5 enfants tout fout le camp
Je m'appelle Elodie. Je suis maman de 5 enfants : 3 garçons et 2 filles, nés en 2015, 2019, 2021, 2023 et 2025.
Je suis passionnée de maternité et d'éducation et c'est pour cette raison que j'ai eu l'idée de créer ce podcast.
Je souhaite y partager sans filtre, avec humour et bienveillance, mon quotidien de maman. Je ne suis pas experte mais je prends beaucoup de plaisir à vous faire des retours d'expérience sur des situations marquantes. Je suis inspirée par tout ce que je vis et je ressentais ce besoin de structurer toutes les situations auxquelles nous sommes confrontés en tant que parents.
Retrouvez-moi sur Instagram et Facebook sur les pages : 5 enfants tout fout le camp. Je post régulièrement des informations liées à mes épisodes mais aussi sur ma vie de tous les jours.
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5 enfants tout fout le camp
SOPK et Fausses couches
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Maman de 5 enfants, j'ai pourtant eu 8 grossesses. Dans ce nouvel épisode, je vous explique mon parcours vers la maternité qui explique peut être mon choix d'avoir une famille nombreuse.
Cet épisode vous a parlé ? N'hésitez pas à me partager votre parcours en me laissant un commentaire sur mes pages Instagram ou Facebook ou encore par mail à l'adresse suivante : 5enfantsttftlcamp@gmail.com
Bienvenue sur le podcast « 5 enfants, tout fout le camp ». Je m'appelle Élodie, je suis maman de 5 enfants. La maternité, la parentalité, l'éducation, ce sont des sujets qui me passionnent profondément et c'est justement pour cette raison que j'ai eu l'idée de créer ce podcast. Un espace où je partage sans filtre Avec humour et toujours avec bienveillance, mon quotidien de maman, mais pas que. Que vous soyez en essai bébé, enceinte, jeune parent, mamie attentionnée ou papa curieux, tout le monde est le bienvenu. Alors installez-vous confortablement et bienvenue dans 5 enfants, tout fout le camp
UNKNOWN!
SPEAKER_00Comme j'ai pu l'évoquer dans le premier épisode, à tout juste 20 ans, ma gynécologue m'a détecté le syndrome des ovaires polycystiques qu'on nomme aussi SOPK. C'est un dysfonctionnement hormonal qui peut entraîner des troubles de la fertilité et d'autres désagréments. Alors pour ma part, j'avais quelques symptômes comme des règles abondantes, longues et douloureuses. J'avais aussi de l'acné qui me complexait énormément et j'avais aussi des fluctuations de poids. J'ai découvert tout ça lors d'un bilan hormonal qui a été complété par une échographie. Je me souviens que ça a été un choc pour moi d'entendre ce diagnostic et je suis rentrée chez moi en pleurs parce que j'ai immédiatement pensé que je parviendrais jamais à être enceinte naturellement. On m'a aussi indiqué que le risque de fausse couche était plus présent pour les femmes qui souffraient de ce syndrome. Donc c'était tout un tas de notions qui m'étaient non familières et abstraites et qui qui m'ont fait peur et je suis entrée du coup dans les prémices de la maternité avec des termes qui étaient peu rassurants. À partir de cet instant, je n'ai plus jamais pris aucun moyen de contraception. Avant ça, je prenais la pilule qui me déclenchait chaque mois des règles automatiques et à partir de ce moment, mes règles étaient irrégulières et j'avais des ovulations qui se faisaient très rares. Je pouvais rester entre 6 à 8 mois sans menstruation certaines années. Donc c'est vrai que je commençais à rentrer dans un âge où le désir de devenir maman se faisait ressentir. Alors ça me déprimait quand même pas mal de constater qu'effectivement ça allait être vraiment compliqué. Donc c'est que quelques années plus tard que notre premier bébé s'est accroché à notre plus grande surprise, on est à peu près 4-5 ans après, nous avions 24 ans, alors c'est jeune, on en avait conscience, mais ça faisait presque 10 ans que nous étions