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Parlons des sujets qui comptent.
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Revolutionner la prise de décision : L'IA selon Jean Koïvogui
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Interview | IA prédictive, Cybersurveillance et Guerre Technologique.
Pendant que le monde se dispute ces technologies, Jean Koïvogui, fondateur de Copernilabs, les développe.
Son expertise est reconnue par des géants comme Nvidia et Amazon Web Services (AWS). Il est l'un des rares entrepreneurs à lier les Deep Tech et l'entrepreneuriat spatial (Master EIIS, MBA ESSEC).
Dans cet interview, nous dépassons la simple technique pour aborder le stratégique :
- Comment l'IA devient-elle une arme ?
- Quel est le véritable enjeu de souveraineté pour l'Afrique ?
- Comment sa vision de la démocratisation du traitement par l’IA des décisions complexes change-t-elle la donne ?
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On développe aujourd'hui des logiciels fonctionnant à base d'IA qui sont capables de détecter des anomalies dans un processus sécuritaire. La matérialisation voudrait dire doter des décideurs et des opérateurs d'outils capables, pas de les remplacer, mais de les apporter des réponses concrètes à leurs besoins afin d'améliorer les processus de prise de décision. Aujourd'hui, on travaille avec Axis Technologies, avec Nvidia, avec Asus, Hikvision. Dans nos gouvernements, on peut s'imaginer aujourd'hui anticiper les phénomènes récurrents par l'adoption des nouvelles technologies et surtout investir dans les structures locales, que ce soit des centres de recherche, parce que nous sommes à l'ère de la guerre des talents. N'oubliez pas, les technologies nouvelles qu'elles soient dépendent des talents. C'est une agence de souveraineté et d'autonomie et même de positionnement géopolitique ou géostratégique. On oublie que la technologie ou les solutions technologiques ne sont que des outils. Mais les décisions humaines, politiques, dans certains contextes, priment d'abord sur l'application ou sur le développement de certaines solutions. Est-ce que vous êtes le palantir africain
UNKNOWN?
SPEAKER_01Bonjour M. Koyevogui, bienvenue sur Audiab. Nous sommes très ravis de vous avoir avec nous pour parler de divers sujets. Est-ce que vous pourriez vous présenter de façon succincte s'il vous plaît
UNKNOWN?
SPEAKER_02Bonjour M. Bailo et bonjour à vos chers auditeurs qui nous écoutent et qui vous suivent. Je suis très ravi d'être parmi vous aujourd'hui pour vous parler de mon parcours et de ce qui a été effectivement mes passions et ce que j'envisage dans le futur. Moi, c'est Jean Kouivogi. Je suis guinéen de première nationalité et je vis en France depuis quelques années maintenant, 15 ans. Je suis entrepreneur actuellement dans le domaine des nouvelles technologies et spécifiquement de la deep tech, c'est-à-dire les technologies profondes qui s'articulent autour des sujets liés à l'IA aujourd'hui, côté IA prédictif et également j'ai aussi entrepris dans des secteurs comme le New Space, dont on aura l'occasion d'en parler. Et à date, je dirige une entreprise qu'on appelle Copernilab et sa maison-mère Synaptics qu'on a créée dans le but de nous internationaliser au-delà de l'Europe et l'Afrique. Donc voilà ce qui me caractérise et on aura l'occasion de détailler l'ensemble de mon parcours.
SPEAKER_01Vous avez parlé du Deep Tech. Pour des personnes qui nous qui ne
SPEAKER_02connaîtraient pas ce que c'est. Est-ce que vous pourriez vulgariser ça pour les autres
UNKNOWN?
SPEAKER_02OK. La deep tech, c'est juste pour dire que ce sont des sujets liés à des tas de technologies, mais surtout dont les processus de développement demandent des phases de R&D, donc recherche et développement. À savoir, dans ce genre de technologies ou de solutions, le plus souvent, on ne part pas directement sur le marché sans passer par une phase d'industrialisation tant en termes de développement, en termes de design, en termes de concept. Et aussi, dans la majorité des cas, ce sont des projets qui sont des fois issus des centres de recherche ou des laboratoires de recherche. Ou si ce n'est pas le cas, si ça vient d'un entrepreneur qui ne vient pas de ce milieu-là où le projet est venu plus tard, il y a quand même une phase d'industrialisation qui oblige l'entrepreneur à passer ce processus de développement R&D et à collaborer avec des centres de recherche. Souvent, c'est des produits hardware, donc matériel physique dont le cycle de développement peut être long ou des solutions à haute valeur ajoutée technologique comme par exemple la biotech certains produits biotech ou certaines solutions logicielles avec des problématiques liées au privé et ainsi de suite où on doit d'abord faire une partie recherche pour ce qu'on appelle lever certains verrous technologiques donc c'est ça la deep
SPEAKER_01tech Avant de rentrer dans le vif du sujet, Coperni Labs. Moi, quand j'entends Coperni Labs, je pense à Copernic. Et est-ce que le nom est lié ou pas
UNKNOWN?
SPEAKER_01Bien deviné.
SPEAKER_02En tout cas, j'apprécie votre réflexe. Coperni Labs, effectivement, c'est une combinaison de mots, Copernic et Labs.
SPEAKER_01Mais pourquoi Copernic
UNKNOWN?
SPEAKER_01Je ne veux pas dire pourquoi, mais
SPEAKER_02pourquoi
UNKNOWN?
