5 enfants tout fout le camp

5 césariennes

Elodie Season 1 Episode 6

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En France, 1 accouchement sur 5 est une césarienne. C'est une intervention très répandue. 

On entend souvent qu'il est préférable de ne pas avoir plus de 3 césariennes. Les techniques ont évolué ainsi que les mentalités. J'ai eu 5 césariennes : 2015, 2019, 2021, 2023 et 2025.

Je n'ai pas forcément aimé être enceinte. Toutefois, malgré les imprévus et le stress, j'ai adoré vivre mes 5 césariennes qui était le moment de la grande rencontre avec mes bébés.

Je vous raconte en détail le avant, le pendant et le après intervention qui peut être très impressionnant à vivre surtout la première fois.

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Bienvenue sur le podcast « 5 enfants, tout fout le camp ». Je m'appelle Élodie, je suis maman de 5 enfants. La maternité, la parentalité, l'éducation, ce sont des sujets qui me passionnent profondément et c'est justement pour cette raison que j'ai eu l'idée de créer ce podcast. Un espace je partage sans filtre Avec humour et toujours avec bienveillance, mon quotidien de maman, mais pas que. Que vous soyez en essai bébé, enceinte, jeune parent, mamie attentionnée ou papa curieux, tout le monde est le bienvenu. Alors installez-vous confortablement et bienvenue dans 5 enfants, tout fout le camp

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Depuis l'adolescence, la grossesse me fascinait. Je savais pertinemment que je voulais des enfants, plusieurs d'ailleurs, et j'avais hâte d'être dans cette période de ma vie. Passer de l'espoir à la certitude d'être enceinte mêle de nombreuses émotions, tout autant contradictoires les unes que les autres. Parce que chaque grossesse est différente, les ressentis que nous pouvons avoir lors de chacune le sont aussi, et ça dépend également de notre caractère, de notre personnalité et de notre sensibilité. Lorsque j'étais enceinte, à chaque fois, je n'étais pas sereine à 100%. Et pour cette raison, je peux affirmer ne pas forcément aimer être enceinte. C'est étrange quand on y pense, puisque j'ai quand même été huit fois enceinte. Huit fois, puisque comme j'ai pu le raconter dans le deuxième épisode de 5 enfants tout fou le camp, j'ai eu trois fausses couches. la première avec hurtage et aspiration, la seconde de façon spontanée et la dernière médicamenteuse. Pour autant, J'ai jamais douté de l'amour que je pourrais donner à mes bébés tant j'étais déjà imprégnée par ces petits êtres qui grandissaient en moi. Chacun de mes accouchements a été une délivrance, sans mauvais jeu de mots, puisque j'avais l'étrange sensation que mon bébé serait plus en sécurité à l'extérieur de moi que dans mon ventre. J'ai eu cinq césariennes que j'ai adoré vivre, Sûrement parce que je les assimile avec la grande rencontre que je fantasme étant. C'est donc un témoignage positif que je vais apporter aujourd'hui. Et si vous devez vous préparer à une césarienne programmée et que vous avez des interrogations, vous êtes sur le bon épisode du bon podcast. Je vais vous expliquer les raisons de mes césariennes, je vais décrire le avant, le pendant et le après afin d'expliquer de façon concrète comment se passe cet acte. Être informé et avoir connaissance du déroulé de cet événement, ça permet de mieux le vivre et ça facilite le postpartum. Je parle en connaissance de cause. Avant tout, je vais donner quelques chiffres. En France, c'est une intervention qui est très répandue puisque un accouchement sur