ensemble avec Julien et nous avions acquis une maturité de couple qui faisait que nous voulions construire plus. Alors pour la petite anecdote, j'ai failli interrompre cette première groupe de façon involontaire, bien évidemment, puisque avant de savoir que j'étais enceinte, j'ai ressenti un soir une douleur insoutenable dans un ovaire uniquement, au point de ne plus pouvoir marcher, j'ai été vraiment très très mal, donc j'ai été consulter aux urgences gynécologiques au plus près de chez moi, et là du coup on m'a annoncé que j'avais un kyste important dans la région pelvienne, et on m'a dit qu'il fallait une ablation chirurgicale. Donc J'étais encore une fois sous le choc de ce que j'entendais et je me suis dit que j'allais laisser passer quelques jours pour... encaisser tout ça et puis pendant ce laps de temps je ressens des étourdissements des vertiges pas mal de choses, des sensations assez étranges dans mon corps et du coup je prends la décision de faire un test de grossesse pour éliminer cette piste et pouvoir justement me concentrer sur ce que je dois faire en fait et là le test se révèle positif donc là je ressens tout plein de sentiments Et je me souviens surtout que j'ai un large sourire qui ne va pas me quitter de toute la journée. Et surtout, j'en ai toujours déduit que le kyste que l'on voulait me retirer, c'était tout simplement mon bébé. Après cette première grossesse qui a été menée à terme, mon corps semblait mieux gérer le SOPK. J'en ressentais moins les effets, mais je restais quand même sur l'idée que je n'étais pas très fertile, alors je n'ai pas repris de moyens de contraception. Et un petit peu avant les un an de notre garçon, j'apprends que je suis enceinte. Donc là, je ne comprends pas comment c'est possible. Et puis voilà, on se dit c'est parti, deuxième grossesse. Donc les semaines défilent, tout se passe très bien. Je fais l'échographie de datation à 7-8 semaines d'aménorée. Et puis on arrive à la 11e SA. Donc là, j'étais une semaine avant l'échographie de fin de premier trimestre. Et je ressens une douleur un soir très violente, un petit peu semblable à celle que j'avais eue au début de ma première grossesse lorsqu'on m'annonçait un kyste trop volumineux. Et puis, je laisse passer la nuit. Et puis, le lendemain matin, je vois que ça ne passait pas forcément. Donc, je me suis rendue aux urgences gynécologiques de l'hôpital le plus proche de mon travail cette fois-ci. J'ai été rapidement reçue par un médecin qui ne semblait pas trop inquiet par ce que je lui racontais, qui essayait de me rassurer. Il procède du coup à une échographie. Et là, l'observation était relativement brève. Et puis, j'ai vu que la confiance qu'il me renvoyait au début était en train de disparaître et puis il m'annonce que le cœur de mon bébé est arrêté depuis quelques jours. Donc là, je n'y crois pas. J'écoute ce qu'il me dit par politesse, mais je suis persuadée qu'il se trompe. Je me dis que c'est impossible. Donc là, il me parle d'intervention chirurgicale parce que la taille du fœtus est trop importante. Je me dis que c'est vraiment n'importe quoi. Il m'explique qu'en sortant, je peux prendre rendez-vous pour la semaine suivante auprès de la secrétaire pour un curetage. Donc, je sors du bureau et je ne fais pas ce qu'il me dit. Je pense qu'à une seule chose, c'est d'appeler ma gynécologue afin qu'elle me reçoive et qu'elle me donne son diagnostic. Donc malheureusement, le sien était le même. Donc là, je suis vraiment effondrée et je commence à culpabiliser. Je me dis que cette grossesse n'était pas forcément désirée dans l'immédiat. Et du coup, je me dis que j'ai peut-être fait quelque chose de mal. Enfin, voilà, c'était... un schéma assez négatif. Et puis au final, avec le recul, je me dis qu'il ne faut pas être dans cet état d'esprit parce que ça ne fait qu'empirer les choses. Et puis on m'a toujours