5 enfants tout fout le camp

Ligature des trompes

Elodie Season 1 Episode 13

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Chaque année en France, environ 20 000 femmes font une ligature des trompes.

- En quoi ça consiste exactement ?

- Comment se passe cette intervention ?

- Est-ce douloureux ?

- Quelle est l'efficacité ?

- Est-ce que les règles sont toujours présentes ?

Faites un bond dans le temps avec moi afin de vous expliquer comment ce projet, irréversible, a fait son chemin, dans mon esprit avant d'avoir été concrétisé, le 25 mars 2025, le jour de la naissance de mon cinquième enfant.

Je vous raconte également l'intervention et les suites, notamment les effets secondaires que je constate.

Un page se tourne pour moi, celle de la maternité mais une nouvelle histoire pleine d'aventures, s'écrit pour nous, avec nos 5 enfants.


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Bienvenue sur le podcast « 5 enfants, tout fout le camp ». Je m'appelle Élodie, je suis maman de 5 enfants. La maternité, la parentalité, l'éducation, ce sont des sujets qui me passionnent profondément et c'est justement pour cette raison que j'ai eu l'idée de créer ce podcast. Un espace je partage sans filtre Avec humour et toujours avec bienveillance, mon quotidien de maman, mais pas que. Que vous soyez en essai bébé, enceinte, jeune parent, mamie attentionnée ou papa curieux, tout le monde est le bienvenu. Alors installez-vous confortablement et bienvenue dans 5 enfants, tout fout le camp

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SPEAKER_00

Vous l'avez compris en écoutant l'épisode 12, je me suis fait ligaturer les trompes en mars 2025, en même temps que j'accouchais de ma fille Léandria. Cette intervention n'a pas été faite par conviction, elle s'est plutôt imposée à moi par le personnel médical qui m'a suivie durant 10 années la maternité a fait partie de mon quotidien. Je suis reconnaissante des expériences que j'ai pu vivre, je suis consciente d'avoir la chance que chacune d'entre elles se soit toujours très bien déroulée et c'est justement pour cela que j'ai fait confiance aux recommandations des médecins et notamment de mon obstétricienne. Je vais aborder ce nouveau sujet de la même façon que j'ai abordé la césarienne dans l'épisode 6, c'est-à-dire en décrivant le « avant », le « pendant » et le « après » afin d'avoir une logique dans la narration. C'est parti pour cet épisode qui a fait ressurgir chez moi de nombreuses émotions que j'avais un peu enfouies ces derniers mois, à 20% volontairement par protection et à 80% involontairement par manque de prise de recul face aux journées bien chargées. Ce podcast est un peu une thérapie en quelque sorte. Pour commencer, faisons un bond en arrière. Je n'ai jamais été très à l'aise avec les contraceptifs. Par mal à l'aise, je sous-entends craintive pour ses impacts sur la santé de façon générale. Ça reste mon ressenti et en aucun cas je ne dénigre ou je ne juge les personnes qui en prennent. C'est vraiment un choix qui est personnel. J'ai quand même pris la pilule de mes 15 ans à mes 20 ans environ. Je l'oubliais fréquemment et après avoir été diagnostiquée SOPK, j'ai pris la décision de l'arrêter et de laisser mon corps et mes hormones fonctionner plus naturellement. Depuis ce déclic, je n'ai plus jamais pris un seul moyen de contraception, quel qu'il soit. J'entends déjà certains ou certaines se dire « pas étonnant qu'elle ait eu 8 grossesses en 10 ans ». Après, nous étions ouverts à l'idée d'une famille nombreuse, donc tout était aligné pour nous, et nous étions en accord avec ce mode de vie. Directement à la maternité, comme chaque femme qui accouche, j'avais systématiquement le sujet de la contraception qui revenait. C'est quelque chose que j'entends, c'est normal, on vient d'accoucher, on a un nouveau-né à s'occuper, mais le couple ne s'oublie pas, le désir peut très vite revenir et la fertilité est toujours présente. Pour mes quatre premiers séjours à la maternité, j'écoutais les conseils qu'on me donnait de façon assez détachée. Ma gynécologue, je pense, a fini par percevoir que son discours avait peu d'impact sur moi. J'ai aussi allaité chacun de mes enfants, donc plus ou moins longtemps. Ce n'est pas le sujet ici. Et j'ai eu cette chance de ne pas avoir d'ovulation tant que mon allaitement était présent. j'avais du coup pas mes règles, tout ça, j'arrivais quand même à voir que mon corps était un petit peu en off sur tous mes cycles. J'ai donc bénéficié d'une contraception naturelle pendant quelques temps après chaque accouchement, mais encore, je ne suis pas un exemple, puisque ça n'est pas une généralité, et certaines femmes ovulent tout de même en allaitant. Une grossesse peut alors survenir même à cette étape du postpartum, c'est Et j'en ai connu dans mon entourage. Donc, il faut vraiment être méfiante. Et ce n'est pas une science exacte. De notre côté, on avait vraiment cette notion en tête. Mais comme je l'ai dit tout à l'heure, on était OK sur ce qui pouvait se passer. Ensuite, dès que je stoppais mon allaitement, mon ovulation... et mon cycle reprenait systématiquement le mois suivant. C'est on voit que le corps est une véritable machine, et bien souvent, je retombe enceinte peu de temps après. Finalement, c'était quand même une bénédiction quand on souhaite des enfants, et qui plus est, une famille nombreuse. Toutefois, une ombre est venue se greffer dans ce tableau. Comme indiqué dans l'épisode 6, J'ai accouché uniquement par césarienne. Ça signifie que mon corps a subi cinq césariennes, ce qui n'est pas rien. Donc aussi, il n'y a pas de généralité. Certaines en ont bien plus, certaines en ont moins. j'ai accouché, je me souviens que le maximum était de six césariennes, si mes souvenirs sont bons. Ça dépend de l'usure de l'utérus, de la capacité à encaisser cet acte. C'est vraiment propre à chaque femme et c'est vraiment au cas par cas. Me concernant, les médecins étaient formels et je courais déjà un gros risque avec cette cinquième césarienne. Donc, il fallait me rendre à l'évidence et savoir être raisonnable. Dès le premier rendez-vous de suivi de grossesse, mon obstétricienne m'a parlé de la ligature des trompes. Alors, que signifie ce terme qui semble très austère, je trouve, d'un premier point de vue

