LE NID : Podcast Foi & Famille | NV Parents

Épisode 8: Relations entre frères et sœurs: alchimie ou explosion?

Église Nouvelle Vie

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La fratrie, cette équation parfois difficile à résoudre.... Faut-il intervenir dans la relation? Comment créer un lien fort entre eux? Est-ce que le rôle de l'aîné est différent du petit dernier? Tant de questions qu'on va se poser ensemble dans l'épisode d'aujourd'hui. Que tu aies 1 ou 22 enfants, cette discussion est pour toi!

SPEAKER_01

Bienvenue au podcast Leni, un espace de discussion entre parents pour élever des enfants attachés à Dieu. Ici, on échange sans filtre, sans pression et avec autodérision sur la dure mais belle réalité d'être parent chrétien dans le monde d'aujourd'hui. Alors mets-toi à l'aise, attrape ton café tiède et joins-toi à nous pour une petite pause entre parents. Bien le bonjour à tous, re-bienvenue dans un autre épisode du podcast Lully. Coucou, je suis avec mes amis Antoine, Maxime et Laura. Yes, mes amis. Aujourd'hui, c'est un grand sujet. Je vais commencer avec deux anecdotes et puis je vous dirai de quoi on va parler, n'est-ce pas? Oh, mystère! Ma première anecdote se passe un beau jeudi après-midi sous le soleil chaud d'Haïti. Je vous fais rêver. Ah oui, définitivement. Je vous fais voyager, oui. J'étais avec ma sœur qui est un an et cinq jours mon aîné. Et puis, on venait de regarder le film Mary Poppins. Donc, pour ceux qui ne connaissent pas, je vous ai dit, je vous fais voyager. Tu vois je vais? Déjà? On a déjà été en voyage. Alors donc, après avoir visionné ce film, ma soeur, ma grande soeur a eu la bonne idée qu'on voulait faire comme Mary Poppins, n'est-ce pas? Et elle me dit... Et en sauter un petit toit avec des parapluies. Exactement. C'est ça? Oui.

SPEAKER_03

C'est ça la page Pourquoi tu dis mon mot? C'était une joke. C'est pas possible.

SPEAKER_00

Je m'excuse. Finis ton histoire. Super

SPEAKER_02

drôle. Attends, je vais l'entendre. Ça se peut pas. Vous avez fait

SPEAKER_01

ça. Attends. Maxime, t'es patiente, mesdames et messieurs. Je t'écoute. Elle me dit, elle a déjà fait tout le plan. Elle me dit, d'accord, toi, tu vas sur le toit. Voici un parapluie. Il est noir, donc, obviously, ça va fonctionner comme Mary Poppins, son parapluie. plus, elle était noire. Et là, c'est toi qui sautes, elle, elle ne saute pas. Exactement. Elle est en bas pour voir comment ça va se passer, pour voir l'atterrissage. Et puis, je vous rappelle, on avait quoi, 5 ans, je pense? Ça me fait penser à mes jumeaux, ça. Oh là! Bref! Et puis, voilà. J'espère qu'ils n'écoutent pas, présentement, pour prendre l'idée. Non, j'espère que non. Et c'est grâce à la dame de maison qui passait par là, qui a fait un de ces cris, qui a dit « Mais qu'est-ce que tu fais en haut? » Bref, elle m'a fait descendre. On n'a donc pas pu faire comme Marie-Claude. T'as pas sauté. Non, parce que sinon, je ne serais pas pour raconter l'histoire. N'est-ce pas? J'aurais peut-être quelques membres à moins. Mais c'est typique grande soeur. J'ai une idée. Non, non, t'as pas d'idée, attends. Ma deuxième anecdote, c'est j'étais à table un lundi soir, cette fois, non pas un jeudi. Un lundi soir de

SPEAKER_00

semaine... C'est très précis pour les

SPEAKER_01

jours quand même. Oui, mais ça ne veut absolument rien dire,

SPEAKER_00

je te

SPEAKER_01

confirme. Un lundi soir, on soupait à table tous et puis... Ma mère, elle avait fait, je vous le rappelle, je vous le confirme, je suis haïtienne. Ma mère, elle a fait du riz sauce poids. C'est du riz avec sauce poids. Bon, voilà.

SPEAKER_00

Du riz avec une sauce au poids. On enlève quelques mots. Ça fait

SPEAKER_01

riz sauce poids. Et puis, je crois, je ne m'en souviens pas, par contre, si c'était des saucisses bien cuites ou si c'était... Ça fait beaucoup de S, ça. Si c'était des saucisses ou des cuisses de poulet. Bref, j'avais mangé tout mon riz et les ma viande pour la fin, pour vraiment bien savourer ta

SPEAKER_00

viande. Exactement, savourer. Mais il n'y a pas

SPEAKER_01

la fin, toujours. Exact. Donc, je me suis dit, avant ça, je vais me chercher un petit verre d'eau tranquille. Oh non. Oui. Mais je ne vous l'ai pas dit dans l'histoire, j'étais assis, je vous l'ai dit, oui, à côté de mon grand frère.

SPEAKER_00

Non,

SPEAKER_01

tu ne l'as pas dit, mais maintenant, on le sait. C'était un lundi soir. Exactement. J'étais assis à côté de mon grand frère. Tu avais un parapluie et qui sautait du tour. Non, ce n'est pas la même histoire. On t'en suit, s'il te plaît. Désolé. Il faut qu'on enchaîne. OK, il était piqué. Et puis, ben voilà, en retour de mon... Maxime, je te demandais de couper ton micro. Je ne voudrais jamais voir un film avec toi.

UNKNOWN

On est en enregistrement, là. Pardon.

SPEAKER_01

On dirait les petits devant les films.

UNKNOWN

Et là, il va faire ça.

SPEAKER_01

À qui on lance le popcorn

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Maxime. Donc, voilà, à mon retour, mon assiette, il ne restait plus de viande parce que mon frère, il l'avait mangée et il rigolait sa vie. J'étais fâchée, mais... Je ne peux même pas expliquer comment tout mon être secouait de frustration. Alors donc, oui, vous avez bien deviné notre sujet du jour. On va donc parler de comment choisir son melon d'eau, n'est-ce pas, puisque la saison

SPEAKER_03

arrive. Je n'étais

SPEAKER_01

pas loin. Mais non, ce n'est pas ça. Pas du tout, non. Je vous ai fait rire. Je ne l'ai

SPEAKER_04

même

SPEAKER_01

pas dit. C'est quoi, Maxime? Merci, Maxime. Aimerais-tu éclairer nos auditeurs, Maxime, sur quel sujet? Est-ce qu'on va parler des fratries? exactement Maxime merci de nous pointer à la bonne direction donc qui dit fratrie dit bien évidemment des blagues et des faux rires des traumatismes et bien sûr la thérapie n'est-ce pas donc parlant de thérapie je vous lance la balle comme ça est-ce que vous avez oui Laura l'a attrapé dans l'air est-ce que vous avez des bons souvenirs ou des traumatismes ou c'est votre moment d'en parler maintenant thérapie

SPEAKER_02

de groupe et le garder moi j'ai un traumatisme quand je voulais utiliser mon grand-père frère qui a 22 mois d'écart avec moi. Attends, utiliser ton grand frère, j'ai pas fini mon histoire. Maxime, c'est pas possible

UNKNOWN

!

SPEAKER_01

Tu peux te taire

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

En tout cas, le droit d'expression dans ce podcast. Elle est troisième, je crois, mais l'enfant du lieu. Je vous en parle dans quelques instants.

SPEAKER_02

Par exemple, si je voulais obtenir quelque chose de mes parents, je disais, tiens, je vais envoyer mon grand frère. Donc je disais à mon frère, va demander des bonbons à maman. Et lui, tout ce qu'il faisait, il se retournait, il criait, maman, Laura, elle veut des bonbons

UNKNOWN

!