expliqué que la nature était bien faite et que si la grossesse s'est arrêtée, c'est parce qu'il y avait quelque chose avec le fœtus qui fait qu'il n'était pas viable. Donc je me suis toujours après raccrochée à cette idée. Donc là, ma gynécologue m'explique qu'il y a deux cas de figure qui se présentent à moi. Soit le fœtus va se détacher tout seul et je vais subir une fausse couche naturelle dans les heures ou les jours à venir. Ou le second, c'est que si dans une semaine, rien ne s'est passé naturellement, je vais devoir me rendre dans un hôpital pour effectuer effectivement un curetage. Dans mon cas, la semaine s'est passée et le fœtus ne s'est pas décroché. Ça a été vraiment difficile à vivre parce que j'avais cette sensation de vivre avec un être mort à l'intérieur de mon corps et ça a été très éprouvant. Donc là, j'ai pris rendez-vous la semaine suivante pour procéder à l'intervention médicale. C'était un cure-tage avec aspiration sous anesthésie générale. C'est mon papa qui m'avait emmenée ce matin-là. Le trajet m'a semblé vraiment très long. On a très peu discuté ensemble. Après, l'intervention elle-même s'est très bien déroulée, mais c'est vrai que je n'en ai plus beaucoup de souvenirs. J'ai vécu tous ces moments avec beaucoup d'irréalisme. J'ai vraiment occulté tout ça dans mon cerveau. C'est assez étrange. J'ai eu ce constat-là pour ma grossesse suivante. J'avais des flashbacks qui remontaient à la surface. C'était très étrange parce que j'avais la sensation d'avoir été amnésique à un moment donné et que je retrouvais la mémoire subitement. C'était vraiment très bizarre à vivre. Donc comme j'expliquais, j'ai eu une grossesse suivante. Je suis tombée enceinte deux ans après ce traumatisme qui en a clairement été un. Mon plus grand avait cette fois-ci trois ans et demi parce qu'avant, je n'étais pas prête. J'ai dû faire un travail vraiment personnel avant de me relancer dans les essais bébés et tout ça. Et donc là, la grossesse a été menée à terme, ça s'est très bien déroulé, j'ai eu mon deuxième petit garçon et ça m'a totalement reconstruite des épreuves précédentes. Et l'envie d'avoir un troisième s'est fait ressentir lorsque mon second avait un an et demi. Donc on a débuté les essais bébés et j'ai eu un test de grossesse positive très rapidement, un ou deux mois après. Donc là, on était vraiment confiants, rassurés. Les complications de grossesse étaient assez loin derrière nous. Mais deux ou trois semaines après ce test positif, nous étions en train de manger un soir toujours. Et là, j'ai ressenti une énorme douleur au ventre et du sang qui a coulé de façon très abondante. Donc là, j'ai tout de suite compris que j'étais en train de faire une fausse couche. J'étais au début de ma grossesse, mais c'était quand même très difficile à vivre parce qu'on s'était tout de suite projeté, on était vraiment à fond dans cette troisième grossesse. Et puis du coup, c'est vrai qu'on s'est rapidement remis dans les essais bébés parce qu'on voulait ce troisième enfant. Donc à peine six mois après, j'ai mon troisième petit garçon qui s'est accroché et qui est venu compléter notre famille. Donc on était vraiment très heureux. Et avec Julien, on évoquait l'idée d'avoir un quatrième enfant, mais nous imaginions... On l'imaginait en fait à l'approche de nos 40 ans. On s'était dit, ça sera le petit dernier. Ce n'était pas quelque chose qu'on imaginait à court terme. Mais parfois, le destin décide autrement. Et puis, on est partis en vacances tous les cinq. C'était l'été 2022. Donc, notre petit dernier avait quelques mois. Notre deuxième avait trois ans et notre aîné en avait sept. Je venais d'avoir mon retour de couche quelques semaines plus tôt. Mais c'est vrai qu'avec le quotidien, je ne suivais pas forcément mon cycle. Et lors de ces vacances, j'ai eu pas mal de choses bizarres. Je faisais beaucoup de siestes. J'étais