaient pas toujours évidents. Dit Amen ou... D'autres encore sont encore plus utopiques. « Ah, je serai tellement épanoui le jour où je vais avoir des enfants à la maison. Je me sens tellement une fibre maternelle, d'autre, une fibre paternelle. » Puis là, les enfants arrivent. « Merveilleux bambin, une semaine à la clinique, tu rentres à la maison et là, tu ne dors plus.

UNKNOWN

»

SPEAKER_00

Tu ne manges plus. Tu ne te laves plus. Ta maison est... On dirait qu'il y a une bombe nucléaire qui a explosé à l'intérieur. Et tu ne sais même plus comment tu t'appelles tellement que tu es fatigué. Et là tu te dis, mais comment j'ai pu me retrouver là

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Est-ce qu'il y a des parents ce matin qui connaissent les nuits avec les anges qui chantent pendant la nuit

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Il y a des oracles divins qui s'émanent de la chambre à côté

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Et on est réveillé au milieu de la nuit par des berceuses gauche par disque

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Ah, ce sera tellement épanouissant. Plus de vie sociale, on t'invite plus, puis c'est carrément la misère. Mais on bénit Dieu pour nos enfants. C'est une bénédiction, mais il faut passer à travers le processus de l'énuité, puis tous les changements de couches, etc. Ou encore d'autres qui disent « Je serai comblé lorsque j'aurai enfin acheté ma maison. » Et là, t'achètes ta maison, puis tu découvres qu'il y a quelque chose qu'on appelle la taxe bienvenue. Ah non, c'est pas le gouvernement qui te souhaite ta bienvenue, puis qui met une banderole que tu coupes avec le ciseau, bienvenue dans ta maison. Non, non, c'est une taxe. Puis, elle est un petit peu épicée quand même. Faut la payer. C'est quelque chose. Elle porte mal son nom, en fait. Elle est pas si bienvenue que ça, cette taxe. On aurait plutôt envie de lui dire « taxe malvenue ». Parce qu'en général, cet argent-là, tu préférais le mettre ailleurs, tu sais. Mais bon, t'as pas le choix, c'est la taxe bienvenue. Puis, t'as aussi un autre concept qu'on appelle l'hypothèque. À tous les mois, faut que tu la payes. Ah ouais, c'était pas gratuit d'aller dans la maison. Fait que là, tu te rends compte avec des charges. Puis souvent, quand t'achètes une maison, tu le savais pas, mais parfois, il peut y avoir des vis cachées. Il peut y avoir des matériaux qui sont qui prennent l'eau, toutes sortes de choses qui arrivent, ou des rénaux à faire. Et là, tu engages un entrepreneur et tu découvres encore les joies de l'entrepreneuriat au Québec, du registre du bâtiment au Québec. Et c'est particulier, c'est une jungle à laquelle il faut savoir s'adapter. Dites Amen où

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Alors, ce que je suis en train de dire ce matin, ce n'est pas que ces choses sont mauvaises. Elles ne sont pas mauvaises en soi. C'est bon de travailler, c'est bon d'étudier, c'est bon de se marier, c'est bon d'avoir des enfants. Toutes ces choses-là sont bonnes. Ce n'est pas mon propos ce matin. Rassurez-vous, vous n'avez pas commis d'erreur. Ce que je suis en train de dire ici ce matin, c'est que même si ces choses sont bonnes et ne sont pas mauvaises en soi, elles ne peuvent pas porter le poids de toute notre âme. Elles ne peuvent pas nous supporter dans notre désir de joie, dans notre désir de paix, dans notre désir d'amour. Ces choses-là sont fragiles, sont passagères, sont simplement matérielles et notre âme a besoin de beaucoup plus que cela. Une maison ne comblera jamais ton besoin de bonheur. Pas plus qu'une épouse, pas plus qu'un enfant. Oui, ça peut te rendre heureuse et tu peux vivre des bonnes choses, mais d'une manière... intrinsèque, tu as besoin de plus que cela. On a besoin vraiment de quelque chose qui vienne nous soutenir au moment de l'épreuve. On a tous tendance à penser que la paix et le bonheur se trouvent dans une meilleure situation, une meilleure relation, une meilleure position ou encore une meilleure rémunération. On repousse constamment la paix dans une saison qui est future. On pense qu'elle nous attend de l'autre côté du rivage, du présent. Et lorsqu'on arrive dans la saison qu'on avait attendue, on découvre souvent qu'il y a de nouveau la préoccupation qui l'accompagne. Parce que la vérité, c'est que le bonheur ne s'achète pas. On n'a pas besoin d'attendre de meilleures circonstances pour y accéder. s'aider, le bonheur peut être accessible dès à présent. Amen. Mais le problème, c'est lorsqu'on demande à nos circonstances de nous donner ce que seule la présence de Dieu, alléluia, peut nous donner. Et tant que notre paix dépend de ce qui se passe autour de nous, elle reste fragile. Elle reste vulnérable. Parce que nos circonstances peuvent changer très rapidement. Alors, quelle est la question ce matin

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

La question, c'est est-ce qu'il est possible d'être en paix avant même que les circonstances ne changent

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Alors que tu traverses la vallée, alors que tu es dans la tempête, alors que les combats sont encore là

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Est-il possible, au milieu des combats, d'expérimenter la paix

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Et si la paix n'était pas seulement quelque chose que l'on retrouve après la tempête, mais quelque chose que Dieu peut nous donner au cœur, au cœur, au milieu de la tempête

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

C'est précisément ce qu'on va découvrir à travers le psaume 27 ce matin, et on va le lire ensemble maintenant, il apparaît à l'écran. Psaume 27, psaume de David. Et nous lisons ensemble, pour ceux qui n'ont pas leur Bible. « L'éternel est ma lumière et mon salut. De qui aurais-je crainte

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Quelle déclaration

UNKNOWN

!

SPEAKER_00

L'Éternel le soutienne, ma vie. De qui aurais-je peur

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Quand des méchants s'avancent contre moi pour dévorer ma chair, ce sont mes persécuteurs et mes ennemis qui chancèlent et tombent. Si une armée se compait contre moi, mon cœur n'aurait aucune crainte. Si une guerre s'élevait contre moi, je serais malgré cela plein de confiance. Verset 4. Je demande à l'Éternel une chose que je désire ardemment. Une augmentation

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Une promotion

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

La victoire sur mes ennemis

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

La sécurité pour pour demain

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Non. Je voudrais habiter toute ma vie dans la maison de l'Éternel. Quelle demande insolite au milieu de ce psaume. Il est au milieu des combats et lui, sa demande, elle vient nous interroger et on va en parler tout à l'heure. Toute ma vie dans la maison de l'Éternel pour contempler la magnificence de l'Éternel et pour admirer son temple. On va parler de la contemplation tout à l'heure. Conseil biblique qui traverse l'Écriture et que nous avons besoin de redécouvrir en tant que croyant. Car il me protégera dans son tabernacle ou sa tente au jour du malheur. Il me cachera sur l'abri de sa tente. Il m'élèvera sur un rocher. Position de supériorité par rapport Et déjà ma tête s'élève sur mes ennemis qui m'entourent. J'offrirai des sacrifices dans sa tente au son de la trompette. Je chanterai, je célébrerai l'Éternel. Éternel, écoute ma voix, je t'invoque. Aie pitié de moi et exauce-moi. Mon cœur dit de ta part, cherchez ma face. Et là, à partir du verset 7, on passe d'un David qui est triomphant à un David qui est confiant à un David qui crie sa détresse. Ne me cache pas ta face. Ne repousse pas avec colère ton serviteur. Tu es mon secours, ne me laisse pas, ne m'abandonne pas, Dieu de mon salut. Car mon père et ma mère m'apportent. Il y a ici une tension entre les six premiers versets et les sept versets suivants. Et là, vous pouvez ajouter des points de suspension, car c'est comme si David ne termine pas sa phrase. C'est comme s'il était en train de dire « Ah, si je n'étais pas sûr que Dieu va être bon envers moi dans mon vivant, dans mon présent, je tomberais. Je sombrerais dans le découragement. Je serais désespéré. » Et il poursuit en terminant « Espère en l'éternel. Fortifie-toi et que ton cœur s'affermisse. Espère en l'éternel.