cinq est une césarienne. Un peu moins de la moitié est programmée et le plus souvent, c'est aux alentours de 39 semaines soit 10 à 15 jours avant le terme. Ma première césarienne a été faite suite à une grossesse un peu compliquée. J'étais en menace d'accouchement prématuré sur les deux premiers trimestres avec des saignements très fréquents et j'ai ensuite eu du diabète gestationnel qui n'était pas très bien maîtrisé malgré l'insuline. Et le dernier mois de grossesse, j'ai ma tension qui s'est élevée et j'ai eu des œdèmes aussi qui sont apparus. Donc l'obstétricienne qui me suivait a jugé qu'il était préférable de faire une césarienne à 39 semaines pour ne de faire courir de risque ni à mon bébé ni à moi-même. C'était l'inconnu et j'étais très inquiète. Donc c'était il y a dix ans. Et quelques jours avant, je me souviens que j'avais demandé à une amie de ma belle-sœur son retour d'expérience suite à la césarienne qu'elle avait eue quelques années plus tôt de son côté. Elle m'avait fait un message assez détaillé et ça avait été très rassurant pour moi. Comme quoi, parfois, un témoignage fait avec bienveillance fait beaucoup de bien. C'était le cas pour moi et c'est quelque chose qui m'a marquée. Pour ma seconde grossesse, je souhaitais accoucher par voie basse et j'avais eu le feu vert des médecins. J'ai eu une grossesse qui s'était très bien passée, je n'avais eu aucune complication. Le diabète n'avait pas récidivé, d'ailleurs je n'en ai pas eu pour les suivantes non plus. Mais malheureusement, la dernière semaine de grossesse, j'ai mon bébé qui était en souffrance fétale. une césarienne a été nécessaire. Elle a été décidée lors d'une consultation aux urgences maternités et je n'ai pas eu le temps de trop analyser la situation. Je n'étais pas préparée et ça ne faisait pas forcément partie de mes projets de naissance. Donc pour celle-ci, j'étais plus dans la déception que dans la peur. À partir de là, comme j'avais eu deux césariennes, les grossesses suivantes ont obligatoirement fait place à une césarienne programmée puisque j'avais un utérus qui était fragilisé avec les cicatrices. Le risque principal que craignent les médecins dans ce type de cas, c'est la rupture utérine qui peut être très grave, mais c'est quelque chose qui reste rare et qui est symptomatique. Avec mon obstétricienne, nous fixions la date assez tôt, vers le rendez-vous des 7 mois pour une intervention toujours aux alentours de 39 semaines. Je suis systématiquement rentrée à la maternité le jour J, sauf pour les dernières je suis arrivée à la maternité la veille. L'intervention était prévue le lendemain matin. On m'avait quand même laissé le choix, soit de venir la veille, soit d'arriver très tôt le jour J, mais c'est vrai que dans le contexte, avec les quatre enfants à gérer, il fallait organiser les modes de garde pour certains, l'école pour les autres, et Julien qui devait du coup me rejoindre très tôt à la maternité pour être sûr de ne pas rater le moment je partais au bloc, etc. C'était quand même beaucoup plus facile à gérer comme ça. C'est vrai que le fait que ce soit programmé c'est confortable pour l'équipe médicale certes mais aussi pour nous ma valise était prête et dans le coffre de la voiture quelques jours avant et j'avais même pu prévoir sur les dernières césariennes un petit rendez-vous chez ma coiffeuse pour être plus à l'aise au bloc avec la charlotte et aussi pour faciliter les suites de couches c'est pas grand chose mais j'ai vraiment adoré faire ça C'était un petit temps pour moi.

