LE NID : Podcast Foi & Famille | NV Parents
Bienvenue au podcast le Nid, un espace de discussions entre parents pour élever des enfants attachés à Dieu. Ici on échange sans filtres, sans pression et avec autodérision sur la dure mais belle réalité d'être un parent chrétien dans le monde d'aujourd'hui. Alors mets-toi à l'aise, attrape ton café tiède et joins-toi à nous pour une petite pause entre parents!
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LE NID : Podcast Foi & Famille | NV Parents
Épisode 10: Nos adultes de demain
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Comment sera ton enfant plus tard? Quel adulte va-t-il devenir? Comment lui apprendre à gérer ses finances, son temps? Dans cet épisode, on va parler de choses très concrètes comme les tâches ménagères, ou encore l'argent de poche!!! Si toi aussi tu te demandes comment équiper nos adultes de demain, rejoins-nous avec ton café tiède.
Bienvenue au podcast Leni, un espace de discussion entre parents pour élever des enfants attachés à Dieu. Ici, on échange sans filtre, sans pression et avec autodérision sur la dure mais belle réalité d'être parent chrétien dans le monde d'aujourd'hui. Alors mets-toi à l'aise, attrape ton café tiède et joins-toi à nous pour une petite pause entre parents. Bonjour à mes trois amis ici présents, donc Nao, Anto et Maxime, puisque c'est moi, Laura, qui vais vous parler ce matin, ou cet après-midi, je ne sais pas quand. Et bonjour à toi qui écoute, on est ravis qu'il y ait des gens qui nous écoutent, même si on aime se parler entre nous. Comment ça va aujourd'hui
UNKNOWN?
SPEAKER_02Ça va bien
UNKNOWN!
SPEAKER_02C'est la forme
UNKNOWN!
SPEAKER_02Comment se passe la vie d'adulte
UNKNOWN?
SPEAKER_02J'ai travaillé mon sujet, madame
UNKNOWN!
SPEAKER_02Bonne question
UNKNOWN!
SPEAKER_02Parce que je suis une adulte. Non, pas toi. Donc, on s'en va voir. Non, mais ça va bien. Moi, j'aime être une adulte. Super. J'aime vieillir parce que je vois toutes les belles choses. Tu regardes derrière, tu vois plein de belles choses. Tu regardes devant, tu vois plein de belles choses. Chose. Chose. OK, mais comme on
SPEAKER_00est entre adultes... Je me suis jamais posé la question. Ça m'angoisse. On conçoit qu'on est entre adultes. Ça me fait peur quand je vois devant. Excuse-moi. Vas-y, vas-y. Tu vois pas les belles choses. Non, mais moi, je suis content d'être là à mon âge.
SPEAKER_01Après, ça
SPEAKER_02me fait peur de vieillir. Ok, mais on ne va pas aller plus loin. Vu qu'on est plus vieillis que toi, ça va mal se passer. Donc, comme on est entre adultes, j'ai des questions pour toi. Ne panique pas, c'est legit. C'est quoi pour toi être un adulte équilibré
UNKNOWN?
SPEAKER_02Qui va en premier
UNKNOWN?
SPEAKER_02Un adulte équilibré. Ok, je peux me lancer. Tu peux dire trois mots, tiens. Ben... Je crois que ce serait peut-être un adulte qui a appris de ses leçons, de ses expériences et qui est capable de faire la part des choses. Oui, en trois mots. Moi, je dirais grâce et intelligence émotionnelle.
SPEAKER_00On a le droit de toucher à la sphère de Dieu ou pas du tout
UNKNOWN?
SPEAKER_00Oui, tu fais ce
SPEAKER_02que tu veux. C'est pour toi, c'est quoi un adulte équilibré
UNKNOWN?
SPEAKER_02Si tu enlèves Dieu, c'est sûr que tu enlèves l'équilibre.
SPEAKER_00Oui, c'est ça. C'est quelqu'un qui tend à ressembler de plus en plus à Jésus chaque jour. Mais aussi, c'est sagesse, maturité et grâce.
SPEAKER_02La grâce, ça revient. Comment tu t'imaginais adulte quand tu étais petit
UNKNOWN? Waouh !
SPEAKER_02Je m'en souviens même pas.
SPEAKER_00Pas du tout comme
SPEAKER_02ça. Pas comme ça, moi non plus. Moi, je pensais que j'allais vivre dans une maison avec plein d'enfants. Mais pour moi, ouais, j'ai... Adulte, c'était vieux déjà à 18 ans. Oui, mais c'est ça l'affaire. Moi, je me souviens quand ma mère a eu 40 ans. C'est un de mes souvenirs d'enfance, qu'on a fêté sa fête. Puis je la trouvais tellement vieille. Je me suis dit, c'est vieux, là. C'est une madame, tu sais. Puis moi, j'ai 40 ans, je ne me considère pas comme une madame. Mais être adulte, c'était aller au travail. Oui. Des trucs concrets,
SPEAKER_00quoi. Oui. Moi, familialement, j'imaginais comme ça. Marier avec des enfants et tout ça. Mais après, au niveau de l'endroit où je vis déjà, pas du tout. J'ai fait ici, mais c'est le plan de Dieu. Je suis très heureux d'être ici.
SPEAKER_01Oui,
SPEAKER_00nous aussi. Ici, carrière. Quand j'ai reçu l'appel de Dieu, je sais que c'était quelque part naturel que je sois dans le ministère. Mais quand j'étais petit, moi, je suis militaire. Militaire.
SPEAKER_02Et toi, Nao, tu voulais faire quoi quand t'étais petite? Je voulais être coiffée.
UNKNOWNOk, et toi?
SPEAKER_02Prof. Oui, je voulais être prof. Mais j'aurais jamais pensé être pasteur, tu vois. Surprise! C'est bien, tu viens Moi aussi, je voulais être prof. Oui, vraiment. Je voulais être juge pour enfants. Juge pour enfants? Pour les aider. C'est beau, tu vois. C'est beau. Puis après, il fallait
SPEAKER_00étudier fort. Tu as laissé tomber. Même si tu as étudié fort, le concours est très dur aussi. Oui, c'est ça. Tu vois, notre
SPEAKER_02perception d'adulte, moi, je pensais être beaucoup plus rigide, sévère. Peut-être que mes enfants trouveraient que je suis comme
SPEAKER_00ça. Justement, ils m'ont dit que tes enfants qui écoutent le podcast... C'est ça, ils sont comme... Oui, justement. Des descriptions
SPEAKER_02T'avais une bonne vision, maman. Mais non, je m'aperçois pas comme ça. Mais comme ce podcast parle d'être parent, donc on parle de nos enfants. Fermez les yeux un instant. Imaginez vos enfants adultes. Je sens de la panique à ma droite. Mes yeux sont
SPEAKER_00ouverts. C'est qui ce gars-là? Qu'est-ce qu'il fait à côté de ma fille? Oui, donc le papa
SPEAKER_02en taux panique. C'est clair. Moi, j'en ai une qui est jeune adulte, mais oui, des fois, j'imagine une seule chose parce que tu comprends qu'il y a aucun gars qui est assez bien pour elle. C'est quand même difficile, mais on sait que ça va arriver. Du coup, ça se prépare. Et du coup, nos enfants, pas au jour le jour, mais en visant quel adulte on veut qu'ils deviennent. J'ai séquencé ça un peu en quelques thèmes. Et on va commencer par les tâches ménagères. Par les tâches à la maison. Parce que pour qu'ils apprennent à être des adultes, ça commence à la maison. D'accord
UNKNOWN?
SPEAKER_02comment on apprend à nos enfants à devenir des adultes autonomes alors la première étape c'est à quel âge on commence à leur donner des tâches et à quel niveau et comment on complexifie l'affaire est-ce que vous êtes de la team bah je fais tout ils apprendront en me regardant faire est-ce que vous leur dites quoi faire ou est-ce que vous attendez à ce qu'ils fassent les choses beaucoup de questions dans une question toujours moi ça vas-y dans Nao moi
UNKNOWN?