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SPEAKER_00

Selon le site Médecins Directs, la ligature des trompes est une méthode de stérilisation à visée contraceptive chez la femme. Cette contraception définitive doit être considérée comme irréversible, supprimant ainsi toute capacité pour une femme de procréer. La ligature des trompes implique une réflexion importante. En 10 ans, le nombre de ligatures a été divisé par deux, passant de 45 000 en 2013 à 20 000 en 2023. Il y a trois techniques. La première, c'est en sectionnant les trompes. la deuxième en les électrocoagulant et la troisième en les pinçant avec un anneau ou un clip. Cela se fait par colioscopie, par ouverture de l'abdomen ou par incision au-dessus du pubis ou au fond du vagin. Lors de ce premier rendez-vous, j'étais quand même assez perplexe et comme à mon habitude, j'ai pris son discours un peu à la légère et je me suis dit que j'avais bien le temps d'y réfléchir. Lors du second rendez-vous de grossesse, sachant que j'avais tous mes suivis qui étaient faits avec elle, donc ça faisait à peu près 8 ou 9 rendez-vous, elle m'a de nouveau parlé de la ligature des trompes et m'a demandé si nous en avions discuté avec Julien. Donc là, j'ai compris que c'était un sujet vraiment important auquel je devais sérieusement réfléchir. Son discours était vraiment très formel, voire alarmiste. J'ai posé plusieurs questions. savoir déjà comment ça allait se passer dans mon cas. Elle m'a expliqué que c'était « simplifié » puisque j'allais avoir une césarienne dans quelques mois. Après, il était quand même envisageable pour elle qu'on ne cumule pas les deux si c'était difficile psychologiquement. Et dans ces cas-là, après l'accouchement, je devais prendre un rendez-vous quelques semaines après pour prévoir une intervention pour la ligature. » Ça se passait au bloc, en ambulatoire, sous anesthésie générale. Donc cette deuxième option, pour moi, était impensable, puisque en suite de couche, en postpartum, ça m'est impensable de retourner au bloc, sauf vraiment s'il y a une urgence qui est non prévue. Mais dans ce contexte, non, ce n'était pas possible pour moi. Je trouve que notre corps, il subit assez pendant la grossesse, pendant l'accouchement, et c'est vraiment un temps que je souhaite consacrer J'ai également demandé quelle était l'efficacité. Donc là, elle m'a expliqué que c'était extrêmement fiable et selon les techniques, ça l'est d'autant plus. Elle a poursuivi en m'expliquant que lors d'une grossesse et d'une césarienne, il valait mieux privilégier le retrait des trompes parce que souvent, elles sont gonflées par la grossesse. Et les autres techniques que j'ai légèrement citées tout à l'heure, Elles peuvent être moins sûres une fois que le corps revient à un fonctionnement normal, si je puis dire. Dans les autres questions que j'ai pu poser, je m'inquiétais aussi de savoir si c'était quelque chose qui était douloureux. Donc le fait que ce soit en même temps que la césarienne, ça simplifie la gestion de la douleur puisque tout est réuni. En dehors de ce contexte, de toute façon, il y a un arrêt de quelques jours qui est donné pour se remettre et il y a aussi des antidouleurs. Et enfin, dans les questions, je me souviens qu'ils me travaillaient, c'était de savoir si on avait toujours ces règles. Donc là, la réponse était oui. Les règles sont toujours présentes puisque l'ovulation se fait toujours. Celle-ci vient simplement se nicher ailleurs et mourir ailleurs que dans les trompes. Mais le cycle reste normal et tout se passe comme d'habitude dans notre corps. Donc là, je suis sortie de ce deuxième rendez-vous de grossesse un peu troublée avec beaucoup trop d'informations pour mon esprit de femme enceinte. J'en ai parlé à Julien qui n'était pas forcément très emballé par cette idée. Et c'est marrant parce que mon obstétricienne le connaît et elle s'en doutait. Elle savait un peu la réaction qu'il allait avoir et je crois qu'elle était un peu désespérée à cause de tout ça. C'est vrai que pour lui, on ne sait pas de quoi demain sera fait. Donc certes, on... On pense être au complet avec cinq enfants, mais ils me demandaient pourquoi prendre les devants de façon aussi radicale sur notre destin finalement. Et pour ma part, c'est vrai que j'étais quand même séduite par ce côté contraceptif naturel et efficace. Je me suis dit que c'était vraiment l'opportunité à prendre en compte pour avoir cette sérénité pour les années à venir. Cinq enfants, c'est vrai que c'est quelque chose qui est magnifique. C'est un cadeau de la vie. On le vit bien, on est heureux. Nos enfants sont épanouis et je