SPEAKER_02

Donc voilà. Ça ne sert à rien. Ça ne sert à rien. Il n'était pas dans ton camp. Non, non, non. OK. Moi, j'ai aussi des traumatismes. Moi, je suis la troisième d'une fratrie de cinq. Ce n'est pas vrai. Je suis l'enfant milieu, la viande au milieu de la sandwich. Le vrai milieu. Le vrai milieu. Donc, j'ai vécu beaucoup, surtout de mon grand frère et de ma grande sœur, d'intimidation. Oh là! Non, mais c'est des blagues. Mais tu sais, mon frère, il m'a bandé les yeux en me disant « Allez, on va jouer. Je te fais sentir quelque chose. Devine ce que c'est. » Il m'a fait sentir plein d'aliments jusqu'à ce que finalement, il me fasse sentir le poivre et que ça me rentre dans le nez. Laissez-moi vous dire que du poivre noir dans les poils de nez, ça chauffe. S'il vous plaît. Il s'est caché en dessous de mon lit avec une cagoule. Je pense que mon frère, il a tout fait. Ma soeur, elle s'amusait aussi un petit peu plus subtilement à la fille. Plus par en arrière, mais quand même. Par contre, j'ai aimé être en troisième position parce que tu es l'enfant du milieu, donc tu fais un peu partie des grands. Tu fais aussi partie des petits, donc tu peux être un grand quand ça te tente d'être un grand. Tu peux être un petit quand ça te tente d'être un petit. Ah ouais, tu changes de chapeau comme ça. Tu peux changer de chapeau. Toutefois, tu n'es jamais vraiment un grand, puis tu n'es jamais vraiment un petit. Donc,

SPEAKER_01

il y a aussi le revers de la médaille. On ne te demande jamais vraiment ton avis non plus.

SPEAKER_00

Exact.

SPEAKER_02

Du coup. Exact.

SPEAKER_00

On peut t'oublier aussi. Oh, ça va, Anto, ça va. Ah oui, c'est mon thérapie. Vas-y, Anto. Parle-nous. Moi, j'ai une grande sœur. OK. Et du coup, je parle à tous les auditeurs qui ont connu la tristesse et tout le malheur que ça peut avoir d'avoir une grande soeur. On a

SPEAKER_02

envoyé

SPEAKER_00

l'épisode. Force à sa grande soeur. Et je l'aime quand même. Pour de vrai, en vrai, elle ne m'a pas réellement traumatisé. Je pense que c'est plus l'inverse. Plus l'inverse. Mais je me rappelle quand même que ma soeur, elle avait pour mission de me garder quand on était petit parce que mes parents partaient au travail et tout ça, surtout pendant les vacances. Elle a trois ans de plus que moi. Ah, super. Je me rappelle qu'elle me réveillait le matin, elle me donnait mon petit déjeuner et qu'elle me mettait à la porte. J'étais à l'île de la Réunion, il fait super beau toute l'année, donc c'est

SPEAKER_04

chill.

SPEAKER_00

Et après, elle m'appelait pour manger. Anthony, viens manger. Je venais manger et après elle me dit, allez maintenant tu ressors. Et du coup, j'étais dehors toute la journée. Et après, je revenais à 17h quand mon père rentrait du travail. Parce qu'elle est toujours d'ailleurs, je t'aime ma sœur, mais je sais que c'est comme ça, c'est quelqu'un qui est très maniaque. Et elle faisait déjà très tôt le ménage et elle ne voulait pas que je réalise la maison.

SPEAKER_02

Donc du coup, dehors. Wow.

SPEAKER_00

Donc

SPEAKER_02

voilà, c'est ça. Et là, elle va

SPEAKER_00

le faire. Mais après, c'est cool. C'est quand même pas faux. C'est pour ça que t'es

SPEAKER_01

aussi bronzé. Ouais, c'est wow. Pour ceux qui ne le voient pas. Anthony n'est pas

SPEAKER_00

bronzé. Le bronzé ici, c'est

SPEAKER_01

moi. Bref. Mais bon. Est-ce que vous saviez, vous, que la place de la fratrie, excusez-moi, ça ne détermine pas votre caractère?

UNKNOWN

Non?

SPEAKER_01

Elle pourrait aussi influencer le type de personne qui vous attire. Puis, pendant que je préparais mon... cet épisode, j'ai... Je me suis servi des réseaux sociaux, qui n'est pas super fiable, mais bon, bref. Et puis, ce qu'il disait, que dans l'ordre des naissances, soit les aînés, cadets, benjamins ou enfants uniques, ça jouerait un rôle décisif dans la dynamique renationnelle qu'on a. Moi, j'ajouterais même que ça peut être, ça peut jouer, ça peut jouer, voyons, pardon, ça peut même jouer sur la vision qu'on a de la vie. C'est une théorie à prendre ou à laisser. Vous en

SPEAKER_02

dites quoi? Moi, j'y crois. On voit souvent des... Moi, mon mari, il y a cette théorie que des aînés de famille vont souvent marier des aînés de famille. C'est souvent des gens qui ont été tout seuls plus longtemps, qui aiment la tranquillité, puis là, ils vont se trouver quelqu'un qui fit un peu avec ça. Moi, je suis une troisième de famille. J'ai marié un troisième de famille aussi de cinq. Providence ou hasard. Une deuxième,

SPEAKER_03

j'ai épousé en premier. Je

SPEAKER_02

fais jamais comme ça. Non, mais je pense qu'il y a certains traits de personnalité personnalités qui se forgent peut-être à travers notre position

SPEAKER_01

dans la famille. Absolument, puis même dans l'amitié, je vous invite à y penser, même vous, puis à la maison, toi qui m'écoutes, à y penser à vos amis aussi, puis les gens qui vous entourent, c'est fou quand

SPEAKER_02

même. Est-ce que c'est inné? Parce que moi, je suis une deuxième dans ma famille, je suis adoptée, mais du coup, biologiquement, j'étais une première et je me considère beaucoup dans mon caractère et dans ma façon d'être comme une aînée. Et dans ma fratrie, ça s'est ressenti aussi. C'est très posé, très sage et tout. Mon frère est un petit peu plus ballon, là. Du coup, je me demande, est-ce que c'est inné ou est-ce que c'est comment t'es élevé? Mais aussi, moi, je pense que toi, t'es une fille. Je pense que quand l'aîné est un gars... Puis qu'après ça, vient une fille. Surtout s'il y a... En tout cas, moi, dans le cas de ma famille, celle dans laquelle j'ai grandi, l'aîné est un gars, mais ensuite, on est quatre filles. Puis l'aîné des filles a quand même des traits d'aîné. Donc peut-être que parce que t'étais une fille... J'ai épousé un aîné aussi. En premier, bien sage. Mais ça change. Je ne veux pas que tu sois un

SPEAKER_00

gars et une fille, je pense. Un mystère. Un petit peu moins de réflexion.

SPEAKER_02

C'est intéressant, en tout cas.

SPEAKER_00

Tu dis? Non, c'est intéressant. parce qu'en fait tu l'as dit et en fait j'ai réalisé que je regardais dans mon entourage et les amis proches à moi ma femme c'est la dernière de sa famille je suis le dernier et des amis à moi sont comme l'aîné à marier

SPEAKER_02

l'aîné

SPEAKER_00

c'est drôle c'est intéressant quand même parce qu'on n'y pense pas on n'y pense pas mais

SPEAKER_02

ouais ben c'est vrai tu sais tu disais que t'as pris ça sur les réseaux sociaux mais on voit beaucoup de real le premier de famille

SPEAKER_01

le middle child le stéréotype de l'enfant du milieu oui on va en reparler tout à l'heure bonne pote ou mon pote Maxime C'est pas possible. Petit moment de réflexion aussi. Comment vous pensez que la fratrie vous a modelé, vous, en tant que personne? Ce que je veux dire par là, c'est, est-ce qu'il y a des choses que vous avez apprises, justement, à cause, tu sais, dans la fratrie dans laquelle vous êtes? Si moi, je veux donner un exemple de ce que je veux vous parler. Moi, je suis 5 de 5, puis ce que j'ai appris de ma fratrie, bien, c'est ça, c'est, il y a de l'entraide, beaucoup d'amour incroyable, conditionnel, puis c'est comme un cercle aussi de protection. Qu'est-ce que vous en dites, vous

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Qu'est-ce que tu as appris,

SPEAKER_02

toi

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Nous, c'était très ambivalent parce qu'à la maison, on ne se supportait pas. Dès que mes parents fermaient la porte et ils partaient, on se tapait dessus. Mais à l'extérieur de la maison, par contre, je ne touchais pas à mon frère. Je le défendais et tout ça. Lui était un peu plus passif, mais je n'avais peut-être pas besoin qu'on me

SPEAKER_00

défende. Unidirectionnel. Il y a quelqu'un qui se fait frapper. C'est qui

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

C'est Laura

UNKNOWN

? C'est bon. Vas-y.