UNKNOWN

Amen. »

SPEAKER_00

Ici, on est dans un psaume qui est vraiment profondément humain. Et on voit une tension, comme je le disais, entre les six premiers versets et les sept derniers versets, où durant les six premiers versets, David est plein de confiance en Dieu. Il fait une déclaration extraordinaire. Il dit « Même s'il y avait une armée, même s'il y avait une guerre, même s'il y aurait des ennemis contre moi, je serais plein de confiance. » Une confiance qui semble inébranlable, qui semble inatteignable. David semble invincible par rapport à ses ennemis. Puis voici qu'à partir du verset 7, il y a comme un basculement, Il y a comme un switch qui prend place. Et là, ce David qui semblait si invulnérable, si invincible dans sa confiance en Dieu, se met maintenant à crier sa détresse. « Secours-moi

UNKNOWN

!

SPEAKER_00

Entends-moi

UNKNOWN

!

SPEAKER_00

Viens à mon aide

UNKNOWN

!

SPEAKER_00

Délivre-moi

UNKNOWN

!

SPEAKER_00

» Et ça a été tellement particulier que même les exégètes et commentateurs bibliques ont pendant longtemps épilogué, questionné, à savoir si ces deux paragraphes faisaient partie du même psaume ou si nous avions là une erreur de copiste et qu'en fait, c'était deux psaumes différents qui n'avaient pas rapport. Puis avec le temps, avec les études, avec les recherches sont venus à la conclusion que oui, il s'agit bien du même somme et que dans le même somme, David vit tout et son contraire. Pourquoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Parce qu'en fait, c'est une belle illustration de la nature humaine. Que la foi en Dieu n'exclut pas les émotions. Que la foi en Dieu ne nous rend pas insensibles dans un déni de la réalité, un déni des menaces, un déni des problèmes qui nous accablent, des guerres qui sont en face de nous, un déni des dangers et des difficultés que nous traversons. Non, non, la foi n'est pas comme l'autruche à s'enterrer dans la terre et à nier les évidences de la réalité, la foi s'est cheminée à travers la réalité tout en se faisant confiance à Dieu, même si nos émotions vivent parfois des soubresauts. Et cette invitation ici dans l'Epsom, c'est de non seulement que dans la présence de Dieu tu peux exprimer ta foi, déclarer ta foi comme l'a fait David, mais aussi dans la présence de Dieu, tu peux vider ton cœur, tu peux exprimer ta peur, ton angoisse, ton inquiétude, ce qui te charge, ce qui te préoccupe, ce qui est un tourment pour ton âme, tu peux l'exprimer, le libérer de devant Dieu, il y a de la place pour tes émotions dans la présence de Dieu. Dieu ne t'invite pas à vivre tes émotions seul dans ta chambre. Il t'invite à ouvrir ton cœur devant le trône du roi des rois. Il peut tout entendre et il veut t'aider à traverser cela avec lui. Amen. Et ici, dans ce psaume, on voit ici cette pensée que la paix ne dépend pas de ce qui se passe autour de nous, mais de ce qui vit en nous. Le plus important n'est pas ce qui nous arrive, mais ce que nous devenons et ce que nous développons au milieu de ce qui nous arrive. Et j'avais cette image pour vous, pour illustrer cette pensée ici ce matin, c'est l'image du sous-marin. Lorsque tu regardes un sous-marin, un sous-marin est immergé sous des tonnes et des milliers de tonnes de pression d'eau, et alors qu'il est au milieu de l'océan et que parfois les courants sont denses et sont puissants. Le sous-marin peut, à l'intérieur, vivre une certaine quiétude. Tu peux boire ton café, jaser avec tes amis, lire ton journal et être tranquillement en train de regarder la télévision même. Alors que tu es au milieu de l'océan. Pourquoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Parce que le sous-marin est habité par une pression qui est supérieure à la pression extérieure. Une pression intérieure qui est supérieure à la pression extérieure. Quelle image ici de l'Église et du croyant, de l'enfant de Dieu qui est dans le monde alors qu'il est dans l'océan agité, les vagues agitées du monde est capable de cheminer et de naviguer en toute quiétude, en toute paix, en toute sérénité, parce que celui qui est en lui est plus grand que celui qui est dans le monde. Alléluia. Celui qui est en toi est plus grand ce matin. Il est possible, malgré les combats, malgré la pression qui t'entoure, de rester en paix et de demeurer dans la présence de Dieu. Et c'est le propos de ce matin. Le psaume 27 est attribué à David et on ignore à quelle crise précise il correspond. Mais David y parle notamment, on l'a lu ensemble, d'adversaires qui veulent le dévorer littéralement, d'une armée qui campe contre lui, de faux témoins qui se lèvent et qui viennent parler contre lui. C'est comme s'il perdait le contrôle du narratif de sa vie, que des gens venaient prendre le contrôle de son narratif, comme on le voit parfois avec les réseaux sociaux ou des diffamantes sont portées à l'encontre d'une célébrité ou parfois d'une personne qui est en pouvoir ou en responsabilité, qui est en vue. Là, parfois, des individus qui sont cachés dans leur cave et qui ont des réseaux sociaux se prennent à prendre le contrôle du narratif d'une personne qui est connue pour venir diffamer et venir attaquer la réputation de quelqu'un. David, bien avant les réseaux sociaux, bien avant les médias et la technologie moderne, a connu les faux témoins qui viennent à bien l'accuser faussement et prendre le contrôle du narratif. Et il parle même de la possibilité d'être abandonné par ses proches. Il dit, mon père et ma mère, il parle de ses parents, même s'il m'abandonne. On ne sait pas exactement quelles circonstances, mais on comprend ici qu'il n'y a aucun calme, il n'y a aucune sécurité. David est complètement accablé, acculé contre le mur. Et cette tension entre confiance en Dieu et détresse va nous accompagner ce matin. Et aujourd'hui, à travers ce psaume, on va découvrir ensemble trois postures, trois positions, trois positionnements que nous pouvons vivre et mener ensemble dans nos circonstances afin de vivre en paix. Trois postures qui sont en fait trois Regards, trois visions, trois façons de regarder que Dieu nous appelle à développer pour être capable de naviguer à travers les océans de la vie avec une paix surnaturelle. Est-ce que vous êtes avec moi ce matin

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Alors la première posture consiste à d'abord regarder plus haut.

UNKNOWN

Regardez plus haut !