partais du principe qu'une page pouvait peut-être se tourner pour laisser place à une nouvelle histoire. Avec Julien, on a longuement échangé. On a débattu, parfois presque à se prendre la tête l'un et l'autre. C'était probablement l'une des étapes par lesquelles nous devions passer pour mûrir cette idée. C'est important d'extérioriser, de verbaliser toutes ces pensées pour ne pas avoir de non-dit. Alors, je vais divaguer un petit peu, mais je fonctionne comme cela avec mes enfants lorsqu'ils font des cauchemars, par exemple. Je leur enseigne cette façon de penser qui est valable pour pour beaucoup de choses dans la vie. Il faut dire ce qu'on a sur le cœur, comme ça, ça aide à chasser les mauvaises pensées, les cauchemars et autres, et on vit mieux et on appréhende mieux les choses. Pour revenir à la ligature des trompes, le sujet était abordé chaque mois en rendez-vous jusqu'au dernier. qui était en... Pour revenir à la ligature des trompes, le sujet était abordé chaque mois en rendez-vous jusqu'au dernier qui était quelques jours avant la césarienne. J'avais eu le temps du coup de me faire à l'idée et j'étais partante. Sauf que là, la veille de la césarienne, retournement de situation et je me mets à douter. J'ai peur. Je me dis que je vais faire une énorme connerie si je fais cette intervention. Et je sais que Julien me suivra dans l'une ou l'autre décision. J'en parle à l'une de mes grandes copines qui se reconnaîtra. On en discute longuement toutes les deux. Elle ne se prononce pas, mais elle est une oreille attentive et... elle me pousse à m'interroger. Donc là, je me couche ce soir-là avec l'idée que le lendemain, j'exprimerai mon refus de me faire ligaturer les trompes et puis tant pis. Je me sentais presque rassurée et légère. Le jour J, je me lève Et là, je suis un peu moins confiante et puis je suis encore plus perdue que la veille. Donc là, je me dis que ça promet vraiment pour la césarienne à venir dans quelques heures. Lorsque je suis au bloc, j'ai la gynécologue et son équipe qui arrivent et le sujet de la ligature est forcément dans les conversations de tout le monde. Et je pense aussi que mon hésitation se fait ressentir. Donc là, il m'explique cash que si une autre grossesse apparaît plus tard... je ne pourrais pas me faire suivre dans cette clinique. Il faut savoir que deux semaines plus tôt, lors du rendez-vous avec l'anesthésiste qui est obligatoire dans le cadre d'une grossesse, ça avait été un petit peu tendu et mon cas avait fait débat parce que cet anesthésiste que j'avais rencontré avait jugé lors du rendez-vous que j'aurais accoucher dans un hôpital plus équipé Et mon obstétricienne a finalement défendu mon dossier et elle a conclu que j'accoucherais bel et bien à l'endroit prévu. Donc ça avait mis quand même un petit coup de stress à quelques jours de la césarienne. Donc pour revenir au bloc, pendant que la césarienne se prépare, on me dit que c'est un risque énorme que je prends pour moi et pour ma vie de famille si une sixième grossesse apparaît. Et là, c'est l'argument qui pèse le plus dans la balance. Mes enfants sont mon moteur. Ma raison de me battre est d'avoir envie de rester en vie le plus longtemps possible pour les protéger, les voir grandir, les voir évoluer, les entendre, les aimer tout simplement. Après des doutes, Après une envie de me rétracter, j'ai compris sur cette table du bloc opératoire la décision que je devais prendre. Aussi, j'ai, le jour de ma cinquième césarienne, exprimé clairement ma volonté d'aller au bout de cette démarche. Julien est entré ensuite pour me rejoindre. Et je lui ai fait part de la conversation que je venais d'avoir avec l'équipe médicale. Et je lui ai fait promettre une chose. Ne jamais me faire culpabiliser. Ne jamais me faire de sous-entendus sur une éventuelle autre grossesse qui aurait pu être merveilleuse. Non. Non et non, je ne voulais rien de tout ça parce que je prenais cette décision à contre-cœur et je le faisais pour nos enfants, pour notre couple, pour ma santé et pour ma vie. L'intervention a été faite sereinement. Mon attention était focalisée sur l'accueil de mon bébé et la joie que cela me procurait. Et lier les deux interventions était pour ma part la meilleure des choses. Les suites d'interventions étaient également sans complications. Pareil, si vous voulez plus de détails sur tout ça, j'en parle lors de l'épisode 6 sur les césariennes. À la maternité, il y avait beaucoup de passages de personnel soignant, comme... Pour chaque césarienne, chaque accouchement, on a du monde qui vient de nous voir. Et c'est vrai que cinq enfants, cinq césariennes, c'est