SPEAKER_02C'est une question légitime. Étant donné que Coperni Labs est issu de mon... premier projet, antérieurement de ma première entreprise Tech Nation, quand on va venir, qui évoluait dans le domaine du New Space. Quand on a essayé de voir un peu plus grand, un peu plus large, on s'était dit que l'un des noms qu'on pourrait choisir ou la dénomination d'entreprise serait de faire une mixture entre les techs, donc l'application des logiciels ou d'autres technologies au domaine spatial, mais pas que. Et dans ce sens, on On cherchait des noms et on s'est inspiré d'un grand savant polonais qui a marqué la science, Nicolas Copernic. C'est quelqu'un qui, à son époque, a mis en place des hypothèses scientifiques qui sont aujourd'hui très reconnues et qui sont utilisées comme le lyocentrisme de la Terre, de placer la Terre dans l'univers. Notre vision est partie de là. Comment positionner la technologie technologie au sein d'un espace mondialisé.
SPEAKER_01En tout cas, c'est un nom qui s'inscrit dans votre vision globale. Exactement. Et Copernic Labs, c'est quoi concrètement
UNKNOWN?
SPEAKER_01Quelle était la vision fondatrice
UNKNOWN?
SPEAKER_01Qu'est-ce qui vous a poussé à créer Copernic Labs en sachant que ce n'est pas votre première entreprise
UNKNOWN?
SPEAKER_01Je ne veux pas un pitch deck. Je veux
SPEAKER_02vraiment... Ok. Très bien. J'apprécie votre approche de votre Copernilab, aujourd'hui, se décrit comme une entité qui vulgarise et fait la promotion des technologies, notamment d'intelligence artificielle, aujourd'hui, qu'on appelle agentique. Ce sont des intelligences artificielles autonomes pour des prises de décisions stratégiques dans les domaines comme la sécurité, l'industrie et les villes intelligentes ou ou
SPEAKER_01des infrastructures. Mais concrètement, dans la vie de tous les jours, comment est-ce que cela se matérialise
UNKNOWN?
SPEAKER_01Quand vous parlez de surveillance, vous parlez de quoi exactement
UNKNOWN?
SPEAKER_01Alors, cela se matérialise... Je pose cette question avec l'optique d'un enfant de
SPEAKER_027-8 ans qui voudrait comprendre. C'est ça. C'est hyper intéressant comme question. Alors, la matérialisation voudrait dire doter des décideurs et des opérateurs et également de la population d'outils capables, pas de les remplacer, mais de les apporter des réponses concrètes à leurs besoins afin d'améliorer les processus de prise de décision. Comment cela se manifeste
UNKNOWN?
SPEAKER_02Je prends quelques exemples. Aujourd'hui, on développe des outils appliqués à l'industrie, notamment dans la maintenance prédictive. C'est-à-dire
UNKNOWN?
SPEAKER_02au lieu d'attendre qu'une pièce tombe en panne et fasse arrêter le processus industriel, c'est-à-dire le fonctionnement d'une machine, comment ferait-on pour anticiper cette usure
UNKNOWN?
SPEAKER_02Et pour ce faire, nos outils d'IA partent des données nécessaires disons, du process, qui ont été collectés, sous quoi ils ont été entraînés, font des corrélations afin de prédire dans un SLX tel ou tel process pourrait tomber en panne, tel ou tel phénomène pourrait arriver
SPEAKER_00ou,
SPEAKER_02à la rigueur, détecter à l'instant T le processus de rupture avant que ça ne s'empire. Donc ça, c'est un exemple Je prends un autre exemple dans la sécurité et sûreté ou défense. On développe aujourd'hui des logiciels, pour être un peu plus simple, au lieu de parler d'algorithme. Un algorithme, c'est juste un processus mathématique qui permet de résoudre des équations, mais ce sont des logiciels fonctionnants à base d'IA qui sont capables de détecter, disons, des anomalies dans un processus sécuritaire. Dans le domaine du ferroviaire aujourd'hui, où on n'agit pas. Pardon de vous couper, quand vous parlez d'anomalie sécuritaire, c'est-à-dire
UNKNOWN?
SPEAKER_02D'anomalie sécuritaire, ça peut être des incidents, ça peut être des accidents, ça peut être des attaques.
SPEAKER_01De quelle
SPEAKER_02envergure
UNKNOWN?
SPEAKER_02Plusieurs envergures. Je donne un exemple qui s'est passé à la veille des JO. En France, ici, il y avait les JO 2024. À la veille, la SNCF avait connu ou avait subi des attaques sur son réseau féroce. Des personnes, je ne dirais pas malveillantes, mais qui revendiquaient des choses dont je ne connais pas le sujet aujourd'hui, sont parties couper des câbles sur les réseaux ferroviaires, notamment les points de raccordement de plusieurs lignes ferroviaires. Quand on prend par exemple ces points, ça peut être un carrefour où il y a des câbles qui alimentent ou les cathédrales. se joignent pour alimenter par exemple la ligne qui va à Bordeaux, celle qui va à Marseille et ainsi de suite. Donc ils ont sectionné et ça a coupé le fonctionnement du système et imaginons l'impact que ça a eu à l'instant T 900 000 voyageurs étaient pénalisés des touristes, des gens qui ont acheté leur billet de par-ci par-là qui sont venus pour assister à des matchs ont été pénalisés par parce qu'il n'y avait plus de train, le système ne marchait plus et le temps de repérer l'origine et l'endroit Il a fallu presque une journée avant d'identifier. Maintenant, comment prévenir ce genre de choses
UNKNOWN?