SPEAKER_00

David commence le premier verset en disant « L'éternel est ma lumière. L'éternel est mon salut. L'éternel est le soutien de ma vie. » Remarquez que David ne commence pas en parlant de ses ennemis. Il ne commence pas en parlant de ses problèmes. Il commence par parler de Dieu. Ça, c'est la meilleure façon d'affronter tes problèmes, c'est de commencer de parler de Dieu, de commencer à regarder à Dieu, de commencer à proclamer la puissance de Dieu. Et il utilise trois images, les trois mots que nous avons parlé, la lumière, le salut, le soutien. Le mot « lumière » ici, désigne la lumière qui dissipe les ténèbres. qui permet de voir et redonner une direction. C'est intéressant parce que David, avant de regarder horizontalement à ses circonstances, choisit d'abord de regarder verticalement à Dieu, de lever ses yeux vers le haut, de regarder à celui qui veille sur sa vie. Et il dit « il est ma lumière ». Et dans la Bible, la lumière évoque souvent la présence de Dieu et aussi la vérité. La vérité est une lumière. La vérité est une lumière qui nous éclaire, qui vient nous libérer des mensonges obscurs, qui viennent parfois nous tenir dans les ténèbres, dans l'ignorance et dans l'erreur. Et donc la lumière est là pour nous éclairer. C'est aussi l'image de de la faveur de Dieu. Parce que Dieu met sa lumière sur nous, c'est une façon de dire qu'il nous est favorable et qu'il est en train de nous bénir par sa présence. Et quand la peur assombrit son avenir, David est en train de dire que Dieu est sa lumière qui le dirige. Dieu est sa boussole. Ensuite, il dit « Il est mon salut ». Le salut signifie sauver, secourir, ou mettre au large. Imaginez quelqu'un qui se noie alors qu'on est dans la saison estivale et que certains vont en bord de mer. Imaginez quelqu'un qui se noie alors que les vagues agitées sont en train de l'ensevelir. Et puis que là, t'as un gars bodybuildé avec des gros Vos biceps, des pectoraux, puis qui courent avec sa bouée, un Baywatch, un peu version 2026. Puis là, en train de courir, puis il plonge. Imaginez Dieu comme cela. Dieu qui est tout-puissant, Dieu qui est invulnérable, Dieu qui est complètement au contrôle de tout. On ne peut pas l'imaginer comme un homme, s'il serait comme un homme, il ferait 4 mètres de haut avec des muscles qui seraient gros comme mes deux jambes réunies. Imaginez-le plonger dans l'eau. Lorsqu'il dit « l'Éternel est mon salut », c'est ça, c'est « il me secoue, il me ramène au large, il vient me chercher alors que j'étais enfoui, alors que j'étais en train de me noyer, en train de sombrer dans les eaux de la vie, il vient me chercher comme un sauveteur, il me ramène au large, il me met au large, l'Éternel est mon salut.

UNKNOWN

»

SPEAKER_00

Et enfin, dernier mot, l'éternel est le soutien de ma vie. Ici, ce mot en hébreu désigne une forteresse, une construction militaire, une place forte, un refuge qui est inaccessible à l'ennemi, un endroit où tu sais qu'aucun ennemi va pouvoir venir t'atteindre. Dieu est ta forteresse. Dieu est le soutien de ta vie. Il te met dans un endroit où aucun ennemi, aucune flèche passée présente au futur, aucune malédiction, aucune parole, aucune œuvre des ténèbres ne peut t'atteindre, car Dieu te met en sa présence. Dieu est ton refuge Il est ta forteresse. Encouragez quelqu'un ce matin qui a besoin de découvrir. Les circonstances peuvent être instables, mais le refuge que Dieu offre ne l'est pas. Remarquez également que David ne parle pas uniquement de ce que Dieu va faire. Il proclame qui Dieu est. Il ne dit pas Dieu fait, il dit Dieu est ma lumière, Dieu est mon salut, Dieu est le soutien de ma vie. Il ne dit pas non plus que ses ennemis sont faibles. Il parle d'une armée, il parle d'une menace qui est grande en face de lui. Il ne la minimise pas, mais il la positionne devant la grandeur de Dieu. La foi ne consiste pas à être dans le déni par rapport à nos problèmes et leur étendue et leur proportion. Mais il s'agit de refuser d'oublier la grandeur de Dieu, quels que soient nos problèmes. Souvent, nous oublions la grandeur de Dieu. Combien d'êtres humains est oublieux Tu as connu des miracles, tu as connu des réponses de Dieu. Tu as vu des prières être couronnées de la grâce et de la faveur de Dieu. Tu as vu dans ta vie différentes expériences qui t'ont témoigné de la souveraineté de Dieu sur tes circonstances. Et voici qu'un problème est survenu et tu es devenu amnésique dans la foi. Tu as oublié ce que Dieu avait accompli. Ce matin, à travers ce psaume, Dieu nous invite à regarder plus haut, à ne pas nous laisser capturer par l'essence du moment présent, mais à regarder à celui qui est assis dans le ciel et qui veille avec son œil de grâce sur nos vies. Parce que dans la vie, tout est une question de perspective. La peur, je vais le dire de cette façon, elle crée souvent un désordre disproportionnel. Disproportionnel, ça veut dire que ce n'est pas à la bonne proportion, ce n'est pas à la bonne mesure, à la bonne dimension. Il y a comme une disproportion. Ça crée un désordre disproportionnel à l'intérieur de nous. Ça approche tellement le problème devant nos yeux qu'on finit par ne voir plus que ça. Vous savez, je dis souvent que l'ennemi, il a une grande loupe. L'une des armes de l'ennemi, c'est la loupe, le verre grossissant, la lentille grossissante. où en fait quand il vient avec sa loupe, il la met devant tes problèmes, et le problème grossit, grossit, grossit, grossit, et finalement il grossit tellement qu'il prend tout en champ de vision. Tu n'es plus capable de voir autre chose que ton problème. Alors tu te lèves le matin, tu respires ton problème, tu rumines ton problème, tu manges ton problème, tu vis ton problème, tu travailles avec ton problème, tu parles avec ton conjoint avec ton problème, tu coexistes avec ton problème, même tu dors avec ton problème, et des fois tu travailles dans la nuit avec ton problème

UNKNOWN

!

SPEAKER_00

Tournez-vous vers quelqu'un et dites-lui, ça c'est un problème.

UNKNOWN

Vous savez ?