SPEAKER_02

Mais oui, à l'extérieur, si on était invité chez des gens et tout, on était unis, puis on était frères et sœurs, mais à l'intérieur de la maison, il n'y avait plus rien.

SPEAKER_01

Wow. C'est peut-être parce que vous êtes dans le cocon, tu sais. On

SPEAKER_02

n'avait pas besoin, je ne sais pas. Mais comme quoi, la fratrie était là, puisqu'à l'extérieur, on la vivait sans force. Exactement, oui, c'est fort. Mais c'est sûr que ça dépend de, tu sais, je pense que le rôle des parents, la façon dont les parents interviennent va quand même avoir un grand impact aussi sur la fratrie. Mais moi, dans mon cas je pense que le fait d'être une famille nombreuse aussi on était tissés très serrés très proches ça m'a donné envie à mon tour quand j'étais maman d'avoir une famille nombreuse d'avoir beaucoup d'enfants puis de vraiment semer dans la vie de mes enfants qu'ils sont une équipe puis que c'est important les liens qu'ils ont ensemble puis on veut qu'ils soient tissés serrés on veut qu'ils se protègent on veut qu'ils restent proches que quand nous on sera plus mais eux vont être encore les uns pour les autres exactement Donc, oui, ça a eu cet impact-là, je

SPEAKER_00

dirais. Moi, c'est un peu comme Laura, dans le sens on n'était que deux. J'avais une grande sœur et moi, j'étais le petit frère. On avait vraiment la relation typique de chien et chat, comme on dit. On se battait, on se disputait tout le temps, mais il y avait beaucoup d'amour aussi. En fait, ça, il y a une certaine complicité aussi qu'on avait dans les... Tu sais, quand il fallait faire des bêtises, on arrivait très bien à s'hyper pour les parents et tout ça. Mais je trouve que nos relations, notre relation à elle et moi C'est important. Ça a beaucoup changé en fonction de l'âge. Vraiment. Quand

SPEAKER_02

j'étais petite, je regardais mon frère. Je voulais faire tout comme lui. Je ne comprenais pas que je n'étais pas un garçon. Je voulais vraiment faire tout comme lui, le suivre avec tous ses amis.

SPEAKER_04

On m'a dit

SPEAKER_02

que

SPEAKER_04

ça ne

SPEAKER_02

marcherait pas. Mais oui, ça évolue. Il y a la maturité. Moi, c'est plutôt le contraire. Je me souviens, c'est sûr, nous, on était quatre filles. À l'adolescence, des fois, on s'arrachait un peu les cheveux. Mais avec la maturité, maintenant, on On est très proches, mes soeurs et moi. On est

SPEAKER_00

vraiment des amis. Moi, c'est devenu ma confidente. On s'appelle souvent et tout ça. On est très proches. Mais je n'aurais jamais pensé ça en étant enfant. Mais après, arrivé à l'adolescence, ça a commencé. On a vraiment vite appris à se soutenir l'un et l'autre. Ça,

SPEAKER_02

c'est cool. J'ai appris ça. C'est beau. Moi, c'est une des choses que je préfère quand je suis à la maison. Je saisis de loin des petits moments j'entends mes enfants qui ont des moments de complicité, qui partagent quelque chose ou qui sont

SPEAKER_01

crampés ensemble. Ah, j'aime ces moments! J'aime ces moments de parents. Oui. Bien, tu l'as un peu effleuré, parce que ce que je voulais vous demander aussi, c'est est-ce que, justement, ce que tu as vécu, est-ce que ça a été déterminant pour, exemple, le nombre d'enfants que tu aurais voulu avoir ou bien que tu as maintenant? Parce que moi, tu vois, toi, comme je dis, tu l'as effleuré, vous êtes cinq, moi aussi, on est cinq, puis ça a toujours été, ah, moi aussi, je vais avoir cinq enfants, comme... comme ma mère mais aussi je voulais je crois ben c'est ça recréer ce que moi j'ai vécu parce que j'ai l'impression non pas j'ai l'impression j'ai grandi comme étant protégée parce que je suis la dernière pas nécessairement que je suis chouchou ou quoi que ce soit mais c'est juste du fait que qu'on était cinq je me sentais vraiment dans un petit cocon puis j'espère aussi que mes enfants ils vont être d'eux-mêmes aussi qui vont vivre la même chose différemment évidemment

SPEAKER_02

La première fois que j'ai entendu ta question, je me disais que j'avais un seul enfant. Mais avec le recul, j'ai toujours voulu trois enfants ou quatre. Je me disais que quand tu es deux, si tu ne t'entends pas, c'est fichu. J'ai toujours voulu plusieurs enfants, mais après, la vie ne fait que. Mais oui, en effet, selon la relation qu'on a avec nos frères et sœurs, ça peut influencer. notre désir d'enfant. C'est ça, je pense qu'on a tendance à vouloir reproduire ce qu'on a connu aussi, surtout quand ça a bien fonctionné. Ou de vouloir faire le contraire si ça n'a pas bien fonctionné.

SPEAKER_00

Moi, par exemple, on était deux et j'ai toujours voulu plus d'enfants. Parce que j'aimais trop le côté quand j'étais avec mes cousins, cousines et tout ça. J'étais proche de ma soeur, mais j'étais proche de mes cousins et tout ça. Du coup, je me disais, si j'ai une famille avec plusieurs enfants, aujourd'hui, j'en ai plus que deux.

SPEAKER_01

J'en ai moins que deux. Après, après, c'est ça, il y a toutes sortes de facteurs. Oui, comme on voit, il y a les familles, pour en nommer une, la famille Duggars aux États-Unis, ils sont 19 enfants, je crois. Oui, c'est dans une autre catégorie. Oui, c'est une autre ligue. Mais tout ça pour dire, tu vois, il y en a parmi eux qui ne veulent pas avoir tout plein d'enfants comme ça. Ils seront bien corrects avec un ou deux enfants. C'est ça, tu sais, je pense

SPEAKER_02

que le double tranchant, le revers un peu de la médaille, moi, j'ai connu aussi... une famille de huit enfants. J'ai connu une autre famille ils étaient dix enfants. Surtout les aînés. L'aîné était comme moi, je ne veux pas d'enfants. Parce qu'il a déjà eu sa famille. Exact. Moi, j'ai aider ma mère. J'ai été comme une mère trop jeune, prématurément. Je ne veux pas avoir. Elle n'en voulait même pas. Peut-être qu'elle changerait d'idée. Peut-être qu'elle a changé d'idée. Ce n'est pas quelqu'un de qui je suis restée proche. Mais ça peut quand même créer l'effet

SPEAKER_01

inverse. Absolument. C'est sûr. Parlant de ça, de position dans la famille, est-ce vous avez senti que vos parents, ils vous traitaient un peu différemment, dépendamment. Tu sais, Laura, t'es la dernière, t'es le bébé chou. Maxime, t'es entre les deux.

SPEAKER_00

Un peu signe que non. Antho

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui. C'est mon prénom. Est-ce que mes parents... J'ai plus entendu ma sœur se plaindre du traitement de mes parents envers moi plutôt que moi l'ayant vécu personnellement. Mais ouais, souvent, elle dit « Ah, c'est le petit dernier. Ah, Anthony, lui, il a de faire ça et tout ça. Mais après, c'est ça, c'est vrai que c'est ultimement, j'ai réalisé que moi, j'ai plus vite, j'ai eu plus rapidement mon cellulaire, ou plus rapidement, tu sais, les droits de regarder la télé, tu sais, c'est comme... C'est ça, tu sais, donc, mais j'ai pas ressenti, je pense qu'ils ont été vraiment très intègres et très égaux dans leur façon d'éduquer leurs