SPEAKER_02La SNCF a pensé, ou le faisait déjà, mais pas de façon envergure qu'ils le font aujourd'hui, utiliser les drones pour surveiller tout le réseau ferroviaire afin d'identifier l'origine de l'anomalie. Sauf que notre approche est différente. comment pourrait-on anticiper cela ou faire une détection en temps réel
UNKNOWN?
SPEAKER_02Vu que les réseaux ferroviaires sont munis effectivement de capteurs, donc un capteur c'est un dispositif qui collecte de la donnée, le plus palpable c'est les caméras qu'on utilise aujourd'hui. Donc à ce point sensible, aux endroits sensibles du réseau, des entrepôts et autres, les caméras sont là. Nos algorithmes aujourd'hui se connectent à ces caméras, traitent les flux et peuvent
SPEAKER_01identifier. Mais vos algorithmes se connaissent à ces caméras-là avec l'autorisation de l'administrateur ou ça peut être
SPEAKER_02automatique
UNKNOWN?
SPEAKER_02Oui, d'abord, il faut l'autorisation parce que l'administrateur ou le donneur d'ordre, c'est eux nos clients. Donc, on vend des systèmes qui les permettent de traiter en temps réel les données issues de les capteurs, notamment les caméras et d'identifier les menaces potentielles, envoyer les alertes en temps réel afin de prévenir et de prévenir toutes sortes de désagréments pouvant entraîner la chute ou la rupture d'un système. Donc, imaginons que s'ils utilisaient ces algorithmes en ce temps-là, on aurait identifié, par exemple, des caméras, disons, de haute portée, à quelques centaines ou même des kilomètres, qu'il y a des personnes qui sont en train de se rapprocher des zones... de vulnérabilité du système et cette alerte pourrait être reçue par l'opérateur ou les opérateurs et ou centralisée avec un système national comme la police et autres afin d'intervenir sur le site et d'empêcher qu'il n'y ait cet incident qui avait pénalisé il ne faut pas oublier que ça avait coûté plus de 100 millions d'euros à la SNCF sous le coup donc ça c'est juste un exemple que j'ai
SPEAKER_01donné et moi je voudrais répondre sur l'aspect sécuritaire là on parle vous avez quand même suité des clients institutionnels par exemple la SNCF ou des industries mais qu'en est-il par exemple d'un ministère de la défense qui viendrait vous voir pour vos technologies est-ce que vous êtes le palantir
SPEAKER_02africain alors on ne se dit pas palantir africain vous souriez beaucoup là exactement c'est le souhait si vous nous le souhaitez
SPEAKER_01mais parce que je dis ça parce que quand on regarde de près avec une vision de long terme de technologie c'est exactement le même modus operandi que palantir
SPEAKER_02exactement on a des approches assez similaires à la seule différence ils sont anciens et plus grands que nous en revanche effectivement nous avons des
SPEAKER_01approches
SPEAKER_02aujourd'hui et nous avons des approches beaucoup plus modulaires beaucoup plus flexibles que eux Palantir fait de la big data et du traitement de données effectivement multicapteurs afin d'anticiper des menaces et ils vont un peu plus loin à l'analyse même des réseaux sociaux pour faire le profilage nous aujourd'hui on a les mêmes process et vous avez parlé des clients la différence que nous proposons c'est comment être flexible que ces grosses entités. C'est-à-dire, quand vous sollicitez un palantir, vous n'êtes pas une grande institution étatique.
SPEAKER_01Oui, parce que palantir, les clients ne sont que des ministères
SPEAKER_02de défense. Exactement, et pas n'importe lesquels d'ailleurs. En revanche, nous, aujourd'hui, nos slogans d'ailleurs, c'est comment rendre accessibles les technologies
UNKNOWN?
SPEAKER_02de prédiction à toutes les entités, peu importe leur taille. Et cela voudrait dire qu'on va adopter une approche qui fait en sorte que nos technologies, au lieu qu'elles soient, comment je peux dire, des technologies assez, disons, statiques, donc très robustes en termes de volume, ce sont des modules. Donc plusieurs petites couches qu'on va pouvoir intégrer aux existants Et d'ailleurs, on fait beaucoup de succès par rapport à ça. Sur des caméras, par exemple, comment on a réussi à se faire un marché
UNKNOWN?
SPEAKER_02Nos concurrents imposent des typologies de matériel à leurs clients. Donc, quand vous achetez leur solution, il faudrait que vous utilisez telle ou telle caméra, telle ou telle adorée. Nous, on leur dit, OK, c'est à nous de nous adapter à vos infrastructures. Donc, si vous utilisez une caméra ou un système X, on va venir analyser et disons, compresser nos algorithmes afin qu'ils puissent s'adapter et se rendre compatibles à vos systèmes existants. Ça, c'est déjà un gain en termes de coûts, mais aussi en termes de mise en œuvre, donc de temps d'opération
SPEAKER_01et d'évolutivité.– Mais est-ce que ça ne vous prend pas beaucoup plus de temps, c'est-à-dire d'analyser le matériel existant, de compresser vos algorithmes par rapport à vos concurrents qui diront OK, vous voulez utiliser notre technologie, vous devez avoir tel type de trucs, tel type de matériel, et est-ce que ça ne vous rend pas moins performant
UNKNOWN?