SPEAKER_02ok je pense le plus tôt c'est le mieux parce que euh... Plus on attend, plus ça va être difficile de leur inculquer une façon de faire et de leur inculquer des tâches à faire aussi. Sinon, parce que moi, je pense, je l'ai déjà dit et je le redis encore, dans l'action comme dans l'inaction, les enfants, ils apprennent de nous. Donc, je ne crois pas que c'est une bonne chose de penser que moi, je vais tout faire et lui, il va apprendre parce que je me sens un petit peu mal. Je suis un peu comme ça, dans le sens où je veux que ça soit fait plus vite. Donc, tu tentes de le faire toi-même. Exactement. Je suis une clean freak assumée. Donc, j'ai besoin que ça aille vite. Je veux que ça soit propre et que ça soit ramassé. Mais là, je me rends compte... Ce n'est pas en train de les aider dans le sens où c'est moi qui suis en train de le faire tout le temps. Parce qu'ils se disent, de toute façon, si je ne ramasse pas mon truc, maman, elle va le faire. Si je ne replie pas mes vêtements, maman, elle va le faire. Ça, c'est une de mes tâches que j'aime le moins. faire, c'est de replier les petits vêtements. Oh my days! C'est une montagne qui n'en finit jamais. Exactement. J'ai vu plusieurs vidéos où on les apprend à replier avec le carton. Je trouve ça fantastique, mais
SPEAKER_01au
SPEAKER_02final, ça ne va pas être fait comme moi je le veux. C'est long, je te garantis que c'est long. Donc, non. C'est aussi petit que Là, maintenant, ils ont 5 ans, les jumeaux. Donc, je leur dis, bon, il faut faire le lit en se levant. Quand ils ont fini de manger, ils doivent débarrasser la table, pousser la chaise, nettoyer la table s'il y a besoin. Donc, tu sais, des petites choses comme ça.
SPEAKER_00Tu as commencé à quel âge? 4 ans, l'année passée. La semaine dernière. Je vais commencer tout à l'heure en
SPEAKER_02rentrant.
SPEAKER_00Je leur en parle. On est au stade... Non, c'est pas
SPEAKER_02vrai. Mais je pense que, comme toi, Nao, qu'il faut commencer très jeune. Moi, je pense que dès que l'enfant est capable de commencer à jouer tout seul, d'avoir une destructivité, bon, bien, on a joué ensemble au salon, on a
SPEAKER_01fini.
SPEAKER_02Avant de sortir un prochain jouet, on rentre ce jouet-là. Puis, tu sais, il y a tout le processus où est-ce qu'au début, on le fait avec lui, on le fait avec l'enfant. Mais l'enfant apprend. Moi, je pense que... Puis après ça, bien, dès qu'il commence à être assez grand pour se déplacer, manger seul à la table, bien, c'est assez grand pour manger seul. Tu es capable de desservir ton assiette. Puis là, on augmente... tranquillement, mais je pense que c'est super important. Et plus ils sont petits, plus ils ont envie d'aider. Oui. Il y a lieu de faire un effort de les laisser nous aider. Exact. Parce que souvent, moi, mon fils, il me dit « Mais maman, je veux faire le ménage avec toi. » Et moi, je suis genre « Oh, come on. » Il faut juste que ce soit vite fait, mais en fait, je me dis « Mais attends, mais il ne faut pas que je lui coupe cette envie-là. » Parce que je serais ravie quand il le fera à ma place. Exact. Des fois, on voit ça gros, mais tu lui donnes une guenille, puis il va frotter la même tâche pendant tout le temps que toi, tu as fait la maison. Moi, je lui dis « Va faire ta chambre. » Mais c'est ça aussi. Anton, je vais te laisser répondre,
SPEAKER_00puis après... Moi, je pense que c'est dès que tu peux, le plus tôt possible, en fait. C'est drôle aussi, c'est les comportements des enfants. Il y en a, naturellement, ils vont le faire, ils aiment ça. Ils esquivent. Mais il y a la notion aussi, tout à l'heure, on disait que il ne faut pas qu'on fasse trop pour qu'on dise l'apprentissage par observation. Mais pour moi, on a une grande part de responsabilité, dans le sens que si tu veux que ton enfant nettoie, il faut que ta maison soit aussi maintenue. Il faut que
SPEAKER_02tu te vois.
SPEAKER_00Si tu te vois prendre tes trucs et les laisser traîner par partout, et après, que les seuls moments où tu commences à ranger, tu cries sur tout le monde. Genre, « Hey, mais non, range, tout le
SPEAKER_02monde range. » Alors que si tu... Des fois, c'est d'aider l'autre. Moi, j'ai vu une vidéo que je trouvais trop cute d'un enfant que sa mère, elle passe la balayeuse, puis le petit gars, il vient tasser les chaises quand il arrive avec sa balayeuse. Mais c'est parce qu'il a vu son père faire ça. Il a vu son père que le samedi, il aide sa femme, elle passe la balayeuse, lui, il tasse les choses, il lève les chaises. Fait que là, le petit, quand papa n'est pas là, il reproduit. Je trouvais ça trop cute. Fait que la mère, elle passe quand même la balayeuse, parce que c'est lourd parce que, mais enfin, ils l'aident, tu sais. Et d'accepter aussi qu'ils ne le fassent pas comme nous parce qu'ils ne le feront jamais comme nous. Parce que sinon, on va les... ils vont plus le faire. J'avais vu un truc, si tu leur demandes de faire quelque chose et tu repasses toujours derrière eux, ça les décourage
SPEAKER_00finalement. Tu vois, je me reconnais dans Naomi aussi, parce que moi j'aime bien que ce soit bien fait de la façon dont je fais, et ma femme parfois me dit Anthony, de le faire ou de le refaire après eux, tu te desserres en fait, parce qu'il va dire de toute façon papa va le faire. Ou alors c'est mal
SPEAKER_01fait ce que
SPEAKER_00je fais. Excuse-moi, mais dimanche dernier, c'est fou, parce que ma fille elle a que deux ans, on parlait d'âge là, ma fille elle a que deux ans, mais on était à l'église et elle a renversé une boisson boisson gazeuse mais tu sais genre ce qui est beau c'est qu'elle est partie elle-même chercher du papier tu sais nettoyer il y avait des gens qui étaient là qui disaient oh c'est trop cute et tout et en fait je me suis rendu compte ben ça c'est juste l'apprentissage
SPEAKER_02ben oui c'est ça pis c'est aussi que ça dédramatise parce que des fois quand on est trop en tout cas je sais pas faut que les enfants apprennent hey sais-tu quoi t'as fait un dégât c'est pas grave c'est plate mais c'est pas grave va chercher quelque chose pis ramasse-le des fois mon fils il va juste pleurer parce qu'il a renversé quelque chose ben non juste nettoyer
SPEAKER_00Et ils sont contents de le nettoyer. C'est l'activité. Après, parfois, ils prennent ça pour un jeu et
SPEAKER_02ils vont tout renverser. On a parlé, nous aussi, en tant que parents, à faire attention. Dans ce temps-là, c'est un dégât de lait, c'est collant, ça ne te tente pas de nettoyer ça sur le plancher de la cuisine, mais c'est comme, c'est pas grave. C'est plate, mais c'est pas grave. C'est ça, on va lui apprendre à le nettoyer. Parce que sinon, après, les enfants deviennent tous stressés, moindrement qu'ils font un dégât, mais spoiler alert, ils vont faire des dégâts. À quel moment, vous avez des plus grands tous, là
UNKNOWN?
SPEAKER_02À quel moment vous avez complexifié les tâches, puis donné de plus en plus de tâches
UNKNOWN?
SPEAKER_00Il y a un danger là-dedans, je trouve. Parce qu'en fait, je me suis rendu compte que plus ton enfant grandit, plus il est capable d'en faire. Mais... parfois tu vas peut-être inconsciemment lui donner des choses à faire, mais peut-être en abuser, tu
SPEAKER_02sais. Donc... Explique.