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Le jour J, il y a un monitoring qui est à faire dès le matin pour vérifier que bébé se porte bien et que les constantes soient bonnes. Il y a aussi une prise de sang qu'on nous fait faire pour vérifier que tout va bien. J'ai eu une mésaventure suite à cette prise de sang pour ma quatrième césarienne. J'avais eu une très belle grossesse. J'étais très détendue pour le jour J. J'étais vraiment très excitée à l'idée de rencontrer ma première petite fille et au moment d'entrer au bloc je vois l'équipe qui s'affole puisque mes résultats de prise de sang n'étaient pas bons et on m'a expliqué qu'ils craignaient que je fasse une hémorragie donc je patientais dans le couloir sur un brancard et je les voyais qu'ils étaient en train de préparer la salle d'accouchement en ajoutant des poches de sang et ils étaient en train de prévenir la salle de réanimation pour qu'ils soit prêt à me recevoir au cas où. Donc j'entendais tous les commentaires, j'étais vraiment très très mal, je sentais des frissons dans tout mon corps, je pense que je suis devenue vraiment toute blanche et quand Julien m'a rejoint dans la salle d'opération, il a immédiatement vu sur mon visage qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas. C'était très contradictoire puisque les instants que nous avions passés avant que je ne parte pour la césarienne, j'étais pas du tout dans le même état d'esprit et mon visage n'avait pas du tous les mêmes expressions donc il n'a pas compris et ça a plombé l'ambiance mais heureusement tout s'est très bien passé concernant l'acte chirurgical il y a tout d'abord la rachianesthésie qui est faite à chaque fois j'étais très stressée je tremblais comme une feuille j'avais toujours besoin de serrer quelqu'un dans mes bras donc je suis toujours tombée sur des personnes très compréhensives donc la piqûre n'est pas forcément douloureuse en soi mais c'est juste que que ce n'est pas quelque chose d'agréable parce qu'on ne voit rien et que tout se passe dans le bas du dos. Donc là, si on a une équipe qui est dans la communication, c'est beaucoup mieux. Comme ça, on sait qu'est-ce qu'il se passe, qu'est-ce qu'ils nous font et on n'a pas cet effet de surprise puisque la consigne principale à ce moment précis, c'est de ne surtout pas bouger et de garder toujours le dos bien rond. J'ai directement ressenti l'effet anesthésiant sur le bas de mon corps à chaque fois très rapidement au point il fallait vite se mettre en position allongée pour être installé correctement sur la table. Le champ opératoire est ensuite mis en place. On nous pose aussi le nécessaire pour prendre l'attention, le cœur et autres. On nous badigeonne ensuite le bas du corps de bétadine. Ça fait drôle d'effet parce que je sentais qu'il se passait quelque chose, mais sans vraiment ressentir parce qu'avec l'effet de l'anesthésie, c'est très particulier. On nous pose aussi la sonde urinaire. À cette étape, c'est indolore, mais c'est vrai que je déteste par contre le retrait. Ça fait vraiment une drôle de sensation, mais ça s'est fait bien plus tard. C'est une fois qu'on est retourné en chambre et qu'on a... On a réussi à se lever. Commence alors la première étape de la césarienne avec l'incision et l'extraction du bébé. A chaque fois, je n'ai pas ressenti de douleur. Je ressentais des légères sensations, mais je ne pouvais pas qualifier ça de douloureux. A cette étape, je ressentais beaucoup d'impatience et beaucoup de stress. Plus j'ai eu de césarienne, plus l'acte était long parce que ça devient plus technique au fur et à mesure. A compter de la quatrième césarienne, j'avais de nombreuses adhérences internes qui ont rendu l'opération plus délicate. L'obstétricienne a eu peur pour certains organes, notamment la vessie. Je me souviens, on avait m'injecter un produit bleu pour vérifier que tout fonctionnait correctement. Au final, pareil, tout fonctionnait très bien, ça s'est très bien passé. Mais c'est vrai que j'ai eu quand même une quatrième césarienne qui a été assez marquante. Et l'équipe nous avait alors déconseillé de faire un autre enfant. Lorsque j'ai eu un test positif pour ma cinquième grossesse, je ne savais pas du tout quoi penser et j'ai eu du mal à être heureuse tellement j'ai été prise de panique. On était en plein pendant les vacances d'été, le peu de professionnels de disponibles à qui j'ai parlé de ma situation m'a déconseillé de la poursuivre. Donc j'avais prendre un rendez-vous pour un avortement que j'avais fait à contre-cœur. C'était pour moi une idée qui était contre-nature et qui me rendaient malade et je ne pensais qu'à ça. et j'avais pris contact quelques jours avant ce rendez-vous avec mon obstétricienne qui m'avait suivie jusqu'à maintenant on a pris le temps d'échanger toutes les deux et elle a fini par me dire qu'elle acceptait de me suivre pour cette nouvelle grossesse elle a été très rassurante et je me souviens qu'elle m'avait dit qu'elle avait confiance et que la seule chose c'est qu'elle ferait une surveillance très particulière de ma grossesse donc avec Julien on a pris la décision de poursuivre cette folle aventure. Après, je me suis fixée une règle dès le départ, c'était de ne jamais laisser mes émotions prendre le dessus. Et je me suis dit