SPEAKER_02Alors, bonne question. C'est toute une question de process. Dès qu'on a compris le problème, on a d'abord travaillé sur le fait qu'à la base, il fallait qu'on essaye de travailler sur la compatibilité des matériels qui existent en général. Donc, on a fait, disons, un benchmark de... des matériels, disons des hardware qui existent, la majeure partie, et on a signé un partenariat avec pas mal de fournisseurs d'hardware, comme par exemple aujourd'hui on travaille avec Axis Technologies, on travaille avec Nvidia, on travaille avec Asus, Hikivision, au fait c'est des fabricants par exemple de hardware. Donc on a reçu les échantillons sous quoi on a travaillé déjà. Donc les 80% des clients utilisent ces équipements même si d'autres utilisent de nouveau. Donc, on se dit déjà d'être à jour. Dès qu'il y a un nouveau type de matériel qui sort, en laboratoire, on travaille pour rendre compatible. Donc, c'est ce qui fait que quand un client nous demande de lui faire une offre, on lui donne un questionnaire à remplir sur lequel il nous décrit les types de matériel et nous, on saura dire dans notre bibliothèque, voici le guide de configuration à mettre en place. place, ainsi de suite, pour faciliter, disons, la mise en œuvre. Donc, ça, c'est un premier point. Un deuxième point, c'est rendre la technologie évolutive. C'est-à-dire, on part d'un besoin X, le client, demain, son besoin va évoluer. Donc, il n'est pas obligé d'acheter un package très costaud comme un Palantir. Palantir n'est pas seul, ils sont nombreux. Il va acheter suivant son besoin, aujourd'hui. Aujourd'hui, disons que je suis un ministère de la Défense. Je veux sauver une frontière. Je reste dans le domaine civil. On travaille avec des sociétés de transport urbain. Je gère le réseau ferré ou le système de bus urbain de Paris. Je donne un exemple de projet sur lequel on travaille. Je veux faire en sorte que tous mes bus soient munis de cette technologie afin d'identifier les malversations. Ça peut être des agressions dans le bus, des dégradations. Et dans ce sens, on va lui dire, OK, donnez-nous aujourd'hui votre flotte. Combien de flottes vous voulez mettre en phase pilote
UNKNOWN?
SPEAKER_02Et également, quelle couche de technologie
UNKNOWN?
SPEAKER_02Est-ce qu'on va faire la détection d'anomalies liées à la gestion de flux ou à l'analyse du comportement humain et ou à d'autres phénomènes
UNKNOWN?
SPEAKER_02En fonction de ça, il saura dire, OK, moi, je pars sur ça aujourd'hui, mais demain, on pourra ajouter une autre couche et au fur et à mesure. Donc ça nous permet de servir aux autres. Ok, donc vous vous
SPEAKER_01adaptez d'abord aux clients et après il y a de la possibilité d'améliorer votre offre. Donc là, à l'inverse de Palantir, vous ne visez pas que des institutionnels, vous voulez quand même des privés, des petits mamadous, des gros mamadous. Mais du coup, là, c'est quoi votre technologie réellement
UNKNOWN?
SPEAKER_01Est-ce que vous avez des brevets qui sont déjà déposés
UNKNOWN?
SPEAKER_01Quel est votre équipe
UNKNOWN?
SPEAKER_01Comment est-ce que vous fonctionnez
UNKNOWN?
SPEAKER_01Parce que ce sont des projets qui sont quand même assez coûteux, comment est-ce que vous
SPEAKER_02faites
UNKNOWN?
SPEAKER_02Alors là aujourd'hui en termes d'équipe déjà on est structuré de la sorte c'est que j'ai un associé qui est chercheur en IA donc moi je joue le rôle de chef de projet et responsable produit donc ayant à la base travaillé dans plusieurs industries du génie civil à l'industrie ferroviaire et autres et J'ai développé des capacités à managuer des projets de complexité qui me permettent aujourd'hui de diriger des projets de cette envergure et de gérer toute une équipe projet et de travailler sur des architectures complexes. Ça, c'est mon rôle. On a un chercheur à temps plein qui est mon associé, qui a un doctorat en IA et qui a travaillé dans les recherches en IA, qui dirige les ingénieurs. Et on a nos ingénieurs 100% IA, d'autres à axé sur tout ce qui est IoT, qui travaille en temps plein pour développer nos produits. Donc, on a un système de développement basé sur le mode hybride, c'est-à-dire à double facette. Il y a des cas où on va développer nos propres solutions A à Z, c'est-à-dire quand le concept sur lequel on travaille n'a pas été développé. déjà réalisé par le passé parce qu'on ne cherche pas à inventer la roue. Dans ce sens, on va développer from scratch, donc à partir de zéro. Mais si on est en face à des situations qui ont déjà été abordées, sur quoi on veut apporter une amélioration, nous, on va adapter l'existant, une solution existante. Dans le domaine de l'IA, ça s'appelle le fine tuning. Donc, au fait, on fait l'optimisation de l'algorithme. Donc, on l'entraîne en le spécialisant. Donc là, on combine des solutions qu'on appelle les modèles de fondation et des modèles spécialisés afin de proposer des solutions assez spécialisées, thématique par thématique. Je prends un exemple.
SPEAKER_01Juste, j'ai envie de vous couper. Prenez pas qu'on oublie la question. Là, on a parlé de vos clients, mais on n'a pas parlé de leur nationalité. Est-ce qu'aujourd'hui, Coperni Labs travaille avec des entreprises françaises ou est-ce que le portefeuille client est assez large
UNKNOWN?