quelque chose qui n'est pas forcément très commun. Alors j'avais le droit systématiquement à des petits mots bienveillants, agréables. Et j'expliquais que je venais de faire une ligature des trompes. Et je répétais à chaque fois que c'était la plus sage décision possible. de ma vie que je venais de prendre parce que vu comment j'avais bien vécu cette dernière césarienne et vu comment j'aimais profondément la maternité et les enfants, j'aurais fait ce petit sixième et Julien aurait été partant aussi. J'ai laissé ces paroles à la maternité. C'était un peu comme si le fait de le dire tout fort venait donner un peu de concret à ce désir qui ne serait jamais une réalité. J'entamais quelque part mon travail de deuil ce jour-là en laissant une petite partie de moi. J'ai allaité Léandréa jusqu'à ses trois mois. Pendant ce laps de temps, je n'ai ressenti aucun changement particulier. La consultation médicale post-natale est à effectuer entre six à huit semaines après l'accouchement. C'est dommage je trouve parce que ce n'est pas suffisamment éloigné pour vraiment échanger sur les effets de la ligature des trompes. A 4 mois, j'ai eu mon retour de couche et c'est à partir de que j'ai pu déceler les changements et les impacts sur mon corps. Donc concrètement, encore maintenant, j'ai de grosses douleurs lors de l'ovulation, avant et après. C'est des douleurs qui sont plus fortes que les règles. Au départ, les tout premiers temps, je pensais que j'avais à nouveau des kystes et que j'avais peut-être une rupture d'un d'entre eux tellement que ça me tordait à l'intérieur. Mais au fil des cycles, j'ai compris que je ressentais tout ça dans un timing bien précis et que c'était systématique lors de la phase ovulatoire. Ces douleurs s'accompagnent de pertes de sang qui sont quand même non négligeables. C'est un peu comme lors d'une journée de règles peu abondante. Et je sens vraiment que mon corps produit un effort à évacuer l'ovule. C'est franchement pénible et je pense qu'il va quand même falloir que je consulte pour discuter de ce symptôme qui est quand même persistant et pas très sympa. Après, je n'ai pas d'inquiétude parce que j'imagine que c'est probablement l'un des effets secondaires, mais c'est quelque chose dont on ne m'avait pas parlé. Donc, je vous le dis, si vous êtes ou si vous allez être concerné pour ne pas avoir de surprise. Après, ça reste mon cas, donc il n'y a pas de généralité. Chacune ressent les choses différemment. Pour ma part, les règles sont effectivement bien présentes. 14 jours après l'ovulation. Elles ne sont pas douloureuses, mais par contre, elles sont beaucoup plus abondantes. Une très bonne protection est indispensable. Je n'ai pas l'habitude de trop penser à ça. J'ai toujours plein de choses pour les enfants. Je pense à leurs affaires, à tout ce qu'on veut, mais c'est vrai que je ne pense pas forcément à moi. J'ai eu une péripétie récemment. On était partis au parc et là, mes règles sont arrivées plus tôt que prévu ou alors j'avais mal estimé les jours et c'était franchement une galère. Donc maintenant, il va vraiment falloir que je m'habitue à penser aussi à voir ce qu'il faut pour moi. C'est l'organisation. Ce sont les deux principaux changements que je ressens. Après, sinon... Sinon, rien d'autre à signaler. Côté moral, comme j'expliquais précédemment, lorsque je prends une décision, je l'assume entièrement. C'est dans ma personnalité, je ne veux pas avoir de regrets, de quoi que ce soit, donc ce qui est fait est fait. Alors bien sûr, j'éprouve beaucoup de nostalgie en voyant ma dernière grandir jour après jour. L'avoir soufflé sa première bougie m'a forcément fait un gros pincement au cœur, mais c'est le cas pour chaque parent, je pense. Pour conclure, c'est un sujet tabou, mais je souhaitais l'aborder parce qu'il fait désormais partie de mon histoire. Je n'ai pas honte. On en a parlé rapidement avec les enfants, principalement notre aîné, qui aurait aimé avoir dix frères et sœurs, vraiment. Mais aussi avec les plus petits. On leur a expliqué que ce n'était plus possible d'agrandir la famille. Un peu de dérision, parfois, ça ne fait pas de mal. Et avec les enfants, il en faut une bonne dose. C'est assez anecdotique et atypique, mais on a notre petite chatte Ouna, qui est une petite bingale que je mets parfois sur les réseaux. Elle a été stérilisée quasiment en même temps que moi, après trois portées de chatons, en une petite année seulement. Ça aussi, c'était quelque chose dans notre vie. Et ça a bien fait rire Diego et j'ai eu le droit à pas mal de moqueries. La stérilité d'une femme est parfois confondue avec la féminité