SPEAKER_02

enfants. Ouais, moi, j'ai un peu ce sentiment d'avoir été, tu sais, le fait, je faisais un peu la blague tantôt, mais en étant l'enfant du milieu, que finalement, tu fais ni partie du clan des grande ni partie du clan des petits. Ça ne veut pas dire que je n'avais pas ma place dans la famille, mais j'ai l'impression que ça m'a forgé un peu un caractère et une autonomie qui fait que j'étais peut-être un peu le petit mouton noir. Je n'aime pas l'expression mouton noir parce que ce n'est pas nécessairement négatif, mais je suis un peu différente. Je me sentais un peu différente, j'avais des aspirations différentes, des convictions différentes sur certaines choses aussi. Encore à ce jour-là, je me dis peut-être que ça a rapport avec ma position, peut-être pas. Moi, mes parents, je pense qu'ils ont voulu nous donner une éducation similaire. Mais mon frère ne répondait pas de la même façon que moi je répondais. Moi, je suis quelqu'un qui aime les règles et qui aime les respecter. Mon frère, plutôt l'inverse. Pas plus maintenant, mais à l'adolescence. J'ai été aussi... j'ai eu l'impression qu'ils se séparaient aussi ma mère s'occupait plus de moi parce que j'étais une fille mon père s'occupait plus de mon frère parce qu'il était un garçon pour l'éducation même si les deux s'occupaient de chacun mais ça dépend de la réponse de l'enfant je veux dire ils ont mis les mêmes règles pour mon frère et moi puis quand il fallait débarrasser le lave-vaisselle bizarrement il n'y avait que moi qui le faisait donc à la perception de moi j'avais l'impression que mon frère était le chouchou parce que j'avais l'impression qu'il y avait d'autres règles pour lui puis à l'âge adulte on en a parlé puis lui il avait l'impression que moi j'étais la chouchou parce que Ça se passait bien avec mes parents. Je pouvais faire des choses, mais en fait, c'est que lui, il lui demandait la même chose qu'à moi, mais lui, il ne le faisait pas. Puis moi, j'avais quelques privilèges parce que je faisais justement... C'est plus une perception. D'où l'importance peut-être en tant que parent d'en parler, de porter une attention particulière peut-être à comment l'enfant se sent par rapport à sa personnalité. Peut-être que les parents ne s'en rendent même pas compte.

SPEAKER_01

De choisir un chouchou ou de l'autre. de le

SPEAKER_00

dire à voix haute. En étant parent au Vaudji, je réalise que Personne n'a des mauvaises intentions de dire je vais faire un traitement de faveur à un autre enfant plutôt qu'au premier ou au deuxième ou au troisième. Et surtout

SPEAKER_02

la génération de nos parents, je ne pense pas qu'ils avaient autant de recul sur l'éducation à se dire il faut que je fasse attention à tel truc. Eux, ils se disaient, ok, je vais les élever de la même façon. C'était ça, je pense, à cette époque-là. En 1800. Non, mais je pense qu'il faut faire attention quand même en tant que parent d'être égal, de faire attention. à l'équité, à être juste et équitable. C'est ça que je cherchais envers nos enfants. Puis d'un autre côté, il faut que nos enfants apprennent à nous faire confiance aussi. Toi, tu ne vois pas tout. Donc là, peut-être que tu as l'impression que lui, il a des passe-droits parce qu'il n'a pas besoin de remplir la vaisselle, mais tu ne vois pas tout le travail qu'on met derrière. Tu ne vois pas peut-être les autres choses qu'on lui demande. Donc, juste fais-nous confiance. Nous, on travaille ça beaucoup avec nos enfants. Je comprends ton désir d'équité, mais fais-nous confiance que nous aussi, on a ce désir-là. Peut-être qu'il demandait des trucs à mon frère que je ne savais pas. Exact. mais enfant tu vois pas

SPEAKER_00

ça c'est bon aussi ce que tu dis de côté de la perception de la personne ou la réaction de l'enfant tu sais moi pour suivre des parents parfois d'ado et tout ça quand je discute avec eux c'est fou dans des familles dans des fratries parfois ils disent mais je vais donner la même éducation tu sais et on voit dans c'est un peu plus spirituel mais dans le cheminement d'avoir accepté Jésus plus tôt et tout ça et dire pourquoi j'en ai un plus rebelle tu vois pourtant j'ai exactement de la même façon mais c'est pas les mêmes enfants donc c'est ça c'est pas les mêmes enfants donc ce qui fait que ouais faudrait parfois que nous moi avec du recul je me dis que peut-être que mes parents, ils ont juste éduqué ma sœur et moi exactement pareil. C'est juste une question

SPEAKER_02

de perception. Il y a ce principe-là je ne sais pas si je l'avais déjà dit dans un autre épisode, mais moi, c'est ma belle-sœur qui m'avait dit ça un jour et ça m'avait vraiment impactée. Elle m'avait dit, mettons que je suis un fruit. Mettons que je suis une fraise et mon mari, c'est une fraise. Nous, on a des enfants et on s'attend à ce que ça va être toutes des petites fraises. Mais ce n'est pas comme ça. On va peut-être avoir une banane, un bleuet et une carotte. Mais si je les élève comme ça des fruits, mais ce ne sera pas des bonnes fraises. Il faut que j'apprenne à reconnaître qui est-ce qu'ils sont.

UNKNOWN

C'est très réaliste.

SPEAKER_02

Une phrase plus une phrase égale une phrase. Non, mais il faut voir l'image. Très

SPEAKER_00

pédagogique.

SPEAKER_02

Bon, OK. Je te comprends. Ça m'avait impacté. Je m'étais dit, c'est vrai, mon enfant n'est pas comme moi. Mon enfant n'est pas comme je m'attends à ce qu'elle soit. Le deuxième ne sera pas pareil. Le troisième ne sera pas pareil. Donc, Moi, je dois faire mon travail de parent, d'essayer de connaître mon enfant, savoir qui il est, puis après seulement, je vais pouvoir interagir d'une façon plus adéquate selon mon enfant. Je ne peux pas moi me dire, moi, je vais faire comme ci, puis voici mon modèle de ce que je vais faire en tant que parent, puis je vais l'appliquer pareil à tous les enfants. Je risque de passer à côté de quelque chose sans condamnation pour

SPEAKER_01

ceux qui l'ont fait, mais je pense qu'on a à apprendre de ça. Tous différents, comme Tassie vient de dire. Puis quand vous parlez de ça, moi, un exemple mais venu à l'idée c'est mes jumeaux il y en a un que je peux lui demander de faire une tâche il va le faire même si il va il va grogner un peu mais il va y aller il va le faire tandis que je lui parle il fout le camp il part il m'écoute même pas donc le premier il se fâche parce qu'il se dit ben c'est toujours à moi tu demandes et tout puis je lui dis mais c'est pas que c'est toujours à toi t'es le seul à dire oui exactement t'es le seul qui y va j'en ai besoin maintenant Non, le lait, tu comprends? Exactement. Fait que, tu sais, des fois, j'ai... C'est une fine ligne. J'essaie de ne pas traverser pour ne pas faire de la peine à un ni à l'autre. Ça peut donner l'impression comme si c'est l'autre mon préféré parce que je ne lui donne pas des tâches nécessairement. Mais super pas. C'est juste que toi, tu m'écoutes. C'est pour ça

SPEAKER_02

que... Dans ce contexte-là, je pense que tu pourrais le renforcer en disant que j'ai demandé un service sans l'attitrer à un enfant particulier. Toi, tu as répondu « Bravo pour ton cœur serviable. » L'autre a fait son choix. Il a choisi de ne pas être serviable. Mais Dieu voit. à lui? Non, mais non. En réalité, c'est ça. C'est qu'il y en a un qui a un cœur de servabilité, l'autre pas. Est-ce que l'autre est moins bon? Non. Mais tu sais, c'est de renforcer ça avec ton enfant. Arrête pas d'être serviable juste parce que tu trouves ça pas, parce que l'autre l'est pas. Continue à l'être. Fais-moi confiance qu'en tant que parent, moi, je vais travailler ça avec ton frère. Puis c'est lui, c'est son choix. Mais c'est ça. Dieu voit ce que tu fais dans le secret et il te récompensera. Tu vois tes enfants? Non.