SPEAKER_02Il est assez large.
SPEAKER_01Et de Donnez-nous un exemple. Quels sont vos clients, par exemple
UNKNOWN?
SPEAKER_01Alors, je ne dirai
SPEAKER_02pas les noms typiques, mais je dirai les industries. On est entre nous, on peut se dire les choses. Oui, oui. On est soumis à des règles de confidentialité, surtout dans ce domaine. Donc, aujourd'hui, Copernic Lab a adopté une stratégie de full, disons, internationalisation. Donc, d'ailleurs, c'est pourquoi on a créé une maison même parce qu'on envisage de se développer à l'international. Quand je dis l'international, c'est hors Europe où on opère aujourd'hui et l'Afrique qui est quand même mon origine où je travaille depuis. Surtout le continent nord-américain et asiatique. En termes de clientèle, aujourd'hui, on est sur des secteurs comme le ferroviaire, le transport et aussi les municipalités. C'est une sorte de gouvernement. Les villes pour la sécurisation et la sûreté des sites Et est-ce que vous avez
SPEAKER_01déjà été
SPEAKER_02sollicité dans le cadre de la Guinée, par exemple
UNKNOWN?
SPEAKER_02public et également privé. Donc, public, c'est beaucoup les collectivités. Pendant les JO, ce sont des mêmes technologies qui ont été utilisées pour sécuriser les JO. J'étais à la restitution des... Comment je peux dire
UNKNOWN?
SPEAKER_02Des leçons tirées lors des JO, sur le plan sécuritaire. Et là, on a parlé de ces sujets-là. Comment les algorithmes de prédiction, donc ce qu'on appelle la souveraineté algorithmique, a servi de base pour sécuriser les JO, c'est que les gens comme nous qui étions téléspectateurs, on n'a pas vu mais en coulisses, c'est grâce à ces algorithmes que tous les systèmes ont bien fonctionné afin qu'il n'y ait pas d'incidents enregistrés. Parce qu'il y avait eu beaucoup d'interpellations en amont.
SPEAKER_01En vous écoutant, il y a quelque chose qui me vient à l'esprit, c'est-à-dire aujourd'hui, on rentre dans un monde qui sera quand même très très surveillé La Chine a déjà donné le temps. Mais chez nous, en Afrique, est-ce que les gouvernements doivent accélérer leurs plus de décisions et surtout adopter ces technologies-là
UNKNOWN?
SPEAKER_01Quel est votre point de vue sur
SPEAKER_02ça
UNKNOWN?
SPEAKER_02Alors pour moi, ce n'est même pas est-ce qu'ils doivent le faire. C'est un impératif parce qu'on vit dans un monde aujourd'hui où la sécurité, qu'elle soit alimentaire, qu'elle soit humaine, peu importe ne sont plus des questions de plaisir c'est des questions vitales déjà pour attirer des investisseurs
SPEAKER_01pour le plan géopolitique géopolitique, exactement géopolitique, géostratégique donc est-ce que à part vous êtes originaire de la Guinée mais vous travaillez avec d'autres partenaires est-ce que vous avez déjà été sollicité par un autre gouvernement africain par exemple pour ces questions de quel, pour quel besoin
UNKNOWN?
SPEAKER_02Là, l'exemple que j'ai reçu tout récemment, il y a un mois, c'est un pays d'Afrique centrale, à la veille des élections, vous savez, pour ces problèmes-là, ils nous ont sollicités pour qu'on réfléchisse à des systèmes qui pourraient les aider à anticiper et à se prémunir d'éventuels risques afin de garantir le processus qui va se dérouler. Donc ça, c'est des exemples. Je donne d'autres exemples assez généralistes. Les technologies qu'on produit, par exemple, aujourd'hui, quand vous avez parlé de la Chine, ils font de la reconnaissance faciale. En Europe, on est contraint par la réglementation. La RGPD
UNKNOWN?
SPEAKER_02La RGPD, mais aussi l'IA Act aujourd'hui qui empêche qu'on utilise cette technologie à des fins, disons, biométriques, c'est-à-dire qu'on rattache à un profilage. qu'en Chine c'est le contraire et même les Etats-Unis dans certains contextes et d'ailleurs donc ils utilisent ça pour dresser tous les profils des habitants et de certaines populations suivant les contraintes afin comment je peux dire de rendre beaucoup plus fluide la vie en société à Los Angeles par exemple ils utilisent ça pour prédire les crimes qui pourraient se dérouler on pourrait imaginer le cas par exemple ici dans les quartiers sensibles alors
SPEAKER_01Quand vous étiez à Conakry, vous avez inventé une application qui s'appelait Conakry Navigator. Déjà, parlez de cette application et dites-nous pourquoi ça n'a pas fonctionné.
SPEAKER_02Bonne question.
UNKNOWNAlors...