que si je sentais l'angoisse monter, je devais systématiquement me rappeler les paroles de mon obstétricienne et uniquement les siennes. Et je suis assez fière de moi parce que j'ai globalement bien réussi à le faire et ça m'a permis de passer une grossesse relativement sereine. Et cette cinquième césarienne s'est faite dans la bonne humeur et dans la douceur. Et ça m'a totalement réconciliée avec la précédente. La rencontre avec bébé est unique. Tout se passe derrière le champ opératoire au départ. Ce sont les cris du bébé qui nous informent que ça y est, il est né. Les sages-femmes prennent l'enfant au départ pour faire quelques manipulations sur le côté. Et ensuite, on nous l'emmène assez rapidement. Cette petite attente ne dure que quelques minutes, mais elle m'a toujours semblé interminable. On a enfin la joie de voir notre bébé. Alors, ce n'est pas évident, je trouve, pour vraiment rentrer dans une bulle à ce moment-là avec son enfant, puisque nous sommes sur une table d'opération, les bras en croix, on a des branchements, on a un cathéter, il y a bébé qui pleure avec tout ce qu'il vient de vivre et qui commence aussi à avoir froid. Donc, c'est quelque chose qui est très intense à vivre, mais c'est vrai que je trouve que le retour en chambre est vraiment le moment le plus propice pour vraiment... La deuxième étape de la césarienne, c'est la fermeture de l'utérus, de la paroi abdominale et de la peau. Et là, je me souviens que j'étais extrêmement détendue. Alors comme si j'étais droguée, ce qui doit forcément être un peu le cas avec tous les produits qu'ils nous mettent. Mais c'était un véritable shoot d'amour après la rencontre avec mon bébé. Et après l'intervention, donc une fois que les cicatrices sont correctement refermées, j'ai été placée en salle de réveil, comme c'est le cas dans toutes les maternités pour ce type d'accouchement. Et là, j'étais seule pour les cinq fois. Donc par seul, j'entends que bébé et Julien n'étaient pas à mes côtés. Là, je trouve que c'est vraiment le moment le plus long parce que je venais d'entendre et de voir mon bébé. Je n'avais pas pu le saisir. La deuxième étape de la césarienne venait de durer une bonne trentaine de minutes. J'avais été sur mon petit nuage et là, on me place seule dans une pièce pour permettre à mon corps de reprendre tous ses mouvements. Donc j'essayais un peu de forcer les choses, de rendre mobile mon corps mais de toute façon il me disait qu'il fallait que je sois patiente parce qu'il voulait me garder un minimum de temps donc c'était deux ou trois heures après la naissance de mes enfants c'est un peu la règle et moi de mon côté je ne pensais qu'à mon bébé il vérifiait aussi à ce moment qu'il n'y ait pas d'hémorragie donc pour ça il appuie assez fort au niveau de l'utérus pour vérifier la quantité des saignements Ce n'est pas très agréable parce qu'on a l'anesthésie qui se dissipe progressivement, donc ce geste devient de plus en plus désagréable au fur et à mesure que le temps s'écoule. Je n'ai jamais eu de complications, donc j'ai pu retourner dans ma chambre deux à trois heures après la naissance de mes enfants. Et à ce moment, c'est la première tétée. C'est je découvre mon bébé, que je le touche, que je le porte vraiment. C'est le moment aussi du pot à pot qui est magique. Bref, c'est des moments que je pourrais vivre éternellement. La première nuit a toujours été très courte, entre le trop plein d'émotions à gérer mais aussi les visites fréquentes du personnel pour s'assurer que tout va bien pour bébé et pour moi-même. C'était pas du tout reposant. Alors, c'est vrai qu'après, je n'étais pas contre les visites à la maternité la journée, mais j'ai toujours quand même essayé de les planifier, de les organiser au mieux pour laisser quand même un temps pour qu'on puisse se reposer et prendre les forces nécessaires pour la nuit à venir, sachant que c'est toujours très aléatoire. Et quoi qu'il arrive avec un nourrisson, les nuits ne sont jamais vraiment très reposantes. Donc, c'est important d'avoir ce temps en journée Lorsqu'on y pense bien, c'est toujours le cas. Les nuits un peu compliquées, puisque j'ai ma dernière qui va avoir neuf mois. Et parfois, elle nous fait encore des nuits un petit peu catastrophiques. Même les plus grands, des fois, s'y mettent encore. Mais après, ça reste à une fréquence bien moins élevée. Donc, c'est quand même différent. Aussi fou que ça puisse paraître, plus j'ai eu de césariennes et plus je me suis remise très rapidement. On le dit, la mobilité favorise le bon rétablissement et franchement, c'est vrai. Pour les premières, j'avais très peur de me tenir droite, de marcher, mais finalement, il n'y a aucun risque et bien au contraire, il faut s'entraîner dans la chambre. Comme ça, on devient plus vite autonome et on peut plus facilement s'occuper de son bébé et ça permet de tisser un lien fort plus rapidement aussi. Et ce lien est très important, surtout si on souhaite allaiter. Et je me souviens, pour mes deux dernières césariennes, d'avoir eu ma montée de lait au deuxième jour. Donc, tout va ensemble, finalement. Et le psychologique, ça joue surtout pour tout dans notre vie, de toute façon. Donc, c'est le cas aussi... Lors d'un accouchement, lors d'une césarienne, lors du postpartum