SPEAKER_00

Lorsqu'on est ainsi accaparé par les situations présentes, qu'on est capturé dans notre attention, on n'est plus capable de voir la grâce de Dieu. Dieu ne s'est pas caché. Dieu ne s'est pas éloigné. Dieu ne t'a pas quitté. C'est toi qui as cessé de le regarder. C'est toi qui t'es laissé accaparer par les circonstances. Dieu t'invite à regarder plus haut pour découvrir qu'il est encore là et qu'il est prêt à agir pour toi. Par exemple, on ne voit plus que le diagnostic et on n'est plus capable de voir le Dieu qui est notre divin médecin capable de nous guérir. Ou aussi celui qui est capable de nous accompagner à travers la maladie. On ne voit plus que le manque d'argent et on ne voit plus Dieu qui est fidèle et qui à travers ces circonstances peut parfois nous éduquer ou encore pouvoir nous donner d'expérimenter sa grâce. On ne voit plus que le conflit familial et on ne voit pas l'esprit de réconciliation que Dieu est capable de souffler dans nos circonstances et qu'il prépare parfois à travers ces conflits. On ne voit plus que l'incertitude au niveau professionnel. On voit la porte qui demeure fermée et on ne voit pas toutes les portes que Dieu est en train de préparer dans les coulisses pour les ouvrir. La peur peut devenir un maître dangereux dans notre vie lorsqu'elle commence à contrôler notre imagination, nos décisions et et notre perception de Dieu. Vous savez, c'est comme lorsque vous prenez une pièce de monnaie. Lorsque vous prenez une pièce de monnaie, si vous l'approchez de votre œil comme cela, et que vous essayez de regarder le soleil avec votre œil, vous allez voir que la pièce de monnaie est capable de vous empêcher littéralement de voir la beauté et la majesté du soleil. Le soleil est toujours là, mais la pièce de monnaie est tellement proche de votre œil, alors qu'elle est ridiculement petite, alors qu'elle est minuscule et insignifiante, cette petite pièce trop proche de ton œil peut te priver la vision de la beauté du soleil quelle image ici ce matin que parfois nous aussi lorsque nous laissons les problèmes prendre trop de place dans notre vision dans notre coeur dans notre préoccupation dans nos pensées les problèmes peuvent venir nous empêcher de voir la beauté de Dieu de voir la souveraineté de Dieu de voir la gloire de Dieu qui est là au lieu de laisser les rayons de l'amour de Dieu nous réchauffer au lieu de laisser les rayons de l'amour de Dieu nous éblouir nous éclairer nous sommes dans les ténèbres à cause de nos problèmes alors ce matin prends une décision avec moi je ne sais pas si vous êtes comme moi mais moi c'est la décision que je veux prendre Seigneur mes problèmes au nom de Jésus je les remets sous mes pieds, tu es au-dessus de tous mes problèmes et je me regarde à ta gloire au nom de Jésus.

UNKNOWN

Applaudissements Y a quelqu'un qui veut la prendre ?

SPEAKER_00

Applaudissements Et c'est numéro 2. C'est la pièce de Magali, alors je peux la donner sans problème. Applaudissez la personne qui l'a reçue.

UNKNOWN

Applaudissements

SPEAKER_00

Je donne ce qui n'est pas à moi. Tout à l'heure, je vais avoir des chicanes à la maison. Tu vas donner mon deux pièces, Daniel, quand même. Le Seigneur, ce matin, ne s'est pas caché. Vous savez, Paul, lorsqu'on parle de proportion et de disproportion, Paul, lorsqu'il écrit au Corinthien, dans la deuxième lettre, au chapitre 4, verset 16, il dit « Nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous, au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire. » Et Paul, il fait une comparaison, il fait un contraste. Les afflictions présentes versus la gloire à venir. Et il dit « La affliction présente égale léger, gloire à venir égale poids. » Ça veut dire qu'il y a comme une proportion. Et lorsqu'on écoute l'apôtre Paul, lorsqu'on lit l'apôtre Paul, on se dit « Ok, légères afflictions, lesquelles, Paul

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

» Quelles sont tes légères afflictions

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Paul a été lapidé, Paul a été persécuté, Paul a vécu toutes sortes de naufrages, toutes sortes de périls parmi les faux frères, il a vécu la nudité, il a vécu la faim, il a vécu la mise à l'écart, il a vécu l'exil, il a vécu toutes sortes de combats incroyables que la majorité d'entre nous ne vivront jamais. Et Paul, il dit « C'est léger. » traîne hors de la ville, puis là il jette des pierres sur sa tête. J'imagine le liquide rachidien qui s'écoule de son crâne parce qu'il a un traumatisme crânien suite à une grosse pierre qui a touché son crâne. Puis là, Paul, c'est quoi ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Ah, ça c'est une légère affliction comparée à la gloire à venir. Avez-vous reçu une pierre qui vous a ouvert le cerveau

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Non

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Mais Paul, il dit que c'est une légère affliction. Lorsque tu regardes dans les actes des apôtres, lorsque Paul se retrouve dans un navire, injustement emprisonné, captif pour sa foi, et que là le navire vient à sombrer, à faire un naufrage, il survit miraculeusement par la grâce de Dieu, on n'interroge Paul, c'est quoi ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

C'est une légère affliction. Arrivé sur la terre ferme, il arrive dans l'île de Malte, et là, il vient aider, prêter main forte à un feu, il vient alimenter le feu avec des broussailles, et au milieu des broussailles, il y a un serpent qui jaillit, et qui le mord au poignet. Il manque de mourir, si ce n'est de la grâce de Dieu qui miraculeusement le maintient en vie. Mais Paul qualifie cela de légère affliction. Mais pourquoi est-il capable de dire que de telles choses qui, on est d'accord de le convenir, sont grandes, sont importantes, on parle de grandes épreuves, on parle de grosses circonstances difficiles. Comment est-il capable de qualifier qualifier cela de petites afflictions, de légères afflictions, c'est parce qu'il les compare à la gloire à venir. Voici la clé ici ce matin. Et c'est pourquoi il dit nous ne perdons pas courage parce que le découragement vient lorsque tu ne regardes que les circonstances et que tu perds de vue la gloire à venir. Mais ce matin, le Seigneur veut te montrer de voir sa gloire à venir. Il te réserve une gloire qu'aucune lève ne peut décrire, ne peut exprimer admirablement tellement c'est inexprimable. La gloire de Dieu qui va nous faire partager avec lui. Un poids éternel de gloire, que personne ne pourra t'enlever, que personne ne pourra atteindre, qui t'est réservé dans les cieux. Paul, ce qui le rendait infatigable, qui le rendait capable de traverser toutes les saisons, même les découragements, avec force, c'était parce qu'il regardait toujours cette vision de Dieu qui lui réservait un trésor dans le ciel. Ce matin, j'aimerais te dire, ne t'amasses pas des trésors sur la terre, mais amasse-toi des trésors dans le ciel. Là où aucun voleur ne peut dérober, là où la teigne et la rouille ne peuvent ronger, Dieu est celui qui te réserve un héritage qui ne peut ni se corrompre, ni se fléter rire dans les cieux, comme le dit l'apôtre Pierre dans sa lettre. Ce matin, Dieu t'invite à ouvrir tes yeux, à regarder plus haut. Regarde plus haut. Dieu a de tellement de bonnes choses à te donner ce matin. Merci pour les trois mains de silence. J'espère que vous serez plus nombreux tout à l'heure. Deuxième posture que Dieu nous appelle à adopter ce matin pour avoir cette paix surnaturelle, c'est non seulement de regarder plus haut, mais c'est aussi de regarder plus longtemps. Il va dire dans le verset 4, il dira « Je demande à l'éternel une chose que je désire ardemment. Je voudrais habiter toute ma vie dans la maison de l'éternel. » Pour quoi faire