SPEAKER_02Mon parcours entrepreneurial a commencé par une passion. C'était d'apporter des solutions aux services et aux besoins de la population. Notamment, comme je vous ai dit, mon parcours est d'abord du génie civil. Je travaillais dans ce domaine-là, dans la planification urbaine, dans la construction des infrastructures, que ce soit des métros, des routes. Je travaillais sur le Grand Paris et c'est là que a conduit à travailler dans le domaine de la planification urbaine dans certaines entreprises, notamment étatiques et au cours duquel Je m'étais confronté à des problématiques où la solution existait en Europe, notamment les outils SIG, système d'information, qui permet de visualiser sur une carte les données et de planifier une ville sur plusieurs années et de fluidifier même le déplacement de la population, que ce soit les questions d'adressage et surtout le cadastre. Je me suis dit, étant guinéen, qu'on connaissant les problématiques de la Guinée, c'était la solution parfaite qu'il fallait pour nous, afin de résoudre pas mal de crises. L'adressage en est une, mais aussi... Mais est-ce que vous y êtes parvenu
UNKNOWN?
SPEAKER_02Les conflits de Manio et autres. Alors, la question n'est pas si j'ai réussi ou pas, parce que dans l'entrepreneuriat, déjà,
SPEAKER_01le problème, c'est quoi
UNKNOWN?
SPEAKER_01Je pose la question pour savoir... Je sais que ce n'est pas évident, surtout dans le contexte africain, mais beaucoup plus pour comprendre quelles
SPEAKER_02ont été les barrières ça je vais y revenir c'est une bonne question moi je suis très fier aujourd'hui de poser les bases de cette solution d'autres ont repris mais les problématiques qui sont institutionnelles je n'avais pas pris en compte ces aspects là c'est à dire je voulais m'attaquer à un problème qui est la gestion cadastrale Et j'avais une approche beaucoup plus technologique. Alors, on oublie que la technologie ou les solutions technologiques ne sont que des outils. Mais les décisions humaines, politiques, dans certains contextes, priment d'abord sur l'application ou sur le développement de certaines solutions. Donc, aujourd'hui, quand je fais le recul, je me dis que mon approche n'était pas tout à fait Mais cela m'a permis de corriger même mon approche entrepreneuriale parce que j'étais parti dans un premier temps pour mettre en place un type de Google Maps. En fait, mon parcours entrepreneurial, déjà, vient de là. Tout ce que je fais vient de là. Et j'en suis très fier. Donc, dans le but ou dans l'optique de géoréférencer toutes les... On fait tous les services ou les commodités et en faire un outil généraliste de gestion cartographique, que ce soit le cadastre, que ce soit l'urbanisation, ainsi de suite. Et je pars, je fais une conférence. J'avais réussi à mettre en place une base d'application. C'était une plateforme, effectivement, avec une carte intégrée qu'on devrait alimenter parce que j'avais eu à travailler sur OpenStreetMap, que j'alimentais ici quand je travaillais Et mon objectif, c'était non seulement qu'il y ait un volet privé, donc les habitants qui alimentent, mais un volet institutionnel, c'est-à-dire les institutions publiques comme l'administration du territoire. J'ai même été voir ces genres de ministères et même les impôts, surtout. Je les ai vus. La pipe, afin qu'on échange de coordonnées. Sauf que ce que je n'avais pas pris en compte, il y a la lenteur administrative. Il y a aussi le fait que ces volets là en ce temps là n'étaient pas forcément une priorité pour nos états c'était en 2017 si je me trompe oui 2017-2018 dans ces parages là donc la priorité n'était pas là j'ai même été voir j'avais été reçu au ministère au fait de la police nationale
SPEAKER_01oui mais avec grosso modo quels ont été concrètement là vous avez parlé de la lanterne des institutions mais concrètement quels ont été les freins disons déterminants il y
SPEAKER_02avait Il y avait plusieurs freins. Il y avait d'abord parce qu'un entrepreneur ne remet pas les problèmes ou les origines de son échec sur ce que tu ne contrôles pas. Donc, c'était une mauvaise préparation de ma part. Alors, pourquoi je dis ça
UNKNOWN?
SPEAKER_02On a parlé de la diaspora. J'étais encore en ce moment, disons, salarié et entrepreneur. Et je voulais entreprendre en Guinée, en Afrique, sans y être. Ok. J'ai pas pris en compte... C'est pas possible de le faire, c'est ça
UNKNOWN?
SPEAKER_02Ou c'est difficile
UNKNOWN?
SPEAKER_02C'est très difficile. Je ne dirais pas que c'est pas possible. Ça dépend de l'ampleur des projets et des situations personnelles. Donc, je m'étais pas assez préparé. Donc, j'étais parti sous un volet uniquement technologique. C'est-à-dire, pour moi, avoir une solution qui a une fonctionnalité ou des fonctionnalités qui marchent, suffirait pour qu'on l'adopte. Sauf que ça ne marche pas comme ça. Donc, je pars... je me dis en lançant j'aurai une adhésion immédiate et je vais attirer l'attention surtout des institutions et autres c'est qui est possible mais c'est lent c'est long donc il fallait que je m'y prépare à l'avance et être prêt en ce moment là d'être à 100% sur ce projet et de planifier y résider sauf que je n'avais pris qu'un congé de un mois ce qui était très court pour étudier ce genre de projet. Même en termes de technologie, il y avait des facteurs que je n'avais pas pris en compte. C'est-à-dire faire la géolocalisation et faire
SPEAKER_01l'adressage et le cadastre. Ça prenait beaucoup plus de temps. En plus, on n'est pas dans un pays où tout est numérisé. C'est la lenteur administrative. Il y a la lenteur administrative d'une
SPEAKER_02part. Il y a le manque de de préparation de mon côté. D'autre part, il y avait des technologies qui manquaient parce qu'il fallait que j'intègre un volet technologique lié aux données spatiales pour réussir dans ce domaine-là. Et c'est ce que j'ai compris.