SPEAKER_00Explique, c'est ça. C'est que moi, parfois, Lili Rose, ma fille, mon aîné, souvent, parfois, je fais... Tu sais, moi, je suis dans le canapé, je regarde la télé, tu sais, du coup, je fais... Tu sais, ta petite sœur, elle a mangé quelque chose, va ranger ça, tu sais. Elle est capable de le faire, mais on dirait que c'est comme si j'utilise le fait qu'elle soit capable de le faire, tu sais. Donc, je pense que tu peux complexifier, mais moi, j'ai cette politique personnelle que elle va ranger les choses pour l'instant qui sont à elle que c'est elle qui va ranger de la maison mais du coup si elle mange elle va débarrasser son plat elle peut nous aider à débarrasser mais je veux pas que c'est à toi maintenant de débarrasser toute la table et de nettoyer on le fait ensemble
SPEAKER_02moi je le vois pas comme c'est pour me décharger à moi parce que je trouve que ça me revient mais c'est justement dans le but de il faut qu'il sache faire les choses parce qu'un jour il va être chez lui moi ma mère nous a tout appris à faire mais elle nous disait quoi faire et quand le faire. Quand je suis arrivée en coloc, je ne faisais rien de moi-même. Jusqu'à ce que ma coloc, elle me dise « Mais qu'est-ce que tu fais? Tu ne fais rien. » Mais je savais faire le ménage, je savais faire les lessives, mais je n'avais aucune autonomie. Donc moi, avec mon fils, je lui demande de faire son lit parce que je veux que ça devienne un réflexe. Pas parce qu'au moins, je n'ai plus à le faire. Ça m'arrange. En fait, c'est une habitude que tu crées. Il va faire son lit tout le temps. Moi, je comprends ton bémol en taux, puis en même temps, bien, c'est pour ça qu'on fait, tu sais, après ça, chaque famille gère ça comme ils veulent. Moi, avec mes enfants, ils ont des tâches attitrées, puis souvent, on va faire le ménage de la maison, par exemple, le samedi, donc ils savent que le samedi, avant d'avoir des activités, avant de partir de la maison, ils doivent refaire leur ménage, puis ils sont chacun responsables de leur chambre, bien sûr, parce que c'est leur zone personnelle, mais ils sont responsables de, après, de, bon, il y en a un qui doit faire la salle de bain, l'autre doit faire la balaise dans les marches, tu sais, Ils ont chacun leur tâche à titrer. Ils savent qu'ils doivent faire leur tâche avant de partir. Puis en semaine, tout le monde contribue à la vaisselle. On le fait ensemble parce que c'est moins plate, à mon sens. Puis après, des fois, on s'échange des journées. On crée des habitudes comme ça que j'espère qu'ils vont garder. Justement, est-ce que vous avez des outils concrets? Parce que moi, quand on était petite, on avait un tableau avec nos prénoms, les jours de la semaine, puis quelles tâches on devait faire tel jour. Est-ce que vous avez des outils où ça revient aussi avec l'âge? Parce que j'imagine que des petits comme 4 ans, 5 ans, c'est juste une tâche par jour, c'est déjà pas mal. Puis de le voir, comme moi, j'aime bien lui dire, t'as une mission, t'as une responsabilité, puis il aime tellement être grand. Il est content. Il est content d'être grand, donc c'est pour ça. Mais c'est vrai que c'est des habitudes qu'on crée. Mais c'est surtout dans les fratries, je trouve que c'est important de mettre en place des systèmes. Oui, parce qu'il faut que ce soit égal pour tout le monde. Il faut que ce soit... Puis il y a quelque chose aussi, quand ils étaient plus petits, moi, c'est sûr que l'on avait plutôt des pictogrammes, des dessins, des choses comme ça, parce que « range ta chambre » pour un enfant, ce n'est pas une consigne. Oui, c'est ça. C'est trop vaste. C'est ça, fait que les parents arrivent dans la chambre, pis c'est comme « Bella, t'as pas rangé ta chambre, je t'avais dit de ranger ta chambre! » Moi, mais l'enfant range ta chambre, il comprend pas, tu sais, tu dois dire « ramasse les vêtements qui sont par terre, nettoie ton bureau, range tes crayons, t'sais, faut être comme précis. » C'est vrai que quand je fais ça avec LJ, ça va plus vite, mais moi, je suis genre « mais voyons donc, c'est tellement de travail de dire chaque étape, si tu dis « range le salon », il va être genre... » Mais tu sais, tu peux lui dire « ok, ranger ta chambre, c'est ces cinq pictos-là, t'sais, là, il y a cinq dessins, cinq images, là, il sait qu'il a rangé sa chambre, c' il doit bouger le velcro. Tu sais, ça marche full, c'est motivateur, ils sont contents de bouger les petits trucs. Peu importe, mais il faut se trouver des systèmes pour que ça marche avec notre enfant. C'est ça, c'est de trouver les systèmes. Moi, je vois ça un peu comme un surplus de charge mentale. Parce que ma fille, quand elle était adolescente, plus jeune, moi, j'avais fait une liste parce que pour moi, c'est C'est évident. Il y a un truc qui traîne, je ramasse. Il y a des choses sur le plan. Je vais passer le balai. Je n'ai pas à me poser la question. Ça me vient comme ça. Puis là, elle, je dis, mais ce n'est pas possible. Moi, je peux marcher de là à de là. Je vois quatre choses à faire au moins. Comment toi, tu fais le même trajet que moi. Tu n'as absolument rien vu. Ce n'est pas possible. Elle me dit, mais dis-moi quoi faire. Oh my days. Il fallait que je m'assoie, décrire.
SPEAKER_01Bon, tu
SPEAKER_02dois faire telle chose, tel jour, tel jour. Tu veux que je te dise des jours aussi quoi faire. Fine. Oui. J'écris, OK, lundi, je ne sais pas, jeudi, check les poubelles. Est-ce que ça l'a aidé? Est-ce que tu as vu qu'elle a progressé? Pour un moment, mais ça n'a pas vraiment duré. Puis, tu sais, ça me donne... Je suis un peu découragée. Il y a une question de personnalité aussi là-dedans. Moi, je veux dire, je sors la poubelle, je mets la poubelle sur la galerie d'en avant, sachant que mon mari qui est sorti, il va rentrer à la maison bientôt. Je me dis, quand il va arriver à la maison, il va voir la poubelle devant la porte. Il doit l'enjamber. Si il veut rentrer dans la maison, croyez-moi ou non, il l'enjambe et il ne la voit pas. Mais c'est sa personnalité, il ne voit pas. Mon chéri, il veut vraiment m'aider, il veut faire les tâches, mais si j'attends le jour qu'il les voit pour que ça se fasse, je vais attendre longtemps et j'essaie de frustrer tout le temps. Donc, on a compris assez rapidement dans notre mariage qu'on se fait des listes, puis voici ce qu'il y a à faire, puis ça, c'est ta responsabilité, puis ça, c'est la mienne, parce que sinon, ça ne se fera pas. Puis moi, j'ai été... Pourtant, ma mère nous a appris à faire des tâches. J'avais ma responsabilité. Quand je suis arrivée en appartement, oh, que j'étais contente de ne pas être obligée de les faire avec quelqu'un qui me surveille. Donc, j'étais très... Je ne sais pas quel mot mettre là-dessus, mais je n'étais pas propre, là. Tu sais, c'était pas... Mon appartement n'était pas propre. Puis même quand on s'est mariés, mon mari était comme ça aussi, parce qu'il ne voit pas les tâches. Donc, si moi, je ne disais pas ce qu'il y avait à faire On ne faisait même pas la vaisselle dans notre première année de mariage. De toute l'année? Mettons, de toute la semaine. À la fin de la semaine, on était comme « C'est dégueulasse, il faudrait faire la vaisselle. » Je me confesse, on n'avait pas encore d'enfants. Finalement, les enfants arrivent. À un moment donné, tu grandis, tu prends de la maturité. Tu fais comme « Ok, c'est dégueu. » Ça suffit. Il y a une question de maturité, je pense aussi. Ça va un petit peu avec la personnalité. Nous, on avait un peu cette personnalité de bohème, artiste, libre
SPEAKER_00d'esprit. Oui, c'est la personnalité. On n'était pas
SPEAKER_02clean freak, pas en tout. Une
SPEAKER_00des jumelles qui a juste deux ans, Mia, pour ne pas la citer. Elle, c'est fou. Comment elle est capable de... Tout ce qu'elle fait, elle va le ranger. Elle va ranger les choses de sa soeur. Elle va faire en sorte que ses affaires soient bien à ses endroits. Est-ce
SPEAKER_02qu'elle les aligne aussi? Non, elle ne les aligne pas.
SPEAKER_00Nao soupçonnait un petit diagnostic. Je la voyais venir. Mais non, vraiment, c'est qu'elle va faire un truc, elle va le ranger. Elle va dire il faut ramasser mais c'est drôle alors que Lily-Rose Lily-Rose elle
SPEAKER_01est
SPEAKER_00Lou ben Lou elle fait sa vie mais elle va le faire aussi mais Lily-Rose il faut beaucoup apprendre mais tu sais c'est ça parce que le truc de tâches et tout ça là ma fille elle a 6 ans et je trouve pas ça très faire non plus qu'elle soit la seule à faire avec un planning et tout ça mais elle le fait quand même mais elle il faut lui apprendre plein de choses par exemple son pyjama là elle
SPEAKER_02le met comme ça tu sais il y a des choses pour moi qu'ils mettent son pyjama comme ça moi je fais la même chose donc ça me dérange pas tu vois mais c'est à quel moment on les développe vers l'autonomie plutôt que de toujours répéter répéter répéter tu sais à quel moment ça prend vie et que c'est de eux-mêmes c'est une fois à l'âge adulte j'ai vu parlant de ça là attends j'ai vu une petite vidéo justement je pense cette semaine et c'est un papa justement qui disait que lui il apprend à ses fils de justement remarquer les choses autour de
SPEAKER_01lui.
SPEAKER_02C'est à ça que j'ai pensé quand tu parlais de la poubelle à l'extérieur. Fait que lui, il dit, c'est quelque chose qu'il n'a pas eu et qu'il veut inculquer ça à ses
SPEAKER_01enfants.