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Pour contempler. Contempler, ce n'est pas regarder succinctement. Ce n'est pas regarder de manière passagère. Non. Contempler, c'est s'asseoir, puis prendre le temps de regarder dans le détail. Et ceux qui sont mariés, comme ceux qui sont en voie de l'être prochainement, lorsque tu es fiancé, et que là, la promise est là, tu la contemples. puis tu as hâte d'avoir le rendez-vous le soir pour la retrouver parce que tu la trouves belle. Et même parfois, tu as la photo sur le cellulaire, elle est là, en photo d'accueil, et puis tu te dis, je la trouve tellement belle, elle est tellement belle, ma future, et puis je l'aime tellement. Et tu contemples, tu regardes. Eh bien, cette pensée ici, David, il parle ici de contempler la beauté de Dieu, contempler sa gloire. Ça ne veut pas dire que David n'a pas d'autres besoins, ça ne veut pas dire qu'il est en train de nier ce qui se passe autour de lui. Non. Il est en train de voir que Dieu est celui qui devrait occuper son attention. Ça révèle ici le désir qui unifie tous les autres désirs. C'est Augustin qui disait que Dieu, l'amour de Dieu, est l'amour qui ordonne tous les autres amours. Nous avons tous des désirs, des passions. Nous avons tous des aspirations au fond de nous. Et parfois, il peut y avoir un désordre émotionnel, un désordre affectif, un désordre d'amour qui prend place en nous. Nous voulons les bonnes choses, mais nous prenons le mauvais moyen pour obtenir ces choses-là. Nous voulons les bonnes choses, mais nous y prenons mal pour satisfaire ces besoins. Et ici, Augustin reprenait cette pensée de dire, l'amour de Dieu, lorsque tu aimes Dieu, cet amour-là vient ordonner et organiser, vient aligner tous les autres désirs de ta vie de la bonne manière. Que souvent, le désordre intérieur, c'est lorsque Dieu n'occupe plus la place prioritaire, première, qu'il devrait avoir dans ton cœur. Que lorsque tu n'aimes pas Dieu en premier, tu vas être tenté d'aimer d'autres choses qui vont prendre la place de Dieu et qui vont désorganiser ta vie intérieure et te conduire dans des choix et des décisions que tu vas regretter demain. Dis ta main, nous. Ouch. Et ici, il y a trois expressions qui sont ample employé par David. Il parle de « habiter ». Le verbe hébreu signifie « demeurer », « s'asseoir », « rester établi ». C'est-à-dire lorsque tu dis à un enfant « assis-toi ». Combien ont des enfants, des fois, que c'est dur de les faire asseoir

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

« Assis-toi », puis là, je fais quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Tu regardes. Même des fois, tu mets devant la télé, puis je veux se lever parce qu'on a du mal. La tension est divisée, la tension est fragmentée. Mais ici, le verbe dit « reste assis », « rester établi », de ne pas bouger, de dire « je veux demeurer, je veux rester assis devant toi ». Seigneur. Je ne veux que rien vienne me distraire, que rien ne vienne me détourner de mon attention envers toi. Combien notre attention souvent est l'objet d'études, de marchés, de marketeurs, de gens qui sont dans le commerce pour essayer d'attirer notre attention. Et les médias modernes et toutes les technologies de l'information travaillent de plus en plus à essayer de capturer l'imagination et l'attention de l'être humain. Intéressant de voir que David ne vivait pas à la même époque que nous, mais il nous rejoint dans nos combats actuels. Combien aujourd'hui il est difficile de garder une pensée focussée sur une seule chose. Nos pensées sont désordonnées. Mais par fois la peur va contribuer à disperser nos pensées dans tous les sens. On imagine tous les scénarios possibles. On essaie de résoudre aujourd'hui des problèmes hypothétiques qui peut-être vont survenir demain. Mais David retrouve la paix en ramenant ses préoccupations autour d'un seul centre, la présence de Dieu. Je voudrais demeurer devant toi Seigneur. Il prend le mot contempler, qui signifie regarder attentivement, contempler avec profondeur. Pas un regard rapide ou distrait, une attention qui est prolongée. Il parle de magnificence. Ce terme évoque la beauté, la douceur, la bonté, le côté désirable de Dieu, que Dieu est désiré Je reprends l'image ici des fiancés qui peuvent se désirer l'un l'autre parce qu'ils s'aiment mutuellement. Mais ici, on ne parle pas d'une beauté physique par rapport à Dieu. On parle d'une beauté par rapport à son caractère. Parce que Dieu est puissant, mais il est aussi plein de bonté. Il n'est pas cruel. Dieu est saint, mais il n'est pas inaccessible. Sa sainteté ne fait pas en sorte qu'il soit trop loin de nous, mais il s'approche de nous. Même dans notre péché, même dans nos situations difficiles. Il est juste, mais il n'est pas arbitraire. Il est miséricordieux, mais il ne compromet pas la vérité pour autant. Il y a une certaine tension en Dieu qui vient nous rejoindre dans toutes les dimensions de notre vie. Il est un souverain, mais il n'est pas insensible à notre souffrance. Contempler Dieu, c'est laisser notre âme être réorganisée par la vérité de ce qu'il est. Cette affection qui ordonne toutes les autres. C'est ce qu'on voit dans les lettres de Paul. Paul, souvent, en lisait les Éphésiens, les Philippiens et autres, Paul commence toujours par parler de quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Il parle de la gloire de Christ, la victoire de Christ, le triomphe de Jésus, la beauté de l'œuvre de Jésus. Il a tout mis sous ses pieds. En lui, nous avons tout pleinement. Il s'est assis à la droite de Dieu. Il a traversé les cieux en Chaque fois, Paul vient nous amener sur les hauteurs, littéralement dans la stratosphère spirituelle. Amen. Littéralement dans la stratosphère spirituelle. Et il nous conduit dans les hauteurs. Puis après avoir fait ça, avez-vous remarqué ce que fait Paul

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Il descend les escaliers et là il arrive dans les côtés pratico-pratiques. Femmes, soyez soumises à vos maris. Maris, aimez vos femmes. Enfants, soyez soumis à vos parents. Parents, n'irritez pas vos enfants. Travailleurs, obéissez à vos employeurs. Employeurs, soyez juste avec vos salariés. Et on est dans des postures sociales, des postures relationnelles très, très, très, très pratico- pratiques. Avez-vous remarqué ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Paul commence avec des auteurs qui sont stratosphériques. Il parle dans des grandes choses spirituelles, des grandes choses que Jésus a accomplies. Puis après, il descend les escaliers puis il nous amène vraiment dans ton quotidien, le lundi matin quand tu vas au travail, avec ta femme quand t'es dans la chambre, etc. Puis il va dans des dimensions très pratiques, très humaines. Pourquoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Parce qu'en fait, il n'est pas possible d'organiser ta vie quotidienne Ta vie pratique si tu n'as pas réalisé la grandeur de Christ d'abord. C'est en réalisant la grandeur de Jésus-Christ, c'est en contemplant la gloire de Jésus, c'est en t'arrêtant, en fixant ton attention sur la beauté de l'œuvre, de la perfection de l'œuvre de Jésus-Christ, qu'ensuite il y a une organisation. C'est l'affection qui ordonne toutes les autres affections. C'est le désir qui unifie tous les autres désirs et qui te rend capable d'obéir et d'accomplir la volonté de Dieu dans ta vie.

UNKNOWN

Quelqu'un devrait dire oui ?