très, très fatiguée. Et surtout, je pleurais pour un rien. La moindre petite contrariété, je fondais en larmes. Donc, au retour des vacances sur la route, je commence à cogiter à tout ça et puis je calcule du coup mon cycle et puis là je me rends compte que j'ai officiellement un retard de règles donc je me dis mince en fait je suis peut-être enceinte et en rentrant à la maison j'avais un test de grossesse qui traînait dans un tiroir donc entre deux rangements de valise je me dis je vais faire ce test et là il est positif donc j'y crois pas mais en même temps je sais pas je rigolais toute seule je pensais que j'étais sous le choc en fait je pense et puis je l'annonce à Julien et puis lui aussi il est vraiment très choqué et puis là on se dit mais en fait on commence à vraiment comprendre ce qui arrive et puis on se dit mais on n'y arrivera pas, ça nous paraît vraiment insurmontable l'idée d'avoir 4 enfants c'est presque angoissant, on se dit ça y est c'est vraiment la famille nombreuse 4 enfants c'est énorme On laisse passer quelques heures, la nuit, je pense, et puis le lendemain, avec les émotions redescendues, au final, on se dit qu'on se sent prêt à relever ce challenge. Et puis, on est même excité à cette idée. Donc là, pareil, tout se passe bien. L'échographie de datation, le petit cœur bas, tout va bien. Et puis... Quelques semaines après, donc on doit être à 10, 16, ça, un soir, je suis toute seule avec les enfants, Julien est au travail, et là, je commence à ressentir une violente douleur. Et puis, je suis pliée en deux, je ne suis vraiment pas bien du tout. Donc là, je me dis que je suis en train de faire une fausse couche, donc les enfants sont à côté de moi, et c'est vraiment très compliqué parce que je suis envahie par cette douleur mais aussi psychologique et en même temps il faut que je fasse attention parce qu'il ne faut pas que je fasse peur à mes enfants donc j'appelle Julien pour qu'il puisse pas trop tarder j'appelle aussi mes parents pour qu'ils puissent venir garder les enfants et puis on file du coup aux urgences donc là on m'annonce qu'effectivement le coeur de notre bébé s'est arrêté donc là comme je l'ai expliqué j'étais censée être environ 10 SA sauf que les mesures prises lors de l'échographie nous indique que la grossesse est arrêtée à 8 SA. Donc... Là, on nous explique qu'au vu de la taille du fœtus, c'est possible de tenter une évacuation médicamenteuse. Après, on me laisse le choix et on me dit que c'est possible que je prenne rendez-vous pour la semaine suivante pour faire un cure-tâche. Vu le traumatisme que j'avais vécu les années précédentes, je me dis que je vais prendre l'option justement de... Donc là, on me fournit tout ce qu'il faut. Donc, c'est trois médicaments à prendre par jour sur 48 heures. Donc là, je prends le premier le lendemain matin vers 7 heures. Une heure après, je commence à avoir quelques petites pertes de sang, mais c'est vraiment très léger. Le midi, j'arrive même à manger un petit peu. Je me sens vraiment tout à fait normale. Je prends le second médicament vers 13 heures. Les deux heures qui vont suivre vont être toujours très calmes. Donc là, je commence à me poser pas mal de questions parce qu'on m'a expliqué que ça ne fonctionne pas forcément à tous les coups et que si ça ne fonctionne pas, il faut quand même passer par la case d'intervention. Et deux heures après, du coup, je commence à ressentir les premières contractions qui s'intensifient au fur et à mesure. Ça devient tellement fort que je commence à avoir envie de vomir, j'ai des vertiges, des sensations de chaleur. Et les deux heures qui vont suivre vont vraiment être assez violentes. Je reprends après un nouveau médicament vers 20h. Du coup, ça déclenche des contractions pendant deux heures. Et puis là, j'ai vraiment le pic de douleur de 22h à 23h. Et ensuite, ça se calme assez net.
UNKNOWNDonc...
