LĂ€, on jase

Saison 4 Épisode 7 : Erik Gravel

‱ Nicolas Raymond ‱ Season 4 ‱ Episode 7

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đŸŽ™ïž Cette semaine, on reçoit Érik Gravel.

On le connaĂźt comme entrepreneur. Un bĂątisseur. Quelqu'un qui n'a jamais eu peur de retrousser ses manches. Et de dire son opinion.

En jasant avec l'homme d'affaires, on dĂ©couvre un vrai bon gars, humain, intelligent, sensible mĂȘme.

Dans cet épisode, on jase de son parcours, des risques, des défis, d'ambition, de ce qui inspire et propulse.

On parle d'entrepreneuriat, bien sĂ»r, mais aussi de famille, de rĂ©silience, de confiance en soi et de l'importance de rester fidĂšle Ă  ses valeurs, mĂȘme quand la route devient plus difficile.

Érik est un gars transparent qui fait du bien. Sans masque. Sans prĂ©tention. Avec cette simplicitĂ© qui rend chacune de ses rĂ©flexions encore plus percutante.

Un échange rempli de vérité, de prises de conscience et de moments qui donnent envie d'avancer. Qui donnent envie de passer à l'action.

Merci Erik d'avoir Ă©tĂ© des nĂŽtres et surtout, d'ĂȘtre qui tu es!

👉 Disponible dùs maintenant sur YouTube, Spotify et Patreon.

Manque pas çađŸ”„

#laonjase

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la diffĂ©rence entre une personne qui le dit, qui le pense, pis il dit, toi, tu le fais. Non, non, c'est tant que, moi, ça fait longtemps que j'ai arrĂȘtĂ© de m'arrĂȘter, que je m'arrĂȘte plus Ă  ça va-tu fonctionner, ça va-tu pas fonctionner. Fait que je fais des projets, pis je pense que les gens, ils ont peur de l'Ă©chec, pis ils ont peur de ce que les gens vont juger en disant, ah, tu as fait ça, ça va pas fonctionner. J'en ai fait plein de projets, je l'avais quantifiĂ© un moment donnĂ©, je pense que j'ai fait 17 projets total. Avant que... Mais tu sais, je peux considĂ©rer que sur les 17, il y en a peut-ĂȘtre qui ont rĂ©ussi. Est-ce qu'on est confiant que le gouvernement quĂ©bĂ©cois gĂšre bien notre argent quand ils vont dire « On va investir dans telle compagnie. » ZĂ©ro bonne barre. Quand tu nous sors un site web Ă  1,3 milliard, est-ce qu'on est censĂ© avoir

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confiance?

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Ça,

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c'est fou. On peut-tu en parler deux secondes? Ils ont sorti un site web Ă  1,3 milliard que toi, t'as fait en six heures.

UNKNOWN

Ah, ça n'a pas rapport.

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Hey, merci d'ĂȘtre lĂ , Éric. On a rĂ©ussi Ă  l'avoir, finalement. Oh, LĂ©onard, quelle aventure! La derniĂšre fois, je me souviens, je pense qu'il n'y avait pas eu une tempĂȘte ou quelque chose de

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mĂȘme. Non, c'Ă©tait pas ça. Parce

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que moi, ça fait combien de temps que tu as ça? Ça fait un bout, ça fait peut-ĂȘtre 3-4 mois, mettons. C'Ă©tait pendant l'hiver. Il y avait de quoi, j'ai fait comme, oh shit, c'Ă©tait Ă  Saint-Lambert, je pense que j'avais peut-ĂȘtre pas regardĂ©. Non, je

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t'explique. Moi, je suis courtier d'envie. C'Ă©tait quand, avec Ubi, tu faisais un gros boom sur les rĂ©seaux. À part ça, moi, je suis pas au hobby, je suis pour la compĂ©tition, je fais pas ça, mais pour moi, c'Ă©tait chaud avec la communautĂ© de courtiers. LĂ , j'Ă©tais comme « Ah, fuck, Éric! » C'est comme peut-ĂȘtre pas le bon

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moment, tu sais. Ça s'est rĂ©glĂ©. On peut pas en parler parce que c'est pas encore 100% rĂ©glĂ©. De toute façon, ça va demeurer confidentiel, mais de toute façon, moi, je suis plus lĂ -dedans. OK, ça fait que c'est un peu une de mes questions. Ben non, monsieur, j'ai Ă©tĂ© l'initi... Ben, tu sais, on peut pas parler du rĂ©sultat parce qu'il y a eu des poursuites lĂ -dedans et tout ça. Moi, j'en suis sorti positivement gagnant. Je suis correct. LĂ , c'est en train de se finaliser. Mais moi, j'Ă©tais plus dans le... J'Ă©tais plus avec eux autres. Moi, j'avais vendu comme moi. Quand eux se sont fait poursuivre? Le groupe Abathio s'est fait poursuivre. Mais moi, je me faisais poursuivre aussi, personnellement. Parce que Centrisse, il pensait que j'Ă©tais comme le grand Manitou. On aurait tout ça cachĂ©. On aurait un cover. J'Ă©tais comme, OK, ça va pas dans l'heure. Il y a eu beaucoup de nĂ©gociations lĂ -dessus, mais ça a fini par par HOP, puis ça a fini par se rĂ©gler. Puis lĂ , c'est en train de... Je pense qu'il restait que les documents Ă  signer. Je sais pas si je

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vais le dire ça, mais moi, perso, je trouve que pas centré, c'est la belle loi à cycle. Je

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pense que c'est de la mafia. C'est comme... C'est un autre... Tu sais, je... Moi, ce que je trouvais, puis mĂȘme encore aujourd'hui, je l'explique Ă  des courtiers, c'est pas le courtier... J'ai pas rien contre le courtier. Les courtiers l'ont mal pris. En fait, pas tous les courtiers. Il y a bien des courtiers qui l'ont mal pris. Puis lĂ , ils se sont sentis attaquĂ©s tout de suite parce que j'ai dit... C'est sĂ»r que j'ai fait des gĂ©nĂ©ralitĂ©s jusqu'Ă  un moment donnĂ©. J'ai dit Ă  ce petit mĂ©tier de

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crosseur,

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tu sais. Mais en mĂȘme temps, il y avait le cĂŽtĂ©, puis c'est sĂ»r que ça faisait rĂ©agir parce que d'un cĂŽtĂ©, tu dĂ©fends la population, puis de l'autre cĂŽtĂ©, t'as 16 000 courtiers qui sont prĂȘts Ă  t'assassiner. HĂ©, j'avais les courtiers, j'avais... le pĂšre d'une courtiĂšre, ça finissait plus, la famille. LĂ , c'est comme tout le monde, je suis comme, ouais, mais explique-moi comment tu peux vendre une maison de 500 000, collecter une commission de 25 000 en 24 heures. Explique-moi oĂč est-ce que ça, ça fait du sens. Personne n'est capable de rĂ©pondre Ă  ça. Fait que moi, c'Ă©tait ce point-lĂ . C'est pas dire, hey, j'ai mis une maison en vente, puis on a fait plusieurs visites, puis lĂ , ça fait un mois, puis j'ai mis de la publicitĂ©, puis good, t'as travaillĂ© pour, t'as eu un marketing. Mais les maisons Ă  Ă  500 000, ça se vendait mĂȘme. Si t'en mets, elle est disparue, comme en l'espace de 24 heures. C'est lĂ -dessus que Yubi est venu rĂ©gler un peu ce problĂšme-lĂ . C'est pas

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juste de régler ce problÚme-là, mais je pense que c'est

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bon, la compĂ©tition. C'est bon de... Moi, le pire, c'est que Yubi, la façon qu'il est faite, c'Ă©tait pas mon modĂšle d'affaire Ă  moi. Moi, initialement, c'Ă©tait vraiment gestion, intelligence artificielle, puis tu mettais ta maison en vente avec ton tĂ©lĂ©phone. C'Ă©tait vraiment juste ça. Ils l'ont amenĂ© Ă  une autre direction. Puis moi, c'est pour ça que j'ai dit, regarde, je respecte l'idĂ©e, mais moi, ça ne m'intĂ©ressait pas. Puis de toute façon, Yubi, j'avais passĂ© dĂ©jĂ  dans ma tĂȘte Ă  autre chose, parce que comme j'ai dĂ©jĂ  expliquĂ©, mon chum est dĂ©cĂ©dĂ©, puis j'Ă©tais censĂ© le faire avec lui. Fait que j'avais plus, versus l'initial, le projet, puis aprĂšs, oĂč est-ce que ça en Ă©tait rendu, j'avais plus cette drive-lĂ , oĂč est-ce que quand mĂȘme, let's go, on va y aller. Puis j'avais vu, c'Ă©tait nĂ©gatif, de faire attaquer tout le temps, constamment, c'Ă©tait comme day after day, puis les enfants, ils ont fait comme, on a notre business Tu n'as peut-ĂȘtre

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pas besoin de ça pour vivre

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dans le milieu. Pas besoin de ça pour vivre. J'ai fait comme, si tu crois que c'est ça, j'ai vendu l'idĂ©e, j'ai vendu le projet. That's it. Ça ne paraĂźt pas, mais juste le UB, mettons, les 4 lettres. Essayer de trouver un autre domaine Ă  4 lettres qui... qui sonne bien. C'est toi qui l'avais choisi? Oui, c'est moi. Pendant la COVID, j'avais... Initialement, le Yubi, ça devait ĂȘtre comme vendre des produits industriels parce que pendant la COVID, moi, j'avais créé Bios, oĂč ça aussi, c'est niaiseux, mais Bios, c'est juste cinq lettres, puis ça sonne bien. C'est quoi, Bios? C'est le dĂ©sinfectant pour les mains. Mais moi, versus plein d'autres personnes, je voulais en faire un brand parce que Purell, c'Ă©tait retirĂ© du marchĂ© quĂ©bĂ©cois pour fournir tout le marchĂ© mondial. Fait que moi, j'ai dit, regarde, on va crĂ©er un brand qui va durer dans le temps. Je suis vraiment le seul parmi tous les brands qui... pour dire qu'il n'y a mĂȘme pas d'autres brands qui se sont créés, qu'encore aujourd'hui, c'est en vente dans les pharmacies. Ça roule encore. Ça roule encore. Pas au mĂȘme niveau que peut-ĂȘtre qu'on a eu pendant la pandĂ©mie, mais il y a encore des gens qui l'aiment. C'est encore un bon produit. On est les premiers Ă  l'avoir amenĂ© au citron. On avait amenĂ© cette odeur-lĂ . Le monde trippait au bout. Tout le monde en avait. Je recevais des photos partout. Mais il reste que moi, Ubi, c'est venu de lĂ . LĂ , je dis, il y a une grosse demande pour... En fait, Ubi, c'Ă©tait proche de Uline. Parce que tout le monde pense que c'est Uber que j'ai copiĂ©, pas copiĂ©, mais que j'essayais de chercher la phonĂ©tique. C'Ă©tait Uline. Uline vend des produits industriels, sac Ă  poubelle, balai, tout ce que les entreprises ont besoin. Fait que j'ai dit, hey, on pourrait faire ça, mais au QuĂ©bec, vraiment, comme supplier les industries. Fait que lĂ , j'ai fait comme UB, puis UB, c'Ă©tait les abeilles, c'Ă©tait UB, les abeilles, les travaillants. Puis aprĂšs ça, c'est devenu... Ah, non, je disais, on ne fait pas ce projet-lĂ . LĂ , c'est devenu une idĂ©e pour vraiment ceux qui cherchaient... tu sais, des gens pour travailler Ă  la maison. Fait que lĂ , mettons, lĂ , ça devenait plus comme un Uber, mais Uber, mais t'as besoin d'un gars pour tourner le gazon, t'as besoin d'un gars pour faire des travaux, laver tes vitres, entretien paysager, entretien, le mĂ©nage Ă  la maison, rĂ©parer une moulure, changer une armoire, whatever, qu'est-ce que t'avais Ă  faire, pas mal Ă  tout faire. LĂ , c'Ă©tait Ubi, puis lĂ , le concept des abeilles est revenu. Je me suis dit, hey, ça va ĂȘtre comme plein de petites abeilles qui travaillent, qui font des choses chez les gens, puis les gens peuvent booker avec leur cellulaire. TrĂšs fort. Puis ça, je vais elle ramĂšne cette idĂ©e-lĂ , je suis en train de travailler dessus. Mais que lĂ , aprĂšs ça, Yubi est devenu pour les maisons parce qu'Ă  cause de ce seul et unique vidĂ©o que j'ai faite en... J'ai fait cette vidĂ©o-lĂ  en 2024, septembre 2024. Ça fait longtemps pareil. C'est juste que le temps passe vite. Ça fait bientĂŽt deux ans. C'est lĂ  que j'avais fait une vidĂ©o. « Hey, savez-vous quoi? On va investir un million. » Ça a fait rĂ©agir. MĂȘme le million, ce n'Ă©tait pas ça. Ça aurait coĂ»tĂ© globalement 250 000 pour vraiment faire une application AI et aprĂšs ça, un autre 250 000 en marketing. C'Ă©tait peut-ĂȘtre un demi-million. Moi, je me disais, j'ai un million que je suis prĂȘt Ă  investir pour faire que ça va changer au QuĂ©bec. Puis lĂ , ça arrivait comme un... Mais il n'y en avait pas d'idĂ©e Ă  ce moment-lĂ . Ce n'Ă©tait mĂȘme pas une idĂ©e. C'Ă©tait juste comme... provoquons le monde, voir est-ce que ça peut ĂȘtre une

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idée.

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Je fais ça souvent en marketing. Lance l'idée, vois la réaction, puis aprÚs ça, on fait l'idée. Moi, j'appelle ça si tu bùtis ton parachute en descendant. Puis finalement, c'est là que c'est la

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partie. Je pense

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que

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s'il

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y

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avait quelqu'un au Québec qui fait ça bien, c'est toi. En fait, j'aimerais ça discepter ce qui se passe dans ton cerveau. Je pense qu'il y a tellement d'informations utiles, autant pour l'entrepreneur que « started a business » est un mindset complÚtement fou.

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La La distinction, je pense qu'il y a beaucoup d'entrepreneurs qui vont me dire, c'est la diffĂ©rence entre une personne qui le dit, qui le pense, puis il dit, toi, tu le fais. Moi, ça fait longtemps que je m'arrĂȘte plus Ă  ça va-tu fonctionner, ça va-tu pas fonctionner. Fait que je fais des projets, puis je pense que les gens, ils ont peur de l'Ă©chec, puis ils ont peur de ce que les gens vont juger en disant, ah, tu as fait ça, ça va pas fonctionner. J'en ai fait plein de projets. Je l'avais quantifiĂ© un moment donnĂ©. Je pense que j'ai fait 17 projets totals. Avant avant mais tu sais je peux considĂ©rer que sur les 17 il y en a peut-ĂȘtre 7 qui ont rĂ©ussi tu sais qui ont en sens que puis rĂ©ussir c'est pas des millions et des millions et des millions ça peut ĂȘtre juste comme hey c'est devenu un projet viable peut-ĂȘtre que je l'ai arrĂȘtĂ© parce que j'aimais pas ça peut-ĂȘtre que je l'ai arrĂȘtĂ© pour x, y raison mais ça a pris 17 projets pour en avoir 7 qui fonctionnent si tu ramĂšnes ça Ă  un dĂ©nominateur commun on serait peut-ĂȘtre Ă  1 pour 3 mettons 1 pour 2 tu sais dans 2.5 dans ces eaux-lĂ  Mais j'ai dĂ©jĂ  vu des compagnies amĂ©ricaines en faire 20 pour en avoir un qui fonctionne. Fait que, tu sais, si t'essaies pas, moi, les idĂ©es, tout le temps, je les mets en place. Des fois, je les donne Ă  d'autres personnes. Je suis une machine Ă  aider. Je suis pas l'idĂ©e du siĂšcle. J'essaie juste de voir qu'est-ce qui fonctionne pas. Puis souvent, je me sers des mĂ©dias sociaux pour ça. Donc, qu'est-ce que les gens ont besoin? Le dernier que j'ai fait, c'est une ferme Go. C'est simplement parti de... Ça n'a aucun rapport d'oĂč ça est parti. Je vois une vidĂ©o... amĂ©ricain, le gars, il parle des codes... sur les bananes. Je n'ai jamais rĂ©alisĂ© ça. Il y a des codes, des

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chiffres. LĂ  que tu en parles,

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oui. La toxicitĂ©. Si tu es Ă  1, c'est vraiment toxique. Il y a des produits chimiques qui sont utilisĂ©s dans le traitement. 4, tu vas scanner le code et ça te dit que les pesticides sont utilisĂ©s. 9, ce serait biologique, super clean. En tout cas, je ne connais pas tout. Encore une fois, je te dis que j'ai checkĂ© ça 5 minutes. Je ne suis pas un expert dans ces codes-lĂ . LĂ , je vois ça et je veux L'algorithme t'amĂšne un paquet d'autres affaires. Je tombe sur des vidĂ©os pour dire qu'on devrait mieux manger. Quelqu'un qui compare, voici un steak sur une ferme et voici un steak sur ce mĂȘme AmĂ©ricain-lĂ . Je commence Ă  scroller sur sa page et je vois que c'est vrai qu'il y a une diffĂ©rence entre le steak d'Ă©picerie, il explique qu'il y a du colorant, le steak sur une ferme, le groyer. C'est ces affaires-lĂ . Je fais juste une publication en disant qu'on devrait vraiment retourner vers la ferme. Si on Ă©tait sur le point de lancer Protein DĂ©pĂŽt, Ça fait un lien avec bien manger. Je vais juste parler de ça pour voir si c'est un sujet intĂ©ressant. Les fermes, reconnecter avec ça et peut-ĂȘtre payer moins cher parce qu'au lieu de toute l'industrie, c'Ă©tait dans le temps aussi qu'il y avait des publications sur ces trois gĂ©ants au Canada qui contrĂŽlent toute l'alimentation au complet. Tu te dis comment on peut passer Ă  cĂŽtĂ© de ça et aller directement aux fermes. AprĂšs ça, je suis vraiment juste allĂ© essayer une application AI pour bĂątir des applications. Cinq minutes, c'Ă©tait fait.