SPEAKER_02Fait qu'il lui dit, avant de sortir, mettons qu'ils sont au salon, il s'en va, il s'en va dans une pièce, il dit, wow, un instant, qu'est-ce que tu remarques ici, dans cette pièce-là qui n'est pas à sa place? Est-ce qu'il y a quelque chose que tu vois qui est... De leur donner un ordre? Exactement. Ça, c'est
SPEAKER_00de l'intentionnel C'est la charge mentale aussi, Naomi. Le début. Je crois que tu lui
SPEAKER_02inculques ça. Maintenant, j'avoue, c'est intense, là, aussi. Ils vont tous devenir détectives. Exactement. Fait qu'il dit, ah, ok, bon, ça, il faut que, mettons, une tasse, il y a une tasse là, à la place de le laisser ici, je vais l'amener dans la cuisine parce que je vais passer par là aller chercher mon camion, exemple. Ou sinon, tu sais, il dit, si tu vois une casquette par terre, il dit, ben, est-ce que tu vois vois quelque chose ici que tu peux ramener, s'il monte à l'étage. Il dit, ah oui, il y a la casquette. Il dit, oui, il y a la casquette, mais c'est pas à moi, c'est à mon frère. Il dit, oui, je comprends ça. Il dit, mais on est dans une famille, on est une communauté, ça lui fera plaisir à ton frère. Si tu lui amènes ça, ça lui fait, lui, une tâche en moins à faire, puis en plus tu lui fais plaisir, tu lui rends service. Ça, c'est un super bon point. Il faut travailler parce que c'est sûr qu'ils vont te ramener très rapidement. Oui, mais c'est même pas à moi. Oui, mais moi, est-ce que tu penses que je fais juste ma vaisselle
SPEAKER_00à moi. Moi, je fais la vaisselle hier et lui, il ne l'a pas fait. Moi, quand je fais le lavage, est-ce que tu penses que je fais juste mon lavage? C'est moi qui lave mon
SPEAKER_02assiette. Non, mais c'est de les amener aussi à voir que toi, en tant que maman, qu'est-ce qui arriverait si toi, tu te mets à cuisiner juste pour toi finalement, tu ne cuisines plus pour les autres. Absolument. Fait que c'est de les sensibiliser à ça, mais il faut être très intentionnel.
SPEAKER_00Mais c'est ça, ils sont vraiment accompagnés en fait. C'est même de valider l'information. Parce que si je pousse un peu plus loin, dernièrement, avec ma fille, à chaque fois qu'on lui reproche quelque chose ou qu'on lui dit quelque chose qu'elle n'a pas fait de et ensuite que je donne une directive et bien là en fait j'ai réalisé que je lui demande de me répéter ce que je viens de dire parce que dans
SPEAKER_02l'effet du stress elle
SPEAKER_00a rien entendu et du coup je dis qu'est-ce que je viens de dire et là je fais ok tu sais genre du coup d'apprendre de prendre le temps donc la dispute elle dure plus longtemps c'est pas une dispute mais c'est la la chicane quoi je sais pas comment l'expliquer l'argument merci beaucoup pour ces mots si précis l'intervention la gestion de la situation de la tension de crise mais tout ça pour dire qu'au final j'ai réalisé que ça prend un peu plus de temps mais c'est tellement bénéfique parce qu'au moins là maintenant elle est plus attentive elle écoute elle prend l'information et donc ça devrait marcher pour
SPEAKER_02le ménage moi je lui fais répéter les étapes aussi parce qu'ils disent qu'à un certain âge tu peux pas énumérer plusieurs choses à faire ils vont oublier non en effet donc moi il a 4 ans il a une très bonne mémoire ce qui m'aide aussi je lui dis ok tu dois faire quoi en premier quoi ensuite et quoi ensuite c'est vrai que pour les enfants qui ont plus de mal le visuel ça aide beaucoup d'avoir des dessins mais moi c'était rendu mon fils comme on parlait dans un autre épisode il veut tout faire parfaitement c'est ça il aime bien bien faire donc les pictogrammes ou les choses où il fallait déplacer quand tu réussis une tâche c'était devenu un conflit même moi je m'en servais un peu comme chantage genre ah bah si tu fais pas ça t'auras un pouce en bas donc c'était pas très sain tout ça t'auras pas à manger non ça c'est chez toi mais Non, mais c'est pour ça qu'il faut se connaître en tant que famille aussi, puis connaître nos enfants. Il y en a pour qui ça marche, il y en a pour qui ça ne marche pas. Il est ordonné, il aime ranger, mais pas tout le temps. Aussi, des fois, il dit, tu peux le faire avec moi. Puis là, je me fais avoir parce que je range, mais lui me regarde ranger. Mais c'est ça. Pour moi, j'essaie de garder en tête, je veux qu'il apprenne à faire les choses. Mais est-ce que vous avez des tâches que vous ne voulez pas que vos enfants ne fassent pas parce qu'ils les font mal ou quoi que ce soit, mais parce que vous trouvez que ça ne revient pas à un enfant de faire?
SPEAKER_00Les réponses Ça
SPEAKER_02dépend de l'âge. Les repas, pour moi... ils peuvent aider. J'aime ça quand ils viennent m'aider à couper les légumes et tout, mais de leur donner la responsabilité complète des repas, je trouverais ça lourd à leur donner. Je trouve ça lourd pour moi. Moi, c'est une des affaires que j'ai eu le plus
SPEAKER_00fort. C'est mon échappatoire de cuisiner. Vous êtes pareils.
SPEAKER_02On est pareils. On est dans ma bulle le soir. Mais sinon, les enfants, chez nous, ils ont chacun leur salle de bain. On a deux salles de bain. Ils ont chacun leur salle de bain à nettoyer. Les gars en nettoyant, les filles en nettoyant. à la leur. Mais, oui, c'est ça. Sinon, je pense qu'ils sont capables d'en prendre souvent plus qu'on le pense. Puis, c'est de leur amener derrière ça. Tu sais, c'est toujours... C'est pas de faire des tâches pour faire des tâches. C'est pas parce que tu es un esclave. Je sais qu'il y a certains parents qui vont décider, par exemple, de donner de l'argent de poche en échange d'une tâche. C'est un choix personnel. Mais nous, on a décidé... Pour moi, c'est comme maintenant, tu fais partie de la vie de cette maison. Donc, tu dois contribuer à la vie de cette maison. Il y a un apprentissage derrière ça. Est-ce qu'il y a des conséquences quand ils ne font pas leur tâche? Pour moi, ils n'ont pas le droit de rien faire d'autre tant que ce n'est pas fini. Tu n'as pas le droit de partir. Mettons que tu veux aller jouer au basket aujourd'hui, c'est samedi. Excuse-moi, mais ta chambre n'est pas rangée, donc tu ne peux pas y aller. Mais c'est quand même une bonne motivation. Même chose pour la vaisselle. Le soir, je peux-tu aller faire telle affaire? J'ai fini mes devoirs, je pourrais-tu aller chez mon ami? Non, tu n'as pas fait ta vaisselle. Il faut faire la vaisselle, tout le monde. on contribue, on fait la vaisselle, on range, quand ça sera fait, tu peux y aller. Donc pour eux, c'est aussi de voir que je fais ça d'abord,
SPEAKER_00puis après, je peux faire autre chose. Moi, je pense qu'il faut tout apprendre. Je peux revenir sur l'éducation que j'ai eue avec mes parents. Ils m'ont appris à tout faire, très jeune. Le linge, à manger. Est-ce qu'ils me demandaient de le faire? Oui, mais pas tout, tu vois. Et par exemple, j'avais très vite appris à faire à manger, mais ça ne dépendait jamais de moi de manger. Mes parents, quand j'arrivais le soir, ils ne disaient pas, fais-toi à manger, tu vois. Ou allez, fais-nous
SPEAKER_02le souper, on
SPEAKER_00a faim. C'est ça, mais par contre, c'est-à-dire que parfois, naturellement, je me rappelle, j'ai des exem marquant mais parfois ils sont partis faire des courses l'épicerie et moi j'étais à la maison du coup je fais ah ben je vais faire plaisir à mes parents et j'ai fait à manger pour mes parents une fois ils sont partis aussi mais j'aime cuisiner mais aussi c'est que mais c'est ça c'est qu'ils m'ont appris à tout savoir faire c'est vraiment et après parfois il y avait quand même des exigences qu'il fallait que je le fasse mais moi avec ma fille je vais vraiment mes filles mais c'est fou comment je mais avec mes filles je vais vraiment apprendre ça Je veux qu'elle soit complètement autonome dans tous les domaines. Moi,
SPEAKER_02j'aime bien l'esprit d'équipe aussi. Justement, tu disais, je ne veux pas être assise sur le canapé et lui dire de faire les choses parce qu'en effet, moi aussi, je ne veux pas qu'il croie qu'il est là pour me servir ou quoi que ce soit. Je veux vraiment, ok, je suis en train de faire le ménage ou la vaisselle, va faire ça comme ça, on avance plus vite, on travaille en équipe. Je lui dis souvent, on est une équipe et je répète tout le temps, parce que des fois, quand il rage, je suis genre, oui, mais ce n'est pas juste moi. Toi aussi, tu dois mettre aider. C'est ça, parce que, comme tu as dit, le titre, c'est « Des humains de demain », donc ça fait partie de des trous de la ceinture qu'il doit se faire pour justement être un meilleur humain, un meilleur adulte, un meilleur partenaire, ultimement. C'est qu'au-delà de l'apprentissage de la tâche en tant que telle, il y a un apprentissage beaucoup plus profond de contribuer, de faire partie de la famille, de prendre ses responsabilités. Et de prendre soin de toi-même aussi. Parce que sans... Il y a... Exemple, ma mère, j'ai déjà entendu dire de ses amis qui sont très bien âgés, écoute, si la femme elle est pas là le monsieur il se laisse mourir il mange juste pas il sait pas faire à manger voyons donc c'est un homme accompli comment ça il sait pas se faire à manger c'est quoi cette histoire là et même des tâches simples comme regarder sur l'étiquette comment faire une lessive on l'explique pas à nos parents à nos parents non à nos enfants parce que tu sais on est dans le va vite ok faut que je fasse une lessive machin mais il y a un moment où on doit se dire faut apprendre faut leur apprendre parce que sinon ils vont se retrouver tout seuls et c'est souvent quand l'enfant part où il demande genre comment on fait une lessive maman c'est vrai tu sais il appelle et tout mais ouais c'est peut-être un peu... Non, mais c'est bon ce que tu dis, parce qu'on est tellement dans une société où tout va vite, où on va vite et tout, puis être parent, finalement, il faut comme lutter contre ça, ça va pas vite. Tu dois apprendre. Ils ont des tutos maintenant, mais j'ai vu un petit monsieur qui a grandi sans papa, puis maintenant il fait des vidéos pour montrer aux garçons comment faire un noeud de cravate, comment faire des trucs, je trouvais ça cute. Moi, ça me fait toujours de la peine de voir un enfant qui arrive au secondaire, puis bon, par exemple, tu sais, moi je me dis toujours, mais pourquoi il ne se rase pas
UNKNOWN?