SPEAKER_01Et en faisant une rétrospective, etc., et maintenant, aujourd'hui que vous êtes dans la tech, vous avez fourni plusieurs entreprises, etc., etc., quels conseils donnerez-vous aux futurs entrepreneurs
UNKNOWN?
SPEAKER_01tech
SPEAKER_02africain et surtout guinéen
UNKNOWN?
SPEAKER_02Alors...
SPEAKER_01La
SPEAKER_02préparation
UNKNOWN?
SPEAKER_02La préparation et surtout être capable de s'adapter à l'environnement où on entreprend. Et le plus souvent, quand on est en Europe, surtout de la diaspora, parce que ceux qui vivent en Afrique sont immergés dans le système, ils ont d'autres approches que nous, on n'en a pas. Le plus souvent, on calque les solutions d'ici aux besoins africains sans tenir compte des profondeurs même culturelles, sociologiques et institutionnelles. Et quand on rentre, on est confronté à cela. Et on réalise que tout ce qu'on avait planifié ne s'aligne pas correctement par rapport aux réalités terrain. Donc, soit on est prêt à se dire« Ok, moi je fais un projet. Mon projet est universel, qui peut marcher en Europe ou partout.» Ou si je fais un projet en Afrique, il faudrait que je sois capable d'aller m'y installer et m'immerger dans le système et être en mesure de m'adapter aux changements parce que ça ne va jamais marcher comme prévu. Et si on n'a pas intégré ça, le plus souvent, on se finit par des déceptions parce qu'on avait tout planifié financièrement. On réalise que tout ce qu'on a planifié ne marche pas et on se met dans la victimisation. Et d'ailleurs, ça, ça m'a permis de voir, OK, mon approche en Guinée n'a pas marché, mais je peux réadapter mon projet à des échelles beaucoup plus macro. à terme, revenir pour réinvestir dans d'autres projets en Guinée, à travers mes réussites à l'international. Et c'est ce qui a été aujourd'hui mon
SPEAKER_01cas. En tout cas, félicitations à vous. Et pour revenir à Coperni Labs, aujourd'hui, vous faites votre petit bout de chemin. Quelle est votre vision de long terme
UNKNOWN?
SPEAKER_01C'est-à-dire, dans 20 ans, où est-ce que vous voyez
UNKNOWN?
SPEAKER_01Et surtout, est-ce qu'il faut s'attendre à une filiale en Guinée
UNKNOWN?
SPEAKER_02Oui. Très, très bonne approche. Alors, on a une très grande vision. C'est d'abord de devenir une des références dans ce domaine. Vous avez parlé de Palantir. On souhaiterait effectivement être l'une des entreprises référentes en matière de solutions prédictives sur les questions industrielles et militaires également et civiles. parce qu'on a beaucoup sollicité dans la Smart City, pour la petite information, j'ai représenté, on avait représenté la ville de Paris au Smart City Expo l'année passée, à Barcelone. Cette année, j'y suis sous l'invitation d'Asus, et on parle de ces sujets liés à l'optimisation des villes intelligentes grâce aux solutions prédictives basées sur les IA, notamment de la surveillance algorithmique, à savoir comment on va réguler les trafics urbains. pour anticiper effectivement la fluidité de la circulation, comment on va faire en sorte que les villes soient beaucoup plus sûres qu'elles ne sont aujourd'hui, comment on va optimiser le déplacement de la population, etc. Et même l'optimisation énergétique. Comme je parlais de la maintenance prédictive, on peut optimiser de telle sorte qu'un processus énergétique basé sur plusieurs sources soit beaucoup plus fluide afin de réduire les pertes en termes d'énergie et autres grâce au système qui prédit que tel système va tomber en panne ou autre ou qui prenne en compte par exemple à tel moment on doit basculer sur telle source par exemple le solaire ou le fuel ainsi de suite.
SPEAKER_01Je ne vous ai pas entendu parler de la question du financement. J'espérais que vous vous bradier la question, mais je vous la pose. Comment est-ce que vous financez aujourd'hui
UNKNOWN?
SPEAKER_01Quels sont vos
SPEAKER_02partenaires
UNKNOWN?
SPEAKER_02Aujourd'hui, en termes de financement, on a deux sources de financement. Il faut savoir que nous, on s'est auto-financé et on vit aussi de capital et risque. Bon, pas de grande... D'investisseurs. Là, à ce jour, on a des visites des business angels. Qui sont
UNKNOWN?
SPEAKER_01Qui
SPEAKER_02sont... Pour l'instant... on a un qui est industriel, on a un qui vient du monde carrément de l'investissement et qui nous a rejoints. Et actuellement, nous sommes en cours de préparation d'une levée de fonds.
SPEAKER_01Vous êtes à quel stade
UNKNOWN?
SPEAKER_01Vous avez déjà passé la série
SPEAKER_02A
UNKNOWN?
SPEAKER_02Non, non. On est en intermédiaire. On prévoit la série A l'année prochaine. Cette année, nous sommes en CID. Donc, en fait, c'est des définitions assez adaptables parce que le CID en Europe et aux États-Unis, ce ne sont pas les mêmes volume, tout comme en Afrique. Donc, c'est un peu comme ça. Et on fait quand même notre bout de chemin. On a gagné quelques marchés et on a établi des partenariats solides avec des fournisseurs des institutions. Et on est assez reconnus et on souhaiterait effectivement, pour reprendre à une question que vous avez posée, ouvrir une entité en Afrique, j'espère que ce sera la Guinée, ou quand même en Afrique de l'Ouest, peu importe. Mais l'essentiel, on va travailler dans ces régions.