SPEAKER_01

D'ailleurs, OK, c'est fast. Mais le concept de Ferme Go, c'est quoi

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exactement? Dans le fond, c'est d'inviter les fermes Ă  publier leur ferme, elle est oĂč. Puis tout ce que t'as Ă  faire, tu vas sur la map, tu fais gĂ©olocalisation, puis dans un rayon de 50 kilomĂštres, ça va te donner toutes les fermes qui sont prĂȘtes Ă  accueillir des gens ou qui vendent des produits directement. C'est sĂ»r que tu peux aller sur Google, puis lĂ , tu vas te dire, sont oĂč les fermes? Mais lĂ , tu sais-tu si ils sont ouverts au public Ă  ce qu'ils vendent des produits? Tandis que lĂ , c'Ă©tait le fermier qui vient s'inscrire, puis lĂ , Il met ses produits, il met des photos de sa ferme, puis il met un descriptif. C'est dĂ©bile. Puis moi, ça a commencĂ© avec, dans le fond, la ferme Julius. Pas Julius, c'est Julio. Julio. Je sais jamais comment le dire. C'est Julio Ă  Grambay. C'est proche du zoo de Grambay. Puis c'est une ferme laitiĂšre. Ils ont des fromages, ils ont du lait. Puis nous, on est allĂ©s visiter ça l'annĂ©e passĂ©e. Puis on a vraiment aimĂ©. J'Ă©tais avec ma fille. Puis le concept, c'Ă©tait en verre livora pour les animaux. Tu sais, c'est quoi les animaux de ferme? On va aller voir comment c'est gĂ©rĂ©, puis tout ça. Fait que lĂ , Ferme Go, bien, ça a Ă©tĂ© le premier. LĂ , j'y ai Je disais, « Hey, veux-tu ĂȘtre mon testeur? Viens juste mettre tes informations. » Puis lĂ , on s'Ă©changeait comme ça. Puis je lui disais, « Hey, ça marche pas ça, ça marche pas ça, ça marche pas. » Puis aprĂšs ça, Ă  un moment donnĂ©, ça a marchĂ©. Puis lĂ , on l'a

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lancé. Tout

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ça Ă  l'intĂ©rieur de 14 jours? J'ai mis 6 heures, honnĂȘtement. J'ai mis 6 heures de temps. Le AI aujourd'hui est magnifique pour ça. Puis aprĂšs ça, la rĂ©ponse a Ă©tĂ© rapide. LĂ , on est rendu Ă  pas loin de 400 fermes d'inscrits. Puis lĂ , les fermiers ont commencĂ© Ă  m'Ă©crire en disant, « Hey, merci. Vraiment, j'ai des nouveaux clients qui viennent, ils sont venus acheter. Puis lĂ , nous autres, le concept a Ă©voluĂ© parce que ce qu'on veut faire, c'est avec Protein DĂ©pĂŽt, mais on va se dĂ©placer sur les fermes, faire du contenu, faire un review de la ferme. C'est quoi qui se passe? Qu'est-ce qu'on peut acheter lĂ ? On va mĂȘme cuisiner, peut-ĂȘtre faire des repas Ă  protĂ©iner ou quelque chose comme ça avec nous, les produits qu'on offre. Fait que lĂ , on a comme Ă©voluĂ© le concept Ă  travers tout ça. Mais ça, c'est juste Ă  dire, ça, c'est une idĂ©e que ma tĂȘte

SPEAKER_01

a comme pensée. Je pense à ça. Martin, qui est venu tantÎt? Martin, c'est un chef coup

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il

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pourrait aller

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avec vous faire le cul c'est Martin Martin Junot c'est pas le mĂȘme mot c'est l'autre Martin celui qui avait le restaurant il faisait cuire du porc c'Ă©tait toujours avec le porc c'est Martin il avait le restaurant Ă  MontrĂ©al comment ça s'appelait au pied de cochon au pied de cochon oui c'est ça le pied de cochon lui je l'ai croisĂ© justement il faisait ça comme Ă©mission de TV puis je l'avais croisĂ© Ă  QuĂ©bec d'un instant Je

SPEAKER_01

trouve débile parce que, corrige-moi si j'ai tort, mais toi, tu ne tires pas profit de ferme-go.

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Zéro. Tu sais, tu fais ça pour... J'ai réussi à avoir du aide pareil,

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imagine, à tirer zéro de profit. Capoté. C'est comme... Au final, tant qu'à moi, qui est honorable parce que la base de la société, tant qu'à moi, c'est les gens de la santé, les professeurs, puis on ne parle pas assez souvent des fermiers qui... Moi, j'ai travaillé sur une ferme, j'ai grandi sur une ferme, qui travaillent nuit et jour pour des pinottes, en fait, là, tu sais, fait que... toi qui fais ça,

SPEAKER_00

c'est wow. Je le fais vraiment. Puis là, il y a des gens qui disent « Ah, je le savais à cause qu'on a mis commandité par Protein DépÎt. » C'est juste pour en faire un lien en disant « Hey, on vous donne un rabais en plus. » Je sais pas pourquoi les gens, des fois, ils arrivent à trouver le moyen de chialer

SPEAKER_01

sur quelque chose comme ça. Mais justement, les haters, c'est quoi ta rĂ©ponse de ça? Parce que c'est sĂ»r que t'en as beaucoup sur tes plateformes. T'es quelqu'un de quand mĂȘme assez polarisant. Tu te dis ton opinion. Puis je suis tellement content de t'avoir ici, Éric, parce que tant qu'Ă  moi, t'es un bijou du QuĂ©bec en termes d'entrepreneurial. Merci. tu le dis Ă  tout le monde. Comme tu le dis dans tes vidĂ©os, comment faire la business. Je trouve ça exceptionnel. Tu dis ce qui te passe par la tĂȘte. C'est pour ça que j'ai parti le podcast. Au dĂ©but, c'est pour avoir une plateforme de libre expression et dire ce qu'on veut sans se faire

SPEAKER_00

censurer. Je pense qu'Ă  un moment donnĂ©, il y a toujours moyen de se prĂȘter, de bloquer tout le monde. À un moment donnĂ©, tu te ramasses juste avec des gens qui pensent toujours comme toi. Moi, j'aime beaucoup dĂ©battre. J'aime beaucoup m'obstiner. J'aime beaucoup interagir avec les gens. Je pense que sans dire que j'ai raison. Je n'ai pas raison. Au contraire, je le dis souvent, je n'ai pas raison sur tout. Mais je vais dĂ©battre mon point Ă  la vie, Ă  la mort. Ça ne veut pas dire que j'ai raison parce que je dĂ©bat mon point. Puis les gens, souvent, ils n'arrivent pas Ă  faire la diffĂ©rence entre... Je vais revoir des fois un commentaire. Ah, il n'Ă©crit pas Éric. Il pense toujours qu'il a raison. Non, non. Ce n'est pas parce que je dĂ©bat mon point que je pense que j'ai raison. En fait, oui, je pense que j'ai raison. Ça ne veut pas dire que j'ai raison. Et lĂ , la distinction. Parce qu'en fait, personne n'a raison. C'est bien rare que tu vas dire que tu as la vĂ©ritĂ© absolue. Tu sais exactement que c'est ça. Puis il y a des sujets que comment ça insulte les gens sans mĂȘme qu'ils s'en rendent compte. Exemple, la Lune. J'ai juste Ă©crit un point. Je dis, on va autour de la Lune, donc on n'est jamais allĂ©. Mon concept, c'est juste de dire, si on est allĂ©, on devrait pouvoir y retourner 50 ans plus tard. Ah oui, mais lĂ , c'est prĂ©vu l'annĂ©e prochaine. All right, on verra l'annĂ©e prochaine. Mais pour le moment, on va juste autour. Donc, si on ne retourne pas dessus, c'est parce qu'on ne sait pas comment faire. On n'est jamais allĂ©. Est-ce qu'on est vraiment allĂ©? Est-ce qu'on est vraiment allĂ©? Et lĂ , tout le monde dit, oui, oui. OK, c'est quoi tes preuves? LĂ , il m'envoie des photos. Parfait, la photo, c'est correct. Mais c'est drĂŽle que les photos que la NASA mette sont modifiĂ©es tout le Ils le disent eux-mĂȘmes. Je pense que c'est CGI. Ils vont modifier le rendu de la photo. Mais le point, c'est... Est-ce que les gens sont capables d'avoir une libre pensĂ©e ou si vous prenez simplement ce que le gouvernement vous donne et vous rĂ©flĂ©chissez autour de ça ou ce qu'un journaliste vous donne, est-ce que vous ĂȘtes capables de juste sortir en dehors et dire, attends une minute, ça se peut-tu que ça, ça passe pas de sens? Puis malheureusement, le gouvernement laisse des doutes. Je vais donner un exemple, on va reprendre ça la lune. Ils ont toute l'occasion au monde, ils auraient pu dire, hey, sais-tu quoi, on va passer juste le bon timing pour passer drette au-dessus du site oĂč on avait Ă©tĂ© v'lĂ  50 ans. Non, non pas dĂ©cidĂ© ça. Ils ont dit, ah non, on passe Ă  cĂŽtĂ©. Donc, ils ont laissĂ© un doute en cause qui avait une chance de juste dire, hey, sais-tu quoi? C'Ă©tait lĂ . Voici, on va vous le montrer. On Ă©teint tout doute. Puis on vous le fait live, en plus. On a toute la technologie pour le faire. Fait qu'ils laissent toujours ce doute-lĂ  oĂč ce que, justement, des gens, peut-ĂȘtre, ont moins confiance au gouvernement. Puis aujourd'hui, bien, malheureusement, c'est ça le point aussi. Tu peux-tu vraiment faire Ă  100 % confiance au gouvernement?

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Non. Mais je pense que, tu sais, lĂ , on rentre dans un sujet peut-ĂȘtre un peu touchĂ©, mais le COVID, tant qu'Ă  bois, c'est un exemple parfait C'est un exemple. Vaccinez-vous, vaccinez-vous. Ils ont sorti l'annĂ©e passĂ©e, il y a deux ans, je ne sais pas. Finalement, le vaccin n'Ă©tait pas si hot

SPEAKER_00

que ça. Ça ne ramenait pas les morts. Exactement. Je ne prendrais jamais position en disant que je suis anti-vaccin, pro-vaccin. Je m'en sac au final. Mais la gestion de la façon que ça a Ă©tĂ© fait, c'est lĂ  les lacunes oĂč les gens commencent Ă  avoir des doutes, commencent Ă  se dire... Si ça sort dans 20-30 ans d'ici, oĂč est-ce qu'ils vont faire comme ça? On l'aura mĂȘme Ă©chapper celle-lĂ . LĂ , tu donnes raison Ă  tous ceux qui ont doutĂ©. Donc, pour un Ă©vĂ©nement futur, est-ce qu'ils vont avoir confiance au dire du gouvernement? En fait, s'ils ont confiance en nous, non, ils n'auront pas confiance. Fait qu'Ă  un moment donnĂ©, quand tu perds la confiance du peuple, ben lĂ , c'est lĂ  que ça dĂ©montre que t'as une mauvaise gestion pis t'es pas capable de convaincre justement ton peuple que tu prends les bonnes dĂ©cisions. Est-ce qu'on est confiant que le gouvernement quĂ©bĂ©cois gĂšre bien notre argent quand ils vont dire « Hey, on va investir dans telle compagnie. » ZĂ©ro open bar. Quand tu nous sort un site web Ă  1,3 milliard, est-ce qu'on est censĂ© avoir confiance? Ça, c'est fou. On peut-tu en parler

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deux secondes? Ils ont sorti un site web Ă  1,3 milliard que toi, t'as

SPEAKER_00

fait en six heures. HonnĂȘtement, j'ai aucune prĂ©tention Ă  dire que mon site, ça clique. Mais moi, j'ai fait le calcul. HonnĂȘtement, je te lance des chiffres que les gens peuvent le calculer Ă  la maison. Prends 1,3 milliard, divise ça par une Ă©quipe de 50 personnes, Ă  150 000 par annĂ©e. Je te jure, je t'ai rendu, je pense que ça prenait 56 ans pour payer tout ce monde-lĂ , 50 personnes qui travaillent sur un site web, des ingĂ©nieurs, on s'entend, Ă  150 000 par annĂ©e, puis il faudrait que tu fasses une carriĂšre de 56 ans, les 50, pour arriver Ă  31,3 milliards. Juste ça, c'est un calcul. C'est ça, mais c'est un calcul. LĂ , dis-moi pas qu'il n'y a rien de tangible. C'est en ligne. LĂ , ils ont dit, ah oui, mais lĂ , il y a une garantie que l'IBM, je pense que c'est IBM qui est en arrĂȘt de tout ça. Peu importe. Oui, mais il n'y a rien de tangible. Je n'ai pas un bĂątiment. Puis quand j'ai comparĂ© ça, on aurait On aurait pu acheter... Il y a une Ăźle qui s'est vendue en Australie. Puis ça s'est vendu avec un resort. Ça s'est vendu pour un milliard, je pense. On aurait pu acheter ça. On aurait pu acheter... À un moment donnĂ©, j'avais commencĂ© Ă  faire une sĂ©rie de pauses de tout ce qu'on aurait pu acheter pour 1,3 million. On aurait pu avoir un stade olympique flambant neuf. LĂ , on a de quoi de tangible. LĂ , on a un site web... Qui marche Ă  moitiĂ©. Qui marche Ă  moitiĂ© et qui sert absolument Ă  rien, on s'entend. Tout ce que tu veux... Parce que le systĂšme avant, il marchait, right? Je veux dire, on allait au conseiller de l'automobile et il te donnait ta plaque. Puis aprĂšs ça, ça rentrait dans le systĂšme, les policiers pitonnaient. Ça fonctionnait, right? Fait que... Pourquoi changer? Pourquoi 1,3 milliard? C'est de l'argent. Ça n'a aucun sens. On dirait qu'ils auraient attendu un an, deux ans de plus, l'intelligence artificielle aurait tout fait ça pour des pinottes. T'aurais pitonnĂ©, t'aurais dit « Je veux un site fonctionnel qui fait ça, qui fait ça. » L'intelligence artificielle, t'aurais sorti. Mais c'est ça. C'est

SPEAKER_01

fou.

SPEAKER_00

AprÚs ça, on pourrait embarquer dans d'autres lions électriques, les batteries Nordvolt, puis ça finit

SPEAKER_01

plus.

UNKNOWN

Oui, oui, oui.

SPEAKER_00

Les gens ont perdu confiance au gouvernement, plus que jamais dans les 4-5 derniÚres années. Puis ça, je vois pas que ça va revenir de si tÎt. Mark Carney qui arrive à avoir des nouveaux députés en les prenant dans les partis conservateurs, parce que les gens ont voté conservateur, puis là, soudainement, le député est rendu libéral. Puis ils disent « Ah, c'est légal. » Oui, c'est légal, mais de façon éthique. Est-ce que c'est éthique de faire ça? Est-ce que c'est respecter tes électeurs de faire ça. Je pense que la corruption est présente plus que

SPEAKER_01

jamais. Un taux en politique,

SPEAKER_00

Éric? Non, je pense pas, honnĂȘtement. J'ai fait beaucoup de lignes Ă  l'eau avec ça. J'ai pris une photo avec Éric Duhem. J'Ă©tais un gars de droite. HonnĂȘtement, j'ai mĂȘme eu mes propres followers qui sont revirĂ©s contre moi parce qu'ils sont pas contents parce que je dis, je ne crois pas que c'est le gars qui va ĂȘtre premier ministre conservateur un jour. Ça me Pour moi, ça fait aucun sens. Lui, il n'est pas content que moi je dise ça, puis je m'en sacre, parce qu'au final, je peux aimer Pierre Saint-Paul Plamondon, puis il y a des gens qui disent « Oui, mais c'est un gars Ă  gauche. » Oui, mais si on parle de politique entrepreneuriale, de dire « Qu'est-ce que je peux faire pour aider l'entrepreneuriat

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

» À date, c'est celui-lĂ  qui m'a donnĂ© la meilleure rĂ©ponse. Donc, pour moi, qui est entrepreneur, Pierre Saint-Paul Plamondon reste prĂ©sentement mon meilleur

SPEAKER_01

choix. Moi, je pense que ça prend un entrepreneur pour rouler le pays, parce que C'est la plus grosse business qu'il n'y a pas. Qu'on l'aime ou qu'on ne l'aime pas. Regarde, Trump, c'est un vrai

SPEAKER_00

businessman. Mais qu'est-ce que les gens vont rĂ©pondre Ă  ça? « Oui, mais ça ne se gĂšre pas comme une business. » OK. Mais lĂ , mettons qu'on recule les dix derniĂšres annĂ©es. On va prendre juste ces annĂ©es-lĂ . On n'ira mĂȘme pas avant. On va prendre Trudeau, ce qu'il a fait. On peut-tu faire pire que ça? On peut-tu faire pire que ce que Trudeau et Carney, qui est un banquier, qui est censĂ© nous envoyer... Ils ont vendu son image. « Ah, c'est un banquier. » Si tu recules dans l'ancien temps, comment les banques fonctionnaient. Tu rencontrais le banquier, le gars qui Ă©tait en haut. Il disait que c'Ă©tait les pires croissants qu'il y avait pauvres. Peut-ĂȘtre 100 ans de ça. Ils ont mis de l'argent dans les poches. Ils le font encore, les banques. Mais tu ne rencontres plus le banquier comme tel. Les banques ne perdent jamais. Les banques ne perdent jamais. C'est comme un casino. Quand tu regardes ça, il y en a d'autres qui vont dire que Legault, c'est un entrepreneur. Mais quel dĂ©sastre! Tu sais quoi qu'avait fait Legault? Il Ă©tait Ă  la tĂȘte d'Air Transat. C'est lui qui a fondĂ© Air Transat. Au final, je pense que Legault a fait confiance probablement Ă  son Ă©quipe. Tout le monde se pitche la balle. « Je n'Ă©tais pas au courant. » Tu ne peux pas ĂȘtre au courant d'un projet d'1,3 milliard que ton gouvernement gĂšre. Tout le monde fait comme « Moi, je n'Ă©tais pas au courant. Moi, c'est lui. Moi, c'est l'autre. » Tout le monde se pitche la balle. Personne ne va ĂȘtre arrĂȘtĂ©, naturellement. C'est toujours ça aussi la problĂ©matique. Jamais aucune arrestation. L'UPAC enquĂȘte et se dit disparaĂźt, c'est fini. Commission d'enquĂȘte, ça disparaĂźt, c'est fini. Fait que je pense que, je sais pas, il va falloir qu'il se passe de quoi Ă  un moment donnĂ© pour que tout le monde va dĂ©barquer dans la rue, puis tout le monde va arrĂȘter de payer l'impĂŽt en mĂȘme temps, oĂč ils vont dire, regarde, t'sais, neuf, lĂ , tu sais, Ă  un moment donnĂ©, je sais pas ce qui

SPEAKER_01

va arriver, mais... Est-ce qu'on est la province la plus... La plus

SPEAKER_00

corrompue. Corrompue? Selon... C'est quoi le nom du magazine? C'est un magazine anglais, il a dit que le Québec, c'est la

SPEAKER_01

province...