SPEAKER_02Il est plein de poils, pourquoi il pleut
UNKNOWN?
SPEAKER_02C'est souvent, je ne sais pas, personne ne m'a montré comment me raser. Je suis comme, aïe, mais... Oui, parce que même l'hygiène, ça s'apprend. Oui, c'est ça, je sais qu'on n'est pas rendu là, mais... On a parlé des tâches. Maintenant, on va parler de ce qui intéresse Anthony, l'argent.
UNKNOWNOh ! Catching, catching !
SPEAKER_00Vraiment pas. Ça ne m'intéresse pas du tout, l'argent. Tu ne peux pas être milliardaire. Mais il existe quatre façons simples et sécuritaires de faire l'argent.
SPEAKER_02Ah, Anthony a genre... Est-ce que quand vous étiez petit, vous aviez de l'argent de poche
UNKNOWN?
SPEAKER_02Puis, comment vous avez vécu que vous en ayez Négatif. Négatif. Je n'avais pas l'argent de poche.
SPEAKER_00Mais négatif et tu l'as vécu de manière négative. Tu l'as aimé, tu
SPEAKER_02n'as pas aimé. Je ne savais même pas que ça se pouvait. J'ai grandi en Haïti déjà de base.
SPEAKER_00On te donne à manger, c'était suffisant.
SPEAKER_02Voilà, j'étais bien heureuse. Mais même ici, je suis arrivée ici, j'étais au primaire, j'étais en... quatrième, cinquième année. Je ne suis pas sûre. Mais ça, c'était la génération où les enfants avaient le clé dans le cou. Ah oui, tu rentres à la maison. Exact. Moi, je n'ai pas eu ça non plus, parce que ma mère était à la maison. Et puis, je pense qu'il y en avait quelques-uns de mes camarades qui avaient ça, de l'argent de poche. What is that? What do you mean, tu as de l'argent
SPEAKER_00de poche? On n'avait même pas
SPEAKER_02d'argent. Non, mais c'est ça. Nous, on était cinq, puis on n'avait pas. C'est ça, nous aussi. C'est pour nous, c'était très clairement dit « Désolée, mais le parascolaire basketball, tu ne peux pas le faire parce que vous êtes 5 et on n'a pas d'argent, c'est trop cher. » Pour nous, c'était juste comme une évidence. On n'avait pas d'argent de poche. Je n'ai pas mal vécu non plus. Moi non plus. Nos parents, ils n'avaient pas non plus beaucoup d'argent, mais quand ils pouvaient nous donner genre 2 euros, j'étais en France, ils nous donnaient un petit peu quand même parce qu'on était aussi en école privée et déjà la différence se faisait sentir, surtout au secondaire. Des fois, tu veux pouvoir acheter un pain au chocolat ou une chocolatine à la récréation, parce que nous, c'est ça qu'on avait à la récréation. Et du coup, t'es la seule personne de toute l'école qui peut pas. Mes parents, ils faisaient l'effort quand même de nous donner quelque chose, mais c'était pas... Je sais pas si c'était régulier ou... En tout cas, c'était pas des gros montants. Mais qu'est-ce que vous pensez du système d'argent de poche? Toi, est-ce que tes enfants en ont? Mes enfants en ont pas. Nous, on a préféré mettre l'argent dans des RE. Pour nos enfants, parce que leurs amis en nom? La plupart de leurs amis en nom. R-E-E-E. Donc, est-ce qu'ils t'en ont parlé, reproché? On s'en reparle après. Je vois Anto qui est comme, quoi? Est-ce qu'ils te l'ont reproché? Est-ce qu'ils te disent, mais pourquoi moi j'ai pas d'argent? Non, parce que par contre, nous, on leur donne pas un montant à chaque semaine, on leur donne pas un montant pour les tâches ou quoi, mais si par contre, si on a eu à un moment donné, bon, il fallait creuser une tranchée sur le terrain pis c'est les garçons qui l'ont fait, ben là, on leur a donné un montant et ça, ils vont vont pelleter chez la voisine, c'est eux qui gagnent le montant. S'ils me disent « Hey maman, aujourd'hui, il y a un dîner hot-dog à l'école, on peut-tu manger? » Je leur donne l'argent. C'est plus comme je m'assure qu'ils manquent de rien et qu'ils ont droit à des plaisirs aussi. Mais de base, tu veux sortir avec tes amis sur l'heure du dîner à l'école, aller chez Dolorama t'acheter des bonbons, fine, mais je ne peux pas croire qu'il n'y a rien que tu peux trouver pour te faire toi-même de l'argent. Ramasse des canettes, Puis va porter les canettes, tu vas te faire 4 piastres, tu vas pouvoir t'acheter des bonbons, c'est assez. Il y a tellement de choses qui sont accessibles pour se faire au moins des petits sous que je me dis, moi, je veux encourager mes enfants à comme, hé, l'argent, ça se gagne. Oui, la valeur de l'argent. Oui, c'est ça. Je pense que, parce que j'entends souvent l'argument, les parents vont donner de l'argent de poche en disant, oui, mais c'est pour apprendre la valeur de l'argent à mon enfance, pour lui apprendre à se responsabiliser. Oui, mais est-ce que derrière, il y a de l'éducation? Parce que c'est ça. C'est que moi, j'ai Je n'ai pas appris à avoir de l'argent parce que j'avais de l'argent de poche. On ne m'a pas appris à mettre de côté. Je trouve que ça, c'est tout un travail aussi. J'ai vu le truc avec les enveloppes. Je trouve ça intéressant. Tu donnes de l'argent de poche à ton enfant en coupure de 5 dollars, par exemple. Il y a une partie qu'il met dans son épargne, une partie qu'il met à la dîme et une partie qu'il peut dépenser dans ce qu'il veut. Ça, je trouve que c'est intelligent. Après, je ne sais pas à quel âge il faut commencer. Je n'ai pas d'opinion là-dessus. Mais c'est ça, comment on apprend à nos enfants la valeur de l'argent et à bien gérer son argent. Mais même les tire-lire aussi, il me semble que quand nous on était plus jeunes, c'était quelque chose qu'on voyait plus souvent et puis tout le monde avait des
SPEAKER_00tire-lire, tu vois. Elle a une tire-lire. Ah ouais
UNKNOWN?
SPEAKER_00Peut-être dire qu'il y en a de l'argent
SPEAKER_02dedans. Ouais, mais du coup, à quel moment tu lui laisses dépenser
UNKNOWN?
SPEAKER_02Tu lui laisses dépenser quoi
UNKNOWN?
SPEAKER_02Est-ce qu'elle a le droit de
SPEAKER_00dépenser tout son argent parce que c'est le sien
UNKNOWN?