SPEAKER_00

David comprend ici que s'il ne cherche que les dons de Dieu, il demeurera dépendant de ses dons. Mais s'il cherche le donateur, il retrouve la source de tout ce dont son âme a véritablement besoin. Vous savez, c'est comme un enfant. S'il veut simplement le portefeuille de son papa, il manque quelque chose. Parce que s'il a son papa, il a le portefeuille qui va avec. Si tu vas au restaurant avec ton papa, ton papa a son portefeuille avec lui. Il va payer le restaurant. Mais si tu veux juste le portefeuille, éventuellement, il pourrait te le refuser et tu peux te retrouver au restaurant et devoir payer toi-même. Ici, c'est une image. Dieu est notre papa spirituel. Et parfois, on est un peu comme ça, nous. On veut le portefeuille du papa, mais on ne veut pas le papa dans la voiture. On ne veut pas le papa au restaurant avec nous. On ne veut pas le papa dans notre quotidien. On veut juste son portefeuille. Donne-moi ta carte gold, Seigneur. Donne-moi ta carte gold sans plafond illimité. Donne-la à moi, puis c'est bien correct. Je vais pouvoir me payer les bénédictions avec ta carte, mais ne viens pas avec moi dans mon quotidien. Ne m'accompagne pas dans mon quotidien. Je n'ai pas besoin de ça, j'ai juste besoin de ta carte. On veut les dons. Alors, on veut un mariage, on veut un emploi, on veut des finances, on veut une situation qui change, on veut un exaucement à nos prières. Mais on ne veut pas de Dieu lui-même. Mais ce matin, j'aimerais te dire que si tu choisis le donateur, tu auras tous les dons qui vont avec. Ne te contente pas des dons. Va chercher le cœur du donateur. C'est ce que David avait compris. Ne pas se limiter aux dons, mais aller chercher le donateur. Et il poursuit au verset 5. Il dit, il me protégera dans son tabernacle au jour du malheur. Il ne dit pas qu'il n'y aura plus de malheur, mais il dit que dans le malheur, Dieu va lui offrir sa présence. Que la présence de Dieu n'évite pas nécessairement toutes les tempêtes, mais elles empêchent les tempêtes de devenir notre demeure intérieure. Que Dieu est celui qui veut habiter notre cœur et nous donner la force. Et quand il dit « Il m'élèvera sur un rocher, ma tête s'élève sur mes ennemis », il parle qu'ici que la présence de Dieu vient t'élever, même au-dessus de tes ennemis et te donner une dimension de supériorité. On vit dans une culture qui a énormément de difficultés à regarder longtemps. On change continuellement d'écran, de vidéos, de sujets, de préoccupations. L'attention est fragmentée et même les statistiques et les recherches actuelles tendent à démontrer une baisse du niveau d'attention d'année en C'est pour ça d'ailleurs que les écrans ont été bannis dans les systèmes éducatifs au Québec, parce que c'est rendu compte que l'attention de nos enfants était divisée à cause de ces technologies-là. On lit rapidement un verset, on formule une courte prière, on demande à Dieu de changer notre situation, puis on retourne contempler nos problèmes pendant longtemps. On regarde parfois nos problèmes pendant des heures et Dieu pendant quelques minutes. Puis on se demande pourquoi nos problèmes sont plus grands que lui. Mais combien de temps as-tu contemplé Dieu aujourd'hui, cette semaine, ces derniers mois, cette dernière année

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Combien de temps as-tu passé à contempler Dieu

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Regarder longtemps signifie apprendre à rester devant Dieu, pas fuir nos responsabilités, pas pratiquer un vide mental, pas non plus forcer Dieu à agir. C'est, au contraire, se remplir de la vérité concernant Dieu. Ça peut vouloir dire par exemple, lire lentement un psaume. Tu prends un psaume et tu le lis lentement, plutôt que de regarder ton téléphone. Transformer chaque attribut de Dieu en prière. Tu peux prier pendant un temps et dire, Seigneur, tu es bon. Et tu te focuses sur la bonté de Dieu et tu pries la bonté de Dieu. Ça peut être sur sa fidélité, ça peut être sur sa perfection, sa proximité. Tu t'attribues les attributs de Dieu et dans ta prière, tu t'en prends possession. C'est peut-être également de demeurer quelques instants en silence après avoir prié. Combien de fois Dieu m'a parlé dans un temps de silence, alors que j'avais prié, puis là je suis resté dans le silence, dans la présence de Dieu et j'accueillais la présence de Dieu dans le silence. Parce que Dieu parle dans le silence. Et ça arrivait même parfois qu'il y avait des textes bibliques que je lisais et je n'arrivais pas à les comprendre avec mon cœur. Intellectuellement, j'arrivais à comprendre des choses, mais mon cœur était sec. Et là, dans la prière, je dis « Seigneur, parle-moi. Seigneur, plus que une compréhension, je veux une expérience avec ta parole. Viens parler à mon cœur. Viens parler à mon âme. » Et alors que je prenais du temps, du temps de qualité avec Dieu. Tout d'un coup, les pages, les mots sont sortis des pages pour venir s'écrire dans mon cœur. Il y a eu des moments comme ça où j'étais même ému jusqu'aux larmes parce que la présence de Dieu à travers sa parole était manifestée, c'était la communion. J'ai regardé longtemps. Ça ne s'est pas fait en cinq minutes au coin d'une table avant de partir le lundi matin. Non, c'était un temps de qualité. Ça peut être également d'être dans l'adoration, de venir dans la présence de Dieu comme on l'a fait ce matin à travers la louange. Tu mets de la louange à la maison, tu mets de la louange dans tes oreilles avec tes écouteurs et là tu écoutes de la louange et tu rentres dans la présence de Dieu, tu te mets à genoux devant le pied de ton lit et tu te dis « Seigneur, je veux te louer, je veux t'adorer, je veux rentrer dans ta présence. » Et là tu fermes tes yeux et tu fais abstraction de tout le reste. Tu prends un temps de qualité avec Dieu de commencer tes journées comme cela ou de finir tes journées comme cela

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Comment ça vous chante

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Mais de le faire, de prendre un temps de qualité, de contempler Dieu, de regarder plus longtemps. Combien de fois on passe des heures à regarder la télévision et on passe peu de temps à regarder Dieu

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Mais Dieu nous invite à passer du temps avec lui. Parce qu'il y a des vérités que nous comprenons rapidement, mais que l'âme va prendre du temps à assimiler réellement. Tu sais que Dieu peut être fidèle, mais ton cœur a besoin de demeurer devant la fidélité de Dieu. Le savoir intellectuellement et le vivre intérieurement sont deux choses différentes. Tu peux savoir que Dieu est souverain, mais ton âme a besoin de rester suffisamment longtemps devant la souveraineté de Dieu pour arrêter de tout porter toi-même comme si Dieu n'était pas souverain. Parce que des fois, intellectuellement, on sait que Dieu est souverain, mais on continue à porter nos fardeaux, à porter nos problèmes, alors que Dieu est en train de te dire « Mais tu sais, mes épaules et mes bras sont plus forts que les tiens. Laisse-moi porter cette situation. Laisse-moi te soutenir dans cette situation. » David a dit l'éternel et le soutien de ma vie. Ils pouvaient se réfugier derrière les bras de Dieu. Tu peux savoir que Dieu t'aime, mais il faut parfois du temps pour que cette vérité traverse les couches de rejet, les couches de honte, les couches d'insécurité que tu as accumulées au fil des années, au fil des rencontres que tu as faites dans ta vie. Parfois, les gens viennent au Seigneur et il y a toutes sortes de honte, de rejet, d'insécurité. Et ils ont du mal. Ils comprennent intellectuellement que Dieu les aime, mais émotionnellement, au niveau de leur expérience avec Dieu, ce n'est pas encore quelque chose qu'ils ont pleinement intégré. Ils l'ont compris comme un concept mais qui ne vivent pas au quotidien. Et ils sont encore dans la honte, dans le rejet, dans l'insécurité parce qu'ils n'ont pas laissé cette vérité descendre dans le fond de leur cœur. Il faut la contempler. Il faut prendre le temps. Il faut t'arrêter. Il faut demeurer dans la présence de Dieu. Vous savez, lorsqu'un photographe veut photographier un ciel étoilé, il utilise souvent ce qu'on appelle une longue exposition. Parce que si l'objectif ne reste ouvert qu'une fraction de seconde, l'image peut paraître presque entièrement noire. Il y a des nuances dans le ciel, il y a des nuances au sein de l'obscurité avec les étoiles qui ne sont possibles de voir que lorsque tu prends le temps. Et lorsque l'objectif demeure ouvert plus longtemps, le capteur recueille progressivement la lumière. Les étoiles qui semblaient invisibles apparaissent alors dans toute leur beauté. La longue exposition ne crée pas les étoiles, elles étaient déjà là. Elle permet simplement à l'appareil de recueillir suffisamment de lumière pour révéler ce que la brièveté du regard ne peut pas voir. C'est pareil avec la présence de Dieu. Lorsque tu passes du temps dans la présence de Dieu, au début ça peut paraître obscur, mais plus tu ouvres tes capteurs, plus tu ouvres tes récepteurs, plus tu ouvres tes antennes et tu cherches à capter la présence de Dieu, plus Dieu va commencer à se révéler à toi. Plus la présence de Dieu va venir se révéler à ton cœur. Souvent, on a besoin de passer de longues expositions pour capter les nuances du ciel, capter les couleurs du ciel, capter les étoiles dans le ciel, ce que Dieu veut te révéler pour te conduire, pour t'éclairer dans ta saison. Tu n'es pas dans le noir. Tu es simplement quelqu'un qui ne prend pas assez de temps pour voir la gloire de Dieu dans ta vie. Et Dieu, ce matin, veut t'amener à ouvrir tes regards à sa présence. Dieu ne devient pas fidèle parce que tu le contemples. Il ne devient pas bon parce que tu pries plus longtemps. Il ne devient pas présent parce que tu le chantes. Il est déjà là. Il est déjà ici ce matin.