SPEAKER_00

Pas Forbes? Non, c'est Craig's, je pense, c'est ça, ou... Je me souviens plus le nom, mais c'est un magazine anglais au Canada qui a dit que le QuĂ©bec, c'est la province la plus corrompue. Dans le pays le plus corrompu, probablement. Le Canada est un pays corrompu tout court. C'est pas drĂŽle. On dirait que c'est comme... Imagine, je peux comprendre. Les entrepreneurs sont frustrĂ©s parce qu'ils disent « Je paye de l'impĂŽt en cochon. » Les riches sont frustrĂ©s parce qu'ils disent « Je paye de l'impĂŽt en cochon. » Puis le gars de salaire, mettons, 50, 60, 70 000, qui paye quand mĂȘme un gros montant d'impĂŽt, lui aussi est frustrĂ© parce qu'il se dit « Ça n'a pas d'allure. Je ne peux pas garder de survivre. Je ne suis pas capable d'arriver et de payer mon logement ou d'avoir une maison ou de faire vivre ma famille. Alors qu'avant, tu gagnais 60 000 au QuĂ©bec, tu avais une belle vie. LĂ , on ne parle pas de ça. 100 ans, je suis rentrĂ© comme pompier en 2003, comme pompier Ă  Villemont-RĂ©al. puis je suis rentrĂ© Ă  35 000 par annĂ©e. Puis aprĂšs ça, ça prenait 4 ans, 5 ans, je pense, pour ĂȘtre top salaire, Ă  60 000 par annĂ©e. Et pompier, t'Ă©tais dans les mĂ©tiers les mieux payĂ©s au QuĂ©bec. Il y avait policier plus haut, puis aprĂšs ça, on gagnait peut-ĂȘtre plus qu'une infirmiĂšre. Les mĂ©decins sont plus hauts, les avocats, tout ça, dĂ©pendamment de ce que tu faisais. Mais pompier, t'avais une belle vie. Puis imagine si tu rajoutais en plus une deuxiĂšme job, ce que la majoritĂ© faisait. Il y avait un haut stress, t'avais une belle maison, un char de l'anneau. voyage, c'est plus le cas. Je vois des pompiers qui en arrachent pareil et qui ont de la difficultĂ©. Surtout qu'il y a une sĂ©paration, c'est comme « Hey, j'arrive plus. » C'est pas

SPEAKER_01

normal. On arrĂȘte l'Ă©mission pour vous parler de notre commanditaire principal, les entretiens Raven. SpĂ©cialisĂ©s en nettoyage intĂ©rieur qu'extĂ©rieur, lavage de fenĂȘtres, gouttiĂšres, lavage complet du printemps, bref, tous vos besoins d'entretien mĂ©nager Ă  un seul endroit. Donc, contactez le numĂ©ro au bas de la ou envoyer un courriel pour recevoir une soumission gratuite. Merci et de retour Ă  l'Ă©mission. Je trouve ça cool. T'as Ă©tĂ© papier

SPEAKER_00

combien de temps? Ce qui arrive, c'est que j'ai commencĂ© temps partiel. Puis aprĂšs ça, Ă  la ville de Sainte-ThĂ©rĂšse. En fait, j'ai fait Varennes un an. AprĂšs ça, Sainte-ThĂ©rĂšse. Puis aprĂšs ça, ville de MontrĂ©al. Puis Ă  un moment donnĂ©, j'ai lĂąchĂ© Sainte-ThĂ©rĂšse, construit MontrĂ©al. Mais all in all, peut-ĂȘtre, je dirais pas loin de

SPEAKER_01

15 ans. J'ai été dans l'armée 14 ans. J'ai été un peu partout.

SPEAKER_00

HonnĂȘtement, c'est... c'est des beaux mĂ©tiers. Autant l'armĂ©e. Moi, j'avais mon coloc, en fait, Ă  l'Ă©cole, il Ă©tait militaire avec. Fait que lui, il Ă©tait dans la rĂ©serve. Il Ă©tait instructeur de recrut dans la rĂ©serve. C'est une machine Ă  l'Ă©cole, on l'appelait. Écoute, nous autres, mettons, il pesait peut-ĂȘtre, je sais pas, 140 livres, puis il benchait trois blades de chaque cĂŽtĂ©. Genre dix fois, c'Ă©tait pas une fois. Puis on avait un parcours avec, c'Ă©tait comme une corde entre deux paniers de basket. Fait que dans le parcours, c'Ă©tait la premiĂšre Ă©tape, c'est qu'il fallait que tu te dropes sur la corde Puis tu fais juste te swinguer comme d'un cĂŽtĂ©. Tu Ă©tais peut-ĂȘtre dans l'armĂ©e, vous faisiez ça. Lui, il se tirait sa corde comme au niveau du chest, puis il faisait juste ça comme ça. Puis il arrivait, mon gars, puis il faisait... En trois secondes, il Ă©tait rendu Ă  l'autre panier de basket. Ça, c'est le court de basket au complet, parce que c'Ă©tait les paniers qui sont sur les cĂŽtĂ©s d'un gym. Le gars, c'Ă©tait fou. Il

SPEAKER_01

est encore

SPEAKER_00

pompier ou... Je ne sais pas. Ça fait des annĂ©es que je ne l'ai pas vu. J'ai aucune idĂ©e, mais il courait, mettons... Nous autres, on faisait des cinq kilomĂštres, parce que ça, c'Ă©tait comme L'Ă©preuve de fin d'annĂ©e, c'Ă©tait 6 km cross-country. On faisait ça au parc Ă  Laval. J'ai oubliĂ© le nom. Ce n'Ă©tait pas des grosses cĂŽtes, mais c'Ă©tait quand mĂȘme cross-country. Il fallait se rendre ça en dedans de 30 minutes. Je pense que les deux gars plus rapides rentraient ça en 14 minutes. C'est une machine. Ça n'avait pas de sens. Je

SPEAKER_01

pense qu'Ă  la base, pour

SPEAKER_00

ĂȘtre pompier, il faut se faire en forme. La chaĂźne va se perdre au fil des annĂ©es. Il y a des gars qui se maintiennent, mais je pense qu'il y a des gars qui laissent ça aller.

SPEAKER_01

Ton parcours entrepreneur Marial, il a commencé quand tu étais pompier ou c'est quand qu'il y a eu un déclic à dire « OK, moi, je peux faire

SPEAKER_00

peut-ĂȘtre plus que ça, mettons. » Tout a vraiment... J'explique souvent, pompier, c'est une belle job. C'est des gars qui sont travaillants. MalgrĂ© ce que tout le monde peut penser, dire « Ah, ils sont bien, ils ne travaillent pas, ils dorment en caserne, ils sont tout le temps en congĂ©. » Ça, je l'ai entendu des fois et des fois. Je disais « Va les faire les heures. » Parce que le gars qui est au feu toute la nuit, il y aura un « Merci, pas tout le temps de mĂȘme. » Est-ce que tu y restes? Si c'Ă©tait le cas de rentrer d'un incendie, il fait 500, 600, 700 degrĂ©s, puis le casque, il commence Ă  fondre, puis tu sais, tu peux passer la nuit au complet Ă  moins 40 dehors, moins 30 Ă  arroser, puis t'es rendu comme un bloc de glace. Il y a quand mĂȘme des choses qui sont difficiles, puis moi, toutes les casernes que j'ai faites, il y avait tout le temps des gars qui Ă©taient sur la construction, qui arrivaient, mettons, sur le chiffre de nuit, puis ils arrivaient avec leur boĂźte Ă  lunch, ils avaient travaillĂ© toute la journĂ©e sur un chantier, puis ils faisaient tous leurs chiffres de soir au complet, puis ils rĂ©pondaient aux appels toute la nuit, puis l'inverse, pareil. Il y avait des gars qui travaillaient de jour, de jour, de jour. AprĂšs ça, il arrivait le journĂ©e de congĂ©. Il retournait sur le chantier. Fait que moi, j'ai appris de ça. Fait que j'ai commencĂ© avec des maisons. BĂątir ma propre maison. Je faisais ma maison. On habitait dedans un an et demi, deux

SPEAKER_01

ans. Pendant que tu étais pompier?

SPEAKER_00

Oui, pendant que j'étais pompier. Puis aprÚs ça,

SPEAKER_01

bien, un moment donné, c'est... Fait qu'un flip ou tu l'as acheté

SPEAKER_00

pour pas cher? Non, non, on l'achetait. On achetait un terrain, on construisait. Puis aprĂšs ça, bien, un moment donnĂ©, on faisait comme... Nous autres, c'Ă©tait pas compliquĂ©. Les premiĂšres maisons, c'Ă©tait une maison, un enfant. Fait que... OK, OK. Fait qu'Ă  toutes les fois, on prĂ©voyait la maison pour un enfant. AprĂšs ça, c' puis aprĂšs ça, trois enfants. Fait qu'on agrandissait tout le temps. Puis la troisiĂšme maison qu'on a faite, Ă  un moment donnĂ©, je voulais que mon garage soit un peu plus speak and span. Puis c'est lĂ  que j'ai trouvĂ© un produit comme pour les revĂȘtements de plancher. Puis lĂ , j'ai fait comme, OK, il n'y a pas personne qui fait ça. C'est un produit amĂ©ricain que j'avais achetĂ©. Il n'y avait pas vraiment... Il y avait des gars qui le faisaient au niveau industriel, commercial, mais il n'y en avait pas beaucoup qui le faisaient rĂ©sidentiel. Pour dire pas pantoute. Fait que j'ai vraiment comme parti lĂ -dedans. J'ai créé les zones de garage. Mais tu devrais avoir la chienne pareil de... Tu n'Ă©tais pas entrepreneur? Non, je n'Ă©tais pas entrepreneur. Mon comptable a créé ma compagnie. Au dĂ©but, tu fais des erreurs. Je l'ai enregistrĂ©, je ne l'ai pas incorporĂ©. C'Ă©tait mal structurĂ©, mon enfant. Tu apprends sur le tas. Je fais des erreurs. Ça m'a coĂ»tĂ© beaucoup d'impĂŽts, des taxes non payĂ©es parce que tu ne sais mĂȘme pas qu'il faut que tu payes tes taxes. C'est tout ce genre d'Ă©ducation-lĂ  que je n'avais pas et que j'ai appris sur le tas. C'est quoi les dĂ©penses? C'est quoi les revenus? Comment tu factures? Les numĂ©ros de taxes, puis la CCQ, la RBQ, puis c'est tout. Il y a vraiment des informations Ă  aller chercher au complet. Mais Ă  un moment donnĂ©, c'est de fil en aiguille. MĂȘme les franchises, il n'y avait pas de formation dans le temps. Ce que tu disais en 2000... Je commençais en 2008. Fait que 2008, 2009, 2010, je commence Ă  franchiser. Il n'y avait pas beaucoup d'informations. Tu checkais un peu ce que l'autre faisait, un restaurant peut-ĂȘtre. Puis lĂ , tu disais, OK, comment je peux revirer ça? Puis c'est quoi des royautĂ©s? C'est quoi ci? C'est quoi ça? Mais qu'il

SPEAKER_01

y a... Entre le moment que tu pars, ou le moment que tu as l'idée de partir, puis la franchise, comme là, tu as eu un gros volume, comment

SPEAKER_00

est-ce que tu es rentrĂ© dans la franchise? Au dĂ©but, je me promenais beaucoup. Je pouvais avoir une demande. Les sites web, mĂȘme, ils commençaient en 2008. À un moment donnĂ©, quelqu'un me disait que j'avais un plancher Ă  QuĂ©bec. Moi, je partais avec la remorque. LĂ , je suis pompier. LĂ , il faut que je planifie mon horaire. Il ne faut pas que je travaille dans cette pĂ©riode-lĂ . J'allais Ă  QuĂ©bec. À un moment donnĂ©, il y en a d'autres qui disaient que je voulais le faire. C'est toi qui faisais le plancher? plancher? Oui, c'est moi qui faisais le plancher. Fait que je revenais, mettons, j'en faisais un Ă  Trois-RiviĂšres. Je me dĂ©plaçais Ă©normĂ©ment. Je suis allĂ© Ă  Mont-Laurier, je suis allĂ© partout, partout, partout au QuĂ©bec. Je suis allĂ© Ă  Coudjouac un moment donnĂ©. On avait eu une demande de faire un plancher de garage Ă  Coudjouac. Fait qu'on embarque le stock dans l'avion. Eux autres, ils payent pour l'avion Air Inuit. C'est les entrepĂŽts d'Air Inuit. Puis on s'est dĂ©placĂ©s, on a fait ça lĂ -bas. Mais tu sais, il fallait planifier tout ça avec mon horaire de pompier. Fait que tu sais, il y a des fois oĂč j'avais six jours off. Fait que lĂ , je partais Ă  Coudjouac, six jours off, je fais des Ă©changes de temps. Ça, c'Ă©tait pratique pour ça parce que tu Ă©tais capable de dire, fais mes trois prochaines nuits et moi, je vais te faire quatre jours telle journĂ©e. Tu Ă©changes ton temps comme ça. Mais au final, c'est lĂ  que la franchise est venue Ă  l'idĂ©e parce que je voyageais bien trop. Ça n'avait pas de sens. C'Ă©tait pas efficace parce qu'Ă  QuĂ©bec, je chargeais plus cher. Je me disais, Ă  la place, je vais mettre un franchisĂ© en place. Ils vendent le stock et ça va ĂȘtre comme le main

SPEAKER_01

brand. Le coacher

SPEAKER_00

comment le faire. Le coacher comment le faire, lui montrer tout ce qu'il avait à faire. De fil en aiguille, comme ça, je commençais sans voir des franchises au Québec. Puis à un moment donné, j'ai pogné un gars en Alberta qui parlait français, puis qui était un Québécois, mais qui habitait à la salle en Alberta. Je lui ai dit, je serais intéressé, j'ai vu ça. J'ai vu, tu sais, comme Facebook commençait aussi dans les débuts en 2008. Fait que là, j'ai fait comme, hey, pas de trouble, je vais aller te former. Fait que je commençais à y vendre du stock là-bas, en Alberta. Lui est devenu mon distributeur plus tard pour Pur Epoxy, qui était mon usine. Fait que de fil en aiguille, comme ça, le marché s'est

SPEAKER_01

développé. My God! Puis en combien de temps à partir du moment que t'as eu l'idée, jusqu'au moment de la vente, Parce que tu l'as vendu, la compagnie.

SPEAKER_00

Oui, exact. Tu sais, mettons, de 2008 Ă  2017... Ça fait que ça, c'Ă©tait comme un oeuvre de monter vraiment la franchise, l'installation, tout ça. Puis que moi, je fasse encore des installations. Ça fait que je faisais autant... En 2017, j'Ă©tais... Dans le fond, j'ai arrĂȘtĂ© pompier en 2014. Ça fait que si on recule, mettons, en 2014-2015, je suis pompier Ă  Sainte-ThĂ©rĂšse, je suis pompier Ă  MontrĂ©al, puis je fais des installations avec Zone Garage. Puis 2014, ma fille est nĂ©e. Puis lĂ , j'Ă©tais comme en congĂ© parental, si on veut. Fait que 2014, j'ai commencĂ© Ă  templer, Ă  vraiment faire juste des planchers de garage. Puis 2015, fin 2015, dĂ©but 2016, je rĂ©intĂ©grais Pompier. J'avais pris une sabbatique plus le congĂ© parental. Fait que lĂ , il fallait que je retourne Ă  la ville. Puis c'est lĂ  que j'ai créé mon usine. Puis lĂ , j'ai vraiment comme fait le switch.