SPEAKER_00Je vais me coucher, mais là, je vais quand même passer une nuit agitée. Alors, pas parce que j'ai mal, mais parce que c'est quand même assez perturbant, en fait, de vivre tout ça. Donc après, voilà, au final, je me demande même... Enfin, je me dis, il n'y a pas d'option idéale, au final, entre l'évacuation médicamenteuse ou le cure-tage. Je pense que les deux sont vraiment difficiles à vivre, quoi qu'il arrive. Le lendemain, du coup, je reprends les trois médicaments avec l'espace qui avait été recommandé. Mais là, ça se fait sans désagrément et j'arrive à passer ma journée de façon totalement routinière. Cette expérience, en fait, je pense que dès le lendemain d'avoir vécu tout ça, ce n'était pas comme la première fois avec le courtage où vraiment je... Je ne voulais plus après de grossesse et autres pendant pas mal de temps. Là, en fait, directement, on s'est dit, on veut ce quatrième bébé. C'était vraiment... Ça a été un peu une révélation. On s'est dit, on veut ce quatrième enfant. Donc, on s'est relancé tout de suite dans les essais bébés. Et un mois après, j'étais de nouveau enceinte. Donc... On était vraiment très excités à cette idée et nous avions trois garçons. Donc c'est vrai que pour cette grossesse-ci, on a voulu garder le sexe surprise pour notre famille. Et à la naissance, on a eu la joie d'annoncer à tout le monde que nous venions d'avoir une petite fille. Donc ça a été vraiment un immense bonheur. Et j'ai ensuite eu une cinquième grossesse qui a été menée à terme. Et on a vu dans le récit que... que je viens de faire, que j'étais vraiment sur un schéma grossesse, fausse couche, grossesse, fausse couche. À chaque fois, c'était la même chose qui se reproduisait. Donc, quand j'ai eu ce test positif pour cette cinquième grossesse, je n'y croyais pas trop. C'est vrai que j'étais assez détachée. Je n'avais pas beaucoup d'espoir. Mais au final, j'ai accouché de notre deuxième petite fille en 2025. Et je ne remercierai jamais assez mon obstétricienne parce qu'elle m'a permis de croire en cette grossesse malgré les réticences de beaucoup parce qu'il s'agissait d'une grossesse considérée à risque après quatre césariennes, dont la quatrième avait été vraiment très stressante pour les médecins, mais aussi pour nous. Mais voilà, tout ça, je le développerai dans un prochain épisode. Je voulais faire ce témoignage pour donner de l'espoir aux personnes qui sont diagnostiquées SOPK ou qui vivent ou ont vécu une fausse couche. parce qu'il ne faut vraiment pas perdre espoir. Et souvent, après une fausse couche, la grossesse suivante se passe bien. Vraiment, les statistiques vont dans ce sens. Et je me suis raccrochée à chaque fois à cette idée. C'est aussi pendant les trois premiers mois que les fausses couches sont les plus fréquentes. Et passé ce stade, elles tombent à 1%. Ça aussi, c'est quelque chose que je gardais toujours en tête. Alors, j'ai entendu récemment, on dit qu'une grossesse sur trois, en moyenne, se termine par une fausse couche. Ça montre que c'est quelque chose de commun et que de nombreuses femmes y sont confrontées. Et la fréquence augmente aussi avec l'âge de la mère puisqu'on recense 40% de fausses couches au-delà de 40 ans. Donc c'est vraiment quelque chose qui est banal pour les médecins, mais ça ne l'est pas du tout pour les futures mamans. On peut le voir au travers de mon témoignage. C'est quelque chose qui m'a quand même énormément affectée. Après, j'ai toujours parlé de ces mauvaises expériences l'expérience ouvertement parce que ça m'a aidé en fait. Alors avec mon SOPK, les fausses couches ont effectivement fait partie de mes essais bébés, mais pour l'infertilité qu'on m'a prédit, ce n'était pas du tout le cas, voire bien au contraire, puisque j'ai enchaîné les tests positifs à vitesse grand V et encore