SPEAKER_00C'est plus facile de dépenser l'argent de maman et papa que mon propre argent, tu vois. Oui, déjà à cet âge-là. La mienne,
SPEAKER_02c'est pareil. parce que tu
SPEAKER_00m'avais dit parfois quand elle arrive à des endroits où elle est insistante parce que c'est ça moi je pense qu'il y a aussi cette notion d'apprendre à gérer de l'argent c'est à tes enfants c'est aussi d'être capable de dire non à tes enfants de lui faire comprendre que
SPEAKER_01ça
SPEAKER_00a de la valeur donc au delà même de lui donner de l'argent c'est que par exemple tu vas aux promenades ou pour nos amis français si tu vas à Carrefour un endroit où tu peux acheter des choses ben c'est juste que tu que que que que Elle demande un truc et de lui dire non. Et tu sais que moi, au début, je vais être honnête avec vous, c'était que mes parents, ce n'est pas des gens, et je pense qu'ils ne seront pas choqués que je le dise ça, mais ce n'est pas des gens qui ont eu beaucoup d'argent. Et j'ai extrêmement souffert de ça intérieurement. J'étais heureux de ça, mais de voir des autres personnes avoir des chaussures de marque. Moi, c'était vraiment compliqué d'avoir des chaussures de marque ou des habits. J'ai toujours aimé les habits, de ne pas en avoir et tout ça. Ce qui fait que quand j'ai eu des enfants... Je disais, moi, jamais mes enfants vont souffrir de ça. Du coup, Lily Rose, sans me rendre compte, mais j'achetais plein de trucs et tout. Et à un moment donné, à chaque fois qu'on partait faire le magasin, elle me demandait un
SPEAKER_01truc.
SPEAKER_00Et c'est comme si je lui disais, ah bah oui, on achète, on a de l'argent. En plus, à l'époque, j'avais une carrière qui me permettait d'acheter tout ce qu'elle voulait. Mais ce qui fait que maintenant, je lui dis non. Et quand j'ai commencé à dire non, j'ai réalisé que pourquoi tu dis non
UNKNOWN?
SPEAKER_00Normalement, c'était d'apprendre de lui donner la valeur de l'argent. Ce qui fait qu'aujourd'hui, parfois, on est au promenade, je lui dis, je veux ce toutou. J'ai dit, ben non. Ben là, généralement, on achète un truc. Non, tu n'auras pas ce toutou. Mais là, du coup, il a dit, je vais utiliser mon argent. J'ai dit, vas-y, utilise ton argent. C'est un
SPEAKER_02super apprentissage. Moi, je pense qu'il doit faire les enfants parce que le principe de ne pas avoir tout ce que tu veux tout de suite maintenant, même si c'est très valorisé dans la société micro-ondes, un peu dans laquelle on est. Mais tu sais, c'est comme, non, pour moi, mes enfants, c'est, ah, j'aimerais ce toutou. Ah, tu le veux? Mais génial, économise. Ramasse des sous, demande à la fête des sous, puis tu vas pouvoir te l'acheter. Tu sais, ma plus jeune, elle a décidé récemment qu'elle aimerait ça s'acheter, parce qu'elle aime beaucoup chanter, elle aimerait ça s'acheter un micro pour pouvoir s'enregistrer et tout. Mais tu sais, là, on parle d'un bon montant, OK, super, bon, bien. Fait que là, elle a calculé dans sa tête, puis elle était comme, bon, bien peut-être que avec Noël, ma fête, là, mon petit, elle a un petit travail, elle donne des petits cours de ukulélé à la voisine, tu sais, fait qu'elle est comme, bon, bien, OK, je pense que peut-être que d'ici l'année prochaine, je pourrais avoir mon micro. Mais je trouvais ça beau, tu sais, c'est comme... un projet, puis elle va économiser pour son projet, puis si nous, on veut l'aider, ça se pourrait qu'on l'aide plutôt qu'elle pense, mais au moins, elle le
SPEAKER_00planifie, elle le pense. C'est apprendre la valeur de l'argent. La valeur du travail aussi. Je
SPEAKER_02gâtais beaucoup et là, je le fais toujours, c'est mon seul. Ton langage d'amour. Oui, c'est ça, puis moi, pareil, j'ai une famille modeste, puis c'est ça, donc je pense que je compense comme je peux, même si on n'a jamais été malheureux, on n'a jamais... Non, moi, c'est la même chose. J'ai fait plein d'activités, en France il y a un système incroyable pour permettre à toutes les familles d'être d'avoir des loisirs mais du coup je gâte beaucoup Elijah Jules beaucoup de choses mais plus il grandit plus il trouvait ça normal et il prenait même pas soin tout le temps de ses affaires donc maintenant ce que je prends c'est que quand il casse un jouet mais même surtout volontairement je vais lui dire mais tu sais moi j'ai travaillé dur pour t'acheter ce jouet puis il est là bah tu m'en rachètes je fais pas du tout ouais mais parce que quand tu les gâtes ça vient tout seul genre puis là son projet je lui ai parlé que je voulais changer son lit et tout et lui il croit que ça va arriver instantanément et moi je me fais violence pour lui dire bah non regarde ça va prendre plusieurs semaines pour que maman elle réunisse l'argent puis aussi on va attendre la période des impôts donc il me parle des impôts c'est là mais tu sais pour lui dire ça vient pas tout seul ça tombe pas du ciel mais moi je me rends compte c'est à cause de moi qu'il avait pas cette valeur parce que mon mari lui était genre mais arrête de lui acheter tout le temps tout ce qu'il a il y a sa fête il y a Noël puis après de temps en temps c'est correct de faire des petits cadeaux mais moi c'était même sans qu'il le j'ai acheté des trucs je le fais toujours mais je me disais mais mon dieu comment il va avoir la notion de ça vaut de l'argent on a travaillé dur donc des fois c'est ça aussi on prie souvent avant de manger je dis merci Seigneur tu nous as donné un travail pour pouvoir acheter de la nourriture des choses comme ça comment vous donnez la valeur de l'argent à vos enfants on en a peut-être parlé il y a le point ça ne répond pas directement à ta question mais il y a le point aussi d'apprendre aux enfants à ne pas se surconseiller sommet aussi. Quand toi, tu l'es, parce que moi, je le suis, c'est très dur. Parce que souvent, ils vont aller, mettons, dans un magasin, genre Dolorama. Dolorama, c'est le piège. Ça dure deux secondes, le truc. Exact. Ils veulent quelque chose, ils veulent à tout prix. Finalement, ils vont jouer avec deux jours, après, ils ne veulent même
SPEAKER_00plus. C'est juste deux dollars.
SPEAKER_02Exactement. Et leur apprendre à épargner. C'est vraiment peut-être plus intelligent pour leur futur, pour les adultes de demain, surtout dans un monde où on est où tout coûte plus cher. Mais c'est pour ça que j'aimais bien les enveloppes et le fait d'avoir de l'argent physique. Parce que concrètement, si tu leur dis, non, on ne dépense pas ça maintenant, mais ce n'est pas physique. Je pense que c'est un piège pour les enfants de ne pas voir l'argent physiquement. Juste parce qu'ils pensent que c'est une source intéressante. Exactement. Je me rappelle que je disais ça à mon père. Je disais
SPEAKER_00toujours, quand il ne voulait pas m'acheter, qui te dit, mais papa, t'as juste à aller dans la truc là, tu mets
SPEAKER_02ta carte, hop, t'as de l'argent. Moi, il me dit, mais si tu veux, j'ai ma carte. Ta carte, elle est branchée à rien du tout. Et puis l'autre sujet, c'est la dîme. Parce que tu sais, moi, en France, dans les églises, les enfants ne donnent pas d'argent. Quand je suis arrivée à Nouvelle-Vue, j'ai découvert qu'on donnait les offrandes le dimanche matin aux enfants. Puis je me suis dit, oh là là, c'est bizarre. Puis moi, on m'a expliqué. Mais non, mais c'est pas le montant qui est intéressant, c'est le symbole. Puis leur apprendre à donner d'abord à Dieu avant de tout autre chose. Et je suis genre, ok, je veux absolument apprendre ça à Elijah. Comment je fais
UNKNOWN?
SPEAKER_02Surtout s'il n'a pas d'argent de poche. Comment je fais
UNKNOWN?