SPEAKER_01

T'as

SPEAKER_00

créé une usine? Oui. Fait que lĂ , on a passĂ© d'installateur Ă  manufacturier. Puis j'ai lĂąchĂ© Pompier Ă  Ville-MontrĂ©al. Fait que lĂ , le plongeon Ă©tait... Ça, c'est mon but le plus risquĂ© dans ma vie parce qu'il n'y a pas de retour en arriĂšre. Je veux dire, ce n'est pas comme si tu arrives un an plus tard, tu fais comme tu appelles la ville et tu dis « Hey, sais-tu quoi? Je pense que j'ai fait une erreur. Je veux rĂ©intĂ©grer. » Ils vont faire comme « Non. » Tu as un sacrĂ© job lĂ . Pour eux, ce n'est pas un manque de respect, mais c'est comme dire « Ça ne t'intĂ©resse plus, alors tu passes Ă  autre chose. » Ils respectent ça. Ils ne font rien et ils prennent ta dĂ©mission pour dire. Mais je ne pense pas qu'il y a un retour que tu peux faire ou dire « Hey, je veux rentrer. » Ils vont prendre un jeune Ă 

SPEAKER_01

C'était sûrement trÚs calculé aussi. Tu savais que ça

SPEAKER_00

allait fonctionner. Oui et non. Tu calcules, mais tu ne sais jamais vraiment Ă  quel niveau.

SPEAKER_01

C'est big. Tu as investi ton argent personnel.

SPEAKER_00

À ce moment-lĂ , je suis all-in. J'ai peut-ĂȘtre 300 000 en inventaire. Ce n'est pas Ă©norme Ă  ce moment-lĂ . J'ai peut-ĂȘtre 300 000 en inventaire. Je n'ai plus de job de pompier. On est au mois de fĂ©vrier 2016. Puis lĂ , c'est pour dire que je n'ai plus d'autres revenus que ce que ça me rapporte. Tu n'avais pas de plan B aussi? Je n'ai pas eu de pension non plus pour dire que je peux vivre lĂ -dessus par un bout. Je pense que j'ai reçu un montant de peut-ĂȘtre 140 000, 160 000, qui est placĂ© en arriĂšre. Si tu y touches, tu te le fais tout enlever. Je n'ai pas eu tant de temps pour avoir les deux doigts dans le nez. Ça a Ă©tĂ© comme le premier Ă©tĂ©, il faut que ça roule dans le tapis. Je pense que cet Ă©tĂ©-lĂ , on a fait pas loin de 800 garages. Ça a Ă©tĂ© une de mes plus grosses annĂ©es. On a fait 2,5 millions de chiffres d'affaires en installation de plancher.

SPEAKER_01

Comment est-ce que tu as eu autant de business? Parce que les réseaux sociaux, c'était un peu moins hot à ce

SPEAKER_00

moment-lĂ . LĂ , ça roulait. En fait, dans ces annĂ©es-lĂ , Facebook, tu publiais et les gens le voyaient. Si tu regardes aujourd'hui la page de Zone Garage, elle a pas loin de 55 000 followers. Peur Ă©poxy, Ă  un certain moment donnĂ©, ils ont tous regroupĂ© les pages. Moi, j'avais 26 pages de mĂ©dias sociaux dans diffĂ©rents pays, diffĂ©rentes provinces. Ça roulait, les mĂ©dias sociaux. Aujourd'hui, c'est drĂŽle, les mĂ©dias sociaux ont pris un shift. Il y a beaucoup de personal brand et il y a beaucoup de politique. C'est ça qui pogne. Alors qu'avant, tu avais Business et tu avais des photos de Ginette ou de ma tante Ginette. Tu mettais tes photos et tu pouvais voir ce qui se passait avec tes enfants et ta famille. Quand tu tu regardes mes publications, tu vas voir, il y a 4000 queues de publications. Puis le monde, des fois, ils sont comme « Hey, t'as mis 4000 publications. » Non, non, mais ça, c'est toute ma vie au complet que, sur Facebook, de 2008, je mettais les enfants de mes enfants, puis ça. Aujourd'hui, c'est le chiffre qui a Ă©tĂ© fait au complet. Mais c'Ă©tait juste les mĂ©dias sociaux, « Pose des planchers, pose des planchers. » Puis lĂ , les gens, c'est comme « Hey, je faisais pas loin d'honnĂȘtement 12 soumissions par jour. » Puis j'ai gagnĂ© quasiment tout le temps. Parce qu'il n'y avait pas de compĂ©tition. La compĂ©tition est venue par aprĂšs. Puis c'est lĂ  que je suis devenu manufacturier. parce que je me suis dit, tant qu'Ă  juste manufacturer pour mes besoins personnels, je vais vendre Ă  d'autres personnes aussi, Ă  d'autres entreprises.

SPEAKER_01

Parce que sinon, tu prenais les produits des États-Unis,

SPEAKER_00

ça faisait venir aussi. Oui, au dĂ©but, c'Ă©tait des produits amĂ©ricains. Puis aprĂšs ça, quand on a commencĂ© Ă  manufacturer, il fallait acheter les matiĂšres premiĂšres. Puis lĂ , ça, les matiĂšres premiĂšres peuvent venir autant de CorĂ©e, peuvent venir de Chine, peuvent venir d'Inde, de Turquie, les manufacturiers États-Unis. Donc, il n'y a pas de manufacturier des matiĂšres premiĂšres que nous, on avait besoin. Il n'y a pas de manufacturier au Canada pour ça. Donc... C'Ă©tait un risque, mais oui, il y avait un certain calcul. Mais en mĂȘme temps, c'Ă©tait un risque que peu de gens, je pense, prendraient aujourd'hui. Je suis le premier Ă  dire, si tu veux te lancer en affaires, lĂąche jamais ta vache Ă  lait. Travaille les deux en mĂȘme temps, conjointement. Garde ton mĂ©tier. Puis l'extra que tu mets, mets-le le soir, sacrifie un peu. Tu sais, j'ai sacrifiĂ© beaucoup, famille, amis, au fil des annĂ©es pour qu'on en arrive

SPEAKER_01

là. T'as eu du stress aussi, là, tu sais, de lùcher la job, tu sais, d'apprendre aussi sur le processus. Tu sais, le monde, il voit ton succÚs aujourd'hui, puis « Ah, ça doit

SPEAKER_00

ĂȘtre beau, Éric. » Ouais, mais tu sais pas, tu sais, le... T'es encore prĂ©sent aujourd'hui, lĂ . Ouais. Parce que les gens, ils vont dire « Ah, t'as vendu... » MĂȘme si je dis « Hey, on a vendu 28 millions », il reste pas 28 millions Ă  la fin. Un coup que... Tu sais, moi, j'avais 75 % d'entreprise. Fait que lĂ , dĂ©jĂ , sur le 28, enlĂšve les frais d'avocat, les frais comptables. EnlĂšve la commission, parce qu'il y a un courtier lĂ -dedans aussi. MĂȘme en fait qu'un courtier immobilier, mais il y a une Ă©quipe, on arrĂȘte tout ça. Fait que le coup que t'as enlevĂ© tout ça, aprĂšs ça, tu payes l'impĂŽt, t'as tout splitĂ©, par exemple. Il en reste pas tant. Puis de l'impĂŽt, t'as beau avoir... Les gens vont parler. Ah oui, mais tu as l'exonĂ©ration de gain en capital. Oui, effectivement. Mais cet argent-lĂ , il faut que tu le donnes Ă  tes enfants. C'est splitĂ©. Tu ne peux pas juste dire que j'ai une exonĂ©ration pour toute ma famille et que je la garde toute pour moi. C'est tout splitĂ©. Il faut que ce soit rĂ©investi, que ce soit placĂ© correctement. Un coup que tout ça est fait, lĂ , c'est bien beau. Tu dis, paye tes dettes. J'avais des dettes dans le temps. Mon hypothĂšque, paye tout ça, paye ci, paye ça. LĂ , plus de dettes. LĂ , tu n'as plus de revenus. LĂ , tu fais quoi aprĂšs? Quand on a reparti la machine en 2024, avec mes enfants, puis lĂ , tu rĂ©injectes de l'argent, tu te relances dans un projet, tu ne sais pas s'il va fonctionner. On a fait l'acquisition d'une autre entreprise. AprĂšs ça, le stress n'est plus juste pour toi.

SPEAKER_01

Mais ce n'est

SPEAKER_00

plus les planchers ou plus l'Ă©poxy. En fait, l'Ă©poxy, complexe le deal, mais moi, j'avais Ice Epoxy aussi, qui Ă©tait une entreprise, mais plus pour les tables, comme un Ă©poxy de recouvrement. Puis, eux, dans le deal de 28 000 Il y avait des bonnies de performance aussi qui Ă©taient attachĂ©es Ă  ça de 33 millions. Moi, en tout cas, ça n'a pas fonctionnĂ©. Au bout de trois mois, j'ai quittĂ©. Ils ont dit, abandonne tout et on va te redonner Ice Epoxy. Dans la nĂ©gociation, c'Ă©tait soit ça ou je n'avais rien probablement. J'aimais mieux prendre Ice, je l'ai repris. Il y avait un inventaire et je me suis mis Ă  revendre ça. Mais c'est une business qui va up and down. Ce n'est pas Ă©vident. À un moment donnĂ©, c'est populaire. À un moment donnĂ©, ce n'est plus populaire. Ça se promĂšne vraiment comme ça, up and down. C'est pas comme les planchers. Je regarde ici, tu as des planchers l'Ă©voxier. Il n'y a pas autant de liquide. Il y a bien plus de liquide qui va sur un plancher que ce qui va sur une table, naturellement. Ça, je l'ai repris. Je roulais ça un peu. AprĂšs ça, mes enfants, on a parti les animaleries, les varas avec eux. Ça, c'est un autre stress. C'est de l'investissement. C'est tough, le retail. C'est un autre domaine que je n'avais jamais touchĂ©. Moi, je n'Ă©tais pas en retail. J'Ă©tais plus en industriel, en distribution. À prendre le retail, de dĂ©velopper une autre industrie que je n'ai jamais touchĂ©e, Ă  prendre la clientĂšle, c'est quoi les nouveaux produits, puis hop, LĂ , c'est des produits qui expirent aussi. Ça, c'est diffĂ©rent. L'Ă©poxy, tu la fabriques, tu la vends et elle est installĂ©e. Je veux dire, tu ne gardes pas ça sur une tablette pendant un an. La nourriture pour chien, souvent, c'est manufacturĂ© et aprĂšs ça, c'Ă©tait vendu. LĂ , tu as un an pour le vendre, mais il ne faut pas t'en ajouter trop, il faut t'en ajouter la bonne

SPEAKER_01

quantité. Qu'est-ce qui t'a fait dire, ah bien oui, les alimenteries, dans cette niche-là, il y a quelque chose à faire

SPEAKER_00

avec ça? Il n'y a pas rien. C'est ma fille qui, dans le fond, elle voulait se lancer lĂ -dedans et elle m'en a parlĂ©. Je lui ai fait comme, ah, c'est un repeat business. Dans le fond, ce que j'appelle repeat business, c'est un ton client, tu l'as acquis ou qu'il est client chez vous, tu n'as pas de moins de marketing pour rĂ©attirer ce client-lĂ . Il va revenir le mois suivant ou dans deux semaines parce que son chien mange toujours la mĂȘme nourriture. Un peu comme une Ă©picerie, je veux dire, tu ne changes pas gĂ©nĂ©ralement d'Ă©picerie, tu t'en vas toujours Ă  la mĂȘme Ă©picerie. Un coup que les gens savent que l'Ă©picerie est lĂ  et que les prix sont bons et qu'ils sont satisfaits, ils vont toujours aller lĂ . Il n'y a pas vraiment de marketing. Ton Ă©picerie du coin, IGA, par exemple, la banniĂšre va faire du marketing, mais je veux dire, ça, c'est prĂ©vu dans tous les coĂ»tants, mais l'Ă©picerie au coin, elle ne fait pas de marketing comme telle. Il y a peut-ĂȘtre des circulaires, mais Ă  part ça, il n'y en a pas. Ça a Ă©tĂ© comme un autre risque. Puis lĂ , le stress, tes enfants deviennent adultes. Comme lĂ , mes enfants, mes deux plus vieux, c'est des adultes. J'ai ma plus jeune. LĂ , tu stresses pour eux autres. L'anxiĂ©tĂ© est encore prĂ©sente. Tu veux qu'eux autres aussi rĂ©ussissent. C'est sĂ»r que les gens ne comprennent pas ça souvent parce qu'ils ont un travail. Puis le travail, ça amĂšne une certaine sĂ©curitĂ©. Donc, ça t'enlĂšve un niveau d'anxiĂ©tĂ©. Ça t'enlĂšve un niveau de stress. Surtout si tu as un travail qui est en demande, par exemple, je ne sais pas, infirmiĂšre, tu ne perdras jamais ta job. À moins que tu fasses des conneries, en thĂ©orie, tu vas la conserver. Le systĂšme de ton travail, c'est une certaine sĂ©curitĂ©, mais tu n'as pas le mĂȘme salaire qu'un entrepreneur qui rĂ©ussit. Mais l'entrepreneur, pour arriver Ă  faire ce salaire-lĂ , mettons qu'on dit Ă  une infirmiĂšre que ça gagne, je ne sais pas, 120 000 par annĂ©e, l'entrepreneur, avant qu'il se prenne 120 000, il va avoir pris des risques, il va en avoir essayĂ© des affaires. Ce n'est pas jour 1, mais tu as un potentiel de peut-ĂȘtre faire un million par annĂ©e. Mais il y a lĂ  la diffĂ©rence de risque. C'est quoi les statistiques des entrepreneurs qui rĂ©ussissent? C'est assez mince. C'est faible. Je ne sais pas c'est quoi le pourcentage, mais... J'ai envie de dire 1 %, mais c'est peut-ĂȘtre un peu plus. C'est entre 1

SPEAKER_01

et 5 %.

SPEAKER_00

Ils vont se rendre Ă  7

SPEAKER_01

ans. À

SPEAKER_00

7 ans. Parce qu'ils disent 7 ans, c'est comme... On m'a donnĂ© un exemple. Mettons que tu fais une acquisition demain matin, les banques vont te prĂȘter sur 7 ans. 7 Ă  10 ans. Les prĂȘts aux petites entreprises, c'est 7 Ă  10 ans. Si tu arrives Ă  passer au travail ton prĂȘt... puis que t'as payĂ© ton entreprise, puis que lĂ , elle t'appartient, puis que t'es quasiment clair de dette, si t'as pas fait une croissance, puis que t'essaies de rĂ©injecter, puis rĂ©injecter, puis de grossir, si tu passes le 7 ans, en thĂ©orie, t'es correct. LĂ , t'es... À ce que passĂ© 7 ans, lĂ , tu peux t'installer pour la vie. Ça veut dire que ta business, ça roule, les revenus sont rĂ©currents, les clients sont lĂ , encore lĂ , Ă  moins de faire une bourde exceptionnelle, que tu sors, puis tu fais une erreur, puis lĂ , ça sort dans les mĂ©dias partout, puis tout le monde que tout le monde parle de toi et que tout le monde veut te canceller. Mis Ă  part ça, je veux dire, en thĂ©orie, si tu passes le 7 ans, tu es correct.

SPEAKER_01

Puis pourquoi si une compagnie ne passerait pas le 7 ans? Est-ce que tu as des mauvaises idées, des mauvaises exécutions ou est-ce que c'est juste que les gens abandonnent

SPEAKER_00

trop facilement? Souvent, c'est l'accumulation d'erreurs, des erreurs coĂ»teuses. J'en fais encore des erreurs. Puis des fois, ce ne sont pas des erreurs parce que tu as fait un choix. Mais des fois, le choix que tu fais, Tu ne sais pas s'il va ĂȘtre bon ou pas. C'est comme rĂ©cemment, c'est une erreur qui va nous coĂ»ter de l'argent, peut-ĂȘtre nous coĂ»ter 30 000. Je loue un local, signe un bail, nouvel emplacement, nouveau local, on s'en va lĂ , on se fait comme, hey, c'est parfait. Puis lĂ , un moment donnĂ©, au fil du temps, il est signĂ© pour dans six mois, sept mois. LĂ , oups, difficultĂ© de trouver des employĂ©s. pas capable d'en trouver. Puis lĂ , c'est comme difficultĂ©, difficultĂ©. LĂ , on remplace les employĂ©s. LĂ , ma femme, elle rentre les week-ends. LĂ , ça crĂ©e de la tension dans la famille. LĂ , c'est comme, encore, lĂ , tout le monde s'astine. C'est comme, c'est pas Ă  moi d'y aller, c'est Ă  toi. Puis lĂ , au final, tu te rends compte, tu fais comme, wow, minute, lĂ , attends, minute, lĂ , tu sais, lĂ , la business, elle a avancĂ©, elle a Ă©voluĂ©. Puis lĂ , tu fais comme, je pense que c'est une erreur d'en ouvrir un autre trop rapidement. On va sĂ©curiser ce qu'on a. Fait qu'est-ce que c'Ă©tait une erreur d'essayer de prĂ©voir que tu t'en allais dans la bonne direction? Non. Mais d'arrĂȘter puis de payer puis de faire comme, regarde, c'est-tu qu'on arrĂȘte ça lĂ ? Avant que ça nous coĂ»te, tu sais, amĂ©nager un local, c'est 200-300 000. Fait que je vais gober 30 000 plutĂŽt que d'aller injecter 200-300 puis que j'ai de la difficultĂ© Ă  trouver des employĂ©s puis que lĂ , le marchĂ© du retail, il est tough, lĂ . Tu sais, je veux dire, t'as beau avoir des animaux, il faut que tu les nourrisses, mais les gens sont comme, hey, sais-tu quoi? Je vais mettre de la viande sur la table puis de la nourrisseuse sur la table Ă  mes enfants avant que le chien... Fait que lĂ , Il y a des gens qui se dĂ©barrassent de leurs animaux. Les refuges sont pleins. La compĂ©tition est fĂ©roce. C'est de te battre Ă  travers tout ça. MĂȘme affaire pour moi dans l'Ă©poxy. Ça a roulĂ© au niveau des tables. On Ă©tait Ă  3,5 millions de chiffres d'affaires en 2022-2023. On a chutĂ© Ă  1,2. Ce n'est pas de ma faute Ă  moi. C'est le marchĂ© qui fait comme, c'est moins populaire que c'Ă©tait. C'est ça. LĂ , ce que tu fais, c'est que tu restructures. On lay-off des employĂ©s, peut-ĂȘtre j'avais trois, quatre employĂ©s, je n'ai juste un. Puis aprĂšs ça, tu fais, OK, c'est du coup, on va couper le nombre de produits, on va le rĂ©duire, on va prendre ceux qui sont plus populaires. Puis lĂ , les revenus sont peu et mĂȘme. Fait qu'au final, la profitabilitĂ© sur 1,2, c'est pas mĂȘme que... Tu sais, ton local, il est le mĂȘme prix, j'explique souvent ça aux gens. Mon local Ă  1,2 million, mon local Ă  3 millions, ils coĂ»tent le mĂȘme prix. Mais sauf que j'ai pas autant de revenus pour payer ce local-lĂ .