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Pour les deux premières, je me souviens que lorsque j'essayais de me relever du lit les premiers jours, j'avais l'image d'une tortue qui s'est retournée sur sa carapace et qui est en grande difficulté pour se remettre sur ses pattes. Et franchement, c'était vraiment ça. Et puis à partir de la troisième, vu que j'étais plus dans la possession de mon corps, je n'ai plus jamais ressenti cette sensation. Et heureusement, parce que c'était vraiment quelque chose qui était ultra désagréable. Et quand on rajoute à ça un baby blues... Franchement, c'est crise de larmes obligée. Concrètement, sur toutes mes césariennes confondues, au bout d'une semaine, je me sentais déjà beaucoup mieux. Ça aussi, c'est bien de l'avoir en tête, surtout les premiers jours, parce que ça donne un peu de réconfort et on se dit « bon, ok, là, je ne suis pas très bien, mais la semaine prochaine, ça ira mieux ». J'ai eu une fois une difficulté avec la cicatrice, environ trois semaines après ma quatrième césarienne. C'est toujours la même, c'est toujours la quatrième qui est la plus casse-pied. On m'avait mis des fils résorbables, donc censés partir tout seuls, sauf que ça n'était pas le cas à un endroit et ça m'a fait un abcès qui s'est formé. Donc c'était très douloureux, c'était tout rouge, tout gonflé, c'était très moche. Et je trouve qu'après un accouchement, on est très vulnérable. On a déjà subi assez de choses, donc on n'a plus envie de ressentir quoi que ce soit dans notre corps. Donc c'est quelque chose qui m'avait fait peur, je me souviens, et je me suis demandé ce que c'était. Et ce qui m'angoissait le plus aussi, sur le post-partum, mes enfants... Le petit dernier qui venait de naître, du coup, était encore un nouveau-né. J'allaitais à chaque fois exclusivement et j'avais extrêmement peur d'être séparée d'eux pour quelques raisons. Ça m'était vraiment impensable parce qu'on était dans une fusion on avait vraiment besoin l'un de l'autre. Donc, c'était impensable. Après, par rapport à cet abcès, j'ai pu avoir un rendez-vous très rapidement à la maternité. On m'a retiré les fils qui commençaient à s'infecter. Et quelques jours après, tout est revenu dans l'ordre. Donc, ça montre aussi qu'il ne faut pas rester seul dans son coin avec ses difficultés. Il faut vraiment demander de l'aide. Il ne faut pas hésiter. Et ça permet d'améliorer grandement notre quotidien et notre bien-être. Pour conclure cet épisode, comme j'ai pu l'expliquer au tout début, je n'ai pas vraiment apprécié être enceinte, de façon générale, mais j'ai adoré mes accouchements, même si c'était par césarienne. Mon seul regret, c'est de ne pas avoir connu la perte des os. Je ne sais pas pourquoi, mais c'est quelque chose que je fantasmais énormément. C'est quelque chose que je trouve à la fois angoissant, mais hyper excitant. mais malheureusement, j'ai jamais eu l'occasion de le vivre. Comme je l'ai dit aussi, plus on est préparé, mieux ce sera. Et il existe aussi des cours de préparation à l'accouchement qui sont dédiés à la césarienne. C'est quelque chose qui est très intéressant à suivre, même si l'accouchement par césarienne n'est pas envisagé. Ça permet, même en cas d'urgence, d'avoir en tête le processus et de ne pas être trop déboussolé. Et il faut aussi penser à soi, penser à prendre avec soi la maternité, des choses qui nous font du bien, qui nous mettent dans un bon état d'esprit. Alors personnellement, moi je me souviens que la première douche était toujours un moment particulier et j'anticipais à chaque fois en prenant des produits que je choisissais avec attention, avec une odeur qui m'était très agréable, pour avoir ce moment de confort à la maternité. C'est vraiment quelque chose qui est appréciable. Après ça peut être au niveau de la nourriture, comme on veut, c'est propre à chacune, mais c'est important de penser à soi. Le postpartum est une période de fragilité qui démarre immédiatement après l'accouchement, donc plus on est délicate avec soi-même, plus on vit bien cette phase par laquelle nous passons toutes après l'accouchement, quels qu'ils soient. Merci d'avoir écouté cet épisode. Si celui-ci vous a parlé, fait sourire ou même ému, n'hésitez pas à me le dire. Vous pouvez me retrouver sur les réseaux sociaux Facebook et Instagram sous le nom de 5enfants. Vos messages, vos commentaires sont d'importantes sources de motivation. Je vous encourage aussi à mettre une note à ce podcast et le partager autour de vous puisque ces petits gestes m'aident à le faire grandir. Encore merci et à très vite pour un prochain épisode de 5 enfants tout fou le camp

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