UNKNOWN

Amen.

SPEAKER_00

Mais lorsque tu restes dans sa présence, ton âme commence à percevoir ce que ton agitation te cachait. C'est ton agitation qui t'empêche de saisir tout cela. Tu as besoin de te calmer, de regarder plus longtemps et de dire, Seigneur, je veux demeurer. Je ne demande qu'une chose, Seigneur. Non pas la sécurité, non pas la victoire sur mes ennemis, non pas le changement de circonstance. Je veux demeurer devant toi pour te contempler, Seigneur. Amen. Et enfin, troisième et dernière posture, regard que Dieu nous appelle à développer pour avoir une paix surnaturelle, c'est de regarder plus loin. David termine le psaume en disant « Oh, si je n'étais pas sûr de voir la bonté de l'Éternel sur la terre des vivants, espère en l'Éternel, fortifie-toi et que ton cœur s'affermisse, espère en l'Éternel. » Comme j'ai dit dans le verset 7, à partir de ce moment-là, David ne parle plus seulement à propos de Dieu, il parle directement à Dieu. Le premier verset, il dit, l'Éternel, il est, il, il est ma lumière, il est mon salut, il est le soutien de ma vie. » Puis à partir du verset 7, il dit « tu ». Il parle à Dieu. Il parlait de Dieu et il parle à Dieu. Il y a comme une transition. Il approfondit sa relation avec Dieu à travers cette circonstance. Sa confiance n'a pas supprimé son combat parce que la paix que Dieu nous donne, la paix surnaturelle, ne consiste pas à devenir émotionnellement impassible. David tremble peut-être encore, mais il tremble dans la présence de Dieu. Il est là devant Dieu, il tremble avec toutes ses émotions, toute son humanité, sa vulnérabilité, sa fragilité, mais il est devant Dieu. Et alors qu'il est devant Dieu, Dieu est celui qui renouvelle son Et le mot ici, il dit au verset 8. Et le mot face ici désigne la présence personnelle et favorable de Dieu. Cherche pas seulement une réponse. Cherche pas seulement une explication, une raison à ces problèmes. David cherche à capter un visage. Seigneur, je veux voir ta face. Je veux voir ton visage. Pas une explication, pas une raison, pas quelque chose qui vient parler à mon intellect, Seigneur. Je veux vivre ta face, ton visage. Je veux capturer ton visage, Seigneur. Je veux voir ta face. Ne me cache pas ta face, Seigneur. Souvent, nous cherchons des réponses, cherchons des solutions, cherchons des explications, alors que Dieu nous appelle à contempler sa gloire, à contempler son visage par la foi. Et la phrase ici, lorsqu'il dit « si je n'étais pas sûr de voir la bonté », elle demeure comme suspendue. Il y a des points de suspension. C'est comme si David n'arrivait pas à terminer sa pensée. On pourrait compléter de la manière suivante. « Ah, si je n'avais pas cru

UNKNOWN

!

SPEAKER_00

» « Si je n'avais pas eu foi en toi, Seigneur, je me serais effondré. » « Si je n'avais pas eu la foi, Seigneur, j'aurais perdu mon courage. » « Si je n'avais pas eu la foi en ta bonté, la peur aurait remporté la victoire. » Et on voit ici que David ne termine pas sur cette note-là, parce que la foi le rattrape avant qu'il ne tombe. David croit qu'il verra la bonté de Dieu durant sa vie. C'est pour ça qu'il lit « sur la terre des vivants », « durant sa vie ». Dans son sens premier, cette expression désigne la vie qui est présente. David s'attend encore à rencontrer la bonté de Dieu dans son histoire. Mais aussi cette espérance s'ouvre sur la résurrection et la vie éternelle. De dire qu'à un moment donné, non seulement ici-bas pendant mon histoire terrestre, mais aussi dans le ciel, je sais que sa bonté m'attend de l'autre côté du rivage. Cela ne signifie pas que toutes nos circonstances se termineront exactement comme on le souhaite. La bonté de Dieu est plus grande que le résultat que nous attendons. Tu peux rester dans la maladie, mais être cependant rempli de la bonté de Dieu. Tu peux être dans toutes sortes de circonstances difficiles, et la bonté de Dieu est avec toi. Car la montée de Dieu n'est pas une circonstance, c'est une présence. C'est la présence de Dieu avec toi. La paix surnaturelle ne signifie pas toujours que Dieu raccourcit l'attente. Elle signifie qu'il fortifie notre cœur pendant qu'elle se prolonge. Parfois, tu es dans la salle d'attente. Et la salle d'attente n'est pas une salle vide dans laquelle Dieu t'aurait oublié comme dans les urgences au Québec.

UNKNOWN

...