SPEAKER_01

Fait que ça vient tout impacter. J'ai une compagnie d'entretien mĂ©nager, puis l'annĂ©e passĂ©e, c'Ă©tait notre premier arrĂȘtĂ©. LĂ , j'ai j'ai pognĂ© un step back lĂ -dessus. Mais ça, je disais Ă  mes employĂ©s, mes marges de profit, moi, si j'ai un employĂ© ou 12, ça fait une grosse diffĂ©rence parce que la fille, l'admin, j'ai payĂ© son salaire pour un employĂ© ou pour 12. Fait que plus que j'ai d'employĂ©s ou plus que j'ai de job, plus

SPEAKER_00

que... Au final, c'est ça, c'est qu'il faut essayer de grossir ton chiffre d'affaires puis faire en sorte que tes dĂ©penses, tes frais fixes font t'impacter de la meilleure façon possible. Mais quand ça va moins bien, bien, tous les entreprises qui font ça, ils vont restructurer. Fait que nous, c'est pareil. À un moment donnĂ©, on s'est dit, on va se rendre Ă  15 boutiques, 20 boutiques en 5 ans. Bien lĂ , on va peut-ĂȘtre y aller en 10 ans Ă  la place. On va attendre que l'Ă©conomie se stabilise. On stabilise nos choses, on rĂ©duit notre inventaire, on se repositionne. Puis lĂ , Ă  un moment donnĂ©, on fait comme, hey, sais-tu quoi, les gestes qu'on a faits, lĂ , on sort gagnant. Mais on a perdu combien en erreurs, puis en essais, puis en... C'est-tu des erreurs? Non, Si c'Ă©tait... On avait toute une boule de cristal, puis on pouvait tous savoir exactement ce qui allait se passer, ce serait facile pour tout le monde. Mais moi, c'est ce que j'aime d'entrepreneuriat. J'appelle ça la NHL de la business. C'est comme... C'est tough. Faut que ça reste tough. Parce que je veux pas qu'il y ait 50 personnes qui dĂ©barquent, qui font comme... C'est du coup, c'est facile. Moi aussi, je veux embarquer. Un, je dĂ©teste quelqu'un qui fait une business Ă  partir de son garage. Je l'ai parti comme ça. Aujourd'hui, je comprends. Tu peux pas l'empĂȘcher de le faire. C'est correct, quelqu'un... Mais quelqu'un qui va aller couper les prix dans le marchĂ© et qui opĂšre dans son garage, c'est tout un entrepĂŽt et tu essaies de bĂątir une rĂ©elle business qui a une rĂ©elle valorisation. Parce que j'explique ça aussi aux gens. C'est bien beau une business, mais est-ce qu'elle vaut de quoi? Moi, je le sais, j'ai vendu. Je sais c'est quoi bĂątir une business qui a une valorisation. Il y a une structure Ă  avoir et il y a un rĂ©seau de distribution Ă  avoir dĂ©pendamment de ce que tu fais. Il y a plein de business qui vont ĂȘtre Ă  vendre dans les prochaines annĂ©es qui n'ont aucune valeur. Les gens pensent que ça vaut de quoi, que c'est leur fonds de pension. Ça ne vaut rien parce que tu fais que ce que je fasse avec ta business. Au lieu de donner, exemple, 5 millions pour acheter ta business, je vais prendre 5 millions et je

SPEAKER_01

vais en partir une comme la tienne. Est-ce que ce n'est pas mieux d'acheter une business que d'en partir

SPEAKER_00

une from scratch? Si c'est le bon prix, c'est mieux de l'acheter au bon prix. Ça veut dire que tu achĂštes les clients, tu achĂštes le network, dans le fond, tout ce qui vient avec, les fournisseurs et tout ça, dĂ©pendamment de c'est quoi l'industrie. Mais il ne faut pas que tu payes trop cher. Parce que combien de business je vais prendre exemple, Toys R Us qui fait faillite prĂ©sentement. Si tu regardes l'histoire de Toys R Us, c'est la compagnie, le fonds d'investissement qui l'a achetĂ© qui font faillite avec ça. Pourquoi? Parce que le prĂȘt qu'ils ont engendrĂ© puis les revenus n'arrivaient jamais Ă  payer le prĂȘt. C'est comme s'ils tournaient tout le temps comme dans... Ils faisaient les revenus, remboursaient le prĂȘt, puis lĂ , ça n'arrĂȘtait plus. T'es plus capable de sortir de ça. Fait qu'il faut faire attention parce que c'est trĂšs coĂ»teux. Comme nous, on a achetĂ© dans le fond deux animaleries, puis ça a coĂ»tĂ© un million. Le million, il faut que tu le payes. Ce n'est pas donnĂ©. LĂ , c'est Ă  mĂȘme tes revenus. Il faut que tu gĂ©nĂšres assez de revenus. Souvent, tu regardes, ça va se payer tout seul. Comme moi, l'erreur qu'on a faite, on a oubliĂ© certains facteurs. Un, il y a des employĂ©s qui vont quitter. Pourquoi? Ils n'aiment pas ta culture. Ils n'aiment pas... Whatever la raison. Ils s'ennuient de l'ancien boss. Eux, ils quittent. LĂ , il faut que tu remplaces ça. Il y a des clients qui vont avoir la mĂȘme... RĂ©action. Surtout si c'est des anciens propriĂ©taires qui Ă©taient trĂšs proches avec les clients. « Ah, mais j'Ă©tais habituĂ© de voir X personnes, puis lĂ , je trouve ça plat, je vais

SPEAKER_01

aller

SPEAKER_00

ailleurs. » C'est pas parce que t'es méchant, c'est juste parce que pour eux, c'est un réflexe comme « Ah,

SPEAKER_01

je les aime pas. » Puis comment est-ce que tes affaires gÚrent ça? Parce que toi, t'as comme, tu t'es créé une carapace avec les années de service à la clientÚle puis tout. Là, j'imagine, corrige-moi si j'ai tort, mais tu dois coacher aussi tes enfants

SPEAKER_00

Ă  travers ça. Ça s'est fait au dĂ©but. LĂ , pas mal, je te dirais, lĂ , on est rendu un autre niveau de coaching. Exemple, lĂ , on a Livora. Eux, on Livora et ProtĂ©ines DĂ©pĂŽts. Mon garçon s'occupe 100 % de ProtĂ©ines DĂ©pĂŽts. Ma fille, avec ma femme, s'occupe de Livora. C'est le fun d'avoir ça parce que lĂ , ils ont des questions qui sont Ă  un autre niveau. « Hey, sais-tu quoi? » Mettons qu'ils sont rendus Ă  appeler un fournisseur et nĂ©gocier avec lui. « Comment je le nĂ©gocie? » Je dis « Assure-toi qu'il te fera un kick-back. » « C'est quoi un kick-back? » Tu lui expliques. « Je ne comprends pas, c'est quoi? » Tu lui rĂ©pĂštes. « C'est comme une royautĂ©, c'est ça. » Puis un kick-back, c'est quand le manufacturier te redonne de l'argent sur les achats que tu franchises. « Bon, OK. » Je dis « Combien? » « 15. » « Oui, mais ce n'est pas ça, 5. C'est 3. » « Oui, mais 15. Comme ça, on va nĂ©gocier jusqu'Ă  3. » « OK, c'est bon. » C'est des amenĂ©s, mais je les laisse faire des amenĂ©s. parce que je veux qu'ils fassent cet appel-lĂ . Je veux que le manufacturier essaye de les squeezer et de faire comme « Hey, sais-tu quoi, c'est un jeune, je vais essayer de tirer le mag... » Parce que c'est ça qu'ils vont essayer de faire, les manufacturiers. Ils ne veulent pas parler Ă  moi parce qu'ils savent que je vais ĂȘtre plus intransigeant. C'est sĂ»r que les manufacturiers, quand je fais comme « Hey, Aster, c'est avec ma fille, vous allez dire... » « Ah, enfin! » On dirait que c'est un soulagement pour eux autres. Parce que j'ai toutes ces annĂ©es-lĂ  de nĂ©gociations. Mais je laisse mes enfants apprendre lĂ -dedans. Mon gars, pas plus tard qu'avant que j'arrive ici, c'est lui qui est en train de remplir tous les documents avec Chewy. C'est lui qui est en train de jaser avec eux autres. LĂ , c'est en anglais. C'est pas un manufacturier, mais un dĂ©taillant amĂ©ricain. Je laisse faire ça. J'y vois les rĂ©ponses. J'y vois les courriels. Je vais juste faire attention la prochaine fois. Peut-ĂȘtre juste faire ça de telle façon. Comme ça, ça les laisse prendre confiance. L'objectif, au final, c'est qu'ils gĂšrent eux autres mĂȘme sans que moi, je sois lĂ . Je ne suis pas Ă©ternel. À un moment donnĂ©, il va falloir qu'ils se dĂ©brouillent tout seuls. Je trouve ça fou que, dans le fond, ils commencent

SPEAKER_01

avec l'horreur d'avance. Toi, tu as commencé...

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Je rencontre des jeunes aujourd'hui. Je suis allĂ© dĂźner avec un autre tantĂŽt. Le jeune, 22 ans, il doit avoir 7 millions. Je suis comme... Moi, je suis comme « wow ». Ça, je trouve ça. Puis ce n'est pas un comparatif. Moi, je suis comme « tabarouette ». Moi, ça m'a pris toutes ces annĂ©es-lĂ  pour avoir peut-ĂȘtre plus. Mais si j'avais pu avoir tout ce que ces jeunes-lĂ  ont autour d'eux autres, puis il m'a dit, il dit « moi, j'ai appris d'un autre plus vieux ». Puis il dit « je mettais toutes les heures puis le temps Ă  apprendre ». Puis ce qu'il sait, ce jeune-lĂ , j'en ai aucune idĂ©e de quoi il parle. Moi, je n'ai pas ces connaissances-lĂ . Puis Ă  un moment donnĂ©, en vieillissant, tu n'as plus le temps, tu n'as plus plus la patience de vouloir apprendre et rĂ©apprendre. Tu vas chercher des facilitĂ©s. Moi, je cherche ce qui est plus... Je n'ai plus besoin de beaucoup de choses pour vivre dans la vie. Je veux juste bien vivre. Nourrer toute la famille. Nos enfants sont payĂ©s. La retraite est placĂ©e. Je ne chase plus. J'ai de longtemps Ă  chasser. Je veux un yacht. À la limite, je veux un jet privĂ©. J'Ă©tais jeune. J'Ă©tais allumĂ©. Un moment donnĂ©, tu te rends compte que j'ai eu tous les chars de luxe possibles. Tu te dis que ce n'est pas ça, la vie. La vie, c'est vraiment juste ta famille, des beaux moments, ĂȘtre au chalet. Moi, j'ai plus de peine quand les enfants disent que je ne serai pas au chalet cet Ă©tĂ©. J'ai plein de festivals. Ma fille me dit ça hier. C'est ma premiĂšre Ă©tĂ© que lĂ , je suis majeur tout l'Ă©tĂ© parce qu'elle tombait toujours dans une pĂ©riode oĂč elle n'avait pas encore 18 ans. Elle a dit, je vais tout les faire cet Ă©tĂ©. On leur avait promis, on ne voulait pas qu'ils soient entrepreneurs, temps plein, jeunes et qu'ils ne vivent pas leur jeunesse. Pour moi, quand ils m'ont demandĂ© d'ĂȘtre entrepreneur et de participer, j'ai dit, on va vous baquer tant que vous avez le respect. N'abusez pas non plus. Je suis jamais mieux que tu y ailles voir un festival, que tu te la pĂštes un samedi soir et que ça soit plus rough le dimanche et qu'on est lĂ  pour te baquer que de ne pas avoir vĂ©cu ta jeunesse et que tu as des regrets Ă  26 ans et que tu essaies de fonder une famille et que tu es tout le temps en train de sortir. On ne voulait pas ça pour nos enfants non plus.

SPEAKER_01

On parle de tes enfants, on parle de toi depuis tantĂŽt. Je pense que c'est important de porter une mention Ă  ta femme aussi. Je pense que tu es avec elle depuis longtemps et

SPEAKER_00

qu'elle t'a supportĂ© dans tes folleries. Il y a une annĂ©e que je parle de elle parce qu'elle dit que je suis tĂȘteux. Je donne beaucoup de crĂ©dit parce que c'est on est beaucoup dans les discussions de fĂ©minisme et des femmes, on appelle ça les trads, je pense que c'est le nouveau terme de femmes qui restent au foyer et tout ça. Puis nous, ça a Ă©tĂ© un choix d'Ă©quipe. Ça n'a pas Ă©tĂ© imposĂ© par personne. Je lui disais Ă  ma femme, t'aimerais-tu ça rester Ă  la maison? Je pense qu'on est capable d'y arriver. Elle dit, t'es-tu sĂ»re? Oui, je vais travailler plus et on va y arriver. Elle voulait s'occuper des enfants. Elle avait une garderie Ă  la maison. C'Ă©tait naturel. Je lui dis, je pense est-ce qu'on est rendu au point oĂč tu pourrais fermer la garderie et profiter vraiment d'ĂȘtre avec nos enfants parce que le premier qu'on a eu, Alexis, elle avait cinq autres enfants. La garderie, dans le jour, oui, elle s'occupait d'Alexis, mais elle avait cinq autres enfants d'autres familles Ă  s'occuper. À un moment donnĂ©, ça a Ă©tĂ© comme... Je pense que c'est intrusif d'une certaine façon. Avoir une garderie, moi, j'arrive de travailler et il y a six enfants qui sont en maison. C'est rough, pareil. À un moment donnĂ©, on a dĂ©cidĂ© de tout arrĂȘter ça et qu'elle allait s'occuper des enfants et des activitĂ©s Des fois, une game de hockey, je n'arrivais pas une heure avant. J'arrivais cinq minutes avant la poque Ă  drop. Mon gars savait que j'Ă©tais lĂ . Ça, c'Ă©tait le plus important. AprĂšs ça, mon autre fille est nĂ©e. Ça t'a

SPEAKER_01

permis aussi la tranquillité d'esprit. Mes enfants se font occuper à la maison. Je peux