j'allaitais et donc ça bloquait mon ovulation durant un laps de temps sur chacun de mes postpartum. Après, c'est vrai que je suis quelqu'un qui va de l'avant et ça m'a permis de prendre conscience de la chance que j'avais d'avoir mes enfants. Et ça m'a permis de faire de chaque naissance un moment totalement surréaliste que j'ai ressenti avec une émotion indescriptible. Ça m'a changé à tout jamais et ça fait que j'aime la maternité d'une puissance inexplicable. Pour compléter cet épisode, il faut aussi avoir en tête que la génétique a souvent un rapport avec ce que nous vivons de façon générale. La maternité et tout ce que ça englobe est également concerné par ce fait. Les médecins, peu importe la spécialité, sont souvent intéressés de savoir ce que nos proches ont vécu pour les aiguiller sur notre santé. Si vous le pouvez, échangez avec votre entourage, votre maman, votre sœur, mais aussi du côté de votre conjoint. Il faut aussi avoir conscience de l'importance du syndrome prémenstruel et de l'importance de suivre ses cycles, même en dehors d'un projet bébé. Selon la définition du Vidal, qui est un site de référence dans le domaine médical, le syndrome prémenstruel est un ensemble de symptômes qui survient environ une semaine avant les règles et qui disparaît un ou deux jours après leur apparition. On estime qu'une femme sur deux le ressent de manière gênante. il peut se manifester de manière très diverse, à la fois sur le plan physique, on peut citer des seins douloureux, tendus, des ballonnements, des maux de ventre, des douleurs dans les reins, mais aussi sur le plan psychologique. On peut ressentir de la tristesse, un manque d'énergie, une impression de malaise, des crises de larmes, de l'irritabilité, de l'impatience, de l'anxiété. C'est fou en fait la multiplicité des effets que cela peut provoquer. Et si on rajoute à ce syndrome les symptômes d'un SOPK ou de l'endométriose pour certaines, c'est franchement sport d'être une femme, non
UNKNOWN?
SPEAKER_00Et c'est bien justement d'avoir tout ça en tête parce que ça nous permet d'être plus tolérante, plus à l'écoute de nous-mêmes et d'apprendre à gérer ou à anticiper certains de nos comportements ou certaines émotions. On comprend mieux aussi pourquoi avoir des cycles irréguliers peut être si difficile Un autre sujet que j'ai abordé, mais très légèrement, ce sont les règles abondantes. J'en ai, et vraiment, c'est extrêmement pénible à gérer. Et c'est quelque chose, en fait, pour ma part, qui est de plus en plus paralysant, surtout depuis ma dernière grossesse. J'ai sur le J2 et le J3 de mes règles des saignements de type hémorragique, clairement. J'ai donc tout intérêt à suivre mon cycle et à avoir ça en tête dans la planification de mon emploi du temps parce que je dois être vigilante sur ces deux jours. C'est vraiment à chaque heure qui passe où je dois faire attention. Ce n'est pas douloureux, mais c'est vraiment invalidant. Ce sont des choses qui peuvent sembler futiles ou anodines, mais j'ai cette certitude que ça contribue à notre bien-être. Cet épisode s'appuie sur mon expérience, alors n'hésitez pas à me laisser un commentaire pour partager la vôtre. Et surtout, rapprochez-vous d'un professionnel de santé avec lequel vous êtes à l'aise si vous en ressentez le besoin. Merci d'avoir écouté cet épisode. Si celui-ci vous a parlé, fait sourire ou même ému, n'hésitez pas à me le dire. Vous pouvez me retrouver sur les réseaux sociaux Facebook et Instagram sous le nom de Cinq Enfants Tout Foulcan. Vos messages, vos commentaires sont d'importantes sources de motivation. Je vous encourage aussi à mettre une note à ce podcast et le partager autour de vous puisque ces petits gestes m'aident à le faire grandir. Encore merci et à très vite pour un prochain épisode de 5 enfants tout fou le camp
UNKNOWN!