SPEAKER_02Parce que pour l'instant, les offrandes, ça sort de la poche de son
SPEAKER_00père. Moi, pour ma part, là, maintenant, c'est plus facile parce qu'elle sait compter. Il y a cette notion-là. Mais généralement, par exemple, elle va avoir un 20 dollars ou un 30 dollars ou je ne sais pas, de l'argent de poche et tout ça. Du coup, je lui dis, là, il y a 10% pour Dieu. Donc j'apprends à lui dire que même quand moi, je ne lui donne pas parfois des sous, je lui dis, mais là, si je te donne ça, par exemple, je lui donne 10$, tu as 1$ que tu donnes à Dieu. Donc, je l'ai appris ça et limite, elle est
SPEAKER_02contente
SPEAKER_00de le faire. Elle voit qu'il y a une partie pour
SPEAKER_02Dieu. Oui, puis moi, je pense que si ce n'est pas... Je pense que... Comment j'organise ma pensée? Avant le concept de la dîme, il y a le concept de la générosité. Donc, tu sais, nos enfants déjà tout jeunes, on peut leur apprendre la générosité, puis ils vont croître dans cette générosité-là. Donc, même s'ils n'ont pas de salaire, s'ils n'ont pas de l'argent de poche, ils peuvent apprendre à être généreux en donnant. Par exemple, je connaissais une famille qui, bon, ils avaient des jouets, mais quand il y a un nouveau jouet qui rentre, il y a un jouet qui sort. Puis ce jouet qui sort, on décide à qui on veut le donner. Ensemble, on le donne à quelqu'un ou on le donne à un organisme, mais déjà, on apprend à nos enfants, on redonne au suivant, puis on bénit les gens. Donc, tu sais, au-delà de juste l'argent puis la dîme sur la il y a d'abord la générosité. Puis après ça, que ce soit avec de l'argent de poche ou que ce soit avec des petits sous qui commencent à gagner, bien là, on va inclure, bien sûr, sur l'argent en tant que tel, le principe de la dîme. Mais au moins, il va y avoir déjà ce terreau fertile qui va avoir été commencé de générosité. Donc, la dîme est plus naturelle, peut-être, si je peux dire, ou moins comme, bien là, c'est mon argent. Mais il faut le renseigner, comme Antoine
SPEAKER_01dit. Ils
SPEAKER_02ne vont pas l'apprendre tout seuls, Il faut qu'ils voient l'exemple de leurs parents qu'ils donnent aussi. Mais moi, je ne suis pas... Ils ne sont pas encore... Comment je peux dire? Aussi... au courant, mettons, de l'argent. Qu'est-ce que c'est vraiment
UNKNOWN?
SPEAKER_02Comme tu dis, c'est vrai, c'est pas... Exact, c'est pas tangible pour eux. Maintenant, on fonctionne beaucoup avec la carte. Puis, tu sais, moi, pareil, combien de fois on est au magasin, j'ai dit « Oh, maman, je veux ça
UNKNOWN!
SPEAKER_02» « Non, j'ai pas d'argent. » « Mais oui, t'as ta carte, maman, t'as
SPEAKER_00juste à faire bip comme ça. » « Ah bon
UNKNOWN?
SPEAKER_00» « En plus, avec la carte de crédit, tu peux juste faire bip.
SPEAKER_02» « Ben oui, voilà, c'est ça. » « J'ai la carte. » Mais tu sais, l'argent, physiquement, ils savent pas c'est quoi. C'est un 5 ou 10 dollars, they have no idea. Eux, ils connaissent les 1 dollar, peut-être les 2 dollars, I don't even know. Je ne sais même pas. Mais, par contre, pour eux, c'est important, les dimanches, ils le savent qu'ils doivent donner leur sou. Ils sont tout fiers. Surtout quand ils mettent soit une chemise avec une poche ou leurs jeans, c'est sûr qu'il y a des poches. Il faut mon sou, maman. Il faut que tu me donnes mon sou. Ils sont tout fiers d'aller le mettre dans la corbeille. Ça, je trouve, c'est déjà intéressant. C'est vrai ce que tu dis d'inculquer la générosité, en effet. Donc ça, je pense, c'est une bonne façon de commencer déjà avec eux. Et puis, c'est ça. Sinon, ma fille pourra revenir à... Comment on appelle ça?
UNKNOWNÀ...
SPEAKER_02Comment on appelle ça, là? J'ai oublié, oui. L'argent de poche, oui, c'est ça. À elle, non. Je n'ai jamais donné non plus, là. Parce que pour moi, c'est ça, comme on l'a soulevé plus tôt, on est dans une petite communauté, donc tout ce que tu fais, c'est pour aider la famille, c'est pour aider maman. Puis de toute façon, peu importe ce qu'elle a besoin, je lui achète. Dans le cas, il faut que ce soit quand même raisonnable, mais des petites choses peu importe, si elle veut, mettons, je ne sais pas moi, un shampoing spécial, ben, ok, correct, il n'y en a pas de problème. Pour moi, mon langage d'amour, ce n'est pas comme toi, exemple, Laura, que c'est des cadeaux, des cadeaux. Même chose, les enfants, ils en ont une montagne de petites voitures, puis il en faut tout le temps une de plus. Je dis, mais non, mon pote, tu en as déjà tout plein à la maison, ce n'est pas possible. C'est comme, non, non, non, je veux avoir. Puis là, c'était comme, wow, c'est vraiment... Est-ce que c'est... surconsommation qu'il est en train de faire ou c'est juste un enfant qui est en train d'être un enfant
UNKNOWN?
SPEAKER_02Il y a le côté enfant. On parle encore de l'éducation. Il y a un autre sujet que je trouve qu'on doit approfondir, puis j'avais lu un truc comme ça, c'est la gestion du temps et la priorisation. J'ai fait un travail de recherche pour l'université, puis ça disait pourquoi les familles ne priorisent plus l'église. C'est souvent parce que les parents n'apprennent plus aux enfants à dire non à un loi qui se passe le dimanche matin parce que c'est comme ça il y a beaucoup de possibilités apprendre la gestion du temps à nos enfants c'est leur apprendre à dire non pour mieux et du coup je voulais savoir qu'est-ce que vous en pensez comment lui apprendre à prioriser Dieu parce que pour nous c'est ça le but de notre vie c'est que ça devienne un adulte qui met Dieu en premier dans sa vie mais ça s'apprend moi ça vient me chercher ça parce que il y a quelqu'un qui m'a demandé une maman qui me demandait ça oui mais mais toi, est-ce que tes enfants, tu les obliges à venir à l'église le dimanche? Tu n'as pas peur qu'ils finissent par s'écoeurer et qu'ils ne veuillent plus venir? Mes enfants étaient plus petits à ce moment-là. J'ai dit, mais toi, est-ce que tu obliges tes enfants à se brosser les dents? Est-ce que tu les obliges à aller à l'école, même si ça ne leur tente pas? Oui, oui. Pourquoi est-ce que l'église, ce serait différent? C'est la chose la plus importante de leur vie. J'avais lu un article qui disait que, c'est quoi le pourcentage de chance que ton enfant devient un hockeyeur professionnel et pourtant, tu vas prioriser ses cours de hockey le dimanche matin à l'église. Ce n'est pas un jugement, comprenez-moi bien. Alors que finalement, le pourcentage de chances qu'il fasse une carrière en hockey est quand même assez mince. Mais c'est quoi le pourcentage de chances qu'il devienne chrétien s'il ne va pas à l'église par contre? Dans quoi est-ce que tu vas choisir d'investir? Définitivement, je pense que ça commence par là. Il faut que les enfants voient que c'est une une priorité, l'Église, pour toi en tant que parent, je pense. Que c'est pas un choix. T'as pas le choix de venir, tu
SPEAKER_01viens.
SPEAKER_02Puis c'est comme ça que nous, on va planter nos enfants dans la maison de l'Éternel. Mon enfant, si je veux qu'il soit planté, comme ça dit dans l'Epsom, planté, ça veut dire qu'il est là au milieu. Il faut qu'il soit là, sinon il pourra pas s'enraciner, il pourra pas... Mais si c'est pas une priorité pour le parent, comment est-ce qu'après ça, on veut exiger que ça devienne une priorité pour notre enfant quand il va être en âge de décider pour lui-même? Oui. mais moi je trouve ça intéressant le côté de leur apprendre que dire non c'est important aussi de savoir renoncer à quelque chose qui te semble exceptionnel bon à ce moment là mais que ce qui est meilleur pour toi tu le mets de côté
SPEAKER_00mais après pour l'avoir vécu c'est dur en tant qu'enfant de vie moi c'est mon animatrice de club on appelait ça j'aimais bien le soccer elle est venue chez mes parents pour dire j'arrête de jouer au soccer mais mes parents ils m'ont pas pris le temps de m'expliquer ils ont dit il faut aller à l'église t'arrêtes de
SPEAKER_02jouer au soccer ouais c'est horrible attends elle a voulu pourquoi
SPEAKER_00elle a dit il faut qu'il arrête de jouer parce que tu n'es pas à l'église madame de l'église je viens pas à l'église donc il faut que j'arrête de jouer au soccer parce que si je joue au soccer ben je vais pas à l'église donc je trouve que parce qu'il y avait
SPEAKER_02juste du soccer le dimanche
SPEAKER_00ouais c'est que dans la ligue où je jouais c'était que le dimanche tu vois et c'était ça c'est que c'était dimanche matin à l'église non c'était le samedi après-midi excuse-moi c'était le samedi après-midi et nous dans mon ancienne église c'était pas le dimanche matin c'était le samedi Ce qui fait que mes parents ne m'ont même pas dit, ils ont dit, t'arrêtes de jouer. Mais je trouve que c'est vraiment important de... Oui, notre enfant ne va pas devenir un joueur de hockey professionnel, mais il ne faut pas non plus que l'Église le voie comme quelque chose de mauvais. De
SPEAKER_02négatif. C'est sûr qu'on est dans une société où est-ce que... Ici aussi, dans notre contexte actuel, à Montréal ou à Québec ou au Canada, il y a quand même plusieurs options. Je ne peux pas croire que tu ne peux pas trouver un... un autre club qui offre un sport qui n'est pas le dimanche matin. Je veux dire, c'est quand même mince les chances que ça arrive. La pression est grande quand même. Moi, je connais beaucoup d'enfants que les matchs sont uniquement le dimanche. C'est vrai qu'il y en a par contre. Même moi, j'ai fait une recherche présentement où mettent les garçons pendant l'été. Puis, je commençais à regarder un truc, c'est super intéressant,
SPEAKER_00dimanche. Dimanche matin, I'm like, ah mince. Après, il y a des différents trucs. Tu vois, mes parents, autant mon père, il était... Mon père, il m'a très vite expliqué tôt que je ne vais pas être joueur
SPEAKER_02footballeur professionnel.