SPEAKER_00

hustler. Aujourd'hui, quand on regarde ça, c'est un peu ça qui nous fait de la peine de voir la sociĂ©tĂ©, comment les jeunes voient ça d'un mauvais oeil d'avoir des enfants. Des fois, je vois beaucoup de nĂ©gativisme autour de ça. C'est compliquĂ© Il y a des podcasts qui se tournent lĂ -dessus et qui disent que ça n'a pas d'allure. Les femmes Ă  la maison, ça n'a pas d'allure. C'est un choix. Ça a toujours existĂ© et ça a toujours Ă©tĂ© ça. Il y a une Ă©norme diffĂ©rence au niveau de l'Ă©ducation des enfants. Je ne sais pas si ça va faire les enfants plus intelligents, mais l'amour que mes enfants ont aujourd'hui grĂące Ă  ma femme et comment ils ont cet esprit familial-lĂ  et qu'ils prennent soin de ma femme, eux-autres mĂȘme. Ça, c'est exceptionnel. Ça n'a pas de prix. Ma femme, des fois, je ne suis pas le meilleur Ă  honnĂȘtement, sentimentale, puis de dire, ça va-tu? Puis de voir ma plus jeune de 12 ans, maman, ça va-tu? Puis de la prendre dans ses bras, puis d'avoir ce cĂŽtĂ© affectueux-lĂ . Mais ça, c'est grĂące Ă  une mĂšre qui a Ă©tĂ© prĂ©sente. Puis moi, c'est mon plus grand regret de ne pas avoir Ă©tĂ© prĂ©sent, parce que j'ai Ă©tĂ© le sacrifiĂ© pour dire, hĂ©, je vais travailler, on va subvenir Ă  la famille, mais le sacrifice, c'est que je vais voir moins les enfants. Fait que des fois, c'Ă©tait, papa, il est sur le chantier, on va aller le voir. Fait que lĂ , je suis lĂ , je prends les enfants dans les bras, allĂŽ, allĂŽ, OK, ben papa, il faut qu'ils finissent, puis on va se voir Ă  soir. T'arrives le soir, puis ton enfant dort, tu sais, fait que tu l'as pas vu de la journĂ©e. Mais aujourd'hui, je travaille avec eux, fait que je rĂ©cupĂšre tout ce temps-lĂ . Le matin, je suis assis avec mon gars, puis on regarde qu'est-ce qu'on peut faire, puis comment on calcule les coĂ»ts de temps, puis tout ça. Fait que ça, je trouve ça le fun, puis tu sais, ma fille qui s'assied avec moi, puis qui me pose plein de questions, puis ma plus jeune qui veut ĂȘtre entrepreneur aussi, puis elle, ça me tente moins, on dirait. Je suis comme, c'est mon bĂ©bĂ©. Je suis comme, tu sais, j'aurais peut-ĂȘtre Ă©tĂ© mĂ©decin, super infirmiĂšre ou policier Je suis comme, oui, un policier serait bon. Je le verrais lĂ -dedans. Je ne sais pas. J'essaie de la pousser en dehors de ça, mais c'est elle qui va dĂ©cider. Mais ma femme, pour finir lĂ -dessus, sans elle, il n'y aurait rien de ça aujourd'hui qui serait possible. En fait, je ne l'aurais pas rencontrĂ©. Il y aurait plein de choses qui ne seraient pas arrivĂ©es. Comment vous vous ĂȘtes rencontrĂ©s? RĂ©seau Contact, dans le temps. Ça ne te rajeunit pas? Non, ça avait Ă©tĂ© rachetĂ© par qui? RĂ©seau Contact. que ça avait Ă©tĂ© achetĂ©. C'est pas par Bell qu'ils avaient rachetĂ© ça. Ça avait Ă©tĂ© créé au dĂ©but. Ça s'appelait RĂ©seau Contact. C'Ă©tait un gros site web. Les gens se rencontraient lĂ -dessus. Elle Ă©tait Ă  Gatineau, en plus. Je sais pas pourquoi j'ai pris une chance. On pouvait pas vraiment... Tu pouvais t'Ă©crire via la plateforme, mais souvent, les gens, ils changeaient leur MSN. T'avais un MSN. Puis lĂ , t'allais sur MSN, puis lĂ , tu chattais. C'Ă©tait ça, le network. On avait pas vraiment de texto dans ces annĂ©es-lĂ . C'Ă©tait plus... « Do you look good? » « Do you look good? » C'Ă©tait plus sur l'apparence. Puis c'Ă©tait vraiment trĂšs, comment on dit ça, superficiel. RĂ©seau contact, c'Ă©tait ça. T'avais toutes sortes de monde, puis tu choisissais l'Ă©criteur. Puis moi, j'avais eu un texte qui Ă©tait comme un peu humoristique. Puis je sais pas pourquoi, j'avais marquĂ© que genre, j'aimais l'Ă©quitation, puis je dĂ©testais ça pour mourir. Puis j'avais marquĂ© genre, je dors tout le temps avec une fesse sortie des couvertures. Puis les filles voyaient ça, puis c'Ă©tait comme une façon de t'introduire. Ah oui, oui. Puis Ă  partir de ce moment-lĂ , on s'est Ă©crit un jeu d'histoire, je pense. Puis le vendredi soir, on se rencontrait, on allait souper. Tu sais, c'Ă©tait rien de... Tu sais, on Ă©tait jeunes, elle avait 22, j'avais 25, 26. Puis ça a parti, ça a Ă©tĂ© le coup de foot. Incroyable. Elle avait dĂ©jĂ  sa maison. Tu sais, pour moi, j'Ă©tais comme rendu Ă  l'Ă©tape de fonder une famille. On dirait de... OK, je suis 26 ans, tu sais, comment ils appellent ça? L'horloge biologique. Aujourd'hui, les jeunes, je pense que l'horloge biologique va arriver Ă  30 ans, 32 ans. Oui. 35. À 26, tu commences Ă  avoir tes chums casĂ©s, puis il y en a qui, Ă  30 ans, ils ont des enfants. Tu fais comme, oh boy, OK, il serait

SPEAKER_01

prĂȘt le temps

SPEAKER_00

que je m'occupe. Tu prends le biĂšre, il faut que je m'occupe du petit. C'est ça. HonnĂȘtement, si j'avais recommencĂ©, j'ai dit Ă  ma femme, parce que j'avais Ă©tĂ© au camp Midget 3 Ă  Gatineau, j'ai Ă©tĂ© coupĂ© d'un dernier. J'aurais pu la rencontrer lĂ . Ça n'a pas donnĂ©, mais on s'est dit, imagine si on se serait rencontrer. LĂ , plus jeune, ça aurait Ă©tĂ©... Elle avait un chum Ă  ce moment-lĂ . Mais tu te dis, s'en avoir rencontrĂ© plus tĂŽt, avoir eu la famille plus jeune... On voulait 6-7 enfants. C'est parce qu'elle a eu le cancer de l'utĂ©rus qui a fait qu'aprĂšs la troisiĂšme, on n'a pas pu en avoir d'autres. Mais on Ă©tait partis. C'Ă©tait go for it. On aurait pu dire que ça aurait Ă©tĂ© l'autre famille gros, peut-ĂȘtre. Ça aurait Ă©tĂ© dans ce style-lĂ . Mais il n'y avait pas de limite pour nous autres. Encore aujourd'hui, on a hĂąte de savoir qui va avoir des bĂ©bĂ©s ou c'est qui les

SPEAKER_01

prochains. C'est cool. Tu m'inspires,

SPEAKER_00

Éric. Ton histoire est

SPEAKER_01

super bonne. Avant de rentrer dans les questions flash.

SPEAKER_00

Oui, j'ai entendu ça tantÎt. Il y a-tu un record là-dessus?

SPEAKER_01

Le record aujourd'hui? C'est qui qui a fait le record?

SPEAKER_00

Il y en a fait 20, j'ai entendu

SPEAKER_01

tantĂŽt. Avec David Leroux, oui. OK, 22. Ravi Design. Oui. Tu sais, les Nike costumes, tout.

SPEAKER_00

Oui, oui, oui. À un moment donnĂ©, je me suis dit, il faut que je m'en fasse une part. Je ne sais pas quoi. Je n'ai pas d'idĂ©e encore. J'attends d'ĂȘtre le bon timing.

SPEAKER_01

C'est comme un artiste, genre, tu lui

SPEAKER_00

dis,

SPEAKER_01

voici ma compagnie.

SPEAKER_00

C'est juste que business, je trouve ça quĂ©taine, honnĂȘtement. Je suis comme, on dirait que c'est... Tu sais, dĂ©jĂ  que j'ai toujours un roadies dans ma business, je suis comme, les souliers, je trouve ça Ă©levĂ© un peu. Oui. Mais j'irais plus dans un style, tu sais, comme Ă  moi, puis je ne sais pas, mais je ne sais pas encore quoi. Il

SPEAKER_01

disait qu'il y avait neuf bois de la tarte. Ah, ça, je ne serais pas surpris. Puis ça coûte genre 3 000, 4 000, 5

SPEAKER_00

000

SPEAKER_01

la

SPEAKER_00

J'aurais pensĂ© que ça arrĂȘtait plus que ça. J'aurais pensĂ© 10 000 ou quelque chose en mĂȘme. SĂ»rement qu'il y a des athlĂštes qui payent plus aussi, qui ont des careers. J'ai vu un moment, il a fait un joueur de baseball. Il a cherchĂ© un bleu qui a fait donner de je ne sais pas oĂč. C'est fou. C'est vraiment sharp. Je trouve ça le fun, les enfants en

SPEAKER_01

mĂȘme. Mais avant de rentrer dans les questions flash, je veux te poser la question. C'est quoi que, quand tu as commencĂ© ta compagnie, qu'est-ce que l'Éric d'aujourd'hui, avec toutes les connaissances que tu as, qu'est-ce que tu dirais au jeune Éric qui part de la compagnie

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

c'est Ă©coute personne puis commence plus tĂŽt. En fait, si j'avais commencĂ©, mettons, Ă  17 ans, exemple, je finis mon secondaire puis je me lance lĂ -dedans, probablement tout le monde m'aurait dit « t'es un imbĂ©cile » ou ça aurait sĂ»rement Ă©tĂ© la rĂ©ponse dans ces annĂ©es-lĂ . Je me suis mĂȘme pas quelqu'un qui aurait mĂȘme passĂ© proche de dire « j'ai un de mes chums, je pense peut-ĂȘtre Ă  la limite, il faisait des gazons, t'avais des gars qui passaient des journaux, mais t'y avais pas personne qui se disait « je m'en lance entrepreneur ». C'Ă©tait mĂȘme rare de voir un pĂšre pour dire qu'il est entrepreneur. Moi, mon pĂšre, c'est un entrepreneur. Il avait une carrosserie, mais tu regardais ça, tu es comme, ça ne m'intĂ©resse pas, moi, avoir une carrosserie. Je ne me questionnais mĂȘme pas Ă  savoir c'Ă©tait quoi la facturation, c'Ă©tait-tu payant et tout ça. Mon pĂšre, il roulait. Dans le titre, je ne me posais pas de questions. Il n'y avait pas d'interaction entre moi et lui Ă  savoir si c'Ă©tait quelque chose qui Ă©tait possible. C'Ă©tait, mon gars va te chercher un job et il va faire des Ă©tudes.

SPEAKER_01

C'est trĂšs Ă  la mode aujourd'hui d'ĂȘtre

SPEAKER_00

entrepreneur. Aujourd'hui, je vois totalement l'inverse. C'est comme les jeunes. Qu'est-ce que je peux faire pour, un, ne pas travailler pour personne, Ever. Est-ce que ça va causer un problĂšme un jour? SĂ»rement. Mais c'est pas fait pour tout le monde. Fait qu'il y en a qui vont se planter, mais la beautĂ©, c'est que tu peux te planter de zĂ©ro Ă  trente ans. Ben, de zĂ©ro. Mettons, de seize ans ou mĂȘme douze ans, si tu veux commencer, Ă  trente ans. Tu peux te planter. Tu pourrais avoir douze ans, un jeune pourrait avoir douze ans, puis travailler, puis ramasser son argent. Ben, il y a mille piastres. Puis lĂ , il investit dans une petite business, whatever, qu'il veut starter. Puis mĂȘme s'il perd son mille piastres, worst case, il va retourner travailler comme qu'il faisait avant. J'ai fait...

SPEAKER_01

Quand je suis allĂ© sortir de l'arbitre, parce qu'Ă  la fin de l'arbitre, j'Ă©tais plus passionnĂ© par ce que je faisais. J'avais besoin de... J'ai Ă©coutĂ© le conseil de Gary V. Je suis allĂ© me promener dans les ventes de garage. J'ai achetĂ© plein de... J'ai fait un peu de ça. J'ai remboursĂ© mes enfants. C'Ă©tait cool. L'entrepreneuriat, c'est peut-ĂȘtre... J'aime

SPEAKER_00

peut-ĂȘtre ça. L'entrepreneuriat, j'ai dit tout le temps, il faut que tu saches mettre ta propre limite. Ça veut dire que si, exemple, tu chases juste l'argent... tu vas avoir un problĂšme Ă©ventuellement parce que tu ne seras jamais content. C'est comme moi, je suis rendu Ă  cette Ă©tape-lĂ . Pas que je cesse la raison, mais je ne suis jamais content. Parce que j'ai vĂ©cu ce que moi, je considĂšre mon pic. Parce que je n'irais pas plus haut que ça. Je me suis rendu Ă  30 millions de chiffre d'affaires. Je ne veux rien savoir de retourner lĂ . Jamais en 100 ans. J'aimerais mieux aujourd'hui... En fait, je le sais que je suis capable de crĂ©er une business Ă  10 millions et d'avoir le mĂȘme profit que quand j'en avais Ă  30 millions. D'ĂȘtre mieux optimisĂ© au niveau de mes dĂ©penses mieux optimisĂ© au niveau de mes employĂ©s, mieux optimisĂ© au niveau de ma gestion de mon inventaire. Je n'ai pas besoin de retourner. J'aimerais mieux aujourd'hui avoir trois business Ă  10 millions qu'une Ă  30. Je me dis, s'il y en a une qui va moins bien, les deux autres vont pallier. Mais pour le stress et tout ça, je veux un beau rythme de vie. Mais aujourd'hui... Tu me dis, je peux partir une business, l'amener Ă  un million dans mes poches de profit par annĂ©e. Je suis capable de faire ça. Ça prend une couple de temps. Puis lĂ , comme je dis, lĂ , je travaille, c'est mes enfants qui sont en train de bĂątir leur business. Je les aide Ă  arriver Ă  ce niveau-lĂ . Mais tu sais, c'est drĂŽle, ils n'ont pas ce mĂȘme... Ils ne sont pas tant Ă  l'argent. Ils ont vĂ©cu dans le luxe. Ils ont vĂ©cu dans le what, comme on dit, ces gĂ©nĂ©rations-lĂ . C'est un problĂšme ça avec parce que tu te dis, hey, j'ai amenĂ© mes enfants dix fois en voyage. Moi, je n'ai jamais voyagĂ© de ma vie quand je te quitte. Fait que lĂ , on leur donne tout. Puis aprĂšs ça, il faut que tu les ramĂšnes sur terre. Ils rĂ©alisent, si je me loue un local, un loyer de mes matins, ça va me coĂ»ter 1500. Puis lĂ , je place ma... Mon gars me dit ça, il dit, c'est parce que je place ça chaque mois pour mettre de cĂŽtĂ©. Puis il dit, ça me coĂ»terait toutes mes Ă©conomies. Je dis, ben

SPEAKER_01

oui, c'est ça. Welcome to... Welcome to the real life. Mais ça, les gens ne le voient pas. Ils veulent ĂȘtre entrepreneurs, ils veulent de l'argent facile, ils ne veulent pas travailler pour quelqu'un. Il

SPEAKER_00

faut que tu te mettes les ordres. Il y a plus que ça. Je rĂ©pĂšte toujours, je n'ai rien inventĂ©, mais la constance, la rĂ©pĂ©tition et l'acharnement. Si tu as ces choses-lĂ , la constance, c'est de faire toujours les mĂȘmes choses constamment, constamment et de façon rĂ©guliĂšre. Ce n'est pas je m'entraĂźne et je ne m'entraĂźne plus, je m'entraĂźne et je ne m'entraĂźne plus. AprĂšs ça, la rĂ©pĂ©tition, c'est que tu vas faire les mĂȘmes gestes et les mĂȘmes choses tout le temps Ă  rĂ©pĂ©tition. À un moment donnĂ©, ça devient plate parce que tu fais toujours la mĂȘme affaire. Mais c'est ça qui amĂšne... J'ai fait un post Facebook hier, j'ai eu trois likes. Demain, tu vas en avoir quatre. Oui. L'autre domaine, tu vas en avoir cinq, puis six, puis sept, puis Ă  un moment donnĂ©, il y a quelqu'un qui va t'appeler. Fait que c'est ça.

SPEAKER_01

Mais comment savoir pour quelqu'un si c'est une bonne idée ou pas? Parce que c'est beau de travailler, mais c'est une idée de marde.

SPEAKER_00

C'est ça que je disais tantĂŽt. J'Ă©tais Ă  une confĂ©rence autrefois, puis il y avait justement Luc Poirier, il y avait Georges Caram, il y avait François Lambert, Olivier Primo, ISTA. Puis ils se sont fait poser cette question-lĂ  par Pierre-Yves McSween, puis tout le monde a rĂ©pondu Ă  l'enfer. Si on avait toute une boule de cristal pour savoir si que ça va ĂȘtre une bonne idĂ©e. La seule chose, je prends souvent un exemple d'un logo. Un logo, c'est laid jusqu'Ă  temps que ça devienne quelque chose, que tu y mets de l'importance. Puis la fameuse phrase de Nike, en fait, si t'Ă©coutes le film sur Michael Jordan, puis quand la mĂšre a nĂ©gociĂ© avec Nike en disant, mon gars va avoir une royautĂ© sur chacun des souliers vendus, puis elle disait, ça marche pas de mĂȘme l'industrie, bien, il serait peut-ĂȘtre temps que l'industrie change. Puis elle dit, un soulier n'est qu'un vulgaire soulier jusqu'Ă  temps que mon garçon le porte. Puis ça, ça m'a Ă©tĂ© toujours marquĂ© parce qu'un logo, c'est pareil. C'est un vulgaire logo Apple quand ça a sorti, le logo. Tout le monde m'a dit que je ne pense pas que quelqu'un a fait comme « Wow, c'est le plus beau logo que j'ai jamais vu de ma vie, une pomme Ă  moitiĂ© croquĂ©e.

UNKNOWN

»

SPEAKER_00

À ma zone, c'Ă©tait pareil, tu sais. Fait que je pense qu'Ă  un moment donnĂ©, c'est l'effort, l'acharnement que tu mets autour d'un brand qui devient une idĂ©e. Moi, les planchers de garage, tout le monde... Je rentrais Ă  la caserne avec mes gentillons. Ben voyons lĂ , si tu caves comme idĂ©e, voyons lĂ , qui c'est qui va mettre ça dans ton garage? J'offrais les planchers gratuitement. Je dis au gars, hey, les gars, j'ai juste besoin de 3-4 planchers juste pour avoir des photos. Je vais vous le faire gratuitement. Ben non, pas intĂ©ressĂ©. Un an plus tard, pick-up nul, trailer, la business roule. Ouais, lĂ , tu n'es pas Ă  mon garage. Ça roule, tes affaires? Oui, oui. tu vas le faire, mais tu vas payer. C'est tout le temps ça en enfer. Tu ne peux pas deviner ce qui va arriver. Mais si tu mets l'effort, moi, j'ai toujours dit, si tu mets l'effort, puis... Tu travailles fort, ça va y arriver. Il n'y a pas d'autre choix. Est-ce que ça peut Ă©chouer pareil? Oui. Mais lĂ , l'acharnement, mĂȘme les deux genoux Ă  terre, moi, c'est jusqu'Ă  mon dernier souffle, on va continuer Ă  essayer, on va continuer Ă  pousser. On

SPEAKER_01

a eu Nicolas Duvardois qui est venu il y a quelques semaines. Puis lui, avant d'avoir peu vodka, avant que ça débouche, 10 ans qu'il disait qu'il travaillait à l'hÎpital. 10 ans de temps

UNKNOWN

!

SPEAKER_01

Mais là, je crie, c'est 10 ans de temps à ne pas lùcher, à continuer à bûcher.