SPEAKER_00

Non, la salle d'attente du Seigneur, en fait, c'est un atelier. L'atelier où Dieu te sculpte, Dieu te façonne, Dieu te change, Dieu vient travailler en toi. Tu es comme un matériau brut qu'à travers l'atelier, qui est la salle d'attente, Dieu va maintenant façonner et va venir faire de toi un chef-d'œuvre, une sculpture à la gloire de son nom. Regarder plus loin, c'est refuser de transformer une virgule en point final, de faire du chapitre actuel une conclusion définitive. Car ce que tu vois maintenant est bien réel, mais ce n'est pas nécessairement tout ce que Dieu est en train d'écrire. C'est pas la fin de l'histoire. Ton enfant est peut-être loin de Dieu aujourd'hui, mais il peut rentrer demain à la maison. Ton diagnostic n'a peut-être pas changé, mais Dieu prépare peut-être une autre issue à cette situation. La relation n'est peut-être pas encore restaurée, mais Dieu sait à quel moment les cœurs vont changer et il va ramener une réconciliation. La porte professionnelle peut demeurer fermée, mais Dieu a peut-être d'autres portes qu'il est en train de préparer dans les coulisses. La solitude se prolonge peut-être dans ton célibat, mais Dieu sait à quel moment il va ouvrir les portes pour que tu puisses rencontrer l'être aimé avec qui tu pourras fonder une famille. Regardez plus Le point ne consiste pas à prédire savoir comment Dieu va agir. La foi chrétienne n'est pas la certitude que tout se passera comme nous l'avions imaginé. Elle est la certitude que, quelles que soient les circonstances, la bonté de Dieu aura le dernier mot. C'est pourquoi ce matin, ne prends pas des décisions définitives à cause d'une obscurité qui est passagère. Parfois, on agit un peu comme avec une jambe cassée qu'on voudrait couper. Si la jambe est cassée, ne la coupe pas. Prends le temps de faire une attelle et de laisser le temps et les soins réparés. Parfois, tu amputes une relation tu amputes une position, tu amputes une vocation, tu amputes toutes sortes de dimensions de ta vie, alors que la jambe est simplement cassée. Ne prends pas une décision définitive, radicale à une situation qui est temporaire et qui est passagère. Ce matin, fais confiance à Dieu. Dieu ne met pas de point final là où il y a une virgule et ne fais pas cette erreur. Lorsque Dieu nous fait attendre, la question n'est pas de dire quand cette situation va changer, mais c'est de demander, et c'est là une question de disciple à poser. Lorsque tu veux grandir dans le caractère de Jésus, lorsque tu veux développer la la maturité spirituelle. Comme Paul dit dans Romains 12, ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de votre intelligence afin de discerner la volonté de Dieu. Cette pensée qu'il y a, un renouvellement intellectuel, spirituel, qui nous amène à comprendre la volonté de Dieu parce qu'on réflexionne différemment lorsqu'on vit des problèmes. Voici des questions à se poser quand tu vis des problèmes. Première question. Question de disciple ici, de maturité chrétienne. Seigneur, que veux-tu former en moi pendant cette attente

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Ça, c'est une question à te poser quand tu es dans la salle d'attente. Que veux-tu former en moi, Seigneur

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Pas regarder à l'autre, pas regarder à la circonstance, pas regarder à ceux qui ont peut-être pris une décision qui t'a pénalisé et qui te semble injuste, mais regarde, Seigneur, que veux-tu former en moi dans cette attente

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Seigneur, deuxième question, comment puis-je t'obéir dans cette saison

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Non pas ce que font les autres, non pas ce que décident les autres, ce que obéissent ou désobéissent les autres, mais toi, comment tu peux obéir à Dieu dans cette saison

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Ou encore troisièmement, que veux-tu m'apprendre, Seigneur

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Être enseignable, être souple, être réceptif à l'idée que Dieu puisse nous corriger dans cette saison. Et enfin, dernière série de questions. Comment puis-je discerner ta bonté au milieu de mes combats

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

De dire, Seigneur, je ne veux pas m'attendre à ta bonté lorsque je suis un puntacana sous un matelas gonflable en train de siroter un mojito sous un soleil radieux. Non, Seigneur, ce n'est pas ça la paix dans mes combats, c'est d'apprendre à discerner ma bonté, d'apprendre à discerner ta présence, Seigneur, alors que je suis encore dans le combat, alors que je vis et que je chemine jour après jour, semaine après semaine, dans des défis, dans des situations qui viennent m'enlever la paix. Et d'expérimenter ta bonté dans ces moments-là et de découvrir que tu es là avec moi, Seigneur

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

L'espérance chrétienne ne dit pas la douleur présente. Elle refuse simplement de lui donner le droit d'écrire la dernière phrase. De dire « Seigneur, cette épreuve n'aura pas le dernier mot sur ma vie. » Vous savez, dans Luc 19, Jésus prononce ses paroles en pleurant sur Jérusalem. Et il dit « C'est toi aussi, au moins en ce jour qui t'es donné. Tu connaissais les choses qui appartiennent à ta paix. Mais maintenant, elles sont cachées à tes yeux. Parce que tu n'as pas connu le temps où tu as été visité. » Et lorsqu'il parle de la visitation, je ne sais pas si c'est un texte que vous avez déjà lu, qui peut sembler obscur au premier abord. Mais en fait, Jésus est en train de dire ici que le peuple de Jérusalem n'ont pas connu le temps où ils ont été visités. Quelle était la visitation

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

En fait, c'était Jésus. Jérusalem attendait une paix politique, une paix géopolitique, une paix par rapport aux Romains, par rapport à l'envahisseur, une paix gouvernementale, une paix souveraine qui allait s'installer par la force des armes. Il pensait trouver en Jésus un réformateur politique. un stratège militaire, quelqu'un qui allait imposer par la violence et par la force des armes la paix à laquelle ils attendaient. Et il va dire mais Jérusalem, il pleure sur Jérusalem alors qu'il s'en va vers la croix. Il dit si seulement tu connaissais les choses qui appartiennent à ta paix. Ta paix n'appartient pas à une meilleure politique. Ta paix n'appartient pas à un meilleur leader. Ta paix n'appartient pas à de meilleures circonstances. Ta paix, c'est moi ta paix. C'est moi Jésus, je suis là. C'est moi la paix. La paix n'est pas une circonstance hypothétique future. La paix c'est une présence présente maintenant Seigneur. Et alors que Le peuple de Jérusalem est là. Jésus est en train de leur dire « Vous n'avez pas connu le temps où vous avez été visités. Je suis là. » La paix n'est pas un événement. La paix n'est pas une circonstance. La paix est une personne. Cette personne, c'est Jésus. Ce matin, tu n'as pas besoin de meilleures circonstances. Tu as simplement besoin de saisir que Jésus est là avec toi. Connais-tu le moment où tu as été visité

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Connais-tu le moment de la visitation

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui, Jésus est là et il est manifesté ce matin au milieu de nous. Et Seigneur, ce matin, on veut reconnaître ta présence. On veut reconnaître, Seigneur, que tu es là au milieu de nous. On ne veut pas être comme les gens de Jérusalem qui n'ont pas connu le temps où ils ont été visités. On veut reconnaître que tu es là, Seigneur, avec nous. Et on veut reconnaître et discerner. Les choses qui appartiennent à notre paix ne sont pas matérielles, ne sont pas temporaires, ne sont pas politiques. Elles ne sont pas humaines. C'est ta présence, Seigneur, dans nos vies. Alléluia. Et avant de terminer, j'aimerais simplement vous laisser cette image. Alors que je préparais ce message, je pensais à la parabole des deux maisons que Jésus enseigne dans l'Évangile. Deux maisons qui extérieurement semblent identiques. Elles semblent, en tout point de vue, conformes l'une à l'autre. Mais dans cette parabole, l'une est bâtie sur le sable tandis que l'autre est bâtie sur le roc. Et il nous est dit qu'à un moment donné, les vents, la pluie, les torrents vont se déverser contre ces deux maisons Et finalement, la maison sur le roc va rester debout tandis que celle qui était sur le sable va être anéantie. Cette pensée que ce qui est distingué finalement n'était pas visible, ce n'était pas extérieur, c'était intérieur, c'était leur fondation. Et il y avait cette pensée ici dans mon cœur, c'est que les situations de crise révèlent la solidité de nos fondations intérieures. Et ce matin, alors que tu traverses des problèmes, des difficultés, pose-toi la question. Quelles sont mes fondations intérieures

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Sont-elles en Jésus

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Jésus est ma fondation. Et c'est ce que nous voulons dire ce matin.