SPEAKER_00T'as cassé le... Il a brisé tes rêves. J'ai rejoué avec des ados que les parents... Personne leur dit c'est sûr que si t'es là, et parfois j'ai l'impression d'être dur, tu vois, mais c'est très dur d'être au Canada, juste dans le monde du soccer, parce que c'est tellement haut le niveau, ou c'est tellement haut, tu sais, donc du coup, c'est sûr que mon père il m'a dit, Anthony, t'aimes bien le soccer, c'est cool, mais sache que tu seras pas professionnel. Donc du coup, après, il dit, t'es bon dans la musique, on va investir dans la musique. Il m'a expliqué cette notion-là. Et après, de moi-même, j'ai réalisé que j'aimais le soccer, mais ça n'avait pas d'impact non plus sur ma
SPEAKER_01vie.
SPEAKER_00Mais c'est là où parfois, s'il y a des enfants qui sont vraiment doués, pour moi, c'est un mandat aussi de l'Église d'accompagner les parents, de les aider. J'ai l'exemple en tête d'un gars qui était bon au hockey et que l'un de mes amis à moi qui était pasteur des ados à ce moment-là, avec les parents, ils ont trouvé que lui, il avait le temps et il n'avait pas d'Église parce qu'il était à un haut niveau mais du coup il avait au moins une rencontre avec un pasteur qui était là ou un leader et je parle pour l'église Nouvelle-Vie même si ce n'est pas une formalité j'essaie toujours de dire que s'il y a des ados qui ont un gros potentiel et qui ne peuvent pas venir à l'église nous on fait un suivi parce qu'ils peuvent briller dans ce monde-là et ils ont besoin de professionnels mais il faut vraiment être c'est dur
SPEAKER_02en tant que parent je suis d'accord avec
SPEAKER_00toi mais
SPEAKER_02Puis bien sûr, dans d'autres cas aussi, un enfant qui est malade, qui ne peut pas venir à l'église, par exemple, on va essayer de trouver des... Ou les parents qui travaillent. Ou les parents qui travaillent, exact. Mais je pense que il y a une valeur dans le fait de montrer à l'enfant, oui, c'est plate, tu aurais aimé ça, faire cette activité-là, mais on va essayer d'en trouver une autre qui convient parce que le dimanche, c'est important d'être à l'église. Puis après, ça fait des enfants qui deviennent ados, ils vont travailler. Moi, mes ados, ils m'épatent parce que ils passent des entrevues et ils disent « Je ne suis pas disponible le dimanche. » Ce n'est pas moi qui leur a dit. Moi, je serais même au pire dimanche après-midi. Eux sont comme « Non, je ne suis pas disponible le dimanche. » Ça devient de plus en plus dur. Des fois, ils ne leur proposent plus que ça. Des fois, ils vont se faire refuser. Il faut que tu acceptes qu'il y a un travail qui te plaisait que tu n'auras pas parce qu'ils en ont besoin juste la fin de semaine. C'est de comprendre que ça va toujours valoir la peine de d'être à l'église, de prier les yeux
SPEAKER_00de Dieu, d'essayer de perdre Dieu. C'est pour ça que c'est du cas par cas.
SPEAKER_02Ça commence
SPEAKER_00tôt, ça commence jeune. C'est que tu vois très vite, si tu vois ton enfant, il faut être honnête avec le fait que ce ne sera pas le Sidney Crosby de la prochaine génération. Est-ce que je veux vraiment perdre mon temps et être tout le temps sur la glace parce que c'est odd le hockey et que tout le monde aime ça? Ou est-ce que je préfère qu'il soit à l'église et qu'on trouve une activité qui va
SPEAKER_02plus à l'église? Oui, c'est ça. Mais je pense qu'il faut valoriser Il faut encourager les parents aussi. Et les aider là-dedans. Parce qu'en effet, il y a une grosse pression. Il y aurait tellement à dire encore, puis on arrive à la fin de notre temps, on parle longtemps. Mais c'est qu'on s'aperçoit qu'avoir des adultes de demain, donc nos enfants, c'est beaucoup de travail, c'est beaucoup d'intentionnalité aussi. Dans tous les domaines, on a parlé de combien de domaines? Trois domaines, mais il y en avait plein d'autres. C'est que chaque chose, on devrait garder en tête que c'est pour que nos enfants soient des adultes équilibrés, des adultes centrés sur Dieu, puis que des adultes qui vont faire des belles familles, qui vont s'occuper du monde aussi de demain. Il y a plein de choses à développer pour que ce soit des gens équilibrés. Mais je pense aussi, c'est de ne pas avoir peur. Parce que tu sais, quand on a dit, imaginez aux enfants, quand ils seront adultes, ça fait paniquer. Moi, j'ai gardé les yeux ouverts. Petit exemple, quand Elijah, il était petit, puis qu'il m'avait tapé une fois de colère à deux ans, mais moi, j'ai paniquer en disant mais si il continue à me taper à l'âge d'adolescent mais ça va faire quelqu'un de violent et tout mon mari m'a juste dit mais relax on va être là pour l'accompagner pour lui apprendre à plus tard mais c'est ça de pas l'imaginer adulte parce qu'on sait pas quel adulte ça va être mais c'est de à chaque pas de les accompagner puis d'être intentionnel dans ce parcours là de pas trop projeter parce que tu disais ça ça me fait penser quand j'ai commencé à travailler ici là les enfants, ils étaient tout petits. Pareil, là. Ils avaient quoi? Trois ans quand j'ai commencé? Trois ans. Et puis, c'est ça, là. J'ai eu une période que... Mais je pense que ma fille a commencé aussi le cégep, là. Et puis... J'ai commencé à me projeter dans l'avenir avec les enfants, de les voir, justement, adolescents. Et je vivais un de ces stress et une anxiété, là. Puis, pareil comme toi, un petit geste, moi, je le grossissais. Comment il va être adolescent? Comment il va être adulte? J'ai dit, mais non, mais je ne veux pas ça. Puis, tu sais, je commençais à m'en vouloir aussi. Mais c'est là qu'il faut aussi faire la part des choses. Puis, comme tu dis, de vraiment voir ça au jour le jour. Faire confiance à Dieu. Faire confiance à nos enfants. Des fois, on les voit trop petits pour faire telle tâche, trop petits pour gérer tel truc. Mais en fait, ils sont capables de beaucoup plus que ce qu'on pense. C'est trouver le juste milieu, vivre le moment présent. Puis en même temps, se rappeler qu'un jour, ils vont grandir, qu'ils vont devenir... C'est notre responsabilité. Ils vont accomplir le plan que Dieu a prouvé. Il ne faut pas fermer les yeux sur... Il apprendra ça plus tard. Non, c'est ça. Oui, la responsabilité est grande.
SPEAKER_01Et
SPEAKER_02oui, c'est ça. Combien de fois on a dit à nos parents... il te faisait pas confiance pour quelque chose et tu lui répètes ouais mais je suis ton enfant c'est toi qui m'as tout appris c'est la même chose pour nous
SPEAKER_00maintenant parole de sagesse
SPEAKER_02bon merci beaucoup merci à tous merci à toi qui nous a écouté patiemment pendant ces 55 minutes c'était un sujet passionnant il y a encore plein de choses à parler mais déjà on va mettre en place ce qu'on a dit c'était très intéressant merci les amis d'avoir été encore avec moi pour ce film podcast. On se retrouve sur le NV Parent.
UNKNOWNSoyez là. Soyez là. Merci beaucoup. Au mois prochain.