SPEAKER_00

Le pire, c'est que mĂȘme si tu as des difficultĂ©s, il arrive une bad luck, quelqu'un qui ne te paye pas. Il y a un produit, il y a une dĂ©faillance, il y a un rappel. Tout peut arriver. Puis lĂ , un moment donnĂ©, c'est souvent lĂ . Puis ça, ça m'est arrivĂ©. Il y a des business que j'essayais, puis lĂ , ça ne marche pas. Puis un moment donnĂ©, tu manques d'argent. Puis un moment donnĂ©, tu ne te fais pas payer. Puis lĂ , les crĂ©anciers commencent Ă  courir aprĂšs toi. Tu ne m'as pas payĂ©. Puis lĂ , les lettres d'avocat commencent Ă  rentrer. Puis lĂ , les maisons d'honneur. Puis lĂ , c'est... LĂ , tu commences Ă  sentir c'est quoi une pression et une lourdeur sur l'Ă©paule. Puis lĂ , ça rentre. Puis lĂ , tu arrives Ă  en payer un. Tu t'en dĂ©barrasses d'un. Il y en a un autre qui arrive parce qu'il y a une job que tu as manquĂ©e. Au dĂ©but, j'Ă©tais juste ça. J'Ă©tais dĂ©couragĂ©. J'Ă©tais comme, je ne verrai jamais le bout. Puis Ă  un moment donnĂ©, il y en a un que tu t'entends avec. Tu fais comme, regarde, c'est du coup, ça ne va pas bien. Je pense qu'aujourd'hui, si tu arrives Ă  ĂȘtre transparent et ouvert, il y a toujours moyen de nĂ©gocier, il y a toujours moyen de faire... « Hey, sais-tu quoi? Je sais que tu m'as vendu les produits, mais lĂ , ça marche pas. Qu'est-ce que je te dis? C'est que c'est soit que tu m'aides ou c'est soit qu'on part tous les deux. Puis lĂ , OK, je vais t'aider. On va faire ci, on va faire ça. » Puis je n'ai vu que des entreprises qui sont venues me voir en difficultĂ©. Puis aujourd'hui, ils vont bien parce qu'ils n'ont pas abandonnĂ©. Fait que tu sais, Ă  un moment donnĂ©, il faut... C'est quand tu abandonnes, c'est pas fait pour toi d'ĂȘtre entrepreneur. Si tu abandonnes, c'est comme moi, j'ai ce discours-lĂ  avec mes enfants. On a dĂ©jĂ  eu des difficultĂ©s, puis j'ai Si on perd tout, vous allez voir ça comment. On va recommencer. Est-ce que ça va ĂȘtre ça un jour? On souhaite que ça n'arrive jamais. Dans l'adversitĂ©, c'est lĂ  que les gens voient la vraie valeur d'un entrepreneur. C'est quand ça, ça arrive.

SPEAKER_01

J'ai vu que

SPEAKER_00

tu commençais Mindset. C'est le coaching, ça? Oui, le coaching. J'ai commencé ça en 2023. J'avais cette idée-là de vouloir le faire. Quand je suis arrivé dans le marché... il y avait déjà beaucoup de gens qui n'aimaient pas ça, dans le sens que lui, il fourrait un tel. Lui, c'est pas vrai. Lui, il n'a pas fait ça. Il y en avait tellement, puis qu'il faisait tellement de mauvaises jobs. J'étais comme... Puis encore aujourd'hui, il est oublié de dire coach. Un

SPEAKER_01

coach qui n'a pas fait d'argent. Je suis désolé. Le seul argent que tu as fait, c'est en étant

SPEAKER_00

coach. C'est ça. J'ai un peu de misĂšre avec ça. Pourquoi tu fais dans ta formation si c'est si payant que ça que tu fais? Moi, ce que j'ai amenĂ© comme idĂ©e, je dis, sais-tu quoi? Moi, je vais donner une formation sur quelque chose que je fais et que je fais encore. Si les gens embarquent, tant mieux. S'ils n'embarquent pas, moi, j'ai ma business. Puis un an plus tard, ils vont se rendre compte que je me souviens que j'Ă©tais intĂ©ressĂ© Ă  sa formation. Puis il m'avait parlĂ© qu'il lançait tel enfant. Exemple, les animaleries. Quand on a lancĂ© ça, vous allez vous planter. Il y en a ben trop. Il va arriver ci, il va arriver ça. Ça fait un an et demi. qu'on roule ça. Puis ça va super bien. Puis lĂ , on est rendu Ă  quatre magasins. On va bientĂŽt en avoir peut-ĂȘtre un cinquiĂšme. LĂ , soudainement, le doute commence Ă  s'estomper. Ma formation est encore lĂ . « Hey, si tu veux venir, aucune pression. » Puis au dĂ©but, je ne vendais rien. C'Ă©tait comme, c'est lĂ , ça t'intĂ©resse, t'embarques, ça ne t'intĂ©resse pas. Puis de faire quelque chose

SPEAKER_01

comme, je ne sais pas, je réfléchis à avoir autre, faire quelque chose comme Alex Hermosi de acquisition.com,

SPEAKER_00

ça serait-tu quelque chose qui... Je ne sais pas. C'est parce qu'Ă  un moment donnĂ©, tu manques de temps de pouvoir... comme tout faire... Oui, il va y avoir du reprenariat. En fait, Ă  chaque semaine, je regarde les entreprises qui sont Ă  vendre. Parce qu'il y a quand mĂȘme quelque chose d'intĂ©ressant quand tu reprends une entreprise que je commence Ă  analyser. Il y a des gars qui m'ont approchĂ© et qui m'ont dit qu'on voudrait que tu embarques avec nous autres. On va s'occuper de tout le back-end. On veut juste que tu sois la voix, que tu sois le gars. On aime ça. On voit que tu es allumĂ©. On va s'occuper de tout en arriĂšre. Tu vas pouvoir ĂȘtre lĂ  et juste donner ton opinion, faire le dĂ©veloppement. Ce qui est intĂ©ressant avec le reprenariat, c'est que des fois, tu es capable de tirer un salaire ou un profit, mĂȘme en payant ton prĂȘt, ou mĂȘme, des fois, t'as mĂȘme pas d'argent Ă  mettre dedans, elle sort les balances de vente, la majoritĂ© des gens savent mĂȘme pas c'est quoi une balance de vente. Je parle de ça autrefois, c'est quoi une balance de vente, Éric? OK, on a du chemin Ă  faire. Tu comprends-tu? Ça, c'est la stratĂ©gie numĂ©ro un pour faire l'acquisition, sans mettre une cent. Les banques adorent ça, parce qu'ils savent que l'ancien propriĂ©taire a encore les couilles dans l'Ă©tau, pis toi, t'es lĂ , pis lĂ , t'sais, comme tout le monde est involved, pour dire. Fait que, je sais pas, en disant À un moment donnĂ©, c'est comme il faut que ton cerveau arrĂȘte. Tu ne peux pas tout faire. Oui, j'aimerais ça, mais je regarde. Mais en mĂȘme temps, je ne suis pas pressĂ©. On analyse. J'aime encore dĂ©velopper des nouvelles idĂ©es. En 2027, je vais retourner dans les planchers d'Ă©poxy parce que mon contrat va finir. J'ai ça. Un non-compete? Oui, le non-compete va finir le 1er aoĂ»t 2027. Ça, c'est comme mon terrain. C'est comme si j'arrivais sur un terrain de jeu et je le sais que mes compĂ©titeurs ne veulent pas me revoir. Ça, je le sais parce qu'ils me l'ont dĂ©jĂ  annoncĂ©. Ils ne sont vraiment pas contents que que je revienne. Puis en mĂȘme temps, c'est un terrain de jeu que je connais tout le monde, je connais tous les joueurs. Ça n'a pas vraiment changĂ©. C'est comme si on avait pris une photo

SPEAKER_01

il y a cinq ans. Mais

SPEAKER_00

lĂ , ça va ĂȘtre dangereux parce que lĂ , t'as encore

SPEAKER_01

plus d'expérience. T'as

SPEAKER_00

eu le temps de mĂ»rir tout ça pendant... LĂ , j'ai eu le temps de peaufiner l'idĂ©e. Puis en tout cas, ce qu'on a annoncĂ© en 20-27, ça va ĂȘtre intĂ©ressant parce que lĂ , le niveau de mĂ©dias sociaux va augmenter. Moi, je me suis toujours dit, la vie de quelqu'un, c'est un film. Je veux dire, j'aime... Je ne sais pas si tu Ă©coutais la NFL ou si tu suis la NFL. Depuis des annĂ©es, ils ont tout le temps ces vidĂ©os-lĂ  avant match. C'est tournĂ© de façon cinĂ©matographique. Il y a une musique. Je me suis dit que l'entrepreneuriat, si ça serait comme ça, ce serait le fun. Si c'Ă©tait comme ça, excuse-moi. Je dis souvent « serait », mais ma femme me reprend, mes enfants. Si c'Ă©tait comme ça, ce serait le fun. Parce que ça amĂšne un beau cĂŽtĂ© Ă  l'entrepreneuriat. Quand tu es capable de faire un beau vidĂ©o marketing de quelque chose d'inspirant, quand on a parlĂ© de revenir, parce que je vais avoir des associĂ©s lĂ -dedans, parce que je choisis mes partners, on va le faire que ce soit inspirant, qu'il y ait une histoire. Ce n'est pas pour rien qu'on est retournĂ© dans notre ancien local. Il va y avoir quelque chose

SPEAKER_01

de...

SPEAKER_00

Il y a une histoire. J'ai repris le mĂȘme bureau. On est retournĂ© dans la mĂȘme place jour 1. Ça, pour moi, c'est important parce que je me suis dit, tant qu'Ă  le faire, je veux que mes petits-enfants, un jour, voient ça. Mon papy, il a fait ça, ça, ça. Aujourd'hui, il a amenĂ© ça. Je trouve ça le fun quand il y a des histoires de famille. Pour moi, c'est plus une fiertĂ© que d'essayer de gagner quelque chose ou un montant d'argent. Fait que c'est vraiment

SPEAKER_01

ce cÎté-là que je choisis. On est tous avec toi à 100% sur ce projet-là.

SPEAKER_00

C'est

SPEAKER_01

super chiant. On fait-tu les questions en flash?

SPEAKER_00

On fait ça. On va engorger avant parce que j'ai l'impression que ça va rouler.

SPEAKER_01

Une minute, rĂ©pondre aux plus de questions possibles. Si tu le files pas, on passe puis on va Ă  la prochaine. On y va. On est prĂȘts en studio? Dans 3, 2, 1, c'est parti. Un livre que tu recommandes. Le secret. Un rĂȘve pas encore rĂ©alisĂ©. Piloter un jet. Si tu peux avoir un seul pouvoir. Lequel serait-il? L'Ă©ternitĂ©. Le mĂ©tier que tu rĂȘvais de faire quand tu Ă©tais plus jeune? VĂ©tĂ©rinaire. Une cause qui te tient Ă  cƓur? Les enfants malades. Ton numĂ©ro chanceux? Le 7. L'expression que tu dis le plus souvent? Voyons donc. Ta plus grande peur? Mourir. Si tu avais un seul appel, qui appellerais-tu? Ma femme. Ton hĂ©ros, c'est qui, Éric? Wayne Gretzky. Si tu pouvais retourner dans le temps Ă  un moment prĂ©cis, lequel serait-il? En 1980. Ta pire habitude? 20 secondes.

UNKNOWN

Paresse.

SPEAKER_01

Si tu pouvais donner tout ton argent Ă  une seule cause, laquelle choisirais-tu?

SPEAKER_00

Les enfants malades.

SPEAKER_01

Ton prochain achat impulsif serait quoi? Un jet. Une chose que tu dirais Ă  ton plus jeune

SPEAKER_00

toi?

SPEAKER_01

LĂąche pas. Ton plus grand

SPEAKER_00

rĂȘve? Mon plus grand rĂȘve... Je pensais que j'avais rĂ©pondu Ă  celle-lĂ . LĂ , tu m'as comme squeezĂ©. C'est vrai qu'il y a une question similaire. Non, je sais pas. Mon plus grand rĂȘve... C'est drĂŽle, on dirait qu'en vieillissant, on en a moins. La prochaine est bonne. Vas-y,

SPEAKER_01

c'est quoi? La prochaine chose que tu ferais si tu devenais premier ministre du

SPEAKER_00

Canada? J'en parle souvent. Je couperais l'impĂŽt sur tout ce qui est temps supplĂ©mentaire et personnes ĂągĂ©es. 65 ans et plus, tu ne payes plus d'impĂŽt. T'en as assez payĂ© le reste. T'arrĂȘtes ça. C'est fini. T'en as pas sur ta pension, t'en as pas sur rien. Puis temps supplĂ©mentaire, t'en as pas non plus. C'est

SPEAKER_01

pas récemment qu'ils ont fait un gros brouhaha parce qu'ils ont enlevé l'impÎt sur le type. Il n'y avait pas de quoi qui a sorti.

SPEAKER_00

Je sais pas. Ils Il parle de... Il y a quelqu'un qui est sorti dans le journal qui a dit « Je ne vais pas travailler parce que ça coupe ma pension. » Puis lĂ , tu as les fiscalistes qui ne se sentent pas d'allure ce qu'ils disent. Ce n'est pas vrai, ça. Non, mais le gars, pourquoi il reste faire chier Ă  travailler? Oui, il se fait couper de l'impĂŽt. Puis oui, lui, il juge que le temps qu'il met, ça n'Ă©tend plus. Ça change quoi? Le gouvernement a-t-il vraiment de quoi gagner? Non. À un moment donnĂ©, lĂąche-les. Tu as fait 65 ans, tu en as assez payĂ©. Puis le temps supplĂ©mentaire, j'en parle souvent, c'est que tu augmenterais tellement la productivitĂ©. Pas la productivitĂ© d'industrialisation. Ça, je comprends. Ça, c'est des machines puis c'est des technologies. Mais le fait de... Il manque d'employĂ©s. Il manque de monde. On veut... Moi, mettons, je vends des produits aux États-Unis. J'ai besoin d'en sortir. Il y a plein de gens. Mon beau-pĂšre, il viendrait travailler un petit 15 heures par semaine. Imagine si je pouvais... LĂ , on l'hĂ©berge. Il est chez nous. On paye de la bouffe. On paye de ça. On s'occupe de lui. Mais imagine si je serais allĂ© lui donner un 150 piastres, parce qu'il a fait, je ne sais pas, moi, mettons, 10 heures, 15 piastres de l'heure, mĂȘme si ce serait rien que ça, mĂȘme si ce serait 20 piastres de l'heure, 200 piastres, tiens, par semaine, lui, il serait fou comme la marde. Il ne touche pas Ă  sa pension, il ne touche pas trop Ă  ses affaires. Lui, il est content, il embarque sur son triporteur, puis il va au BMR, il va s'acheter des cossins et des bisounes dans le garage. That's it. À un moment donnĂ©, tu as fini d'avoir ces rĂȘves-lĂ , comme je te dis, de... Ça, mon plus grand rĂȘve, je pense que j'arrĂȘte. Tu regardes les enfants aller, c'est juste ça, moi, je suis heureux. Un jour, avoir des petits-enfants, je n'aurais pas pu dire ça, avoir des petits-enfants, mais on dirait qu'on prend ça pour acquis. On se dit que ça va arriver, mais on ne le sait pas. Les enfants, ils en veulent, mais tu te dis, ça va ĂȘtre quand? On ne le sait pas. Ce n'est pas facile pour un jeune aujourd'hui de faire sa vie. Les mentalitĂ©s ont changĂ©. De rencontrer la bonne personne aussi. Il y a beaucoup d'affinitĂ©s Comme je parlais tantĂŽt, le fĂ©minisme extrĂȘme qui est toxique. Il y en a qui vont dire « Ah, une masculiniste aussi. » Oui, mais les deux sont toxiques. Pourquoi les jeunes ne sont pas juste comme « Aimez-vous, have fun. » À un moment donnĂ©, tu fais comme ça, c'est la bonne. Je vois des affaires comme la quantitĂ© que je couche.

SPEAKER_01

Ça

SPEAKER_00

a changĂ© un peu. C'est dĂ©solant de voir ça, mais tu vois qu'il y a des jeunes qui ont quand mĂȘme un bon fond, un bon cƓur. Tu vois qu'ils sont Ă©levĂ©s de bonnes familles mais ils sont perdus. Moi, c'est ce que je rĂ©alise, c'est que les jeunes sont perdus. Depuis la COVID, on dirait qu'ils s'affluent ou se garrochent et ils cherchent une identitĂ©. Puis moi, j'essaie d'ĂȘtre des fois juste un modĂšle. Puis il y a des gens qui vont dire que je suis le pire modĂšle qu'il y a pas, puis que ça n'a pas d'allure ce que je dis, mais il y a des jeunes qui se reconnaissent lĂ -dedans puis qui sont d'accord. Je pense pas que je suis un extrĂ©miste, je pense que je suis juste, comme tu disais tantĂŽt, polarisant. Puis je dis rien de grave, autre que ce que je dirais autour d'un feu, puis on on jase entre chums, puis peut-ĂȘtre tu me dirais « Ça n'a pas d'allure, Rick. » Je serais comme « Ouais, t'as raison, mais je le pense pareil. Ça n'a pas d'allure, mais...