SPEAKER_01Donc, Nous sommes malheureusement pris par le temps et est-ce qu'un mot de fin, vous avez un appel à lancer soit au gouvernement, soit à vos collègues entrepreneurs
UNKNOWN?
SPEAKER_01Africains, peu
SPEAKER_02importe. Pour les gouvernements, je dirais d'être à l'affût de ce qui se passe. Je sais que ça se passe. Il y a actuellement le TAS, un événement qui se prépare en Guinée sur l'IA en novembre. Ça, c'est des sujets assez intéressants. Il faudrait, plus qu'on attend qu'on soit des rattrapeurs de ce système, il faudrait qu'on soit à la page. Ne plus être réactionnaire, mais être à Actionner, être dans l'action. Dans l'action. Et d'ailleurs, c'est l'un des mots d'ordre de Copernic. C'est ne plus... être dépendant des systèmes, disons, passifs, mais plutôt des systèmes actifs. D'où l'introduction des systèmes autonomes qui vont, au-delà du fait de se limiter à l'analyse, mais qui vont anticiper certains événements et certains processus. Donc, dans nos gouvernements, on peut s'imaginer aujourd'hui anticiper, suivant nos vécus, comment on administre la population, les phénomènes récurrents dans la population, au sein même de nos pays, les anticiper par l'adoption des nouvelles technologies et surtout investir dans les structures locales, que ce soit des centres de recherche, parce que nous sommes à l'ère de la guerre des talents. N'oubliez pas, les technologies nouvelles, qu'elles soient, dépendent des talents. Donc, il faudrait qu'on développe nos propres institutions de recherche afin qu'elles puissent concurrencer ou être à la pointe de certaines technologies, de certaines...
SPEAKER_01Parce que là, c'est un enjeu de souveraineté.
SPEAKER_02C'est un enjeu de souveraineté et d'autonomie et même, comment on appelle ça, de positionnement géopolitique ou géostratégique. Les pays qui sont respectés aujourd'hui, ce sont des pays qui ont des mots à dire. Parce que dans des négociations, ce qui prime, c'est comment je vais, en tant qu'État, imposer un veto parce que je détiens en contrepartie quelque chose à vendre. Quand vous voyez les États-Unis et d'autres pays, c'est la guerre technologique. On ne peut pas égaler dans les négociations si on n'a rien à offrir. Et ça, j'appelle les gouvernements à développer nos écosystèmes et surtout à faciliter le pont entre la diaspora et ceux qui sont sur place. Parce qu'on est complémentaires. Nos amis qui sont sur place, nos frères et soeurs, ils sont immergés dans l'écosystème. Ils voient des problèmes qu'on ne voit pas. Et nous autres, on a d'autres approches parce qu'on vit dans un système qui n'est pas à la base le nôtre. Et on a acquis ces expériences-là.
SPEAKER_01L'ouverture
SPEAKER_02à l'international. On peut réadapter facilement. Donc, les États comme la Chine, comme les pays asiatiques, se sont développés grâce à la fusion, à la collaboration entre les nationaux et les diasporas. Jeune Venture également. Moi, j'encourage beaucoup cela. Et aux autres entrepreneurs d'être visionnaires. Faisons comme les Asiatiques, comme les Américains, comme les autres. C'est-à-dire, on ne construit pas une entreprise juste pour servir le besoin local. Voyons plus
SPEAKER_00large.
SPEAKER_02Quand vous prenez une solution américaine et autre, un entrepreneur ou un entrepreneur américain fait un produit et voit plus large ne se limite pas à un produit ou une solution pour juste sa communauté, mais c'est comment ça va se développer au-delà. Et ce n'est que par ça qu'on pourra imposer notre souveraineté, qu'on pourra imposer notre respect à l'échelle mondiale. Donc, voir plus grand et surtout être beaucoup plus agile et ouvert d'esprit et s'adapter, ça c'est la clé. Le temps où on se reposait sur nos acquis est terminé et même pour parce que l'entrepreneuriat ce n'est pas la seule façon de réussir pour les gens qui sont dans le système classique notamment salarial de ne plus se reposer que sur le diplôme parce que le temps où le diplôme garantissait une vie meilleure on voit aujourd'hui grâce à l'IA grâce à une nouvelle technologie les choses bougent rapidement tu vas apprendre un concept dans ton cursus scolaire dès que tu sors le même jour tu vois tout ce que tu avais appris d'autres concepts viennent balayer ça donc il te faudra te réadapter donc le parcours linéaire c'est bien mais à la votre sortie ne vous limitez pas à ça explorez d'autres univers et ça c'est valable pour à la fois les entrepreneurs pour les salariés pour même les états donc l'agilité fait
SPEAKER_01la différence j'aurais aimé connaître à poser toutes les questions que j'ai, mais malheureusement on est pris par le temps, je vais devoir mettre fin à l'interview. En tout cas, merci beaucoup d'être passé sur Oliab. Nous avons été ravis, en tout cas j'ai été ravi de cet échange.
SPEAKER_02Moi aussi, en tout cas je te remercie, toi et ton équipe, et je remercie tous les auditeurs.