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Je n'ai pas de complexe. Je me sens féminine à 100%. Bon. Sauf en période de rush j'ai du mal à me coiffer, me brosser les dents. Mais sinon, aucun problème avec ça. Non, plus sérieusement, je me sens femme. Je me sens en pleine possession de mon corps. J'ai un contrôle sur ma vie. Et j'ai cette sensation de savoir je vais Encore plus qu'avant. Et ce que je sais, c'est que j'ai encore plus envie de chérir mes cinq trésors qui m'ont créé des instants de vie complètement incroyables. L'avant-grossesse était magique, mais ça, on s'en rend compte après. Les essais bébés, c'est vraiment... très excitant à vivre. La grossesse, c'était... une étape qui était hors du temps. Porter la vie, sentir un être en soi, c'était quelque chose qui était magique. Chaque accouchement était une explosion sensorielle et désormais nous poursuivons notre aventure à sept. Et ça, ça s'annonce aussi plein de rebondissements. Après, on ne m'enlèvera pas cette faculté à idolâtrer la parentalité et je m'interroge sur l'adoption. Dans un avenir plutôt lointain, puisque notre dernier a tout juste un an comme je l'expliquais, mais je ne suis pas du tout fermée à cette idée, bien au contraire. Merci d'avoir écouté cet épisode. N'hésitez pas à me suivre ou me laisser un message sur ma page Instagram ou Facebook. A très vite pour un prochain épisode de 5 enfants tout fou le camp

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