SPEAKER_01

» Mais tu veux passer à la logique aussi. Moi, chapeau pour tout ce que tu fais, tout ce que tu continues de faire. Je pense que dans l'armée, on disait « Protect him at all costs. » « Watch my six. » Mon ancien

SPEAKER_00

partenaire, c'est un militaire, justement. Beaucoup de troubles post-traumatiques aussi. Pas facile non plus, c'est ces situations-lĂ . J'ai toujours eu peur des militaires. Je dirais, c'est les gars qui peuvent snapper le plus vite. Mon tatoueur, des fois, il me tatouait quasiment. Je lui disais, t'es-tu dans la gorge? Il me donnait des claques tout le temps. Il me montrait toutes sortes d'affaires. C'est comme, boy, OK, ces gars-lĂ  sont... On dirait que des fois, c'est la limite Ă  les mains, ils s'entendent

SPEAKER_01

snapper. Oui, oui. Pas tout le monde. Dans l'armĂ©e, moi, j'Ă©tais dĂ©battu de combat. Surtout les mĂ©tiers de combat, mettons, c'Ă©tait bien vu de pĂ©ter une coche. Peut-ĂȘtre pas bien vu, mais d'ĂȘtre agressif, c'Ă©tait comme un mode de survie. Quand je suis allĂ© en Afghanistan, il fallait que je sois

SPEAKER_00

agressif. Tu n'as pas de place pour les

SPEAKER_01

doux-là. Non, mais non. C'est la survie. C'est ça. Merci

SPEAKER_00

d'ĂȘtre lĂ , Éric. On pourrait continuer pendant encore une heure. Ça a Ă©tĂ© long. On a dit qu'on s'est repris plusieurs fois. On l'a eu, Kim. Je suis vraiment content de t'avoir rencontrĂ©. Pas facile de traverser tout MontrĂ©al. Ça arrive ça non plus. Ça arrive non, lĂ ? Oui, ça arrive non. Demain, me retourner, je vais ĂȘtre comme... Je pense que je vais aller souper Ă  quelque part. Je vais attendre. Tu n'as pas le choix. Je vais souvent... Comment ça s'appelle? C'est-tu Ă  Delson, la pizzeria chez Como? OK. Je vais manger lĂ . Je vais sĂ»rement appeler un de mes chums. Je vais dire, on va-tu manger chez Como? Ben oui, ben

SPEAKER_01

oui. Est-ce que tu peux nous parler un peu d'un projet qui s'en vient? L'épisode va sortir aprÚs deux mois, deux mois et

SPEAKER_00

demi. Un projet qui s'en revient, j'ai... Ouais, je pourrais en parler, lĂ , parce qu'on est... En fait, tu vas ĂȘtre le premier Ă  qui je l'annonce. J'ai pas osĂ© l'annoncer parce que je me dis, ben, c'est-tu ce qu'on parlait tantĂŽt? En fait, je suis en train de suivre ma formation de courtier pour devenir courtier immobilier. Mais non! C'est pas un truc... Je te dis, tu vois, tu pourrais juste clipper ce bout-lĂ , ça va sortir. C'est pas une joke. AprĂšs l'Ă©pisode de Ubi et tout ça, fait que... J'ai eu beaucoup de propositions, c'est drĂŽle, parce que, tu sais, je dis... J'ai quand mĂȘme bougĂ© beaucoup de... Je ne sais pas comment le dire, mais

SPEAKER_01

ça a fait... Tu as brassé

SPEAKER_00

de la marde. BrassĂ© de la marde. Prenons les bons mots. J'ai brassĂ© de la marde dans ce domaine-lĂ . Puis soudainement, je me suis ramassĂ© avec plein de followers pour le bien, en bien ou en mal, de courtiers. Puis j'ai eu beaucoup de messages de haine. Mais j'ai eu beaucoup de messages aussi qui m'ont dit, « Sais-tu quoi? Je suis d'accord avec toi. Tu as raison. Il y a quand mĂȘme une refonte qui doit se faire lĂ -dedans. » Puis j'ai eu des bonnes propositions, des belles propositions que j'ai dit, « Regarde, je vais aller sur la formation, je vais voir qu'est-ce qu'il y en a. Je pense que je suis capable de passer tous les examens puis ça va bien aller. J'ai jusqu'Ă  la fin 2020. Puis pourquoi je ne l'annonçais pas si je me disais, si je ne me rends pas jusqu'au bout, ils vont me dire, encore une autre affaire que tu as dit que tu n'as pas faite. Mais je vais le faire. Puis ma femme aussi. Fait que lĂ , ce que ça annonce, c'est qu'on a des propositions sur la table pour travailler avec une Ă©quipe, travailler avec des gens. On va regarder ça, analyser ça. Mais j'ai aussi l'idĂ©e oĂč est-ce que je peux avoir ma propre agence. Puis ça pourrait ĂȘtre potentiellement un un autre intĂ©rĂȘt. Puis j'en ai autant commercial des propositions que rĂ©sidentiel. Fait que lĂ , malheureusement, il faut que je fasse ma licence rĂ©sidentielle. Puis tu pourrais faire les deux combinĂ©s jusqu'Ă  avant, en mars, mais lĂ ,

SPEAKER_01

tu peux plus. – Oui, on changeait tout ça.

SPEAKER_00

– Puis lĂ , il va falloir que... Peut-ĂȘtre que j'ai Ă  leur suivre une autre formation. Pour l'instant, c'est rĂ©sidentiel que je fais. – Ah, c'est bon, ça! – Fait que oui, comme je te dis, mais que tu le clipses, ça va pas comme... – Ouais, ouais. On peut le clipper ou... – Non, tu peux le clipper, ça me dĂ©range pas. C'est pas un Ă©norme secret. C'Ă©tait juste que je me gardais d'en parler. Puis c'Ă©tait dans Dans mes objectifs, cette annĂ©e, je m'Ă©tais mis d'apprendre une nouvelle compĂ©tence. J'avais le choix entre l'AI, que j'ai appris, mais je ne veux pas aller plus loin dans l'AI que ce que j'ai appris. C'est suffisant pour mes besoins. Le courtier, c'Ă©tait

SPEAKER_01

l'autre. Comment tu trouves ça à date, l'école

SPEAKER_00

de ça? Ça fait deux mois que je suis inscrit, je n'ai mĂȘme pas ouvert Ă  rien. Je connais le mĂ©tier. Je sais oĂč je m'en vais. Je m'en vais dans le luxe, c'est sĂ»r et certain. C'est le luxe ou le commerce en industrie. un ou l'autre. Puis c'est vraiment... par occupation, plus qu'autre chose. Parce qu'Ă  un moment donnĂ©, j'arrive proche d'une certaine retraite, pareil. Je n'ai pas besoin de gagner des millions. J'ai juste besoin de m'occuper. Je trouve ça

SPEAKER_01

cool. Je trouve ça malade. Tu as eu un énorme succÚs dans la vie. Tu prends comme un stébate. Je vais aller comme courtier, juste pour...

SPEAKER_00

C'est malade. HonnĂȘtement, une des choses que j'ai rĂ©alisĂ©es parmi tout ce temps-lĂ  de Youbi, il y a eu une force qui est arrivĂ©e de courtiers qui ont dĂ©barquĂ© sur les mĂ©dias sociaux. Ils ont dit, je vais faire du... ce jour, je pense que c'est trĂšs mauvais ce qui est fait. Il y en a trĂšs peu qui le rĂ©ussissent bien. J'ai Jimmy Lemieux qui est un de mes voisins et qu'il fait super bien son contenu mĂ©dias sociaux. Je pourrais en nommer d'autres, par exemple, pas terribles. C'est comme... Je suis dĂ©solĂ©, je ne le connais pas. Mais quand il a fait comme... C'est sĂ»r que ça va dans les poches. Tu peux faire parler,

SPEAKER_01

mais ça n'a pas bien... Il les a-tu vendus, promesses d'achat

SPEAKER_00

acceptĂ©es sur vos ArrĂȘtez-moi ça, lĂ . C'est ça. Fait que moi, j'ai vu ça. Puis quand ma maison, je l'ai mise en vente, j'ai dit... Moi, j'Ă©tais avec Angel Walker. Super agence, by the way. Puis Patrice Grosleau, qui Ă©tait Ă  la tĂȘte de l'agence, j'Ă©tais Ă  l'Ă©cole avec, au cĂ©gep. On s'est connus lĂ . Puis, tu sais, j'ai toujours... À ce moment-lĂ , mes maisons, je fais toujours affaire avec eux. Puis... Moi, ce que je trouvais, c'est que le contenu, on dirait, tout le monde a sa façon de faire, mais il n'y a pas un standard. Il y a encore une ouverture de te faire connaĂźtre comme courtier de la bonne façon. Je leur ai dit, donnez-moi le vidĂ©o, je vais le publier et je vais vous prouver que... Je pense qu'on a eu 1,5 million de vues. Il y a trĂšs peu de courtiers qui arrivent Ă  avoir autant ça. Oui, c'est ma maison. Oui, c'est moi qui l'ai mis. Mais j'ai comme dit, laisse-moi me montrer que mĂȘme si j'ai eu comme des un shit start avec tout ça. Je fais bien comme la quantitĂ© de monde que ça va gĂ©nĂ©rer. Pourquoi? Parce que j'ai autant... Tu vois, les courtiers vont effacer les commentaires nĂ©gatifs. Moi, je dis, laisse-les lĂ . Laisse-les lĂ . Serre-toi de tout ça. Ça fait parler et il y a plus de gens qui voient la maison. Ma maison, c'Ă©tait une des maisons les plus vues au QuĂ©bec quand on l'a publiĂ©e. Encore lĂ , demain matin, je dĂ©cide de la remettre. Tu l'as

SPEAKER_01

enlevée

SPEAKER_00

du marché? Non, on ne l'a pas enlevée du marché, mais si je faisais encore une autre publication, juste mettre une photo... ça repart, je vais avoir comme

SPEAKER_01

1200 likes. – Mais là, tu

SPEAKER_00

vas venir avec un XP, j'espĂšre? – Comme je dis, j'ai pas arrĂȘtĂ© mon chemin. – On va t'amener souper, lĂ . – C'est ça, on verra. Il y a des gens que j'aime pas dans l'industrie, par contre, ceux que je nommerais pas, mais il est arrivĂ© des choses pour lesquelles, moi, j'ai vu des feuilles dans cette industrie-lĂ , puis pour lesquelles, des fois, j'ai militĂ© Ă  l'inverse. Je pense qu'il y a des bons courtiers, comme dans n'importe quel mĂ©tier, il y a des bons il y a des mauvais. Les mauvais font trĂšs mal au bon, malheureusement. La rĂšgle du 80-20 est trĂšs applicable dans le courtage. C'est 20 %

SPEAKER_01

des courtiers

SPEAKER_00

qui font 80 %. Il y a des choses que je vois, honnĂȘtement, personnellement, moi, les galas, je trouve ça, c'est l'absurditĂ© totale de l'industrie. Tu vois-tu les mĂ©decins commençant Ă  se faire des galas, Ă  se fĂ©liciter de savoir qui a le plus opĂ©rĂ© de monde. Il y a beaucoup d'Ă©go. Comme je n'ai

SPEAKER_01

jamais vu dans n'importe... Il y a énormément d'égo

SPEAKER_00

dans le courtage. LĂ , tu peux clipper ça si tu veux, parce que si tu veux un commentaire qui va te dĂ©ranger... Mais moi, je les ris l'autre fois. C'est pas moi qui avais fait le commentaire, mais c'est comme si toutes les danseuses Ă©taient rendues comme courtiĂšres. C'est comme si c'est rendu... Ils ont pris le fashion show amĂ©ricain oĂč les filles, quasiment les seins Ă  l'air, pour pas dire, dans leur habillement. Tu peux-tu avoir comme un look professionnel? Qu'on t'aime pour ce que t'as ici. Au lieu d'ĂȘtre comme « Hey, check le pĂ©tard, je vais aller l'appeler pour... »

SPEAKER_01

Je pense que tu te dis parfaitement. Ça a Ă©tĂ© trĂšs mĂ©diatisĂ©. Ça a Ă©tĂ© Ă  mode. C'est vrai. C'est facile d'ĂȘtre courtier, c'est facile de perdre de l'argent. HĂ©, moi, j'ai du stress, mon gars. Je suis au tĂ©lĂ©phone Ă  11h le soir. On gĂšre les clients. Mais il y en a des bons, il y en a des moins bons. Le salaire moyen d'un courtier au QuĂ©bec, je pense que

SPEAKER_00

c'est comme 50-60 000. Ça n'a pas de sens. C'est cinq transactions. Moi, c'est pour ça que je dis, c'est comme ma courtiĂšre, exemple, hyper professionnelle. C'est une belle femme, mais professionnelle dans une agence, c'est professionnel. Il n'y a pas de gala, eux autres, ils ne font pas ça. Je pense que de faire les choses de la bonne façon. Puis d'enlever ce... En fait, c'est juste d'enlever l'objection que le client a. Fait que le gars-lĂ , personne n'aime ça. Il n'y a aucun client vraiment qui est content de voir ça. Tu viens de donner 40 000 $ de commission, puis tu vois l'autre cĂ©lĂ©brer avec un trophĂ©e. LĂ , tu fais comme, « Je me suis fait avoir, moi, lĂ . J'aurais-tu pu payer moins en commission? » Yubi qui dĂ©barque avec les nĂ©gociations de commission. Il y a des courtiers qui aiment Yubi puis qui l'utilisent Ă©normĂ©ment. Fait que, tu sais, Ă  un moment donnĂ©, je pense qu'il y a une refonte de l'industrie qui est correcte. Puis, comme Ă  chaque fois, ça fait un mĂ©nage. Les pas bons s'en vont, puis les meilleurs restent. Mais oui, ça reste encore un mĂ©tier controversĂ©. Moi, je veux le faire pour les bonnes raisons. Puis les mĂ©dias sociaux, de la façon que je les ai gĂ©rĂ©s, je suis capable d'accepter le fait que... Ma femme, c'est la premiĂšre fois qu'elle m'a dit, elle a dit, voyons donc, tout le monde va dire, t'es massacrĂ© pendant des mois, puis lĂ , tu vas aller te joindre. Ça m'a tout pĂ©tĂ©. Au contraire, je vais amener avec une attitude qui vient peut-ĂȘtre d'un vent nouveau. C'est sĂ»r qu'il y en a qui ne m'aimeront pas, mais il y en a d'autres qui vont peut-ĂȘtre faire comme ça fait du bien Ă  l'industrie. Je vais continuer Ă  donner mon opinion et Ă  dire de la mĂȘme façon. Si ça fait, ça fait. Si ça ne fait pas, je n'aurais peut-ĂȘtre pas nĂ©cessairement tant besoin de ça non plus. Non, c'est ça. J'aime l'industrie, j'aime la vente de maisons. Je pense qu'il y a du contenu qui peut ĂȘtre amenĂ© autrement. En fait, pourquoi on ne m'explique jamais la maison? Moi, si tu prĂ©sentait une maison, tu me montrais tous les petits gadgets. C'est drĂŽle, j'aurais peut-ĂȘtre plus tendance Ă  te dire « Hey, je veux la visiter, cette maison-lĂ . » Puis souvent, je blĂąmais ça au courtier. « Fais-la visiter la maison. » Je dis « T'en connais mĂȘme pas. T'as aucune idĂ©e. » Comme, elle prend la maison. Moi, je la connais, je peux-tu la faire visiter? Pourquoi l'industrie ne permet pas que le propriĂ©taire de la maison « Ah oui, mais lĂ , il y a des commentaires qui vont se passer sur la maison. » Puis, c'est lui qui la connaĂźt, la maison. C'est pas moi. Ce mĂ©tier, encore lĂ , c'est des tendances, c'est des façons de faire Puis

SPEAKER_01

je pense qu'on verra. Mais indépendamment de ça, j'aimerais ça qu'on prenne un drink ou

SPEAKER_00

manger quelque chose. On se parlera plus des affaires off-record. Oui, c'est ça, c'est ça. Name-dropping, on pourra. Oui, ça va ĂȘtre bon. On pourra en faire, parce que comme je te dis, j'ai sĂ»rement des alliĂ©s, mais j'ai sĂ»rement des ennemis lĂ -dedans. Ça, ça fait partie de la game. Je ne suis pas inquiĂšte

SPEAKER_01

avec ça. Si tu avais une chose Ă  dire aux gens qui nous Ă©coutent pour freiner ça, pas nĂ©cessairement ĂȘtre quote inspirationnel, mais je pense que tu as une grande connaissance communautĂ© d'entrepreneurs, puis au podcast aussi, pas pour focusser lĂ -dessus, mais je trouve ça important. As-tu quelque chose Ă  dire?

SPEAKER_00

Les gens, en gĂ©nĂ©ral, je sens que ça touche juste les entrepreneurs. Je pense qu'Ă  un moment donnĂ©, il faut que tu fasses ton propre chemin, tes propres dĂ©cisions. Les gens font trop de dĂ©cisions en fonction des autres. Ils sont tout le temps en train de... Tu sais, un entrepreneur, je dis tout le temps, si t'es confiant dans ton projet et que tu l'aimes, arrĂȘte d'Ă©couter les autres. Puis dans la vie, c'est pareil, que tu sois pompier, que tu sois infirmiĂšre, que tu sois mĂ©decin, whatever le mĂ©tier que tu veux faire, si t'aimes ça, ça, puis ça te parle en dedans, puis t'aimes ce que tu fais, parce que la premiĂšre fois que tu veux, c'est te lever le matin, puis aimer ce que tu fais. Parce qu'il n'y a rien de pire dans la vie que de te lever puis pas aimer ce que tu fais. Puis si tu peux travailler d'une shop puis aimer ce que tu fais, ça n'a pas d'importance, puis c'est pas toujours pour le salaire. Puis quand les gens arrivent Ă  vivre selon leurs moyens, puis faire ce qu'ils aiment, la vie est belle, il n'y en a pas de stress. C'est le seul conseil que je peux donner. Fais ce que toi t'aimes, pas ce que les

SPEAKER_01

autres aiment. Mesdames et messieurs, Éric Rameau. Sous-titrage SociĂ©tĂ© Radio-Canada