SPEAKER_00

C'est une

SPEAKER_02

très

SPEAKER_00

longue phrase. Le nom est arrivé tellement rapidement. Je l'ai juste préparé. C'est pour toi qui nous écoute. C'est un peu de spontanéité. Elle n'a pas de notes. C'est sorti de son cœur. C'est très bon ce que tu disais. Merci Arthur. En de vrai, tu as

SPEAKER_01

raison. En gros, ce qu'on retient, c'est vraiment pour faire attention de ne pas avoir de chouchous, c'est de passer du temps si on peut aussi... un à un. Ce n'est pas toujours évident. Ça, c'est quelque chose que j'essaie de faire, justement, d'avoir des temps spéciaux, individuels, avec chacun des enfants. C'est

SPEAKER_02

très néfaste. On le voit, Anto, tu dois le voir aussi dans ton travail, mais c'est très néfaste. Un enfant qui a l'impression qu'il y a un chouchou dans la famille et que c'est poli. Comme la frapperie de Joseph dans la Bible. Exact, c'est un très bon exemple. Ça laisse vraiment des traces. Il faut vraiment faire attention. Ah oui, oui, ça a

SPEAKER_01

Ça

SPEAKER_02

commence de loin, là. Puis quand un enfant te dit, j'ai l'impression que l'autre, c'est mon chouchou, je pense qu'en tant que parent, il ne faut pas juste le balayer du revers de la main et dire, ben non, franchement, je n'ai pas de chouchou. C'est comme si lui, c'est ça qu'il ressent. Ben oui. Mais pourquoi? Fait que tu sais, d'être attentif. C'est un signal d'alerte, en fait. C'est qu'il est en train de dire, hé, j'ai besoin. Exact. C'est dur en tant que parent, je pense, parce qu'ils se disent, mais tu crois que j'aime moins. Tu sais, ça vient chercher le parent, alors que c'est la perception de l'enfant qu'il faut défaire. C'est ça. Il ne faut pas se sentir attaqué, mais il faut écouter. Il faut aller voir Est-ce que je peux faire... Pour remédier à la situation, ça peut affecter la relation entre frères et sœurs. Oui, parce que des fois, c'est juste que l'enfant... Tu parlais de perception, mais pourquoi mon enfant, il perçoit que je l'aime moins, mettons, que l'autre? Puis des fois, ça va être parce que moi, j'ai un langage d'amour qui est le même peut-être qu'un des enfants, mais qui est différent de celui-là. Donc lui, il se sent moins aimé parce que je ne parle pas le même langage d'amour

SPEAKER_00

que lui. Oui, c'est vrai. C'est ça, il y a les saisons de vie aussi, tu sais, genre... quand il y a un nouveau-né dans la famille, par exemple. Tu sais, il demande beaucoup plus de temps et d'attention et tout. Moi, ma fille, plein de fois, elle disait « Ah, vous aimez plus les jumelles. » Mais maintenant, paradoxalement, aujourd'hui, elles sont toujours demandantes, mais plus autant qu'avant. Exact. Ce qui fait que, pardon, qu'elle ne dit jamais ça, tu sais. Donnez-vous grâce aussi, les parents qui nous écoutent, que s'il y a un nourrisson et que votre aîné est constamment en train de dire ça, c'est que il faut d'abord l'expliquer, comme disait Maxime, de lui expliquer la situation, mais que vous n'êtes pas seul. On adore. crise,

SPEAKER_02

parce que moi, je l'ai vécu quand mon frère a fait sa crise d'ado avant moi. Ils n'avaient plus de temps pour moi. C'était tellement de gestion, mon frère. Il avait en plus des difficultés d'apprentissage. Il y avait tout un contexte qui faisait que... Moi, je le prenais un petit peu genre, ok, et moi

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Comment tu voulais qu'il trouve de l'espace pour moi

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Inconsciemment, je me suis dit, ok, moi, je ne vais pas faire de bêtises. Je le comprends maintenant à l'âge adulte, mais j'étais méga sage. J'avais mon caractère. J'essayais de ne pas faire de vagues, parce parce qu'ils avaient déjà mon frère à s'occuper. Mais mes parents, ils n'ont pas fait ça mal, c'est qu'ils n'avaient pas d'autre espace. Et quand mon frère faisait sa crise d'ado, est-ce qu'il arrive à... Mais c'est un bon point, parce qu'il y a ça, il y a la crise d'adolescence, mais il y a des enfants à besoins particuliers, il y a des enfants qui ont des troubles d'apprentissage, donc il y a toutes sortes de facteurs qui peuvent faire qu'à un moment... Mais en tant que parent, il faut être sensible à ça aussi, que bon, mais s'il y a un enfant qui demande plus, un enfant, par exemple, qui a besoin de soins particuliers, un enfant diabétique, peu importe, bien, tu sais, bien sûr, les autres, ils vont peut-être avoir moins de temps. Fait qu'après ça, comment est-ce que je peux le verbaliser, communiquer avec eux, être intentionnel, qu'ils comprennent? Tu as du temps pour les individus là-dedans?

UNKNOWN

Oui.

SPEAKER_02

C'est pas

SPEAKER_00

facile. Et en même temps, ils sont tout

SPEAKER_02

le temps collés. Mais elles ont

SPEAKER_00

besoin aussi d'être individuelles, peut-être pas à l'âge elles sont. Mais c'est vrai qu'on pourra en parler une autre fois, c'est par rapport aux jumeaux et tout ça, mais c'est vrai que c'est très dur en tant que parents, mais c'est aussi très dur parce que à leur proximité, moi, mes filles, c'est l'ombre et l'ombre. C'est rare de les avoir. Quelqu'un arrive et hop, ou quand je regarde une vidéo ou quoi, je vais voir. Mais c'est pas que si l'autre, en tant que sa soeur, veut voir quelque chose, elle aussi vient

SPEAKER_02

voir. C'est comme...

SPEAKER_00

C'est mignon. C'est trop mignon.

SPEAKER_02

Mais c'est bon, tu disais le temps individuel. Moi, je me souviens quand on a eu nos enfants, on se disait, mon mari et moi, oui, on va chaque enfant, une fois par semaine. Une fois par mois, on va faire une sortie individuelle avec chacun d'eux. À un moment donné, je lève mon chapeau s'il y en a qui sont capables de le faire, mais nous, ça ne fonctionne pas. Une fois par décennie. En termes de temps. C'est pour ça qu'après, on développe d'autres stratégiques qui sont adaptables et qui vont faire que l'enfant reçoit... Le but derrière ça, c'est que l'enfant reçoit un petit velours spécial et un petit temps spécial. Il ne faut pas le voir trop gros. Des fois, si tu vois ça trop gros, je dois faire une sortie au resto avec mon enfant. Ça ne se fera peut-être pas. Tandis que si c'est bon, on va faire

SPEAKER_00

un jeu ensemble. On va faire un petit talk dans les lits. Juste de sortir. Le soir, quand on rentre de l'école, on sort le chien. Et dernièrement, j'ai vu que je prends juste une marche avec elle. Ça ne dure même pas dix minutes. Mais ça fait un moment de qualité en du coup je fais waouh c'est vrai que ça elle me parle et elle s'ouvre beaucoup plus à moi et tout ça que

SPEAKER_02

quand

SPEAKER_00

il y a les toilettes parce qu'avant comme on la voyait elle faisait seule je dis mais pourquoi je prends pas un temps avec elle de le faire c'est pas trop de pression ça demande rien en fait ça demande

SPEAKER_02

juste 10 minutes tu peux essayer la vaisselle aussi viens faire la vaisselle

SPEAKER_00

avec moi on va passer un

SPEAKER_01

temps de qualité bah à tout ça parlant pour rien excusez-moi euh Là, on a parlé encore de la fratrie et tout. Puis moi, ce que je voulais faire, un petit retour, c'est dans la Bible, il y a les aînés qu'on voit. C'est souvent les aînés qui sont ceux qui sont dédiés à Dieu. Je voulais savoir un petit peu, vous, quelles sont les caractéristiques ou les stéréotypes que vous voyez pour les aînés ou bien les derniers, les petits derniers

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Vous en pensez quoi, vous

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Laura qui est comme... Moi, j'ai un

SPEAKER_00

enfant unique. C'est mon premier

SPEAKER_02

et mon dernier. Il a tout en soi. Mon mari est un premier dans une autre culture, parce qu'il est africain. Et la pression est beaucoup différente de nous dans un pays en France, par exemple, il y a une vraie valeur qui est donnée à l'aîné. Il a beaucoup de responsabilités. Et ça ne s'arrête pas à l'âge adulte. La responsabilité est la même. Il a la famille il doit garder un oeil sur la famille il a un rôle très fort et c'est beaucoup de responsabilité et ça lui est inculqué comme ça parce que tu demandes à mon mari c'est tout à fait normal c'est pas un truc c'est un peu comme tu sais moi mettons l'époque de mon grand-père c'était un peu l'aîné qui était supposé reprendre la ferme c'est ça et si lui il y avait pas tu passes au suivant c'était un peu

SPEAKER_00

comme le droit d'aînesse le droit d'aînesse puis la valeur

SPEAKER_02

spirituelle il y est aussi tu sais

SPEAKER_00

qui peut s'acheter facilement pour un plat de

SPEAKER_02

lentilles les aïeux moi aussi j'ai mis les lentilles Mais ça se perd. En tout cas, nous, dans notre famille, ça ne se dit pas vraiment. À part la place dans l'auto, c'est pas mal ton seul privilège en tant qu'aîné. Oui, c'est vrai que nous aussi, dès que mon frère est passé devant, j'étais dégoûtée. C'est comme les petits en arrière, les grands-amants. Il y a des privilèges. Le plus grand, il a le droit de se coucher plus tard. Il y a des trucs de plus grand. Mais ça, ça va avec l'âge. C'est ça. Il va forcément à l'aîné. C'est ça. Mais il y a quand même une pression qui est là. Peut-être plus chez les filles, je ne sais pas. Moi, mon aîné, c'est une fille. Peut-être pas la même pression. En tout cas, elle se met cette

SPEAKER_00

pression de bien réussir, de bien faire les choses. En nuançant, on essaie que notre aîné montre l'exemple quelque part. Par exemple, moi je parle dans le contexte d'NVA, quand j'approche mes leaders, je dis j'aimerais que tu sois un grand frère ou une grande sœur. Pour l'ado. Ultimement, ma grande sœur, moi, ça dépend de la relation que tu as avec la grande sœur ou le grand frère. Soit tu as un grand frère, tu veux qu'il te protège, ou soit quand le grand frère dit quelque chose, c'est plus sérieux, ou une grande sœur, c'est comme quelqu'un qui va te conseiller tout ça donc malgré nous je pense qu'on est quand même intentionnel à ce que notre aîné ben on soit ben on fait en sorte d'avoir une de bien l'éduquer tu sais et parce qu'en fait je pense que en tant que parent on a la responsabilité de bien éduquer notre enfant parce que si jamais notre aîné on l'éduque pas de la bonne façon il faudra pas se plaindre que les autres ils vont juste prendre exemple sur l'aîné

SPEAKER_02

et tout ça et puis tous les petits regardent

SPEAKER_00

exactement donc c'est ça c'est qu'ils vont s'identifier à ça donc c'est sûr qu'il faut pas mettre le poids de responsabilité mais en y en sont il faut être honnête avec le fait que ben en fait notre aîné on va peut-être pas donner un droit d'aînesse, mais on va être intentionnel à ce qu'il

SPEAKER_02

soit exemplaire. Oui, c'est le nombre de familles qui disent qu'avec l'aîné j'étais plus dur parce qu'on commençait à être parents aussi. Oui, il y a ça

SPEAKER_01

aussi, cette pression qui arrive. C'est ton premier, c'est que tu apprends tout, c'est que tu veux tout lui inculquer, c'est comme une... Tu vas être le parent parfait. Exactement, le parent parfait qui veut passer à ça, tout son bagage à l'enfant parfait pour que justement, si je suis pas là, c'est lui qui qui va continuer à prendre soin des petits aussi.

SPEAKER_02

Oui, tu vois, tantôt, j'ai dit à ma fille, elle se met beaucoup de pression, mais tu sais, je me dis, bon, peut-être finalement, c'est nous qui lui avons mis cette pression. Mais non, mais fort probablement que oui, mais on se ravise. Moi, je sais que notre façon d'être parent a beaucoup évolué, puis beaucoup changé, puis j'ose espérer s'être amélioré avec les années. Mais je pense que ça contribue aussi à la personnalité des cadets, souvent, tu sais, les plus jeunes de famille qui vont être, bon, un petit peu plus, c'est souvent moins carré comme éducation. Il n'y a pas de problème. Mais c'est parce que le parent a évolué Le parent a appris à se faire confiance. Les parents ont appris que ce n'est pas tout noir, tout blanc.

SPEAKER_00

C'est vrai que c'est ça aussi. On a entendu combien de personnes qui nous disent « Ah, le premier, ça allait super bien et le

SPEAKER_02

dernier,

SPEAKER_00

ouf

UNKNOWN

!

SPEAKER_00

» C'est genre,

SPEAKER_02

ils

SPEAKER_00

suivent. Ils suivent le flot. Parce

SPEAKER_02

qu'avec plusieurs enfants, tu as moins le temps. Moi, j'en ai un, tout mon temps est pour lui. J'ai le temps de parler avec lui, de corriger. Même là, je suis débordée, mais j'en ai qu'un. Et quand tu en as plusieurs, tu es obligée de relâcher. Donc souvent, tu comptes sur l'aîné. pour montrer la voie toi je pense que t'es bien content que Lily puisse montrer à ses petites soeurs la bonne chose

SPEAKER_00

à faire oui exact après c'est sa nature aussi c'est une petite leader qui aime bien donc ce qui fait que naturellement on va prendre le lead et on sent pas la pression mais parfois c'est sûr que moi je me suis parfois repris dans le sens que il arrive quelque chose et de lui dire ah mais Lily Rose tu dois montrer l'exemple mais de la façon dont je l'ai adressé dans la situation tu mets un poids de responsabilité donc je me suis souvent excusé de dire ou si je ne l'ai pas fait, excuse-moi ma chérie. C'est le danger. C'est ça le danger en fait. C'est comme je disais tantôt, il faut mettre des

SPEAKER_02

nuances. On n'est pas à l'abri de mettre trop de pression sur nos aînés, sur nos enfants, de vouloir qu'ils soient trop parfaits pour refléter que nous, on est des bons parrains. Il ne faut pas l'abandonner. Si Dieu a fait des hiérarchies dans le sens il y a des aînés, il y a des cadets, puis dans la Bible, il y a quelque chose de très puissant sur l'aîné Je

SPEAKER_01

pense qu'il y a quelque chose aussi à aller chercher là-dedans. La responsabilité qui est importante. Special blessing, comme on dit. C'est pas tout. Puis aussi, on parle qu'il y a un écart rapproché de 2-3 ans. On dit que ça favorise la complicité entre les petits. Entre les petits, entre les enfants. Mais quand c'est 4 à 5 ans, ça donne plus de disponibilité, oui, aux parents. Mais... que ça peut aussi créer un univers décalé entre les enfants. Ce qui fait que, parce que je suis dans la même situation qu'Antho, la mienne, elle est plus âgée que mes jumeaux. Donc, oui, des fois, elle peut... elle peut intervenir dans une situation moi je serais exemple dépassé mais en même temps il y a des fois que même elle il faut que je la regarde dans le sens de dire écoute ça cette discussion c'est moi qui devais l'avoir avec lui et non pas toi d'intervenir et que ça c'est vraiment la petite maman exactement la petite

SPEAKER_02

maman moi je le répète plusieurs fois c'est pas

SPEAKER_03

toi

SPEAKER_02

le daron ouais ils doivent se dire maman s'il te plaît c'est clair ils sont comme sérieusement maman et ça se passe bizarrement aussi

SPEAKER_01

avec un enfant

SPEAKER_02

unique grave Il prend tellement la place d'un adulte. Des fois, t'es genre, OK, c'est pas toi mon mari, c'est pas toi le père. Laisse-nous discuter entre adultes. Je sais pas si c'est une question de... Parce que moi, mon aîné était vraiment comme ça. Elle voulait beaucoup prendre part aux discussions des adultes. Oui, absolument. Et il supporte pas le fait que je le remette à sa place d'enfant.

SPEAKER_00

C'est ça, tu n'es qu'un. Faut que tu n'aies qu'un, mais tu es un enfant. Ça devient quasiment...

SPEAKER_01

Ça, c'est tout le monde qui

SPEAKER_00

fait comme ça. Mon fils aussi, il est pareil. Il est fou. De toujours se mêler à des histoires des grands. Parce qu'ils ont été seuls avec nous. Ouais, c'est ça.

SPEAKER_02

parlent avec eux comme s'ils étaient des adultes. C'est fort, ça. C'est fort. Mais il y a des choses qu'ils peuvent, qu'ils ne peuvent pas comprendre, puis c'est correct comme ça, qu'on ne veut pas qu'ils comprennent. Il faut leur rappeler que, là, pour l'instant, t'es un enfant, puis c'est correct comme ça. Mais il faut leur dire, moi, je sais pas si c'est une question de personnalité, ma dernière, ma quatrième, elle se mettait cette pression de bien réussir, de tout faire parfaitement, puis c'est comme si elle avait de la misère avec l'échec quand elle réussissait pas quelque chose, elle était vraiment affectée, puis on avait fini par lui faire répéter, là, répète après moi Je vais lui donner un nom

SPEAKER_01

fictif.

SPEAKER_04

OK, mettons qu'elle s'appelle Georgette. Ah, on a dit Georgette! Elle s'appelle

SPEAKER_02

vraiment Georgette. Mais ça, on lui dit, allez, répète après moi. Je m'appelle Georgette et j'ai le droit à l'erreur. Puis elle répétait, je m'appelle Georgette et j'ai le droit à l'erreur. Mais on lui faisait intentionnellement répéter parce qu'on voulait qu'elle comprenne, tu n'as pas à être parfaite, tu as le droit à l'erreur. Puis enlève-toi cette pression-là. Puis je le vois beaucoup, on le voit beaucoup chez des enseignants enfants qui grandissent et qui se mettent une pression qu'ils ont peut-être ressentie tout au temps de la part du parent ou qui se mettent peut-être tout simplement eux-mêmes, mais cette pression d'être parfait ou de tout réussir, être à

SPEAKER_01

l'affût. Parlant de perfection, est-ce que vous pensez justement, parce qu'il y a des fratries qui sont très soudées, puis qu'il y en a d'autres qui ne se supportent pas, qu'un respire à côté de l'autre. Est-ce que vous pensez que le rôle du parent est de la bonne entente de la fratrie est important définitivement

SPEAKER_00

oui comment tu vois ça toi parce qu'en fait c'est pour moi c'est un impact direct de ton éducation de ce que tu amènes comme valeur à la maison pardon ce que tu es comme couple et comme papa ou maman de leader du foyer dans le sens de ça influence directement les relations tu sais comment ils sont moi je pense que oui mais tu peux

SPEAKER_02

les forcer

SPEAKER_00

à s'aimer non après c'est ça j'ai J'allais amener un peu plus de... De

SPEAKER_02

nuance.

SPEAKER_00

De nuance, mais non. Mais c'est parce que... Oui, mais je pense que oui, quand même. Je n'ai pas de nuance à amener.

SPEAKER_02

Moi, je suis convaincue que oui, je suis d'accord avec toi, Anto, que je pense que le parent a une grande responsabilité, mais je pense que ça se travaille, puis ça se commence jeune, puis ça se commence tôt. Puis, tu sais, notre but, c'est de faire des disciples avec nos enfants. C'est notre premier ministère, OK? Donc, qu'est-ce que je veux que mes disciples apprennent? Je veux qu'ils apprennent à aimer Dieu de tout leur cœur, puis je veux qu'ils apprennent à aimer leur propre Dieu. comme eux-mêmes. Donc, on oublie, on néglige souvent la partie aime ton prochain comme toi-même. Donc, il y a une partie est-ce que je veux que mon enfant apprenne à s'aimer lui-même, qu'il y a une valeur qui est précieuse, mais il y a une partie je veux qu'il apprenne à aimer son prochain. Puis son prochain, c'est qui? C'est ses frères, ses soeurs. Donc ça, ça se travaille à travers la résolution de conflits, à travers les chicanes qu'on va gérer. Puis oui, selon l'âge, ça va s'adapter la façon dont on s'ingère là-dedans ou pas, mais on a à les guider là-dedans,

SPEAKER_00

ils ont à apprendre. Moi, je pense que tant que l'enfant est sous ta responsabilité tant qu'il n'est pas entré dans la vie active d'adulte et qu'il est encore sous ton toit, ultimement, tu as un rôle à

SPEAKER_02

jouer

SPEAKER_00

de gérer les conflits et de faire en sorte qu'en tant que parent, tu prennes soin de ta famille et que tes enfants n'explosent pas. Il n'y a pas une relation qui explose. Après, une fois qu'ils ont quitté la maison, le rôle des parents, je ne sais pas on a déjà parlé, mais ils s'arrêtent réellement. Tu peux essayer de parler, mais quand les enfants sont là, petits ou dans l'adolescence, il faut que tu sois là. Il

SPEAKER_01

ne faut

SPEAKER_00

jamais prendre partie aussi pour un enfant. C'est de

SPEAKER_02

leur rappeler qu'on est des artisans de paix, que tu nous appelles à être des artisans de paix. Heureux ceux qui créent la paix. Créer la paix, ce n'est pas d'être passif, c'est actif. Je dois fabriquer la paix. Un artisan, ça fabrique. C'est tous des principes bibliques qu'on doit commencer à leur inculquer très tôt. Ils vont apprendre à être bien dans la paix. La famille, c'est une micro-société, ça les prépare aussi. à fonctionner après dans leur relation à l'école, à l'église, dans leur

SPEAKER_00

travail. Après, c'est sûr que si ça part dans des proportions qui dépassent le cadre familial, bien là, c'est sûr que c'est plus compliqué.

SPEAKER_02

Oui, mais tu sais, il y a quelque chose là-dedans, puis je pense que c'est un avantage peut-être des familles il y a une fratrie, c'est que les enfants vont, sans rien enlever aux enfants qui sont des enfants uniques, mais ils ont cette possibilité-là de vivre au quotidien le fait d'être obligés de partager. T'es obligé de mourir un peu à soi-même parce qu'il faut que tu fasses de la place à l'autre dans ta vie. D'apprendre à partager, d'apprendre à se séparer. Il reste juste un morceau de chocolat, mais on va le couper en deux. Ils apprennent à donner. Il y a des fratries qui sont plus simples que d'autres. Ça doit être avec les personnalités des enfants. Il y a des fratries que tu regardes, c'est les meilleurs amis du monde. Il y en a, ils se tapent non-stop sur la tête. Et les parents ont essayé. Je me demande, est-ce que On leur apprend juste à s'aimer. C'est un bel amour à toujours être les uns pour les autres ou on insiste pour qu'ils deviennent des meilleurs amis

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Après, c'est sûr que là, c'est plus deep, là. Ouais.

UNKNOWN

Mais...

SPEAKER_00

C'est pour ça que je dis que quand il reste dans ta maison, chez toi, travaille fort. Travaille fort pour essayer au maximum. Ultimement, c'est ça, c'est d'amener des enfants et des disciples. Réussir ta mission, que ton enfant soit un disciple, le choix lui appartient, mais d'amener les bonnes valeurs va faire en sorte que ça va beaucoup influencer cette

SPEAKER_02

relation-là. Il y a une nouvelle théorie qui dit qu'il ne faut surtout pas intervenir. Quand ils se disputent, il faut les laisser gérer le conflit par eux-mêmes. Mais moi, je me dis qu'ils n'ont pas les outils. C'est ça. Pour moi, c'est comme, est-ce que tu laisses ton enfant... Quand ton enfant nage, il ne faut pas intervenir. Il faut qu'il apprenne avant. Le moment tu n'interviens plus, c'est parce que tu lui as appris comment gérer ça. Mais ça, ça vient avant. Après ça, un jour, tu vas être capable de le laisser gérer et intervenir juste si ça commence à vraiment dégénérer. Pour se rendre là, il y a toute une préparation et un travail avant.

SPEAKER_00

Tu vois très vite, je parle dans le contexte des jumelles, même Lily-Rose avec ses soeurs, quand elles se chicanent, il y a une partie tu les laisses gérées par eux-mêmes. Tu sais, les jumelles, je vois, il y a des petits trucs, parfois, elles se disent pardon par elles-mêmes et tout. Mais tout comme j'apprends à ma fille à se brosser les dents, tout comme j'apprends à dire, quand j'ai fait du mal à quelqu'un, je lui demande pardon, à reconnaître mes erreurs. Si en tant que parent, on se dit, ben non, elle va apprendre par elle-même, ben, c'est de la

SPEAKER_02

folie. Oui, puis de l'apprendre, moi, je me souviens, j'avais eu une élève quand j'étais enseignante qui venait d'une famille nombreuse, puis pour elle, dans la classe de troisième année, de s'excuser à un autre enfant, c'était comme une grosse affaire, puis elle était comme, non, je refais Elle refusait de s'excuser. Alors que, il me semble, pour moi, c'est tellement une petite affaire. C'est comme, mais voyons, tu l'as accroché, c'est pas grave. Je dis, excuse, j'ai pas fait d'exprès, c'est pas grave. Mais je me disais, aïe, il faut que ça soit présent dans la famille. Il faut qu'il apprenne, aïe, désolé, aïe, je m'excuse. Puis que ce soit pas comme tout un plat. Il faut qu'il pense, il faut que ça soit sincère, mais on n'en fait pas tout un plat avec ça. C'est pareil pour un enfant unique. Moi, je me force à faire des choses qu'il ferait s'il avait un frère ou une soeur. C'est que justement, tu t'excuses même si ça passe C'est pas fait exprès. Oui, c'est ça. Parce que des fois, c'est genre, je pourrais laisser faire, genre, mais moi, je suis le seul, avec son père, on est les seuls vis-à-vis qu'il a pour apprendre la vie en société. Mais oui. Donc, du coup, à la maison, c'est souvent genre, ben, excuse-toi, mais j'ai pas fait exprès. Ben, c'est pas grave. C'est pas grave, on s'excuse. Et on va passer plus vite que ça. C'est ça. Je dois insister, mon coco, là. C'est ça. Fais ton choix, mais... Mais fais-le bien. Mais oui. Puis je pense que, tu sais, il y a tellement de facteurs, là, dans, tu sais, est-ce qu'on les force à s'aimer? Je veux dire, définitivement, il va y avoir des fois des personnalités. Puis on le voit déjà J'en ai des pères qui s'entendent mieux que d'autres. J'en ai avec qui c'est... Je sais que s'il y en a deux qui se chicanent, ça risque d'être ces deux-là ensemble. À cause des personnalités qui... Des fois, c'est parce qu'ils sont trop pareils aussi. Mais est-ce qu'on les force à s'aimer? Je pense que ça, ça ne nous appartient pas. Nous, on va leur enseigner, on va les élever, on va leur donner les outils, on va prier. Après, ils vont avoir le choix à faire aussi. Mais je veux dire, est-ce que... Moi, Dieu me demande d'aimer mon prochain. Est-ce que ça veut dire que tout le monde va être mon meilleur ami? Non. Je pense qu'il y a un travail à faire pour ce moment. Avec le recul, je réalise qu'en fait, on était très proches avec mon frère. C'est à l'adolescence qu'on s'est distancés. Je trouve qu'il y a un gros travail à faire à l'adolescence pour garder le lien parce que ce n'est pas facile. Vraiment, ça ne se fait pas tout seul. Il faut travailler l'ouverture d'esprit, d'accepter la différence. Lui, il est gossant, il fait tout le temps ça, mais il n'est pas comme toi. Son cerveau est différent. Il y a tout un travail d'acceptation de la différence des autres. Pour mon frère, je le sais. que j'avais l'air de l'enfant parfaite qui réussit à l'école, qui écoute les consignes. Et ça peut être vraiment relou pour une autre personne qui a plus de difficultés. Oui, définitivement. C'est ça, la comparaison. Il y a la prière aussi. Pour prier les enfants pour l'autre. Tu m'avais confié que tu apprenais à tes enfants à dire le positif

SPEAKER_01

chez l'autre. Oui, j'ai commencé ça maintenant parce qu'ils sont très... Maintenant, ils sont dans une phase ils veulent vraiment se taper sur la tête et tout. J'essaie aussi de leur inculquer l'intelligence émotionnelle, puis d'essayer de voir, OK, bon, lui, il est fâché. Pourquoi il est fâché? Qu'est-ce qui s'est passé? Puis j'essaie de leur faire voir. En tout cas, ça va être très long, mon cheminement. Oui, mais c'est un bon départ. Exact. Il faut commencer quelque part. Puis là, je me suis dit, parce qu'il y a une fois, j'étais en train de coiffer un, puis là, l'autre, je ne sais pas de quoi il parlait encore, puis il a dit, je ne t'aime plus, tu n'es plus mon frère. Tu es le pire frère de toute la vie. Et là, j'ai vu le visage de l'autre qui s'est fermé, puis c'est Ça, comme tu disais un peu plus tôt, des fois, ce que les plus grands peuvent nous dire ou les plus grands ou les plus petits... Ces enfants-là, ils peuvent le percevoir comme une vérité coulée dans le béton. Quand j'ai vu ça, ça m'a fait un petit pincement au cœur. J'ai dit, ah non, non. Tout de suite, j'ai dit, toi, reviens ici. Tu vas te mettre devant lui et tu vas lui dire cinq choses que tu aimes de

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lui.

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Il est comme, wait, what? Non, non. J'ai dit, pense-y, puis fais-le. Là, il était comme, ouais, je t'aime, mais pas quand tu... Il voulait revenir encore. J'ai dit, il n'y a pas de mais. Là, je l'ai forcé à lui dire, et là, tu as vu, le sourire des deux est revenu. Puis après ça, écoute, il ne s'était rien passé. Mais ça... Pardon, je pense que c'est quelque chose qui se cultive. Il faut faire attention. Oui, dans la famille. Surtout à la maison. Parce que moi, je dis toujours, il y a des choses que... Ma fille, des fois, elle agit avec les petits comme si c'était son vis-à-vis. Tu vois, je suis comme... Dose, comme elle dit. Non, je dis, prends ça cool. Parce que si il accepte ça de toi ici, ça veut dire qu'à l'extérieur, à l'école, quelqu'un va lui faire ça. Il va dire, ah, c'est correct, ma soeur, elle me le fait. Elle me donne des claques ou... Tu vois? J'ai dit non, non, non. Faut faire attention. Faut toujours penser plus loin que on est. Parce que la maison, moi, comme tu l'as dit encore dans mes points que t'as pas lus. Exactement. On est en train de faire... on est en train de gérer une petite société pour éventuellement les amener dans la grande société, le monde, l'école, la vie, le travail. Comme à la maison, des fois, les tempéraments vont clasher, la même chose que ça va être aussi dans le monde.

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C'est un grand apprentissage. Comme Laura, tu disais de ne pas avoir peur de prier avec nos enfants. Il y a des saisons, mais moi, quand il y a des saisons il y a plus de chicanes que d'autres moments, moment, je suis comme on a besoin de prier que notre maison soit un foyer de paix on va appeler le nom de Jésus le prince de la paix il faut que les enfants comprennent si on veut être un foyer on sert l'éternel, Jésus est présent Jésus est au centre nécessairement on doit poursuivre la paix on doit poursuivre l'amour du prochain quand tu pries pour quelqu'un qui t'a fait du mal ton regard pour la personne change Dieu te remplit de son amour pour l'autre personne est oubliée Pour les frères et sœurs, encore plus. C'est

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très dur de prier pour quelqu'un en disant des mauvaises paroles. Oui, c'est ça. Ils apprennent à se pardonner. C'est vraiment de cultiver l'amour. C'est ce qu'on doit apprendre à faire. Ce fut une très belle discussion. Et à la grande question de Cain, adieu, suis-je le gardien de mon frère? À ça, on répond, oui, Cain, oui, tu es le gardien de ton frère. D'accord? Donc, c'est une C'est une question pour nous tous, n'est-ce pas? Être le gardien, ce n'est pas juste de le voir, mais c'est de la façon qu'on parle, de la façon qu'on agit. Puis évidemment, comme vous l'avez si bien dit, de prier aussi pour son prochain et bien entendu ses frères et soeurs. Puis dans toutes les fratries de la Bible, ce qu'on voit, il y a beaucoup de... Comment dire ça

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?

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Beaucoup de discorde, évidemment. Mais Dieu a toujours changé le mal en bien. Il prend soin de nous. C'est un bon berger. Donc voilà, là-dessus, aimez-vous les uns les

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autres.

UNKNOWN

Amen !

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Aime Dieu, aime ton prochain. Aime ton frère, ta sœur plus. Alors, on se dit à la prochaine. Merci pour cette belle écoute. Merci à vous, chers amis, pour ce beau moment. Et puis, on se voit bientôt. Suivez-nous sur Instagram.

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Yes, N-V par an. Sous-titrage ST' 501